Le RPG Star Wars par forum // Qualité RP, intrigues & évolution... Immergez-vous !
 
AccueilTableau de bordS'enregistrerConnexion
-34%
Le deal à ne pas rater :
Poupée Disney La Reine des Neiges 2 – 27cm
11.80 € 17.99 €
Voir le deal

Partagez | 
 

 Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Grendo S'orn
¤ Dirigeant ¤
¤ Dirigeant ¤
Grendo S'orn


Nombre de messages : 608
Âge du perso : 59 ans
Race : Neimoidien
Binôme : Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  65019a2fd85447d646ab0afbfd824925_w44_h40

Feuille de personnage
Activité actuelle: Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1156/56Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (56/56)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeMar 13 Aoû - 14:10

Coruscant - Sénat Galactique - Rotonde

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  498415RepublicFinancialReformBillPOP

Trois jours s'étaient écoulés depuis la Cérémonie d'investiture du nouveau Gouvernement, sous le regard attentif et quelque peu inquiet des médias. Si la plupart se refusait encore à émettre le moindre jugement sur la future présidence, tous étaient d'accord de qualifier le triomphe du neimoidien de victoire Historique pour le camp libéral. Jamais la République n'avait connu un taux de participation si élevé, signe que cette élection risquait d'inaugurer une ère nouvelle et de changement.

De son côté S'orn se souviendrait longtemps de cette image de lui dominant cette foule immense venue l'acclamer sur la célèbre Place des Monuments et être témoin d'un événement qui selon certains tabloïds du réseau holonet s'apparentait étrangement au couronnement du Roi des Rois. Un souvenir aujourd'hui gravée dans la mémoire meurtrie de milliers, de millions, de milliards de spectateurs à travers la galaxie dont la plupart considérait le neimoidien tel un sauveur, celui qui rendrait un jour son âge d'or à ce qu'il avait lui-même surnommé de Nouvelle République. D'autres plus critiques, affichaient d'avantage leur méfiance vis-à-vis du nouveau Chancelier qui n'avait pas hésité à museler toute opposition sur sa planète natale.

Ce double sentiment avait don de plaire à l'infâme vipère qui occupait désormais le trône républicain. Etre adulé par une majorité des citoyens de la galaxie avait quelque chose d'enivrant, être craint par l'autre l'était tout autant si pas plus. Ses plus farouches détracteurs se comptaient désormais par milliers, peut-être d'avantage et bien qu'ils étaient encore réduit au silence trop craintifs pour s'élever contre lui, ils ne tarderaient probablement pas à sortir du bois.

Dans le quartier du Gouvernement, l'exaltation avait littéralement envahi le Sénat et ses alentours. La première session extraordinaire sous la présidence de Grendo S'orn était sur toutes les lèvres. Nul ne savait à quoi s'attendre tant le neimoidien était réputé pour son tempérament quelque peu versatile. Et c'est cette raison qui poussa la quasi majorité de la rotonde à être présent aujourd'hui. Jamais un assortiment aussi varié de cultures étrangères ne s'était rassemblé, quittant pour la plupart des limousines venu les déposer. Les médias de la galaxie étaient également présent en grand nombre, tous voulaient être témoin de ce jour qui dans la continuité de son investiture, inaugurait la fin de l'ère Kira au profit de l'âge S'orn.

Une cohue monumentale que les gardes du Sénat avaient bien du mal à contenir tant les journalistes se pressaient dans le grand hall en quête de l'interview du siècle. C'était le passage obligatoire du politicien en mal de notoriété qui désirait obtenir son bref moment de gloire. Contrairement à la plupart de ses pairs, S'orn n'avait jamais abusé des médias durant sa carrière. C'était certes un moyen efficace de faire passer un message devant les projecteurs mais certains en usaient copieusement, au risque de lasser les spectateurs et plus importants, les potentiels électeurs.

Les carillons retentirent pour annoncer le début de la session. Depuis le Grand Hall si grand qu'il pouvait accueillir des milliers de Sénateurs et leurs assistants, chacun emprunta une direction différente. Certains se rendaient vers le couloir des visiteurs ou la zone réservée aux médias, tandis que d'autres rejoignaient déjà les turbo-ascenseurs qui menaient à leurs stations. Au sein du gigantesque amphithéâtre chaque délégation siégeait à bord d'une des milles nacelles identiques de cet endroit historique, chacune équipée d'une plate-forme détachable sur répulseurs et de systèmes d'amplification ou d'insonorisation afin de permettre à chacun d'écouter l'orateur ou au contraire de s'isoler du reste de l'assemblée. Au centre de cet espace d'une dimension inimaginable, sous la pénombre, à mi-hauteur de la Rotonde on pouvait aisément deviner une élégante tour ornée du sceau doré de la Nouvelle République renommé par l'actuel Chancelier. Au sommet de celle-ci trônait un podium sur lequel S'orn siégerait aux côtés de Sly Keto à sa gauche et de l'orateur Sénatorial Leeno Coret à sa droite.

Bientôt, la voix de l'Orateur Sénatorial résonna pour la première fois au sein du gigantesque hémicycle. Il annonça d'abord l'ouverture de la séance et rappela ensuite les modalités quelque peu ennuyeuse que devait suivre tout bon politicien de la Rotonde, appuyant sur l'importance et la nécessité de demander respectueusement la parole avant de s'adresser devant l'assemblée. Une règle que bien peu de sénateurs avait pris soin de suivre tant les débats avaient don de susciter la fougue de certains d'entre eux. Et de clôturer son introduction par l'accueil du nouveau Maître de la Nouvelle République Galactique ...

« Monsieur le Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique, sa Majesté Grendo S'orn »

Pour l'occasion, le neimoidien portait exactement la même tenue d'apparat prestigieuse et tape-à-l'oeil qu'il avait enfilé lors de son discours d'investiture; une sombre tunique couleur ébène parfaitement ajustée et un large collier pectoral en or massif sur lequel figurait l'emblème de la Chancellerie. Le tout accompagné d'une coiffe relativement haute en forme de mitre mêlant plumes de Pylat albinos parsemée de part et d'autre d'une fine couche dorée. A son apparition sous la lumière artificielle, le bref silence instauré par l'orateur sénatorial fit place à un tonnerre d'applaudissements qui recouvra littéralement le parterre de sénateurs, de journalistes et de civils venu assister à l'événement. L'écho provoqué par l'ovation qui venait de lui être réservé sembla durer de longues minutes tant il résonnait à travers l'édifice. Les flashs incessants des médias venu assister à l'événement n'étaient pas non plus sans déplaire au neimoidien qui savourait chaque seconde de son apparition aux côtés de sa Vice-Chancelière semblant apprécier tout autant que lui cet instant.

« Camarades du parti,
Sénateurs, Sénatrices,
Dirigeants planétaires,
Citoyens de la Nouvelle République et ressortissants des mondes libres, »
adressa-t-il au reste de l'assemblée d'une voix puissante et caverneuse qui ne trahissait en rien la moindre faiblesse.

« Avant de débuter cette session extraordinaire je vous propose d'observer tous ensemble une minute de silence en hommage à nos frères d'armes tombés en défendant notre liberté. Plus que de lourds sacrifices nous avons un réel devoir de mémoire vis-à-vis de ces héros de guerre qui méritent aujourd'hui tout notre respect. N'oublions pas aussi le lourd sacrifice des peuples libres qui ont vécu l'horreur des combats. Des morts mais aussi des blessés par centaine, par milliers, par millions ... des mutilés et invalides de guerre qui tout au long de leur vie porteront des marques sur leur visage et dans leur chair d'un conflit qui nous dépasse tous ... »

Une minute de silence solennelle respectée par la majorité des membres de l'hémicycle. Un silence tranchant littéralement avec les débats passionnés et passionnants qui s'y déroulent généralement. Une fois la minute entière écoulée, S'orn releva la tête et posa ses deux mains sur le rebord de son pupitre.

« Honorables représentants de la Nouvelle République, aujourd'hui marque l'aube d'une Renaissance, celle de notre vieille Nation fissurée en voie de se réconcilier et de se reconstruire après des années de querelles internes, de politique décadente et corrompue. Une corruption qui a gangrénée chaque jour d'avantage nos instances étatiques suite à la défaillance du Corps de Gardes Licteurs. Le fait est que nous ne pouvons plus tolérer cette incompétence car le risque de voir se multiplier les traîtres à notre Nation est bien trop grand. Pour palier à ce problème et comme promis lors de mon discours d'investiture, mon Gouvernement a procédé ce matin à la dissolution de la Garde Licteur au profit du Bureau d'Investigation Sénatorial sous la juridiction du Ministère de la Sureté de l'Etat et du Ministère de la Justice. Cette nouvelle police politique agira de concert avec les Gardes du Sénat et la Garde Praetorienne liée à la Chancellerie dans l'intérêt de la Nouvelle République ! »

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Gtrthd10

Membre du Bureau d'Investigation Sénatorial

« Mais ne nous fourvoyons pas, la dissolution de la Garde Licteur ne sera pas suffisante pour rompre avec des décennies d'irresponsabilité et de mauvaise gestion budgétaire. Nous nous souvenons tous des insupportables réformes des précédents Gouvernements peu enclin à accepter l'idée d'une économie libérale. Certains de mes détracteurs n'ont guère hésité à sous-entendre que la défense du libéralisme était entachée de corruption et que tout contact avec le monde patronal correspondait à un crime. Une hostilité vive vis-à-vis du patronat qui n'a cessé d'être malmené par des politiques sociales autoritaires; des nationalisations à la chaîne qui ont mis en péril le Budget de l'Etat, le Pacte Social : un texte aussi inefficace que dangereux et l'unique responsable de la faillite d'une multitude d'entreprises, à travers la République, financièrement incapable d'appliquer les nouvelles mesures imposées, ... Le Code du Travail d'aujourd'hui ne correspond plus aux attentes ni des employeurs, ni des salariés. L’hyper-réglementation du travail est l'une des causes principales du chômage en forte hausse ces dernières décennies. Ces contraintes anti-économiques empêchent les entreprises privées d'engager de nouveaux ouvriers. Des ouvriers se tournant tout naturellement vers les aides sociales existantes pour survivre, des aides qui n’ont pour seul effet que de décourager les individus de chercher un emploi ... un système économique voué à l'échec. L'état de notre économie nécessite d'urgence des mesures audacieuses que nous devons à tout prix être en mesure de prendre. »

De nombreux droïdes caméras flottant au sein de l'hémicycle immortalisaient chaque instant de la session. Un instant capital pour le neimoidien qui par son premier discours devant le Sénat donnait littéralement le ton pour la suite de son mandat.

« Voilà donc le sujet principal à l'ordre du jour, la problématique budgétaire. Mais comment aborder cette volonté d'équilibre budgétaire qui nous anime tous sans évoquer les frais exorbitants engendrés par les Nationalisations. Plus de cent milliards de crédits chaque année. Conséquence; les marchés financiers perdent confiance, les indicateurs sont dans le rouge complet, l'inflation augmente, les entreprises n'osent évidemment plus investir et les ménages restreignent leur consommation. Actuellement la machine économique tourne au ralenti et les premiers à en souffrir sont les citoyens que nous nous prétendons défendre. Etait-ce bien raisonnable d'imposer des dépenses supplémentaires à une caisse déjà vide ? Non ! Qui pourrait se targuer de demander aux citoyens de rembourser leurs dettes, si la République elle-même est en déficit ?! L'Etat n'est-il pas censé donner l'exemple ? » une tirade pleine de mauvaise foi évidemment, mais qu'il était bon d'endosser le rôle de donneur de leçons et de rappeler aux membres du Sénat leur devoir trop souvent oublié.

« Le Vice-Chancelier Bresancion à l'époque nous affirmait avoir du prendre des garanties permettant d’obtenir une gestion quasi parfaite de la monnaie et des grands axes de production de guerre, en réalité lui et son Gouvernement n'ont fait qu'affaiblir d'avantage notre système économique au profit de mesures sociales autoritaires tenant à l'écart des pourparlers le moindre acteur du monde de la finance. De l'amateurisme mêlé à de l'incompétence, et voilà le résultat, un déficit budgétaire qui ne cesse de croitre chaque année ! »

L’esprit du neimoidien tournait à plein régime pour jauger les réactions de l'assemblée. On ne faisait pas tourner le monde en se basant sur la bonne foi d'autrui, il fallait des actes, des actes forts plus que de belles paroles.

« Afin d'initier une sortie de ce marasme économique que nous vivons, mais plus encore pour aider à ramener l'équilibre budgétaire, je vous propose d'abroger le texte de loi lié aux Nationalisations. L'Etat doit garder la place qui est la sienne et ne peut en aucun cas entraver les pratiques de la libre concurrence. Sénateurs je vous laisse à présent la parole et répondrai volontiers à vos questions. » la situation économique dramatique dans laquelle était plongée la Nouvelle République constituait un terrain fertile à la trahison. La seule façon d'endiguer le fléau consistait à envoyer un signal d'encouragement fort au patronat mais le Sénat l'entendrait-il de même ?

