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 Un temps pour guérir | Balian

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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeSam 30 Mar 2019 - 14:15

Je me doutais que mes propos concernant ma grande asociabilité pouvaient paraître exagérés quand on voyait mon comportement prévenant et affectueux à l’égard de Cally. Et cependant, c’était vrai. J’avais beau faire des efforts pour être avenant avec les autres, mon air supérieur ressortait rapidement, à la moindre erreur, ou le moindre écart de mon interlocuteur.

J’avais déjà eu des ennuis avec mes supérieurs hiérarchiques, tant dans le civil qu’à l’armée. Je n’hésitais pas à dire les choses telles qu’elles étaient et peu importe la fonction ou le grade de la personne en face de moi.

Je ne savais pas m’amuser, je ne pouvais pas me divertir alors que j’avais toutes ses horreurs en tête. Avant je trouvais que c’était une perte de temps de s’éclater. J’avais tant de choses à faire, c’était pour cela que j’avais craqué. Maintenant j’avais une autre vision des choses. Comment pourrai-je me changer les idées quand mon esprit était sans cesse assailli par des visions d’horreur…Je ne pouvais pas penser à autre chose, sauf lorsque je travaillais, et encore, chaque jour j’étais face à de pauvres bougres souffrants de stress post-traumatique de la guerre. Alors c’était sûr que le cas de Cally me changeait les idées, dans un sens. Car son SPT était différent de celui des soldats, la cause en était totalement différente. Chercher pourquoi elle avait rompu son lien avec la Force m’occupait la tête…L’aider à se sentir mieux, à s’accepter, m’aidait à me sentir mieux, et me donnait l’impression d’être utile…Mais pour ce qui était de tout autre chose pouvant me distraire…impossible. Il y avait des hommes là-bas…à la guerre…et mon esprit était presque tout le temps tourné vers eux.

Me faire des amis ? Je n’avais cure du regard des autres qui me jugeaient comme « un enfoiré arrogant » …mes patients savaient ce que je valais, ils savaient que je ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour les sauver. Même si pour cela je devais désobéir. C’était pour cela que je voulais y retourner, parce que j’étais sans doute le seul à oser braver la hiérarchie pour soigner quiconque avait besoin d’aide sur les champs de bataille…républicains, Jedis…impériaux…n’importe qui…

J’étais conscient que peu de gens pouvaient le comprendre… D’aucun pourraient prétendre que j’étais accro à la guerre…camé du sang, des tripes, et que je prenais mon pied à soigner ces pauvres soldats en plein cœur du conflit pour mieux, ensuite, m’exhiber d’en être revenu, et me targuer d’en avoir sauvé un grand nombre. Je ne savais si on pouvait répondre à ce genre de réflexions…parce que ceux qui pensaient cela…ne pouvaient comprendre que si on accomplissait ce genre de choses, et qu’on se dépassait face à l’horreur, c’est parce qu’on le faisait les uns pour les autres…et c’était tout…y’avait rien d’autre à dire.

Je n’avais donc pu que hocher la tête à l’écoute des propos de Cally quand elle m’expliqua que j’étais assez grand pour savoir ce qui était le mieux pour moi, et qu’elle n’était pas ma mère. Cette idée me fit doucement sourire…je me demandais ce que ma propre mère me dirait de ce que j’étais devenu…Elle qui m’avait quitté si tôt…

Je levais les yeux sur une Cally qui semblait avoir besoin d’exercice, car elle sauta au bas de son lit, sans tomber cette fois. Je la vis saisir une pile de vêtements – surement pour enfants – tout en me demandant de…voir son entrainement. L’idée n’était en soit pas mauvaise, ainsi je pourrai analyser ses mouvements, voir comment son corps réagissait sous l’action, et prendre ses constantes.

Cependant je restais un instant interdit quand elle émit l’idée que je lui montre deux trois « trucs » de non-Jedis. Heuuu...je n’étais pas très bon en combat, ni même en duel…j’avais appris quelques techniques en effet, mais pour moi, mon rôle n’était pas de faire souffrir mais de soigner. C’était pour cela que je m’étais toujours refusé de porter une arme, même sur le champ de bataille. Et puis dans ces moments-là, j’avais déjà bien assez de poids sur le dos avec mon barda en tant que membre de l’équipe médicale.

Cally devait, sans aucun doute, en savoir plus que moi sur des mouvements au corps-à-corps. Néanmoins, je ne voulu pas la stopper dans son élan, et mon esprit se mit à chercher désespérément à se souvenir de l’entrainement que j’avais subi avec le sergent-instructeur Zhym, faisant presque toujours de moi son « jambon » pour les démonstrations. De plus le ton utilisé par la demoiselle ne laissait aucune place pour un éventuel refus, ou une pirouette d’évitement de ma part. Petit caractère autoritaire n’est-ce pas…après tout, c’est un maître Jedi, il fallait surement être doté d’un certain caractère, et d’une certaine autorité pour en arriver là.

Cally, qui avait disparu dans une salle de bain pour se changer, reparu devant moi. Pour une fois, je la vis dans autre chose qu’une tunique médicale – quoique sa chemise de nuit trop grande était déjà un premier pas vers quelque chose de moins conventionnel que ces tenues stériles. Pantalon brun retenu par une large ceinture, chemise beige, le tout était des plus simples, et encore un peu grand pour elle. Je souris en la voyant ainsi motivée, prête à sortir pour…

Sortir…allait-elle le faire ? Etait-elle réellement prête ? Elle m’avait dit plus tôt qu’elle avait repris l’entrainement, et les hématomes de son cou prouvaient qu’elle avait dû se frotter à quelqu’un d’autre, donc…elle avait eu des contacts avec d’autres Jedis, cela ne devrait pas être difficile de sortir ? A moins qu’elle ne sorte que la nuit, comme à l’infirmerie ? Je la regardais hésiter…puis…elle ouvris la porte de ses deux petites mains pour finalement s’engouffrer dans le couloir.
Elle y était parvenue, une vague de fierté m’envahi, j’espérais être pour quelque chose de ce courage qui l’habitait désormais, et lui donnait la force d’affronter le monde sous cette nouvelle forme qu’était la sienne. Mon sourire s’élargis, et je fis d’une voix enjouée :

- Je te suis !

Je lui emboîtais alors le pas, direction une salle d’entrainement.

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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeMar 2 Avr 2019 - 19:47





Ils se retrouvèrent dans le couloirs. Il n'y avait presque personne, le couloir menant aux quartiers des maitres n'étant pas vraiment le plus fréquenté. Mais à mesure qu'ils s'enfonçaient dans le temple de l'Ordre, il y eu de plus en plus de monde. D'abord une, ou deux personnes, mais ils se retrouvèrent bien vite dans des couloirs très larges, où une petite foule se pressait vers leurs occupations respectives. L'après-midi était bien avancée, et on sentait le bâtiment vivre de ses nombreuses activités.

Cally marchait aux côtés de Balian d'une démarche très raide, tel un funambule. Elle ne semblait pas vraiment à l'aise. Elle n'y avait jamais passer beaucoup de temps entre deux expéditions, mais le temple Jedi restait pourtant sa maison. Son camp de base. A présent, elle ne s'y sentait plus chez elle. Elle ne ressentait plus la Force qui baignait paisiblement l'endroit. Elle avait l'impression que tous les regards se posait sur elle. A quel point la reconnaissait-on ? A quel point son histoire s'était-elle répandu. Connue ou simple rumeur ? Quand les gens autour d'eux se firent plus nombreux, elle n'y tint plus, et finit par saisir de ses petits doigts le bout de la manche de Balian, comme si elle était intimidée.

Elle se demanda si elle avait bien fait de sortir ainsi, en pleine journée... Pourtant, elle dût rapidement se rendre à l'évidence : elle n'attirait pas plus les regards que ça. Bien sûr, on lui jetait de temps à autre des regards interrogatifs, mais finalement pas plus qu'à Balian, ou aux autres visiteurs qui se pressaient dans les couloirs vers leurs tâches. Se faisait-elle des idées ? Peut-être que le monde ne tournait pas autour d'elle. Certes, s'était dur de se l'avouer, mais il fallait se rendre à l'évidence. On devait la prendre pour une quelconque padawan. Personne n'allait venir sonder son âme pour constater la disparition de la Force, et se poser alors la question de son accoutrement... Elle n'était qu'une fillette de dix ans tout à fait quelconque. En apparence, tout du moins.

Constatant ceci, elle finit par se détendre un petit peu, et lâcha la manche du docteur. C'était un nouveau petit pas en avant pour elle. Elle se rendait compte qu'elle pouvait se fondre dans le reste de la foule sans trop de problème. Et c'est d'un pas plus léger qu'ils atteignirent la salle d'entrainement. A cette heure ci, de nombreuses salles étaient prises par des cours, ou des entrainements individuels. Heureusement, on ne manquait pas de place au temple, et ils finirent par se dégoter une petite salle qui conviendrait à leur binôme. Comme beaucoup d'autres endroits du bâtiment, l'ameublement restait simple et un brin austère, mais dégageait un sentiment d'harmonie avec le reste.

Le sol, tout comme le bas des murs, était recouvert de tapis rigide, mais suffisamment mous pour amortir les éventuels chutes. Sous la lumières pâles des plafonniers, seuls sources de luminosité en l'absence de fenêtre, s'alignaient des rateliers d'armes et d'équipement. Si on retrouvait les traditionnels sabres laser, tout du moins leur version d'entrainement, on pouvait également y voir tout un assortiment d'armes diverses et variées, ainsi que des équipements d'athlétisme et de gymnastique tout à fait classique pour l'entretien musculaire.

Cally s'avança dans la pièce après un rapide coup d’œil autour. Puis elle se retourna vers son compagnon.


- Ça me parait pas mal ici.

Sans attendre, elle commença quelques gestes d’échauffements simples pour se dégourdir les bras et les poignets, tout en poursuivant :

- Comme tu as pu le constater, je suis en pleine forme physiquement parlant. Je ne pense pas que tu trouveras le moindre problème dans ce nouveau corps. Enfin, à part qu'il lui manque plus d'un siècle, bien sûr... Je compte surtout sur toi pour me montrer ce qu'on vous apprend à l'armée.

