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 Comme des Vornsks en cage [PV Ses']

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Darth Velvet
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MessageSujet: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Jeu 26 Juil 2018 - 12:31

L’odeur d’alcool, de fumée et de sueurs mêlées m’assaille dès mon entrée dans le hall du club. Oh, bien évidemment, elle se dissimule sous un parfum d’ambiance comme il se doit dans un lieu où la clientèle aisée possède un nez plus fin que dans les bas-fonds de la ville. Pourtant, je ne peux m’empêcher de la ressentir, cette pourriture occultée par la préciosité tapageuse de cet établissement. L’humain de garde me frôle d’un regard sombre, étonné j’imagine de voir une femme s’engager dans un lieu uniquement réservé aux hommes. Le tapis moelleux et écarlate, étouffe mon pas, tandis que son bras m’arrête.

« Madame. Vous faites erreur. Les dames ne sont pas acceptées ici. Je dois vous prier de partir. »  

Un rire surgit de derrière moi.

« Aldert, la dame m’accompagne… et nous ferons, pour cette fois ci, une toute petite entorse au règlement. »

La bouche du dénommé Aldert s’arrondit sur un silence béat, et son bras tombe en m’ouvrant un passage. Difficile, j’imagine, de refuser à son gérant l’accès à son propre club au motif qu’une femme soit à son bras. J’esquisse un vague sourire poli, qui ne se diffuse dans l’azur de mes prunelles tout en m’engageant plus en avant.

« J’espère que vous êtes satisfaite… »

Mon regard court sur les boiseries précieuses, les tableaux originaux qui saillent des murs tapissés d’un velours crème. Un bar s’élève dans le fond de la salle, marbré de noir et doré, alors que des tables vides de clients s’étalent sur la majeure surface de la pièce, sous le scintillement d’un lustre de cristal et d’un dôme de verre irisé.

« Pas encore. Bientôt, je l’espère. »

Il regimbe mais qu’importe le jeu est mien et ma main plus implacable que la sienne d’autant que je n’éprouve aucune compassion pour les hommes tels que lui. Refuser d’assumer ses erreurs ou ses actes, est une lâcheté méprisante, bien qu’elle me soit en cette instant très utile, pour qu’il m’introduise dans ses affaires.
Sans un mot, il me guide, empruntant un large corridor menant jusqu’à un prestigieux escalier de pierre. La décoration, toutes en dorure, bois et pierre, appelle nos pas à le grimper, mais mon guide continue, s’imaginant, sans doute, que je ne devinerais dans le feutré intime des étages, les gémissements lointains de plaisirs.


« Oh… vous fournissez aussi ce genre d’agréments à vos clients ? »

Il renifle indécemment.

« Tout ce qui contribue au bien-être ou au défoulement de nos clients. L’on vient chez nous, pour la discrétion, la palette des services proposés et surtout une qualité irréprochable en toutes choses. »

« Je suis sûre que ces jeunes femmes ou ces jeunes hommes doivent apprécier de n’être pour vous que des choses irréprochables. » claquais-je, glaciale.

Il ne répond pas, poursuivant simplement jusqu’à nous faire descendre dans les sous-sols.

« Son agent sera là. C’est une évidence ! »

« Cela serait grandement préférable pour vous, Monsieur Tenardier. »

Devant nous, quelques gradins remplis s’élèvent et surplombent une arène de sable. Des cris et des encouragements s’échappent de bouches avinées, raffinées, alors que sur la piste, un mirialan affronte un nautolan. Les combats et les paris, ne sont certes pas illégaux sur cette planète, mais sont régi par un système strict contrôlé par la législation. Mes bras se croisent sous ma poitrine, mes yeux rivés sur les silhouettes qui s’emmêlent avant de chavirer au sol. Les combattants ne brillent pas particulièrement pas leurs aptitudes, et je doute qu’ils soient réellement des guerriers dans l’âme. Surement s’agit-il là, d’une lutte entre fortunes désemparées cherchant un exutoire à l’ennui.

« Cet homme là .. » désigne mon guide en pointant un humain bedonnant « C’est lui que votre homme à rencontrer. »

« Hmmmm… parfait. » concluais-je sur le départ.

« Et mes holovidéos ? »

« Comme convenu, vous les récupérez demain, à votre bureau »




**********



Plusieurs jours plus tard.

« Tu es sûre que c’est une bonne méthode ? franchement ça fait 3 semaines maintenant et il s’est passé quoi ? Quedal… » grogne Barb’, les mains sur son ventre proéminant.

« Je ne suis sûre de rien, mais visiblement Eliot pensait que les combats étaient le lien, avant de disparaitre. Et honnêtement, son intuition ne m’est pas indifférente. »

« Tu vas encore entrer dans la cage ? »

« Oh… aurais-tu peur pour moi ? A moins que tu ais peur de perdre ton investissement ? »

« Sérieux, t’es chiante ! C’est juste que ils ont embauché du lourd pour ce soir, si jamais… »

J’inspire lentement, achevant de nouer les bandes sur mes mains et mes poignets.

« Je pense que ce soir sera différent des autres… »

« Encore une intuition ? »

Je ris, doucement, presque fragilement.

« Oui, disons cela ainsi. »

Ici, rien n’est semblable à ce club luxueux, peuplés d’argentés en proie aux vices et à l’ennui, où j’ai rencontré Barb’, malgré l’odeur de sueur et d’excitation flottant inexorablement dans l’air. Ici, il y a en plus celle de la crasse, du sang versé dans l’arène surmonté de grillage.
Mais surtout, ici, il n’y a moins de règles, moins de contrôles. Tous les coups sont permis jusqu’à ce que l’un des combattants abandonne, ou s’évanouisse.


« Tu m’as bien inscrite ? »

« Ouais… même pseudo que d’hab. »

« Bien. »

Je ferme mes paupières, ignorant encore un moment l’étalage de violence qui remonte depuis la piste, les cris saluant chaque coup martelé sur le visage adverse. Des soirs, et des soirs à jouer les mercenaires devant un public survolté dans l’espoir de découvrir ce qui est arrivé à ma sentinelle, les causes de cette disparition soudaine. J’expire, rétractant mon aura en mon sein, parachevant mon masque, cette autre que j’incarne au centre de l’arène.

« Avec 10 victoires consécutives à son actif, et aucune défaite. A ma droite, la séduisante et dangereuse V. » scande l’arbitre en mode one-man show, avant de poursuivre tandis que j'entre, ma semelle traçant ses empreintes dans la poussière. « Et à ma gauche… »
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Ses'kai Mora
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Jeu 26 Juil 2018 - 19:11


Il est bien des mondes complexes dans la galaxie. Parmi eux, Impératrice Têta, autrefois connue sous le nom de Koros Major, une splendide planète, rivalisant presque en bien des points avec la grandiose Coruscant. Cependant, elle avait un très lourd passé avec le côté Obscur et connu de nombreux conflits.
Peut-être sont-ce les souvenirs de ces sinistres époques qui attirent un jour un guerrier en quête de réponse sur cette planète éloignée, et si risquée d'accès pour un Chevalier Jedi.

Ses'Kai se moquait bien d'affronter le danger, d'aller seul, loin de toute zone sûre. Au fond de lui, c'était même ce qu'il recherchait : Un péril, une influence, un chemin que lui tracerait son instinct martial.
Le Code Jedi dictait beaucoup de traits de conduite pour guider les disciples du Temple, comme autant de lois pour préserver ses adeptes de la colère, de la peur et de la vengeance. Aux yeux du cruel Thyrsian, ces dogmes étaient des freins, des chaînes qui l'avaient bien trop longtemps retenu. Il détestait les chaînes.

