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 [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)

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Race : Kaleesh cyborg

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Activité actuelle: Coordonne les opérations militaires républicaines
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MessageSujet: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeSam 17 Aoû 2019 - 12:10

Code:
Murkhana-City – 10h30 heure locale.

Cité capitale touristique de la belle Murkhana, monde tempéré agréable, prisé des visiteurs en mal de lieux paradisiaques ô combien appréciés, aux prix les plus exorbitants, aux forfaits les plus exotiques.

Un brassage formidable se livre chaque jour depuis les orbites ; là, les navires les plus luxueux de richissimes magnats se mettent en orbite, attendent les navettes d’hôtels particuliers chargées de débarquer les fortunés clients à la surface de la planète, puis demeurent ainsi plusieurs jours avant de reprendre leur croisière vers Alderaan ou d’autres mondes prestigieux. Et si l’orbite est peuplée d’une armada de navires de plaisance aux airs de pièces d’orfèvrerie, que dire de Murkhana-city elle-même ? Pareille à une Coruscant qui ne se serait parée que de ses plus riches citoyens, l’astroport central est une promenade agréable au milieu de plantes, de bains, un palais miniature de délices et de sol marbré, de marches larges et de droïdes serviteurs attentionnés qui roulent en toute hâte pour combler leurs maîtres de leurs rafraîchissements ou les soulager de leurs lourdes valises.

Quatre individus avancent au milieu de la foule. Les fraîchement arrivés s’adonnent aux mesures de sécurité standard dans les astroports de luxe : on contrôle qu’aucune arme n’est introduite, que le massiff de madame est bien vacciné. Ah il l’est, mais a-t-il reçu un traitement anti-parasitaire pour ne rien introduire dans le précieux écosystème de Murkhana ? Veuillez nous suivre, il faudra le laisser deux mois en surveillance avant de lui autoriser l’entrée. C’est la procédure madame, non on ne peut pas en changer. Non madame, aucun mal ne lui sera fait, signez ici je vous prie.

Un des membres de notre quatuor est bientôt aux portes de contrôle, gros scanners coûteux et luxueux qu’on ne voit que dans les astroports richissimes ou dans les bastions militaires surarmés. Un humanoïde au front surmonté d’une large corne torsadée, dépourvu de cheveux et à la peau olive – un Koorivar - accueille notre arrivant du regard avec un sourire.

« - Quelque chose à déclarer ? »

L’interpellé jette un œil à ses camarades dans son dos puis se tourne vers le visage souriant face à lui. Un flash lumineux ; le sourire se mue en incompréhension. Un liquide pourpre coule entre les yeux du Koorivar alors que les murmures tranquilles des paisibles voyageurs se muent en cris. Il glisse le long de sa chaise, sa cervelle et tous ses souvenirs répandus sur le mur dans son dos. La sécurité se rue. Échanges de tirs, l’air se sature d’une odeur âcre de brûlé alors que de nouveaux cadavres tombent au sol, le thorax explosé, les poumons ravagés, le crâne arraché par les affreuses armes de guerre.

Presque immédiatement en orbite, de nouveaux navires s’extirpent hors de l’espace. Eux sont armés jusqu’aux dents et prêts à éventrer le premier vaisseau qui aurait la bonne idée de quitter le système. En à peine quelques heures, la ville est investie. L’astroport de plaisance devient astroport d’horreur. Les touristes deviennent otages.


***

Code:
Haute orbite de Coruscant -  Deux jours plus tard


« - Comprenez-vous les enjeux de la mission, Commander Ular’Iim ? »

Le cyborg lève les yeux du dossier qu’il étudie depuis deux longues minutes à présent pour s’arrêter sur sa supérieure et l’une des représentantes de l’Etat-Major en dehors du Kaleesh lui-même. Dans le dos de la femme, une ample baie vitrée donne sur l’espace. On y distingue les myriades de navires qui se mettent en branle, rentrant de mission, partant aux confins les plus éloignés du territoire républicain, dans les profondeurs galactiques noires où même le basic n’est parfois pas encore arrivé. L’Espace Sauvage, redouté et inconnu, dont Zerath lui-même provient. Il penche la tête sur le côté, plisse ses yeux de crotale qui se posent sur la peau fragile de son interlocutrice humaine.

« - Si vous ne vous étiez emparée du dossier, je l’aurais moi-même suggéré, amirale Volsyr. Notre meilleure alternative en ces temps de quiétude éphémère : c’est à la défense que l’on se rend invincible. Et en la matière, d’invincibilité nous avons besoin en ce lieu incertain, en bordure de notre monde si prisé et pourtant si fragile ; si habiles nos négociateurs, l’on ne saurait se reposer que d’un palais aux fondations sûres. »

La femme, patiente, hoche de la tête sans relever le lyrisme de son subordonné, avant de se lever et se tourner vers la baie vitrée, vers ses troupes.

« - Si vous n’avez pas de questions, vous partirez dès ce soir. Un groupe de combat de cent quarante quatre vaisseaux, chasseurs compris, est mis sous vos ordres. »

Le silence s’abat sur la salle, troublé seulement par le ronronnement continu des moteurs et le murmure grave incessant de la ventilation. Zerath, revenant sur le dossier, observe les annexes livrées avec. Topologie de la ville, message de détresse et heure d’émission, observations effectuées par les sondes depuis les systèmes voisins...

« - Il semble fécond d’interroger nos services de renseignements. Des identités d’intérêt pourraient se cacher à la surface. »

L’amirale Volsyr fixe ses yeux noirs sur l’Ular’Iim et dévisage son masque de mort, comme tentant de discerner l’expression qui se dissimule en dessous.

« - Pour être prêt s’ils utilisent des otages ? Commander, votre objectif est de prendre la cité en minimisant les pertes civiles, mais une négociation ne sera probablement pas fructueuse...Bien que, je suppose, ce ne soit pas dérangeant d’avoir plus d’informations pour vous. Je vais demander ça à nos services du Renseignement. Vous partirez avec votre groupe de combat dès que l’on vous transmettra ces informations, est-ce entendu ? »

L’Ular’Iim sent une piste fructueuse qui s’ouvre à lui. Tandis que la bonne amirale revient à son bureau et se prépare à distribuer les nouveaux ordres à ses subordonnés, le prêtre lève sa main droite, palpe l’air comme pour saisir une invisible opportunité. Il n’a en vérité peut-être pas même besoin des clients présents pour lancer sa rumeur, mais pourquoi se priver de si merveilleux avantage entre ses griffes ?

« - Il me faudra les meilleurs médecins de terrain à notre disposition. Deux escouades complètes, pour être exact, et tout le matériel qui doit les accompagner. Une transformation doit s’opérer sur Murkhana, mais elle ne peut se faire en notre présence ; pour ceci il faudra retarder notre départ d’un jour. Donnez moi alors ces hommes et Murkhana-city tombera assurément sans en donner le siège. »

La femme hausse un sourcil circonspect, elle bombe sa poitrine alors que sa voix trahit une indignation grandissante.

« - Deux escouades… ? Commander, votre objectif n’est pas d’envoyer vos hommes à la boucherie ! »

« - Ce n’est pas mon intention, et j’ai dans l’idée que nos médecins ne seront pas pour les nôtres. »

« - Redoutez-vous donc tant de cruauté à l’égard des otages ? Soit. Nous mettrons sous vos ordres deux escouades médicales puisque vous y tenez. Vous êtes sûr de vouloir retarder le départ ? Cela donnera le temps à l’ennemi de s’installer et vous mettra en difficulté. »

Zerath fait quelques pas sur le côté, pareil à un monstrueux oiseau de proie. Oh il sait à présent qu’il n’aura pas à jouer le rôle de bourreau pour cette nouvelle danse. Sa voix s’élève comme le grelot d’un serpent à sonnettes.

« - Absolument certain, amirale. »


***

Code:
Haute orbite de Coruscant – Vingt sept heures plus tard – Pont de l’Eclipse – 5h20 heure de bord


Début de matinée. Les navettes d’embarquement vont et viennent entre les orbites basses de Coruscant et le hangar principal de l’imposant classe Valor, pareilles à des abeilles butinant une grosse fleur. Les véhicules sont chargés, les techniciens embarquent, bientôt les soldats sont à bord, en rangs ordonnés et serrés. Levé trois heures plus tôt, le prélat sort d’une longue méditation. Apprêté après une communion avec lui-même qui l’a rapproché de ses dieux, il observe en silence le bon embarquement de ses hommes. Les troupes se mettent en ordres, les légions prennent forme, les officiers se placent à l’avant, tous ôtent leur casque. L’embarquement est achevé. Dans le hangar au sol reluisant de chrome, les hommes forment des carrés disciplinés. Gris et oranges ici, les couleurs de l’armure typique républicaine, gris et blanc ici, les corps médicaux.

Zerath, toujours immobile, se tient perché sur son sceptre, écrasé en une forme bossue sous son manteau pourpre qui cascade de ses épaules jusqu’au sol – traîne même sur le parterre lustré. Les hommes sous le commandement du dragon. Ces hommes sont voués à être sous ses ordres pour plus longtemps qu’une simple opération ; leur nombre pourra croître ou diminuer, mais ils le suivront dans toutes ses campagnes. Il faudra gagner leur confiance – aveugle, s’il souhaite mener ses desseins à leur terme.

Des pas viennent à son côté. Une humaine s’avance à son côté. Peau rouge, cheveux en chignon, elle revêt l’uniforme de la marine. Avoisinant le mètre soixante dix, elle est pourtant plus petite que le gigantesque cyborg d’au moins deux têtes.

« - Contre-maître, si vous le voulez bien... » roule la grave voix artificielle du monstre machine.

