La qualité RP dans votre univers Star Wars...
 
AccueilTableau de bordFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 [Mission] Recherche d'informations sans filet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Rúnya Hen'du
$$ Mercenaire $$
$$ Mercenaire $$
avatar


Nombre de messages : 187
Âge du perso : Vingt-neuf ans
Race : Twi'Bot

Feuille de personnage
Activité actuelle: Agent de l'Astre Blanc
HP:
30/72  (30/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Sam 23 Juin 2018 - 10:55

Casino du clan Dejsadii – Au même moment…
-
Mais dans quoi est-ce qu’elle s’est embarquée ? Sur le coup, elle a été sidérée, forcément, t’as vu l’tableau ? Et l’instant d’après elle est morte de rire ; comment ça peut être autrement face à une scène pareille ? Au début, pourtant, ça lui a semblé une mission facile ; à quel moment c’est parti en sucette ?

« Bon… Bon… On respire, on se calme, on avance ! Monsieur Cochon-Pendu, vous êtes là de votre plein gré ou vous vous êtes fait du patron un ennemi ? J’vous retire le bâillon, vous avez deux secondes pour répondre. »
-
-= Jet de Chance • 1-3 ou 4-6 =-

Ami ou Ennemi de nos valeureux héros ?

Résultat du Jet •
Ennemi.

-
« VOUS ÊTES QUI PUTAIN ! OU EST LE MAÎTRE ! BANDE D’ENMPMPPHPHMPH… La boule est de nouveau enfoncé dans sa gueule, privant les téléspectateurs du flot d’injures qui s’apprêtaient à jaillir de la bouche du bonhomme qui, de façon assez surprenante, semble là de son plein gré.

« Bon, ma p’tite belette, il semblerait qu’on n’vienne pas de se trouver un nouveau copain… Une autre idée de génie à nous soumettre ou on continue sur notre lancée surréaliste ? »

D’un regard, elle balaye le dojo. Sur les murs, les appareils semblent tous aussi incongrues les-uns que les-autres lorsque l’on prend en compte le fait qu’ils sont prévus pour être enfoncés dans des orifices organiques.

« Enfin, note quand même que le patron tient pas à ce que cette pièce soit connue du public, j’en ai rien vu dans ses vidéosurveillances. J’pense qu’on a une bonne planque pour l’heure qui suit mais faut quand même pas traîner, j’imagine que s’il a mis un morceau de viande au four, ça va finir par lui revenir en mémoire. »

-
-
Entrailles des Ruines – Quelques instants après la séance de toboggan…

« J'ai loupé quelque chose ? »

Quand elle pointe sa torche sur la gueule de Gonzy, elle peut pas faire autrement que de s’en vouloir un peu.

« Mec, j’t’ai pas raté… T’as vraiment l’air aussi délabré que c’t’endroit… My bad… Tu passeras au Jen’ari, j’ai c’qui faut pour limiter la casse, mais c’est clair qu’il va falloir passer par la case hôpital. Bon… Et si t’arrives plus à pécho après ça, promis, on ira aux putes ensemble. »

Elle sourit tant bien que mal, avec sa propre gueule cassée. Retour au boulot.

« Bon... J'sais pas trop ce qu'on cherche, mais faudrait pas trop trainer pour le trouver, ça ne m'inspire rien de bon. »

Elle balaye l’endroit avec sa torche, tout n’a l’air de tenir qu’à un poil de cul de bantha.

« Gars, on vient de s’enfoncer sous des milliers de mètres cube de débris… Franchement, j’dirais qu’on a au moins gagné le titre de gros cons de l’année. Enfin, maintenant qu’on est là… L’idée, c’est d’essayer de retrouver – on est pas à un miracle près – un réseau informatique qui soit encore un tantinet alimenté ou capable de recevoir de l’énergie ; les cellules énergétiques, on en a encore ? »

C’est lui qu’à le sac après tout…

« Bon, et si le miracle n’a pas lieu, faudra se contenter d’essayer de récupérer des barres de data. Tu sais à quoi ça ressemble ? Si on met la main sur l’un des explosifs aussi… En attendant, faudrait essayer d’avancer un peu, voir si y a pas moyen de trouver un repère. J’ai un plan, mais j’vois pas trop c’qu’on va pouvoir en foutre si on est pas foutu de savoir où l’on est. »

Là-dessus, elle se met en marche et crapahute dans les décombres jusqu’à glisser encore un peu plus bas. Avant, elle a pris soin de craquer une barre de lumière et de la placer à l’entrée du boyau qui les avait chier – histoire de retrouver facilement la sortie au cas où… En bas de cet amoncellement, pas grand-chose d’autres que des débris. Elle commence à faire le tour de la salle, bien plus grande que ce qu’elle a d’abord envisagé ; un genre de réserve ?

« Gonzy’ chou ? J’crois qu’y’a une porte de ce côté-là mais j’suis pas bien sûre de ce qui va se passer quand je vais l’ouvrir, tu te tiens prêt à retenir le plafond si tout se casse la gueule ? »

Trop de déconnade… Elle s’approche, la porte est entrouverte, c’est pas bien difficile de trouver une barre à mine dans les tas de merde alentour, elle glisse le tout, tente avec ses mécaniques rutilantes d’ouvrir la porte… Suspens de ouf’ !
-
-= Jet de Force • Dé de Difficulté 1-5 =-

Tenter d’ouvrir la porte toute seule, comme une grande, et se la péter grave grâce à ça Very Happy

Résultat du Jet •
Réussite.

-
Jamais elle n’a été aussi forte que depuis qu’elle est robocop. La porte cède presque trop facilement, grince, vibre, y a des trucs qui tombent un peu du plafond mais l’ensemble tient et l’ouverture est maintenant suffisamment grande pour qu’elle puisse s’y glisser sans trop galérer. De l’autre côté, un couloir, pas éclairé – forcément – à moitié écroulé mais globalement praticable sur une certaine distance (autrement dit, suffisamment grand pour que le faisceau de sa lampe s’y perde). Elle commence à longer les murs, à la recherche d’une indication, n’importe quoi qui lui indiquerait leur position. A côté d’une nouvelle porte, si défoncée qu’il n’est même pas la peine d’essayer de l’ouvrir, elle trouve enfin quelque chose.

