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 [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation

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MessageSujet: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Jeu 10 Mai - 21:34

- Donnez-moi votre lunette de visée.
- … vous voulez pas une veste, plutôt ?

En plus, Korgan se demandait s’il n’y avait pas un sous-entendu dans cette question. Il fallait se méfier, avec les Jedi. Il se souvenait par exemple d’une zabrak soi-disant médecin qui… Bref, un Jedi nu comme un ver, ça ne pouvait pas être tout à fait innocent.

- Vous en avez une ?
- Non.
- Vous allez me prêter votre combinaison ?
- Non plus.
- Bon, alors prêtez-moi la lunette de visée de votre fusil, que je voie un peu ce que ça donne.

Le militaire sous couverture se décide à tendre son arme au Jedi qui aussitôt, sans se soucier de sa jolie tenue légère, se met à scruter la station K234 au travers des panaches de fumée qui s’échappent des bâtiments. Derrière eux deux, Madigan est un peu nerveux, mais il tâche de ne pas trop le montrer. Déjà, ils ont plutôt eu de la veine d’avoir pu se mettre rapidement à l’abri après l’explosion du hangar, et de pas tomber sur les droïdes républicains qui arpentaient la zone un peu plus loin sans faire de quartiers. Ensuite, être tombé sur cet énergumène en collants sans que celui-ci ne leur tire dessus a été une autre chance – merci Karm et ses capacités à calmer la situation. Mais Madigan ne sait pas grand-chose de ce type en combinaison très moulante et cela ne lui dit rien qui vaille.

- Alors ? finit-il par demander.
- Alors il n’y a pas que chez nous que ça a pété, commente Karm. Un tas de civils sont encore entassés dans un hangar, c’est eux qu’on entend crier, je pense. Il faut les sortir de là !
- Mais c’est pas le plan des républicains, ça, remarque le dénommé Gonzales. Enfin, j’en sais rien, je dis juste que je pense qu’ils ont pas l’air, mais en vrai c’est pas sûr, j’ai rien à voir avec eux, je peux pas savoir.

Depuis les plateformes d’atterrissage, loin à l’ouest, une petite navette décolle. Elle ne fait pas cinquante mètres dans les airs qu’aussitôt, des tirs provenant des quais l’abattent. Elle prend un trait rouge dans l’aile, tourbillonne en fumant avant d’aller s’écraser aux portes de désert dans une déflagration sordide.

- C’est un carnage, grince Karm, tout en continuant à promener la lunette sur le paysage autour de lui.
- C’est clair.
- On pourrait demander à construire un sauf conduit, pour les personnes des hangars. Qui seraient triées après coup, dans des conditions plus tranquilles et sécurisées.
- Ouais, et ceux qui protestent, c’est qu’ils sont louches alors on les dézingue !
- Heu…

Madigan, lui, ne dit rien. Il essaie de réfléchir au plus vite. Il faut qu’il s’achète un ticket de sortie, et vite. Sinon… Les républicains finiront tôt ou tard par les cueillir et par découvrir qu’il s’était momentanément allié à l’Empire. Même un moment court, c’était pas bon pour lui. Et apparemment, aujourd’hui, ils ne faisaient pas de quartier. Ce qui devait se passer à la frontière, Dathomir, tout ça… Ca devait les rendre sacrément nerveux.

- C’est une bonne idée. Je peux aller rejoindre la tour des communications pour vous aider à faire passer les messages nécessaires, si vous voulez.
- Bien vu, acquiesce le Jedi. Rejoins les communications et explique le plan à tous ceux que tu pourras contacter : Jedi, autorités, militaires. Dis-leur qu’on est deux à aller prêter main forte aux soldats sur place pour organiser tout ça.

Ok ! Madigan s’élance, prêt à contribuer. Et à surtout à pouvoir le prouver, le moment venu.
Dès qu’il est parti, les deux hommes se mettent eux aussi en route vers le hangar principal, où est retenue la foule. Là-bas, ils devront se présenter aux soldats, et les aider à désamorcer la situation explosive, en commençant par mater les violences naissantes partout dans le hangar…



-------- Au moment où Joseph atteint enfin la navette, il comprend que ce ne sera pas une bonne idée de décoller. En effet, tout appareil qui décolle est irrémédiablement abattu par les républicains. Quelle brutalité !
Saerian parvient à l’exacte même réflexion une fois que le monte-charge l’a conduit aux quais. Deuxième obstacle pour lui : il y a déjà quelqu’un sur le coup. Mais… Ils peuvent partir à deux dans cette navette, non ?

- Ecoute, propose le cathar, on ne se connaît pas, mais on peut s’entraider. J’ai une idée de génie…

L’autre le regarde, dubitatif. Le poilu n’a pas l’air d’un si grand génie que ça, mais il est prêt à écouter une bonne idée.

- L’une des seules choses qui arrêterait les tirs des républicains vers les navettes, ce serait un tir désastreux perdu… Alors voilà le plan : on décolle et on rase les installations. Ils ne tireront pas tout de suite parce qu’ils ne voudront pas faire sauter la station à cause de nous… Et on fonce vers le hangar principal, là où les gens sont entassés. Et là, on n’a plus qu’à faire du rase-mottes jusqu’à ce qu’ils tirent sur le hangar. Conséquences désastreuses, pagailles… On se casse.

Joseph sourit.

- Et en prime, on peut avoir une récompense de l’Empire pour avoir effacé toutes ses traces derrière nous…
- … c’est pas faux.








Seuls les joueurs Korgan Kessel, Karm Torr, Joseph Vankrayn & Saerion Elros peuvent intervenir dans ce sujet. S’agissant d’un combat purement RP, vous serez départagés sur la qualité d’écriture de votre RP, la pertinence, l’originalité et le réalisme de vos actions et de vos choix ainsi que votre fair-play vis-à-vis de vos adversaires.
Ordre de post : Joseph – Karm – Saerian - Korgan
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Joseph Vankrayn
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Mar 15 Mai - 3:20

Il entre dans le bâtiment, blaster en main prêt à riposter en cas d'attaque, regardant autour de lui en marchant d'un pas lent et mesuré pour pouvoir réagir quoi qu'il puisse arriver.

Passant rapidement l'entré, il se dirigea vers une grande baie vitrée qui lui donné une vue dégagé sur le quai d'accostage où une dizaine de navette pouvait atterrir en même temps... Ce qui pour l'heure n'étais absolument pas le cas.

Il pouvait voir qu'entre les carcasses et les places vides, il ne restait qu'une seul navette qui semblait en état... Et quand on la voyait on comprenait pourquoi personne ne l'avait prise.

Un Star Commuter 2000...

De ce qu'il pouvait voir de là-haut, elle n'avait pas l'air très engageante car elle ressemblait à un bloc de métal auquel on aurait rajouté des aillerons. Un bloc de métal qui viendrait directement d'un compacteur industriel aurait plus de maniabilité que cette boite de conserve à moteur.
Malheureusement, il ne pouvait pas faire la fine bouche et se mit à courir vers l’ascendeur le plus porche pour descendre directement sur la piste.

Blaster toujours prêt à cracher, il se dirigea vers la navette en se demandant comment il allait pouvoir passer le blocus républicain. S'il avait son vaisseau personnel, il aurait bien tenté sa chance mais avec çà pas question.

Il pouvait voir qu'il avait subit quelque modification avec l'ajout de canon laser léger et peut être d'autre chose qu'il ne pouvait voir depuis l'extérieure, mais il allait devoir faire contre mauvaise fortune bon cœur en ressortant tout le potentielle de ce vaisseau. Même si la question du blocus se posait toujours.

Il était d’ailleurs en pleine réflexion à mi-chemin quand un bruit derrière lui le fit se retourner bras tendu et arme prêt à cracher. Cela semblait être un monte charge qui devait venir des étages de stockages inférieures qui venait de remonter avec un cathar à son bord. Qui tel un reflet du mercenaire le braquait lui aussi mais avec un fusil blaster.

Dans un silence brisé par les bruits d'explosions et de tir en arrière plan, les deux hommes se regardaient et continuaient de se braquer tel une mauvaise parodie d'holo-film de western. 

