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 [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin

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MessageSujet: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Dim 11 Mar 2018 - 17:23



- Comment ça, la vice-chancelière est indisponible ?! rugit Grendo.
- Je suis désolée monsieur, elle est injoignable. Mais ne vous inquiétez pas, elle est en sécurité, elle est avec le Conseil Jedi.

En réalité, le Ministre se fichait bien qu’elle soit en sécurité ou non, le problème n’était pas là ! Le problème était que c’était à lui en tant que Ministre de l’Intérieur, de gérer cette crise. Que les Jedi soient ici ne signifiaient qu’une chose : ils allaient mettre leur grain de sel dans cette histoire et faire en sorte que le réseau criminel lui échappe. Or, c’est hors de question : il a fallu des mois de travail des services de renseignement pour infiltrer ce réseau et le cerner à cet endroit précis. Un réseau de passeurs qui faisaient entrer des impériaux sous de fausses identités ? En faisant tomber pareille supercherie, sa côte de popularité allait remonter en flèche. Alors il ne fallait pas que les Jedi fissent tout capoter !

Le Ministre atterrit enfin sur la plateforme d’atterrissage de Pakuuni, où quelques navettes officielles se sont déjà posées. Le neimoidien descend de la passerelle d’un pas vif, et il est accueilli par un petit contingent de militaires et… Un homme en bure.

- Allons-y ! s’exclame le Ministre.
- Je vais vous accompagner, voulez-vous ? Il faut que nous discutions.
- Qui êtes-vous ?

Cet homme n’a pas l’air d’un officiel de la planète. Et pour cause, il ne s’agit pas du tout de l’un d’eux… Car Halussius Arnor, qui a pour le moment gardé sa capuche sur son visage pour le dissimuler en partie, est là pour bien d’autres raisons : avec Velvet et les membres de leur groupe, ils ont infiltré le réseau criminel pour aider quelques personnes à passer côté Empire… Y compris quelques Jedi en mission. Le réseau, lui, n’a que faire de qui passe dans quel sens, mais s’il tombe, les deux voies seront fermées et il faudra des années pour reconstruire un tel passage entre République et Empire. Et avec cette fermeture, ce n’est pas seulement des identités qui ne pourront plus circuler, mais aussi des marchandises et des informations de grande valeur. Bref, ils avaient réussi à se positionner réellement stratégiquement, et voilà que les militaires républicains tombaient sur la zone pour la boucler ! Au-delà de la perte de cet avantage, Halussius souhaite surtout gagner du temps pour permettre à son amie Velvet et certains de leurs acolytes de prendre la poudre d’escampette. Il faut donc arriver à ralentir ce Grendo S’orn, qui de toute façon ne saura pas s’orienter tout seul dans la station, pour permettre à Velvet de sécuriser la zone et de s’enfuir avec les siens !

Et en même temps, hé bien, c’est l’occasion rêvée de parler à un officiel. Ça peut toujours servir, pour le refuge… A moins qu’Halussius ne souhaite pas du tout se dévoiler…


Seuls les joueurs Halussius Arnor & Grendo S’orn peuvent intervenir dans ce sujet. S’agissant d’un RP de stratégie, vous serez départagés sur la qualité d’écriture de votre RP, la pertinence, l’originalité et le réalisme de votre argumentation et de vos propositions ainsi que votre fair-play vis-à-vis de vos adversaires.
Ordre de post : Grendo - Halussius.

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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mar 13 Mar 2018 - 19:24

La situation sur place virait littéralement au cauchemar. Le neimoidien jouait sa réputation ici et aujourd'hui et il ne le savait que trop bien. L'échec n'était nullement envisageable. Surtout pas après ces longs mois de recherche, de filatures et d'infiltration digne d'un véritable film d'espionnage des temps modernes. Les services de renseignements avaient été beaucoup trop loin dans leur enquête pour laisser filer ces infâmes crapules si facilement. Un réseau criminel de passeurs faisant entrer des impériaux sous de fausses identités au sein de l'espace républicain voilà de quoi il s'agissait et la République n'était qu'à deux doigts de mettre la main sur eux. La plus grosse prise jamais enregistrée depuis des décennies au sein du vaste territoire et tout ça grâce à lui, encore fallait-il les attraper et vivants de préférence. Si le réseau tout entier tombait sous son mandat, S'orn se verrait sans doute féliciter pour ses efforts par les plus hautes instances républicaines, de quoi donner un sérieux coup de pouce à sa quote de popularité. Il mettait un poing d'honneur à régler définitivement cette affaire pour ce soir. Peu importe les moyens nécessaire, Paakuni retrouverait sa quiétude d'antan avant le coucher du soleil. Il en faisait la promesse. Mais le neimoidien n'imaginait vraiment pas quel merdier il allait remuer en réquisitionnant plusieurs vaisseaux de l'armée pour imposer un blocus sur la planète désertique aux bordures de la frontière entre la République et l'Empire.

Paakuni était un monde d'ordinaire sans histoire, du moins en apparence. Outre le fait d'être un désert tout entier victime la plupart du temps de tempêtes de sable d'une violence inouïe, la planète jouissait d'une position stratégiquement reculée au sein de l'espace républicain ce qui en faisait une plateforme parfaite pour la contrebande avec les Hutts. Le Ministère de la Sécurité Intérieure n'ignorait rien des transactions illégales de marchandises provenant de l'Espace Hutt, elles étaient pour ainsi dire tolérées dans une certaine mesure. De même que les produits qui étaient exportés vers ce même territoire n'étaient pas arrêtées. Un trafic de cette importance était impossible à interrompre, surtout en période de guerre où la plupart des effectifs était nécessaire ailleurs. Grendo ne pouvait pas faire l'impossible, aussi il s'était résigné à fermer les yeux sur les transactions ne mettant pas en péril la sécurité de la République. Après tout, moyennant quelques crédits tout se négociait, surtout avec un neimoidien aux commandes. Mais peut-être sa négligence avait-elle permis à un tout autre ennemi d'abuser de ses faiblesses. L'Empire profitait discrètement de cette plaque tournante pour y faire circuler ses agents à l'intérieur et à l'extérieur de la République. On ne pouvait décemment empêcher le libre échange dans la région mais permettre à son plus grand ennemi d'infiltrer le territoire sans inquiétude était une chose que Grendo S'orn ne pouvait accepter. Sans plus attendre il mit Paakuni sous blocus et plus précisément le complexe construit en plein coeur du paysage désertique, la Station K234 soupçonnée d'accueillir les fameux passeurs.

L'effet de surprise avait été total. La Station était sous contrôle. Une première victoire pour le neimoidien qui se félicitait de ne pas avoir été victime d'une potentielle taupe dans son entourage. A force d'être confronté à la traitrise sur son monde natal, le Ministre se méfiait littéralement de tout le monde. Si bien qu'il hésitait depuis peu à serrer la main de quiconque se présentant à lui. Selon les rumeurs, il aurait ouï dire qu'un riche Souverain de la bordure extérieure se serait fait assassiner par un rival l'ayant empoissonné au moyen d'une minuscule fléchette cachée dans la paume de sa main. Depuis, le politicien refuserait catégoriquement tout contact physique avec tout autre individu, même avec ses propres enfants. Se jugeant lui-même comme capable du pire avec ses plus proches alliés, sa paranoïa ne faisait que s'accentuer de jour en jour.

Malheureusement pour Grendo S'orn, très vite l'effet de surprise avait laissé place au chaos. Un chaos difficilement maîtrisable à en voir l'incompétence de ses subordonnés à coordonner les troupes sur le terrain. A la fin de cette histoire, le Gouvernement chercherait surement des responsables et si il ne parvenait pas à mettre un terme à cette affaire dans les délais qu'il s'était lui-même fixé, il ne donnait pas cher de sa peau dès son retour au Sénat. L'échec n'était pas envisageable non. Pas maintenant, pas aujourd'hui.

« Monsieur le Ministre, il nous faut rapidement de nouvelles directives. Suite à de multiples explosions plusieurs brèches se sont formées au sein du Hangar principal, l'édifice manque de s'effondrer, des individus sont en fuite, d'autres s'attaquent à nos troupes ... c'est la panique totale dans la Station » l'officier chargé d'accueillir le neimoidien semblait lui-même dépassé par les événements, un comble pour un militaire censé contrôler ses émotions dans pareilles circonstances.

« Mon garçon reprenez-vous bon sang ! Nous allons anéantir cette pitoyable résistance aussi facilement qu'on écrase un insecte. Je veux pouvoir consulter les plans de ce misérable complexe, faites-moi également un résumé complet de nos effectifs disponible et conduisez-moi à la salle des opérations. Je veux pouvoir voir de mes propres yeux l'ampleur du désastre. » lui répondit-il sèchement tout en marchant d'un pas déterminé en direction du bâtiment principal. Accompagné dès sa sortie de vaisseau par une escorte militaire, Grendo pouvait entendre au loin des rafales de tirs semblant s'affronter. Dans le ciel un nuage de fumée et de poussière se soulevait de l'autre côté du bâtiment principal. Le complexe n'était pas très grand, quelques kilomètres de long à peine, les combats non plus n'étaient pas bien loin.

« Demandez des renforts aux vaisseaux qui sont en orbite. Bouclez immédiatement les zones d'atterrissages. Plus personne ne décolle de la Station sans mon autorisation. Si vous voyez le moindre vaisseau décoller, abattez le. C'est un ordre soldat. »

S'orn le savait, le plus important dans une telle situation était d'empêcher quiconque de quitter la Station. Si le blocus semblait solide, le manque d'effectif militaire sur le terrain se ressentait lourdement. Les vaisseaux en orbite, bien que nombreux, ne pourraient pas courser de petits engins entraînés et suréquipés désirant s'enfuir. Il fallait à tout prix les arrêter avant le décollage pour avoir une chance de tous les intercepter.

« Je ne le répéterai pas une troisième fois Monsieur, qui êtes-vous ? » demanda enfin le neimoidien à l'étrange individu avant d'entrer dans le bâtiment principal comme pour l'empêcher de le suivre plus longuement sans s'être présenté. Officiel de la planète ou non, sa présence ici avait forcément une explication et Grendo S'orn désirait la connaître.
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mar 13 Mar 2018 - 23:44

Etre au mauvais endroit au mauvais moment... L'expression ne saurait être plus à propos pour Halussius et les siens. Comme tout le monde, ils n'avaient pas envisager l'intervention des troupes de la République, ils avaient été pris de cours et ce trouvait maintenant eux aussi piégé dans cette poudrière sur le point d'exploser !

Face à la panique générale, ils n'avaient pas pu faire autrement que d'agir lorsque les premiers tirs commencèrent à zébrer le hangar où ils étaient confinés, quelques uns de Refuge et Halussius. Le moment n'était plus à se faire discret et à se mouvoir aux grès des ombres, c'est pourquoi un de ses compagnons du Refuge, ancien Jedi, et lui déployèrent leur lames lasers afin de parer les tirs perdus et quelques fois, étonnement, des tirs beaucoup plus précis. Halussius finit par user de ses dons mystiques pour créer une opportunité. Usant de la Force et suivant une incantation dont il avait seul le secret, Halussius apaisa la foule au point de la désorienter l'espace de quelques secondes et de pouvoir ainsi s'échapper...