Elle hoche de la tête, puis tonne fort, à s’en faire trembler les épaules tandis que son dos se rigidifie bien droit :

« - Garde à vous ! »

Le tambour des rangs qui se raidissent simultanément, d’un mouvement coordonné face à l’ordre de leur supérieure. Alors, le cyborg s’avance vers les hommes, du pas d’un lent vieillard. Les griffes artificielles qui lui servent de pieds grincent contre le sol d’acier. La contre-maître Mai’sa prend sa suite, ses bottes couinent. Zerath s’approche jusqu’à un mètre de distance du premier rang, face à l’officier de cette rangée. Celui-ci met sa main droite à la tempe, salut militaire républicain classique. Ses hommes l’imitent dans un ordre impeccable. L’Ular’Iim observe ses subordonnés avec attention. Ses yeux ne lui permettent pas de saisir toutes les couleurs mais plutôt de voir au proche infrarouge et à l’infrarouge. Le reste apparaît en nuances violacées et bleues. Pas un uniforme de travers, pas une arme qui ne dépasse, malgré des différences parfois flagrantes de gabarit – car tous les soldats ne sont pas de la même espèce. Un rang impeccable, pour une discipline impeccable. Il passe sur tous les visages, un par un - comme pour les mémoriser – avant de revenir à leur meneur, cet officier, un humain au crâne rasé et à la barbe fournie.

« - Votre service nous sera précieux, lieutenant Sting. » dit le titan cybernétique avant de se détourner vers l’unité suivante.

Le manège se poursuit ainsi, inspection minutieuse après inspection minutieuse. Zerath entend bien imprimer dans sa mémoire chaque visage de ce hangar. Ils ne sont peut-être pas Kaleesh, ils ne sont peut-être pas des siens, mais tous ces soldats et soldates demeurent sous ses ordres. Les préceptes de l’art guerrier, raffinés des millénaires durant en une religion sans traces écrites sont d’une clarté limpide : le commandement ne s’entend que par l’équité et l’amour de ceux qui sont soumis au bon général, ainsi que l’amour de toutes les vies en général. Que jamais ne soit versé inutilement le sang. Visage après visage, escouade après escouade, les pas du Kaleesh l’amènent finalement devant un humanoïde à la peau colorée, couverte de tatouages rectangulaires qui s’épanouissent depuis ses arcanes sourcilières sous ses yeux ainsi qu’à son menton. Voici Zerath face à ses si prisées unités médicales.

Les yeux du dragon dévisagent l’humain, ainsi que ses subordonnés pendant de longues minutes.

« - Votre rôle sera vital à cette opération, sergent Atraïde. J’ai toute confiance en votre bienveillance à l’égard de ce qui vit ; car votre pitié sera le fondement de notre effort. »

Enfin, il revient vers le centre du hangar et entame d’un ton si fort que sa voix résonne dans tout l’espace, couvre par ses roulements lourds les sons de la ventilation, tait par ses lames de fond grondantes les grésillements des boucliers énergétiques. L’heure de la litanie d’acier est venue, la prière à la guerre par son prêtre le plus dévoué et sauvage :

« - Mes soldats, le monde où nous nous portons est l’émeraude Murkhana, à la frontière de notre espace, hors de l’Espace Hutt. Les rumeurs d’une attaque pirate nous sont parvenues... » Il lève sa main libre, paume vers le haut, droit au-dessus de lui alors que ses mots se délient lentement les uns après les autres au rythme d’une invisible pulsation que lui seul semble entendre. « - De l’Empire il n’est pas question. Des Sith, nulle mention, aujourd’hui nous œuvrons contre le crime dans sa forme la plus pure ; pour libérer un monde fait otage par le sang et les armes. Murkhana est caractérisée par sa capitale, macro-cité titanesque où s’épandent visiteurs en tout genres, mais de ceux des plus fortunés en majorité. Le reste de la planète est un monde en majorité sauvage, qui ne vit que par l’extérieur venu l’observer au prix fort.
La capitale est aussi notre première cible – mais il n’est pas question d’en donner le siège. Lieutenant Sting, vos deux escadrilles seront nécessaires pour assurer la sécurité de l’orbite si nous venions à rencontrer des difficultés. L’orbite investie, vous assoirez la surveillance du sol avec une couverture satellite en haute orbite. Quant à vous autres, vous descendrez directement aux abords de Murkhana-city. Nous investirons d’abord les destinations touristiques les plus proches, afin d’encercler la ville mais surtout d’empêcher la retraite de nos preneurs d’otages.

La première priorité est de confirmer le destin des visiteurs et des habitants ; pour cette raison avons-nous besoin d’investir l’orbite au plus vite. Nos décisions prochaines naîtront de l’état de fait. Ne prenez donc pas ces premières recommandations pour votre assignation définitive. Le voyage hyperspatial prendra dix-sept heures standard. Officiers, je vous attends sur le pont principal si vous avez des questions. À présent rompez. 
»

Zerath se détourne et quitte le hangar. Les équipes s’animent, la fourmilière prend vie, les matelots débutent la rotation de l’Eclipse vers la trajectoire hyperspatiale qui mènera toute cette armée à bon port, droit sur les pirates et leurs otages. L’Ular’Iim se demande, combien ont pu cerner le paradoxe manifeste de cette opération telle qu’elle est ? Cela est sans importance. Les dieux sont avec lui, et les transformations qui ont débuté sur Murkhana porteront leurs fruits, qu’il cueillera sans hésiter de sa griffe de fer.
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[Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) _
MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeDim 18 Aoû 2019 - 14:35

DRIG – Vivement qu'on soit là-bas ! Juste dommage qu'il n'y ait pas d'Impériaux, j'en aurais bien dégommé...
KAN – Ferme-la, Drig, s'te plaît...

Le Farghul aidait le Trandoshan à porter une caisse de matériel sur le pont de l'Eclipse, après que le Commander Ular'Iim eut sonné le “rompez”. Ils avaient fait connaissance la veille, en jouant au pazzak, et Kan était un très bon joueur, pas loin du niveau de Drig, ce qui rendait les parties très intéressantes. Drig avait souvent du mal à trouver des joueurs de pazzak de son niveau. Au fil des parties, Drig s'était pris de sympathie pour Kan, même si la réciprocité était plus mitigée. Ils avaient fini par rester ensemble pour les tâches matérielles, d'autant qu'ils étaient assignés à la même unité pour la mission.

DRIG – J'ai adoré quand le Commander Ular'Iim m'a fixé droit dans les yeux ! C'était génial. T'as vu, je me tenais bien droit et tout !

Kan soupira en roulant les yeux vers le ciel. D'un ton dépité, il cassa le délire de son coéquipier :

KAN – C'était une revue de troupes !... Il a fait ça avec tout le monde.
DRIG – Ouais mais c'était chouette ! Je suis sûr qu'il a retenu mon visage.
KAN – Mais oui, c'est ça... Bon, arrête de parler, il reste du boulot, concentre-toi au lieu de te fatiguer pour rien !
DRIG – Arrête, c'est plus essoufflé que moi ! Moi ça va, d'un bras je porte ces caisses si je veux ! Alors que toi t'es déjà fatigué.
KAN – C'est toi qui me fatigues.

Drig ne se tut que pendant quelques secondes. Dans le hangar de l'Eclipse, il ne put s'empêcher de rouvrir la bouche sur un autre sujet :

DRIG – Par contre y'a un truc que j'ai pas compris. On doit assiéger la ville ou pas ? Parce que le Commander a dit que non, mais bon, on va se déployer au sol tout autour de la ville, on va bloquer la retraite des ennemis... enfin ça ressemble pas mal à un siège !
KAN – Sérieux, tu veux pas la fermer, Drig ? Tu feras ce que l'officier te dira de faire et c'est tout, on te demande pas de réfléchir au plan. Alors tu discuteras pendant notre prochaine partie de pazzak si tu veux, mais là, tu soûles.
DRIG – Toi aussi tu soûles ! T'as pas à me dire de me taire.

Kan posa la caisse de matériel, bien content d'en avoir fini avec celle-ci, et soupira en s'époussetant les mains.

KAN – Quel âge tu as, sérieux...

Un contre-maître leur signala qu'au lieu de parler, il restait une caisse à embarquer, et les pressa de s'y coller. Kan croyait qu'il allait être débarassé de Drig, mais non, il allait devoir se taper la dernière caisse avec lui. Et puis Drig avait raison sur une chose au moins : il commençait à fatiguer, il n'avait pas la force du Trandoshan et était assez peu endurant de surcroît. Kan était un jeune réserviste, pas beaucoup plus âgé que Tonamdri. Cette mission allait être sa première en-dehors du territoire de la République, et il était quelque peu stressé. Il avait apprécié de jouer avec Drig pour décompresser, mais maintenant, le Trandoshan commençait à lui taper sur le système.

Quelques efforts plus tard, Drig et Kan déposèrent la dernière caisse dans la salle de stockage du vaisseau. Drig s'étira, offrit un sourire satisfait à Kan, et lui tapota amicalement l'épaule ; malgré les mots tendus qu'ils venaient d'échanger, Kan hocha la tête, appréciant malgré tout le bon esprit de camaraderie du Trandoshan. Ce dernier le sentait stressé et lui faisait comprendre qu'il serait de toute façon là avec lui pour lui faire passer cette première mission extérieure avec succès. Drig commença à s'éloigner, mais Kan l'interpella :

KAN – Hey, mec !

Drig s'arrêta et tourna la tête vers lui.

KAN – Même si t'as vraiment tendance à me soûler... Merci.
DRIG – C'est normal mec, t'inquiète !

