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 Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]

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Darth Velvet
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MessageSujet: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Ven 6 Juil 2018 - 14:00

L’air vicié de Nar Shadda m’assaille durement, me laissant suffocante sous l’aile étincelante de mon vaisseau amarré. J’avais oublié, combien je déteste cette planète, son atmosphère polluée et les souvenirs qui s’agrippent à ses relents nauséabonds. Mais il faut croire, qu’aujourd’hui encore, je ne saurais me défaire de ces lambeaux de passée englués à ma peau, collant, visqueux, corrosifs. Un soupir s’arrache de mes lèvres, et mon regard fend l’horizon des quais surpeuplés en cette heure de pointe. Traverser cette marée humaine de rudes dockers en plein travail, de passagers, de silhouettes hagardes déambulant en armée de somnambules m’envahit d’un frisson d’anticipation, et menace de me submerger sous une nausée tenace. Pourtant il le faut. C’est là mon fardeau, mon devoir, une tâche bien trop périlleuse et incertaine pour que je la confie à une autre sentinelle.

Je m’élance dans le flot erratique de cette marée humaine, luttant contre les esquifs d’ombres qui se dressent sur mon chemin, fendant cette foule d’un regard vide, d’un pas brûlant d’impatience. Je refoule l’obscurité grondante qui dévore mon âme, un peu plus, à chaque frôlement indésiré, mesurant chacune des secondes, chacun des pas me séparant encore de ma destination. Et, lorsque la foule s’amenuise jusqu’à n’être plus qu’un filet de visages anonymes, j’aspire avidement une goulée d’air putride, telle une noyée perçant les eaux troubles où elle s’enfonçait inexorablement.

Il y a autour de moi, la lumière estompée d’enseignes miteuses, et des bâtiments hauts et délabrés, jonchant la route sous un soleil moribond. Tout est gris, terne, de cette couleur qui résonne la misère et la déchéance. Les cantinas bordent le bitume étalant leurs charmes douteux et leurs chambres louables à la minute. Et, les professionnelles abondent aux coins des rues, offrant leurs services à une clientèle de passage, dans ce quartier des docks. Le dortoir éphémère du spacioport, des marins de passage, des écumeurs de l’espace, des contrebandiers et des pirates. Ici, l’alcool est aussi frelaté que bon marché, et les femmes… faciles, qu’importe si elles portent sur leurs visages trop maquillés les prémices de l’âge ou de la maladie. Mais sous cette misère malodorante, j’espère découvrir l’empreinte de ces pirates qui déciment nos convois comme une armée de fourmis rouges affamées.


Un néon rose grésille au-dessus de moi, affichant le délié d’une twi’lek sur une barre de striptease. Le Casanova. Le nom me semble bien audacieux pour un endroit de débauche malfamée, et l’homme miteux quoique impressionnant qui protège son entrée. Il me dévisage de haut en bas, évaluant certainement ma silhouette sous les résilles et le cuir de ma tenue, Je ne ressemble pas aux filles qui déambulent dans cette établissement, démarche chaloupée et décolleté avenant, juste à une aventurière à la recherche d’un verre et d’un coin sympa ou passer la soirée. Lentement, mes lèvres dessinent un sourire illusoire sur les reliefs minéral de mon visage. Il s’écarte, et j’entre silencieuse et mortelle comme une promesse.

D’après Fantôme, le « Casanova » n’a rien d’un repaire d’enfants de cœur, il offre un refuge aux contrebandiers, pirates et autres forbans de l’espace. On dit que son tenancier, autrefois, parcourait l’espace sur sa frégate, qu’il sait tout sur tout, et moyennant finance peut tout fournir à ceux qui présentent ses couleurs : recrues, armes, vivres, informations. J’espère qu’il sera à même de me lancer sur les voies du « Venin ». Ma mâchoire se crispe au souvenir de cette sentinelle mutilée qui, dans un chuchotement agonisant, m’a délivré son nom. A cela, en vérité, je prévois des représailles à la hauteur du mal infligé et l’ombre d’un carnage à venir.