Mais que faire sur ce monde ? Attaquer des gens au hasard ? Même lui n'y trouvait aucun intérêt, tout comme il n'en voyait aucun à se montrer serviable à ces mêmes hurluberlus. Marcher au hasard ne l'aiderait pas plus...mais c'est par là qu'il commença. Parce qu'à force de suivre ses pieds, le duelliste savait qu'il arriverait quelque part. Son instinct, avide de violence, ou la Force le le conduira jusqu'au prochain pallier.

C'est ainsi qu'il erra plusieurs jours, sans but apparent. Il tournait dans les bars, ces lieux où l'interdit devenait la norme, et les quartiers étranges. Le Thyrsian se sentait mieux dans un environnement peu recommandable, ça l'aidait à garder ses sens en éveil alors qu'il cherchait à capter la voix de la Force, qu'elle soit celle du côté Obscur ou non. Peu lui importait : Il voulait des réponses, même s'il n'était pas certain de la question.
Attiré par les combats, ses pas le firent circuler de rumeurs en ragots, jusqu'à ce qu'il entende parler d'un endroit où ses talents seraient évalués à leur juste mesure. Bien évidemment, il ne fallut pas longtemps pour que le guerrier aille voir de visu.

Dans les milieux qu'il ne pensait plus jamais fréquenter, on pouvait compter celui qui l'avait naître, grandir, et qui aujourd'hui encore l'appelait de tout son être.
Une arène. Un simple ring, où deux êtres rentraient et se jetaient à la gorge l'un de l'autre pour le plaisir extatique d'une foule en délire. Ses'Kai assista, le visage plus dur qu'une statue de marbre, à quelques combats alors que remontaient à la surface ses plus profonds souvenirs.
L'esclavage. L'humiliation d'être "un pantin", une bête de foire. Seul le fait que les combats étaient de vulgaires matchs, et non des mises à morts, avait retenu son bras et empêché de déclencher un carnage.
Mais aussi...la gloire. Le frisson du combat, du un-contre-un dans sa forme la plus pure...et les hurlements de la foule qui faisaient vibrer jusqu'à sa moëlle lorsqu'il levait les bras, triomphal, tandis que son ennemi gisait à ses pieds.
Il ne lui fallut pas longtemps pour demander d'entrer à son tour sur le sable qui avait fait de lui un guerrier avant même d'être un homme.

Ses'Kai ne se déguisa pas. Et quand il retourna sur la première scène de sa vie, c'est sous son véritable nom que le présentateur hurla pour exciter la foule. Débarrassé de son ennuyante toge et de son habituelle carapace d'acier, il se présentait torse nu, excitant la force sauvage qui irradiait de chaque fibre de son corps épais, et vêtu d'un simple pantalon de cuir.
Pieds nus, le Thyrsian foula le sable de l'arène, et il se sentit enfin rentrer chez lui. Enfermé dans une cage, où des dizaines et des dizaines de visages sans nom criaient et tapaient pour faire du bruit le scrutaient, guettant le moindre de ses gestes, et qu'il allait bientôt se battre contre un parfait inconnu, sans autre raison que d'être là pour le faire.
Combattre pour combattre, vaincre ou être vaincu. La violence à l'état pur, pour sa gloire personnelle et le plaisir d'inconnus.
Ici, il oublia le Code Jedi et les sages leçons d'Exa'ren son maître.
Ici, il devenait Ses'Kai, le gladiateur noir.

Parfait anonyme à son entrée, il ressortit en héros. Son premier adversaire avait été un Zabrak au sourire agaçant, que le duelliste avait rapidement fait disparaître. Ils engagèrent l'affrontement dès que le signal tomba, et le duel tourna immédiatement en faveur du féroce Thyrsian. Il frappait avec une force colossale, qui sonna rapidement son adversaire.
Ne lâchant jamais rien, Ses'Kai profita de la première occasion pour lui faire mettre un genou à terre, avant de le saisir pour le soulever à bout de bras au-dessus de sa tête, et poussa un hurlement sauvage avant de lui fracasser le dos sur son genou.
Il éprouva pour la première fois depuis longtemps, un véritable et sincère plaisir lorsque la foule l'acclama. Les bras levés, il salua ses nouveaux admirateurs et ne songea même pas à remercier la Force de l'avoir ramené chez lui. Ici, plus rien n'existait sinon lui, son adversaire, sa victoire...et les spectateurs frénétiques qui hurlaient son nom.
Avant même qu'il n'ait quitté le sable sur lequel il abandonna le Zabrak brisé, Ses'Kai se laissa séduire par la délicieuse idée de devenir le seul et véritable champion de l'arène. LE guerrier qu'on viendrait voir pour se délecter de sa violence, et qu'on adulerait pour ça.
Il se prit à désirer que cette arène devienne la sienne, comme un trône devant lequel défileraient tous les jeunes fous prêts à échanger leur vie contre sa place. Ho oui, il le désirait...

Ses trois autres combats ne furent pas moins brutal, au contraire. Plus il laissait cours à sa vraie nature, plus le Thyrsian cultivait sa propre rage.
Il roua de coups son premier adversaire, même au sol, à tel point qu'il ne participera plus jamais à un combat de sa vie. La foule le remercia pour ça.
Le second parvint à le mettre à terre, en lui plaçant un magnifique plaquage...mais le faire tomber dans la poussière ne suffisait pas. Le gladiateur eut tôt fait de retourner la lutte à son avantage, et après avoir enfoncé le visage de son adversaire dans le sable jusqu'à le faire suffoquer, il lui tira les bras en arrière jusqu'à lui déboiter les deux épaules avec tant de violence que le "CLAC" fut entendu dans la foule. Le noiraud regretta après coup de ne pas avoir tué sa victime, se demandant quel effet ça aurait produit sur ses admirateurs.
Le dernier, il lui brisa les jambes. Et quand il fut à genoux, implorant sa clémence, Ses'Kai le réduisit avec une joie malsaine au silence en lui enfonçant les mains dans la bouche avant de tirer et de l'ouvrir comme un poulet, détruisant à ce point les articulations de ses mâchoires qu'il lui déforma le visage.
Ce dernier acte de cruauté gratuite lui valut l'une des plus belles récompenses du "métier" : Un surnom. Ses'Kai, le fauve de Thyrsus.

Il avait à nouveau tout. La gloire, les femmes, le respect de tous...ou plutôt leur fascination. Les regards étaient braqués sur lui dès qu'il apparaissait, et on attendait avec impatience qu'il se batte, qu'il émerveille la foule en se laissant aller le plus naturellement possible. Enfin, il se sentait lui-même, simplement lui-même.
Et ce soir là, il y retournait. Mais ce ne serait pas n'importe quel match...ça serait contre la fameuse V, qu'il avait eu l'occasion de voir une fois, de loin. Le Thyrsian n'aimait pas regarder le match des autres...quand il devait les affronter, ça gâchait son plaisir de découvrir son nouvel adversaire.
Mais elle, elle était différente. Astucieuse et dangereuse, mortellement douée...si elle se laissait aller, en plus d'avoir une bonne gueule même si elle était verte. Et surtout, invaincue sur dix matchs. Un magnifique combat en perspective, et une gloire phénoménale pour lui lorsqu'il triomphera.
Car il n'envisageait même plus la défaite. Sa vie, c'était la victoire et c'est tout. Revivre ce sentiment d'invulnérabilité était jouissif pour lui.

