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 [Event XII.2 - Dubrillion] Pas de repos pour les braves

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MessageSujet: [Event XII.2 - Dubrillion] Pas de repos pour les braves   Jeu 10 Mai 2018 - 19:43

Rejoindre les refuges souterrains. Cette pensée tourne inlassablement dans l’esprit des deux padawans alors qu’ils suivent, en formation défensive, le contingent de soldats dubrillionniens qui les a rejoints un peu plus tôt. A-t-on déjà vu équipe plus mal assortie entre la silhouette fine et gracile de la Miraluka, la masse imposante et flasque du jeune hutt, flanqués de ces militaires miteux et gris de suif qui déambulent comme des ombres en peine parmi les décombres ? Soudain, la radio grésille, crachant ses ordres à la petite équipe.

- Escouade … schiiiiiiiiicraaaaaaack … Oméga …. Tchiiiiiiii …. Vous me recevez… schriiiiiii… Ici le commandement ! 
- Ici, Escouade Oméga, à vous. 

Tous se mettent à couvert, dos contre des éboulements de béton et les restes calcinés d’une enseigne de magasin. Ils guettent les ruines fumantes, leurs lunettes infra-rouges glissées sur le nez pour pallier au manque de visibilité que génèrent les poussières de permabéton et de cendres, sur le qui-vive alors que le technicien des communications s’évertue à maintenir une liaison audible avec le Haut Commandement.

- Changement…. Tchiiiiiiik…. Ordres… devez … Schrrrrrrrrrrik… rapatrier les civils…. Regroupés sur …. Criiiiiisht … les padawans assureront…. Criiiiiitsh … soutien. 


La communication est mauvaise mais les ordres assimilés : ils doivent continuer d’arpenter le secteur, rapatrier les civils jusqu’en zone sûre sous l’égide des deux padawans. Il n’y a pas de repos pour les braves ! Du moins, il n’est pas encore temps pour Louka et Glurba de relâcher leur vigilance. L’équipe avance doucement entre les débris parfois instables, aidant les quelques survivants qu’elle croise pour les intégrer au groupe qui ne cesse de grandir. La vision apocalyptique de la ville éventrée, de ses immeubles crevés comme des ballons de baudruche sous la lueur rasante du crépuscule offre une image de désolation lugubre qui saisit les rescapés. Des corps, çà et là, jonchent les squelettes brulés des bâtiments. Un cri, parfois, perce au loin le long silence étouffant de cette marche funèbre, déclenchant un frisson sur l’échine des soldats et des civils. La petite fille qu’ils ont sorti de dessous un speeder accidenté pleure doucement, serrant contre son cœur meurtri, sa peluche estropiée. L’atmosphère se charge de peur et l’air devient oppressant à mesure que meurt le jour.

- On n’y verra bientôt quedal ! grogne l’un des militaires, épuisé.

Effectivement. Pourtant, là, juste au-devant, une lumière faiblarde perce la pénombre, vacillante derrière les vitrages éclatés d’un gratte-ciel encore debout.

- Il y a quelqu’un ici, grince le chef de l’équipée en balayant d’un regard inquisiteur ceux qu’ils mènent. Les plus jeunes sont épuisés. Nous allons faire une halte ici avant de prendre la route pour les bunkers. Ce bâtiment offrira un abri potable. Toi, toi et toi, vous couvrez le secteur. Les jedis iront en éclaireur à l’intérieur pour récupérer les ou les survivants et assurer la sécurité du bâtiment. Je doute que des impérialistes s’amusent à signaler ainsi leur présence mais mieux vaut prévenir que guérir ! 

Louka et Glurba s’enfoncent dans les entrailles de l’immeuble, abandonnant momentanément dans le hall couvert de bris de vitres, de mobiliers renversés, leur groupe.


