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 Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]

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Samaël Akiam
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MessageSujet: Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]    Mer 29 Aoû 2018 - 11:38

La lettre avait tremblé entre les mains de Samaël, puis elle s'était humidifiée avant de disparaître, froissée, assassinée par son destinataire. Le Chironian avait hésité à la donner aux aînés, lesquels changeraient le statut de disparu de Kolin à celui de fugitif avant de renoncer. Sa "trahison" envers l'Ordre n'avait que peu de répercussions pour le moment, car un enfant-Sith ne changerait pas l'axe d'une planète d'un claquement de doigts, mais Sammy se demandait souvent s'il agissait correctement. Est-ce qu'un jour, son ancien ami serait amené à tuer? Il espérait que non tout comme il s'efforçait de rayer la mention "ancien" quand il pensait à "ami", passant quant à lui du statut d'idéaliste à utopiste.

Aujourd'hui silencieux dans le vaisseau qui les menaient jusqu'à Coruscant, le centaure se contentait de regarder les étoiles scintiller, toujours fidèles, honnêtes, superbes.

- Et bien Samaël que se passe-t-il? Habituellement tu adores m'accompagner sur cette planète.

Maître Varaas, un vieil homme, choisissait souvent le Padawan comme assistant pour régler ses papiers sur Coruscant. Lui et une Jedi âgée se relayaient fréquemment, sans qu'il n'en eu connaissance pour le faire sortir d'Ondéron et lui dispenser quelques cours. Trop vieux pour le prendre comme apprenti, ils partageaient toutefois cette même peine pour l'apprenti qui cavalait de maîtres en maîtres, sans oublier celle qui lui avait dit "non" devant "l'autel", se repentant de sa propre décision. Ils l'entraînaient donc dans de petites épopées qui faisaient normalement la joie de Samaël. Aujourd'hui pourtant, plus ils approchaient de leur destination, plus le visage devenait maussade. Il se rappelait de Kolin, de la cour des miracles, de leur famille, de leur échappée belle pour retrouver cette dernière après une conférence. Le centaure tourna la tête et répondit à l'inquiétude de Maître Varaas par un petit sourire nostalgique, l'humain n'insista pas. Il se souvenait, malgré son âge, que Kolin, un garçon un peu rebelle était un des rares amis de Samaël et le seul vraiment proche. Sa peine était logique.

Le vaisseau vrombit une dernière fois, s'arrêta et une rampe s'ouvrit pour laisser s'échapper le contenu de son ventre, des marchandises, quelques touristes ayant profité du voyage à tarif réduit du cargo et les deux Jedis. Varaas laissa l'apprenti à l'astroport, sachant qu'après s'y être perdu de nombreuses fois, l'apprenti connaissait désormais bien le coin.

- Tiens, amène ça au tribunal.

Le vieil homme voulait interroger un informateur fidèle pour une autre affaire, il s'était donc déplacé en personne pour le rencontrer. Partisan de l'économie de temps, il en avait profité pour amener lui-même des dossiers qui avaient tendance à traîner, même se perdre par la voie postale. C'était Sammy qui en était chargé, ainsi que quelques autres menues courses incluant un passage par le Temple de Coruscant. Comme d'habitude, il y avait cet accord tacite entre le vieil homme et l'adolescent; une heure de retrouvailles tardive pour permettre au second de prendre son temps, découvrir les lieux, expérimenter. En échange de cela, Samaël devait respecter l'horaire à la seconde près. Il n'avait jamais failli jusqu'ici, d'où les légères permissions octroyées. De toutes manières, en bon petit Jedi, le gamin ne faisait aucune folie pendant son séjour. Déjà, se décharger de toutes ses missions lui prenait une moitié de la matinée, il avait un peu d'argent pour manger dans une cantina, voire acheter un sandwich s'il voulait conserver le reste de sa menue paye pour une glace plus tard. En général Samaël écoulait son temps en promenade puis dans la bibliothèque gigantesque en plein centre-ville, ou dans les musées.

