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 Frères de poils. [PV Naël Luz]

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Tarask Mordekaar
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MessageSujet: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mar 29 Nov 2016 - 16:11


Quelque part, dans l'un des innombrables quartiers urbains de Coruscant mais non loin de la zone du Sénat, un petit vaisseau monoplace fit irruption dans le ciel, semblant rapidement chercher un endroit ou se poser parmi cette jungle urbaine. Son arrivée passa inaperçue, camouflée par un flux incessant de réseaux de véhicules et autres vaisseaux entrant ou sortant de la planète. Son passager reçut alors l'autorisation d’atterrir dans un astroport qui n'était pas surchargé... du moins, pas encore. C'est donc ce qu'il fit, tout naturellement.

Le soleil lointain de Coruscant était à son zénith, et sa lumière se refléta sur le hublot du cockpit, avant que le vaisseau ne s'engouffre dans le hangar par une entrée directement installée dans le flanc du grand bâtiment. Doucement, le vaisseau se posa après avoir déployé ses trains atterrissage. Le bruit du moteur, d'abord puissant, s'éteignit peu à peu. De la fumée sous pression s'échappa de quelques orifices disposés à cet effet ça et là sur le vaisseau. Enfin, le cockpit s'ouvrit.

« Bon travail, petit. »

Une grande et massive silhouette s'en échappa alors en se mettant debout, avant de poser pied, ou plutôt patte à terre. Elle était emmitouflée dans une bure de Jedi, bien que le pelage blanc sur son torse dépassait, tout comme ses jambes puissantes dépassaient à chacun de ses pas. Il s'agissait de Tarask Mordekaar, un chevalier Jedi Cathar. Ce dernier prit soin de complimenter son droïde astromécano de compagnie durant son voyage, avant de s'en aller tranquillement. En guise de réponse, le petit droïde émit quelques petits bips avant de se mettre en veille, attendant le retour du Jedi.

D'un pas tranquille, les bras cachés dans les manches de sa bure, Tarask sortit du hangar pour respirer l'air « frais » coruscanti. La petite nuance polluée était toujours là. Parfait. Cela n'avait pas changé depuis le dernier séjour du Jedi sur la planète, il y a des années. Étrangement rassuré par ce constat, le Cathar reprit sa route, faisant balancer sa queue féline derrière lui, au rythme de ses pas. Seul son museau blanc était bien visible, le reste de sa tête étant cachée sous la capuche de sa bure. Son œil bleu ciel ressortait tout de même de la pénombre engendrée par cette capuche sur son visage, donnant un air inquiétant pour les uns, rassurant pour les autres.

Se frayant un chemin parmi les rues du quartier où il se trouvait, comme une fourmi cherchant son chemin dans une fourmilière géante, le Chevalier Jedi marcha une bonne dizaine de minutes avant de s'arrêter devant une cantina, assez chargée en cette heure de pointe. Cela fera l'affaire, semblait-il penser, puisqu'il donnait l'impression d'avoir trouvé son objectif. Par réflexe, il se baissa avant d'entrer, la porte étant un peu petite pour lui. Cela sentait une mauvaise expérience passée avec cette entrée, signe que le Cathar connaissait cet endroit.

A l'intérieur de la petite cantina, de rares places libres subsistaient. Il émanait de l'endroit une odeur de friture rapidement écœurante, et à cela s'ajoutait une vapeur de cuisson saturant l'air et rendant la respiration assez difficile. Cela aussi, Tarask semblait en avoir l'habitude. Par chance, il restait une place libre à proximité d'une fenêtre aux volets horizontaux semi-clos, laissant entrer de fins rayons lumineux dans l'établissement, qui d'ailleurs dévoilait davantage la vapeur empestant l'air ambiant.

Tarask s'assit donc ici, sur une table entourée de deux sièges multiplace. Il s'installa confortablement avant de retirer sa capuche, dévoilant sa tête de vieux lion borgne. A cause de sa carrure et de son aspect, il n'y eut que quelques regards brefs et discrets sur sa personne : il n'était pas le genre de personne à qui l'on voulait chercher des noises. Pourtant, le Cathar était tranquille, son regard n'était pas agressif. Posant ses avant bras sur la table, il plongea son regard sur l'extérieur à travers les volets de sa fenêtre, essayant par la même occasion de reprendre un peu d'air frais. Son museau agité trahit ses tentatives d’inspiration.

« Ça, par exemple... Voilà une trogne que j'avais pas vu depuis des années. »

Tarask tourna son regard vers la personne qui venait de lui adresser la parole. Il s’agissait de Jex, le chef cuisinier de la petite cantina. C'était un Besalisk. Les Besalisk sont une espèce originaire d'Ojom ; ce sont des êtres trapus, pourvus de quatre bras pour les mâles et jusqu'à huit pour les femelles.


« Bonjour, Jex. Ravi de te revoir. »

« Qu'est-ce que j'te sers, l'ami ? Ho, attends, ne dis rien... Tu prenais quoi, d'habitude... ? Un verre de Membrosie, si je ne m'abuse ? »

La Membrosie était un spiritueux très populaire, très odorant, produit par la race insectile Killik. Au départ il s’agit d’un liquide qui suinte de l'abdomen des Killiks de la taille de Banthas. Ce liquide est ensuite recueilli sous forme de boules de cire et transformé en un sirop clair et de couleur ambrée .

Tarask se contenta d'hocher la tête en souriant légèrement, signe que le Besalisk avait raison.

« J'te ramène ça dès que je peux. Excuse-moi, on est un peu chargés c'midi... »

« Pas de soucis, Jex. J'ai tout mon temps, aujourd'hui. »

Ce dernier hocha la tête à son tour, reconnaissant envers la compréhension de Tarask. D'ailleurs, le Jedi reporta à nouveau son attention sur l'extérieur, semblant se perdre dans ses pensées. Le Besalisk ne demanda pas son reste et retourna en cuisine, aussi prestement que son corps trapu le lui permit.

Cela faisait désormais deux ans que Tarask n'avait pas quitté le Temple Jedi d'Ondéron pour goûter à nouveau à la liberté d'une Sentinelle Jedi. Et étrangement, un des premiers endroits qui lui vinrent à l'esprit était un endroit comme celui-ci : un établissement dans un milieu urbanisé à l'extrême, pas trop dangereux par rapport à ce qu'il avait pu connaître, et ou les gens venaient passer un moment de détente en se repaissant. Un endroit ou il pouvait voir des tas de gens défiler sous ses yeux, des visages qu'il ne reverrait peut-être jamais pour la plupart, sauf ceux des habitués du coin. Un lieu ou il pouvait se sociabiliser un minimum, sortir de son mutisme habituel. En quelque sorte, il avait choisi cet endroit pour être une sorte de continuité à sa « thérapie ». Ces dernières années furent si rudes... si sombres...

Tarask fut extirpé de ses pensées par une vision surprenante par la fenêtre. Un Cathar venait de passer et s'apprêtait à entrer dans la cantina. Jusqu'ici, rien d'extraordinaire, Tarask n'était pas le seul Cathar de la galaxie, loin de là... sauf que celui-ci semblait avoir des particularités physiques similaires au siennes. Se pouvait-il qu'il appartienne à son clan ?

Il fixa donc ce fameux Cathar lorsque ce dernier entra dans la cantina, sans aucune volonté de discrétion. L'inconnu eut d'abord une expression de dégoût vis-à-vis de l'odeur ambiante. Pour un Cathar qui avait le potentiel d'être un membre du clan de Tarask, il était plutôt frêle, chétif. Ne mangeait-il pas à sa faim ? En revanche, il semblait porter une grande attention à son apparence et à son pelage. Propre sur lui, des vêtements étranges pour un Cathar mais parfaitement en accord avec un milieu urbain... une fourrure oscillant entre le blond et le roux... Cela rappela à Tarask une famille de son clan qui présentaient la même caractéristique. Bref, ce Cathar avait tout pour piquer la curiosité du Jedi.

Tout le monde était occupé à discuter, manger son assiette ou regarder à l'extérieur par les fenêtres. Seul Tarask avait désormais son regard braqué sur le Cathar. Il cherchait volontairement à se faire remarquer pour se faire aborder et en avoir le cœur net. Qui était-il ? D’où venait-il ? Quelle était son histoire pour qu'il en soit arrivé à cette situation et cet accoutrement ? Tarask voulait tout savoir.

L'inconnu le remarqua assez rapidement. Lentement, Tarask montra le siège d'en face d'une main. Alors que le jeune Cathar blond s'approchait et commençait à s'installer, Jex revint au même moment avec la Membrosie commandée par le Jedi. Il fut stupéfait de voir l'autre Cathar.

« Ça par exemple ! Un Cathar peut en cacher un autre ! En plus, il te ressemble... Un autre Mordekaar vient passer commande ? »

Tarask hocha la tête en souriant, d'abord pour le remercier d'avoir apporté la Membrosie, puis pour confirmer ses dires. Il lui répondit de sa voix grave et vibrante, tout en reportant son attention sur l'inconnu :

« Eh, oui... Ça se pourrait bien. »

Ce n'était peut-être qu'une apparence, mais le jeune Cathar blond semblait tout aussi surpris de rencontrer quelqu'un qui lui ressemblait autant. Tarask lui laissa donc prendre la parole, par politesse. Il avait sans doute des questions à poser, et le Jedi préférait répondre à des questions que de les poser lui-même. Et puis... aborder les gens n'a jamais vraiment été son point fort.
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Naël Luz
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mer 30 Nov 2016 - 16:03

De la friture. Pouah. Non mais sérieusement, comment les gens pouvaient manger ces trucs ? Il faudrait les prévenir que cette nourriture était une des grosses raisons pour laquelle leurs bedaines encore plus grosse se traînaient au sol. Malheureusement s'il ne mangeait pas rapidement quelque chose, c'était le Sith qui risquait de tomber par terre. Après une longue poursuite de plusieurs jours, une recherche d'infos sur un politicien véreux pour le faire chanter et profiter de sa place au Sénat lui avait-on dit, le guerrier était mort de faim... Ou presque, car il respirait encore juste assez pour se glisser dans la première cafétéria trouvé. Lors de sa dernière filature, Naël avait du infiltrer une boîte réputée pour suivre le vieux grassouillet, pervers de surcroît, d'où sa tenue, car dans son présent état, il n'aurait certainement pas pris le temps de se changer. Fatigué, il était fatigué comme le démontrait un regard plus averti. En effet, cette fois sa tenue n'était pas spécialement collante, pour ne pas dire légèrement trop grande. Sans en être au stade de l'anorexie, le pauvre Sith avait quand même perdu quelques kilos, de ceux qu'il n'avait jamais eu en trop, scrupuleux en ce qui concernait sa ligne.

Oui, même aujourd'hui où la faim le tenaillait, et lui faisait donc froncer le museau de dégoût. L'odeur forte de friture lui aurait presque coupé l'appétit tiens. Tiens, un excellent moyen de mener à bien un régime au passage. Il s'en souviendrait en période de fêtes... Quoiqu'il ne fêtait jamais cette période.

Visant une des très rares tables solitaires de son regard vert, le félin rencontra des yeux... Ou plutôt un oeil entouré de pelage. Jusque là rien de particulier, puisque même si les humains et les Twi'lek voir Zabraks dominaient, il y avait bien quelques bestioles à poils pour se promener dans les rues tantôt polluées, tantôt lumineuses de Coruscant. Non ce qui était curieux, à part la taille colossale du blanc tigré de noir et son oeil bleu glacé unique, ses traits avaient interpellé le Sith. Rares étaient ceux qui comme lui, avaient un museau félin, à peine humanisé pour s'exprimer, des genoux retournées, un jeu de griffes et de crocs complets. Ces attributs qui l'avaient toujours un peu complexés se retrouvaient donc sur un individu en plus Jedi... Oui parfaitement, fièrement désigné comme tel par leurs habits caractéristiques. Prudemment, il occulta sa présence en son sein, espérant que sa fatigue lui permettrait quand même de réussir totalement son tour.

Malgré lui, ses oreilles se couchèrent légèrement sur son crâne, tandis que sa longue queue au bout touffu balayait le vide, sous son manteau, signe involontaire de mal être. Seul son visage abordait une mine impassible. Un masque que le Sith savait maintenir avec talent en général, bien que son langage corporel ne soit généralement pas maîtrisé. Pour quoi faire ? Personne ne savait totalement lire les petits gestes d'une créature féline. Les gens ne regardaient pas en général, trop centrés sur eux-même avait remarqué Naël.

Pourquoi ce type avec une truffe proéminente le regardait, en duo quasi parfait avec le patron du bar par ailleurs. Harassé, le guerrier décida de s'approcher pour mettre fin à cet échange silencieux.

- Tu veux ma photo ?

Demanda-t-il, sans aucune agressivité, joyeux même, bien que perçait aussi la moquerie. Cela dit, en contemplant son potentiel interlocuteur de bas en haut, le jeune semi-Cathar dû se retenir de passer une langue sur ses babines. Il préférait les humains en règle général, mais ce mâle n'était pas du tout vilain. Minaudant Naël posa sa fine tête sur son épaule aux trapèze légèrement plus saillant que d'habitude.

- Pour la fréquence de Comlink, on peut négocier.

Un plateau passa devant lui, porté par un Besalik au regard insistant, le patron du bar. Alors lui, il pouvait s'arracher ses multiples bras que Naël ne lui filerait même pas un bisou du bout de doigts pour alimenter ses fantasmes de fan anonyme frustré. Cela dit, l'assiette lui rappela qu'il avait faim, c'est vrai qu'il était sensé être sur le point de s'évanouir de faim en entrant. Reprenons.

- Mets-moi une salade, la moins... Grasse que vous avez ici.

Offrant de nouveau son intention au "tigre", le Sith continua de le fixer sous toutes ses coutures. Cette fois sous ses apparences frivoles, il était plus sérieux, cherchant à savoir d'où venait ce félin si... Félin. Après, il n'allait pas commencer à poser des questions comme un élève fasciné. Il n'était pas sensé s'intéresser de trop aux inconnus. C'était dangereux, les questions.

- Au fait, j'ai oublié, salut, tu peux m'appeler Naël, et toi ?

Un plateau-repas avec un bel inconnu ? La journée commençait à s'éclaircir notablement ! Oh et le fait qu'il soit Jedi ? Aucune importance, ce serait tout au plus, un petit nuage persistant dans le ciel. Un petit nuage curieux. Lui poser des questions l'aiderait à jouer son Jedi sur son forum de manière plus réaliste.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Jeu 1 Déc 2016 - 20:14

En premier lieu, Tarask ne répondit pas à la moquerie, ni même à la... tentative de drague ?

Pour la moquerie, il comprenait. Le Jedi perçut la nervosité du jeune Cathar, à travers la Force mais aussi son comportement : oreilles légèrement couchées, queue agitée durant son déplacement jusqu'au siège... des signes qui ne peuvent tromper un autre Cathar. Il essayait de détendre l'atmosphère pour se rassurer lui-même. C'est sûr qu'être interpellé par un gros chat borgne qui somme de s'asseoir sans dire un mot n'est pas la scène la plus rassurante qui soit. En ce qui concernait la phrase enjôleuse... Soit il n'avait pas compris qu'il avait un Jedi en face de lui, soit il le savait et c'était en vérité une autre moquerie destinée à ironiser le fait que les Jedi ne peuvent pas avoir de relation amoureuse... soit c'était autre tentative pour détendre l'atmosphère et soulager sa nervosité. Dans tous les cas, c'était des suggestions ou il n'y avait pas forcément besoin de répondre. Tarask resta donc muet et continua d'observer son nouvel interlocuteur tandis que ce dernier s'installa.

La Sentinelle Jedi se surprit alors à songer au fait qu'il avait perçu la présence du garçon avant même de l'avoir aperçu des yeux à travers la fenêtre. Quelque chose d'étrange émanait de lui, mais lorsqu'il fut interpellé, cette sensation bizarre, presque familière pour Tarask, avait disparu. Faute de mieux, le félin borgne décida de laisser cette sensation de côté pour le moment. Peut-être avait-il perçu autre chose, un flux quelconque et passager de la Force. Cela n'avait pas d'importance pour le moment.

Ce qui sembla plus important, et surtout plus curieux, en revanche, ce fut d'abord la commande passée par l'inconnu. Une salade ? Alors que la faim rongeait son esprit de telle sorte qu'on aurait pu la sentir depuis l'autre bout de la galaxie ? Un Mordekaar aurait commandé au minimum une bonne pièce de viande pour soulager sa peine... en vérité, ce qui marqua Tarask, c'est que ce jeune Cathar, dont l'apparence physique aurait pu laisser supposer qu'il vienne du même endroit que lui, avait tout ce qui avait de plus citadin dans le comportement et l'accoutrement. S'il s'avérait que son origine était bien identique à celle de Tarask, il aurait donc renoncé à tout ce qui caractérise le clan Mordekaar : traditions, rejet de la modernité, bon-vivre, force physique... de souvenir, le Jedi n'avait encore jamais vu de Cathar aussi maigre.

Dans tous les cas, il semblait avoir besoin d'être rassuré. Tarask joua donc tout naturellement la carte de la sympathie et de la plaisanterie pour essayer de le mettre à l'aise :

« Hmm... vous êtes sûr qu'une salade suffira ? Je suis sûr qu'un Jedi sur Tatooine pourrait sentir votre souffrance à cause de la faim en ce moment même. Je ne roule pas sur les crédits, mais je peux vous commander autre chose si besoin. »

Après tout, peut-être n'avait-il pris qu'une salade parce qu'il n'avait pas suffisamment d'argent sur lui pour acheter plus. Tarask tenta d'être prévoyant.

Vint alors le moment ou l'inconnu se présenta.

« Naël... non, ça ne me dit rien... » marmonna d'abord le Jedi. Il cherchait dans ses souvenirs la naissance d'un enfant de ce nom au sein de sa tribu, mais rien ne resurgit de cette fouille dans sa mémoire. Il reprit alors, s'apercevant que Naël attendait une réponse : « Ho, pardonnez-moi. Mon nom est Tarask. Je faisais autrefois partie du clan Mordekaar. Je pense qu'il est inutile de préciser d'ou je viens, mais... en revanche, ce sont vos origines qui m'intéressent. Jusqu'ici, je n'avais jamais vu de Cathar aux traits similaires aux miens en dehors de notre planète natale... »

Tarask marqua alors une pause, plongeant de nouveau son regard à l'extérieur. En vérité, il ne regardait pas forcément quelque chose : il mettait de l'ordre dans ses pensées et ses réflexions en essayant de s'oxygéner l'esprit en l'extirpant du brouhaha ambiant. Lorsque ceci fut fait, il reprit alors :

« Cela peut signifier plusieurs choses. Soit vous êtes vous-même né Mordekaar, mais dans ce cas... il semblerait que vous l'ignoriez ou que vous avez rejeté vos origines, soit vous venez d'autre part, et là... c'est intriguant. A part dans mon ancien clan, les croisement entre Cathar et Trianii ne courent pas non plus les rues... »

Tarask laissait clairement sous-entendre que son clan était en réalité issu d'un tel croisement à ses origines, mais il n'en dit pas plus pour le moment. De toute manière, il fut interrompu dans ses réflexions à voix haute par l'arrivée de Jex, muni d'un plateau sur lesquels trônaient une choppe de Membrosie et une assiette dans laquelle une salade composée baignait dans sa vinaigrette, avec des morceaux de tomate, des grains de maïs et des bouts de cervelas. Le tout était d'une présentation assez moyenne mais les produits semblaient néanmoins plutôt frais.

« C'est l'moins gras qu'on ait. » Jex ajouta un grand sourire à sa remarque avant de servir Naël.
« Bon appétit. » ajouta Tarask, toujours axé sur la sympathie. Jex servit enfin le Cathar borgne à son tour, avant de s'éclipser, signalant son départ par une petite courbette amusante. Tarask le remercia et le salua en même temps, d'un hochement de tête. Un regard un peu trop curieux aurait pu apercevoir le Besalisk remonter son pantalon par derrière avec l'une de ses quatre mains sur le chemin du retour.

Tarask marqua alors une nouvelle pause dans la conversation, le temps de débuter la consommation. Il aimait venir ici, car même si l'on ne pouvait peut-être pas en dire autant de tous les produits proposés par l'établissement, la Membrosie, elle, était bonne. Il but quelques gorgées, soulageant une soif qui avait émergé suite à sa marche sous le zénith coruscanti. Autour d'eux, quelques clients qui avaient fini leur repas et déjà payé finirent par sortir, laissant un peu plus d'air aux autres. Le brouhaha se fit moins important en décibels, laissant alors entendre la musique du jukebox, qui était pourtant là depuis le début. Les musiques qui passaient étaient quelques morceaux de jazz joués par des Bith habitués à jouer dans les cantinas. Des morceaux connus à travers toute la galaxie.




Tarask écouta un peu la musique, puis il posa sa choppe. Se reculant dans son siège, il croisa les bras et reprit alors la conversation.

« Vous savez maintenant pourquoi je vous ai interpellé. Si cela vous intéresse, je peux vous en dire plus... Mais peut-être n'est-ce pas le cas, et dans ce cas, navré de vous avoir importuné. Je n'aurai alors plus que la simple compagnie d'un Jedi prompt à la discussion à vous offrir, le temps d'un repas. »

Gardant la même posture, il s'avança néanmoins, baissant la tête en direction du plat de Naël. Il renifla discrètement, sans bruit, avant de relever le regard vers le jeune Cathar, l'air amusé :

« Votre salade est-elle bonne ? »

Le chevalier Jedi continuait de vouvoyer Naël, signe que lui-même n'avait pas gardé tous les us et coutumes de son clan. Chez les Mordekaar, les aînés tutoient leurs cadets, ce qui n'est pas le cas dans l'autre sens. Tarask montrait donc sans même y réfléchir que son éducation Jedi l'avait quelque peu changé au fil des années, et qu'il avait perdu en introversion à force de s'obliger à communiquer de manière agréable avec des personnes pour entrer sous leurs bonnes grâces, un jeu d'acteur quasiment essentiel à la fonction de Sentinelle Jedi. Mais cela, Naël ne le savait pas... tout ce dont il pouvait s'apercevoir, c'est qu'il avait en face de lui un Jedi agréable et sympathique... en apparence tout du moins.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Sam 3 Déc 2016 - 9:00

D'où sortait ce type ? D'une autre planète ? Bon ça c'était plutôt évident vu sa tête aussi non-humaine au possible, mais de caractère ? Sa gentillesse ne collait pas du tout avec le personnage. Quoique, pour lui c'était pareil sensément. Naël aimait à croire qu'il était moins fragile que son corps le laissait croire, malgré les muscles souples qui le sillonnaient, discrets, timides et néanmoins efficaces sous son pelage. En tout cas pour en revenir à la plus grosse boule de poils, cette dernière était aussi enthousiaste qu'incompréhensible. Morde quoi ? Y'avait une bestiole qui l'avait mordue ? Ah non, c'était un lieu. Un lieu dont il venait et dont il croyait que lui aussi venait... Un clan. Naël eut l'air interloqué pendant tout le petit discours de son interlocuteur, abordant une mine sérieuse peu commune chez lui, et surtout un certain immobilisme avec ses oreilles pointées vers l'avant, tendues au point de sembler capables de s'arracher de sa tête dans l'espoir de s'approcher du dénommé Tarask pour mieux l'entendre. Finalement le Sith choisit de sourire, un petit sourire moins malicieux que d'habitude, de circonstance presque. Il n'avait parlé de ses origines inconnues avec personne, servant inlassablement le même plat sorti d'une de ces affreuses séries d'holofilm rose-bonbon: LE précurseur à ce système de colle-sur-le-sofa les mégères en fait....

