La qualité RP dans votre univers Star Wars...
 
AccueilTableau de bordFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Nombre de messages : 4074
Âge du perso : Eternel

MessageSujet: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mar 4 Juil 2017 - 19:18

Le cirque Shusu n’est rien d’autre qu’un cratère vieux de milliers d’années sur la ligne équatoriale de Gravlex Mex, au cœur duquel s’est logée une épaisse jungle. En survolant la zone, on peut donc voir une tâche vert sombre entourée de montagnes aux cimes acérées. C’est à l’intérieur de cette zone que se cachent les Anx depuis des semaines. Il n’est pas réellement étonnant que l’Empire ait eu du mal à prendre la zone : il est impossible de s’y poser à l’intérieur en vaisseau. Il faut donc soit atterrir à l’extérieur, et entamer un véritable voyage à pied, variant escalade et vertigineuses descentes, soit être parachuté directement au-dessus de la jungle. Après cela, la zone végétale et marécageuse relève d’un second défi : des troncs énormes, visqueux et glissants, baignent dans des marais sombres où la lumière du jour perce à peine. La gravité importante de la planète, pour un humain, empêche toute progression aisée au travers cette zone.
Bien sûr, les Anx ont établi des pontons qui conduisent à la cité dissimulée à l’intérieur, selon les informations dont dispose la République, mais ils ne sont guère aisés à trouver dans ce labyrinthe végétal. Cela assure cependant leur discrétion et leur sécurité tout à la fois. La seule chose qui paraît étrange, c’est que l’Empire ne se soit pas contenté de bombarder la zone. C’est donc que quelque chose les intéresse, dans cette singulière zone de Gravlex Mex ? Il faut le croire, car des troupes impériales seraient a priori postées à proximité du cirque Shusu, attendant le bon moment pour un assaut…

Pour l’amiral Fylesan, l’échec de l’Empire est une aubaine qui lui a permis de tenir une défense partielle de la planète assez efficace. Désormais, les renforts républicains les rejoignent et quelques Jedi sont également présents sur place. En particulier, ils tentent une opération de sauvetage dans le cirque Shusu, où les maîtres Von et Vocklan se sont rendus, déposés par un petit détachement de la flotte alsakanie. Le Sénateur reçoit la confirmation que leur transit s’est bien déroulé, et s’apprête à attendre des nouvelles de l’opération autant que des renforts qui proviennent de la République et avec qui il devra se coordonner pour repousser l’Empire plus efficacement.

Mais soudain, son second lui fait parvenir l’information que les impériaux réalisent une poussée offensive avec des vaisseaux légers… Au-dessus du cirque Shusu ! Les Jedi et les Anx sont de nouveau en danger…

… Car le Moff Stoker peut se frotter les mains : jusqu’ici, son piège a fonctionné comme prévu. L’équipe au sol l’a informé que les Jedi avaient bien atteint le camp, et qu’ils les tiendraient occupés jusqu’à ce que des renforts leur proviennent depuis les airs. Il y a mieux : les Jedi piégés sont deux maîtres du Conseil. Une prise qui satisfera hautement l’Impératrice… Mais aussi très difficile à maîtriser. Cela constitue un défi de taille. Vaas ne perd pas une minute : il a lancé la prise du cirque de Shusu à l’aide de chasseurs et de frégates pour débarrasser la zone et empêcher tout renfort Jedi ou républicain de se mêler du piège, et il se dirige maintenant sur le pont de son croiseur pour revenir à la charge vers la flotte alsakanie : il s’agira de les affronter dans l’Espace, tout en protégeant le site Shusu…

Une double bataille, à double tranchant.



Seuls les joueurs Jeresen Fylesan & Vaas Stoker peuvent intervenir dans ce sujet. S’agissant d’un RP de stratégie, vous serez départagés sur la qualité d’écriture de votre RP, la pertinence, l’originalité et le réalisme de votre argumentation et de vos propositions ainsi que votre fair-play vis-à-vis de vos adversaires.
Ordre de post : Vaas - Jeresen.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mar 4 Juil 2017 - 21:48

L’œil unique de Vaas brillait dans son orbite, d'une excitation malsaine à peine dissimulée. Gravled Mex n'allait pas tarder à tomber entre les mains "bienveillantes" de l'Empire. Mieux encore : il apparaissait à présent que pas moins de deux membres du Conseil se trouvaient sur la planète, au coeur du cirque Shusu. Pris au piège. Il fallait à présent s'assurer que les mâchoires de ce dernier se referment bel et bien sur ses proies. Toutefois... Quelque-chose pouvait encore empêcher cette victoire tant attendue : les renforts spatiaux républicains. Le Falleen entra dans le poste de pilotage. Les membres d'équipage se retournèrent un instant, le temps de le saluer, avant de reprendre leurs tâches.

L'immense baie vitrée de l'Oeil Sombre s'ouvrait sur l'immensité de l'espace, bordé dans son coin inférieur gauche par une partie de la planète. En face du puissant destroyer stellaire, les renforts spatiaux, tout juste sortis de l'hyper-espace, commençaient, semblait-il, à se mettre en formation.
Le Borgne alla s'asseoir sur son fauteuil et se tourna vers l'holocom assujetti à sa console. Les silhouettes de deux officiers, portant l'uniforme de Général dont lui-même était vêtu si peu de temps auparavant, attendaient. Il fit un signe rapide de la main, afin de les saluer :

"Nous allons devoir nous battre sur deux fronts, vous en avez conscience. Général Omeda, je confirme votre ordre initial : sur la frégate l'Intrépide, vous vous occuperez, avec votre escadre, de la prise du cirque Shusu. Son interlocuteur acquiesça. Quant à vous, Général Courvoi, vous resterez dans l'espace en ma compagnie et celle de mon escadre. De plus, un quart de votre propre escadron va rejoindre celui du Général Omeda, afin de le soutenir dans la réalisation du plan Nexxu."

Il s'arrêta quelques secondes, afin de laisser le temps à ses subordonnés de prendre conscience du rôle qu'ils auront.

"Bien. Je vous rappelle l'importance de Nexxu : nous devons prendre cette foutue cité, coûte que coûte. De plus, il appert que deux membres du Conseil sont actuellement sur place. Leur capture, sinon leur décès, sera un avantage décisif dans cette guerre. Messieurs, l'Impératrice a les yeux rivés sur nous. Ne la décevons pas. Des questions ?"

Omeda leva la main, avant de s'éclaircir la gorge :

"Oui. Ais-je l'autorisation, si l'occasion s'en présente, d'accepter toute reddition de l'ennemi ?"

"Eh bien... Oui. Ce n'est pas parce que nous sommes des militaires que nous devons pour autant nous laisser aller à de brutaux actes de barbarie. Nous ne sommes pas de Hutts ou de vulgaires pirates, nous sommes des membres de la Flotte et suivons le code de la guerre. Mais, en ce cas, assurez-vous, en particulier dans le cas des Jedis, que l'ennemi est réellement inoffensif. On ne sait jamais..."

Sur ces derniers mots, la communication se coupa. Le Falleen se tourna de l'autre côté de sa console, et observa, sur ses écrans, les vaisseaux de son escadre se mettre en place, rapidement rejoins par l'escadre du Général Courvoi. Il se tourna vers son Quartier-Maître. Essan portait un uniforme différant légèrement de celui auquel son grade pouvait prétendre : sombre, bordé de fils d'or, permettant de voir du premier coup d’œil ses quelques médailles militaires, l'homme était penché sur la console de l'astrogateur, vérifiant avec ce dernier les calculs qui permettraient à l'armada impériale de dériver jusqu'à l'ennemi et d'engager ensuite le combat. Sentant sur son dos le regard de son supérieur, Essan se retourna vers lui. Pendant ce temps, l'astrogateur envoyait les résultats des calculs au reste des vaisseaux.

"Monsieur ?"

"Monsieur Essan, je souhaiterais avoir un scan de la flotte ennemie, avec un maximum de ces données suivantes : combien de frégates, de croiseurs et de destroyers, identification du vaisseau amiral."

"A vos ordres."

Pendant que les instruments de mesure de l'Oeil Sombre effectuaient leur tâche, l'escadre impériale s'approchait, lentement, mais sûrement, du champ de bataille.
Le principal rôle des chasseurs allait être de harceler l'ennemi et de s'attaquer en priorité à leurs hangars d'appontement, afin de rendre inutilisable un maximum de vaisseaux individuels adverses. Pendant ce temps, les frégates, appuyées par le destroyer de Vaas, allaient s'engager dans une violente mêlée.