Aujourd'hui néanmoins, le gosse s'approcha des limites du quartier mal fréquenté dans lequel Kolin et lui s'étaient engouffrés. Curieusement, malgré les deux années passées, il se rappelait bien du chemin à emprunter pour retourner à la Cour. À demi-apprivoisé par la bande, le gamin pourrait y retourner sans se faire dévaliser ou tuer car on l'avait vu avec Kolin, mais le gamin renonça à y entrer, il serra sa besace vide -après avoir livré ses documents.- contre son corps et poussa un soupir.

Un vent dans la Force l'avertit soudainement d'un danger. Mais ce danger avait aussi une saveur familière et agréable.

- Ko... lin?

Lâcha le Chironian sans pour autant se retourner dans un premier temps, des frissons plein l'échine. Il resta un instant bloqué dans cette position avant de tout à coup reprendre vie. Bras lancés en avant, sabots bondissants, sourire aux lèvres et larmes aux yeux, il chargea son ami dans l'optique de l'enlacer.
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Kolin Valkizath
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MessageSujet: Re: Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]    Sam 1 Sep 2018 - 15:35

Déserter officiellement de l’Ordre Jedi faisait représentait la plus grande trahison dont n’avait jamais fait œuvre le nouvel apprenti de Lloyd Hope. L’humain avait évolué et n’était plus dogmatique. À une époque il avait haï les Siths car ils représentaient à ses yeux la pire menace qui pesait sur les plus faibles, on lui avait ouvert les yeux sur la vraie nature de ceux qu’il appelait autrefois ses ennemis, le tableau n’avait d’un d’hylique mais les Jedis et les Siths servaient la même cause, la leur. De jeune et naïf, il avait évolué

Kolin n’avait aucune haine contre les Jedis, seulement une rancœur amère pour ceux qui l’avaient abandonné sur Lordd, puis dans les cachots de l’Académie sur Korriban. Il nourrissait en revanche une rancune contre celui qu’il avait pris pour modèle. Lyrae O’Sil celui pour qui il aurait tout donné et qui lui avait tourné le dos.

La vie à l’Académie n’était pas plus insupportable que celle du Temple, le brun était devenu puissant. Son corps forgé par les coups ne craignait plus les assauts, une longue année de prison et privation avait endurci son esprit, tandis que sa connexion avec la Force n’avait jamais été aussi intense aussi limpide. Fidèle à lui-même, le jeune adulte ne se mélangeait que très peu. Les regards noirs d’apprentis assoiffés de sang glissaient sur lui comme la pluie sur une combinaison étanche. Il n’avait déjà plus rien d’un Jedi comme il l’avait montré en blessant mortellement un Kuati qui l’avait attaqué dans la douche. Il avait fallu qu’un Guerrier intervienne pour empêcher l’humain de mettre à mort l’apprenti qui voulait en faire un exemple. Pour que tous sache que nul ne pouvait défier Kolin Valkizath.

La relative autonomie laissée par Lloyd lui permettait une grande liberté dont il jouissait sans contrainte. L’apprenti avait profité d’une semaine de tranquillité pour démarrer sa croisade. Croisade qui débutait là où tout avait commencé, la Cour des Miraculés.
Dans les entrailles de Coruscant, rien n’avait changé, ni la puanteur, ni la pestilence, ni la haine ou la misère. Les promesses de politiques étaient restées des vœux pieux, les cols blancs ne remueraient jamais la merde, de peur qu’elle ne sente trop forte.

C’était précisément ce qu’était venu faire Kolin, remuer la merde. Depuis longtemps, trop longtemps les gangs faisaient la loi dans les ruelles et les blocs. Il était temps, grand temps que quelqu’un remette de l’ordre. Les gangs lui avaient pris son frère, rackettait, tuait, violait et faisait vivre la cour dans la peur.

