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 Gelée royale [PV Virgile-Auguste]

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Luke Kayan
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MessageSujet: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Jeu 3 Mai 2018 - 16:19

Luke passa sa tunique et sa toge lavées par un droïd diligent quelques heures auparavant. Catherine fut réquisitionnée pour attacher la blonde chevelure tout juste sèche en une demi-queue parfaite mais simple, simple comme le jeune homme avait décidé de rester face au Roi d'Ossus, nouvellement nommé. Succédant à son père, uni aux Jedis, notamment à cause de la bibliothèque se trouvant sur leur planète, malgré des réserves visibles dans son discours d'intronisation, Virgile-Auguste devait naturellement rendre visite aux alliés du défunt monarque. Le Consulaire avait été choisi, plus pour ses capacités de diplomate ainsi que sa connaissance de l'étiquette que pour le fait d'être l'ancien Padawan de Saï Don, car les Jedis, s'ils avaient décidé de montrer du respect envers le porteur de la couronne, ne dérogeraient pas à leur principe: austérité et authencité. N'importe quel maître ou chevalier disponible aurait fait l'affaire pourvu qu'il dispose des compétences nécessaires à ce poste improvisé et éphémère de guide. Finalement le rôle avait échu à Luke par une accumulation de circonstances. C'est du moins ce dont était persuadé le Hapien, lequel devait également évaluer discrètement leur hôte. Serait-il une graine de dictateur ou une jeune pousse prometteuse ayant hérité de son père, arbre grandiose au feuillage bruissant son désir de justice?

Le Chevalier ne se sentait ni flatté, ni insulté par son travail de guide. Cela faisait partie de ses obligations et il espérait en tirer un apprentissage quelqu'il soit. Saï avait su lui montrer que ne pas manier le sabre-laser correctement ne signifiait pas être un inutile, lorsqu'à l'orée de son adolescence, Luke s'était indigné par les discours poussifs entre deux galas aux richesses indécentes. Il fallait de tout pour faire une Galaxie, et certes, un roi ne pouvait prétendre aller en jean et en tee-shirt à ses rendez-vous, aussi modeste soit-il. Les Jedis, eux, dans une certaine limite pouvaient en revanche brandir cet étendard, comme Luke le faisait présentement de façon passive, en attendant l'homme en bas des escaliers du Temple dans son habituelle tenue, fleurant encore bon le passage en machine. Juste sa propreté, ses manières impeccables de diplomate et lui, c'était tout ce qu'avait amené le Hapien pour recevoir l'honorable visiteur. Sa politesse s'exprimait dans les détails, comme son maintien droit, sa tenue repassée ou encore son arrivée au branle-bas-de- combat, un quart d'heure en avance.

Était-il stressé? Évidemment, la théorie de l'égalité était une chose, la mise en pratique une autre. Luke savait qu'il allait rencontrer le Roi d'Ossus, asseyant le début d'une longue relation entre cette monarchie et l'Ordre. Virgile-Auguste ayant un jugement encore assez timide vis-à-vis des siens, c'était à lui de lisser les anicroches avant même qu'elles n'apparaissent, et tout ça sans recourir aux infâmes flatteries. De plus, celui qui serait son interlocuteur d'ici peu avait beau être son cadet, son instruction sévère avait dû en faire un érudit. Il avait dû presque exclusivement se dédier aux études, tandis que Luke, comme n'importe quel Jedi avait divisé son temps entre l'apprentissage guerrier et celui de l'amour des livres et des mots. Il se considérait donc probablement moins savant que ce jeunot, lequel, s'il avait été sérieux, devait disposer d'excellentes références, notamment en littérature "artistique" où le Chevalier pêchait. Serait-il à la hauteur? Cependant, le futur guide essayait de rester calme, passer sa main sur le sabre-laser de Karm ceint à sa taille le rassura quelque peu. C'était une mission comme une autre.

Sous une pluie fine mais persistante, le Chevalier avait les yeux patiemment rivés vers un horizon dont il ressentait les mouvements. Du moins, les plus importants, comme cette aura qui, finalement s'approchait de lui. Le jeune homme ignorait si Virgile-Auguste viendrait seul -ce qui semblait plutôt logique car difficile d'être mieux protégé que dans un Temple entouré de Jedis.- mais il espérait ne pas avoir affaire à une armada de majordomes et de servantes ou encore à une garde rapprochée privée, généralement entêtée, pointilleuse et orgueilleuse.

- Bonjour Sa Majesté, c'est un honneur de vous rencontrer. Je suis le Chevalier Luke Kayan et l'on m'a chargé de vous faire visiter le Temple Jedi. En espérant que le programme vous sied.

La voix douce mais sûre du chevalier s'éteignit tandis qu'une petite brise chahuteuse passait entre les plis de sa toge brune, la faisant légèrement voleter avant de la laisser gentiment retomber, jusqu'au prochain souffle taquin. Sans aller jusqu'à faire une révérence, le Consulaire avait tout de même esquissé un gracieux signe de tête, puis, fait surprenant, avait tendu sa main. Si cela pouvait paraître poli envers un politicien normal, certains qualifieraient ce geste de malvenu face à un souverain. Pourtant décidé à traiter l'homme comme ce qu'il était - un homme, donc, de surcroît un étranger.- le blond lui offrait la possibilité de faire connaissance comme deux inconnus décidés à bien s'entendre peuvent le faire. Libre au roi de diriger sa paume vers ces doigts tendus un peu au hasard malgré une position générale correcte.

D'un mouvement de tête, Luke tourna ensuite la tête, dirigeant son regard vers l'entrée du Temple, invitant, sans le presser, le roi d'Ossus à pénétrer dans ce qui était sa plus chère demeure. Le vent sembla lui aussi presser le nouveau monarque à se mettre à l'abri, et peut-être aussi, à répondre au salut simple mais empreint de politesse du Chevalier.

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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Lun 7 Mai 2018 - 1:10

Navette Officielle de la Royauté d’Ossus – Le Joyau de Talla II

Ah, du coup je ne pourrai pas essayer un sabre laser ? Avait-répondu Virgile-Auguste confortablement affalé dans le canapé en cuir trônant au centre du salon d’apparat du Joyau de Talla II qui devait le conduire sur Ondéron pour une première rencontre et une visite officielle.

Je ne pense pas Majesté, les Jedis sont très attachés à leur arme, ils la considèrent comme une partie d’eux, un prolongement de leur bras si je puis m’exprimer de la sorte. Toutefois, je pense qu’une démonstration doit être prévue au programme. Enfin, programme, programme. Nous sommes à chaque fois surpris avec les Jedis.

Jarod de Lénoncourt, le Haut Conseiller en charge des affaires Jedis tournait comme un lion en cage dans la pièce en s’efforçant de préparer correctement Virgile-Auguste à sa première présentation au Temple. Il était agacé et inquiet de constater que le jeune monarque semblait beaucoup plus intéressé par les pouvoirs Jedis, les modèles de chasseurs et les sabres-lasers que par les enjeux politiques de la visite. L’Empire aux portes d’Ossus, les relations avec l’Ordre millénaire n’avaient jamais été plus cruciales qu’aujourd’hui.

Pourquoi-surpris ? J’espère que ce n’est pas une embuscade, tout de même.

Non bien entendu Majesté. Mais vous devez savoir que les Jedis sont assez austères, assez peu portés sur le protocole. Feu votre père les trouvaient rigides et obtus mais entretenaient des relations très amicales.

Père avait un avis très arrêté sur beaucoup de choses !
Il avait failli rajouter « et bien ils devaient bien s’entendre finalement » mais il s’était ravisé ne voulant pas exprimer une opinion négative sur l’ancien Roi, encore présent dans toutes les mémoires. Lorsqu’on était Roi d’Ossus, on ne laissait jamais ses sentiments parler à la place de son cerveau.

Je ne vais pas vous apprendre l’histoire de notre système. Nous sommes des alliés millénaires des Jedis et nos relations sont amicales, mais que sa Majesté sache que l’idée qu’elle a évoquée lors de son allocution de couronnement concernant la remise en cause de la présence de la Bibliothèque sur Ossus a enflammé une lueur de suspicion.

On n’en est pas là ! Bon on arrive quand ? J’espère que je pourrai rencontrer Maître Don, c’est une vraie légende tu sais. Il y aussi Maître Alyria Von mais elle se fait discrète depuis quelques temps je crois.

Nous sortirons de l’hyperespace dans une dizaine de minutes, quand à Maître Saï Don ou aux autres Maîtres. Je ne peux malheureusement pas vous répondre.

Ondéron – Entrée du Temple Jedi – une heure plus tard


Il avait été décidé que l’escorte du jeune Roi sur la planète d’Ondéron serait modeste et discrète. Pas question d’arriver en fanfare. Deux speeders royaux avaient été mis à disposition du monarque par le gouvernement d’Iziz pour permettre de rallier le Temple depuis l’astroport.
Son uniforme immaculé impeccablement ajusté, Virgile-Auguste regardait la pluie tomber sur le paysage, le regard rêveur. Plus jeune, comme beaucoup d’enfants il avait rêvé des Jedis. De leurs fantastiques pouvoirs, de leur quête d’un idéal aussi noble que la paix. Ses lectures sur l’Ordre Jedi avaient été très inspirantes pour le jeune homme qui s’était pris plus d’une fois à rêver d’odyssées extraordinaires, sabre à la main pour combattre le mal et rétablir la paix. Pénétrer dans la sacro-saint Temple Jedi était avant tout un rêve de gosse avant d’être un énième ennuyeux plébiscite diplomatique.

