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 Je suis ton oncle [PV]

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Luke Kayan
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MessageSujet: Je suis ton oncle [PV]   Jeu 6 Déc 2018 - 11:30

Une main tenta de discipliner la crinière claire et épaisse, légèrement humide après une douches de circonstances. En vain. De longues mèches s'échappaient avec malice de l'élastique décidément trop petit pour contenir une telle masse. Abandonnant sur ses épaules, la queue de cheval à demi-défaite, le jeune homme repris sa marche d'un pas vif. Du moins, tant qu'il marchait dans les petites rues parallèles à l'artère principale de la ville. Ornée de décorations somptueuses et un peu prétentieuses pour la fin d'année, cette dernière avait attiré de nombreux badauds qui profitaient de ce vendredi après-midi avec la joie pressée de ceux qui savent que lundi, il faudra déjà recommencer à travailler. Le Hapien aurait volontiers évité la folie générale, les achats de fin d'années ainsi que les enfants qui courraient partout, mais impossible de faire autrement. Après une mission d'infiltration courte mais délicate parce qu'un étudiant était soupçonné de meurtre -rien que ça.- le jeune homme s'apprêtait à retrouver le Temple Jedi de Coruscant avec plaisir. Il avait décidé de rester dans la nouvelle structure jusqu'au dimanche voir plus si Ondéron n'avait pas besoin de lui afin d'aider un Maître archiviste, et peut-être aux réformes de l'infirmerie. Histoire de vérifier si tous les protocoles de sécurité s'appliquaient correctement. Quand Karm reviendrait de sa propre mission, le Chevalier rentrerait via navette au Temple originel, un voyage heureusement bien raccourci par un nouveau passage des navettes. Bref. Tout allait bien. L'étudiant sur qui il avait fallu enquêter aussi vite que discrètement avait été retiré de la circulation, quittant les rangs d'une section de paléontologie. Pour enterrer les os de ses victimes avait suggéré le commissaire assigna à cette zone avec cet humour gras, macabre un peu désespérant.

Luke s'était rapproché du suspect, soit-disant étudiant en criminologie, il avait fait mine de s'intéresser au côté obscur de sa propre voie. Psychologiquement malade ou psychopathe, l'humain avait démontré être aussi retors que méticuleux. Gagner sa confiance n'avait pas été simple bien que ce fut rapide car Luke avait utilisé ses connaissances en profilage pour se faire passer pour un sociopathe qui s'ignore. L'autre pensant avoir affaire à un frère de crime avait commencé à parler. L'assassin présumé, seul, avait à demi-mot confié ses désirs noirs. Avec un mélange de pitié -que Karm lui avait appris à avoir pour les coupables- et d'horreur, le Hapien avait pu précipiter l'arrestation du dérangé, donc.

C'était, par conséquent, toujours vêtu comme un étudiant -jean, chemise blanche en lin et veste grise- qu'il avait quitté sa chambre après une douche. L'affaire avait peu duré, une semaine, et il n'avait ni eu le temps, ni l'envie de s'attacher à qui que ce soit. C'était donc sans saluer personne sinon quelques professeurs le connaissant -après qu'il eut assisté à des cours de profilage pendant quelques mois- que le jeune homme s'apprêtait à retrouver sa vraie vie. Sa besace en cuir au fond de laquelle dormait un outil bien insolite pour un étudiant -son sabre-laser- se balançait au rythme de ses pas. Obligé de rejoindre l'artère principale à cause de travaux dans une petite rue parallèle, le Jedi avait déployé sa canne blanche afin de mieux se repérer mais aussi de former une sorte de bulle invisible autour de sa personne et ainsi éviter les bousculades désagréables. L'astuce marcha quelques temps, même s'il entendait certains badauds grommeler tout bas, se croyant inaudibles, jusqu'à ce qu'un choc lui prouve que la solution était vouée à l'échec.

Une chose molle par endroits, terriblement dure à d'autres frappa sa poitrine. Par réflexe Luke se saisit de ce qui se trouvait sur son passage -un bras auquel était relié le fameux coude criminel qui avait coupé sa respiration.- Doux mais ferme, il attendit une seconde que l'enfant se tranquillise avant de le lâcher. Sa peau fine de jeune -proche?- humain, sa présence bouillonnante, chaotique au sein de la Force obligea le Chevalier à s'intéresser à lui ou à elle. Dans cette foule, le gamin aurait-il perdu sa famille? Le dos bien droit, Luke s'accroupit pour atteindre le niveau dudit enfant.