Dernière édition par Vaas Stoker le Mer 5 Juil 2017 - 13:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mer 5 Juil 2017 - 13:39


Il était temps !

Dès qu’il avait apprit que la République allait déclencher sa première offensive majeure dans les secteurs de la zone neutre, Jeresen Fylesan s’était empressé de prendre contact avec le Conseil Principal de l’Hégémonie d’Alsakan. Des forces républicaines devaient alors normalement prendre la direction de Gravlex Med pour appuyer la flotte alsakanie déployée dans le secteur depuis l’entrée en guerre de la République, et le sénateur avait demandé l’autorisation de retourner sur les lieux pour coordonner au mieux la rencontre et le déroulé des opérations. Il avait insisté sur le fait qu’il était le seul a avoir déjà coopéré avec les forces républicaines, et qu’il serait donc le mieux placé pour prendre la tête des opérations, mais surtout, pour ne pas baisser la tête face aux volontés d’un l’État-major Républicain qui voudrait sans doute s’approprier un commandement qu’il ne méritait pas forcément.

Il avait prit le premier vaisseau disponible lorsque l’autorisation lui avait été donné, laissant Jonn s’occuper des affaires courantes en son absence, et il avait profité du trajet pour étudier en détail les mouvements initiés par les forces républicaines d’un point de vue stratégique. Le cas de Gravlex Med était tout aussi essentiel que les autres, pour ne pas dire plus, à court terme. S’il permettrait éventuellement de repousser les impériaux sur le sol des Anx, faisant dès lors avancer le front dans un ventre mou où lancer une offensive plus au Nord serait très long et délicat par l’absence de routes, il assurait également un dégagement total des forces quasi-encerclées sur Dubrillion et un ravitaillement plus facile et, donc, plus conséquent.

Sur un point de vue tactique, les renforts républicains sur Gravlex Med permettraient peut-être de décoincer une situation enlisée depuis des semaines. Les forces de l’Amiral Nivohn, qui avait prit le commandement suite à la première bataille, n’avaient pas été en mesure de repousser totalement l’ennemi, et le temps avait immanquablement joué contre lui et ses forces limitées. En vérité, la réponse de la république arrivait bien trop tard et les Anx s’étaient donc retrouvés dans une situation bien délicate mais pas désespérée. L’intervention d’Alsakan et de certains Jedi leur avait donné l’occasion d’espérer, de se battre et de résister. A présent, il était temps pour eux de se battre à nouveau, pour se libérer.

Jeresen rencontra justement les Jedi sur place, à bord de l’Amiral Hirken, le croiseur de bataille dernière génération qui assurait le commandement suprême des forces d’Alsakan dans le système. Avec les Maitre Von et Vocklan, ils avaient pu établir un plan pour protéger les Anx qui s’étaient repliés sous la surface pour se protéger des bombardements orbitaux que les forces impériales avaient initiés à plusieurs reprises lorsqu’ils avaient pu se faufiler entre les défenses poreuses d’un groupe de combat alsakani qui s’était vu parfois à bout de souffle. Il était en effet compliqué de protéger toute une planète avec seulement huit croiseurs de bataille, deux porte-aéronefs et douze frégates lorsque votre ennemi était capable de mobiliser des forces plus conséquentes.

Les Jedi avaient exprimé leur souhait de venir protéger les Anx et d’évacuer ceux qui pouvaient l’être. En retour, Jeresen avait multiplié le nombre de militaires déployé à la surface –un nombre encore bien trop insuffisant- pour les aider dans leur tâche, envoyant ainsi des hommes issus de l’infanterie et de la cavalerie régulière appuyer les quelques éléments de la Garde Royale déployés depuis des semaines dans les environs du cirque de Shusu.

Cet endroit avait été choisi par une partie des Anx pour se réfugier, car il offrait une protection naturelle. Enclavé par de très hauts contreforts facilement défendables, le cirque en lui-même n’était que forêt tropicale et marais, ce qui rendait impossible tout débarquement classique. Enterrés dans des tranchées et des protections naturelles, les défenseurs avaient tenus le terrain, sans pour autant pouvoir empêcher les infiltrations. L’Empire continuait de chercher un moyen de forcer les défenses, ce que Jeresen Fylesan ne parvenait pas à comprendre. Leur adversaire s’obstinait à encercler la zone et à s’écraser sur leurs positions, alors qu’il leur aurait été très simple de bombarder la zone depuis l’orbite lors d’une ouverture dans la défense spatiale. Mais il n’avait rien fait de tel, ce qui contrariait toujours le Sénateur. Il ne comprenait pas, et soupçonnait donc que l’Empire tramait quelque chose. Mais quoi, il ne pouvait pas le savoir.

Du moins, pas encore. Car l’envoi, cette fois-ci, des deux Maitres Jedi serait peut-être l’occasion d’en savoir plus. Peut-être pourraient-ils trouver des informations tout en exécutant leur mission première : exfiltrer les Anx. Jeresen leur avait promit de les assister au mieux, et il le ferait. L’arrivée soudaine de la force républicaine allait leur offrir l’opportunité qu’ils attendaient, à condition qu’il convainquît le contre-amiral qui la menait.

Pour cela, le plus simple était encore d’ouvrir un canal avec lui. Ce qu’il fit, après avoir remercié comme il se devait les deux émissaires d’un Ordre qui avait déjà appuyé Alsakan par l’intermédiaire de Maitre Manteer. Il les protégerait du mieux qu’il le pourrait et leur ouvrirait la faille dont ils avaient besoin pour se parachuter dans le cirque de Shusu.

Il reposa ses mains sur la table tactique alors que les Jeid disparaissaient, et son regard glissa sur la passerelle du navire. Elle était bondée et ne désemplissait pas. C’était devenu un quotidien depuis des semaines, et Jeresen reprenait depuis plusieurs jours la mesure de tout le travail que ces hommes avaient déjà accompli, et les tâches qu’ils leur restaient à achever. Je’styylir répondait toujours présent. L’officier républicain détaché s’était montré loyal et compétent depuis leur première rencontre, et il s’était facilement intégré au sein de l’équipage de la capitaine Thicehk. Cette dernière commandait son navire avec autorité mais sympathie, si bien que son équipage s’était toujours montré confiant et plein d’entrain lorsqu’elle était là pour les guider au travers des difficultés…

« J’ai le contre-amiral Jaryy’iva Lla’reskuss pour vous sur la ligne prioritaire. »

Sa voix légère venait sortir Jeresen Fylesan de ses pensées. Le sénateur laissa son regard glisser vers elle avant d’opiner du chef. Il avisa un instant la carte tactique qui affichait les vaisseaux à l’écran. En bleu les siens, en rouge ceux de l’ennemi.

Il prit une grande inspiration, se rappelant une énième fois la manière dont il devrait aborder sa discussion avec le rendillien qui commandait l’escadre républicaine. Ce ne fut que lorsqu’il fut certain de lui qu’il appuya sur l’interrupteur qui projeta l’image de l’officier sur le pont de son navire.

Jeresen ne perdit pas de temps :

« Contre-Amiral, mes respects. Votre arrivée était attendue.

Nous avons fait du très bon travail jusqu’à maintenant, avec des moyens limités contre un ennemi implacable, qui revient sans cesse et se montre coriace. Mais nos ressources s’épuisent et l’Empire commence déjà à profiter de quelques failles dans nos défenses pour s’y infiltrer.
Nous avons besoin de l’appui de l’armée républicaine, votre appui, c’est une évidence. »
débuta-t-il, calmement.

La flatterie était toujours un bon moyen de s’attirer les bonnes volontés de son interlocuteur. Jeresen avait besoin d’eux pour reprendre une initiative qui s’était essoufflée depuis quelques semaines.

« Cependant, et je pense que vous serez d’accord avec nous sur ce point, votre force seule n’est pas plus suffisante que la nôtre, et nous avons la connaissance du terrain, et de la tactique de l’ennemi dans ce secteur. Ce qui n’est pas votre cas. »

Nouvelle pause, brève, le temps nécessaire pour l’Alsakani de juger la réaction du militaire. Il n’avait pas envie de débattre sur des modalités futiles, ou bien doucher les ardeurs d’un militaire peut-être trop orgueilleux. Surtout que plus la discussion s’allongerait, et plus ils perdraient du temps.

