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 Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]

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Grendo S'orn
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Grendo S'orn


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Activité actuelle: Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique
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MessageSujet: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeMar 13 Aoû 2019 - 14:10

Coruscant - Sénat Galactique - Rotonde

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  498415RepublicFinancialReformBillPOP

Trois jours s'étaient écoulés depuis la Cérémonie d'investiture du nouveau Gouvernement, sous le regard attentif et quelque peu inquiet des médias. Si la plupart se refusait encore à émettre le moindre jugement sur la future présidence, tous étaient d'accord de qualifier le triomphe du neimoidien de victoire Historique pour le camp libéral. Jamais la République n'avait connu un taux de participation si élevé, signe que cette élection risquait d'inaugurer une ère nouvelle et de changement.

De son côté S'orn se souviendrait longtemps de cette image de lui dominant cette foule immense venue l'acclamer sur la célèbre Place des Monuments et être témoin d'un événement qui selon certains tabloïds du réseau holonet s'apparentait étrangement au couronnement du Roi des Rois. Un souvenir aujourd'hui gravée dans la mémoire meurtrie de milliers, de millions, de milliards de spectateurs à travers la galaxie dont la plupart considérait le neimoidien tel un sauveur, celui qui rendrait un jour son âge d'or à ce qu'il avait lui-même surnommé de Nouvelle République. D'autres plus critiques, affichaient d'avantage leur méfiance vis-à-vis du nouveau Chancelier qui n'avait pas hésité à museler toute opposition sur sa planète natale.

Ce double sentiment avait don de plaire à l'infâme vipère qui occupait désormais le trône républicain. Etre adulé par une majorité des citoyens de la galaxie avait quelque chose d'enivrant, être craint par l'autre l'était tout autant si pas plus. Ses plus farouches détracteurs se comptaient désormais par milliers, peut-être d'avantage et bien qu'ils étaient encore réduit au silence trop craintifs pour s'élever contre lui, ils ne tarderaient probablement pas à sortir du bois.

Dans le quartier du Gouvernement, l'exaltation avait littéralement envahi le Sénat et ses alentours. La première session extraordinaire sous la présidence de Grendo S'orn était sur toutes les lèvres. Nul ne savait à quoi s'attendre tant le neimoidien était réputé pour son tempérament quelque peu versatile. Et c'est cette raison qui poussa la quasi majorité de la rotonde à être présent aujourd'hui. Jamais un assortiment aussi varié de cultures étrangères ne s'était rassemblé, quittant pour la plupart des limousines venu les déposer. Les médias de la galaxie étaient également présent en grand nombre, tous voulaient être témoin de ce jour qui dans la continuité de son investiture, inaugurait la fin de l'ère Kira au profit de l'âge S'orn.

Une cohue monumentale que les gardes du Sénat avaient bien du mal à contenir tant les journalistes se pressaient dans le grand hall en quête de l'interview du siècle. C'était le passage obligatoire du politicien en mal de notoriété qui désirait obtenir son bref moment de gloire. Contrairement à la plupart de ses pairs, S'orn n'avait jamais abusé des médias durant sa carrière. C'était certes un moyen efficace de faire passer un message devant les projecteurs mais certains en usaient copieusement, au risque de lasser les spectateurs et plus importants, les potentiels électeurs.

Les carillons retentirent pour annoncer le début de la session. Depuis le Grand Hall si grand qu'il pouvait accueillir des milliers de Sénateurs et leurs assistants, chacun emprunta une direction différente. Certains se rendaient vers le couloir des visiteurs ou la zone réservée aux médias, tandis que d'autres rejoignaient déjà les turbo-ascenseurs qui menaient à leurs stations. Au sein du gigantesque amphithéâtre chaque délégation siégeait à bord d'une des milles nacelles identiques de cet endroit historique, chacune équipée d'une plate-forme détachable sur répulseurs et de systèmes d'amplification ou d'insonorisation afin de permettre à chacun d'écouter l'orateur ou au contraire de s'isoler du reste de l'assemblée. Au centre de cet espace d'une dimension inimaginable, sous la pénombre, à mi-hauteur de la Rotonde on pouvait aisément deviner une élégante tour ornée du sceau doré de la Nouvelle République renommé par l'actuel Chancelier. Au sommet de celle-ci trônait un podium sur lequel S'orn siégerait aux côtés de Sly Keto à sa gauche et de l'orateur Sénatorial Leeno Coret à sa droite.

Bientôt, la voix de l'Orateur Sénatorial résonna pour la première fois au sein du gigantesque hémicycle. Il annonça d'abord l'ouverture de la séance et rappela ensuite les modalités quelque peu ennuyeuse que devait suivre tout bon politicien de la Rotonde, appuyant sur l'importance et la nécessité de demander respectueusement la parole avant de s'adresser devant l'assemblée. Une règle que bien peu de sénateurs avait pris soin de suivre tant les débats avaient don de susciter la fougue de certains d'entre eux. Et de clôturer son introduction par l'accueil du nouveau Maître de la Nouvelle République Galactique ...

