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 Une raison de vivre .... ? [PV]

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MessageSujet: Une raison de vivre .... ? [PV]   Jeu 26 Juil 2018 - 20:20

-"Qu'est-ce que tu viens faire à Mos Espa ?"

-"Rien du tout..."

-"Va pas par là, y a des bandes de Tuskens"

-"J'm'en fous..."

-"T'es qui toi ?"

-"Personne..."

-"Tu vas où ?"

-"Par là.."

///cri d'un Tusken///

/// Vrombisement d'un sabre laser ///


Mes pas dessinaient dans le sable, sous la chaleur arente de ce monde desertique, aride, et où personne ne me connaissait réellement. Ni moi, ni mon oncle, ni personne de ma parenté. Et c'était très bien. Car au final, même moi j'ignorais qui j'étais maintenant. Ma dernière rencontre avec ce Tusken m'avait laissé indifférent, et pourtant, c'est la lame d'un Jedi qui s'était abattuez sur lui. Mais les Sith et les Jedi utilisent les mêmes armes. Et l'envie de le tuer s'était éprise de moi, je ne pouvais le nier. Aucune compassion n'était transparue dans mon regard, encore moins une once d'émotions.

Je l'avais laissé, et j'avais repris ma route. Ma longue route vers nulle part, à travers ce désert qui n'en finissait pas.J'avançais, droit devant, ignorant ce qui était dans mon dos et tentant d'oublier bien plus que mon passé. J'ignorais ce que j'étais, ce que je pouvais prétendre être. Léonard m'aurait dit que je n'étais pas un Jedi, je me refusais à être un Sith, je fuyais d'ailleurs ces derniers.

Un lache? Pensez ce que vous voulez, je savais que j'avais vu plus& de combat qu'un sale con de mon age, et je ne comptais pas dans l'illédiat en revoir de nouveaux. Pourquoi le feraisa-je, je ne voulais servir aucun camp. J'étais las de ce conflit. Longtemps j'avais cru servir la justice et le bien, mais finalement, ma captivité m'avait ouvert les yeux sur" certaines vérités, dont une qui me hantait toujours : l'image de cette enfant, qui avait peur des Jedi et voyait dans les Sith ses protecteurs.

J'avais fui, lorsque l'occasion s'était offerte, mais pas vers la République. La dernière fois m'avait fait faux bon. Non, je voulais maintenant disparaitre, disparaitre pour de bon. Je ne souhaitzis pas foncièrement mourir, mais j'ignorais définitivement où était ma place dans cette galaxie. Tatooïne était dès lors parfaite. Disparaitre sur ce monde n'était pas difficile.

Mes pas traversèrent une nouvelle ville, ma lance me servant plus de canne qu'autre chose. Un vagabond, un parmi tant d'autre, voila ce que j'étais. Et c'était très bien ainsi. Je ne voulais pas attirer l'attention, je ne le voulais plus. Je n'en ressentais plus le besoin.

-"Donnes-moi ça !"

-"Non, je vous en prie. C'est tout ce qu'il me reste de ma mère..."

Un blaster se leva...

-"Va la rejoindre alors !" déclara le reptilien, avant d'appuyer sur la détente. La femme s'écroula, morte.

Oui, même là, mon regard ne se détourna pas. La Force pouvait m'appeler, je continuais ma route en restant sourd à ses appels. Mon regard, ne deviait pas de ma route, un bandeau recouvrant mon oeil déchiré jadis par la lame d'un déchiqueteur. Une veille histoire, ça aussi...
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Darth Velvet
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Lun 30 Juil 2018 - 11:47

L’éclat naissant du soleil brûle la peau découverte par le chèche occultant mon visage et mes épaules d’un drapé beige. Malgré les tentures élevées entres les bâtiments comme des havres précaire de fraicheur et d’ombres. Malgré ce vent sec et presque frais qui s’engouffre encore dans les rues sous les couleurs de l’aube. Mais cette douceur n’est que mirage, et, doucement, à mesure que l’astre s’envole vers les firmaments, que les minutes s’égrènent aux cris d’appel des marchands itinérants, les températures s’échauffent. Je suis là, devant l’échoppe tout juste ouvert d’un négociant de fruits, profitant des derniers instants respirables de la journée avant qu’elle ne devienne étouffante.

« Madame Velvet. Ma maman me fait dire qu’elle est presque prête ! » m’annonce une fillette à la peau rosée en me tirant par la manche.

Sous les tissus, mes lèvres s’arrondissent d’un sourire qui éclaire l’azur de mon regard, alors que je m’accroupie devant elle.

« Et toi ? Tu es prête pour notre voyage ? »

« Oh oui ! » déclare-t-elle, les yeux pétillants de rêves enfantins et d’excitation.

Mes doigts effleurent la chevelure rousse, amusés, alors même qu’une blessure se réouvre en mon sein. Faut-il que je sois bien nostalgique, en cette heure, pour sentir si vivement, si cruellement mon absence de maternité et son inéluctabilité. Je soupire, comme si chasser l’air de mes poumons pouvait si aisément chasser mes espoirs brisés et mes désirs mort-nés. Il y a bien longtemps que je me suis résolue à cette fatalité, à ne jamais être mère, ne jamais serrer contre mon cœur un enfant né de mes amours pourtant la plaie en moi demeure purulente et douloureuse, me gangrène lorsque je me laisse aller à la mélancolie. Alors je secoue la tête, dissipe ces pensées inspirées de la quiétude d’un levé de soleil et du sourire qu’une enfant.