Pourtant, il était conscient des enjeux qui reposaient sur cette visite. De par sa fonction et son sang. Il se savait le représentant officiel de son peuple qui comptait sur lui et même si l’idée ne le plaisait guère il devait se prêter aux jeux des apparences pour que cette entrevue se passe bien.

En arrivant devant l’imposante entrée du Temple, Professeur Thélophilus, le Grand Chambellan et plus fidèle conseiller retint un grognement en voyant que personne n’était arrivé pour les accueillir à la sortie du speeder. Un majordome s’extirpa en premier du bolide et ouvrit un parapluie pour permettre à Virgile-Auguste et à son conseiller de sortir. Le Roi renvoya l’homme et sortit sous la fine pluie qui ne gâchait rien au paysage des tours du Temple qui semblaient se noyer dans les nuages.

Il se mit en route sous le regard catastrophé du corps diplomatique qui suivait derrière. Je ne suis pas encore en sucre, je ne fonds pas messieurs rassurez, dit-il en esquissant un sourire candide. Le monarque passa fut vite à l’abri et aperçu enfin la délégation Jedi. Enfin, il y avait au moins quelqu’un.

L’homme qui lui faisait face était incroyablement beau. Sa toge qui dansait au gré du vent et ses longs cheveux blonds lui donnait l’air d’une divinité tallique à l’éclat presque irréel. Le Hapan, lui fit penser à un personnage de contes de fée que lui lisait sa mère lorsqu’il était encore enfant.
Maître Thélophilus resta légèrement en retrait tandis que le reste de l’escorte s’inclinèrent. Virgile-Auguste lui rendit son sourire et eut un moment d’hésitation en voyant la main tendue. Formaté par le protocole depuis ses premiers jours, serrer la main fraternellement ne faisait pas partie de ses « codes ». Pourtant, il se ressaisit et empoigna la main tendue avec force et franchise en répondant avec sérénité.

Chevalier Kayan, merci de votre accueil. Ce serait un honneur pour moi de vous avoir comme guide.

Maître Thélophilus, prit la parole une fois que le Roi eut terminé sur un ton beaucoup moins engageant, poli mais agacé en serrant le bec.

Un simple Chevalier pour accueillir son Altesse Royale, c’est un affront. Jamais l’Ordre Jedi ne s’était permis un tel manque de déférence et une telle insulte à l’étiquette.

Le Fosh aurait pu s’imaginer que ce fusse Luke qui rougisse mais en réalité ce fut le Roi qui s’empourpra comme une tomate devant l’intervention totalement déplacée de son conseiller.
Je suis certain que le Chevalier Kayan est un excellent guide ! Répliqua Virgile-Auguste en ayant un regard appuyé sur Thélophilus. L’humain eut ensuite quelques mots à l’oreille du Fosh qui finit par s’incliner et fit signe à la délégation de regagner les speeders alors que lui-même tournait les talons visiblement extrêmement vexé. Le Roi avait décidé de mener la visite seule. Une excuse pour s’exfiltrer de la cohorte qui composait sa suite était une trop belle occasion. Virgile-Auguste emboîta ensuite le pas du Chevalier se tenant à ses côtés. Il replaça une mèche volage de ses cheveux de feu et tenta de remédier à la bévue, le plus humblement possible.

Je vous prie d’excuser mon Conseiller Chevalier Kayan. Il ne le pensait pas. Thélophilus est très sensible à l’étiquette, ce qui est moins mon cas.

Le jeune homme se fendit d’un sourire maladroit alors qu’il montait les marches ne pouvant s’empêcher de regarder avidement le moindre détail de l’architecture. Intérieurement, il était excité, curieux et particulièrement ravi ! Il avait failli demander si le Chevalier avait besoin d’aide ayant noté son apparente cécité mais s’était rappelé que les pouvoirs des Jedis surpassait sa propre compréhension. Il ne lui fit pas l’affront de le lui faire remarquer.

Quel est le programme de la visite Chevalier Kayan ? Je suis très curieux des Jedis vous savez. Pensez-vous que je pourrais essayer un sabre laser ?

Quand Thélophilus n’était pas là, le Roi dansait. Un Roi extrêmement impressionné d’être ici et qui se sentait finalement bien petit face au Jedi filiforme qui l’accompagnait. Il avait décidé d’y aller, pour profiter de la visite comme il l’entendait mais aussi pour se tester lui-même. Il devait être à la hauteur.

Je voudrais que vous sachiez avant même que notre entrevue ne débute que vous et l’Ordre avez ma sympathie ainsi que celle du peuple d’Ossus.
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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Lun 7 Mai 2018 - 12:37

- Messieurs, ne sommes-nous pas, tous au fond, de simples hommes? Mais au-delà de ce jeu d'esprit, permettez d'expliquer notre choix: Maître Don est actuellement fort occupé. Il a conscience de l'importance de cette visite et c'est pourquoi il n'aurait permis qu'elle soit écourtée par une quelconque urgence. Je serai quant à moi, entièrement dédié à sa Majesté.

Laissant méditer le Fosh râleur sur ces mots diplomatiques, respectant l'étiquette -outre la première phrase un brin moralisateur ou moqueur peut-être.- à la lettre, signe que Luke en était fort capable et que cette "simplicité sincère" avait été savamment voulue. Il était en tout cas très heureux de savoir que le corps diplomatique n'allait pas tenir la chandelle mais ne le montra guère, affichant la même courtoisie froide que le Conseiller lui avait offert. Ce ne fut qu'une fois que le roi se fut engouffré dans le temple que le Hapien laissa davantage percer sa personnalité, toujours recouverte d'une certaine élégance, mais bien plus sincère.

- Cette étiquette qui se chiffonne, s'abîme, se délave et finit par se détacher si l'on ne prend pas soin du vêtement. Au final qu'est-ce qui compte le plus? La présence évidente du mode d'emploi ou le respect de ce dernier, malgré son absence physique? Quelle importance a l'étiquette, si l'on ne respecte pas les propriétés du tissu.

Un sourire vogua sur les lèvres du Jedi, lui donnant cet air mystérieux que l'ont prêtait aux membres de cet Ordre. Cette critique sous-entendue et complice avec le roi était une preuve de sa reconnaissance envers ce dernier pour son abondance. La première approche, bien qu'il faille rester prudent, s'était avérée excellente. Luke avait apprécié cette manière d'être, fraîche et honnête. Cela dit, ce pouvait également être une mise en scène préparée par les Conseillers de Virgile-Auguste afin de souligner son humilité, caractéristique importante des Jedis. Le jeune homme décida de continuer dans la voie qu'il avait précédemment vanté: l'honnêteté. D'un pas leste, à peine audible sur des dalles qui avaient pourtant tendance à raisonner, Luke guida son prestigieux invité. Il s'arrêtait devant quelques statues pour les commenter ou expliquait quelques détails d'architecture. Mis à part un certain décalage lorsqu'ils stoppaient ou que Luke désignait l'objet en question, il était précis et s'expliquait clairement, adoptant un ton agréable pour "réciter" ses résumés soigneusement préparés pour ne pas lasser le roi. Si le comité d'accueil ne payait pas de mine selon le Fosh, l'unique membre de ce dernier s'était appliqué en ce qui concernait le programme ou plutôt le pré-programme puisque ces anecdotes étaient surtout un prélude. Cela dit son allure vive était une illusion dans le sens où Luke connaissait parfaitement chaque recoin du Temple. En-dehors il restait un aveugle,, privilégié grâce à Force certes, mais tout de même handicapé.


- Je crains que non, Majesté - expliqua patiemment mais sans détour le Jedi.- si une arme est dangereuse par définition, le sabre-laser est encore plus particulier, dont le simple maniement requiert de longues années d'entraînement. Cela dit, nous pourrions envisager un cours basiques avec une lame d'entraînement, très semblable au sabre-laser.

Proposa-t-il en guise de compromis, tout en se demandant pourquoi tout le monde était si fasciné par cette maudite arme qu'il portait plus comme décoration qu'autre chose à sa ceinture. Heureusement le Jedi avait fini par récupérer son propre sabre qu'il n'appréciait guère mais connaissait bien, même si au fond, celui de Karm lui manquait.

- Votre magnifique bibliothèque étant un des nombreux liens qui nous unit, j'ai songé qu'un tour dans la nôtre pourrait vous plaire. Par la suite, peut-être pourrions-nous, rencontrer une classe de nos plus jeunes Padawans, visiter les installations et pour finir un déjeuner dans la... Cantine. - Bien sûr, tout de même vidée de ses habituels visiteurs pour recevoir le roi, et nappé avec un joli tissu, simple mais ouvragé pour recevoir sa Majesté. Les couverts de ce dernier seraient en argent, paire presque unique au Temple et sortie pour les plus grandes occasions. Il y avait évidemment un grand fossé entre prôner la simplicité et s'en servir d'excuses. Un pont à ne pas franchir, lorsqu'on recevait tout de même Sa Majesté d'Ossus.- Adaptée à votre réception évidemment, bien qu'il ne faille guère, je le crains, vous attendre à un festin.

Avoua le jeune homme qui guettait les réactions de son cadet, avec un intérêt savamment occulté par un visage affable. Pour le moment il ne devait pas s'obliger à sembler sympathique car Virgile-Auguste lui avait réellement causé une bonne impression. Le repas préparé serait un peu meilleur que celui que l'on proposait à ceux qui vivaient dans les lieux, mais pas beaucoup plus, sachant que de base, la nourriture était déjà saine, naturelle et de bonne qualité. Toujours cette savante danse entre l'austérité clairement affichée et la reconnaissance du rang d'une personne somme toute hors du commun.

- Au nom de notre Ordre je me permets de vous remercier. J'accepte cette déclaration de valeur comme un cadeau précieux et vous assure de la réciprocité de nos sentiments.