La Jedi était curieuse. Bien sûr, elle s'était déjà battue sans son sabre, même si les occasions avaient été assez rares. Cependant, elle ne s'était jamais battue sans la Force. L'enseignement au combat au temple négligeait un peu cet aspect. Même sans arme, on pouvait compter normalement sur son allié invisible pour améliorer sa vitesse, sa puissance et son endurance. Pour prévoir les mouvements de son adversaire, ou le repousser d'une vague de Force. Cally n'avait plus rien de tout cela. Et elle était curieuse de voir ce qu'un enseignement basé sur l'absence de la Force pouvait donner.

- Pas la peine de me ménager, je pense pas que ce serait me rendre service. Il y en a qui l'ont très bien compris, fit-elle en montrant les ecchymoses sur son cou, restes d'un dernier entrainement un peu trop intensif, avec un Jedi lui aussi un peu trop intense. Je ne pense pas que dehors, on me fera de cadeau. Je veux pas spécialement apprendre à me battre, soyons clairs... Je souhaite juste pas être sans défense.

Et puis, c'était une occasion comme une autre de s'entrainer avec quelqu'un, chose qu'elle n'avait pas souvent eu l'occasion de faire jusqu'à présent, vu qu'elle évitait généralement les autres, ne sortant que la nuit. Bien qu'elle fasse des progrès notables, elle était toujours très maladroites et passablement gauche dans ses mouvements.

- Et puis, ça te sortira un peu de ta zone de confort de médecin... le taquina-t-elle.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeMer 3 Avr 2019 - 13:11

Plus nous nous éloignions des quartiers des maîtres, plus il y avait de monde, des Jedis, des droïdes, des visiteurs, tout ce joyeux monde se croisait dans les couloirs, se dévisageait, ou passait rapidement, sans doute en retard. Mes yeux sombres étaient plus attirés par l’architecture et la magnificence des lieux que sur les quelques regards qui pouvaient se poser sur nous…c’est vrai que nous formions un drôle de duo, un militaire, Mirialan de surcroît, flanqué d’une jeune fille d’une dizaine d’années qui pouvait être aisément prise pour une apprentie.

Je sentis soudainement la petite main de Cally, s’agrippant à ma manche. Je baissais la tête, observant son comportement. Elle semblait nerveuse, son visage trahissait un certain stress…j’allais poser ma main sur son épaule, lui montrer que j’étais là, la soutenir dans cette épreuve, et surtout lui apporter une certaine chaleur réconfortante, mais je me ravisais. J’attendais de voir avant…si son état empirait, alors…

Mais bientôt un sourire se dessina sur mes lèvres, illuminant mon visage. Elle paraissait s’apaiser, sa démarche se fit plus naturelle et moins tendue. Ses petits doigts lâchèrent ma manche, et nous pûmes continuer notre avancée en direction de salles d’entrainement, en cherchant une qui ne serait vide. Je n’avais guère envie qu’on nous observe, n’étant pas un combattant moi-même. Enfin Cally m’indiqua une pièce qui conviendrait parfaitement. Nous entâmes…cela ne ressemblait en rien à ce que nous avions au Centre militaire. Les murs et les sols étaient protégés de tel sorte à amortir les chocs éventuels, ou les chutes malencontreuses. Des râteliers proposaient un certain choix d’armement, et d’équipements. Il ne manquait rien. J’ouvrais de grands yeux, admirant cet ensemble qui n’avait certes rien de beau, mais qui témoignait de la grande importance que les Jedis accordaient à l’entrainement, et que même dans ce domaine, ils parvenaient à présenter des pièces spécifiques, ou rien n’était laissé au hasard.

Je songeais à ce que l’armée avait mis à notre disposition…nous étions loin d’avoir une telle…classe – dans tous les sens du terme. Les entraînements avaient lieux soit à l’extérieur, où nous étions esclaves du climat, soit en intérieur, dans un genre de gymnase. Nous avions aussi des râteliers pour présenter et ranger les armes et les équipements. Je me souvenais de ces exercices fastidieux où nous devions inlassablement démonter et ré-assembler nos armes…nous étions chronométrés. Il fallait que ces manipulations deviennent des réflexes, aussi facile et anodin que le simple fait de respirer. L’armement devait faire partie de nous. Heureusement de par mon statut de médecin, une fois mes classes achevées, je fus dispensé de ce genre de choses.

Cally se mis à faire quelques mouvements d’échauffement. Une précaution cardio-pulmonaire et une mobilisation articulo-musculaire pour être dans de meilleures conditions sportives par la suite et éviter les blessures. Je l’imitais donc, exécutant quelques rotations chevilles, poignets, épaules, hanches ; puis j’enchainais avec quelques flexions-extensions, afin de faire grimper quelque peu ma température corporelle, et me réapproprier ma jambe artificielle avant l’entrainement.

Cally m’expliqua qu’elle se sentait en pleine forme, physiquement du moins. J’observais ses gestes, aucun signe de traumatisme physique ou de physiopathologie sous-jacents. Elle semblait avoir une bonne maîtrise de ses mouvements. J’allais pouvoir déterminer si ses réflexes étaient présents, et constater sa capacité de réguler le phénomène d’homéostasie de son corps. Quand elle me montra les hématomes que j’avais perçu sur son cou plus tôt dans l’après-midi, je serrais les dents. Je ne pourrais pas lui faire mal à ce point-là, je me le refusais, et je ne comprenais pas qu’on ai pu lui faire subir une telle douleur, même lors d’un entrainement.

- Je comprends ce que tu veux dire…mais ne compte pas sur moi pour te faire volontairement souffrir…je suis médecin…pas tortionnaire.

Je lui décrochais un petit sourire, avec un clin d’œil en coin. Puis doucement, posément, je me mis en position de garde de combat. Je ne voulais pas qu’elle pense que je ne jouais pas le jeu, car même si j’était plus fort qu’elle physiquement, elle avait sans aucun doute des connaissances que je n’avais pas.

Comme un réflexe, chaque section de mon corps retrouva sa place dans la garde de combat, comme nous l’avait enseigné le sergent-instructeur Zhym. Un pied à plat, légèrement en avant; l’autre en arrière, talon un peu relevé. Les genoux légèrement fléchis, les mains hautes – au niveau du nez et non des yeux pour éviter lors d’une attaque de prendre sa propre main dans l’œil avec le recul. De même je ne fermais pas les mains, afin de conserver la capacité d’une défense avec les mains ouvertes et enchaîner avec une riposte efficace ; sans pour autant tendre trop les doigts, pour ne pas donner à l’adversaire l’occasion de les saisir. Je relevais légèrement mes épaules, serrant un peu mes coudes, le poids de mon corps plutôt sur l’avant.

Je lui fis un petit signe malicieux, elle avait raison, je sortais de ma zone de confort, aussi, répondant à ses propos taquins, je fis d’une voix espiègle :

- Montre-moi ce que tu sais faire.

Je jouais le cador, mais en réalité je tâchais de me souvenir ce que j’avais appris lors de mes entraînements. J’entendais encore la voix du sergent qui hurlait des noms d’oiseaux à mon encontre parce que je n’avais pas assez monté ma garde, ou parce que j’avais manqué d’attention. Moi, le médecin, peu compétent en art martiaux, je me retrouver à un entrainement au corps-à-corps face à un maître Jedi, enfermé dans un corps d’enfant, privée de la Force. Quelle situation cocasse.

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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeLun 8 Avr 2019 - 20:03





Alors que Balian se mettait en position de garde, Cally tenta de mettre un peu d'ordre dans sa chevelure. Il lui semblait difficile de devoir combattre avec des mèches se baladant devant son visage en permanence, même si d'habitude elle appréciait cette sensation. La gamine se saisit d'un élastique rudimentaire qu'elle avait conservé à son poignet en prévision de cet instant, et tenta de rassembler ses longs cheveux noirs pour en faire une queue de cheval. Beaucoup plus facile à dire qu'à faire ! Ses petites mains peinèrent à rassembler une crinière aussi luxuriante. Elle n'avait plus beaucoup d'expérience dans le domaine, il fallait bien l'avouer... Cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu à se coiffer. Dans son ancien corps, elle n'avait plus vraiment eu de cheveux sur le crâne, ce qui lui avait causé un certain nombre de complexes.

Le résultat fut plus qu'approximatif. Cally se retrouva affublée d'une queue de cheval très basse, qui lui tombait sans grâce sur l'épaule droite tant elle était décalée sur le côté. Cela donnait un effet asymétrique assez étrange. De nombreuses mèches rebelles avaient échappées à la nasse, et s'agitaient à présent sur sa tête, appréciant visiblement la liberté apportée par l'absence de leur camarade. Le résultat était plus ou moins là, car ses cheveux ne risquaient plus de gêner la jeune fille... Même si elle se sentait un peu ridicule.


- Aucun commentaire, grinça-t-elle sèchement.

Comment se coiffer correctement, cela lui reviendrait avec de l'entrainement. Elle espérait qu'il en serait de même pour le combat. Car lorsqu'elle tenta de se mettre en position, elle se rendit compte qu'elle ne savait pas quoi faire. Comment placer ses bras, ses jambes ? Cela faisait des années que la Jedi n'avait pas eu à se battre. Des dizaines d'années, à vrai dire. Pour être honnête, le dernier entrainement physique qu'elle avait eu avant sa transformation s'était déroulé pas loin de quinze ans auparavant, et s'était soldé par une hanche fracturée. Ce qui l'avait dissuadée de recommencer.

Elle observa la posture de Balian, et tenta de l'imiter, en espérant que cela lui revienne rapidement. Pour l'instant, il semblait bien mieux savoir qu'elle ce qu'il fallait faire. Il l'invitait même à l'attaquer. Voilà, c'était le premier vrai entrainement de combat qu'elle réalisait depuis qu'elle était redevenue une enfant. La situation lui paraissait absurde, et elle ne pouvait pas vraiment se prétendre à l'aise, ce qui ne l'empêcha pas d'avancer pour tenter de porter un coup. Le docteur lui semblait tout à coup immense, tout comme elle se sentait minuscule...

Alors que la distance se réduisait entre eux, le Miralian tenta de l'attaquer. Ou de la saisir. Ou quelque chose du genre... Tout du moins saisit-elle un mouvement brusque dans sa direction, qu'elle dévia de son avant-bras gauche d'un mouvement qui tenait plus du réflexe qu'autre chose. son avancée l'avait placée dans une position plutôt bonne. Que ce soit à cause de sa petite taille ou de l'avancée de son adversaire, elle avait une bonne ouverture pour attaquer, ce qu'elle ne se priva pas de faire. De son poing fermé, elle frappa Balian dans les côtes, du côté droit. Elle ne pouvait pas vraiment toucher plus haut à vrai dire.