_________________
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  New10
Revenir en haut Aller en bas
Niganoht Qademanda
Sénateur
Sénateur
Niganoht Qademanda


Nombre de messages : 95
Âge du perso : 34 ans
Race : Anacondan

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1188/95Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (88/95)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeSam 17 Aoû - 9:33

Trois jours plus tôt, Niganoht avait été sur Coruscant, sur la Place des Monuments, pour écouter par lui-même le discours d'investiture de Grendo S'orn à la Chancellerie Suprême. Ca lui avait fait un drôle d'effet. Même s'il partageait plusieurs idées communes avec le Neimoidien, l'Anacondan Sénateur d'Agamar n'avait pas pu s'empêcher de voir un opportuniste savourant sa victoire après s'être faufilé comme une anguille entre les mailles du pouvoir pour accéder au sommet. D'aucuns parlaient déjà de son ascension sur Neimoidia comme d'une tricherie, une dictature, ses opposants ayant tous été muselés, les médias contrôlés, pour mieux influencer toutes les opinions. Ce même personnage, Niganoht l'avait vu ouvertement critiquer le précédent gouvernement – ce qu'il se remettait à faire maintenant qu'il en prenait la place – pour finalement accepter un poste de ministre. Grendo S'orn avait de bonnes idées mais c'était un caméléon, sachant arborer les couleurs voulues par son auditoire, pour avaler le pouvoir. Car au final, il était bien attiré par le pouvoir comme un hanneton par un néon. Il avait faim de ce pouvoir. Et maintenant qu'il avait pris les rênes de la République, on était en droit de craindre le pire vu les retours peu reluisants que quelques journalistes peinaient à sortir au sujet de Neimoidia.

Niganoht devait donc réfléchir à la façon de se positionner. Il avait beau partager plusieurs points de vue politiques avec Grendo S'orn, il ne parvenait pas à se réjouir de son accession à la Chancellerie Suprême. Il n'avait, au demeurant, personnellement, pas voté pour lui. De fait, tant que Grendo S'orn serait la figure représentative du Front Libéral Républicain, Niganoht ne saurait rejoindre ce parti ; pourtant, l'idée de rester isolé lui plaisait encore moins. Niganoht n'était pas un solitaire, contrairement aux serpents sauvages – il y avait des limites à la comparaison entre un Anacondan et un simple python – et même politiquement il ne voulait pas disparaître par isolement. Il avait besoin d'exister politiquement et besoin d'être entouré. Intégrer un parti politique s'imposait donc comme une évidence, mais il fallait bien choisir le parti en question. Et s'associer au Front Libéral Républicain serait sûrement une excellente chose pour sa carrière, mais Niganoht ne voulait pas vivre dans ce parti politique ce qu'il vivait dans sa fonction actuelle de représentant d'Agamar, où il devait s'afficher avec Shaffzi malgré tous les différends que les Agamariens connaissaient entre eux deux.

Justement, Shaffzi était là, dans la nacelle d'Agamar. Le trio habituel en somme : Niganoht, Shaffzi et Male Taoran, l'élite d'Agamar, même si seul Niganoht prendrait la parole au nom de sa planète. L'Anacondan était enroulé sur une sorte de perchoir, afin de rester à hauteur d'homme. Comme tout le monde, il s'apprêtait à écouter le premier discours de Grendo S'orn à la Rotonde, tout comme il avait attentivement écouté celui de la Place des Monuments trois jours plus tôt, sans parler du discours de la Vice-Chancelière Sly Keto, trop polissé pour qu'il y eût vraiment quelque chose à dire dessus.

Une salve d'applaudissements se déclencha à l'ouverture de la séance, alors que les journalistes avaient été conviés à cette session extraordinaire. Cela avait-il été orchestré ? Etait-ce pour faire belle image devant les caméras ? La Rotonde n'était pas un simple théâtre, où l'on venait voir des acteurs pour les applaudir. Ce n'était pas un lieu de divertissement. Niganoht n'était pas habitué à observer de tels applaudissements en ce lieu, et c'était malaisant. Malaisant parce qu'une telle ovation n'avait pas sa place ici, et malaisant parce que cela soulevait la question de l'organisation de ces applaudissements. Ce serait bien complotiste que d'imaginer une telle proportion des personnes ici présentes avoir été arrosées pour applaudir, en tout cas cela servait bien Grendo S'orn qui pourrait à l'avenir se vanter d'avoir eu une telle popularité au sein même du Sénat. Malaisant, oui, c'était le mot.

Le nouveau Chancelier Suprême ne commença pas par une tirade d'auto-congratulation, mais par l'imposition d'une minute de silence en hommage à toutes les victimes des batailles récentes. Niganoht respecta bien évidemment cette minute de silence, mais intérieurement, se fit le commentaire que c'était là une manœuvre très habile de la part du Chancelier Suprême : à la fois, cela lui permettait de s'offrir une belle image devant tous les Sénateurs et journalistes présents, et d'envoyer un tacle plus ou moins discret à Emalia Kira. Bien vu.

Dans son discours, Grendo S'orn confirma une initiative déjà annoncée trois ans plus tôt : la dissolution de la Garde Licteur. En soi, cela satisfaisait Niganoht, qui ne voyait pas d'un bon œil cet organisme soumis au Conseil Jedi. L'histoire entre Niganoht et les Jedis était particulière, et alors même que l'Anacondan avait tendance à s'insérer dans toutes les conversations et les sujets qui ne le concernaient pas, il détestait lui-même la façon dont les Jedis se mêlaient aux affaires où on ne voulait pas d'eux. La Garde Licteur était selon Niganoht un moyen pour les Jedis de faire ingérence dans les affaires du Parlement alors qu'ils n'avaient soi-disant pas leur place en politique. Niganoht ne pouvait donc qu'approuver sa dissolution ; toutefois, Grendo S'orn entendait la remplacer par un organisme placé sous la juridiction du Gouvernement, et cela pouvait laisser craindre un rapprochement des pouvoirs. Un sujet qu'il prévoyait d'aborder lors de son intervention.

A côté de la dissolution de la Garde Licteur, Grendo S'orn paraphrasa son premier discours d'investiture. Parfois, il alla même au-delà de la paraphrase : il sembla bien à Niganoht entendre mot pour mot certaines phrases identiques. Un peu de paresse serait donc passée par là au moment de la rédaction de ce premier discours à la Rotonde.

Pour ceux qui ne l'avaient toujours pas compris – et il fallait le vouloir –, Grendo S'orn était fermement opposé au nationalisme. Il était même opposé au socialisme. Il critiquait le fait que les chômeurs se tournassent vers les aides sociales, les incitant à ne pas rechercher du travail. Dans un système tel que celui désiré par Niganoht, il n'y avait pas d'aides sociales, mais cela impliquait quelque chose que jusque là la République interdisait : Grendo S'orn serait-il, lui, opposé à l'esclavagisme ? Ou bien une fenêtre se dessinait-elle enfin pour Niganoht ? La question restait encore trop clivante, mais en manigançant bien, peut-être que Niganoht pourrait un jour faire accepter l'idée, ou au moins le débat. En tout cas, concernant les nationalisations, c'était l'un des points de vue sur lesquels Niganoht se trouvait en accord total avec Grendo S'orn.

Et c'était justement le sujet placé au cœur de cette première session sénatoriale. Grendo S'orn était venu ici pour suggérer l'abrogation du texte de loi lié aux nationalisations. Ca avait été l'une des mesures phares de la candidature du Neimoidien aux élections suprêmes. Une façon donc pour lui d'entrer dans l'action immédiatement et de montrer à tout-un-chacun qu'il était là pour appliquer la politique annoncée, même si ce n'était pas forcément la mesure la plus symbolique – la dissolution de la Garde Licteur concernait moins la population directement mais était autrement plus symbolique, par exemple.

Niganoht eut la chance de compter parmi les premiers à avoir leur tour de s'exprimer. Dans la plupart des débats, il arrivait après les autres et se permettait ainsi de commenter tout ce qui avait été dit avant lui. Cette fois-ci, il n'allait pas avoir de matière pour rebondir tout de suite sur les arguments des autres Sénateurs, mais cela ne signifiait pas qu'il n'avait pas de matière du tout pour autant. La nacelle d'Agamar s'avança dans un mouvement mécanique et solennel, propre. Les flashs des journalistes se braquèrent sur l'Anacondan qui, enroulé sur son perchoir, tendait la tête vers le microphone, flanqué d'un Fosh et d'un Humain.

NIGANOHT – Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Monsieur le Chancelier Suprême, je vais m'exprimer en deux temps. Dans un premier temps, je vais expliciter mon point de vue sur la mesure suggérée et soumise au Sénat par Monsieur Grendo S'orn ; dans un second temps, je réagirai à son discours et aux ambitions politiques qu'il affiche.

Puisqu'il y avait plusieurs éléments sur lesquels Niganoht voulait réagir, c'était une façon d'organiser son propos et de le rendre ainsi le plus audible possible. Il commença donc par son point de vue sur la mesure suggérée.

NIGANOHT – A juste titre, Monsieur S'orn a rappelé les conséquences financières de la politique de nationalisation menée par le précédent gouvernement. Il s'agissait d'investir l'argent public, l'argent du contribuable, dans diverses entreprises, uniquement pour garantir leur bon fonctionnement. Le gouvernement négligeait là le rôle de la concurrence : des entreprises ferment tous les jours, parce que d'autres éclosent, s'épanouissent, sont plus attractives et plus rentables. La nationalisation est un acharnement thérapeutique, qui a un coût, que chacun a dû payer. Mais j'irais plus loin que Monsieur S'orn, car l'aspect financier n'est pas le seul criticable dans la politique de nationalisation.

Sans le voir, Niganoht pouvait sentir Shaffzi grimacer derrière lui. Cela le faisait sourire intérieurement. La rancune était profondément tenace entre eux deux. Absolument indélébile. Noganoht savourait chaque moment au Sénat où il était le seul des deux à avoir le droit, le rôle, de prendre la parole, et où il pouvait ainsi se permettre d'avancer et de soutenir des idées qui allaient dans le sens contraire de celles du Gouverneur. C'était une bataille entre l'Anacondan et le Fosh, entre le serpent et l'oiseau, où tous les coups étaient permis, où chacun saisissait la moindre opportunité pour infliger une blessure à l'autre. C'était de bonne guerre. Shaffzi viendrait encore le réprimander après cette session sénatoriale ; mais qu'importe, Niganoht était dans son bon droit.

NIGANOHT – L'État se croit à même de gérer une entreprise, que dis-je, des entreprises, mieux que quiconque. Comme si sa seule ingérence (il pesait ses mots) était une garantie de réussite. Les entreprises nationalisées se portent-elles toutes mieux ? Non, et ce n'est pas une surprise. Cela va de soi, tout simplement parce que l'État n'a pas mieux les compétences de gestion qu'un patron qui connaît véritablement son entreprise, qui en est proche, qui en maîtrise le fonctionnement. L'État est devenu une hydre, qui place ses têtes à tous les endroits, mais qui n'a pourtant qu'une seule intelligence. Mais l'hydre n'est qu'une chimère, pas un exemple. Ce n'est pas parce que l'on acquiert une entreprise que l'on découvre comment la gérer : c'est parce que l'on sait gérer une entreprise, que l'on se place à sa direction.

Pour finir de convaincre, Niganoht allait exploiter son exemple personnel pour que chacun fasse une projection :

NIGANOHT – Comment l'État peut-il par exemple prétendre mieux savoir que le Gouverneur Shaffzi ou moi-même comment gérer les affaires d'Agamar ? Nous sommes une planète excentrée, loin du Noyau de la République, à la frontière. Nos affaires sont nos affaires et nous sommes sur place les mieux placés pour les gérer. Imaginez un seul instant, camarades Sénateurs, que l'État achète la plus importante entreprise de votre planète, en prétendant avoir la recette pour la pérénniser. Quelle arrogance, vous direz-vous ! Vous auriez raison. Je veux qu'Agamar soit une planète où chacun est libre de gérer ses propres affaires. Si vous voulez la même chose pour vos planètes, pour vos entreprises, alors vous percevrez les affres de la nationalisation.

Niganoht avait plusieurs choses à dire, il ne pouvait donc pas se permettre d'être trop long sur un seul sujet. Il décida donc de faire maintenant la transition vers un autre sujet :

NIGANOHT – Cette ingérence de l'État, je l'ai critiquée aussi quand il s'agissait des Jedis. Je réaffirme mon respect pour l'Ordre Jedi qui est un bien essentiel de la République, un garant de notre sécurité. Je fais néanmoins partie de ceux qui pensent que l'Ordre Jedi doit avoir une place définie en notre République. Je ne peux supporter l'hypocrisie qui consiste à dire que les Jedis n'ont pas leur place au Sénat, voire selon certains pas leur place en politique, mais qui leur laisse pourtant un droit de regard sur les affaires des Sénateurs. Puisque j'ai réagi à la suggestion de Monsieur S'orn à l'ordre du jour, je réagis maintenant à ses autres décisions et projets. La Garde Licteur, ainsi que cela a été rappelé, était sous la juridiction de l'Ordre Jedi. Cela a toujours été pour moi en paradoxe avec le recul que l'on attend de nos défenseurs, partenaires et amis. L'Ordre Jedi ne sera que plus respecté par tout-un-chacun et plus fort s'il n'existe plus aucun flou sur leur rôle et leur action au sein de la République.