Drig se posta seul au bord du pont de l'Eclipse, projetant son regard autour de lui pour voir s'il pouvait trouver un dernier truc à faire pour se rendre utile. Il lui tardait d'être sur le terrain, blaster en main, et de libérer Murkhana-City. Ses yeux se posèrent un instant sur le Sergent Atraïde, un médecin à qui le Commander Ular'Iim avait adressé quelques mots personnellement pendant la revue de troupes. Peut-être avait-il besoin d'aide ?
Il croisa aussi un instant le regard du Commander Ular'Iim lui-même. Drig prit un air plein d'assurance. Le départ était imminent, et il était prêt.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeMar 20 Aoû 2019 - 19:58

J’avais été convoqué la veille au soir dans le bureau du Médecin-chef. Je m’étais attendu, compte tenu de l’heure, à un énième remplacement de dernière minute d’un collègue pour le lendemain matin. Alors imaginez ma surprise quand on m’a tendu un ordre de mission pour Murkhana ! La Force soit louée, mes prières avaient été entendues ! Ni une ni deux, je m’étais précipité pour prendre mon paquetage prêt depuis que j’avais eu le précieux « apte » lors de ma visite médicale. Depuis le temps que j’attendais ce moment, c’était arrivé. J’étais de nouveau dans les rangs, arborant ma tenue du corps médical, prêt pour la revue des troupes avant notre départ.

J’avais passé la nuit avec mon datapad en main à enregistrer le matériel nécessaire pour l’embarquement afin d’être le moins pris au dépourvu une fois arrivé. J’avais exigé des caisses supplémentaires de morphine, l’expérience m’avait déjà montré que nous n’en n’avions jamais assez…et c’était bien utile, ne serait-ce que pour abréger les souffrances de ceux pour qui je ne pouvais plus rien faire d’autre que de les laisser aller dans les bras de la Force…et ne faire plus qu’un avec elle. Je n’oubliais pas les instruments, les outils pour les chirurgies, etc…il y avait tant de choses à penser ! Je n’avais pas ressenti tout ceci depuis bien longtemps ! Et allez savoir pourquoi…mais cette excitation m’avait presque manquée…moi qui détestais la guerre, je me retrouvais pourtant impatient de me rendre sur les lieux, non pas pour tuer, mais pour sauver des vies ! En sauver le plus possible…

Et maintenant je me retrouvais avec une unité médicale, au garde-à-vous, prêt pour la revue des troupes et le speech du Commander. L’impressionnant cyborg circulait parmi les rangs, chaque section a droit à son regard acéré, à l’affut du moindre écart...quel qu’il soit. Il s’était arrêté devant moi, m’indiquant que mon aide serait précieuse…

*Ouai… ben en même temps faut pas avoir fait d’études supérieures pour se rendre compte que mon rôle sera « vital » (magnifique jeu de mot cela dit) hein… l’aime bien s’écouter parler celui-là…ça va être long…fait chier…*

Je me retins d’être désobligeant, et me contentais de le saluer selon les usages.

J’avais déjà vu le fameux Zerath Ular’lim, mais jamais d’aussi prêt, au moins je pouvais toujours « l’admirer » si je pouvais m’exprimer ainsi, car mon intérêt pour le Commander était d’un tout autre bord…Si les autres pouvaient être impressionnés par son parler sibyllin, ses capacités de commandement, sa stature impressionnante, ou tout simplement le fait qu’il était un kaleesh, pour moi il était tout autre…Un cas médical particulièrement intéressant…un être de chair greffé dans un exosquelette le maintenant en vie. J’aurai tant de questions à lui poser…étudier ses capacités, sa survie au sein de cette armure gigantesque…Mais le moment était plutôt mal choisi n’est-il pas ?

J’écoutais avec attention le déroulement de la suite des évènements, nous n’intervenions pas suite à une attaque impériale, cela nous changerait. Néanmoins la menace n’en n’était pas moins réelle et non négligeable. Une fois que le « rompez » fut lancé, sous entendant que les unités se retrouvaient à la disposition de leur chef. Je me tournais donc vers le corps médical dont j’était responsable, et leur ordonna de reprendre la gestion du matériel dont nous allions avoir besoin. Me réarmant de mon datapad, j’allais de caisse en caisse, vérifiant son contenant, son étiquetage et son chargement pour une meilleure gérance une fois sur place et « stimulant » mes gars :

- Celles-ci c’est bon ! Embarquez-la ! On s’active les gars ! On n’a pas toute la journée ! J’étais un véritable électron libre, j’étais partout à la fois, plein d’énergie et d’entrain à l’idée de repartir…Attendez ! Je n’ai pas vérifié celle-là ! Ettt vous là-bas ! Cette cuve de Bacta devrait déjà être chargé ! Dépêchez-vous ! Bon sang, magnez-vous ! Je ne veux pas qu’on passe pour des branleurs dès le premier jour ! Merde à la fin !

J’avais toujours été râleur et surtout de mauvaise humeur quand les choses ne se déroulaient pas comme prévu…Soudain j’entendis un son qui me fit grimacer…un bruit de chute de caisse…je me précipitais en pestant :

- HEY ! Doucement avec ça ! C’est de la morphine ! Si ça tourne au vinaigre pour vos fesses, vous serez content que j’ai un stock, suffisant pour vous en administrer !

J’ouvris le container pour vérifier le bon état des fioles qui sommeillaient à l’intérieur…pas de casse…Ouff ! Pour se justifier, le jeune soldat responsable de cette maladresse m’indiqua alors :

- Excusez-moi sergent…mais…je n’ai guère dormi, et …elle est tellement lourde cette caisse…elle m’a échappée…

Je continuais de ronchonner non sans prêter une certaine attention aux immenses valises ui s’étaient installées sous ses yeux…le malheureux était épuisé…Je regardais partout autour de moi, cherchant une âme généreuse – ou malheureuse – pour nous prêter main forte…Soudain, mon regard se posa sur un grand trandoshan oisif et qui semblait au sommet de sa forme – avec une incroyable mutation cutanée qu’il me tardait d’étudier – …voilà qui était parfait, aussitôt je hélais l’animal :

- Hé !!! Vous !! Le trandoshan ! Oui vous avec l’hyperpigmentation des écailles ! On a besoin de bras !

Je lui désignais la fameuse caisse, en empoignant un côté, attendant qu’il vienne me prêter main forte. Les soldats pouvaient s’imaginer que, pris de pitié je soulageais mes subordonnés en mettant la main à la pâte moi aussi…en réalité je ne voulais tout simplement pas qu’il arrive malheur à ce précieux chargement. J’étais pressé de terminer, et me rendre sur le pont principal pour obtenir plus de renseignements auprès du moulin à parole qui nous servait de commander…nan parce que ses palabres là c’était bien joli…mais il était resté vague le zigoto…En attendant j’avais un spécimen tout à fait intéressant à étudier…un « trando » présentant des écailles noires…voila qui sortait de l’ordinaire chez cette espèce. On disait que ce n’était pas très poli de fixer quelqu’un avec autant d’insistance, mais je m’en fichais royalement…mon œil médical « scannant » littéralement le lézard sur deux pattes qui me prêtait assistance.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeMer 28 Aoû 2019 - 22:22

« - Commander ? »

Zerath se tourne sur le pont de commandement. Ses yeux tombent sur un officier chauve mais barbu, qui s’avance sur le pont, le long de la fine ligne surélevée qui sépare la porte principale – quelques trente mètres plus loin – de la plateforme où le Kaleesh se tient, au côté de la zeltronne Maï’sa.

« - Lieutenant Sting. » identifie en guise de salutation la monstrueuse machine avant de se tourner à nouveau à l’étude des nouvelles données que lui transmettent les renseignements républicains. Derrière lui, le son de pas bottés sur le pont lustré lui indique que l’officier se rapproche. Ses pas sont hésitants, il n’est pas sûr de lui. Le vieux prélat se plonge dans l’étude des nouvelles informations, pensif. Une nouvelle présence a été détectée en orbite de Murkhana il y a de cela dix minutes, des navires pirates supposés renforts des troupes précédentes. Il semble que les deux fassent partis de cartels criminels, que les renseignements estiment être sous les ordres des Hutt. Cependant, il semble s’agir de deux cartels différents, dont la réunion...

« - Commander Ular’Iim...Permission de parler ? »

L’Ular’Iim relève les yeux. Il faudra bien une quinzaine d’heures pour se rendre en orbite de Murkhana. Il murmure en premier lieu à la contremaître d’équipage :

« - Contremaître Maï’sa, pouvons-nous être loin de cette orbite familière d’ici une demi heure ? »

Elle bombe la poitrine.

« - Mon Commander, nous pouvons être partis d’ici vingt minutes ! »

« - Remarquable. Mettez la machinerie en marche. »

Alors que la femme s’écarte et commence à distribuer ses ordres d’une voix forte à l’attention des matelots dans les fosses autour du pont, Zerath se tourne et fait enfin face au lieutenant. Colossal et drapé d’améthyste liquide, dans son dos l’horizon cosmique des étoiles livides, la machine consciente sur son sceptre agite sa griffe rigide et d’un regard interroge son subordonné qui lambine.

« - Je...J’ai entendu votre exploit sur Arda mon Commander et... »

Première approche pour une faveur, le miel de la flatterie et la douceur du compliment pour attendrir de l’énorme cyborg le tympan et le tenter de tendre une plus attentive oreille.

« -...Je sais que vous choisissez sans doute avec le plus grand soin vos hommes...Mais mon commandant...Je crois que c’est l’obéissance des soldats qui fait ou défait une opération... »

Une évidence aux jeunes pousses sortant de l’académie des officiers, pourtant lui n’est plus vert et moins encore le prélat, qui toujours ne bouge pas, ses yeux aussi figés que s’il avait été frappé de trépas.

