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 À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]

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Luke Kayan
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Luke Kayan


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À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] _
MessageSujet: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeMer 8 Mai 2019 - 11:41

Dans une petite cafétéria anodine de la rue des fleurs interstellaires, un couple tout aussi anodin attendait Balian. Elle était une Amaran, une créature canine dotée d'un flamboyant pelage roux rehaussé de noir, et lui un "humain" blond. Dans cette Galaxie où les coeurs se croisaient et les âmes s'entrelaçaient sans beaucoup de retenue, c'était au fond de soi, banal. Seulement, au contraire des duos attablés, encadrés par une ambiance qui se voulait chic quoiqu'un peu "hippie alternatif", la renarde et le jeune homme n'attendaient pas leur ami pour discuter boulot, mauvaise paye ou vacances à venir. Malgré son handicap, ce fut lui qui leva la tête vers l'entrée lorsque la petite sonnette se voulant accueillante émit son joyeux tintement pour la énième fois. Si, de l'extérieur, ce fait étrange pour autrui alimentait le folkore à propos de l'intuition des aveugles, il n'étonna guère l'Amaran sensible à la Force. Son "employeur" avait du enregistrer l'aura dudit Balian, son "client". Elle s'empressa de s'atteler aussi à la tâche, entourant son aura de la sienne afin de lui en voler l'empreinte. Elle n'était aucunement surprise de la légère sensibilité du médecin, Luke l'avait prévenu.

Assez bien côtée sans friser le luxe indécent de certains établissements, la cafétéria leur offrait la tranquillité des lieux bien fréquentés sans les mettre en évidence. Noyés dans la masse de familles ou d'amis qui papotaient joyeusement, le duo avait su choisir, à l'initiative d'Eugénie, une table assez isolée pour discuter. Et ils avaient de quoi parler. Pour l'occasion, Luke était habillé d'une simple chemise fine en flanelle, croisée sur sa poitrine un peu à la manière d'une tunique Jedi, ainsi que d'un jean. La renarde abordait une robe d'été fraîche, simple mais que l'on devinait de bonne facture. Un trou savamment fait sur mesure laissait passer sa longue queue fournie et ses pieds étaient chaussées de petites sandales très fines, elles aussi adaptées vu sa marche particulière -à la manière des animaux, elle n'appuyait pas toute sa patte au sol, et son pied en comparaison de celui des humain- était plutôt petit.

-Balian, bonjour. Comment allez-vous?

Luke, puisque c'était lui, avait eu la déférence de se lever, tandis que l'Amaran préférait rester assise, question de discrétion. Elle cachait pourtant sa surprise tant bien que mal. Ce Mirialan, elle le connaissait.

-Docteur.

Prononça la jeune femme d'un ton bas mais malicieux tandis que ses yeux s'étrécissaient au point de devenir deux fentes. Elle le jaugea de haut en bas, ses boucles abondantes coulèrent sur ses épaules minces. Selon le dossier que lui avait donné le Jedi, l'homme avait connu une spirale infernale qui le rattrapait aujourd'hui. Le sage, le studieux Balian, un junkie invétéré? Mais au fond, Eugénie ne s'en étonnait pas plus que ça, elle avait cotôyé ce milieu version huppé durant sa jeunesse, et ce n'était pas les plus tendres. Des fils et des filles à papa ennuyés, blasés, avec des moyens presque illimités, un culot monstre pouvaient être plus dangereux que les paumés en haillons qui s'effondraient une seringue remplie de drogue coupée dans le bras au coin d'une rue sale. Les nantis tombaient aussi, certains hommes brillants aussi d'ailleurs. Il n'y avait qu'à voir les chanteurs et acteurs qui se vautraient dans la farine blanche qui faisait tourner la tête de la Galaxie et le commerce des dealers. Eugénie avait toujours vu Balian comme l'un des plus prometteurs médecins de sa génération. La pression, peut-être. L'ennui du génie qui doit attendre les autres quant lui a déjà -presque- tout appris? Peu importait, finalement la renarde ne jugeait pas ses clients, elle se permettait juste d'accepter ou non la mission, penchant du côté des victimes plus que des coupables qui cherchaient à sortir du tribunal libre. Défendre un malfrat en sachant pertinemment qu'il reprendrait ses activités une fois dehors, souvent accompagnées d'une violence accrue, pas question.

Jusque là, elle ignorait le nom du "client" que Luke avait sagement protégé jusqu'à aujourd'hui, garantie de l'implication de l'Amaran. Le fait qu'elle soit venue après avoir qu'il l'ait laissé, hésitante, dans son bureau sobre mais chic faisait office de signature en bas du contrat. Il faut dire que se décider n'avait pas été simple. Plonger dans les milieux crasseux de la drogue, pis encore, du trafic de médicaments équivalait à chercher le suicide pour une jeune détective, au sortir de l'école, encore imbibée de ses cours théoriques parfois mal adaptés à une réalité dont elle ignorait beaucoup de choses. Luke l'avait choisi, elle s'en doutait, en partie pour sa sensibilité à la Force, appréciant qu'on ne remette pas en question son utilisation et effectivité. Sur le terrain, la renarde ne douterait pas des intuitions du Jedi guidé par elle, sachant de quoi était capable cette grande puissance qui coulait aussi dans ses veines.

En outre, le Chevalier avait opté pour l'Amaran que la célébrité n'avait pas encore corrompue, une nouvelle dans le milieu qui avait tout à gagner si elle y mettait son coeur. Sans réputation déjà faite en jeu, elle prendrait des risques que les moustachus au ventre proéminent et à la carrière déjà faites refuseraient. De même, son aura plutôt lumineuse malgré les aspects grandiloquents de la femme avaient achevé de le convaincre. Elle n'était pas la meilleure, mais son prix restait abordable -en tant que Jedi, il n'avait pas de fortune personnelle à portée de doigts, et il devait penser à ne pas dilapider l'argent du contribuable.- et il sentait son désir de bien faire. Déjà, elle avait été honnête en avouant ses doutes, les complications qu'entraîneraient cette mission sans exiger une hausse de gains. Quitte à perdre le contrat, Eugénie avait prévenu qu'elle ne viendrait peut-être pas à la cantine, rompant ainsi leur pré-accord.

C'est pourquoi le Hapien avait décidé de cacher le nom du client jusqu'au dernier instant et que la renarde découvrait maintenant le visage d'une ancienne connaissance. Ils s'étaient croisés lorsqu'elle avait fait un stage dans le centre militaire afin d'aiguiser ses capacités sur le terrain. Elle avait reçu une formation alternative et plus courte de soldat afin de forger son corps, apprendre les rudiments des arts de défense et poursuivre les criminels après les avoir débusqués. Ils avaient parlé, peu vu leurs caractères réservés, mais bien étant donné leurs capacités cérébrales.

