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 [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire

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MessageSujet: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   Jeu 10 Mai 2018 - 19:38

- Vous... Vous êtes sûre ?
- Certaine. Capitaine, vous venez avez moi.

Terressi se tourne vers elle et se met au garde-à-vous.

- Bien, Madame.
- De quoi a-t-on besoin ?
- Quels sont les objectifs ?
- Je veux descendre sur la planète rapidement. Pas pour apporter des renforts, c’est fichu, je l’ai compris. Mais pour voir où on est. Communiquer, commander s’il le faut.
- Bien. Je fais préparer deux escadrilles et une corvette. Les premières en reconnaissance et escorte, la dernière… Pour vous et moi.
- Parfait.


-------- Au sol, les habitants de Repaire et leurs soldats de fortune ont battu en retraite. Les troupes impériales sous l’égide du Major Holz ont le moral gonflé à bloc. Après ce qu’ils ont essuyé, cette ascension folle et ces serpents des marais notamment, se retrouver sur les pavés d’une ville qu’ils sont en train de prendre semble bien plus facile. Mais le militaire est aux aguets. Il est hors de question de relâcher son attention. Il vient d’entendre les rapports de situation donnés au guerrier Lëarrin : les renforts républicains ne devraient pas pouvoir apparaître, mais qui sait ? Quant à la bataille à l’extérieur, elle est loin d’être terminée.

- Major ! Les explosifs sont prêts !
- Parfait, faites-moi sauter ces portes !

Quelques instants plus tard, des détonations font trembler les murs de la ville. Le niveau supérieur est ouvert ! C’est trop facile. Ils n’ont plus qu’à prendre possession des lieux, vérifier que plus personne n’est là. Et enfin, garder la ville jusqu’à ce qu’Ysanne Ha’mi soit prête à marcher sur la capitale conquise…

- Major, il y a des rancors dans les rues !

Mais quelle enflure. La Jedi s’est enfuie, mais elle a pris soin de lui mettre des bâtons dans les roues…

- Nous devons nous en débarrasser au plus vite, dit Holz.

Son subalterne lui répond, mais il n’entend rien à cause du survol d’engins juste au-dessus de leur tête. Ils lèvent les yeux par réflexe, s’attendant à voir de nouveau passer l’escadrille du guerrier Lëarrin…

Mais non. Holz aperçoit en un instant un logo républicain sur une corvette. Des renforts républicains ?!



Seuls les joueurs Emalia Kira & Ervin Holz peuvent intervenir dans ce sujet. S’agissant d’une bataille spatiale purement RP, vous serez départagés sur la qualité d’écriture de votre RP, la pertinence, l’originalité et le réalisme de vos actions et de vos choix stratégiques ainsi que votre fair-play vis-à-vis de vos adversaires.
Ordre de post : Ervin – Emalia.
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Ervin Holz
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   Sam 12 Mai 2018 - 10:20


Depuis le spacieux balcon de la villa accrochée à la falaise, Ervin et un capitaine scrutaient à la jumelle la bataille qui faisait rage dans les marécages en contrebas. Le bataillon du Major Dejin'ka s'attaquait aux dernières poches de résistance dissimulées dans les hautes-herbes. Sur un pan de rochers culminant la massif qui soutenait la cité des Zabraks, des équipes de jeunes pathfinders équipés de fusils à lunettes prenaient un malin plaisir à tirer sur les silhouettes républicaines qui dansaient plus bas dans la vallée. Le Major pouvait les entendre depuis sa terrasse, plaisanter comme des adolescents, se lançant toute sorte de défis grotesques qui ne manquaient pas de le faire sourire, comme celui qui arriverait à tuer le plus d'ennemis sans utiliser son viseur, ce genre de chose. Avec un tel moral couplé à la situation désastreuse des ennemis de l'Empire, la victoire serait bientôt acquise, pensait-il agréablement.

Le commandant du quatrième régiment abaissa ses jumelles en plissant les yeux sous l'effet des puissants rayons solaires de l'étoile grenat qui illuminait l'horizon. Il laissa ensuite ses poumons se charger d'un air sain et frais que l'on ne trouvait qu'en altitude. Cette situation relaxante n'était pas de refus après les événements autrement plus musclés qui venaient de se clôturer.