« Tu ne veux pas finir de l’aider ? »

« Nan ! Je préfère rester avec toi. »

Sa petite main s’accroche à la mienne, et, au travers de mon gant, je sens la tiédeur de sa peau. Eut-elle été plus âgée, que ce contact aurait été pour moi difficilement soutenable. Mais du haut de ses quatre années, ce n’est pas le rejet qu’elle m’inspire, plutôt le besoin de la protéger. J’esquisse un nouveau sourire qui ne franchit pas mes lèvres alors que se répercute dans le désert, le grondement d’une explosion et le ronronnement de speeder.

Je repousse la fillette vers l’abri de sa maison. Les ruelles s’emplissent du vrombissement des moteurs et des blaster. Des cris, des hurlements, le tambourinement des pieds sur le sol battu. Des hommes des sables, des mercenaires reptiliens se déversent sur le village en une déferlante de violence et mort. Je serre les dents et mon sabre s’illumine d’argent et de ténèbres, assoiffé et protecteur, se dressant devant l’habitation en gardien alors qu’un cercle se referme sur nous… sur moi.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Mar 31 Juil 2018 - 19:59

Je me suis arrêter dans un bar. Un lieu probablement pas fait pour moi, mais qui me convient parfaitement. Etrange... mais qu'importe, car entre mon verre et moi, rien ne vient s'interposer. Ma lance, elle, est posée à mon coté, et mon regard reste vide de sens. Je sens quelque chose s'agiter, mais je reste sourd, impassible à ses appels.

-"Des pillards ! Les hommes de Cargula le Hutt. !" beugle un homme rentrant dans le bar.

Soudain, c'est la confusion. Les gens s'emballent, certains s'armant de leurs blasters, d'autres fuyant par les différentes entrées du lieu. Ma main, quant à elle, se pose sur mon verre et le porte à mes lèvres. Le liquide ambré s'écoule dans ma bouche, m'aidant à ignorer la cacofonie qui commence. Pour qui sait écouter, les premiers tirs de blasters se font entendre, ainsi que des cris. Des innocents probablement dans le lots, au mauvais endroits au mauvais moments.

-"Hey, toi, l'Etranger. T'es un Jedi ?"

Le patron du bar m'interpelle, un fusil à la main. J'imagine que la lance le met sur la voie de sa question. Reposant le verre, j'ignore même de lui répondre, je le nies, purement et simplement. Mon affaire avec lui s'arrête à se que je consomme et ce que je lui dois.

-"Jedi ou pas, un coup de main ne serait pas de refus..."

Ma tete pivote un instant vers lui, et reviens ensuite à mon occupation première, ma main de fer se portant pour attraper la bouteille d'alcool qui avait servi à remplr mon verre. L'instant suivant, un reptilien entre et le menace de son blaster, le plaquant contre un mur.

Une rafale de blaster plus loin, le mercenaire s'écroula et le barmaid reprenait son souffle.

-"... T'en a vraiment rien à foutre ou quoi ?"

-"C'est ça...."

-"T'es vraiment qu'un petit enculé de merde. Et si je te dis que je t'offre les conso pour ton aide ?"

Mon regard pivota à nouveau vers lui. On entrait là dans un deal qui me concernait. L'avisant un instant, ma main de chair se leva vers lui un instant, moment où il recula un peu. Et lorsqu'un autre mercenaire entra dans le bar, des éclairs s'échappèrent de ma main, pour électriser et assomer l'ennemi.

Le barmaid me devisagea. Je me levai, attrapant d'une main la bouteille et de l'autre mon arme et m'approchant de lui, j'affirmais :

-"Je viens de te sauver la vie. Merci pour les conso."

Lentement, je me dirigeais alors vers la sortie. Ouvrant la porte sur le soleil qui inondait le village, je regardais la scène, un tir percutant le mur près de moi. L'instant d'après, je me retrouvais entourer par plusieurs mercenaires, et j'entendais dans la rue voisine un bruit d'arme familier. La Force s'agitait également d'une manière qui me semblait familière, mais l'alcool embrumait trop mon esprit.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Jeu 2 Aoû 2018 - 11:12

1… 2… 3… 4…5 hommes aux visages occultés par leurs chèches, dardant leurs regards assassins sur ma silhouette qu’ils entourent lentement. Cinq hommes à abattre. Mes yeux se plissent en deux fentes bleues, mes lèvres se fendent d’un sourire sauvage, et mon corps se tend. Je ne sais pourquoi ils ne dressent pas immédiatement leurs blasters à la vue miroitante de ma lame, mais quoi qu’il en soit, je ne leur en laisse plus l’opportunité. J’attire brutalement la Force à moi, puis la relâche tout aussi violement, créant une vague invisible. Elle les fauche, les jetant sur le sol de terre et de sable battu ; m’offrant l’avantage de l’initiative.

Il n’y a nulle trace d’hésitation ou de pitié, lorsque mon sabre dessine ses arabesques d’argent sous le soleil brulant, lorsqu’il s’abat sur les corps de ces miliciens encore sonnés. Je ne leurs abandonne aucune échappatoire, aucun soupçon d’espoir, clouant, tranchant, perçant, jusqu’à ce qu’il ne reste autour de moi que des cadavres aux regards voilés sur un rictus d’étonnement. Partout, le village résonne des cris et des tirs, des portes qui se claquent pour être démolis par des reptiliens armées de bélier d’acier. Ils sont nombreux, trop pour être tous abattus à l’instar de ceux gisant à mes pieds. La fuite m’apparait bientôt comme l’unique solution viable pour mes protégées et moi-même.

« Barn’s, j’ai besoin que tu nous récupères tout de suite ! On a un imprévu. » dis-je à mon comlink sur la fréquence de ma navette.