Sans savoir que Balian et elle se connaissaient, Luke enchaîna rapidement après avoir jugé rapidement l'état mental du médecin, déviant et fragilisé il y avait quelques semaines. Compréhensible vu ce qui lui arrivait. Mais l'homme quoiqu'il en dise était fort, le Hapien avait relativement confiance en leur trio, même s'il avait conscience que leur union ressemblait à une mauvaise réplique parodique du fameux récit du jeune initié Jedi contre le Rancor vétéran. Une détective sans véritable expérience pratique, un docteur de talent mais ancien drogué et un Consulaire aveugle. S'en était risible, pourtant ils étaient là, réunis autour d'une assiette encore vide. Pour faire illusion, la renarde leva la main afin de faire venir la serveuse. Elle commanda un poisson avec du riz alors que Luke optait pour une salade. Le robot qui avait vaguement une forme de femme humanoïde avec des courbes agréables plus ou moins réussi demanda à Balian ce qu'il voulait. Malgré des intonations plutôt agréables, sa voix était indubitablement mécanique.

- Balian, je vous présente Miss Del Alba, elle est détective, elle nous aidera pour l'infiltration, tant sur le plan réglementaire afin de ne pas outrepasser les lois qui régissent ce domaine que pour des conseils qui m'échapperaient, puisque vous le savez, ce n'est pas ma spécialité. Avant toute chose, nous aimerions savoir quelle est la profondeur de votre implication dans ce groupe. Si vous les connaissiez bien avant, et si vous aviez acquis leur confiance. Du moins relative. S'ils pensent que vous êtes "droit" ou du moins trop timoré pour essayer de les tromper, ce sera plus simple, sinon, il faudra reconstruire le lien de base en effectuant plusieurs petites missions correctement. Chaque livraison sera composée de véritables produits. Le service spécial d'infiltration à donné son accord pour leur circulation, ils sont traçables et leur utilisation est soigneusement répertoriée. Il s'agit de sacrifices que la police consent à faire, alimentant le marché noir pour obtenir à long terme, la mise à mal dudit réseau. Donc, les risques sont amoindris. Vous versez dans l'illégalité mais avec l'accord du gouvernement en quelques sortes... Et les malfrats recevront un véritable produit, pas de risque d'être découvert. Je ne vous cache pas, ceci dit, que les étapes suivantes seront plus complexes et comporteront des risques.- Évidemment, la police n'allait pas consentir qu'ils alimentent éternellement le trafic. Lorsqu'ils toucheraient à des produits plus dangereux, mortels comme les drogues dures ou des médicaments très élaborés, ils travailleraient avec des placébos. Bien qu'ils soient de bonne qualité, les malfrats étaient malins, équipés aussi. Ce serait surtout l'attitude de Balian qui les décideraient à vérifier ou pas.- - Afin de vous soutenir, nous avons décidé que j'infiltrerai aussi. Nous cherchons seulement le moyen de m'intégrer sans éveiller les soupçons.- L'un des buts était de rattraper Balian sur une éventuelle bourde ou de le tirer de la mauvaise situation si un combat éclatait, mais il fallait encore trouver, effectivement, en quoi grimer Luke pour qu'il intègre ce monde, sans avoir l'air d'être le complice de Balian, tout en réussissant à rester à ses côtés. Peut-être si l'homme parvenait à faire croire qu'il reprenait goût aux drogues, à l'argent facile et qu'il se laissait corrompre? Serait-il possible d'imaginer qu'il entraîne son stagiaire dans cette folie? Mais d'abord, l'essentiel.-Êtes-vous toujours partant?

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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeSam 18 Mai 2019 - 11:46

Luke avait promis de me recontacter quand il aurait trouvé quelqu’un de fiable pour compléter notre groupe d’investigation. Je l’avais laissé faire. J’avais eu besoin de me recentrer sur moi-même. Ayant littéralement « pété une durite », je devais reprendre le contrôle de moi-même. Et le seul moyen que j’avais trouvé, avait été de revenir aux sources. Contacter mon père ne fut pas aisé. J’avais honte de le décevoir encore une fois. Il y avait longtemps que je ne l’avais pas vu, la dernière fois avait été lors de ma cure de désintoxication. Il m’avait alors expliqué que tout ce que nous accomplissions se répercutait sur notre destinée. Ainsi, nos choix n’avaient rien d'ordinaires ou de triviaux. Ils résultaient d'un long parcours initiatique destiné à mettre en évidence nos talents et nos faiblesses, mais surtout à révéler notre véritable personnalité et notre force de caractère.

En tant que chaman de notre clan, Balerion Atraïde avait toujours su trouver les mots pour permettre aux âmes égarées de retrouver leur chemin. Lorsque son image holographique apparu devant moi, j’avais de suite ressenti un certain soulagement. Son visage souriant me fixait, tandis que j’étais tombé à genoux devant lui, implorant sa sagesse, et son pardon dans notre langue maternelle.

- Abeoji… mianhabnida… silmangsikimnida. Domneunda jugesseumnida (Père…pardonnez-moi…Je vous ai déçu. J’ai besoin d’aide, je vous en prie)

- Balian…naui adeunim… (Balian…mon fils…)

Sa voix grave et réconfortante avait de suite empli mon cœur d’un profond sentiment d’apaisement. Un Mirialan qui tournait le dos à ses traditions pouvait, selon mon père, se perdre. Mais cela voulait aussi dire qu’il était possible qu’il accomplisse de grandes choses. Ainsi il fallait que j’aille au bout de ce que j’avais entrepris, réparant ainsi mes fautes, pour rétablir l’équilibre au fond de moi. Je devais suivre la voie que la Force avait tracé pour moi, et accomplir ce à quoi j’étais destiné.

Cet entretien avec mon père m’avait ouvert les yeux sur la marche à suivre. Ce fut ainsi que je me retrouvais, quelques jours plus tard, devant la porte d’une cafétéria, prêt à entrer. Lorsque je pénétrais dans l’établissement, je cherchais des yeux le Jedi qui m’avait donné rendez-vous ici. J’étais tout de noir vêtu. Luke m’avais dit de venir « incognito ». Un militaire était facilement repérable, mais un militaire Mirialan, je finissais par être reconnaissable. C’est pourquoi j’avais opté pour une tenue que je portais que très rarement : une tenue traditionnelle. Une tunique de soie, légère et noire, dont les pans croisés étaient noués à la manière des tuniques Jedis. Un pantalon de coton noir, des bottes noires. Et par-dessus un long manteau noir et argent, sans manches et retenu par une ceinture large. Je pouvais passer pour un chef de Clan Mirialan tout à fait anodin…si ce n’était ma tignasse blond platine, qui dénotait clairement.