« - J’ai suivi le procès de madame Kira. Et je dois vous avouer que… (il baisse le ton tout en s’approchant, comme pour se confier à son supérieur) Mon Commander, je crains que le sergent Atraïde ait une réputation pour l’insubordination. »

Voici enfin la raison de toute cette approche ; après la flatterie, après les arguments de logique, voici l’accouchement de la logique – la dénonciation qui se faisait attendre. Dans un murmure qui roule comme le ronflement de vagues profondes :

« - Cela semble être le cas, sans le moindre doute. Il serait sage de garder œil à ses façons, mais soyez assuré qu’il ne compromettra guère cette opération. »

« - Voulez-vous que je… ? »

Un hochement positif du Kaleesh achève la phrase du lieutenant, qui s’enfle soulagé du poids de ses appréhensions. Il s’en va sur le pont, droit de retour vers les hangars, lancé à présent vers des tâches de sa propre invention. Mais de ceci, l’Ular’Iim n’entend guère le libérer. Il songe le manque de coopération du sergent Atraïde comme une menace pour l’opération ; à présent le voici parti, alarmé par ses propres sirènes du besoin de surveiller l’homme – de fait son subordonné pour le recadrer. Une intention louable, mais négligeant d’un aspect pourtant crucial : Zerath n’a pas choisi ses hommes à la légère. L’obéissance zélée est certainement la qualité du soldat qui voue confiance à son supérieur. À terme est-ce ce lien que le Kaleesh entend développer avec ces humains, à défaut des siens. Cette obéissance est conditionnée par la doctrine, enseignée en académie militaire, mais elle ne saurait être entretenue sous des incompétents qui ne se concernent guère du sort de leurs hommes.

Cependant, le bon lieutenant n’a pas conçu que c’était précisément sur ce caractère indocile du sergent que Zerath mise ; et qu’il les porte dans une situation où lui-même n’aura guère à donner d’ordres précis pour mener à la victoire qu’il désire. Balian Atraïde ne désobéira pas au dessein de l’Ular’Iim, car la situation sera façonnée telle que la désobéissance ne sera pas même envisageable.

Voici, la façon véritable dont se fait obéir le meneur Kaleesh ; la qualité d’obéissance comme celle de courage ne naissent que de la situation. Et il appartient au commandant seul de faire naître l’occurrence où il désire pousser ses hommes. Blâmer la couardise des siens au milieu de la défaite n’est qu’avouer sa propre incompétence, car ç’aura purement été d’accorder l’occasion propice à la naissance d’un autre sentiment que l’intrépidité.

Cependant, Sting ne l’a pas réalisé. Il serait sage, songe le Commander, de ne pas les mettre sur une ligne commune aussi longtemps qu’ils n’ont pas besoin d’oeuvrer sur la même scène. Il se tourne vers un opérateur dans la fosse, habileté aux communications.


« - Répondez aux services du renseignement. Dites leur que le Commander Ular’Iim espère un bel opéra. »

On s’exécute. Sur l’Eclipse, l’agitation approche son paroxysme. Le départ de Coruscant est proche.


« - Commander, nous sommes bientôt parés au départ. Voulez-vous que nous allions en bordure du système ? »

Zerath observe les images transmises de la flotte de Murkhana. Deux flottes de navires pirates…


« - Portez nous aux abords de sa lune. Sa protection nous sera favorable face aux débris. »

« - Débris, mon Commander ? »

« - Un présage des dieux, contremaître. Pouvez-vous effectuer le saut ? »

La zeltronne fronce les sourcils un quart de seconde puis affecte une mine neutre et un garde-à-vous.

« - Oui mon Commander ! »

L’Ular’Iim porte son regard au dehors, vers l’espace noir. N’est-ce pas justice que lui, prélat de la Lune, tire protection de son symbole pour assurer son triomphe ?


Dernière édition par Zerath Ular'Iim le Jeu 29 Aoû 2019 - 7:12, édité 1 fois (Raison : Baltraide -> Atraide, c'est mieux)
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeSam 31 Aoû 2019 - 7:33

Le Sergent Atraïde était affairé. Il passait plus de temps à hurler sur ses subordonnés qu'autre chose. Eux, n'avaient pas encore fini de déplacer des caisses de matériel. Du matériel médical : morphines, seringues, outils de chirurgie, bacta... Drig fut étonné que tout ne fût pas déjà prêt de leur côté. En même temps, à gueuler tout le temps comme un goret en rut comme ça, le Sergent Atraïde devait juste stresser ses hommes au maximum et ça n'aidait pas à les faire aller vite. Drig avait horreur qu'on lui parle comme ça. Cela faisait partie des choses qu'il avait le moins supportées durant son année de classe militaire. Lobuumga ne lui avait jamais parlé comme à un chien, et avait pourtant toujours été fier de lui. Drig lui avait même sauvé la vie. Il savait donc qu'il pouvait devenir un excellent soldat sans se faire en permanence rabaisser par ses supérieurs voire traiter comme de la bouse.

Le Commander Ular'Iim, flanqué de la contremaître d'équipage, une Zeltronne, devait superviser les derniers préparatifs. De sa position, Drig ne le voyait plus, mais le départ se faisait de plus en plus proche, c'était certain. C'était l'effervescence tout autour du vaisseau pour que tout soit prêt dans les prochaines minutes. Le décollage pouvait être annoncé incessamment.
Enfin, Kan, quant à lui, devait avoir rejoint d'autres soldats de l'unité, soulagé de ne plus avoir à entendre les gamineries de Drig.

BALIAN – Hé ! Vous ! Le Trandoshan !

Drig n'était pas le seul Trandoshan détaché pour cette mission parmi les soldats, mais la désignation de sa race limitait tout de même grandement la liste des personnes à qui cette voix pouvait s'adresser. Et des Trandoshans qui attendaient sur le pont de pouvoir se rendre utile dans les derniers préparatifs, pour le coup, il n'y en avait pas deux. Drig tourna la tête vers l'origine de la voix : le Sergent Batraïde.

BALIAN – Oui vous avec l’hyperpigmentation des écailles ! On a besoin de bras !

Drig afficha un petit sourire idiot à la mention de « l'hyperpigmentation » de ses écailles : Lobuumga lui avait un jour confié que ce signe distinctif avait participer à le faire craquer pour lui et à faire de lui son favori. Drig portait donc cette différence avec une certaine fierté. Ca pouvait être pénible quand cette différence était source de moqueries, mais Drig gardait en tête que ça avait fait de lui un être spécial pour Lobuumga, quelque chose qui l'avait rendu plus beau que d'autres Trandoshans aux yeux de son amant.

Alors que Drig accourut sans se faire prier vers la caisse que le Mirialan commençait à attraper par un côté, une voix autoritaire tonna que le départ était prévu pour dans vingt minutes, ordre du Commander Ular'Iim. Il n'y avait donc pas de temps à perdre. Drig empoigna une hanse métallique à l'opposé du côté porté par le Sergent Atraïde. Il remarqua que le regard de ce dernier était littéralement rivé sur lui, le détaillant de la tête aux pieds. Drig n'en prit pas ombrage même si ça pouvait finir par devenir un peu gênant. Roulant les muscles de son épaule et de son coude, il souleva avec force son côté de la caisse. Elle était lourde, mais le Trandoshan fut largement à l'épreuve de cette caisse... bien plus que le Mirialan.

DRIG – Ca va, Sergent, vous tenez ?

Drig dut faire attention à se déplacer au même rythme que lui. Il était lui-même pataud, marchait et courait moins vite que tout le monde, mais la lourdeur de cette caisse était à son avantage, et c'est bien le Mirialan qui fut exceptionnellement plus lent que lui. Tout en déplaçant la caisse, Drig profita du moment pour satisfaire sa curiosité :

DRIG – Sergent, vous connaissez bien le Commander ?

Cette question faisait allusion aux mots privés échangés entre les deux hommes pendant la revue de troupes. C'était la première fois que Drig se trouvait sous les ordres du Commander Ular'Iim, ou du moins détaché pour une mission sous sa supervision. En revanche, le Sergent Atraïde semblait déjà connaître l'espèce de semi-droïde bizarre. Mais en soi, Drig s'en moquait un peu, ça ne le concernait pas. Cette question était juste là pour en amener une autre qui le concernait bien plus :

DRIG – Il est comment ?

Voilà une question impertinente de la part d'un soldat au sujet d'un haut-gradé, mais Drig n'avait pas de tabous. Le Commander Ular'Iim lui faisait forte impression, notamment à cause de son physique si particulier qu'il ne laissait pas facilement deviner sa race d'origine – on pouvait toujours se dire qu'il n'était pas né ainsi fait de métal.

En tout cas, les minutes filaient vers le moment imminent du départ. Drig n'allait peut-être même pas avoir le temps de se rapprocher de Kan dans le vaisseau, maintenant qu'il était affairé avec le Sergent Atraïde juste avant le décollage.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeDim 1 Sep 2019 - 19:36

Départ prévu dans vingt minutes…sans déconner ! Il fallait vraiment se grouiller ! J’avais interpellé le lézard d’une façon assez peu cavalière, mais il était tout de même venu m’aider…un bon point pour lui ! Était-ce l’urgence de la situation ? La fraternité militaire ? Ou mon grade ? Baah…l’important était qu’il avait obéit point barre.

- Ca va, Sergent, vous tenez ?