Luke s'inclina légèrement, acceptant la généreuse offre du souverain, tout de même étonné. Son discours d'intronisation l'avait montré plus sceptique en ce qui concernait les Jedis, et le Hapien n'espérait pas obtenir, dès le début, de si doux mots à leur égard. Toutefois bienheureux de l'entendre, il avait répondu pareillement, afin de resserrer des liens déjà étroits. Qu'ils soient voulus ou non, ceux-ci étaient inévitables étant donné l'histoire commune entre l'Ordre le Ossus, mais s'ils pouvaient se nouer dans une ambiance sereine, c'était évidemment un plus non négligeable. Après cette intervention imprévue quoiqu'agréable, le concerné repris le fil de son exposé, d'une façon un peu plus personnalisée toutefois.

- Vous qui m'avez confessé votre grande curiosité, à quoi songez-vous, lorsque vous pensez à nous? Qu'aimeriez-vous visiter ou savoir le plus?

Demanda directement le jeune Jedi, impliquant que le programme pouvait être modifié. Après tout, ce dernier était plutôt commun, préparé selon les habituelles convenances. Virgile-Auguste ayant son propre caractère, Luke souhaitait l'encourager à le laisser ressortir. Si son Ordre prônait évidemment une certaine retenue et une maîtrise des sentiments, cela passait par leur compréhension, la connaissance de soi et une manière d'agir naturelle. Les formes venaient s'ajouter ensuite, pour s'adapter à la société, mais avant tout, un homme devait savoir écouter ses envies, quitter les sentiers battus, du moment qu'il ne risquait pas de blesser la végétation ou les autres êtres qui les parcouraient. C'était là, les conditions essentielles à l'expression de personnalités uniques et enrichissantes. Pour une simple visite du Temple, il était évident que la personnalité de Virgile-Auguste ne risquait de plonger personne dans le chaos, ainsi, Luke agissait avec lui presque comme un égal Jedi, glissant naturellement de son enseignement dans ses mots. Son cadet, s'il voulait s'immerger dans leur monde, allait être servi.

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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Mar 8 Mai 2018 - 22:39

Professeur Thélophilus ne répondit pas à Luke et préféra quitter le Temple en bougonnant à quel point ce manque de respect pour la monarchie d’Ossus était scandaleux et que cet affront ne resterait pas sans conséquences. De son côté, Virgile-Auguste ne s’était pas formalisé et son attention était déjà recentrée sur Luke et sur la visite qui l’attendait. Le Fosh s’emportait souvent, tout l’amour qu’il portait à celui qui avait été son élève avant d’être Roi faisait parfois ressortir ses plus bas instincts.

Habitué aux compromis et voulant mettre son hôte à l’aise, il se permit un fin rire espiègle au sujet de l’étiquette ayant compris où voulait en venir le Chevalier Jedi. Il savait que les représentants de la Force chérissaient les énigmes et en métaphores filées ; vif d’esprit ce petit jeu de rhétorique lui convenait.

Il reste à espérer que le tissu ne froissera pas trop à l’usage.

Répondit le monarque en s’arrêtant devant une statue désignée par Luke. Véritablement intéressé, Virgile-Auguste posa plusieurs questions à son guide manifestant un intérêt non feint. Fasciné par l’art et par les mystères qui gravitaient autour de la Force, l’homme marqua plusieurs autres pauses supplémentaires dans le hall du Temple qui regorgeait de Jedis de toutes races et de tout âge. Il se serait voulu bien plus naturel mais même seul et à l’abri de son escorte, il n’en demeurait pas moins un représentant ; son Altesse Royale. Il n’était pas là pour s’amuser. Il avait même plusieurs messages à faire passer à ses alliés Jedis, certains plus déplaisants que d’autres.

Je n’en ferai rien Chevalier, je ferai un bien piètre adversaire face à un Jedi.

Rétorqua l’Ossien avec un nouveau sourire. S’il pratiquait le combat à l’épée depuis son enfance, ses prouesses martiales à l’arme blanche restaient assez moyennes. Le baiser de Talla, l’arme bénie des rois d’Ossus était un glaive d’apparat. Ou bien, il le laisserait gagner pour flatter un ego par ailleurs inexistant. Enfin, bien qu’il ne le lui fasse pas remarquer, Luke était aveugle. Combattre un aveugle était un faux pas à la chevalerie et à la bienséance qui sied à n’importe quel gentilhomme.

La bibliothèque d’Ossus fait la fierté de mon peuple bien qu’elle suscite parfois de la crainte. Nous ne saurons jamais pourquoi Maître Ooroo décida de la bâtir sur ma petite, modeste et éloignée planète mais sa présence et les trésors antiques qu’elle renferme nous obligent. Le pacte passé entre mon aïeul le Roi Léopold-Tancrède et le Maître Jedi Odan-Urr qui permet notre collaboration vient d’une autre époque.

Le Monarque s’arrêta devant une carte de la galaxie dessinée sur l’un des murs où chaque planète était représentée par un petit cristal incrusté dans le mur crème. D’un doigt il pointa Ossus à la frontière de l’espace Hutt et de l’Empire et il reprit avec un pointe de mélancolie.

Depuis les Rois et les Maîtres Jedis se sont succédés et pourtant la bibliothèque est toujours debout. L’héritage de ces grands hommes nous rappelle combien il est important de chérir l’amitié qui nous lie, surtout en ces temps troublés.

Virgile-Auguste avait peur, peur d’être le dernier Roi de sa dynastie. Si dans des moments comme celui-ci il parvenait à se montrer à peu près convaincant, la couronne ne lui allait pas, il le savait. Difficilement, il se reprit ne voulant montrer aucune faiblesse au Chevalier Jedi qui avait de toute façon reprit la parole. La tête haute, un Roi ne doute pas, il commande.

Je n’aurai pas de problème à partager votre repas Chevalier Kayan, aussi étonnant que cela puisse paraitre, j’ai été à l’armée vous savez. Feu mon père voulait que je m’endurcisse. Je sais me contenter de ce qu’on me donne.

Dit-il en suivant le blond en ayant un souvenir fugace de ses presque deux années à l’École de Guerre de Coruscant. Virgile-Auguste était un roi singulier, un roi qui n’aurait pas dû l’être et qui avait toujours été tiraillé entre la vie fastueuse d’un prince et celle d’un simple soldat de l’armée de la République. Il ne savait toujours pas pourquoi son père avait voulu l’envoyer si précipitamment sur Coruscant pour le livrer à un mode de vie qui n’avait jamais été le sien, là où ses « camarades » l’avaient au départ jugé et puni pour sa naissance plutôt que par ses actes. Il était aimé sur Ossus mais ailleurs, il avait encore tout à prouver. Son rang, son jeune âge et les privilèges de son heureuse naissance aiguisaient les jalousies et l’antipathie. Aucun de ses tourmenteurs de dortoirs n’avait jamais su qu’il aurait échangé sa place avec la leur le plus volontiers du monde.

Étrangement, il ne se sentait pas jugé par le Chevalier, lisant en lui une bienveillance qu’il n’aurait pas prêté à un Jedi. L’affabilité dont faisait preuve Luke le mettait en confiance, par certains aspects il se sentait entièrement considéré, aussi bien en tant que personne que comme invité d’honneur. Il en fut véritablement touché et ne put retenir un nouveau sourire lumineux où transpirait sa trop grande gentillesse.

Pour être honnête, j’ai énormément lu à votre sujet, enfin je parle de l’Ordre. Votre code, votre histoire, votre organisation, je sais déjà beaucoup de choses. À titre personnel, je voue une certaine admiration aux Jedis. Pour être honnête, lorsque j’étais enfant je m’imaginais parfois être un valeureux Chevalier parcourant la galaxie, sabre en main. Cela est ridicule, je le sais. J’imagine que vos missions sont bien plus vastes ?

Se confia-il sans vraiment savoir pourquoi il ouvrait son jardin secret à un parfait inconnu. Il se reprit ensuite et répondit au chevalier, ajoutant un peu de maladresse à son tableau de chasse.

On raconte que vos pouvoirs sont immenses, est-ce grâce à eux que vous parvenez à savoir où aller alors que vous êtes malvoyant ?

Il se mordit la lèvre, se jugeant sévèrement pour son indélicatesse plus guidée par la candeur que par le jugement ou la moquerie. Thélophilus n’aurait jamais laissé passer une telle offense. Le monarque se confondit en excuse tout en bafouillant comme un adolescent prit en faute alors que ses joues se paraient de rouge. Il mit une minute pour retrouver son calme tout en s'en voulant pour sa gaucherie. Il continua à marcher mesurant soigneusement sa prochaine question.

Pourquoi-êtes-vous en guerre avec l’Empire Sith ? Ils vous ressemblent, font appel à la même Force, manipulent les mêmes armes. La paix n’est-elle pas possible ?

Naïveté une nouvelle fois mais toujours avec cet air qui lui donnait plus l’air d’un enfant de quinze ans que d’un roi d’une puissance planète. L’Empire faisait peur. Son père en parlait souvent, les récentes conquêtes impériales faisaient grandir leur force. Les attaques sur les systèmes neutres ces dernières années n’avaient rien de rassurant pour Ossus, même puissamment défendue et aidée par les Jedis. La paix était ce qu’il y avait de préférable pour tout le monde.
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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Mer 9 Mai 2018 - 0:45

[hj: désolée s'il y a des fautes, j'ai tout tapé sur téléphone.]

