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 Il faut toujours se méfier des académiciens

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Absalom Thorn
l~~~ Seigneur Sith ~~~l
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Absalom Thorn


Nombre de messages : 196
Âge du perso : 35 ans
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Binôme : Maître de Syn Kieffer

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Il faut toujours se méfier des académiciens _
MessageSujet: Il faut toujours se méfier des académiciens   Il faut toujours se méfier des académiciens Icon_minitimeMar 27 Aoû 2019 - 11:45

La villa qui étendait ses bras de pierre sur les rives du lac offrait un spectacle bucolique : au bout du parc qui dévalait jusqu’aux berges depuis son perron monumental, des saules pleureurs, inclinés par-dessus la rive, laissaient courir leurs feuilles dans l’eau claire. Qui aurait cru que dans ce domaine paisible, où vivait d’ailleurs un poète, se trouvait depuis quelques jours un génocidaire machiavélique ?

Absalom Thorn était descendu chez ses parents. Il occupait dans le manoir familial une aile qu’on avait toujours soigneusement entretenue pour ses visites pourtant de plus en plus rares. L’affection de sa mère ni de son père n’avait jamais faibli, mais il est vrai qu’elle naissait plutôt de la fierté que de la tendresse. Les crimes que l’on supposait à leur fils ne les rebutait guère. D’abord, ils s’exerçaient le plus souvent contre des créatures inférieures, contre cette masse grouillante qui abondait dans la galaxie, mais qui, aux yeux de bien des Hapiens, était une quantité négligeable, sinon par le nombre, du moins par la valeur. Ensuite, toute grande entreprise exigeait des sacrifices considérables. Elle était en quête de science, il était en quête d’art : leur fils s’était plongé dans la Force, et voilà tout.

Le domaine Thorn donnait à comprendre combien les capacités prodigieuses de Darth Noctis avaient puisé dans un terreau favorable. Outre les manipulations génétiques patientes qui avaient précédé sa naissance, et qui avait sélectionné, autant que l’ADN lui permettait, l’intelligence et la beauté, l’opulence de la famille, toute entière dédiée non à l’oisiveté mais à l’excellence, avait formé dans les premières années de sa vie un esprit excellent sur lequel les enseignements des Jedis avaient pu se développer.

La vie de Darth Noctis avait commencé de la manière la plus inégale et il avait été illusoire, de la part des Jedis, de croire pouvoir l’amener à plus d’humilité.

Je vois que ton projet suit son cours, déclara son père, Balor Thorn, le fameux poète.

Ils lisaient les nouvelles.
Chez les Thorn, on n’écoutait pas les nouvelles de l’Holonet.
C’eût été une passivité digne des gens du commun.

Le Chancelier arrive demain, confirma Absalom, plongé dans l’examen des derniers flux de capitaux, qu’il transférait, petit à petit, depuis le sommet d’Ossus, vers une myriade de comptes et de sociétés, de coffres et de prête-noms, à travers la République, les mondes indépendants et l’Espace Hutt.

Depuis quelques semaines, le monstre tentaculaire de son organisation s’était mis en mouvement, silencieusement, imperceptiblement. C’était un tentacule replié ici qui se déroulait là. Et un autre. Et encore un autre. À son arrivée au sein de l’Empire, Absalom avait rapidement jugé que l’instabilité de l’État rendait incertaine toute installation sur une planète particulière et il avait pris soin de laisser l’essentiel de ses ressources pour ainsi dire volantes. Avait-il prévu, à l’époque, qu’il procéderait quelques années plus tard à son exfiltration ? Probablement pas.

Il avait pris cette résolution en quelques secondes, lors de sa conversation avec Darth Khorrog, en se reposant moitié sur ses réflexions, moitié sur son instinct, à travers la Force. Face à cet hologramme, dans une bibliothèque du palais royal d’Ossus, il avait contemplé tout ce qui lui paraissait vicié dans l’Empire : la colère, l’obsession militaire et le pouvoir du clergé. La sclérose menaçait, et c’était une sclérose contraire à ses projets.

La rectrice de l’Académie des Sciences, lut à haute voix son père, madame la professeure Ivana Cairn, remettra à Son Excellence le Chancelier Suprême de la République un prix pour le paix, couronnant ses contributions notables à la stabilité galactique, essentielle aux échanges des savants et au développement des savoirs. Certains y voient la volonté des milieux intellectuels de notre planète d’aller vers une plus grande ouverte envers la République, une ouverture que de nombreuses grandes entreprises appellent aussi de leurs vœux.