Il portait son armure tactique sombre assignée aux officiers formés à Dromund Kaas, et avait troqué son heaume intégral pour sa casquette en tissu, bien moins embarrassante, maintenant que les combats étaient terminés pour son unité. Sa sinistre silhouette marcha sur la terrasse dallée de marbre en direction d'une porte, avant de descendre vers l'étage inférieur de la villa qui lui servait de quartier général. Le Capitaine Tickman, devenu son subalterne direct depuis la mort de Lara, le suivit jusque dans un curriculum où une poignée de lieutenants à l'allure glaciale étaient penchés sur une carte de la ville étalée sur une table d'obsidienne. Avec une manière qui relevait davantage du fanatisme que de la rigueur militaire, les jeunes officiers firent bruyamment claquer leurs talons en se raidissant lorsque le terrible commandant pénétra dans la pièce, longeant le cadavre gisant de la Zabrak qu'il avait abattu tout à l'heure.

— Messieurs, rapport de situation. »

Un militaire blond  s'empressa de lui répondre le plus mécaniquement possible, comme si son discours était programmé dans sa mémoire et pouvait être diffusé sur demande.

— Au nord nos équipes ont pris le contrôle du marché de Vakara, à l'est le quartier de l'Arène de Sliuur vient d'être pacifié, à l'ouest nos forces affrontent des rancors lâchés par l'ennemi. »

Ervin sentit tout de suite l'ironie de la stratégie républicaine dans cette bataille. Après avoir exécuté sa comparse Lara de sang-froid, ses adversaires lâchaient des monstres sauvages dans une ville remplie d’autochtones. Il était décidément de plus en plus curieux de connaître l'identité du commandant qui s'était chargé de la défense de cette cité, avec des méthodes proches de celles que l'on enseignait aux officiers impériaux.

— Des nouvelles de notre sorcière Jedi ? »

— Aucune mon commandant, nos hommes retournent la ville de fond en comble, mais tout porte à croire qu'elle se terre dans la zone non pacifiée, ou bien qu'elle s'est échappée. »

Il n'avait pas l'intention de laisser tomber cette affaire. C'était un cas personnel qu'il comptait régler avec cette Jedi, et ses sbires le comprirent parfaitement quand il réitéra avec véhémence l'ordre de trouver « cette garce du Temple ».


Sa silhouette fit ensuite irruption à l'extérieur, sortant par l'entrée voûtée béante flanquée de deux sentinelles immobiles. Il s'adossa contre un mur d'argile qui s'effritait avec le temps, et sortit une cigarra d'une boîte métallique frappée de l'étoile impériale. Le Capitaine chauve qui l'avait accompagné l'imita, et les deux soldats discutèrent un instant des rumeurs qu circulaient au sujet d'une possible défaite du Moff Stoker sur Dubrillon. Dans les ruelles autour d'eux, des groupes de soldats aux armures écarlates vaquaient ça et là en se dispersant, poussant des cris victorieux qui couvraient les bruits de détonations et les hurlement de bêtes qui s'élevaient depuis l'ouest de la ville. Des autochtones timides sortaient parfois des maisons en jetant des regards inquiets vers les nouveaux propriétaires des lieux, il y avait même des groupes d'enfants qui jouaient, poursuivant leur train de vie quotidien comme si rien ne s'était passé. Sur le toit de la plus haute structure zabrak, flottait désormais un étendard rouge frappé d'une étoile noire.

— Et tu comptes faire quoi après la guerre, en supposant qu'on vive assez longtemps pour connaître la paix ? » demanda à Tickman le lieutenant qui venait de rejoindre le duo à l'extérieur.

— Avec ma femme, on aimerait s'installer sur une lune de Nez Peron, l'agriculture me plairait après vingt ans de légion. » lui rétorqua l'officier au physique vigoureux.

Ervin venait de son côté de terminer une conversation holographique avec le Seigneur Qui Lëarrin, lorsqu'un brusque assombrissement du ciel lui fit timidement lever la tête. Il y avait un vaisseau de taille moyenne qui approchait. Tickman se gratta le menton, une expression dubitative dessinée sur son visage.

— C'est quoi ça ? »

— Monseigneur Lëarrin vient sans doute nous féliciter du travail ! »

Ce qui étonnait bien Ervin, connaissant la considération sans failles des Sith pour ceux qui n’appartenaient pas à la confrérie. Aussi, la stupeur ne fut que tempérée lorsqu'il remarqua la signature de ses ennemis sur la coque du navire qui était maintenant à moins de deux cent mètres du sol.