-------- Voyl n’est pas muun à renoncer facilement et ce qu’il cherche sous la poussière et les débris d’un plafond de plâtre finit par apparaitre sous ses longs doigts effilés comme la promesse d’un avenir plus radieux. Peut-être, la chance, a-t-elle fini par tourner et qu’elle va trouver un moyen de le débarrasser de cet encombrant jedi aveugle. Rapidement, grâce à la console, le courant est rétabli, le générateur ronronne comme un vornsk repu et la lumière revient enfin, aveuglant un court instant l’homme d’affaire. Voilà, maintenant il ne lui reste plus qu’à semer l’horrible sorcier qui s’attache à ses pas et trouver les informations qu’il cherchait dans les réseaux de nouveau opérationnels. Avec un peu de chance la situation va s’améliorer plus vite qu’une partie de sabbacc mal engagée. Il sort du sous-sol en clauquediquant, Luke sur ses talons lorsque s’engageant dans l’escalier, un grondement assourdissant fait vibrer les marches sous ses pieds. Un tremblement de terre ? L’idée l’effleure tout juste qu’il se retrouve projeté contre un mur, sa frêle personne s’encastrant à merveille dans une cloison déjà fragilisée. Il la traverse d’une culbute presque réussie, alors que derrière lui s’effondre un pan du bâtiment.

Il se relève, presque intact si l’on oublie son genou douloureux, pour constater que l’éboulement de gravats obstrue complétement le chemin. Au moins, le jedi se retrouve-t-il de l’autre côté de l’avalanche de débris, lui laissant l’opportunité, enfin, de réaliser ce pourquoi il a pris tant de risques. C’est presque avec un sourire épinglé au visage, qu’il arpente les couloirs vides jusqu’au bureau de la présidence de la tour Veragi, le haut lieu des petits secrets bon à connaitre ! Allez, encore deux étages et la promesse de bénéfices énormes pour ses actifs et ses investissements ! Mais il n’a pas fait plus de quelques mètres que…

Quoi encore ? Faut-il qu’il soit maudit pour être ainsi dérangé, à deux doigts de saisir les rapports secrets de la compagnie sur ses investissements frauduleux dans le bureau de la présidence ? Ce petit trésor qui pourrait le conduire très très haut entre ses mains habiles. Mais cette perspective pourrait bien lui échapper à cause d’une gamine et d’un… d’un hutt ?

Louka et Glurba n’ont pas le temps d’interpeler l’étrange silhouette filiforme en costume cravate, qu’une communication bipe à leur pad.

- Ici l’escouade Oméga, pour les jedis, nous sommes attaqués ! Ramenez-vous ! Vite ! Oh… merde… ils sortent du lourd ! On a besoin de renfort ! crie une voix sous les échanges assourdissant de tirs.






Seuls les joueurs Voyl Clawback, Louka Hamaan & Glurba Lugliiamo peuvent intervenir dans ce sujet. S’agissant d’un RP de stratégie, vous serez départagés sur la qualité d’écriture de votre RP, la pertinence, l’originalité et le réalisme de votre argumentation et de vos propositions ainsi que votre fair-play vis-à-vis de vos adversaires.
Ordre de post : Glurba – Voyl - Louka.
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dubrillion] Pas de repos pour les braves   Dim 13 Mai 2018 - 8:20

Il y avait véritablement un point de divergence entre Louka et Glurba. La première faisait confiance à cette Mirialane qu'elle avait un temps connu au Temple, et était donc d'avis de la laisser à ses affaires seule ; le second trouvait au contraire que cette Mirialane avait déjà bien perdu son côté Padawan et qu'il valait mieux garder un œil sur elle. Malheureusement, avec Louka qui allait dans le sens d'Aurora, l'avis de Glurba ne fut pas suffisant.
Ah, que l'esprit démocratique pouvait être frustrant parfois ! Non pas que Glurba ne respectait pas les avis de chacun, mais normalement, ce que dit un Hutt est règle d'or.
Et même sans toujours ramener les choses à ce que sa vie de Hutt aurait dû être si sa famille n'avait pas été influencée par les Siths qui renaissaient de leurs cendres, Glurba devait bien admettre qu'il avait horreur d'échouer à convaincre ses interlocuteurs. Parfois, malgré sa directivité, les choses n'allaient pas dans son sens. Et c'était frustrant pour le jeune Hutt. Toutefois, il avait heureusement eu une éducation qui l'avait forcé à accepter la contrariété. Mais c'était peu dans son caractère. Il ne voulait pas entrer en conflit avec Louka, mais si jamais ils venaient plus tard à découvrir qu'Aurora aurait dû être arrêtée tant qu'ils en avaient eu l'occasion, Glurba lui rejetterait la faute en disant : « Tu vois, je te l'avais bien dit ! Il fallait m'écouter, comme d'habitude ! ».