Comme à son habitude, Absalom entendait bien faire d’une pierre plusieurs coups. Rentrer en contact avec Grendo, après que ses agents aient soigneusement préparé le terrain, dans certaines sphères du pouvoir républicain. Faire pression sur les politiciens les plus traditionnels d’Hapès, pour pousser à une ouverture économique, à son avis nécessaire à la prospérité future de la planète. Et rendre tous ceux qui profiteraient de la visite du chancelier et de son entourage pour faire fleurir leurs affaires redevables à sa mère, orchestre officieuse de l’événement, c’est-à-dire redevable à lui.


*


Sur la scène du grand auditorium de l’Académie des Sciences, les discours s’étaient succédé et, enfin, on avait laissé la place au chancelier, pour qu’il accepte son prix. Dans un petit salon de lecture particulier, à quelques étages de là, assis sur un fauteuil, Absalom suivait la retransmission. Il était libre de ses mouvements, sur Hapès, qui n’était pas une terre républicaine et dont il était, somme toute, l’un des plus remarquables produits, mais la prudence l’avait invité à la discrétion et, depuis son arrivée, il s’était fait fantomatique.

Ses rendez-vous avaient été nombreux, mais ils avaient été retirés. Il avait vu, parmi celles et ceux qui comptaient dans le monde des affaires, de la culture et de la politique, de la science et de la religion, les personnes qui lui étaient les moins hostiles. La méfiance qu’inspirait la République, la réputation de la famille Thorn, l’excellence évidente de son patrimoine génétique, tout cela se combinait pour lui attirer beaucoup d’indulgence et, à vrai dire, on lui pardonnait plus aisément d’être un Sith que d’être un mâle.

Applaudissements.

Les discours étaient finis.

L’enthousiasme là-bas se mêlait de beaucoup de soulagement. Certains académiciens ne pensaient qu’à retrouver leurs bureaux, d’autres songeaient passionnément aux petits fours et les plus âgés ne rêvaient que de tituber jusqu’aux toilettes. L’auditorium se vidait peu à peu alors que l’on guidait le chancelier dans les coulisses. En chemin, la rectrice de l’Académie lui présenta une scientifique notoire, une généticienne brillante, un grand nom, lui assurait-on, de cette science tenue en si haute estime sur Hapès : Cala Thorn.

Cette femme de plus de soixante ans avait la beauté singulière mais froide des Hapiennes d’un certain âge. Son regard d’un intelligence redoutable rappelait immanquablement celui de son fils, mais il était dénué de cette chaleur bienveillante que Darth Noctis semblait contre toute attente capable de manifester même à ses plus féroces ennemis. Pour Cala Thorn, le monde n’était apparemment qu’une série de faits et des phénomènes, à calculer, expliquer et cataloguer, mais, avant toute chose, à disséquer.

On s’échangea de banales amabilités. Cala Thorn n’avait aucun penchant naturel pour la cordialité du monde, mais une solide éducation suppléait à son manque inné de douceur. Chemin faisant, on proposa au chancelier de se reposer quelques instants dans un salon particulier, avant de devoir se plonger à nouveau dans la foule comme dans une arène, et cette proposition avait été faite d’un air entendu.

Or, en effet, la porte se referma derrière eux et la professeure Thorn sans que leur sillage n’y fût admis.

Ah, Votre Excellence, quelle heure et incroyable coïncidence, s’exclama Absalom avec un enthousiasme tout naturel en quittant son fauteuil.
Je vais vous laisser discuter, déclara un peu brusquement la généticienne.
Merci, mère.

C’était du respect plutôt que de la tendresse qu’il y avait dans le regard que la mère et le fils s’échangèrent, avant que celle-ci ne quitte les lieux.

Votre Excellence, la courtoisie me pousse à préciser d’emblée que je ne suis pas là pour vous assassiner.

(C’est que les Siths avaient leur petite réputation.)

Au contraire, figurez-vous que j’ai ces derniers temps votre bonne fortune presque autant à coeur que la mienne. Le prix que vous venez de recevoir n’est qu’un témoignage, je le crains bien modeste, de ma bonne volonté. Je peux vous servir à boire, peut-être ?

C’est quand même bien urbain, un seigneur du mal.
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