La douleur irradia ses phalanges suite à l'impact. Elle se rappela alors que c'était en général une mauvaise idée que de frapper avec les poings serrés. C'était d'autant plus vrai quand on pesait moins de trente kilos, on qu'on affrontait quelqu'un de beaucoup plus imposant que soit. Elle était presque sûre que son coup n'avait pas vraiment porté. Elle manquait de force pour frapper, tout simplement. Elle devait alors apprendre à frapper des endroits plus sensibles... La douleur brisa momentanément sa concentration, et elle se retrouva rapidement au sol, sans trop savoir comment Balian s'y était pris. Elle avait un peu l'impression d'être un mynock qui venait de s'écraser contre le pare-brise d'un speeder.

Elle se releva en se massant le dos, tout de même heureuse que le sol ne soit pas trop dur. Elle n'avait même pas été capable de suivre la fin de l'action tant elle avait été distraite par la première partie. Elle fit jouer ses doigts endoloris en grognant, visiblement de mauvaise humeur. Ses'kai avait probablement raison. Elle n'était pas faite pour le combat. Elle n'était plus faite pour le combat... Elle s'en voulait d'être aussi faible. Mais elle ne pouvait pas abandonner là sans avoir au moins essayer. Elle pouvait au moins tenter de réapprendre les bases, sans la Force, afin de ne pas être trop démunie.


- Très bien, ça n'a pas l'air de me revenir, fit-elle d'un ton dur, furieuse contre elle-même. Je... Pourrais-tu m'expliquer, s'il te plait ? Juste les bases ? Ça me rappellera peut-être des petites choses...

Elle ne savait pas trop à quoi elle s'était attendue... Mais elle était tout de même un peu déçue.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeMar 9 Avr 2019 - 21:18

Je ne pu m’empêcher de sourire en la voyant tenter de dompter son incroyable tignasse en une queue de cheval abondante qui s’installa sur son épaule. Des mèches rebelles prirent positions çà et là…accentuant l’aspect « mignon » de l’ensemble. Je posais ma main sur ma bouche, étouffant un rire lorsqu’elle me somma de ne faire aucun commentaire.

La suite fut plus sérieuse. J’avais fait signe à la demoiselle pour qu’elle vienne m’attaquer. Je notais sa posture de défense, qui portait quelques erreurs basiques. Mais je choisis de ne rien lui dire, les Jedis avaient peut-être leur méthode de défense, il me suffira de corriger les erreurs de la jeune fille par la suite si besoin.

Elle s’approcha de moi, cherchant sans doute quoi faire pour m’attaquer…aussi comme pour la stimuler un peu, je lui portais un coup de revers, quelque peu négligé. Elle le para de son avant-bras gauche…et même si ce n’était qu’un réflexe, c’était une bonne chose à mes yeux. En effet l’activité de réflexe est produite par un « arc réflexe », le mécanisme de réponse intégrée d'un centre nerveux sans intervention du cerveau et de la volonté consciente. Je lui souris, à la fois pour l’encourager et noter mon diagnostic :

- Excellente réponse du cortex cérébral…

Comme pour répondre à mes propos elle choisit de me porter une attaque directement dans les côtes coté droit. En soi ce n’était pas une mauvaise idée, car j’eu un mouvement de recul, elle y avait mis une certaine force, et bien que je fusse plus imposant qu’elle, elle avait de la vitesse, et de la précision. Je grimaçais…sans que cela soit véritablement douloureux, c’était assez désagréable tout de même. Cependant Cally semblait s’être fait mal en frappant directement sur mes côtes de son petit poing fermé. Elle y été allée de bon cœur, mais c’était insuffisant, et elle était clairement déconcentrée.

Sans aucune hésitation, je saisis son poignet droit, m’écartant légèrement sur l’extérieur, j’exerçais une légère torsion, l’obligeant à plier son corps, puis d’un coup de pied bien placé, je rompis son équilibre et elle chuta lourdement sur le dos. Dans un souci de ne pas lui faire vraiment mal, j’avais tenté d’accompagner sa chute, mais j’avais plus efficace que prévu à l’envoyer au tapis...

Je la regardais se redresser en grommelant, regrettant presque mon geste de l’avoir fait tomber. Mais si Cally n’avait peut-être pas encore réveillé son corps à l’entrainement, le mien - par la force des choses - finissait par répondre à quelques notions de self-défense. En même temps, le sergent-instructeur avait passé des heures à essayer de me conditionner, en vain. Du moins je le croyais jusque-là…car j’avais agi contre Cally sans trop réfléchir.

Bon t’emballe pas trop Balian…elle pèse 25 kilos toute mouillée et elle est sans doute un peu rouillée…nul doute que cela lui reviendra assez vite. Face à un Jedi en forme et sur entrainé tu ne ferais pas le poids….

Cally semblait profondément déçue…elle me demanda de lui montrer les bases, afin que ses reflexes en la matière reviennent. Quittant ma position je m’approchais d’elle. Les paroles de mon mentor me revinrent en tête…combien de fois avait-il pu me les répéter : « Atraïde, peau de fesses, bleusaille de merde ! Ta garde ! Bordel ! » Et quand je me rebellais j’avais toujours droit à des expressions très philosophiques « arrête de me peler le jonc sinon va y avoir explication des gravures ! ». Ces moments d’enfer que j’avais vécu avec les autres « bleus » de notre peloton me firent comme une bouffée de chaleur bienveillante…finalement cela me manquait presque.

Je me plaçais juste derrière Cally, et lui expliqua :

- Ne t’en fais pas…je ne suis pas un spécialiste, toi tu es un maître Jedi…si j’y arrive…tu va y arriver également. Il faut juste, comme tu dis reprendre les bases, et adapter ton style à tes capacités.

Doucement, mes mains vinrent saisir les bras de la jeune fille, les plaçant correctement. J’ouvris légèrement ses poings, lui montrant ainsi qu’il ne fallait pas serrer ses doigts. Je poursuivis, mes mains se posèrent l’une sur son dos, l’autre sur une épaule. Je l’obligeais ainsi à se redresser. Je me servis de ma jambe pour écarter doucement les siennes, leur donnant le bon angle avec un pied légèrement en avant, l’autre un peu en arrière.

Je fis le tour de la jeune fille, avisant cette nouvelle position que je lui avais donné, et pour illustrer le bon fonctionnement de sa garde je lui montrais qu’en portant un coup vers son visage, sa main pouvait sans soucis parer, voir même se saisir et renverser la situation à son avantage.

Je repris :

- Tu es petite et plus légère que moi, sur la force brute, il est bien évident que je te domine. Mais cela ne veut pas dire que tu ne peux rien faire. Quand tu es face à plus grand, plus lourd, plus fort, tu dois t’adapter. Tu es plus rapide, plus svelte. Tu dois épuiser ton adversaire, le forcer à frapper dans le vide et à commettre des erreurs. Ainsi tu pourras t’engouffrer dans ses faiblesses et riposter sans danger.

Je revins vers Cally, et m’agenouillais devant elle.

- La force n’est pas nécessaire, tu dois frapper simplement au bon endroit, et tu pourras ainsi faire ployer un colosse. Tu dois viser les points vitaux : comme le creux du genou, l’entre jambe. Tu peux aussi viser le plexus solaire : il se situe entre la poitrine et le nombril, un coup bien placé à cet endroit bloque la respiration temporairement et provoque une forte douleur.

Je lui montrai très précisément où se situait le plexus solaire directement sur elle, appuyant un peu fortement au bon endroit.

- Une fois ton adversaire plié, tu peux enchainer avec des coups francs à la carotide, le menton, l’arrière du cou, ou encore les tempes. Une bonne claque sur les oreilles permet aussi de déstabiliser ton adversaire qui verras son équilibre totalement perturbé.

Je marquais un temps d’arrêt. Je n’en revenais pas que moi, qui n’étais pas doué en la matière, était en train d’expliquer où frapper pour neutraliser quelqu’un.

- Enfin, une fois adversaire à terre, tu as tout le loisir de t’enfuir, ou de l’immobiliser totalement si tu t’en sens la force, notamment à travers des clés de bras, ou de jambes.

Pour étayer mes paroles, je la fis tomber devant moi en la saisissant d’un bras autour de sa taille, faisant basculer son centre de gravité. Elle chuta sur le ventre, à mes côtés, puis j’attrapais son bras, le plaçant à la perpendiculaire, et exerçais une torsion de son humérus, immobilisant ma jeune adversaire. Je relâchais mon emprise au bout de quelques secondes…et me remis sur mes jambes. Je tendis la main à Cally pour l’aider à se relever.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeDim 14 Avr 2019 - 19:56





Cally se laissa faire alors que le Miralian l'aidait à adopter une pose de combat digne de ce nom. C'était plus ou moins son médecin personnel à présent, et de plus elle n'avait jamais eu trop de problème avec les contacts physiques, bien au contraire. Mais bon, à plus de cent-trente ans, il lui était devenu difficile d'apprendre. Ou plutôt, de réapprendre ! A mesure que Balian la mettait correctement en position, cette posture commençait à lui rappeler quelque chose. Cela la fustrait de ne pas pouvoir mettre la main sur quelque chose qu'elle était censée savoir. Quelque chose qu'elle savait... Mais qu'elle avait oublié. Même sans les difficultés liées à son changement de corps, cela faisait des dizaines d'années qu'elle n'avait pas eu de combat sérieux.

Elle eut cette même sensation de vague connaissance lorsque son compagnon lui expliqua la suite. Elle savait tout ça. Elle en était sûr. C'était quelque part, dans ce crâne qui semblait être à présent trop petit pour toutes les connaissances qu'elle avait. De toutes manières, leur simple énonciation les mettait en évidence, et elle ne pouvait être que d'accord avec le discours de Balian. Elle se devait de frapper des points faibles, rapidement, et sans se faire attraper par son adversaire. Mais franchement, le savoir ne l'aidait pas vraiment... Car c'était dans son application que ça coinçait ! Elle manquait de force, et surtout d'allonge.


- Je ne sais pas si tout ça ne requiert pas une force minimum quand même, grogna-t-elle, alors que le docteur lui faisait une démonstration d'une clé de bras, après l'avoir jetée au sol.