- Bah mes parents sont Bryan et Leslie, supers riches humains très heureux, qui se respectent même si un est Jedi et l'autre est Sith et qui m'ont toujours appuy... Laisse tomber.

Tout le monde savait évidemment que le semi Cathar ironisait quand il sortait cette histoire, tantôt avec Leslie, tantôt avec John qui l'aurait adopté avec son compagnon le fidèle Bryan -qui lui ne changeait jamais de nom, ni de métier.- mais c'était la seule soupe qu'il servirait. Le peu de gens qui avait pu s'intéresser à lui s'était fait à cette manière plus originale que le silence profond ou le regard pseudo-mystérieux du vilain encapuchonné, de se taire. Aujourd'hui pourtant, il n'était pas d'humeur à claironner sa mini pièce de théâtre parodique et il se contenta donc de hausser les épaules.

- J'en sais autant que toi sur ce point, mon chou... Et je ne sais pas ce qu'est un Trianii... Juste un Cathar. La seule chose que je peux te dire c'est que j'avais bien remarqué qu'ils ont les jambes droites...

La chance se retint-il de soupirer, même si avec l'âge -bon il n'était pas vieux non plus- le guerrier s'était assagit sur ce point. Il acceptait mieux son physique félin, et s'était rendu compte que son rejet n'était dû qu'à son ignorance. Le fait qu'il soit, dans les rues de Coruscant, un exemplaire plutôt rare quoique pas inconnu rendait plus difficile à assumer son choix. Celui de l'ignorance, du je-m'en-foutisme. Difficile de résister à l'envie de se poser des questions quand le miroir vous les retournaient dans un silence criant. Tarask était comme lui, ce miroir indiscret mais tentant.

- Humpf merci.

Du cervelas. Beurk. Mais bon on sourit à Jex en retour, pour éviter de correspondre au méchant Sith qui tue tout le monde car le plat ne lui plaît pas... Ni l'attitude du Besalik qui lui avait paru un tantinet ironique. Remarque il n'avait pas tort. Pour ne pas manger gras, Naël aurait dû choisir une autre cafétéria mais il allait mourir d'inanition comprenez... Comment ça c'était exagéré ? Jamaiiiiiis il n'exagérait, Naël.

- Dites toujours.

Fit-il en passant soudainement au vouvoiement, signe de sérieux et d'intérêt sincère. Une fois, son oreille gauche pivota vers la gauche, captant les premières notes de musique mais il n'eût même pas envie de blaguer sur le luxeeee de cette cafétéria, légèrement déplacée cela-dit. Son organe auditif se tourna de nouveau vers son camarade de repas, un Jedi donc prétendument de son clan... Mouais. L'ironie revint dans sa gueule au triple galop et il la balança quoique pas méchamment.

- En même temps, même clan j'sais pas... Y'a quand même une petite... Différence. Mini hein, au niveau de la corpulence, rien du tout, mais le détail qui chiffonne un peu quoi. J'ai rarement vu de trucs aussi félins que toi, ou que moi... Cependant j'crois que ça existe, et sans avoir besoin de mystérieux clan sorti d'on ne-sait où. Les bothans, les Farghuls ou des choses comme ça. Je ne suis pas très calé à ce niveau... Tout ce que je sais me concernant, c'est que je suis né à Coruscant... Et bof bof la salade. Votre plat ?

Se reculant un peu sur son dossier, Naël délaissa sa fourchette comme pour se reposer un peu. Il entortillait une de ses longues mèches du bout des doigts. Malgré son aspect désinvolte il était plus sérieux que la majeure partie du temps. De l'autre main il attrapa un bout de pain pour l'enfourner dans sa bouche. Ses canines, quoique bien plus petites que l'immense Tarask découpèrent la nourriture jusqu'à en faire des miettes en un ou deux coups. Clairement, même natif de Coruscant, Naël n'avait rien d'un autochtone ou d'un héritier d'émigrés de longue date. Il était arrivé sans savoir comment sur cette planète, tel un cheveux sur la soupe, ou plutôt dans ce cas, la salade. Tout son corps criait à la différence, à quelque chose de plus primitif, malgré les bothans et les Farghuls ou les autres fichus habitants de ce caillou aussi pollué qu'attirant.

- Désolé de te décevoir si tu croyais que j'étais un copain de clan. Je ne pense pas. Qu'est-ce que t'as fait pensé ça ?

Retour au tutoiement, mais plus par sympathie qu'autre chose. Il en serait presque triste pour ce Jedi si heureux de retrouver un cousin lointain.

- Et puis pourquoi t'es parti de ton clan ? ça vaut vraiment la peine... ça ?

Demanda-t-il avec un regard insistant sur la toge du Jedi. Au moins, Naël pourrait apprendre aujourd'hui, et se cultiver... Il avait toujours fait ainsi faute d'éducation. S'intéresser aux autres, tendre l'oreille, lire par soi-même pour obtenir une culture générale un peu bancale mais pas mauvaise non plus vu ses origines: les poubelles des bas-fonds des bas-fonds de Coruscant. Et puis ces Jedis si austères-quoiqu'on les disaient beaucoup plus libérés ces temps-ci...- c'était quand même intriguant. C'était comment d'oeuvrer pour le bien ? Et comment on faisait ce truc d'ailleurs ?
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Dim 4 Déc 2016 - 21:19

« Euh...quoi ? »

Tarask ne comprit absolument rien à la première réponse de Naël. Prenant d'abord la phrase au sérieux, il fronça légèrement les sourcils tout en agitant les oreilles, comme pour vérifier qu'il avait bien entendu. Mais lorsque Naël lui demanda de laisser tomber avant de passer à la suite, il comprit que ce n'était pas vrai. Un simple... moment d'égarement de sa part ? Un délire que seuls ceux qui le connaissent bien auraient pu comprendre ? Une autre tentative de calmer sa nervosité à sa manière ? Bref, Tarask haussa légèrement les épaules, à peu près en même temps que Naël d'ailleurs. Il se concentra sur la suite. Il sentit qu'il avait réussi à capter un minimum l'attention du jeune Cathar, car celui-ci se fit soudainement plus sérieux, tant dans son comportement que dans ses réponses, même si le « mon chou » ressortit de nouveau. C'était sans doute devenu un trait de sa personnalité. Tarask n'était pas spécialement habitué à être appelé « mon chou », bien au contraire, mais il choisit également de passer outre cette petite appellation. Ça passait... pour le moment. Là n'était pas l'essentiel. Il fallait se concentrer sur les informations que lui apportait Naël à son propre sujet.

Et des informations, il y en eut. Ainsi que des questions, comme le souhaitait Tarask au départ. Parfait. Les deux Cathar allaient pouvoir enfin entrer dans le vif du sujet. Le Jedi opta alors pour une attitude qui lui correspondait déjà plus : son visage se fit sérieux, concentré. Pendant que Naël l’assommait de questions, le grand Cathar tenta de tout garder en mémoire pour répondre à chaque interrogation ensuite, tour à tour, tout en emmagasinant les diverses informations apportées dans un autre creux de sa mémoire. Lorsque Naël lui laissa la parole, le Jedi, qui buvait sa Membrosie, reposa alors sa chope sur la table. Il lui fit part de son avis sur sa boisson, affichant un sourire bref, avant de commencer à répondre :

« La Membrosie est toujours bonne ici, merci. Alors, par ou commencer... hmm. Les Trianii sont assez similaires aux Cathar, mais généralement plus petits, plus fins, la queue plus longue, le pelage aussi... ils ont des moustaches, mais pas de cheveux, ce qui est généralement l'inverse chez les Cathar... »

Tarask sentit alors qu'il allait surement perdre l'attention de Naël s'il continuait sur ce sujet. Il décida donc de passer à la suite, en joignant ses deux mains posées sur la table :

« Enfin bref, arrêtons-là le cours de xénobiologie...  il est vrai que les Bothans et les Farghuls nous ressemblent beaucoup également. Vous pourriez tout aussi bien être un Farghul, justement par cette différence de corpulence entre vous et moi... Mais cette interrogation me ramène à cette autre information dont je voulais vous faire part. »

Le Jedi recula de nouveau dans le fond de son siège, croisant les bras. L'ambiance de la cantina s'était calmée, et l'odeur de friture, bien que persistante, était moins forte, signe pour le restaurant que le plus gros du rush était passé. Le Cathar profita ainsi que l'on puisse mieux respirer et mieux s'entendre pour parler à son aise, sans avoir à se rapprocher pour être entendu.

Il ferma alors son œil un instant, se replongeant dans ses souvenir, avant de reprendre la parole, faisant lentement réapparaître son regard bleu d'azur :

« J'ai fait des recherches sur mon clan. A l'origine, il est issu d'une union entre deux tribus : l'une Cathar, l'autre Trianii. Comment la tribu Trianii est arrivée jusqu'à notre planète, et pourquoi ? Comment a-t-elle rencontré et sympathisé avec le clan Cathar ? Ce sont-là des questions qui demeurent encore sans réponse... Bref, tout ça pour dire que de part cette mixité, nous sommes bien loin de tous nous ressembler, chez les Mordekaar. Ma corpulence est sans doute liée à celle de mon père et de mes ancêtres en général, c'est aussi pour ça que ma lignée a atteint le stade d'alpha... de chef de clan. Mais il y a de toutes corpulences et de toutes les couleurs au sein du clan en lui-même... C'est ce qui m'amène donc à la vôtre. »

Tarask se penche alors en avant, mystérieux, le visage fascinant et intimidant à la fois. Il fixa Naël pour captiver son attention au maximum. Le renseignement majeur allait venir maintenant.

« La raison pour laquelle je persiste encore à penser que vous pourriez être un Mordekaar à l'origine, c'est parce qu'au sein de mon clan, il y a quelques familles qui vous ressemblent. Certes, le régime alimentaire n'étant pas le même, la corpulence non-plus... » fit le félin blanc en jetant un regard sur ce qu'il restait de la salade de Naël, avant de reporter son attention sur lui : « ... mais tout de même. Certaines de vos ressemblances avec elles sont frappantes. Je me souviens surtout d'une femme, plus élancée et fine que les autres... Un peu comme vous. Mais cela remonte à mon enfance, avant que ma sensibilité à la Force ne soit découverte par l'Ordre Jedi. De souvenir, avant que je ne parte de Cathar, elle n'avait pas d'enfant... mais vous semblez jeune. J'étais petit, alors ce ne sont que des bribes de souvenirs, mais si cette hypothèse était la bonne voie, on pourrait sans doute affirmer que vous êtes né bien après mon départ."

La Sentinelle Jedi fit de nouveau une pause. Il parlait déjà bien plus que d'habitude ! Mais il aimait l'investigation, l'enquête, surtout si ces dernières étaient liées à son clan d'origine ! Toujours est-il qu'il fallait mesurer son temps de parole, pour laisser le temps à Naël d'encaisser. Pour autant, rien n'était encore sûr. Tarask allait d'hypothèse en hypothèse à partir de ce qu'il savait. Mais quand même, s'il était sur la bonne voie... ce serait bien là un heureux hasard que de tomber sur un membre de son clan qui s'ignore, en dehors de leur planète d'origine ! Il pourrait reparler à l'un des siens... sans se soucier du fait que ce dernier puisse le rejeter.

Heureux à l'idée qu'une telle situation puisse arriver, et curieux à l'idée d'en savoir plus, le Jedi semblait être de bonne humeur. C'est en finissant sa choppe de Membrosie qu'il aperçut Jex s'approcher de leur table à nouveau, faisant basculer son ventre bedonnant à sa droite ou à sa gauche, à chacun de ses pas.

« Et donc, là, c'est le moment ou tu vas prendre une pièce de viande, non ? »
« Je vois que tu ne perds toujours pas le nord. Volontiers. Je prendrai volontiers un steak de bantha. »
« Saignant, et avec la sauce forestière en prime, hm ? »
« Hm'm. Les bonnes vieilles habitudes. »
« Tu d'viens un peu trop prévisible pour un Jedi, l'ami. »
« Hmpf ! L'âge, sans doute, je vais commencer à me renseigner pour la retraite... » plaisanta enfin le Jedi.

Ricanant, le chef cuisinier repartit alors pour préparer le plat fétiche d'un de ses clients favoris. Tarask étouffa un rire discret, avant de reporter son attention sur Naël. Cette petite pause dans la conversation devait être suffisante, il allait donc pouvoir y retourner. C'est ce qu'il fit, sur un ton néanmoins plus décontracté.




« Ah, oui, pourquoi je suis parti de mon clan... hmpf, en vérité, tout s'est enchaîné assez vite, dès mon plus jeune âge. Un diplomate Jedi était venu à la rencontre de notre clan pour consolider les liens d'amitié déjà entretenus par mon grand-père, entre le clan et l'ordre. Il était aussi venu pour nous faire part d'un possible retour des Sith... mais bref. Ce jour-là, notre arbre-cité s'est fait attaquer par une nuée de Killik. Le Jedi m'a surpris en train d'utiliser la Force sans le vouloir, pour nous défendre ma mère et moi. Hmpf, je m'en souviens comme si c'était hier. Il avait indiqué à ma mère que j'étais sensible à la Force, et elle rétorquait que j'étais un « élu des étoiles », un titre honorifique en lien avec la religion du clan... Et moi, je regardais mes petites pattes à ce moment-là, me demandant comment j'avais fait ça... J'étais bien loin de leur débat, ça oui... »

Tarask ricana à nouveau, répétant le même geste qu'il eut exécuté à l'époque de son récit. Il se regarda les mains, souriant doucement, le visage empli de nostalgie.

Puis il réalisa soudain que cette question l'avait amené à beaucoup parler de lui et de son passé. Dans une autre situation, c'aurait été bien gênant, mais en fin de compte... En présence d'un potentiel membre de son clan, il pouvait se le permettre, non ? Et puis, quelque chose le poussait à le faire, comme s'il le fallait. Il décida néanmoins de calmer le jeu. De ne point trop en dire et d'en revenir à l'essentiel. Il reposa ses mains sur la table et regarda ces dernières, se concentrant à nouveau sur ce qu'il avait à dire d'important.

« ...Mais bref. C'est comme ça que j'ai fini par rejoindre l'Ordre Jedi. Je suis revenu des années plus tard, au cours de mon adolescence. Ce fut un moment bien sombre... l'arbre-cité s'est fait attaquer par un escadron mené par un Sith. Et je suis arrivé trop tard. Beaucoup des nôtres sont tombés. »

Il releva enfin le regard vers Naël, lentement, achevant sur une note plus grave :

« … Parmi les victimes, il y avait de ces Cathars qui te ressemblaient.... Mais pas la jeune femme. Du moins, je ne me souviens pas l'avoir vu. »

Tarask passa enfin au tutoiement. Comme s'il était de plus en plus sûr de ce qu'il avançait. Néanmoins, il n'aimait pas être porteur de mauvaises nouvelles, tout comme il n'aimait pas ressasser cette époque de sa vie. Son visage se fit plus renfermé, plus éteint.

« Peut-être que tu n'es en rien concerné par tout cela, que c'est une erreur lamentable de ma part qui pourrait t'apporter de faux espoirs, de fausses désillusions ou de fausses rancœurs... si c'est le cas, j'en serai navré. Mais pour l'instant, comme nous ne le savons pas... Je ne sais pas si je dois être désolé par la perte de ta potentielle famille ou non. Pour ce qui est de ta naissance sur Coruscant... cela reste aussi un mystère. »

Son regard se releva sur Naël, affichant enfin une note plus déterminée :

« Mais notre rencontre n'est pas un hasard. Peut-être est-ce que j'ai perçu à travers la Force avant de t'apercevoir par la fenêtre. Je sais, ça fait un peu illuminé sur les bords... Mais je te demande de réfléchir à tout ce que je viens de te dire. Je n'ai menti sur rien. »

Vint alors le moment ou Jex servit Tarask de son plat fétiche. Le Jedi sut que c'était un très bon moment pour marquer une trêve dans l'investigation. Encore une fois, il fallait laisser le temps à Naël de respirer, d'encaisser tout cela. Le tigre blanc se rappela d'ailleurs une des questions du jeune Cathar à laquelle il n'avait pas encore répondu : si cela valait le coup d'avoir quitté son clan pour devenir un Jedi. Il estimait que cette information était secondaire et qu'il y reviendrait plus tard, s'il en avait l'occasion. Car peut-être que Naël allait prendre Tarask pour un taré qui a trop bu, doublé d'un illuminé des voies de la Force, et partir sans demander son reste. Mais peut-être allait-il rester, poser à nouveau plein de questions, faire avancer l'enquête, voir la mener à sa conclusion plus rapidement que prévu. Attendant désormais les réponses et interrogations du jeune Cathar citadin, Tarask entama alors tranquillement son steak de bantha, tâchant de se détendre un peu plus pour repartir sur une ambiance saine, ainsi qu'une prédisposition à l'écoute de ce que Naël avait désormais à dire.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mar 13 Déc 2016 - 21:50

- Si c'est la corpulence qui détermine le rang, né ici ou là-bas, ça n'change pas grand chose pour moi... Au plus bas de l'échelle.

Soupira Naël inconsciemment d'une voix suffisamment audible pour que son interlocuteur l'entende, surtout avec son ouïe de félin. Le regard rivé sur sa queue effectivement très longue en comparaison à celle de Tarask, et bien malgré lui, le Sith se demanda s'il était possible qu'il ait prit du côté Trianii. Sauf pour les cheveux, heureusement d'ailleurs, il adoraiiiiiit sa masse rousse, rendue soyeuse par des shampooings hors de prix. Naël leur voulait un grand amour, sacrifiant certaines nécessités pour ses chères mèches. Lui, superficiel ? Bien sûr que non, c'était juste une question de sens des priorités personnelles. C'était en fait surtout un détail démontrant que le gamin des rues n'avait pas eu de référence pour apprendre ce qui comptait réellement, comme la famille. En entendant le Jedi en parler, le semi-Cathar sentait naître, ou plutôt renaître en lui des questions jadis étouffées à coups de pied. L'enfant déchu n'avait pas voulu se faire souffrir outre-mesure, c'est pour cela qu'il n'avait jamais cherché sa mère. D'après Tarok, c'était une catin fort douée dans son style, d'après d'autres, une sacrée pêcheuse pour avoir eu une engeance pareille: Ce chat pas fini, cette boule de poils bizarre qui avait eu l'idée de développer des dons anormaux. Sorcellerie. Et ses manières de minette ? Pédophilie, un futur poursuiveur de culottes courtes. Amalgame ? Plus simplement, soupe populaire des gosses de la rue. Naël n'avait jamais considéré appartenir à une famille, il s'était toujours enorgueillit d'avoir choisit son prénom, son nom, y compris son patronyme de Sith. C'était son argent récolté avec sueur -une sueur pas toujours très honnête- qu'il avait payé son passeport, son droit d'exister, bien que ce dernier était falsifié au début. Oui, car ce n'était qu'après maintes et maintes identités dérobées, provisoires qu'il avait pu infiltrer le registre civil pour s'inscrire, puis, enfin dormir sur ses deux oreilles. Une histoire extraordinaire ? Ou plutôt, encore un ingrédient de la fameuse soupe des bas-fonds. Coruscant avait tant d'étages qu'elle en oubliait les plus bas. La boue, là où dormaient, plus que des sans papiers, les sans identité.

- Pourquoi ce Sith a détruit votre cité ?

Certes, Naël était bien placé pour savoir que parmi ses pairs, nombreux étaient ceux qui se passaient d'une excuse un minimum valable pour tuer. N'empêche que d'après la description de Tarask, le village semblait isolé et ne parlons pas de la planète que Naël imaginait rudimentaire. Comment un Sith avait échoué là-bas ? Et surtout qui était-il pour être parvenu à défaire tout un village ? Bien qu'à l'époque Mister Héros au pelage blanc rayé ne devait pas maîtriser la Force, il n'y avait qu'à contempler sa fameuse corpulence pour se faire une idée du poids des autres "alphas".

- Moi je fais dans le léger... Ton steak te rends peut-être fort comme un rocher, moi je me glisse entre les cailloux. C'est la ville ici, plus que s'habituer, faut aussi se méfier de ce qu'ils servent. A mon avis, ta côtelette géante là, c'est pas du 100% naturel.

Grimaça Naël en piochant dans sa salade, cherchant à éviter les bouts de cervelas. Il n'était pas végétarien, ce serait alors continuer de creuser sa tomber bien longtemps après avoir touché le fond, mais sélectif. Non seulement le guerrier donnait de l'importance à son physique, une arme aussi utile que sous-estimée en ville, mais il veillait aussi à ce que sa silhouette demeure légère. Oh, un beau petit "cul" bien roulé pour attirer les mâles, Naël en avait "rêvé", mais pas pratique pour passer entre les barreaux d'une demeure. Et ne parlons pas de la graisse qui s'enroulait autour du coeur, sournoisement, après chaque bouchée de viande à la provenance douteuse. Bon d'accord, cette fois oui, on pouvait admettre un problème chez le Sith. Un souci né de l'habitude à faire attention à tout. A craindre n'importe quoi sous ses airs bravaches. Son corps était la seule chose qu'il contrôlait dans cette Galaxie, et encore, pas totalement. Alors il le "malmenait", le sur-entraînait, le privait pour mieux le guider dans la bonne direction. Cela l'avait conduit à une anorexie légère qui faisait son apparition selon son humeur, son bien-être du moment.

- Je ne sais pas si vous faites une erreur, mais imaginons que non... Comment ma mère aurait atterri ici ? Le gars qui s'est occupé de moi petit dit que c'était une prostituée. Faut pas faire gaffe à ce que disait ce pauvre type, mais sur ce point, j'ai des raisons de croire qu'il avait raison. Ou du moins, une partie. C'était une paumée du coin, partie en vie, sans moi. Tout ce que je sais. Comment on pourrait vérifier qu'on est bien cousin ?