Rapidement, je repérais la longue chevelure blonde de mon collègue, qui à mon approche s’était levé. C’était toujours déconcertant de voir un aveugle réagir comme s’il ne l’était pas. Heureusement je savais que Luke avait une forte connexion dans la Force, il m’avait probablement reconnu dès mon entrée. L’autre personne, attablée était aussi un être sensible.

J’avais serré chaleureusement la main de Luke, pour ensuite baisser la tête vers…une Amaran ? Je fronçais les sourcils, avant d’écarquiller les yeux lorsque j’entendis sa voix me dire « docteur ». Eugénie ? C’était bien elle ! J’en étais sûr ! Bordel…la honte…Cette femelle Amaran, je l’avais rencontrée au Centre Militaire. Elle y était venue au court d’un stage pour parfaire ses capacités physiques. Je me souvenais de notre première rencontre…au cours d’une visite médicale de routine.






* *
*


Centre Militaire Coruscant
21.568



Ce jour-là, étant moi-même en formation militaire pour devenir médecin de combat, je devais faire les consultations des jeunes stagiaires. Ils étaient au milieu de leur période de stage, et je devais déterminer s’ils étaient aptes à poursuivre leur entrainement, tant physiquement que psychologiquement. Autant dire que j’étais soulagé d’échapper moi-même aux entraînements rigoureux de Vhagar Zhym, notre charmant sergent-instructeur Cathar. Je remplaçais le Docteur Steven Artas, un neuro-traumatologue qui s’occupait habituellement de ce genre de consultations. Un bel enfoiré prétentieux qui n’hésitait pas à me rabaisser en raison de mon passé houleux. Autant dire que je ne me laissais pas faire. J’avais peut-être changé vis-à-vis des patients, mais surement pas à l’égard des autres, surtout mes collègues.

J’attendais dans le bureau une jeune personne du nom d’Eugénie d’El Alba. Quand on frappa à ma porte, je me contentais de dire d’une voix ferme « entrez ». Et tandis que la jeune femme obéissait à mon ordre, je n’avais pas levé le nez de mon datapad, plongé dans la lecture passionnante d’une étude sur une transplantation cardiaque sur un Bothan.

Ce fut un petit raclement de gorge qui me fis sortir de ma lecture…je levais les yeux…Je ne m’étais pas attendu à me retrouver nez à nez avec une…Amaran ! Sur le moment je restais interloqué, puis je décidais d’ouvrir le dossier de la renarde…il y avait forcément une erreur.

- Je vous prie de m’excuser…j’attendais une certaine Eugénie Del Alba…

Et c’était là qu’elle m’avait répondu que c’était elle…J’avais dû me confondre en excuses, expliquant que son nom m’avait induit en erreur…un nom typiquement humain…pas vraiment ce à quoi on s’attendait pour une espèce aussi…animal que sont les Amarans.

Finalement, encore un peu gêné je repris :

- Bien…hrem… je suis le docteur Balian Atraïde. Je suis le remplaçant sur Docteur Artas. Je vais prendre en charge votre dossier. Comment se passe votre formation ?


* *
*


Je n’aurai jamais cru retrouver cette renarde, et encore moins qu’elle soit mêlée à nos affaires. Luke nous présenta, je souris à Eugénie, et pris place, tandis qu’un robot vint prendre notre commande. Je n’avais guère réfléchi à ce que je souhaitais manger, aussi mon réflexe fut de commander une valeur sure, à savoir une assiette variée, composée de viande, légumes cuit à la vapeur, et du riz à la sauce épicée.

En attendant que le droïde revienne avec nos commandes, Luke pris la parole, me présentant Eugénie – il ignorait donc que nous nous connaissions – et m’exposant le plan pour la suite des événements. Eugénie avait eu l’air surprise en me voyant, Luke ne lui avait probablement pas donné mon identité. Ce Jedi était décidément la prudence même. Je souris machinalement, et répondis doucement :

- Mademoiselle Del Alba et moi nous sommes déjà rencontrés il y a quelques années…C'est un heureux hasard n’est-ce pas ?

Les paroles de mon père sur la destinée me revinrent en mémoire. La Force était responsable de tout cela et rien n’arrivait par hasard pour un Mirialan. Des notions qui jusque là ne m’avaient jamais passionné…mais force était de constater que les traditions de mon peuple me rattrapaient. Si la Force avait décidé qu’il était temps pour moi de cesser mes conneries et prendre ma véritable place dans cette Galaxie, qui étais-je pour y résister.

- Si je veux avancer, il me faut tirer un trait sur passé. Je ferai donc ce qu’il faut. Je vous remercie de votre soutien. Je marquais une pause…Eugénie ignorait tout de mon passé. Comment allait-elle me voir désormais ? Je repris : ces hommes étaient mes fournisseurs. Je les voyais régulièrement. Je les payais toujours en temps en heure, je n’avais aucun souci avec eux. Jusqu’à ce jour où j’ai été dans l’incapacité de les payer car je n’avais plus un sou…ruiné par mon procès et mon divorce.

Avisant Eugénie, je guettais sa réaction au court de mon récit.

- J’ai été sauvé de leur griffes par Vhagar, un militaire que nous connaissons bien avec Eugénie. C’est là que je ne les ai plus revus car j’ai suivi ma cure de désintoxication, et ensuite je suis entré dans l’armée. Et envoyé sur le front une fois ma formation achevée. Et c’est par hasard que je les ai recroisés dans les rues de Coruscant, et que vous êtes intervenu Luke.

Je réfléchissais…comment intégrer Luke sans qu’il éveille les soupçons ?

- Des médecins qui se droguent ce n’est pas si rare que cela…surtout quand ils arrivent à un certain niveau…Faire croire à une rechute de mon coté est possible…et je vous aurai entrainé avec moi.

Après toutes les horreurs de la guerre, les blessures qui ne guérissent pas, ravoir un certain train de vie, j’avais, plus qu’il n’en fallait, des « excuses » pour replonger. De moins aux yeux de mes fournisseurs. Je ferai ce qu’il faudrait pour que notre plan réussisse…ces hommes profitaient des faiblesses autres et de leur addiction à des substances dangereuses, pour ne pas dire mortelles à haute doses…Il faut que cela cesse…

- Je suis prêt…


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Eugénie Del Alba
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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeSam 25 Mai 2019 - 14:29

Avant même de poser son manteau, Eugénie avait remarqué le médecin. Parce que ce n'était pas sa peau couleur pomme qu'elle avait vu défiler du coin de l’œil dans la structure. Un Mirialian. En soi ce n'était pas très particulier, hormis si l'on ajoutait la sensibilité dudit docteur. Par instinct, la renarde s'était aussitôt clos à la Force. La République savait, la hiérarchie du centre militaire aussi, mais ce remplaçant n'en avait guère besoin. Le lien dont disposait le nouveau avait un peu étonné la renarde, il était faible au point qu'elle s'était demandée si elle ne l'avait pas imaginé, car elle se sentait pathétiquement isolée, envieuse de connaître d'autres avec des sensations semblables mais retenue par la prudence.

