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 Piqûre de rappel...[ft. Luke]

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Luke Kayan
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Luke Kayan


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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Mar 2019 - 10:19

Un élancement brutal et sans concession parcourut les muscles de l'espion en herbe, lesquels tressaillirent à l'Appel silencieux. Balian avait besoin d'aide, mais Luke s'y refusa. Ce n'était pas dans l'immédiat qu'il pourrait faire quelque chose pour lui. Du peu qu'il entendait, le docteur ne risquait pas sa vie actuellement, sans quoi il y aurait déjà eu tentative d’exécution. Ce faux ami apparut à l'hôpital attendait quelque chose de lui, or, aux vues des ultimes confidences le Hapien songea à de la drogue, des médicaments voire les deux. Incapable de suivre la totalité de l'échange, le Chevalier renonça à rester, préférant se retirer un peu avant le dénouement. Qu'on le découvre collé au mur ne servirait pas les intérêts du Mirialian, dont l'unique allié du moment devait demeurer inconnu autant que possible, des tyrans. Contredire son instinct, lui-même alimenté par une éducation prônant l'aide, la défense des plus faibles fut difficile, ceci dit, avoir collaboré avec la police rendait Luke davantage conscient encore que certaines affaires se réglaient sur le long terme. Il fallait accepter certains sacrifices. Laisser le poison couler dans les veines, faire hurler sa victime, le temps de trouver un remède au lieu de l'abreuver avec des calmants qui soulageraient les symptômes tout en renforçant le produit malin.

À contrecœurs donc, le Hapien fit demi-tour, bien au courant que tirer Balian des griffes de son agresseur ne ferait que retarder l'échéance. Il retourna à l'hôpital où il demanda d'un air détaché à la commère de réceptionniste qui avait si aimablement parlé avec le Mirialan. Dotée d'une grande mémoire quoiqu'elle en dise, sous des faux airs timides, la femme lui donna une description plutôt complète du Nikto. Son regard acéré de curieuse invétéré avait, à l'instar du rival du docteur, parfaitement enregistré l'échange somme toute banal. Mais ces gens-là étaient ainsi, des espions 24h/24, dont l'instinct presque maladif ne se reposait jamais. Un bonheur pour Luke et ses yeux qui pointaient au chômage depuis de nombreuses années déjà.

Quelques heures plus tard, non sans avoir appelé sous couvert d'anonymat le centre médical afin de se rendre compte si Balian était bien rentré, Luke retournait à ses occupations de Jedi. Pendant la semaine, il n'eut guère le temps de s'inquiéter pour le docteur, bien qu'une pensée pour lui divague toujours, plus ou moins forte, dans son esprit. Comment se retirer de la tête cette nouvelle altercation, à peine quelques jours plus tard la première qui leurs avaient permis de se rencontrer? Décidé à prendre son mal en patience, le Chevalier attendit que leur rencontre se concrétise pour éclaircir la situation. Cette dernière réclamait autre chose qu'une demande expresse d'aveux via comlink ou lors d'un rendez-vous précipité. De plus, le blond ignorait si Balian l'avait repéré, il préférait donc prudemment tâter le terrain pour voir les dispositions d'un médecin qui -même s'il en doutait- lui confesserait peut-être tout de go.

- Bonjour. Comment allez-vous?

Demanda courtoisement Luke, encore plus innocent que son visage ne le laissait paraître. Bien vite, le duo se mit au travail, discutant d'analyses, de la Force et d'Éthique. Cette matière diffuse dont le jeune homme aimait saupoudrer ses "classes" était parfaite pour entamer une approche. Ses rapides recherches concernant le Nikto décrit par la réceptionniste n'avaient rien donné, évidemment, un physique aussi bien décrit fut-il, ne suffisait guère. Le dossier de Balian non plus n'avait pas vraiment été utile puisqu'il contenait trop peu de noms. Que ce soit à cause du secret défense qui l'avait remanié ou un manque d'informations général, également subi par l'armée, le Chevalier s'était senti légèrement frustré de ne pouvoir établir aucun lien avec ce passé dont il était intimement convaincu du rôle. À quel degré? Il l'ignorait tout en acceptant de mettre sa main à couper que les ennuis de Balian s'enracinaient dans son passé de drogué. Et pas seulement en tant que petit consommateur. Il lui semblait impossible que seuls des anciens dealers ressentis en veuillent à l'homme. Il suffisait de penser à la crainte émanant de sa voix lorsque le Jedi avait proposé d'en référer aux autorités, pourtant sensément au courant... Un autre passé se cachait derrière le dossier déjà houleux du trentenaire. Restait à savoir si ce dernier était complice ou victime bien que le Chevalier penche pour la seconde option, et nettement, sans que l'amitié qui se nouait entre eux n'y soit pour quelque chose. L'attitude passée de Balian, ses propos, ce qu'il ressentait via la Force contribuaient à convaincre que son "apprenti" par intermittence avait des problèmes qui le poursuivaient sans qu'ils ne les cherchât ou les alimentent.

L'éthique, donc. Sous son couvert, le jeune homme essaya d'aborder le sujet.

- La Force est puissante de nature, mais pas que. Une partie de son pouvoir réside en sa capacité d'unir les esprits, les âmes des Jedis voire d'autres personnes, des Sensibles s'ignorant par exemple, sans qu'ils ne le veuillent. C'est parfois pénible de manquer à ce point d'intimité émotionnelle, mais c'est également une formidable aide, toujours à disposition qui nous ait proposée. Au lieu de subir passivement un problème en attendant qu'il passe ou qu'un autre le découvre, remonte la piste de notre mal-être qui court dans nos veines, s'étend et les empoisonnes, nous décidons souvent de nous en ouvrir aux autres.

Certes, il y avait problèmes et problèmes. Jamais ou presque un Jedi ne parlerait à ses confrères de questionnements sentimentaux. Il utiliserait plutôt une énergie formidable pour tenter de l'occulter aussi longtemps que possible. Ce type de sujets commençait tout juste à être murmuré au détour des conversations à cause -ou grâce?- au modernisme qui secouait le Temple malgré lui enveloppé dans cette vague d'avancée contemporaine.