Cette fois, il se mit sur son "trente et un" pour cette merveilleuse rencontre. Au lieu de se présenter en ayant tout juste enfilé un froc, Ses'Kai fit son apparition dans une armure de cuir moulante aussi noire que lui, et sur sa poitrine brillait en relief un soleil rouge sombre comme un vieux vin. Sans manches, elle exhibait tout autant sa musculature souple. Il demeurait pieds nus, et des griffures avaient été brodées de la même teinte carmin sur ses cuisses.
L'arbitre présenta d'abord la belle V, que Ses'Kai fixait déjà avec un appétit bestial - mais purement violent - et un demi-sourire fou au coin des lèvres. Puis, l'annonciateur le désigna.


"Et à ma gauche...Ses'Kai, le Fauve de Thyrsus !"

Digne de son surnom, le gladiateur imita le cri du redoutable Dragon Krayt, ce même monstre qui avait inspiré le surnom du Djem So et poussa un puissant hurlement pour saluer la foule. Ca y est, son coeur cognait à fond dans sa poitrine. Il savourait toujours les minuscules instants qui précédaient les premiers coups. Cette terrible attente où l'on tremblait de peur...ou d'impatience !
Il n'avait qu'un seul regret : Que V ne soit qu'une fille fluette. Sa victoire aurait été plus impressionnante, plus marquante, si ça avait été un Wookie, ou encore plus gros !


"Que rougissent les soleils !"

A peine l'arbitre se fut écarté que Ses'Kai partait déjà en acrobatie. Habituellement, il évitait ce genre de démonstration futile, qu'il trouvait inutilement tape-à-l'oeil...mais dans une arène, c'était différence. Le public aimait être impressionné, voir des performances qu'on ne pouvait voir nulle part ailleurs. Et en plus d'être un gladiateur à la limite de l'animal, Ses'Kai était un Jedi.
Prenant de l'élan et puisant dans la Force comme il aurait bu à une rivière, il amplifia la puissance de ses muscles et se propulsa dans les airs pour plonger sur "V", comme le chauve-faucon qui avait donné son nom à cette attaque tout droit tirée de l'Ataru. Son immense saut avait déjà provoqué des exclamations admiratives, et excité un peu plus le guerrier.
Et ça, ce n'était que le début...
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Dim 29 Juil 2018 - 18:45

 Faire abstraction de tout ce qui m’entoure. Du bruit des mains qui claquent contre des cuisses en un tonnerre d’acclamations et d’encouragement. Des hurlements et des cris qui fusent. De la voix stridente de l’arbitre évaluant nos prouesses et les offrant en pâture à une foule assoiffée de violence et de sang. De cette odeur persistante de sueur et de douleur qui imprégne le sable rougis par d’autres. Et de cet homme sombre, rugissant, terrifiant sous couleurs guerrières. De tout ceci, je m’absous, évoluant devant leurs regards sans en avoir conscience, mon attention focalisée sur le combat à venir, sur l’adversaire que l’on me destine. Il n’y a rien d’autre qui compte en cet instant, rien d’autre que le long battement obsédant de mon cœur, tambourinant dans ma poitrine d’un hymne guerrier. Lent… méthodique… empreint d’un indicible calme comme si la vision de cet humain ne pouvait briser cette glace qui me couvre tel un linceul de givre et de sérénité.

Je ne suis pas de celle qui vibre au son du cor de chasse, pas de celle qui frémisse sous l’hallali. Pourtant j’avance dans cette arène, mes semelles foulant le sable dans une démarche féline, provocante et assurée en toute connaissance de ce danger qui me guette à l’autre bout de la piste, de son regard de braise épinglé sur ma silhouette. Qui que soit ce Fauve de Tyrsus, il connait les jeux de dominations des luttes, la mise en scène et le grandiose qui font frissonner les spectateurs de plaisir. Sinon pourquoi user de ce cri, à laquelle la foule répond en écho ? Pour…  m’impressionner,  insuffler la peur dans mes veines, déverser la crainte dans mes muscles. Une tactique. Un instinct peut-être… ou juste l’envoutement de l’instant présent auquel il sacrifie un rituel. Mais je ne suis pas une mercenaire ordinaire, une vulgaire soldate que la chance a épargnée. Je suis une guerrière, et je connais les rouages des arènes pour les avoir de trop près fréquentés lorsque j’étais une autre, plus docile, Je connais les règles de ce jeu silencieux, de ces dominances sous les œillades belliqueuses.

Mon regard luit sous la couche ébène de peinture qui barre en V mes yeux et mon visage. Et la soie vivante et noire de mes cheveux m’auréole d’ombres mouvantes à chacun de mes pas. Peut-être devinera-t-il sous la résille sombre et le cuir pourpre dissimulant mon corps, les cicatrices et ma musculature vive jouant sous ma peau de jade, sur mes bras dénudés et huilés. Peut-être percevra-t-il la férocité sous ce maquillage, dans ces plumes parsemant ma chevelure et mon profil d’oiseau de proie. Mais j’en doute. Mes autres adversaires n’ont jamais vu de moi, que la femme sous les fards, la faiblesse illusoire de ma fébrilité et de ma féminité, en quoi celui-ci diffère-t-il ?

L’arbitre se retire, sifflant le début des hostilités et je ne sais ce qui m’interpelle, sur l’instant, le plus. Sa longue foulée et son saut, tandis qu’il se jette sur moi, prédateur affamé de combat, ou bien cet afflux brutal dans la Force qui m’arrache un frisson d’anticipation. Un sensitif. Je grimace chassant les interrogations qui percent mon esprit, pour recevoir ce fauve tout en muscles et déliés sous son armure de jais.

Là où il est puissance brutale, je suis souplesse. Je glisse par derrière son attaque, esquivant de justesse la dureté du coup, avant d’entrer dans cette danse à laquelle il me convie. Nos pas se succèdent traçant dans le sable des arabesques et le sillage de nos mouvements. Il ne sert à rien de s’opposer à la brutalité et à la force qu’il déploie d’un poing de fer. Lorsque le vent souffle sur les plaines avec la puissance d’un ouragan, les chênes tentent de résister et finissent déracinés. Mais les herbes et l’aubépine, préfèrent ployer sous sa caresse, épouser ses humeurs plutôt que de les contrer. Je suis comme elle. Toute en opposition fluide, épousant son mouvement plutôt qu’allant à son encontre. A plusieurs reprises, ses mains glissent sur la peau huilée de mes bras, frôlent mon menton ou ma pommette. De nombreuses fois, ces genoux et ses pieds vigoureux manquent de me faucher, mais je me fais courant d’air, fantôme, brindille sous la tempête.

Probablement que le spectateur admire, tenu en haleine, nos évolutions dans l’arène, cette danse majestueuse qui mêle la puissance féroce, cruelle et fauve, à la rapidité ondoyante et féline. Peut-être discerne-t-il entre deux soulèvements d’hourras, nos souffles saccadés, la sueur sur nos fronts, son regard prédateur et mes lèvres déchirées d’un sourire carnacier. Deux amants qui s’entremêlent sans jamais réellement se toucher, se jaugeant, s’affrontant. Mais à tout combat, il existe une issue inéluctable et fatalement à un moment ou un autre, les coups portent, les esprits s’essoufflent, d’autant plus si l’un des adversaires use de la Force alors que l’autre s’en retranche.