« Monsieur le Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique, sa Majesté Grendo S'orn »

Pour l'occasion, le neimoidien portait exactement la même tenue d'apparat prestigieuse et tape-à-l'oeil qu'il avait enfilé lors de son discours d'investiture; une sombre tunique couleur ébène parfaitement ajustée et un large collier pectoral en or massif sur lequel figurait l'emblème de la Chancellerie. Le tout accompagné d'une coiffe relativement haute en forme de mitre mêlant plumes de Pylat albinos parsemée de part et d'autre d'une fine couche dorée. A son apparition sous la lumière artificielle, le bref silence instauré par l'orateur sénatorial fit place à un tonnerre d'applaudissements qui recouvra littéralement le parterre de sénateurs, de journalistes et de civils venu assister à l'événement. L'écho provoqué par l'ovation qui venait de lui être réservé sembla durer de longues minutes tant il résonnait à travers l'édifice. Les flashs incessants des médias venu assister à l'événement n'étaient pas non plus sans déplaire au neimoidien qui savourait chaque seconde de son apparition aux côtés de sa Vice-Chancelière semblant apprécier tout autant que lui cet instant.

« Camarades du parti,
Sénateurs, Sénatrices,
Dirigeants planétaires,
Citoyens de la Nouvelle République et ressortissants des mondes libres, »
adressa-t-il au reste de l'assemblée d'une voix puissante et caverneuse qui ne trahissait en rien la moindre faiblesse.

« Avant de débuter cette session extraordinaire je vous propose d'observer tous ensemble une minute de silence en hommage à nos frères d'armes tombés en défendant notre liberté. Plus que de lourds sacrifices nous avons un réel devoir de mémoire vis-à-vis de ces héros de guerre qui méritent aujourd'hui tout notre respect. N'oublions pas aussi le lourd sacrifice des peuples libres qui ont vécu l'horreur des combats. Des morts mais aussi des blessés par centaine, par milliers, par millions ... des mutilés et invalides de guerre qui tout au long de leur vie porteront des marques sur leur visage et dans leur chair d'un conflit qui nous dépasse tous ... »

Une minute de silence solennelle respectée par la majorité des membres de l'hémicycle. Un silence tranchant littéralement avec les débats passionnés et passionnants qui s'y déroulent généralement. Une fois la minute entière écoulée, S'orn releva la tête et posa ses deux mains sur le rebord de son pupitre.

« Honorables représentants de la Nouvelle République, aujourd'hui marque l'aube d'une Renaissance, celle de notre vieille Nation fissurée en voie de se réconcilier et de se reconstruire après des années de querelles internes, de politique décadente et corrompue. Une corruption qui a gangrénée chaque jour d'avantage nos instances étatiques suite à la défaillance du Corps de Gardes Licteurs. Le fait est que nous ne pouvons plus tolérer cette incompétence car le risque de voir se multiplier les traîtres à notre Nation est bien trop grand. Pour palier à ce problème et comme promis lors de mon discours d'investiture, mon Gouvernement a procédé ce matin à la dissolution de la Garde Licteur au profit du Bureau d'Investigation Sénatorial sous la juridiction du Ministère de la Sureté de l'Etat et du Ministère de la Justice. Cette nouvelle police politique agira de concert avec les Gardes du Sénat et la Garde Praetorienne liée à la Chancellerie dans l'intérêt de la Nouvelle République ! »

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Gtrthd10

Membre du Bureau d'Investigation Sénatorial

« Mais ne nous fourvoyons pas, la dissolution de la Garde Licteur ne sera pas suffisante pour rompre avec des décennies d'irresponsabilité et de mauvaise gestion budgétaire. Nous nous souvenons tous des insupportables réformes des précédents Gouvernements peu enclin à accepter l'idée d'une économie libérale. Certains de mes détracteurs n'ont guère hésité à sous-entendre que la défense du libéralisme était entachée de corruption et que tout contact avec le monde patronal correspondait à un crime. Une hostilité vive vis-à-vis du patronat qui n'a cessé d'être malmené par des politiques sociales autoritaires; des nationalisations à la chaîne qui ont mis en péril le Budget de l'Etat, le Pacte Social : un texte aussi inefficace que dangereux et l'unique responsable de la faillite d'une multitude d'entreprises, à travers la République, financièrement incapable d'appliquer les nouvelles mesures imposées, ... Le Code du Travail d'aujourd'hui ne correspond plus aux attentes ni des employeurs, ni des salariés. L’hyper-réglementation du travail est l'une des causes principales du chômage en forte hausse ces dernières décennies. Ces contraintes anti-économiques empêchent les entreprises privées d'engager de nouveaux ouvriers. Des ouvriers se tournant tout naturellement vers les aides sociales existantes pour survivre, des aides qui n’ont pour seul effet que de décourager les individus de chercher un emploi ... un système économique voué à l'échec. L'état de notre économie nécessite d'urgence des mesures audacieuses que nous devons à tout prix être en mesure de prendre. »