Il conclut donc :

« C’est pourquoi nous vous proposons de travailler ensemble, de concert, pour repousser les Impériaux une bonne fois pour toute. Nous prendrons le commandement pour des raisons pratiques évidentes, principalement pour éviter des contre-ordres futiles, et vous nous appuierez le temps de la bataille. »

A peine eut-il terminé qu’il comprit que l’officier qui lui faisait face ne partageait pas son point de vue. Sa légère négation de la tête et le rictus qui s’était dressé sur le coin de sa lèvre venaient de parler à sa place. Ses paroles ne furent donc qu’une simple confirmation :

« Je vous remercie Sénateur, mais je suis officier de la République. J’ai les privilèges pour prendre le commandement avec mes forces, et vous le savez. Pourquoi devrais-je me subordonner à vous ? »

La voilà, la question que Jeresen aurait voulu éviter. Pourtant, il s’y était attendu tant elle était prévisible. Il fallait tuer dans l’œuf le débat qui risquait de s’installer ou bien l’aide qu’était sensé recevoir les Anx se révèlerait être un poison supplémentaire qui ne sèmerait que chaos et confusion.

« C’est très simple. Nous vous le répétons encore une fois, nous sommes sur le terrain depuis le début. Nos forces sont déjà déployées et éprouvées. Vos forces sont encore fraiches et novices sur ce terrain. De plus, nous avons pris la parole devant le Sénat et la République que nos forces se retireront une fois l’Empire repoussé. Nous tiendrons notre parole. Vos forces pourront prendre le relais, sous votre commandement, si aucun avis contraire n’est donné par votre État-major. » lança l’Alsakani sur un ton plus direct et autoritaire, martial, déterminé qu’il était à tenir les promesses faites par son gouvernement devant l’autorité du Sénat et par l’intermédiaire de la parole du Roi et Hégémon d’Alsakan. « Quoi qu’il en soit, Amiral, vous n’êtes pas venu ici pour débattre avec nous mais pour défaire les Impériaux et libérer les Anx. C’est aussi notre combat, alors nous devons travailler ensemble. »

Si la simple parole ne lui suffisait point, alors lui envoyer son ordre de mission à la figure suffirait sans doute. De toute manière, Jeresen agirait avec ou sans lui. Et ça, son interlocuteur semblait bien l’avoir comprit.

« Je le sais, Sénateur. J’ai reçu mes propres ordres, comme vous le savez. Et je sais très bien que je ne vous convaincrais pas. Alors passons à autre chose. » répondit-il, en signe d’apaisement. « D’après ce que je sais de la situation, les Anx sont sur la défensive, et nous avons des troupes fraiches à leur offrir au sol. Nous nous imbriquerons dans votre dispositif pour leur apporter un soutien au plus proche. Nos frégates devraient pouvoir repousser leur chasse sans trop de difficultés. »

« C’est bref, mais bien résumé. Nous ferons ce qu’il faut pour vous assurer le passage, Amiral. Gardez le canal ouvert, nous restons en contact. »

Inutile de s’attarder sur des remerciements. L’officier républicain ne se rabaissait pas par bonté de cœur et Jeresen devrait surveiller ses initiatives pour être certain qu’il ne chercher pas à lui prouver son talent dans une manœuvre risquée et périlleuse. Il espérait néanmoins pouvoir lui faire confiance et compter sur ses qualités. Peut-être le ferait-il mentir en se conformant aux instructions, seul l’avenir le lui dira.

Appuyant sur le bouton, la projection holographique disparût pour être de nouveau remplacé par la carte tactique et les informations sur les vaisseaux à sa disposition. Certains des navires Alsakanis en avaient remplacé d’autres depuis la première bataille. Quelques-uns avaient été perdus, d’autres remplacés car trop endommagés. Il pouvait également compter sur quelques corvettes Anx qui avaient survécus aux premiers combats, ainsi que, désormais, sur les frégates et croiseurs légers du groupe de combat de la république. Le gain était conséquent, mais c’était à peine suffisant. En réalité, Jeresen était déçu par la maigreur des renforts. Il aurait préféré que ce soit toute une flotte qui débarqua, ce qui lui aurait permit de repousser de façon certaine l’Empire. Au lieu de cela, le combat serait acharné, et incertain.

Il n’avait qu’une seule certitude : les Impériaux ne tarderaient pas à réagir à ce rééquilibrage des forces. Et elles ne se firent d’ailleurs pas prier…

« Il y a du mouvement du côté des Impériaux, Amiral ! » beugla en effet Je’styylir depuis le bas de la fosse.

« Transférez sur la plateforme tactique. » rétorqua aussitôt l’Alsakani, avec une légère appréhension à peine voilée.

Jeresen était effectivement méfiant concernant les mouvements de flotte impériaux. Leurs commandants effectuaient des manœuvres souvent étranges depuis son retour, comme s’ils cherchaient à évaluer quelque chose, ou même quelqu’un. Peut-être lui, mais il en doutait. Ils étaient, d’une certaine façon, le reflet de leurs forces au sol : ils continuaient d’attaquer, mais de manière éparse, sans réelle coordination. Un peu comme s’ils cherchaient à garder ses forces en état d’alerte constants, pour les épuiser et les distraire jusqu’au moment de la frappe véritable.

C’était d’ailleurs peut-être ce jour qu’ils avaient choisis, car l’ensemble des forces impériales s’étaient mises en mouvement, et ce de façon coordonnées. Chose qu’ils n’avaient pas fait ces derniers jours. Peut-être réagissaient-ils seulement à l’arrivée des républicains, mais leur déplacement ressemblait vraiment à une attaque en force.

Jeresen réactiva la projection holographique de Lla’reskuss à côté de la carte tactique, et c’est avec le regard constamment rivé sur celle-ci qu’il se pencha légèrement en avant pour s’exprimer :

« Ils foncent vers le cirque Shusu, et avec des forces plus conséquentes que d’ordinaire. Il semblerait que votre arrivée ait précipité leurs plans, Amiral. »

« En effet. Ils envoient toute une escadre, principalement des frégates, pour appuyer leur chasse. Nous allons les engager pour les empêcher de prendre le contrôle du ciel, mais nos croiseurs ne sont pas capables de combattre en atmosphère. » répondit l’autre, légèrement surpris mais désireux d’en découdre.

Jeresen nota l’information avant de l’analyser. L’absence des six croiseurs légers déséquilibrerait les forces en orbite basse et en atmosphère, car les impériaux semblaient avoir déployé quelques vaisseaux plus lourds avec leurs frégates. Il resta silencieux, cherchant un moyen de rééquilibrer les forces, jusqu’à ce que la solution ne lui vienne de sa droite :

« Envoyons-leur les vôtre, Sénateur. Ils en sont capables. » proposa Je’styylir.

« En effet, ils le peuvent. Et ils sont suffisamment puissants pour affronter leurs frégates. Mais cela affaiblira notre groupe en orbite. A moins que… Il se stoppa net, son regard déviant à nouveau vers la carte tactique.

L’idée venait de surgir dans sa tête. Elle était un peu folle, mais réalisable.

Amiral, nous avons un plan. »

Il laissa son doigt glisser sur la table pour décaler l’hologramme et effectuer une séparation des projections tactiques. A gauche se trouvait celle de l’espace, la sienne. Et à droite, celle de la très haute atmosphère, celle de Lla’reskuss. De nombreuses formes géométriques représentaient chaque navire de guerre et le caractérisait par sa fonction : des losanges pour les croiseurs de bataille, des carrés pour les croiseurs légers, des cercles pleins pour les frégates et porte-nefs ainsi que des bâtons pour les corvettes. Avec le même doigt, Jeresen commença à dessiner des trajectoires, tout en explicitant son plan :

« Nous allons détacher deux de nos croiseurs de bataille avec votre groupe. Ils sont à même d’affronter les navires adverses les plus lourds et devraient remplacer sans problème vos six croiseurs légers, qui s’intègreront à notre dispositif en orbite pour l’équilibrer. Utilisez-les à bon escient. Et pour assurer une interopérabilité efficace, nous détachons le capitaine Je’styylir à votre bord. Il a pu étudier nos manœuvres, il vous conseillera sur la meilleure utilisation à faire de nos vaisseaux. »

Il marqua la pause, un bref instant.

