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 Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]

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Alycius El'Dor
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MessageSujet: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Dim 4 Nov 2018 - 19:13

Le regard d'Alycius s'assombrit davantage si c'était possible. Son cheval de bataille -si on passait l'expression- l'avait mené, galopant, à un dossier brûlant: plus encore que sa lame de sabre-laser, Ses'Kai Moral causait de véritables problèmes au sein de l'Ordre. Diverses plaintes étaient remontées dont celles de Luke Kayan. Quelques témoignages de plus avaient suffit à rendre le cas aussi concret qu'urgent, et le Conseil avait décidé de se réunir pour convoquer le fauteur de trouble. Alycius connaissait le Thyrsian, de moins de renom, pour son don au sabre-laser. Il aurait eu tendance à le respecter si celui-ci ne manquait pas cruellement de discipline et de retenue. À ses yeux, un véritable bretteur savait conserver son calme, preuve en était son propre égarement sur Dubrillion, sa colère passagère avait menacé de le faire perdre contre le Seigneur Sith. Il était si facile de se laisser glisser dans cette puissance brute, de se bercer avec sa propre haine pour abattre sa lame, encore et encore, sur les chaires ennemies. Gagnant physiquement mais cédant du terrain psychologiquement, l'équidé avait lutté pour retrouver sa sérénité. Il avait alors pu défaire son ennemi, lame au clair, rage engoncée dans son fourreau.

Pour la première fois depuis sa nomination, le Jedi s'apprêtait à épouser les formes d'un des sièges confortables de la salle du Conseil. Ses yeux redécouvrirent la rosace tant admirée, tant crainte lorsqu'il était convoquée en ces lieux sublimes. Il apprécia le nouvel angle que sa position lui offrait tout en se demandant pourquoi le Temple était aussi beau, composé d'une architecture indigne de l'austérité prônée par son Ordre. Mais qu'importe. Ce n'était pas la communauté et d'éventuelles incohérences que le Maître et les siens allaient présentement juger, sinon le proche-humain. Avait-il le coeur aussi sombre que sa peau? Bien que négative d'entrée de jeu, le Jedi avait décidé de ne pas rendre son jugement final avant d'avoir entendu l'individu en question. Il se méfiait quelque peu de ses pleurnichards de Consulaires, même si Luke Kayan ou les autres plaignants n'étaient pas réputés pour verser des larmes de Rancor.

Ce fut après quelques hésitations presque amusantes, touchantes -auxquelles personne n'assista, heureusement pour sa réputation.- que le Maître osa poser son derrière sur la mousse du siège. Le confort promettait d'éviter des escarres malgré ce qui risquait d'être une longue séance, quoique si le comportement de Ses'Kai était aussi caricatural qu'on le prétendrait, le verdict pourrait être tout aussi rapide à donner.

À peine fut-il assis que l'équidé dû se redresser pour saluer ses pairs. Il le fit avec la sobriété qui faisait aux yeux de certains, sa réputation. Au sein de la Force cela dit, son respect pour eux luisait, malgré leur race, leurs idées divergentes, son propre passé. Après des années, ces êtres hors norme avaient décidé de lui faire suffisamment confiance pour le nommer Chevalier puis Maître, et enfin membre du Conseil. L'idée en soi ne plaisait pas beaucoup à Alycius qui ne se pensait pas fait pour ce poste, cependant il s'était déjà promis d'accomplir cette tâche au mieux, notamment en restant lui-même, en proposant ses idées ou en réfutant celles qui lui déplaisaient car on l'avait certainement nommé pour ce qu'il était avant.

À nouveau assis une fois que tous furent installés, le Maître braqua ses yeux sur la porte. Lorsque le convoqué entra, il lui adressa un simple hochement de tête, demeurant cette fois dans son siège, histoire d'indiquer le ton. Le Conseil était fort mécontent et surtout inquiet en ce qui concernait les actes de Ses'Kai, du moins une partie supputait Alycius. Ses mains fines et longues posées sur les accoudoirs, dos droit, regard sévère il fixait l'individu. Sa longue queue couleur lunaire se déployait largement sur le siège, descendant jusqu'au sol, là où sa toge brune glissait également. Il s'imagina à la place du trentenaire et s'estima satisfait. À sa place, il se serait senti intimidé, entouré des Aînés, or il en fallait beaucoup pour impressionner Alycius El'Dor. Seulement, dans son état, le Chevalier Sombre serait-il apte à ressentir la moindre inquiétude? Et que dire d'une éventuelle repentance?

- Maîtres, bonjour. Je vous présente le Chevalier Mora. Chevalier Mora, le Conseil vous a convoqué suite à divers commentaires inquiétants au sujet de votre comportement. On vous dit brutal et agressif, envers des Chevaliers comme des Padawans, sans oublier des discours prônant la colère, intolérables entre ces murs et au-delà, au sein de notre Communauté, de fait. Qu'avez-vous à répondre?

Sans chercher à trop acâbler le présumé coupable, Alycius avait rapidement énoncé les accusations. Il voulait laisser sa chance à Ses'Kai de se défendre voir de s'excuser-utopie des plus folles.- avant de développer. Son regard se porta aussi sur les maîtres présents afin de connaître leur avis. Pour éviter la subjectivité ou l'influence de qui que ce soit, ils n'avaient pas discuté du dossier avant. Tout se ferait au fur et à mesure, le Chevalier serait jugé par rapport aux plaintes qui étaient remontées mais aussi vis-à-vis de son attitude au moment de la comparution. Moins à l'aise qu'il n'y paraissait, l'équidé était également ravi de laisser la parole à autrui, que ce soit au présumé coupable ou à ses collègues. Il détestait parler, encore plus pour énoncer des jugements et ne s'y prêtait que lorsque c'était profondément nécessaire. À défaut de colère, il avait lui aussi fort à faire pour retenir son mépris pour des gens de l'espèce de Mora qui interprétaient le code selon leur bon vouloir.
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Ses'kai Mora
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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Dim 4 Nov 2018 - 22:10

Et voilà, ça arrivait enfin. Le Conseil - nouvellement recomposé, certes, mais ça n'en était que plus impressionnant - le convoquait pour juger ses actes. Tandis qu'il repassait en mémoire ses actes, Ses'Kai se préparait dans ses quartiers. Après tout, pour une fois qu'il assistait à un événement "tout à fait officiel" qui comptait pour lui, il tenait à être le plus présentable, le plus "lui-même" possible.
Il tailla impeccablement sa barbe, veillant au poil près avec son éternelle minutie, avant de coiffer longuement ses cheveux derrière sa nuque. En vérité, cela ne l'étonnait pas d'être convoqué. Cette épée de Damoclès pesait sur lui depuis son arrivée au Temple.
Il s'étonnait même de ne pas avoir été convoqué plus tôt.

Revêtu de sa panoplie habituelle - exception faite de l'armure, qu'il ne considérait utile que sur un terrain hostile - aux tons sombres, frappé du blason de soleil mourant en l'honneur de son sang pur de Thyrsian, et de la bure de l'ordre, impeccablement plissée. Un bref instant, le duelliste hésita à laisser son sabre sur place, se disant que se présenter désarmé au Conseil ne pouvait qu'attester de sa bonne foi...mais il s'en ravisa bien vite.
Il était le guerrier de l'Ordre, et un Jedi. Un Jedi ne se sépare jamais de son sabre, et un guerrier encore moins, alors le Chevalier se résolut à être tel qu'il était quoiqu'il arrive, dans sa cellule solitaire comme devant les plus grands maîtres de l'Ordre.
Les bottes cirées, sa ceinture de terrain pleine à craquer et le sabre accroché noblement à sa hanche, le Thyrsian ne pouvait pas être plus prêt. Alors, droit comme un I, la tête haute, comme pour faire comprendre à tous ses détracteurs qu'il n'avait jamais craint cette situation, Ses'Kai traversa les couloirs et les halls, jusqu'à se tenir devant LA porte.