« De quel genre ? »

« Du genre où tu dois te ramener rapidement. Latitude N47° 4 minutes 58 et longitude Est 2° 23 minutes 13. Dans 10 minutes. Soit prêt à faire feu si nécessaire. Et évite d’être en retard ! »

« Ouep Cheftaine ! » termine-t-il avec une joyeuseté déplacée au vu de la situation.

Je cours vers la maison. La fillette, pelotonnée contre sa mère, pleure doucement.

« Nous devons partir, immédiatement. »

Cette dernière hoche la tête et me tend l’enfant.

« Prenez là, je m’occupe du sac. »

« Nous n’avons pas le temps p… »

Mais sans attendre, elle dépose la fillette dans mes bras, qui s’accroche à moi, entourant ses petits bras autour de mon cou. Elle me tient si serrée, que je sens les tremblements de son corps sous la robe rêche.

« Bon suivez-moi, et surtout restez bien derrière moi ! »

Nous avançons, rapidement, dans les ruelles désorganisées. Les étals des marchands gisent éventrés sur le sol, les fruits écrasés, les épices répandus, les corps inanimés jonchant notre avancée.

« Ferme les yeux » chuchotais-je à mon fardeau frémissant, pour qu’elle ne puisse voir les tissus sanguinolents et les mines effrayées figées sur des visages de cire.

Malgré toute mes précautions, je sens le piège refermer ses mâchoires sur nous, et les voix des mercenaires nous prendre en tenaille alors que nous surgissons sur une place. Nous ne sommes pas seuls. Il y a un humain. Et un cercle autour de lui.  Je tique ignorant pourquoi mon instinct m’hurle de lui porter secours. Mais comment le pourrais-je avec la fille agrippée à moi, et sa mère terrorisée au derrière ? Non… il faut que nous passions, le point de rendez-vous est trop proche pour prendre le risque de les perdre pour aider quelqu’un dont je ne sais rien.

Mes yeux contemplent encore une fois la silhouette trop lointaine pour être familière et je murmure un rapide « désolé » avant de poursuivre notre chemin. Derrière moi, la femme tombe dans un cri, la cheville tordue, attirant sur elle, des regards que je souhaitais éviter. Finalement… je n’aurais peut-être pas à choisir d’abandonner cet inconnu à son sort ou non. Ses assaillants se retournent, et se partagent, entre lui et nous. Les fusils se dressent, et les ordres de capitulation fusent, abrupts.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Jeu 2 Aoû 2018 - 20:48

-"Lachez vos armes !"

Elle. C'était Elle !

-"Vel..."

-"J'ai dit : Lachez vos armes !"

L'homme qui hurla ces mots leva sa crosse, et s'apprêtait à me frapper avec. Une attaque que la Force me permit d'entrevoir un instant avant qu'elle n'arrive, et reculant d'un pas, j'évitais le coup, laissant celui-ci réveiller en moi de sombres instincts. Ma main de chair se porta alors sur la gorge de l'homme, avant d'activer le même pouvoir que je venais d'utiliser un instant plus tôt, lachant par la même la bouteille que je tenais.

-"NE TE METS PAS SUR MA ROUTE !"

Je criais, laissant couler une rage que j'avais jadis refoulé. La même qui m'avait habité alors que j'avais touché du bout des doigts mon but et qu'un Jedi était venu tout gâcher. A l'époque, même si j'étais loin de regretter ce qui s'était passé ensuite, je n'avais pas eu le savoir que j'avais maintenant, mais ce n'était plus le cas...

Les mercenaires reculèrent d'un pas, alors que ma main lâchait sa proie qui s'étala au sol. Je savais pertinemment ce qui allait suivre, mais je ne savais pas encore par quoi ou par qui commençait, ou devais-je dire continuer ?

J'étais sur d'une chose, j'avais retrouvé une nouvelle fois Velvet. Et ces gens étaient prêt à lui faire du mal, comme ils étaient prêts à en faire à tout le monde ici. Alors, si je me moquais bien des autres, j'étais loin d'être aussi différents quand il s'agissait d'elle. Je lui devais... une vie.

Un reptilien de la bande accrocha mon regard par son geste. Armant son mouvement, ses mains resserrées sur une vibrolame de duel caractéristique de sa race en leva la lame, et s'apprêtait à l'abattre sur la femme qui était à terre. Une femme qui, j'ignorais pourquoi, me rappela un instant ma pauvre mère. Ma réaction fut alors plus rapide, et me jetant dans sa direction, faisant appel à la Force pour accélérer mes mouvement, ma lance s'activa dans son dos, et se referma alors que je venais m'opposer en rempart entre eux et mes nouveaux protégés.

J'étais loin d'être calme, serein. Que du contraire ! Je sentais en cet instant mon sang bouillonner dans mes veines, et qu'importe combien ils étaient, j'avais l'intention de les anéantir. Aucun d'eux ne ferait de mal à cette Mirialan qui m'avait jadis sauvé de ma prison. Aucun d'eux ne ferait d'ailleurs de mal à un être vivant. J'étais relativement saoul, mais la Force Obscure qui s'emparait de plus en plus de moi ces derniers temps refaisait surface pour leur plus grand malheur.

-"T'es quoi ? Un Sith ?"

-"Non... Je suis..."

Mon regard se releva dans la direction de celui qui venait de m'adresser la parole...

-"UN TIANESLI !"