Ce n'était ni le jetiise, ni un membre de la sécurité de la station ou un escouade de soldat républicain. Il semblait juste à une personne qui comme lui avait été emporté par la situation et cherchait un moyen de s'en sortir.
De plus, la navette était assez grande pour deux et il aurait peut être plus de chance de réussir à s'enfuir à deux plutôt que de tenter la chose seul.


- Ecoute, propose le cathar, on ne se connaît pas, mais on peut s’entraider. J’ai une idée de génie…

Il semblait avoir eu la même réflexion que lui, ou peut être qu'il tentait de le convaincre car il ne pensait pas réussir à le battre en cas de combat. Il n'en savait rien  mais il n'en restait pas moins sur ses gardes et fit un geste avec un blaster pour lui montrer de continuer à parler.

- L’une des seules choses qui arrêterait les tirs des républicains vers les navettes, ce serait un tir désastreux perdu… Alors voilà le plan : on décolle et on rase les installations. Ils ne tireront pas tout de suite parce qu’ils ne voudront pas faire sauter la station à cause de nous… Et on fonce vers le hangar principal, là où les gens sont entassés. Et là, on n’a plus qu’à faire du rase-mottes jusqu’à ce qu’ils tirent sur le hangar. Conséquences désastreuses, pagailles… On se casse. 

Il voyait plein de faille dans son plan... Rien ne disait qu'il allait réellement arrêter de tirer après un tel tir désastreux, ce n'était pas comme s'il avait déjà abattue des vaisseau alors un hangar plein de personne... Et tout d'abord, comment allaient-ils forcer les républicains à leur tirer dessus ?

Il réfléchissait à ce plan, quand il pensa à quelque chose qu'il avait laissé assommé et ligoté dans ce hangar. Une cible que l'Empire lui avait demandé de capturer et d'exfiltrer de la planète et qu'il avait malencontreusement due laisser derrière lui.
Cependant, s'il réussissait a m’être en place le plan tordue du Cathar, il pourrait réussir quand même à toucher sa prime avec la mort de sa cible.


- Et en prime, on peut avoir une récompense de l’Empire pour avoir effacé toutes ses traces derrière nous… 
- … c’est pas faux.

Il venait de penser très fort, trop peut être... Jetant un coup d’œil vers son nouveau compagnon d'exfiltration temporaire, ils abaissèrent finalement leurs blaster en même temps.
Il avait du dire cela, plus pour montrer qu'il était avec lui, qu'ayant réellement connaissance de ce qu'il parlait... Il ne pouvait pas savoir qu'il avait été engagé par l'Empire... A moins que lui aussi il n'était engagé par le même employeur.


- JE pilote...

Il ne semblait y avoir aucun compromit dans sa phrase et lui tourna le dos, restant toujours sur ses gardes et attendant le tir qui allait venir.

Plusieurs pas plus tard...


Tir de blaster.

S'attendant à cela, il se jeta derrière une caisse de ravitaillement laissé à l'abandon sur le tarmac et dégaina à nouveau ses pistolets.

*Mais il est vraiment trop con..*

Se redressant prêt à tirer, il constata deux choses. La première était que le Cathar était lui aussi à couvert et ne regardait pas du tout dans sa direction. La deuxième était qu'un groupe de personne, trop loin pour être reconnue leur tirait dessus.

*Ah ! Peut être pas tout compte fait...*

Profitant que leur assaillant soit totalement concentré sur son camarade, il fit un sprint vers la navette et se rua à l'intérieure. Se frayant rapidement un chemin vers le post de pilotage, il s'acharna pendant plusieurs minutes à outrepasser les codes de sécurités pour prendre le contrôle du vaisseau.

*Soldats républicains ou gars qui tentent leur chance ?*

La question pouvait se poser car les deux cas étaient aussi probable l'un que l'autre. Il pouvait entendre de temps à autre des tirs qui percutaient la carlingue,  ne faisant que la marquer sans l'endommager réellement.

"Allez.... Démarre... Allez..."

Le bruit du moteur et du panneau de pilotage qui s'allumait fut comme une douce musique à ses oreilles.

"Je retire ce que j'ai dit... T'es mieux q'un bloc de métal compacté..."

Prenant le guidon, il fit rapidement demi-tour avec son vaisseau pour regarder comment l'autre s'en sortait... Et considérant qu'il était submergé et dans une position délicate, ça allait.
Activant le système d'armement plus que léger du vaisseau, il se mit à tirer une rafale sur les assaillants pour les obliger à se mettre a couvert et arrêter de tirer.

Ce qui était une occasion de choix pour l'autre de rentrer dans le vaisseau pendant que Joseph déchaînait les enfers sur cette portion de la station. Une fois le colis récupéré et les assaillants repoussé, il commença à s'élever.

Il venait à peine de sortir du tarmac quand il reçu une communication radio entrante.


- Tour de contrôle à Navette C6-D56 vous n'avez pas eu l'autorisation de décollage, veiller atterrir immédiatement et attendre une escouade de soldat républicain qui investira vote vaisseau..." *Petit silence* "Tour de contrôle à navette C6-D56 veiller atterrir où nous serons contraint d'employer des mesures pour vous mettre hors d'état de nuire en accord avec les ordres du Ministre de la Sécurité Intérieure..."

Il se tourna alors vers son camarade trop occupé de piloter entre les tours radios et les bâtiments pour s'occuper de la radio.

Ps:
 


Dernière édition par Joseph Vankrayn le Ven 18 Mai - 22:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Mar 15 Mai - 15:16

— Mes yeux, c’est plus haut.
— Hein, répliqua le soldat républicain, en parvenant enfin à détacher le regard du slip moulant de Karm. ’Scusez, hein, mais vous pourriez mettre des caleçons comme tout le monde, ce serait moins perturbant.
— J’aime être soutenu.
— Ah bah vu l’ampleur du matos, j’peux comprendre.
— Bref…

C’était sans doute l’occasion rêvée de tirer fierté de ses mensurations mais Karm avait des préoccupations plus pressantes que de se comparer le poireau avec les soldats de la République. Par exemple, empêcher les soldats de la République de massacrer au petit bonheur la chance toute une population de pauvres hères sous prétexte qu’une poignée d’Impériaux s’y dissimulaient. Comme si la fuite d’un ou deux terroristes valaient la vie d’innocents paniqués.

— On peut vous trouver un panta…
— Plus tard, plus tard. C’est quoi vos ordres, exactement ?
— On dézingue tout le monde.
— Mais encore ?
— Ben il s’agit de filtrer, quoi, tout le monde a l’ordre de rester au sol, le temps qu’on contrôle les identités, alors ceux qui cherchent à se faire la malle, c’est des suspects. Et vous savez c’qu’on dit, les suspects sont toujours coupables.
— On dit pas ça du tout, vous savez…

Le soldat haussa les épaules. Les ordres étaient les ordres et il n’était pas payé pour méditer sur le bien-fondé de la situation. Karm, pour sa part, n’était pas payé du tout, et c’était sans doute la raison pour laquelle il méditait tant. Du reste, quand on a un aussi beau fondement, on s’intéresse toujours au bien-fondé.

Le Jedi se tourna vers Korgan, qu’il avait rencontré lors de leurs aventures aux côtés d’Hildegarde, une expérience que l’Ark-Ni n’était pas prêt d’oublier, et suggéra :

— Faisons un peu le tour, pour voir où ils en sont.

Korgan n’était pas exactement un poète, ni un délicat, mais Karm avait eu l’occasion de constater que sous ses airs de brute épaisse, celui-ci savait faire preuve d’une pondération certaine, surtout quand il s’agissait de protéger des civils — une modération qu’Hildegarde justement avait évacué parfois avec une facilité bien cavalière. Surtout, il était expérimenté et l’Ark-Ni avait confiance en lui pour repérer les améliorations que l’on pouvait apporter au dispositif de sécurité déployé par la République.

En commençant leur visite des entrepôts, ils comprirent rapidement que « dispositif » et « République » étaient ici des réalités toute relatives. On aurait juré que des soldats sur les nerfs avaient été livrés à eux-mêmes, avec la mission impérieuse de protéger on ne savait trop qui contre une menace vague et indistincte. Pareille situation prédisposait à la paranoïa et à l’amateurisme. C’était la saison de la gâchette facile.