De nombreux droïdes caméras flottant au sein de l'hémicycle immortalisaient chaque instant de la session. Un instant capital pour le neimoidien qui par son premier discours devant le Sénat donnait littéralement le ton pour la suite de son mandat.

« Voilà donc le sujet principal à l'ordre du jour, la problématique budgétaire. Mais comment aborder cette volonté d'équilibre budgétaire qui nous anime tous sans évoquer les frais exorbitants engendrés par les Nationalisations. Plus de cent milliards de crédits chaque année. Conséquence; les marchés financiers perdent confiance, les indicateurs sont dans le rouge complet, l'inflation augmente, les entreprises n'osent évidemment plus investir et les ménages restreignent leur consommation. Actuellement la machine économique tourne au ralenti et les premiers à en souffrir sont les citoyens que nous nous prétendons défendre. Etait-ce bien raisonnable d'imposer des dépenses supplémentaires à une caisse déjà vide ? Non ! Qui pourrait se targuer de demander aux citoyens de rembourser leurs dettes, si la République elle-même est en déficit ?! L'Etat n'est-il pas censé donner l'exemple ? » une tirade pleine de mauvaise foi évidemment, mais qu'il était bon d'endosser le rôle de donneur de leçons et de rappeler aux membres du Sénat leur devoir trop souvent oublié.

« Le Vice-Chancelier Bresancion à l'époque nous affirmait avoir du prendre des garanties permettant d’obtenir une gestion quasi parfaite de la monnaie et des grands axes de production de guerre, en réalité lui et son Gouvernement n'ont fait qu'affaiblir d'avantage notre système économique au profit de mesures sociales autoritaires tenant à l'écart des pourparlers le moindre acteur du monde de la finance. De l'amateurisme mêlé à de l'incompétence, et voilà le résultat, un déficit budgétaire qui ne cesse de croitre chaque année ! »

L’esprit du neimoidien tournait à plein régime pour jauger les réactions de l'assemblée. On ne faisait pas tourner le monde en se basant sur la bonne foi d'autrui, il fallait des actes, des actes forts plus que de belles paroles.

« Afin d'initier une sortie de ce marasme économique que nous vivons, mais plus encore pour aider à ramener l'équilibre budgétaire, je vous propose d'abroger le texte de loi lié aux Nationalisations. L'Etat doit garder la place qui est la sienne et ne peut en aucun cas entraver les pratiques de la libre concurrence. Sénateurs je vous laisse à présent la parole et répondrai volontiers à vos questions. » la situation économique dramatique dans laquelle était plongée la Nouvelle République constituait un terrain fertile à la trahison. La seule façon d'endiguer le fléau consistait à envoyer un signal d'encouragement fort au patronat mais le Sénat l'entendrait-il de même ?
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MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeSam 17 Aoû 2019 - 9:33

Trois jours plus tôt, Niganoht avait été sur Coruscant, sur la Place des Monuments, pour écouter par lui-même le discours d'investiture de Grendo S'orn à la Chancellerie Suprême. Ca lui avait fait un drôle d'effet. Même s'il partageait plusieurs idées communes avec le Neimoidien, l'Anacondan Sénateur d'Agamar n'avait pas pu s'empêcher de voir un opportuniste savourant sa victoire après s'être faufilé comme une anguille entre les mailles du pouvoir pour accéder au sommet. D'aucuns parlaient déjà de son ascension sur Neimoidia comme d'une tricherie, une dictature, ses opposants ayant tous été muselés, les médias contrôlés, pour mieux influencer toutes les opinions. Ce même personnage, Niganoht l'avait vu ouvertement critiquer le précédent gouvernement – ce qu'il se remettait à faire maintenant qu'il en prenait la place – pour finalement accepter un poste de ministre. Grendo S'orn avait de bonnes idées mais c'était un caméléon, sachant arborer les couleurs voulues par son auditoire, pour avaler le pouvoir. Car au final, il était bien attiré par le pouvoir comme un hanneton par un néon. Il avait faim de ce pouvoir. Et maintenant qu'il avait pris les rênes de la République, on était en droit de craindre le pire vu les retours peu reluisants que quelques journalistes peinaient à sortir au sujet de Neimoidia.