Loin d'afficher un air déprimé, Naël cachait ses inquiétudes serties d'émotions difficiles à cerner derrière une grande curiosité. D'un coup de fourchette, comme pour se convaincre de son propre entrain, le matou piocha dans sa salade. Il but un verre d'eau après avoir dardé son regard sur la boisson qui semblait tant plaire à Tarask, puis avoir renoncé. Encore ce fameux contrôle parfait qu'il devait avoir.

- Si c'est pas le hasard qui nous a fait nous rencontrer, et s'il y a une raison, quelle est-elle ? Après tout, votre clan est en grande partie détruit non ? Et j'suis sensé réfléchir à quoi ?

Loin d'être agressif dans ses propos, Naël se contentait de se montrer intrigué. Il était en réalité totalement perdu. Il n'émettait pas d'ironie non plus, se demandant sincèrement à quoi le félin voulait qu'il réfléchisse. Un voyage pour retrouver les membres éparpillés de son hypothétique village ? Non, ça faisait beaucoup trop intime. Pendant ce temps, du coin de ses grands yeux obliques, le félin regarda le dit Jex s'éloigner. Il n'aimait pas que "l'ami" du Jedi rôde par ici. Lui tenait à la privacité de ses conversations. Déjà qu'il n'était pas à l'aise de parler de sa prétendue famille, ce n'était pas pour qu'un Besalisk curieux fouine partout.

- Alors Jedi, c'était un peu par défaut ? Tu regrettes des fois ?

Quant à ce que Tarask avait perçu à travers la fenêtre, Naël s'était gardé d'y faire référence. Le côté Jedi de l'histoire l'intéressait, la Force apparemment non. Serait-ce pas peur de se dévoiler ? Probablement, car désormais le guerrier avait envie d'écouter ce qu'avait à dire son interlocuteur, pas de se faire pourchasser pour se faire zigouiller. C'était un "pote" Sith qui avait tué la petite famille du minou géant. Pas de doute dans l'esprit du minou riquiqui que Jedi ou pas, son "cousin" chercherait vengeance à travers lui. Les gens se targuaient de ne pas croire en la haine, mais quand l'occasion se présentait, ils avaient la main lourde. Les plus véhéments hippies peace-and-love les premiers.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mer 14 Déc 2016 - 18:31

La première réponse de Naël amusa Tarask. Ce dernier secoua légèrement la tête avant de répondre :

« Désolé, j'ai entendu. Non, pas du tout. Il n'y a pas vraiment d'échelle dans mon clan. Certes, le chef est au dessus, mais pour le reste... un guerrier n'est pas plus important qu'un chasseur, qu'un herboriste, qu'un sculpteur, ou que sais-je encore... Chacun a une tâche qui lui incombe et qui est essentielle pour les autres. Nous sommes tous des frères unis, ne désirant que la prospérité. Autant que je sache, depuis que je suis né, l'égalité a toujours été l'un de nos mots d'ordre. Si tu avais grandi au sein du clan, je pense que tu aurais été excellent pour la chasse, tendre des embuscades... ou pour l'herboristerie, tiens, puisque j'en parlais. Enfin, c'est de la spéculation... Mais je suis sûr que tu aurais trouvé ta place. Ceux qui te ressemblaient, eux, l'avaient fait. »

Conclut-il d'un sourire bref, avant de s'éteindre un peu après avoir entendu la question suivante. Il serra ses mains posées sur la table entre elles, les fixant. A vrai dire, il n'avait jamais vraiment réfléchi à cette question. C'est vrai, pourquoi avaient-ils attaqué un village d'autochtones ? Le grand Cathar blanc songea aux réponses avant de les apporter à Naël :

« A l'époque, l'Empire Sith n'était pas encore proclamé officiellement. Les Jedi ressentaient régulièrement des perturbations dans la Force, mais... rien de plus. L'Ordre se prépare constamment au retour des Siths lorsqu'ils disparaissent, parce qu'ils reviendront toujours... Et c'est ce qui s'est passé ce jour-là. Les Sith menaient de petites attaques dans différents secteurs, dont notre planète. Si l'on se demande pourquoi, eh bien... je suppose qu'ils voulaient montrer aux Jedi et à la République que peu importe leur vigilance et leur préparation, ils pouvaient frapper n'importe ou sans que l'on ne puisse rien faire, que le côté obscur était plus fort et qu'il fallait se préparer à leur prochaine domination. Et pourquoi le clan Mordekaar a fait partie des victimes ? Je suppose que c'est parce que notre clan a établi un lien d'amitié avec l'Ordre Jedi depuis des générations. Nos « élus des étoiles » rejoignent toujours l'Ordre, et nous échangeons régulièrement sur différents plans : culture, diplomatie, connaissances... Les Jedi aspirent aussi à une vie simple, touchant rarement à la modernité... C'est ce qui a du plaire à mon clan, à l'origine. Bref, je ne sais pas comment les Sith ont fait pour se tenir au courant de ce lien, mais toujours est-il que cela a attiré leur courroux. »

Sur cette dernière phrase, les mains de Tarask se serrèrent davantage. Il releva son œil bleu ciel vers Naël, le sourcil froncé. A ce moment, son regard était peu commode... la lueur du prédateur resurgit. Sa haine était palpable, et n'importe quel être sensible à la Force pouvait sentir à ce moment-là que le Cathar savait être dangereux. Il semblait être prêt à bondir. Mais il n'en fit rien. Il se contenta d'une simple phrase énoncée sur un ton encore plus grave que sa voix ne l'est d'habitude :


« Mais ne t'en fais pas... J'ai vengé les nôtres. Je me suis assuré que ce Sith et ses mercenaires ne repartent pas de Cathar en vie. »

En vérité, il s'était surtout occupé des mercenaires. Le Seigneur Sith s'avéra trop puissant pour lui, et ce fut un Maître Jedi qui s'en chargea. Mais cela, Tarask n'en parla pas : ce qui comptait davantage pour lui, c'est qu'ils soient tous morts. Voilà une facette de sa personnalité qu'il exposait rarement en public... mais après tout, il parlait surement à quelqu'un qui avait les mêmes origines que lui et qui pouvait comprendre, il pouvait se permettre de montrer un côté un peu moins Jedi, non ?

Mais il sut néanmoins dissiper sa haine montant en lui lorsque Naël l'invita à parler d'autre chose. Il ferma son œil, soupirant légèrement par les naseaux, avant de regarde le jeune Cathar à nouveau, affichant une expression déjà bien plus sympathique :

« Hey, ne te vexe pas... je ne remets pas en cause ta force. M'est avis que ta corpulence doit te donner des avantages dans bien des domaines, en effet. En parlant de ça, la mienne n'a pas que des avantages non plus. Notamment lorsqu'il s'agit de « se glisser entre les cailloux ». Chacun ses forces et ses faiblesses. Si nous étions tous pareils, la galaxie serait bien morne. »

Naël semblait avoir pris la notion de différence entre sa corpulence et celle du clan Mordekaar comme une attaque personnelle, Tarask tenta donc de calmer le jeu pour que la suite de la conversation se passe bien. D'ailleurs, il ne dit rien à propos de l'origine du steak. Il aurait pu en dire, des choses : que de toute manière, il aurait pu dire la même chose pour la salade de Naël, et pour n'importe quel autre aliment, et que si l'on faisait une obsession sur l'origine des aliments que l'on consomme dans un milieu urbain, on était pas rendus, et qu'il fallait plutôt songer à changer de cadre de vie ; que même avant cela, l'habit ne fait pas le moine, car même si Jex et son restaurant ne paraissent pas être le plus clean de Coruscant, son steak de bantha et sa Membrosie était vraiment très bons, et que cela se sentait qu'il faisait tout de même un minimum attention à la qualité de ses produits ; entre autres choses. Mais le Cathar garda ses remarques pour lui. Il ne fallait pas gâcher cette rencontre avec un éventuel membre égaré de son clan. D'ailleurs, il fallait plutôt chercher à le comprendre, à deviner que son parcours l'avait amené à agir et penser ainsi, et que comme tout-un-chacun, son être était constitué de toutes ses expériences passées. Qu'il ne fallait pas le juger sur quoi que ce soit.

A ce titre, Tarask fut heureux de constater que le thème principal de la conversation reprit, et que cette petite parenthèse culinaire fut vite écartée. Il aimait bien que l'on aille rapidement au vif du sujet. En général, cela lui permettait d'avoir moins à parler, même si aujourd'hui, il se surpassait. Ou bien avait-il un peu changé ces dernières années, qu'il était devenu plus sociable, plus assoiffé de conversation... bref, il se concentra de nouveau sur ce que dit Naël, réfléchissant aux origines de sa mère.

« Hmm... ta mère, ainsi que ta venue ici restent les plus grands mystères... Malheureusement, son départ de Cathar eut lieu après le mien, si toutes ces hypothèses restent les bonnes. Pourquoi est-elle partie ? Hmm... il peut y avoir plusieurs raisons. Soit elle fut contrainte à l'exil après avoir commis une faute irréparable, soit elle est partie d'elle-même. Peut-être en avait-elle marre de l'absence de modernité, ou qu'elle se sentait comme un animal en cage au sein de notre arbre-cité, et qu'elle est partie pour découvrir la galaxie... Mais qu'une fois arrivée à Coruscant par on ne sait quel moyen, elle a déchanté... Là encore, les hypothèses peuvent être nombreuses. »

En vérité, chacune des réponses de Tarask soulevait des tas d'autres interrogations que Naël ne tardait pas à énoncer. Mais plus le temps passait, et plus ce dernier semblait captivé par ces révélations, bien qu'un peu perdu au fur et à mesure de l'investigation, ce qui était compréhensible. Tout son passé était en train de lui resurgir en pleine face... il fallait qu'il se laisse le temps d'encaisser. Tarask finit par lui montrer la paume de ses mains, comme pour lui indiquer de se calmer, de baisser le rythme de ses questions. Il fallait résoudre les énigmes une par une. C'est quelque chose que le félin blanc avait appris au cours de sa carrière de Sentinelle. Il continua tout de même de répondre aux interrogations déjà posées, calmement :

« Du calme, Naël. Tout va bien se passer. Je ne peux que tenter de répondre à une question à la fois... c'est un véritable travail d'investigation qui vient d'être enclenché. Si l'on prend un peu de recul, de ce que je vois actuellement, il y a une question principale à laquelle tu dois penser. Est-ce qu'en savoir plus sur ton passé hypothétique t'aidera maintenant, ou dans ton avenir ? Est-ce que tu ressens le besoin d'en savoir plus pour mieux te connaître, en savoir plus sur toi-même ? Car cela me semble bien être le but final de cette investigation... et j'ai la conviction que notre rencontre est un chemin tracé par la Force pour que tu saches qui tu es, d'ou tu viens. C'est à toi de l'emprunter, ou de décliner l'offre. Le choix t'appartient. Voilà ou nous en sommes actuellement, je pense. »

Au fil des années, l'instinct de Tarask lui avait attribué une sagesse et un sens du conseil tous deux remarquables. Il y avait des domaines dans lesquels on allait même jusqu'à se surprendre à se demander si c'était réellement un Jedi ou non, mais lorsqu'il s'agissait de mettre en avant son instinct, le Cathar blanc savait démontrer son lien puissant et indiscutable avec la Force.

Fort de sa conclusion, Tarask se permit une petite pause, le temps de goûter à son steak de bantha agrémenté de sa sauce forestière, car tout de même, après un long voyage interstellaire, ça ne se refusait pas. Cela faisait des années qu'il n'en avait pas remangé... Le plat lui parut donc particulièrement savoureux. Manifestement, il se régalait. Mais il n'en oublia pas de continuer à réfléchir, comme le démontra ses paroles suivantes :

« Il y a bien une manière de le vérifier. On pourrait aller tous les deux sur Cathar, pour que tu puisses rencontrer ceux à qui tu ressembles... pour que tu puisses t'en rendre compte par toi-même. Non, mon clan n'a pas été exterminé. Il y a surtout eu des dégâts matériels et des pertes parmi nos guerriers, mais peu de pertes civiles. Leur objectif était sans doute de faire peur, pas d'exterminer. Et cela fait des années, maintenant... mon clan s'est sans doute reconstruit petit à petit. Oui... ils sont forts, ils s'en sont sûrement remis. Normalement, le chef actuel est un de mes amis d'enfance. »

Tarask ne voulut en dire plus. Il attendit de savoir si Naël voulait aller plus loin pour lui en révéler davantage. Des informations supplémentaires iraient encore chercher dans des souvenirs plus ou moins intimes.

Vint alors la question sur sa vie de Jedi. Le Mordekaar reprit une bouchée de son steak, puis une gorgée de sa boisson, avant de poser ses couverts. Là, il posa à nouveau ses mains sur la table, chacune à côté de son couvert de compagnie, puis il fixa à nouveau Naël, prenant un air et un ton de voix sérieux, sincères.

« Non. Il n'y a pas de plus grand honneur. Certes, c'est une vie qui n'apporte pas que des cadeaux, ce n'est pas non plus la plus simple... mais la fierté d'agir à chaque instant pour la paix et la justice dans la galaxie balaie toute interrogation, tout désagrément. Et mine de rien, c'est une vie d'aventures, de voyages à travers toute la galaxie. Des fois, dans des endroits dangereux, mais je considère cela comme des défis que j'ai toujours aimé relever. C'est exaltant. C'est dans ce genre de moments ou je me sens le plus en vie. Et puis... il y a aussi le fait que pas un jour ne passe sans que tu apprennes quelque chose de nouveau. Non, vraiment... A y réfléchir, si un retour en arrière était possible et que j'aurais pu choisir entre cette vie et une autre, je pense que j'aurai repris celle-ci. J'aurai revécu les mêmes moments durs... mais c'est un mode de vie qui t'apprend que même ce genre de moment-là est un enseignement, quelque chose d'enrichissant en soi. Il n'y a pas d'échec, il n'y a que des leçons à apprendre pour avancer. C'est là aussi, je pense, la force d'un Jedi, un avantage dans la vie, au quotidien. »

Un témoignage exprimé avec le cœur du Cathar, assurément. Encore une fois, il s'était dévoilé davantage auprès de Naël. Il ne semblait pas avoir de limites avec ce dernier. Pouvoir reparler à quelqu'un qui pouvait être de sa famille était un instant qui semblait être plus précieux que l'on ne pouvait l'imaginer. Quelque chose qui, sans aucun doute, lui avait manqué. Peut-être était-ce dangereux de s'exposer autant auprès du jeune Cathar, mais cela, il ne le savait pas, et pour une fois, il manqua de vigilance. Il était tout simplement trop heureux de retrouver l'un des siens. Pas au point d'en devenir hystérique, car ce qui définissait le mieux Tarask au quotidien était le calme, mais tout de même, il était bien plus éloquent qu'à l’accoutumée, c'était certain.

Le temps défilait au cours de la discussion entre les deux Cathar. Petit à petit, l'heure de pointe s'en allait au loin. Le restaurant se vidait, l'air devenait plus respirable, les vapeurs s'estompaient. De fins rayons solaires continuaient de traverser les volets horizontaux des fenêtres. Un gros ventilateur de plafond avait été enclenché pour apporter un peu de fraîcheur à un air désormais moins saturé. Seules quelques tables étaient encore occupés. Les conversations se firent un peu plus discrètes, bien que le bruit du ventilateur masquait déjà un peu les voix trop distantes.

Tarask reprit la consommation de son steak. Tout en continuant de manger, il fit une nouvelle suggestion à son camarade de table :

« Je propose que l'on finisse de manger, et puis nous sortirons pour marcher, digérer et continuer de réfléchir à tout ça. Qu'en dis-tu ? »

Le Cathar avait aperçu le coup d'oeil hésitant de Naël sur sa choppe de Membrosie. Il en restait un peu, alors il la prit et la tendit au blondinet en souriant :

« Tu veux goûter ? Ça vient de chez nous. »

Il s'abstint volontairement de dire que ce sirop avait pour origine l'abdomen d'insectes géants. Il fallait le dire après, c'était plus drôle !
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Naël Luz
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Dim 18 Déc 2016 - 14:49

Un voyage sur une planète totalement inconnue, avec un parfait inconnu ? Le félin blanc n'avait pas froid aux yeux. Le regard arrondi, Naël le contempla un moment comme s'il était fou. Car il fallait l'être pour le supporter plus qu'un repas... En général, les gens se fatiguaient vite de sa personnalité envahissante et exaltée. Une sorte de défense d'ailleurs dans ce monde cruel où la capuche noire et les regards incandescents ne lui allaient pas- contrairement à Tarask parfaitement crédible dans le genre haineux.-. Décidément, cette manifestation "d'amitié" soudaine le surprenait, autant que la colère vissée dans le regard du Cathar.

- S'pas très Jedi tout ça mon grand.

Répliqua Naël, avec un sourire moins triomphant ou amusé qu'il aurait pu l'être. Encore soufflé par ces révélations multiples, le guerrier avait perdu une partie de son bagou. Il en avait d'ailleurs oublié sa salade ainsi que sa fourchette délaissée dans un coin de l'assiette. La faim pourtant sincèrement présente auparavant avait été coupée, au même titre que sa respiration. Naël avait trouvé son maître question réparties. Le grand blanc était-il fou ou sincère ? Débattant encore entre ces deux possibilités, imaginant que les deux se complétaient même très bien, le jeune Sith se concentra sur une partie du récit de Tarask. Après avoir posé trop de questions, cette foule de réponses possibles l'avait étourdi.

- Ce Sith, crois-tu que c'était une vraie coupable ? J'veux dire, tu crois qu'ils sont tous pareils ?

ça n'avait apparemment rien à voir, mais l'éclat de haine dans le regard du félin poussait Naël à avoir cette réponse avant les autres. Il risquait de se révéler ainsi, néanmoins mieux valait que cela se fasse de sa propre bouche, progressivement que pendant un voyage, dans un cockpit où l'autre pourrait lui tordre le cou en refermant sa grosse patte dessus. Fin chasseur ou non, herboriste ou pas comme le suggérait gentiment son interlocuteur essayant de le "consoler", Naël ne réchapperait pas de la vengeance d'un Jedi tueur de Siths, même si lui y compris détestait et craignant au moins autant ses pairs que la majorité des membres de l'Ordre lumineux. Dans le meilleur des cas, il paraîtrait simplement curieux, dans le pire, le Chevalier commencerait à douter que quelque chose ne tournait pas rond chez son "cousin génétique". Encore une fois néanmoins, Naël préférait avoir l'optique de fuir dans les rues de Coruscant qu'il connaissait parfaitement -tout du moins ce quartier.- que de partir en voyage avec Tarask pour se faire étrangler sans possibilité de se défendre. Oui, car il envisageait sérieusement ce voyage. Pourquoi pas après tout ? Il n'avait rien d'autres à faire, et rien à perdre.

- Pour moi ce sont des Jedis tombés entre les mauvaises pattes. Des gosses qui n'ont rien connu d'autre. Ils me font pitié.

Cracha-t-il avec un dédain évident pour sa propre situation. De là à être un bon petit Padawan sage, peut-être que Naël ne l'aurait pas été, cependant il aurait pu décidé d'apprendre à maîtriser ses dons au Temple pour ne blesser personne puis se réintégrer. Malheureusement, certains Siths, une minorité, étaient des adolescents tarés ayant parfaitement choisi leur voie, échappant parfois au giron trop propre des Jedis.

- Je ne sais pas si elle est encore en vie. Ma mère j'veux dire mais dans tous les cas ce n'est pas une très bonne piste. Si elle ne voulait pas de moi bébé, je l'imagine moyennement ravie à l'idée de revoir son fils pour lui révéler tout son passé autour d'une tasse de café. Tu vois l'idée ? Le voyage, Mmmmh ça pourrait se faire... Mais y'a pas plutôt moyen de contacter premièrement des potes de là-bas... Comme le chef de clan pour savoir si c'est toujours lui qui gouverne. Histoire de ne pas se faire trucider inutilement ?

Une nouvelle dynastie craignant un vestige du passé pourrait assassiner l'ancien roi revenu à son royaume, même si ce dernier ne réclamait rien. De ce côté, Naël ne se fiait de personne. Il était persuadé que les Siths ou les chefs de clan, bref, les possesseurs de pouvoirs y compris les grands manitous Jedis tenaient trop à leur siège moelleux pour y renoncer.

Prenant la choppe d'un air soupçonneux, Naël la renifla, oreilles couchées en arrière pendant quelques secondes. Bien qu'élevé par des humains ou proches-humains sans gêne félin, ces réactions étaient inscrites dans ses gênes. Décidé à ne pas vexer le Cathar, le Sith lapa une petite gorgée, plongeant prudemment le bout de sa langue dedans, les yeux relevés vers son interlocuteur, comme un enfant qui goûte le café de ses parents. Il reposa le verre, et gonfla les joues, dans une imitation comique de goûteur de vin.

Il balança le peu de liquide siégeant dans sa gueule d'un côté de sa joue, puis de l'autre avant d'avaler.

- C'est fort, mais c'est bon.

Se surprit-il, découvrant que ses papilles s'éveillaient avec joie. Le breuvage était sauvage, comme imbibé de des protéines plaisant naturellement à son corps de prédateur. Lapant ce qui en restait sur ses lèvres, le jeune Sith repris toutefois son verre d'eau. Il ne se voyait pas vraiment supporter ce type de produit en entier sans finir par terre, or il devait conserver ses capacités... Pour suivre le Cathar ou le fuir selon ses réactions.

- Ok, allons dehors.

S'étirant, le jeune félin sortit un minuscule porte-monnaie rouge duquel il brandit plusieurs billets pliés en 4 voir en 5. Avec un regard appuyé, il démentit les premiers propos de Tarask supposant qu'il n'avait pas mangé plus par manque de moyens et paya Jex avant de sortir d'un pas presque dansant dehors. Une fois dans la rue, le félin se mit à arpenter les rues du regard en attendant son corpulent "cousin", comme pour se préparer à bondir hors de sa portée, d'autant plus que naturellement, son Aura commençait à se dévoiler. Il ne pouvait pas la maintenir éternellement cachée, même si heureusement cette dernière était plutôt grisée, démontrant un utilisateur loin d'être sincèrement agressif quoique pas assez lumineux pour être Jedi, ni même véritablement formé. Il savait encore se contrôler à ce niveau. En réalité, le fait de laisser filtrer un peu de sa présence était peut-être inconsciemment voulu dans l'optique de se révéler au Chevalier, pas si lumineux non plus. Quelque part, comme leur race mêlée, ils étaient aussi un entre-deux au niveau de la Force.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mar 20 Déc 2016 - 21:05

Tarask haussa les épaules avant d'expliquer son point de vue face aux nouveaux questionnements qui lui furent posés.