« Gonzy-Chou, on a trouvé le bureau de Madame Jeerëveuh-Ke-Tuu M’Beyz A Sky, c’est de quel origine un nom pareil ? Apparemment, elle était chargé de com’, un truc du genre. T’as un plan sous la main ? »


Dernière édition par Rúnya Hen'du le Sam 23 Juin 2018 - 12:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 4660
Âge du perso : Eternel

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Sam 23 Juin 2018 - 10:55

Le membre 'Rúnya Hen'du' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'6' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Korgan Kessel
Militaire
Militaire
avatar


Nombre de messages : 288
Âge du perso : 33 ans
Race : Epicanthix

Feuille de personnage
Activité actuelle: Caporal dans les Forces Spéciales
HP:
93/93  (93/93)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Mar 3 Juil 2018 - 19:57

Je secoue la tête, la gueule en feu. Putain je douille. Et pourtant j’en ai connu des saloperies. Même du verre pilé dans l’anus. Ma joue gonfle à une vitesse folle tandis que les vrilles de douleurs m’arrachent des tics nerveux. Putain. Quel con ! Mais parce que je suis un mec, un vrai, j’fais genre je sens rien du tout. Les sentiments, les émotions, c’est au niveau du vagin. J’suis pas une gonzesse merde. Bref, je me redresse, lâche un sourire édentés barbouillé de sang :

« T’inquiète. C’est pas la première fois que je me fais défoncer la gueule… J’ai une bonne mutuelle… »

Ok, c’est la vanne la plus pourrie à dix millions d’années lumières à la ronde. Mais faut dire : j’suis pas vraiment en état de cogiter. Encore moi que d’habitude, j’vous laisse imaginer le néant intellectuel qui sommeille sous mon crane. Je tente de me masser la joue, mais rien n’y fait. Sous la peau, c’est la gencive qui double de volume, menaçant de me déchausser une seconde molaire. Mais j’reste philosophe. Ouais, un putain de philosophe : j’suis payé pour ça : prendre des coups. Et puis bon… Si je rentrais pas en morceau d’une mission, j’aurais l’impression d’avoir loupé un truc héhé.

Sur ces pensées, je suis en silence l’arrière train de la twi’lek du regard. La vue est pas dégeux, j’ai pas à me plaindre. Ce qu’elle dit, je ne le sais que trop bien. À tout moment, le plafond peut nous tomber sur la coin de la tronche. C’est net. Mais elle comme moi, on n’est pas du genre à reculer devant les conneries. Plus que ça : on fonce dedans tête baissée. Pourquoi je fais ça moi ? J’sais pas. Je crois que j’y ai jamais vraiment réfléchi. Je kiff l’adrénaline, les bastons. L’armée, c’est un peu comme ma famille. Je vais là où on me demande, et je fais ce qu’on me demande. Niveau cérébral, c’est plutôt pénard comme taff non ? Mais elle. Cette gonzesse. Pourquoi elle fait tout ça elle ? Personne n’en arrive à risquer aussi connerie sa vie sans aucune raison. J’en reste convaincu. Je fouille dans le sac. Du bout des doigts j’en avise le contenu.

« Ouais. Elles sont toujours là. »

En l’état, j’suis pas certain qu’elles nous soient qu’une quelconque utilité. Ces machins sont prévus pour faire tourner un speeder, par une vieille tour en ruines. Mais qui sait… Peut-être qu’on trouvera une interface universelle compatible pour les y insérer. Héhé. Faut rester positif ouais. Sinon autant faire demi-tour la queue entre les jambes. Je réponds, du tac-o-tac :

« Des barres de quoi ?! »

Elle m’a pris pour un geek sérieux ? J’ai la gueule du premier de la classe ? Du rat de labo intello qui raconte des conneries à longueurs de journées ?! Pfff. Si faut remonter un sac plein de matos informatique en croisant les doigts pour qu’il y ait quelques fragments d’indice, c’est qu’on a échoué sur toute la ligne… Mais plus j’y repense, plus je me dis que le plan initial : celui de retrouver les traces d’explosif était vraiment cons. Complètement con ouais… Bref. J’arrête de me plaindre et passe à l’action. Je fais volte-face, et d’un revers de la main je balaye l’épaisse couche de poussière amoncelé sur un bureau anonyme ayant miraculeusement échappé au carnage. Tous les autres sont en morceaux, défoncés par des blocs de permabéton aussi gros que mes burnes. C’est-à-dire vraiment énormes, pour ceux qui n’auraient pas pigé la vanne. Héhé. Il ne me faut même pas dix secondes pour faire un rapide inventaire. Y’a rien d’utile. Strictement rien. A croire que le mobilier a été stocké ici faute de mieux. On est tombé dans quoi ?! Une sorte de réserve à la con ? J’ouvre la bouche pour sortir une saloperie, mais la miss me coupe l’herbe sous le pied. Une porte ? Je la rejoins rapidement… Mais grimace aussitôt… Elle est dans un état lamentable. Les deux pans métalliques sont défoncée, arrachés de leurs logements respectifs. Autant dire que c’est impossible de l’ouvrir sans une découpeuse laser… Et si cette foutue porte s’était muée en une sorte de mur porteur à présent que tout le reste s’est cassé la gueule ? L’ouvrir serait signer notre arrêt de mort. Mentalement, je hausse les épaules. Agir ou rester à moisir ici : le choix est vite fait, quel que soit le risque réel ou fantasmé. Putain, elle pète cette phrase. Faut que je me la note quelque part. Je lève les yeux et réponds :

« Attend. Le plafond est trop haut, j’ai pas les bras assez long… »

Ouais j’sais. Y’a des fois, je prends trop les trucs au premier degré… J’ai même pas terminé de me ridiculiser, que la mercenaire arrache la porte à mains nues, à grand renfort de grincements aussi brefs que stridents. Bouche bée. Merde. Elle a bouffée quoi ?! Silencieux, une petite goutte de sueur perlant sur le front, je lui emboite le pas. Je me crispe sur ma lampe torche, respiration lente, pas assuré. Les gravas éparses crissent sous nos lourdes bottes. Ce putain de couloir est interminable. Je m’efforce de ne pas lever trop les yeux, afin s’essayer d’ignorer l’énorme fissure qui le traverse de part en part, d’où dégringole une avalanche ininterrompue de poussière aussi fine que de la farine. Dans un film j’aurais trouvé ça cool. En vrai, c’est juste… flippant.

« Madame quoi ?! »

Mon éclat de surprise se réverbère en échos multiples dans cet espace clos. Je pointe ma lampe-torche en direction d’une plaquette fixée au mur. Elle est en bois laqué. Vingt centimètres sur cinq. Un truc du genre. En lettres argentées, on peut effectivement distinguer des caractères. Je m’approche, plisse des yeux. Ce faisant, volontairement, je frôle la miss d’un peu trop prêt. Mon bras glisse contre le siens… Je devine sous sa combinaison la rigidité quasi-cadavérique du métal d’une prothèse de combat. Impossible d’en dire plus… Mais sa force surnaturelle atteste de la qualité du matos. C’est pas le genre de truc prévu pour les ménagère trentaine qui passe la moitié de leur vie dans leur cuisine à préparer des bons petits plats. Ces machins, ca coute un bras, c’est le cas de le dire !