Niganoht devait donc réfléchir à la façon de se positionner. Il avait beau partager plusieurs points de vue politiques avec Grendo S'orn, il ne parvenait pas à se réjouir de son accession à la Chancellerie Suprême. Il n'avait, au demeurant, personnellement, pas voté pour lui. De fait, tant que Grendo S'orn serait la figure représentative du Front Libéral Républicain, Niganoht ne saurait rejoindre ce parti ; pourtant, l'idée de rester isolé lui plaisait encore moins. Niganoht n'était pas un solitaire, contrairement aux serpents sauvages – il y avait des limites à la comparaison entre un Anacondan et un simple python – et même politiquement il ne voulait pas disparaître par isolement. Il avait besoin d'exister politiquement et besoin d'être entouré. Intégrer un parti politique s'imposait donc comme une évidence, mais il fallait bien choisir le parti en question. Et s'associer au Front Libéral Républicain serait sûrement une excellente chose pour sa carrière, mais Niganoht ne voulait pas vivre dans ce parti politique ce qu'il vivait dans sa fonction actuelle de représentant d'Agamar, où il devait s'afficher avec Shaffzi malgré tous les différends que les Agamariens connaissaient entre eux deux.

Justement, Shaffzi était là, dans la nacelle d'Agamar. Le trio habituel en somme : Niganoht, Shaffzi et Male Taoran, l'élite d'Agamar, même si seul Niganoht prendrait la parole au nom de sa planète. L'Anacondan était enroulé sur une sorte de perchoir, afin de rester à hauteur d'homme. Comme tout le monde, il s'apprêtait à écouter le premier discours de Grendo S'orn à la Rotonde, tout comme il avait attentivement écouté celui de la Place des Monuments trois jours plus tôt, sans parler du discours de la Vice-Chancelière Sly Keto, trop polissé pour qu'il y eût vraiment quelque chose à dire dessus.

Une salve d'applaudissements se déclencha à l'ouverture de la séance, alors que les journalistes avaient été conviés à cette session extraordinaire. Cela avait-il été orchestré ? Etait-ce pour faire belle image devant les caméras ? La Rotonde n'était pas un simple théâtre, où l'on venait voir des acteurs pour les applaudir. Ce n'était pas un lieu de divertissement. Niganoht n'était pas habitué à observer de tels applaudissements en ce lieu, et c'était malaisant. Malaisant parce qu'une telle ovation n'avait pas sa place ici, et malaisant parce que cela soulevait la question de l'organisation de ces applaudissements. Ce serait bien complotiste que d'imaginer une telle proportion des personnes ici présentes avoir été arrosées pour applaudir, en tout cas cela servait bien Grendo S'orn qui pourrait à l'avenir se vanter d'avoir eu une telle popularité au sein même du Sénat. Malaisant, oui, c'était le mot.

Le nouveau Chancelier Suprême ne commença pas par une tirade d'auto-congratulation, mais par l'imposition d'une minute de silence en hommage à toutes les victimes des batailles récentes. Niganoht respecta bien évidemment cette minute de silence, mais intérieurement, se fit le commentaire que c'était là une manœuvre très habile de la part du Chancelier Suprême : à la fois, cela lui permettait de s'offrir une belle image devant tous les Sénateurs et journalistes présents, et d'envoyer un tacle plus ou moins discret à Emalia Kira. Bien vu.

Dans son discours, Grendo S'orn confirma une initiative déjà annoncée trois ans plus tôt : la dissolution de la Garde Licteur. En soi, cela satisfaisait Niganoht, qui ne voyait pas d'un bon œil cet organisme soumis au Conseil Jedi. L'histoire entre Niganoht et les Jedis était particulière, et alors même que l'Anacondan avait tendance à s'insérer dans toutes les conversations et les sujets qui ne le concernaient pas, il détestait lui-même la façon dont les Jedis se mêlaient aux affaires où on ne voulait pas d'eux. La Garde Licteur était selon Niganoht un moyen pour les Jedis de faire ingérence dans les affaires du Parlement alors qu'ils n'avaient soi-disant pas leur place en politique. Niganoht ne pouvait donc qu'approuver sa dissolution ; toutefois, Grendo S'orn entendait la remplacer par un organisme placé sous la juridiction du Gouvernement, et cela pouvait laisser craindre un rapprochement des pouvoirs. Un sujet qu'il prévoyait d'aborder lors de son intervention.

A côté de la dissolution de la Garde Licteur, Grendo S'orn paraphrasa son premier discours d'investiture. Parfois, il alla même au-delà de la paraphrase : il sembla bien à Niganoht entendre mot pour mot certaines phrases identiques. Un peu de paresse serait donc passée par là au moment de la rédaction de ce premier discours à la Rotonde.