Vêtu d’une longue veste, capuche visée sur la tête, Kolin sortit du Joyau Cristallin, la cantina dans laquelle sa mère avait jadis travaillé. La mère et les frères de Kolin étaient toujours en sécurité sur Ondéron depuis l’intervention providentielle de Milésya Kira, grâce à la Force, ils ne seraient pas au milieu quand le nouveau Sith déchainerait les feux de l’enfer.

Ses renseignements en poche, il avait quitté la cantina et marchant tranquillement vers le bloc D, son sabre de Jedi dissimulé à la ceinture quand il ressentit de plein fouet un murmure dans la Force, une bourrasque qui ne lui était pas inconnue. Un frisson parcouru son échine : Samaël.

Le Chironian avait été la lumière qui avait éclairé le chemin de Kolin dans la vie et dans la Force, le petit padawan à la planète inconnue avait été ce qui lui était arrivé de meilleur. L’abandonner avait été si difficile qui lui avait envoyé une lettre, comme pour s’excuser de tous les malheurs que causerait son départ. Comment l’avait-il retrouvé ? Samaël était déjà venu chez les miraculés, plusieurs années auparavant mais il était improbable qu’il soit revenu dans cet enfer. Était-ce pour le chercher, de toute évidence, il n’y avait de hasard, il n’y avait que la Force. Et elle allait mettre en scène une pièce qui de toute évidence ne serait pas agréable à jouer pour les deux protagonistes de cette drôle de rencontre.

Sa gorge se serra lorsqu’il vit son ami maladroit bondir vers lui, les larmes aux yeux. Depuis tout ce temps Samaël n’avait pas changé, alors que le visage d’éphèbe de Kolin portait les marques de la fatigue, du combat et de la guerre. La détention, les malheurs, la peine. Il ne parvint pas à sourire alors qu’il enlaçait son ami de toujours.

Sammy.

Dit-il doucement au creux de son oreille en fermant les yeux un instant pour se laisser emplir de la présence du chironian qu’il aimait tant tout en mêlant son aura de Force à la sienne. Il rouvrit les yeux se laissant serrer sans rechigner, étouffant le peu d’humanité qui lui restait.

Sam, tu es fou.

Il libéra son ami de son étreinte et le toisa de sous sa capuche plongeant son regard océan dans le sien, si il n’avait pas été aussi surpris il lui aurait souri mais un sourire aurait été faux. Un sourire lui ferait croire qu’il avait encore une chance.

Pourquoi tu es venu ici ? C’est dangereux.

Nota-il en posant une main amicale sur son épaule.

Je sais ce que tu veux Samaël, mais c’est déjà trop tard.

Il entraîna le padawan dans une ruelle adjacente sentant l’urine et retira sa capuche libérant une crinière de cheveux en bataille. Il allait reprendre la parole mais se ravisa. Nul besoin d’être un Jedi pour savoir ce qui avait amené Samaël ici. Kolin avait naïvement cru que sa lettre suffirait à satisfaire son ami, car c’était une solution de facilité. À distance, il n’avait pas besoin d’affronter le regard rempli de tristesse et de jugement. La culpabilité le rongea comme l’acide à la rouille en regardant ce Sammy, si loin de chez lui, prêt à braver l’enfer dans la galaxie pour le retrouver lui, Kolin, le délaissé.

Sam, je.. Tu n’as pas reçu ma lettre ?

Il ne trouva rien de plus à ajouter que

Je suis désolé.