Elle avait un peu l'impression d'être une poupée de chiffons. Ne pouvait-elle pas opposer un minimum de résistance ? Même sans prise spéciale, elle était persuadée que l'homme aurait pu totalement l'immobiliser par son simple poids. Alors qu'il lui proposait une main charitable pour se relever, elle lui fit un croc-en-jambe vicieux. Elle en réduite à ce genre de bassesse pour espérer avoir le dessus ! Balian bascula en arrière et s'étala sur le dos. Par surprise ou bien s'était-il laissé faire ? Elle tenta de reproduire la prise qu'il venait juste de lui montrer, mais ça ne pouvait pas cadrer. Il n'était pas sur son ventre, et son articulation n'était donc pas dans le bon sens pour qu'une simple pression put lui bloquer tout le bras.

Elle se saisit du bras de Balian qui commençait à se débattre. Elle dût saisir de ses deux bras le seul avant-bras du Miralian, le plaquant contre son petit corps juvénile, pour ne serait-ce que le maintenir en place. Ce qui lui rappela brutalement une autre prise de clé de bras.


- C'était quoi la suite déjà...
grogna-t-elle sous l'effort.

Elle déplia une de ses jambes, et l'épaule du militaire se retrouva coincé entre ses cuisses. Ses jambes tendues tombaient sur Balian, une sur sa gorge, une sur son torse, mais elle n'était pas vraiment en position d'appliquer une quelconque pression, elle galérait déjà suffisamment à immobiliser son bras. Si sa position semblait très précaire, Cally semblait bien avoir immobilisé son adversaire. Elle remarqua que des doigts verts s'agitaient à quelques centimètres à peine de son visage. Elle était tellement petite que le bras du docteur la dépassait presque en taille, dans sa position actuelle. Pour faire bonne mesure, elle lui mordit un doigt, au cas où il soit en train de tenter de lui tirer les cheveux ou autre.

Elle le relâcha quelques secondes plus tard. Elle n'était pas sûre de pouvoir maintenir la position plus longtemps à vrai dire. Elle se releva, essoufflée, et s'éloigna du docteur, de peur qu'il ne reproduire le coup bas qu'elle lui avait infligé. Elle se massa une cuisse d'un air pensif, analysant tout cela, avant de répondre :


- C'est bien beau tout ça, mais j'ai un sérieux problème d'allonge. Ça me sert à quoi ces techniques si mon adversaire peut toujours me frapper de plus loin ? Et je peux même plus utiliser mon sabre laser pour compenser...

Elle avait bien essayer de réutiliser son vieux sabre laser au cours de ses entrainements individuels. Mais cela avait viré au désastre... Elle s'était blessée seule, incapable d'admettre à temps que cette arme ne lui convenait plus. Un sabre laser était déjà une arme difficile à maitriser sans la Force, mais cela lui devenait impossible vu sa nouvelle taille. Son ancienne arme était devenue bien trop grand pour elle. Elle se passa un main dans les cheveux, agitant les dernières mèches rebelles qui voletaient librement sur sa tête.

Elle grimaça en se rendant à l'évidence. Elle devrait probablement en refaire un, mais faire une arme plus courte ne réglerait définitivement pas son problème d'allonge. Surtout qu'elle aurait autant de difficulté à manier une arme aussi élégante et sophistiquée sans la Force. Elle ne tenait pas à se blesser seule à nouveau à cause d'une arme lui glissant des mains.


- Je vais avoir besoin d'une nouvelle arme, décréta-t-elle soudain. Qu'utilisent les non-Jedi traditionnellement ? Vous utilisez quoi à l'armée ?

Si la question paraissait un peu candide, il fallait se rappeler que Cally avait passé la plus grand partie de sa vie dans l'Espace Sauvage, loin des lumières de la civilisations. Elle-même se mit à passer en revue dans sa tête les différents types de sabres lasers existant dans le catalogue de l'Ordre. Mais du coin de l’œil, elle avisa Balian se rapprocher d'elle. Elle se remit en garde rapidement, se disant qu'il allait surement passer à l'attaque.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeSam 20 Avr 2019 - 17:10

Je m’étais fait avoir comme une « bleusaille », je n’aurai pas cru que Cally me ferait ce coup – un peu en traître – de profiter de ma main tendue pour me faire tomber. N’étant pas une foudre du combat, et encore moins un guerrier, je n’avais rien vu venir, et je me retrouvais bientôt les quatre fers en l’air, avec une gosse de dix ans qui essayait de me faire une clé de bras, appliquant ce que je venais de lui montrer.

Mais la position n’était pas bonne, et je traînais un peu ma réactivité pour lui laisser le temps de trouver une alternative…je ne fus pas déçu. La mémoire semblait lui revenir partiellement, telle une réminiscence de son expérience du passé. Je fus ainsi plus ou moins bien immobilisé, Cally exerçant une petite torsion de mon bras qu’elle avait plaqué contre elle, essayant de me maintenir en s’aidant de ses jambes. Cela reviendrait vite…je ne m’inquiétais pas pour elle. Je tentais d’attraper ses cheveux, mais je fus surpris par une vive douleur sur un de mes doigts.

- Aïe ! Me plaignis-je faussement.

Elle ne m’avait pas vraiment fait mal, mais son geste m’avait plus que surpris, ce n’était pas vraiment ce qu’on pouvait s’imaginer de la part d’un maître Jedi. Mais à situation étrange, actions étranges. La jeune fille me relâcha finalement, avant que je ne décide de la soulever littéralement pour la retourner…Elle semblait essoufflée. Son corps avait besoin de se remuscler, de se réhabituer aux exercices physiques.

Je profitais de ce moment pour me relever à mon tour, réfléchissant à ses propos sur son problème de force et d’allonge. Rajustant mon col de polo, je répondis d’une voix douce :

- Il y a un moyen pour régler ce problème d’allonge…il te suffit de t’approcher suffisamment prêt de moi. De cette façon mon allonge n’est plus un souci, tu es assez proche pour me porter des coups, et mes grands abatis ne sont plus aussi précis. D’autant plus que, de par ton poids et ta taille, tu es bien plus souple et agile que moi. Tu peux donc esquiver mes attaques. N’oublie pas que les jambes sont plus longues que les bras…certains coups de pieds bien placés peuvent te sauver la mise.

J’esquissais un petit souvenir…malgré mon mètre soixante-dix-huit, je n’étais pas dans les plus grand de mon peloton quand nous nous entrainions. Rien que le sergent-instructeur Zhym mesurait plus d’un mètre quatre-vingt. Beaucoup plus musclé que moi et bien donc bien plus lourd. Jamais je n’étais parvenu à l’atteindre véritablement. J’utilisais mes connaissances médicales pour savoir où frapper, et tenter de me dégager de ses emprises. Cela finissait toujours moi au sol, suppliant Zhym de me relâcher.

Je repris :

- Chaque physionomie impose un style de combat différent. La force ne fait pas tout…il te faut t’endurcir, certes, mais crois-moi si tu développes les bons réflexes et que tu te sers de ta tête il y a moyen que tu prennes le dessus face à beaucoup plus fort et beaucoup plus grand que toi.

Je ne faisais que répéter ce qu’avais pu dire notre sergent durant nos instructions. Car, n’étant pas un familier des duels, j’avais toujours eu tendance à réfléchir comme Cally en cet instant. Mais j’ai vu des recrues faire des miracles une fois les techniques de combat emmagasinées ; C’est un travail fastidieux, il faut refaire les gestes, les comprendre, et savoir les reproduire à bon escient. Ce n’était pas pour moi… je n’avais que les bases. Mais pour l’heure ce serait suffisant…

Sa question sur l’armement utilisé par l’armée me pris un peu de court…Je n’étais jamais armé…cela ne me serait d’aucune utilité, car les médecins sont des cibles qui sont souvent visées sur les longues distances. Je ne voyais pas ce que je pouvais faire contre un tireur d’élite, n’étant pas moi-même un bon tireur. De plus j’étais rarement seul, souvent intégré dans un peloton ou une escouade…je laissais donc le soin aux professionnels qui m’accompagnaient le soin d’utiliser leurs armes.

Cependant les exercices de « montages-démontages » auxquels j’avais dû me plier me revinrent…de même que les techniques de désarmement, que ce soit du blaster ou des lames. Inclinant légèrement la tête j’avisais Cally…je n’étais pas très enclin à la voir porter une arme…encore une fois son apparence d’enfant m’influençait…il était difficile pour moi de l’imaginer tel un maître Jedi, armée d’un sabre laser, véritable bretteuse de la justice. Je soupirais…et me décidais à accéder à sa demande :

- Heu…je ne suis pas spécialiste en armement…n’étant moi-même jamais armé…Néanmoins les armes utilisées dans l’armée sont assez variées…il y a le blaster, modèle traditionnel. Sinon ils utilisent aussi le baster lourd. Certains sont équipés de modèles plus…imposant avec des carabines blaster, ou encore des canons blaster rotatif. Comme autre équipement on trouve les vibro lames…type couteau…ou encore des grandes ou des détonateurs de tous types…selon les circonstances…

Je baissais doucement la tête…je n’étais pas la bonne personne pour l’entrainer aux armes de ce type…J’ignorais si les Jedis apprenaient à manipuler autre chose que leurs magnifiques sabres lasers…Je fis alors dans un souffle, comme pour moi-même :

- Tu devrais rencontrer mon mentor…il te ferait une démonstration avec plaisir…et t’entrainerait avec chaque type d’armes…

Je serrais les dents…j’avais dû apprendre à utiliser - plus ou moins bien, et sans envie - certaines de ces armes pour valider mon instruction militaire…mais pire que tout je les avais vu en action sur le champ de bataille…j’avais vu les dégâts que chacune d’elles pouvaient causer…Je savais que Cally était bien plus âgée que moi et parfaitement en mesure de prendre ses décisions seule…Mais je ne pouvais m’empêcher de vouloir la protéger…Je devais cependant bien me résoudre à admettre qu’elle n’était pas une enfant comme les autres…Et bien que je ne sois pas pour la violence, elle avait su se battre autrefois…elle maniait un sabre laser…elle était une guerrière…

Secouant la tête, je me remis en garde, et m’approchais de Cally. Je ne pouvais l’empêcher de s’entrainer, et encore moins manipuler une arme…alors autant qu’elle ait toutes les clés en mains pour rester en vie…Je repris alors mes conseils - répétant ceux qu'on m'avais prodigués dans le passé - tournant autour de Cally :

- Ne baisse jamais ta garde, quoiqu’il arrive…essaye majoritairement d’esquiver les coups plutôt que de les bloquer…reste toujours en mouvements, épuise ton adversaire. Et si tu dois prendre des coups, ne te laisse pas surprendre. Laisse ton corps osciller dans la direction du coup pour atténuer ses effets…Lors d’un combat, le corps se remplit d’adrénaline, ce qui lui permet de moins ressentir la douleur.