« Un bloodie wookie, s’il vous plait » annonçais-je au barman, accoudée au bar

« Voilà ma p’tite dame. » Le dévaronien place le verre devant moi. « Ce sera tout ? »

« Non… le patron… où est-il ? »

« Occupé. »

« Je souhaiterais le voir….. on me l’a… expressément recommandé … pour une affaire de la plus haute importance... » glissais-je en marquant un sous-entendu avant de continuer « un certain Darinson. »

Je n’ai aucun scrupule à user du nom de Dranor comme d’une clef vers cet homme

« Il y a des loges privées à l’étage. Prenez la bleue. P’être qu’il se pointera. Ou p’têtre pas ! »

J’esquisse un sourire hivernal, me saisissant du verre pour aller vers l’étage et ces fameuses loges. Elles ont un coté rétro, avec leur porte à verrouillage manuel, la vitre et le rideau dissimulant une stripteaseuse qui n’apparait qu’en échange de quelques crédits glissés par la fente d’un vieil appareil désuet. Je m’installe sur le sofa, cocktail en main. Quelques pièces de monnaies après, le rideau de lève sur la danse érotique d’une nautolane. Je n’ai aucun gout pour ce genre de spectacle, mais ne pas consommer c’est se voir refuser cette loge, et il me faut impérativement cet entretien avec ce tenancier.
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Zian Cti Toepie
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Dim 8 Juil 2018 - 9:20

Tout ne s'était pas passé comme prévu, loin de là. Au moins, Zian Cti Toepie était toujours en un seul morceau et avec une information précieuse en poche : Darth Velvet devait se rendre dans un refuge clandestin aux allures de bar aux plaisirs, quelque part sur Nar Shaddaa. Zian Cti Toepie aimait cette planète. Ce que les gens appelaient “pollution”, quand ils ne voyaient que des déchets aux relents nauséabonds, tout cela constituait au contraire pour lui autant d'atours alléchants sur la planète grise. Quant à l'aspect morne des villes qui écrasaient toute tentative de la Nature de reprendre ses droits, le Géonosien s'en moquait bien. Le côté art-déco, c'était pas son truc. Une mouche ou un rat ne demande pas la proximité d'une plante verte tant qu'on lui donne un peu de merde à ronger.

Zian Cti Toepie évitait la foule, bourdonnant dans l'air intermédiaire entre le niveau des routes suspendues pour speeders et le niveau du sol réservé à toutes ces races terrestres dénuées d'ailes. Il se savait dans le bon quartier, et ses yeux d'insecte analysaient robotiquement toutes les enseignes qui apportaient ses seules couleurs à la ville.
Le Casanova.
Voilà ce qu'il cherchait. Zian Cti Toepie se posa dans une petite ruelle, au bout de laquelle un Mon Calamari dévêtissait une prostituée Balosar. Tournant le dos à la scène, il quitta la ruelle pour se pointer devant l'entrée de l'établissement, et faire face à un Humain qui aurait pu se faire passer pour un videur de boîte de nuit s'il n'avait pas l'air aussi miteux. Il était mal placé pour faire des réflexions sur les fringues des clients, et avait de toute façon à inspecter du regard un Géonosien dont le port vestimentaire était au plus inexistant. Ses yeux s'attardèrent donc plutôt sur l'armement du mercenaire. Mais le Casanova n'était pas une boîte de nuit. Deux personnes sur trois à l'intérieur portaient un blaster. Le videur fut intrigué par le bâton métallique porté à la hanche par le nouveau “client”. Devina-t-il qu'il s'agissait d'une vibro-lance rétractable ? En tout cas, il s'écarta d'un pas pour laisser passer le Géonosien.

Entre la musique forte, les discussions qui s'entremêlaient, les sifflements et les applaudissements devant des gogo-dancers féminins et masculins, l'ambiance sonore était à péter les tympans, et l'on ne s'entendait pas parler si l'on ne criait pas. Zian se fraya un chemin jusqu'au bar, à l'opposé de la scène de gogo-dancing, où un Dévaronien faisait le service. Il se paya une boisson quelconque, et leva la tête pour observer la mezzanine, d'où on avait une belle vue sur l'ensemble de la clientèle. Zian Cti Toepie s'y retrouva d'un battement d'ailes. Il s'accouda contre un pilier et balaya la salle du regard avec une méticulosité attentive. Il repéra sept Mirialans, dont deux femmes seulement, et aucune des deux n'était Darth Velvet.