Malgré les explosions multiples et le chaos qui s'était répandu dans toute la station suite à cela, le groupe d'Halussius et celui de Velvet s'étaient rejoins quelques instants avant qu'ils ne se mettent d'accord sur ce qu'ils devaient faire et se séparer. La présence des soldats, la coupure des communication, le confinement autant de d’obstacles à lever pour pouvoir s'échapper. Chacun savait ce qu'il avait à faire. Velvet s'occupait des communications dans l'espoir d'entrer en contact avec le vaisseau resté en orbite. Lui devait trouver des informations afin de ralentir et contrecarrer les troupes républicaines.

Quelle ironie quand on y pense... Lui qui avait justement réformé et restructuré les forces armées de la République lorsqu'il était Chancelier, lui qui en fût le commandant en chef, voilà qu'il cherchait, d'une certaine manière, à agir contre elles...

Agissant comme il avait su le faire ces derniers temps, avec furtivité et discrétion, Halussius intercepta une conversation aux abords de la plate-forme d’atterrissage. Le ministre de la Sécurité intérieure en personne était attendu sur place. Il tenait là une opportunité... Jusque là dissimulé dans la pénombre de la coursive dans laquelle il se mouvait, Halussius s'avança calmement, les mains jointes, vers les soldats qui gardaient la rampe d'accès donnant sur la plate-forme. Aussitôt à porté de vue, les soldats le mirent en joue.


 « Nous bougez plus et mettez vos mains bien en évidence ! »

 « Si vous insistez... »

Détachant ses mains, Halussius les leva comme demandé mais dans un mouvement particulier. Il ajouta aussitôt.

 « Je dois être un responsable de cette station. Je devrais peut être parler à vos supérieurs ? »

L'astuce était connue et peu originale... certes... mais tellement efficace.

 « Vous devais être un responsable de cette station. Vous devriez peut être parler à mes supérieurs. »

Les deux soldats présent répétèrent exactement la même phrase dans une synchronisation quasi mécanique.

 « Je vous suis. »

 « Suivez nous. »

Sur la plate-forme, Halussius observa la présence de quelques soldats et officiers dispersés autour des navettes de la République. Son aimable escorte le conduit jusqu'à un jeune officier visiblement tendu et stressé. Halussius usa sur lui de la Force de la même manière afin de pouvoir être présenté au ministre. C'est là qu'il appris le nom du ministre en question... Grendo S'orn.

Il ne s'était pas réellement tenu au courant de ce qu'il se passait dans le cénacle gouvernemental de la République depuis son retour. Il savait juste que la reine Emalia d'Ondéron était à présent Chancelière... Mais il constatait que certains était toujours présent comme Grendo. Il ne lui avait jamais parlé directement mais ils s'étaient croisés quelques fois au Sénat à la fin de son mandat et lorsqu'il siégeait à la Cour suprême... Il était donc à présent en charge de la sécurité fédérale... C'est intéressant....

Lorsque la navette officielle de Grendo se posa sur le sol fléché et lumineux, Halussius prit une profonde inspiration. Il sentait la tension ambiante monter subitement d'un cran, non seulement chez l'officier mais aussi à l'intérieur de la navette. Le neimoidien descendit la rampe d'accès en deux pas à peine telle une flèche lancée avec force. L'officier eut à peine le temps de lui présenter ces respects que Grendo passa devant lui, ralentissant à peine le pas. Halussius n'a même pas le temps de répondre à sa question qu'il donne des ordres au militaire. C'est intéressant....

Halussius ne manqua pas un mot des ordres qu'il avait donné. Au delà d'être intéressant, c'était très inquiétant. Malgré l'empressement de Grendo, il arrivait à le suivre dans sa marche rapide. Il lui posa nouveau la question sur son identité, signe que le politicien restait néanmoins attentif. La capuche toujours en place, Halussius lui répondit d'une voix calme et suave.


 « Cela n'a pas d'importance dans l'immédiat, monsieur le ministre. Il est revanche important de savoir que l'opération que vous êtes en train de mener mets en danger les intérêts de la République et que ce n'est pas en usant de violence et encore moins en abattant systématiquement les vaisseaux qui tentent de s'enfuir, que vous mettrez fin à cette guérilla. »
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Ven 16 Mar 2018 - 18:40

 « Cela n'a pas d'importance dans l'immédiat, monsieur le ministre. Il est revanche important de savoir que l'opération que vous êtes en train de mener mets en danger les intérêts de la République et que ce n'est pas en usant de violence et encore moins en abattant systématiquement les vaisseaux qui tentent de s'enfuir, que vous mettrez fin à cette guérilla. »

N'avait-il pas été assez clair ? Fallait-il qu'il se mette à danser pour que cet inconnu prenne la peine de se présenter ? L'individu au visage masqué ne semblait guère prêt à dévoiler son identité. Un comble pour le Ministre de la Sécurité Intérieure en lien avec les services de renseignements censés tout connaître sur le terrain. L'absence d'identité n'était pas rassurant mais peut-être n'avait-il pas bien compris la question ? Absurde, Grendo l'avait déjà posée à deux reprises il ne pouvait être plus clair, ce devait-être de la timidité alors, oui c'était certainement ça, il l'appellerait "Timide" dans ce cas le temps que son vrai nom soit découvert. Timide semblait être un homme de corpulence moyenne  avoisinant le mètre quatre vingt. La bure qu'il portait empêchait le neimoidien d'associer l'inconnu à un quelconque groupe, aucun signe distinctif visible, se pouvait être un local, un étranger, un haut gradé ou un vulgaire prolétaire, Grendo l'ignorait encore. En fait il se rendait compte qu'il ignorait tout de ce mystérieux individu qui l'accompagnait tranquillement en salle de crise. Et dire qu'il venait de donner ses ordres devant cet homme dont il ne connaissait pas les intentions, une faute professionnelle qu'il n'était pas prêt à se pardonner. Barrant la route à son compagnon, Grendo espérait créer chez lui une réaction.

« Où pensez-vous aller exactement ? Je ne vous connais pas, je n'ai aucune idée de votre identité, d'ailleurs personne ne m'a prévenu que vous seriez là pour m'accueillir. Pourtant vous semblez savoir mieux que personne ce qui serait dans l'intérêt de la République. J'attends des explications, soyez bref, je n'ai pas de temps à perdre. » lui répondit sèchement le neimoidien tout en le dévisageant de ses yeux vitreux. La taille du Ministre associé à son regard accusateur avait la faculté d'en intimider plus d'un. Mais S'orn savait très bien que pour réussir en politique il fallait user d'un savant mélange de respect et de crainte. Voilà pourquoi il s'était employé ses dernières années à se forger une réputation d'acier, d'homme au tempérament de feu, de girouette quelque fois mais d'un politicien ambitieux. Une ambition dévorante qui l'avait menée à gravir les échelons de la hiérarchie de sa planète jusqu'à atteindre récemment la plus haute fonction, celle de Grand Monarque du Commerce, élu à plus de soixante pour-cent par la population locale. Malheureusement Paakuni avait exigé son départ quelque peu précipité après les élections mais S'orn préparait déjà son retour sur sa planète et les nombreuses réformes qu'il tenait précieusement au chaud sous son oreiller. C'était un réformateur dans l'âme, contrairement à tous ces collègues conservateurs à l'esprits trop étroit pour comprendre que la galaxie évoluait. Pareil au sein du Gouvernement Républicain. Le Front Libéral Républicain n'avait pas rejoint l'exécutif sans un travail acharné et quotidien pour changer les mentalités de la Rotonde. Au fil du temps, le parti avait accueilli à bras ouvert les nombreuses planètes ayant décidées de rejoindre le camp des libéraux. Pour le plus grand plaisir du neimoidien évidemment, qui grâce à la force de ses nouveaux adhérents, avait lui-même obtenu la fonction de Ministre de la Sécurité Intérieure et des Libertés Publiques.

Tandis qu'il fixait toujours son interlocuteur, les explosions semblaient s'être arrêtées contrairement aux tirs, qui, au delà du bâtiment principal se faisaient de plus en plus régulier, signe que les combats étaient loin d'être terminé. Mercenaires, pirates, agents impériaux ou Jedi, S'orn ne faisait aucune différence entre ces infâmes bandits. Pour lui le plus important était de ramener un semblant de paix sur cette maudite Station, quand aux civils sur son chemin ... et bien qu'ils déguerpissent et vite. Dans tout conflit il y avait des pertes. Mais il n'aurait aucun problème à être tenu pour responsable de la mort de civils innocents pourvu qu'il atteigne son but. Et pour les Jedi ? Quoi qu'ils fassent ils n'avaient pas à se trouver là. Ces satanés sensitifs pullulaient au sein de la République. Ils n'allaient pas réduire à zéro son travail, pas si prêt du but, pas après tant de mois de filature. Devant cette situation, Grendo ne pouvait qu'une nouvelle fois repenser à son projet de loi visant l'Ordre Jedi et d'une mise sous tutelle de celui-ci. Ces guerriers mystiques vaquaient depuis trop longtemps à leurs occupations sans réel contrôle telle une vraie mafia organisée. L'accession d'Emalia sur le trône de la Chancellerie avait permis d'éliminer la présence de tous ses sensitifs au sein de la Rotonde mais le neimoidien reniflait encore trop souvent leur odeur nauséabonde aux alentours du Sénat. L'Ordre Jedi se définissait comme garant de la paix depuis sa fondation, S'orn les considérait comme des agitateurs usant de leur magie pour plier tout individu à leurs quatre volontés. C'était une vision assez simpliste du sujet polémique Jedi mais le politicien était assez satisfait de son avis sur la question.

« Envoyez un message à la Vice-Chancelière et dites lui que je prends personnellement les opérations en main. » dit-il enfin à l'officier à ses côtés qui empoigna aussitôt son comlink pour transmettre les ordres du politicien.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Dim 18 Mar 2018 - 20:43

Si le visage d'Halussius n'était pas en partie dissimulé par la capuche de son vêtement, ses yeux affronteraient sans nul doute ceux de Grendo en un duel visant à jauger la détermination de l'autre. Le ministre était sur le qui-vive, harassé par le stress et l'inquiétude... Cela n'impressionnait guère Halussius qui avait connu pire politicien que lui, jadis. Sous sa capuche basse, l'ancien chancelier observa l'officier relayer l'ordre qui venait d'être donné. La situation échappait-elle à ce point à son contrôle qu'il estimait nécessaire de prendre lui même les commandes ? Intéressant. C'est toujours ce même ton posé et suave qu'il lui répondit.

 « Personne ne nous avait prévenu de votre intervention, non plus, je dois dire. De ce point de vue là, nous partageons la même surprise, monsieur le ministre.

Votre opération est en train de mettre en péril une mission d'infiltration de grande envergure qui à nécessité des années de préparation et de coordination entre les services des renseignements de la République et l'Ordre Jedi. En ce moment même, des agents infiltrés de la République et des Jedis sous couverture sont en danger à cause de la panique perpétrée par votre intervention... « musclée »... »


Grendo l'avait sommé de le donner des explications... Halussius était en train de lui donner ce qu'il voulait. Car sans être totalement vrai ce qu'il venait de dire n'était pas faux non plus.