Pour ceux qui ne l'avaient toujours pas compris – et il fallait le vouloir –, Grendo S'orn était fermement opposé au nationalisme. Il était même opposé au socialisme. Il critiquait le fait que les chômeurs se tournassent vers les aides sociales, les incitant à ne pas rechercher du travail. Dans un système tel que celui désiré par Niganoht, il n'y avait pas d'aides sociales, mais cela impliquait quelque chose que jusque là la République interdisait : Grendo S'orn serait-il, lui, opposé à l'esclavagisme ? Ou bien une fenêtre se dessinait-elle enfin pour Niganoht ? La question restait encore trop clivante, mais en manigançant bien, peut-être que Niganoht pourrait un jour faire accepter l'idée, ou au moins le débat. En tout cas, concernant les nationalisations, c'était l'un des points de vue sur lesquels Niganoht se trouvait en accord total avec Grendo S'orn.

Et c'était justement le sujet placé au cœur de cette première session sénatoriale. Grendo S'orn était venu ici pour suggérer l'abrogation du texte de loi lié aux nationalisations. Ca avait été l'une des mesures phares de la candidature du Neimoidien aux élections suprêmes. Une façon donc pour lui d'entrer dans l'action immédiatement et de montrer à tout-un-chacun qu'il était là pour appliquer la politique annoncée, même si ce n'était pas forcément la mesure la plus symbolique – la dissolution de la Garde Licteur concernait moins la population directement mais était autrement plus symbolique, par exemple.

Niganoht eut la chance de compter parmi les premiers à avoir leur tour de s'exprimer. Dans la plupart des débats, il arrivait après les autres et se permettait ainsi de commenter tout ce qui avait été dit avant lui. Cette fois-ci, il n'allait pas avoir de matière pour rebondir tout de suite sur les arguments des autres Sénateurs, mais cela ne signifiait pas qu'il n'avait pas de matière du tout pour autant. La nacelle d'Agamar s'avança dans un mouvement mécanique et solennel, propre. Les flashs des journalistes se braquèrent sur l'Anacondan qui, enroulé sur son perchoir, tendait la tête vers le microphone, flanqué d'un Fosh et d'un Humain.

NIGANOHT – Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Monsieur le Chancelier Suprême, je vais m'exprimer en deux temps. Dans un premier temps, je vais expliciter mon point de vue sur la mesure suggérée et soumise au Sénat par Monsieur Grendo S'orn ; dans un second temps, je réagirai à son discours et aux ambitions politiques qu'il affiche.

Puisqu'il y avait plusieurs éléments sur lesquels Niganoht voulait réagir, c'était une façon d'organiser son propos et de le rendre ainsi le plus audible possible. Il commença donc par son point de vue sur la mesure suggérée.

NIGANOHT – A juste titre, Monsieur S'orn a rappelé les conséquences financières de la politique de nationalisation menée par le précédent gouvernement. Il s'agissait d'investir l'argent public, l'argent du contribuable, dans diverses entreprises, uniquement pour garantir leur bon fonctionnement. Le gouvernement négligeait là le rôle de la concurrence : des entreprises ferment tous les jours, parce que d'autres éclosent, s'épanouissent, sont plus attractives et plus rentables. La nationalisation est un acharnement thérapeutique, qui a un coût, que chacun a dû payer. Mais j'irais plus loin que Monsieur S'orn, car l'aspect financier n'est pas le seul criticable dans la politique de nationalisation.

Sans le voir, Niganoht pouvait sentir Shaffzi grimacer derrière lui. Cela le faisait sourire intérieurement. La rancune était profondément tenace entre eux deux. Absolument indélébile. Noganoht savourait chaque moment au Sénat où il était le seul des deux à avoir le droit, le rôle, de prendre la parole, et où il pouvait ainsi se permettre d'avancer et de soutenir des idées qui allaient dans le sens contraire de celles du Gouverneur. C'était une bataille entre l'Anacondan et le Fosh, entre le serpent et l'oiseau, où tous les coups étaient permis, où chacun saisissait la moindre opportunité pour infliger une blessure à l'autre. C'était de bonne guerre. Shaffzi viendrait encore le réprimander après cette session sénatoriale ; mais qu'importe, Niganoht était dans son bon droit.

NIGANOHT – L'État se croit à même de gérer une entreprise, que dis-je, des entreprises, mieux que quiconque. Comme si sa seule ingérence (il pesait ses mots) était une garantie de réussite. Les entreprises nationalisées se portent-elles toutes mieux ? Non, et ce n'est pas une surprise. Cela va de soi, tout simplement parce que l'État n'a pas mieux les compétences de gestion qu'un patron qui connaît véritablement son entreprise, qui en est proche, qui en maîtrise le fonctionnement. L'État est devenu une hydre, qui place ses têtes à tous les endroits, mais qui n'a pourtant qu'une seule intelligence. Mais l'hydre n'est qu'une chimère, pas un exemple. Ce n'est pas parce que l'on acquiert une entreprise que l'on découvre comment la gérer : c'est parce que l'on sait gérer une entreprise, que l'on se place à sa direction.