Et ce disant, j'activais mon arme et me lancer dans la mélée... Ce nom, que j'oubliais trop souvent en ce moment, avait un sens que Velvet avait réveillé d'une certaine manière. Et pour quelqu'un comme elle, je ne comptais pas reculer ou faillir !
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Mar 7 Aoû 2018 - 8:32

Un cri fend l’air d’une injonction véhémente. Pourtant je ne prête pas attention à cet ordre, pas plus qu’aux gémissements de la femme en sanglot, ou au tremblement du petit corps qui se serre frénétiquement à moi, dissimulant son visage ravagé de peur dans les plis de ma tunique. Un instant, j’oublie tout, saisie par cette voix familière, par cette silhouette qui évoque, soudainement, en moi, bien trop de souvenirs. Douloureux. Amères. Avec une pointe de bonheur que je préfère passer sous silence pour ne plus ressentir le manque et la trahison. Oui. Je connais ce jeune homme. Il n’a pas besoin de révéler son visage à la lumière pour que je me souvienne de ses traits, de cet air mi- rebelle mi- sérieux qui éclaire ses yeux ou son sourire. Et là où mon non résonne comme une attente, une interrogation, j’offre le sien en écho.

« Zélonion. »

« J’ai dit : lâchez vos armes »

Il aurait pu le chanter, que rien n’aurait changer. Ni l’étonnement qui nous traverse simultanément à ces retrouvailles impromptues, ni cette assurance qui gonfle brutalement son aura d’une rage noire. Le temps qui se déverse sur nous, laisse immanquablement sa marque sur nos âmes. Tout comme les souvenirs et les épreuves la forgent. Oui, le passage du temps est assurément le marteau qui nous façonne sur l’enclume de notre destin. Nul n’y échappe, ni moi, ni Zélonion, dont la flambée de Force et de colère me rappelle soudainement qu’il n’est plus totalement le même garçon que j’ai connu et aimé autrefois d’une tendresse maternelle.

Il frappe vite, fort, déchainant la furie de son arme, usant de son patronyme comme d’un ralliement. Je ne relève qu’à peine, ce bouillonnement agitant la Force dans son déploiement de violence, occupée à contrer la pluie de tir qui s’abat sur nous. Mon sabre s’élance dans les airs, fendant le ciel de sa lame de lumières et de ténèbres ondoyantes. La fillette s’accroche désespérément à moi, ses petites jambes en ceinture sur mes hanches, ses bras autour de mon cou, enchainant mes mouvements qui perdent en fluidité et en agilité sous le déséquilibre qu’elle présente. Je ne suis pas aussi efficace que je le devrais, et manque de précision. Un tir me déchire la cuisse, tandis que je bondis au milieu des mercenaires pour décimer leurs rangs comme l’on fauche les blés.

Rapidement, il ne reste que de cette escouade, des cadavres fumants abandonnés sur le sol sablonneux, face dans la poussière et dans le sang.


« Zél… » commençais-je en boitillant vers lui. « Que… je… »

Mais les mots et les paroles restent bloquées dans ma gorge, refusant de passer le seuil de mes lèvres. Je soupire, pourtant mon regard sur la mère, avant de repasser vers le profil du Tianesli. Au-dessus, le vrombissement d’un moteur indique que Barn’s arrive.

« Nous ne devons pas rester ici… Tu veux bien la porter ? Ma navette nous attend. »

J’esquisse un pas supplémentaire, me plaçant près de lui en tendant ma main gantée dans sa direction.

« Viens… s’il te plait. »

Voix de velours. Et, en dessous, une légère supplique.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Sam 18 Aoû 2018 - 18:02

-*Oui, c'est elle. Tu peux la tuer...*
-*Non ! Pas Velvet ! Elle est ton amie...*
-*Personne. Personne n'est l'ami de Zelonion. Seule la Force compte. Seul le Pouvoir !*
-*Velvet t'a sauvé jadis. Tu lui dois la vie. Aide-la...*
-*L'aider ?*
-*Tu vas pas l'aider. Regarde cette femme ! Elle tiendra pas la route. Active ton arme. Tues-la...*
-*Non. Un Jedi n'agit pas ainsi !*
-*Un Jedi ?*
-*Tu n'en es pas un. Tu ne l'as jamais été.*

« Viens… s’il te plait. »

La demande m'enleva aux dérives de mon esprit, me rappelant à la réalité une nouvelle fois, éteignant les voix dans ma tête. Mon regard balaya un instant l'endroit, et une part de moi semblait seulement réalisé ce qui venait de se passer. Une fraction de seconde, je me dégouttais à nouveau, parce que je savais que la lame au bout de ma lance n'était pas étrangère à ce carnage.

Ma tête pivota alors sur la femme, encore agenouillé à terre, et je me rappelais qu'une part de moi "souhaitait" mettre un terme brutal à la situation. L'envie était encore présente. Cela aurait été si facile. Ma main de fer n'avait qu'à porter un coup simple, et fini le boulet qu'elle était. Elle aurait ainsi rejoint la Force et j'aurais savouré chaque seconde de cette instant. Je crois que je me serais délecté.

-*Aaaah... Tu vois...*

Mes yeux se plissèrent, puis se fermèrent sous la douleur, mais alors que des voix se dessinaient, des vraies, la seule croyance suffisament forte dans mon coeur pris le dessus, et mon arme se rangeant, j'aggripais le bras de la femme pour le passer sur mon épaule. Regardant Velvet dans les yeux, je lui répondis :

-"Il... Il ne faut pas trainer ici."

Je ne savais rien de cette femme, ni des raisons qui faisaient que Vel souhaitait les aider. Et à dire vrai, je n'en avais vraiment rien à faire. Au plus profond de mes convictions, je savais que je ne lèverais pas la main sur Velvet. J'avais traversé des orages cosmiques pour la retrouver, pas pour la tuer.