- Bonjour, fais attention, tu pourrais te faire mal -c'était surtout ses propres côtes qui avaient souffert de la rencontre avec le maudit coude, mais il ne l'avouerait jamais- il y a beaucoup de monde et tu pourrais te perdre. Vois-tu tes parents?

D'une voix amicale quoiqu'un peu guindée, le jeune homme cherchai à rassurer l'enfant. Il avait naturellement du mal à le faire, connaissant peu la psychologie des gosses. Il avait donc omis de se présenter, demander le nom du ou de la concerné. Sa seule réaction honorable dû à ses réflexes avaient été de ne se saisir aucunement de l'enfant, de lui laisser sa liberté de partir bien que Luke craigne cette option. Il espérait qu'en donnant le "choix", l'enfant dont il ne connaissait pas le sexe et devinait très approximativement l'âge-soit en faute, resterait. De plus, il n'avait pas élevé la voix. Il ne voulait surtout pas que ce dernier fuit, s'éparpillant dans une foule capable de le piétiner ou de chuter contre un obstacle. C'est donc plutôt sur un ton sympathique que le blond s'était adressé au mini-ouragan qui courrait peut-être en s'imaginant héros, voleur, policier, Jedi, emporté par son imagination. Par réflexe, Luke se redressa, au milieu de la place, projetant la Force au-delà de la grande promenade. Malheureusement l'enfant étant Insensible il ne pouvait communiquer mentalement avec et avoir une description physique des géniteurs ne l'aiderait guère. Il se contenta donc d'éloigner le gamin de la circulation en se plaçant contre une fontaine toute proche. Dans leur "trou", ils étaient ainsi plus visibles pour les responsables du/ de la petit(e). Se souvenant de son propre dégoût du contact physique, le Jedi n'en imposa aucun à son nouveau protégé. Il espérait le maintenir à ses côtés jusqu'à l'arrivée des "sauveurs" par les mots.

- Regarde bien et dis-moi si tu vois quelqu'un que tu connais.

Annonça-t-il, pas très sûr qu'à cet âge un enfant lambda puisse saisir ce type d'ordres. La famille et lui ça faisait dix. Si un Padawan de 2 ou 3 ans était déjà en partie "dressé", habitué à obéir beaucoup mieux qu'un civil et surtout apte à communiquer de courtes sensations via la Force- par exemple d'une onde de Force, le garçon ou la fille aurait pu appeler ses parents eux-même sensibles ou communiquer son inquiétude ou apaisement à Luke. Ce dernier ne savait même pas d'ailleurs, si son protégé était vraiment perdu.-. Là, c'était silence radio, ou plutôt brouhaha discontinu au milieu d'une place bondée. Perdition totale.

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MessageSujet: Re: Je suis ton oncle [PV]   Sam 8 Déc 2018 - 14:13

AuraTu ne seras plus jamais ma sœur !

Athénaïs lève les yeux au ciel, resserrant ses phalanges sur celles des jumelles. L’une marche à droite, l’autre à gauche. Elles se balancent des œillades venimeuses à tour de rôle, se tirant des fois la langue ou secouant leurs chevelures blondes avec dédain. Aura a les cheveux coupés courts comme sa mère, Garance les garde longs depuis toujours. Les emmener chez le coiffeur est toujours une séance de torture ; l’une obtempère pendant que l’autre se débat en hurlant, refusant encore et encore qu’on touche à sa crinière de lionne.
Athénaïs a renoncé depuis un moment déjà à l’idée de faire de Garance une poupée — Aura, elle, n’est pas aussi farouche. Souvent, la jeune femme pense que ses filles leur ressemblent, à elle et son frère au même âge. Ce n’est pas forcément une bonne chose quand on sait de quelle façon son jumeau a tourné. Elle soupire.

GaranceMocheté, va ! T’es si moche que les autres à l’école se moquent de toi !
AuraToi tu ressembles à un garçon ! Tu t’habilles mal et tu manges comme un cochon !

Leurs cris résonnent dans les rues et arrachent quelques regards aux passants. Les femmes elles-mêmes accompagnées de leurs marmots décochent à la mère Grimm un sourire plein de compassion pendant que les hommes ou les vipères célibataires grognent d’agacement. À ceux-là, Athénaïs rend seulement des ricanements teintés d’amertume et de dédain. Elle secoue sa chevelure dans un signe de provocation et leur passe devant comme s’ils n’étaient que des chiens.