Pour finir de convaincre, Niganoht allait exploiter son exemple personnel pour que chacun fasse une projection :

NIGANOHT – Comment l'État peut-il par exemple prétendre mieux savoir que le Gouverneur Shaffzi ou moi-même comment gérer les affaires d'Agamar ? Nous sommes une planète excentrée, loin du Noyau de la République, à la frontière. Nos affaires sont nos affaires et nous sommes sur place les mieux placés pour les gérer. Imaginez un seul instant, camarades Sénateurs, que l'État achète la plus importante entreprise de votre planète, en prétendant avoir la recette pour la pérénniser. Quelle arrogance, vous direz-vous ! Vous auriez raison. Je veux qu'Agamar soit une planète où chacun est libre de gérer ses propres affaires. Si vous voulez la même chose pour vos planètes, pour vos entreprises, alors vous percevrez les affres de la nationalisation.

Niganoht avait plusieurs choses à dire, il ne pouvait donc pas se permettre d'être trop long sur un seul sujet. Il décida donc de faire maintenant la transition vers un autre sujet :

NIGANOHT – Cette ingérence de l'État, je l'ai critiquée aussi quand il s'agissait des Jedis. Je réaffirme mon respect pour l'Ordre Jedi qui est un bien essentiel de la République, un garant de notre sécurité. Je fais néanmoins partie de ceux qui pensent que l'Ordre Jedi doit avoir une place définie en notre République. Je ne peux supporter l'hypocrisie qui consiste à dire que les Jedis n'ont pas leur place au Sénat, voire selon certains pas leur place en politique, mais qui leur laisse pourtant un droit de regard sur les affaires des Sénateurs. Puisque j'ai réagi à la suggestion de Monsieur S'orn à l'ordre du jour, je réagis maintenant à ses autres décisions et projets. La Garde Licteur, ainsi que cela a été rappelé, était sous la juridiction de l'Ordre Jedi. Cela a toujours été pour moi en paradoxe avec le recul que l'on attend de nos défenseurs, partenaires et amis. L'Ordre Jedi ne sera que plus respecté par tout-un-chacun et plus fort s'il n'existe plus aucun flou sur leur rôle et leur action au sein de la République.

Il fallait faire passer cette mesure comme bénéfique pour l'Ordre Jedi lui-même. Une petite technique de manipulation que Niganoht appliquait pour ne pas passer pour un opposant clair aux Jedis. S'il désirait cette séparation, cet éloignement, c'était pour le bien de tous, y compris des Jedis même.

NIGANOHT – Toutefois, j'aimerais me tourner vers vous, Monsieur le Chancelier Suprême, afin d'obtenir un éclaircissement sur cette mesure, que vous n'avez au demeurant pas soumise au Sénat, et dont vous nous parlez en nous prenant devant le fait accompli. Je nourris une certaine inquiétude que, j'en suis certain, vous allez parvenir à effacer. L'organisme que vous substituez à la Garde Licteur sera sous la juridiction de deux de vos Ministères. Cela ne ressemble-t-il pas à un rapprochement du pouvoir judiciaire avec le pouvoir exécutif, contraire à la séparation des pouvoirs qui fait la fierté de notre République démocratique ? Qu'est-ce qui nous garantit que cet organisme conservera toute l'impartialité requise pour traiter des cas concernant des Sénateurs qui seraient éloignés des positionnements politiques de votre Gouvernement ? Ma question se veut sans offense ni jugement et j'espère que vous en comprenez la légitimité.

Anticipant une réflexion de l'Orateur Sénatorial sur son temps de parole, Niganoht se retira de lui-même :

NIGANOHT – Je vous remercie pour le temps de parole accordé et reconnais avoir sans doute été un peu long pour cette première prise de parole.

Il recula sa tête du microphone alors que la nacelle d'Agamar reprenait sa place initiale.
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Sly Keto
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Sly Keto


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MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeMer 21 Aoû 2019 - 11:49

Sly Keto allait assister à sa première séance au Sénat Galactique. C’était un évènement en soit, car l’umbarane n’y avait jamais mis par le passé, pénétrer en ce lieu était en soit une petite victoire, la preuve de l’avancement de ses projets et sombres plans pour l’avenir. Vêtue un peu plus sobrement, mais demeurant toujours élégante et raffinée, la vice-chancelière portait une robe de couleur lavande. Il ne s’agissait pas de porter outrage au faste exhibé par Grendo S’orn, et cela indiquait probablement la politique vestimentaire que mènerait l’umbarane : se focalisant sur de grands évènements en priorité pour éclipser le neimoidien, et rester dans son ombre lors des séances dans la grande rotonde. Une stratégie à mettre en œuvre pour voir ce que cela pouvait donner en termes d’opportunités, son récent alignement auprès du Rassemblement Patriote était encore dans l’esprit des différents politiques présents, du moins pour ceux qui se souciaient de ce détail. On l’avait renseignée auparavant sur les enjeux et sujets abordés au cours de cette séance, aussi c’est sans surprise qu’elle observa la minute de silence, allant jusqu’à fermer les yeux pour prendre le temps de réfléchir à eux d’une part, mais également par respect… ou du moins en donner l’impression.