Il fallait faire passer cette mesure comme bénéfique pour l'Ordre Jedi lui-même. Une petite technique de manipulation que Niganoht appliquait pour ne pas passer pour un opposant clair aux Jedis. S'il désirait cette séparation, cet éloignement, c'était pour le bien de tous, y compris des Jedis même.

NIGANOHT – Toutefois, j'aimerais me tourner vers vous, Monsieur le Chancelier Suprême, afin d'obtenir un éclaircissement sur cette mesure, que vous n'avez au demeurant pas soumise au Sénat, et dont vous nous parlez en nous prenant devant le fait accompli. Je nourris une certaine inquiétude que, j'en suis certain, vous allez parvenir à effacer. L'organisme que vous substituez à la Garde Licteur sera sous la juridiction de deux de vos Ministères. Cela ne ressemble-t-il pas à un rapprochement du pouvoir judiciaire avec le pouvoir exécutif, contraire à la séparation des pouvoirs qui fait la fierté de notre République démocratique ? Qu'est-ce qui nous garantit que cet organisme conservera toute l'impartialité requise pour traiter des cas concernant des Sénateurs qui seraient éloignés des positionnements politiques de votre Gouvernement ? Ma question se veut sans offense ni jugement et j'espère que vous en comprenez la légitimité.

Anticipant une réflexion de l'Orateur Sénatorial sur son temps de parole, Niganoht se retira de lui-même :

NIGANOHT – Je vous remercie pour le temps de parole accordé et reconnais avoir sans doute été un peu long pour cette première prise de parole.

Il recula sa tête du microphone alors que la nacelle d'Agamar reprenait sa place initiale.
Revenir en haut Aller en bas
Sly Keto
l~~~ Seigneur Sith ~~~l
l~~~ Seigneur Sith ~~~l
Sly Keto


Nombre de messages : 555
Âge du perso : 49 ans
Race : Umbarane
Binôme : Maîtresse d'He'Thu Lhoss et Alara Lorwyn.

Feuille de personnage
Activité actuelle: Intrigue pour tisser sa toile.
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1168/86Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (68/86)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue63/88Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (63/88)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeMer 21 Aoû - 11:49

Sly Keto allait assister à sa première séance au Sénat Galactique. C’était un évènement en soit, car l’umbarane n’y avait jamais mis par le passé, pénétrer en ce lieu était en soit une petite victoire, la preuve de l’avancement de ses projets et sombres plans pour l’avenir. Vêtue un peu plus sobrement, mais demeurant toujours élégante et raffinée, la vice-chancelière portait une robe de couleur lavande. Il ne s’agissait pas de porter outrage au faste exhibé par Grendo S’orn, et cela indiquait probablement la politique vestimentaire que mènerait l’umbarane : se focalisant sur de grands évènements en priorité pour éclipser le neimoidien, et rester dans son ombre lors des séances dans la grande rotonde. Une stratégie à mettre en œuvre pour voir ce que cela pouvait donner en termes d’opportunités, son récent alignement auprès du Rassemblement Patriote était encore dans l’esprit des différents politiques présents, du moins pour ceux qui se souciaient de ce détail. On l’avait renseignée auparavant sur les enjeux et sujets abordés au cours de cette séance, aussi c’est sans surprise qu’elle observa la minute de silence, allant jusqu’à fermer les yeux pour prendre le temps de réfléchir à eux d’une part, mais également par respect… ou du moins en donner l’impression.

L’annonce de la dissolution de la garde Licteur n’était pas une nouvelle et faisait surtout une introduction subtile sur le changement qui allait s’opérer en termes de politique. L’umbarane avait trouvé cela invraisemblable de donner autant de pouvoir aux Jedi en leur donnant le rôle de police politique en ayant un contrôle aussi léger sur leurs actions et enquêtes de la part de la République. Quelle folie les avait poussés jusque dans cette extrémité ? La présence de Sith au Sénat ? C’était un fier succès, pensa Darth Oracci qui esquissa un sourire en coin en y repensant. Bien que les Jedi fussent sous la juridiction du Ministère de l’Intérieur de l’époque, et le contrôle du chancelier et vice-chancelier, aucune commission sénatoriale n’encadrait la Garde Licteur. Le Chancelier S’orn fut un peu long dans son discours, mais plutôt complet, Sly resta silencieuse tout du long pour l’écouter. Elle ne comptait pas spécialement participer aux débats, sauf si cela était nécessaire. La vice-chancelière écouta son supérieur amorcer les questions d’ordre budgétaires et économiques pour effectuer son déballage argumentatif afin de convaincre l’ensemble des sénateurs de voter en faveur de sa réforme.

Niganoht Qademanda, le sénateur d’Agamar fut le premier à demander la parole, et elle fut accordée. Il semblait clairement en accord avec l’idée de revenir sur les nationalisations entreprises par le gouvernement Scalia lors de son mandat. Une chose qui ravissait Sly Keto sur ce point car il ne poserait visiblement pas de problèmes au gouvernement S’orn lorsque les questions d’ordre économiques se poseraient, il ne s’opposerait pas à la vision libérale du parti du neimoidien. L’umbarane avait une opinion assez mitigée sur cet aspect, mais pour l’heure privatiser les chantiers navals qui avaient été nationalisés par le passé devrait constituer en soit un cadeau offert à chaque monde et sénateur, les mettant dans des conditions favorables pour aller dans le sens de Grendo S’orn, du moins sur le court terme avec les réformes à venir. L’Anacondan revint ensuite sur le cas du Bureau d’Investigation Sénatoriale et de l’instance de contrôle chargé d’encadrer ses activités. Sly Keto fit une légère moue de désapprobation, allait-il donc être aussi tatillon que ça ? Aussi ingrat vis-à-vis de ce que pourrait lui proposer quelqu’un comme S’orn ? La vice-chancelière croisa les bras, ce fut par la suite au tour d’un autre sénateur de prendre la parole et pas des moindres : Nyss Detchi d’Umbara. Ce serait la première fois que Sly assisterait aux interventions de son sénateur et plus vieil allié politique directement au Sénat. Officiellement, cet umbaran de 54 ans était un diplomate aguerri représentant Umbara depuis près de 12 ans au sénat de la République, officieusement c’était surtout un espion au service du DIRACTEX, les services de renseignements umbarans. Pour ce peuple, l’espionnage et la diplomatie étaient deux choses difficilement dissociables, et cela faisait plusieurs millénaires que les sénateurs d’Umbara étaient avant tout des agents efficaces et discrets.

La nacelle du sénateur Detchi s’avança, il échangea un regard lointain avec la Vice-Chancelière et s’inclina très légèrement à son égard en signe de respect. Il jeta un regard au neimoidien présent aux côtés de sa reine souveraine comme pour sonder son esprit et observer son état d’esprit actuel. Puis Nyss s’éclaircit la voix avant de prendre la parole d’une voix sereine mais forte et déterminée.

- Sénatrices, Sénateurs, Chancelier Suprême et membres de son gouvernement… Au-delà de la question de la compétence en matière de gestion d’entreprise que l’on peut attribuer à nos institutions publiques, une chose est véridique : ces nationalisations créent des monopoles tuant dans l’œuf toute concurrence nécessaire à une économie pour que celle-ci ne finisse pas sclérosée sous le poids de son immobilisme. Notre économie tourne au ralenti, la mise en concurrence pourra permettre de débloquer la situation et de stimuler celle-ci par l’envie naturelle de chaque société de gagner des clients et des parts de marché supplémentaires. Cela passera par une concurrence des prix et des offres bénéfiques aux acheteurs et donnera un second souffle à l’économie de la République.

Nyss Detchi avait reçu ses consignes officieuses pour être indéchiffrable dans ses intentions, son regard empreint de sévérité fit le tour de la Grande Rotonde tandis qu’il releva le menton pour afficher sa fierté. Afin d’exister politiquement, il fallait ne pas paraître trop docile, ni trop dissident. L’idée était de clairement montrer ses différences et d’assumer celles-ci. Se poser en voix de la raison afin d’attirer autour de soi les indécis et plus sceptiques vis-à-vis des réformes que le neimoidien voulait faire passer afin de les rassurer que tout se passerait pour le mieux. Sur le même ton, le sénateur d’Umbara reprit la parole pour faire valoir sa vision des choses sur la question, à travers sa voix ce seraient les mots de sa Reine qui résonneraient dans l’enceinte du Sénat.

- En dehors de la vision libérale ou collectiviste, il est important de ne pas tomber dans le dogmatisme du tout privé, ou du tout public. La République doit cependant conserver un contrôle sur des secteurs clef de notre économie. La République doit être un État Stratège et offrir des garanties. Dans le cas présent, les nationalisations à outrance n’ont eu pour effet que plomber de manière durable le budget de la République, et étouffé nombre d’entrepreneurs d’une part. Ce sont ces visionnaires et des pionniers qui, par leur génie et leur prise de risques, stimulent l’économie grâce à leurs innovations, et viennent bousculer les codes et conventions établies sur les marchés.

Il y eut ici et là quelques applaudissements sur cet éloge de l’entreprenariat, en même temps personne ne pouvait clairement prétendre être contre sans risquer de se prendre un contrefeu médiatique important pouvant mettre un sérieux plomb dans l’aile de sa carrière politique. Nyss ajouta une brève conclusion sur l’aspect économique des choses sous la surveillance de Sly Keto qui buvait ses paroles mais demeurait attentive à chaque mot, chaque virgule et chaque intonation.

- Les politiques de nationalisation n’ont fait qu’orienter l’économie vers du productivisme de masse au détriment du qualitatif et de l’innovation technologique. Sur le long terme, cela n’amène rien de nouveau et mène à la stagnation, et donc l’effondrement.

Nyss Detchi avait terminé sur l’aspect économique, et profita des quelques minutes lui restant pour rebondir sur le propos de Niganoht Qademanda pour ne pas laisser le sujet tomber dans l’oubli et apporter des réponses claires quant à la position d’Umbara sur ce sujet, une légère improvisation qui n’engageait en rien, à l’état de brouillon pour le moment mais cette suggestion pourrait déjà définir un cadre imposé dans ce débat sur la séparation des pouvoirs. Il était impossible que le pouvoir législatif encadre de lui-même cette police, et si l’exécutif le faisait il s’attirerait les foudres de la part du Sénat, chose qu’il était judicieux d’éviter en début de mandat. Pour le sénateur Detchi, il ne restait qu’un autre pouvoir capable de mener à bien cette mission de surveillance du B.I.S. C’est ainsi qu’il prononça sa réponse avec un certain flegme, haussant même les épaules tant la réponse lui paraissait évidente dans cette situation afin de désamorcer les suspicions du sénateur d’Agamar.

- Je ne crois pas que les modalités d’encadrement du Bureau d’Investigation Sénatorial soient à l’ordre du jour sénateur Qademanda, cependant pour vous rassurer, nous pouvons peut-être demander à la chancellerie la création d’un Comité de Surveillance de cette organisation, dont les membres feraient partie de la Cour Suprême pour assurer une veille sur les agissements du récemment formé B.I.S.

Le choix des mots était bien calculé de la part du sénateur Detchi, sa proposition serait sans doute un bon compromis pour que le B.I.S. ne passe pas pour une police idéologique chargée de faire pression sur l’opposition au sein du Sénat. Cette garantie serait sans doute suffisante pour faire taire les mauvaises langues et dissiper les accusations éventuelles à venir sur les méthodes directes de gouvernance de la part du Neimoidien. Et peut-être une occasion pour l’umbaran de montrer qu’il était quelqu’un intelligent, rusé et utile. Sly Keto quant à elle se détendit devant l’improvisation du représentant qu’elle avait choisi pour être la voix d’Umbara. Elle resta silencieuse et se contenta de l’observer puis de poser son regard sur Niganoht pour mieux étudier les réactions qu’il pouvait avoir. Cela devrait peut-être suffire à le convaincre de rester focalisé sur le sujet des nationalisations qu’il avait déjà accepté et de passer sur d’autres sujets plus capitaux que celui-ci.


Dernière édition par Sly Keto le Dim 1 Sep - 12:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Grendo S'orn
¤ Dirigeant ¤
¤ Dirigeant ¤
Grendo S'orn


Nombre de messages : 608
Âge du perso : 59 ans
Race : Neimoidien
Binôme : Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  65019a2fd85447d646ab0afbfd824925_w44_h40

Feuille de personnage
Activité actuelle: Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1156/56Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (56/56)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeSam 31 Aoû - 14:52

Nationalisation ... un mot provocant aussitôt l'émoi d'une majorité du Sénat. Qu'on applaudisse ou qu'on déplore la manoeuvre, abroger un texte de loi aussi important que celui-ci ne laissait guère indifférent. Probablement poussés par une flopée de lobbyistes aux dents longue et acérées comme des lames de rasoirs ou par des intérêts personnels qu'ils se gardaient bien de divulguer face au reste de l'assemblée, les libéraux défendaient tour à tour leur point de vue vis-à-vis de la proposition. Les autres, quelque peu méfiants, voyaient en cette mesure la première d'une longue liste visant à soutenir le patronat et ses plus proches adhérents au détriment d'une République déjà meurtrie par des années de conflits internes successifs.