En revanche, depuis la nuit des temps, les Jedis communiquaient en ce qui concernaient leurs missions, un souci personnel qui s’immisçait au sein de l'un d'elles afin d'éviter l'infection qui suivait la blessure. L'attachement longtemps interdit -aujourd'hui encore déconseillé- renforçait cette prévention contre le hameçonnage de la part de délinquants. Moins de proches signifiait moins de chantage émotionnel. Et si cela arrivait -surtout au niveau de la réputation, de la carrière-, parler à un autre Jedi bien que ce soit difficile achevait de défaire l'influence du malandrin. Ce que Jason aurait tenté avec lui, si le Hapien ne l'avait pas devancé en le dénonçant de prime abord, quitte à mettre sa propre vie ou son statut de Chevalier en jeu. Balian saisirait-il que marcher dans le chantage ne fonctionnerait pas? Il ne se déferait jamais de ses ennemis ainsi, quoiqu'il en dise. Ceux-ci, trop contents de le tenir le presseraient comme un citron jusqu'à en retirer tout le jus avant de le jeter. S'il était bien victime d'intimidation de ce genre, il devait saisir de parler était l'unique posisbilité de s'en sortir, quelques soient les enjeux.

- Je sens que quelque chose ne va pas.

Ajouta finalement Luke comme pour empêcher que le médecin perde de précieuses minutes à essayer de lui mentir.

- C'est un inconvénient d'apprendre à maîtriser la Force. Vous vous unissez, elle se déverse dans votre corps avec plus de fluidité, mais votre esprit se déverse en elle, et elle transporte vos émotions, les trahissant sans compassion.


À moins de dominer l'art difficile d'occulter ses sentiments à travers la Force, un Jedi possédait relativement peu d'intimité sentimentale. Les autres essayaient de ne pas franchir la barrière de l'éthique en refrénant leur aura mais dans le cas de Balian, c'étaient des flots de détresse qui dégoulinaient de toutes parts, imbibant l'esprit de Luke.

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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeMar 5 Mar 2019 - 15:40

J’accueillis Luke comme à mon habitude, toujours avec déférence, sans pour autant en faire de trop. A sa question de savoir comment je me je me portais, je lui répondis poliment, non sans une pointe de stress dans ma voix :

- Je vais bien, je vous remercie, et vous-même ?

Je ne devais pas laisser paraître quoique ce soit, aussi pris-je sur moi de fermer mon visage à toute forme d’émotion visible. Après les mondanités d’usage, nous reprîmes où nous nous étions arrêtés un peu brutalement la dernière fois. Je pris le soin de lui annoncer que le 2ème Classe D. Hicks avait été opéré avec succès, l’imagerie médicale avait en effet révélé une ancienne blessure qu’il fallait traiter afin d’enrayer les risques potentiels futurs. Il était en convalescence, pour sa plus grande joie d’échapper aux foudres du sergent-instructeur pour quelques temps.

J’essayais de me concentrer sur les propos de Luke. Nous devisâmes notamment sur l’utilisation de la Force, les analyses qui en découlaient, et notamment l’application d’une certaine éthique. Au fur et à mesure que je l’écoutais disserter sur le manque d’intimité émotionnel des êtres sensibles, je réalisais où il voulait en venir. Bien que je n’eusse rien dit, et que je ne lui avais rien demandé…il avait sentit mon désarroi à travers la Force qui s’écoulait doucement mais surement de moi. Bon sang ! J’aurai dû y penser. En apprenant à manipuler la capacité que ma petite sensibilité me permettait, j’avais ouvert les vannes du barrage qui retenait les eaux calmes qui stagnaient en moi. Je devenais ainsi un véritable livre ouvert pour tout manipulateur de la Force.

Je n’avais pas la moindre idée du moyen de stopper ce flux d’information émotionnel qui s’échappait de moi. D’autant plus que c’était trop tard…Luke savait. Ses derniers mots confirmaient mes craintes. Il sentait la désolation de mon esprit et je ne pouvais le lui cacher !

Je poussais un petit soupire, et m’affala au plus profond de mon fauteuil. J’étais trop las pour essayer de résister, et trouver une pirouette était impossible. Dans un geste lent, je vins frotter mes yeux, l’un avec le pouce, l’autre avec l’index, mon geste se poursuivis en ramenant mes doigts jusqu’à la voute de mon nez, et masser légèrement mes sinus ethmoïdaux. Je réfléchissais, comment aborder la chose…Je ne voulais pas mentir à Luke, mais ce dernier comprendrait-il mes motivations ? Je connaissais la réputation des Jedis concernant les relations, les émotions, et l’attachement.

La menace avait porté sur mon propre père, il était tout ce qui me rattachait encore à ma planète avec mon clan. Sans lui, je ne sais pas si je pourrais garder le contact avec Mirial. Qui plus est en tant que son fils j’étais son héritier…mais j’avais quitté mon monde depuis fort longtemps, et il n’était pas question que j’y revienne pour devenir le nouveau Sayyid du clan, je n’étais de toute façon même sûr de mériter un tel honneur. C’était des questions qu’il faudrait bien qu’un jour je prenne le temps de mettre à plat avec mon père…mais je n’étais pas prêt pour cela. Le Nikto avait aussi émis une menace quant à ma carrière, et cela également était une autre crainte. Si on me retirait la médecine…que me restait-il ?

Levant les yeux vers Luke, je scrutais son visage, ses yeux qui me fixaient sans vraiment le faire…Je soupirais de nouveau, et je me décidais à tout lui raconter. L’altercation avec le Nikto, qui se nommait Har'k Honnen – quoique j’ignore s’il s’agit là de son vrai nom – ainsi que la requête qu’il a exigée de moi, sans oublier les menaces qu’il a proféré sur mon père, et ma carrière.

Puis je me levais, et alla jusqu’au tiroir qui contenait les flacons subtilisés. Je le déverrouillais, et sorti les cinq flacons…le bruit sec du verre raisonna sur mon bureau. J’en pris un que je posai à coté de Luke.

- Sur votre droite… J’ai remplacé les bronchodilatateurs qu’ils m’ont demandé par du liquide physiologique…en d’autres termes je leur ai donné un placébo. Ce que vous tenez dans votre main est le véritable médicament. J’ai prélevé les étiquettes pour les placer sur les faux.