C'est donc le poing serré que Glurba rampait parmi le groupe formé par l'escouade Oméga, Louka, et une fille sauvée de lka carcasse d'un speeder. La petite rescapée faisait peine à voir, sanglotant en chemin tout en serrant une peluche estropiée contre elle. Glurba ne devait pas ressentir de la colère, mais il n'arrivait en tout cas pas à refouler un sentiment de déchirement en voyant cette orpheline qui les suivait dans ce qui n'était plus que les ruines de la ville qui l'avait vue naître et grandir.

L'autre frustration que Glurba avait du mal à digérer, c'est qu'en plus, ils n'allaient pas pouvoir ramener tout de suite cette fille dans les bunkers. Les ordres venaient de changer : d'autres survivants étaient supposés avoir besoin de secours dans la zone, et l'escouade flanquée des deux Padawans devait les rapatrier. La petite Humaine allait donc devoir attendre un peu avant d'être mise en sécurité.

L'escouade fit halte au pied d'un gratte-ciel partiellement dévoré par les explosions mais encore stable. Louka et Glurba pénétrèrent à l'intérieur pour découvrir la source de lumière qui avait été perçue à travers les vitrages. Il y avait sûrement des civils réfugiés dans le bâtiment. Glurba pouvait sentir la poussière se coller dans son mucus, au niveau de sa queue – son torse étant couvert par sa bure jedi. L'air était lourd, chargé. Le Hutt ferma répétitivement le clapet de ses narines, évitant de respirer dans les pièces les plus chargées en poussière. Il chercha mécaniquement un plan d'évacuation sur les murs afin de connaître l'agencement du rez-de-chaussée, et localiser les escaliers. Il était évident qu'il n'allait malheureusement pas pouvoir prendre l'ascenseur.

Les escaliers se trouvaient en fait juste au bout du petit couloir. Glurba les pointa du doigt à Louka, mais à peine commença-t-il à s'y diriger, que des bruits de pas se firent entendre, provenant du sous-sol. Par réflexe, Glurba porta la main sur le manche de son sabre, même s'il s'agissait plus probablement d'un civil. Surgit alors de l'escalier une silhouette pour le monde élancée, voire longiligne, d'autant plus de par sa taille. Son crâne chauve rasait le plafond.
Un Muun.

Habitant de Dubrillion ? En tout cas, au premier coup d'œil, il ne semblait pas armé. Mais agité, ça oui. Glurba lui fit signe de la main de se calmer, mais au moment même où il ouvrit la bouche pour parler, l'escouade Oméga émit une communication alarmante : ils étaient attaqués ! Ils avaient besoin de renforts immédiats.

GLURBA – Louka, va voir ! Et dis-moi ce qu'il se passe !

Tant pis pour l'ironie de dire à une Miraluka « Va voir ! ». En tout cas, elle pouvait se déplacer plus vite que le Hutt, et pouvait donc se dépêcher de revenir auprès de l'escouade et d'informer Glurba qui devait protéger ce civil Muun.

GLURBA – Nous sommes des Padawans Jedis. Restez calme, nous allons vous secourir. Il y a d'autres personnes avec vous dans ce bâtiment ?
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dubrillion] Pas de repos pour les braves   Mar 15 Mai 2018 - 22:16

Dubrillion - Tour de la Veragi's Road Corporation - 5:52pm

--

Dans le noir, Clawback avait soudain senti quelque chose de suffisamment inhabituel pour comprendre que sa place ici, dans ce capharnaüm, n’était peut-être pas aussi étrange qu’elle aurait dû l’être. Sa main avait soudain volée d’elle-même au-dessus des claviers pour rallier ce qu’il avait identifié comme étant une manette de sectionneur. Clac. Sans même réfléchir, il l’avait actionnée, et la lumière s’était faite, comme par magie. La machine s’était mise en route avec une célérité magnifique, et les luminaires encore intacts avaient reçu un courant suffisant pour remplir leur fonction. A cet instant, les épaules de Voyl s’étaient affaissées comme rarement auparavant. Il avait réussi ? Vraiment ? D’un seul coup, cette histoire lui parut si invraisemblable qu’il resta coi, immobile, toujours accroché à la manette.