Le manteau était tombé sur la chaise, verdâtre, rêche et tristement commun, autant de critères réclamés par les militaires qui fournissaient leurs soldats en matériel. Ses boucles de jais avaient suivi le mouvement de sa tête fine, une légère inclinaison sur la droite. De grands yeux en amande, étrécis par la curiosité avaient vaguement précédés sa réponse aux cordialités. Brève, presque ennuyée, répondant aux bases d'une courtoisie apprise par cœur, connue sans âme.

- Bonjour. Très bien, je vous remercie. -En réalité, Eugénie peinait à s'adapter à la routine militaire. Si elle ne rechignait pas face aux exercices comme le prouvait ce corps aux courbes minces, discrètes presque sèches mais efficaces, la brune n'arrivait pas à s'habituer à la discipline. Capable d'obéir à des ordres justifiés, elle détestait s'exécuter sans raison, pour le bon plaisir d'un chef d'escadrille parfois cruelle. Mais ça, elle n'en discuterait certainement pas avec un inconnu. Un inconnu militaire en plus.- Oh. Serait-ce votre livre?

Les yeux pétillants de la future détective s'étaient posés sur une étagère juste derrière le blond. Elle souriait maintenant, dévoilant ses canines blanches comme neige. Un brin moqueuse.

***

Une des oreilles velouteuse immobile tandis que l'autre pivotait tantôt vers le Jedi, tantôt vers Balian, Eugénie écoutait attentivement. Le premier avait tissé un début d'infiltration, simple mais raisonnable, soutenu par le second. Ce même sourire légèrement goguenard habillait ses babines.

- Beaucoup de médecins, hein? Je devrais peut-être songé à collecter mes fonds de leur côté.

Suggéra-t-elle, comme s'il était effectivement dans son intention de fouiller auprès du corps médical afin d'arrêter des gens, de démanteler des réseaux, peut-être de retrouver parmi eux des fournisseurs recherchés dans les commissariats et obtenir une récompense. À ses côtés, le jeune homme blond s'était tendu, même s'il se contrôlait, ses sensations filtraient presque automatiquement au sein de la Force, soulignant par comparaison, la petite connexion de Balian. Non seulement Eugénie ne s'était pas trompée à l'époque, mais en plus le lien était plus fort que ce qu'elle se rappelait.

- Détendez-vous mon cher, nous nous connaissons et je pense pouvoir affirmer que nos rapports sont cordiaux. N'est-ce pas?

Redevenant sérieuse, la renarde abandonna ce petit air mi-taquin, mi-charmeur. Le Jedi aveugle n'y serait pas sensible, Balian non plus probablement, et puis ce n'était pas le moment.

- Combien de temps êtes-vous prêt à investir dans cette mission? Parce que l'option que vous choisissez implique le long terme. Je peux m'occuper de gérer, quant à moi, la logistique, vous guider à travers le réseau via une études des principaux profils de criminels, mais en principe je fais plutôt du pistage, ce qui signifie que je cherche le présumé coupable via les preuves laissées dans son sillage... Il est possible de faire un mélange. À travers l'infiltration vous pourriez obtenir des informations sur la tête de l'Hydre, gagner sa confiance, faire diversion et permettre au docteur de s'offrir un peu de temps ainsi qu'un semblant de sécurité. De l'autre côté, je peux remonter les pistes déjà existantes, réunir les indices et fouiller la filière en parallèle.

Malheureusement, aux yeux d'Eugénie la mission restait mal organisée, elle avait l'impression de servir d'alibi plus qu'autre chose, de prétexte, de complément de dossier pour lancer officiellement la mission et nourrir le dossier. C'était ce que son diplôme indépendant lui permettait: réclamer des perquisitions, fouiner et officialiser leur travail. Le Jedi aurait pu le faire en soi, cependant, il restait limité tout professionnel qu'il soit, parce que ce n'était pas sa spécialité et qu'il était aveugle.

Les circonstances desservaient grandement le trio songeait encore la renarde en découpant habilement un morceau de son poisson pour le déguster. De la même manière que leur manque de professionnalisme apparent les protégeaient des soupçons évidents que tout réseau dirigeait vis--à-vis d'adhérents soudains. Ce serait blanc ou noir, ça passe ou ça casse et elle, en tant que détective débutante, elle n'avait guère d'autre choix que d'accepter. Se mêler à cette affaire dont elle ne reconnaîtrait probablement pas qu'elle la fascinait, éveillant son désir de titiller les statistiques, fouiller dans les profondeurs de son intelligence particulière afin de gagner le défi. Elle était entourée de deux personnes aussi volontaires que -malgré tout.- compétentes, bien que leurs domaines divergent -et c'était là le problème- de leur objectif. Elle-même n'avait pas pour habitude de travailler en équipe sur un projet d'infiltration. Son but à elle était de déterrer un malfrat, pas de se jeter entre ses crocs pour le convaincre qu'elle faisait partie de son équipe et, sur le tard, l'accuser. Eugénie, dans sa branche, savait de base que ses proies étaient des criminels puisque c'était des prisonniers échappés de prison. Malheureusement, elle le savait, personne ne lui confierait cette tâche ardue. Pas encore, elle n'était pas connue. Seul ce Jedi blond un peu confus, perdu qui était entré dans son bureau presque par hasard avait décidé de se fier à elle. Autant tout donner pour son employeur si particulier et Balian pour qui elle éprouvait une certaine amitié-

- Certains sont-ils reconnus par la justice? En fuite, même?

Demanda la renarde tranquillement en triturant un peu son riz. Pour sa part, le Chevalier avait simplement hoché la tête, un geste assez surprenant pour un aveugle avait-elle noté. Il semblait se contenter de l'explication partielle de Balian quant au fait qu'elle et lui se connaissent. De fait, il avait fini par choisir le soulagement quant à cette réalité. Leur lien, en effet plutôt positif, en tout cas assez fort pour se permettre une petite blague, ne pouvait que renforcer la cohésion du groupe. En accord avec les questions D'Eugénie, Luke s'était effacé, silencieux et attentif aux réponses du docteur.
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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeMar 18 Juin 2019 - 21:32

* *
*



Le ton de la jeune femme était neutre. Et tandis que je consultais son dossier je sentis son regard sur moi. Selon elle tout se passait bien, et cependant, j’étais surpris. Cette femme était une civile, comme moi, et elle disait s’être adapté sans soucis ? J’étais perplexe.