« J’crois qu’elle est à l’envers. »

Je la retourne, prend du recul, moue dubitative. Je tente de relire, secoue la tête :

« Ou pas. Merde. Ouais, c’est vraiment un nom à niquer dehors… C’est fou ! Comment une chargée de com’ peut en avoir un pareil ?! J’veux dire… T’imagines le nombre de types qu’elle a dû perdre juste en s’annonçant au comlink ?! »

J’avoue qu’on teint là un vrai mystère. Un de ceux qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie. Moi j’dis, comme ça au pif, que ça sent la promotion canapé, ou le piston. Ou le coup de piston sur le canapé. Mais à vrai dire : on s’en fou un peu. Même si l’idée me turlupine quelques instants encore, alors qu’on pénètre les lieux.

« Un plan ? »

Elle croit que je les chie ou quoi ?!

« Bah non. »

La pièce est sans dessus-dessous. Fauteuil renversé, étagères au sol. Le cadavre d’une plante verte dépasse du tas formé par les bibelots éclatés au sol. On devine rapidement la personnalité de ladite personne. Des trophées sportifs. Une gonzesse aux dents aussi longues que le parquet. Je me baisse, choppe un cadre et le retourne, avant de braquer ma lampe dessus. Une photo. Un peu oldshool. Plusieurs personnes posent dessus. Une femme, trois hommes. Au milieu un énorme Hutt. Bref, ça ne nous apprend rien de plus. Je balance le machin.

« J’sais pas si fouiller dans tout ce bordel nous sera qu’une quelconque aide… »

Franchement j’ai pas un bon feeling ici. Ouais, y’a bien les restes de quelques matos informatiques sur le bureau… Mais j’ai vraiment pas envie de perdre du temps à essayer de… Pile ou moment où je me dis ça, un machin me saute à la gueule comme un morpion un soir de cunni. Derrière le fauteuil renversé, je distingue les contours d’un autre cadre. D’abord j’me dis : on s’en fou. Mais pour une raison que j’ignore, mon regard est comme attiré par celui-ci. Il est plus large que le précédent. Et plus c’est gros… Je m’en approche. Poussé par mon intuition – appelons ça modestement mon putain d’instinct de survie – je m’en saisis, souffle dessus pour le dégager de sa couche de poussière agglomérée… Geste parfaitement inutile compte tenu de son épaisseur improbable. Je peste. Fourre le cul de ma lampe dans ma gueule, puis passe ma grosse paluche sur le transparacier. Des lignes colorées apparaissent, au-dessus desquelles sont écrites en caractère gras les lettres suivantes :

« Aile… 456… B1… Plan… d’év…ac…uatio… Merde, il manque la fin, c’est illisible ! « Plan d’évacuatio », ça pourrait vouloir dire n’importe quoi ! Je ne vois pas comment on pourr… »

Je tilt :

« Oh, putain de merde ! PLAN D’EVACUATION ! C’est un putain de PLAN d’EVACUATION ! »

Je termine frénétiquement de le délester de toute sa crasse, avec cette même énergie qu’éprouve les gosses de cinq ans face à un sapin au pied duquel trône une montagne de cadeaux. Parait que le Hutt-Noël n’existe pas… Foutaise. Dans le terme « plan d’évacuation » y’a le mot « plan » ça veut forcément dire qu’on va y voir plus clair non ?! Si ça c’est pas un signe du destin hein !

Rapidement, les lignes colorées forment un dessin indiquant aux employés la localisation des issues de secours en cas de gros pépin. Par sûr que tout ce dispositif ait été très efficace… M’enfin, cette connerie a le mérite de nous dévoiler la géométrie de cet étage, ainsi que la localisation des escaliers et des cages de turbolift.

Au final, y’a vraiment rien de compliqué. Un unique couloir, celui-là même où nous étions, qui s’étire sur je ne sais pas, peut-être cinquante ou soixante mètres, jusqu’à un large palier équipé d’une machine à café, d’un coin détente, et de tout le nécessaire pour monter ou descendre vers les autres niveaux. Le reste n’est que juxtaposition de bureaux rectangulaires de tailles similaires. Je l’exhibe devant la twilek qui valait trois milliards, et pointe une zone de mon gros doigt dégueulasse. Ouais on n’a pas eu trop le temps de se laver les mains depuis notre descente dans les entrailles de cette tour.

« J’crois bien qu’on est là. Ou là. Non, on est là, c’est certain. Mate. Le corridor. Au bout, y’a le local de stockage d’où on est sorti. Du coup le bureau notre copine au nom chelou… C’est celui-là j’imagine. Finalement, il est pas vraiment plus grand que celui des autres. Bref. Si on remonte jusqu’au bout, on aura accès aux escaliers, et aux turbolift. De là, j’imagine qu’on pourra aviser de la suite des opérations… C’était quoi ton plan toi déjà ?! »

Parce que moi, j’ai une putain d’idée. Enfin, dix pour cent d’un début de bonne idée pour être franc.

« Parce que m’est d’avis qu’on trouvera pas grand-chose ici. On est dans des bureaux administratifs… Faudrait trouver un truc plus… J’sais pas… Plus sérieux tu vois. Mate ça. »

Je lui désigne un petit carré juste à côté des cages d’ascenseur.

« J’te parie que c’est genre un local technique. Y’a moyen qu’on trouve des trucs plus intéressant que dans le bureau d’une nana de la com’. Avec un peu de bol, on pourrait même remettre quelques systèmes en marche… Enfin moi j’dis ça, j’dis rien… »

Je m’apprête à finaliser mon argumentation méga béton, lorsqu’une série de couinements stridents m’arrachent un frisson glacial. Volte-face. J’ai déjà lâché le cadre, qui s’éclate au sol, mon blaster en main, lampe torche braquée vers l’unique porte défoncée.

Au milieu de celle-ci trône un énorme rat-womp aux yeux rendus rouge par la lumière vive. Il nous mate, montre ses dents, nous crache ses petits cris agressifs en frémissant de l’arrière train. Le truc a beau être énorme, il est maigre. Très maigre. Ses cotes apparentes attestent de son appétit réveillé par notre présence sur son territoire. Nous. Deux bouts de chairs ambulants plutôt bien foutus, faut le reconnaitre hein. Rapidement, il est rejoint par plusieurs de ses potes. La confrontation est inévitable. Je le sais. Red le sait…

Alors, parce que je suis un contrebandier badass, je tire le premier. D’un coup de pied je renverse le bureau tout en pressant sur la détente. Le plus proche est littéralement coupé en deux par le laser mortel… Mais ses potes, plutôt que de se tailladés, hurlent à la mort avant de nous foncer dessus…


****

Au même instant, dans le donjon sado-maso du patron du casino,

Dib ne sait plus quoi dire. Quoi penser. Il ne sait plus s’il doit exploser de rire ou pleurer. Mais au milieu de toutes ces émotions contradictoires, il ne peut nier une chose : c’est que les lieux ne pourraient laisser indifférent un être normalement constitué.