L’annonce de la dissolution de la garde Licteur n’était pas une nouvelle et faisait surtout une introduction subtile sur le changement qui allait s’opérer en termes de politique. L’umbarane avait trouvé cela invraisemblable de donner autant de pouvoir aux Jedi en leur donnant le rôle de police politique en ayant un contrôle aussi léger sur leurs actions et enquêtes de la part de la République. Quelle folie les avait poussés jusque dans cette extrémité ? La présence de Sith au Sénat ? C’était un fier succès, pensa Darth Oracci qui esquissa un sourire en coin en y repensant. Bien que les Jedi fussent sous la juridiction du Ministère de l’Intérieur de l’époque, et le contrôle du chancelier et vice-chancelier, aucune commission sénatoriale n’encadrait la Garde Licteur. Le Chancelier S’orn fut un peu long dans son discours, mais plutôt complet, Sly resta silencieuse tout du long pour l’écouter. Elle ne comptait pas spécialement participer aux débats, sauf si cela était nécessaire. La vice-chancelière écouta son supérieur amorcer les questions d’ordre budgétaires et économiques pour effectuer son déballage argumentatif afin de convaincre l’ensemble des sénateurs de voter en faveur de sa réforme.

Niganoht Qademanda, le sénateur d’Agamar fut le premier à demander la parole, et elle fut accordée. Il semblait clairement en accord avec l’idée de revenir sur les nationalisations entreprises par le gouvernement Scalia lors de son mandat. Une chose qui ravissait Sly Keto sur ce point car il ne poserait visiblement pas de problèmes au gouvernement S’orn lorsque les questions d’ordre économiques se poseraient, il ne s’opposerait pas à la vision libérale du parti du neimoidien. L’umbarane avait une opinion assez mitigée sur cet aspect, mais pour l’heure privatiser les chantiers navals qui avaient été nationalisés par le passé devrait constituer en soit un cadeau offert à chaque monde et sénateur, les mettant dans des conditions favorables pour aller dans le sens de Grendo S’orn, du moins sur le court terme avec les réformes à venir. L’Anacondan revint ensuite sur le cas du Bureau d’Investigation Sénatoriale et de l’instance de contrôle chargé d’encadrer ses activités. Sly Keto fit une légère moue de désapprobation, allait-il donc être aussi tatillon que ça ? Aussi ingrat vis-à-vis de ce que pourrait lui proposer quelqu’un comme S’orn ? La vice-chancelière croisa les bras, ce fut par la suite au tour d’un autre sénateur de prendre la parole et pas des moindres : Nyss Detchi d’Umbara. Ce serait la première fois que Sly assisterait aux interventions de son sénateur et plus vieil allié politique directement au Sénat. Officiellement, cet umbaran de 54 ans était un diplomate aguerri représentant Umbara depuis près de 12 ans au sénat de la République, officieusement c’était surtout un espion au service du DIRACTEX, les services de renseignements umbarans. Pour ce peuple, l’espionnage et la diplomatie étaient deux choses difficilement dissociables, et cela faisait plusieurs millénaires que les sénateurs d’Umbara étaient avant tout des agents efficaces et discrets.

La nacelle du sénateur Detchi s’avança, il échangea un regard lointain avec la Vice-Chancelière et s’inclina très légèrement à son égard en signe de respect. Il jeta un regard au neimoidien présent aux côtés de sa reine souveraine comme pour sonder son esprit et observer son état d’esprit actuel. Puis Nyss s’éclaircit la voix avant de prendre la parole d’une voix sereine mais forte et déterminée.

- Sénatrices, Sénateurs, Chancelier Suprême et membres de son gouvernement… Au-delà de la question de la compétence en matière de gestion d’entreprise que l’on peut attribuer à nos institutions publiques, une chose est véridique : ces nationalisations créent des monopoles tuant dans l’œuf toute concurrence nécessaire à une économie pour que celle-ci ne finisse pas sclérosée sous le poids de son immobilisme. Notre économie tourne au ralenti, la mise en concurrence pourra permettre de débloquer la situation et de stimuler celle-ci par l’envie naturelle de chaque société de gagner des clients et des parts de marché supplémentaires. Cela passera par une concurrence des prix et des offres bénéfiques aux acheteurs et donnera un second souffle à l’économie de la République.