Je ne sais exactement quelle erreur de jugement je commets, mais, soudainement, son poing me cueille douloureusement au ventre, m’arrachant l’air de mes poumons, alors que je chancèle d’un pas en arrière. Il enchaine, attrapant mon bras pour m’éjecter contre le grillage. Mais sa prise glisse entre ses doigts, ma peau enduite d’huile lui échappe. Lancée contre la cage, je me sers de cette inertie, de cet élan pour exécuter un pas, puis deux le long des barreaux. Je m'élève et passe par dessus de lui d'une culbute en l’air, me retourne d’une acrobatie qui place mes deux jambes sur ses épaules. Mon corps se contorsionne en arrière, et donne une impulsion à mon buste jusqu’à ce que mes doigts s’enfoncent dans le sable tandis que je le projette à terre sous cette rotation.

Mon cœur bat la chamade, et je peine à reprendre mon souffle, pourtant je me redresse faisant face à ce fauve bien décidé à me dévorer. L’idée m’effleure, un instant, de me plonger dans le flux de la Force, de puiser en elle, pour renforcer l’acier de mes muscles pourtant je m’en abstiens. Laisser mon aura exploser serait lui offrir l’opportunité de découvrir que je ne suis pas seulement ce que je parais être : une combattante d’arène.

Autour de nous les vivats et le chahut gagne en ampleur. Les sifflets s’égrènent sous le tambourinement des pieds contre les gradins. Et nous, au centre, nous nous tournons autour comme deux vornks encagés attendant le moment propice pour la mise à mort de l’autre.

« Tu es doué. » cingle ma voix, sauvage et saccadée par la fatigue et l'effort
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Lun 30 Juil 2018 - 8:59

Hmpf. Elle est douée, la miralan. Peu d'adversaires auraient pu contenir sa férocité avec d'autant d'adresse, et même à lui rendre les coups. C'était un ballet plaisant, où le talent seul ferait la différence...mais il manquait de surprises.
Comme toutes les femmes, elle jouait sur l'agilité, l'esquive, et lui coulait entre les doigts comme une rivière - sans double sens douteux -sans faire preuve d'originalité. Bien évidemment, elle avait raison de jouer selon ses forces, et non celles de son adversaire. Elle aurait été stupide de l'affronter de front par la puissance pure !
Mais ce duel sauvage lui plaisait. Il se sentait bien, même alors qu'il fendait l'air de ses coups sifflants et que cette beauté froide se montrait insensible à ses approches. Enfin, il se libérait vraiment des chaînes du Code Jedi, qui le bridait tant. Ses'Kai en ressentait toujours le poids quand il était en mission, et devait sans cesse se retenir pour se demander ce qu'en penseraient le Conseil.
Sauf que cette fois, il y avait une différence en plus. Oublier le code, c'était facile. Plongé dans un combat à mort, les règles de bienséances disparaissaient bien vite...mais il affrontait alors généralement ses ennemis jurés : Les Siths. Ou même de simples impériaux, c'était suffisant...

Mais pas cette fois. Pas contre elle. Le fauve était lâché, affamé, mais pas enragé. Le guerrier noir n'était pas aveuglé par sa propre haine, l'esprit clair. Et il se sentait léger, de pouvoir se plonger à fond dans un combat digne de ce nom et de pouvoir en savourer chaque instant.
Ha ! Enfin il fait mouche ! En plein ventre, ça va la calmer ! Immédiatement, le fauve de Thyrsus se jette sur elle pour la projeter contre un mur, mais huileuse sa peau lui glisse des doigts et enfin la surprise tombe.
Loin de se laisser abattre, V-erte retourne au contraire l'agression en sa faveur en s'envolant depuis le mur, lui tombant sur les épaules et le renversant avant même qu'il n'ait le temps de tenter quelque chose.

Au moins n'a-t-elle pas l'audace d'essayer de le bloquer à terre. Bon nombre de combattants considéraient la lutte au sol comme l'apothéose du combat, sa conclusion, et Ses'Kai pouvait comprendre cette idée. Le fait qu'elle s'éloigne, préférant reprendre son souffle que se battre dans un engagement purement physique était bien la preuve de son expérience et son discernement.
D'un bond souple, le Thyrsian se remit sur pieds et cracha tandis que son adversaire et lui se tournaient autour. Le sable avait un effet particulier quand on le foulait dans l'arène...mais était toujours aussi désagréable quand on le prenait dans les chicots ! Cela ne l'empêcha cependant pas de sourire, heureux d'être enfin dans son élément et de pouvoir en profiter.
Ah ? Deuxième surprise, elle le complimente. L'espace d'une seconde, son entraînement de Jedi refait surface et essaye d'analyser cette déclaration inattendue. Distraction ? Tentative de séduction ? Avec une bouille pareille, ça ne serait pas surprenant qu'elle tente de lui plaire pour lui faire baisser sa garde et lever le manche.
Bien vite, il s'en débarrasse, des doutes et de la pénible discipline de l'Ordre. Tant qu'il sera sur ce ring, il sera Ses'Kai, gladiateur. Et un gladiateur, ça cogne, ça se pose des questions après.


"Si tu savais comme je suis heureux de t'affronter répondit avec un sourire affamé enfin quelqu'un qui me tient tête ! Il en faudrait plus des comme toi."

Il s'imagina ce que serait sa vie, s'il restait ici. Dans cette arène dont on s'échangeait discrètement l'adresse sous le manteau, à affronter jour après jour des adversaires aussi redoutables que celle-là, qu'ils soient des gringalets ou des mastodontes. Ça, c'était séduisant.

"Mais j'espère que tu as d'autres surprises pour moi, car l'échauffement est terminé il marqua une pause, et se redressa de toute sa stature en écartant grand les bras, avant de hausser la voix pour se faire entendre Et le public attend !"

Un bref frisson le traversa, à la seule anticipation de ce qu'il allait faire et ses vivats qu'on lui jetterait. Le temps de deux respirations, il calma son esprit, appliquant par réflexe une technique méditative que lui avait transmise laborieusement son maître...
Puis il se laissa exploser.

Se plongeant presque en transe de guerre, le fauve se jeta sur V, armant un coup si puissant qu'il aurait assommer même un gamoréen. Puis il inversa au dernier moment sa frappe et pivota pour projeter plutôt un coup de coude. Le Thyrsian n'essaya même pas d'assurer son équilibre, et se laissa au contraire tomber, emporté par sa rotation, pour poser les mains au sol et balayer l'air autour de lui en faisant tournoyer ses jambes.
Ce qui lui accordait vraiment une immense satisfaction, en plus de se battre librement, c'était de "sentir" enfin le Jûyo. Toujours bridé par des codes ou sa rage, cette forme passionnée lui échappait toujours...jusqu'à maintenant.
N'hésitant même pas à dépenser deux fois plus d'énergie pour être deux fois plus dangereux, Ses'Kai se déchaînait à volonté et alternait sans relâche, avide de contact et de violence, des frappes improbables. Un crochet se changeait en revers, et un direct se changeait en coup de coude et genou.
Et comme elle lui résistait, lui échappait, faisait certainement de son mieux pour s'en sortir et lui retourner les coups avec une concentration qui aurait fait défaut à bien des Jedis, le Thyrsian ne faisait que s'exciter de plus belle.

Pour lui, tout était un mouvement d'attaque. Qu'elle s'écarte pour éviter son poing, et il se jetait à coup d'épaule sur elle. Qu'elle le repousse ou le fasse trébucher, par la grâce de sa vitesse ou la fluidité de ses ripostes, et il changeait d'angle, se laissant tomber, renverser et glisser pour repartir à l'assaut en roulant, rebondissant et se tordant dans tous les sens.
C'était exténuant ! Le Djem So était exigeant en terme de puissance brute...mais n'était pas surnommé "la Voie de la Persévérance" pour rien. Alors que cette sauvagerie débridée était un déluge frénétique ou rien d'autre n'avait de sens que taper sur quelque chose...et que c'était bon !