-Loin de moi l'idée de vous proposer un combat, je songeais plus à vous offrir quelques humbles bases, vous qui sembliez si intéressé. Quoiqu'il en soit, nous ferons comme bon vous semble. Il se trouve, de toutes manières, que le maniement du sabre n'est pas mon point fort. Il est probable que vos connaissances pour manier l'épée soient supérieures aux miennes. Car vous continuez d'en apprendre les secrets par tradition me paraît-il. N'est-ce pas?

En effet, Luke s'était laissé entendre dire que la Royauté d'Ossus maniait un genre d'épée, laquelle coupait telle un couteau au lieu de brûler comme le faisait le ''noble'' sabre-laser. Curieux quant à cette pratique mais surtout compatissant, le Hapien avait de la peine pour son cadet qui, pas plus que lui, n'avait pu échapper à m'ennuyer discipline. Mais après tout, peut-être que Virgile-Auguste aimait cela.

- Je crois que nous sommes mieux lotis que l'armée en ce qui concerne la nourriture- répondit-il, quittant le sujet du sabre auquel ils reviendraient si le jeune roi le désirait. - et les soldats ne nous le pardonnent pas. Ce serait là un motif de dispute dirais-je. - plaisanta le Hapien en faisant référence aux petites rivalités qui avaient toujours existé entre les deux corps. Un peu comme dans toute amitié n'est-ce pas. Toujours est-il que malgré leur austérité, les Jedis avaient le droit à des repas de qualité, ce qui leur offrait de solides bases pour leurs entraînements parfois extrêmes.- Mais j'apprécie votre compréhension à égard de notre modeste accueil.

Acheva le Hapien qui ignorait toujours si Virgile-Auguste était totalement sincère mais appréciait au moins les concessions offertes d'une voix claire et chaleureuse. Tout comme il était agréablement surpris de constater que Virgile-Auguste avait connu la réalité... bien que ceux
dernier avait du souffrir de la différence de mode de vie entre son palais et l'armée en question. Luke trouvait pour sa part les militaires obtus, souvent formatés et trop axés sur la guerre. Cette douche d'humilité était peut-être cela dit, ce qui permettait leur conversation d'un ton égal, presque amical malgré une certaine barrière évidente, du à leurs rangs différents et aux enjeux dont dépendaient leur discussion.

- C'est éventuellement un peu réducteur mais ridicule non. Loin s'en faut. Nous avons tous un point de repère particulier. Au même titre que les gens pensent que les rois sont surtout des politiciens alors que leur tâche est plus ample, ils relient les Jedis à leur sabre-laser. C'est un raccourci naturel dont il ne faut pas avoir honte, mais auquel on peut pallier c'est vrai. - Commença Luke en diluant soigneusement la ''leçon'', franche mais administrée avec douceur. Oui il fallait changer de point de vue mais non, inutile de de blâmer. - Nous menons à bien des enquêtes plus longues, plus discrètes sur le long terme, étudions également. Un groupe spécial: le corps agricole participe actuellement à un projet de maintien des plantes dans des zones inhospitalières par le biais de la Force. Ils recherchent des plantes capables de se nourrir de la Force, source inépuisable, afin d'en offrir aux populations vivant dans des zones désertiques ou glaciales et leur fournir de la nourriture. Certains choisissent d'explorer des mondes inconnus ta dis que d'autres écrivent sur toute chose: la philosophie comme l'histoire bien que ce soit moins commun.

Le jeune homme stoppa un instant pour que son discours n'en devienne pas ennuyeux. Il essayait de répondre avec exactitude aux questions du roi, prenant chaque question au sérieux. Il n'avait pas hâte d'en finir ni d'en venir aux points importants. Pour lui ceux-ci l'étaient aussi.

- Les Siths. Voilà un sujet délicat, votre Majesté. Sans tomber dans la généralisation dont nous parlions précédemment, la majorité d'entre eux choisit une voie incompatible avec la paix. Ils se servent de leurs émotions fortes comme la colère voir la haine afin d'acquérir davantage de pouvoir. Leur puissance réside dans des attitudes guerrières et violentes. Ce sont de fins connaisseurs et ils ont leurs propres sages mais ces derniers prônent le contrôle de la Force alors que nous croyons en la cohabitation avec elle. Notre volonté est de la traiter comme un cadeau, une grâce qui nous touche et nous emmène à avoir des responsabilités. Certains Siths désirent la paix... Mais ils veulent l'obtenir par la domination des ''faibles''. Comprenez ceux qui sont insensibles à la Force, quand nous souhaitons et essayons autant que possible d'aider ces gens sans intervenir dans le pouvoir, même si récemment certains Jedis se sont impliqués en politique.

Luke n'avait jamais saisi pourquoi Halussius était devenu chancelier, ou encore Alyria. Cela s'éloignait beaucoup de leur code mais il se disait que si Saï l'avait approuvé c'était pour une bonne raison.

- Quant à nos pouvoirs comme vous les appelez, ils sont limités par l'enveloppe charnelle, pareille à toute autre. Fragile et temporaire. La Force, elle, est infinie. Elle s'étend en tout corps mis à part quelques étranges, capricieuse exceptions. En ce qui me concerne, je ne suis pas malvoyant mais nonvoyant. Et ceci n'étant pas naturel comme chez les Miralukas, je n'ai pas ce don incroyable le de voir à travers la Force. Je ne suis qu'un aveugle avec ses astuces. Les dalles de ce couloir résonnent différemment des précédentes, et celles de la cantine encore autrement. Leur son est plus feutré, il porte moins. Plus ''plein''. Dans des situations extrêmes la Force m'aide énormément, oui j'ai cette chance, mais je demeure limité. De fait vous ne me verrez guère galoper et si l'envie m'en prenait je saluerai le troisième ou quatrième poteau sur mon chemin après avoir vaillamment tenté et peut-être réussi à éviter les autres.

Luke se mit à rire, ignorant sciemment les excuses du souverain afin de ne pas laisser sa gêne première le bercer. Par chance, il n'était pas facilement vexable et assumait bien son handicap. Il en était tout autre pour son homosexualité. Heureusement, Virgile-Auguste si par quelque tour facétieux de la Force l'aurait su ou aurait eu des doutes, ce dernier n'émettrait probablement aucune question sur ce sujet.

- 10 portes.- Luke agita sa main droite qui courrait légèrement le long des murs de temps à autre. - il va être temps de tourner à droite. Je suis désolé de ne vous offrir que ces petits tours communs à tous les handicapés mais pour conclure sur le thème, je fonctionne exactement ainsi.

Certes, en ce qui concernait la détection via la Force ou les combats à l'aveugle, Luke était supérieur à de nombreux autres. Plus jeune, il était il imbattable à ce jeu et sa sensibilité déjà aiguisée au sein du courant mystique dans lequel puisaient les Jedis s'était encore affûté mais le Hapien n'avait pas envie de s'étendre sur ces détails, ni de se vanter.

De ses deux mains fines, le jeune homme ouvrit le sésame, une bibliothèque spacieuse et lumineuse, envahir d'ouvrages.

- Le reste de héritage dont vous parliez, ce souvenir et cet avenir d'amitié se trouve ici, et il appartient à vos mains ainsi qu'à vos yeux.

Le jeune homme stoppa sa route, laissant le monarque passer devant pour se promener dans les couloirs. Quelques Padawans levèrent la tête. Luke avait choisi de limiter l'entrée à la bibliothèque mais pas d'en fermer l'accès non plus. Ils voulaient accueillir le roi dans des conditions normales, les plus normales possibles en tout cas et faire en sorte que Virgile-Auguste se sente comme un Jedi parmi les autres, ce qui tombait bien vu les aveux de celui-ci concernant son rêve d'enfant, auquel le Chevalier de permit de revenir.

- En quelques sortes, votre poursuite de la paix et votre choix des mots plutôt que celui de la guerre, votre désir de conserver, de chérir la connaissance font de vous un Chevalier Jedi. Nos idéologies sont plus semblables que nos parcours pourtant, eux non plus pas si différents. J'ai appris les lois et les rouages de la politique, certes dans une moindre mesure que vous. Et vous avez certainement mieux apprivoisé l'art de la littérature que moi. Si je puis me permettre, je serais ravi d'avoir de vos conseils en la matière.

Commenta Luke presque comme il l'aurait fait avec. Un confrère. La seule chose qui dénotait était sans doute ces ondes de Force envoyées automatiquement sans retour. La conversation n'en restait pas moins agréable bien que le Hapien soit amputé de ces émotions soulignant habituellement chacune de ses paroles, cette communication double. Il y avait aussi, subtilement dilué dans ses paroles ou ses gestes, la déférence dû au monarque. Évidemment, il n'allait pas non plus totalement le traiter comme un ''simple'' chevalier tel que semblait le craindre le professeur. S'il avait très envie de poser des questions sur la royauté, la sensation que représentait porter la couronne, le Jedi se retenait. Il savait devoir contrôler ses pulsions de curiosité un tantinet infantile. Ici Virgile-Auguste, l'invité, était celui qui avait droit à toutes les intentions et Luke escomptait être un guide parfait.

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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Ven 11 Mai 2018 - 10:53

Virgile-Auguste ne put s’empêcher de rire quand Luke évoqua l’idée saugrenue que les compétences martiales du souverain soient supérieures aux siennes. Sportif, il l’était, habile à l’épée ou au tir beaucoup moins. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la transition de pouvoir était si complexe avec les représentants de la puissante armée d’Ossus. Les généraux qui formaient le Conseil de Guerre avaient déjà vu d’un très mauvais œil qu’un bègue peu sensible aux questions militaires prenne le commandement de l’armée. La mort prématurée du Roi et du Prince héritier faisant de Virgile-Auguste le Roi avait été difficile à encaisser pour les plus vindicatifs. Baiser la bague de ce dernier pour lui assurer de leur obéissance avait été une épreuve.