J’observais la jeune fille…puis je fonçais sur elle, mes mots furent-il déjà assimilés ? Ou bien un son corps, sous la pression, retrouvait-il des réflexes sommeillant au plus profonds d’elle-même ? Toujours était-il qu’elle esquiva parfaitement mon attaque… Un sourire fendit mon visage amusé de la voir se faufiler entre mes jambes.

- N’attaque que quand tu as analysé pleinement la situation et que ton adversaire est suffisamment distrait…et une fois ton attaque portée…bouge. Ne reste jamais sur place. Vise les zones sensibles.

Je prenais presque goût à cet exercice que je voyais comme un jeu…mais pour Cally, cela semblait bien plus important…comme si elle jouait son avenir.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeDim 21 Avr 2019 - 17:54





Cally accepta les encouragements de son compagnon, même si elle les savait en partie infondés. Il y aurait des adversaires contre lesquels elle ne pourrait pas grand chose, même en y mettant toute la bonne volonté de la galaxie. Que ce soit d'imposantes races extra-terrestre ou bien... Les Jedi et les Sith. La maitrise de la Force apportait un gouffre que la jeune fille ne pourrait probablement jamais comblé. Cela ne l’empêcherait pas d'essayer. Et puis, il n'y avait pas que des utilisateurs de la Force dans cet univers, loin de là. Elle devait au moins se hisser à une hauteur ou elle ne se ferait pas malmenée par le quidam moyen.

Cependant, Balian n'avait visiblement rien à lui apprendre concernant les armes. La Jedi ne comptait pas se spécialiser dans les armes de tirs, ou les explosifs. Elle connaissait déjà leur fonctionnement, ce qui était en général largement suffisant pour leur utilisation rudimentaire. Et puis, elle doutait de pouvoir trouver une arme convenant à ses mains d'enfants... Sans compter l'effet que cela aurait sur son entourage, que ce soit dans la rue ou dans les couloirs du Temple, de voir une enfant se balader avec une arme à feu à la ceinture... Non, ses préférences allaient définitivement aux sabres laser. Cela ne coutait rien de demander en tout cas...

Avant qu'elle n'ait pu répondre, son adversaire se précipita à nouveau sur elle. Surprise, elle n'eut même pas le temps de lever sa garde comme le Miralian venait de lui apprendre. Elle dut se contorsionner sur le côté pour éviter la prise. Puis elle se décala sur son côté droit, un peu paniquée. Voyant que Balian écartait un peu les jambes pour repositionner son centre de gravité, elle se fendit en avant, comme si elle voulait plonger dans une piscine. Grâce à sa petite taille, elle parvint tout juste à se faufiler. Elle se réceptionna sur le flanc, se laissa rouler sur elle-même une fois, avant d'étendre sa jambe droite et de bander ses muscles. Son mouvement fut bloquée par la jambe, et elle put même se servir du reste de son inertie pour se relever maladroitement.

La jeune fille se remit en garde, avant de passer à l'attaque sans plus de commentaire. Ce que lui avait conseillé Balian n'était pas idiot du tout. Si elle avait moins d'allonge que ses adversaire, alors autant les coller au maximum, de sorte à les déstabiliser. A part avec les couteaux et les armes les plus courtes, il était difficile de se battre une fois l'adversaire passé à l'intérieur de sa garde. C'était d'autant plus vrai avec un sabre laser, qui pouvait s'avérer aussi dangereux pour l'ennemi que pour son propriétaire en cas de mauvaise passe d'arme.

Cally s'approcha donc rapidement du militaire et esquiva son premier coup d'un mouvement souple d'épaule. Elle vint rapidement le coller, et plaça son pied d'appui contre celui de Balian, dans l'intérieur de ses jambes. S'il tentait de bouger ses appuis, il ne manquerait pas de venir buter contre la jambe de la jeune fille qui, aussi frêle qu'elle était, ne manquerait pas de le déstabiliser. Elle esquiva un nouveau coup en se penchant sur le côté, se situant juste sous l'épaule droite du Miralia, trop près pour une de ses mains, trop loin pour l'autre.

Elle en profita pour le frapper sous l'aisselle. Une nouvelle fois, avec son poing fermé... Ce qui ne manqua pas de lui faire mal. Il faudrait qu'elle perde cette mauvaise habitude. Mais dans sa précédente vie, lorsqu'elle frappait quelqu'un, c'était avec ses doigts refermés sur son sabre. Heureusement, cette fois-ci, elle ne perdit pas sa concentration, et parvint à se dégager avant que Balian ne la touche. De ses petits doigts, elle parvint à se saisir de la ceinture du militaire, et s'en servit comme appui pour se balancer et passer derrière lui. De son poing à présent ouvert, elle le frappa à la racine de la colonne vertébrale, ce demandant si c'était un poing faible. Vu sa force de frappe, elle doutait un peu de l'effet quoiqu'il arrive...

Mais elle ne vit pas la suite venir. En se retournant, Balian la frappa violemment du coude en plein visage. Était-ce volontaire ou accidentel ? Après tout, elle était située dans son dos à ce moment là... La gamine se retrouva projetée rudement au sol. Une douleur lui cuisait la joue gauche. Elle avait un goût de sang dans la bouche... Et plein de chandelles dans les yeux. Sonnée par la frappe, elle resta quelques secondes au sol, se demandant vaguement ce qu'elle était en train de faire. Elle avait une sensation étrange sur la langue.

Elle se releva d'abord à quatre pattes, son équilibre encore précaire, avant de cracher par terre un glaviot de sang. Ca lui apprendrait à se frotter à plus grand qu'elle, tient... Il n'y avait qu'ainsi que les leçons s'inscrivaient dans la tête. Elle fronça les sourcils en voyant au milieu de la petit flaque rouge une tâche blanche. Elle tendit la main, et récupéra une de ses dents au milieu du sang. Ce qui expliquait cette sensation étrange sur sa gencive.

Elle se releva péniblement, encore un peu sonnée, son trophée à la main. Elle nota rapidement le regard alarmé de Balian, et s'empressa de le rassurer :


- C'est OK, on ne s'inquiète pas ! Elle bougeait depuis quelques jours. Les médecins Jedi m'ont dit que j'avais retrouvé des dents de lait...

Elle fit un sourire édenté à son compagnon, ce qui tout sauf rassurant vu qu'elle avait encore un peu de sang sur le reste de ses dents. Elle avait perdu un de ses incisives, ce qui était nettement visible lorsqu'elle ouvrait la bouche ainsi. Elle s'amusa un instant à passer sa langue sur sa gencive mise à nu, produisant un bruit mou écœurant qui n'avait pas l'air de la gêner le moins du monde.

- Ça va, fais pas cette tête... Ça fait jamais que la troisième fois que je perds mes dents, je vais finir par m'y habituer. J'ai l'impression d'être un Karkarodon.

Malgré son ton rassurant, elle paraissait encore sacrément sonnée. Elle clignait des yeux bien trop fréquemment, ses yeux incapables de regarder un point fixe, et son centre d'équilibre tout à fait incertain.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeDim 28 Avr 2019 - 9:35

Telle un petit félin, Cally se faufilait entre mes jambes avec aisance et adresse. Ses réflexes finissaient par revenir. Je jugeais de son enchaînement et de sa maîtrise de sa souplesse et de sa petite taille. Sa motricité était excellente. Finalement elle avait eu une bonne idée de nous faire faire cet entrainement.

Elle sembla trouver opportuns mes conseils quant à son problème d’allonge car elle les mit aussitôt en application, ne me laissant guère le temps de me mon appréciation de l’esquive furtive dont je venais d’être témoin. Elle prit donc position au plus prêt de moi, son pied d’appui contre le mien, prête à fragiliser mes appuis dès que l’occasion se présenterait à elle. Elle continua son jeu d’évitement, je ne parvenais pas à l’atteindre, une vraie savonnette. Je prenais petit à petit conscience que je n’avais pas face à moi une simple gamine, mais bien un maître jedi qui réapprenait petit à petit à reprendre possession de son corps.

A ce sujet, j’avais parfaitement conscience qu’elle avait été quelque peu déçue quand je lui avais avoué la voir comme une enfant. J’allais devoir faire des efforts pour passer outrer ce physique. Mais en cet instant, je ne doutais absolument pas de son véritable statut au sein de l’Ordre.

Mais je fus tiré de mes pensées par un choc au niveau de muscle dentelé antérieur…elle avait porté un coup, poing fermé. Je l’avais bien ressenti, et grimaçais quelque peu. J’envoyais mon bras sus le côté pour porter soit une attaque, soit saisir la jeune fille, mais rapide comme l’éclair, elle se retrouva derrière moi en s’agrippant à ma ceinture pour s’en servir comme d’un point d’appui. Bon sang quelle anguille ! Je n’avais pas réagi assez vite, et elle eut largement le temps me porter un nouveau coup au niveau de la base de mon rachis…évitant de peu une zone qui m’aurait d’avantage fait souffrir.

Cet enchaînement avait été très bien effectué, et je n’avais pas eu le temps de vraiment réagir. J’aurai dû prévoir la suite, et me contenir…mais ce fut plus de l’ordre du réflexe de de chercher véritablement à frapper Cally. Toujours est-il qu’en me retournant, je lui portais un coup assez violent avec mon coude, l’atteignant au visage. Je la vis chuter lourdement, sans être en mesure de la rattraper. Je l’interrogeais du regard, attentif à ses faits et gestes, j’attendais qu’elle se relève.

C’est alors qu’elle cracha une projection de sang qui vint s’étaler au sol, entre elle et moi. Quelque chose au cœur de cette tache de sang attira mon attention. C’était blanc…pas bien gros…d’aspect solide, comme de…l’émail…Ce n’était tout de même pas… ? Cally semblait perplexe, et je vis avec horreur mes doutes se confirmer quand elle ramassa une dent !