Il se voulait fier, indomptable, téméraire...mais aujourd'hui, alors qu'il allait peut-être être renié en tant que Jedi dans quelques minutes en ayant à s'expliquer face aux plus grands du Temple, son coeur cognait fort dans sa poitrine. Nerveux ? Bien sûr, anxieux même. Parmi les nombreuses questions qu'il évitait de se poser, il y avait "et si je n'étais plus Jedi ?".
En vérité, lui songerait bien à continuer, avec ou sans eux. Peu lui importait d'avoir des amis, du moment qu'il avait des ennemis...mais le Conseil n'allait certainement pas le laisser repartir simplement, pas alors qu'il était déjà incontrôlable en étant l'un des leurs, qu'il savait manier la Force et fabriquer un sabre-laser.

Ah, et puis au diable les doutes ! Le Thyrsian s'était résolu à assumer sa Voie jusqu'à la fin, et il avait bien l'intention de le faire, fusse- contre le Conseil tout entier ! Alors fièrement, d'un pas ferme, il s'aventura dans cette chambre légendaire, où l'on avait déjà jugé par le passé. En tant qu'enfant, qu'apprenti, puis en tant qu'homme, que Chevalier Jedi. Aujourd'hui, plus jamais, il allait faire honneur aux espoirs qu'on avait placé en lui.
Ici, bien que raide comme un piquet, il les salua. Il ne connaissait pas tous les noms, ni toutes les têtes...mais même les inconnus méritaient par défaut son respect, car le seul fait d'être assis ici indiquait un niveau de compétence et de savoir défiant l'imagination. Eeet...pour les noms familiers, il y avait ici même rien de moins que certains des plus grands bretteurs actuellement en vie. Certainement supérieurs à lui, et rien que pour ça...


"Maîtres du Conseil."

Simple et sobre, pour leur témoigner son admiration en un minimum de temps. A juste titre semble-t-il, car Alycius - qui en dépit de son étrange apparence avait su défaire un redoutable seigneur Sith dans un duel des plus honorables d'après la rumeur - entama les "hostilités".
Cela fit monter encore d'un cran sa nervosité, car ça y est, on était vraiment les deux pieds dans le plat...mais qu'importe ! Tant mieux qu'ils crèvent enfin l'abcès. Cela dit, le duelliste fit brièvement la moue en devinant très bien quelles étaient les lopettes se plaignant de ses actes.
Mais au lieu de se morfondre, comme un padawan pris en faute, le Thyrsian releva au contraire le menton et bomba le torse.


"C'est entièrement vrai, Maîtres. Si je devais ajouter quelque chose, je dirais même que j'aurais y aller plus fort."

C'était d'une infinie arrogance, ou d'une infinie stupidité de plastronner ainsi...mais le duelliste n'avait jamais eu peur de ses choix, aujourd'hui encore moins qu'un autre jour. Il posa les mains sur les hanches, attestant de sa prise de position résolue.

"Mes pairs, les Jedis, prennent leur temps pour fortifier leur corps et leur esprit. D'affiner leurs techniques et leurs pouvoirs. En temps normal, même moi louerait leur patience. Mais ce n'est pas à vous que je rappellerais que nous sommes en guerre !"

La fin justifie les moyens, et force fait loi de nécessité...ou un truc du genre. Les dictons c'est pas son truc, à part "ma main dans ta gueule suffira", mais celui-là y va pas trop le sortir ici. Il avait clamé sa logique à des apprentis, qui ne l'avaient pas compris. Puis à des Chevaliers, des Consulaires même, qui y avaient été imperméables. Et même à des Maîtres, qui n'avaient fait que le prendre de haut.
Aujourd'hui, lui, Chevalier "renégat" allait pouvoir s'exprimer à ceux qui devaient véritablement l'entendre.


"Nous ne pouvons pas attendre que les membre de l'Ordre prennent le temps de grandir, pas à pas, tout en douceur. Les Jedis sont faibles, de corps et d'esprit. J'en veux pour preuve que je les terrifie !"

Quel que soit leur âge, aucun Jedi ne le comprenait. On le prenait pour un fou, un monstre, un démon ou pire...un Sith. On le regardait de loin, comme un animal enragé. Rien que pour ça, ils mériteraient des taquets dans les gencives. Ses'Kai adorait être le centre d'attention, admiré ou redouté...mais pas pointé du doigt comme une bête.
Il croisa les bras, en se renfrognant.


"Je suis peut-être le guerrier le plus expéditif de l'Ordre, mais je n'en reste pas moins un Jedi ! Et en tant que tel, je respectes quand même des règles. Ils auront beau me traiter de tous les noms, je n'ai jamais tué un autre Jedi. Je ne les ai même pas démembré ! Je leur donne un aperçu d'une véritable bataille, pour qu'ils n'arrivent pas la bouche en coeur sous le feu ennemi en se demandant pourquoi ça leur fait mal, et eux se mettent à pleurer !"

Les Jedis, en particulier les Gardiens, suivaient tous un entraînement physique et mental extrême, de façon à dominer les faiblesses de leur chair, pour contrôler leur peur, leur douleur, tout. Chez Ses'Kai, c'était inné, et poussé à un extrême encore plus dangereux à cause de son passé de gladiateur, d'esclave-guerrier.
"Tuer ou être tué, par tous les moyens", c'était une règle des plus fondamentales qui régissait entièrement sa vie...et qui semblait faire défaut à nombre de Jedis.


"Et s'ils me craignent et me fuient, moi, un allié, l'un des leurs. Imaginez un peu ce qu'ils feront lorsque les Siths arriveront. Ce temple a déjà brûlé une fois, parce que les Jedis n'étaient pas assez fort ou brave pour les arrêter. Alors je ferais tout ce qu'il faudra pour que ça ne recommence pas, y compris coller des claques à mes pairs pour leur éviter de finir empalés sur des sabres rouges."

Il était furieux...Car la réalité qu'il décriait lui semblait inévitable. Ses talents ou ses "cours" ne faisaient que l'isoler et l'Empire noir gagnait du terrain chaque jour. Alors vivement que le Conseil tranche, et secoue le Temple...ou bien ne l'exile, et le libère enfin des chaînes qui lui interdisent tant de fois de tuer.
Car quoiqu'on en dise, sa férocité n'était ignorée de personne. Il était un tueur, un véritable fauve...pourtant, à part une fierté piétinée et pas mal de contusions - et beaucoup d'insultes - de quoi pouvait-on l'accuser au sein de l'Ordre ? Parce qu'il avait beau frapper fort, Ses'Kai était convaincu que ses poings étaient moins destructeurs qu'un sabre-laser...
Et certes, il n'avait jamais autant parlé d'un seul trait, mais c'était là le condensé de ses peurs, de ses attentes, de ses projets. Si les Jedis n'étaient pas prêts pour le grand combat, l'Ordre disparaîtrait à tout jamais...et les Siths domineront la galaxie.
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Tore Ae
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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Lun 5 Nov 2018 - 13:12





L’heure était – enfin – arrivée, Tore allait passer les portes de la salle du Conseil non pour se présenter devant les Grands Maitres de l’Ordre, mais pour siéger parmi eux. Le Whiphid ressentait un mélange d’excitation et d’appréhension, honoré de faire partie des membres les plus reconnus de l’Ordre mais également incertain quant à sa légitimité quand d’autres que lui n’avaient jamais cédé aux sirènes du Côté obscur. Pour autant, il ne se présentait pas à reculons auprès de Saï Don, Anya Jeseladai, Tendra Deenia ou tous les autres, nouvellement élus ou non. S’il était là à présent, c’est que ses pairs l’avaient choisi parmi les autres candidats et que la Force l’avait voulu, elle aussi. C’était donc avec autant d’humilité que possible que Tore allait siéger pour la première fois dans la salle emplie de la sagesse des Jedi depuis des siècles.