Pour être tout à fait honnête, je porte une arme car on me demande d’en porter une pour l’apparat. Je suis bien meilleur pour couper des rubans que pour manier le glaive.

Avoua avec mesure le jeune Roi ne sachant pas vraiment s’il en disait trop ou non. Éclairer Luke sur son état d’esprit pouvait être à double tranchant. Une monarchie faible à la tête d’Ossus pourrait aiguiser les appétits des Jedis ou les faire douter de sa force, mais se montrer honnête pouvait attirer la sympathie, sympathie déjà acquise par ailleurs. Lorsque Luke reprit son explication, le jeune souverain le fixa cherchant à capter son regard fixe à cause de la cécité. Regarder ses interlocuteurs dans les yeux était une marque de franchise et quelque chose lui disait que le magnifique Hapien pouvait regarder sans voir.

Toutes ces missions sont fascinantes et sont essentielles à la galaxie. Mon père avait coutume de dire que la Reine Talia Kira d’Ondéron avait fait preuve d’un grand discernement en hébergeant les Jedis rescapés des anciennes guerres. Connaissez-vous le poète Jedi Zanam ? C’était un révéré ayant habité longtemps sur Ossus, ma nourrice me lisait parfois ses poèmes, je présume qu’une partie de ma fascination pour votre Ordre vient d’elle. Elle disait tout bas avant d’éteindre la lumière que les pieux Jedis et leur Force me protégerait des cauchemars.

Souvenir lointain d’une époque révolue, un âge où le poids des responsabilités était plus léger, une ère où le destin royal était plus un jeu qu’une implacable réalité. Virgile-Auguste ne répondit pas sur le sujet des Siths, les dogmes au sujet de la Force ne le concernaient pas. Son père ou son frère se seraient permis de rajouter qu’il était difficile au milieu d’une bataille de savoir qui étaient les gentils entre les Jedis et les Siths. Le Monarque ne savait que penser de la présence des Jedis dans le corps politiques de la République.

C’était là tout le problème d’être un système neutre au milieu d’un triumvirat composé de l’Empire, des Jedis et de l’Espace Hutt. Son père avait abordé la question en refusant de se mêler de quoi que ce soit préférant entretenir des relations cordiales avec les différentes parties, allant jusqu’à commerce avec l’Espace Hutt assurant ainsi la prospérité d’Ossus au mépris des injonctions de la République. En grandissant, il était presque sûr qu’Aristophane-Charles avait même entretenu d’étroites relations avec Borenga. Mais la donne avait changé, les Siths ne pouvaient plus être considérés comme une simple légende, la frontière impériale était à moins d’un parsec d’Ossus.

Je n’ai pas d’avis sur les mandats de Maître Arnor ou de Maître Von. Peut-être simplement qu’il faudrait que vous vous concentriez sur ce qui vous rapproche plutôt sur ce qui vous sépare avec l’Empire. La guerre met en danger les habitants d’Ossus Chevalier Kayan. Mon système est solidement défendu et bénéficie par ailleurs de votre protection mais la guerre nous fait peur.

Il marqua une pause pour reprendre son calme et reprit en bégayant tout en plongeant son regard sur le sol.

Je.. dois, rencontrer les… S… Si…Sit…Siths, ce sont nos voi…voisins. Je dois protéger mon peu… peu.. peuple.

Le premier message était passé, difficilement comme le trahissait le ton hésitant du souverain ainsi que le timbre de sa voix qui s’étranglait parfois dans ses cordes vocales l’obligeant à répéter les mots pour être sûr d’être bien compris. La Force avait toujours rendu Virgile-Auguste rêveur, les possibilités infinies que les Jedis pouvaient tirer de son pouvoir, l’évocation de Luke le fit réfléchir, le Chevalier endiguait son handicap avec ses propres forces personnelles, sans se servir d’astuces ou de ses pouvoirs, cette résilience l’impressionna et fit écho à ses propres faiblesses. Son élocution hésitante et balbutiante qui lui avait valu tant de moqueries dans les médias à une époque et qui n’avait cessé de le complexer depuis.

Souvent il s’était imaginé que les pouvoirs de la Force lui auraient permis d’aller au-delà de ses problèmes, il se rendait compte à présent que seul le travail et la détermination permettaient de combattre ses fardeaux. Luke parvenait même à en rire, summum de la décontraction. La déconcertante facilité qu’il avait à parler aussi ouvertement de ses « soucis de santé » était désarmant, jamais ô grand jamais l’Ossien n’aurait abordé ses propres troubles de la sorte.

Je suis sûr que vous êtes un Jedi formidable, vous êtes très prévenant Chevalier, je peux le devenir et pourtant je n’utilise pas la Force.

Reprit le jeune monarque pour détendre l’atmosphère alors que les deux arrivaient à la bibliothèque. Si le spectre des missions de l’Ordre était aussi large, nul doute que les talents de Luke excellaient dans certains domaines, l’assurance tranquille qui se dégageait du blond le prouvait. Virgile-Auguste se nota de diligenter à ses conseillers la construction d’un groupe de travail sur les non-voyants à son retour sur Ossus. La vision de l’immense bibliothèque arracha un « ouah » de surprise à l’humain qui resta bouche bée devant la quantité astronomique de savoir réunis en un seul endroit. Le Roi prit son temps pour déambuler dans les différents rayons saluant poliment les autres occupants qu’il rencontrait évitant autant que possible de les déranger dans leurs occupations.

Ses mains se perdirent sur les ouvrages soigneusement rangés comme si il caressait un animal sauvage à l'allure féline.

Une éternité ne serait pas suffisante pour venir à bout d’autant de savoir. Cet endroit est… merveilleux.

Le jeune roux tira un livre traitant de la combustion des speeders de classe II et le feuilleta distraitement oubliant presque la présence du blond à ses côtés. Sa passion du pilotage et de la mécanique prenait souvent le pas sur la bienséance surtout quand l’ouvrage traitait le sujet avec autant de précision. Ce fut une petite voix appartenant à une jeune fille d’à peine dix ans en bure qui furetait qui le sortit de sa contemplation.

Les injecteurs à carbonite liquide fonctionnent mieux sur des pistons en croche, ce n’est pas expliqué dans ce livre.

Surpris le Roi se tourna vers la petite frimousse blonde qui avait de toute évidence échappée à la surveillance de son Maître et allait lui répondre avec un grand sourire quand un autre Chevalier arriva à courant. Il s’excusa platement en jetant un regard appuyé de sous-entendus à Luke et éloigna la fillette qui partit en faisant une révérence guillerette. Amusé, le Roi reprit la parole.

Je vois que j’ai de la concurrence et féroce qui plus est. Cette jeune fille est une apprentie, c’est comme cela qu’on les appelle ? À quel âge commence votre formation ? J’espère que vous n’envoyez pas de si jeunes enfants sur les théâtres d’opérations ?

Demanda finalement le Roi imaginant des enfants hauts comme trois fruits sur les champs de bataille. Bien que non affilié à la République, Ossus faisait passer les tests permettant d’identifier les potentiels Jedis à la naissance, héritage d’un accord dont il avait oublié le nom comme marque de reconnaissance toujours en lien avec la bibliothèque. Un test qu'l avait lui même passé. Combien sa vie aurait été différente si il avait pu avoir l'immense chance d'être sensible.

Et je vous laisserai volontiers ma place comme monarque d’Ossus Chevalier.

Répondit Virgile-Auguste en écho au compliment que venait de lui offrir le Chevalier, il reprit en suite en fermant les yeux sans lâcher le livre, pour se détendre il caressa la reluire de l’ouvrage et reprit la parole détestant ce genre de discours qui sonnait tellement faux dans sa bouche.

La paix est fragile, Ossus est un système neutre comme vous le savez. Au carrefour des grandes puissances qui régissent la galaxie. Notre histoire nous tiens à l’écart des conflits et des problématiques politiques. Les guerres de notre histoire ont laissé des traces. Nous ne cherchons pas les conflits. Nous sommes un peuple fort et indomptable mais nous sommes bien peu de choses. Cet héritage dont nous parlons attise les convoitises car le savoir est une arme. Si l’Empire venait à nous attaquer, viendriez-vous nous défendre et sonner la charge à nos côtés ?

Il avait besoin de garanties.

Certains de mes plus proches conseillers me suggèrent de rompre les liens qui nous lient au nom de notre indépendance. Je ne dis pas que je vais le faire, mais je suis un jeune Roi, assez peu doué comme vous avez dû vous en rendre compte.

Le pavé était lâché à grand renfort d’hésitations et de bégaiement.

Vous serez toujours le bienvenue sur Ossus, j’ignore si je peux vous conseiller des lectures mais j’aime beaucoup les fables de Jalamakarta, c’est un écrivain de chez moi qui raconte dans de courts textes des petites histoires avec une morale à la fin, celle-ci est toujours très… éclairante.
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Ven 11 Mai 2018 - 18:49

- C'est un peu la même chose pour moi

Plaisanta Luke, à moitié seulement d'ailleurs. Si cela n'avait tenu qu'à lui, le Chevalier se serait passé de cette arme accrochée à sa ceinture par un lacet de cuir qui l'enfermait et l'emprisonnait fermement contre son flanc. Certains Jedi portaient leur sabre au bout d'un cordon et ce dernier se mouvait à chacun de leur pas, bien en évidence. Le Hapien, lui, ne faisait pas assez confiance à son manche pour cela. Bien qu'il soit un peu plus difficile à saisir, il avait discrètement logé la partie la plus fine -c'est à dire la moitié- dans cet espace sur sa ceinture utilitaire où il dormait paisiblement, la majorité du temps. Quant à avouer directement au roi qu'il n'aimait pas manier la légendaire arme de son Ordre révélait un peu du suicide, ce dernier pouvant penser être sous le protectorat d'incapables. Mais Luke avait envie de croire en leur relation sincère naissante. Il avait d'autres capacités, comme la diplomatie et laissait aux Gardiens l'art de protéger par la force Ossus, nul doute que le jeune mais intelligent Virgile-Auguste saisirait la nuance.