Mais alors qu'il finissait par ralentir, même son puissant physique atteignant vite des limites sous cette débauche de violence, V trouva l'occasion pour se glisser entre deux assauts et lui placer un solide contre en pleine mâchoire qui lui fit tourner la tête. Le choc, alors que le Thyrsian était mal placé lui fit perdre l'équilibre et sa brutale concentration, mais pas dans un dernier souvenir.
Sans même y penser, son poing partit aussitôt dans la direction du coup qui l'avait atteint, frappant totalement à l'aveugle, mais il sentit quelque de dur contre sa main. Probablement le haut du nez, mais hélas à part un picotement désagréable jusqu'au fond des narines, le gladiateur aléatoire n'avait pas du infliger beaucoup de dégâts sur cette attaque au hasard.

Le corps tout entier en feu, son coeur cognant plus fort qu'un orchestre de percussions pour alimenter ses muscles surexploités, le fauve haletait lourdement alors que son sang bourdonnait dans ses oreilles comme un essaim transgénique.
Il se força à calmer sa respiration, se se redressa pour détendre son dos, faisant jouer un peu ses épaules avant de faire craquer sa nuque. Une sensation poisseuse, avec un arrière-goût métallique lui piquait la langue, mais Ses'Kai souriait toujours. Il était véritablement ravi.


"Ce n'est pas banal de me résister comme ça, même les Siths n'y arrivent pas dit-il avant de réaliser que c'était lui qui saignait. Le contre de la mirialan lui avait ouvert la lèvre, mais loin de le déranger il essuya le filet de sang qui coulait en passant la langue dessus, se régalant même du goût d'être en vie Qui t'as appris à te battre ?"

Le Thrysian parlait fort, non seulement car c'était dans sa nature de faire du bruit et car ça l'aidait à reprendre son souffle, mais aussi car des dizaines et dizaines de paires d'yeux étaient braquées sur eux deux. Le public guettait tout, le moindre geste, la moindre parole... Ses'Kai savait que ces spectateurs n'attendaient que d'en savoir plus sur leurs combattants favoris, et le seul fait d'expliciter qu'il avait vaincu des guerriers de l'Obscur avait déjà suscité un émoi dans la foule.
Guerre et spectacle sont des art, et l'arène en est le théâtre suprême. Il serait indigne de lui, qui y est né, de pas l'honorer de son mieux.
Et puis il était vraiment curieux. Qui avait donc réussi à former cette crevette jusqu'à ce qu'elle puisse lui retourner ses assauts les plus déchaînés ? S'il était toujours en vie, ce serait un adversaire formidable !
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Mer 1 Aoû 2018 - 20:47

« … plus des comme toi. »

« Je crois qu’il est préférable que non. »
déclarais-je avec franchise et conviction.

Mais je ne peux lui en vouloir de croire en ce mirage qui se reflète sur ma silhouette, cette image illusoire de guerrière habile et calme. Je ne peux lui en vouloir de ne percevoir au derrière, l’oscillation sombre, et le claquement guttural de mes démons, avides de se libérer de leurs chaines. Comment pourrait-il savoir que mon visage peint dissimule l’obscurité, des ténèbres qu’il courtise davantage à mesure que les secondes s’égrènent, et que notre ballet mortel arrache mon souffle.


Il décrit un cercle autour de moi, ignorant l’invitation qu’il m’offre et de mon refus de laisser ma nature éclater. Malgré l’envie dévorante d’écourter ce combat. Malgré le désir d’user de tout mon savoir pour effacer de ses lèvres, ce sourire. Malgré l’attrait irrésistible de lui rendre chacun de ses coups à la hauteur de mon talent, sans brides, sans chaines, juste pour le plaisir de m’abandonner sans restriction, juste pour faire voler en éclat cette gangue minérale qui m’astreint. Pourtant je tais chacune de mes émotions, les muselle dans un recoin sombre de mon esprit et me concentre sur lui. Seulement lui.

A nouveau les coups pleuvent, avec davantage de vigueur et la maitrise tranchante d’un guerrier roué aux duels. Il se fait imprévisible, équilibriste frénétique, et je reconnais sans peine le style dont il use avec brio. Mon opposition s’amollit, mes esquives deviennent moins rapides, mes ripostes moins précises. Je peine à endiguer le sursaut de ce fauve, de son déchainement de coups et de vitalité. Mon souffle se saccade, de la sueur coule le long de ma colonne comme un prélude à ma proche défaite.


Je ne peux perdre, je ne dois pas perdre. Je me moque bien des vivats qui nous drapent de cette gloire factice, je me fous de ces humains, ces impériens, ces  « je ne sais quoi » qui branquent leurs regards avides sur notre confrontation, la mine goguenarde et l’œil brillant. Qu’importe que leurs cris battent à l’unisson de mon cœur, ou du martèlement de mes bottes sur le sable de l’arène. Qu’importe qu’ils m’offrent la célébrité ou la reconnaissance, je n’en ai aucun besoin pour savoir qui je suis ou ce que je vaux. Non…la seule chose qui compte réellement c’est de découvrir ce qu’il est advenu d’Eliot. Et ceci, je ne le peux sans cette victoire. Mais cette victoire puis-je réellement l’acquérir en m’amputant d’une part de mon âme ? J’en doute…


La douleur s’amorce dans mon visage, fulgurante, comme une semonce, un rappel à l’ordre à mes convictions et mes obligations. Ce guerrier, cet homme aussi sombre que ces eaux troubles où parfois je navigue, s’élève vaillamment entre moi et elles. Opiniâtre, doué  avec une obstination admirable attirant inéluctablement mon respect. Et pourtant…

« Ce n’est pas banal de me résister comme ça, même les siths n’y arrivent pas. Qui t’as appris à te battre ? »

… et pourtant, je doute qu’il m’offre la victoire, pas sans finir gisant et brisé dans le sable déjà ensanglanté. Ma main glisse sur l’arête de mon nez, pour récolter du bout des doigts quelques perles de sang carmin. Un instant, alors que ma résolution vacille, je me demande ce qui peux pousser un jedi à se livrer aux violences de la cage.

« Alors peut-être que ces siths dont on entend toujours parler, qu’on ne voit jamais, ne sont pas aussi terribles qu’à ce que les Jedis prétendent. »

Ce n’est là qu’une pointe, une flèche de glace destinée à l’énerver, annoncée monocordement, alors que je me repositionne en garde, prête à le recevoir. Si pour le faire choir, il me faut user de la Force vicieusement, alors je ferais voler en éclat tout ce qu’il croit connaitre de ma façon de combattre, de parer, de riposter.

« Et pour le reste, quel intérêt à parler des morts, ils appartiennent au passé. »


Cette fois ci, je prends l’initiative, rompant complétement avec la V du début de notre confrontation. Je volte, virevolte, précise comme une torsion de lame, tranchante et vive. Je déchaine sur lui tout mon talent, à la fois sauvage et ondoyante, implacable et chaotique, imprévisible. Il n’y a plus rien de cette femme qui se pliait à ses mouvements, refusant l’affrontement, suivant son rythme et ses coups, plus rien de cette fatigue suintante de mes muscles endoloris par l’effort. Je suis directe, brutale, travaillant chacune des ouvertures, des failles qu’il présente en lui imposant l’agressivité de mes enchainements. Je m’engouffre dans les défauts de sa garde, frappe du plat de la main son torse gainé de cuir, son plexus, insufflant comme une explosion de Force au contact pour décupler ma puissance et voler la sienne. Mon contact devient délétère, toxique. J’appelle la Force , touche par touche, impulsion après impulsion, discrètement afin qu’il ne mesure pas l’étendue de nos ressemblances. Chaque coup porté sur lui, chaque coup qu’il me porte lui arrache davantage de son énergie à mon profit jusqu’à ce que l’épuisement couvre son visage de sueur.