« La parole est accordée au Sénateur Borkus Munb de Sullust. » clama l'orateur sénatorial tandis que la plateforme du principal concerné s'était déjà positionnée aux côtés des précédents interlocuteurs. L'humanoïde vêtu d'une tunique rougeoyante était flanquée de deux assistants sullustéens tout comme lui, le regard braqué sur l'assemblée.

« Chers confrères, chères consoeurs, bien des choses ont changées depuis l'avènement des politiques gauchisante malmenant les droits du patronat par des mesures sociales autoritaires et anti entrepreneurial. Malgré des propagandes bien ficelées, les derniers locataires de la Chancellerie ne nous ont guère donné raison d'espérer un avenir meilleur pour notre économie. N'en déplaise aux derniers partisans du principal instigateur de ces insupportables Nationalisations, feu le Chancelier Scalia, un dangereux étatiste affectionnant les interventions spoliatrices de l'Etat. N'oublions pas aussi son plus proche collaborateur de l'époque, Côme Janos, un traitre à la patrie, un Sith ayant plongé la République dans ce que nous avons coutume d'appeler aujourd'hui la Crise d'Aargau. Une crise économique que le Chancelier S'orn, à l'époque Ministre du Trésor et de l'Economie aura permis de résoudre, empêchant sa contagion au noyau tout entier ... » aboya-t-il en omettant bien sûr d'indiquer le rôle précieux du Maître Jedi Von dans cette crise ce qui eu pour conséquence de provoquer d'une part quelques sifflements à son encontre, de l'autre des applaudissements d'une partie de l'hémicycle. Réputé pour ses coups de gueule à répétition, Borkus ne prêtait plus attention aux réactions de ses interlocuteurs tant son franc parler avait pour habitude de heurter la sensibilité des plus fragiles.

« Certains ont voulu nous faire croire que face à des menaces grandissantes à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières, les nationalisations étaient nécessaires pour assurer la pérennité de la République, à ceux-ci je réponds MENSONGES ! » cria-t-il en levant le poing au ciel comme pour donner plus de poids à ses arguments « Qu'en démultipliant les capacités de l'Etat fédéral, la République pourrait davantage se protéger contre l'envahisseur, FOUTAISES ! » à nouveau le poing en l'air au dessus du crâne « Aux derniers défenseurs de ces politiques archaïques et criminels, à ceux qui clament leur loyauté en vers des Dirigeants irresponsables et imbéciles, je vous encourage fermement à reconsidérer votre position maintenant que nous avons l'opportunité de garder la tête haute. Osons sortir la République de la passivité dans laquelle elle est embourbée depuis une dizaine d'années et votons en faveur de l'abrogation de ce texte de loi proposé par le nouveau Chancelier. »

Sa brève allocution provoqua une cacophonie phénoménale dans toute la Rotonde, si bien que l'orateur sénatorial peinait littéralement à ramener le calme des politiciens trop occupés de huer le représentant le Sullust pour ses insultes à peine voilés concernant la loyauté de certains envers Scalia, Arnor, Von, Kira et tous les autres.

« Silence !! Silence dans l'assemblée !! »

De son côté, S'orn observait en silence la scène, gardant au visage son célèbre sourire en coin qui ne présageait rien de bon. Pas une session du Sénat ne se déroulait du début à la fin dans le calme. En général une brève étincelle suffisait à faire éclater au grand jour les positions de chacun des protagonistes présent. C'est exactement ce qu'il voulait lorsqu'il avait demandé à son cher confrère, membre du FLR et Sénateur de Sullust de bien vouloir faire un esclandre dès les premières minutes de la séance. A présent il voyait un peu plus clair au sein de cet hémicycle rempli d'opportunistes hypocrites tout juste bon à le poignarder dans le dos à la première occasion.

« Sénateurs ... » hurla à son tour le Neimoidien d'une voix caverneuse qui mit aussitôt fin au brouhaha des multiples politiciens « ... ne donnons pas l'image d'une République en voie de se fissurer lorsque la situation nous exige de nous réunir autour d'un projet commun, d'un projet solide et concret visant à redorer le blason de notre belle Nation ! » adepte des propos nationalistes, S'orn ne reculait devant aucun argument pour faire vibrer le coeur des mouvements pro-républicains « Pour en revenir à votre interrogation Sénateur Qademanda, je comprends votre inquiétude et je suis certain que de nombreux représentants ici présent la partagent. Mais il était urgent de procéder au démantèlement de la Garde Licteur tant notre Etat est gangrenée par l'incompétence et par la corruption de certains de ses plus hauts fonctionnaires. Le procès à venir de la Ministre Zari et des autres ténors de la politique républicaine suspectés de trahison mettra en lumière je l'espère de nombreux faits de complicité qu'il nous reste à débusquer ... » les yeux de la République étaient posés sur le procès Kira, qui débuterait d'ici quelques jours mais tous semblaient avoir oublié l'affreuse trahison qui eu lieu au sein même du Sénat. Sana Zari, ex Ministre de la Défense, membre du Gouvernement sous Kira, Von et Scalia. Une traîtresse au coeur même de la République.

« Mais le Bureau d'Investigation Sénatorial ne pourrait mener jusqu'au bout la lourde tâche qui lui est assigné sans la confiance de ses sénateurs. Contrairement à mes prédécesseurs lorsqu'ils ont constitués la Garde Licteur je ne prendrai pas le risque de lézarder davantage cette assemblée, aussi pour dissiper le doute quand à l'impartialité de cet organisme, le Gouvernement accueille favorablement la proposition du Sénateur Detchi d'Umbara. La création d'un Comité de Surveillance dont les membres appartiennent à la Cour Suprême devrait permettre d'évacuer la méfiance de cet hémicycle. » annonça-t-il fièrement comme s'il venait de faire un pas de scarabée géant vers l'opposition en acceptant plus de transparence. S'orn avait appris au cours de sa carrière dans les entrailles du Sénat, à effectuer des doubles-jeu permanent rusant ci et là pour parvenir à ses fins tout en faisant croire à ses opposants qu'ils avaient eu gain de cause. En réalité la vipère séductrice qui se dressait face à l'assemblée n'avait que faire de l'opinion de ses pairs tant il était habitué à agir selon ses seuls désirs. Il était l'un de ces politicards arrivistes aux ambitions totalement démesurées et aux moeurs détestables qui était parvenu jusqu'au sommet de la hiérarchie. L'incarnation vivante du ploutocrate neimoidien tentant de maintenir son emprise sur le destin de la galaxie.

« Pour en revenir à la proposition d'abroger le texte lié aux Nationalisations je vous propose, si plus personne ne désire émettre son avis sur la question, que nous passions sans plus tarder au vote ! Après quoi nous aborderons le sujet suivant à l'ordre du jour; la Paix et l'Alliance Galactique des Puissances Unies sur Ossus. » conscient des enjeux politique, S'orn proposa au reste de l'assemblée de passer aux votes, des sujets bien plus épineux restaient à être évoqué comme la situation tendue entre l'Empire Sith et la Nouvelle République. Les affrontements au nord s'étaient interrompu lors de l'annonce d'un cessez-le-feu immédiat mais combien de temps encore avant que la lutte ne recommence entre les deux frères ennemis ?


Spoiler:
 

_________________
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  New10
Revenir en haut Aller en bas
Evea Ekway
~*Membre de la Délégation Sénatoriale*~
Evea Ekway


Nombre de messages : 88
Âge du perso : 29
Race : Pantoranne
Binôme : Sénatrice Cyriandar d'Alderaan
Vice Roi Frethrac d'Alderaan

Feuille de personnage
Activité actuelle: Membre de la délégation sénatoriale d'Alderaan
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b110/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (0/0)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeDim 1 Sep - 11:52

Evea Ekway n'avait pas assistée à l'investiture d'un chancelier pour lequel elle n'avait pas votée, elle ne s'était pas non plus renseignée dans les médias. En revanche, comme elle comptait assister à la séance extra-ordinaire du nouveau chancelier, Evea s'était documentée sur le personnage en question. Elle en conclue que Grendo S'orn ne lui plaisait guère, mais elle pouvait changer d'avis à tout moment lors de cette séance du Sénat temps médiatisée.
C'était d'ailleurs la première séance à laquelle la jeune pantorianne allait assister en temps que membre de la délégation sénatoriale d'Alderaan.

Evea Ekway était arrivée en avance au Sénat galactique, elle attendait la sénatrice Cyriandar dont elle dépendait. Quand elle arriva, les deux femmes se saluèrent respectivement. Puis les carillons retentirent pour annoncer le début de la séance. L’amphithéâtre se remplis à une allure folle, Evea reconnue de nombreux visages de sénateurs, elle s'était efforcée de mémoriser et connaitre tous les représentants présents au Sénat. L'orateur annonça le chancelier suprême, et Grendo S'orn apparut sur la nacelle centrale. Le silence fut immédiatement brisé, tout le monde applaudit, Evea Ekway participa aux applaudissements tout comme Isalia Cyriandar.

Grendo S'orn avait peut être l'air égocentriste, mais ont ne pouvait pas lui retirer le fait qu'il impressionnait facilement. A ses côtés, Evea remarqua la vice-chancelière, elle n'avait pas encore eue le temps d'étudier toutes les biographies des membres du gouvernements, Sly Keto était une inconnue pour elle... enfin bien sûr qu'elle connaissait dans les grande ligne la vice-chancelière, mais pas tout ses antécédents politiques. Ce sera à travailler.
Grendo S'orn commença son discours. Sa voix correspondait à son image, forte et imposante.

Il démarra sans préambule par une minute de silence. Manœuvre très habile pour se faire aimer du peuple. Evea Ekway ne fit aucune remarque intérieure à se sujet : après tout, toutes les figures politiques cherchaient à se faire aimer par les citoyens de la République. La délégation sénatoriale d'Alderaan respecta ce silence, tout particulièrement Evea. Le nouveau chancelier brisa le silence en s'adressant à toute l'assemblée au sujet de la dissolution de la garde licteur et à l'avènement du bureau d'investigation sénatorial.

Evea Ekway n'aimait pas beaucoup cela, non pas qu'elle admire les Jedis (même si c'est le cas) mais parce que ce sera le gouvernement de Grendo S'orn qui gérera ce bureau. Visiblement, la sénatrice était en accord avec la mesure : Evea remarqua sont hochement de tête approbateur. Evea ne trouvait pas cela normal, il faudrait que les Sénateurs aient un droit de regards sur les affaires du bureau d'investigation sénatorial.

Le chancelier ne s'attarda pas plus longuement sur le sujet : c'était une mesure déjà prise. Il passa immédiatement à la problématique budgétaire. Après tout, Grendo était un entrepreneur, cela aurait étonnée la jeune pantorianne s'il n'avait pas abordé un problème économique dès son premier discours devant les sénateurs. La délégation d'Alderaan écouta en silence son monologue présentant les erreurs budgétaires de ses prédécesseurs. Mais quand il annonça l'idée d'abroger la lois sur les nationalisations, Evea eue un tic nerveux à l’œil gauche. La sénatrice, quant à elle ne broncha pas.

La première délégation à prendre la parole fut celle du sénateur Niganoht, intéressant. Evea tendit l'oreille afin de ne pas manquer un mot de ce brillant Anacondan dont elle avait entendue parler.
Elle ne manqua pas un mot et en effet elle avait bien fait de ne rien louper, tout ce qu'il dit était juste aux yeux de la jeune politicienne. Evea conclue qu'elle devra impérativement rencontrer en personne ce sénateur, cela devrait être intéressant : il posa exactement la question que se posait Ekway, celle au sujet du bureau d'investigation sénatorial qui serait un rapprochement du pouvoir judiciaire et du gouvernement, il présenta ses doutes sur son impartialité. Evea avait les même doutes. Niganoht avait bien parlé.

Vint le tour du sénateur Detchi, un sénateur que Evea aimait moins, mais elle tendit tout autant l'oreille. Elle était en désaccord avec son discours, il se trouvait que la pantorianne était contre la concurrence. mais elle n'avait pas son mot à dire, si sa Sénatrice prenait un choix, elle la suivrait sans discuter, même si elle n'est pas en accord. La seconde partie du discours de Detchi fut plus intelligent, il fallait tout de même que la République garde un certains contrôle sur le marché sinon tout partira en vrille.

Quant au bureau d'investigation sénatorial, demander à la chancellerie la création d’un Comité de Surveillance de cette organisation, dont les membres feraient partie de la Cour Suprême était intéressant, Evea approuva intérieurement cette idée. Sa Sénatrice approuva également d'un hochement de tête.

Même si Evea Ekway était en pseudo-accord avec les deux premiers parlementaires, elle était totalement opposée aux propos du Sénateur Borkus Munb. Beaucoup trop impulsif à son gout. Le capitalisme ne séduisait pas du tout Evea Ekway.

Un bruit épouvantable suivit, tout le monde s'interlocuta dans l’assemblée. La délégation sénatoriale d'Alderaan resta dans le silence, Isalia Ciryandar paraissait plongée dans ses pensées, le coude sur la poitrine, le menton posé sur son poing, la sénatrice devait réfléchir au vote imminent. L'orateur peinait à détendre l'atmosphère, Grendo So'rn, lui, n'eut aucun mal à ça. Et il répondit parfaitement à chacun des sénateurs. Chaque question trouva réponse, Evea reconnue que le nouveau chancelier était très habile.