Et pour sa première, le cas à gérer était particulièrement ardu. Tore ne connaissait pas Ses’Kai Mora, il ne l’avait d’ailleurs jamais croisé, ou alors il n’y avait pas fait attention. Mais lorsque le Chevalier se présenta au milieu de la chambre, Tore sut que l’un et l’autre ne s’étaient jamais vu, l’impression laissée par le Thyrsian ne s’oubliant pas si facilement. Son aura était teintée d’une obscurité qui lui rappela celle qui fut sienne plusieurs années auparavant. Il comprit alors que son rôle au sein du Conseil était d’apporter cette expérience – en plus du reste de son vécu et de sa sagesse bien entendu – pour contrer une tendance qui s’accentuait dans les rangs jedi au fil que le conflit avec l’Empire Sith s’intensifiait.

Ce fut le Maitre Alycius El’Dor, nouvellement élu et que Tore connaissait pour s’être entrainé à ses côtés, qui présenta le cas à ses pairs. Le Nazzar fut assez bref quant aux accusations pesant sur le Chevalier Mora, peut-être estimait-il que les autres membres de l’assemblée avaient d’ores et déjà connaissance des agissements du Thyrsian. Sans le connaitre, Tore avait eu vent du comportement de Ses’Kai, de sa violence à la fois verbale et physique, de son penchant pour l’obscurité et de son goût non-dissimulé pour le sang… Un passif bien lourd pour quelqu’un qui se prétendait être un Jedi. De mémoire, Tore ne connaissait aucun membre de l’Ordre autant porté sur la profanation de son Code. Pourtant Ses’Kai était un Jedi, et aujourd’hui un Jedi auquel on donnait une chance de s’exprimer sur ses actes.

Le Whiphid put sentir une certaine dose de nervosité chez le Chevalier, ce qui le surprit étant donné le caractère qu’apparemment il affichait d’ordinaire. Un simple retard à l’allumage visiblement, puisque Ses’Kai ne cherchait pas à nier les accusations, ni même à les atténuer. Le Thyrsian toisait les membres de la vénérable assemblée avec orgueil et détermination. Il était ainsi fait et il ne changerait pas sa manière d’être simplement parce qu’il comparaissait devant le Conseil. Pour cela, Tore ne put que le respecter. Moins pour les paroles qu’il prononça ensuite.

Il écouta attentivement, impassiblement, le monologue du Chevalier sur ses griefs quant à l’apprentissage jedi, sur la prétendue faiblesse des membres de l’Ordre et, comble de l’arrogance, sur la terreur qu’il pensait exercé sur ses semblables. Tore reconnaissait volontiers que les temps actuels appelaient à une plus grande fermeté de la part de l’Ordre et du Conseil face aux provocations de l’Empire Sith. Toutefois, jamais il n’aurait ne serait-ce que songé à abandonner ce qui faisait l’apprentissage des Jedi depuis des millénaires. Si l’Ordre devait évoluer avec son temps, il ne devait cependant pas en oublier ses fondations et le Code qui le définissait. Les Jedi ne faisaient pas la guerre, ils défendaient la paix et la liberté à travers la galaxie. Entendre l’un des leurs parler avec tant de verve et de violence laissait le Whiphid soucieux, quand bien même il ressentait lui-même le besoin d’être mieux armé face aux menaces qui pesaient sur l’Ordre Jedi et la République.

S’il écouta sans intervenir, la simple évocation de l’attaque du Temple fut la goutte de trop. Tore ignorait où était Ses’Kai Mora lors de l’incendie provoqué par Darth Sinya, mais il ne pouvait laisser le Chevalier s’attaquer ainsi à la mémoire des centaines de Jedi de tous âges qui avaient alors payé le prix ultime pour la défense de l’Ordre.

- Je ne peux vous laisser accuser les Jedi de faiblesse lorsque Darth Sinya a pris d’assaut le Temple, par surprise et sans que personne n’ai vu venir le retour des Sith. » Un point qui avait été la plus grande faiblesse de l’Ordre Jedi et de la République à l’époque, Tore le concédait sans mal et avait dû en subir les conséquences. « Des nôtres sont morts pour protéger les plus jeunes et l’Ordre, ne leur manquez pas de respect Chevalier Mora, ce n’est pas digne du Jedi que vous êtes. »

Là n’était pas la question cependant. Si de tels propos étaient condamnables, ils n’étaient pas les plus dangereux qu’ait prononcé le Chevalier. De toute la diatribe du Thyrsian, Tore pouvait en excuser une partie, même s’il ne le faisait pas forcément de gaité de cœur. La volonté, la détermination, les compétences de bretteur de Ses’Kai en faisait un atout incomparable pour l’Ordre contre l’influence grandissante des Sith. Pour autant, il ne pouvait consentir à le voir se prétendre Jedi en avançant comme arguments n’avoir jamais « tué » ou « démembré » l’un d’eux.

- Nous savons pertinemment que les Jedi ne sont pas parfaits, et nous devons en accepter les aspects, aussi extrêmes soient-ils parfois. » reprit Tore sur un ton qui se voulait plus conciliant et apaisé. Lui-même ayant reçu le pardon du Conseil pour ses actes obscurs, il ne se voyait pas condamner immédiatement Ses’Kai. « Mais demandez-vous ce que vous inspirez réellement aux autres Jedi, en particulier aux plus jeunes ?... Le chemin vers le Côté obscur. J’ai arpenté ces chemins, Chevalier Mora, je sais à quoi ils ressemblent et ce qu’ils nous conduisent à faire. Et à avoir passé tant de temps sur le fil, je crains que vous ne fassiez plus clairement la différence entre ce qu’être un Jedi est, et ce que ce n’est pas. »

C’était en pensant faire le bien que Tore avait basculé un temps sur la voie obscure. Le Whiphid ne doutait donc pas un instant de la volonté du Thyrsian, mais était plutôt tenté de la refreiner pour ne pas qu’elle le consume entièrement.

- Ne pas avoir tué, ou démembré, de Jedi, selon vos propos, n’est simplement qu’une question de bon sens, cela ne vous définit pas en tant que Jedi. Vous aimez le sang. Pire, vous le recherchez, et c’est cela qui est condamnable. Plus que vos… méthodes d’apprentissage. » Méthodes que Tore n’approuvait pas, mais chaque Maitre avait sa façon de faire après tout. Evidemment, il ne cautionnait pas les grossièretés et l’irrespect. « Votre détermination à combattre les Sith est louable, mais ne doit pas se confondre avec vos obligations de Jedi. Ne commettez pas l’erreur que vous êtes le seul à vous soucier de l’avenir de notre Ordre. »

Tore pouvait sentir une peur secrète, intérieure, l’une de celles qu’il avait déjà éprouvé par le passé. Ses’Kai craignait l’engloutissement des Jedi par les Sith, au point d’en oublier qu’il servait la Lumière et non le Côté obscur. Il était du devoir du Conseil d’accompagner le Chevalier dans ses doutes pour l’empêcher de plonger dans une voie sans retour… sur laquelle il marchait déjà depuis longtemps.