« Hmpf. Tout ce que je peux te dire, c'est que je n'ai jamais été un Jedi comme les autres. Beaucoup contestent mes méthodes, ma façon de penser. Mais tout le monde est obligé d'avouer que lorsqu'il faut exécuter une mission que seul un Jedi peut faire, je fais le job. Généralement, ça compense. Et puis, on ne change pas un Mordekaar comme ça. L'essentiel reste de s'assumer, à mes yeux. »

Le Cathar aurait pu s'exprimer davantage à ce sujet, dire ce qu'il pensait vraiment, philosopher un peu, mais il préféra arrêter son explication ici. Il commença à se dire qu'il en disait beaucoup trop sur lui pour son propre bien. Que des gens pouvaient écouter, dont certains qui voudraient avoir sa peau. Et puis, il fallait redescendre, un peu. Il restait encore une possibilité que ce Cathar en face de lui n'était pas du tout celui qu'il croyait, et que de telles révélations pourraient lui attirer des ennuis. La Sentinelle Jedi qui sommeillait en lui ces dernières années revenait petit à petit, s'éveillait doucement : il fallait reprendre les anciennes habitudes. Ne pas trop en dire. De souvenir, Tarask ne s'est jamais confié en profondeur auprès de qui que ce soit. Peut-être le fera-t-il un jour, auprès d'un éventuel padawan... dans tous les cas, il en avait déjà trop dit aujourd'hui. Surtout auprès d'un inconnu.

Mais il fallait tout de même répondre sur le sujet des Sith. Puisque Tarask était déjà démasqué sur le sujet... autant qu'il exprime sa façon de voir les choses vis-à-vis des ennemis jurés des Jedi, non sans démontrer une nouvelle fois son côté paternaliste :

« Cela dépend. Si l'on t'as forcé à devenir Sith, alors il reste un espoir de te sauver. J'ai déjà croisé des enfants Sith complètement perdus, qui furent attirés par le pouvoir du Côté Obscur, mais qui, une fois obligés de commettre des atrocités typiques des Sith, étaient comme paralysés psychiquement, ne sachant plus quoi faire. Aux jeunes apprentis Sith qui sont là par défaut, j'arrive encore à accorder mon pardon, à condition qu'ils laissent tomber cette vie qui ne leur apportera rien, de toute façon. En revanche... »

Le Cathar sert à nouveau ses mains entre elles, reprenant un air plus naturel, c'est à dire ferme. Une nouvelle fois, son regard se fit plus inquiétant, sa présence plus imposante, pesante. Ses prochaines paroles furent aussi intransigeantes que ne l'était son attitude :

« Ce Sith qui a massacré les nôtres est un exemple de monstre pour qui il n'y a plus rien à faire. Le côté obscur est trop profondément ancré. Il tire une joie sadique des massacres. C'est le genre de mal contre lequel je suis parti en croisade. Et contre eux, la pitié n'est pas envisageable. Car eux n'en auraient pas pour nous, je peux te l'assurer par expérience. Pour le bien de cette galaxie, ils doivent être neutralisés, constamment, le plus possible. Et cela va au-delà de mon ressentiment personnel. C'est, à mon avis, une véritable nécessité. »

C'était là un discours qui présentait bien le personnage : toujours en demi-mesure, tenant en équilibre sur un fil entre le côté lumineux et obscur de la Force. Sa haine des Sith était indéniablement présente, mais il parvenait tout de même à apporter un raisonnement sensé à ce sujet, à ne pas se laisser totalement emporter. Aujourd'hui, il affirmait être capable d'épargner un Sith selon certaines conditions, chose impensable il y a des années ! C'était là le signe que Tarask était parvenu à rétablir un certain équilibre en lui... mais un équilibre encore fragile. Et c'était aussi un gage d'expérience, d'années passées à se confronter au côté obscur : aussi bien en face à face qu'en lui-même. Un combat incessant, certainement usant à force, mais qui faisait la majeure partie de l'identité propre à ce Jedi aujourd'hui.

Pensant avoir été suffisamment clair quant à son avis sur la question, Tarask passa naturellement à la suite sans revenir en arrière, lorsque Naël évoqua de nouveau sa mère. A nouveau, il se décontracta, réfléchissant à cette nouvelle question.

« Hmm... malheureusement, il est impossible de rencontrer le clan sans y aller directement. Mon clan rejette la modernité, les progrès technologiques. Ils veulent conserver leur harmonie avec la nature. De ce fait... ils n'ont pas nos moyens de communication. Alors, oui, dans ces circonstances, cela rend le voyage potentiellement dangereux. Mais je me souviens de mon ami comme d'un Cathar qui savait se faire respecter. Je n'ai pas vraiment d'inquiétude, je pense qu'il est toujours le chef. Notre entrée dans l'arbre cité devrait se faire... sans problèmes majeurs, disons. »

C'était le discours le plus optimiste que Tarask pouvait prononcer. Et il n'avait pas encore évoqué le fait que sa tribu l'avait rejeté il y a des années, ce qui allait compliquer davantage la tâche. Mais il était prêt à prendre le risque si Naël se montrait suffisamment volontaire pour y aller. Ce qui, pour le moment, était le cas.

Bref, beaucoup de questions avaient été posées, beaucoup de souvenirs plus ou moins bon avaient resurgi, beaucoup de révélations portaient à réfléchir. Il fallait s'oxygéner l'esprit pour espérer y voir plus clair. Cherchant à nouveau à se détendre, Tarask assista, amusé, à la consommation de sa Membrosie par son camarade de table. Lorsqu'il put reprendre sa choppe, il consomma ce qu'il restait de son contenu, d'une traite, avant de reposer le récipient sur la table.

« Ça vient de chez nous. Ça s'appelle de la Membrosie, si jamais tu souhaitais en boire à nouveau. »

Il lui laissait le soin de se renseigner davantage sur ce produit si l'envie lui venait. En attendant, Tarask finit son plat du jour, tranquillement, pendant que Naël payait sa part avant de sortir. Se léchant les babines, il se leva à son tour, imposant à nouveau sa carrure imposante dans le restaurant, puis il se dirigea vers la caisse. Jex, qui guettait de temps à autre par les hublots des portes de cuisine, l'aperçut et apparut quelques minutes plus tard.

« Alors, ça s'est bien passé ? »

« C'est toujours aussi bon, mon ami. Merci. »

Le cuisinier hocha la tête humblement, encaissant son client comme il se doit.

« Alors, tu t'es trouvé un de tes frangins ? »

« Hmm... ce jeune Cathar est entouré de mystères. Je dois enquêter pour en être bien sûr. »

« Ho. Le détective Tarask est sur une nouvelle affaire... Connaissant l'expérience du bonhomme dans l'domaine, c'est pas ce mystère là qui va l'arrêter ! »

Une tentative d'encouragement à la sauce Jex que Tarask comprit que trop bien. Au fil du temps, il avait bien cerné le personnage et savait lire entre ses boutades. Ce que venait de dire le Besalisk était aussi une preuve qu'il en savait beaucoup sur les activités de Tarask, comme si ce dernier s'était souvent confié à lui. Peut-être beaucoup trop, là aussi. Mais il y avait des moments ou Tarask n'avait pas d'autre choix que de se confier pour ne pas imploser mentalement. Toujours est-il qu'à ce moment, le chef se mêlait un peu trop de ce qui ne le regardait pas. Tarask entreprit donc de faire passer le message en coupant court à la discussion, non sans politesse :

« Espérons. Allez, à plus tard, mon vieux. Prends soin de toi. »

« Merci à toi ! A la prochaine ! »

Le Besalisk salua le Cathar d'une main levée, tandis que ce dernier, plus humble, s'inclina légèrement, avant de prendre le chemin de la sortie, d'un pas tranquille.

Il plissa les yeux, révulsant naturellement ses iris félins, pour s'habituer au changement de luminosité. Les oreilles baissées, il huma l'air ambiant, qui, bien que certainement pollué, était tout de même plus frais qu'à l'intérieur. Plaçant ses mains dans sa bure, il rejoignit enfin Naël. Debout, il paraissait encore plus imposant, car il faisait bel et bien plusieurs têtes de plus que lui, mais cela, Tarask en avait l'habitude : il avait rencontré peu de spécimens humanoïdes qui soient de sa carrure ou de sa hauteur.

Jettant un coup d’œil au ciel ensoleillé et parsemé de timides nuages, Tarask recentra ensuite son attention sur Naël, un instant. Il ressentit d'ailleurs quelque chose, une nouvelle fois, comme tout à l'heure. Et cette fois-ci, ce ne fut pas bref, mais constant. Une sensation qu'il avait désormais l'habitude de ressentir, puisqu'il avait passé ces dernières années au Temple Jedi, et qu'à cela s'ajoutait son expérience de Sentinelle Jedi, les membres de l'ordre qui s'emploient sans doute le plus à cet exercice. Mais l'aura de Naël n'était pas aussi pure. Pour autant, elle n'était pas aussi suffocante que ne pouvait l'être celle d'un Sith. Elle était un peu des deux, en équilibre sur la balance... Un peu comme lui-même. Dans un sens, c'était rassurant... et même plutôt agréable de constater qu'ils étaient similaires jusqu'à la teinte de leur aura.

S'extirpant de ses pensées, Tarask invita alors Naël à avancer, d'un hochement de tête en direction de la rue voisine :

« Allez, marchons un peu. Profitons de ce beau temps, ça va sûrement nous aider. »

Le grand Mordekaar commença alors à s'avancer, le corps droit et emmitouflé dans sa bure de Jedi. Malgré le beau temps, il remit sa capuche... Cela semblait être un réflexe, une habitude à laquelle il ne pensait même plus. Mais comme à chaque fois, son museau, ses jambes, sa queue et la fourrure de son torse qui dépassaient à chacun de ses pas le trahissaient quelque peu pour qui le connaissait. Cela n'empêchait pas de donner au personnage un certain air mystique, énigmatique... ou sectaire pour les plus récalcitrants à cet accoutrement.

Les deux Cathar traversèrent alors les rues des hauts quartiers de Coruscant, bondées en cette heure par les gens retournant au travail et ceux qui faisaient les boutiques branchées, typiques de ces quartiers riches. Heureusement, ils étaient non loin d'une grande esplanade offrant une vue sur le Sénat. Ils s'y engagèrent afin d'avoir déjà un peu plus d'espace pour marcher. En apercevant le Sénat, Tarask eut une moue dubitative. Il préféra se recentrer sur ses réflexions. Ce fut donc le moment qu'il choisit pour reprendre la parole.

« Tu m'avais caché le fait que tu étais sensible à la Force, jeune homme... »

Oui, Tarask choisit délibérément de lui faire part directement de cette découverte, pour observer sa réaction. Mais il ajouta à cela, pour montrer que c'était là un constat rassurant :

« Voilà quelque chose qui peut changer la donne. Au sein du clan, les êtres sensibles à la Force sont nommés « élus des étoiles ». Ils sont aussi respectés que la famille du chef, si ce n'est plus. Il suffit que tu montres tes capacités et ils t'aduleront comme un demi-dieu. Tu retrouveras alors ceux qui te ressemblent sans encombre. Mais... sais-tu le faire ? »

En effet, on pouvait se poser la question : Naël avait une aura neutre, ni vraiment bonne ni vraiment mauvaise. Il ignorait tout de son passé jusqu'ici... peut-être ignorait-il également ses pouvoirs ?

Repassant ce dernier constat au creux de son esprit, Tarask alla alors plus loin dans sa réflexion, semblant réfléchir à haute voix :

« D'ailleurs, en parlant de retrouver les tiens... C'est ce à quoi je faisais allusion, tout à l'heure. Je ne pense pas que l'on retrouvera ta mère au sein du clan. En revanche... tu pourrais trouver un oncle, un cousin, un frère... bref, n'importe quel autre parent. De souvenir, il y avait cette petite famille, à la base de l'arbre... lui était chasseur, quand à elle, elle se consacrait à la médecine traditionnelle, à base de plantes... C'est à eux auxquels je pensais jusqu'ici. Ce sont eux qui pourraient faire partie de ta famille. Tu comprendras, si jamais tu te retrouves face à eux un jour... »

Sur ces dernières paroles, Tarask s'arrêta, se redressant et tournant la tête vers Naël. Sa tête, cachée sous sa capuche, laissait entrevoir son museau, qui dépassait, ainsi que le regard bleu perçant de son œil. Il avait un air franchement inquiétant, mais ses paroles, elles, furent prononcées pour donner un effet totalement inverse :

« Bref, je ne peux pas continuer l'investigation avant de connaître la réponse à une question, Naël. Tout cela doit te paraître fou, ça te tombe sur la tête comme ça, du jour au lendemain, et peut-être que c'est complètement faux... mais je me dois de réitérer mon offre une dernière fois : souhaites-tu aller plus loin ? Désires-tu te rendre sur Cathar à mes côtés ? Si oui, je jure de te préparer comme il faut à ce voyage, et d'aller jusqu'au bout de l'enquête. Si non... alors il vaut mieux que nos chemins se séparent ici, car je t'aurais assez fait perdre de temps. Mais à vrai dire... ne te sens pas obligé de répondre tout de suite. Je peux te laisser un peu de temps pour réfléchir à tout ça, de ton côté, et l'on peut se rejoindre à l'endroit que tu souhaites pour que je sache ta décision finale plus tard... Une nouvelles fois, le choix t'appartient. Mais maintenant que nous en sommes là, je me dois d'en dire un peu plus, pour que tu sois bien sûr de ta décision. Je dois t'informer d'un autre risque. »

Tarask se tourna alors entièrement vers le jeune Naël, baissant alors son visage ainsi que son regard. Son ton se fit plus navré, peiné.

« Mon clan... m'a rejeté suite à l'attaque du Sith. Parce que je n'étais pas là pour les protéger, et surement parce que j'ai renié la place de chef qui me revenait de droit. Car oui... j'étais le fils du chef précédent. Mais bref, tout ça pour dire qu'il ne faudra sans doute pas s'attendre à un accueil chaleureux. Je ne dis pas qu'ils vont nous sauter à la gorge, car mon clan est pacifiste, mais ils vont peut-être pas nous porter dans leur cœur, même s'il y a moins de risques pour toi que pour moi. Ce que je veux dire par là, c'est qu'une fois sur place, j'aurai du mal à t'aider à retrouver les tiens. Je ne peux que te donner des indications. Voilà, tu sais tout... j'espère que je n'aurais pas à regretter de t'avoir dévoilé tout ceci. »

Tarask était désormais plus distant, plus méfiant. Il avait soudainement pris conscience qu'il se trompait peut-être sur toute la ligne, et que ce petit Cathar pouvait tout aussi bien être un espion chargé par ses ennemis de l'approcher, lui faire baisser sa garde pour obtenir des informations, ou pire encore. Ses vieux réflexes et sa véritable personnalité reprenaient le dessus sur la joie de retrouver l'un des siens. Mais si jamais tout cela était une bonne piste, Tarask estimait en avoir dit suffisamment assez pour permettre à Naël de faire un choix, désormais. Il attendit donc, patiemment, la réponse de son « frère de poil », en se taisant. Le temps était désormais figé entre les deux Cathar, seuls les mouvements et le son de la foule autour d'eux, ainsi que ceux des véhicules volant au dessus de leur tête, pouvaient laisser supposer que ce temps suivait son cours, tel un fleuve au courant chaotique.
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Naël Luz
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Dim 1 Jan 2017 - 4:01

[HJ: Je n'ai pas bu xD Mais je suis morte de fatigue, donc... Dis-moi si quelque chose ne va pas, et je modifierai. En espérant que tu aimes la réponse cheers ]

- Forcé, j'sais pas. Pas directement je suppose.

Fit sa voix d'elle-même, comme habitée par une soudaine ambition indépendante, lassée des mensonges, ou plutôt des non-dits de son propriétaire. En s'apercevant de ses propos murmurés du bout des lèvres mais nettement audibles, le Sith recula d'un petit pas. Par réflexe, son corps se fléchit légèrement, près à bondir hors de portée du Jedi vengeur, tandis que sa longue queue se plaquait contre ses flancs, signe de soumission. Naël détestait cette situation de jugement par autrui, provoquant par la même occasion, son propre jugement. Il revoyait défiler ses "victimes", se demander si ce qu'il avait fait était mal. Evidemment que ce n'était pas bien mais qu'y pouvait-il ? Le destin l'avait poussé entre les griffes d'un Sith et personne n'avait rien fait pour l'en retirer. La République accepterait-elle en son sein un gosse sans autre diplôme que celui de la survie dans la rue ? Naël ne croyait pas en ces contes qu'il serinait aux curieux l'interrogeant sur son passé. Personne ne lui avait pris la main. Il avait appris à lire et à compter seul, pour le reste, fallait pas lui en demander plus. Sa culture générale lui venait de discussions dans les bars, boîtes de nuit et sur le terrain de combats sanglants. Le jeune guerrier n'était pas stupide, mais certainement pas cultivé. En jargon, un bon à rien pour les mauvaises langues ainsi que le gouvernement républicain, un débrouillard aux yeux des plus tendres. Mais quelque soit le terme, un rejet de la société.

Du coup, son moyen de lutter contre son destin presque inévitable, soit la routine des gosses de bas-fond: drogue-prison-cimetière, avait été de se limiter autant que possible. Peu cruel comme Sith, le Maître d'armes comptait peu de victimes à son actif, et toujours des gens qu'il estimait pourris, des politiciens véreux, des mafieux ou des ennemis. D'ailleurs un de ses compères de sortie était un Républicain qu'il avait épargné en pleine guerre, jugeant sa mort inutile. De la même façon, il ne consommait ni drogue, ni alcool, ce qui lui avait valu de ne jamais s'être intégré dans son propre milieu. Sa toile de contacts était donc moins étendue mais plus solide, car le Sith avait à coeur de tenir ses promesses, de rester fidèle. Par stratégie plaidait-il, quand c'était en réalité un certain sens de l'honneur qui l'habitait.

Cependant, lui ne saurait se juger. Ra'Ya'Ah, son premier et unique amour avait refusé de quitter l'académie lorsqu'il lui l'avait proposé, une fois, une seule. Là avait peut-être été sa faute ? Il faut dire qu'en terme de rédemption, Naël n'avait pas été le plus déterminé. Il s'était adapté, était resté dans l'ombre de son deuxième maître et compagnon, puis avait accepté de devenir maître d'Armes dans une académie qui avait assassiné ce dernier, servant une dame Noire qui un jour, lui avait par caprice perforé un poumon. Psychologiquement, on ne se sortait pas ainsi de cet enfer, même si les portes étaient ouvertes. Il y avait toujours cette impression de mériter ça, cette auto-conviction qu'on ne changeait pas certaines choses.

Heureusement pour lui, ses efforts avaient payé dans une moindre mesure. Ne pas se laisser submerger par la colère avait permis à Naël de ne pas devenir l'un de ces Siths massacrant à tour de bras, dévoré par l'ambition. Cela ne suffirait peut-être pas à Tarask qui pourrait chercher à le tuer désormais que la vérité avait été évoquée à demi-mot -et le Cathar ne raterait sûrement pas le sens à peine voilé, trop malin pour ça.- un constat qui au fond, arrangeait le guerrier Sith. Il libéra doucement son Aura, pas à pas, jusqu'à la laisser entièrement vaquer autour d'eux, grisée, un peu à l'instar du Chevalier Jedi même si Naël encore effrayé ne s'en rendait pas vraiment compte.

Brièvement, le Sith hocha la tête, pas besoin d'affirmer de vive-voix l'évidence. Oui la Force l'avait investi et parfois il se disait que ce n'était pas un cadeau. Si ça n'avait pas été le cas, son premier maître, un de ces monstres qui tue pour le simple plaisir l'aurait achevé le jour où le gosse plein de puces que Naël était avait essayé de lui piquer son sabre. Oui, cela aurait été peut-être un destin plus enviable que le sien. Quoique, si Tarask décidait d'écourter sa vie, ça reviendrait presque au même, désormais... Mis à part qu'il avait eu le temps de souffrir 12 ans de plus... Et de s'éclater aussi. Timide mais déterminée, une lueur joyeuse naquit dans les pupilles du félin. Il ne pouvait pas se dépareiller de sa malice bien longtemps, même dans les pires instants. La vie au fond, il l'aimait, il y croyait et c'était ce qui lui avait permis, jusque là, de ne pas sombrer.

- J'pense aussi. Tu verrais la Dark'Académie. Un vrai nid. M'enfin qui sait j'vaux peut-être pas mieux qu'eux. Enfin toi pour un Jedi, je t'aime bien. Au moins, tu n'es pas hypocrite. Je t'aimerais encore mieux remarque, si tu décidais de pas me tuer hein.

Avec un petit air malicieux fiché sur son minois, le guerrier le regarda un instant, osant même un clin d'oeil avant de redevenir plus sérieux, réfléchi. Ses oreilles se plaquèrent sur son crâne et une ou deux rides -dont il se moquait bien pour une fois.- se formèrent sur son front. Qu'avait-il à perdre à aller dans un endroit inconnu avec un inconnu mal vu pas ces mêmes inconnus qu'ils allaient rencontrer ? La vie ?... Il la mettait en jeu tous les jours à l'Académie... Et puis dans le fond, inconsciemment, Naël se demandait s'il y avait quelque chose pour lui, là-bas. Son intention n'était pas de s'y installer bien sûr, lui était un Cathar citadin, un vrai, bien dans ses vêtements à la mode et la fumée des navettes, les bruits du spatioport et les lumières des bars... Mais au moins essayer de découvrir si sa seule voie était réellement celle des Siths. Espérait-il pouvoir la dévier ? C'était un rêve prononcé une seule fois devant Ra'Ya'Ah, puis, si bien enterré que même sa mort n'avait pas réussi à lui faire quitter son rang.

Sa mère ? Non seulement le guerrier ne pensait pas la retrouver, mais en plus il pensait qu'elle ne voudrait pas le voir, pas plus que ses chers cousins, oncles ou famille étendue. On n'était pas dans un conte noël, sinon dans l'histoire vraie de Naël (HJ: Pardon pour l’anachronisme possible, mais je devais faire ce jeu de mots aussi pourri que facile.). Néanmoins, il ne trouvait aucun inconvénient à quitter d'air. Il était suffisamment gradé pour partir dans avoir à rendre réellement de comptes, au pire, il devait voir ça comme une mission avec un bonus en plus... Pas de prime à la clé, mais pas d'assassinat. Naël supportait de moins en moins ça.