AthénaïsOh, regardez ! Un marchand de glaces. Vous en voulez une ?
AuraJ’en veux une au chocolat, Maman. Je peux ?
La mère hoche la tête.
GaranceHey ! C’est moi qui aime le chocolat, Aura. T’es qu’une tricheuse. D’habitude tu prends la vanille.
AthénaïsVous n’avez qu’à en prendre une au chocolat toutes les deux, ce n’est pas un problème. Si ?
Garance lui envoie un regard plissé et colérique avant de repousser ses cheveux de la même façon que sa mère plus tôt.
GarancePas question que je mange la même chose que cette idiote.
AthénaïsÇa suffit.

Les jérémiades continuent et on passe devant le glacier sans s’arrêter. Des fois, Athénaïs regrette le temps où les jumelles n’étaient que des bébés incapables de parler. Là, au moins, les seuls coups qu’elles échangeaient étaient physiques et se résumaient à des balayettes dénuées de violence. Elle hausse les épaules et guide les mômes à travers la houle bruyante. Pourtant, la bagarre dégénère.

GaranceDe toute façon, toi, t’as pas de père ! T’es juste qu’une débile !
Athénaïs ouvre de gros yeux choqués et observe la môme au langage si familier. Elle la prend un peu vivement par le poignet, s’agenouille et l’attire vers elle.
AthénaïsQu’est-ce que je viens d’entendre ?
Garance se tasse sur elle-même en grondant. Elle secoue sa main, puis essaie de repousser celle de sa mère en la griffant.
GaranceC’est la vérité, elle n’a pas de père !
AthénaïsDans ce cas toi non plus. Vous venez toutes les deux de mon ventre, hein. Vous êtes nées le même jour, à la même heure, de la même mère et du même père.
Les yeux de la génitrice brillent d’une colère intense. Ça ne lui ressemble pas de s’énerver contre ses filles, mais ce jour-là Garance pousse le vice à un point qui ne peut pas être ignoré.
GaranceJe te déteste ! Moi j’ai un père mais pas de mère ! Non parce que toi la seule chose à laquelle tu penses c’est Aura ! Tout ça parce que Madame fait semblant d’être malade pour ne pas aller à l’école.

Décontenancée, Athénaïs relâche la pression exercée sur la main de sa gamine qui en profite pour lui échapper et s’enfuir en courant. Elle fend la foule sous les yeux médusés de sa mère qui reste là, interdite, sans pouvoir bouger. Aura, dont les joues sont maculées de larmes, commence à pleurer bruyamment. Elle pousse des cris qui réveillent la Grimm. Elle regarde un moment la petite blonde dont les boucles sauvages encadrent un visage malheureux, avant de lui caresser la tête. Elle l’attire entre ses bras et se relève en gardant sa progéniture serrée contre son cœur. Celui-là bat vite et fort, pulsant avec douleur.
On la bouscule un peu, pressant le pas autour d’elle alors que ses jambes vacillent. Elle fixe le chemin invisible par lequel Garance s’est enfuie. Elle devrait être paniquée, bien sûr, mais une partie d’elle-même ne peut s’empêcher d’éprouver du soulagement à l’idée que les choses soient terminées. Elle met quelques minutes à comprendre que sa gamine est en danger dans la houle des rues bondées ; et, une fois le constat dressé, l’inquiétude se dépêche de gonfler dans sa poitrine. Ses pieds se déplacent seuls, foulant le sol d’un pas vif et anxieux. Ses mouvements sont secs. Elle tourne la tête de tous les côtés, accentuant la pression sur le corps chétif de Aura qui se recroqueville dans ses bras.

Et sa bouche appelle.
Et sa bouche appelle.