Il passa immédiatement au vote, en annonçant ensuite qu'ils traiteront du sujet de la paix, un sujet que Evea attendait. C'est à ce moment que la sénatrice Ciryandar quitta ses questionnements intérieurs, Isalia pivota vers la nouvelle membre et lui demanda :

Isalia > Evea, toi qui est nouvelle, si tu était à ma place, que choisirai-tu ?

Evea allait répondre, prise au dépourvu, mais sa Sénatrice s'empressa d'ajouter :

Isalia > Sache que ma décision est déjà prise, à toi de me faire changer d'avis ou de me conforter dans mon vote.

Evea acquiesça et commença à présenter son point de vue :


- Je crois que l'abrogation de la loi sur les Nationalisations va clairement servir les intérêts de S'orn Corporation, après je ne suis pas complotiste, c'est une simple supposition. Plus concrètement, cette mesure de suffira pas du tout, elle insista sur ces mots, cela ne fera pas diminuer les budgets de la Défense, du commerce, de l'industrie ou encore de la recherche dont les coûts sont juste faramineux, ce sont eux qu'il faudrait diminuer, pas celui des nationalisations si nous voulons stopper le déficit.

Cela était vrai, 100 milliards de crédits seulement pour les Nationalisations, contre un budget de plus de 1.800 Milliards de crédits seulement pour la défense, sans parler des autres secteurs dont a parlée Evea.
Elle continua :

- De plus, c'est très loin d'être la majorité des entreprises qui sont nationalisée, très loin. Nous avons vus par le passé que l'économie restée à elle même est une machine infernale, la concurrence est une bête qui ne peut être stoppée une fois lancée. Il FAUT que l'état garde une main mise sur ce secteur. Les nationalisations sont nécessaires à une certaine coordination entre les différentes entreprises majeures, "diviser pour mieux régner" n'a jamais été un bon dicton à mes yeux.

Isalia Ciryandar pensa qu'elle avait terminée, mais Evea persista en concluant :

- Encore une raison de garder les nationalisations, certains coûts d'entretient d'entreprises publiques sont faramineux, prenez ceux de l'électricité, normal que ça crée des pertes quand l'entretient de toutes les centrales productrices atteignent 6,600 milliards par ans rien que pour 16 planètes majeures. Imaginez si les entreprises de l'énergie passent dans le privée : toutes les factures de la galaxie doubleront pour assouplir les dépenses... pour créer du profit.

Isalia > Tu sait convaincre, tes arguments sont bien pensés, petite.

La sénatrice d'Alderaan détourna le regard pour voter sur le terminal de la nacelle. Evea relâcha son souffle, son coeur battait à toute allure.
Ce n’était pas la première fois qu'elle avait à enchaîner les arguments jusqu'en en faire une montagne pour présenter ses idées. Mais c'était la première fois qu'elle le faisait avec une sénatrice, surtout que c'était sa supérieure. maintenant Evea rêvait d'être à la place de Ciryandar dans quelques années pour argumenter devant tout les sénateurs.
Visiblement, la Sénatrice Ciryandar ne comptait pas prendre la parole devant le sénat sur ce sujet pour l'instant. Evea avait hâte de voir comment sa supérieure argumentait ses idées.


Dernière édition par Evea Ekway le Dim 1 Sep - 11:56, édité 1 fois (Raison : corrections.)
Revenir en haut Aller en bas
https://www.youtube.com/channel/UCnRpd8-bs5g_7Z0ypzRuoOg
Grendo S'orn
¤ Dirigeant ¤
¤ Dirigeant ¤
Grendo S'orn


Nombre de messages : 608
Âge du perso : 59 ans
Race : Neimoidien
Binôme : Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  65019a2fd85447d646ab0afbfd824925_w44_h40

Feuille de personnage
Activité actuelle: Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1156/56Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (56/56)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeSam 14 Sep - 11:18

S'orn se sentait victorieux, plus encore, triomphant d'avoir enfin pu mettre un terme définitif à ces insupportables nationalisations qui gangrenaient littéralement l'économie républicaine depuis maintenant plusieurs années. Pour autant il ne fallait pas qu'il devienne trop confiant tant l'ampleur de la tâche qu'il lui restait à accomplir était énorme. La privatisation de masse n'était que la phase numéro une de son vaste plan de restructuration qu'il réservait pour sa Nouvelle République. A présent il devait agir avec prudence et minutie pour s'assurer de bénéficier encore de cet élan de sympathie. Les yeux de la galaxie toute entière étaient sans doute posés sur lui à cet instant précis. Il se savait en danger, beaucoup trop exposé que lorsqu'il était un simple sénateur parmi tant d'autres mais cette fonction avait quelque chose d'enivrant. Plus il s'adressait au Sénat du haut de cette estrade, plus il ressentait ce sentiment de supériorité, l'impression d'appartenir à une caste si élevée que peu d'être vivant dans cet univers n'avait réussi à accéder. L'ambition, c'était son ambition démesurée qui lui avait permis de grimper les échelons jusqu'au sommet de la hiérarchie sans jamais faiblir ... son ambition et quelques coups de poignard dans le dos.

« Maintenant que cette situation est désormais éclaircie ... » annonça-t-il non sans une once de satisfaction personnelle « ... passons sans plus tarder au sujet tant attendu par cette assemblée, la paix et le projet d'Alliance Galactique des Puissances Unies. »

Le neimoidien savait pertinemment que toute sa législature serait jugée sur cet élément précis. A quoi bon réformer l'économie et la politique de sa nation si on était incapable de la défendre sur le plan diplomatique ? D'après les récents sondages relayés par les médias, la moitié de la population ne partageait toujours pas l'opinion d'une majorité des locataires du Sénat. Une paix fragile et frivole serait le terreau propice à une nouvelle guerre qui plongerait la galaxie dans un chaos bien plus meurtrier qu'auparavant. S'orn lui-même avait longtemps lutté, bien avant sa candidature au poste de Chancelier, pour que la République s'affirme et entre en conflit contre l'Empire. L'ennemi du nord était sournois répétait-il maintes et maintes fois face caméra n'hésitant pas à pointer du doigt les multiples provocations impériales tandis que le Traité d'Artorias était encore et toujours d'actualité. Une guerre qui aura durée plusieurs années sous l'égide de sa prédécesseur obligée de se défendre au cours d'un procès hautement médiatique. Elle était jetée en pâture aux gundarks tel un vulgaire steak d'eopie, ni plus ni moins. Sa réputation jamais ne s'en relèverait pas plus que son influence sur ses pairs. A sa place, Grendo ne permettrait jamais qu'un tel sort lui soit réservé, jamais ...

« Mais avant toute chose, j'aimerais que nous écoutions le Général Tharak ici présent. Général, pouvez-vous nous résumer la situation exacte en orbite d'Arda et celle autour de Columex je vous prie. » une question épineuse qu'il s'était engagé de résoudre dès son entrée en fonction mais pas sans l'intervention du Sénat. A l'annonce de son nom, la plate-forme du militaire Harch s'éleva pour permettre à l'énorme humanoïde araignée de s'exprimer devant l'assemblée.

« Shkkk, Monsieur le Chancelier, Sénateurs, Arda 2 est totalement sous notre contrôle. Shhkkkk il reste encore de petites poches de résistance en orbite mais rien qui ne soit un réel danger pour nos troupes. Shkkkk nos forces au sol ont également réussi à mettre fin au feu de forêt qui s'était déclaré suite à l'explosion du complexe impérial. »

« Parfait, et pour Columex ? »

« Shkkkk sur Columex en revanche la situation est bien plus compliquée Monsieur le Chancelier. Shkkk les navires impériaux semblent procéder à un dispositif d'encerclement de la planète en dépit des multiples avertissements que nous leurs avons envoyés. Shkkkk aucun coup de feu n'a été tiré mais la tension entre nos deux flottes reste bien présente. » il ne faisait aucun doute que l'Empire dominé par son instinct animal, par cette haine sordide qui dictait le moindre de ses actes, préparait le terrain à un futur assaut. Columex était un point stratégique sur la route Perlemienne qui menait tout droit vers les chantiers Mon Calamari et chaque Faction en était parfaitement consciente. Bien des incertitudes pesaient sur les épaules du nouveau Chancelier qui commençait à se demander si le souhait de compromis de la jeune Impératrice Héritière Ysanne Ha'mi était vraiment sincère.

Obnubilé par d'insipides et tortueuses pensées, S'orn restait là silencieux qu'on peinait à croire qu'il respirait encore et pourtant il arborait à cet instant précis une fausse sérénité. En réalité le Neimoidien était quelque peu nerveux, non pas pour la situation en orbite d'Arda que la République maitrisait apparemment mais pour celle de Columex qui risquait d'un moment à l'autre de remettre le feu aux poudres. Il fallait agir avec prudence et ne divulguer que les informations nécessaire devant les médias.

« Merci pour ces éclaircissements Général Tharak. » dit-il avant d'adresser un long regard sur les milliers de nacelles occupées de la Rotonde qui se muaient en bavardages inutiles et irritants « Au vu de ces informations doit-on pour autant douter de la viabilité du projet de paix que nous avons abordé lors du récent Sommet Galactique sur Ossus ? Non. Doit-on succomber à la panique face à un retour potentiel d'une guerre qui ne s'est arrêtée que grâce à quelques hauts placés éclairés ? Non ! Allons-nous pour autant croire aveuglement en une volonté pacifiste de nos voisins ? Non !!!! » aboya-t-il du haut de son estrade en frappant violemment son poing sur la rambarde à chaque affirmation négative. En bon populiste des hautes sphères, S'orn jouait de son image face aux médias jonglant sans cesse entre la figure d'autorité bonne et juste qu'il se devait d'endosser normalement, et celui d'un tyran autoritaire soutenant la répression au mépris des libertés individuelles.

« Je n'ai pas été élu Chancelier pour commettre les mêmes erreurs que mes prédécesseurs ... » tuant d'un geste de la main toutes les fausses bonnes idées des anciens chanceliers avant lui « ... Non, la paix si nous l'envisageons aujourd'hui doit-être construite, entretenue et sans cesse renforcée. Ce sera l'une des missions principales de l'Alliance Galactique des Puissances Unies (AGPU) qui se réunira sur Ossus d'ici quelques semaines. La délégation républicaine conduite par Madame la Secrétaire d'Etat ici présente, j'ai nommé la Sénatrice et Princesse de Kuat; Lana Anthana s'évertuera à défendre les intérêts de notre belle Nation et à trouver un chemin vers les eaux calmes de la paix. Pour que jamais plus la galaxie ne sombre dans le chaos. »

La voix du neimoidien semblait transpercer les murs de l'hémicycle tant il haussait de temps en temps le ton comme pour empêcher naturellement quiconque de l'interrompre.

« Mais même si le dernier Sommet aura permis d'éveiller les consciences et de rappeler l'impérieuse nécessité d'un consensus, je ne doute pas du scepticisme de certains d'entre vous ... » S'orn ne se berçait guère d'illusions sur le conflit qui les opposait depuis des milliers d'années face à l'Empire Sith. La guerre, même froide, ne cesserait que le jour où l'une ou l'autre faction serait à genoux face à l'autre, acceptant sa défaite et son inévitable destruction. « ... c'est la raison pour laquelle je vous donne l'opportunité de vous exprimer, aujourd'hui sur cette question plus qu'épineuse. Nous ne résoudrons pas ce conflit ici et aujourd'hui, pas sans l'implication directe de nos voisins dans ces négociations. Mais au moins pourrons-nous émettre des idées et peut-être aborder des solutions à cette impasse diplomatique qui se dresse devant nous. Honorables confrères, à vous de vous exprimer. »

Inclure le Sénat dans les négociations de paix ? Ne s’agissait-il pas d’un mouvement trop téméraire, trop dangereux tant la Rotonde était composée de milliers d'espèces aux intérêts divergents ? Ne risquait-il pas d'être confronté à ses plus fervents opposants ? Il l'espérait secrètement car par son acte il venait de rompre définitivement avec la politique de la Chancelière Kira, qui sous le couvert de l'effet de surprise n'avait pas mis au courant le Sénat de l'attaque de Dubrillion. En cherchant à inclure ses pairs, le neimoidien voulait prouver à ses plus farouches adversaires qu'il était un homme transparent qui respectait la Constitution, à la lettre.