- Je ne connaissais pas ce poète- S'étonna le jeune homme, un peu honteux d'ignorer tel référence. Il se promit de se procurer son oeuvre au plus vite. Une "tâche" de plus dans la longue liste qui l'attendait chaque jour, cependant il ne saurait se plaindre, étant son propre bourreau en ne cessant de s'ajouter des devoirs. Il avait tant à faire pour s'améliorer chaque jour.- Mais je le remercie de vous avoir offert une image si flatteuse de nous. Sans doute un peu erronée car nous ne sommes que des mortels, mais j'aime à croire que ces mortels que nous sommes essayent de faire de leur mieux.

Lorsque le sujet délicat fut abordé, le jeune Jedi devint plus sérieux. Son visage adopta une attitude prudente et ses émotions se muèrent dans un silence savamment recherché. Les mots devaient faire place aux sensations, à l'agacement qui naissait naturellement du fond de son coeur, amené au bord de ses lèvres par son propre vécu. Le roi ne pouvait pas savoir, ce n'était pas de sa faute.

- Les Siths - commença-t-il en ignorant volontairement le bégaiement de son interlocuteur, au même titre qu'il appréciait qu'on oublie ses difficultés.- sont pour la majorité des criminels qui ont déjà tué. Ils ne respectent pas la constitution commune à de nombreuses planètes. Cela dit, il y a eu des tentatives de rapprochements, comme ce Maître qui fut accueillit au Temple. C'est moi qui ait dirigé les négociations, lorsque nous avons essayé de communiquer, cet homme ne me parlais que de pouvoir, de destruction, songeant être un dieu et affirmant que notre rôle était d'épurer la Galaxie des faibles, afin que seuls les forts subsistent. Vous n'ignorez pas que plusieurs années auparavant encore, notre Ordre fut attaqué, plusieurs Padawans furent enlevés, et encore avant, lors d'une autre attaque non relatée, je fus... Enlevé par eux. J'ai vécu plusieurs mois dans leur "Temple" où ils éduquent leurs apprentis car ils souhaitaient me convertir. Ce fut... Je vous laisse imaginer, en vous résumant l'idée de la sorte: tenez-vous pour dit que nulle loi concernant la protection de l'enfant ou la constitution des États Libres en général n'y ait respecté. - Sans s'y attarder davantage le Hapien repris sur un ton plus neutre, moins anecdotique. Malgré lui sa voix avait légèrement flanchée en évoquant ces mois de captivité. Désormais il souhaitait en revenir aux faits purs et durs, palpables pour un home politique tel que le roi.- Certains Jedis sont pour une intervention physique afin de museler les Siths une bonne fois pour toute, mais la majorité d'entre nous sont pour la défense. Ce qui signifie que dans cette guerre, nous ne faisons que répondre. Et j'insiste Majesté, sur ce terme. Nous déplorons de devoir sortir l'épée, mais nous n'avons jusque là, agit que lorsque le danger approchait de nous et envahissait le Temple.

Les seules attaques frontales menées par les Jedis avaient été jusque là, des missions visant à récupérer les Padawans enlevés.

- Il y eut un traité, vous le savez sans doute, entre la République et l'Empire, or il fut rompu par la Dame Noire des Siths, leur souveraine si vous voulez, qui entacha le sol de sang après avoir pénétré, sous prétexte du traité, les terres de la République. Soyez-en sûr, je souhaite la paix, ayant moi-même vu des Siths se repentir, ceux-ci sont d'ailleurs parmi nos rangs, des chevaliers comme tout autres, mais certains m'ont aussi menti, me laissant croire à un désir de paix avant de littéralement me planter leur sabre dans le dos. Ainsi bien que j'en sois fort mal à l'aise, les habitants de Makem Te sous ma protection furent pris en otage.

Il baissa la tête et ses yeux papillonnèrent quelques secondes. Par chance nulle larme n'osa s'accrocher à ses cils. C'était un fait, bien que Luke ne souhaite pas répondre au jeu des Siths en se mêlant à une guerre ouverte, il doutait franchement des possibilités de paix.

- Rencontrer les Siths ? -Le Jedi leva vivement la tête, cette fois incapable de cacher son étonnement, mâtiné de désarroi sur le coup.- Majesté, vous seriez une proie de choix pour eux, afin de vous manipuler ou pire encore, de vous enlever puis faire du chantage à Ossus ou à l'Ordre. Je comprends que vous vouliez protéger votre peuple, c'est tout à votre honneur, mais c'est...

Insensé? Naïf? Courageux?

N'avait-il pas été ainsi plus jeune? Et cette rencontre, permettrait-elle au souverain d'Ossus de se rendre compte que l'Ordre n'était pas de mauvaise foi concernant une tentative de paix impossible?

- Je m'en ouvrirai au Conseil afin de demander leur avis... S'ils acceptent, je m'engage à faire partie de votre garde, car il est certain que vous n'iriez pas seul au lieu de rendez-vous si je puis me permettre.

Le jeune homme frissonna à l'idée mais c'est vrai qu'il ne perdait rien à en discuter avec le Conseil, ayant au moins fait l'effort d'accéder en partie à la volonté de Virgile-Auguste. La rencontre avec ce Darth Nero avait été terrifiante, mais ne s'était pas mal passée, et en rencontrant un tel mégalomane, le roi pourrait enfin ouvrir les yeux. Ou... Apprécier le discours enjôleur des Siths? C'était un risque, mais si Luke s'y opposait au nom de l'Ordre, il s'exposait surtout à ce que son interlocuteur le prenne mal en plus de s'y employer par derrière, discrètement, en commettant l'erreur d'inviter le Rancor dans son ranch de Banthas.

L'intervention de l'enfant permis à l'atmosphère de se détendre. Luke jugeant que le roi était heureux de cette rencontre ne fit pas cas du sévère chevalier qui lui avait glissé une onde de reproche au milieu de ses regards appuyés. Être aveugle était une formidable excuse pour ne pas voir.

- C'est une apprentie, ou une Padawan, puisqu'elle a déjà un maître qui se charge personnellement d'elle. Normalement les initiés, des genres d'aspirants si vous voulez, trouvent un mentor plus tard, mais il arrive que des duos se forment à l'aube de l'apprentissage de l'enfant. Lorsque le lien est fort, indubitable, que les deux âmes sont attirés l'une par l'autre ou que... L'initié ait de sérieux problèmes d'intégration, de retard.. Et que pour l'aider, on le propose à un maître personnel. En général un Padawan connaît les affres du terrain lorsqu'il est adolescent, bien qu'il y ait eu des exceptions, mais 15 ans est généralement le minimum Majesté. Nous tenons à respecter les droits de l'enfant.

Certes, l'apprentissage était outrageusement difficile, y compris lorsque les gamins tenaient à peine sur leurs jambes. Certains finissaient blessés à l'instar de ces athlètes sur-entraînés depuis leur plus jeune âge. Cependant, la Force permettait de lire dans la volonté de l'enfant et l'intégrité physique et mentale de ce dernier étaient respectés, les maîtres devinant généralement qui souhaitait continuer réellement dans la voie des Jedis. Personne n'était obligé de continuer même si certains décidaient de poursuivre par peur de ne pas s'intégrer dans la société. Les apprentis évoluaient dans un monde à part, et ils voyaient le vide en-dehors de leur Ordre, dès lors, comment vraiment décider de le quitter en toute liberté? Mais de ceci, Luke n'en avait nulle conscience, persuadé d'avoir toujours eu le choix, à l'instar de cette apprentie ou de tous les enfants.

- Caroline aime beaucoup la mécanique- commenta le Chevalier, content de l'intervention libre de celle-ci, permettant par le plus grand des hasards, au souverain que les enfants n'étaient pas retenus, contrôlés ou manipulés comme certains le prétendaient. Ici, et il y avait toujours cru, chacun pouvait développer ses talents et s'exprimer librement.- Moi je ne fais même pas concurrence, à vrai dire je n'ai rien compris.

Admit-il sans gêne avant de redevenir sérieux. Le thème redevenant délicat, le Jedi se rapprocha de Virgile-Auguste pour le guider dans une petite cellule habillée d'un bureau et de deux chaises, normalement préparées pour recevoir des étudiants qui devaient travailler en groupe.

- Vous m'en voyez désolé, mais je vous rends votre place -commença le jeune homme avec un bref sourire empathique, reconnaissant implicitement la charge incroyable que devait supporter le roi. Un véritable fardeau.- Si l'Empire attaquait, je ne peux répondre au nom de tout l'Ordre à cette question si délicate, mais je puis vous assurer que le réflexe de n¡importe quel Jedi serait de porter secours à des citoyens innocents. Et donc d'intervenir.

Luke souligna ses propos d'un regard appuyé. Ayant eu le temps d'apprivoiser la silhouette du souverain, sa voix, il était parvenu à centrer son aura, pour planter ses yeux vairons dans les pupilles de son interlocuteur, assurant son soutien en silence.

- Ceci dit laissez-moi vous dire une chose, nous aurions pu vous aider à deplacer la bibliothèque si cela signifiait sauver les vies de votre peuple, mais vous êtes trop unis à nous. Si l'Empire avait décidé de vous attaquer, il le ferait, avec ou sans livres: juste pour voir notre réaction, nous tester ou vous punir de nous avoir si longtemps soutenus. Vous serviriez, je le crains, d'exemple.