Cette salle est complètement… Folle. Limite surnaturelle, comme sortie d’un mauvais film d’horreur, ou d’un clip de boules dédié à un marché de niche très serré. Les murs sont capitonnés, en rouge et noirs. Une insonorisation à l’épreuve des cris. Au plafond, des anneaux et des crochets retiennent cordes et contrepoids. Tout autour d’eux s’alignent diverses machines de tortures plus ou moins sophistiquées, dans le diamètre des sangles laisse présager leur usage. Sur l’une d’elle traîne même une petite paire de menotte bien trop petite pour y enfiler les mains… Le genre d’ustensile plutôt prévu pour les… Le drall frisonne.

« C’est carrément tordu… »

Ces mots glissent entre ses lèvres comme un dildo bardé de pointes acérées entre les miches vaselinées d’un masochiste. C’est-à-dire avec une facilité qui n’enlève rien à la douleur procurée. Il secoue lentement la tête, avisant les fouets pendus à des râteliers, aux placards vitrés qui laissent entrevoir diverses combinaisons en latex, ainsi que tout un tas d’instruments qui n’auraient jamais dû quitter une cuisine… Ou une salle de torture… Ou un garage automobile…

« Au moins, si on a besoin d’une arme, on sait où se servir… »

Il laisse échapper un sifflement dégouté.

« Même si j’ai pas envie de poser les pattes sur ces saloperies… J’imagine très bien où la plupart d’entre-elles ont pu finir… »

Green marque un point. Il est clair que les adeptes de jeux SM ne sont pas du genre à le crier haut et fort sur tous les toits de Nar Shaddaa. Peut-être même que les Hutts propriétaires de cet établissement ignorent tout des pratiques déviantes de leur responsable.  Ou peut-être pas. Qui sait. La seule conclusion qui s’impose à son esprit de rongeur, c’est qu’il faut se tirer d’ici, rapidement. Avant que le type revienne à lui… Parce que si le gars les coince ici, seule la Force sait ce qu’il pourrait leur faire pour se venger… Il vaut mieux ne même pas y penser !!

Aussi, avec une célérité décuplée par cette sordide perspective, Dib fait rapidement le tour la pièce à la recherche d’une issue. Mais il ne distingue ni porte, ni fenêtre. Seulement ces murs capitonnés.

« C’est moi, ou ça colle sous les pieds ?! »

Il ne sait plus s’il se fait des films, s’il psychote. L’atmosphère est de plus en plus lourde, malsaine. La lumière artificielle émane directement du plafond, simulant un doux soleil de printemps. Malgré tout, le rongeur n’en demeure pas moins dubitatif. Son instinct le pousse à croire qu’il existe une porte dérobée, quelque part. Il en est même convaincu :

« Il y a forcément une issue ! Je doute sérieusement que ce pervers fasse entrer ses victimes consentantes par la grande porte de son bureau ! Je continue d’inspecter les murs… Essaye de voir s’il n’y aurait pas un mécanisme dissimulé derrière l’une de ces… heu… Machines... Sans chopper accidentellement une MST si possible. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rúnya Hen'du
$$ Mercenaire $$
$$ Mercenaire $$
avatar


Nombre de messages : 187
Âge du perso : Vingt-neuf ans
Race : Twi'Bot

Feuille de personnage
Activité actuelle: Agent de l'Astre Blanc
HP:
30/72  (30/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Lun 9 Juil 2018 - 11:52

Faut croire qu’ils vont être obligé de réduire de moitié toutes les populations de ce tas de merde. Tantôt, les crados, main’nant, leurs rejetons. Le bonheur. L’odeur est assez semblable, la malnutrition aussi. L’endroit est exigu, pas du genre hyper rassurant pour commencer la pétarade. On va éviter les tirs… Dégainage badass de lame-laser. Le premier qui bondit a pas vraiment compris qu’il venait de se faire couper en deux en plein vol, les autres, par contre, ont nettement saisi la dangerosité du truc brillant qui sort de son bras. Gonzy, depuis sa table, continue de pioupiouter allégrement. Plutôt colère, voire passablement agacée, Red se met à montrer les dents à son tour à toutes ces petites merdouilles. Putain, franchement, cette mission l’aura tannée du début jusqu’à la fin. Trop affamés pour ne pas prendre tous les risques, ils finissent par s’élancer tout de même. Elle découpe sévère, dans tous les sens, devant, derrière, en haut, en bas, en diagonale, en verticale, à l’horizontale, elle donne son maximum. C’est un sacré bataillon qui s’est présenté à la porte – peut-être un bataillon sacré ? – et elle a pas l’impression que la source soit prête à se tarir. Sûrement l’odeur du sang des affrontements là-haut a-t-il attiré tous les charognards du secteur et l’odeur de la mort, ici, dans ce petit bureau d’une femme au nom étrange, se fait de plus en plus forte et continue d’attirer les foules. Clairement, sa position, bien à l’avant, et sa volonté d’en découdre à la main fait d’elle la cible de choix pour tous les rats, mais Gonzy en profite pour dézinguer comme un dingue à tout va ; sans quoi, clairement, ils l’auraient boulotté en deux, deux. Un tir cependant n’atteint pas sa cible et vient frapper le mur derrière, c’est pas grand-chose vu comme ça mais ça suffit à faire vibrer les ruines tout entière.

« Gonzy-Chéri, j’adore te voir tirer des coups comme ça, mais s’t’euplaît, fais attention, j’ai pas l’impression que c’est l’endroit pour se laisser aller niveau tirs perdus. »

Sa blagounette est entrecoupée, elle s’essouffle mais en face, la masse continue de grouiller.
-
-
Casino du clan Dejsadii – Au même moment…
-
Il a pas tort, l’ami-belette, mais n’empêche qu’elle a beau faire quinze fois le tour des murs, renverser tout l’bordel qu’elle trouve, y a pas moyen : aucune jointure apparente.