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Hildegarde Marja
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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Lun 5 Nov 2018 - 22:55

Hildegarde se regardait dans l’imposant miroir accroché au mur de la porte de sa chambre. Drapée dans une robe noire et blanche épousant sa silhouette gracile. Son sabre était accroché, nonchalant, à une ceinture de velours bleue. Elle ne portait que rarement la bure accordant à son grand âge le privilège de s’habiller à peu près comme elle le souhaitait tant qu’elle respectait la bienséance.

L’image qu’elle se renvoyait dans le miroir laissait apparaître un visage aux traits fatigués, usés par tant d’années de service. Les traits finement ciselés de l’auguste caratienne lui rappelait que des années plus tôt elle avait été aussi belle qu’une fleur sous un soleil d’été. Si belle que son premier Maître lui avait fait un enfant en plus de la former, si belle qu’il n’avait pas pu la tuer quand elle allait mettre son enfant au monde dans une chambre crasseuse de Coruscant. Si belle que des années plus tard, il avait voulu la revoir pour la convaincre de rejoindre l’Empire, comme lui. Si belle que lorsqu’elle lui eût fait rendre gorge d’un coup d’estoc meurtrier, son dernier souffle fut pour lui murmurer qu’il ne cesserait jamais de l’aimer.

Elle avait payé le prix terrible de cette beauté qui fanait aujourd’hui. Le Conseil Jedi de l’époque lui avait enlevé son fils. L’avait honni, mise à l’épreuve, envoyé sur les terrains les plus difficiles et les moins grandiloquent, lui avait confié les padawans les moins habiles. Elle avait tout arraché à la seule force de sa détermination de lionne : son titre de Chevalier, puis de Maître ; Ses victoires triomphantes, sabre en main ou à la table des négociations dans l’antichambre des enfers. Jamais elle n’avait faibli. Failli oui, mais jamais faibli.

Et voilà que bien des années plus tard, ironie de la Force, elle allait siéger à ce même conseil. Ce Conseil qu’elle avait tant de fois défiée. Elle lui avait imputé sa faiblesse, sa lâcheté, son asservissement à la République, son modernisme effréné qui selon elle signait l’arrêt de mort des valeurs de l’Ordre, son aveuglement à détourner les yeux quand l’Empire renaissait de ses cendres, sa passivité quand le Temple avait attaqué.

Aujourd’hui, elle avait le pouvoir de changer ce qui devait être changé.

L’époque était maudite, famélique et malade : elle seule était le remède.

La maladie était avancée, le traitement se devait d’être radical.

Ses pairs l’avaient nommée, preuve était que sa vision avait trouvé du soutien. Preuve que ceux qui ne partageaient pas ses méthodes étaient désarmés face à leur incompétence crasse et à aux lubies de cette despote d’Emalia Kira. Le renouvellement des sages était bénédiction pour l’Ordre.

Cette trainée d’Alyria Von tout juste bonne à forniquer avec son affreux amant balafré qui passaient plus de temps à glousser qu’à diriger était partie à la retraite. La vieille pendule mal réglée répondant au nom de Maître Manteer était retourné cultiver ses choux dans son immonde trou à rats. Tout allait pour le mieux.

Réajustant son chignon sévère, elle entendit son Comlink biper pour lui rappeler la session extraordinaire avec ses nouveaux coreligionnaires. Sans attendre elle franchit le seuil de sa chambre se dirigeant vers la salle du Conseil à pas vifs. Elle fit un arrêt par une salle commune réservée aux padawans. Tous les jeunes se levèrent à son entrée ne connaissant que trop bien sa réputation de mégère acariâtre. La Jedi toisa les occupants de la salle d’un œil inquisiteur. Ne trouvant finalement rien à redire elle quitta la pièce en adressant un sourire et un mot d’encouragement à la pépinière de l’Ordre.

Dix minutes plus tard dans la Chambre du Conseil des Jedis.


Hildegarde avait pris soin de saluer un à un ses collègues. Il n’y avait après tout que des grands Jedis dans cette assemblée. Hildegarde avait prêté un intérêt tout particulier aux petits nouveaux qui comme elle faisait leur rentrée des classes pour cette bien triste occasion. Elle appréciait Alycius pour son apprêté et sa grande puissance. De ce qu’elle avait entendu dire, le Nazzar était un Maître aussi sage que tenace. Maître Ae s’était illustré maintes fois sur les terrains d’opérations. Sa sagesse et son expertise seraient les bienvenues.

Assise dans son fauteuil, elle ne daigna même pas saluer le Chevalier Mora qu’on allait entendre. Ses petits yeux noisette se contentaient de l’observer sur toutes les coutures. Le Thyrsian semblait avoir fait un effort pour se rendre présentable, c’était au moins cela de gagner. Le Chevalier était imposant, son aura dans la Force valsait comme une barque sur une mer agitée ; il ne pouvait être aussi assurée que sa prestance le laissait paraitre.

Le Chevalier qui leur faisait face n’était pourtant pas dénué d’intérêt. Il y avait dans cette assurance exacerbée certains mots qui raisonnaient aux oreilles d’Hildegarde comme de vérités tues depuis très longtemps, des tabous inaudibles, des réalités à ne jamais révéler. Selon elle, il n’était pas tout à fait dans le faux. Hildegarde blâmait également la légèreté des Jedis sur les sujets martiaux et l’impréparation parfois évidente au combat de certains membres de l’Ordre. Naturellement ce n’était pas l’unique raison de la décadence de l’Ordre mais une véracité était toujours bonne à dire.

A l’évocation de l’épisode tragique de l’attaque du Temple, Marja manqua de se lever. Tore fut plus rapide et répliqua avec la juste mesure de la terrible sentence que Ses’Kai avait prononcé. Le souvenir de la mort des jeunes du Temple hantait encore les cœurs et les corps des Jedis. L’attaque immonde de l’Empire sur Ondéron avait causé la mort de tant de padawans innocents, la vieille femme avait perdue plusieurs amis pendant la bataille. Ulcérée, Hildegarde ne répondit pas immédiatement, le laissant aller au bout de son raisonnement. Une fois le calme revenu et les sages remarques du Whiphid énoncées, elle ouvrit la bouche posément mais fermement.

Chevalier Mora. Si le mémo que j’ai reçu est correct, je vois que vous avez manqué d’être refusé à l’admission en raison de vos penchants vers l’obscur. Je passe rapidement sur les nombreuses violences qui émaillent votre curriculum. Meurtre, insubordination, humiliation, non-respect des ordres de mission, mise en danger de nos relations diplomatiques avec les instances institutionnelles, meurtre de dirigeant en système souverain. En revanche, plusieurs lignes m’étonnent.

Elle se pencha en avant fixant le colosse comme pour appuyer ses paroles, les sourcils froncés.

Si la formation des jeunes semble vous tenir autant à cœur pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez laissé à son sort le padawan Avner alors que vous étiez responsable de lui ? Etait-ce un moyen de l’endurcir ? Vous avez également manqué de mutiler, le padawan du Chevalier Karm, le jeune Soruell.

Hildegarde tendit la main en avant.