Je marquais un temps…puis repris :

- Il est vrai qu’avant j’étais moins scrupuleux, et je faisais n’importe quoi pour avoir ma dose. Quitte à faire des échanges avec eux. Mais maintenant il en est autrement...Je ne pouvais me résoudre à leur donner de vrais bronchodilatateurs. Ils ont dit que si je faisais cela, je n’entendrai plus parler d’eux…

Maintenant que je le disais à haute voix, ce que je venais de faire me paraissait plus que stupide ! Et quand ils s’apercevront que ce n’est pas des médicaments que je leur ai donnés ? Je me rassis…prenant ma tête dans ma main… j’étais à bout de nerf…ma main se crispait sur ma jambe, ces soucis réveillaient mes blessures, et les hallucinoses avaient repris… je posais mon coude sur mon bureau, tenant ma tête dans ma main…Qu’avais-je fait…Mon passé me poursuivrait donc jusqu’à ma mort ?
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeJeu 7 Mar 2019 - 3:34

Après un inévitable sursaut -léger- en réponse au bruit sec de flocons posés un peu brutalement sur le bureau, Luke fronça un sourcil, un air à la fois concentré et surpris peint sur le visage. S'il s'attendait à ce que le médecin finisse par parler- tel était son but en tout cas- il ne pensait pas que les aveux arriveraient si vite, déversés, vomis entre les lèvres du Mirialan à la manière d'un poison que le corps rejette. Pour tout encouragement, le Hapien offrit un silence d'or à son interlocuteur, un silence qui se prolongea bien après la confession. Le suspens ne dura guère toutefois puisque nulle colère ou même déception ne se lisait dans ses yeux clairs, très bavards à défaut d'être voyants.

- C'est courageux. Héroïque.- Le jeune homme ne pouvait que saluer l'intégrité extraordinaire de Balian dont il ne doutait curieusement pas des paroles.- Mais stupide. Suicidaire.

Le regard du Jedi avait beau ne pas s'ancrer avec exactitude dans celui de son interlocuteur, il était expressif au possible, et en cet instant primait la dureté, histoire que le fou renonce à son plan ingénu ou arrogant au possible. Après quelques secondes de maintien, ses prunelles retrouvèrent une attitude plus neutres tandis que leur propriétaire se levait pour rejoindre Balian, luttant pour ignorer les flacons dont il rêvait de s'emparer. Mettre la stratégie en place, attraper les malfaiteurs, enquêter, remonter la filière. Le cerveau de Luke bouillonnait déjà, mais sa relation avec Karm, l'influence de son maître -qu'il considèrerait toujours comme tel- ses confrères et le temps lui avaient enseigné que se lancer à l'aventure dans l'immédiat était souvent impossible. Que l'Humain faisait aussi partie de sa vocation, qu'en prendre compte répondait à la définition de la justice. Alors, il s'approcha du trentenaire, parcourut la chaise de ses paumes, tâtonna quelques fractions de secondes pour finir leur course sur les épaules de ce dernier, déchargeant dessus, le même poids qu'un papillon.

- Balian, vous n'êtes pas un délinquant, vous n'avez pas à vous cacher, personne ne doit vous punir sinon vous aider en tant que victime d'un chantage. Ce qu'ils attendent de vous, c'est le silence engendré par la peur, parce qu'eux aussi ont peur. Que vous compromettiez leur plan, que la justice s'en mêle. Vous qui aimez l'exactitude des sciences, en espérant qu'un chiffre puisse vous convaincre que vous avez fait le bon choix: 72 % des échecs de prises d'otages sont dues à l'obéissance parfaite, comprenant la remise de rançon, de la famille. Il arrive même que le chantage s'étende sur des mois, car une fois le premier versement accompli, pourquoi ne pas demander un second en posant des conditions similaires? La survie du proche contre la continuité du service. Soyez-en certain, ces bronchodilatateurs ne sont que la première commande d'une longue liste ou du moins, l'auraient été.

Un sourire qui se voulait encourageant se logea sur les lèvres du Jedi. Il ne se sentait pas aussi mal à l'aise qu'avec certaines personnes, premièrement parce que Balian n'était pas un civil à épargner plus que de raison. Deuxièmement car il supputait le scientifique semblable à lui sur certains points: les faits, tels qu'ils étaient, exposés dans un long monologue pourvu qu'il soit cohérent et crédible ne l'ennuyait pas. Au contraire, cela le rassurait. C'était ce qu'espérait Luke en tout cas.

- Écoutez, nous pourrions contacter la police, c'est un secteur spécialisé qui s'occupe de ce genre d'affaires, extrêmement discret, qui observe un protocole particulier comprenant la mise en sécurité des témoins et de leurs proches ainsi que de l'infiltration. Ces équipes disposent de profilers, de psychologues, négociateurs et autres agents sur-entraînés, sans oublier le matériel qui comprend donc des lieux sécurisés pour loger les victimes, des micros, bref le nécessaire. Je vous recommande vivement le recours à ce service, surtout celui de Coruscant qui jouit d'une réputation excellente.

En réalité, Luke possédait quelques connaissances dans ce domaine pour avoir collaboré avec ce dit service d'infiltration d'une part, pour avoir reçu une formation de diplomate d'autre part. De même, il avait quelques contacts, peu nombreux mais bons toujours grâce à son travail effectué avec la police de Coruscant. Toutefois, il estimait son parcours rempli de lacunes dont la spécificité. Il ne s'était jamais concentré comme ces agents spécialisés dans les prises d'otages ou le chantage, trompant la diplomatie avec la médecine, en passant allègrement dans les bras de la recherche, le tout nuancé d'une pincée d'infiltration. Et dire qu'il essayait de s'améliorer en combat aux côtés de Karm en plus. Vraiment, il n'osait imaginer le "temps perdu". Tout en étant conscient de ce problème, le Consulaire se préparait aussi à une réaction presque physiologique du traumatisé, si sceptique envers le système qu'il imaginait Balian être. Ce dernier, selon son historique mêlé à ses confidences avait toujours suivi son instinct, les circonstances, le fil de la vie ou n'importe quoi plutôt que de se livrer à la police. Acculé, l'homme risquait surtout de s'en référer au "connu", même s'il était moins doué.