« Nah mais j’veux bien t’croire, mais là, j’trouve rien… P’t’être que la patron est moins honteux qu’on ne le pense ? Ouais… Mais ça colle pas avec l’absence de caméra. Ou alors, il est prude ? Du coup, pas de caméra ? Ouais… ‘fin… Merde ! Si l’autre saucisson doit pouvoir pénétrer ici sans être vu, faut bien qu’il ait un genre de commande, il va pas ‘sonner’ à la porte en attendant gentiment que son tonton-la-fessée lui ouvre. »

La Rodian, là, n’attend pas de réponse, elle s’est mise à réfléchir seule et à haute voix. Elle le sait, elle n’a pas frapper suffisamment fort pour mettre l’autre tebê dans les vapes pour la journée et puis, de toute façon, y a bien un con qui va finir par ouvrir cette putain de porte. La tension monte graduellement. Elle aime bien se faire peur, c’est un hackeuse, une très bonne, mais là, ça commence à être franchement limite ; elle n’a pas l’habitude d’un terrain aussi glissant que celui-ci ; et la narration ne dit pas ça en référence au mec tout de cuir luisant qui trône au milieu de la pièce couvert de vaseline comme un god prêt à pourfendre tous les orifices se présentant à lui.

« Bon, ma fille, réfléchit, t’es un soumis, tu dois te rendre dans le dojo prendre ta fessée. Tu dois t’humilier pour plaire, pour jouer le jeu, t’arrive sans rien, déjà en tenue, forcément, tu vas pas te changer sur place, le film commence déjà dans le couloir. Si tes affaires sont dans le couloir, tu peux pas pour autant laisser la clef de l’autre côté, tu fais comment pour rouvrir la porte ? Deux solutions : soit c’est le Maître qui a le double pour ouvrir de ce côté, soit par souci de sécurité il n’y a qu’une clef et tu la gardes sur toi. Mais sur toi, sans poche ? Elle est posée nulle part, quinze fois qu’on fait le tour, du coup… »

D’un coup, y a comme une bulle d’oxygène qui explose dans sa caboche, une lumière qui s’allume soudain et puis s’éteint, car vaut mieux pas éclairer ces choses-là. Elle regarde la belette. Il a compris. Ils regardent tous les deux le bonhomme, les yeux implorants, priant tous les dieux d’hier et de demain pour que ce ne soit pas vrai. Le bâillon empêche pas mal ses expressions faciales mais elle est persuadée que là, ce cochon, il leur affiche son plus grand sourire.

« Mec, mec, mec… Il est hors de question que je me dévoue, on fait ça à pierre-feuille-ciseau, une manche, le perdant est obligé de… de… Putain, les vicelards… J’veux pas juger, j’suis pour que chacun s’épanouisse sexuellement hein, mais franchement, j’préfère pas jouer à leur jeu. »
-
-= Jet de Chance • Spécial =-

On va faire ça dans le pur hasard ^^ Je lance trois dés (en cas d’égalité) mais en gros, si j’ai un score plus élevé que toi, je gagne, si c’est l’inverse, tu gagnes. Si il y a égalité au premier, on prend le deuxième dé qu’on oppose à ton deuxième dé, etc. :) Celui qui perd va chercher la télécommande à la force du poignet Wink

Résultat du Jet •
En attente.

-
-
-
Sous les décombres – Au même moment…
-
La sueur perle sur son front et elle en est à n’activer sa lame que par intermittence, les niveaux de ses batteries déclinent. On dirait pas, comme ça, parce que dans les holos ça a l’air facile comme tout, mais en vrai, un combat qui s’éternise plus de cinq minutes, ça devient un vrai marathon et là, ça fait déjà dix minutes, à vue de nez, qu’elle bataille. D’un coup, tout s’arrête. Y a encore un tremblement et d’un coup, tous les rats se figent, se regardent, et ça se barre dans tous les sens, se marchant dessus pour réussir à passer la porte le premier. A bout de souffle, Red regarde Gonzy :

« Je sais pas ce que ça annonce, ça, mais j’espère que c’est pas le plafond qui va se retrouver sur notre gueule. Autant, finir bouffer, ça peut être drôle, finir étouffée sous les gravats… Pressons, camarade, pressons, le temps fuit et notre but le suit. »

Oui, oui, là d’un coup, elle parle comme au quinzième siècle après Josèphe Cucurbitacée et alors ? Elle fait ce qu’elle veut, on est plus à une incohérence près…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 4660
Âge du perso : Eternel

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Lun 9 Juil 2018 - 11:52

Le membre 'Rúnya Hen'du' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'6' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Korgan Kessel
Militaire
Militaire
avatar


Nombre de messages : 288
Âge du perso : 33 ans
Race : Epicanthix

Feuille de personnage
Activité actuelle: Caporal dans les Forces Spéciales
HP:
93/93  (93/93)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Mer 11 Juil 2018 - 10:51

Grondement sinistre du permabéton qui se déchire. D’abord, c’est juste un putain de son flippant… Mais la seconde suivante se sont les murs, le sol et même le plafond qui tremblent. Les rats se tirent, au pas de course. Les enfoirés ! Je crache, peste puis me redresse les jambes fébriles, le souffle court, le corps recouvert d’une épaisse couche de sueur à laquelle collent poussières et poils arrachés par touffes entières. Je grimace, tente de garder la tête froide : j’me dis : pas de panique… Ca va passer, c’est juste une petite secousse de rien du tout… Ma peau est tailladée de toute part. Red a eu beau les retenir autant que possible, plusieurs de ses saloperies m’ont sauté à la gueule. Soudain, une vive douleur m’arrache un grognement, alors que je recule, par réflexe, alors que l’encadrement de la porte se fissure lentement. Je baisse les yeux. Hoquette :

« Putain il m’ont bouffé un téton les enculés ! »

La plaie pisse le sang, sur le sommet de mon pectoral dessiné au prix de milliers d’heures d’entrainement quotidien. Putain non, pas ça ! Je vais devenir dissymétrique ! Mais mon cri de détresse couvre à peine les crissements du permabéton qui redoublent d’intensité. Une nouvelle pensée me traverse l’esprit, moins optimiste que la précédente :  je me dis : non ce n’est pas juste une petite secousse… Merde ! Un bloc se détache du plafond, s’éclate à quelques centimètres seulement de mes bottes. J’ai juste le temps de bondir, alerté par le brusque mouvement de cette masse de plusieurs centaines de kilo. Je lève les yeux. Un trou béant, qui donne directement vers l’étage du dessus. Au même instant, l’unique porte du bureau de la pétasse au nom imprononçable lâche. Avalanche de gravats qui nous interdit tout retour en arrière. On est pris au piège comme deux pauvres rat. Tu parles d’une ironie de merde ! Qu’on n’aille pas me faire croire que cette foutue galaxie a un putain d’humour tordu ! Bref. Il ne nous reste plus qu’une seule issue… Et pas des plus évidentes.