Pensez-vous qu’un jeune abandonné à son sort sous le feu ennemi ou qu’un padawan amputé puisse-être d’une quelconque utilité pour combattre l’Empire ? N’avez-vous jamais songé qu’il pouvait y avoir un juste milieu entre la faiblesse que vous nous reprochez et l’extrême dureté que vous proposez à ceux qui ont le malheur de croiser votre route lors de vos mauvais jours ? Hélas, rien ne me dit qu’un jour vous ne tuerez pas vos frères dans la Force, volontairement ou involontairement, et cela, ni moi, ni mes confrères ne pouvons le laisser passer. Un Jedi mal préparé vaut toujours mieux qu’un Jedi mort, ne trouvez-vous pas ?

Elle marqua une pause le temps de jauger l’effet de ses paroles sur le Chevalier, de toute évidence il n’avait sans doute jamais pensé à la question. Les écarts de conduite qu’on lui reprochait étaient graves, tous le savaient ici. A jouer avec la frontière du côté obscur, il y avait toujours un moment où il n’était pas possible de revenir de l’autre côté. Comme Maître Ae, elle l’avait vécu, ce n’était que grâce à sa grande Maîtrise du Juyo qu’elle n’avait pas basculée.
Elle reprit ensuite d’une voix plus tranquille.

Je dois reconnaître que je partage une partie de votre diagnostic Chevalier, toutefois les remèdes que vous proposez ne sont pas les bons je peux vous l’assurer. Malgré tout votre raisonnement est intéressant. Je vais vous poser une dernière question simple : que feriez-vous à notre place au sujet de la formation des Jedis si vous aviez carte blanche ?

La question était posée. La réponse intéressait Hildegarde. Les deux Jedis se ressemblaient par certains aspects. Mais pour elle, il était essentiel de savoir la haine de Ses’Kai ciblait les bons ennemis.
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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Mer 7 Nov 2018 - 20:01

Oulah...ça va mal finir pour son matricule cette histoire. Les Maîtres Ae et Marja sont ceux ayant le plus réagi à sa remarque au sujet de l'attaque du Temple, cet événement terrible les ayant tous marqué, même lui.
Et enfin, Ses'Kai faisait face à des êtres doués de sagesse et d'intelligence. Là où n'importe quel troufion, civil lambda ou maître moyen, lui aurait fait une vulgaire morale, le Conseil essayait...de le comprendre. Ils pointaient ses torts bien sûr, et lui recommandaient - pour ne pas dire menaçaient - de trouver une nouvelle voie qui concilierait les arts Jedis et ses talents. De plus, on lui reconnaissait également ses forces.
La vénérable Hildegarde lui confiait même qu'elle partageait au moins en partie sa philosophie. A ces mots, son coeur se gonfla de fierté et d'espoir. Lui qui avait si longtemps cherché une oreille capable de l'entendre, un esprit qui parviendrait à comprendre sa nécessité d'extrême trouvait enfin sa perle rare. Le Conseil des Jedis était en effet sage, plus qu'il ne le serait jamais lui-même sans doute, ce qui une nouvelle fois, en leur présence, lui enseignait l'humilité.
L'ancienne maître d'arme poussa même le vice jusqu'à lui demander ce que lui ferait à leur place. Le Thyrsian ne s'attendait tellement pas à une telle question, à cette opportunité de le laisser exprimer sa pensée en toute franchise, de le faire se mesurer à ses espoirs et à la réalité, qu'il resta interdit quelques secondes.

Finalement, il se racla la gorge en inspirant profondément. Intimidé...un peu, oui. Impressionné, par leur patience, leur discernement, assurément. Alors que son escrime supérieure lui donnait le sentiment de brasser inutilement du vent sans pouvoir changer les choses, ses juges lui donnaient l'occasion de laisser son empreinte dans l'histoire.
Si les mots qu'il prononcerait pouvait changer le cours des événements, alors ce concile serait son occasion de prouver sa valeur...et étrangement, sans l'aide de sa précieuse lame. Un paradoxe pour lui, qui le laissait un peu songeur, même si cela ne l'étonnait guère.


"Le fait que les Siths nous aient surpris est la preuve même que notre enseignement est insuffisant, incomplet. Effrayés par le Côté Obscur, les Jedis en détournaient les yeux, et lorsque ses disciples ont surgis, nul ne les a vu. Ni la sagesse, ni la discipline, ni nos pouvoirs n'ont servi il se renfrognait à mesure que la vérité, celle qu'il voyait chaque jour, lui pesait sur le coeur et à ce rythme, ce carnage recommencera. Mais cette fois, l'Ordre n'en réchappera pas ! Les Jedis doivent se presser, s'aventurer sur de nouveaux sentiers, même périlleux, car s'ils continuent à attendre leurs ennemis, l'Empire Noir nous rasera tout simplement de la Galaxie ! L'Ordre cessera d'exister, et nul ne pourra plus jamais s'opposer aux Siths, qui eux veilleront réellement à ce que leurs rivaux ne réapparaissent jamais."

S'il y avait une nouvelle bataille comme celle du Temple, ça en était fini d'eux. Plus de Temple; plus de Jedis, plus de résistance. Soit il était d'un tempérament extrêmement pessimiste, soit il était évident que la République plierait le genou en quelques jours à peine. Les "Civils" se tournaient déjà vers l'envahisseur, de peur de leur colère, alors qu'il existait des guerriers capables de leur tenir tête. Qu'adviendrait-il lorsqu'il ne restera que les Siths ?

"Nous ne pouvons nous payer le luxe de nos traditions. L'heure approche où il faudra combattre le feu par le feu...ou nous laisser immoler jusqu'au dernier."

Il prit le temps de réfléchir avant de lancer sa prochaine tirade. Ses'kai était conscient d'être impulsif, de parler avant de penser, et si d'habitude ça ne le gênait pas, ici c'était différent. Plus que de lui, c'était du destin de l'Ordre, et de la galaxie peut-être que dépendaient ses paroles.

"Maître Ae, je n'ai pas peur d'affronter l'Obscur. Je redoute encore moins de m'en servir, si cela peut me donner la force de vaincre mes ennemis. Mais je suis Thyrsian, escrimeur, et Jedi. Mon honneur ne souffrira aucun parjure. Aussi, je vous rappelle, autant que j'en fais le serment en vous prenant vous tous, Maîtres du Conseil, pour témoins dit-il en écartant les bras pour englober la salle et ses précieux auditeurs Que je suis né Gladiateur, que j'ai grandi guerrier, et que jusqu'à ce que je meurs, ou que j'ai pourfendu la dernière abomination habitant la galaxie, je continuerais à vivre par et pour la Lame. Mais que jamais, dussiez-vous me bannir, me renier et me retirer mon sabre, jamais les Jedis ne seront mes ennemis."

Et pourtant, la Force savait qu'il en avait ! Les traîtres, les menteurs, les lâches, les esclavagistes, les corrompus, et tout ce qui n'était pas strictement honorable...ça faisait énormément de monde. Une pauvre fille, qui, une seule fois, s'autorisait un plaisir très coupable, pouvait être sujette à sa féroce colère.
Mais de cela, il le jurait en cet instant devant ceux qui décideraient de son avenir, jamais il ne tournerait pour de bon son épée contre ses pairs. En cet instant, assumant pleinement sa dignité et ses talents, Ses'Kai osait même défier du regard les Maîtres. Il se targuait de ne connaître aucune peur, alors qu'ils le mettent à l'épreuve s'ils l'osaient. Aucun défi ne saurait l'arrêter.
Sauf peut-être du calcul mental en compagnie d'une classe de maternelle...mais là, ça serait vraiment vicieux.