Je grimaçais, c’était tellement lourd, si bien que je dû m’y prendre à deux mains pour soulever la caisse à une hauteur suffisante pour avancer. Cela ne m’empêcha pas de maugréer :

- Ca va…ne vous inquiétez pas pour moi…

Petit pas par petit pas, nous avancions lentement mais surement…J’eus tout le loisir de l’analyser alors que nous portions cette satanée caisse qui pesait une tonne. Un jeune transdoshan, vif, colossale, à qui je n’irais pas chercher des noises sans raisons par peur de finir assommé ! Je notais ses mains composées de trois doigts, aux griffes acérées…ses narines moins apparentes que de coutume chez un spécimen de cette espèce…l’éclat rougeoyant dans ses yeux…les petites cornes sur son crâne…Mais surtout…le noir de ses écailles. Lors de mes cours en xéno-anthropologie j’avais déjà entendu parler des nuances particulières que pouvaient prendre la peau des reptiles, tels que les trandoshan…mais jamais à ce point-là ! Ces informations mises bout à bout je songeais que mon « sauveur » devait avoir la vingtaine…Dans l’ensemble un jeune et robuste soldat.

Sa question concernant le Commandeur Ular’Iim me fit hausser un sourcil…j’avais l’air de connaître cette boite de conserve ? Sans doute ce jeune soldat l’avait cru quand le Commander m’avait adressé quelques mots en privé…La poisse…ils allaient tous s’imaginer qu’on était potes ! Ce qui était loin d’être le cas…Non pas que j’avais un quelconque grief contre le Kaleesh, mais il avait le don de m’agacer au plus haut niveau avec ses belles paroles, ses phrases sans fins et dont le sens pouvait être interprétés de milles façons !

Comment était le Commander Ular’Iim ? Je répondis spontanément à cette dernière question avec une certaine véhémence :

- Casse-bonbons ! Voilà ce qu’il est ! Puis je tempérais tout de même mon propos en développant, c’est un kaleesh, lui et moi n’avons pas la même perception de la mort et de la guerre, toutefois…il respecte ma vision des choses sur ces points-là. Je ne le connais pas vraiment, disons que nos routes se sont croisées…Il est apprécié de ses hommes, même si dès qu’il ouvre la bouche il est incapable de dire les choses simplement…Il n’en demeure pas moins un bon leader…

Ce n’était pas parce Zerath Ular’Iim m’irritait que je ne devais pas reconnaître ses compétences militaires. Il avait mené rondement la prise d’Arda…et ça avait dû être un sacré merdier !

Nous poursuivions notre progression…notre but n’étais plus très loin…j’arcais mes muscles pour poursuivre mon effort, non sans grimacer et jurer comme un beau diable lorsque ma jambe (de chairs et d’os bien sûr sinon ce n’était clairement pas dôle) vint cogner fortement contre une des arrêtes de ladite caisse…Heureusement nous atteignîmes l’espace dédié au matériel médical…Et nous pûmes poser notre fardeau…

Les deux mains sur le dessus du container de morphine, je tâchais de reprendre ma respiration…je soufflais comme un vieux bantha qui aurait piqué un sprint…

Le soldat que j’avais soulagé de la caisse revint vers nous pour m’annoncer :

- Sergent ! Nous avons terminé le chargement !

Je levais le pouce de ma main droite, signifiant que c’était parfait, et répondis avec une voix plus calme et avenante :

- Impeccable soldat, allez vous reposer, vous ne me serez d’aucune utilité dans cet état de fatigue une fois arrivés. Passez le message aux autres membres de l’équipe médicale. Nous devrons être opérationnels dans les plus brefs délais, des vies seront en jeu.

Le soldat me salua et s’éclipsa rapidement. Je me tournais vers le trandoshan et lui tendis la main pour le remercier, me présentant par la même occasion :

- Merci pour votre aide, je suis le Docteur Balian Atraïde. Veuillez excuser ma rudesse tout-à-l ’heure. De même si je vous ai mis mal à l’aise en vous dévisageant de la sorte…mais…c’est la première fois que je croise un membre de votre espèce avec une telle pigmentation des écailles…C’est une mutation très rare !

Malgré la chaleur de ma voix, je ne souriais pas pour autant. Je n’avais jamais été avenant sauf avec mes patients…ce n’était pas maintenant que cela allait commencer. Qui plus est, j’avais encore en tête l’incident du procès de Madame Kira…je n’avais toujours pas avalé la pilule qui m’avait fait sortir de mes gongs ce jour-là. Si jamais je croise à nouveau ce padawan il pourrait être en sang avec les tripes à l’air je…je…ben je le soignerai…parce que j’étais ainsi…incapable de laisser quelqu’un dans une détresse physique ou psychologique.

Je m’étais mis doucement en route vers le pont principal…je voulais voir le Commander Ular’Iim afin d’avoir plus de renseignements sur ce qu’il attendait de l’unité médicale. J’indiquais à mon nouveau camarade :

- Si vous souhaitez en savoir plus que le Commander, venez donc avec moi…

J’avais eu un petit sourire…et un signe de tête pour indiquer la direction que j’allais emprunter. Serait-il assez osé pour me suivre et se retrouver face à l’imposant cyborg à nouveau ? Je ne m’étais pas arrêté pour autant, laissant libre le trandoshan, et me présentais docilement sur le pont principal, attendant que le Commander donne son aval pour l’approcher.

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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeJeu 5 Sep 2019 - 9:33

Les matelots se hâtent, les officiers les dirigent à gauche et à droite sans tact. Le pont est en ébullition, les calculs s’achèvent, le navire est prêt pour sauter vers sa destination. Tout est fin prêt. Les services du renseignement ont fait leur office, le navire est prêt à partir sous un augure propice. Le vent soufflera en leur sens, ceci Zerath le pense, car les pirates en orbite de Murkhana sont déjà à leur insu au rythme de sa danse. Sur le bordage reluisant, se tient le cyborg songeant. Hors de son manteau aubergine, parfois noir, bleu ou rouge selon la lumière taquine, son visage immobile, son masque pâle comme la lune sur un lac prune. Le colossal bossu considère les actions menées d’à sa supérieure l’insu. Il a de l’État Major la fonction, mais si elle apprend l’intrigue sera-t-elle déçue ? Le regard des humains est sans conséquence pour celui de la violence prêtre ; la fierté cependant pourrait sonner la fin de ses moyens, retombée néfaste qui n’augurerait rien de bien.

Qu’à cela ne tienne. Cette intrigue, si cruciale à sa pacifique intervention, puise raison dans sa victoire. Seul le parjure mène au front les étapes accomplissant ses ambitions les plus notoires. Zerath, loin du jugement de ses pairs du domaine militaire se heurte désormais à un soucis de taille, un défi de son ère. Entre ses doigts une tablette électronique, résumé charmant de chaque profil sous son commandement. On vient de lui donner l’objet, à sa propre demande, afin qu’il puisse mémoriser les visages qu’il doit diriger.

« - Ce bouton pour allumer, ici c’est pour éteindre. Là hum...C’est pour accéder aux fichiers, ici vous désactivez l’holocorrection et pour rebrancher la pile à combustion c’est juste ici... »

Le bon Commander décroche rapidement et manque de sombrer dans la torpeur. Une seconde ses sens s’égarent.

« - Et c’est tout pour allumer, vous avez compris ? »

N’ayant guère vraiment suivi, le cyborg pour seule démonstration enchaîne une combinaison qu’il lui semble avoir saisie. Mais son esprit, qui revient tout juste des limbes du rêve, n’a avec son corps cybernétique conclu aucune trêve. Son bras est figé sur l’écran à présent, hésitant sur l’action à effectuer dans un premier temps. La contre-maître l’observe silencieusement : quel choix effectuera donc le commandant ?

Devant Zerath, la tablette affiche un fond uni de bleu. Une barre rectangulaire occupe tout le côté gauche. Dans le coin haut droit, une petite batterie stylisée, à trois barres. L’une des barres clignote régulièrement. Juste à côté, la tablette indique l’heure. 5H58. Dans deux minutes le navire aura quitté Coruscant. Zerath arrivera-t-il à se décider d’ici là ? Il faut faire vite. Il se concentre. Plusieurs petits dessins, sur le fond uni bleu. Une forme géométrique rectangulaire ici...Là, il y a deux petits triangles superposés l’un sur l’autre. Le Kaleesh cherche un indice pour le mettre sur la piste. Dans la barre rectangulaire gauche, plusieurs petites représentations stylisées. L’une d’elle est deux flèches courbées qui forment un cercle. Une rotation...Oui, cela pourrait bien être ce qu’il cherche. Il avance sa griffe. La contre-maître déglutit. Il recule sa griffe. La sueur perle sur le front de sa subordonnée. Le petit rectangle, les triangles, les flèches...Les triangles évoquent des grades. Cela doit être un résumé de terminologie du milieu militaire, peut-être. Le rectangle...Un des coins manque, un peu à la façon d’une pochette...Non, c’est un blindage. Cela doit être un blindage, la représentation du vaisseau. Cliquer dessus donnerait probablement des informations sur l’Eclipse et ses systèmes. Des informations bonnes pour les ingénieurs. Les flèches...Les flèches sont tout ce qu’il reste. Zerath avance à nouveau ses doigts griffus et presse délicatement le bouton. Immédiatement la tablette s’éteint, puis affiche un message unique :

Mise à jour du système : 1 sur 789… Veuillez ne pas éteindre l’appareil ni le mettre hors tension…


« - Commander... » commence la contre-maître. Le Kaleesh observe l’appareil, penaud. Une chance que son masque dissimule ses traits. L’humaine lui fait un signe du menton, en direction de son dos. Il observe, vers l’entrée du pont de commandement. Là, patiemment campés sur leurs jambes, attendent en silence deux soldats. L’un est le sergent Atraïde, humanoïde de petite taille en impeccable uniforme. Le second est un grand reptilien, d’une espèce que peut-être les dieux auraient jugée cousine de Zerath. Le Commander suprême de l’opération confie la tablette maudite aux bons soins de sa collègue, trop heureux de pouvoir s’en défaire avec une excuse valide !