Sa voix retentit à nouveau, me désignant sur un ton plus enjoué un ouvrage. Je tournais la tête en direction du livre en question et confirma :

- Oui…c’est le mien…

J’étais prêt à renchérir sur un échange plus en rapport avec sa visite médicale du jour, mais je me ravisai soudainement. J’avais tout l’air du parfait médecin qui n’avait cure de sa patiente, et qui accomplissait négligemment une tâche qu’on lui avait imposé. Cette Amarane ne semblait pas vouloir parler de son stage au sein de l’armé, ou du moins ne pas révéler ce qu’elle pensait vraiment. Débattre sur ce livre serait peut-être une façon de briser la glace.

Aussi je repoussais mon datapad, et me levait pour prendre ledit ouvrage, le tendant vers la jeune femme :

- L’avez-vous lu ?

J’espérais ainsi créer une certaine relation de confiance…à condition qu’elle ait une opinion similaire à la mienne…Personnellement j’avais détesté ce livre mettant en avant un sujet des plus à la mode en ce moment, à raison de la profusion d’Holo-série traitant de ces « experts de la police ». Un thème dont tout le monde raffolait…sauf moi…peut-être était-ce mon coté diagnosticien qui trouvait ces pseudos spécialistes trop superficiels, commettant de grosses erreurs sur le plan médical et résolvant des cas en l’espace d’un épisode…pas crédible. Cela ne me divertissait même pas, et j’avais tendance à m’énerver seul, beuglant devant mon datapad ou mon holo-projecteur. Ce livre ne faisait pas exception, son sujet aurait pu rendre ce roman intéressant. Mais l’enquête était bâclée, l’expertise médical n’en parlons même pas, les conclusions arrivaient, seule la Force savait comment…bref…insipide…et bourrée d’erreurs. De quoi me flanquer une urticaire d’énervement.

* *
*


La petite réplique factieuse d’Eugénie me fit sourire, nous avions eux des rapports cordiaux c’était vrai, nul besoin de tant de formalisme entre nous. J’hochais doucement la tête, pour acquiescer à ses propos. Et fis sur un ton plus détendu :

- J’espère que vous ne gardez pas un ressenti traumatisant de votre séjour dans les rangs de l’armée.

La « serveuse » était revenue avec nos commandes, et je me retrouvais avec mon assiette composée de légume viande et féculents, dégageant de subtils aromes épicés, comme je les aimais. C’est don en enfournant une première bouchée que j’écoutais les explications d’Eugénie sur l’infiltration. Cela prendrait du temps effectivement, car il ne s’agissait pas de débarquer parmi eux en terrain conquis. Il fallait faire profil bas, gagner une certaine confiance. La stratégie en double action proposée par Eugénie n’était pas bête, bien au contraire. Je la voyais même comme la meilleure chose à faire, car cela nous ferait gagner un temps précieux, restait à savoir ce qu’en pensait Luke.

Eugénie me demanda si certains étaient des criminels connus. J’eus un faible sourire. Le réseau était connu, mais comme toujours la tête pensante pouvait être n’importe qui, agissant dans l’ombre et tirant les ficelles.

- Certains sont connus oui, je peux déjà vous donner quelques noms que j’ai en mémoire…peut-être qu’en étudiant leurs relations connues et en recoupant des données policières parviendrez-vous à dégager la partie visible de l’iceberg. Ils utilisent les défavorisés des bas-fonds, leur faisant miroiter une paye alléchante. Ainsi ils ont une main d’œuvre changeante, pas chère, et surtout qu’on peut jeter facilement.

Me tenant droit et altier, ma voix ne vacilla pas lorsque j’expliquais cela. La crise dont Luke avait pu être témoin était désormais derrière moi, j’avais repris le dessus, et j’étais parfaitement maître de mes émotions. Mâchonnant un petit morceau de viande, j’avalais tranquillement et repris :

- Har'k Honnen, le Nikto est la tête d’affiche…il sert de diversion, c’est lui qui s’expose. Personne n’ose s’opposer à lui, il est toujours bien entouré. Je l’ai souvent entendu dire que « ceux pour qui il travaillait avaient le bras long » …Mais je ne sais rien de plus.

Je laissais planer un petit temps de pause, à la fois pou laisser du temps de reflexion à mes comparses, mais aussi pour en profiter pour prendre une nouvelle bouchée de mon repas. Je cherchais comment aborder une question qui me taraudait depuis un moment…puis j’optais pour la franchise.

- Que doit-on faire pour mon père ? Le Nikto n’avait pas l’air de plaisanter, et encore moins faire une menace en l’air quand il a parlé d’envoyer des chasseurs de prime sur Mirial. S’il arrivait malheur à mon père, ce serait une catastrophe pour notre clan.

Balerion n’était pas un soldat, c’était un homme doux, qui accepterait son destin sans chercher à le repousser…Mais je n’étais pas prêt à voir mourir mon père.

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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeMer 7 Aoû 2019 - 19:26

- Hélas. J'y ai laissé quelques précieuses heures, assassinées.


Avait répondu l'intéressée sans hésitation aucune malgré une voix douce. Même ses oreilles s'étaient jointes à son air affligé, s'abaissant sur le haut de son crâne en une position évocatrice. Impossible pour la renarde de laisser un travail -ici la lecture de ce Best-Seller- à moitié fait. C'était donc partagé entre la rage et l'espoir vain qu'elle avait continué. Le second sentiment s'était vite effacé tandis que le premier n'avait fait que s'amplifier quand elle avait vu que le contenue empirait. Malgré la médiocrité du début, l'auteur avait en effet réussi à continuer à descendre de niveau. En un sens, c'était digne d'admiration. Il fallait du courage pour signer "ça" de son vrai nom, encore plus pour le publier car si l'argent avait coulé à flots, sans nul doute vu le succès incompréhensible de l'oeuvre, la dignité de l'éditeur ne s'y était certainement pas maintenue, elle, à flots. Quoiqu'il en soit si la détective avait été chez un psychologue, il lui aurait soufflé que complimenter ces feuilles reliées aurait été un bon début pour entamer une relation, mais le livre était trop affreux pour qu'Eugénie ne mente au médecin, quitte à s'en faire un ennemi littéraire acharné et puis, elle n'allait chez aucun psychologue.

- À mon avis, ils ont oublié de consulter des experts sur la procédure à suivre pour une enquête, ou alors ils sont allés voir les stagiaires.- Elle aussi était nouvelle dans son métier, d'accord, mais c'était une auto-entrepreneuse, acharnée avec ça en plus. Sans cesse à la pointe des dernières études, enfermée chaque soir dans son bureau modeste qui sentait le neuf.- Quant à la médecine qui y ait pratiquée, j'ai de gros doutes sur certains faits. Oh je ne m'y connais guère, mais assez pour pointer du doigt certains défauts.- Eugénie réfléchit quelques secondes avant d'ajouter- Désolée si vous l'avez aimé.- Au moins elle aurait fait un effort social.- Alors, pourquoi faites-vous l'honneur à cette merveille de siéger sur vos étagères?