- Ok. Je s'rai sérieux comme pas deux. J'ai rien d'autre à faire ici.

* Et j'ai envie de m'en sortir ? *

Mouais, fallait pas rêver. Dès que cela le prenait par ailleurs, le guerrier y coupait court. Inutile de se faire du mal. Il devait déjà être content d'avoir l'Académie derrière lui et une place suffisamment bonne pour posséder sa chambre privée, ainsi que ses moments de libres. On essayait de le tuer seulement 2 à 3 fois par jour, les novices eux subissaient en moyenne 6 voir 7 assauts. Ouais, il avait une bonne situation, mais pas suffisamment pour pleurer à l'idée de la perdre non plus disons. En fait, il était plus chanceux que ces ingénieurs à salaire fixe, avec femme et enfants, qui s'ennuyaient mais ne pouvaient pas tout plaquer du jour au lendemain pour partir à l'aventure avec un Cathar géant rencontré dans une cantina. Restons POSITIF. Sa situation était POSITIVE.

- T'auras rien à regretter, ce n'est pas le genre de la maison de trahir. Si tu as des doutes, je te laisse du temps et renseignes-toi sur Dark Light.

Ok, donner un nom de Sith n'avait rien de très engageant, cela dit, Naël n'utilisait pas son vrai prénom-enfin celui qu'il avait lui-même mis sur le registre vu qu'auparavant, il n'existait même pas aux yeux du Gouvernement.- pour rien à l'académie. Dark Light n'était un pseudonyme révélé qu'à ses associés, ceux qui faisaient partie de sa toile de contacts. Des Siths, mercenaires ou autres en recherche désespérée d'un collègue honnête, qui ne risque pas de les assassiner ou de les vendre à la moindre proposition de payement. Ils étaient un petit groupe ainsi, se rendant service en "toute confiance", même si l'inventeur du système, Naël, donc, ne s'investissait pas à fond car il ne désirait pas tuer pour autrui, il s'était ainsi forgé sa réputation de Sith "honnête". Un concept qui payait mieux qu'on ne le croyait.

- Tu sais là-bas, je ne veux pas être adulé ou des truc du style. Je n'suis pas un fils des étoiles ou quoi, loin de là.

Prévint-il simplement, déclinant cette "gloire" pourtant proposée à bout de bras. Sa force mais aussi sa faiblesse résidaient dans ce refus d'Ambitions. Il se protégeait de certaines concurrences indésirables qui faisaient perdre du temps- et occasionnellement la vie.- mais ne risquait pas d'obtenir de rang plus haut au sein des Siths. Tout du moins, pas pour l'instant, alors qu'il était maître d'armes depuis un certain temps déjà.

- Bon maintenant qu'on s'est dit toutes les vérités, qu'on est super potes et tout ça... Ou presque. Qu'est-ce qu'on fait ?- Ajouta le félidé, faisant fi de l'air plus distant de Tarask à la fin de sa tirade.- Quoiqu'il en soit, je suppose que je m'engage aussi à te donner les infos que tu me demandes sur ma famille pour m'aider à la trouver. C'est marrant, même si j'en ai très peu, ce sera la première fois que je les donne. Profite alors, y'a promotion sur le package Motions... Demande.

Bon, si Tarask ne le tuait pas parce qu'il était Sith, tous deux pourraient partir quand bon leu semblait. Naël n'avait aucune attache vraiment sentimentale ici. Deux coups de comlinks dont un pour s'assurer qu'on s'occuperait de Cerise son Gumpa et le voilà sur les traces de ses origines. Origines qui l'intriguaient, malgré le fait que c'était surtout l'optique d'un voyage avec un "pote" qui l'avait réellement convaincu. Depuis que Dranor courrait après son horrible petite amie Zora -une Sith à éradiquer qu'il faudrait présenter à Monsieur Boule-de-poils-super-musclée d'ailleurs.- il n'avait plus de vrai ami ici. Bon ce cher Chevalier Mordekaar en était encore loin, mais qui sait ? Et puis un compagnon d'aventures c'était déjà bien, même si malheureusement, il était probable que ce ne soit qu'au sens premier du terme. Les muscles sous les poils, ça rendait plutôt bien en fin de compte. Miam. Mais bon, chasse gardée sans doute, parce que Tarask devait non seulement être hétéro -Naël avait un radar pour ces choses là supposément, comme ceux de leur "communauté", mais en plus s'il était vraiment de sa famille, style un cousin ou un truc du genre. Beurk...

- Dis-moi quand tu pourras partir, que je m'organise. Faire les bagages, tout ça, c'est que ça risque d'être long... Y'a des vaccins contre les maladies exotiques ?

Malgré son air amusé, il était sérieux quant à ce voyage. Il avait envie de le faire, pressentant que c'était ce genre de folie qui ne se présente qu'une fois dans la vie et qu'on devait saisir au vol.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mer 4 Jan 2017 - 1:28

[HJ : C'est très bien, pas de soucis, ne t'en fais pas xD ^^]

Le sang de Tarask ne fit qu'un tour.

Il y eut d'abord cette forte allusion qui ne laissait que peu de place au doute. Et puis il y eut l'aveu qui en dissipa les toutes dernières traces. Le jeune Cathar que Tarask avait rencontré était un Sith ! Voilà un jeu bizarre que celui mené par la Force, elle qui avait mené le Mordekaar jusqu'ici, pour rencontrer un membre potentiel de son clan, souhait inespéré pour lui, mais qui serait du côté de ses pires ennemis... la surprise et l’hébétement, de prime abord, ne purent être contenus. L’œil restant du Cathar blanc fut grand ouvert, et sa gueule entrouverte en apprenant ceci.

Mais cette surprise ne dura que peu de temps. L'instant d'après, le visage du félin blanc se crispa, ses poings griffus se serrèrent, et il fixa Naël, le dominant de toute sa stature et d'un regard meurtrier. De vives émotions étaient perceptibles chez lui, et autant dire qu'elles n'étaient pas toutes pacifiques et saines, loin de là. Sa vieille haine des Sith montait en lui comme une rapide marée. Mais l'on pouvait également percevoir qu'il ne laissait pas totalement submerger par elle.

A vrai dire, Tarask réfléchissait. Il était visiblement nerveux. Il se sentait perdu, pris d'une certaine paranoïa, un mal récurent chez n'importe quel espion. Pour commencer, il jeta un rapide coup d’œil autour de lui, dans la foule, sur les toits des immeubles, partout. Peut-être que ce Sith n'était pas seul, en vérité, et qu'il attendait le moment propice pour attaquer, ou ordonner une attaque. Mais ici, en plein milieu de la foule ? … Oui. L'Empire, les Siths, ils étaient capables de faire ça. Il n'y avait aucun doute à avoir là-dessus. Le terrain était dégagé, peu importe les pertes civiles puisqu'elles seraient de la République... et si un Sith était capable de se balader librement dans la capitale de la République sans être gêné par quoi que ce soit, autant dire que ce serait tout aussi simple de se faire piéger par un guet-apens impérial, même ici. Mais non... il n'y avait rien. Tarask ne perçut ni n'aperçut aucun danger aux alentours. Mais cela ne le rassura pas pour autant.

Rapidement, il décida de reporter son attention sur Naël. Cette fois, son aura était bien plus présente... mais toujours en demi-teinte. Une sensation que Tarask avait déjà vécu, mais qui restait toujours aussi étrange : il avait en face de lui un être qui n'avait de Sith que le nom, du moins en apparence. Et son comportement, ses émotions... il se montrait soumis, craintif, comme nerveux pour sa survie. Il semblait avoir pris son courage à deux mains pour révéler sa réelle identité au Jedi vindicatif... et son nom-même ? Darth Light ? Bref, tout portait à croire que ce Sith s'était en réalité retrouvé dans le mauvais camp par de malheureux hasards, et qu'il restait en espoir pour lui, que les ténèbres ne l'avaient pas totalement englouti.

Mais Tarask ne se laissa pas berner. Il savait à quel point un Sith pouvait être manipulateur, qu'il pouvait cacher jusqu'à l'essence de son être pour frapper au moment ou l'on s'y attend le moins. Non... La Sentinelle en avait vu des vertes et des pas mûres dans sa vie, il lui fallait plus que de simples mots pour le convaincre, même si un aveu aussi direct sans attaque ni fuite à la suite pouvait laisser place au doute. Mais il ne pouvait rien faire actuellement. Activer son sabre laser et provoquer une panique dans la foule, au risque d'en perdre sa proie ? Inconcevable. Pour l'instant, il se sentait comme le chasseur chassé, pris au piège et ne pouvant rien faire. Il ne put donc qu'écouter tout ce que Naël avait à dire, avant de répondre de manière globale. Il y eut d'abord un avertissement, et de la mise à distance entre les deux protagonistes, dans la première réponse de Tarask, qui se montrait désormais clairement sur ses gardes et menaçant, aussi bien dans le regard que dans sa gestuelle. D'une main, il écarta le côté gauche de sa bure, et de son autre main, il alla chercher lentement son sabre laser, de manière bien visible pour le jeune Sith :

« Ça, tu peux en être certain, je vais me renseigner sur toi... « Darth Light ». Jusqu'ici, c'est ton aura en demi-teinte et le fait que tu sois potentiellement de mon clan qui t'ont sauvé la vie. Mais si je découvre qu'il y a anguille sous roche, et que tu fais tout cela pour m'atteindre moi, ou les miens... Sois assuré que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce voyage soit ton dernier. Et si, par miracle, tu m'échappais, je te traquerai jusqu'aux confins de la galaxie, sans cesse, jusqu'à ce que tu aies payé cette trahison de ta vie. J'espère que tu as bien enregistré ce que je viens de te dire. »

Le ton était donné. Tarask montrait clairement qu'il ne jouait plus, surtout lorsque c'était son clan qui était en jeu. C'est vrai, le Sith pouvait se jouer de lui pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce clan de puissants Cathar ralliés à la République... ou juste chercher à atteindre la Sentinelle Jedi, qui aurait été démasquée, suite à toutes ses actions contre l'Empire et les Sith, dans l'ombre.. il fallait donc remettre les choses dans l'ordre, si c'était le cas, et rappeler à ce jeune gringalet Sith que Tarask avait déjà tué des Sith bien plus imposants que Naël par le passé, et qu'il aurait sans doute aucun mal à recommencer avec une proie si chétive... même s'il ne fallait sous-estimer aucun Sith.

Par ailleurs, si Naël, ou plutôt Darth Light, invitait Tarask a se renseigner sur lui, le grand Cathar blanc se demandait si ce Sith avait des infos sur le Jedi. Et dans ce cas... comment avait-il fait ? Comment avait-il été démasqué ? Il avait toujours pris soin d'effacer toute trace de passage dans chacune de ses missions... bref, le Jedi, loin d'être serein, continuait de nager dans la paranoïa. Une nervosité qu'il n'avait pas ressenti depuis qu'il s'était reclus au Temple Jedi pour apaiser son esprit. Elle lui reprenait les tripes, et il allait même à se demander s'il n'y avait pas des espions Sith parmi les Jedi qui l'auraient observé et alerté Darth Light au moment ou il était enfin sorti de sa tanière...

Ayant désormais la main sur son sabre laser, Tarask observa de nouveau les alentours, rapidement. Toujours rien. La Force et ses sens de félin ne l'avertirent d'aucune menace. S'il y avait vraiment quelqu'un, ils auraient surement déjà entrepris de mettre le Jedi hors d'état de nuire, avant-même qu'il ait atteint son sabre laser de sa grande main poilue... Le Jedi décida alors de se calmer, d'arrêter là la paranoïa. Lentement, il ôta sa main de son sabre, avant de faire retomber sa bure le long de son corps. Il se remit bien droit, dominant toujours Naël de sa carrure de géant. Son visage, même si moins menaçant, était toujours renfrogné, et le ton de sa voix n'était guère agréable.

« Je ne suis plus vraiment sûr de te guider jusqu'à l'arbre de mon clan. Mais dans l'optique ou tu y mettrais les pattes, ce n'est ni à toi ni à moi de décider de la façon dont on doit être perçus. Tu es et resteras un élu des étoiles à leurs yeux, quoi que tu fasses ou dises. A défaut d'être idolâtré, ils te respecteront toujours beaucoup et veilleront toujours à ne pas te contrarier. Ce qui te rend d'autant plus dangereux... Sith. »

La méfiance et la tension étaient désormais clairement palpables, à chaque instant. Coincés dans leur petite bulle, faisant abstraction de toute la foule autour d'eux, les deux Cathar se jaugeaient, restaient sur leurs gardes, se méfiaient l'un de l'autre. Tarask restait sur ses positions, demeurant vigilant, réfléchissant quand à la suite des événements. Puis, soudain, il décida de calmer le jeu. Croisant les bras, il reprit alors, d'une voix un peu plus agréable à entendre, même si toujours assez ferme :

« Hmm. Faute de preuves accablantes, je te laisse une chance de faire tes preuves. De me montrer que tu n'es pas mon ennemi, que tu fais partie de la première catégorie de Sith dont j'ai parlé tout à l'heure. Tu peux t'estimer heureux, tu fais partie des rares Sith que j'ai épargné. Du moins... pour le moment. »

La Sentinelle Jedi se plongea alors dans de nouvelles réflexions, un peu plus saines cette fois-ci. Il réfléchissant à la manière de s'y prendre pour la suite. C'était peu prudent de voyager ensemble, aussi Tarask prit la décision pour les deux Cathar de voyager séparément. Après quelques instants de réflexion, il révéla alors sa conclusion à ces dernières :

« Toute information concernant ta famille, aussi maigre puisse-t-elle être, serait la bienvenue. Elle fera sûrement avancer les choses. Pour le départ... Je peux partir dès maintenant. Rien ne me retient sur Coruscant. Je songe d'ailleurs à partir avant toi, pour préparer le terrain... je vais faire l'éclaireur, vérifier que rien n'a changé et qu'il demeure possible d'entrer dans l'arbre-cité sans encombres. Histoire d'éviter les mauvaises surprises... »

Etrangement, cette dernière phrase prononcée semblait comporter un double-sens... mais le Jedi ne laissa que peu de temps au Sith d'y réfléchir. Fouillant sous sa bure de Jedi, le Mordekaar en extirpa deux petits appareils, qu'il montra au jeune Cathar :

« Par chance, j'ai toujours sur moi ces petits pisteurs. Je vais en garder un sur moi, et tu feras de même avec le deuxième. C'est donnant-donnant... ainsi, pas d'entourloupe des deux côtés. J'espère que ça te convient, parce que ce n'est pas négociable. » fit-il en lui en donnant un, avant de tourner les talons.

« A présent, suis-moi. Nous allons au spatioport ou est stationné mon vaisseau. D'ailleurs, comment vas-tu y aller ? Avec un vaisseau monoplace ? Ou un transport en commun ? »

Tout en lui posant cette question et ne le quittant pas du coin de l’œil, Tarask mena la marche vers le dit spatioport, quittant la grande place et sa foule d'heure de pointe. Il prit soin de rester dans des rues fréquentées, de ne pas s'engouffrer dans des ruelles trop étroites pour éviter toute embuscade... sa méfiance était toujours présente. Le chemin fut plus long, mais qu'importe, la sécurité avant tout.


Ils arrivèrent à destination après trois quarts d'heure de marche à pas régulier. Toujours suivi par Naël, Tarask s'engouffra dans l'immense hangar ou des tonnes de vaisseaux reposaient, s'en allaient ou arrivaient pour se poser. Après quelques minutes de recherche, Tarask retrouva son petit vaisseau monoplace. Après avoir ouvert le cockpit, il entra un code sur le tableau de bord avant de ressortir, puis il patienta. Au bout de quelques minutes, son droïde astromécano fit son apparition, roulant tranquillement vers le duo, comme s'il avait été appelé.

« Prends place, petit. On repart d'ici quelques minutes. Prépare le trajet pour la planète Cathar. »

Une nouvelle fois, il reçut des petits sons synthétiques en guise de réponse. Il se tourna alors vers Naël, une dernière fois.

« Je te donne trois jours pour te préparer. Passé ce délai, rendez-vous sur Cathar, aux coordonnées de mon pisteur. Je t'y attendrai. N'emporte que le strict nécessaire. Mon clan rejetant toute modernité, la vie y est simple, là-bas, et nous n'y resterons sans doute pas longtemps. Prévois pour quelques jours, tout au plus. Et pour ce que j'en sais... il n'y a pas spécialement de maladies exotiques, sur Cathar. Mais si jamais tu venais vraiment à tomber malade, les médecins s'occuperont de toi. Notre médecine traditionnelle répond à pratiquement tous les maux de la planète. Il n'y a pas à s'en faire pour ça. »

Visiblement, Tarask était désormais suffisamment sérieux pour ne pas distinguer les phrases ironiques. Il désigna ensuite le pisteur que tenait Naël, avant d'ajouter, d'un ton plus ferme à nouveau :

« Je te surveillerai constamment. Garde-le toujours sur toi. Si tu essaies de m'embrouiller, je le saurai. Le pisteur est programmé pour ça. »

A moins d'avoir de bonnes connaissances en électronique, il était difficile de savoir si Tarask disait vrai au sujet de son pisteur, mais vu à quel point il prenait sa sécurité au sérieux, il serait surement dangereux de ne pas aller dans son sens, dans tous les cas.
Le grand félin blanc prit alors une dernière fois la parole, préparant son départ imminent en agrippant l'échelle permettant l'accès au cockpit :

« Si tu joues franc jeu avec moi, je m'excuserai d'avoir été si brusque. Mais nous n'en sommes pas encore là. Une dernière chose à me dire ou à me demander avant mon départ ? »


[HJ : Je propose une dernière réponse de ta part, puis je conclurai le topic et on ira poster dans une autre section, qu'est-ce t'en dis ? Ou alors on reste ici et on fait la partie Cathar sur le même post ?]
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Naël Luz
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Ven 6 Jan 2017 - 13:06

[HJ: J'ai posté mon arrivée sur Cathar ici... Mais rien n'empêche que tu crées le nouveau sujet ! En suite à celui-ci, ça nous dépaysera un peu de changer d'endroit. Non ? What a Face Comme tu veux en fait ! Désolée au fait pour le manque d'infos, Naël est juste un gros je m'en-foutiste qui a jugé peu important de fouiner d'avantage sur Tarask, par contre toi tu le peux. Cela dit, je ne sais pas si Randall/Dranor est encore dispo, si oui et si ça t'intéresse, tu peux l'avoir retrouvé et lui demander si Naël est légal. En fait il a failli tuer Randall pendant un Event mais y a renoncé car le voyait inutile. En général cela dit, tu peux découvrir ce cas sur divers PNJ, dont une famille riche prise en otage. Mon perso évite de tuer... Il prétexte que c'est pour éviter de charger son dossier au cas où si la justice le "choppe" etc, mais ses "victimes" ou adversaires sont normalement traités correctement... Lui est surtout spécialisé dans la recherche d'infos/infiltration. Son "meilleur" côté est ressorti en enfance, quand il est revenu dans son quartier et a libéré ses ex-compagnons du joug d'un gang qui les martyrisait, il avait volé des riches pour le donner aux pauvres. Oui, un mini côté robin des bois. Bien sûr, c'est un Sith donc pas tout blanc non plus hein, ce n'est pas du tout mère Théresa. Bref, je te laisse inventer, j'ai confiance, du moment que tu suives la ligne directrice du perso que j'imagine sans trop de scrupules -s'il faut prendre en otage, il le fait.- mais pas extrémiste, ni cruel. En général ses pactes, avec amis/ennemis sont respectés aussi.^^. ]

Machinalement, les poils entre les épaules de Naël se gonflèrent légèrement, formant une sorte de petite crête s'étendant sur sa colonne vertébrale jusqu'à la naissance de sa queue. Si ses cheveux et vêtements cachaient le phénomène naturel d'un animal trichant avec sa fourrure pour se donner l'air intimidant, l'idée demeurait claire. Il n'était pas rassuré face à Tarask, et seule la curiosité le poussait à le côtoyer. Evidemment, si lui pouvait s'amuser à parler avec un Jedi, sensé avoir un certain sens éthique -quoique celui de ce Chevalier en particulier semblait bien épuré.- ce n'était pas la même chose pour un enfant de la Force Lumineuse d'en rencontrer un du côté sombre. Par nature, les Siths étaient sensés être sournois, tricheurs, menteurs, assoiffés de sang. Non seulement c'était un cliché, mais un cliché véridique dans la majeure partie des cas. Bien sûr, il y avait ensuite des nuances. Ra'Ya'Ah par exemple aimait le pouvoir, il avait une sacré ambition et aucune pitié. Toutefois il avait toujours été honnête dans ses intentions, franc dans ses combats, dépourvue de cruauté lorsque cette dernière ne s'avérait pas absolument nécessaire. Leur mode de vie obligeait les Siths à aller à l'encontre de la loi et des droits civiques, tout simplement parce que personne ne respecterait les leurs. Certains y prenaient juste plus de plaisir que d'autres.

Il était donc normal que Tarask soit d'avantage prudent face à Naël qui n'était théoriquement freiné par aucune règle ni sens moral que le contraire. Néanmoins, si l'on ne prêtait pas attention aux auras, c'était bien le grand félin qui semblait agressif. En fait, même si on les sondait, précisément en cet instant, le roux avait l'air plus docile, égal de caractère, comme en retrait. Evidemment, la duplicité était la grande arme du Guerrier, vu sa carrure. Il devait en plus d'être agile, malin voir sournois par moments. Seulement aujourd'hui, le Sith n'avait aucun intérêt à agir de la sorte. Une quelconque richesse du grand Cathar ne l'intéressait pas, ni sa pelisse à brandir au bout d'une fourche. De fait, si Naël avait parfois méprisé les Jedis pour leur hypocrisie, il ne les avait jamais détesté. Pourquoi se fatiguer ? Cela ne changerait pas la situation, et au fond, il fallait le reconnaître, les plus embêtants dans l'histoire, c'était bien les Siths à toujours vouloir conquérir des trônes, des populations, des planètes. Bref, ils avaient un peu ce qu'ils méritaient, bien que d'autre part, les circonstances soient aussi coupables de leur situation.

Un enfant comme Naël n'aurait jamais survécu en se rangeant, par ailleurs, il n'avait pas existé jusqu'à sa majorité dans les registres civils. Aucun droit pour lui donc, aucune pompes funèbres ni larmes s'il était mort. Sa seule possibilité pour lutter contre son destin était de limiter ses "mauvaises" actions, se tenir sur le fil rouge, agir seulement en cas de nécessité absolue. Or, face à Mordekaar justement, il enfreignait sa règle en Corthose, s'affublant de problèmes supplémentaires peu utiles à sa survie. Néanmoins, il ne pouvait ignorer l'appel de ses origines, ni contenir sa curiosité. Lui qui avait toujours regretté d'être à ce point différent, minaudant sur ses préférences pour les humains éprouvait un certain désir d'aller voir cette fameuse planète. Il n'avait pas grand chose à perdre.