J’eus certainement un regard des plus inquiet car elle se hâta de me rassurer, m’expliquant qu’elle perdait ses dents de lait et que cette incisive bougeait depuis quelques temps déjà. Mes yeux s’écarquillèrent quand je la vis sourire, arborant un trou dans sa rangée de petites dents blanches. J’étais désolé de ce geste brutal que j’avais eu à son encontre. Elle s’autorisa une petite blague qui me fis esquisser un faible sourire…

Mais la perte de cette dent de fut pas la seule chose qui m’alertait. Je fronçais les sourcils en observant une Cally qui semblait quelque peu désorientée, semblant chercher son équilibre, et clignant un peu trop souvent des yeux à mon goût.

Avec un grognement sourd à mon encontre, je me précipitais vers elle.

- Bon sang…je suis désolé Cally…

Posant un genou à terre, ma jambe synthétique se plaça dans un angle perpendiculaire. Je saisis Cally par la taille, et l’obligea à s’assoir sur ce siège de fortune, légèrement tournée vers moi. Je levais un doigt au niveau de ses yeux :

- Suis mon doigt.

Attendant qu’elle le fixe, je déplaçais ensuite mon index d’un côté, puis de l’autre, exécutant le fameux test de la « poursuite oculaire ». Le but de la manœuvre était de voir si elle sa motricité oculaire était saccadée ou normale. Je cherchais également un éventuel signe de nystagmus qui est un mouvement d'oscillation involontaire et saccadé du globe oculaire causé par une perturbation de la coordination des muscles de l'œil.

Je lui demandais alors :

- Tu peux tirer la langue ? Essaye de toucher le bout de ton pouce avec tes autres doigts.

Puis je la fis se lever, restant à côté d’elle je lui demandais :

- Est-ce que tu peux tenir debout, pied joints, bras tendu, tout en fermant les yeux ?

Le test de Romberg est un signe explorant la sensibilité proprioceptive - c'est-à-dire qui renseigne sur la position spatiale de chaque membre par rapport aux autres - et l'équilibre. Selon comment Cally le réalisera je saurai s’il y a une ataxie vestibulaire, et donc déterminer s’il y a une atteinte neurologique.

Je m’en voulais terriblement…le choc avait été violent et le corps d’un enfant avait la particularité d’être flexible et résistant, mais jusqu’à un certain point. Je fixais Cally avec une inquiétude notable, à l’affut du moindre trouble. Il ne fallait pas plaisanter avec ce genre de symptômes, ils permettaient de déceler des des traumatismes crâniens du plus léger au plus grave, avec des risques d'hématomes sous-duraux, extra-duraux. Surtout que dans la plupart des cas les complications n'arrivent pas de suite, et peuvent survenir par la suite. J'avais deja vu un patient décéder d'une commotion cérébrale. Pas question de courir le moindre risque avec la maître Jedi qui me faisait face.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeMer 8 Mai 2019 - 13:54





Comme elle s'y était attendue, Balian se jeta rapidement sur elle en s'excusant. Pourquoi diable s'excusait-il ? C'était le genre de chose qui arrivait durant l'entrainement. Ce n'était pas comme s'il l'avait frappée de la sorte volontairement en plus. Il fallait accepter les risques du métier... Elle n'eut même pas le temps d'esquisser un geste qu'il la força à s'asseoir sur son genoux comme sur une chaise improvisée. Il pouvait la manipuler comme une simple poupée, mais Cally ne pensa pas dans un premier temps à protester. Un peu désorientée, elle suivit de ses petits yeux la trajectoire du doigt de Balian sans même y penser. Qu'est-ce qu'il était en train de se passer là ? Pourquoi elle faisait tout ça ? Comme à son habitude, l'esprit de Balian était parti loin devant, laissant Cally derrière sans explication, et sans choix.

Le docteur la "libéra" et la fit se relever alors qu'elle commençait à gesticuler, et lui demanda de faire de nouveaux tests... Il n'en fallut pas beaucoup plus pour énerver la vieille gamine.


- Balian, grogna-t-elle, visiblement de mauvaise humeur, tu arrêtes ça tout de suite !

Son visage s'était refermé, et affichait un air sévère qui se mariait mal avec ses traits juvéniles. Elle avait un air terriblement grincheux, qui laissait entrevoir ce qu'elle avait auparavant. Même si dans ce petit corps, le terme de boudeur aurait été plus approprié.

- Je ne sais pas ce que tu essaies de tester, mais stop. Je n'ai donné mon consentement pour aucun test, ou pour me faire manipuler comme une gamine.

Se sentir minuscule, enfant dans les bras d'un adulte, voilà bien une sensation qu'elle détestait. Le contact physique ne la gênait pas plus que cela, au contraire... C'était le fait de se sentir impuissante, soumise à la volonté d'un autre qui pouvait la manipuler contre son gré qui l'avait mise hors d'elle. Bien campée sur ses jambes, ses petits poings sur ses hanches, elle toisait Balian d'un air bougon. Elle n'était clairement pas du genre à se laisser faire.

- Écoute, je me doute que tu fais ça pour mon bien... Mais actuellement, je suis probablement une des personnes les plus surveillées médicalement de la galaxie. L'Ordre m'impose deux examens physiques complets par semaine, et j'ai l'impression la moitié du temps d'être un putain de rat de laboratoire. Je... J'ai pas envie que tu t'y mettes aussi. Pas si je ne te le demande pas.

Elle s'ébroua, secouant la tête pour s'éclaircir les idées, libérant par la même occasion quelques mèches de cheveux de sa queue de cheval déjà bien mise à mal par l'entrainement. Elle allait bien, il n'y avait pas de problème. Son sens de l'équilibre était revenu, tout comme la fixité de son regard. Le fait de lire tant d’inquiétude dans le regard de son interlocuteur l’exaspérait beaucoup. Cally était une vieille dame, elle n'aimait pas qu'on la couve comme une enfant. Qu'on lui fasse comprendre qu'elle était redevenue une enfant... Sa patience et sa contenance revenant peu à peu, elle ferma les yeux en soupirant longuement, avant de reprendre sur un ton fatiguée:

- Balian, arrête de t'inquiéter tout le temps. Des coups sur la caboche, c'est ni le premier, ni le dernier que je me prends. Si j'ai quelque chose de grave, mes prochains examens le trouveront.

Elle se frotta un instant sa joue douloureuse. Elle allait probablement avoir un sacré bleu. Bon, elle n'avait qu'à la prendre comme une médaille honorifique, comme le symbole de ses efforts à retrouver sa forme d'antan. Puis elle se laissa tomber sur le sol, et s'assit en tailleur. Il lui fallait mettre quelque chose au clair avec le Miralian.

- Assieds-toi, je te prie, fit-elle d'un ton autoritaire en tapotant le sol à côté d'elle.

Ses petits yeux avaient retrouvé leur calme, et elle fixait posément son interlocuteur.


- Je ne sais pas si c'est un comportement que tu as envers tous tes patients, mais ton attitude protectrice va me poser un problème à court terme. Je sais que c'est facile à oublier, mais j'ai cent-trente-sept ans, Balian. Et crois-moi, quand on est vieux, on supporte difficilement que quelqu'un s'occupe de nous et tente de décider ou de faire quelque chose à notre place.

D'habitude, arrivé à cet état signifiait qu'on approchait de la fin, et que l'on perdait en indépendance. Étrangement, Cally subissait ça parce qu'elle avait recommencé le cycle de la vie...

- Alors si tu ne souhaites pas que je t'arrache les yeux de dépit, il va falloir lever le pied sur tes instincts paternalistes. Je vais sûrement me blesser dans le futur, et faire des conneries, mais c'est comme ça qu'on apprend. Ne me prive pas de cet apprentissage, j'en ai un besoin crucial dans cette nouvelle enveloppe. J'ai besoin de toi en tant qu'ami, Balian. Pas en tant que nounou.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeJeu 9 Mai 2019 - 12:49

Je ne m’étais pas attendu à une telle réaction de Cally. Elle me repoussait littéralement, me reprochant d’être trop prévenant et trop inquiet à son encontre. Ma première réaction fut de reculer, déconcerté. Selon moi, je ne méritais pas ces reproches…Avait-elle seulement idée de ce que je pouvais ressentir en tant que médecin…cette peur permanente de passer à côté d’un diagnostic…cette crainte incessante de perdre des patients. Jamais on ne s’y faisait.

Il y a quelques années encore, jamais je n’aurais eu de tels égards pour un patient, même une enfant. Comment pouvait-elle me réprimander sur ces efforts que j’avais dû faire pour prendre conscience que je devais apporter davantage à ceux que je soignais. Ne pas les considérer comme des expériences, mais bel et bien comme des êtres vivants…

Figé sur place, les yeux dans le vague, la bouche entrouverte, des images ressurgirent dans mon esprit…



* *
*

Centre Médical Coruscant
Service de Diagnostic
21.565



- Sérieusement Balian, tu devrais vraiment t’ouvrir un peu…les patients se plaignent. Tu es désagréable avec eux. Tu as une pancarte avec écrit « défense d’entrer » sur le front. Tu es médecin, ton devoir est de les écouter…

Je fis un geste d’agacement :

- Notre devoir est de les soigner, s’ils veulent une épaule sur laquelle pleurer, ils n’ont qu’à aller à l’étage psychiatrie !

Mon collègue: Paul Culber, oncologue, haussa les épaules et rétorqua :

- Peut-être qu’en faisant semblant d’être avenant, tu finiras par le devenir…

Nous fûmes interrompus par un couple de Twi-Lek dont nous traitions l’enfant. Un cas difficile, sur lequel nous planchions depuis deux jours, l’enfant présentant de symptômes qui n’avaient rien à voir ensembles. Les parents semblaient particulièrement remontés :

- Ha ! Docteur Culber ! Cela fait des heures qu’on attend qu’un spécialiste nous en dise plus sur la biopsie cardiaque que vous avez prélevée de notre fils…

Ils me regardèrent, et interrogèrent Culber du regard. Ce dernier me désigna :

- Justement, voici le cardiologue qui travaille également au service de diagnostic.

Les Twi-Lek ouvrirent de grands yeux :

- Ha ? Mais nous ne vous avons encore jamais vu au chevet de notre fils. Comment pouvez-vous le soigner si vous n’allez pas le voir ?