Un sourire triste se posa sur les lèvres du Hapien. Virgile-Auguste avait cerné le problème: son peuple était fort, uni mais contre les Siths difficile d'opposer une résistance suffisante.

- Je serais honoré de lire Jalamakarta et vous remercie pour votre invitation.

La peine s'effaça un peu du regard du Jedi. Ensemble ils pouvaient face. Serait-il finalement encore naïf

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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Lun 14 Mai 2018 - 23:27

Un mortel qui marche va plus loin qu’une divinité assise.

Commenta Virgile-Auguste avec sagesse face à la fausse modestie supposée de Luke. Il ne revint pas sur le poète ne voulant pas mettre son interlocuteur mal à l’aise mais sondant son état d’esprit sur le sujet. Il ne pouvait l’en blâmer. Si on qualifiait souvent le jeune Roi comme quelqu’un de brillant et d’instruit, lui n’avait que cela à faire valoir.

Abrité dans ses appartements, fuyant autant que possible la présence de son frère il avait trouvé refuge dans les livres, ce sacerdoce lui avait été salvateur lui faisant fuir sa prison dorée et ce destin qui ne le berçait que dans le sang. Combien d’aventures extraordinaires avaient pu vivre Luke ? Des dizaines et des dizaines quand lui ne foulait du pied les planètes que sous bonne escorte et dans le luxe des privilégiés de son rang. Sa vie n’avait jamais été en danger, ses problèmes insignifiants. Il n’avait jamais eu honte de ce qu’il était mais avait aspiré à autre chose, un quelque chose proche de l’idéal des Jedis. Ossus tout entier l’enviaient d’être Prince puis Roi, se plaindre aurait été indécent et jamais, il ne l’aurait fait.

Je ne voulais pas faire ressurgir des souvenirs douloureux, Chevalier. Je vous prie de m’excuser. Cette expérience a dû être épouvantable.

Déclara le Roi sincèrement même si il était à mille parsecs de pouvoir comprendre les atrocités que le blond avait pu endurer dans les cachots. Naturellement, il était au courant des différentes incursions Siths auprès des Jedis. Le traité d’Artorias avait fait les gros titres et à cette époque-là il était déjà en âge de comprendre. Malgré cela, il fallait être deux pour faire la guerre et il ne pouvait pas croire que les Siths soient seuls responsables dans cette grande guerre. Il avait toujours été très naïf et il me montra encore en répondant innocemment.

Si l’Empire commet des exactions si horribles, pourquoi ne pas simplement l’exterminer ?

Il marqua une longue pause laissant son regard se perdre vers le plafond en réfléchissant et contemplant sa propre vision simpliste des choses.

Sont-ils plus forts que vous ?

Pour en rajouter une couche.

Maintenant que vous n’avez plus de Jedi au gouvernement galactique et donc moins d'influence, peuvent-ils vous interdire de nous aider ?

Virgile-Auguste ressentit une certaine gêne quand Luke réagit si vivement à l’idée qu’il avait émise de rencontrer un représentant des Siths. Son père n’aurait pas eu une seconde d’hésitations pour rabrouer le Jedi lui ordonnant de se mêler de ses affaires. Fallait-il voir en cette demande une façon de le régenter ? Il hésita et porta un ongle à sa bouche essayant sans grand succès de cacher son malaise, fuyant le regard pourtant bienveillant du Jedi.

Je dois en discuter avec mon Grand Chambellan et mes conseillers, rien n’est décidé.

Il n’était pas son père et était bien trop influençable pour soutenir une pareille décision seul face à l’Ordre Jedi. Il se lança ensuite dans une diatribe creuse apprise par cœur à force d’écouter les leçons de tous ceux qui lui en donnaient.

Ossus doit son salut à sa neutralité. Nous ne cherchons la guerre avec personne et c’est précisément pour cela que nous sommes un grand système. Nous ne sommes pas une cible. Mon père, qu’il repose en Talla disait que partir en guerre était la pire des erreurs sur tous les points de vue. Ossus a été en guerre pendant dix ans avec les Seigneurs Hutts, aujourd’hui il ne reste que des stèles que nous fleurissons printemps après printemps pour honorer nos morts. Ces morts qui sont tombés aux champs d’honneur pour bien peu de choses. La paix arrachée par mon père nous a permis de commercer avec les Hutts, de maintenir la paix et d’excellentes relations bilatérales. Souvenez-vous de la rencontre avec la Reine Astarta d’Hapès, mon père avait refusé d’y participer, résultats, nous sommes en paix.

Ce n’était pourtant pas compliqué, si on voulait la paix, on avait la paix non ?

Je serai honoré de vous compter dans ma garde si une telle rencontre venait à se concrétiser, reprit le jeune roux en reposant le livre sur la mécanique à sa place.

Virgile-Auguste avait adressé un petit signe de la main à Caroline avant qu’elle ne parte en trottinant en poussant un rire espiègle. Le Roi se concentra ensuite sur Luke et l’écouta avec beaucoup de sérieux sur la formation des petits combattants de la paix et de la liberté. Sur Ossus, les choses étaient un peu différentes. A 18 ans, chaque Ossiens partait faire son service militaire pour une durée d’un an dans tous les corps de l’armée. Cette tradition militaire héritée des débuts de la monarchie avait pour objectifs de former une jeunesse courageuse, patriote et prête à défendre leurs traditions.

La planète n’avait jamais été aussi puissante militairement, en prévision des guerres les stratèges avaient commandés sur ordre du Roi une flopée d’engins de guerre sophistiqués. Comme si Aristophane-Charles avait anticipé les troubles à venir. Il emboita ensuite le pas et pris place dans le box de travail, par reflexe il se tint bien droit et croisa les jambes arborant son maintien royal.

J’ai toujours été passionné de mécanique. Mon précepteur était un pilote aguerri, peut-être même le meilleur, Tristan-Octave de Latreo. Nous passions beaucoup de temps ensemble, c’est lui qui m’a appris à voler alors que je n’avais pas dix ans. Il m’a aussi transmis sa passion de la mécanique. Père me l’interdisait, il trouvait que ce passe-temps ne convenait pas à un prince. Tristan-Octave continuait à m’apprendre en cachette. Un moteur à hydropulsion a quelque chose de très poétique à mes yeux.

Raconta-il se livrant bien plus que l’étiquette ne le prévoyait, comme une parenthèse légère dans l’ambiance grave qui avait succédé la diatribe sur l’Empire. Virgile-Auguste ne se confiait jamais à personne. Les relations avec sa famille étaient sans cesse régies par le code de la bienséance par le destin royal. Des amis, des confidents, il n’en avait eu qu’un. Maître Thélophilus trouvait grâce à ses yeux mais en sa qualité de professeur, son rapport avec Virgile-Auguste n’avait jamais été réciproque. Le Chevalier Jedi transpirait une confiance, un rapport avec ses dons ? Ou bien la propre faiblesse du monarque, incapable de tenir son rang. Aristophane-Charles s’en retournerait dans sa tombe.

Et vous Chevalier, quels sont vos talents, à part être un guide talentueux je veux dire.

Demanda-il en souriant.

C’est assez simple en fait de compte. Je pourrai rompre mes liens avec les Jedis pour ne pas provoquer l’Empire mais si l’Empire m’attaque, je n’aurai personne pour m’aider. Notre lien est à double tranchant et je ne sais pas vraiment quoi faire. Me rallier à la République serait une insulte à ma famille et reviendrait à planter un poignard dans le dos de ma dynastie, cella qui a fait d’Ossus le grand système qu’il est aujourd’hui.

Virgile-Auguste était fier d’Ossus, fier de l’héritage qu’il portait maladroitement depuis les funérailles de son père et de son frère, si récentes. Soutenant toujours avec beaucoup de difficulté le regard incroyablement harmonieux de Luke, le Roi se mit à jouer avec son imposante bague couverte d’imposantes pierres précieuses. Lourde de quatre-vingt grammes, les joyaux représentaient l’autorité de la monarchie sur le peuple ; le droit de vie et de mort mais aussi le devoir de protection.

J’ai beaucoup prié Talla, notre divinité. Il ne m’a pas apporté de réponses non plus.

Comme tous les Ossiens, il croyait dur comme fer en Talla ; le Dieu fondateur d’Ossus, sensible à la Force. Vénéré sur le système où plus de 80% des habitants étaient des fidèles au dogme Tallique prôné par le clergé. À Knossa, les athées n’avaient pas droit de citer. Ne pas vénérer le Dieu Talla revenait à se couper de la société entière. La religion était une valeur commune partagée par tous les Ossiens depuis des millénaires.

Le jeune homme retira sa bague et la déplaça sur la table jusque Luke la faisant rouler.

Que feriez-vous à ma place Chevalier Kayan ?
Si cette manœuvre pouvait faire office de test ce n'en était pas une. Plus le temps passait, plus le roux se rendait compte qu'il était incapable de prendre une seule décision importante. Rôle préponderant de n'importe quel Roi digne de ce nom.
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MessageSujet: Re: Gelée royale [PV Virgile-Auguste]   Mar 15 Mai 2018 - 20:59

- Tout est dans le terme- Modula patiemment Luke, saisissant que due à sa jeunesse ou au manque d'informations, Virgile-Auguste passait d'un extrême à l'autre.- "Exterminer" sans droit au jugement, détruire sans laisser une chance à l'adversaire de se défendre reviendrait à recourir à leur méthode, faisant de nous des Siths. Un des principes judiciaires de base veut que tout coupable est présumé innocent jusqu'à ce que le contraire soit démontré. Sans prendre cette phrase au mot, puisqu'il faut appliquer une certaine prudence d'entrée de jeu dans notre cas concret, nous devons toutefois respecter ce droit fondamental de l'individu et de la collectivité.