Maître Marja. Vous êtes la première personne dans cette galaxie de menteurs, de lâches et de tricheurs à m'avouer partager, ne serait-ce qu'un peu mes opinions. Un vulgaire tueur comme moi ne trouvera pas de mots pour exprimer ce que je ressens en cet instant il n'aimait pas non plus avoir de dettes...et cet honneur immense qu'elle lui faisait méritait une réponse immédiate, une démonstration de sincérité. Après laquelle il la regarda droit dans les yeux Mais pour vous répondre, si j'étais à votre place, je continuerais."

C'était pure folie peut-être, que d'exiger d'un Jedi de vivre et jurer par l'épée, de sceller ses serments dans le sang, le sien et celui de ses ennemis. En particulier pour un ancien Gladiateur, pour qui la diplomatie, la retenue, la patience étaient des défauts auxquels il se voulait imperméable.
Mais de son point de vue, cette guerre ne se gagnera jamais par des mots. L'un des deux camps devait disparaître, et Ses'Kai n'avait pas la moindre intention que les Jedis soient rayés des livres d'histoire.


"Sur l'Arca, j'ai laissé Avner livré à lui-même car il m'aurait ralenti. Je rappelle que j'avais demandé à y aller seul ! Une mission suicide n'est pas un terrain pour un enfant, si j'avais du me brider pour espérer le soutenir, j'aurais été tué, et lui avec, la mission aurait échoué et l'Empire aurait pris l'avantage ! de nouveau, il écarta les bras, adoptant inconsciemment une vieille garde de défi, de provocation de l'arène Pourtant j'ai réussi là où même certains d'entre vous auraient échoué ! Je ne suis ni gentil, ni pédagogue, ni même sage ou bienveillant. Je vis pour tuer, et je tuerais tant qu'il existera quelqu'un qui mérite de finir sur ma lame."

"Arrête crétin, tu creuses ta propre tombe !" se dit le Chevalier...mais en même temps, cela lui faisait un bien fou d'enfin crier aux plus sages et nobles de l'Ordre tout ce qu'il avait sur le coeur.

"Vous trouverez ça arrogant, et vous aurez raison...mais un Jedi mal préparé EST un Jedi mort. Les Siths ne jouent pas selon nos règles, ils sont traîtres et mauvais. Ils useront de tous les subterfuges afin de nous terrasser, et si nous ne surpassons pas d'urgence leurs vices, ils nous extermineront définitivement."

Il était temps de répondre, et après avoir mis les deux pieds, les fesses et même la tête dans le plat, l'heure était venue d'allumer le feu.

"Je préférerais mourir que de tuer un Jedi. Et si vous en doutez, testez-moi ! Tranchez-ma tête, et les doutes et craintes qu'elle apporte, je ne tirerais même pas ma lame. les défiant d'éprouver sa volonté, il croisa les bras, bien loin de son sabre-laser, et leva le menton pour exposer sa gorge mais si j'en avais les compétences, j'enseignerais la guerre aux Jedis. Vivre et affronter la peur, la mort et la haine. Jusqu'à ce qu'ils en soient les amants, et la dominent."

Là, c'était le discours qu'il avait tenté, en des mots bien plus doux, par-ci par-là. Avec son propre maître, autrefois, puis des civils, des "amis", ou bien des mercenaires, voire ses propres pairs...sans jamais de résultat.
Mais aujourd'hui, c'était le tout pour le tout. Quitte à ce que ce soit son dernier jour en tant que Jedi, ou tout court, autant faire en sorte de marquer les esprits et de changer le destin.


"Plus ils éviteront ce qu'ils redoutent, moins ils seront capables d'y faire face. Alors non, si je le pouvais, je n'aurais pas l'once d'une hésitation à frapper un de mes pairs, à lui faire goûter son propre sang et à lui briser les os, fusse-t-il un enfant, si cela peut lui permettre de tuer un Sith au lieu de lui succomber."

Un double sens cruel, bien plus pour lui que pour les maîtres peut-être, car lui qui était si attaché à l'Ordre auquel il était à ce point redevable...la trahison était encore pire que la malveillance. Or, combien des Jedis désertaient ? Padawans, Chevaliers, et même Maîtres...combien de ces enfoirés qui le prenaient de haut et se croyaient meilleurs que lui abandonnaient leurs amis, leur famille, pour prendre une route solitaire ou pire, suivre les pas de leurs ennemis ?
Assurément, Ses'Kai préféra un Jedi mort qu'un Jedi traître...et il serait prêt à mettre sa vie, et même son honneur en jeu pour y veiller tandis qu'il croisait les bras, son esprit tiraillé par de nombreuses logiques contraires.
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Tore Ae
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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Hier à 14:32





Tore écouta avec patience l’intervention d’Hildegarde Marja, une consœur nouvellement élue comme lui et qui prônait ouvertement un durcissement de la politique de l’Ordre Jedi. Une voie sur laquelle la Whiphid émettait quelques réserves, fidèle à sa vision évolutive de l’Ordre et de ses membres, mais conscient malgré tout que les temps actuels nécessitaient plus de poigne de la part du Conseil.

Il reconnut la vieille Jedi dans le cœur de son discours, intransigeant et grave, mais qui reconnaissait au Chevalier certains points. Comme lui-même l’avait évoqué juste avant, toute l’attitude de Ses’kai Mora n’était pas à condamner, ses intentions de combattre jusqu’au bout le Côté obscur aurait d’ailleurs pu forcer l’admiration… si le reste n’avait pas été aussi extrême.

Et plutôt que de se confondre en excuses – comme l’auraient certainement fait de nombreux autres Jedi –, Ses’Kai se tint à sa vision des choses, conformément à la forte tête qu’il était. Il trouva indécent de continuer à profaner la mémoire des Jedi tombés lors de l’attaque de Darth Sinya, les accusant en silence d’avoir pris peur devant le pouvoir de l’Obscur. Le Chevalier signa même en prétendant ne pas avoir peur de cette obscurité, d’en faire usage. Comme Tore l’avait déjà largement pressenti, Ses’Kai marchait sur le fil du miroir.

- Cela suffit, Chevalier Mora. Je ne peux vous laisser insulter ceux qui sont tombés par la faute de Sinya. Combattre le mal par le mal, marcher sur le chemin du Côté obscur, toutes vos solutions ne sauveront pas l’Ordre Jedi mais le mèneront à sa perte. Car en prenant ces chemins, c’est notre nature même de Jedi que nous renierions, ne valant alors pas mieux que ceux que nous combattons. » intervint-il d’une voix plus dure, résonnant dans la salle. « L’Ordre perdurera tant qu’il y aura quelqu’un pour se rappeler ses principes et ses traditions, et pour les transmettre. »

Ses’Kai Mora n’était pas un Jedi parfait. Il le savait, Tore le savait, le Conseil le savait. Mais en existait-il seulement un ? Ce qui importait était que Ses’Kai était un Jedi. Un combattant, un guerrier, et sacrément habile de sa lame si l’on en croyait les rapports. Tore ne le jugeait pas sur ces points, même l’Ordre avait besoin de combattants et il se félicitait même que Ses’Kai fasse partie de leurs rangs plutôt que de ceux de l’ennemi.

L’entendre se qualifier de « vulgaire tueur » était une limite qu’il n’aurait pas dû franchir. Tous les Jedi aguerris avaient déjà ôté la vie, il aurait été hypocrite d’affirmer le contraire. Cependant, la nuance se faisait là où les Jedi ne tuaient pas pour tuer mais seulement pour se défendre ou défendre autrui. L’inverse était seulement guidé par le Côté obscur, ce qui conduit Tore à prendre de nouveau la parole après que le Chevalier les ait mis au défi de lui prendre la vie.