✕ ✕ ✕


Garance ne comprend pas ce que sa mère trouve de si génial chez sa sœur. Elle est faible, vulnérable et n’a aucune personnalité. Elle s’écrase tout le temps devant elle, gémissant et pleurant dès que les choses lui échappent. Garance, elle, est plus capable. Elle a de bonnes notes à l’école, beaucoup d’amis qui se soumettent à son autorité, et du répondant à revendre. Alors… Pourquoi c’est toujours elle qu’on engueule ? La petite fille n’arrive pas à faire la lumière sur ses questions. Aussi, elle fonce simplement tout droit. Elle rentre dans les jambes des badauds, percute ceux qui traînent et lâche même quelques mots vulgaires quand ils ont le culot de vouloir la rabrouer. Quelqu’un l’attrape pourtant. Elle grimace au moment où, dans son élan, le bras part en arrière pendant que le reste de son corps avance. Elle émet un sifflement similaire au feulement d’un chat errant et se retourne brutalement vers l’individu qui a eu l’audace de l’arrêter. Elle le dévisage, lui qui se place à son niveau. Elle veut reculer d’un pas, le contourner et fuir à nouveau mais quelque chose l’empêche de bouger. Il a une drôle de présence. L’impression qu’il lui laisse est étrange.

Bonjour, fais attention, tu pourrais te faire mal. Il y a beaucoup de monde et tu pourrais te perdre. Vois-tu tes parents ?

Par réflexe, Garance reluque les environs des yeux mais n’aperçoit pas sa mère. Un sourire mauvais et amer apparaît sur ses lèvres. Sa mère ne l’a pas suivi. Elle n’a pas jugé bon de la rattraper malgré le danger qui plane. Elle hausse les épaules pour seule réponse, ne jugeant pas utile de dire la plus petite chose. Sans vraiment savoir pourquoi — peut-être pour énerver et désobéir une fois de plus à sa mère qui leur demande toujours de ne pas suivre des inconnus — Garance se laisse entraîner sur la petite place dotée d’une fontaine. Elles y vont souvent toutes les trois, ou à quatre avec « mamie » ; mais ce jour-là Garance est seule. Son cœur se serre un peu et son rythme cardiaque accélère. Elle n’aurait sûrement pas dû dire ses choses, mais Aura l’énerve. Aura la chouchoute de tout le monde. Elle baisse les yeux et rentre la tête dans les épaules, soufflant un petit nuage de buée.

Regarde bien et dis-moi si tu vois quelqu’un que tu connais.
GaranceMaman ne viendra pas me chercher. Tu devrais juste me laisser là et rentrer chez toi. Je vais te causer des ennuis à toi aussi de toute façon.

Elle se mange les lèvres et retient les larmes qui veulent couler. Elle n’aime pas la situation plus que sa mère qui se ronge les sangs dans la marée humaine, non. À la différence de sa mère, cependant, Garance n’a pas l’âge et la maturité nécessaires pour comprendre que les choses ne tournent pas exclusivement autour d’elle et que, de par ses études et la santé défaillante de Aura, Athénaïs ne peut pas être tout le temps à son chevet.
Elle pousse un soupir et se replie dans son moi intérieur, cherchant le réconfort en croisant les bras sur sa poitrine. Elle cherche depuis longtemps à se donner un air digne mais c’est l’inverse qui se produit.

✕ ✕ ✕


Son souffle est court et erratique. Athénaïs avance en poussant ses congénères, s’excusant à la hâte et demandant d’une voix brisée par la peur et la panique s’ils n’ont pas vu une petite fille haute comme deux pommes, aux yeux bleus et aux cheveux blonds. La course se prolonge indéfiniment et la mère pense avoir échoué, avoir perdu. Jusqu’à ce qu’une longue crinière blonde rappelant une cascade n’apparaisse dans son champ de vision. Athénaïs joue des coudes pour atteindre la petite place plus calme et découvre sa gamine aux côtés d’un homme un poil plus menu et plus petit qu’elle. Elle se précipite vers Garance en hurlant son nom. La môme lève les yeux, visiblement surprise de la voir débouler. Elle pose doucement Aura par terre et tombe à genoux devant la plus âgée des deux, elle plaque ses deux mains autour du visage fin et dépose des baisers sur ses joues, son front et ses cheveux. Elle la serre dans ses bras en pleurant tout bas, murmurant tous les surnoms qui lui passent alors par la tête ; « ma perle, mon bébé, mon trésor » franchissent tour à tour ses lèvres trempées de larmes. La petite fille se met à sangloter bruyamment, rapidement suivie par Aura qui les rejoint en s’engouffrant dans les bras maternels.