Les pupilles safranes sur fond de chair du cyborg tombent sur ses deux subordonnés alors qu’il songe à la raison de leur présence. Ils ne sont sans doute pas ici pour lui annoncer une complication dans le chargement, pas à une minute du départ, pas si tranquilles. Non, songe-t-il en détaillant la chaleur que leur corps émet sous son regard thermique, non ils sont trop calmes pour ça. Ils transpirent, oui, mais pas de peur ou de stress...Un effort, conclut-il. Logique, il ne faut pas être un génie pour deviner dans quelles conditions le duo aurait pu avoir à effectuer un exercice physique. Quant à la raison de leur présence...Le Trandoshan est plus en retrait que l’humain dans le duo. C’est donc que l’humain est l’initiateur du dialogue et celui avec les principales demandes.

La réflexion, qui n’a duré qu’un millième de secondes, s’interrompt. Zerath lève sa main libre et délie ses griffes en guise de salutation, à présent convaincu d’avoir une explication à la présence d’au moins l’un des deux protagonistes. Sa lourde voix trahit une certaine satisfaction.


« - Ah, sergent Atraïde ! Venu en quête d’éclaircissements, je présume ? Parlez-donc, dites-moi quel doute vous assaille pour me gracier de votre présence plutôt que de clamer votre nécessaire repos. »

Son regard, marqué d’intérêt, détaille l’humain comme un prédateur sa proie.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeSam 7 Sep 2019 - 7:58

BALIAN – Casse-bonbons ! Voilà ce qu'il est !

Ouh là ! Drig ne s'était pas attendu à une réponse aussi franche et sèche ! Sans véritablement être capable de prendre du recul sur sa question pour juger lui-même qu'elle était impertinente, il n'aurait pas été surpris que le Sergent Balian le remette à sa place avec plus ou moins de courtoisie. Il était habitué à déclencher ce genre de réactions, après tout. Mais là, loin de là, le Sergent Balian semblait se prendre au jeu de déballer tout ce qu'il pensait du Commander Ular'Iim. Drig se mit à sourire et écouta avec grande curiosité :

BALIAN – C'est un Kaleesh, lui et moi n'avons pas la même perception de la mort et de la guerre, toutefois... il respecte ma vision des choses sur ces points-là. Je ne le connais pas vraiment, disons que nos routes se sont croisées... Il est apprécié de ses hommes, même si dès qu'il ouvre la bouche il est incapable de dire les choses simplement... Il n'en demeure pas moins un bon leader...

Drig avait cru remarquer que le langage d'Ular'Iim était ampoulé au superflu. Peut-être que son corps mécanique avait une influence sur son esprit et le poussait à s'exprimer de façon tout sauf naturelle. Drig ne connaissait pas bien les Kaleeshs et ignorait quelle était cette perception de la mort et de la guerre qu'Atraïde ne partageait pas. Malgré tout, il était intéressant de savoir qu'Ular'Iim était globalement apprécié et ne devait donc pas être un chieur de premier choix comme il semblait y en avoir beaucoup parmi les haut-gradés de l'armée.

Balian grimaçait comme un pauvre diable, il n'en pouvait plus de soulever cette lourde caisse. Si Drig avait eu des bras démesurés, il aurait bien porté cette caisse à lui tout seul. A défaut, il pouvait la faire traîner au sol si vraiment le Mirialan n'en pouvait plus. Mais finalement, il arrivèrent à l'emplacement destiné à cette caisse, et c'est alors qu'Atraïde se cogna le genou contre l'arête de la caisse. Drig grimaça en devinant la douleur pour l'humanoïde à peau verte. Ils purent lâcher la caisse, et Atraïde s'appuya dessus pour reprendre son souffle. Il transpirait et soufflait comme un bœuf.

Un soldat vint rapporter au Sergent Atraïde que le chargement était terminé. Le supérieur leva un pouce désinvolte pour manifester sa satisfaction sans pouvoir immédiatement parler, et quand il eut fini de reprendre son souffle, il envoya le soldat se reposer et inviter son unité à faire de même. Enfin, Atraïde se redressa, et se tourna face à Drig qui lui serra la main à son invitation.

BALIAN – Merci pour votre aide, je suis le Docteur Balian Atraïde. Veuillez excuser ma rudesse tout à l'heure. De même si je vous ai mis mal à l'aise en vous dévisageant de la sorte... mais... c'est la première fois que je croise un membre de votre espèce avec une telle pigmentation des écailles... C'est une mutation très rare !

Drig n'était pas vexé du tout, et à la dernière phrase, afficha même un sourire fier, car cette rareté avait fait de lui le favori de Lobuumga – ou avait au moins contribué à ce que le Hutt eût un coup-de-cœur pour lui.

DRIG – Les gens me regardent souvent bizarrement à cause de ma couleur de peau, mais cette différence a plus été une bonne chose dans ma vie qu'une mauvaise !

Drig souriait toujours comme un gamin content d'une flatterie, contrairement à Atraïde qui n'étirait pas la bouche malgré son ton chaleureux.

BALIAN – Si vous souhaitez en savoir plus que le Commander, venez donc avec moi...
DRIG – Carrément !

Drig emboîta le pas au Mirialan. Il se rappelait le regard que le curieux cybord avait planté sur sa personne pendant la revue de troupes et la fierté qu'il avait ressentie à se tenir au garde-à-vous devant lui ; il était maintenant excité à l'idée de le rencontrer dans une contexte plus privé. En quelques instants, ils furent tous deux sur le pont de commandement. Le Commander Ular'Iim était là, dévêtu de la cape qu'il avait portée pendant la revue de troupes, une Zeltronne à côté de lui, l'observant utiliser une tablette.

Ou du moins... essayer de l'utiliser. Ular'Iim avait l'air tout penaud, ne sachant pas sur quel bouton appuyer. Il était si concentré à sa tâche, à deviner comment il devait se servir de l'appareil, qu'il ne s'était même pas encore rendu compte de la présence du Mirialan et du Trandoshan sur le pont. Cette scène était surréaliste. Comment un être fait d'électronique et de métal pouvait-il ne pas savoir se servir d'une tablette ? Dans la tête de Drig, la question était pertinente mais pouvait même être généralisée : qui, à part les pauvres, ne savait aujourd'hui pas se servir d'une tablette ? C'était comme ne pas savoir se servir d'un comlink. A part les pouilleux gisant dans les bas-fonds des villes et n'ayant aucun avenir, ou les égarés vivant sur des planètes sauvages et reculées, tout le monde avait un comlink, non ? Drig avait vécu dans le luxe, alors sa vision du monde était biaisée. Mais enfin, Ular'Iim était un membre de l'Etat-major, non ? Et il ne savait pas se servir d'une tablette ?!

Il fallait un petit signalement de la Zeltronne pour qu'enfin le cyborg décrochât de sa tablette et se tournât vers eux. Drig exécuta un salut militaire propre et spontané, mais son œil vif n'était pas rivé au loin comme pendant la revue de troupes, mais détaillait le curieux cybord de la tête aux pieds. Sa tête était dissimulée sous un masque occulte. Son corps était voûté comme s'il portait un poids trop lourd sur les épaules. Ses bras étaient couverts de bandages, ses mains étaient aussi griffues que les siennes mais pourvues de doigts plus nombreux et plus effilés, et ses jambes se terminaient par ce qui pouvait être désigné de serres métalliques, que Drig devinait préhensiles. Au moins le Trandoshan n'était pas le seul ici à ne pas porter les bottes règlementaires d'un bon uniforme, une exception raciale acceptée – on voyait mal un Humain soldat pieds nus, mais un Trandoshan, c'était normal, et Ular'Iim pouvait difficilement faire autrement vu ses serres.

ZERATH – Ah, sergent Atraïde ! Venu en quête d’éclaircissements, je présume ? Parlez donc, dites-moi quel doute vous assaille pour me gracier de votre présence plutôt que de clamer votre nécessaire repos.

Whow, il était sérieux de parler comme ça ?! C'était encore pire que ce que Drig avait d'abord pensé. Toutefois, il laissa Atraïde répondre, restant positionné légèrement en retrait, non seulement pour montrer la différence de grade entre eux deux, mais aussi que cette entrevue était à l'initiative du Sergent.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeLun 16 Sep 2019 - 20:38

Ce Trandoshan avait répondu à ma poignée de main…manifestement il n’était pas pressé de me donner son nom car il embraya de suite sur sa mutation…Bah…pas mon soucis…je continuerais à l’appeler « Hyperpigmentation » et puis voilà.

J’avais esquissé un petit sourire quand le jeune trandoshan manifesta, d’une manière plutôt enthousiaste, son envie de me suivre voir el commander. Apprendre que mon nouveau compagnon avait su bien profiter de sa mutation était plaisant à entendre. Néanmoins, mon amour pour la xéno-anthropologie pris le dessus et je songeais je ferai bien un petit prélèvement un de ces quatre pour mieux étudier les caractéristiques de cette mutation.
 
Je marchais d’un pas alerte, mon datapad à la main, réfléchissant à comment j’allais aborder la rencontre avec le Commander Ular’Iim sans que cela vire au cauchemar pour moi. Nous traversâmes quelques coursives, un élévateur…et nous atteignîmes la passerelle de commandement où se trouvait le cyborg manifestement en…difficultés. Une situation qui en aurait amusé plus d’un…mais pas moi. Je n’étais pas non plus un grand manipulateur des technologies. Mon datapad était simplifié, et j’allais toujours sur les mêmes logiciels…ce n’était surement pas moi qui allais me moquer du Commander pour son ignorance face à l’obstacle technologique.
 