Un sourire s'était dessiné sur les babines noires de la renarde alors qu'imperceptiblement, ses doigts avaient légèrement desserré leur emprise sur le sac posé sur ses genoux. Ses oreilles voyagèrent d'avant en arrière une fois, avant de revenir vers le docteur, attentives.

***

Luke ne laissait rien apparaître de l'agacement naissant qui irritait sa gorge. Il avait toujours été un peu excessif en ce sens, peu capable de loisir lorsqu'une mission se profilait, d'autant plus avec ces enjeux. Le groupe allait flirter avec la loi, frôlant les limites avec une effronterie qui ne correspondait en rien à son style. Jouer sur les mots? Les rôles, les statuts de chacun, notamment celui de Balian? C'était de l'acabit de Diplomates beaucoup plus doués, reconnus que lui, le trop sage Chevalier qui se complaisait dans l'ombre et les missions sans gloire, achevées dans l'art de ses chères normes. Luke avait donc des raisons de se sentir irrité par les folâtreries de ses compères, et il tâchait de se retenir de l'exprimer en se rappelant que son dossier était bien formé, que tout avait été validé par la hiérarchie. Le cas de Balian, impliqué dans l'affaire avait causé des sueurs froides, il avait dû user d'un charisme dont il n'avait même pas conscience pour convaincre le petit comité. Heureusement l'ancien statut de militaire avait fini par aider, et surtout l'envie de la police de Coruscant de stopper ce réseau. Connaissant déjà Luke et saisissant l'opportunité d'en finir avec la puissante organisation, apte à rivaliser avec certaines de Nar Shadaa, patrie de tous les malfrats.

- Ce Militaire, Vaghar: quel rang a-t-il? Connait-il ce gang ou passait-il par hasard? S'il est spécialisé dans ce milieu, cela pourrait nous aider. Mais pas seulement en nous donnant des informations. Il existe un système de protection des témoins discret mais redoutable pour des cas comme celui de votre père. Lorsque la prévention n'est plus possible et que les potentiels preneurs d'otages ou tueurs connaissent sa position, que l'intervention policière ne saurait être directe, un réseau spécifique se met en place. Hélas, je devrais encore faire une demande à ce propos -sans oublier de diriger à Mirial une demande de collaboration spéciale-, une demande qui pourrait être fluidifiée si je parlais avec Vaghar, en supposant que ses fonctions touchent ce domaine. La surveillance se veut indétectable pour ne pas mettre la vie du témoin en danger. Votre père ne serait donc pas déplacé mais il serait protégé par un service spécial.

Expliquer ce genre de choses à un "presque"-civil était fastidieux pour le jeune homme habitué à évoluer dans une sphère complexe où les longues phrases alambiquées étaient parsemées d'un vocabulaire spécifique, connu de peu d'experts. C'était un inconvénient que de peiner à vulgariser des connaissances et le pauvre Eckthor en faisait les frais. Par chance, Padawan comme Maître étaient patients, volontaires et disposés à écouter autrui. Chacun s'efforçait donc pour trouver un terrain d'entente.

- La dernière rencontre s'est mal passée apparemment. Te réintroduire dans le système ne sera pas du tout facile. Néanmoins l'avantage des drogués est leur fragilité. En cédant à leur chantage, tu replonges dans ton passé, il est presque attendu que dans la drogue également, notamment pour surmonter cette nouvelle chape de problèmes. Ça peut donc se tenir bien que ça risque d'être long. Par contre, vous. Désolée mais votre infiltration, je n'y crois guère et je pense qu'eux, encore moins. Sauf s'il y avait un poste spécifique qui... Justifierais. Vous avez un quota d'handicapés obligatoire à respecter?

Demanda sans gêne ni considération Eugénie, le dos bien droit et la fourchette sur le point de piquer un légume. Ses parents lui avaient enseigné que parler à table était fort impoli, ainsi la mastication n'était interrompue que sous le prétexte de demander poliment le sel. Néanmoins, la Renarde avait en partie abandonné cette habitude, peu pratique pour les affaires. Elle parlait donc, exposait la vérité mais d'un ton feutré. Le Jedi ne sembla pas vexé, de fait, il avait l'air d'appuyer son idée. Surprise la canidé tourna une oreille vers lui, un sourire posé sur ses lèvres. Combien de temps pourrait-il feindre ne pas être touché par ses paroles piquantes? Peu de gens parvenaient à passer outre le fait qu'on leur balance leurs faiblesses à la figure. Balian par chance était de ceux-là. Ceux qui acceptaient voire appréciaient l'art de l'ironie. Elle avait appris à l'apprécier pour ça, un peu comme Vaghar cliché du militaire brutal, droit au possible mais excellent homme dans le fond, presque... Sensible.

- J'ai tout de même des connaissances en médecine.

Répliqua doucement le Chevalier, pensif et plus suggestif que tranchant. Si ses deux camarades avaient une meilleure idée d'infiltration, il n'était pas contre. Ce n'était pas comme s'il avait une fierté mal placée, surtout en mission où réussir était une priorité -d'accord, il avait ses limites! Qu'on ne lui redemande JAMAIS de chercher à séduire un Sith. Jamais!-. En réalité, le Jedi était beaucoup plus inquiet à propos de leur équipe, hétéroclite au possible et guère spécialisée. Le médecin anciennement drogué qui devrait pénétrer plus profondément encore dans le monde de la drogue, en devenir actionnaire, la spécialiste de fugitifs en fuite chargée de la logistique et un Jedi davantage tourné vers la diplomatie que l’infiltration. Chacun connaissait le domaine dans lequel il allait opérer sans que ce ne soit son atout principal. N'était-ce pas un peu léger face à l'énorme machinerie?

Selon ses contacts dans la police, une petite organisation avait ses avantages, elle était moins visible, plus facile à gérer quant à des changements de dernières minutes, sans parler d'une communication utlra fluide, mais cela suffirait-il?

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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeJeu 8 Aoû 2019 - 23:02


**
*


Ainsi donc elle non plus n’avait pas aimé ce livre ? Comment lui en vouloir, c’était un navet galactique sans le moindre doute. Je fis tourner rapidement les pages tandis qu’elle me demandais pourquoi je gardais cette littérature digne du cloaque le plus miteux des Bas-fonds de Coruscant. J’expliquais :

- Je vous rassure, je n’ai nullement aimé ce livre…Pour moi c’est un ramassis de conneries improbables, avec une enquête bâclée et des raccourcis scientifiques bien arrangeants.