Une sirène diffusée à quatre-vingt décibels éclata au même moment dans la ville, tandis que tout autour, les soldats impériaux s'empressaient de rejoindre leurs postes de combat assignés sous une tempête d'ordres diffus. Ervin sentit ses oreillettes se mettre à grésiller.

— Major, la République contre-attaque, notre artillerie n'a pas leur vaisseau dans son angle de tir, il va falloir vous débrouiller vous-même. Tenez la ville jusqu'à ce que nous pacifions la zone.  » déclara la voix métallique au bout de la ligne.

Il obtempéra et s'approcha de ses comparses. Tout autour, les soldats commençaient à braquer leurs armes vers le ciel.

— Qu'on liquide immédiatement ces rancors encombrants, quand à vous Capitaine, prenez des otages, qu'on rassemble le plus d'habitants possible dans cette arène. »

— Mais Major, la situation est en main, nous .. »

Son supérieur émit un claquement de ses lèvres, il n'avait pas l'intention que l'on discute ses directives dans un moment si périlleux. L'homme qui fixait maintenant Tickman n'avait plus rien à voir avec celui qu'il était quelques minutes au préalable. Le capitaine le comprit.

— Nous ne savons pas ce qu'il y a à l'intérieur de cette corvette, ni ce qui va nous tomber dessus dans les minutes qui vont suivre. Vous allez obtempérer à mes ordres même si vous n'avez pas l'habitude de ce que je vais vous ordonner de faire. »

Quelques minutes plus tard, les deux impériaux marchaient à côté d'une procession de soldats qui encadraient une quarantaine de civils. Dans les instants qui allait suivre, le régiment allait entrer en confrontation avec les républicains. Si ils venaient à échouer, il resterait l'option du chantage.

De violentes détonations précédées d'ordres d'ouvrir le feu émis par des sergents zélés éclatèrent partout dans la ville. Des nuées de traits écarlates jaillissant de toute part venaient percuter la carcasse du navire ennemi. La bataille était engagée.


Dernière édition par Ervin Holz le Lun 13 Aoû 2018 - 0:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   Dim 1 Juil 2018 - 20:17

Ervin Holz remporte la bataille !



Je sais, j'ai été une adversaire super coriace. Encore toutes mes excuses.

Si le cœur t'en dit, on peut se faire un peu le RP quand même, dis moi par MP !
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Emalia Kira
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   Dim 12 Aoû 2018 - 14:01


Emalia tendait le cou pour voir l’extérieur au-dessus de l’épaule de la capitaine Terressi. La femme à la chevelure blonde ramenée sous son béret militaire se tenait à droite du pilote de la corvette, et tous trois regardaient en silence les nuées de vaisseaux striant les airs – tous, ou presque, impériaux. Parfois, des tirs frôlaient la coque de leur navette et ils étaient forcés de reprendre de l’altitude.

- Pourquoi ne tentent-ils pas de s’en prendre davantage à nous ? demanda Emalia.
- Leurs objectifs sont terrestres. Si nous commençons à causer des dégâts, ils auront tôt fait de nous coller une escadre au fait, ne vous inquiétez pas.

La militaire pourtant savait bien que l’Empire devait avoir l’œil sur cet étrange convoi républicain qui survolait le champ de bataille – mais bien trop en hauteur pour s’y impliquer d’une quelconque manière. Cependant, la défense de la Chancelière n’était pas de sa responsabilité mais de celle de l’officier chef de l’escadrille, qui allait s’exprimer par la radio.

- Leader Nuée à Joyau, nous sommes suivis à bonne distance. Aucune menace pour le moment, mais nous allons resserrer la formation.

- Entendu Leader Nuée, rétorqua calmement le pilote de la corvette.

Rassurée que la mission d’escorte fût bien assurée, Terressi se leva de son fauteuil et fit signe à la Chancelière de la suivre. Emalia tendit une dernière fois le cou pour voir le sol mais l’angle de vol n’était pas favorable. Aussi se détacha-t-elle pour suivre la capitaine à l’arrière. Cette dernière rejoignait le centre du navire, très étroit, mais doté d’un plateau central qui s’illumina lorsqu’elle enclencha la commande de l’appareil. Aussitôt, une image apparue à l’horizontal, et Emalia se pencha pour y voir le champ de bataille. La résolution n’était pas excellente, mais on distinguait plutôt bien les mouvements des troupes au sol.