Zian Cti Toepie était peut-être arrivé avant sa cible, c'est en tout cas ce qu'il souhaitait. Il essaya de se faire aussi inexistant que possible en sirotant son cocktail sans regarder personne dans les yeux. Il ne voulait pas qu'on l'aborde. Il patienta ainsi deux bonnes heures, pendant lesquelles il vida trois autres verres, jusqu'à ce qu'une cliente particulière entrât dans l'établissement.
C'était elle. Sa cible. Celle sur qui il voulait sa revanche. Car il ne pouvait pas abandonner sur un premier échec.
En revoyant son visage, Zian Cti Toepie eut des flashs de leur rencontre sur Pakuuni. Il avait tenu la Mirialane au bout de son blaster, il s'était cru en contrôle de la situation. Sa cible n'avait demandé qu'une seule faveur, et il avait cru pouvoir la lui accorder. Il s'en voulait encore aujourd'hui de s'être fait berner par celle qui s'était révélée être une manipulatrice de la Force. Zian Cti Toepie avait tiré sur un bouclier indétectable. La bagarre qui s'en était suivie avait tourné à l'avantage de sa cible. Zian Cti Toepie avait quand même réussi à quitter Pakuuni sans de trop graves blessures, mais l'Empire n'avait pas eu de nouvelles de lui.

Darth Velvet échangea quelques mots avec le barman Dévaronien et monta à l'étage un verre à la main. Zian Cti Toepie laissa filer quelques petites secondes, puis alla voir le barman.

ZIAN CTI TOEPIE – La Mirialane, que voulait-elle ?
Barman – Un bloodie-wookie.

Zian Cti Toepie pianota sur son comlink pour extraire un billet de cinq cents crédits.

ZIAN CTI TOEPIE – Que voulait-elle vraiment ?

Le Dévaronien inséra le billet de crédit dans sa caisse comme s'il s'agissait d'un pourboire et offrit une réponse moins bête :

Barman – Elle veut parler au patron, elle n'a pas dit pourquoi. Enfin, « une affaire de la plus haute importance ». Elle est dans la loge privée bleue.

Zian Cti Toepie hocha la tête et s'apprêta à filer mais le barman lui adressa un message :

Barman – Hey ! Pas de conneries, ici. On se comprend bien ?
ZIAN CTI TOEPIE – On se comprend.

Ouais, c'est ça, « on se comprend »... Le barman pouvait bien empocher cinq cents crédits pour avoir peut-être à faire virer deux clients.
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Darth Velvet
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Lun 9 Juil 2018 - 10:29

 La danseuse évolue avec grâce derrière le vitrage, jouant sensuellement de ses courbes, de ses plumes qui ne dévoilent que partiellement la rondeur de ses charmes et ses longues jambes fuselées. Pourtant, elle ne retient pas mon attention, et à mesure que les minutes s’écoulent, je me noie dans mes pensées, et vers cet autre forban, dont l’absence et le silence menacent de poignarder mon cœur. Dranor. J’ai usé de son patronyme sans vergogne pour attirer dans mes filets celui qui règne en ces lieux de débauche. Un écart qu’il, j’espère, me pardonnera…. Pour autant m’a-t-il laissé le choix ? Son départ après Pakuuni résonne comme une fuite dont j’ignore les nœuds et les déliés… Et depuis, il ne me répond plus, me laissant dans l’expectative de sa disparition soudaine. J’ignore si elle est liée à celle qu’il aimait auparavant, aux enfants qu’elle protège en son sein. Peut-être… la paternité semblait pour lui un sujet douloureux, autant que moi, à défaut d’avoir des raisons identiques. Mais ceci n’excuse pas son silence cruel. 