 « Cette mission à été initiée sous la mandature Arnor quelques temps après la bataille d'Artorias et n'est connue que de quelques personnes au Sénat et aux renseignements. A cette époque, plusieurs notes rapportaient déjà que les impériaux utilisaient cette station pour infiltrer des agents dans l'espace républicain...

Votre intervention va détruire ce point d'infiltration et peut-être même allez vous mettre la main sur quelques agents impériaux... mais d'autres verront le jour et il faudra un temps considérable pour les identifiés et les infiltrer et recommencer tout le travail déjà accompli.

Peut être ne le savez vous pas, monsieur le ministre, mais dans ce domaine les coups d'éclats sont contre-productifs.»


Nul doute que Grendo lui ferait remarquer qu'il n'avait toujours pas répondu à la question initiale. Halussius en avait parfaitement conscience et jouait de cela volontairement. A travers la Force, il restait lié d'une certaine manière à ses compagnons dispersés dans la station dans le sens où il pouvait percevoir s'ils étaient en détresse ou non. Pour le moment, il ne percevait rien de plus que lorsqu'ils s'étaient séparés.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mar 20 Mar 2018 - 17:43

Décidément Grendo allait de surprise en surprise face à cet individu aux objectifs encore bien flou. Que cherchait-il exactement en dévoilant ses lumières au neimoidien ? Son but était-il vraiment d'aider la cause républicaine ou s'agissait-il d'un quelconque opportuniste profitant de la situation pour gagner le gros lot ? Ou pire, faisait-il partie des sbires de l'Empire, envoyé ici pour le bouleverser dans ses prises de décisions ? Un nombre incalculable de questions fusaient à travers l'esprit du politicien, pourtant un élément vint le faire tiquer.

« Personne ne vous avait prévenu de notre venue vous dites ? Mmmh ... » S'orn afficha alors son plus hypocrite sourire « Vraisemblablement vous ne faites pas partie des autorités locales, celles-ci ayant été contactées quelques heures avant notre arrivée. Quand à vos propos sur une soit-disante opération secrète des services de renseignements républicains et de l'Ordre Jedi, j'ai difficile à vous croire ... Si une telle opération était en cours, peu importe sous quel Chancelier elle eu été décidée, étant donné ma fonction j'aurais du être au courant, pourtant personne ne m'a mit au courant d'une telle opération. Ni mon équipe, ni mes services, ni la Chancelière ... personne. Quand aux Jedi qui sont dans le coin ... je leur conseille vivement de collaborer avec les VRAIS services de maintien de l'ordre. Je ne laisserai pas ces perturbateurs gêner une enquête fédérale de cette ampleur ! » S'orn ne cachait plus l'agacement qu'il éprouvait en vers les mystiques utilisateurs de la Force. Tout comme au Sénat, ici aussi il pouvait sentir leur odeur nauséabonde à des kilomètres à la ronde. Il y en avait plusieurs dans cette station. « Il est de toute façon trop tard pour faire marche arrière. La Station est quasiment sous notre contrôle, ce n'est qu'une question de temps. Vous pensez sincèrement que l'Empire utilisera encore ce lieux comme point d'infiltration après notre intervention d'aujourd'hui ? On ne peut reculer, nous devons aller jusqu'au bout coûte que coûte. L'échec n'est pas envisageable. » le neimoidien était sûr de son coup. Il n'avait pas fait le trajet jusqu'ici sans un minimum de certitude derrière. Son plan avait été ficelé depuis des jours, en compagnie des meilleurs hauts responsables et officiers du Ministère de la Sécurité Intérieur et de la Défense. « Mais assez bavasser, vous me faites perdre mon temps ! Soldats arrêtez cet homme, il m'importune ! » lança-t-il au groupe de militaires à ses côtés. L'escorte comptant six individus au total braqua immédiatement l'homme en bure le sommant de lever ses mains en l'air et de s'écarter du politicien qui sans le savoir, risquait littéralement sa vie.

Au même instant, à plusieurs kilomètres au nord du bâtiment principal, une navette de transport décollait en trombe se précipitant vers l'orbite à toute allure. Un fuyard probablement. S'orn leva les yeux au ciel, quelque peu aveuglé par le soleil pour observer l'engin s'éloigner du sol. Mais quelques secondes plus tard, un tir violent de canon anti aérien parfaitement ciblé sur la carlingue du vaisseau fit tomber en vrille celui-ci qui vint s'écraser quelque part dans le désert. Aucun survivant. Le neimoidien était satisfait, son blocus était en place.

« Nous ne le répéterons pas, mains en l'air ! Vous êtes en état d'arrestation. » sommait une nouvelle fois l'un des soldats visant Halussius. L'escorte militaire l'encerclait peu à peu sous le regard fixe du neimoidien qui observait la scène avec un certain contentement.
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mer 21 Mar 2018 - 10:35

Intérieurement, Halussius sursauta lorsque la navette explosa en plein vol d'un tir bien placé. A travers la Force, il percevait cependant toujours la présence de Velvet et des autres... cela ne pouvait donc pas être eux. Grendo était déterminé... son regard ne trahissais rine de son contentement face à ce meurtre de sang froid qu'il venait lui même d'opérer par le truchement de ses ordres donnés.

« Nous ne le répéterons pas, mains en l'air ! Vous êtes en état d'arrestation. »

La politique... Halussius en avait presque oublié à quel point cela abaissait l'individu dans son honneur et sa probité. Que jouait Grendo ici même ? Un coup politique, une action d'éclat dans le but de promouvoir sa propre influence et de gagner encore plus en pouvoir ? Tout cela à la fois... Il ne connaissait que trop bien ces raisonnements carriéristes. Il ne les avaient jamais supportés... et Grendo en était la quintessence même à ce moment précis. Il ne voulait pas écouter...

 « Soit... » dit doucement Halussius sous couvert de l'ombre de sa capuche avec une pointe de regret et de résignation.

Calmement, il leva donc les mains en l'air. Son bâton était toujours configuré en mode sabre-laser et dissimulé sous son vêtement, attaché à sa ceinture. Il lui suffirait d'un enchaînement afin de neutraliser les soldats qui le mettaient en joue. Mais était-ce vraiment opportun de sombrer dans cette violence et cette brutalité ambiante portées par Grendo ?

Bien qu'on ne puisse pas voir son visage, il était facile de deviner qu'Halussius venait de prendre une légère inspiration. Grendo et les soldats ne pouvaient le savoir mais la Force s'agitait autour de l'ancien chancelier. Sous sa capuche, il avait les yeux fermés et se mit alors à murmurer.


 « Carmar a ahyalde … ar a tamba ! »

Aussitôt la dernière syllabe prononcée, la Force se mit à agir. Sous une forme de télékinésie, les armes des soldats visant Halussius s’échappèrent de leur mains sans qu'ils ne puissent rien y faire et dans le même mouvement, elles vinrent frapper respectivement leur porteur de manière à les assommer. Tous tombèrent à terre tandis que d'un geste, Halussius envoyaient les armes au loin pour les rendre inaccessibles.

Le non-Jedi se tourna alors vers l'officier qui tentait à son tour de le neutraliser. Il usa de la même technique pour le mettre hors jeu et tandis la main afin de s'emparer de son comlink grâce à la Force. Même dissimulé, il était facile pour Grendo de deviner que le visage d'Halussius était fixé sur lui. D'un pas lent, il se dirigeait vers lui et rattrapait cette distance que le politicien avait mit entre eux quelques minutes plutôt.


 « Votre ambition vous aveugle ! »

La voix d'Halussius était soudainement plus grave et percutante, comme si elle s'en trouvait amplifiée, provoquant de légères réverbérations dans l'air. Alors qu'il n'était plus qu'à trois pas du neimoidien, il ajouta.

 « Dois-je vous montrer à quel point je peux vous importunité ou bien pouvons nous reprendre une discussion sérieuse ? Monsieur … Le … Ministre »...

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Grendo S'orn
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Dim 25 Mar 2018 - 9:42

Ainsi en un instant, toute son escorte militaire se retrouva au sol. Des corps inertes jonchant la terre, assommés par leurs propres armes, incapable d'aider le neimoidien à se défendre ou même de fuir très loin de cet individu hostile. Un sensitif, un de plus, Grendo aurait du s'en douter. A force de luter contre leur domination au sein du Sénat Galactique voilà qu'ils s'attaquaient à lui espérant sans doute le faire taire et anéantir la menace qu'il représentait une bonne fois pour toute. S'orn voyait déjà son heure arriver, ses yeux dilatés et son corps paralysé par la peur face à cet opposant qui devenait de plus en plus menaçant. S'en était fini du règne de l'humanoïde, on organiserait sans doute une cérémonie en grande pompes pour l'occasion, le plus court règne de toute l'histoire de Neimoidia. Deux jours à peine. Et dire qu'il avait encore tant de beaux projets pour sa planète, et pour la République ...

« Votre ambition vous aveugle ! »

Machinalement le Neimoidien avait fermé les yeux, se protégeant également le visage des deux mains comme si il préférait ne pas voir cette mort le frapper de plein fouet. Un coup de sabre laser aurait suffit pour le trancher en deux. Halussius s'approchait déjà dangereusement de lui, ça y est s'en était fini.

« Dois-je vous montrer à quel point je peux vous importunité ou bien pouvons nous reprendre une discussion sérieuse ? Monsieur … Le … Ministre »

Ouvrant légèrement un oeil, puis l'autre, le neimoidien comprit bien vite que son heure n'était pas encore arrivé. Il avait une chance de s'en sortir indemne mais il devait la jouer finement. Encore fallait-il se débarrasser de ce satané Jedi. Heureusement que les renforts étaient en route depuis les vaisseaux en orbite autour de la planète. Mais pour l'instant il était seul, seul face à l'ennemi. Seul capable de gagner du temps pour permettre à ses hommes d'arrêter le sensitif ou de l'éliminer définitivement, S'orn hésitait encore.

« Arrêtez !! Arrêtez !!! » hurla-t-il en gesticulant les bras devant lui comme pour empêcher Halussius de s'approcher d'avantage « Vous feriez une grossière erreur en me supprimant. Nous ne sommes pas ennemis vous et moi. Je suis un allié puissant, et peut-être que je pourrais vous aider à obtenir ce que vous cherchez mais il me faudra du temps ... » S'orn craignait toujours pour sa vie, à cet instant précis son but était de calmer l'individu, l'empêcher de commettre l'irréparable. Tous les neimoidiens craignaient la mort et Grendo ne dérogeait pas à la règle. Il était terrifié à l'idée de perdre la vie avant d'avoir accompli ce qu'il considérait comme son destin.