- D'accord mon chou. Ne t'en fais donc pas tant. J'ai bien entendu et je serai sage.

Conclut le jeune Sith aux différentes mises en garde que lui faisaient le Chevalier d'un ton légèrement goguenard mais surtout conciliant. Il avait conscience du risque que prenait Tarask et ne se sentait pas offusqué par autant de méfiance. D'ailleurs, bien que lui n'exprime pas ouvertement la même pensée, ça ne l'empêchait pas de la partager. S'estimant déjà peu prudent sur ce coup, le félin essayait de conserver ses distances avec le grand blanc -pas le requin, non, l'autre avec d'aussi grosses dents cela dit.^^- au moins lorsque sa pupille se dilatait et que sa gorge vibrait de colère.

- Ok, c'est parfait. J'irai dans une petite navette.

Fit-il, beaucoup plus pragmatique que d'habitude, sans doute trop occupé à surveiller les énormes paluches griffues de son présumé cousin pour fanfaronner autant que d'habitude. Il clipsa le fameux traceur et salua son camarade, notant dans un coin de sa tête, tout ce qu'il devait faire. Son regard glissa vers l'astromech. En tant normal il aurait porté ses mains à sa bouche pour crier les yeux plein d'étoiles "il est troooooop chouuuuu je veux le même !", cependant aujourd'hui, il ne faisait que jeter un regard neutre au vaisseau du Jedi.

Les dernières paroles du Cathar lui arrachèrent un demi-sourire toutefois. S'excuser ? Quelle drôle d'idée. Personne n'en avait jamais pris la peine pour sa personne. Du coup, Naël sentit l'envie un peu gamine de tout faire pour contenter Tarask. Il éprouva l'espace d'un instant, le fou désir de le rendre "fier", de lui faire admettre ses torts. Ce devait être bien d'avoir raison et de ne pas être puni pour ce fait. Bon, dans l'immédiat en réalité, le Sith accueillit l'idée comme si elle lui était égale, haussant juste les épaules légèrement. Sans doute ne se rendait-il pas consciemment compte de l'effet psychologique que cela pourrait produire, du bien énorme qu'une marque de respect aussi simple pourrait supposer, ou ne voulait-il pas le montrer, simplement.

- Non, je ne te retiens pas plus. On se voit là-bas.

Avait-il conclu avec un léger sourire, cachant en fait une vraie excitation enfantine. Pour sa part, malgré une certaine crainte de s'aventurer sur cette étrange planète, Naël ne pensait pas craindre grand chose, pas plus qu'à l'Académie où sa vie était chaque jour exposée malgré son intégration. Il n'avait aucunement envie de doubler Tarask et n'aurait donc pas à dépenser d'énergie à concocter un plan ou à s'inquiéter que ce dernier soit découvert. Son vrai risque était que Mordekaar interprète un fait ou un geste honnête dans l'idée comme une trahison. Mouais, pas trop de risques encore une fois, le Jedi avait l'air un peu paranoïaque, l'avouant lui-même d'ailleurs, mais il ne semblait pas stupide non pplus.

Les valises furent faites assez lentement. D'abord, Naël avait essayé de tout entasser ses possessions. Oui, on pouvait être Sith mais être coquet, et puis, il avait eu tant de mal à obtenir ces vêtements à prix moyens ou fanfreluches en tout genre qu'il lui était difficile de s'en séparer. Pareil pour son baladeur dernier cri ou son comlink avec applications en tout genre. Pas de choses modernes avait dit le Jedi. S'agissait pas de fâcher les minous de Cathare. Bon, il se passerait de musique alors.

Pour éviter toute sorte d'ennuis, le guerrier se déclara simplement en mission personnelle auprès de l'Académie, un genre de recherches dont tout le monde se fichait éperdument. Bien sûr, on ne quittait pas le monde des Siths comme un moulin, mais Naël avait quelques passes-droits que supposaient son statut de Maître d'Armes de confiance. Il n'avait jamais trahi la Dame Noire, n'avait pas d'antécédents et était peu souvent parti. On le connaissait comme un Sith modéré, sans réelle ambition. Un petit guerrier méprisable quoique doué au sabre-laser, avec un bon taux de midichloriens, mais certainement pas un danger, encore moins une personnalité en devenir. Il n'avait aucun autre futur que de vivoter au sein de la Dark'Académie, à condition de n'esquisser aucun faux pas. Au premier d'entre eux, son manque d'importance ferait qu'on hésiterait encore moins à l'assassiner. Sa transparence avait donc ses avantages et ses inconvénients, il était sur le fil rouge depuis le début. C'était un peu le résumé de sa vie, alors il faisait avec. Ce voyage sans vrai rapport avec les Siths était le premier car d'habitude il était casanier, se contentant de ses sorties à Coruscant dans des boîtes gays le Wee-Kend, de quelques amis dont un Républicain-parfaitement oui, et qu'il avait failli tuer.- et de ses cours. Son instinct lui disait que côtoyer un Jedi juste après s'être débarrassé du risque "Zora", pouliche de la grande Dame Noire et copine du mercenaire avec lequel Naël avait couché, c'était fissurer un vase déjà rempli d'eau... Mais cette fois, sa raison n'avait pas su faire taire ses besoins. Cette vie sans vie ne lui suffisait pas. Il devait voir plus loin. Serait-il enfin assez mature pour entamer ce voyage -sur Cathar ou ailleurs- qu'il aurait déjà dû entreprendre à la mort de son Amour ?

- Sois sage Cerise.

le Gumpa hennit légèrement, mordillant une fois de plus une mèche blonde vénitienne de son maître. Le propriétaire de la résidence pour animaux domestiques exotiques soupira tandis que Naël faisait un gros câlin à son poney. Ce qu'il ne fallait pas supporter... Heureusement que le Sith avait payé cash, sans parler du petit supplément promis s'il retrouvait l'animal en excellente santé à son retour, parfumé et heureux.

Le voyage fut assez long, surtout si l'on considérait que Naël n'était pas un pilote hors pair. Il conduisait plutôt en ville, préférant par ailleurs souvent prendre les transports en commun, même s'il ne buvait pas d'alcool. Néanmoins aidé par un astromech, le jeune Sith parvint à destination. Il avait depuis, toujours porté le pisteur sans s'y intéresser d'avantage. A quoi bon de toutes manières. Il se fichait bien de savoir si le dit engin pouvait effectivement envoyer des signaux à son propriétaire si Naël le retirait ou pas. Évitant tout conflit, le Sith était resté dans son petit appartement à Coruscant le temps de préparer ses affaires, car l'idée n'était pas non plus de dévoiler où sur Korriban, exactement se trouvait cette chère Dark'Académie. ça n'était pas comme s'il devait partir pour ne plus revenir et devoir se confronter aux conséquences d'une si grosse traîtrise.

En ce qui concernait Tarask lui-même, le guerrier avait effectué quelques recherches, mais rien qui demande de craquer un serveur du gouvernement ou autre. Pareil que pour le pisteur, étant le "méchant" de l'histoire, il se fichait un peu de connaître le passé du dit "gentil". Le vrai risque était de se trouver à côté de ce dernier sur une planète inconnue, où pullulaient des amis du géant blanc. Et ça, même bardé d'infos, le Sith ne saurait le diminuer. Soit Tarask décidait d'être réglo, soit il pétait un câble et tous deux s'affrontaient. Raison pour laquelle Naël avait choisi de conduire plutôt que de prendre un transport en commun. C'était une précaution simplette mais tant qu'à faire, mieux valait avoir un moyen de fuir au cas où. Pour le reste, n'ayant aucun désir de provoquer de vagues, il imaginait difficilement de gros soucis avec Tarask. Si ce dernier avait souhaité le tuer, il l'aurait déjà écrasé sur Coruscant, ou lui aurait donné rendez-vous dans un hangar froid et désert sous prétexte de préparer le voyage pour l'achever dans un recoin de la planète-poubelle.

- Hello boy.

Salua le semi-Cathar, deux doigts sur sa tempe dans un salut militaire clairement plus relâché. Il s'étira les pattes et baîlla d'une manière exagérément gracieuse. Maudite boîte de conserve que ce vaisseau qu'il avait dû conduire. Pas le plus confortable certes, mais suffisamment rapide pour lui promettre une fuite -à condition qu'il parvienne jusque là, certes.-

L'air tranquille même s'il bouillait intérieurement, Naël contempla les alentours. Une planète aussi sauvage n'était pas pour le rassurer. Son terrain à lui, c'était la grande ville, les quartiers beaux ou pouilleux, la pollution, les gens... Pas ces bestioles en tout genre, posées sur de la végétation douteuse ou ces bruits naturels en tout genre que ses oreilles sans cesse agitées essayaient en vain de reconnaître.

- Alors t'as fait bon voyage ?


Il ne demanda pas à Tarask si ce dernier avait effectivement fait des recherches sur sa personne, confirmant ou infirmant sa sincérité. Il s'en fichait. Ils étaient là... Lui prêt de son vaisseau en cas de coup de folie de ce Jedi pas très stable, mais au fond, les choses devaient bien se passer.
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Mer 11 Jan 2017 - 18:03

[HJ : Bon ben je continue ici en fait, c'est plus pratique xD. Désolé encore pour l'attente !]

Les différentes réactions de Naël, qu'elles soient justes ressenties sous forme d'émotions ou énoncées de vive voix, rendaient Tarask toujours plus perplexe. Une nouvelle fois, il semblait sincère, bien loin de ressentir une quelconque haine ou envie d'affronter le Jedi, et mieux encore, c'était comme s'il souhaitait faire plaisir au Mordekaar, ne pas le décevoir. La Sentinelle perçut différentes émotions émaner de l'esprit du jeune Sith, mais aucune n'était synonyme de danger. La conclusion actuelle devenait évidente : Soit c'était un expert en manipulation et en tromperie... soit il était réellement sincère, et le Sith le moins dangereux que Tarask n'ait jamais rencontré. Le Sith était plus calme que le Jedi ! Voilà une ironie qui arracha un sourire en coin sur le visage du félin blanc. Mais une fois encore, il fallait trouver la bonne réponse, pour en avoir définitivement le cœur net, et ne pas se faire avoir.

« Fort bien. Alors à dans trois jours, sur Cathar. »

Tarask se permit même un hochement de tête en guise de salut, ce qui était une marque de respect déjà très prononcée envers un Sith chez lui ! Mais bien sûr, aucun des deux Cathar n'était dupe : c'était un respect de façade en attendant que la vérité n'éclate. Une simple forme de politesse, de diplomatie pour préserver un équilibre déjà fragilisé dans cette relation. Et même si ce respect venait à s'intensifier par la suite, nul doute que Tarask aurait beaucoup de mal à faire entièrement confiance en cet individu un jour. En y songeant, Tarask trouvait cela bien dommage. Si seulement il n'était pas Sith... Cette rencontre aurait été fabuleuse, tellement inespérée pour l'élu des étoiles rejeté des siens.

Mais peut-être que ce Sith faisait réellement partie de la catégorie des « Sith que l'on peut épargner » selon les critères du Jedi... Peut-être qu'il y avait quelque chose à faire pour lui. Peut-être était-ce vraiment là l'objectif de la Force à travers cette rencontre... La mission qu'elle confiait à Tarask. Soudainement, il avait comme l'impression d'avoir le destin de ce garçon entre ses mains, la capacité de l'amener définitivement du côté de la lumière ou des ténèbres en fonction de la manière dont il agirait avec lui. Au final, au terme de cet échange, une émotion que Tarask n'avait pas ressenti depuis longtemps resurgit en lui : l'espoir. Pourvu que ce Naël ne lui cache véritablement rien, et qu'il soit possible de s'en faire un ami...

Les pensées du Jedi étaient en ébullition, alors que la vitre du cockpit se refermait sur le vaisseau.

« Petit, on ne va pas tout de suite sur Cathar. Recalibre-nous sur Nar Shadaa. »

Après plusieurs petits bips, le droïde astromécano s'exécuta et calcula le trajet de Coruscant jusqu'à la lune de Hutta. Une fois cela fait, Tarask activa les moteurs, préparant le décollage. Il jeta un dernier regard à Naël avant de définitivement s'envoler et quitter la planète pour rejoindre sa première destination.

Après quelques heures passées en hyperespace, le Jedi acheva sa course effrénée au-delà de la vitesse-lumière. Tour à tour, les étoiles réapparurent, puis la planète à proximité. La fameuse Nar Shadaa.



Située en orbite autour de Hutta, la lune de Nar Shadaa était réputée pour son « chaos organisé ». Une planète parfaite pour les hors-la-loi, fugitifs et autres gangs désireux de s'approprier quelques quartiers sur cette lune. Pour toute activité illégale, la destination de choix était celle-ci. Mais qu'est-ce qui attirait Tarask ici ? Pourquoi n'avait-il pas rejoint directement Cathar ?

La réponse surgit une heure plus tard, alors que la Sentinelle s'était posée et avait rejoint un quartier mal famé qu'il semblait connaître. Il s'aventura dans une ruelle sombre et entra dans un petit magasin dont l'enseigne ne clignotait que de temps en temps, lorsque le faux contact électrique le désirait.

Mais derrière cet aspect miteux, se cachait en sous-sol une grande salle d'informatique, avec des ordinateurs, serveurs et autres consoles à ne plus savoir qu'en faire. Dans l'ensemble de la salle, des bips, bruits de disques durs en plein travail et de claviers martelés par des doigts rapides et précis pouvaient être perçus parmi d'autres bruits bien connus de tout informaticien ou ingénieur électronique. Ci et là, des hologrammes de planètes, de personnes ou de lieux surveillés par caméra étaient visibles. C'était vraisemblablement un complexe secret de pirates informatique.

Une jeune humaine se leva de son siège en apercevant le Cathar surgir de l'entrée de la pièce. Elle se dirigea vers lui, visiblement contente de le voir. Elle semblait bien le connaître.


« Ca alors ! Ma grosse boule de poils préférée est de retour ! Ça baigne ? »

« Content de te revoir, Anna. Ça va plutôt pas mal, oui. »

Lorsqu'il fut plus jeune, Tarask s'était vu confier une mission d'infiltration sur Nar Shadaa. Par hasard ou volonté de la Force, il rencontra cette humaine en mauvaise situation face à un gang, envoyé par un cartel pour l'éliminer après un piratage qui a mal tourné et qui l'avait fait repérer. Tarask l'a sauvé, et depuis, les deux énergumènes sont bons amis. C'est pour cela qu'il n'est pas étonnant de voir l'humaine se plonger dans les bras de la grande peluche blanche, gage d'une amitié ambigüe doublée d'affection.

« Comment ça, plutôt pas mal ? On te pose des soucis, à toi ? Quel est le con suicidaire qui oserait faire ça ? » Répliqua-t-elle en gloussant, après avoir reculé de quelques pas.

« A vrai dire, je cherche à me renseigner sur lui, pour savoir s'il va m'en poser, ou non. Tu vois le tableau ? »

« Hm'hmmm ! Et donc, tu t'es dis que ta jolie Anna pourrait s'occuper de ça, pas vrai ? Ok, tu m'as sauvé, mais un jour il faudra bien que tu me rendes la monnaie pour tous les services que je t'ai rendu... d'une manière ou d'une autre... » Lui répondit-elle, d'un ton aguicheur et amusé.

« Un jour. Si tu es sage. » Répondit le Cathar, qui ne se dégonfla pas.

« Ouuh. Intéressant ! Allez, dis-moi le nom du type, et je te donne tout sur lui. » gloussa-t-elle à nouveau, tout en regagnant son siège et sa console sur son bureau, prête à partir à l'assaut de n'importe quel système. Le Mordekaar soupira avant de répondre :

« Un Sith qui se fait appeler « Darth Light ». Je veux tout savoir sur lui. »

A ces mots, la plupart des autres pirates, qui n'avaient tilté à rien jusqu'ici, s'arrêtèrent et osèrent un regard plus ou moins discret vers le félin blanc. Anna elle-même ne put cacher son étonnement.

« Attends voir... le plus grand chasseur de Sith que je connaisse va en épargner un ? »

« Tout dépend de ce que l'on va trouver. »

Quelques chuchotements et gloussements discrets se firent entendre.

« Eh beh... tu te relâches avec l'âge, mon chaton ? »

Un grognement du félin, résonnant dans toute la pièce, fit remettre tout le monde au travail de manière assidue, sauf Anna.

« Rho, ça va, prends pas la mouche, je te taquine... J'comprends que t'aies envie de changer d'air, après tout ce que t'as vécu... »

« Tu saisiras davantage lorsque tu l'auras vu. » fit Tarask, énigmatique et sérieux.

Sa curiosité piquée à vif, la jeune pirate informatique se mit donc au travail. Holonet, réseaux privés, et même consoles impériales... Rien ne put lui résister.

Et voici ce qui ressortit de ses recherches et qui fut porté à la connaissance du Jedi : Naël était effectivement un jeune Guerrier Sith âgé d'au moins la vingtaine si ce n'est plus, porteur d'un sabre laser à lame violette. Origines inconnues. Repéré par les Sith en début d'adolescence. Il a rejoint l'académie Sith sur Korriban vers ses 17 ans, et est retourné sur Coruscant à l'âge de 19 ans en compagnie d'autres apprentis Sith, raison inconnue. Il est retourné sur Korriban à l'âge de 20 ans pour participer à un tournoi et s'affranchir de son identité de novice pour finalement devenir un guerrier Sith. A partir de là, il semble s'être spécialisé en mission d'infiltration. Il mène une double vie, entre citadin sur Coruscant et Guerrier Sith. De manière générale, il semble très peu estimé de la part de l'Empire et des Sith, car non seulement son titre de Darth sonne comme une insulte envers la culture Sith, mais en plus, il est connu pour avoir épargné plusieurs vies au cours de sa carrière et de ses différentes missions, chose impensable lorsque l'on parle d'un Guerrier Sith. Néanmoins, il s'en est toujours sorti grâce à des excuses et des raisonnements qui lui ont épargné toutes représailles. Il semble donc doué lorsqu'il s'agit d'élocution et de manipulation, et la surprise est sans aucun doute un de ses talents-clés. Mais il semblait tout-de-même avoir un certain sens de l'honneur. Mais il ne fallait pas le sous-estimer pour autant, d'autant plus qu’apparemment, il aurait également reçu le titre de Maître d'armes au sein de l'académie des Sith. Au vu de sa constitution, il doit probablement miser sur des formes de combat telles que l'Ataru, le Niman ou encore le Makashi pour s'en sortir. Mais s'il est Maître d'armes, c'est qu'il a déjà un peu touché à tout... et le fait qu'il le soit à cet âge-là montre qu'il doit certainement bien cacher son jeu au quotidien !

Ces découvertes lui donnaient d'autres points communs avec Tarask. Comme lui, il est là ou on ne l'attend pas forcément, rejeté par ses pairs mais là quand même, par esprit de loyauté, et surtout.. lui aussi semble jouer au funambule sur un fil, qui le ferait passer du côté lumineux s'il tombe à gauche, et obscur s'il tombe à droite.

Bref... même en ayant pris connaissance de tout cela, Tarask en était toujours au même point. Que penser de Naël ? Il ne semblait pas si innocent que cela, loin de là, mais il y avait ce quelque chose... qui gênait, qui empêchait Tarask de chercher à l'affronter sans hésiter. Le Jedi se sentait toujours piégé : impossible de prévoir ce qui pouvait arriver, de prédire une attaque surprise du Sith, de ce qu'il allait faire une fois arrivé au sein de l'arbre mère sur Cathar. De plus, le temps passait et pressait, l'échéance des 3 jours arriverait vite à son terme. S'il avait su, Tarask se serait donné un peu plus de temps...

Mais face à une nouvelle absence de preuves accablantes, il n'avait pas le choix, et faire ce que l'on demande le plus à un Jedi : faire confiance en son instinct. Et actuellement, son instinct lui dictait de tenter le coup quand-même, de continuer cette aventure, mais non sans rester sur ses gardes, en essayant d'avoir quelques coups d'avance sur cette partie de jeux d'échecs qui venait d'être lancée.

Le lendemain, après avoir remercié et salué son amie Anna, Tarask quitta donc Nar Shadaa et prit la direction de la planète Cathar, réfléchissant longuement durant le trajet. Il y avait toujours ces deux problématiques : préparer le terrain en cas d'une éventuelle trahison de Naël, et assurer un bon séjour chez les Mordekaar, ce qui n'était pas forcément gagné d'avance. Il fallait d'abord commencer par renouer le contact avec eux, chose que Tarask s'était résigné à ne jamais faire pour ne pas attirer de nouvelles souffrances, envers lui comme envers son peuple.

Deuxième jour. La Sentinelle Jedi quitta de nouveau l'hyperespace. Son vaisseau surgit de nul part, à proximité de sa planète natale. Déjà d'ici, l'on pouvait observer les grandes étendues de savanes et de plaines veinés de lacs et de petites mers. Son aspect visuel était unique, et Tarask avait oublié à quel point son « chez lui » était magnifique vu des étoiles, alors que quand il était jeune, c'était les étoiles qu'il voyait de loin et qu'il trouvait magnifique. Le Jedi empruntait le même chemin, en sens inverse.

Après avoir traversé les turbulences de son entrée dans l'atmosphère Cathari, Tarask se mit à la recherche de son arbre-cité d'origine, l'arbre-cité des Mordekaar. Il le repéra après une demi-heure de recherche depuis les airs. Pourtant, il décida de ne pas s'y poser tout de suite. Il prit la direction du second arbre-cité le plus proche, tout de même situé à des kilomètres du premier. Il le connaissait, car dans son enfance, il lui était arrivé d'accompagner son père jusqu'à cet arbre pour trouver de la nourriture en période de pénurie. La population Cathar de cet arbre était tout à fait classique, ne rejetant pas la modernité et en contact permanent avec le reste de la galaxie, avec laquelle le commerce prospérait.

Tarask se posa non-loin de cet arbre. Puis il ouvrit le cockpit de son vaisseau. Il se leva... et huma l'air frais de sa planète natale. Le vent de la savane parcourut sa bure et sa crinière blanche. Tarask ferma les yeux, profitant de ce moment, de ces sensations qui n'étaient qu'un souvenir jusqu'ici. La fatigue n'arrangeant rien, l'émotion lui monta vite au cœur. Il se retint difficilement de pleurer. De joie, de mélancolie, des deux à la fois... Il n'aurait su dire.