Mes yeux se ferment, brulant d’une larme que je refuse de verser. Il a ouvert en moi une brèche qu’il me faut impérativement combler. Je ne peux me permettre de la laisser suppurer et je remets à trop longtemps cette décision de carapacer mon cœur de nouveau. Il faut croire que les hommes qui se frayent un chemin vers mes sentiments, finissent inévitablement par les briser. Mon maitre jedi… Léonard… et maintenant Dranor. Suis-je donc maudite ? Le rideau, lentement redescend sur la jeune nautolane, l’ôtant de ma vue, alors que la porte grince derrière moi.

« Vous devriez remettre quelques crédits »

La voix est sombre, rauque, fumée par le tabac et l’alcool. Je m’exécute, sans un mot, observant le lent manège du rideau qui s’ouvre à nouveau sur la stripteaseuse.

« Vous me cherchiez. »

« Exact »

« Pourquoi ? »

« Je cherche des informations, et l’on m’a dit que vous pourriez probablement y répondre. »

« Tout dépend… des questions. » claque-t-il sybillin

Je plisse les yeux, le laissant venir sur la banquette, à mon côté, pas trop près de telle sorte que nos coudes ne puissent s’effleurer.

« Mais avant tout j’aime savoir à qui j’ai à faire. »

« Une femme qui a un besoin vital d’informations. »

« Mais une femme qui a un nom, j’imagine. »

« Effectivement, une femme qui a un nom, des secrets et la nécessité de savoir si le vaisseau « Venin » vous évoque quelque chose. »

Il tique. Imperceptiblement. Et ses longs doigts burinés par le travail affichent soudainement une étrange nervosité.

« Rien du tout. »

« Vraiment ? j’ai l’intuition que vous mentez. »

« Et moi, celle que vous n’avez rien à foutre dans mon établissement. »

Il se lève, brutalement, et poursuis.

« Je serais vous, je me barrerais fissa d’ici. Avant d’avoir des problèmes en plus des secrets. »

« Et… si je refuse ? »

Il sort un blaster et le pointe sur mon visage.

« Gliffer, Rankai! »

Deux garmoréens entre dans l’alcove, et soudain c’est comme si l’on manquait de place. Trop de personnes dans un endroit si… intimiste ?

« Accompagnez la dame dehors. Et si elle résiste… accompagnez la, moins gentiment. »

« Hummm… ne me touchez pas ! » grinçais-je évitant habilement une main. « Je vous suis, aucun besoin d’en arriver là. »

Je ne resiste pas, ce serait inutile. Visiblement « Venin » est un patronyme qui évoque la méfiance ou la peur, ou un je ne sais quoi que je n’ai le temps de saisir dans le regard du patron. Qu’importe qu’il remporte sur moi, cette première victoire, je sais qu’il sait quelque chose, et si cette bataille est pour lui, la guerre sera mienne. Tout n’est que question de patience… et de stratégie. La prochaine fois que nous nous rencontrerons, je doute qu’il se sente aussi sûr de lui qu’en cet instant, où ses yeux me suivent, inquisiteurs, jusqu’à ce que la porte se referme derrière moi.

La ruelle est sombre, et la nuit d’encre. Même les réverbères affichent la pauvreté malfamée du quartier, avec leurs lueurs blafardes, grésillantes lorsqu’ils fonctionnent encore. Je m’enfonce dans l’étroite artère adjacente au « Casanova », ressentant entre mes omoplates une présence affutée et indésirée. Lentement, au rythme du clapotement de mes pas sur l’asphalte, je laisse la Force m’envahir, étendre ses tentacules évanescentes à la recherche de ce danger anonyme, et mes doigts se saisissent discrètement de mon arme.