« Vous êtes un Jedi n'est-ce pas ? Pourquoi me feriez-vous du mal ? Nous sommes tout les deux dans le même camp. » dit-il sans imaginer qu'il pourrait avoir à faire à un Sith. Sa haine des sensitifs l'aveuglait tout autant que son ambition « Nous voulons tous la même chose, mettre un terme à cette plaque tournante et arrêter ce réseau de passeurs. L'Ordre Jedi a tout intérêt à nous aider dans cette tâche, c'est pour ça que vous êtes ici n'est-ce pas ? Je vous promet que je laisserai partir les autres sensitifs mais je ne peux décemment pas stopper cette opération je le crains ... » pour la première fois S'orn se posait la question de ce que pouvait bien éprouver un Jedi, ce qu'il pouvait attendre, ressentir. Il ignorait tout de leurs espoirs, leurs craintes, leurs ambitions et c'est exactement ce dont il avait peur. Ne pas connaître son ennemi était terrifiant. « Votre opération secrète sous le mandat du Chancelier Arnor, vous avez des preuves ? Des témoins ? Suis-je censé vous croire sur parole ? Je ne sais même pas qui vous êtes ! »

Les renforts n'arrivaient toujours pas, mauvais signe pour le neimoidien qui avait estimé le temps de trajet lors de son arrivée à quinze minutes. Ce délais était désormais passé. Bon sang où pouvaient-ils bien être ?!!

« Je suis disposé à vous écouter mais ayez au moins l'amabilité de vous présenter ... »
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Lun 26 Mar 2018 - 12:35

La peur, l'affliction, l'angoisse de voir sa vie terminée prématurément au seul bon vouloir d'un adversaire... Halussius resta quelques instants à observer le neimodien en train de tressaillir face à sa mort supposé. Un spectacle affligeant au regard de sa position et du triomphe qu'il arborait quelques instants plutôt. Dire qu'il y a quelques temps encore, il cherchait à comprendre comment les Sith prenaient plaisir à pareil situation, à tenir entre leur main la vie de leur victime et à provoquer en eux l'angoisse morbide leur faisant déjà suer cette petite odeur douceâtre de la mort. Mais en la circonstance, Halussius n'approuvait nul plaisir, nulle satisfaction ni même nulle pitié face à Grendo.

 «  Je crois que nous avons dépassé le stade des « amabilités »... non ? Si je vous dévoilais mon identité, je devrais vous neutraliser définitivement. Ce ne serait profitable pour aucun d'entre nous, je pense...

Je fais partie d'une section spéciale au sein du Renseignement de la République, à la fois officielle et officieuse, qui ne se dévoile et ne se se fait connaître que si la nécessité se présente tant la nature de nos missions sont sensibles et variées. Nous protégeons les intérêts de la République, dans l'ombre, aussi bien des menaces externes qu'internes, ce qui inclut les politiciens à tous les niveaux. Seules une poignée de personnes sont au courant de notre existence. Cette section recrute tous ceux qu'elle juge nécessaires et indispensables à la réussite de ces missions, y compris des Jedis comme moi. Cela devrait suffire à vous renseigner

Donc oui... monsieur le Ministre... vous allez devoir me croire sur parole. »


Le ton utilisé par Halussius avait soudainement perdu de sa douceur. Sa voix était plus percutante et très assurée. Ce qu'il disait encore une fois n'était ni tout à fait vrai ni tout à fait faux. Il avait réformé si profondément les service de renseignement avec l'aide du Directeur Needa, qu'il avait nommé lui même à l'époque, que le doute s’agissant de l'existence de cette section pouvait être légitime et crédible. Du temps de son exil, Halussius avait eut le temps de cogiter nombre d'histoires, nombres de version différentes d'un même événement pour se faufiler, infiltrer et passer inaperçu quand il le voulait... Une époque pas si éloigné et pourtant lointaine.

Alors qu'il était sur le point de continuer, Halussius sentit son comlink commencé à vibrer par intermittence. Des nouvelles des autres ? Il s'éloigna quelques peu de Grendo pour le sortir de son vêtement, tout en le gardant dans le champ de vision, et écouter la communication. Il ne prit pas la peine de répondre pour le moment et se contenta de ranger son comlink personnel. Il revint alors vers le neimoidien.


 « Ce que je veux, monsieur le ministre, vous pouvez me le donner maintenant, voyez vous. Votre opération « tout feu tout flamme, je mets un coup de pied dans la fourmilière » va vous permettre peut être de mettre la main sur quelques espions impériaux parmi la multitude de contrebandiers et criminels de droit commun que vous aller rafler... La mission que vous êtes en train de mettre en péril à demander presque dix années de travail pour nous permettre de remonter même jusqu'au premier cercle du trône impérial, nous sommes à deux doigts de le faire tomber !

Alors dites moi, de votre point de vue, qu'est ce qui compte le plus ? Hum ? Etre le ministre qui aura réussi un beau coup médiatique avec quelques prisonniers impériaux et des centaines de victimes collatérales ? Ou bien le ministre qui aura su faire preuve d'intelligence... et qui aura permis à la République de gagner cette guerre ?...


Même dissimulé, le regard d'Halussius était aussi perçant qu'en plein jour. Il tendit alors le comlink qu'il avait prit précédemment des mains de l'officier et le tendit à Grendo.

 « Annulez immédiatement votre ordre d'abattre les vaisseaux qui tentent de s'enfuir et dites à vos soldats de concentrer leur efforts pour éviter que la station ne s'écroule, le temps que les renforts arrivent. Car, vous l'avez dit vous même, monsieur S'Orn, « l'échec n'est pas envisageable ».
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Jeu 29 Mar 2018 - 15:59

Grendo S'orn était piégé comme un misérable Worrt. Seul face à son destin et sans défense. Le neimoidien devait malheureusement bien l'avouer, il ne faisait pas le poids face à un tel guerrier entraîné pour tuer. Alors que faire face à un ennemi aux pouvoirs mystiques bien supérieurs à ses capacités d'orateur et de tribun ? Devait-il fuir ? Grendo doutait fortement pouvoir réussir à semer son adversaire. L'individu faisait preuve d'une agaçante obstination et la course poursuite serait probablement terminée en moins de deux. Devait-il exécuter son ordre alors ? Le risque de voir son autorité sur le terrain disparaître à jamais était bien trop grand. Il était si prêt du but, à deux doigts d'arrêter ce fameux réseau de passeurs qui agissaient dans l'ombre depuis tant d'années. Aucune des deux solutions ne paraissait envisageable à ses yeux, pourtant il n'en voyait aucune autre à cet instant précis.

Frustré par le manque de possibilités qui s'offrait à lui, S'orn resta parfaitement immobile. Son regard était fuyant mais s'arrêtait régulièrement face au comlink qu'il tenait dans sa main, le même qu'Halussius venait de lui tendre quelques secondes plus tôt pour annuler son ordre de tir. Un premier vaisseau avait déjà été abattu, sans aucune sommation, c'était sa volonté peu importe que des civils perdaient la vie dans la manoeuvre. Ils n'avaient qu'à obéir aux injonctions des militaires plutôt que d'affronter une puissance de feu comme celle de la République. Nul ne quitterait cette Station sans son autorisation, point final.

Empoignant fermement son comlink entre ses griffes, le neimoidien s'apprêtait déjà à confirmer son ordre, peu importe les risques encouru face au sensitif. S'orn était d'ailleurs convaincu d'aller au devant de gros problèmes, peut-être même mourrait-il aujourd'hui mais ce qui était sûr c'est qu'il ne perdrait rien de sa détermination.

« A toutes les unités ... je ... »

Soudain, tandis qu'il contactait toutes les unités sur le terrain, une énième détonation vint faire trembler le sol sous leurs pieds. Grendo eu à peine le temps de lancer un bref regard sur sa droite pour comprendre ce qui se déroulait loin devant lui. Une brèche énorme venait de s'ouvrir au centre du mur du hangar le plus proche. Un trou béant formé par une déflagration d'une telle puissance que le neimoidien craignait déjà la suite des événements car aux côtés du hangar se trouvait l'une des cinq tours de communication de la Station. Un édifice gigantesque, haut de plus de dix mètres sur le point de s'effondrer à son tour sous l'intensité de la secousse. Suivant immédiatement la trajectoire supposé de l'énorme structure, S'orn comprit bien vite que sa vie était en danger. Les neimoidiens avaient un sixième sens pour ça. Si il ne bougeait pas vite de là, il se retrouverait lui et son actuel rival écrasés comme de vulgaires insectes sous une tonne de permabéton. Prenant son courage en main et ses jambes à son cou, le politicien piqua aussitôt un sprint comme jamais il n'avait couru de toute sa vie. Face à la mort, chacun luttait pour sa survie et c'est dans la fuite que le neimoidien se réfugia. Et c'est tant mieux car un instant plus tard la tour de communication céda à son tour, se brisant en deux au contact du sol.

Grendo S'orn peinait à tenir debout face au choc brutal de la secousse, manquant même de tomber plusieurs fois à la renverse. Pour éviter la dégringolade, il dû s'agripper fermement à la grille d'un large conduit d'évacuation. Dans sa course, le politicien avait malencontreusement lâché le communicateur qu'il gardait précieusement entre ses mains. Brisé en milles morceaux et hors d'usage. L'angoisse du politicien était maximale. Avec l'épais brouillard formé par la destruction de la tour de communication, S'orn n'y voyait plus rien. Puis c'était le silence, un silence étrange et effrayant à la fois. Le calme avant la tempête sans doute car déjà des cris se multipliaient au loin. On pouvait deviner l'hystérie d'une foule en approche par dessus les décombres. A l'écoute, la scène ressemblait à une émeute où chacun courait pour sa propre survie, se piétinant mutuellement. Le Ministre comprenait maintenant qu'il n'était toujours pas tiré d'affaire. Peut-être le sensitif avait-il disparu mais un torrent d'individus s'apprêtait à lui foncer dessus.

Le Chaos. Pour la première fois de toute sa vie, Grendo S'orn prit pleinement conscience de la signification de ce si simple mot. Dans une panique totale, des gens se ruaient dans sa direction espérant atteindre les navettes, notamment la sienne laissée sans surveillance à proximité depuis la mise KO de son escorte militaire. Que devait-il faire alors ? Hors de question de se mêler à la foule, si on le reconnaissait c'était la mort assuré, si tenté qu'ils remarquent sa présence dans le brouillard sans quoi il finirait tout simplement piétiné. Courir vers sa navette alors ? Négatif, il n'aurait pas le temps d'activer les manoeuvres de décollage que ce flux de monde s'arracheraient déjà les commandes. Il lui était impossible de se décider, à moins qu'on vienne l'aider. Et il ne rêvait pas, une silhouette humanoïde se matérialisait à travers la brume à quelques pas de lui. Un soldat isolé sans doute, avec un peu de chance un membre des forces spéciales ? Il couru dans sa direction avant de freiner sec devant l'individu.