Nyss Detchi avait reçu ses consignes officieuses pour être indéchiffrable dans ses intentions, son regard empreint de sévérité fit le tour de la Grande Rotonde tandis qu’il releva le menton pour afficher sa fierté. Afin d’exister politiquement, il fallait ne pas paraître trop docile, ni trop dissident. L’idée était de clairement montrer ses différences et d’assumer celles-ci. Se poser en voix de la raison afin d’attirer autour de soi les indécis et plus sceptiques vis-à-vis des réformes que le neimoidien voulait faire passer afin de les rassurer que tout se passerait pour le mieux. Sur le même ton, le sénateur d’Umbara reprit la parole pour faire valoir sa vision des choses sur la question, à travers sa voix ce seraient les mots de sa Reine qui résonneraient dans l’enceinte du Sénat.

- En dehors de la vision libérale ou collectiviste, il est important de ne pas tomber dans le dogmatisme du tout privé, ou du tout public. La République doit cependant conserver un contrôle sur des secteurs clef de notre économie. La République doit être un État Stratège et offrir des garanties. Dans le cas présent, les nationalisations à outrance n’ont eu pour effet que plomber de manière durable le budget de la République, et étouffé nombre d’entrepreneurs d’une part. Ce sont ces visionnaires et des pionniers qui, par leur génie et leur prise de risques, stimulent l’économie grâce à leurs innovations, et viennent bousculer les codes et conventions établies sur les marchés.

Il y eut ici et là quelques applaudissements sur cet éloge de l’entreprenariat, en même temps personne ne pouvait clairement prétendre être contre sans risquer de se prendre un contrefeu médiatique important pouvant mettre un sérieux plomb dans l’aile de sa carrière politique. Nyss ajouta une brève conclusion sur l’aspect économique des choses sous la surveillance de Sly Keto qui buvait ses paroles mais demeurait attentive à chaque mot, chaque virgule et chaque intonation.

- Les politiques de nationalisation n’ont fait qu’orienter l’économie vers du productivisme de masse au détriment du qualitatif et de l’innovation technologique. Sur le long terme, cela n’amène rien de nouveau et mène à la stagnation, et donc l’effondrement.

Nyss Detchi avait terminé sur l’aspect économique, et profita des quelques minutes lui restant pour rebondir sur le propos de Niganoht Qademanda pour ne pas laisser le sujet tomber dans l’oubli et apporter des réponses claires quant à la position d’Umbara sur ce sujet, une légère improvisation qui n’engageait en rien, à l’état de brouillon pour le moment mais cette suggestion pourrait déjà définir un cadre imposé dans ce débat sur la séparation des pouvoirs. Il était impossible que le pouvoir législatif encadre de lui-même cette police, et si l’exécutif le faisait il s’attirerait les foudres de la part du Sénat, chose qu’il était judicieux d’éviter en début de mandat. Pour le sénateur Detchi, il ne restait qu’un autre pouvoir capable de mener à bien cette mission de surveillance du B.I.S. C’est ainsi qu’il prononça sa réponse avec un certain flegme, haussant même les épaules tant la réponse lui paraissait évidente dans cette situation afin de désamorcer les suspicions du sénateur d’Agamar.

- Je ne crois pas que les modalités d’encadrement du Bureau d’Investigation Sénatorial soit à l’ordre du jour sénateur Qademanda, cependant pour vous rassurer, nous pouvons peut-être demander à la chancellerie la création d’un Comité de Surveillance de cette organisation, dont les membres feraient partie de la Cour Suprême pour assurer une veille sur les agissements du récemment formé B.I.S.

Le choix des mots était bien calculé de la part du sénateur Detchi, sa proposition serait sans doute un bon compromis pour que le B.I.S. ne passe pas pour une police idéologique chargée de faire pression sur l’opposition au sein du Sénat. Cette garantie serait sans doute suffisante pour faire taire les mauvaises langues et dissiper les accusations éventuelles à venir sur les méthodes directes de gouvernance de la part du Neimoidien. Et peut-être une occasion pour l’umbaran de montrer qu’il était quelqu’un intelligent, rusé et utile. Sly Keto quant à elle se détendit devant l’improvisation du représentant qu’elle avait choisi pour être la voix d’Umbara. Elle resta silencieuse et se contenta de l’observer puis de poser son regard sur Niganoht pour mieux étudier les réactions qu’il pouvait avoir. Cela devrait peut-être suffire à le convaincre de rester focalisé sur le sujet des nationalisations qu’il avait déjà accepté et de passer sur d’autres sujets plus capitaux que celui-ci.
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