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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Mar 10 Juil 2018 - 16:17

Zian Cti Toepie récapitula ses options et ses angles d'action. Il avait fait le tour du bâtiment avant d'y entrer pour repérer les sorties et les caméras. La seule caméra en fait qu'il avait effectivement repérée surveillait l'arrière, où se trouvait une sortie secondaire depuis un sous-sol, la porte donnant sur un petit escalier, donnant lui-même sur une petite cour pleine de détritus. A côté de cette cour se trouvait un parking, où attendait là un speeder volé que Zian Cti Toepie avait loué à un contrebandier et garé ici afin d'avoir un moyen de transport pour emmener Darth Velvet jusqu'à un contact de l'Empire. Nar Shaddaa avait beau se situer dans l'Espace Hutt, elle était connue de toute la galaxie et servait évidemment de plaque tournante à toutes sortes de trafics. L'Empire y avait tout un tas d'agents, et Zian Cti Toepie comptait passer par l'un de ces intermédiaires pour éviter d'avoir à quitter la planète avec sa cible capturée. Dernier détail : les fenêtres des deux étages pouvaient aussi servir pour fuir le bâtiment.

Zian Cti Toepie attendit quelques secondes avant de monter les escaliers encadrés de tapisseries bordeaux se voulant luxueuses mais dont l'apparât était trahi par de multiples salissures, déchirures voire traces de moisissures quand on y regardait de plus près encore. Le Casanova n'avait rien d'un endroit de luxe. Le mercenaire repéra plusieurs cabines fermées par des rideaux de couleurs. C'est la cabine bleue qui l'intéressait. Normalement, les clients venaient s'y offrir une danse privée de la part d'un employé au déhanché aguicheur. Zian Cti Toepie savait par le barman que Darth Velvet n'était pas là pour ça.

Il ne pouvait pas s'avancer dans le couloir où se trouvaient ces différentes cabines, car deux caméras surveillaient aussi cet endroit, et la personne en régie aurait vite fait de trouver l'attitude du Géonosien louche, puisqu'il n'avait rien à faire ici. Le couloir courait jusqu'à un mur porteur et une fenêtre donnant sur la rue devant le bâtiment. Une foix qu'il eut repéré les lieux, Zian Cti Toepie redescendit l'escalier avant de pouvoir se faire remarquer.

Il se mêla aux clients pour attendre de voir ressortir Darth Velvet, ce qui se produisit plus vite qu'il ne l'aurait prévu. La Mirialane était accompagnée par deux Gamorréens, membres du personnel de sécurité. Que venait-elle de faire pour mériter de se faire jeter dehors ? Cela contrariait les plans de Zian Cti Toepie. Tant pis. Il n'allait pas agir avec ces deux gardes qui escortaient sa cible.

Il quitta donc à son tour l'établissement, déjà frustré par la tournure des choses, et se posta sur le toit, d'où il suivit le déplacement de sa cible. Cette dernière se retrouva seule dans une ruelle. Zian Cti Toepie ne voulait pas la laisser riposter. Il savait les risques d'une confrontation frontale, et en même temps la vanité de la tenir en joue. Ce qu'il n'avait pas encore essayé, c'est de la prendre par surprise. Au pire, s'il se ratait, Darth Velvet opterait pour la fuite, très certainement, plutôt que d'essayer de riposter contre son agresseur allongé sur le rebord du toit.

Zian Cti Toepie tint son blaster comme si c'était un fusil de précision. Il visa le relief du holster de sa cible. Neutraliser son arme serait déjà prendre un avantage. Mais le Géonosien s'apprêta à faire un second tir immédiatement après, visant sa cuisse. Tac tac : arme, cuisse. Il répéta mentalement son double tir : arme, cuisse. Arme, cuisse. Dans la foulée.

Et son doigt pressa la gachette deux fois.
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Aujourd'hui à 13:19

Nar Shadda est une ville aussi bruyante que polluée, mais la nuit, lorsque le ciel est d’encre liquide, que les rues se vident de leurs travailleurs pour devenir le territoire des ombres, il s’étiole pour devenir un fond sonore presque négligeable. Parfois, l’écho d’une sirène résonne entre les murs décrépis du quartier, ou les hurlements d’un camé en mal de dose, mais, malgré tout, l’obscurité jette sur ce monde, un linceul de silence. Précaire… fragile… néanmoins palpable. Aussi palpable que cette tension qui noue les muscles entre mes omoplates, sous l’oppression d’une observation menaçante.