Par deux fois, Karm dut désamorcer une altercation entre des civils et des soldats, dont il n’était pas certain qu’elle se serait sinon terminée sans effusion de sang. Après la seconde fois, il poussa un long soupir et murmura :

— Tout ça, ça va finir dans un bain de sang. Faut qu’on se penche sur plan d’évacuation, les conditions sont pas tenables. C’est la troisième flaque de pisse qu’on croise, faut au moins que les gens aient accès à des toilettes.

Peut-être pressé par la nécessité urinaire, quelqu’un avait apparemment décidé, quelques dizaines de mètres plus loin, d’évacuer par ses propres moyens, en subtilisant une navette ou ce qui y ressemblait de loin. Des échanges de tir venaient en effet d’alerter le Jedi et son comparse. Karm s’élança en courant dans la direction des échanges de laser, l’instinct de préservation personnelle n’étant décidément pas le fort des Jedis.

Difficile de considérer que les fuyards étaient de francs pacifistes, à voir la navette déverser un flot de tirs sur le tarmac, tandis qu’une ombre velue se hissait à son bord.

— Au nom de la République… oh et puis merde, maugréa l’Ark-Ni, parfaitement inaudible sous le rugissement des réacteurs, même ceux du petit vaisseau, alors que celui-ci entreprenait de quitter le tarmac.

La situation était critique. Si les Républicains descendaient un second vaisseau, le mécontentement des civils virerait à la panique, la panique à l’émeute, et la paix civile déjà toute théorique ne serait plus qu’un espoir irrémédiablement révolu. Il fallait à tout prix arrêter le vaisseau en faisant preuve de plus pondération.

— Par ici, lança l’Ark-Ni, en avisant une seconde navette, guère plus engageante que celle que les mystérieux fuyards venaient de voler. On les prend en chasse, une fois qu’on est assez proches, on se large sur le toit, je me découpe une voie au sabre laser, une fois dans la cabine, on les neutralise, on se pose en douceur, personne ne meurt, personne ne panique, tout va bien.

Pour un peu, on aurait dit que c’était presque facile. Il suffisait de défier un peu les lois de la gravité et de faire du ju-jitsu en slip sur le toit d’un vaisseau spécial dont les occupants seraient sans doute désobligeants au point de ne pas se montrer coopératif. Franchement, qu’est-ce qui pouvait mal tourner ?
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Saerian El'Ros
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Ven 18 Mai - 21:09

Saerian émergea de l'ascenseur... Et grogna de déplaisir. Bon. Deux choses étaient claires : d'une, il n'était pas au bon endroit, de deux, cette affaire sentait le désastre, pour ne pas dire autre chose, à plein nez. Assez pour qu'il dise "adieu" à une substantielle prime et choisisse de se tirer. A nouveau, deux problèmes se posaient : son propre vaisseau n'était pas dans les parages, loin de là, et le seul qui semblait être un tant soit peu disponible semblait être la cible d'un Humain qui semblait être un mercenaire, au vu de son accoutrement. Le vaisseau en lui-même semblait être un assemblage de métal, peu capable de résister à un tir nourri, mais au point où il en était, il n'allait pas cracher sur un bantha parce que ce dernier avait les dents déchaussées.
Il dégaina donc son fusil et mit l'Humain en joue, tout en avançant précautionneusement. Ce dernier fit de même. Enfin, Saerian émit un bruit de bouche, avant de légèrement baisser son arme :

"Ecoute, on ne se connaît pas, mais on peut s’entraider. J’ai une idée de génie…"

Enfin... Idée de génie, c'était à voir. Cela pouvait l'être, si il était un génie du mal, par exemple. Mais d'un autre côté, si cela pouvait empêcher les troupes républicaines de faire les cons, du moins plus qu'elles ne pouvaient le faire en cet instant, il n'y avait pas de meilleure opportunité :

"L’une des seules choses qui arrêterait les tirs des républicains vers les navettes, ce serait un tir désastreux perdu… Alors voilà le plan : on décolle et on rase les installations. Ils ne tireront pas tout de suite parce qu’ils ne voudront pas faire sauter la station à cause de nous… Et on fonce vers le hangar principal, là où les gens sont entassés. Et là, on n’a plus qu’à faire du rase-mottes jusqu’à ce qu’ils tirent sur le hangar. Conséquences désastreuses, pagailles… On se casse."

Il avait eu un peu de mal à avouer qu'il proposait ni plus ni moins que de mettre des centaines de vies civiles en jeu pour calmer les ardeurs martiales de certains. L'Humain lui rétorqua que l'Empire les paierait sûrement bien pour avoir effacé leurs traces. L'Empire ? Effacer les preuves ? Le Cathar ne comprenait pas trop, mais acquiesça d'une voix quelque peu hésitante. Enfin, l'Humain indiqua que ce serait lui qui piloterait, ce qui ne posait en réalité aucun problème à Saerian. Alors qu'ils s'avançaient vers le vaisseau, un tir de blaster fit sauter le Chasseur de Primes derrière un couvert. Un coup d'oeil prudent lui indiqua qu'une troupe était dans le hangar et s'en prenait à eux.

"Bordel, mais ça finira jamais ?"

Il prit une meilleure position et commença à envoyer quelques salves, plus pour forcer les assaillants à se replier que pour toucher réellement quelqu'un. Il joua ainsi la cible, pour permettre à l'Humain de démarrer le vaisseau. Il ne lui restait plus qu'à espérer que l'autre ne l'oublierais pas en se tirant... Les moteurs finirent par rugir, et l'armement plus que sommaire du vaisseau entra en jeu, lui permettant d'entrer à son tour en faisant un souple saut en direction de la rampe.
Alors qu'il prenait un peu de temps pour reprendre son souffle, un grésillement métallique attira son attention. La radio du vaisseau émit une communication entrante en provenance de la tour de contrôle. Un simple regard de l'Humain suffit. Saerian s'installa en grommelant et prit à son tour la parole :

"Ici Navette C6-D56, à tour de contrôle. Négatif, nous ne pouvons atterrir. Nous avons à bord une femme enceinte, et les derniers événements l'ont quelque peu stressé, au point de déclencher des contractions, nous tenons donc à l'éloigner au plus vite. Toute source de stress supplémentaire serait dommageable pour sa santé."

Il avait essayé de prendre une voix calme et assurée, afin d'être le plus crédible possible. Un petit silence lui répondit, avant que le préposé ne lui réponde :

"Ici, tour de contrôle, nous avons reçu une information selon laquelle vous auriez tiré sur des membres de la sécurité. Considérant cela nous..."

Il ne put finir sa phrase, Saerian ayant raccroché brutalement avant de se tourner vers le pilote :

"Vraiment aucune pitié pour les femmes enceintes... Luke, accroches-toi, on va avoir de la visite !"

Il se dirigea ensuite vers la rampe du vaisseau, qu'il ouvrit en partie afin de s'en servir comme couvert quand il tirerais au fusil blaster.

Pour Joseph:
 
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Korgan Kessel
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Lun 21 Mai - 1:55

[Reprise directe du sujet précédent]

A plus de cent mètres au-dessus du sol, la vue est impressionnante, à vous en défriser les poils du fion. Un air chaud et poisseux me fouette le visage, emportant avec lui les odeurs dégueulasses de ce qui se trame plus bas. On a pratiquement atteint notre cible, cet énorme entrepôt ceinturé par la République, lorsque soudain… Le câble haute tension cède sous nos poids : c’est la chute libre. Malgré moi, je laisse échapper un cri de détresse tirant sur les aiguës, rapidement suivi d’un chapelet d’insultes colorées. Putain de merde ! Par réflexe, je m’y accroche, comme à ma propre vie. Red, elle, tombe. Fait chier ! Les doigts mécaniques de ma prothèse serrent le serrent si fort, qu’ils produisent des étincelles en glissant, emporté par cette saloperie de gravité à laquelle on ne peut échapper. Dans mon dos, l’extrémité déchirée siffle dans ma direction, fouettant tout sur son passage. Il passe heureusement loin sous mes pieds… Mais m’entraîne en avant, à vive allure, comme dans ces vieux holofilms d’aventure ou le héros de déplace d’arbre en arbre accroché à une liane.