« Vous !!! » l'homme en bure se tenait là devant lui, à peine quelques grains de poussières sur ses vêtements « Je ne vous cache pas qu'intérieurement j'espérais que cet événement mette un terme à votre misérable existence ... » lui lâcha-t-il nerveusement. Après tout ne l'avait-il pas menacé cinq minutes plus tôt ? « Mais puisque vous êtes là et vu la situation, autant nous entraider vous ne croyez pas ? De toute façon j'ai perdu le communicateur et la tour de communication Est est hors d'usage. Le seul moyen de contacter mes troupes sur le terrain est d'atteindre la salle des commandes. Aidez-moi à rejoindre cet endroit sûr et je donnerai l'ordre de cesser le feu. » la proposition du neimoidien était simple, garantir sa sécurité et sa survie en échange du précieux "cesser le feu" demandé par Halussius. Mais il fallait se décider vite. « Hâtez-vous bon sang, nous n'avons pas beaucoup de temps, cette foule hystérique approche. Ne vous inquiétez pas je connais un passage, j'ai étudié les plans de cette Station un nombre incalculable de fois avant de lancer cette opération, faites moi confiance. La porte du bâtiment principal bloquée par les débris, le seul accès proche de notre localisation est ce conduit de ventilation souterrain juste là. Si nous parvenons à atteindre le bureau de maintenance, je devrais sans problème nous mener à travers le labyrinthe de couloirs de la Station jusqu'à la salle des commandes. » bien qu'il ne voyait pas le visage de l'individu, S'orn pouvait ressentir son hésitation « Je peux encore vous être utile mais il vous faut choisir et maintenant. Allez-vous m'aider à vous aider ? A votre tour de me croire sur parole ... Jedi. » lui dit-il enfin, affichant un léger sourire sournois dans sa direction. S'orn craignait la mort, mais plus encore il craignait de mourir dans des conditions extrêmement atroce. Se faire piétiner par une foule hystérique n'avait rien d'agréable, se faire couper en deux par un sabre laser non plus, il optait donc pour la fuite. Une fuite calculée seconde après seconde pour se mettre en sécurité rapidement. Ses chances de survie étaient optimales aux côtés d'un Jedi mais tiendrait-il sa parole une fois sa vie sauvée ?
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Dim 1 Avr 2018 - 9:19

L'angoisse du chaos venait subitement de se défausser au profit d'une autre angoisse, celle de la mort imminente. Déjà, la circulation sanguine se faisait plus difficilement, les vaisseaux sanguins se contractant sous l'effet d'une pression étrange. Le cœur de Grendo s'accélérait de plus en plus... tentative désespérée de son instinct de survie pour compenser l'afflux de sang réduit. Sa cage thoracique se soulevait encore mais avec peine et de plus en plus faiblement, provoquant une respiration haletante. Lévitant légèrement au dessus du sol avec ses jambes et ses bras écartés, le neimoidien était en train de mourir peu à peu sous le regard sombre et absent d'Halussius, qui gardait sa main ouverte dans sa direction... maintenant ainsi son étreinte mortelle sur le corps du ministre. A mesure qu'Halussius refermait sa main, Grendo suffoquait de plus en plus au point que même les jappements de douleurs et de détresse en devenaient impossible. C'est alors qu'Halussius referma subitement sa main, brisant simultanément tous les os du corps de Grendo qui ne laissa comme dernière expression que le craquement de son squelette et un visage terrifié...

La République de cet univers alternatif allait devoir se trouver un autre ministre... Pour le plus grand bénéfice de Grendo et le pérennité de son existence, dans notre univers, Halussius n'avait pas succombé au Côté obscur de la Force.

Il avait échappé de justesse à la catastrophe. Quelques instants avant la déflagration, son instinct l'avait mit en alerte, comme à son habitude au moyen d'un frisson courant le long de son échine. Il n'avait même pas eu le temps d'essayer de dégager Grendo tant le choc fut soudain... Halussius constata rapidement que le ministre lui aussi en avait réchappé et avait su bien vite retrouver de la force pour s'enfuir. Malgré la foule avoisinante et l'épais manteau de poussière tout autour de lui, il fut facile pour l'ancien Jedi de retrouver Grendo et se retrouver face à lui.

Il serait malhonnête de nier qu'à ce moment là, debout devant le neimoidien transpirant la couardise et la duplicité, Halussius n'avait d'autre envie que de lui adresser un crochet du droit mémorable. Grendo se noyait en parole tandis qu'il s'efforçait de dissiper cette idée séduisante.


 « Ai-je l'air d'être un naïf selon vous ? »

Grendo avait ouvertement tenté de le faire arrêter, il venait à l'instant avoué son regret qu'il ne soit pas mort lors des secousses... et il voulait à présent l'entraîner dans le nid du serpent, la salle de commandement grouillante de soldats et d'officiers... Y croyait-il vraiment ? A son plan qui allait à l'évidence se muer en piège, Halussius opposa autre chose au politicien gonflé d'auto-satisfaction.

 « Les navettes officielles de la République, comme celle avec laquelle vous êtes arrivé, disposent de leur propre système de communication et d'amplification. Il sera suffisamment puissant pour contacter la flotte en orbite qui renverra le signal à vos troupes. »

C'est alors qu'Halussius fit quelques pas en avant de manière à se rapprocher, toujours le visage dissimulé, de Grendo qui arborait un tout autre regard à mesure à présent.

 « Qui de nous deux à plus de chance de survivre face à une foule hystérique, monsieur le ministre ? »

Juste à ce moment, là, on pouvait entendre de cris de panique et des altercations qui devenaient de plus en plus vifs.

 « Vous n'êtes au Sénat ici, monsieur S'orn... je connais que trop bien votre manière de pensée et vos méthodes de politicien « ambitieux » » dit-il avec une pointe de mépris  « … Otez de votre esprit l'idée même de tenter de vous jouer de moi, Grendo ! Même si cela ne me poserai aucun remord, il serait dommage que la chancelière ait à vous trouver un remplaçant. »

La menace n'est plus couverte, ni à demi-mot... Halussius jouait franc jeu d'une certaine manière avec le politicien. A nouveau les cris de panique devenaient plus fort. Dans tout cet épais nuage de poussière, il était difficile de se repérer et de distinguer qui et qui... la désorientation est encore plus forte lorsque s'ajoute le sentiment de panique. C'est sûrement cette combinaison d’étonnante qui poussa un mercenaire couvert de poussière et affoler à commencer à tirer dans la direction de Grendo et Halussius avec son blaster. L'ancien chancelier avait juste eu le temps de se retourner et de renvoyer les tirs avec son sabre-laser. La deuxième décharge renvoyée frappa le mercenaire à la poitrine et le fit s'effondrer au sol, inerte. Rengainant son sabre dans son vêtement, Halussius ne se retourna pas vers Grendo mais s'éloigna de lui en commençant à s’enfoncer plus dans le manteau poussiéreux.

 « Réfléchissez vite... »

Il venait de parler assez fort pour que Grendo puisse l'entendre malgré la distance qui commençait à se faire entre eux. Grâce à la Force qui amplifiaient ses sens, Halussius était en mesure de se diriger à travers l'amas de poussière en suspension. Il pouvait voir, entendre et ressentir à travers la poisse grisâtre qui irritait les poumons. La navette de Grendo n'était qu'à une centaine de mètres tout au plus et il percevait que déjà des individus s'en approchait.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mer 4 Avr 2018 - 19:22

Grendo S'orn était couvert d'une fine pellicule blanchâtre lui donnant une aura fantomatique. Si bien que plus rien ne pouvait distinguer le politicien au riche accoutrement de la haute aristocratie neimoidienne des pitoyables gueux originaires de cette planète. Que diable lui avait-il pris de venir en personne risquer sa propre vie sur cet infâme caillou désertique ? Pour y faire quoi ? Interrompre les agissements de ce réseau de passeurs ? Un misérable grain de sable dans le désert. Si cette plaque tournante tombait aujourd'hui, S'orn était prêt à parier que demain, une autre ferait son apparition. Peut-être plus au nord cette fois, sur Drongar, Florn ou Toola. En fin de compte on ne faisait que déplacer le problème ailleurs. Et vu la superficie du territoire républicain, le Ministère de la Sécurité Intérieure appuyé par celui de la Défense n'empêcherait jamais totalement les fuites. Grendo S'orn en était parfaitement conscient et se contentait depuis son entrée en fonction, de résoudre les failles du système et d'en abuser d'autres pour ses propres intérêts.

« Je suis loin d'être stupide ... Jedi ! » rétorqua le neimoidien aux menaces à moitiés dissimulées d'Halussius « A peine aurais-je donné l'ordre à mes unités d'arrêter de faire feu sur ces misérables fuyards, que vous m'éliminerez de toute façon ! J'ai bien plus de valeur pour vous en vie que mort. » lâcha-t-il ensuite en tapant frénétiquement sur ses manches pour en retirer la fine couche de poussière posée sur ces vêtements. S'orn refusait toujours d'obtempérer aux injonctions du Jedi qui l'observait sans réagir tandis qu'il essayait de retirer la grille de ce conduit de ventilation. Le dernier point d'accès à proximité au bâtiment principal. Malheureusement elle était beaucoup trop lourde pour lui. A moins d'utiliser un sabre laser pour y ouvrir aisément une brèche, Grendo devrait trouver un autre moyen d'accéder à la salle des commandes. En faisant le point sur la situation, il parvenait toujours à la même conclusion; ses possibilités de fuite devenaient extrêmement limitées. Il ne lui restait plus qu'à accompagner son ennemi jusqu'aux navettes jusqu'à ce qu'il trouve une ultime parade pour éviter de demander le fameux cesser le feu.

« Ne soyez pas si méprisant avec moi Jedi. Je suis le Ministre de la Sécurité Intérieure et je mérite un minimum de respect de votre part. Vous pensez connaître mes méthodes mais vous êtes loin de savoir de quoi je suis capable ! Tout ceci ne vous apportera rien mis à part des problèmes à mon retour sur Coruscant ! » S'orn était dans de beaux draps, dans une merde noire comme on disait. A cet instant précis il n'avait pas la moindre idée de comment il allait faire pour se sortir de cette situation. Mais il devait vite trouver quelque chose s'il ne voulait pas finir à bouffer du sable comme ce mercenaire qui venait de se prendre son propre tir en pleine poitrine. Impressionnant. La rapidité qu'avait montré le Jedi pour réagir était impressionnante. Il lui avait fallu à peine quelques secondes pour sortir son arme, se retourner et contrer le tir qui lui était destiné. Retour à l'envoyeur, un mercenaire d'abattu. S'orn pressa aussitôt le pas pour se retrouver aux côtés de celui qu'il considérait non plus comme son ennemi mais bien comme son protecteur. A bien y réfléchir, il avait de meilleures chances de s'en sortir indemne face à cette foule déchaînée si il avait un Jedi à ses cotés. Quelle douce ironie du sort, lui qui détestait tant ces sensitifs.

