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 Une question de loyauté

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Halussius Arnor
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MessageSujet: Une question de loyauté   Lun 24 Juin 2013 - 10:02

Le droïd serveur déposa les deux cocktails Millenium avec une certaine grâce dans le mouvement, avec une grande délicatesse. Assis autour de sa table habituelle Rasaak partageait un verre avec son meilleur ami, Han Kavanaugt. Il y avait du monde ce soir, au restaurant du Whitestar Hotel. Néanmoins, les deux amis se trouvaient dans un endroit relativement tranquille non loin de la petite scène où quelques musiciens jouaient une petite musique d’ambiance jazzy.

 « J'imagine que tu ne dois pas t'ennuyer en ce moment... Le Sénat et la Chancellerie doivent être en ébullition ! »

 « C'est le moins que l'on puisse dire... Et ça ne me plaît pas trop. »

Han observait avec attention Rasaak. Il observait son regard... Il le connaissait bien. Un regard contrarié et inquiet.

 « Que se passe-t-il Rasaak?

Le secrétaire général de la Chancellerie n'avait pas fait venir son ami par hasard. Certes, ils avaient convenus de se revoir régulièrement depuis qu'Han était revenu sur Coruscant, mais ce soir, la réunion était partie pour prendre un aspect sérieux.

 « Comme tu le sais, la Cour suprême a déclaré le Chancelier suprême incapable temporairement d'assurer ses fonctions donnant ainsi une partie du pouvoir au ministre Rejliidic, devenu Ministre spécial... De fait, c'est lui maintenant qui dirige la République le temps qu'on retrouve le Chancelier. »

 « J'ai vu la conférence de presse, oui. »

 « Toute cette affaire me laisse un sentiment étrange... Je ne peux pas tout te dire, pour des raisons de sécurité, mais j'ai entendu des choses qui me laisse perplexe... Plus le temps passe et plus j'ai le sentiment que l'on veut évincer définitivement le Chancelier Arnor de la scène politique. »

 « Que veux-tu dire ?»

 « Certains sénateurs le considèrent déjà comme définitivement perdu... Certains demandent déjà l’organisation d'élections anticipées et partent déjà en campagne! C'est une honte pour la République !»

Han n'affichait aucune expression pour le moment, préférant se concentrer sur la conversation.

 « Tu comprends maintenant pourquoi j'ai préféré quitter ce monde là... Je ne pouvais plus supporter le sentiment que tu ressens en ce moment... L'intérêt commun n'est plus le centre de préoccupation du Sénat depuis bien longtemps...

Et le Ministre spécial ? Tu penses qu'il se verrait bien travaillant dans du pourpre?


Han faisait évidemment allusion à la décoration typique du bureau de travail du Chancelier suprême...

 « Je ne sais pas... Je ne sais pas quoi penser de lui. Je sais qu'il se méfie de moi.

Depuis qu'il a pris ses nouvelles fonctions, j'ai l'impression qu'il cherche à m'écarter le plus possible des affaires de la Chancellerie. Il préfère se fier à cette machine... cette intelligence artificielle. Non pas que je sois jaloux, mais un programme informatique... ça peut se reprogrammer et on peut effacer sa mémoire... »


 « Tu n'y va pas un peu fort ? »

 « Peut être... néanmoins, je sais de source sûr qu'il cherche à me faire surveiller... Heureusement, j'ai quelques relations...

Je suis au Sénat depuis trop longtemps pour me laisser avoir. Ma crainte est que lui même laisse s'enliser cette crise suffisamment longtemps pour mettre le Chancelier sur la touche, à son avantage. »


 « Je pensais pourtant que Rejliidic était l'un de ses plus fidèle soutien, non ? »

 « Il l'est... pour le moment. Je travaille depuis bien trop longtemps au Sénat pour faire encore preuve de naïveté. Un homme de cette envergure, de sa personnalité et de son caractère ne met pas longtemps à s'habituer au pouvoir... Ils rêvent tous de s'asseoir un jour dans le fauteuil qu'occupe Arnor. »

 « Que veux-tu que l'on fasse ? C'est malheureusement le jeu de la politique ! »

 « Je ne suis pas d'accord ! Le Chancelier suprême ne mérite pas ça, pas de cette manière ! Nous pouvons faire quelque chose ! Nous devons faire quelque chose ! Les nouvelles élections auront lieu dans 30 jours. D'ici là, nous devons faire le maximum pour ne pas faire oublier que le Chancelier est toujours vivant et qu'il est toujours titulaire de son mandat !