Ce n’est que lorsque son regard tomba sur la petite silhouette non loin de lui que Clawback se ressaisit. Non, il n’avait pas rêvé, tout venait de se dérouler exactement comme il l’avait vécu. A présent, il pouvait voir distinctement le jedi qui l’avait suivi jusqu’ici, son regard aveugle, ses longs cheveux blonds poussiéreux et décoiffés, sa bure déchirée. En un sens, ils ne valaient pas mieux l’un que l’autre… Baissant le nez sur son propre compte, Voyl comprit qu’il en serait pour racheter une tenue complète. Celle-ci était bonne à jeter !

Luke n’avait rien ajouté. L’avait-il vexé ? Perturbé ? Le muun n’en savait rien, surpris même de se poser la question. Au fond, que pouvait-il en avoir à faire ? Strictement rien ! Mais une autre question avait émergé suite à la première : était-ce ce jedi qui avait guidé sa main ? L’idée avait de quoi déranger… Seulement, Clawback avait la rancune tenace, et sa détermination n’avait pas failli d’une once – surtout avec la venue de l’éclairage providentiel. Désormais, il allait pouvoir faire demi-tour, sortir de ce piège, et peut-être même accomplir ce pourquoi il était venu ! Son soulagement fit baisser la tension d’un cran, sa colère avec. Son éternelle impatience reprit le dessus et il s’empressa de houspiller le jedi, claudiquant en sens inverse pour repartir d’où il était venu. La chute en moins, cette fois-ci.

Il fit de son mieux pour parvenir à regagner le couloir central, toujours talonné par le jedi, décidément bien plus à l'aise que lui dans ce chaos. Peut-être le Luke en question se payait-il sa tête en secret, en l'entendant souffler, jurer, grogner. Clawback fit de son mieux pour l'ignorer : c'était encore la meilleure option qui se présentait à lui. Qui se présenta jusqu'à ce que le fragile équilibre de leur environnement ne soit à nouveau ébranlé par une catastrophe quelconque, dont le muun ne connaîtrait sans doute jamais l'origine. Il sentit le sol se dérober sous ses pieds, l'horizontal devenir vertical, et vice versa. Voyl ne put que se replier sur lui-même en un vieux réflexe de protection venu du fond des âges. Son dos heurta quelque chose de très dur, faisant irradier une douleur vive dans tout son corps long et maigre. Puis, il se retrouva au sol, sonné.

Plus de jedi. Clawback toussa, cracha, aveuglé à son tour par la poussière. Le chevalier avait disparu derrière les pans de permabéton effondrés, peut-être inconscient. Sous le choc, le muun ne bougea pas, ses yeux stupéfaits balayant le nuage opaque à l’affut d’un bruit ou d’un geste qui l’aurait renseigné quant à la survie du jeune chevalier. Rien.

C’était lâche, indigne de lui… Mais qu’aurait-il pu faire ? Deux comme lui n’auraient pas suffi à soulever le corps d’un humain aussi jeune ! Contrairement au jedi, il n’était pas homme à se lancer avec inconscience au-devant du danger. Machinalement, le muun essuya sa joue contusionnée, regardant le sang qui en avait perlé dans la paume de sa main. Il était mal à l’aise. Mais même son sens moral ne pouvait plus le détourner de son objectif. Il lui fallait un ordinateur : c’était le seul moyen de reprendre le dessus, de regagner l’illusion rassurante du pouvoir, de ne plus être la victime pitoyable d’un guet-apens sournois. C’est en murmurant une excuse que Clawback se releva et continua sa course.

--

L'immeuble était trop endommagé pour espérer emprunter l'un des nombreux turbolift. Le dernier espoir de ne pas grimper à pied les volées de marche venait d'être soufflé... Avec un râle de dépit et de désespoir, Clawback emprunta les escaliers, pestant contre la galaxie entière et les incompétents qui la gouvernaient. Tout à sa rogne passagère, tendu vers son objectif, il n'entendit pas les bruits de cavalcades qui envahirent rapidement le rez-de-chaussée. Attirés par la lumière qui venait d'être rétablie, une troupe débarquait à sa suite.

" Louka, va voir ! Et dis-moi ce qu'il se passe ! " s'exclama une voix alien quelque part dans son dos. Clawback ne ralentit pas : hors de question de se faire de nouveau...