Il recula un peu, jaugeant la situation en regardant l’entrée de la ruelle. Il aurait aimé, à ce moment même que Samaël le frappe, qu’il le juge, sa haine serait plus supportable que sa tristesse contrairement a ce qu’il lui avait indiqué dans sa lettre.
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Samaël Akiam
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MessageSujet: Re: Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]    Jeu 6 Sep 2018 - 14:34

- Si je l'ai reçu, mais tu avais oublié de mettre les coordonnées, je n'ai pas pu répondre. - Le Jedi sourit timidement, à demi blagueur, à demi sérieux, comme s'il espérait que ce soit réellement possible, que Kolin et lui puissent continuer à communiquer par la suite en se donnant leurs adresses.-

Une fois que l'enthousiasme et le soulagement se dissipèrent, une pointe de déception prit la place des beaux premiers sentiments. L'adolescent baissa les yeux pour fixer un chwin-gum collé au sol depuis si longtemps qu'il avait pleinement intégré le bitume, étant parvenu, lui, à s'adapter.

- Je n'ai rien dit.- Le ton déjà bas du Padawan baissa encore, presque essoufflé, sur le point de s'éteindre.- Je veux beaucoup de choses, mais je n'espère rien. Tu es bien trop têtu.

Un sourire triste illumina le visage du gamin, habillé de zestes de souvenirs, de prime abord anodins rendus précieux par les circonstances. La punition, la cour des Miracles. Il était aujourd'hui venu pour se rappeler et... Peut-être chercher Kolin, c'était vrai. Sammy du faire appel à tout son courage, toute sa formation afin de maîtriser les larmes qui lui montaient aux yeux. Lui aussi s'était senti abandonné par les nombreux maîtres qui l'acceptaient avant de renoncer, le pire ayant été sa soit-disant amie Leï qui, après l'avoir proposé de le prendre sous son aile avait finalement refusé devant le Conseil. Pour autant, il ne croyait pas qu'aller chez les Siths soit la solution. Pour éviter un drame inutile, le centaure se mordit les lèvres. Il voulait passer le bon moment que laissait présager ces miraculeuses retrouvailles, dans tous les sens du terme.

- Est-ce qu'ils te traitent bien?

La voix du Padawan se mit à trembler, il secoua la tête pour chasser l'humidité bordant ses immenses yeux que l'adolescence n'avait su corrompre. Dans des temps plus anciens -des siècles!- Kolin l'aurait copieusement enguirlandé pour sa faiblesse.

- Tu... Tu ne vas tuer personne, hein. Tu vas continuer à faire le bien?

Il n'y croyait pas, pas avec les Siths, mais la lettre de son ami lui donnait envie de penser que c'était possible, qu'il avait raison de ne pas avoir trahi ce dernier. La voix définitivement brisé, l'apprenti renonça à essayer d'adopter le fameux ton serein, professionnel et détaché que l'on prêtait aux Jedis.

- Ils te cherchent tu sais, je... J'ai entendu ton nom dans les couloirs. Tu... nous... Me manques.


Smaël se sentit coupable parce qu'il ne cherchait pas à obliger son ami à faire quelque chose dont il n'avait plus envie, c'est-à-dire revenir avec les Jedis. Ses parents l'avaient laissé partir en lui murmurant la phrase "aimer quelqu'un, c'est parfois le laisser partir", pour autant il avait vraiment peur pour Kolin. Les Siths, dans son esprit de petit Padawan bien dressé, qui plus est encore un peu enfantin, étaient des monstres, des hors-la-loi, des criminels. Comment son ami pouvait-il survivre parmi eux? Et si c'était le cas, son méchant maître ne le laisserait certainement pas faire le bien. Il allait avoir un sabre-laser rouge, des yeux jaunes et la peau qui partait en lambeaux.