Il ne mit pas longtemps pour se débarrasser de son « instrument de malheur » quand la zeltronne nous désigna d’un coup de menton…Nous étions son salut mon compagnon à écaille et moi-même sans aucun doute. Et en parlant de salut, mon comparse s’était figé comme un bâton, exécutant le plus parfait et spontané salut militaire qu’il m’avait été donné de voir. Celui là était bien formaté hiérarchie…je soupirais, et effectuais un salut propre mais rapide…voila comme ça tout le monde sera content…et on ne me prendra pas la tête sur la question. D’autant plus que je savais pertinemment que mes frasques lors du procès d’Emalia Kira n’avaient pas été digérées par tout le monde. Néanmoins j’étais là…et pour cause il n’y avait clairement pas assez de toubib dans l’armée. Je reconnaissais que ce n’était pas une raison pour en rajouter et fragiliser davantage ma position. J’avais assez fait l’andouille comme cela…en même temps si l’autre crétin de padawan ne m’avait pas pris pour un boma on n’en serait pas là ! Quelle poisse…j’avais assez d’ennuis comme ça avec mon passé…
 
La voix artificielle de Zerath me sortit de mes réflexions…Manifestement me voir planté devant lui ne le surprenait pas.
 
- Commander, je voulais quelques précisions sur ce que vous attendiez de l’unité médicale. Mais aussi vérifier que nous étions sur la même longueur d’ondes…J’imagine que vous vous êtes renseigné sur moi et ma méthode de travail.
 
Je soupirais…bien souvent je perdais du temps en raison des prises de bec avec d’autres militaires qui refusaient de suivre mes directives. Quand je demande une évacuation immédiate ce n’est pas dans 3 heures que je la veux.
 
- Je comprends que l’unité médicale n’est pas la seule spécialisation, cependant, je n’aurai pas le temps de me prendre la tête pour des imbécillités de procédures à la con…vous me suivez ? C’est pourquoi je voulais savoir si vous avez plus de détails sur ce qui nous attend. Vous avez parlé d’otages…J’ai besoin de tous les renseignements que vous avez pour faire une première estimation du type de blessures face auxquelles nous seront confrontés.
 
Je pianotais sur mon datapad pour mettre sous les yeux de mon supérieur le protocole traditionnel de prise en charge des blessés : déploiement de l’unité médicale avec mise en place de la structure principale (souvent on investit un bâtiment qui n’a pas subi trop de dégât) qui servira pour les chirurgies lourdes (Chez un blessé de guerre, une bonne chirurgie primaire est la clé de la guérison)  et le stockage des médicaments et du matériel médical. Habituellement un médecin prend en charge le triage des blessés. Cette pratique est devenue une règle universelle de prise en charge ordonnée des blessés de guerre en nombre. Trier, c'est classer les blessés en fonction de leurs caractéristiques médicales et sanitaires, selon un à trois types de critères :
- diagnostique : la gravité des blessures,
- pronostique : la survie prévisible,
- logistique : l'évaluation de leur charge de soins et les possibilités d'évacuation.
Et enfin la prise en charge physique des patients selon la catégorie dans laquelle ils avaient été classé par le médecin lors du tri.
 
Je repris :
 
- Je préconise également la mise en place d’une cellule psychologique pour prendre en charge immédiatement les patients qui présenteront un choc émotionnel susceptible de générer un futur stress post-traumatique.
 
Bien souvent lorsque des civils étaient largement impliqué il ne fallait pas perdre de vu qu’ils avaient besoin de soin, mais aussi qu’on les écoute… la cellule psychologique servait de début de témoignages et offraient de précieux renseignements sur les origines de la catastrophe. Elle était donc non-négligeable.
 
Je réalisais soudainement la présence du Trandoshan derrière moi…j’eus un petit geste de déclic…me rappelant que je l’avais incité à me suivre…
 
-  Ha oui c’est vrai, voici heu…C’est quoi votre nom mon gars ? Je ne crois pas l’avoir entendu tout à l’heure…
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeJeu 3 Oct 2019 - 14:27

Délicieuse situation ; que réserve donc le futur ? Quelle scène promettent les dieux ? Quel dessein nourrissez-vous à notre égard ? Ce sont les interrogations du médecin envers le Kaleesh, qui patiente jusqu’à la fin de son discours. Le silence laisse le flot libre aux pensées du parleur, il ne faut pas interrompre, à moins de vouloir troubler le courant de son esprit et faire barrage à son argumentaire. Zerath n’en a pas l’intention. Drapé d’un mutisme aussi épais que son manteau, il tente de discerner les remous et tourbillons qui forment la pensée du bon docteur. Les interrogations explicites trahissent parfois d’autres curiosités que l’esprit ne consent pas à avouer. Il est du devoir du prêtre Kaleesh de saisir le désir de ses hommes comme de ses adversaires ; pour sauver les premiers et perdre les seconds, fédérer les esprits et marcher sur les coeurs comme sur un plancher. Alors que Balian se tourne vers le grand reptilien qui l’accompagne pour lui demander son nom, Zerath songe à ce que les mots n’osent avouer directement. Que réclame réellement son subordonné ? La vérité. Mais c’est la seule chose que le prélat de la Lune et de la nuit ne peut lui accorder. Il ne peut encore dévoiler ce qui s’est mis en branle dans sa totalité, il ne peut transmettre l’entièreté de ce qu’il soupçonne et espère. Le temps n’est pas approprié. L’heure n’est pas encore venue. Dans le dos de l’Ular’Iim, l’espace noir éclate. Les étoiles s’étirent en stries blanches, puis tout vire au bleu alors que le navire entre en hyperespace. Des motifs surréalistes s’impriment sur le vaisseau, jouent sur la carlingue et les visages, ondulant comme les bleutés caustiques océaniques.

« - Vous vous interrogez sur l’inhabituel effectif du personnel médical pour cette opération, débute Zerath. Votre présence dans cette équipe n’est pas un hasard anonyme, je vous l’ai déjà signifié. »

Si le subordonné ne suit pas les ordres, la faute repose en l’officier qui ne sait se faire obéir. Ceci est la première vérité fondamentale de la hiérarchie Kaleesh.


« - Les otages sont civils, de riches dilettantes venus pacifiquement sur ce monde. Ils n’ont ainsi opposé à leurs ravisseurs qu’une timide résistance. Les pirates ne sont pas venus en quête de violence mais de richesses, je gage. Et si la ville est tombée sans profusion de sang, c’est aussi par son extrême vulnérabilité. Voudrions-nous la prendre d’assaut par nos propres façons, docteur, que ce serait l’affaire d’une après-midi pour l’éventrer du sud au nord en ne laissant pas un bâtiment debout. Si fragiles ses constructions et frêle sa défense, elle forme pourtant désormais une poche plus menaçante pour nous. Car les pirates savent, eux, combattre dans le milieu urbain.
Vous aurez à guérir la terreur des otages. Pour mes ennemis, vous aurez à pratiquer votre meilleure chirurgie. Il est possible que certains malheureux innocents servent de protection physique à leur ravisseurs ; les premiers comme les seconds réclameront vos soins les plus acharnés. 
»

Son ton se fait plus sombre. Ses yeux luisent, comme de malice à peine dissimulée.

«- Dans cette hypothèse, vous aurez fort à faire mon bon sergent...Si vous entendez sauver chaque âme sur cette planète. Mais ne vous troublez point, poursuit-il sous les inflexions infernales et lentes d’un démon rampé hors de l’Abysse, ma présence n’est pas un hasard non plus. Nous apportons la quiétude à Murkhana, point la guerre. Si délicate cette situation, il n’est pas notre intérêt de faire basculer le monde vers un charnier décérébré. De préserver la sérénité de ses frivoles visiteurs, voici une tâche plus appropriée. »

Le docteur est intelligent. Il percevra le dessein de son commandant.


« - Les relevés actuels n’indiquent pas de dégâts notoires sur les bâtiments. Murkhana est otage mais n’a pas été assiégée. Mais notre position au sol est adjointe à l’évolution exacte du terrain au moment de notre arrivée. Les pirates tiennent toujours l’orbite et plusieurs navires civiles mais cela peut cesser. Nos dispositifs seront suffisants pour perturber leurs communications et les empêcher d’alerter le sol, mais ça n’est guère gage de l’immobilisme de nos ennemis. Cinq sites sont favorables à un débarquement et l’établissement d’une base défendable et assez vaste pour que les blessés puissent y être rapatriés. Les pirates tiennent l’astroport central, mais cela peut évoluer. Les otages sont tenus là, mais cela peut se modifier. Nous avons neuf heures dans cet espace contraint, fait-il d’un geste de main dans son dos, droit vers les vagues hyperspatiales. C’est un délai bien suffisant pour que tout change. »

Le titanesque être de fer achève son discours d’un silence, prêt à entendre les objections, certaines, qui pourraient s’élever à l’écoute superficielle de son cantique. Zerath apprécie après tout à laisser ses interlocuteurs réfléchir à leurs propres conclusions.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeSam 5 Oct 2019 - 15:07

BALIAN – Commander, je voulais quelques précisions sur ce que vous attendiez de l'unité médicale. Mais aussi vérifier que nous étions sur la même longueur d'ondes... J'imagine que vous vous êtes renseigné sur moi et ma méthode de travail.