Est-ce pour ces deux raisons que la détonation d’une arme jaillissant dans le pseudo-silence de cette nuit sombre sonna à mon esprit comme une alarme ? Ou bien est-ce ma vigilance accrue, puisant dans les méandres de l’éther qui me prévint de cette attaque félonne ? Qu’importe… le coup claque. Et si le premier trouve sa cible déchirant l’étui de mon blaster, le second me manque de peu, éraflant la surface de ma cuisse en mouvement alors que je me plaque brutalement contre l’enceinte d’un bâtiment, dos collé à la surface crasseuse pour ne plus rien offrir en pâture au tireur embusqué.

Je m’attendais à une réaction rapide de la part du gérant du Casanova, et, peut-être même aussi de ceux qui sont à l’origine de cette visite en ces lieux, mais rien d’aussi instantanée que cette attaque traitresse. Le pressentiment que ces tirs et mon affaire ne sont liés d’aucune façon s’impose doucement. Je soupire, avisant de mon arme abandonnée dans d’une flaque d’eau frelatée au milieu de la ruelle, et de cette présence hostile toujours à l’affut. Je pourrais attendre simplement que mon agresseur se lasse de cette attente sans issue. Lui à l’autre bout sur un toit. Moi dissimulée par la pénombre et les briques salvatrices d’un recoin. Mais je ne peux me satisfaire de le laisser s’enfuir. C’est un risque que je ne peux prendre. Il n’est pas question de passer mon temps à regarder en arrière de peur que le prochain tir qu’il m’adressera ne finisse dans ma nuque. J’ignore qui il est, mais il est certain que j’escompte une réponse à cette question.

Aussi, j’attire la Force à moi, me lovant dans ses bras jusqu’à ce qu’elle me recouvre d’un voile d’ombres mouvantes. Et, je file, droit sur l’origine des coups de blaster, droit vers cet assassin, fantôme dans la nuit que seul mon souffle trahit. Une échelle de secours abaissée m’offre un accès inespéré aux toits et je la gravis sans un bruit, sans un froissement de métal rouillé jusqu’à apercevoir une tête à demi-engloutie par le parapet d’une toiture délabrée. Je me fige, attentive. Il demeure immobile. J’avance glissant par derrière lui pour laisser ma voix percer l’obscurité sans me révéler.


« Chasser la nuit venue… tssss… ça manque singulièrement de courage. » commençait je d’une voix douce comme le velours avant qu’elle ne s’hérisse d’une glace tranchante. « Qui êtes-vous. »

Et, libérant ma silhouette de son écrin d’ombre, je lance mes sortilèges siths, tressant autour de son cœur, la nasse d’un piège invisible. Une pensée, une seule pensée, et je compte lentement écraser son organe dans la paume éthérée de ma main. Mais pour l’heure, comme une promesse à venir, comme une mise en garde contre ce blaster qui s’élève vers moi, je tire doucement sur les fils de Force, le pressant brutalement pour le relâcher aussi vite. Juste le temps d’un battement. Juste un froissement douloureux.

« Ne jouez pas de votre arme, où il se pourrait que cette nuit, soit pour vous la dernière. Il est des proies qui n’en sont pas. Je vous le demande une dernière fois. Qui êtes-vous ? »

Je maitrise la situation. Aucun doute. Je pourrais le tuer presque instantanément alors d’où vient cette étrange sensation de danger qui continue de me picoter la nuque d’un sombre avertissement. Mes yeux se plissent glissant sur le généosien avant de se perdre aux alentours. Il y a autre chose… oui… non… ma bouche s’arrondit sur un cri, alors que, simultanément les mailles d’un filet métallique se referment sur nous deux. Et, sous l’élan de ses lests, nous projette dans le vide.
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Zian Cti Toepie
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]   Aujourd'hui à 16:44

Il n'y avait aucun doute que Zian Cti Toepie allait bien viser. Il avait les capacités d'un tireur d'élite, et même pour effectuer un tel double-tir sur deux zones différentes de sa cible, aucune difficulté quand on avait son niveau. La question n'était donc pas de savoir si les deux tirs allaient être précis, mais uniquement si la cible allait se décaler soit par réflexe soit par chance. Par réflexe, oui, c'était possible, car la cible en question avait des dons particuliers, une sensibilité à la Force, sans quoi elle n'aurait eu aucun moyen d'esquiver par un geste réflexe.