- En outre, leur intervention vous mettrait hors de ce circuit, vous n'auriez plus jamais à voir ces gens.

Il ne le précisa pas certainement parce que son geste était sans équivoque: ses mains, si légères soient-elles reposaient encore sur les épaules du médecin. Ces propositions ne signifiaient pas un abandon, au contraire, Luke était décidé à accompagner le courageux hommes jusqu'au bout du processus.

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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeMer 13 Mar 2019 - 9:05

J’avais écouté ce que le Jedi avec attention…mais plus il parlait, plus je m’enfonçais dans un mutisme profond…la police…mais que pourrait-elle bien faire ? Il était trop tard pour moi depuis bien longtemps…depuis le début…depuis que j’avais mis un pied dans ce marasme pourris jusqu’à la moelle. D’autant plus que je n’avais pas confiance en ces agents…qui pouvait nous prouver qu’ils n’étaient pas infiltrés et qu’ils aient basculé ? Cela s’était dejà vu.

Ma main se crispa encore plus sur ma jambe…la douleur montait…au fur et à mesure que ma colère grandissait…Oh…je n’en voulais pas à Luke, il n’y était pour rien…c’était moi…moi et ma niaiserie…Comme l’avait dit Luke, c’était stupide et suicidaire ce que j’avais fait. Mais j’étais incapable de réfléchir…inapte à reconnaître le bien du mal en cet instant.

Selon Luke j’étais une victime…j’en doutais fortement…et c’est avec une pointe de sévérité que je lui répondis alors :

- Une victime ? C’est par facilité que j’ai sombré…Je suis devenu un toxicomane parce que c’était plus facile de prendre ces saletés que d’affronter la réalité en face…je suis victime de ma propre bêtise oui…rien de plus…

Je sentais les mains de Luke sur moi…Il voulait m’aider et je ne pouvais que l’en remercier, mais en cet instant c’était difficile de faire la part des choses. J’étais tiraillé de toute part, et le contact de Luke qui était pourtant chaleureux me dérangeait presque un peu…Je me levais…un peu brutalement il fallait le reconnaître…, faisant des allers-et venues, affichant clairement un état de stress intense…Je m’en rendis compte d’ailleurs, et repris plus calmement :

- Excusez-moi…je n’ai rien contre vous Luke, et je vous remercie de votre aide…mais…

Les pensées fusaient dans ma tête, le manque de sommeil et la douleur de ma jambe qui se réveillait, et en plus cet incident avec le Nikto. C’était trop pour moi. Il y avait quelques années, dans une situation pareille, j’aurai pris une dose de drogue pour me calmer et accuser le coup. Je m’obligeais à respirer posément, cherchant à recouvrer mon habituel sérénité extérieure – alors que je bouillonnais intérieurement.

Je demandais alors au chevalier Jedi :

- Vous pensez que l’on me considérera comme innocent ? L’armée ne fait pas dans la dentelle. Ils ne chercheront pas à savoir si j’étais une victime, ou autre. Si j’ai affaire au système judiciaire et à la police pour un nouveau problème de drogue, s’en sera fini de ma carrière. Je serai radié de l’ordre des médecins, et je ne pourrai plus exercer…

Je regardais mes mains…instruments de mon art, tout autant importants que mon intellect et mes connaissances en diagnostic. Je fermais les yeux…que me resterait-il alors ?

- Sans la médecine…je ne suis plus rien. Je n’ai plus que cela. J’ai déjà tout perdu une fois…je ne veux pas recommencer. Alors oui, quand ils m’ont menacé j’ai vu rouge…Mais je crains que vous n’ayez raison sur le fait qu’ils ne se contenteront pas que de ces bronchodilatateurs…Il y aura d’autres commandes…et ce sera un cercle infernal et sans fin…

Mes yeux se posèrent sur les flacons de médicaments qui reposaient sur mon bureau…je secouais la tête, mes poings se posèrent sur la surface plane aux coté des flacons :

- J’aurai mieux fait de repartir sur le front…au lieu de rester sur cette planète de malheur…Là-bas au moins il y avait un code d’honneur…on couvre nos arrières…on veillait les uns sur les autres…j’étais utile à quelque chose, j’avais en charge la vie des autres, j’étais dans mon élément…shooté à l’adrénaline, je n’avais pas le temps de me poser des questions, je devais me concentrer pour rester en vie et stabiliser les autres. Mais ici…ici tout n’est que mensonges, méfiance et malhonnêteté.

J’avais du mal à me contenir et ma colère se déversait tout autour de moi à grands flots, je respirais rapidement, et mes yeux ressemblaient à ceux d’un fou…J’étais en pleine crise de stress post-traumatique…incapable de me retenir…Et ma jambe me faisait un mal de chien.

- BORDEL !

M’exclamais-je tout d’un coup…frappant un grand coup sur le bureau, faisant décoller légèrement les flacons de médicament qui atterrirent sans encombre – fort heureusement – dans un petit bruit de verre.

Luke comprendrait-il que je n'avais rien contre lui? Il avait face à lui un autre pan de ma personnalité...le médecin qui n'était pas complètement remis de ses blessures tant physiques que psychologiques et qui faisait tout pour le cacher...Mais dans certaines situations, la raison cédait le pas et les émotions reprenaient leur droit...Ce n'était pas souvent que cela m'arrivais, j'avais toujours bien caché mon état à mes collègues...mais là cela faisait trop...trop d'un coup à digérer.
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeDim 17 Mar 2019 - 12:39

Un inévitable tressaillement suivit le son du verre brisé mais guère plus. Malgré une certaine inquiétude qui commençait à poindre, le Jedi s'attacha à répondre avec une désarmante tranquilité, prompt à agacer les esprits échauffés aussi bien qu'à aider les âmes essouflées par la douleur. C'était selon l'individu, et, conscient de ne finalement pas si bien connaître son interlocuteur, Luke se préparait à un nouvel éclat.