« Red ! Faut qu’on monte ! »

C’est con à dire, y’a plus d’autres options… Mais je ne peux m’empêcher de mettre des mots sur cette évidence. Je rengaine mon arme, refourre la lampe torche dans ma gueule, et me précipite vers le bureau en bois massif. Je me place devant. Craquement des phalanges, de la nuque. Je genre de truc qui sert à rien mais qui fait genre je concentre ma force brute dans mes articulations. Puis je pousse de toutes mes forces. Ses larges pieds butent contre les gravats. Seul, pas sûr que j’y sois arrivé aussi facilement. Le sol est quand même sacrément encombré… Mais à deux : avec nos forces cumulées, décuplées par l’urgence, on a vite fait de balayer les obstacles, et de placer le gros truc juste sous le trou… Celui-ci, d’ailleurs, se fissure à vue d’œil, autant dire qu’on a pas le temps de se toucher la nouille. Bref. Je recule de trois pas pour prendre un minium d’élan puis fonce, usant du bureau comme d’un tremplin pour me propulser à travers l’ouverture. La moitié supérieure de mon corps passe sans problème. Je me réceptionne sur les coudes, grogne tout en terminant de me hisser à la seule force de mes bras. Je roule, me relève, et lance à Red :

« A ton tour ! »

Parce que je suis un mec cool et bien élevé, je lui tends la main, pour lui proposer mon aide, même si je suis convaincu qu’elle n’en aurait en vérité pas vraiment besoin. Avec ses bras bioniques, elle serait peut-être capable de grimper aux murs qui sait…

Pendant ce temps, avec une célérité et une précision acquise avec l’expérience des terrains ennemis ou chaque ombre peut cacher un piège mortel, j’inspecte la pièce. Un autre bureau, histoire de changer. Plus vaste que celui du dessous. Le sol s’effrite littéralement sous nos pieds… Et je ne parle même pas du plafond : un gruyère. Ici, tout le mobilier est en miettes, bouffé par la rouille et la moisissure. L’odeur de la charogne est omniprésente… Les restes d’une main dépecée par de petites dents de rongeurs dépasse d’un tas de gravats aussi large qu’un speeder. Surement le proprio des lieux. Ou peut-être pas. Dans ces moments où la survie dicte mes actes, j’me dis que ce genre de questions sont juste bonnes pour perdre de précieuses secondes. Bref. Lorsque l’urgence sonne, ma curiosité passe en mode en veille, tout comme une bonne partie de mon cerveau logique. Je ne suis plus deviens une machine. Une machine de guerre programmée pour survivre. Trop cool non ?

Au final, la seule chose utile que je repère : c’est la large porte encore praticable bien que les battants aient depuis longtemps été arrachés de leurs gonds, formant une barricade facilement déplaçable. Je fonce dessus, dégage le passage.

Derrière : un couloir. Exactement le même que celui de l’étage au-dessous. Sauf que cette fois, l’impressionnante brèche au plafond se trouve au sol. Putain de logique, on vient de monter d’un étage. Héhé. En bref. Un faux pas, et l’un de nous termine avec, au mieux, une entorse, au pire, la jambe déchiquetée par le grillage rouillé qui renforce le permabéton armé. Profonde inspiration. Tout la structure du gratte-ciel ne semble vouloir cesser de trembler… Putain, comment peut-on l'avoir autant déstabilisé en quelques tirs ?! Cette question m’effleure, mais elle disparaît aussitôt. J’crois bien, qu’ici, un seul pet de mouche pourrait nous être fatal… Bref… Sans un mot de plus, parce que je sais que Red est assez pro pour me coller aux basques sans poser de questions inutiles, je m’élance dans le corridor de l’enfer.

« Surtout ne t’arrête pas ! »

Parce tout semble vouloir se casser la gueule dans notre dos. Un mur bascule, entraînant avec lui plusieurs tonnes de béton réduit en miettes. Le souffle nous propulse en avant, au milieu d’un nuage de poussières étouffantes. Sous nos pieds, la fissure s’élargie encore. La visibilité est nulle à chier. La lumière des lampes torches se réverbèrent sur les fines particules en suspension, créant des illusions d’optiques plus chelou les unes que les autres. Mais on a pas le choix : c’est marche ou crève. D’impressionnants blocs de béton nous ralentissent. Il faut les contourner, ou les passer façon course d’obstacles. Plusieurs fois, je dois baisser la tête afin d’éviter de m’arracher le cuir chevelu sur une tige qui dépasse d’un mur. Je trébuche, me râpe la gueule contre une cloison bardée de crépi, y laissant une traînée rouge, mélange de chair et de peau arrachée. Mais à aucun moment, je ne ralentis le pas, ne baisse les bras. En moins de trente secondes, on a bouffé les cinquante mètres de distance qui nous séparent des cages de turbo lift. Un exploit vu le contexte.

« Red… »

Je lâche ces mots entre deux râles essoufflés… Après la violente baston, mon corps puisse dans ses ultimes réserves…  

« Va falloir… Me faire… Confiance !!! »

A peine ai-je beuglé cet ultime mot, que je m’élance à travers l’ouverture béante laissée par l’absence d’ascenseur. Je bondis, saute dans le vide, où la pénombre est presque totale. Sans nos lampes torches, nous serions comme aveugles. Je tends les bras, saisis le barreau d’une l’échelle de maintenance solidement ancrée dans le mur. Le reste de mon corps s’éclate dessus. L’air est expulsé de mes poumons par la violence du choc. Je manque de perdre ma torche. Immédiatement, je la re-re-re fourre dans ma gueule, me retourne… Et tend mon bras libre pour chopper la mercenaire en plein vol.

[Jet de Force] pour la rattraper – Réussite :

Mes gros doigts se referment sur sa prothèse d’avant-bras, tous comme les siens sur la mienne. Mouvement de balancier… Et je la relâche dès que la pointe de ses pieds repose sur les barreaux, plus bas. Mon cœur bat à fond, au risque de me rompre la cage thoracique. Les grondements s’intensifient encore. Putain, ça va donc jamais s’arrêter ?! Par réflexe, je lève la tête. Une cascade de poussière nous tombe dans les yeux. Sensation des plus désagréable… Rapidement suivie par des débris plus ou moins volumineux qu’il faut esquiver dans cet espace restreint. Ouais, c’est dangereux. Complètement fou même. Sous nos pattes, c’est le néant, peut-être deux cents ou trois cents mètres de vide…. Mais au-dessus, c’est pareil. Au moins, ici, il n’y a pas de plafond qui risque de nous écraser le coin de la gueule. Du moins… Pas en théorique. Je serre les dents, ajuste du mieux que possible ma position pour ne pas lâcher prise. Les minutes s’égrènent, de plus en plus longue… Mais finalement, chance ou miracle, les murs cessent de trembler. Silence assourdissant. Morbide. Il est si puissant que j’en ai les oreilles qui sifflent après tout ce raffut. Ma respiration recouvrement un rythme normal, à mesure que l’adrénaline quitte mes veines en feu. J’ai la gueule râpée d’un coté, gonflée et violacée de l’autre. Un œil qui menace de disparaitre sous un hématome, un téton arraché… Mais je suis en vie. Yeah baby. Je laisse exploser ma joie :