Je soupirais…les rencontres avec les familles et les patients étaient toujours un calvaire pour moi. Sur un ton des plus condescendant je répondis :

- C’est facile j’en n’ai rien à foutre de lui. En revanche l’endocardite qui grignote son cœur petit à petit, ça c’est intéressant !

Me tournant vers un Culber éberlué devant mon attitude, je repris à son encontre :

- Tu comprends pourquoi je ne vais pas voir les familles et le moins possible les patients…s’ils ne savent pas la tête que tu as, ils ne peuvent pas venir te faire des reproches et t’enquiquiner sur ton travail.

Et je tournais les talons, laissant mes interlocuteurs sous le choc.


* *
*


Il m’avait fallut du temps pour comprendre l’importance de l’empathie, et la développer…j’y étais parvenu, pour mes patients du moins. Cally se rendait-elle compte du travail sur moi-même que j’avais dû accomplir…On ne devenait pas altruiste en claquant des doigts. Je soupirais…Cally n’avait peut-être pas conscience des risques qu’on encourait suite à une commotion cérébrale. Un simple KO pouvait tuer…Néanmoins, au fur et à mesure qu’elle parlait, et exprimait ses ressentis, malgré son ton grincheux, je comprenais ce qu’elle voulait dire. Elle avait déjà subi une batterie d’examens, et une armée de toubibs s’occupaient déjà d’elle.

Mes yeux sombres fixaient la maître Jedi qui me faisait face de sa petite stature d’enfant. Une apparence qui n’arrangeait rien à mes yeux. Je devais intégrer que sous cette apparence elle était une vieille femme de cent-trente-sept ans. Mais qu’on se mette à ma place bordel ! En cet instant, Cally n’était plus la petite fille de dix ans qui recherchait les câlins, en quête de réconfort. C’était étrange pour moi de la voir me parler avec autant de sévérité. La logique voudrait que moi, dans la force de l’âge, je la réprimande pour oser lever la voix sur un adulte, et la renvoie dans sa chambre comme l’enfant qu’elle était ! Mais les rôles étaient inversés ! C’était elle le maître Jedi plus que centenaire, et moi le jeune homme qui se faisait gronder comme un gosse.

Avec une certaine moue, j’avais obéi à Cally lorsqu’elle me commanda de m’assoir à ses côtés. Elle avait emprunté un ton des plus autoritaire, ne laissant guère de place à la moindre réplique. Dans une posture assez nonchalante – mon bras reposant sur mon genou artificiel relevé, et mon autre jambe repliée vers moi – j’écoutais les remontrances de Cally. Elle voulait mettre les choses au clair si on voulait que notre « relation » se passe au mieux. Elle m’expliqua qu’une personne âgée n’aimait pas être trop encadrée, car c’était signe de la perte de son autonomie, et le début de la période grabataire. Chose que je pouvais parfaitement comprendre.

J’avais eu le temps de me calmer, et la voix s’exciter comme ca en vociférant contre moi avait quelque chose de mignon finalement…J’esquissais un faible sourire avant de me décider à prendre la parole d’une neutre :

- J’entends bien ce que tu veux dire…et je le comprends. Je te promets de faire des efforts. Tu te demandes si je suis ainsi avec tous mes patients. Dans le fond…oui. J’admets qu’avec toi je suis peut-être plus… « paternel » …comme tu dis. J’ai surement du mal à doser mon empressement à soulager ceux qui souffrent…compte tenu du fait que je n’ai pas toujours été ainsi. A dire vrai…je n’avais cure de mes patients avant…ce qui m’intéressais c’était les diagnostics. Quand je suis tombé au plus bas de ma vie, on m’a tellement soutenu et aidé, que maintenant je me dois de rendre.

Je marquais une courte pause…Ce qui m’avait fait changer…c’était surement ma reconnexion avec mes origines, les traditions de mon peuple, le soutien de mon propre père. Et le psychiatre qui m’avait suivi…et montré la voie. J’avais compris que je faisais fausse route sur mon parcours de médecin. Je ne devais pas être le meilleur pour le prestige…je devais être le meilleur pour sauver.

- J’ai…du mal à faire confiance dans les diagnostics de mes collègues. J’ai vu tellement d’erreurs médicales…et c’est normal, nous autres, médecins, ne sommes pas infaillibles. J’oublie sans cesse que…tu as d’autres médecins qui veillent sur toi. Et puis je ne t'ai pas connue avant ta transformation. Difficile pour moi de me détacher de cette apparence.

Les derniers mots de Cally sonnaient dans ma tête… je n’en revenais pas, pendant si longtemps on m’avait reproché d’être froid et distant, et là Cally me menaçait presque de m’arracher les yeux si je ne maîtrisais pas mo instinct qui voulait la protéger à tout prix. C’était risible ! A tel point que je pu m’empêcher de rire. Il me fallut un petit moment pour me reprendre et expliquer :

- Hahaha ! Excuse-moi…mais si tu savais combien de fois on m’a rabâché que j’étais un être dénué de toute empathie et voilà qu’à présent…Bon sang si mes collègues pouvaient voir cela.

Je tâchais de recouvrer mon sérieux…C’est que Cally n’était pas à prendre avec des pincettes, un vrai caractère de cochon ! Finalement on se ressemblait beaucoup.


Dernière édition par Balian Atraïde le Jeu 23 Mai 2019 - 13:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeMar 14 Mai 2019 - 17:36





Cela lui faisait du bien de faire la leçon à quelqu'un. Cela lui rappelait qui elle était vraiment, que c'était à elle de commander, que c'était elle qu'on devait écouter... Non pas qu'elle soit mégalomane, mais on l'avait beaucoup trop traitée comme une enfant ces derniers temps. Elle, qui était pourtant dans le fond une vieille acariâtre centenaire ! A présent qu'elle reprenait doucement ses marques dans un univers qui lui paraissait différent, ses mauvais traits de caractère commençaient doucement à revenir. Ce qui était plutôt un bon indicateur concernant son rétablissement. Bien sûr, sa nouvelle apparence la forcerait surement à arrondir un peu les angles de son caractère de cochon... Seul l'avenir le dirait.

Assise en tailleur, le dos bien droit, elle se retint de demander à Balian de s'asseoir correctement. Ce n'était pas son élève, il ne fallait pas pousser le bouchon non plus ! Même si elle n'aimait pas trop ce petit sourire en coin. Se moquait-il d'elle ? Et ce rire ! Cally fit une moue boudeuse, les joues gonflées sous la contrariété. Elle n'aimait pas qu'on se paie de sa tête... Mais l'expérience récente prouvait que ce n'était probablement pas une bonne idée de se jeter à sa gorge. Elle préférait lui laisser le bénéfice du doute. Mais seul Balian aurait droit à ce traitement de faveur. Notamment parce que la prochaine fois, elle s'arrangerait pour avoir une arme.

Elle écouta le Miralian lui expliquer qu'il n'avait pas toujours été comme ça. Lui, antipathique ? Voilà qui était difficile à croire ! Elle se demanda s'il n'en rajoutait pas un peu. Pour le spectacle, pour la séduire. Cependant, il avait réellement paru troublé par sa réaction. Une petite part d'elle-même se sentait un peu honteuse de l'avoir repoussé de la sorte... Mais elle n'en démordrait cependant pas. Elle voulait se sentir de nouveau adulte, de nouveau indépendante. Avoir un médecin qui lui sautait dessus au moindre bleu n'aidait pas vraiment.


- Toi, ne pas te soucier de tes patients ? Sans empathie ? Dis toi que c'est aussi difficile à croire que moi en Jedi centenaire ! On ne s'est vu que quelques fois, et pourtant j'ai l'impression que tu n'as pas cessé de me couver.

Il n'y avait aucun reproche dans sa voix, juste un ton vaguement amusé, comme s'il s'agissait d'une plaisanterie privée qu'eux seul comprendraient.

- Je n'ai rien contre le fait que tu t'occupes de moi quand on est à l'infirmerie. Bien au contraire, je préfère que ce soit toi. Mais j'ai besoin d'un peu de répit, en dehors. Tu comprends ? Sinon je vais finir par croire que tu es vraiment mon père.

C'était plutôt facile pour elle, elle n'avait jamais connu le sien. Elle avait bien eu son maitre, et ses différents compagnons de voyage au sein de l'Explocorp, mais ce n'était probablement pas la même sensation. Pas quelque chose de mieux, ou même de moins bien. Simplement quelque chose de différent. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait réagi si violemment ? On ne l'avait jamais couvée. Elle n'y était pas du tout habituée. Son maitre avait toujours été là sur sa demande, mais l'avait laissée libre de faire ses propres expériences et ses propres échecs. Méthode d'apprentissage de la vie qu'elle avait chéri, et reproduit sur ses propres padawans plus tard.

Comprenant que l'entrainement était fini, elle se passa une main dans les cheveux, défaisant totalement sa queue de cheval mise à rude épreuve. Sa crinière noire se déploya à nouveau dans tout son désordre, cascadant sur ses épaules en une masse informe, masquant en partie l'hématome qu'on devinait doucement fleurir sur sa joue blessée. La bouche fermée, elle continuait à faire jouer sa mâchoire de temps à autre, afin d'estomper la douleur. Le plus rageant dans cette affaire, c'est que malgré ses coups, Balian ne semblait pas souffrir. Alors qu'une seule frappe avait suffit elle à la mettre au tapis...


- D'accord, peut-être que j'ai réagi un peu brutalement, concéda-t-elle de mauvaise grâce. Mais ce n'est pas facile, je sais plus ce que je dois faire dans ce genre de situation. Est-ce que je dois me laisser faire comme une enfant, parce que j'y ressemble ? M'affirmer comme une adulte ? Cette apparence me désoriente, et désoriente les autres aussi.

Ce n'était pas d'un docteur dont elle avait besoin, mais d'un psy visiblement.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Mai 2019 - 17:17

Comme je pouvais m’y attendre, Cally doutait presque que je puisse être antipathique. Pourtant ce n’était que la vérité. Quand elle s’exprima pour me dire que c’était dur à croire, presque qu’autant que de la voir comme la véritable Cally Venta, Maître Jedi de 137 ans, je ne pus m’empêcher de sourire, révélant mes dents blanches qui tranchaient avec le vert de ma peau :

- Dur à croire …tout autant que je suis un ancien toxicomane…fis-je doucement.