Au bout d’une minute, le brouhaha des descendants Grimm s’apaise et l’ensemble des trois filles retrouve son calme. Athénaïs se rappelle alors de l’homme, relevant les yeux en espérant croiser les siens. Elle n’arrive pourtant pas à les capter et se redresse. Elle pense d’abord à porter les jumelles, mais son corps ne le lui permet plus — ou plutôt, les gamines ont tellement grandi depuis leurs premières heures qu’elles n’y tiennent plus.
Il lui est étrangement familier, cet homme. Elle opte d’abord pour la méfiance. Après tout, qui aborde une petite fille dans la rue ? À moins que Garance soit allée vers lui elle-même, ce dont la mère doute franchement. Les mômes sont bien élevées (malgré ce que l’on peut en penser) et se jeter dans les jupons d’un inconnu ne leur ressemble pas. Elles serrent les petites mains dans les siennes en haussant un sourcil. Elle se racle la gorge.

AthénaïsHuh… Merci, j’imagine. Ma fille s’est-
Un long silence s’installe à mesure que les rouages de son cerveau tissent des liens invisibles. Des yeux dissemblables mais inertes, des cheveux blonds similaires à la soie d’araignée et une peau presque si blanche qu’on en voit les veines bleues en-dessous, une silhouette élancée, vaguement féminine. Athénaïs écarquille les yeux et ouvre la bouche à trois reprises avant de parvenir à articuler quoi que ce soit.
AthénaïsL-Luke ?
Sa voix n’est qu’un murmure fluet, hésitant et timide. Il rappelle le soupir d’un enfant qui a peur de se faire gronder s’il donne la mauvaise réponse au professeur ; mais quelque chose au fond de son cœur est persuadé qu’il ne s’agit pas là d’une erreur.


Dernière édition par Athénaïs Grimm le Sam 15 Déc 2018 - 14:25, édité 2 fois
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Je suis ton oncle [PV]   Sam 8 Déc 2018 - 23:47

- Allons. Toutes les mères...

Il aurait dû continuer avec ce dicton mais sa voix préféra s'éteindre avant de se briser. Luke envoya, légèrement désemparé, une onde de Force à la gamine. Aucun résultat. Il ne savait guère faire mieux, entouré d'enfants réceptifs à ses pouvoirs au Temple. Parler aux plus petits ? Karm savait, avec son charisme, son naturel, le faire bien mieux que lui. Alors le blond se contenta de poser doucement une main sur le premier morceau de chair trouvé -la main.- en espérant consoler l'enfant. Au fond de son esprit, une inquiétude soudaine, acide, le rongeait. Et si c'était un vrai appel au secours? Pas un caprice, sinon la tentative d'une fillette courageuse pour fuir les coups? Le Jedi se souvint de ses cours de psychologie théoriques, une matière assez superficiellement abordée mais juste suffisamment pour interroger des témoins mineurs. Les enfants mentaient, ou du moins balançaient une vérité erronée, persuadés que leur vision drastique du monde -rose ou noire- était la bonne. Il ne pouvait, ne devait pas songer au pire, juste parce que lui avait eu une mère qui n'était pas "toutes" ces mères du dicton. De celles qui se préoccupaient, aimaient.

La scène ne dura cependant et heureusement guère plus longtemps. Une aura que le Chevalier percevait faiblement -à cause de son insensibilité à la Force.- se détacha de la masse qui passait devant l'enfant et lui. Son aspect jeune et fragile l'avaient jusque là protégé de regards torves, voir sincèrement inquiets pour l'enfant. On pouvait, y compris, le prendre pour le grand frère à cause d'une vague ressemblance que lui ignorait, évidemment. Toujours est-il qu'une femme brava le flot de gens qui circulaient pour s'approcher de leur îlot. Perturbée, cette présence démontra rapidement être la génitrice de la gamine. Le bruit de sanglots mêlés aux douceurs lui permirent de se détendre légèrement. La fillette avait apparemment mal jugé sa propre génitrice, sans doute victime d'une colère dévastatrice toute enfantine.

- Oh. En fait elle courrait et s'est cognée contre moi. Ne souhaitant pas la laisser repartir, déboussolée dans la foule, je lui ai proposé de venir ici où sa mère, vous donc, pourriez la retrouver puisqu'hélas je ne pouvais partir à votre recherche, étant donné que je ne vo...