« Mais je peux encore me montrer clément à votre égard ... » lui dit-il, marchant presque sur ses talons en direction des plateformes d'atterrissage. « Vous semblez être un homme intelligent et de vous à moi c'est une qualité que j'apprécie chez un interlocuteur. Elle est trop souvent absente parmi les membres de la Rotonde. » mais là ce n'était pas un politicien à qui il avait à faire, c'était un sensitif dont il ignorait tout des intérêts « Alors à moins que vous apparteniez à l'Empire ce que je doute fortement, vous n'avez aucun intérêt à laisser filer ces agents impériaux. Si vous craignez pour vos amis Jedi ou quel qu'ils soient, je peux les protéger et aisément demander à mes hommes de les laisser partir, vous trouver une porte de sortie en quelque sorte. Vous éviterez tout le tapage médiatique lié à une sombre affaire où des Jedi seraient menottés devant les caméras. La réputation de l'Ordre serait ternie et ce n'est pas ce que je veux. Mais un tel service n'est pas gratuit ... vous savez tout comme moi que tout se négocie dans cette galaxie et ce service mérite bien quelque chose. » son sens des affaires était bien supérieur à tous ses sens réunis, bien plus encore que la peur de mourir. S'il y avait une dernière possibilité qu'il s'en sorte indemne tout en garantissant la réussite de l'opération il fallait qu'il la saisisse et tout de suite. « Si vous faites bien partie d'une telle opération secrète comme vous le prétendez, dites moi exactement ce que je veux savoir. Je veux les noms et les identités exactes des passeurs. La liste des personnes qui ont réussis à passer les mailles du filet, ceux qui ont intégrés la République sous de fausses identités. Dites moi tout ce que vous savez et ce que je suis en droit de savoir ! » S'orn voulait plus que tout connaître la vérité si tenté qu'une telle opération secrète existe bel et bien « Une fois arrêté ce réseau nous révélera tout ce que nous voulons savoir croyez moi. Mais j'ai besoin de savoir qui arrêter ! La Chancelière exigera des résultats et je suis prêt à lui en donner peu importe ce que cela me ... » mais un second tir fila aussi rapidement que le premier, passant à quelques centimètres à peine de son crâne. Inquiet, le neimoidien accéléra aussitôt sa course, en profitant pour jeter un coup d'oeil derrière lui. On pouvait commencer à distinguer faiblement les silhouettes de leurs poursuivants à travers la brume. Une cohue inimaginable, pas étonnant que ses hommes avaient été dépassés par les événements. Et la présence de mercenaires armés dans le lot n'arrangeait rien à la situation. Puis, un troisième tir et un quatrième et ensuite ... touché. S'orn se prit un tir violent à l'épaule. Sous l'effet de la douleur, Grendo tomba à genoux, complètement déboussolé. Tout semblait tourner autour de lui, ses oreilles sifflaient à lui provoquer la migraine, sa vision, elle se dédoublait en partie. Loin d'être habitué à une telle douleur, le neimoidien hurlait comme si son bras venait de lui être arraché. Prit de panique il perdit connaissance.
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Sam 7 Avr 2018 - 10:34

Le nuage de poussière tardait à se dissiper ; cela devenait même de plus en plus difficile de respirer sans suffoquer. En effet, le panache de poussière dégagé dans les cieux par l'explosion et l'écroulement de la tour était en train de retomber au sol, et il n'y avait pas une once de vent pour palier à cela.

Halussius écoutait Grendo d'une oreille, restant totalement imperméable à ses arguments de politicien et son marchandage... « Une porte de sortie » ? Comment faire confiance à un neimoidien, bouffie d'ambition et sans scrupules ? Il reviendrai sur leur accord aussitôt l'avoir conclut. Mais l'ancien chancelier lui reconnaissait au moins sa ténacité.

Il restait parfaitement silencieux à ce que lui disait le ministre qui était obligé d'accélérer le pas afin de réussir à suivre son rythme de marche. Le moment n'était pas propice à une énième confrontation verbale, équilibre subtile de menaces, d'éventualités et de persuasions... non. Halussius avait besoin de rester concentrer. Il percevait de plus en plus d'agitation autour d'eux, surtout devant eux et derrière eux. Il ne pouvait encore dire s'ils étaient poursuivit ou non, mais il était certain que du monde les talonnaient de près.

Mais Grendo ne semblait pas vouloir s'arrêter... Son ton se faisait de plus en plus pressant et impératif, ce qu'Halussius supportait de plus en plus difficilement. Le ministre s'était arrêté pour l'occasion afin de marquer certainement son propos par une action physique, en l’occurrence irréfléchie et dangereuse. Alors qu'il allait se retourner pour lui de se taire, Halussius fut surpris par le tir qui frôla Grendo et par poursuite de sa trajectoire, lui aussi. Se coup de semonce avait suffit à remettre le neimoidien en route.... La navette n'était plus qu'à une trentaine de mètres de là, autant qu'ils y étaient. Mais il était trop tard.

La lame doré du sabre-laser d'Halussius renvoya un première tir, puis un second tandis que ce dernier s'avançait pour protéger Grendo. Mais des tirs venant de sa droite, le visant lui, l'obligèrent à détourner son attention. Le neimoidien s'effondra en hurlant à quelques pas à peine de lui, l'épaule légèrement fumante et ornée d'une auréole incandescente. Ses cris de douleur étaient comme un phare en pleine nuit pour les poursuivants... pourtant Halussius ne pouvait l'en blâmer de réagir ainsi. Il savait au combien la douleur était insupportable lorsque l'on se prend un tir sans y avoir été préparé, pour la première fois. Le sabre-laser décrivait des mouvements à la fois circulaires et droits, renvoyant seulement les tirs qui risquaient de le frapper lui ou Grendo.

Les tirs provenaient de trois endroits différents et même situés dans le même angle, parer ses attaques offrait un véritable challenge. Alors qu'il était sur le point de dire à Grendo de se relever, ce dernier tomba à terre, totalement inanimé. Mort ? Non … Choqué ? Oui... Cela n'arrangeait pas la suite des événements pour Halussius. Voilà qu'il se retrouvait avec un poid mort, dans un environnement hostile. Mais paradoxalement, il allait pouvoir tirer partie de cette situation nouvelle. Il n'avait plus à protéger Grendo... D'un mouvement rapide, Halussius renvoya un dernier tir avant d'éteindre son sabre-laser et de « disparaître » dans le nuage de poussière. Quelques tirs passèrent encore au dessus du ministre inconscient avant plus rien ne file et que quatre mercenaires s'approchent du corps rejoint quelques instants plus tard, sur leur gauche par trois contrebandiers. Ils se mirent en joue l'espace d'un instant avant de rabaisser leurs blasters.


 « Bien... Je résumé la situation. Sur nos deux cibles, il y en a une qui a disparut et l'autre qui est morte... et on toujours bloqué au milieu de cette purée !! Bien joué les gars ! »

L'un des mercenaires s'approcha au plus près de Grendo et se mit à croupi pour vérifier s'il était mort ou non.

 « Il est toujours en vie, chef. Il est juste blessé. »

Les deux groupes étaient côtes à côtes mais ne ils semblaient pas tellement tellement se supporter plus que cela. Le chef des contrebandiers répondit aussitôt.

 « Hé ! Tu ferai bien de la fermer Zafr ! Comment tu veux qu'on arrive à voir quelque chose là dedans, hein ?! C'est toi qui nous à dit d'arrêter de tirer la première fois ! Alors qu'on aurait pu les avoir facilement quand le brouillard était moins épais ! Alors tes commentaires tu les gardes ! On est même pas sûr que ce le bon type !»

 « La ferme, Kiph ! Je l'ai entendu parler avec le Jedi, si on veut réussir à se barrer il nous faut ce neimoidien. »

 « Ah oui ?! Et s'il est si important que ça, pourquoi son garde du corps Jedi s'est barré ? Si nous on a vu qu'il était encore en vie, le copain, tu crois pas que lui aussi ? »

 «Tu as vu ce bordel ?! Les Jedis c'est du flanc, ils valent pas mieux que toi et moi quand le vent tourne... Rod ? Réveille moi cette carpette, qu'on tir d'ici vite ! »

Habituellement enclin à répondre au quart de tour, Rod restait silencieux... Zafr tourna pour voir ce qu'il en était et son teint blêmi aussitôt. Rod se tenait debout, les bras et les jambes légèrement écartés, immobile, le regard terrifié et en train de chercher son souffle. L'effet fut encore plus impressionnant lorsque Rod commença à léviter dans les airs à une trentaine de centimètres au dessus du sol métallique. De là où les mercenaires et contrebandiers étaient, ils virent soudain Rod être entouré par un halo doré...

A quelques mètres de là se tenait Halussius, le visage dissimulé et sa main gauche tendue vers Rod et sa main droite tenant son sabre-laser. Aussitôt qu'ils le remarquèrent, tous pointèrent leurs armes sur Halussius, qui se contenta de parler d'une voix profonde.


 « Fuyez... »

Ses adversaires commencèrent alors à se regarder les uns les autres... Zafr ne quittait pas Rod des yeux, le voyant souffrir à chercher son souffle, comme si sa poitrine, tout son corps était prit dans un étau écrasant. Il était à la fois furieux et désemparé...

 « Zafr... ?? Qu'est ce qu'on fait ? Je te préviens que j'ai pas envie de crevé dans ce trou, moi ! Zafr ?! »

La voix forte de Kiph n'arriva pas à attirer l'attention de Zafr qui continuait de regarder Rod... Il ne pouvait pas parler, à peine respirer...

 « Ch...ch....cheeee...fffff.... »

Une supplique, une mise en garde, un au-revoir... qui aurait pu le dire ? Mais pour Zafr c'était tout cela à la fois... et il ne voulait qu'une chose... que Rod ne souffre plus. Le front de Zafr se plissa soudainement, son regard s'assombrit. De son côté, la main d'Halussius resserra spontanément son étreinte sur son sabre-laser. Ils avaient fait erreur... Il n'était plus un Jedi.

 « Descendez moi ce fumier !! »

Peut être que Zafr savait ce qui allait se passer ou non... mais il avait prit sa décision. Aussitôt l'ordre donné et les premiers tirs, Halussius dirigea le corps en lévitation de Rod sur sa droite de manière à ce qu'il serve de bouclier face aux tirs du groupe des contrebandiers. Lui renvoyait les tirs des mercenaires avec son sabre, tout en se dirigeant vers eux. Lorsqu'il jugea la distance suffisante, Halussius projeta le corps fumant de Rod sur les contrebandiers, l'effet fut assommant mais les trois adversaires n'étaient que désorientés. Zafr et les autres mercenaires tiraient inlassablement dans le vain but d'arrêter la progression du « Jedi »... Il fut le premier à succomber... La lame laser découpa d'abord son blaster en deux, après quoi elle alla se loger dans sa poitrine. Le deuxième mercenaire connu le même sort rapide tandis que le troisième vit sa nuque brisée grâce à la Force. Halussius se tourna alors vers les trois contrebandiers qui venaient de se dégager du corps de Rod... L'espace d'un instant, ils durent tenter de répliquer eux aussi, mais un petit mouvement de tête d'Halussius sur le côté et ils partirent en courant en abandonnant leurs armes.

Son sabre-laser désactivé, Halussius souffla un instant avant de fléchir un le genou et de porter sa main sur son flanc droit. Il ne s'en était pas rendu compte sur le moment, mais un tir perdu l'avait blessé. Il ne saurait dire si le tir n'avait fait que le frôler ou bien le percuter pleinement... mais la douleur était vive et sa main ensanglantée confirmait qu'il était bel et bien blessé. Quelle journée....