« Nous ne vous faisons pas un dessin, il faut à tout prix repousser les Impériaux au dessus de Shusu, c’est votre priorité absolue. Frappez leurs vaisseaux avec les batteries longue portée des croiseurs de bataille et balayez leur chasse avec vos navires d’appui. Je’styylir vous expliquera la doctrine. »

Puis, réduisant le zoom de la première projection, il agrandit la sienne pour poursuivre :

« Quand à nous, nous allons frapper l’adversaire pour le surprendre, en établissant deux lignes de frappe. L’une haute, et l’autre basse. La seconde pilonnera l’ennemi avec les batteries longue-portée de ses croiseurs de bataille pendant que la première servira de plastron. Quand à la chasse, elle jouera un rôle prépondérant en défense. »

Deux lignes de frappes se suivraient donc. La première, celle qui servirait de plastron, devrait attirer le feu de l’ennemi et se préparer à effectuer un mouvement de choc. La deuxième, ligne, où se trouvera l’Amiral Hirken, agirait en tant qu’appui en brisant les défenses des premiers bâtiments adverses avec les puissantes batteries longues-portées des croiseurs de bataille. Et lorsque l’ennemi serait brisé, de donner la chasse.

« Compris, je les tiendrais en respect pendant que vous repousserez la flotte adverse. Puis nous les taillerons en pièce. J’attends le capitaine à mon bord. Lla’reskuss, terminé. »

L’hologramme du rendillien disparût, mais il ne coupa pas totalement la transmission, de sorte à pouvoir rapidement être joint en cas de difficultés. Et des difficultés, il y en aurait. Jeresen avait la certitude que les Impériaux cachaient quelque chose, et il espérait bien que l’amiral adverse abaisserait ses cartes en premier. Et s’il fallait le forcer, il le ferait.

Sur la carte holographique, les deux croiseurs de bataille que Jeresen avait détaché venaient croiser les six croiseurs légers qui venaient se rallier. Il scrutait également le mouvement des forces impériales, lesquelles s’étaient séparées en deux escadres distinctes. Il allait devoir frapper celle en orbite le plus rapidement possible, pour pouvoir venir encercler la deuxième escadre qui affronterait les principales forces fédérales.

« Capitaine, emmenez-nous sur le quadrant quatre-cent-vingt-quatre et préparez les batteries principales et les lanceurs de missiles. » ordonna-t-il, avec une idée en tête.

En manœuvrant de la sorte, il comptait placer sa flotte dans le sens de rotation de la planète. Il espérait ainsi pouvoir profiter d’un avantage qui ferait peut-être défaut aux Impériaux s’il parvenait à ses fins avec la première escadre : l’impulsion gravitationnelle. Celle-ci lui permettrait de fondre dans le dos de l’escadre qui attaquait Shusu et ainsi de l’encercler, à la manière de sa tactique d’approche à Makem Te.
S’il parvenait à défaire la première escadre, son adversaire devrait alors abattre une carte.

« Quadrant quatre-deux-quatre, bien reçu. Lieutenant, virez vers l’ennemi par tribord, un tiers d’impulsion ! »

« La barre à tribord, un tiers d’impulsion. » rétorqua l’officier en exécutant les ordres.

Les vaisseaux s’élancèrent enfin face à la force dirigée par l’Oeil Sombre, à vitesse réduite pour laisser l’ennemi s’approcher à son aise. La stratégie reposait sur la réussite d’un choc brutal, qu’il appliquerait au moment venu. Il laissait donc l’initiative de la première frappe à son adversaire.

« Amiral, lors de tout nos affrontements l’ennemi a lancé des chasseurs contre nous. Cette fois-ci, ils pourraient être trop nombreux pour notre chasse ! » constata Thicehk.

Jeresen tiqua. Ce problème ne lui avait pas échappé. Il n’avait jamais eu de gros soucis avec la supériorité aérienne auparavant, mais c’était lorsqu’il disposait de forces équivalentes à opposer. Comme à Makem Te. Mais en attendant la fin de la réforme de la marine, les bâtiments Alsakanis emportaient moins de chasseurs que leurs équivalents républicains. Jeresen savait donc qu’il n’aurait pas la supériorité aérienne maintenant. Sauf s’il parvenait à détruire la chasse adverse auparavant.

« Ils vont certainement s’attaquer à nos points critiques pour nous neutraliser : propulsion, communication, commandement, pont d’envol… C’est une tactique classique, et qu’ils ont déjà utilisé contre nous à Makem Te ou Dubrillion. » Il fixa la capitaine. « Thicehk, faites reculer nos portes-nefs sur une troisième ligne, derrière-nous, pour les protéger. Lancez nos chasseurs en attente en protection rapprochée et déployez nos frégates et corvettes en protection écran avec leurs batteries défensives rapides. »

L’idée était de se servir des frégates et des corvettes comme un véritable bouclier à l’aide de leurs canons anti-chasseurs, et d’utiliser la chasse alliée comme une épée venant pourfendre les survivants de l’adversaire.

« Ils passeront quand même, Amiral. » pesta-t-elle avec une pointe de défaitisme.

« Nous verrons… Nous avons une idée à ce sujet. Laissons-les d’abord s’avancer à portée de nos batteries puis faisons feu. Mais ne laissons pas leurs vaisseaux s’approcher de nous au-delà de cette ligne. »

En somme, l’Alsakani comptait laissait les Impériaux se jeter à portée de ses armes les plus puissantes et les écraser sous un feu nourri de turbolasers qui stopperait tout progression sensée. L’amiral adverse devra alors rebattre ses cartes et, l’espérait-il, commettre une erreur fatale.

Impériaux, tirez les premiers.
 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Jeu 6 Juil 2017 - 0:29

"Nous sommes à un millions de kilomètres de l'armada républicaine, Monsieur. Quels sont vos ordres ?"

"Stoppez les machines. Monsieur Essan ? Quel est le rapport concernant les forces en présence ?"

Le Quartier-Maître au visage balafré se pencha sur sa console, analysant au mieux les informations qui y apparaissaient les unes après les autres. Vaas se tourna en direction sa console et appuya sur un bouton. Les silhouettes holographiques du Général Courvoi et des divers Capitaines et Commandants sous les ordres du Moff apparurent devant lui.

"Messieurs-dames, comme vous l'avez remarqué, la flotte de secours républicaine nous fait face. Notre but est de protéger le Général Omeda, tandis qu'avec son escadre, il s'occupe de Shusu. Pour cela, nous devons empêcher à tout prix les renforts de s'approcher de la planète. Nous sommes actuellement à un millions de kilomètres d'eux. Le combat sera rude."

Il leva la tête, tandis qu'Essan lui faisait signe : les relevés des capteurs étaient enfin analysés. Le visage balafré du Quartier-Maître restait neutre, mais une lueur de peur se lisait dans son regard.

"Monsieur, voici les données. Environ six croiseurs, légers et de bataille, une douzaine de frégates, et une dizaine de corvettes. Ce sont des forces alsakaniennes."

Le silence se fit dans le poste de pilotage. En terme de puissance de feu, l'ennemi dépassait la flotte impériale. Pour autant, Stoker ne laissa transparaître aucune émotion, pas même ses écailles ne virèrent de couleur. Seul une légère crispation de la mâchoire indiqua son état d'esprit. Essan se pencha de nouveau vers sa console, avant de relever la tête :

"Par ailleurs, Monsieur, je vous confirme la présence d'une petite vague, à environ 200 000 klicks de nous, par tribord. Je vous indique son emplacement exact sur votre console."