Le Docteur Balian Atraïde posait des questions qui le concernait, mais dont Drig se moquait complètement. Qu'est-ce qu'il pouvait en avoir à faire de savoir ce que le Commandant Ular'Iim attendait de l'unité médicale ! Quant aux méthodes de travail de Balian, Drig fut toutefois assez curieux de savoir ce que le Mirialan entendait par là. Il ne donna aucune précision, comptant sur le fait qu'Ular'Iim soit déjà bien informé.

Balian eut un parler direct, que d'aucuns auraient trouvé vulgaire surtout employé vis-à-vis d'un supérieur hiérarchique, mais qui convenait très bien à Drig. Ainsi, le Docteur semblait abhorrer les « procédures à la con », ça lui faisait un point commun avec le jeune Trandoshan. Il voulait connaître tout de suite les détails sur la situation des otages et le type de blessures auquel il fallait essentiellement s'attendre. Il montra au Commandant quelque chose sur son datapad, et bien que Drig fût certain qu'il n'y avait là rien du tout d'intéressant pour lui, il ne put s'empêcher de se pencher un peu pour essayer de jeter un œil indiscret.

De ce que Drig comprit, il s'agissait de parler technique de prise en charge d'otages, mise en place de cellule psychologique... Bref, des trucs pour les médecins. Drig ne se sentait pas directement concerné. Pas “directement”, car évidemment, s'il tombait sur un civil blessé, il chercherait à le mettre à l'abri et à lui permettre de recevoir les soins appropriés ; mais le côté technique de la chose ne le concernait pas.

Soudain le Docteur Balian Atraïde sembla réaliser que Drig était un peu laissé en plan, et décida de le présenter :

BALIAN – Ah oui c'est vrai, voici euh...C'est quoi votre nom mon gars ? Je ne crois pas l'avoir entendu tout à l'heure...

Normal, Drig avait répondu à certaines réflexions du Docteur sans avoir la présence d'esprit de se présenter en retour quand ce dernier l'avait fait.

DRIG – Tonamdri Gonxarpil !

annonça-t-il d'un ton franc et fier, avec un petit sourire niais. Le Commandant prit la parole pour répondre à Balian avec de longues phrases un peu soporifiques. Il reconnut que la présence du Docteur Atraïde en personne n'était pas un hasard, malgré les méthodes de travail sous-entendues par ce dernier. Quand il parla des otages, Drig prêta une oreille tout de même assez attentive. Il n'était pas médecin mais la situation globale le concernait tout autant, et s'il était là, c'est parce qu'il avait lui aussi des questions, après tout.

ZERATH – Les otages sont civils, de riches dilettantes venus pacifiquement sur ce monde. Ils n'ont ainsi opposé à leurs ravisseurs qu'une timide résistance. Les pirates ne sont pas venus en quête de violence mais de richesses, je gage. Et si la ville est tombée sans profusion de sang, c'est aussi par son extrême vulnérabilité. Voudrions-nous la prendre d'assaut par nos propres façons, Docteur, que ce serait l'affaire d'une après-midi pour l'éventrer du sud au nord en ne laissant pas un bâtiment debout.

Alors pourquoi est-ce que ce n'était pas la tactique prévue ? Dans la profusion de mot du Commandant métallique, Drig eut du mal à tirer les raisons. Frapper la ville par un assaut franc des troupes au sol pour séparer les otages et éliminer les ennemis, serait apparemment facile. A la place du Commandant, c'est donc ce que Drig ferait. Pourquoi se compliquer la tâche ?

ZERATH – Les pirates tiennent toujours l'orbite et plusieurs navires civiles mais cela peut cesser. Nos dispositifs seront suffisants pour perturber leurs communications et les empêcher d'alerter le sol, mais ça n'est guère gage de l'immobilisme de nos ennemis. Cinq sites sont favorables à un débarquement et l'établissement d'une base défendable et assez vaste pour que les blessés puissent y être rapatriés. Les pirates tiennent l'astroport central, mais cela peut évoluer.

Il y avait neuf heures de trajet avant d'arriver sur place, et la situation pouvait donc encore tout à fait évoluer. Neuf heures pendant lesquelles Drig allait trépigner d'impatience dans ce vaisseau qui venait de passer en hyperespace juste avant que le Commandant n'eût commencé à répondre. Il fallait espérer que plusieurs soldats aimaient jouer pazaak, ça ferait passer le temps.

DRIG – Il y a un truc que je ne comprends pas.

La prise de parole de Drig put paraître soudaine, d'autant qu'elle ne fut pas précédée d'une demande d'autorisation à parler, une formalité dont Drig avait tendance à s'affranchir, et après tout, Atraïde semblait lui-même faire peu cas des formalités. Drig fit quelques pas vers ses deux interlocuteurs, promenant un regard curieux sur le cyborg Kaleesh de la tête aux pieds.

DRIG – Tout à l'heure, Commandant, vous avez dit que l'opération n'était pas un siège. Mais au final, on va se déployer autour de la ville et empêcher la retraite des ennemis. Et là vous dites en plus qu'on ne va pas prendre la ville d'assaut. Bah ça ressemble quand même beaucoup à un siège au final ! Du coup je ne comprends pas trop... On devra opérer comment ?

Drig ne voulait pas juste rester sur des positions autour de la ville et avancer à pas de Hutt. Il voulait foncer dans le tas et éliminer tous les ennemis présents !

DRIG – D'ailleurs, si on pourrait prendre la ville entière en une seule après-midi, pourquoi on ne le fait pas ? Je ne comprends pas l'intérêt. Il suffirait de rentrer dans le lard des ennemis, on protège les otages et on élimine toute opposition ! Ca me paraît plus simple.
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MessageSujet: Re: [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri)   [Murkhana] L'humanitaire de la guerre (ft. Balian, Tonamdri) Icon_minitimeMer 9 Oct 2019 - 16:26

Sitôt l’immense cyborg s’était-il mit à parler que je regrettais déjà d’avoir posé mes questions…C’était pas possible…Ce type n’était pas fichu d’aligner trois mots sans en faire toute une histoire…Un vocabulaire des plus soutenu, des mots dans un ordre peu commun…Je passais plus de temps à tenter de remettre le tout dans le bon sens pour que cerveau pragmatique comprenne vaguement où cette satanée machine voulait en venir…

« Vous aurez à guérir la terreur des otages. » … ok donc cellule psychologique…

« Pour mes ennemis, vous aurez à pratiquer votre meilleure chirurgie »… ouai…chirurgie ca je comprends…

« Il est possible que certains malheureux innocents servent de protection physique à leurs ravisseurs ; les premiers comme les seconds réclameront vos soins les plus acharnés. » … mwouai… en gros on soigne tout le monde. Voila qui m’arrangeais. Il n’était pas question pour moi, de laisser quelqu’un sans soin, qu’il soit ami ou ennemi. Finalement le Kaleesh montait dans mon estime…Je grommelais :

- Très bien…nous sommes donc sur la même longueur d’onde…enfin…sur le plan médical.

Oui parce que pour le reste franchement j’avais à peine écouté. J’avais compris que le Commander voulait rester prudent sans partir tête baissée sur un terrain que l’armée ne maîtrisait pas, notamment pour ne pas subir de pertes inutiles. Mais je n’étais pas un tacticien... Chacun son travail au sein de l’armée et je laissais la conduite stratégique de la suite des évènements à des spécialistes en la matière. Je n’étais de toute façon pas féru de violence gratuite, et j’avais eu bien du mal à me faire à l’idée que parfois il était nécessaire d’ôter la vie d’une personne pour en sauver une autre. Des questionnements éthiques qui avaient le don de me perturber. J’étais là pour sauver des vies, et non pour en ôter. D’ailleurs je ne portais pas d’armes sur moi…aucun blaster à ma ceinture, rien d’autre que le nécessaire pour accomplir ma mission de médecin militaire. Cet équipement était déjà bien assez lourd à trimballer lorsque je devais me rendre sur le front pour effectuer les premiers soins, sans que je m’alourdisse d’une arme en plus.

- Très bien, je vais pouvoir m’organiser et ainsi mettre en place des équipes avec une mission précise à chacune. Nous n’en serrons que plus efficaces. Le but est d’apporter une réponse médicale adaptée à chaque blessé qu’on nous amènera…qu’il soit civil, militaire, allié ou ennemi.

Mon nouvel compagnon de voyage semblait, quant à lui, enclin à en découdre. Ses réflexions sur la marche à suivre pour libérer Murkhana trahissaient son empressement et la fougue de son jeune âge. Rien qu’à la manière dont il nous avait fait l’honneur de nous gratifier de son nom, je ne pus m’empêcher faire remarquer d’un ton un peu abrupte (mon sergent-instructeur et ami déteignait désespérément sur moi…) :

- Quel nom mes aïeux…t’as pas plus court gamin ?

Sa façon de traiter directement avec le Commander me fit sourire, il n’avait pas froid aux yeux le gosse…et en un sens il me plaisait bien. Il avait un franc parler et s’asseyait totalement sur les protocoles sans pour autant manquer de respect. Pour preuve son superbe salut lorsque nous nous étions présentés au cyborg.

Je pointais du pouce la jeune Trandoshan avec un petit sourire :

- Un jeune soldat plein de fougue et prêt à sauver l’opprimé. Voila une bonne mentalité. Mais parfois la précipitation est l’ennemie du bien.

Je tournais la tête vers le Kaleesh attendant sa réponse espérant qu’il sera un poil plus explicite que jusque-là…techniquement je m’en contrefichais de sa stratégie, mais le point soulevé par le gamin était légitime.

*En des termes clairs et intelligibles…par pitié…* songeais-je…implorant la Force au plus profond de moi d’accéder à ma requête…

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