- Cette image aérienne nous permettra de mieux travailler une vision aérienne que celle partielle des hublots, fit la capitaine pour répondre aux questions silencieuses de la Chancelière, puis elle traça avec l’index des lignes invisibles sur l’image. D’ici à ici, les impériaux ont construit une barrière d’artillerie. Ce sont les appareils qui font des tâches sombres en amont. Cela a obligé à nos troupes à reculer jusque-là.
- Vers où se trouve Repaire ?
- Justement, là est le problème : de l’autre côté de la barrière. Nous allons bientôt la survoler.
- On ne pourrait pas les contourner ?
- Sur le flanc gauche, les marécages sont apparemment dangereux, des bêtes ont dévoré des soldats impériaux, ils ne seraient pas judicieux d’envoyer nos hommes dans un piège supplémentaire à ce stade. Sur le flanc droit, le contournement prendrait trop de temps et le sol est instable.

Emalia laissa échapper un soupir, admirant secrètement le calme de la militaire qui l’accompagnait. N’avait-elle pas peur pour sa vie ? Visiblement, non. Terrassi se tourna vers le corridor qui conduisait au cockpit.

- Max ! Baisse l’altitude au-dessus de la ville, nous allons avoir besoin d’en voir davantage !

La Chancelière s’intéressa de nouveau à l’image. La granularité devint plus grande à mesure que le vaisseau se rapprochait du sol, et que le terrain lui-même augmentait en altitude. Soudain les remparts de la ville apparurent et une multitude de toits enchevêtrés défilèrent. Entre eux, des petites silhouettes se hâtaient, donnant l’impression à Emalia de survoler une fourmilière en activité. Cela lui donna aussitôt l’envie de taper du pied dedans pour tout casser. Mais il y avait des civils…

- Repaire a bien été prise par les impériaux, souffla Terressi avec l’air de celle qui peine à le croire, mais qui doit bien l’admettre à la vue des pavillons rouges flottants.

------------
------------Autour de la corvette, les chasseurs commençaient à zigzaguer pour éviter une pluie de traits lumineux.

- Ca commence à se réveiller les enfants ! cria Leader Nuée dans sa radio. Nuée 1 et Nuée 3,  détachez-vous et prenez en chasse nos nouveaux petits copains, il faut le divertir pendant qu’on survole la ville. Nuée 8 et Nuée 12, vous allez me survoler ça de plus près, faites bien attention, je veux voir s’ils ont déploie de l’anti-aérien.
- On le saura bientôt, rétorqua Nuée 8 dans sa radio. On y va chef !
- Nuée 3, bien reçu patron, on s’en occupe.

Quelques vaisseaux se dispersèrent aussitôt, et Leader Nuée jeta un œil dans son propre appareil de visée. Pour le moment, ils ne faisaient qu’une défense classique… Mais il ne craignait qu’il prit à la Chancelière de leur ordonner d’attaquer dans les minutes à venir. On disait d’elle qu’elle avait foncé dans le tas dans Dubrillion… Autant il aimait bien les soldats qui n’avaient pas froid aux yeux, autant quand cela concernait les politiques qui les dirigeait, il était plus réservé. Mieux valait se tenir près à toute éventualité…

------------
------------Mais Emalia était encore trop occupée à comprendre la situation. La corvette s’était mise à faire de grandes courbes qui leur permettait de garder à l’image une bonne partie de la ville, bien que celle-ci pivotasse lentement. Il fallait être attentif pour garder ses repères. L’espèce de marché, l’arène, la grande avenue centrale… Certains éléments permettaient de se représenter la structure de la ville. Cela ne disait toutefois pas à Emalia ce qu’il fallait qu’elle fît.

- Il y a encore des civils et des Jedi là-dedans ? questionna-t-elle.
- Plus de Jedi a priori selon l’Ordre, malheureusement. Des civils, sûrement. L’Ordre a dit qu’un de leurs chevaliers avait commencé une vaste évacuation, mais nous n’avons pas eu beaucoup de précisions. Je crains que cette manœuvre ait été désordonnée et qu’elle ait laissé beaucoup de civils derrière elle.