« Abandonne… » murmurais-je à son oreille alors que j’affermit ma prise, jetée sur son épaule comme un sac, mon bras autour de sa gorge, une jambe entourant sa taille alors que mon autre genou se fige dans le bas de ses reins.
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Jeu 2 Aoû 2018 - 8:28

La réponse de V-erte ne se fit pas attendre, et lui fit froncer les sourcils. Est-ce qu'elle insultait les Siths, ou bien elle remettait en question sa vraie valeur en prétendant que les battre n'était pas un exploit ? Le Thyrsian avait tendance à pencher pour la première option, puisqu'ils semblaient faire jeu égal, il serait très stupide de sa part de le critiquer. Sauf pour essayer de le déconcentrer, mais si la remarque visait les Siths, il ne pouvait qu'en approuver la pertinence.
Il lui retourna un sourire féroce lorsqu'elle répondit à son autre question. On pouvait comprendre que son menton, qui qu'il soit, a trépassé...et qu'elle soit sincère ou non, Ses'Kai ne pouvait qu'approuver son désintérêt affiché pour le passé pour mieux savourer le présent.


"Ha ! voilà qui est bien parlé."

On ne meurt jamais demain, alors pourquoi s'en soucier ?
Changeant subitement d'attitude, l'autre gladiatrice se rua sur lui comme une furie en tournoyant et tempêtant. Elle prend même le dessus dans l'engagement, mais c'est loin de lui déplaire. Fatigué par sa débauche d'énergie précédente, le Thyrsian a du mal à tenir l'allure mais ne se prive pas de mettre à l'épreuve ses réflexes et ses talents de riposte. L'affrontement frontal a toujours été sa spécialité, et il s'enjaille allégrement que la Mirialan lui en propose un de toute beauté, conscient que la conclusion du duel approche.

Cela dit, les choses prennent vite une mauvaise tournure. Il se sent faiblir, ralentir de plus en plus, ses forces lui échappant un peu plus à mesure que leur ballet frénétique et il prend de plus en plus de touches...mais elles ne lui font pas vraiment mal. Alors que lui continue à frapper, projetant de plus en plus rarement ses poings comme des coups de fouet, mais ne semble pas infliger de dommages.
Ses'Kai commence même à s'étonner de se faire à se point dépasser alors que cette gonzesse est en pleine forme. Ce n'est pas normal, il est bien plus endurant que ça et elle, elle était fatiguée aussi au début du dernier round. Le Jûyo est exténuant, mais pas au point de le mettre hors-jeu !
Un titillement, un picotement léger derrière la nuque, que son esprit avait jusqu'alors écarté en l’interprétant à tort comme la présence dérangeant de sable ou de sueur sur son cou lui donna l'indice.
Un sixième sens semblait clignoter, à chaque fois qu'ils se rentraient dans le lard et qu'il en ressortait plus épuisé et elle rayonnante. Ou alors c'était une autre facette de son instinct guerrier, qui reconnaissait là une capacité souvent appréciée des Siths qu'il avait déjà subi.

Il comprit trop tard, trop concentré sur le combat et trop peu plongé dans les arts spirituels pour déceler à temps la ruse de V. Elle se plaque sur son épaule, s'enroulant autour de sa gorge en lui collant un genou dans le dos, alors qu'enfin la lumière se fait dans son esprit et qu'il est au bout du rouleau.
Une adepte de la Force. La dernière chose qu'il pensait rencontrer ici. Et comme si ça ne suffisait pas d'être mis à mal, le duelliste se retrouve profondément confus. Qui est-ce ? Jedi ? Sith ? Amie ou ennemie ? Qu'est-ce que l'un ou l'autre pouvait bien faire dans une arène pourrie comme celle-ci ?
Sauf que l'étreinte ne l'aide pas à réfléchir ! Exténué, la constriction l'empêche de reprendre son souffle même s'il peut limiter la casse grâce à son épaisse musculature...mais ce n'est pas suffisant. Faut qu'il se dégager, et vite ! Il pensera plus tard, car Jedi ou Sith, ou quoique ce soit, ce dont il est sûr, c'est qu'elle est son adversaire !

Il agrippa son bras, pour se ménager un peu de temps et d'air. La position et la fatigue ne jouaient pas en sa faveur, mais la puissance pure et la masse si. Ça suffirait pour cette fois. Prochaine étape, régler le problème du genou qui lui faisait un mal de chien et l'empêcher de bouger avec l'aisance qu'il lui fallait.
Une veine gonfla, palpita sur son front alors qu'il rassemblait tout ce qui lui restait de force mentale pour laisser la force l'envahir et augmenter ses capacités, mais bien au-delà de ce que faisaient habituellement les pratiquants d'Ataru. Lui demandait une amplification considérable de sa puissance, de transformer son corps en véritable roc de chair et de sang.
Le Code devrait dire "Il n'y a pas de douleur, il n'y a que celle que j'inflige". Ca serait marrant tiens.

La sape sournoise continuait. Il avait très peu de temps. Grinçant des dents en se tordant, le genou s'enfoncant de plus belle dans son dos, il projeta son poing libre dans la figure de la Mirialan, son imposante musculature ne l'empêchant pas d'être souple. Puis, essayant de profiter de l'opportunité, il bascula soudainement sur l'épaule, pivotant en même temps pour essayer de lui enfoncer la tête dans le sable.
Il se débattit alors sauvagement à coup de coude et de dents, faisant honneur à son surnom de "fauve", jusqu'à ménager un minuscule espace où il s'engouffra et bondit aussitôt sur ses pieds à quelques mètres-là, complètement exténué.
Qu'est-ce qui l'énervait le plus, d'être sur le point de perdre ou de s'être fait avoir par négligence ? Les deux se valaient, et le mettait encore plus en rogne.

Ses'Kai profita d'avoir quelques secondes pour réfléchir, essayant de se demander qui était cette foutue chienne verte. Un Sith ? Il n'aurait pas décrédibilisé ses semblables. Il n'aurait sûrement pas non plus tenté de lui faire déclarer forfait plutôt que de juste le tabasser jusqu'à l'inconscience. Et puis, ces débiles de l'Obscur n'aurait pas combattu dignement ou avec finesse. Ils auraient jeté des éclairs en ricanant comme des idiots.
Une Jedi alors ? Mais qu'est-ce qu'une Jedi foutrait dans cette arène !? Lui c'était particulier, il était gladiateur depuis sa naissance ! Impossible d'y trouver un autre Gardien ou un de ces boulets de Consulaire...une Sentinelle peut-être ? Comme Exa'Ren ? Le Thyrsian était sceptique, car les lames-jaunes agissaient plutôt sur les frontières, loin de tout...
Mais il n'ignorait pas que leur maître mot était "adaptation". De tous les Jedis, c'étaient les meilleurs en matière d'infiltration et de récolte d'information. Or, quoi de mieux pour gagner la confiance du bas peuple et écouter ses ragots que de devenir son champion préféré ?
Moui...ça avait du sens. Et s'il la battait, ça allait mettre en péril sa mission. Ca valait mieux de se dire qu'il allait juste se prendre une dérouillée car elle avait été plus intelligente que lui.