Tout ce que j’ai le temps de voir, c’est la façade d’un édifice. Chiotte ! Je me recroqueville, lâche le câble. La seconde suivante, je traverse une baie vitrée qui termine d’achever ma combinaison moulante déjà déchirée de toute part. Le choc est rude, je m’éclate sur un sol froid et solide, part en roulé boulé incontrôlable. Je parcours ainsi une dizaine de mètres… Avant de me prendre de plein fouet une autre vitre, qui se brise à l’impact. Je passe au travers, chute de deux étages, termine ma course sur une passerelle métallique fouettée par les bourrasques violentes.

Putain de chute. J’suis sonné, le corps endolori, la gueule en vrac. Je secoue la tête dans l’espoir de recouvrer mes esprits. Ma respiration est saccadée, et j’ai comme un vieux gout de sang dans le fond de la gueule. Vissé sur ma tête, mon casque tire la tronche. La visière est fendue à plusieurs endroits. Tu parles d’une mission d’infiltration hein ! Merde ! Les gars des Renseignements qui m’ont envoyé ici vont m’entendre ! Ils vont…

Grincement sinistre du métal qui cède. J’ai même pas le temps de dire « Putain de merde », que la passerelle se disloque déjà. Elle bascule, arrachée de ses fixations. Je m’accroche comme je le peux à la rambarde encore intacte, prêt à encaisser l’impact… Elle s’explose violemment contre la façade du bâtiment d’en face. La collision est brutale… Mais encore plus pour la tôle de duracier que pour ma pomme. Affaiblie par les intempéries, couverte de tâches de rouilles, elle se déchire, comme une feuille de papiers. Je passe au travers, mais pas entièrement. Je me retrouve suspendu dans les airs, la moitié supérieure du corps à l’intérieur de l’entrepôt, mon cul et mes jambes gigotant à l’extérieur, comme dans un putain de d’holo-cartoon. Cette fois, mon casque a définitivement rendu l’âme. Fissuré de part en part, il ne m’est pas plus utile qu’un string pour une gogo-danseuse Hutt. Je cherche à détacher la sangle, pour m’en défaire, car la visière est bardée de tant d'étoiles que je distingue le monde comme au travers d’un prisme. Enfin j’y parviens… Juste au moment où la cloison d’acier rend définitivement l'âme…

Nouvelle chute… Je tombe de trois bons mètres, m’éclate sur un support rigide couvert de poussières… Craquement du plâtre qui cède… Le faux plafond se brise, je dégringole. SH’BAAAM. Mon dos percute une table, dont les pieds ne résistent pas à mon poids. Je suis complètement HS, je lutte pour ne pas perdre conscience… D’autant que je distingue des mouvements autour de moi, ainsi que des sons… Des paroles ? Mes oreilles sifflent, je pige quedal. Je tente de me redresser… Mais à peine ai-je soulevé mon dos, le canon d’une arme Républicaine surgit à quelques centimètres seulement de mon visage. Je me fige. Coup de sang. Adrénaline. En une fraction de seconde je recouvre une partie de mes forces. Je suis orêt à passer à l’action. Ils sont trois. Trois soldats en armure standards des forces terrestres régulières. Je réalise soudain que c’est la merde. Une bonne grosse merde…

Je suis en mission sous couverte pour les Renseignements. Alors de deux choses l’une… Soit ces types me connaissent et grillent ma couverture… Soit ils vont me prendre pour un… un je sais pas quoi ! Et me coller au trou ! Merde ! Dans tous les cas, c'est la merde !

« Lève les mains ! Ne bouge pas enfoiré ! »

Autour aussi polis les troufions de l’armée hein. Je cligne des yeux, je recouvre une vision presque normale. Leurs visages apparaissent moins flous. Trois jeunes soldats fraîchement sortis de l’école à en juger par leur attitude. Jamais vu ces types de toute ma vie… Je soupire, obtempère. Merde. Ça me ferait mal au cul de devoir leur filer une bonne correction simplement pour continuer cette mission… Je me redresse, lève les avant-bras. L’un d’eux approche d’un peu trop prêt pour se saisir de mes pistolets. Si j’avais vraiment voulu, je l’aurais choppé pour passer derrière lui et descendre ses deux potes avec sa propre arme avant qu’il n’ait le temps d’ouvrir la gueule. Mais voilà. Tirer sur des potes. Mêmes des connards de pote, c’est pas mon délire. Alors je ferme ma gueule et me laisse faire.

« Tu sors d’où comme ça ?! »

L’espace d’un instant, j’ai presque envie de leur dire la vérité, tellement cette course poursuite sur les toits avec Red fut surréaliste. J’ouvre la gueule, mais me ravise aussitôt. Je ne suis pas Korgan Kessel, mais Gonzales Esperanza. Contrebandier en mission pour l’Astre blanc. Et j’suis pas du genre à raconter ma vie aux représentants des forces de l'ordre que je ne peux piffrer. Putain, ouais, j’suis à fond dans mon personnage hein ! Du coup je réponds, sèchement :

« Allez-vous faire foutre ! Je veux mon avocat ! »

Puis je crache au sol. La réaction est immédiate : je me mange un coup de crosse en pleine gueule. J’y laisse une dent. Raaah. On venait juste de me la remettre celle là, après cette saloperie de mission sur Nar Shaddaa ! Je vais encore avoir le droit à un sermon moralisateur de la part du dentiste militaire qui ne supporte plus de devoir refaire le même boulot à chaque fois que je retourne au bercail. Du coup ça me fou tellement les nerfs, que je n’ai besoin d’aucun effort pour simuler un regard assassin qui manque de faire pisser sur lui le bleu byte. Il recule d’un pas, me pointant du canon de son arme en tremblant comme une feuille morte. J’lui fais :

« Fait gaffe où tu vises avec ces machins. Si le coup part tout seul, je te jure que je te refais le portrait… »

Cette fois je ne joue pas. Dans l’armée y’a deux types de soldats. Les bons et les mauvais soldats. Les bons soldats, ils ont une arme, ils visent et ils tirent… Les mauvais, ils ont une arme, ils visent… et… ils tirent aussi… Enfin… C’est vraiment pas pareil quoi. Dans mon dos, le troisième larron se la ramène alors :

« On devrait le conduire au Jedi. Il saurait peut-être quoi en faire. »
« Depuis quand on doit obéir à un Jedi… en slip ?! »

Hein ?

« J’en sais rien moi ! Au moins il semble savoir quoi faire, lui ! »

Je réalise alors l’ampleur du chaos, ici, sur Pakunni… C’est comme si les simples soldats étaient livrés à eux-mêmes… Comme si la chaîne de commandement avait été brisés… Qu’ils avaient reçu des ordres qu’ils ne parvenaient à mettre en branle. J’sais pas ce qui se passe, mais, putain, ça sent vraiment le caca de gamoréen le lendemain d'une soirée raclette. Du coup, sans un mot de plus, je laisse le trio m’amener au fameux Jedi en slip… Me demandant qui peut bien se cacher derrière ce pseudonyme pour le moins douteux. Et alors que la porte s’ouvre, j’pige direct le truc : il est vraiment en slip ce con ! Mon regard se fige sur son énorme paquet moulé par ses dessous limites trop petits. Réflexe à la con ! On regarde toujours ce qu’on ne veut pas voir ! Merde ! Je cligne de yeux, détourne le regard, puis mate le type en face… Et là je change de couleur. Ce Jedi… Je le connais… Il me connait… Putain c’est quoi son nom déjà ?! J’ai pas la mémoire des patronymes… Raaah… C’est le jeune qui accompagnait la vieille folle d’Hildegarde sur Mentanar Vosk… Merde… Heu… Un truc comme Torr ? Karm Torr ?! Putain ouais c’est ça ! Karm Torr ! Mais, bordel de merde, qu’est-ce qu’il fou là ?!