Un rapide coup d'oeil sur Grendo lui permit de voir qu'il n'était pas en plus mauvais état qu'avant et qu'il était toujours inconscient. Remettant son sabre-laser à sa ceinture et malgré la douleur, Halussius prit le bras de Grendo et commença à le traîner avec lui sur plusieurs mètres, jusqu'à ce que la rampe d'accès de la navette soit en vue, au pied d'Halussius. Il lâcha Grendo un instant pour reprendre son souffle. La douleur était encore plus vive... L'effort qu'il avait fournit pour tirer le neimoidien jusque là n'avait pas arrangé sa blessure. Laissant grendo au dehors pour le moment, Halussius marcha le long de la rampe d'accès pour entrer dans la navette dans le but d'aller au cockpit.


 « Et vous là !! Les mains en l'air ? Qui êtes vous ? »

Halussius ne l'avait pas senti venir... Un républicain, le pilote à en croire son uniforme, venait d'apparaître pour le mettre en joue. Halussius tourna rapidement son regard vers lui et tendis sa main pour lui arracher son arme des mains. Il prononça trois mots étranges pour que le pilote ne tombe inconscient. Il était essoufflé... s'assurant qu'il n'y avait plus de menace imminente, Halussius posa sa main sur sa blessure, manquant ainsi de lui arracher une grimace. Il sentait sa main humide de sang et ses doigts glisser les uns contre les autres. Il ferma un instant les yeux en essayant de se tenir droit et prononça à nouveau une série de mots... La Force s'agita alors autour de lui avant de ce concentrer au niveau de sa blessure. Halussius n'était pas un guérisseur, mais ce qu'il savait de la Force dans ce domaine suffirait à arrêter au moins le saignement et à apaiser quelque peu la douleur. Il sentait sa chaire comme étant en train de se cautériser...

Lorsque l'incantation eut produit ses effets, Halussius se dirigea enfin vers le cockpit... Navigation, communication, tout fonctionnait à en croire l'ordinateur de bord. Comme il le pensait, la navette était connectée au système de communication de la flotte en orbite. C'était la clé !

Avant d'établir le contact, Halussius s'en retourna auprès de Grendo et le monta à bord de la navette. Ensuite, il s'attarda sur le corps du pilote et lui ôta son insigne d'identification... A nouveau dans le cockpit, Halussius s'installa sur le fauteuil du pilote et ouvrit une communication.


 « Ici navette ETA-06S-08... Le ministre S'orn à été grièvement blessé, la situation au sol est intenable... Demandons interruption du blocus pour évacuation immédiate... transmettons code d'autorisation... »

C'est à ce moment là qu'Halussius inséra la plaque d'ID du pilote à l'endroit prévu à cet effet sur la console de bord et commence à émettre.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mer 11 Avr 2018 - 18:02

S'orn n'aurait pu dire combien de temps il avait perdu connaissance, ni depuis quand il était complètement seul, couché à même le sol à bord de sa navette diplomatique. Lorsqu'il rouvrit les yeux, le neimoidien ne comprenait rien à la situation. D'après ses derniers souvenirs, il avait été touché par un tir de blaster en plein dans l'épaule, et puis plus rien. Le trou noir. Le black-out total. Comment diable avait-il pu atterrir ici ? S'était-il traîné lui-même jusqu'au sommet de la rampe d'accès en rampant malgré la douleur ? Une douleur qui le fît grimacer tant celle-ci était intense. Il avait besoin de médicaments, d'anti-douleurs et d'anti inflammatoires. Vite le medic pack de secours de sa cabine privée au bout du couloir. C'était encore le seul endroit sûr d'où il pourrait se verrouiller en attentant les renforts. Se relevant avec difficulté tout en s'appuyant contre le mur métallique, Grendo resta un moment à fixer les alentours et à écouter attentivement le moindre bruit. A l'intérieur, aucun bruit, le silence quasi-complet excepté ce vrombissement constant venant de la salle des machines. Dehors une cacophonie pas possible. La foule devait avoir atteint le vaisseau et nombre d'individus tapaient sur la coque de l'engin pour qu'on leur ouvre la porte. Heureusement que la rampe d'accès avait été levée, la porte menant à l'extérieure fermée et verrouillée. Le neimoidien se sentait en sécurité pourtant il était aussi convaincu de ne pas être seul à bord du vaisseau. Il ressentait une présence quelque part, mais était-elle bienveillante ou malfaisante ? S'orn était prêt à parier qu'on était sur le point de l'enlever. Le kidnapper pour demander une rançon exorbitante au Gouvernement républicain ou à son propre monde natal l'ayant à peine élu Grand Monarque du Commerce. Une prise de premier choix à qui voudrait se faire un tas de pognon.

Marchant péniblement en direction de sa cabine, Grendo prit l'initiative de mettre la main sur sa blessure pour éviter de perdre trop de sang. Une technique qui avait déjà fait ses preuves mais qui n'empêcherait rien d'une potentielle infection et n'atténuait pas la douleur. Sans tarder, il parvint à accéder à sa chambrée, un simple code d'accès ouvrant la porte qui se referma aussitôt derrière lui. Sauvé. Il se sentait maintenant totalement en sécurité. Plus quelque mètres le séparait de la trousse de secours suspendue au dessus de son lit. Il l'ouvrit et s'empara d'une boite d'anti-douleurs, faisant tomber la plupart des autres médicaments dans sa précipitation. Vide. Comment avait-on pu oublier de remplir cette fichue boite à la con ?! Il aurait bien crié au complot si il ne connaissait pas si bien le côté distrait de sa fidèle assistante. Petite idiote, sa négligence risquait de lui couter la vie ! Vite il lui fallait autre chose, peu importe du moment que la douleur cesse et qu'il puisse enfin retrouver son calme. Grendo sortit alors sans la moindre hésitation un petit instrument du medic pack, dont l'aspect était assez proche d'un pistolet miniature. Une seringue contenant un liquide vert produite par S'orn Corporation à en croire les inscriptions sur le rebord du tube. Visant ensuite son épaule, il prit une grande inspiration et planta la seringue d'un coup sec avant de tomber lourdement sur son lit essoufflé.

L'esprit de Grendo S'orn vacillait. Il avait l'impression d'être emporté dans une demi-rêverie tellement la douleur devenait de plus en plus supportable. Qu'il était bon de ne plus souffrir le martyr. L'injection faisait peu à peu son effet pour le plus grand bonheur du neimoidien qui aurait bien piqué un petit somme après tant d'agitation. Mais c'était impossible. Il lui fallait à présent contacter les renforts et vite si il ne voulait pas se retrouver entre les griffes de ces ravisseurs qui ne tarderaient pas à remarquer son absence. Peut-être même le cherchait-on déjà ? Aussi il décida de quitter sa chambrée, empoignant une bouteille de champagne, seul objet dans son champs de vision en guise d'arme au cas ou il viendrait à rencontrer un éventuel ennemi. Le neimoidien regrettait amèrement de ne pas être armé, il faut dire qu'il n'en n'avait jamais eu besoin avant aujourd'hui. Ses gardes du corps s'occupaient de sa sécurité, lui avait des choses bien plus importante à faire. Mais une fois ceux-ci sur le carreau il se retrouvait sans défense.

Le politicien opta donc pour une approche discrète. Inutile d'y aller de front il se ferait éliminer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Marchant quasi sur la pointe des bottes, S'orn avait une idée derrière la tête et prit la direction de la salle des machines, un étage plus bas. Le vaisseau était toujours parfaitement calme si ce n'est les voix qui s'élevaient à l'extérieur de la navette. Grendo en profita pour descendre les marches de l'escalier le menant tout droit à son objectif. Et une porte plus tard le voilà enfin dans la salle des machines. L'endroit était froid, sombre et lugubre. Comment pouvait-on travailler dans de telles conditions pensa-t-il un bref instant avant de se diriger vers un terminal au mur. Des dizaines de commandes et de boutons. Des rouges, des verts, des bleus et des jaunes. De quoi rendre fou un sujet atteint de daltonisme. Un individu lambda n'aurait rien compris à la complexité du système informatique du vaisseau, il faut dire que tout était écris en Pak-Pak, le dialecte des neimoidiens. C'était d'ailleurs l'une de ses exigences lorsqu'il avait passé commande de sa navette personnelle au près du Constructeur Van'Athalith. Tout devait être inscris dans sa langue natale. Ca plus quelques fonctionnalités supplémentaires comme l'installation de caméra de surveillance un peu partout à bord du vaisseau, d'une baignoire gigantesque dans sa cabine et d'une climatisation dernière génération.

« Où est-il ... où est-il ... » répéta-t-il en analysant chaque câble coloré partant du terminal. Un oeil non averti aurait aisément associé les boutons aux couleurs correspondantes mais pas lui. Non pas lui. Grâce à ses cours d'ingénierie lorsqu'il était encore un jeune adulte à l'université de Koto-Si, il connaissait précisément ce qu'il devait faire pour saboter un vaisseau sans trop l'endommager. Cours de survie en milieu hostile on appelait ça sur Neimoidia. Un cours que Grendo S'orn aurait volontiers développer si on lui avait laissé l'occasion le réformer l'éducation de sa planète. En vain. Maintenant qu'il avait atteint la plus haute fonction de son monde cela faisait partie de ses futurs projets.

« Bordel de merde où se trouve ce satané ... ah le voilà ! » s'écria-t-il en empoignant un câble bien précis. Le neimoidien visait évidement les communications et plus précisément le transceveur subspatial. Quelques réglages par-ci, une modification par là et ...

« Ici navette ETA-06S-08... Le ministre S'orn à été grièvement blessé, la situation au sol est intenable... Demandons interruption du blocus pour évacuation immédiate... transmettons code d'autorisation... »

S'orn avait désormais accès en direct au système de communication du vaisseau. Du moins il pouvait entendre chaque message émis et entrant du vaisseau sans pour autant pouvoir lui-même en envoyer. Et justement en ce moment même quelqu'un émettait du cockpit. La voix lui semblait étrangement familière et il ne dû pas réfléchir bien longtemps pour associer un visage à celle-ci. Le Jedi était encore en vie. Maudit soit cet increvable sensitif ! Ne pouvait-il pas se prendre un tir perdu lors de la rafale dont ils avaient été victimes précédemment ? C'était donc lui le fameux ravisseur. Laissant échapper quelques jurons et autres noms d'oiseaux destiné à qualifier tous les sensitifs, S'orn continua à effectuer quelques légers réglages pour pouvoir lui-même émettre sur cette fréquence. Il fallait voir la réalité en face, il lui était impossible de se battre contre lui mais il pouvait encore gagner du temps pour que les renforts lui viennent en aide.