-Je ne juge pas votre passé. - Le Hapien ne chercherait même pas à rassurer Balian sur son statut de victime dès les prémisses de sa chute. Cette méthode tartinée de bons sentiments était loin d'être infaillible, de fait elle avait tendance à être contre-productive lui avait apprit l'expérience. L'individu se sentait plus attaqué que consolé, choisissant de croire que son interlocuteur minimisait son vécu au lieu de ses implications. Luke avait donc choisi d'ignorer le passé du trentenaire pour parler du présent qu'il pouvait, effectivement, prétendre juger. Du moins en partie.- - Je vous parle d'aujourd'hui. De votre situation juridique du présent. Ceci dit, je saisis vos inquiétudes.

Le blond reconnaissait avoir des préjugés de plus en plus nombreux vis-à-vis des militaires. Jusqu'à maintenant, ces derniers nourrissaient allègrement sa propre méfiance, et Luke voulait bien croire, s'il se référait à des individus comme Korgan Kessel, queles supérieurs du médecin se moqueraient bien de l'héroïsme de ce dernier. Un peu embêté, le Hapien réfléchissait à toute vitesse. Il hésitait à se proposer, mais avait-il vraiment le choix? Hors de question de briser sa promesse d'aider l'homme. Trop peu se détournaient de leur sombre passé, quitte à mettre leur vie en danger, pour essayer de rendre justice.

- Pour commencer, pas de panique. Je sais que c'est difficile mais puisque vous choisissez la voie la plus difficile -suggérant que nous réglions sans l'intervention des forces spécialisées.- je vous invite à conditionner votre esprit au calme. Nous avons beaucoup, que dis-je, énormément de travail devant nous.

En tant que Chevalier Jedi, Luke possédait un certain droit d'autorité. Il avait déjà esquissé comment préparer ce dossier, justifier le fait de ne pas en avoir référé au système judidiciaire dès le début, et son intervention presque exclusive, en tant qu'agent d'infiltration, sans oublier l'implication de Balian. À ce propos, il soupesait l'idée de jouer sur le statut para-militaire de ce dernier, détourner légèrement les mots pour mettre en valeur son rôle d'intervenant au lieu de victime beaucoup trop impliquée dans son propre dossier. Faisable. Administrativement, ils restaient dans leurs droits, surtout que Balian pouvait avoir un statut de "source" ou de militaire. Quant à la mise en pratique, ils risquaient leur vie, mais inutile de le préciser au trentenaire certainement au courant, et prêt à ce sacrifice pour sauver sa véritable vie, ce qui le faisait vibrer: la médecine.

Le dos bien droit et le regard dirigé vers la porte, presque à l'opposé de Balian, Luke avait une attitude digne et calme. Il ne semblait pas avoir pris ombrage du coup de sang de son interlocuteur tout en l'ignorant jusqu'à ce qu'il se tranquillise. L'idée était de ne pas le fustigier, sans pour autant admettre un prochain débordement.

- Comme vous vous en doutez, nous devrons probablement mettre en pause notre entraînement. Cependant, la résolution de cette affaire pourrait indirectement vous aider.

En tant que médecin, surtout connaisseur des traumatismes -subi par des soldats notamment, et sans doute par lui.- Balian comprendrait ce que voulait dire Luke. Libéré de ses peurs, de ses chaînes, il aurait l'esprit allégé, ce qui faciliterait énormément son avancée. De toutes manières, vu la violence de la première attaque, puis, l'intervention de ce qui ressemblait à une vraie mafia au travail du Mirialan -un centre militaire!- agir était primordial.

- Vous sentez-vous capable de revoir les auteurs de ce chantage ? Dans une ébauche de pistes, j'envisage une prise en flagrant délit pour mettre la pression aux sous-fifres, puis recommencer jusqu'à atteindre le haut du panier.

Ce serait long, fastidieux, surtout s'il fallait faire état de toutes les procédures engagées, sans outrepasser les droits que lui conféraient son statut, mais le Hapien était intimement persuadé que c'était l'unique manière de boucler un tel dossier, surtout avec si peu de moyens. À deux, l'aventure s'annonçait gargantuesque, dangereuse au possible alors il ne faudrait pas que leur petit pourcentage de chance soit plus tard, balayé au tribunal, par des requins capables de se servir du moindre vice de forme. Comme avec un cancer, il faudrait être minutieux afin d'éliminer jusqu'à l'ultime cellule corrompue.

- Diverses techniques sont envisageables. Si le poisson est trop gros, il est possible de l'arrêter pour un autre délit, plus léger et discrètement le rediriger vers une canne plus forte, plus apte à découvrir ce qui se cache derrière la première arrestation. Une autre consiste à fonctionner pareillement qu'avec le menu fretin: le flagrant délit, mais cela implique une mise en confiance sur le long terme. Ce sont parfois des mois de jeu, de faux semblants avant que cette personne ne donne un numéro de contact, voir un rendez-vous en personne où des chasseurs de preuves pourraient attendre. Ni vous, ni moi ne sommes des professionnels de l'infiltration. Je suggère donc un mélange des deux... Remonter le filet, en commençant par les sardines, puis, une fois arrivé au mérou royal, utiliser un prétexte pour stopper son avancée et diriger les vrais pros vers lui. Que ce soit directement ou subtilement, mine de rien, pour que vous ne soyez pas impliqué.

Vu comme ça, l'entreprise paraissait inenvisageable et Luke doutait d'ailleurs. Ceci dit, ce n'était pas impossible, et le Hapien qui appréciait les défis au moins autant qu'il détestait les malandrins de ce genre, trafiquants de drogue, de vie, de sentiments, maîtres du chantage. Alors puisque ses fonctions le lui permettaient et que le médecin risquait de faire n'importe quoi s'il refusait, le blond avait décidé que le mieux à faire, le plus raisonnable au-delà des apparences, était de s'y mettre, histoire de garder un oeil sur Balian en même temps.

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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeDim 31 Mar 2019 - 17:50

Poings serrés, j’étais toujours penché au-dessus de mon bureau…cherchant à retrouver un semblant de contrôle. La douleur qui avait fusée dans ma main au moment du choc contre le bureau irradiait dans mon bras…occultant momentanément celle qui grandissait dans ma jambe. Je tournais la tête vers Luke, écoutant ses propos. Il voulait vraiment m’aider…mais avait-il seulement conscience de ce à quoi il voulait s’attaquer ? Le Nikto n’était qu’un rouage, il n’était pas seul au sein de ce gang qui étendait ses cellules cancéreuses.