Je n’ose plus bouger. S’il ouvre la bouche et m’appelle Korgan, il ruine ma couverture. L’astre blanc a des yeux et des oreilles partout ! Ça fait plusieurs mois que je bosse pour eux en me faisant passer pour l’intrépide Gonzales Esperanza, dans l’espoir de pénétrer leur organisation et de refiler le max d’informations aux services du renseignement ! Un mot malheureux, et tout est fichu…

Il me mate, je le mate. Je transpire à grosses gouttes. J’suis soudain tellement en stress, que je perds le fil de la conversation. Les soldats affirment que je suis tombé du plafond. Y’a plusieurs échanges. Finalement, j’sais pas trop comment, Karm calme le jeu. Moi, j’dis pas un mot… Le Jedi est soit chanceux, soit sacrément intuitif. A aucun moment, il ne m’appelle par mon prénom. Il a peut-être senti qu'un truc ne collait pas, alors que je me trouvait devant lui, en combinaison moulante déchirée, le corps couvert de coupures, prisonnier de soldats républicains persuadés d’avoir choppé un sale type.

Bref. Le mec assure grave. Il parvient à convaincre tout ce beau monde que je ne suis pas une menace… Et rapidement, je me retrouve à devoir les suivre. C’est carrément le bordel. Encore plus que je l’imaginais. Les civils sont parqués comme des bêtes. Certains ont été abattus de sang-froid. Tous ceux qui tente de fuir sont systématiquement capturés ou descendus. Cette opération est complètement hors de contrôle… Merde ! On ne devient pas militaire pour retourner ses armes contre les civils ! Une sourde colère me monte aux narines. Ok. J’suis sensé bosser pour l’Astre… Mais comme le job initial c’est d’exfiltrer des personnes clés… J’me dis qu’aider la République à éviter le bain de sang n’entre pas en conflit avec mes objectifs.

Mais au fond de moi, à ce moment, je prends une décision : Si faut choisir entre préserver ma couverture et sauver des vies innocentes… Bah je n’hésiterais pas une seule seconde… Ils peuvent aller se faire enculer les connards du Renseignement qui m’ont plongé gueule la première dans cette merde sans nom !!!

****

Quelques minutes plus tard,

Lorsque Karm me propose de faire le tour, j’réponds simplement :

« OK. »

Je prends sur moi. J’ai envie de filer des claques à ces bleu bytes qui pigent rien à la vie. J’sais pas comment le Jedi fait pour rester aussi calme. Pour moi tout est simple, y'a pas à tortiller du cul pour chier droit pendant des lustres !

« J’le redis. On devrait juste filtrer les gens, et dézinguer ceux qui sont louches… On les fait sortir au compte goutte, et le tour est joué... »

Si un type n’a rien à cacher, il n’a pas de raison de vouloir résister aux contrôles. Sauf s’il croit sa vie en danger. Ce qui est actuellement le cas. Rah.

« Sauf qu'avant ça, faut un peu calmer le truc, ouais… Sinon même ceux qui n’ont rien à se reprocher vont faire des conneries. »

La panique est la pire ennemie de la raison. J’ai lu ça quelque part un jour ? Ou alors c’était la punchline d’un holo-film d’action, j’sais pu. Bref. Je l’ai retenue parce que cette phrase est un concentré de sagesse. Les gens « normaux » ont tous une limite. Dès qu’elle est dépassée ils pètent les plombs… Et c’est exactement ce qui est en train d’arriver ici. En silence, je lui emboîte le pas, sans jamais prendre part aux altercations. Je fais profil bas, désireux de préserver autant que possible ma couverture…

Soudain, plusieurs échos de tirs retentissent un peu plus loin, en direction d’un hangar où sont clouées au sol une demi-douzaine de navettes gardées par l’armée Républicaine. Je fais volte-face, tandis qu’une rumeur apeurée gronde dans notre dos. D'un coup, elle fait monter la tension encore d’un cran entre les civils cloîtrés et leurs geôliers zélés. Merde ! Ca va mal finir ! Un type saute dans un vaisseau, rapidement suivi par un autre. Ils décollent, sous les tirs nourris des troupes Républicaines en faction. Les lasers fusent dans toutes les directions. Odeur d’ozone qui me pique les narines. La plupart font mouches, frappent durement le blindage de l’appareil, l’habillant de cratère fumant toujours plus nombreux… Mais le pilote est un hargneux, bien loin de l’idée qu’on pourrait se faire d’un pauvre type paniqué qui tente de sauver ses miches. Avant de sortir par la large porte du hangar, il arrose le tarmac, forçant les troupes républicaines à se replier à couvert. Hurlement insoutenable des moteurs dans cet espace clos. L’appareil s’enfuit.

Le Jedi s’égosille, tente de dire un truc. Finalement il désigne une autre navette, avant d’énoncer son plan… J’ouvre la bouche pour dire un truc mais me ravise, me contentant d’opiner du chef. Merde. C’est exactement le genre de plans pourris qui finissent mal. Mais j’ai pas le choix. Sans la protection du Jedi, les autres enfoirés de soldats sans cervelle vont me mettre au trou. Et puis… J’vais être franc : une petite voix au fin fond de me crâne est en train de hurler : « SAUTER SUR UNE NAVETTE EN MOUVEMENT, PUTAIN TROP COOL ! » J’sais pas pourquoi : cette petite voix, c’est toujours celle que je finis par écouter, quoi qu'il arrive… Bref, je ne le lâche pas d'une semelle, bondis à l’intérieur avant même que la rampe ne soit totalement déployée.

Je me retourne, fait signe aux militaires derrière nous. Un bon gros signe sans équivoque qui veut dire : aller bougez-vous le cul ! Mais les types se figent, se regardent, avant de décliner l’invitation en secouant la tête. Ils sont sérieux ?! L’un fait même :

« Vous allez vous faire descendre ! »

Quelle bande de poules mouillées ! Bah, tant pis ! Mieux vaut être seul, enfin deux pour le coup, qu’entouré de boulets capables de vous faire tuer. Merde, elle est excellente cette phrase, je vais en faire ma nouvelle devise. Regard noir. J’ai envie de leur répondre crument. Mais comme j’ai un minimum de self-control, je me contente de gueuler, alors que la navette quitte déjà le sol :

« Les mecs ! Rendez-moi mes flingues, bordel ! Je vais en avoir besoin ! »
« Même pas en rêve ! On a pas d’ordre à recevoir de vous ! Ce que vous faites est interdit ! Les ordres viennent directement du Ministre S’orn ! Vous avez déjà de la chance qu’on ne vous tire pas dessus… »


Elle est belle la République hein… C’est justement pour ne pas bosser avec des connards pareils que je préfère être largué dans des jungles sauvages avec seulement les Typhons pour compagnons. Je lui réponds d’un majeur dressé, avant de balancer mon poing sur le bouton de fermeture de la rampe. Sifflement pneumatique assourdissant. Elle remonte péniblement en grinçant. Non loin, j’avise la présence d’un interphone. Je grimace puis l’active :

« Hey… Karm… J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. »

Je commence toujours par énoncer la mauvaise, parce que mon légendaire optimisme m’incite à terminer sur une note positive…

« La mauvaise, c’est que… Comment dire… Ces enfoirés ont refusé de me rendre mes armes ! J’suis à poil mec ! Enfin… Façon de parler hein… »

D’un côté un Jedi en slip armé d’un sabre, de l’autre un militaire sur-entrainé en combi moulante déchirée de toute part, mais avec seulement sa bite pour se défendre. Merde. On est les putains d’hommes de la situation hein !

« La bonne, c’est que y’a que nous deux sur ce coup. Pas de boulets dans les pattes. »

Je soupire. Puis enchaine :

« Tu sais… L’armée c’est un peu comme une grande famille. Et comme dans toutes les familles, y’a un cousin triso ou un frère complètement con. Faut vivre avec… »

Tant qu’on en est aux confidences, je me dis que c’est le moment de mettre les choses au clair. Maintenant qu’il n’y a plus d’oreilles indiscrètes, je peux expliquer au Jedi la raison de ma présence sur Pakunni, et m’assurer qu’il ne grillera pas ma couverture sans le savoir.

« Ecoute. J’suis pas ici en mission officielle, j’pense que t’as pigé en me voyant débarquer aux bras de ces abrutis. J’suis en mission secrète pour les Renseignements. Je peux rien te dire de plus… Faut que tu m’appelles Gonzales Esperanza… Contrebandier de père en fils depuis une génération. J’te passe les détails. C’est important, gaffe pas s’teup. »

Je relâche le bouton, attend la réponse du Jedi. La navette vibre commence à tanguer. Silence radio, je fronce des sourcils.