« Héhé ! Comme dans les films, hein ! C’est pas le genre de truc qu’on fait deux fois dans une vie ! »

Dans tous les films, les jeux vidéo même, y’a toujours une échelle de secours pour gravir les cages d’ascenseur. J’y suis allé au culot, ne sachant si j’allais me jeter dans le vide… Et j’ai eu une putain d’intuition ! J’suis un dieu de la survie héhé ! Après le stress, voilà que l’euphorie gagne mes neurones maltraités. Mais la liesse redescend aussitôt que je constate que l’accès par lequel nous sommes passé est obstrué par un amoncellement informe de permabéton. Derrière nous, tout le couloir s’est effondré sur lui-même. Impossible de faire marche arrière :

« Bon… Ben j’crois bien qu’on va devoir encore monter… »


Du halo de la lampe-torche, je parcours vite fait l’échelle. Même si elle est amochée par endroit, elle semble en bon état, contrairement à tout le reste. Elle monte si haut que je ne peux distinguer son extrémité. Y’a peut-être une trentaine d’étage, voire plus. Difficile de dire s’il y a réellement un accès là-haut… Faute d'autre idée, je commence à gravir les premiers échelons, tout en cogitant à voix haute :

« Si ça tient encore debout, c’est certainement que les explosifs qui ont sapés la tour ont pété plus haut… Tu vois le truc. Gros boom, toute la partie supérieure s’éclate sur la partie du dessous qui reste pratiquement intacte sous les gravats. »

Les bombes, les trucs qui pètent, les machins qui se défoncent : ça me connait. Si, suivant le plan initial, on veut retrouver des traces d’explosifs : on n’a pas le choix : il faut monter jusqu’à la zone de déflagration ayant entraîné tout ce bordel… De toute façon, entre nous : j'ai pas tellement envie de descendre là dessous. C'est un coup à y allier mon second téton...


*****
Au même instant, dans le donjon sado-maso…

[Victoire aux dés]

Dib laisse soudain éclater sa joie :

« J’ai gagné ! Yeah ! J’ai gagné, les doigts dans le nez ! T’as perdu les doigts dans le… hum. Pardon.»

Il se fige. C’est peut-être pas une bonne idée de remuer la merd… Enfin, de… D’en faire trop. Rapide coup d’œil sur la victime bâillonnée qui ne sait encore rien de ce qui l’attend. Elle est étendue au sol, juste à côté de l’ascenseur. Son petit doigt lui dit que ce n'est surement pas lui qui va le plus détester l'opération...

« Je… vais voir ce que je peux trouver pour… t’aider… »

Le rongeur tente de faire preuve du peu de compatissance dont il est capable. Il fait volte-face, s’éloigne le plus vite possible de la scène. Il frisonne. Journée de merde ! C’est le cas de le dire ! Mais alors qu’il fouille dans une armoire, un bourdonnement sourd le fait sursauter. Au-dessus du turbolift, une série de chiffres s’illumine, comme un compte à rebours.

« Merde ! Quelqu’un vient d’appeler le turbo-lift ! Il descend ! Grouille toi Greeny ! »

Au même instant, ses petits pattes velues se referment sur un pot de vaseline. Tout neuf. Format XXL, pour les gros consommateurs. Ou les orifices d'un certain diamètres. Ou les deux.

« Greeny… Je crois que j’ai trouvé un truc utile… »

Leur temps est compté. Plus que compté. Une petite poignée de minutes. Va pas falloir se chier dessus… Si on peut dire.


Dernière édition par Korgan Kessel le Mer 11 Juil 2018 - 22:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 4660
Âge du perso : Eternel

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Mer 11 Juil 2018 - 10:51

Le membre 'Korgan Kessel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 '6' :

#1 Résultat :


--------------------------------

#2 '6' :

#2 Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rúnya Hen'du
$$ Mercenaire $$
$$ Mercenaire $$
avatar


Nombre de messages : 187
Âge du perso : Vingt-neuf ans
Race : Twi'Bot

Feuille de personnage
Activité actuelle: Agent de l'Astre Blanc
HP:
30/72  (30/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   Aujourd'hui à 8:09

Sous les décombres – Alors que ni les protagonistes, ni le narrateur n’ont plus la moindre idée de l’heure qu’il doit être…

La situation est soudainement passé de ‘critique’ à ‘putain, merde, on va tous tous mourir !’. Tout autour d’eux se casse la gueule : le plafond, le sol, les cadres, les cadavres qui étaient jusque-là pépouzes en train de se décomposer sous les gravats. C’est le total dawa et impossible d’anticiper : lorsqu’on pose le pied, on voit si on tombe ou si on continue de vivre à ce moment, point. Elle sait pas si ce sont les années d’entraînement où son sixième sens qui fonctionne à plein régime, mais un putain de miracle se produit et les voilà tous les deux pas morts à grimper sur une échelle avec, de temps en temps, un morceau qui se détache de quelque part pour venir leur caresser les cheveux ; histoire de maintenir la pression.

En vrai, s’ils sont encore en vie, c’est uniquement parce qu’ils savent se démerder ensemble et ça, ça s’improvise pas. On ne naît pas avec cette confiance aveugle en les capacités des autres, on ne naît pas avec cette foutue conscience du reste de la team. Gonzy, il lui apparaît de moins en moins comme un contrebandier chelou. C’est pas pour lui déplaire, là, mais, clairement, à ce degré, elle appelle plus ça du talent.