« Ici Vaisseau Amiral Esperanza, négatif navette ETA-06S-08, je répète négatif, interruption du blocus impossible. Seul un ordre direct du Ministre S'orn ou de la Vice-Chancelière Anthana pourrait interrompre le blocus. Les renforts sont en route vers votre position. Patientez encore quelques minutes, nous venons vous prêter main forte pour l'évacuation du Ministre. »

S'orn afficha un léger sourire en écoutant la suite des communications. Le Jedi pensait-il vraiment qu'ils allaient interrompre le blocus sous prétexte que la vie du Ministre de la Sécurité Intérieure était en danger ? Au contraire, l'embargo n'en serait que renforcé pour traquer les ravisseurs. Surtout que personne n'avait reçu de nouvelles du neimoidien depuis son arrivée sur la planète, ni la Vice-Chancelière, ni le Vaisseau Amiral en orbite ni la salle des commandes du complexe sur Paakuni, personne. Il pouvait être n'importe où, mort ou vivant. Grendo se sentait quelque peu rassuré d'entendre que ses directives étaient suivies à la lettre même durant son absence. On continuerait à pilonner les vaisseaux qui décolleraient pour fuir les autorités. Il espérait intérieurement que sa fidèle collègue, la Vice-Chancelière s'en sorte mieux que lui. Elle avait certainement dû atteindre la salle des commandes puis lancé les recherches pour trouver le neimoidien. Dans le doute il préférait s'assurer que les renforts étaient bien en route. Continuant ses minutieux réglages sur le terminal de la salle des machines, Grendo pu accéder à une autre fréquence sécurisée utilisée par des troupes républicaines.

« ... plus d'une vingtaine d'individus capturés. Six armés et l'un d'eux se fait interroger par le commandement. Nous n'avons toujours aucune trace du Ministre S'orn ni de la Vice-Chancelière ... »

S'orn empoigna aussitôt le système de communication espérant que quelqu'un l'entende.

« Allo ?!!! Ici le Ministre Grendo S'orn. Je suis actuellement à bord de ma navette diplomatique sur l'aire d'atterrissage AX-3.0, j'ai été capturé par un individu maitrisant la force. Il a refusé de me communiquer son identité, s'il est Jedi ou non je l'ignore mais son désir d'interrompre le blocus est bien présent. J'ignore aussi ses réelles intentions voilà pourquoi j'ordonne à toutes les unités de maintenir l'embargo coûte que coûte. J'ai réussis à me cacher pour l'instant dans la salle des machines de mon propre vaisseau. Je ne sais pas combien de temps je pourrai rester ici sans me faire repérer ni même si il est déjà en route pour m'exécuter mais envoyez moi des renforts et vite !!!! Il faut me sortir d'ici et tout de suite !!!! »

Grendo ignorait si son message avait été envoyé quelque part, ni même vers quel correspondant. C'était son ultime appel à l'aide, le dernier espoir qui lui restait encore. Maintenant il fallait attendre, patienter bien sagement que les renforts arrivent et viennent l'aider. Mais il devait faire une dernière chose encore. Verrouiller définitivement la porte de la salle des machines. Le Jedi remarquerait tôt ou tard son absence et finirait par le trouver, une porte close ne l'arrêterait sans doute pas mais c'était toujours mieux qu'une porte ouverte. Il devait accéder au menu d'ouverture des portes automatiques. Peut-être même pourrait-il enfermer le sensitif à bord du cockpit ? Il devrait puiser dans ses dernières ressources pour y parvenir.

« Pourvu que le code d'accès n'ai pas changé depuis ... »

« ACCES INTERDIT »

S'orn jura à nouveau de plus belle maudissant tous les sensitifs de cette galaxie sur plus de milles générations. Impossible d'accéder à ce satané menu par la méthode habituelle, il devrait user de ses talents pour bloquer cette fichue porte à la con. Peut-être que si il donnait un violent coup sur le terminal de la porte ... il avait déjà vu ça dans de nombreux holo-films. De toute manière il n'avait rien à perdre, que pouvait-il utiliser pour ça ... cette caisse métallique ferait bien l'affaire et hop. En plein dans le terminal qui fît jaillir des étincelles, puis des étincelles vint une flamme puis vint plusieurs flammes et ensuite vint un début d'incendie.

« Merde ... »
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Mer 11 Avr 2018 - 20:36

Installé sur le fauteuil du pilote, Halussius attendait avec une légère tension la réponse de la flotte positionnée en orbite... Aurait-il dû s'attendre à une réponse négative ? Probablement... Mais l'espérait-il vraiment ? La tension ambiante devenait de plus en plus importante à mesure que les coups sur la coque se répercutaient dans l'habitacle. Une réponse positive lui aurait permis de gagner du temps... D'autant plus que des renforts allaient être dépêchés.

Alors qu'il réfléchissait à la suite des événements rapidement, mais sans que cela n'altère son calme et sa tranquillité naturelle, il entendit une voix familière dans le système de communication...


 « Allo?!!! Ici... »

Ces quelques syllabes avaient suffit pour qu'il reconnaisse Grendo. D'un réflexe fulgurant, Halussius désactiva le système de communication aussitôt pour interrompre le signal et empêcher qu'il envoi un message. En vérité, il ne savait pas si Grendo était véritablement en mesure d'avoir pirater le système de communication ou non, mais c'était déjà trop de son point de vue. Balayant rapidement les commandes de bord, Halussius repéra qu'un point de connexion venait d'être établit depuis le sas où se trouvait les moteurs de la navette. Grendo se trouvait là ! Il pouvait en plus le sentir dans la Force... Il n'était décidément pas décidé à coopérer... Soit.

Halussius quitta alors le cockpit pour se diriger vers les moteurs. L'agitation à l'extérieure de la navette devenait vraiment importante, la Force s'agitait de plus en plus....

Arrivé à quelques pas de la porte du sas, Halussius s'arrêta un instant pour sonder au delà... Grendo était bien là en train de s'agiter, une caisse à la main qui fini rapidement par frapper le terminal devant lequel il était... Du sabotage donc...


-----------------------

Assit devant son verre vide, Seigneur Ombre semblait des plus soucieux. A dire vrai, ses yeux d'ordinaires rouges-orangés semblaient animés d'une lueur ardente. Mais son attitude restait pour le moins calme. Non loin de lui, Maître Lumière le regardait avec inquiétude, mais une inquiétude bienveillante, traduisant un sentiment sincère. Il n'était pas le seul d'ailleurs... Magistère aussi le regardait et même la neutralité de son visage ne pouvait dissimuler son inquiétude à lui aussi...

 « Seigneur Ombre, est ce que tout va bien pour vous ? »

L'intéressé tourna alors son regard flamboyant vers Magistère et lui répondit avec une voix grave, légèrement distordue.

 « Vous connaissez déjà la réponse... Pourquoi me questionner dans ce cas, Magistère ? Maître Lumière et vous êtes là, tranquillement à jouer au pacificateur, au diplomate, alors que cette racaille de politicien se moque de nous ?

Et vous osez me demander si tout va bien ?! »


Il avait alterné son regard respectivement sur ses deux compagnons. Un silence pesant ce fit alors entre les trois avatars d'Halussius représentants respectivement son côte obscur, son côté lumineux et sa tempérance. Seigneur Ombre porta alors son regard sur Maître lumière.

 « Vous qui n'êtes jamais avare de paroles... Je vous trouve bien silencieux ! Ce serait donc plutôt à vous qu'il faudrait poser la question ? Est ce que tout va bien pour vous, Maître Lumière ? Ou bien une fois encore vous vous voilez la face ?! »

Cette incartade entre les deux opposés était plus que courante et Magistère intervenait toujours rapidement afin d'y mettre fin en donnant de manière logique et pondéré raison à l'un ou à l'autre... Mais là... il ne disait rien et se contentait d'écouter.

 « Cette une vermine ! Réveillez vous bon sang ! Il n'attends qu'une chose c'est de pouvoir lui même planter la lame qui nous tuera... Il nous méprise, vous ne le voyez pas ?! »

Le Maître Lumière restait étonnamment silencieux et cherchait presque à éviter le regard du Seigneur Ombre. C'est alors que Magistère fini par se lever, attirant aussitôt l'attention des deux autres.

 « Grendo S'orn ne mérite pas que nous lui portions de l'attention... Mais il est un élément important de ce qui se joue en ce moment. Il ne faut donc pas agir à la légère.

Cependant... Le ministre S'orn a eut l'occasion de faire connaissance avec Maître Lumière et avec moi même... Seigneur Ombre, je crois qu'il est temps pour Grendo S'orn de vous présentez ses respects.... »


Aussitôt qu'il fut assis, Magistère versa du vin dans la coupe de Seigneur Ombre qui, sans attendre, la saisie et la porta à ses lèvres.

-----------------------

Sous sa capuche qu'il venait de rabattre, le visage d'Halussius s'assombrit. Profitant de la panique suscité par l’incendie que Grendo venait de déclencher maladroitement, le non-Jedi commanda à la porte du sas de s'ouvrir... D'une pensée, il étouffa grâce à la Force l'incendie encore naissant qui s'en trouva balayé comme par une bourrasque aussi violente qu’éphémère. A présent qu'il était fasse à Grendo, Halussius leva légèrement une main vers lui...

 « S'en est assez... »

Le corps tout entier de Grendo fut alors enveloppé par une étreinte invisible qui le souleva légèrement du sol métallique de la navette. Cette étreinte devenait de plus en plus étroite et oppressante. Ses membres, ses muscles, ses os, sa poitrine... tout son corps était soumis à une pression intenable, au point qu'il était impossible pour Grendo de parler.

 « Comment la République peut-elle encore tenir debout avec des dirigeants comme vous à sa tête ? Orgueil, ambition, égoïsme... Rappelez vous de ce que je vous ai dis, monsieur le ministre, nous protégeons aussi la République d'elle-même... »

Il n'y avait aucune équivoque... Halussius lui faisait bien comprendre qu'il considérait Grendo comme une menace, son étreinte de plus en plus insoutenable le montrait bien.

 « L'échec n'est pas envisageable... Et la mort, monsieur S'orn ? Quand est-il de la mort ? Voyons cela...»

Halussius baissa sa main et tourna les talons pour rejoindre à nouveau le cockpit. Grendo totalement piégé dans la Force, continuait de survoler le sol et suivait la même direction. Une fois qu'ils furent dans le cockpit, Halussius resta debout devant la console de pilotage est activa la séquence de décollage. Il se tourna alors vers Grendo toujours sous son emprise.

 « Vous avez dit vous même que vous ne seriez d'aucune utilité mort... J'ajouterai que vous n'avez visiblement pas plus d'utilité en vie...

D'ici trente seconde, la navette quittera cette plate-forme et commencera à suivre une trajectoire menant jusqu'à l'orbite et sera abattu quelques instants plus tard par vos troupes... J'ai survécu à bien pire que l'explosion d'une navette au décollage... et vous ?

Dans un sens, c'est une bonne chose que vous n'ayez pas donner cet ordre d'arrêter le blocus... Vous allez expérimenter une nouvelle forme de sensation forte!

Comment ? Oh... Vous voulez me dire quelque chose peut être ? »


Les moteurs vrombissaient de plus en plus fort. La foule autour de la navette venait de se disperser pour échapper à la poussée des moteurs et au brassage suffoquant de la poussière balayant les alentours. Le décollage était imminent. Halussius ôta son étreinte du visage de Grendo afin de lui permettre de s'exprimer.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   Jeu 10 Mai 2018 - 19:17

Dans quel guêpier se retrouvent-ils ! Au moins, ils sont d'accord sur le fait qu'ils ne sont pas sortis de l'auberge. Au contraire, les ennuis ne font que commencer...

Grendo S'Orn et Halussius Arnor continuent tous deux l'Event.
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MessageSujet: Re: [Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin   

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[Event XII - Pakuuni] Quelques minutes pour changer le destin

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