Le gamin leva un regard légèrement apeuré vers Kolin, constatant que son aîné ne présentait pas tous ces symptômes. Il voulut se moquer de la crinière de son ami, le narguant sur le fait que sa propre chevelure était toujours plus longue mais sa gorge s'était serrée, complètement fermée. Son larynx était en pleine grève et ses cordes vocales venaient de s'évanouir. Impossible de parler davantage, il se contentait d'enlacer l'humain, reculant seulement de temps à autre pour contempler ce qui lui semblait être un mirage.
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Kolin Valkizath
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MessageSujet: Re: Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]    Jeu 13 Sep 2018 - 14:44

Kolin avait prêté une attention toute particulière pour poster sa lettre, ne voulant pas être retrouvé par quiconque. Il avait utilisé un intermédiaire usant lui-même des planètes écrans pour poster la précieuse missive. En réalité, il avait même hésité avant de l’écrire craignant que l’on puisse confondre Samaël pour complicité. Par ailleurs, il n’imaginait que trop bien le sort qu’on réservait à la désertion et à la sédition et ne voulait pas prendre le risque d’entraîner son ami dans sa chute. Malgré ces précautions, Samaël l’avait retrouvé et il y avait fort à parier que si un padawan en était capable, une équipe spécialisée de Jedis aguerris le pourrait aussi, ils n’étaient pas en sécurité.

Ni l’Empire ni l’Ordre ne devront jamais rien savoir de nos échanges.

Prévint le nouvel apprenti à voix basse ouvrant ainsi la porte à une communication régulière avec le Chironian qu’il ne pouvait se résoudre à abandonner aussi lâchement et ce même au mépris du danger qu’il faisait peser sur les épaules de celui qui comptait tant pour lui.

Je crois que tu me connais un peu trop bien, mais je ne le suis plus autant qu’avant. Grâce à toi.

Kolin se fendit d’un sourire presque innocent, se remémorant les espiègleries adolescentes qu’avaient pu vivre les deux padawans et l’influence mutuelle qui obéissait à leur relation si singulière et incongrue. Kolin avait rendu le chironian plus aventureux, plus rustique, il lui avait à montrer par sa propre nature sauvage que parfois ; même quand tout était contre vous ; il fallait foncer, car rien n’était jamais écrit. Samaël, lui, avait rendu Kolin plus doux, pansant des blessures qu’il avait crues à jamais ouvertes. Il lui avait montré la tolérance, appris la patience, la douceur des mots et leurs nuances. Samaël l’avait rendu bien meilleur et à présent, il regrettait de ne pas pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce.

Ne pleure pas Sam, nous sommes des combattants, les combattants n’ont pas le droit de pleurer. Les larmes sont faites pour les faibles, on est pas des gonzesses.

Fit-il remarquer autant pour lui que pour son ami, à ceci-près que le brun n’avait plus de larmes à verser, plus de sanglots à offrir. Les larmes n’avaient que trop coulées lorsqu’il croupissait dans les geôles infernales de Korriban. Dans ces cachots sombres et humides la puissance du côté obscur avait eu tout le loisir de s’emparer de son esprit affaibli. Le chagrin rendait malheureux, encore plus malheureux.

J’ai été prisonnier pendant un an Sam, un an. Ils m’ont détruit pour me reconstruire. Maintenant, je suis traité comme n’importe quel autre impérial. Je réponds à la loi du talion : celui qui me cherche me trouve. Comme ça a toujours été le cas. Ca ressemble beaucoup au Temple au fond.

Vidé de beaucoup de ses sentiments affectueux, encore moins sensible qu’avant, Kolin ne pouvait pour autant affronter la tristesse de son meilleur ami si facilement. Dans cette cour qui les entourait, loin des lois de la République, l’honneur n’était pas un vain mot, les crachats dans la main valaient contrat, la réputation était la meilleure arme pour survivre ; trahir ses amis était une pratique punie de la peine capitale. Qu’il le veuille ou non, les bas-fonds étaient à jamais gravés dans son organisme : les bons, comme les mauvais côtés.

Le bien ? Tout le bien que j’ai voulu faire n’a apporté que des malheurs, j’ai fait foiré la capture de Borenga, des milliers d’innocents sont morts à cause de moi sur Lorrd, j’ai croupi au fond d’une cellule sombre pendant un an en voulant faire le bien, tout ça pourquoi ?