« Faut quand même que tu m’expliques ce que tu espères trouver sur ces putains de bombe : un signature ? Un numéro ? Un dessin de bites caractéristique d’une tribu des anges de Iego ? Si les gars qu’on fait péter tout ça sont malins, ils l’ont fait avec des charges propres, intraçables, pas bien compliquées à se procurer. Avec les bandes d’holo-surveillance, on aurait aussi la possibilité de reconnaître quelqu’un, de voir. Même si c’est improbable. Merde… T’as vu la taille de ce truc ! Faire péter ça, c’est pas des rigolos qui l’ont tenté… Putain, ça te vexerait même pas si je comparais la taille de ta queue avec le huitième de la taille de ce truc… »

Sur ces belles paroles, elle continue de grimper, grimper, grimper. L’échelle semble ne jamais vouloir finir de distribuer de nouveaux barreaux. Côté pratique, c’est qu’à présent, à intervalle régulier, il tombe sur un gros numéro histoire de savoir à quel étage ils se trouvent. Bon, sans trop de surprises, ils sont dans la partie inférieure de la tour, mais à force de grimper, ils finiraient presque par arriver au cinquième sur quoi… Cent-vingt ? Deux cents étages ? Qui sait combien d’étages peuvent compter ces putains de tours du futur… D’autant qu’un narrateur omniscient dirait que c’est pas hyper pratique wookieepedia pour avoir ce genre d’informations. Enfin…

L’échelle vibra. Une fois, deux fois. Un truc tombé dessus ? ça s’arrête, ils continuent de grimper. Trois fois. C’est flippant. Vous vous imaginez, vous, au milieu d’une tour en ruine, sous des tonnes de gravats, pratiquement dans le noir, à grimper une échelle rouillée qui tremblote ? Flippant. Bon, finalement, au bout d’un certain temps qu’il serait difficile à définir, Gonzy s’arrête. Impossible d’aller plus haut, ils ont atteint le nouveau plafond. Un truc rassurant, mis à part les petits morceaux qui se barrent de temps en temps, l’épais tressages d’acier et de permabéton semble suffisamment bien tassé pour qu’ils ne finissent pas par se le prendre sur la gueule. Point négatif, bah, du coup, ça va pas être extrêmement facile de ressortir.

Une porte service plus tard, et les voilà de nouveau sur un sol plus ou moins ferme. Red a tout juste quitté les barreaux lorsque soudain… Rien. C’était effectivement une fausse alerte de la part de cette saloperie d’échelle.


« Bon, du coup, monsieur le génie du pétard mouillé, une idée d’où chercher ? »

Effectivement, elle faisait pas partie du Génie elle.
-
-
Casino du clan Dejsadii – Au même moment pas mieux identifié…
-
« Je vais la tuer, je vais la tuer, je vais attraper sa sale tête pleine de lekkus et je vais enfoncer dans le cul du premier Gamorréen qui passe. »

La main pleine de vaseline, le visage blême, la mort dans l’âme, elle se lance. Dans son malheur, elle tombe sur un mec préparé à l’opération. Dingue comme on a pas souvent l’occasion de se réjouir lorsque son prochain a fait un lavement. C’est chaud, c’est mou, c’est étroit, ça glisse jusqu’à ce que se doigts finissent par rencontrer un objet qui n’a, au premier tâtonnement, pas vraiment grand-chose à faire au fond d’un cul. Alors qu’elle tente de s’en saisir, l’objet de met soudainement à bouger de lui-même et à vibrer, entrainant, si ce n’était pas déjà suffisamment gênant, les couinement du crucifié.

« Je vais la tuer, putain, je vais la tuer… »

Lorsqu’enfin elle arrive à se saisir de l’engin, elle l’extirpe violemment, trop heureuse de pouvoir enfin mettre fin à cette expérience d’un autre type. Si le niveau de gênance était jusque-là calé sur « Oh putain… », le long pet qui suit soudain l’extirpation parvient à faire grimper le gênantomètre d’un cran encore, lequel ne dispose pas d’autre nom que : « … », autant vous dire qu’ils sont dans la gêne.

Ni une, ni deux, elle désactive les vibrations, appuie sur ce qui lui semble être la commande de la porte laquelle s’ouvre en sifflant, à l’opposé du turbo-lift. Ils ne se parlent pas, se comprennent, se ruent et, par pure mesquinerie et parce qu’elle se sent trop souillée jusqu’au fond de l’âme pour ne pas partager cette souille, elle se ressuie négligemment la main sur le sommet de son crâne sitôt la porte refermée derrière eux.

Le couloir ne s’éclaire que faiblement, dans des tons chauds, orangées. Rapidement, Greeny se rend compte qu’en réalité ce n’est pas un couloir mais plutôt un genre de large anti-chambre dans laquelle Bobby, parce qu’intimes comme ils sont maintenant elle a préféré lui donner un nom, peut se préparer avant ses séances à Fistiland. Une douche sonique, un chiotte, diverses armoires contenant diverses crèmes et… toutes ses affaires.

Ni une, ni deux, elle décide qu’il repartira à poils et embarque l’ensemble. Derrière l’antichambre, cette fois, un vrai couloir, extraordinairement long et toujours aussi peu éclairé.


« On doit être dans un genre d’étage fantôme réservé au dojo. On est en train de traverser tout le casino là, m’est d’avis qu’on va ressortir par l’arrière du bâtiment voire retomber au milieu des cuisines plutôt qu’en pleine rue. »

Et là, la chose lui apparaît comme dingue et pourtant évidente : « la galaxie se divise en deux catégories, ceux qui galèrent et ceux qui ont suffisamment de fric pour se réserver une superficie de plusieurs centaines de mètres carrés uniquement pour pouvoir jouer à pan-pan-cul-cul. Eux ils galèrent. ».
-
-
Sous les Ruines – Alors que Greeny et Belette prennent l’ascenseur…
-

Gonzy a beau lui répété son plan, elle est toujours pas bien convaincu. LE couloir dans lequel ils sont arrivés est étonnamment bien conservés ; peut-être était-il plus consolidés que les autres pour une raison x ou y ? Peut-être est-ce le hasard ? Peut-être est-ce par nécessité scénaristique ? Leurs lampes ne sont pas suffisamment puissantes pour porter jusqu’au bout et il est si large que le cône de lumière peine à couvrir rejoindre les deux bords : y a bien cinq mètres de large. Alors qu’ils avancent, un reflet rouge, rond, attire l’œil de Red dans l’œil d’un charognard. Effrayé, ce dernier décampe et dévoile les restes de son festin. Là, devant la porte d’une cage d’escaliers de secours à moitié ouverte, s’entasse une dizaine de corps. Assis contre un mur, en rang d’oignons, un simple coup d’œil sur l’arme qui se trouve dans la main du plus proche suffit à comprendre quels ont pu être leurs derniers instants.

« Putain, les gars n’ont même pas cherché à envoyé des équipes de secours ? Merde… C’est pas glop une mort pareille… »

Mais c’est ça, la vie sur Nar’Shadaa. On ne se déplace que pour les gens qui comptent, les autres doivent accepter de n’être là que pour qu’ils puissent compter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Mission] Recherche d'informations sans filet   

Revenir en haut Aller en bas
 

[Mission] Recherche d'informations sans filet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants de la Force - Le RPG Star Wars ! :: Zone RP - Reste de la Galaxie :: Nar Shaddaa-