« Allo ?! Tu m’entends putain ?! »

Quedal ! Je réalise soudain m’être tapé un putain de monologue… Pour rien.

« Enculé d’interphone ! Il est HS ce con ! »

Raaaah. Y’a des jours comme ça ! Nouvelle secousse. Cette fois je manque de bouffer la cloison. J’ai eu mon compte de gueule dans les murs pour aujourd’hui ! Je fais volte-face, fonce en direction du cockpit… Mais je ne fais pas trois pas que je me fige. La soute est minuscule… Mais surtout blindée de matos complètement inutile. Des pelles, râteaux, quelques pièces détachées de machines agricoles. Faut croire qu’on a piqué cette navette au paysan du coin venu refourguer sa came au mauvais endroit au mauvais moment. Mes doigts se referment sur le manche d’une pelle à l’aspect solide, bien qu’ayant semble-t-il déjà vécu plus d’une vie. Faute de mieux, je la réquisitionne… Moi qui ait toujours rêvé de défoncer des gueules à grand coup de pelle… Je vais être servis. Je reprends ma course.

La navette est plus petite que celle que les deux inconnus ont dérobée. Je l’imagine donc bien plus maniable, bien que l’état général me fait douter de ses capacités. Je quitte la soute, pour me retrouver dans une coursive étroite menant directement à la cabine. Le Jedi est là… La vitesse à laquelle défilent les façades de l’autre côté du cockpit me file une sueur froide. Il n’y va pas de main morte. A midi, droit devant donc, la grosse silhouette de notre cible tente déjà de nous semer. Je me jette dans le siège du copilote, pose la pelle sur mes genoux, les nerfs en boule. Direct je fais :

« Ecoute moi bien, je vais te la faire courte, j’vais pas le redire une troisième fois… »

Et comme j’ai la flemme de toute redire, je la fais en version ultra-courte :

« Tu dois m’appeler Gonzales Esperanza. J’ai pas de flingue, et ces connards de militaires sont de vrais… connards ! Voilà.

Sinon, j’crois bien qu’on a tiré une navette agricole. J’ai repéré un treuil à l’arrière, au niveau de la rampe, tu vois, le genre équipé d’un énorme crochet pour porter les charges bien lourdes. Tu veux leur sauter sur le dos, OK. Alors voilà ce que je te propose : tu leur passe au-dessus, façon rase motte, je lance le crochet pour les ferrer… Et le tour est joué ! Ok ?! Pas d’objection ! Go ! »


Je bondis du siège, sans même laisser le temps au Jedi de me répondre. Je fonce vers la poupe, toujours armé de ma pelle. Il me faut exactement sept secondes. Et sans en perdre une de plus, j’active l’ouverture de la rampe. La vue est… Juste flippante. Après quelques instants, et les cahots qui vont avec, la navette volée apparaît dans mon champ de vision, à cinq ou six mètres en contrebas.

Entre temps, j’ai pris grand soin de dérouler le câble du treuil. J’ignore s’il sera assez solide… Mais je veux tenter le coup. Je me vois mal sauter dans le vide sans m’être assuré que la cible au-dessous ne fasse un écart au dernier moment. Je me l’enroule autour du bras, laisse crochet pendre pratiquement jusqu’au sol, avant de lui imprimer un mouvement rotatif façon lancé de lasso d’un bon vieux holo-western… Et lorsque je sens que c’est le bon moment, je le balance…

Il décrit une parabole presque parfaite, avant de s’éclater sur le blindage dorsal où il rebondit plusieurs fois. Il reste là, immobile une interminable seconde, puis glisse sur le coté, vers le vide. Je grimace, déjà persuadé d’avoir loupé mon coup… Mais contre toute attende, le crochet termine sa course contre le stabilisateur arrière droit, dans lequel il s’enfiche. Enfin j’crois. Sourire carnassier, je balance en beuglant :

« Je l’ai eu ! »

Mais aussitôt, l’ennemi vire. Fait chier… En même temps j’imagine que le gars qui pilote est pas débile, il a bien dû comprendre qu’il se passait un truc ! Raah ! Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Mon index s’écrase sur le bouton d’allumage du treuil. Il démarre en sifflant. Le câble jusqu’alors lâche se tend, s’étire. Le treuil grince, crachote, lutte contre les forces qui s’opposent à son œuvre… Son moteur fume… Flash électrique. Il disjoncte. Par réflexe, je porte les mains au visage, dans un mouvement de recul… Merde ! Il a cramé ?! Non ! Il s'emballe ! Il avale deux bons mètres du câble en moins d’une seconde. Notre navette est tirée en arrière, sans ménagement. Déstabilisé, je m’éclate dans les râteaux, qui, libérés de leurs râteliers, glissent sur le sol en grinçant avant de passer par-dessus bord. Le treuil accélère encore !

« Karm ! Accroche-toi ! Ça va secouer ! »

J’ai juste le temps de balancer cette phrase avant que notre vaisseau s’encastre dans l’autre. Le grincement du métal est assourdissant. De ma position précaire, je crois voir notre aile bâbord transpercer de part en part la navette ennemie, les reliant l'une à l'autre solidement. Ça vibre dans tous les sens, l’éclaire saute, rapidement remplacé par celui de secours, rouge pétant. Une alarme de bord se déclenche… On perd de l’altitude. Notre trajectoire rencontre celle d’une passerelle. On la fauche, l'arrache avec une violence inouïe. Puis on dévire sur le coté, à quelques centimètres seulement d’une façade. Putain de merde, on va s’écraser dessus !

Ou pas. Soit Karm est un putain de pilote, soit l’autre enfoiré qu’on poursuit est un putain de pilote. Dans tous les cas, y’a un putain de pilote dans l’avion. Celui-ci parvient à nous stabiliser. J’ose même pas imager la gueule que doit avoir notre assemblage vu de l’extérieur. Deux navettes en une, qui dit mieux ?! La rampe a été arrachée par le choc. Au-dessous du trou béant où jadis elle se trouvait, je peux voir le fuselage ennemi distante de deux petits mètres… Héhé.

« Karm ! Lâche ces putains de commandes c’est le moment du grand saut ! »

Et alors que les claquements de bottes résonnent dans mon dos je lâche un :

« File moi la grenade que tu planques dans ton slip. Je vais la balancer dans le trou que tu découperas au sabre… »

Entre mes doigts, je serre fermement ma pelle, prêt à la claquer dans la gueule du premier type qui osera se mettre au travers de ma route.
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Joseph Vankrayn
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MessageSujet: Re: [Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation   Aujourd'hui à 18:15

QG de l'Armée Républicaine sur Pakuuni.
Approximativement 5h après les premières échauffourées.


La salle était en pleine effervescence... Des officiers républicains donnaient des ordres et s’échangeaient des informations pour essayer de réagir au mieux à ce qu'il se passait sur le terrain et d'après ce qu'on leur faisait comme rapport, il s'en passait des choses en bas.

- Capt'ain ! Un rapport urgent de l'Escouade 13 !

Le capitaine poussa un bref soupir sachant d'avance qu'il n'allait pas aimer le rapport, mais il se détourna de la carte holographique de la station et se dirigea d'un pas décidé vers le poste de communication.

- L'escouade 13 ? Très bien quel est le rapport ?

- Il nous signale l'arrivée sur site d'un... *Il le regarda semblant se demander s'il devait continuer.*
- Soldat... Je n'ai pas le temps pour les devinettes alors vous allez me le transmettre où vous irez nettoyer toutes les chiottes de la flotte ! AU RAPPORT !
- Oui Chef ! L'escouade 13 rapporte la présence sur zone d'un Jedi en caleçon accompagné d'un mercenaire sur zone, chef !

Le fait qu'il ait parlé d'une voie forte attira l'attention de plusieurs militaires autour à la mention d'un Jedi en caleçon. Il y eu comme un silence et un blanc dans la salle avant que tout le monde ne reprenne son poste et tente à nouveau de rétablir le contrôle de la situation.

Le capitaine avait quant à lui le genre de regard qu’avait les officiers quand ils n'étaient pas content.