Tu es le meilleur communicant de Coruscant, Han. T'as réputation dans le Noyau n'est plus à faire... Nous en avons déjà parlé il y a quelques temps... Il est temps d'agir aujourd'hui. J'ai besoin de ton aide ! »


Han regardait son ami dans les yeux... Il était fasse à un grand dilemme. Il s'était toujours promis de ne plus faire de politique, ni même de conseiller des politiques, ni même de les faire élire. Or ce qu'était en train de lui demander Rasaak allait l'obliger à remettre en cause tout cela.

 « Mon aide... j'ai déjà accepté de te l'accorder lors de notre dernière rencontre. Tu sais que tu peux compter sur moi ! »

 « Je te remercie, mon ami. »

Rasaak leva alors son verre à moitié vide pour saluer son ami. Tous deux trinquèrent avec enthousiasme.

 « J'ai d'ailleurs pensé à deux ou trois choses...

De mon point de vue, il faut d'abord se concentrer sur le Sénat. Le Chancelier dispose d'une courte majorité au Sénat, mais elle est disparate, elle n'est pas stable et menace de disparaître à tout moment, potentiellement... Il faut une structure spécifique qui organise et surtout coordonne ceux qui soutiennent le Chancelier. »


 « Un parti politique ? »

Rasaak semblait perplexe devant l'idée avancée par son ami tant elle ne correspondait pas au fonctionnement traditionnel du Sénat. L'idée lui semblait audacieuse.

 « C'est tout à fait cela. La création d'un parti politique qui rassemble tous ceux qui partagent et veulent soutenir la politique d'Arnor est le meilleur moyen, à la fois de toucher la population, mais également de couper les sénateurs les plus ambitieux dans leur élan. Et se sera aussi un bon moyen d'encadrer les ambitions du Ministre spécial si ce dernier se sentait pousser des ailes... »

 « Je comprend ce que tu veux dire... Mais je ne pense pas que cela soit en accord avec ce que le Chancelier aurait voulu. Un parti politique, cela implique un programme politique, une idéologie particulière... Or le Chancelier est un Jedi, il ne souscris à aucune idéologie particulière... Il ne cherche qu'à assurer la pérennité de la République en mobilisant toute les forces autour de lui, en les rassemblant... »

Han se permit alors de l'interrompre.

 « La pérennité de la République... Un programme politique. Mobiliser, rassembler autour de cette idée au delà de toutes les tendances, voilà une idéologie... Dans l'immédiat, ce dont nous avons besoin c'est de marquer les esprits ! Le programme, le fonctionnement, tout cela viendra plus tard... Pour le moment, nous devons montrer que la majorité des sénateurs sont derrière le Chancelier suprême et qu'ils attendent tous son retour ! Nous devons montrer que la loyauté est toujours présente au Sénat. Une loyauté tournée non pas vers un homme, mais vers ce qu'il représente, vers la fonction qu'il incarne. »

Plus Rasaak écoutait son ami parler et plus il commençait à se laisser convaincre par cette idée.

 « Puisqu'il est question de loyauté, ce mouvement de rassemblement n'aura qu'à s'appeler le parti loyaliste. Qu'est ce que tu en penses ? »

 « Le Parti loyaliste... Ca sonne bien, je trouve... mais comment allons nous trouvez les fonds nécessaire ? »

 « Encore une fois, ce n'est pas le plus important pour le moment. Tu n'as pas à te faire de soucis sur ce point, j'ai suffisamment de connaissance pour nous assurer un financement tout à fait substantiel et transparent... Ce qui compte c'est l'impacte que nous devons produire ! »

Les deux compères continuèrent encore à parler pendant un moment. Peu à peu Rasaak se remplissaient de confiance et d'espoir. Non seulement le Chancelier était en vie, mais tout allait être fait pour maintenir son autorité.
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MessageSujet: Re: Une question de loyauté   Mar 25 Juin 2013 - 13:11

Bail Rannis était jeune. Sa personnalité morale était souvent citée en exemple. Elle demeurait telle qu’elle résultait de son hérédité, à la fois emprunter d’abnégation, de professionnalisme et d'audace.

Avant d’avoir atteint la quarantaine, il jouissait d’un crédit merveilleux dans la cité d'Aldera. Il était beau garçon, doué d’un esprit vif et prompt à la repartie – et il connaissait par conséquent un grand succès dans la société. Il était intelligent et possédait une grande maîtrise de soi – ce qui lui valait la faveur du conseil royal d'Alderaan. Cette double réussite lui procurait un parfait contentement. C'est ainsi qu'il s'était vu confier la charge de représenter son monde au Sénat en lieu et place de son prédécesseur, le sénateur Tarvo, devenu Vice-chancelier de la République.