Trop tard : les intrus l’avaient repéré. Impossible de se cacher ou d’espérer être discret quand on faisait presque deux mètres et demi de haut, et que l’on se déplaçait avec la souplesse d’un porte-manteau. Clawback était de toute façon bien trop épuisé pour tenter un cent mètres… quand bien même en aurait-il eu la faculté.

" Nous sommes des Padawans Jedis. Restez calme, nous allons vous secourir. Il y a d'autres personnes avec vous dans ce bâtiment ? "

Des jedi… Des jedi ! Oh non – fut sa première pensée, qui se serait muée en un gémissement de dépit et de rage s’il n’avait pas été essoufflé de sa remontée depuis les sous-sols de la tour. C’est officiel, cet univers veut ma peau ! pensa Voyl lorsque son front heurta le mur, dans un mouvement d’humeur qui en disait long sur son taux d’exaspération actuel. Mais soudain, son cerveau calcula une nouvelle information qui vint occulter brièvement toutes les autres. Le vieux banquier se retourna brusquement vers son interlocuteur et le détailla de haut en bas, interloqué.

Un hutt ? Ici ? Une fraction de seconde plus tard, Voyl réalisait avec horreur que la voix caverneuse qui s'était adressée à lui émanait bien de la limace en bure. Une limace en bure ! Clawback aurait voulu pouvoir se passer de l'eau glacée sur le visage pour être sûr de ce qu'il voyait. Le vêtement couvrait négligemment le torse fripé du gastéropode, laissant son arme visible à ce qui lui tenait lieu de ceinture. La créature luisant faiblement sous le grésillement des lampes, l'allure peu altière mais tout à fait repoussante pour l'humanoïde qu'il était. Le mélange était si surréaliste que n'importe qui aurait été pris de fou rire. Le muun, quant à lui, en resta coi. Suffisamment longtemps pour que la surprise parvienne à fendre son impassibilité. Les rares hutt auxquels il avait eu affaire avait toujours pris soin. On ne mentionnait plus l'impayable Ragda et ses ponchos absolument hors de prix. Mais celui-ci n'avait pas grand chose à voir avec ces pontes-là. Voyl n'en revenait toujours pas, même après trente bonnes secondes à scanner l'individu de la tête à la queue. Finalement, il parvint à mettre sa stupéfaction dégoutée de côté pour regagner un peu de concentration. Pour réaliser du même coup qu'il avait déjà perdu beaucoup trop de temps...

" Je vais très bien ! s’énerva-t-il à nouveau avec un grand geste excédé de sa main libre, en revanche il y a là-bas quelqu’un qui aurait grand besoin de votre aide ! fit-il en pointant le couloir qui s’enfonçait dans le sol. C’est un jedi, tout comme vous, et la cloison qui nous séparait a cédé. "

Comme s’il se sentait le besoin de préciser, il ajouta :

" Je n’ai rien pu faire pour lui : il est sans doute en danger ! "

Peut-être le mot "jedi" allait-il suffire à leur faire choisir une autre cible à couvrir d'attentions inutiles... Mais cette fois, Voyl ne comptait plus se laisser piéger. Hors de question de se faire ralentir encore une fois par cette bande de clowns en bures ! Il continua à grimper, conscient que si l’électricité avait été rétablie dans la tour, cela ne l’empêcherait nullement de choir sous un nouveau choc. Le temps restait donc plus que compté. Clawback n’avait décidément plus l’habitude de ne pas contrôler la situation. Pas de système de communication, aucune information de la situation, aucun service d’ordre ni de protection, rien. Il était seul, épuisé, blessé… et atteindre les étages se muait maintenant en un parcours du combat qu’il se sentait à peine de pouvoir faire. Là où bien des citoyens auraient vu les jedi comme une présence rassurante, Voyl ne pouvait plus s’empêcher de les considérer comme une nuisance. Il n’en avait pas eu assez avec l’autre aveugle, non ! Il fallait encore que des « padawans » - de jeunes blancs-becs, donc – viennent rajouter leur grain de sel ! Une vague intuition lui disait que le hutt allait encore avoir son lot de questions au moment le plus mal choisi.

" Je suis navré de ne pas discuter davantage, mais le temps presse : je dois accéder aux terminaux à l'étage. " conclut-il en enjambant les marches quatre par quatre de ses jambes en épingles.

Si tant était que le plafond ne leur tombe pas sur la tête avant.
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[Event XII.2 - Dubrillion] Pas de repos pour les braves

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