-*Mais elle...*
-*Tais-toi. Il a fait son choix...*
-*LA FERME ! J'ai pas le temps pour vos conneries là !*

Emboitant le pas à la Mirialan qui avait jadis gagné ma loyauté, j'ajoutais :

-"C'est quoi le plan ? Et c'est qui ces gens ?"

Après tout, il serait peut-être utile d'en savoir plus. Qui on aide ? Qui sont ces gens qui semble s'interesser plus à Velvet qu'à ce putain de village au milieu du désert de Tatooïne ? Et surtout, que foutait-elle ici ?
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Lun 20 Aoû 2018 - 15:00

Un sourire, tendre, léger, phalène de papillon effleurant mes lèvres d’une douceur qui réveille l’azur de mes iris, s’accroche à moi. S’il n’a pris cette main tendue comme un espoir, entre nous, si son visage se peint d’une expression tourmentée, sa voix d’une rugosité nouvelle, je devine au-dessous des remous qui l’agitent, au-dessous du ressac de son aura tumultueuse, le jeune garçon intrépide et plein de vie, qu’il fut autrefois. Ni Léonard, ni moi, n’avons su préserver son rire chaleureux, le pétillement de ses facéties reflétées sur les eaux miroitantes de ses yeux. Nous n’avons su protéger son âme comme celle de chaque enfant devrait l’être avant qu’il ne choisisse d’arpenter seul les récifs de l’existence. Mon regret… mon fardeau… une esquille de glace enfoncée en mon cœur. Une de plus.

Pourtant ici, sous le vent brûlant de Tatooine, je ne faillis pas, je ne me déleste pas de mes décisions passées pour laisser le maitre jedi porter seul, la faute qui nous incombe à tous les deux. Lui, pour avoir fait passer les préceptes froids d’une secte avant la chaleur et l’amour d’une famille. Et moi, pour avoir user de ce garçon comme d’un levier vers le cœur de Léonard, pour n’avoir su lui apporter un havre de paix lorsque la tourmente l’embrasait, pour n’avoir pas compris que, suivant mes pas et mon sillage, il s’avançait vers sa perte.

Soudainement, ce petit corps blotti contre le mien, me semble bien lourd. Le poids des responsabilités. Oui… à la fois pesant, tout en prodiguant cette sensation d’avoir aujourd’hui un rocher, une raison, un devoir juste à lequel se raccrocher. Ma main passe dans son dos, réconfortante, et je chasse toutes les résurgences de mon passé, et leurs saveurs de mélancolie malvenue alors que mon regard affronte le sien.

« Nous rejoignons mon vaisseau. » commençais-je en désignant l’éclat métallique d’une navette sous le soleil intense « Pour le reste… je t’expliquerais à bord, mettons-nous à l’abri avant. »

Je cours vers notre salut, l’enfant dans mes bras, sa mère dans ceux de Zelonion. Il nous faut moins d’une minute pour la rallier, grimper dans la soute grande ouverte et donner l’ordre à Barn’s de décoller.

Là, dans l’ombre sécuritaire de notre vaisseau, je libère la fillette de mon influence et l’installe avec sa parente dans l’un des recoins aménagé en espace de « pause » muni d’un lit de camp, d’un peu d’intimité au milieu de caisses et de marchandises scellées. Pour la blessure, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre de rejoindre Refuge. Mon regard se lève vers le Taniesli. Un instant, un instant seulement, il me semble affronter le regard de son oncle, avant que je ne perçoive, par-delà les apparences, les questions qui se bousculent.

Je l’invite à me suivre. La navette n’a rien d’un vaisseau de transport usuel pour les longs courts. En vérité, la cabine de vie est réduite à un simple couchage, une table et la promiscuité d’un espace succinct. Des rations de survie trônent en hauteur sur des étagères étroites, et une tasse sale traine sur le bord de la table. Je la repousse, doucement et m’installe sur le lit, lui offrant le confort relatif de l’unique chaine fixée sur le treillis du sol.

« Navrée, pour le manque de confort, mais cette navette était la seule disponible lorsqu’on nous a demandé cette extradition. Je sais que tu as plein de questions, et que j’ai encore répondu à aucune mais… c’est bon de te revoir Zel. »

Il y a bien quelque part des verres qui trainent, pourtant je ne retrouve que des portions d’eau en sirops, encore emballées dans des poches que Barn’s n’a pas encore sifflées. Je lui en jette une, perçant la poche d’un bout de paille.

« Je ne sais pas qui nous a attaqués, et je ne crois pas que leur présence dans ce village soit en corrélation avec la nôtre. La fillette s’appelle Mélie. Sa mère connait l’une de mes relations. Il y a quelques temps, Mélie a présenté certaines… capacités qui ont attirés l’attention d’un employé du Kajiilic. Alors elle a fait appel à son ami, et il lui a parlé d’un Refuge où elles seraient toutes les deux en sécurité. Et il se trouve que c’est mon tour de jouer les passeuses… » concluais-je en avalant une gorgée sucrée. « Et toi, Zel… ? »  
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Mer 29 Aoû 2018 - 22:17

Le vaisseau était rudimentaire, mais il n'en fallait pas plus. Et bien que Velvet y monta rapidement, j'étais un court instant resté sur la rampe, lance à la main, alors que la mère de l'enfant gagnait la soute. Je feignais d'attendre un éventuel ennemi, qui n'arriva pas. La vérité : je me demandais si devais quitter ce monde hostile et rempli de sable jaune. J'avais confiance en Velvet, et en même temps, elle savait qui j'étais. Elle connaissait mon passé. Elle...