Tir numéro un : étui touché, blaster neutralisé, tombé au sol. Parfait.
Tir numéro deux : mouvement de la cible, simple éraflure causée à la cuisse. Raté.
La cible se mit en couverture derrière un pan de mur.
Le blaster au sol était visible de Zian Cti Toepie. Si sa cible voulait le récupérer, elle s'exposerait à de nouveaux tirs. Le tireur patienta. A la manière d'un sniper. Il avait de toute façon la position d'un sniper. La précision d'un sniper. La patience d'un sniper. Il avait en somme tout d'un sniper... sauf l'arme.

La cible ne se montra pas. Zian Cti Toepie patienta, mais le petit jeu dura quelques petites minutes avant qu'une voix juste derrière lui le fît sursauter.
Elle s'était déplacée ?! Sans qu'il ne la vît, ne l'entendît, ne la sentît ?! Comment avait-elle fait ? Surtout pour grimper sur le toit, en prime ?
Zian Cti Toepie savait comment elle avait fait : la Force. Mais ne sachant que trois fois rien sur ce que la Force était et sur ce qu'elle permettait d'accomplir, il s'était fait surprendre.

Son cœur manqua un battement. Au sens propre. A peine le frêle insecte se fut-il retourné sur le dos pour viser Darth Velvet – à cet instant on ne savait plus qui était la cible de l'autre – que son corps subit un étourdissement à cause de ce battement de cœur manqué.
A nouveau la panique s'empara de lui. Il venait d'échouer, c'était un fait, et cet échec pouvait bien être son dernier : il se sentait à la merci de Darth Velvet. Deux fois qu'il échouait à la tuer, qu'elle se montrait plus maligne, plus forte, et surtout, simplement imprévisible à cause de tous les pouvoirs qu'elle maîtrisait. Foutue Force... Comment lutter contre ça ?

Darth Velvet venait de lui demander qui il était. Ne le reconnaissait-elle pas ? Elle aurait au moins pu se rappeler qu'un Géonosien l'avait agressée sur Pakuuni lors des évènements récents diffusés sur tous les holojournaux. Fût-elle incapable de reconnaître un Géonosien parmi d'autres, elle aurait au moins pu faire le rapprochement. Peut-être était-ce une chance. Mais qu'est-ce que ça changerait, si c'était pour mourir maintenant ?

DARTH VELVET – Ne jouez pas de votre arme, où il se pourrait que cette nuit, soit pour vous la dernière. Il est des proies qui n’en sont pas. Je vous le demande une dernière fois. Qui êtes-vous ?

Avait-elle déjà essayé de répondre dans la seconde après que son cœur eut été comprimé par une force impalpable ? Elle réitérait sa question comme un ultimatum sans même lui avoir laissé le temps de répondre. Zian Cti Toepie cherchait une solution de fuite. Dans un premier temps, il se releva lentement, rangea son arme et présenta ses deux mains en l'air, comme s'il était mis en joue par un blaster. Non, il était mis en joue par pire que ça.

ZIAN CTI TOEPIE – Je suis Zian Cti Toepie. Nous avons été conf...

Fffshlack ! D'où sortirent ces filets lestés ? Lancés par qui ? par quoi ? L'insecte fut attrapé en même temps que la peau-verte, et tous deux furent emportés à côté du toit... dans le vide. Comme une répétition. Cette chute dans le vide, et Zian Cti Toepie incapable de voler normalement... La première fois parce qu'il devait supporter le poids de son vis-à-vis, et cette fois-ci parce que les filets comprimaient un peu ses ailes.

Pourtant par réflexe il s'efforça de faire battre ses ailes à vive allure, ne serait-ce que pour amortir sa chute, puisque celle-ci était inévitable...
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Qui s'y frotte s'y pique. [Zian]

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