La phrase, encore une fois, mourut dans le fond de son gosier. Mais pas par envie d'éviter la brisure, sinon à cause d'une vraie extinction. Cette voix. Par définition elle lui était inconnue, et pourtant les intonations sous-jacentes n'étaient pas sans lui rappeler quelqu'un. Son nom n'avait pas été prononcé comme celui d'un ami, beaucoup trop profondément ancré dans cette gorge... Suppliante? En tout cas affligée, marquée par la découverte de sa propriétaire. Une fois de plus, par réflexe, le Hapien envoya la Force en éclaireuse, avec pour seul répercussion sur la mère, une petite brise venant chatouiller ses cheveux mi-longs. Frustré par cette voie décidément inexploitable, le Jedi recourut à des méthodes beaucoup plus traditionnelles de débrouillardise communes aux aveugles. La logique et la mémoire s'activèrent, bonnes camarades pour coopérer.

Luke n'avait pas beaucoup d'amis, encore moins de suffisamment proches pour employer un ton si solennel en retrouvant son nom. L'inconnue familière semblait aussi être une connaissance du passé. Elle n'avait, vu sa réaction, pas dû le voir depuis longtemps, seulement le Consulaire ne parvenait pas à se souvenir d'une proche ayant des enfants. Il songea à une femme qu'un jour il avait sauvé d'un conducteur ivre par pur hasard en la bousculant sur le passage piéton où elle était demeurée, tétanisée. Impossible. Elle l'appelait Chevalier Kayan, n'en démordant pas malgré ses propositions à l'époque de le nommer Luke, et puis n'avait-elle pas des garçons? Deux fils lui semblait-il.

L'évidence frappa au bout de quelques longues secondes de réflexions. Tandis qu'il délaissait la logique pour faire appel à son instinct, Luke sut replacer cette façon de parler, cette inflexion de voix où perçait une tendresse peu commune lorsque son propriétaire s'adressait à lui. Les enfants surprenaient, ne faisant pas parti de ses souvenirs et dérangeant sa jolie logique, mais ce ne pouvait être qu'elle.

- Athénaïs?

Elle avait bien dit "ma fille" en s'approchant de sa personne quand il était encore un inconnu. N'est-ce pas? Alors comme ça Athénaïs avait une petite fille? Encore sous le choc, le Chevalier n'avait pas détecté la présence d'une soeur, mêlant en fait sa présence à la foule qui continuait de voguer, tantôt nombreuse, tantôt réduite. Figé, il fixait l'enfant au visage, à l'aura encore baignées de larmes. Combien de chances y avait-il pour qu'en fin de mission, le Jedi retrouve sa demi-soeur? Encore surpris, le jeune homme dû accueillir de nouvelles émotions qui se battaient violemment: la joie et la gêne. Il n'était pas sensé avoir de contacts avec sa famille, et bien que les mœurs se soient adoucis au sein du Temple concernant les couples, elle restait pareille pour les proches, surtout ceux externes à l'Ordre.

- Je... Félicitations. Comment vas-tu? Et... Papa, Rose et Tom?

Demanda-t-il, toujours sonné, maladroit mais non moins sincère. Il prit conscience de ne pas porter la tenue traditionnelle des Jedis, être vêtu comme un étudiant sur le tard le fit se sentir presque pris en faute. Non pas qu'aller à l'université soit une honte, pas plus qu'il ne lui vint à l'idée que sa soeur puisse le penser rejeté par l'Ordre- d'autant plus que de nombreux Padawans échouaient aux drastiques sélections.-, mais il prenait la mesure du hasard qui les réunissaient, là, maintenant. Hors du temps dans cette grande rue parée pour fêter la nouvelle année, et les miracles que tout le monde attendait à cette époque. Athénaïs et Luke étaient-ils en train de vivre l'un d'eux avant la date? Discret, timide mais aussi beau que terriblement gênant, à côté de cette petite fontaine.

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MessageSujet: Re: Je suis ton oncle [PV]   Hier à 15:58

Son cœur est en proie au doute. Il est confronté à ce qui est pour lui une évidence que sa tête pourtant cherche à nier. Son frère ne peut pas être là. Il ne peut pas être si proche après avoir été si loin durant toutes ces années. Elle se rappelle nettement l’avoir toujours trouvé très beau -au point de le juger plus féminin qu’elle à l’époque- mais le temps a effacé la précision de ses traits. Sa mémoire n’est plus qu’un amas d’images entrecoupées, généralement rapiécées par une imagination débordante ; elle se souvient de la chaleur de ses mains entre les siennes, de ses sourires un peu canailles qu’il a commencé à montrer après s’être soigné de ses craintes sibyllines.
Dans son esprit, le Kayan est resté un enfant pour l’éternité. Ce petit garçon que l’on a arraché à ses bras désespérés et dont on l’a privé si longtemps. Il n’a dès lors plus été là pour ses anniversaires qui se sont succédés dans l’indifférence de ce qu’elle pouvait éprouver.