- Ne soyez pas ridicule Chevalier, vous savez très bien qu’aucun membre du Conseil ne prendrait votre tête même si vous étiez un Sith. Apprendre l’art de la guerre est une chose, sur laquelle je confesse que l’Ordre aurait dû prendre plus de responsabilités. Cela ne constitue pas l’objet de la séance du jour cependant, et relève du Conseil seul. » Tore ne doutait d’ailleurs pas que ce point serait abordé sous peu par le Conseil en session close. « Mais faire en sorte que les Jedi deviennent des – comment dites-vous ?... – "amants" de la peur, de la mort et de la haine… Vous ne dépeignez pas autre chose que le Côté obscur ici. »

Surpasser les vices des Sith ? Comment ? Pourquoi ? Ses’Kai était-il véritablement prêt à franchir ce gouffre qui séparait les serviteurs de la Lumière de ceux de l’Obscurité ? Finalement, ce que Tore redoutait le plus, c’était le discours même du Chevalier. Il ne comptait plus le nombre de référence à la mort, à la violence. Combien de fois avait-il parler de tuer ? Rien de toute cela ne correspondait au discours d’un Jedi, aussi extrémiste et belliqueux soit-il. Ses’Kai s’était enfoncé si loin dans l’obscurité que Tore craignait qu’aucun retour ne soit possible.

Le Whiphid eut une pensée fugace pour son propre Padawan, Yath Von. Un bon garçon, appliqué et volontaire. Peut-être pas encore prêt à se frotter à un Sith, mais à force de temps et d’expérience, le jeune Kel Dor le serait. Et ce ne serait pas en lui transmettant la peur de l’extinction et la haine des Sith que Tore ferait de son élève un meilleur Jedi. Ce n’était pas sa vision de l’apprentissage jedi. Imaginer qu’un homme comme Ses’Kai puisse abandonner un apprenti, voire pire, de le rosser jusqu’à ce qu’il soit suffisamment endurci dépassait l’entendement du Maitre whiphid. Si tel devait être l’avenir de l’Ordre, il n’hésiterait pas un seul instant pour le quitter définitivement. Il en serait même heureux et soulagé.

Mais si les mots et l’attitude butée ne plaidaient pas en la faveur du Chevalier, Tore n’était pas seul juge de la situation. C’était le Conseil dans son ensemble qui statuerait sur les actes et les paroles du Chevalier avant de rendre son verdict.

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MessageSujet: Re: Tumultueux [PV Ses'Kai et membres du Conseil]   Hier à 18:12

HJ:
Spoiler:
 




Interrogea le jeune maître, désireux d'entendre la version du Chevalier. On lui avait déjà reproché d'emprunter un chemin obscur, mais Alycius préférait voir jusqu'où allait l'aveuglement du Thyrsian. S'offrait-il son rôle de Jedi comme excuse pour tuer sous couvert d'être dans le bon camps? Ou croyait-il sincèrement servir la lumière? Pour le Nazzar, c'était la seconde opinion qui primait, offrant à l'homme l'adjectif de fou plus que de malfaisant. Était-ce un rang plus enviable que celui de la plus pure des vilénies, pas sûr.

Il écouta, les oreilles un peu plus enfouies dans son pelage à chacune des paroles, des sentences prononcées par Ses'Kaï. Hildegarde et Tore furent plus rapides, alors Alycius se tu, les remerciant silencieusement d'avoir usé leur salive pour répondre à cet individu. S'il connaissait et admirait les faits d'armes du chevalier, le Jedi méprisait totalement les moteurs d'un tel talent. L'imprudence pouvait faire le génie d'un bretteur, innovation et imprévisibilité étant deux dons précieux. Toutefois, en si grande quantité, elle devenait caricaturale, folie. Quant à la haine de Ses'Kai, elle ne pouvait qu'hérisser l'échine de l'équidé. Sans mot dire tandis que ses aînés s'exprimait, neutre comme une statue, aussi bien verbalement qu'au sein de la Force, il attendit la fin de l'interaction pour parler, non seulement par respect pour eux -y compris pour Ses'Kai quoiqu'on en pense.- mais aussi pour offrir au guerrier une leçon de contrôle. Son dédain enfermé dans une boule hermétique, le Nazzar accéda à prononcer quelques mots, calmes mais glaciaux.

- Qu'est-ce qui vous différencie des Siths, selon vous? Et qu'est-ce qui vous indigne chez eux?

Interrogea le jeune maître, désireux d'entendre la version du Chevalier. On lui avait déjà reproché d'emprunter un chemin obscur, mais Alycius préférait voir jusqu'où allait l'aveuglement du Thyrsian. S'offrait-il son rôle de Jedi comme excuse pour tuer sous couvert d'être dans le bon camps? Ou croyait-il sincèrement servir la lumière? Pour le Nazzar, c'était la seconde opinion qui primait, offrant à l'homme l'adjectif de fou plus que de malfaisant. Était-ce un rang plus enviable que celui de la plus pure des vilénies, pas sûr. Sa seconde question lui paraissait légitime également. Puisque Mora méprisait les civils, dédaignait les victimes et prônait le meurtre des présumés coupables aussi bien que la mise en danger d'innocents, quel était le sens de son rang de Jedi à ses yeux?

-Qui protégez-vous Chevalier Mora? La population? Les faibles? Sur Dubrillon, vous avez abattu votre sabre dans la masse, alors que des civils se trouvaient à portée de votre lame. Quant à votre ultime mission, nous pourrions facilement l'accoler à Carnage en guise de synonyme dans le dictionnaire... Attaques aveugles mettant en péril des vies innocentes, comportement ouvertement dédaigneux envers des esclaves traumatisés par leur situation. Certains Jedis sont moins empathiques que d'autres, axés sur le pragmatisme davantage que la psychologie, cependant vous avez clairement démontré une attitude de dégoût. En quoi cela est-il différent d'un Sith? En quoi avez-vous cherché a protéger ces gens?

Lui-même peinait à supporter les pleurnichards, toutefois, le Gardien s'abstenait d'agir de cette façon avec des civils. De même qu'il ne dégainait pas son arme si ceux-ci se trouvaient en danger. Cela reviendrait à pénétrer de force dans une banque en plein pillage, remplie d'otages retenus par des tueurs sans merci. Rien dans les actions du Chevalier sombre ne reflétaient les principes de l'Ordre, leur devoir si ce n'était sa volonté, plus grande que la sienne encore peut-être, d'éteindre la Nuit.

Le Maître se redressa soudain, avec la vivacité de l'éclair, il ne savait pas si c'était une bonne idée, seulement son instinct lui dictait d'illustrer ainsi ses propos. Tore avait déjà déclamé l'évidence, celle qui voulait qu'un Jedi ne coupait la tête de personne, et il ne pouvait qu'enrichir ces mots déjà sages. Une fois levé, le Jedi tira son arme avec la dextérité qui faisait sa renommée. Il l'ouvrit et l'abattit sur Ses'Kai, ignorant sa réaction à cause de la rapidité de l'action. Au dernier instant, le Jedi stoppa la course qui semblait pourtant définitive de la lame bleue. Si le Chevalier ne s'était pas retiré, elle planait à quelques millimètres de la jonction entre son cou et son épaule. Du Nazzar, un calme polaire émanait, sans colère, ni tristesse, ni déception. Juste une tranquillité étrange et remarquable, doublée de son geste parfaitement maîtrisé. Sa main ne tremblait pas, la lame ne vacilla aucunement, maintenue immobile.