Le Jedi réfléchit un instant avant de passer à la suite. Il avait essuyé les excuses du roi d'un petit hochement de tête, les acceptant sans souligner davantage l'erreur en étant effusif.

- Ils peuvent être plus puissants, de la même manière qu'un criminel l'est par rapport aux gardiens de la paix, puisqu'ils disposent d'un champs d'action illimité: prises d'otages comme j'ai pu y assister, blessures voir meurtres ne les dérangent guère, tandis que nous sommes, pardon de le dire de la sorte, freiné par notre obligation de préserver la vie d'autrui et de protéger les nécessiteux. Cependant, sur le long terme, j'aime à croire que notre union, notre travail constant sur nos émotions, et nos liens entre membres de l'Ordre mais aussi au-delà, comme Ossus, nous donneront le courage nécessaire pour endormir la menace. Celle-ci, telle l'ombre, ne serait disparaître, je n'y crois pas, mais elle pourrait s'apaiser, et j'y travaille chaque jour. Les Siths ne m'effraient plus, ou du moins, plus autant qu'avant et je ne les hais pas. Ils sont une menace à traiter, soit en les aidant à retrouver le chemin de la lumière pour une petite minorité, soit en les enfermant comme n'importe quel criminel. C'est ainsi que je songe.

Expliqua calmement le jeune homme, qui, sans cacher son inquiétude cherchait tout de même à l'adoucir. Il montrait une attitude extrêmement équilibrée de laquelle il s'approchait avec l'âge, apprenant à se détacher toujours plus de ses émotions. De toute évidence, demeurer de marbre face à l'assassinat d'enfants ou l'élimination d'un village complet était impossible, toutefois Luke perdait à chaque fois plus cette capacité ou ce défaut de s'exprimer pleinement. À l'instar de n'importe quel aveugle, bien que chez lui le processus soit plus lent -il avait été entraîné à montrer des expressions faciales pour des infiltrations.- son visage adoptait à chaque fois plus une attitude neutre. À quoi cela pourrait lui servir de transmettre des images, tout en sachant qu'il était imperméable au retour. Pour les Siths c'était un peu la même chose: pourquoi hurler, les supplier d'entendre raison alors que leur coeur sourd était incapable de l'entendre et encore moins de répondre à ses appels? C'était triste mais le Hapien croyait de moins en moins à la rédemption de ces âmes damnées, outre de savantes exceptions.

- Non, ils ne le peuvent pas. L'Ordre dispose d'une certaine indépendance, et elle englobe heureusement ses choix d'intervention. S'ils voulaient briser notre lien, ils s'en prendraient à vous, c'est-à-dire en cherchant à influencer politiquement votre choix de continuer à nous recevoir ou à renoncer à notre protectorat.

Signala Luke, espérant rassurer un peu Virgile-Auguste. Le "partenariat" ne se romprait pas par leur faute.

- Ce choix de paix est louable et démontre le courage de votre regretté souverain. Il est difficile de résister à la tentation des promesses alléchantes qui vous fûtes sûrement proposées contre votre précieux appui: Obtenir le soutien d'une planète réputée pour sa neutralité est d'une valeur inestimable pour certains prôneurs de la corruption.

Répondit le Chevalier en recourant lui aussi à des éloges protocolaires, quoique sincèrement émises pour sa part. Bien qu'il sache que la paix ne pouvait se maintenir à tout prix, surtout si elle n'allait que dans un sens, comme l'amour, il ne pouvait que saluer le courage de l'ancien roi et de son fils qui semblait vouloir poursuivre dans cette voie.

Un sourire naquit sur les lèvres du chevalier, suivit d'un petit rire qui accompagna l'anecdote suivante concernant la mécanique. Les conversations s'entrecroisaient et pourtant tous deux ne se mélangeaient pas. Signe étrange lorsqu'on savait que c'était normalement l'apanage d'amis de longue date. Mais Luke pour sa part se sentait à l'aise avec le roi sincère et ce malgré quelques sujets délicats. Par chance Virgile-Auguste les abordaient de façon humaine et modeste: toute la sagesse d'un apprenti en fin de formation. À l'idée, le sourire du Jedi se maintint un peu plus longtemps que prévu, ne se fanant qu'après la demande de son cadet quant à ses talents. Luke réfléchit puis répondit avec prudence. Peu adepte de la fausse modestie, il avait décidé de choisir un ou deux domaines dans lesquels il était bon, au lieu de toujours exagérer ses défauts, de fait, pour lui les gens qui ne cessaient de se rabaisser étaient aussi fatiguant que les vantards, et parfois aussi mauvais puisqu'ils cherchaient les compliments.

- Je suis limité par mon handicap mais j'ai eu la chance d'emprunter la voie des soins, un peu par hasard certes, mais cela me fut plusieurs fois utiles. Ensuite je suis un diplomate convenable bien que mon taux de réussite en mission n’excède pas celui d'un chevalier moyen, cependant mon véritable domaine de prédilection est celui de la Force. Je l'étudie depuis plusieurs années déjà, me concentre sur mon lien, naturellement puissant avec elle, et cherche sans cesse à m'en rapprocher.

Certes, Karm était au moins aussi doué que lui, mais le Jedi savait posséder un taux de midichloriens impressionnant, il espérait ainsi continuer à s'améliorer et toujours pousser dans la voie de ses pouvoirs. C'était grâce à eux qu'il parvenait, l'espace d'une dizaine de minutes à opérer en ressentant goutte de sang, se projetant dans le corps comme s'il en faisait partie. Il avait tellement de fois pallier à sa faiblesse au sabre avec que c'était aussi probablement la Force qui l'avait sauvé plusieurs fois. Ayant soudainement une idée à laquelle seul un aveugle-habitué à essayer de voir ce que les autres observaient ou à faire voir ce à quoi lui avait accès- le Chevalier demanda au roux de l'attendre un instant. Il revint peu de temps après d'une salle attenante, où les enfants les plus jeunes se reposaient et jouaient. Il sortit de sa poche une boîte de paillettes jaunes et les posa sur la table après s'être assuré que la bibliothécaire ne les remarquait pas, sans quoi ce serait lui qui risquait directement de produire les paillettes. Le Jedi ouvrit la boîte puis se saisit d'une pincée qu'il projeta en l'air. L'idée l'avait pour la première fois effleurée avec cette même classe qu'il avait à sa charge: un apprenti au lien très faible avec la Force peinait à se l'imaginer alors Luke l'avait rendu visible afin qu'il apprenne à la connaître.

Avec ses doigts, le jeune homme attira les paillettes à lui, ces dernières pris dans le courant formaient un filament bien visible doré, il fit onduler le mouvement jusqu'à atteindre un livre, s'en saisir et le ramener à soi, toujours lié à cette "courroie" improvisée. Avec un sourire, le Jedi cessa son tour de passe-passer, les paillettes s'effondrèrent sur le sol, mais il n'en avait pas tout à fait terminé.

- Voyez la Force.

Se concentrant pour envoyer une vague dosée mais suffisamment puissante pour balayer les cheveux roux du visiteur, Luke fit voltiger quelques mèches, envoyant une bourrasque fraîche dans son visage, sans les paillettes abandonnées bien sûr.

- Sentez la Force qui nous lie, Majesté. Elle va au-delà de concepts comme la République, aussi légitime soit-il. Faites ce que votre coeur vous dit.

Quant à la déesse Talla, Luke ne savait pas quoi en penser, il songeait que c'était une dérivée de la Force, et cela lui paraissait incroyable que des gens aient suffisamment de foi pour croire en quelque chose qu'ils ne sentaient ni ne voyaient, un peu comme les religions qui l'avaient toujours intrigués.

- Je ne suis pas vous, la Force m'en garde, mais je pense que je ferais prévaloir les amitiés anciennes qui toujours, furent fidèles l'une à l'autre. Je m'unirais à ceux dont mon idéologie se rapprochent et avec qui je partage les intuitions. Sans prendre en compte la richesse économique, la présence politique, ou la grandeur physique. Cela dit, il est facile de poétiser notre lien, je le reconnais. Sans doute les enjeux sont-ils trop importants pour se contenter de réagir en philosophe, et je saisis pleinement la responsabilité qui vous incombe quant à la vie de votre peuple. En un sens, nous sommes nous-même astreints à la protection des différentes population de la Galaxie. Dès lors, prenez mes paroles comme vous croyez bon de le faire, comme une idée rêveuse ou un rêve palpable. Mais sachez une chose, une fois que vous aurez décidé, conservez votre route, sauf si quelqu'un vous enseigne l'erreur terrible que vous commettez ou que les circonstances changent. Soyez fidèle à votre première décision, celle qui se trouve entre votre âme et votre expérience.

Le point de rupture, l'équilibre parfait, qu'il n'avait probablement pas encore atteint.

- Et songez, Majesté: Talla s'est-elle tue parce qu'elle est au-delà de considérations de mortels à l'instar, je le crois, de la Force, ou parce qu'elle veut vous faire saisir qu'elle a confiance en vous?

Un sourire d'encouragement accompagna les propos du Jedi qui choisit de s'asseoir à une des tables de recherches, attendant patiemment et surtout sereinement le choix du roi. Il connaissait les enjeux mais croyait que l'homme serait capable de faire ce qui était le mieux pour Ossus, n'était-ce pas ce qui importait le plus au fond? Le bien-être de la population? Certainement davantage que les intérêts des Jedis même s'il avait évidemment peu envie que les relations se rompent. Il se résignait juste à cette éventualité.

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Gelée royale [PV Virgile-Auguste]

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