_________________
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  New10
Revenir en haut Aller en bas
Niganoht Qademanda
Sénateur
Sénateur
Niganoht Qademanda


Nombre de messages : 95
Âge du perso : 34 ans
Race : Anacondan

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1188/95Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (88/95)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeDim 22 Sep - 15:08

L'allocution du Sénateur d'Agamar ne provoqua pas de remous particulier dans la Rotonde, malgré le taux de participation à la séance et la présence de journalistes. Il faut dire que Niganoht choisissait presque toujours d'exprimer ses points de vue sans haussement de ton, sans tacle, sans injure, en arrondissant les angles. Certains Sénateurs semblaient un peu dans le même genre, tel Nyss Detchi, Sénateur d'Umbara, la planète d'origine de la Vice-Chancelière Sly Keto, qui prit la parole après Niganoht : il exprimait tantôt des faits, tantôt des thèses, mais sans aucune agressivité, et appelait à ne tomber dans aucune idéologie notamment au sujet des nationalisations. Le problème ayant été que dernièrement, la République était tombée dans un excès de nationalisations. Niganoht pouvait réfléchir aux dangers d'un excès inverse, mais tout ce qu'il voulait, dans un premier temps, c'est que la tête centrale de la République n'étende pas ses tentacules jusque sur Agamar.
D'autres, comme le Sénateur Borkus Munb de Sullust, étaient bien plus dans un style rentre-dedans. Borkus Munb souleva quelques huées après des propos injurieux envers les précédents gouvernements et, indirectement, envers ceux qui les avaient soutenus et les regrettaient aujourd'hui.

L'Orateur Sénatorial fut ainsi pour la première fois obligé d'intervenir pour essayer de rétablir le calme. Niganoht n'aimait ceux qui se plaisaient à engendrer l'agitation, à soulever des vagues, à chauffer les esprits. Ca ne menait jamais à rien de constructif. Les gens trop polissés ou mielleux, comme pouvait le paraître Niganoht, donnaient l'impression d'être moins franc, et suscitaient la méfiance, mais au moins, avec eux, la discussion restait toujours possible sans heurts, et on pouvait opposer arguments contre arguments, quand les agitateurs finissaient trop souvent par tomber dans l'exagération, le hors-sujet ou le grotesque.

Grendo S'orn reprit la parole en bon rassembleur, pour taire cette première houle. Il adressa une réponse à Niganoht, en deux temps. Dans un premier temps, il botta en touche, tout simplement, en rappelant simplement la nécessité urgente de dissoudre la Garde Licteur, ce qui ne répondait pas aux inquiétudes de Niganoht, et eut même l'effet inverse. Ce fut une erreur rhétorique de la part de Grendo S'orn que d'essayer de calmer une inquiétude par un sentiment d'urgence : on agissait souvent mal dans l'urgence, et rappeler qu'il était urgent de dissoudre la Garde Licteur ne put faire que donner le sentiment que cette mesure n'avait pas été bien réfléchie et que la solution trouvée n'était forcément pas la meilleure. En somme, soit cette mesure avait été parfaitement réfléchie par le Neimoidien pour se donner un contrôle sur le Sénat, soit elle n'avait pas été bien réfléchie, et dans les deux cas, Niganoht avait bel et bien de quoi être inquiet.
Dans un second temps, Grendo S'orn s'appuya sur une proposition de Nyss Detchi. Ce dernier, lors de sa prise de parole après Niganoht, avait rappelé que la dissolution de la Garde Licteur n'était pas à l'ordre du jour. Voilà donc un gentil petit Sénateur qui était prêt à se laisser marcher dessus, comme Emalia Kira avait marché sur le Sénat pour avancer vers Dubrillion. Même si Niganoht était favorable à la dissolution de la Garde Licteur, il n'en restait pas moins que cette décision prenait le Sénat dos au mur alors qu'elle le concernait directement, et si les Sénateurs ne pouvaient pas s'exprimer à ce sujet maintenant, alors ils ne le feraient jamais. Ordre du jour, ou pas ordre du jour. Quoi qu'il en soit, Nyss Detchi avait proposé que soit mis en place un comité de surveillance , formé par des membres de la Cour Suprême, pour corriger tout débordement du Bureau d'Investigation Sénatorial. Bon, pourquoi pas, mais alors autant se demander : pourquoi ne pas directement placer le Bureau d'Investigation Sénatorial sous tutelle de la Cour Suprême plutôt que sous celle de deux Ministères ? Ca semblait ajouter une couche superflue.

Grendo S'orn, en résumé, ne venait pas du tout de rassurer Niganoht. Il avait montré que, si sa mesure n'avait pas été réfléchie à dessein dictatorial, elle n'avait pas été réfléchie du tout ; et la solution, il la piochait dans la première proposition venue, sans discuter, sans y réfléchir, sans voir qu'il y avait quelque chose d'absurde... et en sachant que cette proposition venait du Sénateur d'Umbara, planète de la Vice-Chancelière.

Niganoht se trouvait maintenant encore plus inquiet qu'il ne l'avait été au départ.
Mais l'heure du vote sonna.
Niganoht se prononça favorable à la mesure. Ce vote très médiatisé, fut à l'image des débats qui l'eurent précédé. La plupart des interventions avaient été dans le sens favorable à l'abrogation du texte sur les nationalisations. Il avait en effet manqué dans le débat plus d'interventions de personnes contre cette mesure, qu'il aurait été étonnant de voir faire l'unanimité. Le vote fut quand même sans surprise soldé par une majorité d'avis favorables. Ainsi, la première mesure de Grendo S'orn soumise au vote fut approuvée. Niganoht n'eut pas voulu voter contre uniquement pour porter préjudice au Chancelier Suprême Neimoidien, il n'était pas ce genre d'opposants. Mais il ne pouvait pas non plus se réjouir que le Chancelier S'orn se fît une si belle publicité avec un premier succès devant tous ces journalistes et chaînes de médias de la République entière.

On aurait pu s'attendre à un discours de victoire mais Grendo S'orn s'en abstint, passant immédiatement au sujet suivant sans transition : l'Alliance Galactique des Puissances Unies et le projet de paix qu'elle devait incarner. Il appela un général militaire Harch, une race impressionnante que Niganoht n'avait que très rarement croisée. Celui-ci avait un accent, ou plutôt un tic sonores qu'il semblait incapable d'éviter de produire avec ses mandibules. Cela n'empêchait pas du tout de comprendre ce qu'il disait. Il fut interrogé sur la situation autour d'Arda et de Columex. Si les nouvelles étaient bonnes concernant Arda, pourtant entourée par des planètes sous le joug de l'Empire, la situation était plus préoccupante pour Columex où la flotte impériale faisait monter la tension sans échange de tirs.

Grendo S'orn se lança alors dans un nouveau discours, promettant que son projet de paix restait viable sans qu'il y eût matière à croire aveuglément en la même volonté pacifiste de l'Empire. Il envoya encore un nouveau tacle à ses prédécesseurs, promettant de ne pas commettre les mêmes erreurs, à savoir se laisser endormir par les belles paroles de l'Empire en le laissant se préparer seul à une nouvelle guerre. L'Alliance Galactique des Puissances Unies – répondant au sigle AGPU – aurait donc la tâche de veiller à la durabilité et à l'entretien de cette paix entre la République et l'Empire. Ossus serait la planète toute désignée pour accueillir l'AGPU.

Niganoht décida de s'exprimer sur le sujet. Il allait être beaucoup plus court que lors de sa précédente intervention, où il avait voulu aborder deux sujets différents, tantôt avec arguments appuyés, tantôt avec inquiétudes fondées. Pour permettre la fluidité du débat, il décida par ailleurs de ne pas revenir sur le sujet du Bureau d'Investigation Sénatorial et du Comité de Surveillance, même s'il n'en pensait pas moins. Viendrait assez tôt le jour où il exposerait toutes ses critiques.

NIGANOHT – La paix est un bien fragile. Il existe parfois des inimitiés très fortes mais qui peuvent être tues au profit d'un intérêt globale.

Voilà une allusion directe à la relation que Niganoht entretenait avec Shaffzi. Pouvait-on parler de paix entre eux deux ? Officiellement, oui, puisqu'ils ne s'étripaient pas en public. Mais hors des regards extérieurs, le combat n'était jamais fini entre eux deux. Ils en étaient déjà venus aux mains plusieurs fois, et Niganoht espérait encore un jour pouvoir mettre Shaffzi au tapis, le soumettre physiquement et lui faire mal, très mal.

NIGANOHT – La République et l'Empire ne finiront probablement jamais bons amis. Mais je pense que ceux qui désirent poursuivre la guerre et estiment nécessaire d'exterminer l'Empire pour de bon, vivent loin des frontières, sur des planètes où ils se sentent protégés. C'est compréhensible. Je me permets toutefois d'apporter la voix du représentant d'une planète frontalière que je suis. Poursuivre une volonté d'extermination, de guerre, ne ferait que maintenir toutes les populations frontalières sous tension permanente, les ferait vivre dans la peur d'une réplique impériale imminente. J'invite chacun à songer que l'Empire ne pourra pas être exterminé d'un souffle. La guerre, c'est la possibilité aussi de perdre ; et même en cas de victoire, fatalement sur une longue durée, combien de populations seront sacrifiées ? Je parle au nom d'Agamar mais comptez le nombre de planètes dans la même situation. Comptez le nombre de civils qui vivent sur les planètes républicaines et impériales confondues. Des innocents, il y en a dans les deux camps. Personne ne veut avoir leur mort sur la conscience. Si vous avez besoin d'une illustration, observez simplement Dubrillion et le marasme infligé à cette planète ; et là nous ne parlons que d'une planète, mais la guerre, si vous la voulez, ce seront des dizaines de Dubrillion que vous sacrifierez sur l'autel d'une volonté exterminatrice.

Dubrillion semblait être un bon exemple des affres de la guerre. Il n'y avait pas besoin de rappeler le procès Kira, ce serait à moitié hors sujet, car Emalia Kira était jugée surtout pour infraction à la Constitution, basiquement. Mais Dubrillion n'aurait pas eu un sort bien différent si Emalia Kira avait mené l'attaque dans les règles avec l'approbation du Sénat.
Niganoht n'hésitait jamais à se battre lui-même – à condition de faire face à un ennemi à sa taille, bien sûr – et c'était même l'une des raisons pour lesquelles il était par certains jugés indigne de son statut de Sénateur. C'était comme imaginer le Chancelier Grendo S'orn faire des arts martiaux dans des arènes, quoique cette idée était exagérée et peu comparable avec ce à quoi Niganoht se livrait réellement. De plus, l'Anacondan était rancunier, et pouvait mûrir sa vengeance sur le long terme. Connaissant ce caractère, on pouvait donc s'étonner de le voir prôner la paix avec un ennemi immémorial. Seulement, si Niganoht se battait, c'était toujours en s'engageant seul, il y avait donc une différence avec l'idée d'engager la planète dont il était le représentant, dans une situation de menace à laquelle elle n'avait pas les moyens de se préparer. Les forces militaires d'Agamar seraient insuffisantes, Niganoht en était conscient, et refusait de dépendre d'autres planètes ou de partenariats avec les Hutts pour pouvoir se défendre contre d'éventuelles attaques impériales.

NIGANOHT – Je n'oublie pas que l'Empire a toujours été notre ennemi. Et s'il n'est plus un ennemi, il peut à tout moment le redevenir, il reste une menace. Il est belliciste, alors nous, soyons malin. Neutralisons-le en le privant de ce à quoi il se voue. C'est un moment historique, l'occasion où jamais de faire accepter à l'Empire l'idée de ne plus se battre. Et nous ne serons pas naïf : nous veillerons à ce qu'il n'asservisse aucun monde neutre. Voilà comment nous le combattrons. Cette paix que nous voulons ne sera pas une faiblesse, ni une marque de naïveté : ce sera notre arme pour le neutraliser. Nous tuerons l'Empire en le pacifiant au sens propre du terme. Et ainsi nous garantirons la sécurité de dizaines et de dizaines de planètes. Nous permettrons à d'innombrables populations à travers la galaxie de vivre sereinement, sans trembler sous la menace extérieure.
Revenir en haut Aller en bas
Sly Keto
l~~~ Seigneur Sith ~~~l
l~~~ Seigneur Sith ~~~l
Sly Keto


Nombre de messages : 555
Âge du perso : 49 ans
Race : Umbarane
Binôme : Maîtresse d'He'Thu Lhoss et Alara Lorwyn.

Feuille de personnage
Activité actuelle: Intrigue pour tisser sa toile.
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1168/86Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (68/86)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue63/88Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (63/88)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeMer 25 Sep - 19:33

Le chancelier semblait confiant suite au vote majoritaire en faveur de sa réforme libérale qu’il avait proposée. Grendo S’orn devait pourtant garder les pieds sur terre et ne pas laisser son hubris prendre le dessus sur sa clairvoyance et sa lucidité sinon il courrait à sa perte. En manœuvrant habilement, Darth Oracci parviendrait sans doute à quitter le navire avant qu’il ne coule pour succéder au neimoidien, réussissant ainsi là ou Côme Janos et Lana Anthana avaient échoué avant elle, contraignant ces deux là à quitter l’Histoire Galactique par la petite porte des oubliés et des ratés. Cette vision du futur était grisante et cette perspective encore lointaine arracha un frisson à l’umbarane, courant du bas de son dos et remontant le long de sa colonne vertébrale jusqu’à la nuque. Ils devraient augmenter un peu le chauffage dans la Grande Rotonde, se dit Sly intérieurement tout en passant sa main gauche sur son bras pour chasser le froid par friction.