Sa gorge se serra, évoquer ces souvenirs douloureux lui faisait du mal. Il n’avait pas été à la hauteur de l’espoir qu’on avait placé en lui, Joris lui avait dit et redit qu’il était spécial mais en vérité, il n’avait rien de particulier et c’était d’après lui pour ça qu’on l’avait abandonné.

Comme je te l’ai dit, les Jedis m’ont abandonné. Le Conseil préfère lécher les bottes de la Chancelière et ne pas trop s’impliquer. Un an, Sam, un an en prison à attendre jour après jour qu’on vienne te libérer, à espérer sans y croire que ceux qui défendent le bien se préoccupent de ton sort. Mais personne n’est venu, même Lyrae s’était fait dessus, il était plus courageux quand il a abandonné sa femme et son fils ou pour se marier à une inconnue. Les Jedis ne sont pas mieux que les Siths, crois-moi.

Le côté obscur se mêlait à son état de force à mesure qu’il parlait et que la colère s’immisçait en lui, l’ancien padawan avait un vrai ressentiment pour celui qu’il appelait encore son Maître quelque temps plus tôt.

Je ferai le bien, je te le jure mais à ma façon. Certaines personnes doivent mourir pour que la paix et le bien triomphe. Les Jedis n’ont pas le monopole du bien.

Les traits de l’humain n’exprimaient plus de tristesse, mais une sorte de fatalité. La dernière phrase de Samaël le toucha comme un poignard en plein cœur. Mû par un instinct presque inconscient, il enlaça son meilleur ami tendrement et plongea son cou dans le sien. Kolin ne voulait pas qu’il voit ce qu’il était devenu, à moins qu’il ne l’est toujours été, sans le savoir.

Tu ne peux pas savoir à quel point tu me manques Sammy et à quel point j’aimerai que les choses soient différentes.

Kolin se posa la question d’associer ou non Samaël à son plan. Ce plan qui expliquait sa présence dans la Cour des Miraculeux, mais il se ravisa, le chironian n’aimerait pas cela. Libérant son étreinte, il reprit d’une voix un peu plus joyeuse, comme pour célébrer leurs retrouvailles.

Et toi alors mon pote, quoi de neuf dans ton bouge ?

Dit-il avide de savoir, tout en réajustant les trois détonateurs thermiques qui pendaient à sa ceinture aux côtés de son sabre laser.
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Samaël Akiam
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MessageSujet: Re: Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]    Jeu 20 Sep 2018 - 18:02

- J'ai connu une fille qui ne pleure jamais, moi.

Murmura doucement Samaël entre deux pauvres sourires. Il sécha ses larmes d'un revers de la main, comme s'il craignait qu'agacé, Kolin finisse par se fatiguer, d'autant plus qu'il était un Sith, désormais. L'idée faillit une nouvelle fois arracher des sanglots au Padawan qui redoubla d'efforts pour ne pas s'effondrer. Comment en étaient-ils arrivés ici? Les événements s'ébranlaient, se bousculaient dans son crâne sans trouver de connecteurs.

- Mais... Comment tu veux faire le bien en t-tuant?

Sammy avait beau être naïf, il se souvint que les Jedis l'avaient déjà fait. Par obligation certes, mais il avait entendu parler d'histoires de ce type et dans le fond, le pré-adolescent espérait que Kolin agirait de la sorte parce qu'il y serait forcé. Baissant la tête, le gamin fit comprendre de manière implicite à son ancien camarade que l'argument "les Jedis ont aussi les mains tâchées de sang" était inutile. Il avait compris et peu envie d'en discuter d'ailleurs.

- J'ai demandé où tu étais, personne ne le savait. J'me suis échappé un jour lors d'une conférence. De l'art, t'aurais été fier! J'ai été ultra rusé, mais t'étais pas revenu à la Cour des miracles.

Il avait prospecté dans les ruelles, aux alentours, rencontrant quelques membres dont un qui se rappelait l'avoir rencontré avec Kolin.