Emalia se redressa et prit le temps de la réflexion en s’éloignant de la banque lumineuse. Elle n’avait plus besoin de voir la ville pour savoir quel genre de décision elle devait prendre : bombarder, ou pas ? Y avait-il encore une chance de sauver Repaire ? Non, elle l’avait compris. Fallait-il faire des dégâts ? Que sauver ? Et pourquoi ?

- Avons-nous de quoi les attaquer au sol ? De quel genre de puissance de feu disposons-nous ?
- Pas grand-chose, je le crains. Nos chasseurs sont davantage équipés pour répondre à des tirs d’attaque pour protéger la corvette, mais nous possédons quelques torpilles à protons. La corvette a un bon armement, mais plutôt pour se défendre d’une attaque aérienne ou spatiale. La manœuvre près du sol pour viser précisément sera compliqué et dangereux, nous devrions nous en abstenir. Nos chasseurs pourront faire quelques tirs de précision si besoin…

Terressi imaginait déjà que cela n’allait pas plaire aux pilotes si Emalia l’ordonnait. Cependant, ils obéiraient. Lorsque l’on arrivait si près de la Chancellerie dans une carrière militaire, l’on était un fervent partisan de la République. Sinon pourquoi aller jusque-là ? Terressi était certaine que les hommes et les femmes à bord des chasseurs donneraient leur vie pour la Chancelière – et elle sentait toute la responsabilité que cela impliquait à son propre niveau : il lui fallait influencer la Chancelière de façon à ne pas envoyer ses collègues au casse-pipe.

- Bien… murmura simplement Emalia, toujours plongée dans ses réflexions.

Elle égrenait dans sa tête tous les scénarii possibles. Ce qu’il y avait encore à sauver ? Les soldats sur la champ de bataille, et les civils qui fuyaient. Que pouvait-elle faire pour cela ? Une seule idée lui vint à l’esprit.

- Je souhaite attirer l’attention sur la ville, dit-elle brusquement en se tournant vers la militaire. Que les impériaux soient obligés d’envoyer du renfort sur Repaire afin de dégager nos hommes du pétrin dans lequel ils sont dans les marécages. Forcer l’Empire à retirer des groupes de cette zone-là vers la ville, puisqu’il n’y a plus rien à y sauver… Et je veux savoir vers où ont été évacués les civils. Peut-être pourrons-nous aider le chevalier Jedi à gagner du temps.

Lentement, Terressi acquiesça de la tête. La décision de la Chancelière était moins dangereuse que ce à quoi elle s’était attendu… Pour le moment.

- Je fais demander aux Jedi où ils en sont, Madame la Chancelière. De notre côté, nous pouvons tirer sur les zones d’entrée des impériaux dans la ville, afin qu’ils se sentent comme dans une impasse.
- Parfait.

------------
------------Quelques minutes plus tard, Nuée 8 et Nuée 12 revenaient de leur brève mission vers la corvette.

- Pas de tir provenant du sol pour le moment, chef, fit Nuée 12.
- Entendu. Nous avons de nouveaux ordres. Nuée 1, nuée 3, revenez parmi nous. Nuée 1 à 8, vous continuerez de protéger la corvette.

Plusieurs acquiescements parvinrent depuis la radio du leader, qui jeta un nouveau regard vers la ville, avant qu’un mince sourire étirât ses lèvres asséchées. Comme il l’avait prévu, la Chancelière voulait un peu d’action… Mais rien qui ne les engageât trop fortement pour le moment. Voilà plusieurs années qu’il n’avait pas fait voler son appareil en rase-motte et ils allaient tous avoir un peu de sensations. Bizarrement, cela le ragaillardit.

- Nuée 10, 11, 12… Vous venez avec moi, à mon signal. Nous allons descendre vers la falaise sud-est et la remonter rapidement. A tour de rôle, 10, 11, 12, puis moi, nous allons éventrer la porte principale. Reprise d’altitude puis la tour de guet au sud-sud-est. Pas de prises de risque, on veut les mettre mal à l’aise. Allons-y les garçons, à mon top. Top.