Depuis son départ de Coruscant, le grand félin blanc n'avait pas arrêté. Il était épuisé. Il descendit de son vaisseau, se coucha sous une aile, dans l'ombre, et se reposa dans l'herbe, se roulant en boule comme il le faisait lorsqu'il était petit. La nostalgie s'était complètement emparée de son esprit.

A son réveil, Tarask jeta un rapide coup d'oeil au scanner relié au pisteur qu'il avait donné à Naël. L'appareil émettait toujours depuis Coruscant. Bien. Il devait sans doute se préparer pour le voyage. Tarask décida de ne pas accorder plus d'importance que cela à la position du Sith. Il marcha alors jusqu'à l'arbre-cité et s'y engouffra, profitant de l'odeur de bois qui lui avait également manqué. Là, il s'acheta quelques provisions avant de retourner à son vaisseau.

Après s'être rassasié, Tarask se mit au travail. Il retourna dans le cockpit et alluma une console sur sa droite. Petite personnalisation de sa part : cette console était directement reliée à la structure interne et la programmation de son droïde astromécano, lorsque celui-ci se reliait au vaisseau. Il relia alors son propre pisteur au droïde et décida d'y apporter une petit modification sur quelques codes-source : suite au passage chez les pirates informatique de Nar Shaddaa, le droïde était pourvu d'un petit sonar qui repérait toute déplacement sur plusieurs centaines de mètres aux alentours. Le pisteur que portait Tarask était désormais relié au droïde par réseau sans fil. Ainsi, lorsque les deux Cathar seront au sein de l'arbre-cité, le droïde pourra le prévenir de toute arrivée derrière eux, ce qui laissera le temps à Tarask de défendre sa cité si jamais des alliés malintentionnés du Sith venaient à se dévoiler. La sécurité avant tout. Tarask avait déjà mis une fois son peuple en danger. Il ne souhaitait pas que cela se reproduise.

Ce travail prit plusieurs heures, et occupa le Cathar une bonne partie de la journée. A terme, il ne sut quoi faire de plus pour assurer ses arrières, et estima que c'était assez satisfaisant. Il se reposa pour le reste de la journée, allant marcher un peu dans la savane pour décompresser, et s'endormit le soir non loin de son vaisseau, au clair de l'unique lune de la planète, à proximité d'un petit feu de camp improvisé.

Troisième jour. L'heure était venue.

A l'aube, Tarask se réveilla. Après avoir écrasé les restes de son feu de camp, il se mit aussitôt en route. Son vaisseau décolla et souffla les dernières fumées de son feu. Après un quart d'heure de trajet, le voilà posé de nouveau à proximité d'un arbre-cité, sur une colline à quelques kilomètres. Et cette fois, c'était celui des Mordekaar.

Tout en descendant de son cockpit, Tarask ne quitta pas des yeux cet arbre qui l'avait vu naître, grandir, partir, revenir et repartir. Et le voici, de nouveau, non loin de lui. D'ici, l'arbre ne semblait pas avoir changé. Peut-être était-ce similaire au peuple qu'il abritait. Tarask l'espérait de tout cœur. Il resta là, quelques minutes, comme paralysé. La nervosité montait en lui. Pourvu que tout se passe bien... Comment allait-il réagir en revoyant les siens ? Et eux, comment allaient-ils réagir également, en voyant le retour du fils de leur ancien chef, accompagné d'un autre élu des étoiles ?

Le Mordekaar secoua la tête. Ce n'était plus le moment de se poser ce genre de questions. Il fallait préparer l'arrivée de Naël. Le Cathar blanc jeta de nouveau un coup d’œil au scanner relié au pisteur. Il était en chemin, bientôt arrivé à destination. Bien. Malheureusement, le vaisseau monoplace du Jedi n'était pas armé. Il faudra faire sans en cas d'attaque surprise.

Tarask décida alors d'employer une ancienne méthode, qui avait plutôt bien marché à l'époque. Il alla se cacher dans des hautes herbes non loin de son vaisseau, attrapant son sabre laser sans l'activer pour le moment. Si le Sith était accompagné, l'attaque surprise ne viendrait pas forcément d'eux...

Heureusement, le vaisseau de Naël apparut enfin dans le ciel, seul. Après quelques minutes de manœuvre, il se posa non loin de celui de Tarask. Le traqueur de Sith, concentré et méfiant, fixait l'appareil de son unique œil. Il reporta ensuite son attention sur le ciel... Rien. Pas d'autre vaisseau. Même après quelques minutes. Naël était descendu et commençait à chercher Tarask... bien, alors il fallait prendre le risque. Le Jedi sortit alors de sa cachette, lentement, et vint à la rencontre du jeune Sith, gardant son sabre à la main dans les premiers instants.

« Bonjour, Naël. Hm, plutôt épuisant, mais j'ai pris le temps de me reposer un peu en trois jours. » Répondit-il, d'un ton qui se voulait accueillant et tranquille en apparence, jusqu'à ce que Naël aperçoive le sabre laser dans la grande main du Cathar blanc. Ce dernier suivit son regard, puis il replaça son arme à sa ceinture. « Tu m'excuseras, simple précaution. ». Un aveu volontaire de méfiance toujours présente. Naël savait sûrement que Tarask avait fait des recherches sur lui, et désormais il savait que Tarask en était toujours à peu près au même point. C'était une manière de lui montrer que le Cathar n'avait pas relâché sa vigilance, qu'il était toujours aux aguets, mais néanmoins toujours prêt au dialogue, et surtout, à continuer ce voyage qu'ils avaient commencé.

« Bienvenue sur Cathar. » Tarask ouvrit grands les bras, semblant montrant les immenses étendues de plaines sur lesquelles se tenaient ci-et-là les énormes arbres, paysage typique de la planète. « Un climat des plus agréables, la brise légère, les arbres qui servent de refuge à notre espèce... On y est. En plein dedans. En parlant d'arbre... Viens voir. »

D'un geste de la main, Tarask invita Naël à le suivre le temps de quelques pas. En contrebas de la colline se dressait l'arbre des Mordekaar, baigné dans la lumière naissante de l'aube. Le Cathar blanc le désigna, d'un vague geste de la main emmitouflé dans sa bure de Jedi.
« Voici l'endroit ou je suis né. Et peut-être le lieu de tes origines. Là, tu peux apercevoir quelques uns des miens qui rentrent de la chasse. Ici, des herboristes et des médecins qui travaillent ensemble dans un jardin. Il a un peu grandi, d'ailleurs... Là, il y a les bouchers qui attendent les chasseurs à l'entrée de l'arbre. Là, il y a le forgeron. C'est une particularité de notre peuple : il travaille dans un local à l'extérieur de l'arbre, pour ne pas prendre le risque d'un incendie à partir de sa forge... »

Tarask laissa alors le temps à Naël de profiter de cette vue, et de cette découverte. Après quelques minutes, il reprit la parole :

« Je t'ai parlé de quelques membres du clan qui te ressemblent, tu te souviens ? Il y a ce couple, à la base de l'arbre. Lui s'appelle Saki, elle s'appelle Malewa. Il est chasseur, elle est herboriste. Nous allons à leur rencontre. Si tu te souviens du nom de ta mère... Ils pourront alors te dire ce que tu veux savoir. Ou pas. C'est là ou nous allons savoir si tu viens d'ici ou non. »

Le Jedi prit alors une grande inspiration, sentant l'air frais emplir ses poumons. Il était un peu stressé, mais essayait de se détendre.

« Bien... il est temps. Allons-y. »

Prenant son courage à deux mains, il ouvrit la marche jusqu'à l'arbre. Pendant la descente de la colline, il jeta un regard en coin derrière lui à son droïde astromécano, hochant discrètement la tête, tout en palpant le pisteur qu'il avait fixé à un bracelet sur son poignet, dissimulé sous sa bure.

Quelques minutes plus tard, la colline fut descendue. Plus ils approchaient, et plus l'arbre semblait massif. Les quelques établis à l'extérieur de l'arbre commençaient leur activité, tranquillement. Déjà, quelques regards se posèrent sur le duo. Des regards méfiants, d'autres surpris. Tarask n'avait pas caché son visage. Face à son clan, il serait entier. Pas de dissimulation, de tromperie ou d'autre subtilité envers les siens. Il était et restera toujours Tarask Mordekaar. C'était une question de respect et d'honneur.


Ils entrèrent alors au sein de la cité abritée par l'arbre. Tous les bâtiments et les maisons étaient construites et taillées à partir de l'arbre même, et s'étendaient jusqu'à la cime à travers différents passages, pontons et ascenseurs à activation manuelle. Pour un nouveau venu, c'était tout simplement vertigineux. Tarask ne put retenir un sourire de fierté et de soulagement : Ça n'avait pas changé. Son peuple semblait être resté le même...

Mais ce constat fut bref. Tarask repéra des installations, des objets et des équipements qui contrastaient directement avec cet habitat naturel. Du matériel moderne. Parfois même de la technologie récente. Le Mordekaar fronça les sourcils. Son peuple avait-il renoncé aux traditions... ? Enfin, ce n'était pas le moment de s'occuper de cela. Tarask y reviendrait plus tard.

Au fur et à mesure qu'ils progressaient au rez-de-chaussée, de plus en plus de regards se tournèrent vers eux. Tous les Cathar étaient similaires à Tarask et Naël en apparence physique, mais tous avaient des pelages et des visages différents. Tarask croisait des regards tantôt inquiets, tantôt haineux ou méfiants, tantôt paralysés par l'étonnement. Il n'eut le droit qu'à quelques têtes visiblement heureuses de le voir. Soit parce que c'étaient des gens qui l'aimaient dans son enfance, soit par respect pour leur religion : la présence d'un élu des étoiles était toujours une bénédiction. Ou peut-être les deux. Une chose était sûre : il ne laissait personne indifférent. Tous le reconnurent. Ce visage balafré, cette grande carrure bien qu'érodée par l'âge, cette crinière blanche... Le doute n'était pas permis : c'était le fils de Gralthar.

Peu à peu, un amoncellement de gens se forma autour du duo. Ils durent cesser leur marche.

« ...C'est toi, Tarask ? »
« L'élu des étoiles... il est de retour ! »
« Qu'apportes-tu avec toi ? Du bonheur, ou à nouveau du malheur ? »
« Comme tu as grandi... »
« L'esprit de Gralthar agit à travers lui... »
« On devrait aller voir s'il n'y a pas des mercenaires qui le suivent... ça sent le roussi. »

De l'agitation se forma. Des voix tantôt basses, tantôt plus fortes parvinrent à ces oreilles. Un léger brouhaha se forma. Tarask leva alors la main à hauteur de sa tête. Tous se turent.

« Mon peuple bien-aimé. Je ne suis pas là pour apporter du malheur. Cela n'a jamais été mon souhait, bien au contraire. Durant mes voyages et mes batailles à travers les étoiles, j'ai fait la rencontre d'un autre élu, qui ne serait pas né ici mais qui serait bel et bien des nôtres. Voici ce que je vous apporte, Mordekaar. Cet enfant a besoin de renouer avec les siens pour comprendre sa mission auprès de vous. »

De nouveaux chuchotements agités s'élevèrent. Certains semblaient fascinés, d'autres allaient carrément jusqu'à penser qu'ils n'avaient jamais entendu un tel ramassis de conneries. D'autres ne savaient tout simplement pas quoi penser.

Et c'est alors que Saki et Malewa s'avancèrent, interpellés par l'apparence de Naël. Ils lui ressemblaient en tous points, si ce n'est qu'ils n'avaient pas la même couleur de cheveux. Il était brun et sa chevelure était un peu plus hirsute. Elle était rousse, et une coiffure atypique : une moitié de sa tête comportait une chevelure mi-longue tressée par endroits, l'autre avait été rasée jusqu'à ne conserver qu'une fine couche de poils.

Les deux Cathar fixèrent Naël avec étonnement. Ils restèrent muets, submergés par la surprise de cette rencontre. Tarask posa alors sa grande main sur l'épaule de Naël.

« L'heure est venue pour toi d'obtenir des réponses. N'aie pas peur, pose-leur des questions. »
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Naël Luz
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Jeu 12 Jan 2017 - 14:25

- Moi aussi j'ai.

Tapotant sa ceinture sous son tee-shirt portant l'expression "Je ne signe pas d'autographe", le regard lumineux du jeune semi-Cathar se posa, malicieux, dans celui du Jedi, plus austère. Au moins, tout était dit, ils étaient aussi bien parés pour défendre l'autre que se défendre de ce dernier. Par chance pour Tarask, ou malheureusement s'il souhaitait avoir de l'action, Naël n'avait aucune intention de l'attaquer. Premièrement ça n'était pas dans sa nature, ensuite, il n'aurait pas été suffisamment stupide pour commettre un assassinat sur le terrain de l'adversaire, car son clan avait beau être réactif à son retour, il n'en restait pas moins que c'était le félin roux qui leur était inconnu. Enfin, les sens décuplés mais étourdis, Naël n'était pas à son avantage ici, alors la question ne se posait guère, son sabre-laser à lame violette resterait bien sage, à moins qu'une vilaine bête du coin ne veuille le dévorer tout cru.

- Y'a pas de monstre genre grand méchant Rancor de la jungle ici, au moins ? Attends... J'suis pas sûr de vouloir connaître la réponse.

Trouillard, Naël ? Parfaitement, même si lui se serait qualifié de prudent. Répondant au cliché de certains Siths en ce sens, le jeune félin n'était pas le plus courageux, sa philosophie étant d'éviter le plus d'ennuis possible pour sauvegarder la seule chose à peu près en sa possession et sous contrôle: sa vie. Les Jedis avaient peut-être des petits copains pour suivre le traceur, venir les chercher ou s'il était trop tard, pleurer sur leur tombe, les enfants de la Force obscure ne pouvaient que contempler le regard de celui qui les y poussaient.

La tête sans cesse en mouvement, le guerrier faisait face aux bruits qui l'entouraient de son mieux. Il était content que Tarask reste raisonnable en sa présence, apparemment peu confiant mais pas froid non plus. Sans personne avec qui dialoguer, il se serait senti seul. Au moins, quoiqu'il eut découvert ou pas, le Chevalier ne se montrait pas trop dédaigneux. Un truc de Jedi ça: se croire au-dessus de tout le monde car eux suivaient le bon chemin sans jamais se tromper. Honneur, courage et bonté, il fallait leur reconnaître l'exploit de survivre avec un tel dogme. Qui pouvait le faire dans cette Galaxie égoïste à par eux, lesquels en majorité malheureusement ne se privaient pas de porter de montrer du doigt les incapables, souvent des mal nés comme Naël.

Devant ce dernier d'ailleurs, apparu comme par magie, un arbre géant qui possédait pourtant l'étrange capacité de se fondre dans le paysage. Lui appartenant totalement, il était loin de détoner, majestueux, un peu effrayant et...

- Et bah, doit y'en avoir des pucerons là-dedans. Et des puces...

Se moqua le Sith en contemplant les nombreux Cathars qui grouillaient autour de l'arbre-maison en habits primitifs. Cela dit, le guerrier leur reconnaissait un certain génie de l'architecture, car les demeures épousaient parfaitement le tronc du végétal, apparemment bienveillant envers eux. Une parfaite osmose avec la nature. Tandis qu'il contemplait, les yeux ronds la scène, un moustique tout aussi énorme que l'arbre s'approcha vicieusement et le piqua. Inspiré par celui-ci, Naël poussa un vif grognement et rejoignit Tarask qui s'éloignait au galop. Il s'arrêta brusquement, regardant derrière lui pour voir si le monstrueux insecte l'avait suivi. Dans quoi s'était-il embarqué ? Quitte à se faire transmettre un truc pas net, que ce soit dans les bras d'un beau mâle, pas sous le bec avide d'un producteur de "zzzz".

- C'est une particularité très intelligente.

Remarqua le jeune félin en s'imaginant les autres "villages" dont le forgeron travaillait à l'intérieur mettre le "feu à la baraque". Se disant, le Sith arrêta de se frotter le derrière, là où le satané monstre avait eu l'audace de passer au travers de son jean. Heureusement, le vêtement avait plus ou moins arrêté la trompe vicieuse, pour ne pas dire perverse-fallait l'être pour choisir précisément ce lieu.- et Naël s'en sortirait avec un souvenir camouflé par son pelage.

- Han, et dire que je me suis tapé tout le voyage sans musique !

Râla l'invité en passant devant les étals, surpris de trouver des nouvelles technologies côtoyant le primitif. Remarque, avantage, un comlink ne devait pas être bien cher ici. Attentif malgré ses remarques un brin goguenardes mais pas bien méchantes, Naël prenait soin d'imiter le mieux possible Tarask, s'inclinant si ce dernier le faisait, saluant les autres pareillement et restant en retrait. Mieux valait qu'il montre son respect envers l'ancien chef du clan quand même, sans compter que l'ombre d'un grand musclé, c'était rassurant, comme une barrière entre ce monde inconnu et lui.

Évidemment, les Cathars ne se privaient pas de regarder Naël, tout comme le guerrier Sith, lequel essayait toutefois de ne pas trop les fixer. Il avait entendu dire que les "sauvages" n'aimaient pas qu'on les défit du regard, alors il faisait avec sa pauvre culture générale perclus de cliché pour survivre. Enfin, le duo parvint au centre... Au centre de l'attention. Prudent, Naël se fit tout petit. Il n'avait plus vraiment de questions en tête, déjà trop heureux et inquiet d'observer autour de sa personne, tous ces gens semblables. Un "truc" aussi félin que lui sur Coruscant attirait. Ici, malgré sa tenue citadine quoique simple, son pelage un peu plus flamboyant que la moyenne ainsi que ses cheveux mieux entretenus -encore heureux, avec le prix qu'il mettait dans ses shampoings.- il n'était qu'un dans la masse.

Et il se fondait d'avantage encore avec deux Cathar, Saki et Malewa de leur joli nom. Si la bouche s'était déjà à demi ouverte pour protester lorsque Tarask l'avait présenté comme un élu des étoiles -pourquoi le leur dire, s'ils ne sentaient pas la Force, ils n'auraient jamais connu son statut. La discrétion avait toujours du bon.- ses babines formèrent un "O" plus grand encore lorsque le Jedi précisa qu'il avait une mission à accomplir chez eux.

* J'espère que c'est juste pour le jeu de langages épique de chevalerie et toutes ces conneries. Moi, j'ai rien à accomplir ici.*

En effet, si Naël n'éprouvait aucun désir de blesser qui que ce soit, y compris voler le moindre petit objet, aider ces inconnus n'était pas dans son programme. Il n'avait contracté avec eux, aucune de ses fameuses promesses qu'il accomplissait toujours, parfois malgré lui, car alors son propre corps se retournait contre sa personne. D'où le fait que le semi-Cathar ne s'engageait réellement pour aucune cause. Sans mauvais jeu de mots, il avait d'autre chats à fouetter... Enfin, des chats pas très concrets au final, parce que personne ne l'attendait nulle part, si ce n'était pour donner des cours à l'Académie comme un bon petit prof fonctionnaire, et sans prime de risques. C'était probablement ce qui expliquait le mieux ce voyage rempli de dangers inutiles que le Sith préférait habituellement éviter. Des dangers ou des situations embarrassantes comme celle-ci. En effet, l'enthousiasme du Chevalier blanc n'avait pas permis à son cadet de lui préciser quelques menus détails qui le laissaient désormais, nu comme un vers-les poils en plus- devant ses potentiels proches parents.

- Euh... Bonjour, Madame, Monsieur. - Un peu intimidé, le jeune potentiel expatrié esquissa un semblant de révérence quasi royale, comme on en voyait dans les holofilms pour saluer ses possibles proches.- Je n'ai aucune intention de vous faire du mal et c'est tout ce que je sais avec certitude. J'veux dire, pas de nom de mère... Je sais seulement que...

A bien regarder Saki et Malewa fasciné par sa personne, le Sith hésita. Il était tout aussi impressionné de leur correspondance physique, sans parler de la découverte qui l'émouvait plus qu'il ne se l'avouerait. Voir un autre monde, voyager juste pour le "tourisme", juste pour soi, c'était la première fois pour Naël... La première fois encore qu'on le regardait sans réellement le juger. Son casier était vierge, et s'il commençait à raconter à ce peuple qu'on disait fier et honorable que sa génitrice était une cat-in (Haha...) ça n'allait sans doute pas leur plaire. Il referma la gueule, puis la rouvrit une fois, cherchant un dérivé. Il n'avait pas envie de mentir mais la vérité ne venait pas à couler totalement. Aurait-il peur de blesser Malewa et Saki ? Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de mâcher ses mots, bien que seul Ra'Ya'Ha avait connu son passé.

- J'ai été abandonné à ma naissance.

ça aussi c'était vrai, et Naël imaginait bien pourquoi. Une prostituée n'avait pas besoin d'une autre bouche à nourrir. Cela dit, s'il était réellement un cousin de ces chats, la théorie d'être le gosse d'un client se perdait. En fait, sa mère avait du l'avoir au début de son arrivée sur Coruscant, peut-être quelques mois après avoir commencé à faire le trottoir, débarquant enceinte de quelques jours dans la ville-lumière. Travaillant depuis quelques mois, elle avait tout juste eu le temps de se forger une réputation en tant que femme de joie particulièrement exotique, d'où les bribes qu'avait pu arracher le félin à ses collègues de rue... Ou plutôt qu'on lui avait balancé à la figure pour le blesser "Ta mère était une p*te le chat, alors redescend sur terre, tu ne vaux rien.". Naël voyait la situation se dessiner dans sa tête, cela avait dû être horrible pour la femelle de découvrir qu'elle avait transporté un petit souvenir de sa planète d'origine, mais il n'arrivait pas à éprouver de la compassion pour elle. Si encore, elle l'avait abandonné devant un orphelinat correct et pas dans des cartons où il était voué à mourir... N'empêche que si la théorie de Tarask fonctionnait et qu'il était un "Mordekaar", son géniteur lui, pourrait toujours être sur cette planète.

- A mon avis si ma mère vient bien de votre charmant coin, elle a dû partir très peu de temps après... Vous voyez quoi, le temps des semailles... La petite graine qu'on plante, bref, la fécondation. Je pensais que mon père était de Coruscant, un truc encore plus "félin" que sont les Cathars que je croise habituellement là-bas, mais peut-être qu'il est aussi de chez vous. Je tendrais à dire... Probablement.