-Les plus fines lames de l'Ordre ainsi les plus prodigieux utilisateurs de la Force comme mes pairs, présents aujourd'hui sont tous parvenus à obtenir leur rang de maître, puis un siège ici de part leur capacité de recul, de contrôle. La technique compte plus que la brutalité, savoir quand abattre son sabre, dans quelle mesure, avec quelle puissance mais surtout quand ne pas le sortir de son fourreau forge les plus grands Gardiens et Consulaires. S'il est vrai que certains points que vous avez cités sont à revoir, moi aussi je le concède, comment imaginez-vous l'Ordre mené selon vos idéaux sur le long terme? Il ne serait pas détruit par les Siths, non, mais réduit en cendres, rongés, brûlés par ses propres idéaux tordus et déformés. L'ordre Jedi deviendrait un versant de l'École Noire, et nous éteindrions notre propre lumière, finissant par fusionner avec les Siths, sans que personne ne soit apte à nous différencier.

Avec ce même simili d'indifférence, Alycius rangea sa lame puis son sabre dans sa tunique. Il espérait que sa réaction ne serait pas décriée par ses collègues mais on l'avait choisi pour cela, pour être lui, s'exprimer, non? D'un regard, il croisa la superbe Hildegarde à qui le temps avait changé sa beauté sans pour autant la dérober. Il trouvait l'humaine parfois un peu trop ancienne, toujours sur le dos des plus jeunes tandis que lui privilégiait l'idée de les laisser se débrouiller seuls pour récompenser ceux qui PENSAIENT à bien faire, de part leurs propres moyens. Ceci dit, il admirait sa force. Avoir eu un enfant, être parvenu à s'en détacher, retourner l'avis du Conseil, d'abord négatif pour le faire devenir positif. Un peu comme Tore qui était revenu de loin, du plus profond de la noirceur. Alycius les admiraient, et que dire du bon, du doux Saï? Jamais le Nazzar ne le dirait à haute voix, mais il éprouvait une certaine tendresse à son égard. Cet homme qu'il avait toujours connu ridé lui avait offert sa propre chance, lisant sous des couches de xénophobie bien ancrées, un caractère dur et faussement je-m'en-foutiste. Serait-il à la hauteur pour ce jugement? Et Ses'Kai? Nettement plus enfoncé que l'équidé à l'époque, il semblait mal part, néanmoins, pour tous ses pairs présents, ceux qui lui avaient offert sa chance, et au nom des principes Jedis, il acceptait d'écouter encore le Thyrsian, toujours en contrôlant son mépris, cette insulte vivante à l'art du Sabre et aux Gardiens eux-même.

-Qui protégez-vous Chevalier Mora? La population? Les faibles? Sur Dubrillon, vous avez abattu votre sabre dans la masse, alors que des civils se trouvaient à portée de votre lame. Quant à votre ultime mission, nous pourrions facilement l'accoler à Carnage en guise de synonyme dans le dictionnaire... Attaques aveugles mettant en péril des vies innocentes, comportement ouvertement dédaigneux envers des esclaves traumatisés par leur situation. Certains Jedis sont moins empathiques que d'autres, axés sur le pragmatisme davantage que la psychologie, cependant vous avez clairement démontré une attitude de dégoût. En quoi cela est-il différent d'un Sith? En quoi avez-vous cherché a protégé ces gens?

Lui-même peinait à supporter les pleurnichards, toutefois, le Gardien s'abstenait d'agir de cette façon avec des civils. De même qu'il ne dégainait pas son arme si ceux-ci se trouvaient en danger. Cela reviendrait à pénétrer de force dans une banque en plein pillage, remplie d'otages retenus par des tueurs sans merci. Rien dans les actions du Chevalier sombre ne reflétaient les principes de l'Ordre, leur devoir si ce n'était sa volonté, plus grande que la sienne encore peut-être, d'éteindre la Nuit.

Le Maître se redressa soudain, avec la vivacité de l'éclair, il ne savait pas si c'était une bonne idée, seulement son instinct lui dictait d'illustrer ainsi ses propos. Tore avait déjà déclamé l'évidence, celle qui voulait qu'un Jedi ne coupait la tête de personne, et il ne pouvait qu'enrichir ces mots déjà sages. Une fois levé, le Jedi tira son arme avec la dextérité qui faisait sa renommée. Il l'ouvrit et l'abattit sur Ses'Kai, ignorant sa réaction à cause de la rapidité de l'action. Au dernier instant, le Jedi stoppa la course qui semblait pourtant définitive de la lame bleue. Si le Chevalier ne s'était pas retiré, elle planait à quelques millimètres de la jonction entre son cou et son épaule. Du Nazzar, un calme polaire émanait, sans colère, ni tristesse, ni déception. Juste une tranquillité étrange et remarquable, doublée de son geste parfaitement maîtrisé. Sa main ne tremblait pas, la lame ne vacilla aucunement, maintenue immobile.

-Les plus fines lames de l'Ordre ainsi les plus prodigieux utilisateurs de la Force comme mes pairs ici présents sont tous parvenus à obtenir leur rang de maître, puis un siège ici de part leur capacité de recul, de contrôle. La technique compte plus que la brutalité, savoir quand abattre son sabre mais surtout quand ne pas le sortir de son fourreau forge les plus grands Gardiens et Consulaires. S'il est vrai que certains points que vous avez cités sont à revoir, moi aussi je le concède, comment imaginez-vous l'Ordre mené selon vos idéaux sur le long terme? Il ne serait pas détruit par les Siths, non, mais réduit en cendres, rongés, brûlés par ses propres idéaux tordus et déformés. L'ordre Jedi deviendrait un versant de l'École Noire, et nous éteindrions notre propre lumière, finissant par fusionner avec les Siths, sans que personne ne soit apte à nous différencier.

Avec ce même simili d'indifférence, Alycius rangea sa lame puis son sabre dans sa tunique. Il espérait que sa réaction ne serait pas décriée par ses collègues mais on l'avait choisi pour cela, pour être lui, s'exprimer, non? D'un regard, il croisa la superbe Hildegarde à qui le temps avait changé sa beauté sans pour autant la dérober. Il trouvait l'humaine parfois un peu trop ancienne, toujours sur le dos des plus jeunes tandis que lui privilégiait l'idée de les laisser se débrouiller seuls pour récompenser ceux qui PENSAIENT à bien faire, de part leurs propres moyens. Ceci dit, il admirait sa force. Avoir eu un enfant, être parvenu à s'en détacher, retourner l'avis du Conseil, d'abord négatif pour le faire devenir positif. Un peu comme Tore qui était revenu de loin, du plus profond de la noirceur. Alycius les admiraient, et que dire du bon, du doux Saï? Jamais le Nazzar ne le dirait à haute voix, mais il éprouvait une certaine tendresse à son égard. Cet homme qu'il avait toujours connu ridé lui avait offert sa propre chance, lisant sous des couches de xénophobie bien ancrées, un caractère dur et faussement je-m'en-foutiste. Serait-il à la hauteur pour ce jugement? Et Ses'Kai? Nettement plus enfoncé que l'équidé à l'époque, il semblait mal part, néanmoins, pour tous ses pairs présents, ceux qui lui avaient offert sa chance, et au nom des principes Jedis, il acceptait d'écouter encore le Thyrsian, toujours en contrôlant son mépris, cette insulte vivante à l'art du Sabre et aux Gardiens eux-même.
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