Je serrais les dents, Luke me demandais de participer à quelque chose…une destruction par l’intérieur. J’imaginais que ses compétences de Jedi le rendait spécial, et capable en la matière, mais moi…je suis un médecin pas un espion, et encore moins un guerrier.

Si j’étais capable de les revoir ? Avais-je le choix ? Je comprenais ce que Luke voulait dire, il s’imaginait surement qu’en traitant ce mal je me libèrerais d’un carcan et d’une pression dans laquelle je m’enfermais par punition de mon passé. Ce n’était pas si stupide que cela. Mais ce ne serait pas facile, le Nikto avait plus d’un tour dans son sac, et son trafic était bien huilé. Il avait surement des contacts avec d’autres gangs, des gardes du corps, des…des…

Je ne savais plus quoi penser. Luke illustrait ses propos comme s’il partait à la pêche. Oui…c’était plus ou moins cela … mais là…tout de suite je n’étais pas en état. La douleur de ma jambe avait atteint son paroxysme, et je ne pouvais plus la cacher, la retenir, c’était insoutenable. Je me retournais pour tenter d’arriver à mon fauteuil. Je ne pus faire un pas.

* *


Brusquement autour de moi tout changea…j’étais de nouveau sur Lorrd…nous étions pris dans un tir de barrage. Nous étions dispersés, essayant de riposter. Partout autour de moi, il y avait des mourants qui appelaient à l’aide…me suppliant d’abréger leurs souffrances. D’autres avaient des membres arrachés…certains étaient déjà morts. J’essayais de me frayer un chemin au cœur de cette débâcle pour apporter autant d’aide que je le pouvais. Quand soudain, j’entendis devant moi :

- Droïde Lourd ! Toubib attention !

Je n’eus pas le temps de bouger, des droïdes lourds s’étaient mis à nous pilonner et le tir de l’un d’entre eux tomba juste devant moi. Je fus projeté. Je sentis brusquement ma chair brûler, et ma jambe était en lambeau…j’avais tellement mal ! Je ne pouvais pas bouger…je ne pouvais que hurler de douleur…le soldat qui m’avait hélé quelques minutes plus tôt s’était précipité sur moi :

- Ca va aller ! Le toubib est touché ! Il faut l’évacuer !

Il farfouillait dans ma poche pour prendre une dose de morphine et me l’injecter…puis tout devint noir…je basculais…

* *


Lorsque je rouvris les yeux, je me retrouvais au sol de mon bureau…Mes jambes s’étaient dérobées sous moi, et j’avais chuté lourdement, tenant ma jambe synthétique, grimaçant de douleur, en proie à mes démons sortis tout droit de la gueule de l’Enfer qu’était la guerre.

Je ne trouvais rien de mieux sur le moment que de réciter dans ma tête mon cours de médecine sur le sujet… essayant de me convaincre que ce n'était pas réel...que je pouvais contrôler ma douleur, être plus fort qu'elle, et que j'avais une jambe artificielle...je devais me raccrocher à la réalité:

« Les hallucinoses…quasi constante dans les suites précoces de l’amputation, est la perception de la partie du corps amputée. Cliniquement, le fantôme est réellement perçu. »

« L’algohallucinose correspond à des douleurs ressenties dans le membre fantôme. Elle affecte 72 % des patients en postopératoire immédiat, avec une persistance au long cours chez la moitié d’entre eux. Il existe deux variétés de douleurs : celles qui sont identiques aux douleurs préopératoires, et les autres, qui constituent la majorité des manifestations de l’algohallucinose. Leur fréquence croît avec, l’âge, avec la sévérité des douleurs préopératoires, la brutalité de l’amputation. Les douleurs sont distales à type de brûlures dysesthésies, crampes, contractures, décharges électriques. Elles ne sont pas constantes, formant un fond douloureux avec des accès paroxystiques spontanés ou provoqués par des facteurs extérieurs ».


Je savais ce que c’était, je connaissais par cœur ce cours, que je récitais sans cesse à mes patients qui souffraient de la même chose que moi. Mais malgré cela, c’était impossible d’y échapper. Comme quoi, ma technique n'était qu'un ramassis de conneries...comme si réciter bêtement un cours magistral pouvait aider à quoique ce soit. N’importe quelle situation de stress, d’angoisse, un cauchemar, une image qui nous rappelait les conditions de la blessure, ou même une maladie banale comme un rhume, pouvait déclencher ces crises.

Je tournais la tête vers Luke, et le supplia :

- Je vous en prie…faîtes que cela cesse…par pitié ! Cette douleur est atroce ! Libérez moi...

Il était incapable de me voir, mais il pouvait sentir ma détresse, ma souffrance tant physique que psychologique en cet instant précis. Et moi, j’aurai fait n’importe quoi en cet instant pour que cette douleur cesse…



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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeSam 6 Avr 2019 - 12:05

Luke mis quelques secondes à réagir, plongé dans les préparatifs d'une improbable mission. Revenir à la pleine réalité ne servit qu'à lui confirmer la folie de sa promesse. Il n'aurait jamais fléchi auparavant, incapable d'essayer de tordre au maximum les lois aux confins de leur application pour les larmes d'un médecin. Le cas aurait pu le toucher, qu'il n'en aurait rien laissé paraître, froid, austère. Jedi. Diplomate aussi, car il aurait alors essayé de mener le Mirialan à résonner en son sens, le poussant à laisser faire les autorités. Aujourd'hui cependant, l'influence de Karm l'avait fait fléchir, l'humain l'emportant sur la logique salvatrice, et Luke devait composer avec. Sans avoir de songer à la lourdeur de la tâche voir même de regretter, de nouveau sollicité, le Chevalier posa un regard oblique, légèrement hagard pour ne pas dire complètement perdu sur la silhouette amoindrie du trentenaire. Ses paroles valorisant pondération, discipline et contrôle venaient d'être bafouées avant même qu'il n'expose l'entièreté d'un plan de toutes manières bancal. De toutes façons, impossible d'en vouloir à son aîné, malgré son statut qui le raccrochait aux militaires, c'était un civil, loin d'être formé à ce genre de missions, sans parler de son implication directe.