Le visage de Vaas s'illumina d'un sourire, tandis qu'un trait se dessinait sur son écran, à une bonne distance des points lumineux représentant les deux flottes en présence. Les vagues n'étaient autre que des ondes gravitationnelles, qu'un vaisseau muni d'hyper-propulseurs pouvait tout à fait "chevaucher" et se laisser dériver dans la bonne direction en usant de sa propulsion initiale. Il y avait des risques à les employer, bien entendu, et si les hyper-propulseurs n'étaient pas assez performant, un vaisseau de bonne taille pouvait purement et simplement se disloquer. Ce qui n'était pas le cas de la Flotte Impériale, ni de la Flotte Républicaine.
Le Falleen se tourna vers un des hologrammes :

"Capitaine Ishiara, voici vos ordres : vous allez prendre avec vous une dizaine de croiseurs et à mon signal, vous allez "chevaucher" la vague de façon à vous retrouver sur leur flanc bâbord. Là, une fois que nous aurons engagé le combat, vous les pilonnerez, pile à l'endroit où ils seront des plus vulnérables. Nous allons attirer leur attention, le temps que vous vous mettiez en position. Energie au minimum, ne vous faites pas repérer. Il est probable que les Anx soient au courant de l'existence de cette vague, mais de là à savoir qu'ils en aient parlé à leurs alliés... De plus, ils sortent pratiquement tout juste d'hyper-espace, je doute qu'ils aient lancé un scan aussi complet que le notre. Du moins, espérons-le."

Le Capitaine Ishiara salua et coupa sa communication. Sur l'écran de la console de Vaas, une dizaine de points se déplacèrent légèrement, attendant le signal pour prendre la vague.
Pendant ce temps, le Falleen fouillait rapidement ses archives, avant de trouver l'information qui l'intéressait. Selon les services impériaux, le dirigeant des troupes alsakaniennes n'était autre que le Contre-Amiral Nivohn. D'après les probabilités, son propre vaisseau-amiral ne pouvait être que l'Amiral Hirken. Le Moff appuya sur quelques boutons de sa console, avant d'enregistrer un message audio, tout en intimant le silence le plus total.

"Contre-Amiral Nivohn, ici le Moff Stoker, de la Flotte Impériale. Je vous demande, avec tout le respect que je puis avoir pour un confrère, quand bien même il s'agit d'un adversaire, de renoncer. Partez, si vous tenez à la vie de vos membres d'équipages.

Gravled Mex tombera, tôt ou tard. Cela vaut-il réellement la peine de prolonger cette épreuve ? Vous avez le pouvoir de contraindre les forces républicaines au sol. Ordonnez-leurs de se rendre et je me porterais garant, sur mon honneur de Moff, qu'il ne leur sera fait aucun mal, à eux comme aux Jedis. Si les Anx se rendent eux aussi, je ferais de mon mieux pour que leur soit épargné le pire.

Le choix est votre, Contre-Amiral.
"

Il s'affaissa à demi dans son fauteuil et fit signe à son officier des communications d'envoyer le message audio à l'intention de l'Amiral Hirken, sans aucun cryptage ou encodage particulier, sinon ceux en vigueur pour les messages diplomatiques standards. Puis, Vaas se releva et frotta son oeil unique, avant de remettre en place son bandeau de cuir sur son oeil aveugle. Il appuya sur quelques boutons et fit signe à ses généraux de faire de même : il allait s'adresser à son armada entière, dans un message vidéo. Dans tous les vaisseaux, les signaux d'alertes retentirent et les membres d'équipage se regroupèrent devant leurs écrans, où s'affichait le visage du Falleen. Ce dernier avait l'air grave.

[Thème de la scène : un dernier discours avant la bataille]

"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. La flotte républicaine nous fait face. Elle est techniquement supérieure à la notre en terme de puissance de feu. Notre mission est de l'empêcher de se rapprocher de la planète, de protéger les troupes impériales déjà présentes. Je ne vous parlerais pas de sens de l'honneur ou de la justice. Car ce ne sont qu'un ramassis de conneries, sur le champ de bataille, où la seule chose qui compte, c'est de buter celui qui est en face de nous avant que ce dernier ne le fasse. Mais je vais être réaliste. Nombre d'entre nous périrons dans cette bataille. Nous avons chacun une famille. Un mari. Une épouse. Des parents. Des enfants. Et ces derniers, chaque fois qu'ils vous regardent monter à bord d'un vaisseau, me confient vos vies. Et j'en ai conscience. Je porterais jusqu'à ma mort le poids de mes décisions. Le poids des disparus.

Pour beaucoup d'officiers, les membres d'équipages ne sont que de vagues silhouettes. Pas pour moi. Chacun d'entre vous a un nom. Une histoire. Un vécu. Et un avenir. Et il est de mon devoir, en tant qu'officier, de m'assurer qu'un maximum d'entre vous ai droit à cet avenir. Quoi qu'il m'en coûte.

Vous êtes des enfants de l'Empire. Des enfants de l'Impératrice. En tant que son représentant, je vous fait cette promesse : je ferais au mieux pour ramener au bercail le plus de monde possible. La bataille va bientôt commencer.
Que la Force soit avec vous.


Le visage gris, Vaas coupa la communication.
Il se tourna vers son Quartier-Maître.

Monsieur Essan, enclenchez la procédure d'approche. Vitesse lente, en attente d'une réaction des alsakaniens. Ordre à l'escadre de se placer en formation défensive, puis, se calquer à la vitesse de l'Oeil Sombre. Que le Capitaine Ishiara entame la chevauchée quand nous serons à cinq cent mille klicks de l'armada républicaine."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Jeu 6 Juil 2017 - 22:09


« Ils viennent de stopper, Amiral ! » lança Thicehk depuis le bord de la fosse de commandement, relayant les informations relevées par un enseigne sur son écran.

Jeresen Fylesan s’était redressé. L’arrêt de l’ennemi ne lui avait pas échappé, mais Thicehk venait de le lui confirmer. C’était là un mouvement inhabituel pour lui, car aucun des commandants impériaux qu’il avait affronté n’avait prit autant de précautions. D’ordinaire, ils fondaient sur l’ennemi et cherchaient à briser rapidement son moral. En se stoppant, son adversaire marquait sa différence, ce qui ne le rendait que plus intéressant pour l’Alsakani. En agissant de la sorte, il forçait le sénateur à réfléchir, et à se poser des questions sur son identité.

« Il semblerait qu’ils ne veuillent pas se frotter à nous tout de suite. C’est la première fois que nous voyons des Impériaux agir de la sorte… »

« Devons-nous également stopper notre avancée ? » demanda immédiatement la jeune femme après s’être rapprochée de quelques pas.

Les trois seuls affrontements que Jeresen avait eu avec des Impériaux s’étaient fait par l’intermédiaire de commandantsSith. Peut-être que la personne qui lui faisait face n’en était pas un, ce qui expliquait peut-être ce mouvement conventionnel. Visiblement, ce dernier souhaitait offrir à l’Alsakani l’opportunité d’engager les hostilités. C’était peut-être là la première erreur que commettait son adversaire, il n’allait pas se priver de l’exploiter :

« Non. Nous continuons d’avancer jusqu’à ce que les batteries principales de nos croiseurs de bataille soient à portée de l’ennemi. Ensuite nous stoppons, et nous les pilonnons. Ils seront bien forcés de bouger. »

« A vos ordres. »

Les mouvements se déroulaient calmement. Aucun des deux camps n’avait encore ouvert le feu, et Jeresen suivait les déplacements sur son écran. Les forces de Lla’reskuss s’approchaient rapidement des forces impériales, et seraient bientôt à portée de canons. C’était également le cas pour les croiseurs de batailles de Jeresen, dont les batteries principales disposaient d’une portée foudroyante. D’après la théorie, ils pouvaient faire feu avant même que les armes de l’adversaire ne soient à portée de le faire, mais la pratique était souvent bien surprenante.

Les officiers continuaient de s’affairer autour de lui, énonçant à haute voix des rapports de situation sur le vaisseau ou même la flotte. C’était ces hommes là qui rendaient possibles tout ce que l’Alsakani ordonnait. Ils méritaient tous les honneurs, mais ils étaient rarement récompensés. Les officiels préféraient glorifier un seul homme en vantant son génie militaire, mais ce dernier ne pouvait pas le mettre en application sans leur aide. C’est pour cela que Jeresen les respectaient. Ils étaient ses yeux ses oreilles, ses bras et ses jambes. Lui,au final, n’était que le cerveau qui pilotait le corps.

« Leur force de combat principale se sépare, amiral ! Une dizaine de croiseurs semble vouloir nous envelopper par notre bâbord. »

La voix qui sorti de la fosse attira de nouveau son attention. Enfin, les impériaux initiaient quelque chose. Son adversaire venait d’apposer une de ses cartes, face cachée. Il étudia l’interprétation de l’officier, et la considéra comme pertinente. Lui, envisageait une autre possibilité :

« Nous contourner, ou bien frapper à revers la force de Lla’reskuss. Mais ils n’ont aucune chance d’y parvenir à cette vitesse… »

« Peut-être veulent-ils que nous divisons encore nos forces, Amiral. Pour mieux nous attaquer, un groupe après l’autre. » proposa Thicehk, en haussant les épaules. Visiblement, ne mouvement lui semblait plus étrange qu’autre chose.