------------
------------A ce moment, Emalia s’était approchée d’un hublot. Elle vit les quatre chasseurs se détacher de la formation d’escorte pour fondre vers le sol dans un mouvement parfaitement synchronisé, et les trouva majestueux.
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   Hier à 0:51


— Les républicains viennent de faire sauter la … krrrrrrr. »

— Ici poste de tir Gamma 1-1 quatre appareils ennemis longent la falaise sud en direction ouest. Ils sont hors de notre champs de tir. »

Malédiction. Pensa Holz. Les républicains ne comptaient apparemment pas leur abandonner la ville aussi facilement. Les soldats qu'ils venaient de combattre avaient été bien fébriles comparés aux pilotes chevronnés qui les harcelaient à présent.

— Ici poste d'observation Gamma 1-7, l'aviation ennemie vient de détruire la tour de guet sud-est. »

Depuis le centre de l'Arène de Sliuur, Holz entouré d'aides-de-camps écoutait religieusement les transmissions diffusées dans son com-link. Les choses commençaient à se corser. D'où il était, il était difficile de savoir l'ampleur qu'aller prendre cette contre-attaque républicaine. Fidèle à sa nature profonde, le Major avait de toute façon tout prévu pour garder un coup d'avance sur ses adversaires.

Il s'écoula peu de temps avant qu'un message que les opérateurs impériaux tentaient de détourner vers les canaux républicains soient diffusés sur les ondes.

— Ici Maywun, je suis une habitante de Repaire, ceci est un message d'appel à l'aide, nous sommes une quarantaine à être réfugié dans l'arène de la ville. Il y a des enfants et des vieillards avec nous. Les impériaux ne tarderont pas à nous découvrir, s'il vous plaît venez nous en aide .. »

La Zabrak raccrocha en soupirant. Face à elle, la désolante silhouette du major impérial qui tenait un pistolet laser braqué sur son enfant.

— Ne faites pas cette tête Tickman, il faut parfois faire avec les moyens du bord. Qu'avez-vous à me proposer pour abattre l'aviation ennemie ? » demanda Holz qui s'impatientait prêt d'un groupe d'otages.

— Nous disposons d'un binôme équipé de lance-missile, nous pourrions tenter de l'utiliser contre leurs vaisseaux. »

L'officier supérieur se passa une main sur le front avant de sortir une cigarra de son paquet métallique et de la porter à ses lèvres.

— Fort bien, vous attendiez sans doute qu'ils détruisent toutes nos défenses pour me le signaler ; ne perdons pas plus de temps mon cher Tickman. Mettez vos hommes en embuscade. »

Le costaud saisit son vox-link en paraissant déconcerté par la situation. Il n'aimait visiblement pas son supérieur et ses basses manières de prendre des otages, dont des enfants, qui sanglotaient à côté de leur parents sous la garde de militaires armés dissimulés dans les recoins de l'arène. Le Capitaine détourna le regard de la désolante assemblée et cracha une panoplie d'ordre dans le canal destiné aux équipes d'appui-feu. Le binôme armé du lance-missile portatif fut détaché jusqu'à l'arène d'où il pourrait tenter un coup de poker avec la corvette si leurs ennemis mordaient à l'hameçon.

Holz scruta un instant le ciel par le toit béant du lieu. La corvette républicaine les narguaient au loin en décrivant de grands arcs autour de la ville. Mais le militaire était content de lui, il comptait bien les faire tomber son piège. Les mains passées dans son dos il esquissa un petit sourire arrogant en direction du navire ennemi.

Un appel radio retentissant l'arracha de ses pensées.

— Mon commandant, l'entrée d'un souterrain vient d'être découverte sous un grenier. Les fuyards sont peut-être partis par-là. » déclara la voix féminine au bout du fil.

Une décharge glacée parcourut l'échine du Major qui ne supportait pas que l'on puisse lui échapper. La traque avait toujours été l'une et de ses grandes spécialités et il ne comptait pas laisser ses ennemis le berner dans ce domaine. Sa réponse fusa du tac-au-tac.

— Envoyez des éclaireurs en vitesse voir où débouche ce tunnel. Ils ne peuvent de toute façon nous échapper, le rocher est complètement cerné. »

C'est du moins ce qu'il s'obstinait à penser pour rester optimiste, mais ses ennemis avaient peut-être plusieurs tours dans leur sac ..
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Dathomir] Ne pas perdre son Repaire   

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