Puis, pendant un instant, il leva les yeux sur la foule. Alors Ses'Kai se demanda ce qu'il foutait là.
Qu'est-ce qu'il venait glander, dans cette arène de bouseux à se faire acclamer par des abrutis hystériques ? Ce n'était pas ça qu'il voulait, qu'il recherchait. Le triomphe que lui faisait une foule en délire lorsqu'il abattait son adversaire lui manquait, c'est vrai...mais est-ce que son besoin de gloire éphémère l'avait à ce point obsédé qu'il en avait oublié son propre honneur ?
Il était Ses'Kai Mora, non pas une bête sauvage lâchée dans une cage pour amuser le peuple...mais un bretteur d'exception, qui convoitait le rang de Maître d'Armes de l'Ordre Jedi. Il ne se battait pas pour le plaisir des autres, mais pour le sien et pour affûter ses talents, repousser ses limites.
V lui avait offert ce qu'il recherchait réellement. Pas ces anonymes crétins. Il fronça les narines, se renfrognant profondément en sentant le dégoût et la colère l'envahir, envers lui et ce peuple qui lui semblait encore plus enfermé que les gladiateurs, derrière leurs grilles.


"Tu veux la victoire, V-erte ? Je te la laisse cracha-t-il presque, toujours épuisé mais sans même plus faire attention aux signaux d'alarme de son corps Mais tu me devras la vérité en échange...ou un vrai combat."

Sa main s'égara par réflexe au niveau de sa hanche, là où il portait habituellement son sabre-laser...et ne rencontra que le vide. Le Thyrsian se sentit alors encore plus stupide qu'avant. Lui qui était tellement fier de ses talents d'escrimeurs qu'il cultivait littéralement depuis son berceau de déchets et d'être un Jedi, un élu de la Force...il s'était enorgueilli en tant que troufion lambda de tabasser d'autres trouffions lambda, à coup de poing.
Mais quel imbécile il faisait...sa plus grande défaite, et elle était amère et serait longue à digérer, c'était face à son propre orgueil.
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Sam 4 Aoû 2018 - 15:03

Mon bras enroulé sur sa gorge, mon corps pressé contre le sien, et mes lèvres proches de sa peau d’obsidienne, je ressens contre moi chacun de ses mouvements, chaque muscle qui se tend et se détend, les battements frénétiques de son cœur emprisonné, la pulsation erratique de ses veines. Il se débat, bataille pour m’arracher de lui, avec la hargne de celui qui se sait acculé, de celui qui refuse l’inévitable sans le flamboiement d’un dernier baroud d’honneur. Et s’il parvient à se débarrasser de mon étreinte, dans une explosion de volonté et de Force mêlées, je suis dans son regard farouche, le déroulé de ses pensées… Et son abandon.

« Tu veux la victoire V-erte ? »

« Tu sais bien que oui. »

« Je te la laisse, mais tu me devras la vérité, en échange. Ou un vrai combat. »

J’avance d’un pas, sans acrimonie, la démarche féline et chaloupée, comme si notre affrontement n’avait pas laissé sur moi les empreintes douloureuses et des marques de fatigue qui jalonne sa silhouette et son visage

« L’un ou l’autre… » confirmais-je « … à ta convenance, bien que je me doute que le premier n’ira pas sans le second. »

Il y a comme un silence dans les gradins. Un vide. Un instant de flottement. Les yeux se dardent sur nous, hagards ou interrogatifs, comme s’ils ne comprenaient pas que le combat entre nous s’achève sans que davantage de sang ne soit versé sur l’autel de la gloire et de leur plaisir malsain. Surement ne voit-il pas l’épuisement sur les traits du Fauve, l’affaissement de ses épaules ou sa respiration hachée. Le seul fait qu’ils constatent, c’est que lui et moi sommes encore debout, l’un en face de l’autre. Pour eux le spectacle ne peut se terminer avec deux combattants encore aptes à se déchirer.

« Allez ! Bordel ! Frappe cette connasse ! » hurle une voix déchirant ce silence si intense qu’on pourrait le trancher d’un coup de sabre.

« J’ai parié sur toi, le Fauve ! Bouge ton cul ! » enchaîne une seconde, à l’opposé de la première.

Les sifflets jaillissent de partout. C’est impressionnant de voir comment une foule, un instant plus tôt au paroxysme de son amusement, peut se muer rapidement en un serpent venimeux. Comme si déclarer forfait, pouvait enlever toute la beauté ou l’intensité de notre duel. Mais eux ne sont pas là pour admirer le talent guerrier des gladiateurs, ou leurs savoirs faire, ils ne connaissent que l’argent des paris et l’exaltation primale de la violence. Un twi-lek se lève sur ma gauche, à un pas de cette grille nous séparant de la colère grondante de ces déçus, pour venir se coller aux barreaux et les secouer dans une bordée rancunière d’insultes. Il harangue les rangées d’anonymes derrière lui, et, sous sa diatribe, les insanités se mettent à pleuvoir et inonder l’arène. Je demeure imperturbable, dressée et fier au milieu de la piste, mes yeux se noyant dans les siens, l’azur se teintant, peut-être, d’une pointe d’inquiétude.

Est-il possible que les organisateurs abandonnent à un public belliqueux, leurs combattants ? Oui … sincèrement je le pense. Pour juguler une montée en pression. Et c’est ainsi que des arènes, on évolue au lynchage, que les spectateurs deviennent partie prenante, que les désirs de violence se muent en besoin et que la populace saute le pas entre observation et action. Je me demande à quel instant cette crainte se grave sur mon profil, peut-être lorsque l’arbitre se glisse entre nous, nous sommant de reprendre notre combat, ou bien quand cette masse de ces visages sans identité, se pressa davantage contre la cage au point de la faire vibrer dans ses fondations.

« Nous déclarons l’un et l’autre forfait. » tonnais-je d’une voix qui ne souffre pas la contradiction, la Force tissée dans chacun de mes mots avec tant de force qu’un silence étrange s’abat sur nous.

L’arbitre s’incline, la porte de la cage grince en se relevant, nous ouvrant une voie de sortie vers les coulisses de l’arène

« L’impressionnante V, et le terrible Fauve de Thyrsus reviendront pour s’affronter de nouveau mes amis ! Mais puisqu’ils sont de forces égales au point que l’un et l’autre doivent déclarer forfait… ils s’affronterons armés pour votre plus grand plaisir ! » déclame-t-il derrière nous, à la foule, détruisant leurs apathies éphémères d’une annonce effrontée.

Il y a des applaudissements, des rugissements, mais ils s’effacent à mesure que nous avançons dans le souterrain jusqu’à un vestiaire. J’attrape l’une bouteille d’eau laissée à l’attention des gladiateurs, la lance à cet adversaire coriace, avant de porter la mienne à mes lèvres et étancher la soif de notre combat.  Puis, nonchalamment, je m’appuis, épaule contre un mur, suivant du regard l’homme.


« Tu es un adversaire coriace… mais je suis à peu près certaine que tu n’as pas mis dans l’arène tout ce que tu as dans le ventre. »

Je soupire, tout en continuant de l’évaluer, comme si je pouvais percer d’une œillade cette surface obsidienne pour lire le courant de ses pensées, de sa vie.