« Ou alors ils possèdent des informations que nous ignorons. »

Jeresen venait d’exprimer sa pensée à voix haute, ce qui surprit les officiers qui se trouvaient tout autour de lui. Ses propos installèrent un silence soudain dans la salle, comme si le stratège venait de mettre le doigt sur un élément crucial. C’était peut-être le cas, mais il était incapable de découvrir de quoi il s’agissait. Le sénateur avait un pressentiment, tout au plus une intuition. Il avait pris le temps de poser les éléments qu’il avait à sa disposition pour les étudier, et il n’en ressortait rien de cohérent.

« Que voulez-vous dire ? »osa alors Thicehk, interloquée.

Jeresen fixa l’écran, les mains apposées fermement sur la table tactique, puis expliqua synthétiquement ses propos :

« Que le mouvement impérial n’a pas de sens tactique. Le reste de leur flotte est immobile, et nous n’allons pas tarder à en faire de même. Il nous suffit d’étendre notre deuxième ligne pour bloquer leur mouvement et les renverser vers le centre ou vers la flotte de Lla’reskuss. »

C’était effectivement ce qui risquait d’arriver si les impériaux ne changeaient pas de stratégie. Jeresen étalerait rapidement son front et mettrait un terme à la tentative adverse sans la moindre difficulté. Il avait assez de vaisseaux pour le faire, quand bien même l’adversaire disposait de plus de croiseurs que lui. Décidément, son adversaire l’intriguait de plus en plus. Il n’agissait vraiment pas comme un Sith ou bien se méfiait-il de lui. Jeresen doutait de l’identité de son adversaire, ce qui n’était clairement pas de bon augure. La première chose que l’on enseigne à l’académie militaire est de connaître son ennemi tout autant que l’on se connait soi même. Ne pas connaitre l’ennemi entraine irrémédiablement la défaite.

Mais l’Alsakani ne semblait pas être le seul intrigué par ce mouvement. Le haut-parleur venait de crépiter, laissant la voix calme de Lla’reskuss fendre l’air :

« Amiral Fylesan. Nous avons remarqué nous aussi le mouvement initié par l’ennemi. Nous allons déployer un des croiseurs de bataille que vous nous avez envoyé pour titiller l’ennemi. Mais c’est tout ce que nous pouvons dépêcher sur place. »

Jeresen laissa le républicain s’exprimer, avant de considérer sa proposition. La flotte de Lla’reskuss se trouvait loin de la sienne, ce qui signifiait que le déploiement du croiseur de bataille prendrait du temps. Cela en laisserait suffisamment à l’ennemi pour réagir, ce qui était justement l’effet escompté. L’Alsakani se considérait encore dans la phase d’observation du combat, et son ennemi se comportait exactement comme une souris pouvait le faire dans sa cage.

« L’idée est intéressante, Amiral. Nous allons nous même préparer une attaque. Nous avons peut-être l’occasion de neutraliser une partie des forces adverses. Vous avez le feu vert. Fylesan terminé. »

« Entendu. Nous faisons le nécessaire. »

La communication s’interrompit, et Jeresen constata aussitôt la mise en application de ses instructions. Le Griffe de Grizmaalt venait effectivement de changer de trajectoire et faisait désormais route à pleine impulsion vers la force ennemie. S’il maintenait cette vitesse, il se retrouverait en position de tir à peu près au même moment que la flotte de Jeresen, ce qui permettrait de prendre les forces adverses sous un feu croisé.

Dans le même temps, la force de Lla’reskuss venait d’engager le combat avec l’ennemi. Les premières batteries de turbolasers avaient craché sur l’adversaire et les premiers chasseurs avaient pris leur envol. Néanmoins, ce combat était celui de Lla’reskuss, et il ne chercherait pas à interférer tant qu’il ne prendrait pas une tourne intéressante ou dramatique. Jeresen Fylesan estimait que le rendilien était suffisamment expérimenté pour se débrouiller sans son expertise.

De toute manière, l’Alsakani avait fort à faire. L’escadre de l’Œil Sombre s’était peut-être arrêtée dans sa majorité, quelques vaisseaux restaient en mouvement. Et ce n’était pas tout, car l’officier chargé des communications de tarda pas à s’exprimer de vive voix :

« Amiral, nous recevons en boucle une communication non cryptée en provenance de l’armada ennemie. »

« Faites écouter. » rétorqua-t-il, avec un intérêt nouveau.

En effet, voilà que l’adversaire se dévoilait. Peut-être allait-il pouvoir en apprendre plus sur lui, et développer une stratégie efficace à adopter face à lui. La voix du Moff Stoker ne tarda pas à résonner dans l’ensemble de la passerelle, qui l’écouta dans un silence radieux. Tous étaient attentifs à ses propos, mais Jeresen était sans doute celui qui s’y appliquait le mieux. C’était lui qui allait devoir y répondre, et le contenu ne manqua pas de le surprendre. Ou plutôt de confirmer une partie de sa théorie tout en lui offrant une nouvelle opportunité. S’ils ignoraient sa présence à bord, alors il pouvait peut-être tromper l’adversaire.

« C’est une plaisanterie ? » s’exclama Thiceck. « L’Amiral Nivohn a quitté la flotte il y a six jours. »

« Ils n’ont pas dû être informé de notre prise de commandement. C’est peut-être pour cela qu’ils agissent de la sorte. Ils pensent avoir à faire à quelqu’un d’autre. Nous étions nous même dans l’ignorance de l’identité du commandant adverse. Nous avons maintenant un avantage intéressant. Trouvez-nous tout ce que vous pouvez sur ce Stoker. »

La jeune femme opina du chef :

« Lieutenant, vous avez entendu l’Amiral ! » lança-t-elle à un officier sur sa droite, avant de demander, avec intelligence : « Vous comptez leur répondre ? »

Jeresen esquissa un large sourire, tant l’idée qui venait de germer dans son esprit lui semblait tentante. Son regard glissa vers la projection tactique, où il ne vit aucune différence dans le mouvement impérial. L’adversaire était donc sûr de sa manœuvre, et sans doute cherchait-il à l’occuper pour détourner son attention et ainsi frapper. Mais l’Alsakani ne se ferait pas avoir aussi facilement. Du moins, le pensait-il. Il allait se prêter au jeu, tout en n’hésitant pas à le truquer un peu :

« Bien évidemment. Un message vocal, en mentant sur notre identité. Faites en sorte que notre voix ressemble à celle de l’Amiral Nivohn.»

Au loin, l’enseigne acquiesça et se mit au travail. Pendant ce temps, Jeresen écouta une nouvelle fois le message envoyé par le Moff Stoker. A côté de lui, le lieutenant de vaisseau fouillait les bases de données pour tenter de trouver la moindre information sur le commandant ennemi. Et pour l’instant, ces dernières se faisaient rares.

Après quelques minutes, il discerna du coin de l’œil le signe que lui faisait l’enseigne. Ce dernier était prêt, et Jeresen se redressa. Il glissa ses mains dans son dos, et fit signe à l’officier d’ouvrir le canal modifié :

« Moff Stoker, ici l’Amiral Nivohn, de la flotte d’Alsakan. Vous m’excuserez de ne pas pouvoir accéder à votre demande dans les termes dont elle est formulée. Il m’est en effet impensable de devoir abandonner des membres de nos forces armées, ainsi que le peuple autochtone du cirque de Shusu, et ce malgré votre louable parole.

Les forces de l’Empire n’ont montré, par le passé, aucune pitié pour les prisonniers ou pour les peuples des mondes dont il a pu s’emparer. Je n’accepterais jamais qu’il en advienne de même avec le peuple Anx, et c’est pourquoi je me permets de vous faire cette contre-proposition.

Nous acceptons de nous retirer du système à condition que vous ouvriez un chemin d’évacuation aux membres de nos forces armées, ainsi qu’aux membres du peuple de Gravlex Med assiégés dans le cirque de Shusu. C’est là une condition sine qua none à cessation des hostilités que vous semblez souhaiter.