Le vaisseau décolla, et l'hésitation fut trop longue. Bientôt, le vaisseau était trop haut pour que je saute, même si certaines voix dans ma tête m'y poussait un peu. Finalement, je reculais et fermais à rampe, rangeant le manche devenu téléscopique de mon arme dans mon dos. Je me dirigeais là où se trouvait l'un des rares visages que je considérais encore comme "ami" dans cette Galaxie, pour la regarder se départir de l'enfant qui la tenait, et les installer au mieux dans ce Capharnaüm. Mais lorsqu'elle me proposa de m'asseoir, je n'en fis rien. Je ne voulais pas la froisser, je ne voulais juste pas m'asseoir. J'écoutais simplement, appuyé le long de mon bras mécanique sur le chambranle froid de la porte de cette pièce.

« Navrée, pour le manque de confort, mais cette navette était la seule disponible lorsqu’on nous a demandé cette extradition. Je sais que tu as plein de questions, et que j’ai encore répondu à aucune mais… c’est bon de te revoir Zel. »

Zel... Même en ayant clamé mon nom de famille il y a peu, mon regard plissa légèrement à l'entente de ce sobriquet. Il me laissait comme un gout amer dans la bouche, un effroi dans le dos. C'était comme si le Zel risquait de resurgir d'outre-tombe, me laissant une impression glaciale dans l'échine. Finalement, je lui répondais, en inclinant légèrement la tête. Un simple signe, mais je savais, au fond de moi, qu'elle ne se contenterait surement pas de ça.

Ma main attrapa la boisson qu'elle me lança, avec réflexe, et je l'écoutais m'expliquer la raison de sa présence. Une raison qui ne manqua pas de me donner envie de faire un pas en arrière. Plus visible que la fois d'avant, mon œil se plissa, avec l'envie de poser une main sur mon arme. Une force étrange m'en empêcha, un sentiment d'affection que je n'avais pas ressenti depuis si longtemps.

Mais...

« Et toi, Zel… ? »

Sa question me prit de court. Et me força à me replonger dans les événements qui m'avaient amené à fouler le sol de Tatooïne. Alors j'y repensais... La crise de Felucia. Un combat avec celle qui aujourd'hui trône au sommet d'un Empire. La prison. La torture. Le supplice. Le...

-"Je..."

Mon regard croisa le sien, et j'avouais alors :

-"J'ai passé quelques temps sur Korriban. Dans les geôles de leur Académie."

C'était dur, et je savais que c'était parce que je lui avouais à elle. Velvet. La seule à être venue m'aider lorsque j'étais captif pour la première fois de cette Empire, sur l'Altramentar. Et rien que d'y penser, mon corps se souvenait des sévices subis. Je me rappelais du scalpel, qui venait m'oter mon bras de fer, et de cette salope d'Ynnitach. Je réprimais ma souffrance, mes larmes, pour ne pas craquer...

-"Je... Je n'ai jamais eu le temps de te remercier pour ce que tu avais fait, à l'époque."

Et ce n'était pas faute d'avoir essayé. J'avais fugué du Temple, obtenu la bénédiction de ma mère, cherché encore et encore un moyen de la retrouver, je l'avais retrouvé, je l'avais perdu, je m'étais fait arrêté par ce que je pensais être un ami, j'avais convaincu cet ami en lui révélant certains de mes plus vieux secrets, nous avions traversé le noyau de la Galaxie pour atteindre un monde oublié, et j'avais fait face à la pire créature qui m'avait été donné de voir. Le tout en faisant le con, et en entrant volontairement dans deux Nexus, chose que je n'aurais probablement jamais du faire, car depuis, j'étais accompagné de ces fichues voix dans ma tête.

Ma main mécanique se porta alors à mon poignet de chair, et en détacha un bracelet de cuir tressé, ancien et abîmé par le temps. Il s'agissait là du seul souvenir palpable qu'il me restait d'Hélène. Et m'approchant de la Mirialan, je venais fixé l'objet au sien, en gage de remerciement.

-"J’erre maintenant..."

Dit presque à mi-voix, cette phrase est révélatrice pour qui veut la comprendre. Je n'ai rien d'un Sith, et je ne suis plus digne d'être appelé Jedi. Je n'en ai d'ailleurs plus la foi. J'ignore même si je crois encore en la Force elle-même, bien que je l'ai croisé comme peu. La vérité est là : j'erre. Un errant dans la galaxie, un écho de plus dans la Force, qui s'éteindra un jour.

Je la fixe à nouveau, le regard presque absent, vide.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Jeu 6 Sep 2018 - 12:00

Il y a, dans ce regard qu’il me jette, tant de souffrance et d’horreurs, tant de fantômes cruels frôlant d’un cri silencieux le brun de ses yeux, que mon cœur se déchire. Je devine les larmes de sa voix, sa peur, la hantise qui macule son âme d’une souillure pourpre. Blessé… non… brisé… en mille morceaux. Comme ses rêves, ses illusions, ses espoirs d’adolescent mort-nés sacrifiés à une antique guerre sur l’autel des siths. Je sais… je comprends. Davantage qu’il ne l’imaginera jamais, pourtant mon visage ne se colore pas de pitié, ni d’empathie. C’est là un sentiment qui provoque la colère, lorsque l’on est si fragile, que même un sourire nous blesse aussi surement que la torsion traitresse d’une lame. Moi… je n’ai pas envie de le voir fuir, pas envie de voir cette fureur endormie en son sein, s’éveiller et étendre sur sa conscience les ailes sombres de sa vindicte. Je veux juste lui offrir le réconfort de mon amitié, l’assurance qu’ici, il ne risque rien.