Assis devant son bureau le jeune sénateur concrétisait certaines affaires dont il devait s'occuper avant la réunion. Des affaires ordinaires résultant de sa charge sénatorial. Observant furtivement l'écran affichant le temps qui passait, Bail se leva soudainement comprenant qu'il était en passe d'être en retard.

La tenu portée par le sénateur d'Alderaan était d'une élégance et d'un raffinement coutumier de son peuple. Une tenue grise nuancée de mauve sur laquelle était disposée avec parcimonie et bon goût de fines plaques de chrome le long du col de la veste et le long des épaules.

Entrant dans la pièce, il constata avec plaisir qu'il n'était pas en retard et que certains de ses collègues manquaient encore à l'appel. Hari Pritsher, son assistant, s'approcha alors de lui. Lui aussi portait une tenue élégante, bien que plus sobre.

 « Dites moi, Hari, je vois qu'il manque encore des invités, alors que nous devons bientôt commencer... Qui attendons nous d'autres ? »

 « Le sénateur Pelot de Taris à prévenu qu'il était en route... Une réunion de sa commission qui s'est malheureusement un peu éternisée. Les sénateurs d'Anaxes et de Brentaal sont dans le même transport mais ils seront en retard... La faute à une panne de transpondeur ayant obligée a dévier le couloir de circulation.... »

Hari fut soudainement coupé par un petit bip émis par son datapad.

 « Oh, la sénatrice Tazenda de Shili vint d'arriver à l'instant, monsieur. »

 « Très bien, nous allons attendre jusqu'à ce que tout le monde soit là. »

Bail observa alors plus attentivement les personnes présentes dans la salle. Il y avait nombres de délégations prestigieuses représentant des systèmes divers, dont Metellos, Borleias, Ondéron, Duro, Fondor, Bilbringi entre autres.

Alors qu'il saluait le sénateur d'Ithor, Bail remarqua la présence d'un visage familier pour lui, celui d'Han Kavanaugh, l'instigateur de tout se rassemblement. Bail et lui se connaissait depuis longtemps, il n'était pas particulièrement proche, mais Bail connaissait tout le talent dont pouvait faire preuve Kavanaugh. Abandonnant poliment l'ithorien, Bail se dirigea vers lui. Tous deux se saluèrent avec politesse.

 « Sénateur Rannis, je tiens encore une fois à vous remercier, à double titre. D'une part pour nous accueillir ici, dans votre demeure, et aussi pour avoir adhérer à se projet... audacieux. »

 « Je vous en pris, monsieur Kavanaugh, il est normal après tout, que l'un de nous soit consente à accueillir cette réunion. Et puis cette demeure étant la plus spacieuse de toute, ce n'est vraiment pas un problème. Je ne crois pas avoir vu monsieur Opale... Ne sera-t-il pas des nôtres ? »

 « Il aurait bien voulu, je peux vous l'assurez. Cependant, c'est moi qui l'en ait dissuader. Je ne voudrais pas que sa position à la Chancellerie ait à en pâtir. »

 « Vraiment ? Pourtant, vous savez bien que rien ne lui interdit de faire partie d'un mouvement politique, encore moins lorsque ce mouvement entend soutenir celui pour qui il travail. »

 « Oui, je suis au courant, sénateur. Cependant, je préfère faire montre de prudence pour le moment. »

 « Si je ne vous connaissais pas, monsieur Kavanaugh, à vos propos, on pourrait penser que nous sommes à une réunion de conspirateurs ! »

[i]Tous deux échangèrent un regard et un sourire amical. Un majordome arriva alors pour leur offrir quelques rafraîchissement. Tous deux déclinèrent poliment. Le moment n'était pas encore venu. Plusieurs minutes passèrent alors, Bail s'était brièvement entretenu avec certains des délégués présent. C'est alors que Hari arriva pour lui annoncer l'arrivée des délégations manquantes. Alors que les sénateurs entraient dans la pièce, Bail se mit légèrement en vue et s'adressa à tous.


 « Mes amis ! Pardonnez cette interruption, mais si vous le voulez bien, nous allons pouvoir commencer. Si vous voulez bien nous allons prendre place dans le salon adjacent ou nous nous. »

A peine avait-il fini sa petite introduction que des portes dissimulés dans les parois de la salle de réception s’ouvrirent. La salle était un peu moins grande que celle que tous étaient en train de quitter, mais elle était tout aussi richement fournie. Une grande table rectangulaire, aux angles arrondies, trônait au centre de la salle autour de laquelle étaient disposés autant de fauteuils qu'il y avait de sénateurs présents.