J’attends votre réponse, dans l’espoir qu’elle sera favorable.

Nivohn, terminé. »


L’enseigne coupa le canal et leva le pouce pour indiquer au sénateur que la transmission venait d’être interrompue et envoyée en boucle vers la flotte impériale. Jeresen, par ce message, cherchait à gagner du temps tout en trompant son adversaire. Il voulait que son ennemi continue à dévoiler ses cartes, pour prévoir la fin de son jeu et le surprendre d’un mouvement brutal. Mais ce qu’il ignorait, c’est que c’était lui qui n’allait pas tarder à être surpris.

Il avisa Thicehk, qui croisait les bras et semblait intriguée par la proposition qu’il venait de faire. Sincèrement, Jeresen ne s’attendait pas à ce que le Moff Stoker ne vienne accéder à son offre. Elle était tellement offensante qu’il ne pouvait que la balayer d’un revers de main. Et dans le cas improbable où il l’accepterait, alors Jeresen improviserait.

« Ils vont réagir. Que ce soit par message, ou par mouvement de flotte. Capitaine, assurez-vous que nos pilotes et nos équipes d’abordages soient prêts à se lancer dans la bataille. » expliqua-t-il à sa second.

« Compris. »

Elle se recula et retourna auprès de la fosse, alors que la force Alsakanie continuait de converger vers l’ennemi. Bientôt, le combat commencerait là aussi. D’un œil attentif, Jeresen observait le combat qui débutait entre la flotte de Lla’reskuss et l’escadre impériale qui cherchait à attaquer le cirque de Shusu. Le rendilien avait adopté une stratégie osée en plaçant son croiseur de bataille au centre de son dispositif, et utilisait ses frégates comme rabatteurs pour inciter l’ennemi à rompre sa formation et à s’écraser contre la puissance de feu des plus gros vaisseaux.

Puis il se détacha de la carte pour porter son regard vers l’avant de la passerelle et la baie vitrée qui donnait sur l’espace. La flotte ennemie approchait, et Thicehk le lui confirmait :

« Nous sommes bientôt à portée de tir. Les Impériaux viennent de reprendre leur mouvement, à vitesse lente. »

« Stoppez les machines. Batteries principales prêtes à faire feu. Ciblez les points critiques des vaisseaux ennemis les plus lourds. »

La flotte s’exécuta, et il constata le ralentissement puis l’immobilisation totale de la force bleue (alliée) sur la carte tactique. La force rouge, elle, venait de reprendre son avancée et approchait dangereusement du cercle de portée des batteries alsakanies, et ce jusqu’à le franchir.

« Nous sommes à portée de tir, Amiral ! » s’exclama aussitôt le responsable de l’armement, visiblement enthousiaste à l’idée d’en découdre, ou comme si l’on venait de lui offrir son cadeau d’anniversaire.

« Alors faites feu à volonté ! » répondit simplement Jeresen, avec un aplomb digne de son autorité.

Les batteries se mirent rapidement en action et des faisceaux saccadés de lumières commencèrent à éclairer l’espace en direction de la flotte impériale. Tout semblait se dérouler selon le plan initial : l’ennemi venait d’entrer dans la zone rouge et se retrouvait pilonné. Stoker allait devoir réagir rapidement, mais il n’était pas le seul. Car bientôt, son plan se dévoila aux yeux des alsakanis, qui restèrent un instant incrédules :

« Amiral, la force ennemie qui nous contournait… C’est insensé, ils ont accéléré brusquement… C’est incroyable ! »

« C’est impossible ! »

« C’est pourtant bien réel, Amiral ! »

C’était bien réel, mais totalement incompréhensible. Ce que venait de faire la flotte impériale était tout simplement inexplicable. Jeresen avait déjà vu des manœuvres de ce genre, et les avaient même pratiquées, mais seulement en utilisant l’attraction d’une planète comme lance-pierre. Hors, la flotte impériale venait de se déplacer à vive allure en utilisant une tout autre technique.

Néanmoins, Jeresen ne pouvait rester là sans rien faire. Le mouvement incroyable de la petite escadre impériale venait mettre en péril sa flotte, et donc sa stratégie. Il devait agir vite, ou bien il risquait de subir des pertes importantes qui pourrait infléchir le dénouement de la bataille en faveur des impériaux. Aussi, il décida de rebattre ses cartes :

« Ils vont chercher à s’en prendre à notre flanc et à notre arrière. Ils veulent détruire nos porte-aéronefs ! Faites les rapatrier au centre du dispositif, et déployez la Fierté d’Alsakan et le Sabre de Grizmaalt en opposition ! »

« Ils ne seront jamais en position à temps, Amiral. La Fierté d’Alsakan doit faire demi-tour, et le Sabre de Grizmaalt est encore hors de portée. » rétorqua la capitaine, réaliste.

Elle avait effectivement raison. Le vaisseau envoyé par Lla’reskuss arriverait trop tard, tout comme la Fierté d’Alsakan. Pour autant, ils devaient faire quelque chose ou bien des centaines d’hommes mourraient sous peu.
La solution lui vînt presque aussitôt, comme si elle sortait d’un manuel de tactique étudié à l’académie. Pourtant, l’idée qu’il venait d’avoir était toute sauf conventionnelle, et semblait au contraire plus osée qu’autre chose. Mais c’était la seule qu’il avait en tête, et elle avait le mérite de lui offrir une chance de protéger ses hommes.

« Nous allons attirer leur attention ailleurs. Que les croiseurs de bataille arment leur lance-missiles et ciblent les vaisseaux ennemis. Une salve complète, avec l’ensemble des tubes ! » ordonna-t-il alors, adoptant une stratégie nouvelle. « Et où en sont nos équipes d’abordages et nos pilotes ? »

La capitaine sembla considérer l’ordre mais n’hésita pas à le transmettre. Elle ne semblait pas tout saisir du plan de l’amiral, mais elle avait confiance. Tout comme ses hommes avaient confiance en elle. Les informations défilaient sur son datapad bien plus rapidement qu’elles ne le faisaient sur la table tactique. Elle les dévorait, les étudiait, et finalement les transmettait :

« Ils sont prêts et à bord de leurs appareils,Amiral. Vos ordres ont été transmis. Cependant, nos artilleurs tiennent à vous préciser que nos missiles ne pourront atteindre leur cible selon une trajectoire rectiligne. La vitesse de l’ennemi est trop importante, ce qui va forcer nos projectiles à prendre une trajectoire oblique. Ils arriveront donc dans le dos de l’ennemi au lieu de leur faire face.»

« C’est parfait. Ils seront pris de court, et devront trouver un moyen de s’en prémunir. Ciblez les systèmes de senseurs, les propulseurs et les passerelles des vaisseaux ennemis. Puis nous enverrons nos chasseurs les bombarder et nos équipes d’abordage prendre place à leur bord pour mettre ces navires hors service.

Exécution.»


Avec cette soudaine explication, Jeresen Fylesan avait assemblé les pièces du puzzle et la capitaine comprenait enfin sa stratégie. L’idée était simple, et consistait à saturer les systèmes adverses pour qu’ils ne puissent se rendre compte de ce qui attendait réellement leurs vaisseaux. Et par la même occasion, les missiles infligeraient certains dégâts qui ralentiraient la progression impériale.

« Missiles armés, tubes prêts ! La flotte confirme les verrouillages. Nos forces sont prêtes à décoller. »

« Bien. A toutes les unités, ouvrez le feu. Que les chasseurs-bombardiers et les équipes d’abordage se lancent conformément au plan une fois l’adversaire aveuglé. Capitaine, je veux un rapport sur le reste de la flotte Impériale. Reste-t-elle sous nos feu, vient-elle à la rescousse de ses vaisseaux ?»

Les missiles s’extirpèrent à toutes vitesses des multiples lanceurs des croiseurs de bataille et s’élancèrent ensuite à toute vitesse vers leurs cibles, courbant ainsi leur trajectoire visible par la longue trainée de fumée que chacun dégageait. Depuis la passerelle, c’était comme si une nuée d’insecte venait de s’élancer à travers un champ avec pour unique but de le dévorer.