La situation devenant urgente, le Jedi s'accroupit afin de chercher le moignon de jambe, il comptait aller directement à la source afin que ses dons se glissent entre les muscles, la chair et surtout les nerfs aux frontières du vide. Il choisit d'endormir la zone, ce qui se répercuterait comme un picotement léger le long du membre affecté, un fourmillement et pour finir une impression d'endormissement. Le docteur aurait du mal à mouvoir correctement sa jambe pendant une petite demi-heure mais au moins la douleur s'en serait probablement allée.

- Il faudra vérifier qu'il n'y ait pas d'inflammation.

Bien que le mal du membre fantôme était souvent le résultat d'un souci psychologique, le Chevalier savait qu'il pouvait justement devenir physique, influencé par un cerveau qui imaginait le membre encore rattaché à son corps. Dans ses derniers instants, le tibia du médecin avait du lui causer une douleur insoutenable, d'où le fait que son souvenir s'exprime à travers cette même souffrance, comme s'il était encore raccroché à un amas de chair infectée. La sensation devait être terrible et Luke ressentit une vague de compassion à son égard. Si Balian avait été soigné dans l'urgence, il était aussi possible que des nerfs aient été touché, laissé saillants, déplacés ou mal reconnectés. Mais ça, c'était le domaine du trentenaire plus que le sien, il devait prendre conscience de l'importance de tests réguliers, et tenter si possible, de se mettre à jour concernant les nouvelles possibilités ou thérapie. Hélas, Luke doutait que son interlocuteur prenne réellement soin de sa personne. Du peu qu'il savait concernant le sujet, celui-ci ne devrait plus souffrir, du moins à ce degré, de son membre fantôme, et puis il était connu, reconnu que les soigneurs les plus acharnés délaissaient leurs plaies.

- Je ne trouve pas normal que vous souffriez encore, avec cette intensité de ce membre fantôme. Il est aussi étonnant qu'on vous laisse pratiquer, voir bientôt retourner au front avec ces symptômes.

Fit-il d'un ton badin, comme s'il ne faisait que s'étonner sainement de ce qui était pourtant une vérité criante. Le blond soupçonnait Balian de tapir certains sentiments, blessures pas encore toute à fait guéris, surtout s'il rassemblait tous les propos du docteur, moindres mais révélateurs à ce sujet. À son instar, le Mirialan voulait le plus tôt possible retourner auprès de ses patients, se rendre utile. C'était tout à son honneur mais malheureusement, un danger de plus pour leur mission.

- J'ai de nombreuses recherches à faire, des papiers à organiser, et une procédure à ouvrir... Donc il serait judicieux de remettre la mission à plus tard. Pour l'instant, vous avez le délai de préparation puis d'arrivée des Bronchodilatateurs en guise de barrière protectrice. Ils ne devraient plus vous embêter pendant un certain temps, n'essayez pas de les contacter, et s'ils le font, retardez l'échéance en prétextant que la commande des Bronchodilatateurs s'est compliquée. Maintenez-moi informé. S'il le faut, nous mettrons en place un "écran", c'est-à-dire un faux laboratoire qui confirmera vos propos s'ils se montrent trop circonspects. Vous disposerez d'un numéro de Comlink au bout duquel, le plus professionnellement du monde, la secrétaire d'un laboratoire X confirmera la commande en grandes quantités de votre part, ainsi que les problèmes de livraison. Pendant ce temps, je peux aussi m'occuper de voir s'ils ont réellement localisé votre père, et s'ils le pistent. Parfois, ces gens-là bluffent. Si c'était le cas, nous pourrions déplacer ce dernier vers une cache qui sert aux témoins sous protection.

Luke espérait rassurer un peu le Mirialan, mais aussi lui-même. Par chance, ses propos semblaient retirer le presque-civil du jeu. Disposant d'un certain temps pour agir, le Jedi espérait pouvoir travailler sur le démantèlement du réseau, et au moins le fragiliser avant de peut-être devoir impliquer un médecin, remis sur pieds et plus prévisible, espérait-il. Lorsque les soins furent terminés, qu'il eût endormis les nerfs endoloris, les anesthésiant momentanément afin qu'ils cessent de transporter leurs messages de douleur au cerveau, le Hapien se redressa. Il n'avait pas le temps d'être plus doux, raison pour laquelle il avait replongé presque immédiatement sur le sujet du chantage dont était victime l'homme. Sa voix se voulait cependant rassurante, s'ils n'en avaient que l'ébauche, un plan se dessinait toutefois, et la partie de Balian consistait à se reposer, recouvrer des forces ainsi qu'un mental, tandis que Luke mettait la toile en place. Il avait des connaissances dans le milieu de la police, spécialement un secteur d'infiltration. De ce fait, il pourrait monter un faux laboratoire, des preuves, faire suivre des bronchodilatateurs soigneusement marqués à la façon d'une série de billets. Il fallait juste du temps et de la minutie. Le tout, assaisonné d'un peu de chance, certes.

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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel...[ft. Luke]   Piqûre de rappel...[ft. Luke] - Page 2 Icon_minitimeMer 17 Avr 2019 - 8:40

Je vis Luke s’agenouiller devant moi, cherchant où s’arrêtait ma jambe de chairs et d’os et où commençait la prothèse artificielle. Je sentis une vague de chaleur, puis des picotements…d’abord légers, puis de plus en plus présents…puis plus rien…tout s’en était allé, les fourmillements, la douleur, les sensations dans ma jambe…il ne restait plus rien. C’était tout ce que je voulais.

Luke était parvenu à me soulager, je me redressais…mais le fait de ne pas sentir ma jambe m’empêchais de me mouvoir, mais qu’importe, au moins je ne souffrais plus. La voix de Luke retentit alors, indiquant qu’il faudrait vérifier qu’il n’y ait pas d’inflammation. Cela ne serait pas utile, je savais parfaitement d’ù venait ce mal…il y avait bien longtemps que mon corps avait totalement cicatrisé…et je n’avais jamais eu de soucis complications post-opératoire. J’avais échappé au risque d’algodystrophie, qui se caractérise par l'apparition de douleurs associées à des problèmes de vasomotricité (incapacité de l'organisme à réguler la fermeture des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques. Aucune phlébite ou autre thrombose à déplorer, ni de trouble vasculaire. J’avais été chanceux, dans un sens.