Il n'y avait pas de place attitré et Bail prit le siège que ses assistants lui désignèrent au hasard. Il se trouvait exactement en face de Kavanaugh et entre les sénateurs de Metellos et Ondéron. Lorsque tous furent en place, les assistants de Bail quittèrent la pièce et les portes se refermèrent silencieusement. Bail se pencha alors un peu plus, se détachant du dossier de son siège, signalant ainsi qu'il allait prendre la parole. »


 « Mes chers collègues, avant tout, je voudrai vous remercier d'avoir accepté mon invitation avec autant de promptitude. Votre présence ici démontre que nous partageons tous les même inquiétude et les même engagements... Laissez moi à présent vous présenter le véritable instigateur de cette réunion, monsieur Kavanaugh. »

Tous les regards se tournèrent alors vers Han tandis qu'il se levait pour être mieux en vue de tous. Il se rassis aussitôt.

 « Peut être que certains d'entre vous ne le connaissent pas. Monsieur Kavanaugh est le meilleur expert en communication que peut compter Coruscant, je dirai même du Noyau. Il peut se targuer d'avoir réussi à faire élire plus d'une trentaine de sénateur et un Chancelier suprême...  De plus, il nous a été fortement recommandé par monsieur le secrétaire général de la Chancellerie. Je pense que nous pouvons dé-lors lui donner toute notre confiance.»

Des regards approbateurs et étonnés s'affichèrent alors de part et d'autre de la table.

 « Vous connaissez tous la situation actuelle... quelle crise le Sénat et la République est en train de vivre. Non seulement, certains de nos collègues menacent de faire sécession si le gouvernement du Chancelier ne cède pas à leurs exubérantes exigences, mais maintenant que le Chancelier est absent, certains autres font pression afin que des élections anticipées soient organisées le plus rapidement possible et remettent en question l'autorité du Ministre spécial... nous ne pouvons accepter cela !

Le Chancelier Arnor est notre le dirigeant légitime et officiel de la République ! Nous tous ici sommes en accord avec sa manière de diriger et de réformer la République. Il est donc de notre devoir de montrer qu'il n'est pas seul dans cette crise. Il est de notre devoir de rappeler à tous que même absent, Halussius Arnor est toujours le Chancelier suprême de la République et que nous faisons tout pour préparer et assurer son retour.

Vous savez pour la plupart de quoi il va être question lors de cette réunion... Aussi, je vais laisser la parole à monsieur Kavanaugh, qui saura mieux que moi vous donner plus de détails sur la question. »



Han acquiesça alors furtivement à l'invitation que venait de lui faire le sénateur. Bail se remis alors dans sa position initiale tandis que Han s'avançait à son tour.

 « Je vous remercie, sénateur Rannis.

Mesdames et messieurs, si vous êtes présent ici ce soir, comme l'a dit notre hôte, c'est parce que vous êtes tous des partisans du Chancelier suprême. Mais c'est aussi parce que tous, à votre niveau, vous avez l'audience de dizaine et de dizaine d'autres systèmes, qui tous réunis forme la majorité dont le Chancelier suprême à besoin pour mener sa politique.

Cependant, les affres de la politique et du Sénat étant ce qu'ils sont, force et de constater que cette majorité est précaire et s'est grandement effritée ces derniers temps... C'est pourquoi, je vous propose de coordonner toutes les énergies, toutes les ressources afin de les mettre au service du Chancelier suprême... »


Ces mots laissèrent perplexes la plupart des sénateurs présents, à l'exception de Rannis. Des regards étonnés étaient échangés. Certains se servaient un peu de boisson dans le verre qui se trouvait devant eux. Après un instant, Han reprit.

 « Je vous propose de vous unir, politiquement au sein d'un même mouvement politique qui œuvrera au Sénat afin d'assurer au gouvernement une majorité stable et durable. Je vous propose d'appeler ce mouvement, le Parti loyaliste.

Ce parti sera destiné à rassembler largement tous les sénateurs, au delà des intérêts particuliers, des clivages et des idéologies. »


Alors qu'il venait de marquer une pause, le sénateur de Borleias en profita pour prendre la parole.

 « Monsieur Kavanaugh, vous nous proposez de créer un parti politique dont la fonction principale sera de voter les lois proposer par le gouvernement.... Pardonnez moi, mais c'es mal connaître le fonction de notre institution. Le Sénat ne répond pas au schéma institutionnel traditionnel que l'on peut trouver dans les parlements locaux. Le Sénat est une assemblée de représentants planétaires... Nous ne répondons pas aux différents clivages qui peuvent exister entre les différents partis politiques planétaires. C'est pourquoi l'idée de ce parti ne me semble pas réalisable. »

Certains sénateurs acquiescèrent aux propos du sénateur. Bail lui même devait admettre que cela ne manquait pas de pertinence.