« Je suis particulièrement étonnée de croiser un jedi… tu es un jedi, n’est pas, chasseur de Siths ? » demandais-je d’une question qui n’en est pas vraiment une avant de continuer « … dans un endroit comme celui-ci. Je m’interroge sur les motifs qui peuvent contraire un membre de cet ordre à jouer du poing avec autant d’hargne. De deux choses l’une.. ou tu es ici en mission, auquel cas j’espère ne pas avoir mis celle-ci en péril. Ou bien tu es ici pour un motif personnel… et pour trouver un exutoire à tes émotions. »

Je n’attends pas réellement de réponse, en vérité, je m’attends même à ce qu’il réfute mes hypothèses d’un balayement de main ou d’une grimace carnacière. Mais il n’y a pas besoin de mots pour apporter une explication. Il suffit d’observer les paroles du corps, celles, inconscientes, que l’on révèle à notre esprit défendant. Le plissement d’une bouche, la contraction du muscle de la joue, l’attitude de la posture. Autant d’indices qui accusent ou corroborent mes conjectures.

« Mais j’imagine que tu n’attends pas de moi, que je légifère sur tes occupations… plutôt que je fasse la lumière sur les miennes… Je t’ai promis la vérité. Que veux-tu savoir, exactement ? »
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MessageSujet: Re: Comme des Vornsks en cage [PV Ses']   Lun 6 Aoû 2018 - 13:48


Malgré le fait qu'elle pourrait aisément le charger, profiter de son nouvel avantage pour juste écraser le Thyrsian...V semblait plutôt satisfaite de la tournure des événements. Ses'Kai trouva même plus qu'appréciable qu'elle soit prête à s'exécuter à l'une ou l'autre de ses conditions...et consciente que pour le duelliste, les deux allaient souvent de pair.
Le public commença à s'exciter, à les huer et se ruer sur les barrières alors que ça faisait au moins trente secondes que personne ne s'était tapé. Tss...bande de misérables chiens ! Dès qu'ils s'ennuyaient pour des histoires d'argent, ils commençaient à secouer la cage qu'ils acclamaient un instant plus tôt, comme s'ils voulaient la casser.
Qu'ils essayent songea le Thyrsian, qui regretta décidément de ne pas avoir son sabre laser. Faucher cette masse stupide jusqu'à ce qu'il n'en reste aucun aurait été un juste traitement pour cette bande d'abrutis !

La Mirialan grimpa de deux échelons d'un coup sur l'échelle de son estime, lorsqu'elle choisit de ménager l'orgueil de son adversaire qui avait pourtant abandonné en déclarant elle aussi forfait. Elle l'avait dit-elle même, elle voulait la victoire, et si ce geste l'impressionna, Ses'Kai n'en comprenait pas la raison.
Ou alors, la victoire était moins importante pour elle que de se garder le Jedi sous le coude... Il laissa cette interrogation de côté, conscient qu'il aurait bientôt le temps d'y réfléchir, alors que l'arbitre, ce vieux rapace, excitait à nouveau la foule en promettant une revanche des champions mais à l'arme cette fois.
Autant revenir dans cette arène de bouffeurs de chaussettes ne l'intéressait pas le moins du monde...autant faire la deuxième manche au sabre-laser était déjà dans ses plans. Finalement, Ses'Kai préféra hausser les épaules et suivit V-erte hors du ring.

Elle n'affichait aucune rancune, culpabilité ou colère. Juste...une espèce de fausse indifférence un peu déconcertante tandis qu'elle lui jette une bouteille d'eau qu'il s'empresse de vider. Peu après, elle revient le flatter. Et si ses mots font mouches, le duelliste adorant qu'on reconnaisse ses talents - en particulier de la part d'adversaires dignes de ce nom - il n'en reste pas moins méfiant.
En succombant à son propre orgueil, il s'était retrouvé à se battre pour rien, juste comme une pauvre bête en cage, avec encore moins d'enjeux qu'autrefois. "Le Fauve"...voilà un nom qui lui était bien trouvé. Alors hors de question de laisser cette petite futée l'amadouer par de belles paroles. Elle était trop forte, alléchante et maligne pour être tout à fait innocente.

Le guerrier croisa les bras en acquiesçant lorsqu'elle le désigna comme Jedi. V paraissait n'avoir qu'un très léger doute quant à son identité, si léger que le confirmer n'était même pas nécessaire, mais il s'autorisa un sourire à l'appellation de "chasseur de Siths". Voilà un terme bien agréable à ses oreilles.
La Mirialan enchaîna ses réflexions, visiblement aussi curieuse que lui quant à la présence d'un autre utilisateur de la Force dans ce trou à misère et elle était vraisemblablement très lucide. Par contre, Ses'Kai leva un peu plus haut les barrières visant à le protéger, car ce qu'il craignait était confirmé...presque. V n'était pas une Jedi. Elle parlait de l'Ordre comme quelqu'un de distant.
Il plisse les yeux pour l'étudier en détail, comme pour essayer de la lire. Sauf qu'à part profiter de sa silhouette agréable, ça ne l'aide pas beaucoup...car le vrai trouble est là. Elle n'est pas Jedi, mais n'est pas un Sith. Clairement pas.
Elle n'est pas une ennemie, car elle ne lui veut aucun mal - sacrifiant même sa propre victoire pour ménager le Thyrsian, et s'inquiétant de saboter son éventuelle mission - mais si elle est si puissante sans être purement de l'Ordre...alors il ne peut pas se résoudre à l'appeler une alliée.
Encore qu'éventuellement, elle pourrait être une ancienne Jedi qui a quitté les tapettes...ou alors dont le maître est un déserteur, et qu'il souhaiter former une apprentie libre des contraintes stupides du Temple. Ses'Kai dressa un sourcil dubitatif en se disant que le résultat n'était pas si mal après tout.

Trop de questions à la fois. Il finit par fourrer tout ça dans un sac et se concentrer plutôt sur le moment, tandis que V-erte s'annonçait prête à tenir sa promesse. Hé bien voilà ! Au lieu de se casser la tête, c'est elle qui allait lui répondre.


"Je pense que tu n'es ni Jedi, ni Sith car elle semblait tenir en bien faible estime les uns comme les autres pourtant tu manies la Force, et pas les sorts les plus lumineux."

L'absorption de vie était un sort de l'Obscur, il en avait déjà fait les frais sur Dubrillon, ce qui prouvait qu'elle n'était pas du côté de l'Ordre, mais en même temps il était évident que la Mirialan ne servait pas leurs ennemis.
Préférant laisser ce genre de questions de côté, ou attendant que la gladiatrice y réponde elle-même car ça ne lui servait à rien de se casser la tête tout seul, Ses'Kai choisit de mettre les deux pieds dans le plat.


"Alors qu'est-ce que tu es ?"

Le Thyrsian aurait volontiers demandé aussi la raison de sa présence ici. Elle, elle paraissait à la recherche de quelque chose car la victoire n'était pas une simple question de fierté personnelle pour elle...pourtant elle n'avait pas hésité à la reporter pour pouvoir discuter avec lui. Autant dire que ça foutait un joli bordel dans sa tête.
Cela dit, si ça pouvait attendre la revanche, ça pouvait tout aussi bien attendre qu'il tranche la question de son identité. Son vrai nom importait peu, mais son camp oui. Peut-être n'était-elle qu'une déserteuse, comme Emhyr qu'il avait arrêté il y a quelques temps, avec l'aide de l'autre rouquine...mais Ses'Kai en doutait. La Mirialan ne lui était absolument pas familière.
QUoique ? En y regardant plus attentivement, ses traits lui étaient vaguement familiers...enfin. Il la confondait sûrement avec quelqu'un d'autre. Même si cette impression s'était faite plus vive en songeant au renégat, le Thyrsian préféra reporter cette question là également.
Chaque chose en son temps, comme on dit, et la jolie gladiatrice paraissait prête à lui en accorder pas mal.
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Comme des Vornsks en cage [PV Ses']

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