« Ne me remercie pas Zel… »

Il s’approche, décrochant un bracelet de son poignet. La petite chose de cuir accuse le passage du temps, les marques de ses épreuves en témoin muet de son supplice, et lorsqu’il me l’offre, l’intensité de son geste m’interpelle. J’ignore pourquoi il attache tant d’importance à ce souvenir effiloché, mais je le prends, sans une question, sans rien faire d’autre que le laisser agir à sa convenance de peur qu’il se retracte si j’essayais de le retenir.

« J’erre maintenant… »

Et ses quelques mots ont la saveur du désespoir hagard, de l’égarement, de la chute. Ou peut-être celle d’une main que l’on tend au travers des tumultes en priant pour qu’un autre s’en empare, celle d’un vœu encore teinté par l’espérance innocent d’une enfance éteinte. A ceci, je ne peux résister, pas davantage qu’à son cri d’aide silencieux qui jaillit entre nous dans son regard perdu. Sans réfléchir, je le l’attire dans mes bras, glissant mes mains dans son dos, pressant sa joue contre mon épaule d’une étreinte chaleureuse. Il n’y a rien d’apprêté dans ce geste, rien de calculé juste l’expression instinctive d’une émotion que je ne saurais définir. De la tendresse… peut-être… ou ce désir d’aider quelqu’un qui a su percer les barrières de notre cœur, s’immiscer dans notre vie jusqu’à avoir une place importante au sein de notre existence. Ou peut-être, n’être, ne serait-ce qu’un instant, le roc sur lequel il puisse s’ancrer pour reposer son âme de ses tourments. J’oublie les stigmates de ce contact, la légère crispation de mon corps alors que mon souffle caresse ses cheveux, mes démons qui guettent à la lisière de ma raison. Oui, j’oublie les rémanences nauséabondes de mon passé, les cicatrices qui constellent ma peau et qui trouvent un écho en lui.

Ma voix se tapisse de velours, chaude et douce comme un vin de miel tiède par une nuit froide d’hiver.


« Tu peux errer si tu ne sais pas où tu dois aller… mais tu n’es pas obligé de le faire seul Zel… Viens avec moi… je ne t’offre pas de réponses, pas de vengeances, pas de rédemption, pas de boussole pour te guider… juste un foyer où te reposer, un endroit où te sentir en sécurité le temps que tu le souhaiteras… indéfiniment si tu le veux, ou juste quelques heures. Mais ne t’enfuis pas à nouveau. S’il te plait. »
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Ven 7 Sep 2018 - 20:18

La réaction de Velvet, je ne m'y serai jamais attendu. En vérité, je ne m'y serais jamais attendu de la part de qui que ce soit, si ce n'est de ma mère. Mais ma mère n'était plus, je le savais. La Force me l'avait susurré à l'oreille une nuit. Pour autant, alors qu'elle m'attirait, mon regard s'emplit d'une lueur proche de l'étonnement, et mon corps obéissait tel une coquille vide aisément manipulable. Mes yeux se fermèrent alors, un instant. Se doutait-elle de l'affection que j'avais pour elle ? Se rendait-elle compte que ce genre de comportement me rendait d'une certaine manière dépendant d'elle ?

J'avais l'impression que mes yeux ne s'étaient pas fermés en paix ainsi depuis des millénaires. Et à peine étaient-ils clos, que les brumes de mon âme semblaient surgir dans mon esprit. Bogan faisait ainsi son oeuvre, m'appelant et m'attirant à lui alors que mon esprit relâchait ses défenses. Mais pour une fois, je ne voulais pas résister. Je ne voulais pas céder. J'étais bien. Je me sentais presque à ma place.

Dans ce brouillard, la voix de Velvet perçait, audible clairement, et mes bras lui rendirent sa tendresse inconsciemment. Mais mes yeux se crispaient tout autant, alors que je savais pertinement que les tréfonds de mon coeur, de mon âme, de la Force qui m'habitait peut-être, hurlaient leur douleur. Des démons qui ne demandaient qu'à sortir, et à se venger sur la Galaxie.

-"Vel..." murmurais-je.

L'étreinte se resserait un peu, et des larmes se dessinaient sur mon regard. Je ne voulais céder, une part de moi ayant peur des conséquences que cela pourraient entraîner. J'avais attiré tant d'ennuis à ceux que j'avais approché. Je ne voulais pas qu'il en soit de même pour elle. Mais je me sentais si bien... Et ce sentiment, je ne l'avais pas ressenti depuis si longtemps...

-"Je... je ne fuirais... plus..." continuais-je.

Je ne savais pas ce qu'il en était réellement, mais je savais que je n'avais pas fui de ma propre décision la dernière fois, sur Nar Shaddaa. Je l'avais fait parce que la situation l'exigeait. Comme toujours avec la Mirialan. Mes forces m'abandonnèrent alors, et l'étreinte fut de moins en moins forte. Je sombrais, lentement mais surement dans un abime que je repoussais depuis trop longtemps. Fatigue, malnutrition, alcool,... Rien de bon. Je me sentais tomber, dans une chute infinie, et m'en allait, m'abandonnait à sa merci d'une certaine manière.

J'étais épuisé.
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Mer 19 Sep 2018 - 15:01

J’aurais voulu effacer de son regard hagard, cette brume de tristesse enserrant ses prunelles, cette colère dont les braises illuminent d’un reflet obscur ses iris. J’aurais voulu lui dire que le temps efface les rancœurs, la haine, la douleur si on lui en laisse le temps. Que rien n’est immuable, ni cette émotion qui l’engourdit, ni ce passé qui l’étreint si étroitement qu’il ne parvient à le dissoudre. Mais les mots ont-ils besoin d’être prononcés alors que mes bras l’enserrent. Il n’y a pas de faux semblants, de ruse ou de retenue dans les gestes contrairement aux paroles. Les actions reflètent davantage ce que nous sommes, le message qui est nôtre. Et la, serré contre mon cœur, je n’ai rien à ajouter. Tout est dit.