 « C'est juste sénateur, mais en partie seulement. C'est vrai que l'on trouve pas les mêmes obédiences, les mêmes clivages... Mais les derniers événements ont démontrés qu'il existait bel et bien un clivage, une différence de point de vue... Les sénateurs de Kuat et Corellia se sont ouvertement opposé à la politique menée par le Chancelier suprême, étant en cela suivis par les délégations sur lesquels ils pouvaient avoir de l'influence.

Partant de là, nous l'avons notre clivage, sénateur. Il y a d'un côté ceux qui soutiennent la politique du Chancelier suprême et ceux qui s'y opposent.

Je sais qu'il n'y a pas de « parti politique » à proprement parler au Sénat. Mais il y a des comités. Imaginez alors ce parti comme étant un « super-comité » sénatorial regroupant plus de là moitié des délégations. Un super-comité qui pourra accueillir en son sein les autres comités déjà existant, qui accepterons bien sûr de se conformer, dans une certaine mesure, à la ligne directrice du parti. »


Les questions s’enchaînèrent alors. A chaque fois, Han faisait preuve dans grand professionnalisme et répondait calmement. On l'interrogea successivement sur la ligne politique, le financement, la forme que prendra la direction, quelle sera le rôle de chacun etc... Han répondit à toute ses questions avec une grande précision. Il fini par ajouter.

 « Soyons bien d'accord, mesdames et messieurs les sénateurs, il n'est pas question de transformer le Sénat en simple chambre d'enregistrement !

Le rôle de ce parti sera aussi de conseiller et de guider le gouvernement pour prendre ces décisions, tout comme vous le faites aujourd'hui. Le but de ce parti est seulement de faciliter les choses, de gagner en efficacité, gage d'un travail parlementaire de meilleur qualité.

Chacun de vous gardera sa pleine et entière liberté... Ne voyez pas ce parti comme un parti ordinaire, comme un parti traditionnel... »


 « Comment voulez vous procéder ? »

 « Dans un premier temps, il est important de frapper les esprits. Je vous propose donc de rédiger et signer une déclaration de principe annonçant la création d'un large mouvement de rassemblement en faveur du Chancelier suprême... comme une déclaration d'intention. En voyant votre signature sur le document, je ne doute pas que les mondes sur lesquels vous pouvez influer ne seront pas long à se rallier à vous. Voici donc une première ébauche de cette déclaration commune. »

Activant l'holo-projecteur, Bail y connecta un datapad. C'est alors qu'un texte court apparut.

Citation :
Déclaration constitutive de l'Union Loyaliste

Les signataires de la présente déclaration décident la création de l'Union Loyaliste, comme force politique de premier plan au Sénat. Son but est de rassembler toutes les délégations et les représentants restés fidèles aux idéaux de la République et d'offrir au Chancelier suprême et son gouvernement une majorité stable et durable dans le respect des libertés parlementaires.

Les signataires proclament solennellement, en leur âme et conscience, leur ferme intention de soutenir les actions mener par le Chancelier suprême dans la conduite de sa politique réformatrice et volontariste, de coaliser les forces vives de la République afin de donner corps a un nouveau leadership politique galactique capable d'assurer aux mieux la défense des intérêts de la République et de ces peuples.

La suite de la réunion dura encore plusieurs heures, entrecoupée par quelques pauses accompagnées de collations diverses. Divers sujets furent également abordés, dont la défaite militaire qui venait de se jouer sur Artorias. Certains sénateurs ne manquaient pas de soulever leur malaise à continuer de soutenir le Chancelier alors qu'il venait d'essuyer une défaite cuisante... la plupart pour des raisons électorales, à peine voilées.

La personnalité et les efforts conjugués du sénateur d'Alderaan et de Kavanaugh finirent par avoir raison de leurs doutes. Alors que la nuit battait son plein, tous les membres présent de la réunion apposèrent leur signature sur le document. Han arborait un visage satisfait. Reprenant le pad contenant la déclaration, celui-ci dit.


 « Mesdames et messieurs, la décision que vous avez prise aujourd'hui ne sera pas veine. Cette déclaration sera publiée officiellement via un communiqué de presse du sénateur d'Alderaan. Nous verrons ainsi comment les autres délégués réagiront. Je vous remercie encore. »

Rannis ajouta encore quelques mots avant de conclure la réunion. Quelques instants plus tard, tous se séparèrent cordialement.

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