Mes yeux s’étaient alors posés sur la première page…Quelques lignes et un petit cœur avaient étés tracés…une écriture féminine dont ma mémoire avait conservé le souvenir :

À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Balian2




Adila…elle m’avait offert ce livre pensant qu’il me plairait…comme quoi nous n’avions vraiment pas les mêmes valeurs… « Mon roudoudou Acidulé »…je détestais ce surnom ! Est-ce que j’avais une tête de « roudoudou » ? De plus à l’époque j’étais bien trop accaparé par mon travail pour prendre le temps de le lire, et je lui avais reproché sa futilité…Ce livre est une des rares choses qu’elle m’avait laissés. Ce fut durant ma cure de désintoxication que j’avais eu tout le loisir de découvrir cette histoire « passionnante » que mon ex-femme avait manifestement adoré.

Pourquoi je gardais ce roman ? Je refermais sèchement la couverture du livre, générant par la même un nuage de poussière, preuve qu’il n’avait pas été manipulé depuis un moment. Je le remis à sa place et expliqua :

- Je le garde pour me rappeler que la médiocrité ne doit pas être envisageable dans mon métier. Quand on a en main la vie des autres, on ne peut se permettre d’être incompétent. Et c’est aussi un souvenir…

…Le seul qu’elle m’ait laissé en dehors des papiers du divorce, de la note d’avocat, et la somme impressionnante que j’avais dû lui verser en dommages et intérêt pour « préjudices moraux, négligences et violences physiques »…Une somme que j’avais été obligé d’emprunter et que je continuais de rembourser…J’avais peut-être mérité le mépris de mon ex-femme…mais elle avait également fortement gagné le mien…me faisant passer pour un mari violent, impuissant et irritable. Quelle peste ! Voila pourquoi je gardais ce livre…il me rappelait tout ce que je ne devais pas être…et que je n’avais pas à culpabiliser pour mon ex…J’avais payé ma dette à son encontre.

Je m’étais tourné vers la renarde avec un sourire bienveillant et repris :

- Nous avons tous besoin de « piqûres de rappel » ne croyez-vous pas ? Ne pas oublier nos erreurs et chercher à nous améliorer…nous dépasser… ou ne serait-ce qu’avancer, même si on ne se sent pas à notre aise dans une situation. Ne croyez-vous pas ?

J’essayais de faire doucement glisser la conversation vers le but de cette visite, sans pour autant braquer ma patiente. J’avais noté le subtile mais charmant ballet de ses oreilles…Véritables détecteurs sonores, les pavillons de ses oreilles de canidé étaient également une esquisse de l’humeur qui animait leur propriétaire. Elle semblait à l’écoute, en attente…je devinais une personnalité facétieuse, assez forte…Je me demandais comment elle se débrouillait avec l’autorité militaire…Vhagar n’était pas du genre à tolérer les mutineries dans les rangs.

**
*




Ma fourchette piqua un morceau de viande qui se retrouva ensuite entre mes dents à subir le processus de mastication alors que j’écoutais les propos de Luke. Il se demandait si mon ami et mentor avait un quelconque lien avec les dealers qui m’avaient agressé quand il m’avait tiré d’affaire il y a plusieurs années maintenant. Je pris le temps d’avaler mon morceau de viande avant de préciser au Jedi :
- Vhagar est sergent-instructeur dans l’armée…infanterie mobile…Il n’a pas de lien avec eux. Il savait dans quoi ces bougres trempaient car ce n’était pas la première fois qu’il les voyait dans le bar où il m’a ramassé lors de notre première rencontre. Il est intervenu car il ne trouvait pas la « partie » équitable, d’autant plus que je n’étais pas très réaction puisque sous emprise de stupéfiants. Et malgré mon état, j’avais encore tout à fait l’air d’un « petit monsieur » pour reprendre ses propos. Il n’est pas très gracieux et accompagnable, mais ce maudit Cathar est futé, il a un grand cœur et ne supporte pas l’injustice…S’il peut, il nous aidera…peut-être est-il en mesure de se rappeler de certains visages. C’est un familier des bars, toute proportion gardée et en dehors du service. Il peut repérer sans qu’on le soupçonne. Un militaire qui vient se changer les idées dans un bar cela n’a rien d’étonnant en soi.


La mention de la protection de mon père me rassura quelque peu…Cela dit, celui qui risquait de nous mettre des bâtons dans les roues était mon père lui-même…prônant que si la Force en avait décidé ainsi qui serait-il pour aller à l’encontre de son destin. Balérion était du genre à suivre le courant tout tracé par celle que mon peuple avait déifié. La connexion de mon père avec la Force était plus légère que la mienne. Cela ne l’empêchait pas d’en être en fervent serviteur, acceptant tout ce qui lui arrivait comme une fatalité, et qu’il était inutile de chercher à s’en défaire. L’idée que la protection serait discrète vallait sans doute mieux pour tout le monde…surtout pour lui.

- Je vous remercie de votre attention à l’égard de mon père…son lien avec la Force est…particulier…et…il vaut mieux qu’il ne sache rien du danger qui pèse sur lui…pour le moment du moins. J’espère que cette protection discrète sera efficace…J’imagine qu’Hark’Honnen va engager des chasseurs de prime…

Je poursuivis la dégustation de mon assiette, écoutant cette fois Eugénie. Selon elle l’infiltration de Luke posera problème…Il était vrai que le Jedi faisait prude…juvénile…et totalement innocent. C’était à la fois un problème et un atout, car qui le soupçonnerait sous ses airs angéliques ? Après avoir avalé ma bouchée je fis à l’intention d’Eugénie :

- Peut-être qu’on se pose trop de questions…En ce qui me concerne l’infiltration sera facile…je les connais, je connais les symptômes…Mais comme Luke l’a signalé, il a des compétences médicales, il peut simuler tout comme moi…Et franchement…Qui va aller le soupçonner… ? Il a une tête d’ange !


J’avais dit cela avec une sincérité déconcertante, mais c’était la vérité, je comprenais les réticences de chacun quant à cette affaire. Je voyais cela de ma fenêtre en tant que médecin, militaire de surcroit. Mais je songeais que mes deux amis se mettaient trop de pression. Certes, cette organisation était puissance, cela dit nous étions loin de la renommée de l’Echange ou du Soleil Noir…Je repris donc :

- Ce qui semble être notre faiblesse est à notre avantage ne crois-tu pas Eugénie ? Qui soupçonnerait Luke qui peut aisément passer pour un étudiant aveugle qui cherche des sensations fortes ou des choses nouvelles…Il est suffisamment jeune pour que je puisse passer pour son mentor…Et moi…je suis suffisamment instable psychologiquement pour leur faire croire que je replonge…Nous sommes les candidats idéales…au-dessus de tout soupçons…


Je souriais, et ma voix était avenante, j’étais sûr que cela fonctionnerait, et j’avais confiance dans les capacités de Luke qui m’avait déjà montré de quoi il était capable.