Je sais qu’il le comprend, bien plus intuitivement qu’il ne le pense. Sinon ne s’abandonnerait-il pas, sinon il dresserait entre lui et moi, le torrent mérité de ses reproches. Mais il n’en fait rien, et, l’espace de quelques secondes, je lui accorde toute la tendresse qui sommeille en mon cœur, celle-là même qui me lie à lui quels ques soient mes sentiments pour son oncle. Elle dénoue ses muscles sous la carresse de mes doigts glissés entre ses doigts, maternels.

« Je… je… ne fuirais plus… »

« Merci. » glisse ma voix de velours refusant de me détacher de lui avant qu’il n’en prenne l’initiative.

Et lentement, tandis qu’il sombre sous l’égide de Morphée, payant le tribut de ses tribulations, je demeure, le soutenant jusqu’à un lit, essuyant les larmes séchées et la crasse mêlées sur son visage. Qu’importe qu’il n’en voit rien de notre arrivée sur Boz Pity, du vent qui balaye mes cheveux, caresse son visage apaisé sous l’emprise du sommeil, de mes bras qui le portent jusqu’à mon logis, le couche dans mon lit. Tout ce qu’il y a à savoir, c’est que lorsqu’il sortira de sa léthargie, lorsque son corps aura récupéré de son errance et que son esprit sera prêt à affronter de nouveau la réalité, je serais là. Le visage chiffonné par une nuit passé à veiller, une tasse de thé infusé encore tiède pour l’accueillir en mon Refuge
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MessageSujet: Re: Une raison de vivre .... ? [PV]   Sam 1 Déc 2018 - 19:39

- "Où suis-je ?"

Perdu dans le noir, j'errais à nouveau. Je marchais dans ce qui semblait être le néant, pour finalement me sentir à nouveau seul, abandonné. Je connaissais cette sensation, je l'avais déjà ressentie plusieurs fois au travers de ma vie.

- "Quelqu'un ?"

Rien. Aucune réponse ne me parvint en retour. Pas même l'écho de ma propre voix. Puis, dans cette immensité nacrée, une forme se dessina. Une forme familière, humanoïde, féminine. Elle apparaissait, entièrement constituée d'une espèce de fluide bleutée, telle une volute. Et m'approchant d'elle, je ressentais sa chaleur.

- "Hélène..."

Elle était là. C'était elle. Où plutôt l'image que mon esprit s'en faisait. Attachée à moi comme depuis le premier jour. Et malgré cette chaleur, le remord était toujours là, présent, ancrée dans mon coeur d'une façon telle que j'ignorais si un jour je pourrais l'en déraciner. J'avais pourtant essayer, avec l'aide de son ancien mentor et ami. Mais ensuite... Je ne pouvais avouer m'être conduit comme un Jedi. Comme le Jedi qu'elle aurait fait de moi. Et alors que ces pensées me revenaient à l'esprit, mon âme torturée apparue à sa façon dans ce cauchemar que je vivais. Une nouvelle volute, empreinte d'un rouge sombre, carmin, me rappelant mon passé tumultueux. Je n'avais pas besoin de m'en approcher pour savoir ce que je ressentirais à son contact : la haine, la colère, la soif de vengeance, la soif de... Pouvoir.

- "En sera-t-il toujours ainsi à présent ? Serais-je à jamais perdu ? Abandonné... ?"

Je n'attendais pas de réponses, comme pour les fois précédentes. Mais étrangement, j'en eus une cette fois. Particulière, sans mot aucuns. Mais l'entité bleutée se retourna, comme pour m'indiquer le chemin à suivre. Et au loin, alors que je suivais la direction du regard, je voyais une lumière. C'était comme si vous regardiez un ciel noir, et qu'un minuscule point semblait apparaître. Mais alors que j'entreprenais de m'y rendre, mon obscurité me suivit, se tenant toujours à mes cotés. Que je marche, que je cours, quoi que je fasses, elle restait là, près de moi, me suivant et m'appelant parfois à travers un sentiment que je connaissais, qui me rongeait depuis trop longtemps maintenant. Et ce point restait un point, comme innacessible.

---

Je me réveillais, sentant une brise caresser mon visage. J'étais allongé. Ma vue était floue alors que mon esprit émergeait lentement de mes songes cauchemardesques, mon visage était tiré, fatigué malgré le repos qui m'avait été accordé et sur lequel elle avait veillé. Ma tête pivota pour distinguer les traits flous de son visage, et mes yeux clignèrent et les couleurs devenaient plus claires, distinctes.

- "Vel..." soufflais-je.

Je me rappelais. Je me souvenais avoir croisé sa route, fui à ses cotés avec une enfant et sa mère, lui parler dans un vaisseau et ensuite... ensuite plus rien. Je me réveillais ici, mais quel était cet ici ?

- "Ai-je..." commençais-je à dire. Mais comment continuer sans parler, avouer à cette personne que j'aimais le monstre que j'étais devenu. Me rejeterait-elle si elle savait, apprenait. Ou m'accueillerait-elle comme... Oui, je me rappelais maintenant. Je me souvenais de ce bien-être que j'avais ressenti à son contact. Cette douceur mêlant de profond sentiments enfouis dans mon coeur.

- "Où... Où sommes-nous ?" demandais-je, me redressant et m'asseyant sur le lit. Ma main de chair se porta à mes yeux, alors que je tentais de reprendre mes esprits. Je me sentais... Je n'aurais su décrire ce sentiment, finalement.

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