Je repris mon sérieux alors qu’elle m’expliquait qu’à force de la couver elle allait finir par croire que j’allais endosser le rôle de « père » pour elle. J’écarquillais les yeux, loin de moi l’envie de remplacer son propre père…quoique j’ignorais si elle l’avait connu…Tout le monde n’avais pas eu la chance que j’avais eu d’avoir été élevé par mon père. Ce dernier m’avait raconté le jour où ils avaient fait le test pour déterminer une possible sensibilité à la Force…j’étais trop limite pour devenir un Jedi, je n’avais pas été emmené. Avec une pointe de facétie, je lui répondis alors :

- Tu ne me ressemble pas assez pour qu’on te prenne pour ma fille…

Cette petite blague mise à part je voyais nettement où voulait en venir Cally. J’étais trop prévenant envers elle, et sans le vouloir je la surprotégeais. Mais qu’y pouvais-je ? J’étais plutôt flatté qu’elle préfère que ce soit moi et pas un autre qui s’occupe d’elle, elle me faisait donc confiance malgré les révélations que j’avais pu lui faire précédemment. Mais cette mise au point avait la particularité de me mettre devant le fait accompli. Qui était-elle pour que je sois sans cesse inquiet pour elle ? Elle était une patiente certes, mais quelque chose de fort s’était noué entre elle et moi. Et je n’y pouvais rien. C’était quelque chose que je découvrais, avoir envie de protéger et d’aider quelqu’un, sans aucun arrière pensé.

Cally était quelqu’un de robuste, tant physiquement que psychologiquement, je n’avais pas à m’en faire, néanmoins, même si j’acceptais de lâcher du leste pour lui faire plaisir et lui permettre de « respirer », je continuerai de veiller sur elle…d’un peu plus loin. Ce n’était pas moi qui pourrais la contredire. Elle était la plus âgée et la plus sage de nous deux. Et cependant, compte tenu de sa réaction et la suite de ses propos, il semblerait qu’elle soit quelque peu perdue quant à sa manière d’agir et de se comporter compte tenu de sa situation.

La psychologie ce n’était pas tellement mon fort, et pourtant j’allais devoir trouver quoi répondre à Cally. Je réfléchissais, tout en observant la Jedi. Que diraient mon propre psychiatre, le Docteur Lorka…ou mon père face à une telle situation ? Le coude toujours sur mon genou, j’avais saisi la mèche de mes cheveux qui formait une tresse, et m’étais mis à jouer négligemment avec…pas très professionnel me direz-vous…mais nous n’étions plus dans la formalité avec Cally.

- Ton apparence n’est peut-être pas le fond du problème…Tu ne sais plus qui tu es en vérité… Pourquoi n’essayes-tu pas d’être…toi-même ?

Pas très original comme conseil, mais pourtant, c’était la vérité. Pourquoi Cally devrait-elle combattre qui elle était au fond d’elle-même ? Certes elle avait perdu son lien avec la Force, mais elle avait gagné jeunesse et vigueur…une seconde vie…une deuxième chance…Je repris avec douceur, cherchant à étayer mes mots précédents :

- Je ne sais pas ce que tu sais de mon peuple…de notre religion…de notre culture. Mais, si le chaman de mon clan était ici, il te dirait que rien n’arrive par hasard. Que tout ce que nous faisons, toutes les choses qui nous arrivent, bonnes ou mauvaises, font partie de notre destinée. Et que chacun nos choix nous conduit vers ce pourquoi nous sommes créés.

Bordel, voila que je me mettais à parler comme mon père…à savoir proférer des paroles aux sens cachés, avec des interprétations multiples…Ressaisis-toi Balian ! Je continuais mon raisonnement :

- Sais-tu as quoi servent ces tatouages qu’affichent ceux de ma race ? Nous les utilisons pour montrer à tous que nous avons surmonté des épreuves. C’est pour cela que nous les disposons sur notre corps de façon ostentatoire, ainsi, ils représentent ce que nous avons réussi à surmonter. C’est une façon de ne jamais oublier ce que nous avons accompli.

Vas-y accouche Balian…c’est trop long…

Je soupirais

- Ce que j’essaye de te dire…assez difficilement je te l’accorde…mais je ne suis pas aussi …compétent que notre chaman…c’est que… quoi que tu aies fait, ou ce que tu feras, tes actes ne sont pas anodins. Ils révèlent tes talents et tes faiblesses, et ainsi ta véritable personnalité et ta force de caractère… et ce peu importe ton apparence.

C’était terrible, moi cartésien, médecin, scientifique, j’étais en train de philosopher avec un Maître Jedi, qui peut-être, allait trouver totalement ridicule les « délires » de la religion Mirialane. Nous étions une culture très spirituelle…reposant sur la simplicité d’une vie nomade, sans attache. Car c’était la seule façon d’attendre le détachement nécessaire à la quête de l’harmonie sur notre monde.

J’avais rejeté ces coutumes Mirialanes, et cette culture trop humble et philosophique à mon gout…et pourtant, c’était ces traditions qui m’avaient permis de me recentrer sur moi-même et comprendre qui j’étais au fond de moi. Par de longues séances de méditations et d’introspections, j’étais parvenu à comprendre ce que devait être mon rôle dans cette Galaxie. Du moins je l’espérais.

- « Sugmyeong » … « ton destin est entre tes mains » fis-je dans un souffle, n'hésitant pas à utiliser ma langue maternelle...chose que nous ne faisions, en principe jamais, par respect pour les non-Mirialans qui ne connaissaient pas nos dialectes.

En repoussant les limites de la mort, Cally avait eut droit à une seconde vie…Or le peuple de Mirial croyaient que les âmes de nos anciens renaissent chez les générations futures, un peu comme une réincarnation. Dans ce genre de situation, l’apparence comptait peu…c’était bien l’âme le plus important…Si Cally voulait qu’on la traite comme un Maître Jedi, elle allait devoir agir comme tel.
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir | Balian   Un temps pour guérir | Balian - Page 2 Icon_minitimeDim 2 Juin 2019 - 10:07





Il était étrange d'entendre un discours si philosophique, de la part d'un homme de science comme le docteur Atraïde. Mais il avait raison, les Miralians formaient un peuple très spirituels, Cally en avait côtoyé suffisamment au cours de sa vie pour le savoir. Même Balian ne semblait pas échapper à cette règle, quand bien même il semblait bien éloigné de son cocon familial avec sa place dans l'armée. Mais son raisonnement n'aidait pas vraiment la jeune fille. Elle s'était repassé ces mots de dizaines de fois, alors qu'elle fixait le plafond, allongée dans son lit d’hôpital. Qu'on lui offrait une nouvelle chance, une nouvelle vie, quand bien même privée de la Force. Qu'elle n'avait qu'à être elle-même...

C'était facile à Balian de lui dire de faire ce qu'elle voulait, mais lui ressemblait à ce qu'il était, et on le considérait en tant que tel. Quand bien même son parcours avait pu être tortueux avant d'en arrivé là, il suivait une certaine logique, une évolution progressive. Alors que Cally finissait dans cet état après une monstrueuse erreur de parcours, un aberration qui n'avait pas lieu d'être. Pouvait-elle réellement être elle-même dans ce genre de cas ? Alors que son corps n'était plus aligné avec son esprit, et que son esprit subissait les pressions de son corps ?


- Mouais, finit-elle par répondre en grognant, ça il faudrait le dire aussi aux autres...

Car depuis sa transformation, on lui avait dit quoi faire. On l'avait privée de sortie, comme une gosse mal élevée. On l'avait astreinte à des batteries de tests médicaux qu'elle n'avait jamais souhaité. On l'avait vu comme une gamine, et traitée comme tel. Les civils ne comprenaient pas qu'elle puisse être une maitre Jedi, et les Jedi évitaient tout simplement le sujet, mal à l'aise de la voir privée de la Force. Elle détestait leur regard de pitié, comme s'il regardait une handicapée.

Cally se leva brutalement, et commença à faire les cent pas sur les tapis de sol, songeuse.

C'était le regard des autres qui lui pesait. Il lui fallait être à la hauteur, montrer que malgré sa transformation, elle était toujours une maitre Jedi. Qu'elle n'avait pas changé... Alors même qu'elle savait que c'était faux. Son corps le lui criait. Pourquoi persistait-elle à l'affirmer alors ? Elle devait encore avoir peur. Peur qu'elle ne perde plus que tout ce qu'elle avait déjà perdu.

Cette pensée la frappa, et elle s'immobilisa sur place.

Elle avait déjà agit par peur, et c'est ainsi qu'elle avait finit coupée de la Force. Allait-elle commettre la même erreur à nouveau, alors qu'elle payait encore les conséquences d'un acte similaire ? La peur était mauvaise conseillère. Elle menait au côté obscur. Elle ne pouvait plus se permettre de la suivre. Balian avait peut-être raison, c'était sans doute le destin, que rien n'arrivait pas hasard...

Elle devait cesser de se débattre, et accepter ce qu'elle était devenue.

Ne plus se soucier du regard des autres, mais les laisser juger par eux-mêmes, en toute connaissance de cause.

Après tout, elle était suffisamment vieille pour se moquer de ce qu'en pensait d'elle. Et si son comportement ne leur plaisait pas, ils n'avaient qu'à aller se faire mettre.

Même si son regard était loin d'être détendu, c'est avec une attitude un peu plus sereine qu'elle se tourna vers le docteur. Elle se jeta à son cou, ce qui était beaucoup plus facile pour elle vu qu'il était toujours assis, et le serra fort dans ses bras, le menton sur son épaule.


- Merci Balian, lui murmura-t-elle à l'oreille.

Elle le lâcha très vite, puis soupira en passant une main dans ses cheveux en bataille.


- J'ai besoin de méditer un peu sur la question, je crois que tu as mis le doigt sur quelque chose... Si ça ne te dérange pas, on se retrouve ce soir pour mes tests à l'infirmerie.

Après s'être assurée qu'il retrouverait son chemin, elle le laissa seul. Il était grand, il trouverait bien à quoi occupé cette fin d'après-midi dans un temple Jedi qui regorgeait d'activités. Et Cally, de son côté, avait beaucoup à penser, et elle ne tenait pas à laisser ces idées filer avant de les avoir analyser !


HRP: fin de RP pour Cally ^^
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