J’essayais de me relever, prenant appui sur un des fauteuils. Je réussis à me hisser sur l’assise et je m’avachis au fond dudit fauteuil dans un grognement de soulagement. Posant un coude sur l’accoudoir du fauteuil, je saisis ma tête dans un geste de lassitude. Ainsi installé je pus répondre à Luke d’une voix plus sèche que je ne l’aurai voulu :

- Malheureusement cela arrive dans une certaine partie des cas liés à des blessures traumatisantes et une amputation douloureuse. J’ai bien peur que ces hallucinoses ne m’accompagnent encore un bon moment…comme chez beaucoup de soldats ayant subi une amputation violente doublé d’un stress post-traumatique.

Je fis une courte pause…cherchant à adoucir ma voix, puis je repris :

- Quant à ma capacité d’exercer…ce genre de crises ne m’arrivent que rarement, je suis parvenu à les dissimuler à mon médecin-chef en charge de mon dossier. Je lui ai fait entendre ce qu’il voulait pour être de nouveau mis sur la pile de ceux qu’on peut renvoyer sur le front. Je n’hésiterais pas une seule seconde si on me demandait d’y retourner. Il n’y a jamais assez de médecins dans une guerre malheureusement.

C’était hélas une triste vérité…il y avait certes des droïdes, des infirmiers, mais il n’y en a jamais assez. Le matériel manquait également…c’était carrément frustrant. Je soupçonnais Luke de s’imaginer que si je n’étais pas en état tant sur le plan physique que psychologique, je ne pourrais pas être d’un grand secours pour les soldats sur le front. Pire encore je pourrais même devenir un boulet, un danger pour eux.

Luke se rendait-il compte que techniquement, très peu sont prêts pour y retourner ? Et malgré tout on renvoyait sur le terrain des pauvres bougres qui avaient déjà donné bien plus qu’ils ne le pouvaient.

Je savais qu’une fois là-bas – et cela m’était presque douloureux de le reconnaître – je serai dans mon élément, et je n’aurai pas le temps de ruminer sur mes propres soucis, trop occuper à soigner, soutenir et opérer. Devant l’horreur, et la souffrance de nos camarades, on a une certaine capacité à se dépasser


- Ne vous inquiétez pas pour cela…si je suis appelé à y retourner, je saurai où sont mes limites. Et croyez-moi, j’ai vu des soldats retourner sur le front dans un état psychologique bien plus instable que le mien…et on leur confiait une arme…on leur demandait de faire leur travail. Certains craquent…d’autres s’endurcissent tellement qu’ils deviennent de véritables machines de guerre…

J’étais bien loin de tout ceci…

- Moi…je ne suis pas un soldat de base…je le suis devenu par la force des choses. Et je n’aime pas la violence, les armes, je suis un médecin pas un tueur. Mais la guerre change tout le monde n’est-ce pas…

Luke m’expliqua alors ce qu’il y avait à faire pour monter notre petite opération. Ce Jedi était surprenant. Il avait toutes sortes de compétences qu’on ne soupçonnait pas au premier regard. Comme quoi il ne fallait jamais se fier aux apparences. Ainsi Luke pouvait passer pour un étudiant, un handicapé aveugle, disons que l’étiquette « chevalier Jedi » n’était pas la première qui viendrait à l’esprit. Tandis que moi, de par ma tenue et mes blessures on pouvait s’imaginer un vétéran de l’armée ayant déjà bien roulé sa bosse…L’œil ne voit, décidément, que la surface des choses.

Luke savait de quoi il parlait, il avait déjà tout prévu, il semblait vraiment rôdé à ce genre d’affaire. L’évocation de mon père me fit tressaillir. Je relevais la tête et répondis dans un souffle :

- Je vous sais gré de votre sollicitude à l’égard de mon père. Comprenez, il est le chef spirituel de notre clan…s’il devait lui arriver malheur…ce serait une catastrophe et engendrerait une scission dans ma famille…car je ne pense pas qu’on me laisse lui succéder…et je ne suis pas sûr d’en être capable.

Les Mirialans étaient très religieux, leur lien avec la Force était très spécial. Moi, de par mon esprit pragmatique, j’avais tourné le dos à mon monde et ses croyances, sans pour autant déroger à nos traditions, comme en témoignaient mes tatouages. Mais j’imaginais que pour mon clan – du moins une partie – j’étais un paria qui avait préféré une autre vie que celle sur Mirial.
Mon regard sombre se posa sur Luke, je lui faisais entièrement confiance pour la suite des évènements. D’autant plus qu’il avait bien plus de compétences que moi en la matière. Je fis un geste de lassitude, oubliant qu’il ne pouvait me voir :

- Très bien…je ferai comme vous dites… Un peu de repos me fera du bien. Vous savez mieux que moi la marche à suivre.

Je remerciais presque la Force d’être tombé sur ce Jedi. Je savais que Luke n’avait pas la même appréhension de la Force que mon peuple qui en avait fait une entité pensante et agissante sur notre destinée…C’était peut-être plus rassurant pour moi en ce moment de revenir aux sources des croyances de ma race.

Luke, qui avait compris mes craintes que l’affaire s’ébruite, avait désormais beaucoup à faire pour poser les bases de cette course contre le Nikto afin de l’empêcher de nuire à nouveau. Car je ne doutais pas que je n’étais pas sa seule victime…combien d’autres n’avaient pas la chance que j’avais d’être soutenu à présent.

- Peut-être connaissez-vous quelqu’un de suffisamment discret pour nous assister dans cette affaire ? Un détective ou quelque chose s’y apparente... ?

Ma question se voulait innocente…j’avais parlé presque sans réfléchir…et même si je ne voulais pas qu’on fasse appel à la police, Luke ne pouvait pas être partout…peut-être quelqu’un de confiance, et du métier, pourrait nous assister ?

Mais qu’importait ce que mon comparse Jedi décidait, pour l’heure…j’avais besoin de dormir…


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