Nyss Detchi était des plus satisfaits d’avoir pu convaincre le Chancelier Suprême S’orn d’accepter sa proposition. Lui qui fut un sénateur de l’ombre, souvent oublié par ses pairs le voici apparaître sous les feux des projecteurs pour que sa carrière prenne enfin la tournure qu’il avait toujours désiré au fond de lui. Telle une comète accélérant pour percer le voile du vide de part en part, son avenir politique lui paraissait garanti. Le sénateur bombait presque le torse mais n’afficha aucun sourire et ne laissa aucune satisfaction paraître sur son visage qui restait insondable. Le vote était passé et personne ne semblait souhaiter revenir sur la dissolution de la garde licteur, bien pour le moment tout se passait comme prévu… il ne restait qu’à espérer que cela perdure…

- Je ne peux que comprendre la détresse du sénateur Qademanda et de la situation délicate dans laquelle se trouve son système si prêt des lignes de front. Umbara est également concernée de façon indirecte. Depuis le début de cette guerre, les Besadii, un cartel allié aux Hutts dispose de frontières communes avec notre système.

Nyss Detchi laissa une seconde de silence passer le temps que l’auditoire puisse prévoir mentalement le chemin que la suite de son intervention allait prendre pour mieux dévier dans une direction imprévisible et d’autant plus percutante sans élever davantage la voix pour ordonner ses mots.

- Mais je pense qu’il se fourvoie dans sa vision d’un avenir en commun avec l’Empire Sith. Vos idéaux sont louables sénateur Qademanda, mais que proposez-vous de concret pour parvenir à pacifier les racines belliqueuses de l’Empire ? Je regrette que cette idée qui peut-être bonne sur le papier ne trouve aucune application concrète et réaliste en dehors de vos paroles dont je ne doute pas de la sincérité. Comment voulez-vous « pacifier » une nation ayant construit son existence et sa légitimité autour de sa haine de nos amis Jedi et de la République ? Les Sith se sont construits autour d’autels dédiés au Chaos, vénérant les idoles de la Guerre, du Culte de l’Individu au dessus des autres. Notre seule existence millénaire en tant que système politique juste et démocratique constitue une offense à leur idéologie.

On ne négocie pas avec un Sarlacc, on le tue, ou on parvient à le contenir dans une certaine mesure. En rappelant cette évidence au Sénat Galactique et remettant sur le tapis la gestion de la fin de la Guerre de l’Hyperespace, péché originel nourrissant encore les sentiments revanchards de la bête impériale. Aucun retour en arrière n’était possible et les options étaient plus que limitées. Cependant il fallait exalter le sentiment d’appartenance à la République de chacun des Sénateurs présents dans la Rotonde et se poser en leader. Sa voix se fit plus forte cette fois-ci pour marteler son propos dans l’esprit de l’auditoire rassemblé devant lui, il fallait les galvaniser, remettre en perspective la situation actuelle et globale pour que les différends entre les milliers de systèmes stellaires représentés s’effacent devant une menace, un défi beaucoup plus important.

- La République est l’Ordre ! La République est la Civilisation ! La République c’est la Justice et la Liberté ! Tous les systèmes représentés aussi, en dépit de leurs différences partagent le même ennemi qui a stoppé son avancée dans nos territoires. Nous devrions tous nous en rappeler : que nous soyons en première ligne, ou à l’arrière.

Certains sénateurs commencèrent à applaudir le plaidoyer des idéaux de la République qu’avait initié l’umbaran dans sa nacelle flottant au dessus du vide. Sly Keto devait admettre que Nyss Detchi était doué et éloquent. Sans doute que passer quelques années au sein d’un ou plusieurs Ministères pour y exercer quelques hautes responsabilités le transformerait en chancelier éventuel s’il venait à se présenter aux prochaines élections, ou les suivantes… Sur ce point seul l’avenir pouvait confirmer ou infirmer cette vision du futur qu’avait entrevu Sly Keto. Nyss reprit d’une voix calme mais ferme.

- Ne soyons pas dupes. Cette trêve n’est que temporaire, tout ce que nous pouvons faire, c’est maintenir un statut quo et une bataille diplomatique permanente avec eux plutôt qu’une guerre entre nos forces armées. La diplomatie est préférable au conflit. Le Chancelier S’orn n’a fait que poser la première et difficile pierre pour atteindre un équilibre et une stabilité galactique. Et c’est précisément la position que souhaite Umbara pour la République : la stratégie de l’équilibriste, de la dissuasion.

Le constat était froid et peut-être bien trop réaliste pour certains portés par l’enthousiasme du fantasme d’une galaxie réunifiée. Mais Nyss Detchi préféra étouffer cet espoir dans l’œuf pour en présenter un autre plus mince, mais accessible, réalisable : la coexistence. En un sens, peut-être que cet espoir là pourrait avoir plus de valeur qu’un vieux rêve auquel, il en était convaincu, même les Jedi ne croyaient plus au fond d’eux-mêmes. Excepté les plus dogmatiques et coupés de la réalité. Aveuglés, mystifiés par leurs croyances d’un autre âge en décalage complet avec l’époque dans laquelle ils vivaient aujourd’hui. En d’autres termes, pour le sénateur d’Umbara, pour obtenir la paix, il était indispensable d’être prêt à faire la guerre. Nyss reprit, la main droite posée sur la poitrine.

- La paix ne viendra pas à nous. Nous devons aller à sa rencontre, faire la moitié du chemin et voir si l’Empire est disposé à faire la même chose de son côté. Nous devons apprendre à manier la carotte et le bâton. Nous devons tendre une main à l’Empire, mais aussi être prêts à frapper dans la mâchoire au moindre écart de sa part. En d’autres termes, une politique diplomatique ferme et déterminée, mais souple et avenante. La dissuasion mutuelle est une stratégie qui permettra dans un premier temps de stabiliser les rapports diplomatiques entre Coruscant et Dromund Kaas : je ne peux que recommander au Chancelier S’orn de conserver une ligne de communication privée et directe avec l’Impératrice Ha’mi pour ne pas que les erreurs du passé et que les agitateurs de tout bord qu’ils soient impériaux ou républicains ne tentent de semer la discorde. Le dialogue est la clef de voute qui empêchera tout nouveau conflit d’éclater si tant est que cette clef est entretenue de part et d’autre de la galaxie.

Il reprit son souffle et enchaina sur le même ton.

- Mais le pragmatisme m’oblige à conseiller à ce nouveau gouvernement de faire preuve d’une extrême prudence et de ne pas baisser sa garde. Comme l’a souligné le sénateur Qademanda, l’Empire nous regardera toujours avec jalousie de part notre rayonnement et la grandeur des territoires de la République. Nous devons rester fermes et déterminés à ne pas laisser les tragédies du passé se reproduire, que ce soit sur Lorrd, ou Dubrillion. Si cette planète est devenue un symbole du pire que ce que la guerre pouvait faire, il ne faut pas non plus mettre hors de pensée les décisions irréfléchies de l’ex-chancelière Kira qui, en dépit des renseignements tactiques qui lui avaient été fournies quant aux défenses de ce système a persisté dans son offensive. La guerre en soit est une tragédie suffisamment difficile à vivre, l’incompétence pour faire face à ce genre de crise est criminel.

La mention de la Chancelière Kira et de sa gestion plus que catastrophique de la guerre sur plan tactique était gratuite. Mais associer la débandade de Dubrillion à son incompétence en matière d’analyse de renseignements stratégiques obtenus devait être rappelée pour enfoncer un clou supplémentaire sur le cercueil de la souveraine d’Ondéron, mais pouvait aussi sonner comme une mise en garde visant directement le neimoidien siégeant aux plus hautes fonctions de la République. Restait à voir laquelle des deux options prendraient les autres sénateurs. Arrivant sur la fin de son plaidoyer et de sa vision globale sur les relations que devaient entretenir la République et l’Empire, il était temps de tracer la stratégie adéquate pour y parvenir.

- Afin de tester la bonne foi de l’Empire, je souhaite qu’au cours de la négociation soit abordées plusieurs questions importantes. La plus prioritaire que j’ai pu identifier concernait Columex et Arda. Je propose que la République retire ses forces du système Arda et que l’Empire fasse de même concernant Columex. S’ils refusent cette offre des plus honnêtes, dans ce cas nous devrons les y contraindre par la force des armes et de notre flotte : Columex occupe une position stratégique pour la République si elle ne veut pas se retrouvée coupée en deux. Nous ne devons pas non plus abandonner les habitants de cette planète au joug impérial.

Une première mesure qui pourrait servir de bouture principale à une rencontre républicano-impériale sur Ossus au cours des négociations dans le cadre de l’AGPU. Nyss Detchi ajouta.

- Dans un second temps : je demande à la délégation Républicaine de faire son possible pour qu’un maximum de systèmes ayant appartenu à la République et ayant été conquis par l’Empire. Umbara exige la restitution des systèmes suivants : Artorias, Lorrd, Botajef, Rhen Var, Galidraan et Almania. En échange de quoi, l’Empire n’aura pas à financer la reconstruction des dégâts sur Columex, ou Arda qui seront assurés par la République.

Une curieuse option, mais qui sous couvert de marché équitable était bien calculée. Déjà certains sénateurs du Front Libéral Républicains grommelaient. Certes cela représentait une dépense, mais cela assurait que seule la République s’occuperait de Columex afin de fidéliser la population locale au régime de Coruscant, et peut-être réussir à infiltrer des espions sur Arda pour obtenir du renseignement sur les impériaux, et déjouer la propagande impériale visant la République. Sans doute que Virgile-Auguste lui-même apprécierait de voir la République prendre l’initiative de réparer ses erreurs, et ainsi orienter son jugement dans son rôle d’intermédiaire dans les négociations opposant Dromund Kaas à Coruscant qui sait ? En cas de conflit, cela achèverait de convaincre le jeune souverain d’Ossus de rallier la République. Et dans ce cadre précis, Umbara jouerait un rôle déterminant permettant à Sly Keto de réussir là ou Lana Anthana, part son entêtement et manque de subtilité avait échoué… La diplomatie était plus compliquée et nécessitait de la patience pour concrétiser certaines actions. Mais si menée habilement, elle était plus efficace qu’une dizaine de victoires militaires. Très peu comprenaient qu’une puissance diplomatique triomphait sans un coup de feu tiré par ses forces armées. Bien entendu, cela demandait de la finesse, une qualité dont beaucoup manquaient au sein de la Grande Rotonde dans laquelle le sénateur Detchi s’exprimait.

Le choix de ces mondes n’était pas anodin et visait à repousser la frontière impériale vers son cœur intérieur. Le sénateur d’Agamar ne serait sans doute pas contre l’idée de voir la menace d’invasion impériale s’éloigner de son système. Artorias était choisie pour laver la honte qu’avait été le Traité d’Artorias ratifié par l’ex-chancelier Halussius Arnor et redonner la confiance entre les mondes du Noyau et les mondes plus éloignés. Lorrd pour offrir aux lorrdiens la possibilité de regagner leur foyer qu’ils avaient perdu dans des circonstances tragiques. Botajef pour ses chantiers navals et ainsi satisfaire les investisseurs éventuels tout en rassurant les militaires sur les capacités de tacticien mais aussi de diplomate de Nyss Detchi. Rhen Var, Galidraan et Almania quant à elles étaient choisies pour ne pas exposer trop dangereusement la route hyperspatiale reliant le centre galactique à Mon Calamari avec les prises des anciennes possessions de Borenga le Hutt par l’Empire et desserrer l’étau que les Sith exerçaient sur cette voie spatiale capitale économiquement, et militairement.

- Si nous abandonnons nos soldats dans les geôles impériales, alors nous avons déjà perdu ce conflit ainsi que toute l’essence de solidarité républicaine : la base, ou plutôt le fondement de notre régime. En cohérence avec les engagements publics de la Vice-Chancelière Keto ici présente : j’exige du gouvernement et de la délégation républicaine la libération de tous les soldats républicains et des Jedi ayant été capturés par les troupes impériales. Nous ferons de même avec les prisonniers de guerre impériaux qu’ils soient Sith, officiers ou soldats que nous avons pu faire en gage de bonne foi.

Pour obtenir, il fallait parfois donner : c’était une loi universelle. Cet acte fort renforcerait la confiance des militaires à l’égard d’Umbara et par ce biais, auprès de la Vice-Chancelière Keto. Les prisonniers de guerre étaient bien souvent oubliés parfois. Délaissés, prendre position en leur faveur ne serait qu’une bonne chose à faire pour ne pas abandonner les siens.

- Pour conclure, la République doit se protéger elle-même en priorité. Nous ne pouvons pas mener de guerre au nom des systèmes neutres, de surcroit sans qu’une demande des instances gouvernementales locales ne le réclame, et sans que le Sénat soit impérativement consulté pour donner son feu vert à une intervention Républicaine. Si ces mondes décident de nous rejoindre, alors nous leur prêterons main forte. Et dans tous les cas nous serons prêts à accueillir les civils fuyant le champ de bataille pour leur fournir nourriture, soins et protection de la République.

Peut-être que cette déclaration lui serait reprochée, mais il était temps d’être pragmatique dans la gestion de ce conflit. Le principe même de la République était l’entraide entre systèmes acceptant de se mettre en commun pour accomplir leur idéal de paix, de démocratie et de justice. Les systèmes neutres par nature, ne s’inscrivaient pas dans cette façon de penser et ne participaient pas au fonctionnement de la République, pourquoi bénéficieraient-ils alors de la protection de sa flotte ? Pourquoi des soldats venus des quatre coins de la République viendraient verser leur sang pour eux ? Rien ne justifiait ce genre d’intervention. Le temps de parole de Nyss Detchi arrivait sur sa fin, il ne lui restait plus beaucoup de minutes, aussi il se hâta de faire vite pour proposer un plan d’action diplomatique afin de parvenir à renforcer la position de la République dans le Nord Galactique.