- Luxus m'a dit que tu n'étais pas là. Il pouvait mentir mais c'était une époque compliquée dans la Cour. Il me l'a aussi dit, ça, et je l'ai senti. En plus je devais rentrer. Après... Je suis rentrée sur Ondéron, j'ai cherché sur Holonet et tout mais, j'ai rien trouvé. Je n'ai pas été très doué, au final, j'ai...

Pas mieux agit que les Jedis? Le Chironian peinait à croire que Lyrae avait sciemment abandonné le nouveau Enfant de la Noirceur, de fait il croyait que les Jedis avaient juste été aussi maladroits que lui, ou que les Siths avaient été très bons pour défendre leur territoire, seulement le centaure ne voulait pas risquer la dispute.

- Rien de neuf- un nouveau sourire illumina les lèvres du centaure. La façon particulière de parler de Kolin lui avait tellement manquée. Brève et fragile, cela dit, sa joie rechuta.- Bof, je vais bientôt connaître tous les maîtres du Temple je crois. Ils défilent, me choisissent puis disparaissent. Je m'entendais bien avec une chevalière, plus que bien en fait, c'était une amie. Elle m'a proposé de devenir son Padawan, j'étais super content, puis devant le Conseil, carrément, elle a dit qu'en fait non.

Le gamin haussa les épaules, fixant l'humain d'un air interrogatif. Il se souvenait de cette situation, au tout début lorsqu'il s'était plaint que les autres enfants ne voulaient pas devenu son ami. Kolin allait-il lui dire qu'il était ingérable? Aucune idée, d'ailleurs Sammy ne savait pas pourquoi il racontait ainsi ses minuscules malheurs au prisonnier.

- Excuse, à côté de toi, c'est de la crotte de Bantha, en plus, à part ça, ça va quoi.

Contrairement à un espèce de Temple Sith que le gamin imaginait sombre, bardé de toiles d'araignée, sans fenêtre, avec des murs teints en noir. Tous les stéréotypes possibles et inimaginables.

- Et toi? Ça change beaucoup? 'Fin... Je veux dire, j'ai du mal à imaginer que vous ayez des maths.

À cette idée, le gamin se mit à rire un peu nerveusement. Il n'aimait pas beaucoup les matières en tronc commun avec les civils, absolument nécessaires toutefois, il le reconnaissait. La biologie, un peu de littérature, des prémisses de physique-chimie outre les enseignements plus spécifiques relatifs à la Force ou leur entraînement quasi militaire. Le Chironian se demandait si tout ceci avait été rayé de la vie de l'ancien Miraculeux, s'il recevrait une éducation suffisante pour se débrouiller le jour où il quitterait les Siths -car Samaël ne s'imaginait pas que Kolin reste parmi eux. Cette spéculation avait le mérite de le soulager un peu.-. Bien sûr, cette inquiétude semblait triviale, ça n'en était qu'une parmi tant d'autres cela dit, tant et si bien que le centaure ne avait pas par où commencer. Devrait-il cesser de s'en faire? Impossible, pas de la part d'un pote envers un autre. Ça non.

- Tu veux aller manger un bout? J'ai jusqu'à cet après-midi.

Proposa discrètement Sammy en sondant la silhouette émincée de Kolin. En l'occurrence, il l'avait toujours connu très mince. Le Padawan ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, imaginant mal le vilain maître aux prunelles jaunies préparer de bons petits plats à l'adolescent. De plus, il avait également envie que tous deux se retrouvent, la cantina simple mais bien fréquentée lui semblait un bon compromis, sans doute pour effacer la distance que le temps, les circonstances avaient forgé. Le petit pécule qu'on lui avait donné devrait suffire à s'offrir un plat chacun, peut-être même un dessert. Ne pas penser à plus tard, juste à cette joie simple, ces retrouvailles. Les épaules de l'adolescent se détendirent légèrement. Cela semblait être la solution.
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Quand l'ombre et la lumière sont amies [PV]

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