En effet, les Trianiis ou autres espèces plus félinisées étaient peu nombreuses sur des planètes aussi citadines que Coruscant. Malgré le petit pourcentage de possibilités donc -que sa mère soit une Cathar "normale" ayant rencontré un mâle aux traits primitifs.- le doute s'évaporait au fur et à mesure. Si ces félins avaient eu la Force ou plus simplement des tests ADN, Naël aurait pu s'assurer de leur parenté, mais ce n'était visiblement pas disponible sur le marché de l'Arbre-Cité. Quoique, Tarask avait dit "pas d'objets modernes", et le guerrier avait repéré un super MP3, avec connexion holonet et tout. Bref, il devrait donc faire confiance aux coïncidences de récits, à défaut de cet instinct débile de famille dont les holofilms cucul la praline parlait. Le coeur qui parle, ces conneries, lui n'y croyait pas.

- J'ai 24 ans. ça vous dit quelque chose ? Quelqu'un qui serait parti il y a un quart de siècle ?

Demanda le jeune félin qui masquait sa timidité nouvelle derrière un masque de désinvolture. En revanche il ne put réellement cacher ce petit quelque chose qui l'avait empêché de sombrer malgré son destin tout tracé pour ça.

- Si ça remue des trucs familiaux lourds, y'a pas besoin non plus, j'ai bien tenu sans savoir...

Peur de savoir ? Non, pas spécialement vu que le Sith n'attendait rien de sa mère, qu'il imaginait morte du reste, une prostituée qui avait eu son heure de gloire dû à son exotisme puis qui avait vu sa carrière s'éteindre à cause de l'accouchement. Il l'imaginait morte, car vu comme les gens en parlaient, il aurait dû la voir sillonner les bas-fonds lorsque lui-même y était, hors son souvenir s'était évaporé, on ne le faisait revenir aux bords des lèvres que pour le rabaisser lui, unique trace d'une star des plus éphémères. Une autre possibilité aurait été que la féline soit rentrée chez elle après une grosse désillusion vécue sur cette planète où tous croyaient avoir leur chance, mais cela étonnerait Naël. Et si elle était encore en vie, bien à l'abri dans cet arbre-cité, il n'était pas sûr de vouloir savoir quoique ce soit sur cette débauchée qui avait abandonné son gosse aux affres de la ville, surtout celle-ci. Sans parvenir à éprouver de la colère, le guerrier ressentait plus de peine pour son paternel éventuel qui ne devait même pas être au courant de son statut, voir Malewa et Saki déjà secoués de le trouver face à eux. Ces derniers avaient beau être des indigènes, ils ne semblaient pas stupides. Du moins, Naël ne ferait pas cette erreur de les sous-estimer.

- Il est possible que mon père soit aussi de votre clan. Mais s'il a déjà une famille. Mieux vaut arrêter de creuser là.

Certains appelleraient ça du manque d'ambition, de la fainéantise ou encore de la lâcheté. Peut-être en était-ce au fond ? Mais surtout, Naël n'avait pas envie de détruire une famille. Il avait vécu sans jusque là et continuerait de le faire. Ce voyage, il s'en rendait compte, avait été une excuse pour fuir sa vie habituelle, son train train épanché de sang. En fait, son inconscient estimait que l'effort en avait déjà valu la peine. Malgré lui, il aimait ce qu'il découvrait. Ce ne serait certes pas un monde où il s'adapterait facilement de prime abord, mais cela restait "charmant" comme il l'avait précisé auparavant. En plus, la compagnie de Tarask quoique suant de méfiance, était toujours plus agréables que ses collègues à capuchon. Bref, encore des excuses multiples pour ne pas mettre en valeur ce bon gros cœur qu'il avait toujours eu au fond, bien caché, celui qui refusait par pur égoïsme, de blesser un pauvre Cathar inconnu. Son envie de savoir, d'ailleurs plutôt récente, ne valait pas le prix d'un être détruit. Pour une fois, si une communauté pouvait le considérer comme sympathique, cela le changerait. Oh oui, ce serait bien agréable.

D'un coup d’œil discret, le félin avisa son aîné qui veillait, lui demandant implicitement s'il faisait bien les choses. Il n'avait pas envie de se mettre les Cathars à dos, et pas seulement parce qu'il était seul, au milieu de tous ces ennemis potentiels qui pouvaient se liguer contre lui. Aurait-il envie... De s'intégrer ?
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Dim 29 Jan 2017 - 18:11

[HJ : Voilà, encore navré de l'attente. J'espère que ça va continuer à te plaire ! :) ]

Comme la plupart des personnes présentes, Tarask observa et écouta la discussion entre Naël et les siens pendant quelques instants, puis il remarqua la pudeur des proches de Naël face à toute cette foule qui attendait les réponses aux interrogations du jeune Cathar. Il décida alors de détourner le regard, invitant le reste des siens à faire de même pour leur accorder un peu d'intimité en ce moment de retrouvailles. Il reporta son attention sur les nouvelles technologies, sur les nouveaux accoutrements et équipements de certains de ses pairs. Quelque chose avait clairement changé chez les Mordekaar : ils avaient ouvert la porte à la modernité. Le chef que Tarask avait élu à ce titre, son ami d'enfance Khoren, était sûrement trop fidèle aux Mordekaar pour laisser passer un tel changement au sein de cette petite société. Mais alors, comment cela était-il possible...?

Un bruit de pas accordé se fit entendre en hauteur. Tarask tourna son regard vers l'origine de ce bruit et aperçut alors un imposant Cathar escorté par plusieurs guerriers. Le cortège s'approchait de la foule, restant en hauteur sur l'un des chemins de bois pour faire preuve de domination. Le Cathar escorté, un félin aussi imposant que Tarask lui-même et pourvu d'une crinière brune ébouriffée, prit la parole :

" Ainsi, tu as de nouveau l'audace de revenir après ce que tu as fais... Tarask Mordekaar. "

L'interpellé fixa alors celui qui semblait être le nouveau chef de clan, le dévisageant sans retenue.

" Hmm. Je me souviens de toi. Tu étais l'un de ceux qui m'ont jeté la pierre lorsque je suis arrivé trop tard pour vous sauver."

" Et j'ai un nom. C'est Krogal. " coupa sèchement le nouveau chef. Tarask ne se dégonfla pas et reprit aussitôt :

" Ou est Khoren ? Que signifie tout ceci ? "

Krogal afficha un sourire malsain.

" Eh bien, c'est très simple. J'ai pris la tête d'un groupe qui a renié l'autorité des Mordekaar lorsque tu es revenu. Nous avons mis au point notre putsch pendant plusieurs années, pendant que ton petit protégé se croyait en sécurité, assuré de gouverner et de perpétuer vos traditions dépassées... Et puis un jour, je l'ai défié en duel. Je l'ai battu, presque à mort, car tu te souviens, il avait haussé le ton sur moi, alors qu'il était tout frêle... Un moucheron que j'ai écrasé avec plaisir. J'ai contraint sa femme à rester à ses côtés, car c'était une fort belle femelle. De la famille de ceux-là, d'ailleurs. " il désigna du doigt les proches de Naël, puis il reprit en élevant les bras : " et puis j'ai aboli votre dynastie, vos traditions avant qu'elles ne nous emportent. J'ai ouvert le commerce avec les arbres voisins, et les aliens venus des étoiles. Maintenant, nous sommes armés, prêts à en découdre avec quiconque voudrait s'en prendre à notre arbre. Une chose que vous auriez dû faire depuis longtemps ! "

Tarask remarqua alors avec effroi que la plupart des fresques murales représentant la majesté de ses ancêtres avaient été saccagées. Tout ce qui pouvait rappeler les Mordekaar avait été détérioré.

" A présent, nous sommes le clan Chanka ! Nous avons troqué nos pitoyables lances et bolas contre des blasters et autres armements de guerre ! Qu'ils viennent, désormais ! Nous n'avons pas besoin " d'élus des étoiles " inutiles et dispensables ! Nous n'avons besoin de personne ! Nous sommes de grands guerriers qui dévoreront nos ennemis, après leur avoir arraché la moindre parcelle de vie de leur corps ! Nous sommes puissants, invincibles ! Même des monstres comme toi ne nous feront plus peur ! "

Les sympathisants de Krogal acclamèrent leur leader à l'aide de cris guerriers qui résonnèrent au sein de l'arbre entier. Il était clairement en position de force. Consterné, indigné, presque effrayé par ce qu'il venait de découvrir, Tarask se tourna vers son peuple. Leurs visages étaient aussi éteints que le sien. Beaucoup semblaient avoir honte, ou se sentaient impuissants. Certains même avaient l'air d'appeler Tarask à l'aide par leurs regards, lorsqu'ils osaient le croiser avec celui de l'élu des étoiles.

" D'ailleurs, ce moustique que tu as ramené avec toi... Il ressemble fortement à mon ancienne femelle ! Cette gourde a cru bon de partir, soi-disant qu'elle était d'accord avec moi de base, mais que je suis allé trop loin, que c'était insupportable... bref ! Il se pourrait bien que ce soit mon fils, alors ! "

Krogal s'avança jusqu'au bord de son chemin de bois, tendant la main vers Naël en contrebas.

" Alors viens, mon fils. Depuis trop longtemps déjà, on t'as volé ta destinée. Viens t'asseoir aux côtés de ton père sur le trône, et un jour, tu assureras a succession et le développement de ma propre dynastie... "

" Heu, chef... il a la carrure d'un moucheron, exactement comme..."

Le regard de Krogal fut saisi d'effroi, alors que celui de Tarask se renforça, emporté par une vague de déduction.

" Comme Khoren. Il est le fils du chef légitime. Potentiellement le véritable héritier de notre clan. "

" Comment oses-tu me menacer ! Jamais je ne vous laisserai le pouvoir ! Jamais ! Tu n'es plus rien, Mordekaar. Ni toi, ni cet insecte ! Si vous êtes là pour un coup d'état, nous allons régler par les armes ! "

Les guerriers de Krogal commencèrent à s'agiter, mais Tarask leva la main, appelant au silence et au calme.

" Initialement, nous ne sommes pas venus pour cela. Maintenant, laisse-moi parler aux miens. "

" Hors de question ! n'écoutez pas ce traître, ce profiteur qui se joue de vous ! "

Lentement, Tarask se tourna vers la foule, silencieuse.

" Mes frères et soeurs... je ne vous en veux pas pour cette histoire de modernité. Je comprends même tout à fait. Maintes fois, j'ai affronté nos ennemis à travers mes périples au sein des étoiles. Nous vivons une époque ou il est très difficile d'assurer des traditions, une vie coupée de la galaxie qui nous entoure, parce que ces mêmes ennemis ne nous laissent pas le choix. Il faut s'adapter, sans quoi nous périrons. Il n'y a pas d'autre choix. "

Son regard se fit alors plus ferme, et il pointa du doigt Krogal, derrière lui, tout en continuant de fixer la foule.

" Cependant... je ne peux accepter ceci. Comment avez-vous pu le laisser détruire tout ce qui faisait notre identité ?! Nous sommes les Mordekaar, un peuple qui s'est créé et qui a prospéré grâce à son pacifisme ! Ce Cathar n'est qu'un être qui brûle de désir de guerre, mais aussi et surtout assoiffé de pouvoir ! Il s'est servi de vos souffrances pour s'en emparer ! Je vous le demande : Qui est le véritable profiteur ? Regardez-vous ! Je parcours vos regards, je sonde vos âmes, et je ne perçois plus aucune once de fierté ! Ceci est indigne de vous. Indigne de nos ancêtres qui vous ont guidé jusqu'ici, indigne des élus des étoiles qui vous ont protégé des menaces au delà de notre horizon ! Vous avez vécu en paix grâce à cette identité que l'on ne retrouve nul part ailleurs, ne l'oubliez jamais. Avec lui, vous périrez dans la guerre, ivres de sang et de haine. Vous ne chercherez plus à défendre les vôtres, juste à tuer le plus possible. Est-ce vraiment ce que vous voulez ? "

" Elu des étoiles... Nous ne pouvons plus rien faire. Nos meilleurs guerriers ont rejoint Krogal... Nous sommes impuissants face à sa volonté. "

" C'est faux. La Force est avec nous. Et elle est aussi en chacun de vous. Ayez la foi, et vous soulèverez des montagnes. Sachez-le : Un dirigeant ne peut rien contre un peuple entier. "

" Mais, Tarask... ton père lui-même ne voulait pas que l'on se batte entre nous. Il y a toujours moyen de régler cela autrement, disait-il..."

A ces mots, Tarask se tut un instant, ne sachant quoi répondre. C'étaient des mots justes, qui le décontenancèrent. Krogal profita de son silence pour contre-attaquer avec sa propre propagande :

" Voyez ce donneur de leçons, qui n'a même pas su vous protéger lorsque nous en avions besoin ! Est-il vraiment en position de vous faire culpabiliser ?! Sa manière de penser est dépassée, son arrogance sans limites, et surtout, son pouvoir est inefficace ! Qu'on se le dise, chers Chanka, un Mordekaar ne nous sauvera pas ! Ne vous laissez pas berner. Je vous ai apporté l'ordre et la sécurité jusqu'ici. Ne me tournez pas le dos ! "

Ce fut désormais inévitable : un schisme se forma au sein du clan, entre partisans Chanka et Mordekaar. La foule se sépara lentement en deux. Il y avait ceux qui pensaient que Krogal avait raison, qu'il fallait se détacher du passé et devenir des guerriers redoutables pour s'assurer la survie, et les traditionalistes et autres religieux ayant foi en la Force, qui n'oseraient jamais tourner le dos à un élu des étoiles, figure sacrée au sein du clan Mordekaar, ou plus simplement, ceux qui pensaient que le fils de Gralthar avait raison, que leur honneur avait été bafoué, et que d'une certaine manière, ils parvenaient désormais à comprendre ce qu'il avait pu traverser lorsque son propre honneur avait été ébranlé aux yeux de ses pairs. Ils avaient laissé faire des choses qui n'auraient pas du se dérouler, et voilà le résultat. Il fallait que cela change.

" Regarde, Tarask. Ton retour ne fait que diviser notre peuple, pourriture ! Mais je n'ai pas peur de toi. Je vais t'écraser comme j'ai écrasé le père de ce petit morpion ! Puisque tu aimes tant nos anciennes traditions, je te provoque en duel ! Le vainqueur prendra la place de chef, et l'autre s'exilera à jamais avec ses partisans ! "

" Chacun est libre de partir ou de rester. Tout le monde est à sa place ici. Et tu ne me feras pas culpabiliser, car c'est toi qui provoque cette rupture au sein de notre peuple. Mais soit. J'accepte le duel. Je vais montrer à tous à quel point tu es incapable de nous protéger. "

Tarask et Krogal se dévisagèrent. Le chef, sûr de lui, défiait Tarask d'un air moqueur et hautain. Tarask, lui, demeurait ferme, concentré, prêt à restaurer l'équilibre et l'harmonie au sein de son peuple.

" Tu parles beaucoup, mais j'ai hâte de te clouer le bec une bonne fois pour toutes. Nous allons nous battre à la cime de notre arbre, ou la moindre chute sera fatale ! Amène-toi avant le lever de la lune, ou je considérerai que la peur t'entrave les pattes et que tu ne mérites même pas que l'on t'accorde la parole..."

Sur ces derniers mots, Krogal et ses partisans s'éclipsèrent lentement, se dirigeant vers la cime de l'arbre-cité, passant par les innombrables chemins de bois. Il ne restait plus que Tarask, Naël et ses proches, ainsi que la foule des partisans Mordekaar.

" Tout ira bien, mes frères. Le pouvoir des étoiles est avec nous. Krogal est fou de la sous-estimer à ce point. Ayez foi, car je vous promets de vous débarrasser de sa tyrannie, ou alors je ne mériterai même plus de poser mon regard sur vous. "

Un couple de vieux Cathar s'avança alors pour faire part de leur avis sur la question.

" Nous avons foi en toi avant tout, Tarask. Nous t'avons vu grandir, ressembler de plus en plus à ton père... Jamais nous n'aurions pensé que tu serais capable même de parler comme lui. Ton destin t'as joué des tours jusqu'ici, mais maintenant, tu es prêt. Ton peuple te suivra à nouveau, crois-moi. Il ne te reste plus qu'à faire tes preuves ce soir. "

" Je ne vous décevrai pas. "

Acheva Tarask, avant d'indiquer à Naël de le suivre. Tous deux se retranchèrent alors dans l'habitat de bois des vieux Cathar, disposés à les accueillir jusqu'à l'arrivée du soir.
Une fois tout le monde rentré, le vieux couple prépara un petit repas pour leurs invités. Les proches de Naël étaient également présents, ne voulant plus quitter le nouveau venu des yeux. Tarask prit alors Naël à part pour lui dévoiler son plan.

" Tu comprends ce qui est en jeu, n'est-ce pas, Naël ? Je sais que tout cela te tombe dessus, mais... maintenant que nous en sommes là, je vais te demander ton aide. "

Tarask tourna alors son regard vers la fenêtre la plus proche, observant ce qui se passait à l'extérieur. Tout le monde s'activait pour ce duel qu'il ne fallait pas rater, car il allait décider du destin du clan tout entier.

" Il faut que notre peuple comprenne que de simples armes ne peuvent rien contre les Sith s'il décide d'agir ainsi. Et surtout, que Krogal va les mener à leur perte. Avant que le combat ne commence, cache-toi de telle sorte qu'on ne puisse te voir faire de gestes. Tu me feras signe pour que je puisse te voir brièvement. Lorsque le combat débutera , je ferai le geste de l'Etranglement de Force. Mais comme je ne maîtrise pas cette technique du côté obscur, c'est toi qui lui fera, de manière cachée. Tu le garderas sous contrôle pendant quelques instants... Et alors je leur expliquerai. Qu'en dis-tu ? "

Tarask se tourna alors de nouveau vers Naël, sondant son esprit.

" Nous ne savons pas encore qui est ton père. C'est peut-être Khoren... Mais ce peut être Krogal également. Si c'est le cas... Je ne veux pas t'obliger à utiliser tes pouvoirs contre ton propre père si tu ne le souhaites pas. Je trouverai une autre solution."

Incroyable ironie : Tarask était même prêt à utiliser les pouvoirs d'un Sith pour sauver son clan ! C'était clairement une main tendue à Naël pour instaurer enfin un climat de confiance entre eux... Mais ce dernier allait-il accepter ?
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MessageSujet: Re: Frères de poils. [PV Naël Luz]   Jeu 23 Fév 2017 - 12:02

Fils ? Hein, il était sérieux le poilu tordu ? On était dans un mauvais holofilm et Naël aurait raté un épisode ? La bouche bée, incapable de retenir son expression de surprise, il sentait ses yeux s'arrondir d'avantage à chaque seconde passée, au point qu'il commençait à craindre que ces derniers ne sortent de leurs orbites. Une guerre civile était en train de naître devant lui. Ce Jedi était décidément beaucoup plus conflictuel qu'un Sith, un véritable danger sur pattes.

- Attends, je procède l'info là...

La paume déployée devant lui, le félin stoppa Tarask dans son début de joli discours de héros, ténébreux malgré lui, affublé d'un passé presque aussi récriminatoire que celui du criminel avec qui il était sensé s'allier. Pendant un long moment, le Jedi observa les deux leaders potentiels se toiser, considérant finalement son présumé géniteur.

- Faudrait savoir, je suis un moustique ou ton digne fils ?

Ce Krogal était tout simplement taré, aussi imprévisible que taré. Il avait beau aimer les nouvelles technologies, le test de paternité semblait être inconnu à sa banque de données. Sans même vérifier si Naël était bien son fils, il lui offrait un trône, direct. S'il avait eu l'esprit de ses chers petits camarades de dortoir à la Dark Académie, sans nul doute, Naël se serait frotté les mains. Seulement, les histoires de couronne n'avaient pas l'habitude de l'intéresser. Au contraire, il trouvait cette position pleine de responsabilités aussi ennuyeuse que dangereuse, il n'y avait qu'à contempler l'exemple de son soi-disant paternel: un jour assis sur son siège bien confortable, et dix minutes après un gros chat blanc débarquait pour lui déclarer la guerre, divisant un peuple, tout sauf reconnaissant. Du coup le choix du félin fut assez rapide, sans avoir l'intention d'aider spécialement son compagnon, suffisamment grand pour ça en tant que Jedi, le Guerrier n'avait pas envie de lui mettre des bâtons dans les roues.

Cependant, Tarask lui, ne semblait pas décidé à le laisser en paix. Son annonce tétanisa le félin sur place. Ils avaient peu de temps pour concocter un plan, mais quand même. Celui-ci était un des pires qu'avait pu entendre Naël. D'une part, les capacités d'un Jedi en soi étaient suffisamment impressionnantes et ressemblantes pour ne pas avoir besoin d'étrangler quelqu'un, d'autre part, s'ils étaient découverts, ils étaient morts, et Tarask perdrait sa crédibilité si difficilement gagnée.

- Attends, tu sais que même si ça marche, les gens t'écouteront ensuite plus par peur que par respect ?

Et comment ferait ensuite le Jedi si son cher peuple lui demandait encore du spectacle avec un étranglement ?

- Tu dois faire avec tes capacités, les rassurer avec ça...

Cela paraissait être le monde à l'envers, seulement le Guerrier ne se sentait pas capable de tromper ainsi les Cathars, il trouvait l'idée malsaine, et si le taré qui se disait être son père s'en rendait compte, il s'en servirait avec joie.

- Si ton fantasme est de voir se battre un Sith, fallait le dire avant mon chéri... Je peux le faire.


Message humoristique mais lourd de sens néanmoins. Peu habitué à se dresser contre l'ennemi directement, encore plus si c'était un énorme chat qui faisait trois fois sa carrure, Naël pressentait cependant le danger. Ce personnage lui rappelait un peu trop le profil de ses camarades Siths, en plus de l'agacer prodigieusement. De quel droit se disait-il être son "père" ? Non merci, Naël avait grandi sans. Que sa prétendue mère soit la victime d'un fou l'ayant obligé à rester à ses côtés, ou une autre malade mentale ne l'intéressait pas. Lui ne voyait que ce mégalomane près à mener un peuple à sa perte. Bien sûr, ça ne le concernait pas directement, néanmoins le massacre possible ne le laisserait plus dormir et merci les rides avant l'âge. Le jeune Guerrier était donc décidé à aider dans la mesure du possible. Pour l'instant, un combat contre l'énorme mâle alpha n'était pas précisément ce qu'on appelait rester en sécurité, il ne s'en inquiétait pas non plus tant que ça. Lui possédait la Force, l'autre non. De plus, il avait déjà combattu des colosses, comme cet arrogant aspirant Zabrak.

- C'est pas un combat à mort, hein ?

Ouais quand même, histoire de demander.
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Frères de poils. [PV Naël Luz]

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