-Soldat... Vous pouvez répéter le rapport de l'Escouade 13 ? *Il parlait avec une voie aussi froid qu'une brise sur Hoth.*
-Il... Il signale la présence d'un... Jedi... en caleçon... chef. *Le soldat n'en menait pas large.*
-Et vous pensez que c'est un rapport urgent soldat ? 
- Le rapport continue Capitaine...
-Et ?
-Il nous signale aussi un accrochage entre des membres de la sécurité de la station et des personnes armées... *Sa voie reprenait de la confiance au fur et à mesure qu'il s'éloignait du sujet du Jedi en petite tenue.* Nombreux blessée, ainsi que le départ de deux navettes des quais B-C7.

Le capitaine grimaça à cette nouvelle.

-Encore des volontaires au suicide..." *Il poussa un soupir* "Vous connaissez la procédure... Abattez-les quand ils seront à portés des unités Sol-Air et envoyé une unité médical sur zone.
-L'Escouade nous rapporte que le Jedi et son associé sont dans l'une des deux navettes.
-Les ordres sont les ordres..." *Il prit un instant de silence.* "Pas d'exception ! Est ce que je me suis bien fait comprendre soldat ?
- Chef oui chef !
-Bien... Nouvel ordre de mission pour l'Escouade 13, je veux qu'il sécurise le quai B-C7 !
-Quand est-il de leur précédente mission concernant le Hangar A-34 et le confinement des civils ?
-Qu'il continue de tenir leur position et le hangar. Je ne veux pas que cette section de la station tombe complètement dans l'anarchie. Faite transiter !
-Chef oui chef !

Le capitaine se détourna du poste de communication en poussant à nouveau un profond soupir, avant de se diriger vers la carte holographique en plein milieu de la salle. Il rejoignit d'autre officier et sous-officier pour la mettre à jour avec ses nouvelles informations qui arrivaient sans fin.

*Un Jedi en caleçon... Mais qu'est ce qui se passe dans cette station.*



Station de Pakuuni, Hangar A-34.


- QG à Escouade 13.
- Escouade 13 en ligne.
- Nouveau ordre... Vous devez sécuriser le quai B-C7 proche de votre position pour empêcher de nouvelle navette de décoller.
- Et pour le Hangar QG ?
- Vous continuez à maintenir la quarantaine.
- J'ai pas assez d'homme pour ça... On est presque débordé rien que pour la maintenir, je ne peux me séparer d'aucun homme ! C'est le bordel ici !
- Il n'y a personne d'autre ! Faite avec ! QG terminé !

La communication se coupa abruptement et le chef d'escouade émit quelque insulte à l'encontre des galons qui ne comprenaient pas dans qu'elle merdier absolue il était. Il poussa un profond soupir avant de se mettre sur le canal radio de son escouade.

"Les gars... Nouveaux ordres... Gomez et Bryan vous êtes dorénavant en charge de bloquer les quais et de ne laisser plus personne voler des navettes."
" A deux ?! Impossible !"
"Ouai carrément et.."
"La ferme ! Vous y aller et vous faite ce que vous voulez mais je ne veux plus voir de vaisseau décoller."
"Vous pouvez gérer sans nous ?"
"On ferra avec. Allez-y !"

Il poussa un profond soupir et n'eu pas le temps de réfléchir car des personnes, voyant qu'il y avait un affaiblissement dans le cordon de soldat présent, avaient tentés de forcer la quarantaine. Encore...

"HEP ! Vous là ! Reculez ! RECULEZ OU NOUS OUVRONS LE FEU !"
*Engagé vous qui disait... Engagé vous...*


Plusieurs kilomètres plus haut, au-dessus de la station.


"Ah ! Bha bravo ! Impressionnant le coup de la femme enceinte, ça a très bien fonctionné." *Il avait un ton qui était des plus critiques tandis que son comparse quitta la salle pour se ruer il ne savait où.* "Sans déconner..."

Il marmonna dans sa barbe, qui n'avait pas, pendant un instant continuant de frôler les toits des bâtiments les plus haut en arrachant de temps en temps des antennes. Ou flirtant avec les pylône et tours entre lequel il passait pour bloquer les lignes de tir des possibles systèmes d'armements qui voulaient les abattre.

De fait cela secouait beaucoup dans le vaisseau et son manque de maniabilité en faisait l'un des plus embêtant à piloter, surtout pour quand il devait prendre des virages secs. On pouvait entendre le vaisseau grincer et protester sous le pilotage du mercenaire. Et puis c'était quoi ce nom à la con qu'il l'avait affublé ? Luke ? Et puis quoi encore ?!

"Tain j'y crois pas... Luke... Franchement... C'est pas avec un nom pareil qu'on pourrait faire de grand chose."

Cependant, il avait beau grincer des dents et ronchonner, il ne perdait pas de vue leur objectif. Qui était de foutre le plus de bordel possible pour espérer ensuite forcer le blocus militaire. L'idée du chaton n'était pas bête, elle était catastrophique. Jamais il ne pourrait forcer les Républicains à tirer sur eux de tel manière à ce qu'il touche le hangar.
Cependant une idée avait émergé de son esprit. S'ils ne pouvaient pas franchir le blocus actuellement c'était du à leur vaisseau qui n’était pas équipé pour cela et par le fait qu'il était seul dans le ciel. Il fallait donc augmenter le nombre de cible pour qu'il puisse ensuite se fondre dans la masse et en tirer profit.

Arrêter une navette était une chose, mais arrêter une flottille de navette en était une autre... Et les quais en étaient remplit. L'effet bonus à son plan et que les membres de l'Empire sur zone pourrait aussi en profiter pour s'enfuir à leur tour.
Il ferait alors d'une pierre, deux coups.


Une alerte sur les senseurs du vaisseau le coupa dans sa réflexion et il examina le vaisseau positionné au-dessus de lui. Il ressemblait à une petite navette personnelle qui faisait moitié moins leur taille. Peut être qu'il pourrait discuter avec eux via radio pour voir s'il était partant pour participer au plan qu'il venait de concocter et qu'il pensait infiniment meilleur que le précèdent.


Il tendit la main vers le communicateur que son compère avait désactivé quand il entendit un gros bruit de métal se heurtant au niveau de la coque au-dessus de lui. Se penchant au niveau de la vitre, il pouvait voir que l'autre vaisseau avait ouvert leur sas arrière et balancé un filin. Cela devait certainement être un crochet ou autre pour un futur abordage ou arrimage.

En tout cas, cela étouffa dans l’œuf sa tentative de discutions car il était clairement hostile envers eux. Reprenant le manche, il tira brusquement sur le coté pour les décrocher et mettre le plus de distance entre les deux vaisseaux. Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu.

Un brusque coup et une perte de contrôle passagère. C'était tout ce qu'il leur fallut pour que les vaisseaux se heurte avec force et que des alarmes se mettent à sonner dans tout le vaisseau.
Des rapports d'avaries et de brèches s'accumulaient sur le panneau de contrôle et des voyants qui rayonnaient d'un vert magnifique étaient maintenant devenues orange pour les plus optimistes et rouges pour les plus graves.

Il n'avait pas le temps de s’inquiéter pour le passager à poil car ils étaient entrains de perdre une énorme portion de puissance au niveau des moteurs. Rajoutait à cela une augmentation drastique du poids et vous avez un vaisseau qui était plus en train de chuter que de planer.

Il s'acharna alors sur le tableau de bord éteignant tous les systèmes possibles pour rediriger l'énergie vers les moteurs pour leur donner un coup de boost et supplanter le poids rajouté.
Heureusement pour lui la puissance récupéré fut suffisant pour les éviter de s'écraser sur un bâtiment lambda de la station, mais il n'en était pas tiré pour autant. Il avait maintenant un gros problème sur la coque.

Un problème qui pesait plusieurs tonnes et qui était entrain de pousser ses moteurs au sur-régime. Le bon coté de la chose, c'était que l'autre vaisseau semblait avoir autant sinon plus prit de dégât que le sien. Certe, il n'avait plus d'étanchéité et il n'était pas sur qu'il pourrait résister à un saut dans l'hyper-espace, mais au moins il continuait à voler... Pour l'instant.

Il était entrains de se demander comment il pourrait se dépêtrer de la situation quand il eu une nouvelle idée de génie. Après tout, il devait créer encore plus de chaos et il avait un vaisseau endommagé en trop sur la coque. Il pourrait essayer de le décrocher et de le faire tomber sur le hangar. Chaos garantit !