Elle le dévisage, l’air franchement perdue. Elle n’arrive pas à se décider sur ce qu’elle éprouve et sur ce qu’il faut dire. Même sa voix a changé. Les questions se bousculent dans sa tête ; est-ce qu’il est heureux ? En bonne santé ? Est-ce qu’il mange bien ? A-t-il été confronté à ces horreurs dont elle aurait voulu le préserver ? Difficile d’ouvrir la bouche pour les articuler.

Luke : Athénaïs ?

Son cœur s’emballe. Il toque à la porte de sa gorge et veut se faire la belle ; c’est trop à supporter d’un coup pour lui alors il cherche le moyen de sortir. Elle sent un nœud se créer dans sa trachée et un autre se défaire dans son ventre. Elle est partagée entre le soulagement de le savoir là, bien en vie et vraiment différent de ce qu’elle a toujours vu en lui, et la douleur de tout ce temps perdu qu’ils ne pourront pas rattraper.
Elle avance d’un pas, lâchant avec une angoisse sourde les petites mains de ses trésors. Les gamines restent là, observant ce manège sans réellement savoir de quoi il s’agit.

Luke : Je… Félicitations. Comment vas-tu ? Et… Papa, Rose et Tom ?

Des larmes silencieuses roulent sur ses joues. Entendre leurs noms dans sa bouche a une saveur perturbante. Ils sont toujours sa famille, il se rappelle d’eux. Il se soucie d’eux. Forte de cette idée, Athénaïs rompt la distance qui les sépare -pas bien grande celle-là- et entoure maladroitement son frère de ses bras maternels. Elle le serre prudemment, avec une délicatesse motivée par son incompréhension et sa peur de le voir s’évaporer si elle le touche trop violemment. Le sentir contre son cœur chasse toutes les angoisses qui se sont accumulées avec les années.
L’enfant prodige est rentré à la maison.

Athénaïs : Je t’ai attendu tellement longtemps.

Elle bredouille au creux de son cou, respirant son odeur qui n’a finalement pas tant évolué. Il est toujours le même, en réalité, même s’ils ont tous les deux changés.

Athénaïs : J’ai eu si peur qu’il t’arrive quelque chose avec tout ce qu’il se passait. Et Papa qui ne trouvait jamais quoi me dire alors qu’il avait sûrement des anecdotes sur le bout de la langue. Ça se voyait qu’il mentait.

Elle recule un peu, prend doucement son visage entre ses phalanges et en caresse les joues avec ses pouces. Elle est émue et troublée mais se rappelle soudainement la présence de ses petites filles à ses côtés.

Athénaïs : Ok. Alors… Luke, je te présente mes deux filles, Garance et Aura. Des petites jumelles qui ont presque trois ans. Mes chéries, voilà votre oncle Luke !

Les filles observent avec curiosité ce membre de la famille dont elles ont seulement entendu parler.

Aura : Le tonton avec la Force ?
Athénaïs : Lui-même. Le très puissant disciple du Temple !

Elles s’émerveillent et se rapprochent pour toucher du bout de leurs petites mains tendues les doigts si frêles du bel homme. Elles sourient, sont désormais réconciliées sans un mot et pépient doucement sur les mille aventures qu’il a dû vivre depuis sa jeunesse.
La jeune mère tapote gentiment sur les deux crânes et indique de l’index l’air de jeux juste à côté où les deux enfants se précipitent sans trop se faire prier. Une fois laissés seuls, Athénaïs se donne le temps de répondre aux questions de son frère.

Athénaïs : Papa va bien. Il a un peu allégé son emploi du temps ses derniers mois pour nous consacrer plus de temps. Maman s’occupe souvent des filles. C’est une grand-mère adorable ! Elle est infatigable… Toujours occupée à des groupes de lecture, d’activités manuelles, de sorties en tout genre… Elle a même décidé de se lancer dans un grand voyage pour l’année prochaine ! Et euh… Tom...

Elle a un moment de pause. Une seconde durant laquelle elle ne peut pas avouer ce qu’il est devenu. Elle a un petit rire gêné et se reprend.

Athénaïs : Tom fait sa route, j’imagine ? Ahah. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Tu sauves le monde ?
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