- Je ne peux également qu’attirer l’attention de la République sur un point : nous devons prendre contact et envoyer des ambassadeurs en mission diplomatique sur les systèmes Horuz, Generis, Akuria, Ciutric et Argazda à l’est de la branche de nos territoires allant jusqu’à Dantooine. Mais nous devons aussi faire de même avec le nord ouest de ce territoire en ce qui concerne Bastion, Bescane, Jaemus et pour tenter de les convaincre de rejoindre la République. Je recommande vivement également la création d’une base avancée lourdement fortifiée sur Bastion si ceux-ci acceptent de nous rejoindre. La sécurisation de l’espace Wookie serait également une question à soulever dès que le sujet sera abordé au Sénat.

Sly Keto était satisfaite de l’exercice mené par Nyss Detchi afin d’énoncer ses propositions qui liaient à la fois la théorie et l’application de celles-ci dans le réel. D’après les rapports du sénateur umbaran à l’époque, ce dernier faisait mention d’un sénat bien plus enclin à parler qu’à agir, voire même à proposer des éléments concrets que ce soit en matière de politique intérieure ou extérieure. De la parlotte, des mots creux, aucune application ou idée un tant soit peu sérieuse à appliquer pour concrétiser les choses… la Grande Rotonde s’était laissée sagement embourber dans l’inaction et la passivité. Nyss Detchi avait fait part de ses ambitions pour faire changer ceci, quitte à jouer sur l’égo de ses pairs. L’umbaran allait leur imposer un choix : changer, ou mourir politiquement pour devenir inexistant. Seuls les plus rusés et capables de s’adapter à un nouvel environnement survivraient.
Revenir en haut Aller en bas
Evea Ekway
~*Membre de la Délégation Sénatoriale*~
Evea Ekway


Nombre de messages : 88
Âge du perso : 29
Race : Pantoranne
Binôme : Sénatrice Cyriandar d'Alderaan
Vice Roi Frethrac d'Alderaan

Feuille de personnage
Activité actuelle: Membre de la délégation sénatoriale d'Alderaan
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b110/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (0/0)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeDim 6 Oct - 11:16

Evea Ekway assista au résultat du vote, sans surprise, Grendo S'orn l'emportait. Elle aurait aimée pouvoir prendre la parole sur ce sujet, mais elle n'en a pas le droit. "Qui c'est cette petite ?", "Comment cette incompétente est entrée ici ?", "D'où vient cette inconnue ?", voilà toutes les questions que les Sénateurs se poseraient en entendant discourir la jeune pantoranne. Evea ne peut prendre la parole, elle n'est pas Sénatrice. Elle était dépendante de Isalia Cyriandar, peut importe ce que pensait Evea, c'était la Sénatrice qui votait et prenait la parole. Et même si sa supérieure écoutait son avis, Evea ne pourrai présenter son idéologie devant la rotonde que quand elle y sera habilitée.

Ce qui l'étonna plus avant c'est que Grendo S'orn ne fit aucune conclusion sur ce sujet, le Chancelier passa sans prélude au sujet suivant. Il avait gagné de la vitesse et ne voulait pas perdre cet élan, cela se comprenait, mais cela pouvait être interprété comme un hâte à réformer, le changement peut séduire mais peut aussi effrayer beaucoup de monde... comme les conservateurs, Grendo S'orn ne peut pas obtenir des faveurs de tout le monde de toute façon, les conservateurs et les socialistes ne le soutiendront pas dans ce domaine.

Mais il pouvait au moins récupérer des soutiens sur le sujet de la paix et de l'AGPU, s'il jouait habilement avec les mots il pourrait garder l’enthousiasme qu'il avait suscité dans la Rotonde.
Il prit cependant aucun risque en demandant un compte rendu par un expert du sujet : le Général Tharak, habilement joué, la plupart des gens aimaient à s'appuyer sur le jugement d'un expert pour fonder leurs argumentations.

La situation paraissait visiblement très tendue, tout le contraire de Grendo S'orn qui paru serein un court instant avant d'exploser : le chancelier enchaîna vivacité avec pragmatisme, il avait raison sur certains points et n'avait pas totalement tort sur d'autres, du moins du point de vue de Evea. En revanche elle apprécia le patriotisme dont il fit preuve en donnant la parole aux Sénateurs. Voilà de nouveau le Sénateur d'Agamar qui ouvrit les débats, Evea aura surement beaucoup à apprendre de cet Anacondan débordant de sagesse et de pragmatisme. Il aurait fait un bon Jedi, plaisanta-t'elle intérieurement.

Selon Evea : "Le véritable art de la geurre est de pacifier un ennemi sans prendre les armes."

Et visiblement Niganoht avait une pensée similaire, pas exactement identique évidemment mais il pensait que la guerre n'est que ravages inutiles dans la galaxie et qu'une paix sans conditions et sans risques était le meilleur choix à prendre parmi toutes les possibilités. Cela se traduisait également par le fait que son monde est au première loges de la guerre, un Sénateur qui veut préserver son système est un bon Sénateur. La paix doit être obtenue, même malgré le bellicisme croissant de l'adversaire, une harmonie devait être obtenue au plus vite.

Evea n'aimait guère Niss Detchi qui cherchait toujours un compromis mais jamais une solution. Il admettait la complexité de l'affaire mais ne cherchait pas la paix, il voulait une soumission comprenant une part de communications entre les deux partis. Il fallait juste obtenir un cohabitation où les deux partis se ferai aveuglément confiance et se respecteraient mutuellement. Aucun des deux ne devait transgresser une règle, c'est pourquoi si l'un des partis devait briser la paix de quelques manière que ce soit, les conséquences devront être dures au point qu'aucun des deux camps n'oserai transgresser les règles établies par l'AGPU. Et cela devait s'appliquer à la République comme à l'Empire.

C'était malheureux d'en arriver là mais la situation l'exigeait.

(Ma réponse est un peu courte mais pour l'instant je ne peut pas faire en sorte que la délégation alderaanienne prenne la parole pour la simple raison que cela ne serai pas en accord avec la personnalité du PNJ Isalia Cyriandar, Evea ne peut pas prendre elle-même la parole)
Revenir en haut Aller en bas
https://www.youtube.com/channel/UCnRpd8-bs5g_7Z0ypzRuoOg
Grendo S'orn
¤ Dirigeant ¤
¤ Dirigeant ¤
Grendo S'orn


Nombre de messages : 608
Âge du perso : 59 ans
Race : Neimoidien
Binôme : Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  65019a2fd85447d646ab0afbfd824925_w44_h40

Feuille de personnage
Activité actuelle: Chancelier Suprême de la Nouvelle République Galactique
HP:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_b1156/56Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_10  (56/56)
PF:
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Left_bar_bleue0/0Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Empty_bar_bleue  (0/0)

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitimeJeu 14 Nov - 14:30

Du haut de son atrium, le vieux roublard observait sans mot dire le cours des événements non sans une certaine satisfaction. Cette fois, la partie devenait particulièrement intéressante car plus d'une dizaine de sénateurs prirent la parole tour à tour se positionnant par rapport aux négociations ouvertes avec l'Empire. La majorité semblait en faveur du projet de paix ce qui rassura Grendo mais la stratégie à adopter différait évidemment d'un interlocuteur à l'autre.

« Ne nous fourvoyons pas, bien qu'apaisée temporairement, la menace impériale plane toujours. Elle pèse non seulement sur les mondes frontaliers de la République tel que le Sénateur Qademanda vient de le souligner mais aussi sur une multitude de mondes neutres qui tremblent à l'idée de voir leur planète dévastée par un ennemi bien trop supérieur et surtout prêt à se battre. Des planètes que je me suis engagé au cours de ma campagne électorale à protéger coûte que coûte quelque soit les circonstances. » quoi qu'il en disait face caméra, la République prévalait sur toutes les autres entités. Jamais il n'accepterait de mettre en péril des unités au profit d'une planète inutile stratégiquement. Pour autant, faire croire aux mondes neutres qu'on s'intéressait davantage à leur sort que son prédécesseur avait l'intérêt d'en attirer plus d'uns dans son giron ... du moins il l'espérait.

« Mais si la Paix est envisagée, que les plus craintifs se rassurent, la reprise des hostilités l'est tout autant. Nul besoin de vous rappeler que je me suis engagé à défendre la sécurité de tous les républicains au cours de ma législature, de l'intérieur comme de l'extérieur. Et pour se faire, il est important de ne pas s'enfermer dans une stratégie trop rigide. Au contraire, nous devons être prêts à réagir avec force et rapidité si l'ennemi venait à montrer les crocs. Nous ne céderons pas plus aux potentielles intimidations et autres fourberies ayant déjà conduit par le passé à l'élaboration d'un piètre traité qui n'a jamais été respecté. » Artorias était un échec cuisant pour le Sénat, l'image d'une République faiblarde incapable de se faire respecter, une image qu'il voulait à tout prix supprimer des mémoires.

« Au diable les politiques de couards auxquelles nous avons assisté jadis ici même au Sénat, il est de notre devoir à tous d'assumer la responsabilité et la nécessité du changement. Je n'ai cessé de le répéter ces derniers jours; la rupture avec l'Ancien Régime est nette et immédiate. Ce n'est qu'à ce prix que nous pourrons anéantir la peur et l'insécurité qui se répand librement dans la galaxie. J'entends certains d'entre vous vouloir « pacifier » l'Empire. D'autres plus offensifs, souhaiteraient nous voir jouer une stratégie d'équilibriste, de dissuasion. Des propositions sensées et remplies de bonnes intentions que je partage avec vous mais avant toute potentielle cohabitation il faut nous faire respecter » la voix du neimoidien résonnait de plus belle dans les hauts parleurs de la rotonde jusqu'à former un léger écho de sa voix caverneuse. Le moindre de ces faits et gestes avait été préparé minutieusement avant la séance pour offrir aux médias de la galaxie le spectacle qu'ils attendaient tous; le début d'une ère nouvelle.

« Un respect certes difficile à obtenir vu le canyon idéologique qui nous sépare l'un de l'autre mais j'ai bon espoir que si nous républicains, nous unissons nos forces, ensemble nous parviendrons à faire comprendre à notre ennemi millénaire qu'il a plus intérêt à négocier avec cette Nouvelle République Unie qu'à nourrir son appétit vorace de conquête ne conduisant qu'à sa propre destruction. Plus qu'un Traité inviolable entre nos deux entités, il nous faut acquérir une confiance mutuelle ... A cet effet, je place toute ma confiance dans la délégation conduite prochainement par la Ministre d'Etat Anthana et qui, je l'espère, réussira à trouver un terrain d'entente entre nos deux nations ... » le ton était donné, le chancelier S'orn ouvrait littéralement la voie vers de nouvelles négociations avec l'Empire à condition d'être traité d'égal à égal mais il n'hésiterait pas non plus à riposter si il estimait que le projet de paix était une cause perdue « ... et pour les aider dans cette lourde tâche, j'aimerais inviter le Sénateur Nyss Detchi à se joindre à cette délégation sur Ossus. Ses conseils avisés et sa clairvoyance permettraient sans nul doute d'approcher une résolution à ce conflit destructeur. Si vous êtes d'accord Sénateur ? » un choix judicieux d'envoyer le premier chien de garde de sa fidèle Vice-Chancelière surveiller sa nouvelle Ministre d'Etat, Lana Anthana en qui il n'avait pas encore tout à fait confiance.

« Enfin, sachez que depuis mon accession à la Chancellerie, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec plusieurs émissaires dont certains représentent les mondes neutres aux frontières entre l'Empire et la République. Akuria, Generis et Horuz pour ne citer qu'eux, m'ont assurés que leurs Gouvernements se feraient un plaisir d'accueillir nos propres délégations, en vue d'un potentiel rapprochement, si ce n'est une adhésion officielle à notre cause. La Ministre d'Etat n'ayant pas l'occasion de conduire cette mission en personne, sa présence étant requise ailleurs comme vous vous en doutez, j'avais imaginer que vous Sénateur Qademenda puissiez être notre premier porte parole dans ce secteur. La proximité quasi directe de votre planète avec ces dizaines de mondes et les différents échanges commerciaux qui y sont liés sont un atout majeur que ce Sénat pourrait bénéficier, avec votre accord bien entendu ... » S'orn n'envisageait pas seulement d'agrandir le territoire républicain, il voulait étendre son influence, son empreinte, son idéologie par delà les frontières. La République était un symbole, une image de justice, d'égalité dont la force morale ne pouvait guère plus faiblir sous peine de décrédibiliser la Nation et par extension lui-même sur la scène galactique.

_________________
Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  New10
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  _
MessageSujet: Re: Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]    Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]  Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

Veni, vidi, vici [Débat ouvert à tous les sénateurs / politiciens]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants de la Force :: Le Jeu :: 
République Galactique
 :: Coruscant :: Sénat Galactique
-