Voyant un gros pilonne arriver sur la gauche et sachant que le hangar était derrière eux, il commença sa manœuvre. Utilisant la masse et la puissance de ses moteurs qu'il entendait gémir à travers tout le vaisseau, il s'approcha dangereusement de la tour en commençant à tourner le vaisseau.

"Accroche toi bien, ça va secouer !" *Dit-il dans l'intercom du vaisseau pour prévenir son camarade.*

L'autre navette plus petite et fiché en lui ne pouvait que suivre le mouvement et c'était tête en bas qu'il plaqua le vaisseau entre lui et le pylône d'un brusque mouvement sur la gauche.
Il pouvait sentir le métal grincer et le vaisseau trembler sous les frottements. Continuant de tenir avec force le manche sur la gauche, il fit demi-tour en gardant plaquer l'autre vaisseau sur le pylône, l'entendant gémir et craquer. Il en était sur... Il ne volerais plus de sitôt...
Mais les dégâts qu'il avait subis étaient aussi important, la brèche qui traversait le vaisseau s'était élargie et de nouvelle friction pourrait complètement couper le vaisseau en deux.

Heureusement, l'agrandissement de la fissure allait aussi lui faciliter le "largage" du bloc de métal tordus et fissuré qu'était devenue l'autre navette. Avec l'écroulement du pylône en arrière plan, il redressa son appareille pour se mettre sur un vecteur d'approche et de bombardement sur le hangar. Il en aurait bien profité pour faire cracher le canon laser placé au nez de l'appareil, mais toute l'énergie du vaisseau était utilisé pour faire en sorte qu'il puisse continuer de voler.

Voyant le hangar se rapprocher de plus en plus, il retourna l'appareille à nouveau pour être prêt à larguer la "bombe" et pencha brusquement le manche vers l'arrière, commençant une descente vertigineuse vers le sol qu'il regardait la tête à l'envers.

~~~~
Alors on reprend si vous le voulez bien... Oui vous le voulez...
Donc... Le vaisseau qui s'était encastré au-dessus de lui est maintenant en dessous de lui, car il vole à l'envers... Et qui est devenue une bombe prêt à être largé.
"Bombe" qui c'est fait rapper contre un pylône et dont la moitié de la carcasse est complètement détruit, donc aucune possibilité de redressement de sa part pour éviter le hangar lors du largage.
Largage qui se ferra lorsqu'il décidera de redresser l'appareil et dont il devra ensuite prier pour deux choses. Premièrement que la "bombe", sous effet combiné de la pression de remonté et attraction de la gravité, se décroche du vaisseau. Deuxièmement... Et bien tout simplement espérer que leur vaisseau tienne le choc de la pression qu'il subira lors d'une telle manœuvre.
Manœuvre qui est au mieux dangereuse et au pire suicidaire.

N’essayez pas de faire ça à la maison les gamins.
~~~~


Ne voulant pas non plus le rencontrer trop tôt, il poussa le manche pour redresser l'appareil et décrocher la "bombe".

"OOYYAAAAA !!!!!!"



Plusieurs kilomètres plus bas, Hangar A-34.


Il n'était vraiment pas fait pour ce genre de situation, il aurait encore préféré combattre les soldas de l'Empire sur la ligne de front plutôt que de tenter de calmer ces civils. Et où était passé le Jedi, il n'avait pas dit qu'il était là pour les aider...

- Je comprend madame, mais nous ne pouvons pas vous laisser sortir de ce hangar car cela pourrait vous mettre en danger.
- Et vous comptez nous protéger en tirant sur ceux qui n'obéisse pas ?! C'est une drôle de manière de protéger !

Plusieurs civils qui la suivaient hochèrent la tête et semblaient partager son avis.

-  Madame nous ne tirons que sur ceux que nous considérons comme dangereux, suivez nos ordres et tout se passera bien.
- Cela fait des heures que nous somme entassé tel des banthas dans ce hangar. Sans eau, sans nourriture et sans... Toilette ! Vous trouvez ça normal ?!
- Madame comme je vous l'ai dit...
- Regardez ! *Dit un civil en tendant le bras vers le ciel.*

Pensant avoir affaire à une technique des plus rudimentaires pour lui faire tourner la tête, il regarda l'homme.
-Vous pensez réellement que j'allais me retourner, vous..

Cependant, il voyait bien que tout ce petit groupe regardait en l'air en silence dans une expression effrayée Il se tourna à son tour pour voir de quoi il en retournait et il comprit immédiatement la raison.

D'abord, il y avait cette tour au loin qui semblait s’affaisser sur elle même, s'écroulant comme si on l'avait coupé en deux et qu'elle s'affaissait à cause de son propre poids. Due à la distance qu'il y avait entre leur position et la tour, il pouvait la voir tomber au ralentit.
Ordonnant au reste de son escouade de maintenir la formation et d’essayer de calmer les gens, il prit ses macro-jumelle pour regarder en direction du nuage de poussière qui se formait suite à la destruction de l’infrastructure.


"Et merde... C'est le bordel..."

Il continua à regarder dans la direction du nuage quand il remarqua quelque chose qui semblait voler dans leur direction.

3500

*Qu'est ce que c'est que ce truc ?*

3000

*Ça ressemble à une navette... Non, plutôt...*

2500

*Ouai, plutôt deux navettes qui auraient tentés de baiser ensemble... Pas jolie jolie...*

2000

*Attend pourquoi il vole à l'envers en plus là ?*

1500

*Et le voilà qui descend en piqué maintenant, les moteurs ont du lâcher...*

1000

C'était à ce moment là qu'il comprit dans qu'elle situation il était. Quand il vit cet assemblage digne d'un jawa, piquer du nez dans leur direction et qui ne semblait pas pouvoir ou vouloir redresser.

"A COUVERT ! TOUT LE MONDE A COUVERT !"

Son explosion soudaine, surpris plusieurs civils proches qui n'avaient quant à eux pas vue venir le danger.

"ALLEZ ON BOUGE ! TOUT LE MONDE DANS LE HANGAR !"

Ayant transmit le danger imminent à son escouade, tous les soldats se mettaient à repousser les civils à l'intérieures du hangar, en espérant être assez rapide.

"Escouade 13 à QG ! Escouade 13 à QG !"
"QG en ligne !"
"Une navette va nous...." *Coupure radio*
"Escouade 13 ? Escouade 13 répondez ! Escouade 13 !"



QG de l'Armée Républicaine sur Pakuuni.


- Capitaine !

- Quoi encore ?! *Il se retourna d nouveau vers le poste de communication qui ne semblait pas arrêter avec les mauvaises nouvelles.*
- Nous avons perdue le contact avec l'Escouade 13 mon capitaine.
- Origine ?
- Inconnue mon capitaine, mais ils ont parlé d'une navette avant que le contact ne se rompt.
- Tenter de le renouer.
- Oui mon capitaine.

Il prit une grande inspiration en essayent d'analyser cette nouvelle information. Au mieux cela était à cause de la destruction d'un relais de communications dans leur secteur. Dans le pire des cas... Ils étaient tous mort. Se tournant vers la carte holographique de la station et des positionnements de leur force sur celle-ci, il se tourna vers un sous-officier.

- Est ce que nous avons des unités disponibles à leur envoyer ?
- Et bien... Aucun effectif conséquent, mais nous avons des droïdes de combats fautes de mieux.
- Des droïdes de combats ?! Dans une mission de confinement de civil, vous n'y pensez pas !
- C'est tout ce que nous avons pour l'instant mon capitaine.
- Hmm *Il poussa un profond soupir.* "Bien, vous pouvez les déployer... Avec ordre de tirer en paralysant ! Je ne veux pas voir des vidéos de nos droïdes qui abattent des civils républicains sur l'holonet...

Le sous-officier le salua et partit remplir la mission tandis qu'un nouveau rapport arrivait dans les mains du capitaine. Un pylône venait de s'effondrer et même s'il n'en connaissait pas la cause ont rapportaient de nombreux blésé qui nécessité des soins immédiats.
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[Event XII.2 - Pakuuni] Les hommes de la situation

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