- Si nous parvenons à trouver leur repaire…nous trouvons le véritable chef…Pour cela il faudra être très convaincant. Il y aura surement une autre commande de bronchodilatateur…apparemment le demandeur est souffrant d’une maladie chronique, il doit se fournir régulièrement…C’est notre chance de démanteler ce réseau de criminels.


Ce que je ne disais pas à mes amis…c’était qu’il ne fallait pas quand chose pour que je replonge dans la drogue. J’espérais que maintenant que j’avais une meilleure conscience de mes facultés, la Force me préserverait de tout cela.


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Eugénie Del Alba
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MessageSujet: Re: À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV]   À la recherche d'un passé que l'on aimerait perdre. [PV] Icon_minitimeSam 7 Sep 2019 - 14:35

- Enfin quelqu'un qui reconnaît la médiocrité de ce... truc.

Eugénie avait plissée les yeux, goguenarde, puis ils s'étaient soudain ouverts en grand, comme étonné. Renforçant l'expressivité de son minois, les oreilles poilues de la demoiselle s'étaient vivement redressées, désormais droites au point d'en devenir rigides, immobiles, presque accusatrices. Une piqûre de rappel? Pour s'améliorer? Où voulait donc en venir ce bon docteur, inconnu de son état? Quelle familiarité. La renarde chercha la subtilité contenue dans les propos de l'homme, persuadée qu'il y avait effectivement un message caché. Lorsqu'elle le découvrit, elle choisit de sourire d'un air énigmatique, les deux mains refermées de manière presque possessive sur son sac... Ou de ses secrets, sans doute.

- Possible. Quoiqu'il en soit, j'espère que vous n'en êtes pas précisément à cette étape de remise en question ou de réapprentissage à l'instant où je suis sensée passer entre vos mains.

Avait-elle finit par dire, faussement suspicieuse, réellement amusée par l'étrange scientifique. De prime abord, le Vert de Peau semblait coincé, mais lorsqu'on le titillait un brin, il avait du répondant. Un peu comme Eugénie, délicate, bien éduquée de prime abord, mais véritable chipie lorsqu'elle le désirait et surtout si elle trouvait que son interlocuteur en valait la peine. Aux autres, elle offrait la gentille fille, adoptée des bas-fonds, sauvée de la misère, devenue noble, aux manières impeccables. La princesse lisse, -presque- parfaite, sans saveur.

*****

S'il y en avait un de coincé, c'était bien l'employeur d'Eugénie. Du coin de l'oeil, elle notait les détails, les manies du jeune Jedi. Chaque geste, parole étaient mesurés, au point qu'elle détectait une genre obsession du contrôle, peut-être à basse échelle, mais en tout cas, il mesurait de manière suspecte, chaque morceau introduit entre ses lèvres rosées. Simple réflexion de professionnelle de l'observation -si débutante soit-elle en pratique.- À chacun ses problèmes et ses troubles psychiques.

- Vaghar, un habitué des conversations de comptoirs et des choppes de bière de Corellia... Je le savais. - Fit-elle, amusée en se rappelant avoir été reprise par le concerné, alors qu'elle fixait son visage avec une concentration qui mettait mal à l'aise. Outre une légère effluve avinée, la Grise avait parfois noté ses pommettes rougies, des poches sous les yeux ou des prunelles qui ne suivaient pas exactement le mouvement. Autant de signes discrets d'un homme porté sur l'alcool. Pas assez pour être alcoolique, suffisamment pour en prendre doucement la voie s'il ne réagissait pas. Un bon vivant derrière sa rigidité. Encore une fois, à chacun ses manies.- Mais il est de confiance. Quant à ton père- La renarde leva les yeux au ciel, un de ses défauts à elle, était de manquer totalement de tact. Surtout quand la situation n'exigeait pas qu'elle joue la comédie.- La situation est bien assez délicate comme ça. Préviens-le et convaincs-le en lui expliquant que lui mort, son clan ne sera pas plus avancé, ni toi. On n'a pas besoin de chichis et d'égards par rapport à la culture des uns ou des autres vis-à-vis de la Force.- Le mysticisme n'avait jamais été un des trucs d'Eugénie. En bonne "scientifique", elle croyait aux choses pragmatiques et selon elle, la Force ne protégeait ou ne guidait personne. C'était un organisme intéressé qui choisissait un hôte et profitait de lui autant que l'hôte en profitait. Cette réciprocité était finalement la seule chose qui permettait aux Midichloriens de ne pas être targués de parasites. Habituellement, elle préférait garder museau clos en ce qui concernait cesdites croyances, son respect se dessinant sous les traits d'un silence poli doublé d'une sage indifférence. Aujourd'hui néanmoins, elle se sentait obligée d'intervenir.-

- Pour qu'un programme de protection de témoins soit réellement efficace, unité spéciale ou pas, le concerné doit respecter certaines règles. Vous pouvez tout mettre en place, dépenser des milliers de crédits, si le témoin utilise une fois son Comlink ou son Datapad c'est fichu. Si un chasseur de primes est engagé, ce ne sera pas n'importe qui en imaginant que votre affaire soit aussi importante que ce que vous pensez... Alors si vous voulez avoir une chance que Balian Senior survive, il doit être dans la confidence, et toi te bouger pour lui expliquer que s'il n'obéit pas à des règles strictes, il mettra la vie de tout son clan chéri en danger.

La jeune Canidé poussa un petit soupir, elle détestait parler autant, et surtout s'illustrer de la sorte, comme une peste rigide, mais s'ils s'attardaient sur les humeurs de chacun, alors ils n'avaient effectivement aucune chance. Faire la chasse aux criminels les plus dangereux de la société inter-galactique donnait plus qu'une vague idée de ce dont était capable un pisteur, nullement limité par les lois ou des scrupules. Avec ou sans protection le père de Balian avait déjà peu de chances -mais ça Eugénie préférait le garder pour soi, imaginant que le Hapien et le Mirialan le savaient plus ou moins. Qu'ils le nient ou l'acceptent en était une autre.- alors s'ils commençaient à aviser une unité spéciale prenant en considération la discrétion envers la propre victime, ce serait de la pure folie.

- Pour moi c'est d'accord, on fait ça. Ce n'est pas comme si je ne savais pas que ce plan était fou de base, ni qu'on avait une autre option.


À nouveau rieuse malgré une angoisse bien cachée qui se baladait au fond de son estomac, Eugénie acheva son plat de résistance, les yeux plantés sur le Jedi qui, à son tour, accepta. Il était probablement temps de se séparer sans même prendre de dessert.
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