« Sur cibles dans huit secondes… sept… »

Le décompte était enclenché, et pendant ce temps le combat continuait. Les croiseurs de bataille continuaient de pilonner les forces ennemies en maintenant leur formation. Les deux lignes faisaient bloc, alors que les porte-aéronefs faisaient de leur mieux pour regagner le centre d’un dispositif qui pourrait alors les protéger contre l’escadre qui avait subitement surgit sur leur flanc.Quant à Lla’reskuss, il attendait toujours que son adversaire daigne réagir à son offensive.
 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Ven 7 Juil 2017 - 9:34

Les dernières paroles du message de Nivohn résonnèrent encore quelques secondes dans le poste de pilotage. L'astrogateur leva le regard en direction de son supérieur, l'air inquiet :

"Monsieur, vous pensez qu'il est sincère ?"

"Non. J'en veux pour preuve les mouvements de sa flotte. Il agit un peu comme moi, et essaie de gagner du temps. Où en est le détachement du Capitaine Ishiara ?"

"Pratiquement en place, mais a été repéré. Cela les a surpris, car quelques vaisseaux sont en train de venir à leur rencontre. Il est d'ailleurs confirmé que le Général Omeda a engagé le combat avec le détachement républicain qui a viré vers la planète."

Vaas hocha de la tête. Omeda avait accepté les risques sans discuter, et allait devoir faire de son mieux pour mener sa mission à bien. Les alarmes du vaisseau retentirent, tandis que l'officier des scanners annonçait, avec une certaine tension dans la voix, qu'un barrage de tir partait de la flotte adverse.

"Boucliers frontaux au maximum. Des signes de torpilles ?"

"Non, Monsieur !"

"Ne déployez pas encore les contres-mesures, mais tenez les prêtes ! Répliquez en proportionnelle."

..........................................................

Pont de l'Aigle Hurleur

La Commandante Meryl, placée à l'arrière-garde, observait sur son écran tactique l'évolution de la situation. Son intendant entra silencieusement dans le poste de pilotage et déposa près d'elle une tasse de thé, avant de repartir, tout aussi silencieusement.
L'officier, les yeux rivés sur son écran, tendit la main et attrapa l'anse de la tasse à taton, avant de l'approcher de ses lèvres. Elle souffla doucement sur le breuvage, afin de le refroidir, pendant que ses membres d'équipages lisaient chacun leur tour et à voix haute les différents rapports qui s'affichaient sur leurs propres consoles.

"Madame, que va-t-il se passer ?"

Elle leva le regard en direction d'un des membres d'équipage. Cette dernière était une jeune femme, ayant tout juste reçu son diplôme d'astrogatrice. Ses cheveux étaient coupés courts et teint dans un blond pratiquement platine. Des marques, sur ses lobes d'oreilles et ses lèvres, indiquaient que ces dernières étaient percées, mais qu'elle avait sacrifié à la tradition de la Flotte, qui demandait une tenue des plus impeccables à ceux qui évoluaient en son sein.

"Et bien, Astrogatrice Mepat, je pense que nous allons bientôt avoir une bataille rangée. Le Moff Stoker joue ses va-touts, mais cela ne sert qu'à faire gagner du temps à l'escadre du Général Omeda. Le mieux que l'on puisse espérer, dans notre situation, c'est une égalité."

Meryl porta à ses lèvres sa tasse de thé, avant de jeter un coup d’œil sur sa console de commande, où était continuellement projetée une holo-image d'elle et de sa famille. Son regard se porta ensuite sur l'arrière de l'Oeil Sombre, et elle pensa :

"Aller, Stoker. Renvoies-nous à nos familles, sains et saufs..."

....................................................

Pont de l'Oeil Sombre

Pendant ce temps, le Moff préparait un message, mais vidéo cette fois-ci, toujours à destination de l'Amiral Herkin. Il était à parier que Nivohn avait été surpris par le message initial, aux antipodes de ce à quoi on pouvait s'attendre de la part d'un officier impérial. Si la situation avait dépendu d'un autre membre de la Flotte, il aurait été certain que Shusu aurait été tout bonnement bombardé depuis l'espace bien avant l'arrivée des renforts républicains, et peu importe les pertes civiles. Mais Vaas n'était pas comme cela. Dans la propagande, le plus important, c'était toujours de s'assurer que les personnes visées croient au message, et ce n'était pas simple à faire si elles le recevaient alors que leurs demeures étaient en ruine et leurs familles décimées.

"Contre-Amiral Nivohn, j'ai bel et bien reçu votre message. Cela pourrait se faire, en effet... Mais où sont vos garanties ? La création d'un couloir humanitaire est certes louable, mais rien ne prouve que vous ne tenterez pas de faire débarquer des troupes supplémentaires, ou que sais-je encore ? Donc... Quelles seraient vos garanties ?

Moff Vaas Stoker.
"

Il fit signe à son officier des communications d'envoyer le message, avec les encodages diplomatiques usuels. Tout cela n'était qu'un jeu, et chacun tentait de gagner du temps, afin de préparer son attaque. Un signal clignota trois fois sur sa console : la flotte républicaine venait de larguer les missiles.

"Madame Erzan, largage des contres-mesures, immédiatement ! Ordre donné aux tubes 2-4-6 et 8 de riposter, tir soutenu toutes les 30 secondes ! Capitaine Ishiara, commencez le pilonnage ! Général Courvoi, j'ordonne un tir de missile calqué sur celui de l'Oeil Sombre, en alternance. En avant ! Que les six premières escadres de la Chasse décollent quand nos premiers missiles auront sauté. En avant !"

Le vaisseau de Vaas fit pratiquement un bond en avant, tandis qu'il s'approchait des alsakaniens. Le restant de sa flotte le suivit. Dans les hangars de décollage, les sirènes hurlaient et les lampes projetaient une couleur écarlate, tandis que les techniciens achevaient en vitesse la préparation des chasseurs et que les pilotes s'installaient aux commandes.

La première vague de missiles républicains se heurta au mur de boucliers du destroyers, mais certains parvinrent à passer outre ses défenses, là où l'énergie déployée était la plus faible, avant de s'écraser violemment sur le bâtiment.
Des alarmes commencèrent à faire entendre leur sourde plainte, tandis que les blessés étaient évacués au plus vite et que des équipes de réparations couraient afin de minimiser les dégâts.

Dans son propre vaisseau, le Commandant Meryl reposa sa tasse et fit craquer ses articulations, tandis que la bataille débutait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Dim 9 Juil 2017 - 21:04


« L’ennemi réagit ! Escadrilles en approche, contre-mesures détectées ! »

La voix s’était élevée de la fosse, comme c’était bien souvent le cas sur ce genre de bâtiment de guerre, et Jeresen avait de nouveau rivé son regard sur la projection tactique de la bataille. L’intégralité des navires adverses venaient effectivement de lancer leurs escadrilles de chasseurs placées en alerte, c'est-à-dire les premières disponibles, le temps, sans doute, de préparer celles de réserves à sortir à leur tour si nécessaire.
D’un côté, de minuscules triangles rouges représentant les chasseurs semblaient fondre sur la flotte bleue de l’Alsakani, alors que ses missiles, visibles par des petits ronds bleus, s’apprêtaient à frapper des forces impériales décidées à ne pas simplement tendre la joue :

« Ils ripostent, en tir continu ! Missiles et batteries. Le gros des forces impériales foncent sur nous à pleine impulsion. »

« Nos missiles ont été grandement interceptés par les contre-mesures adverse et les boucliers. Les autres ont atteint leurs cibles ! Tirons-nous une nouvelle salve, Amiral ? »

« Les navires impériaux détachés sur notre flanc ont été atteint. Ils essayent d’atteindre nos porte-aéronefs.

Les premiers rapports de la bataille commençaient à arriver sur les écrans déjà surchargés d’informations, et Jeresen tentait de s’en accaparer les éléments les plus importants. Thicehk évaluait les dégâts faits aux forces impériales tandis que l’amiral suivait avec attention le mouvement de repli des porte-aéronefs pris à revers. Ces derniers encaissaient déjà les premiers tirs des batteries adverses et ripostaient avec leur maigre armement, alors que le gros de la flotte pilonnait l’adversaire. Sa force bleue était attaquée sur deux fronts : l’armada principale le chargeait de toute sa force, et l’escadre détachée tentait de se défendre de sa contre-attaque rapide et brutale.

Le choc était un élément essentiel de sa stratégie, et nécessitait donc de maintenir un feu nourri, puis de lancer des attaques courtes mais violentes pour désarçonner l’adversaire.

« Aux escadrons déployés contre le groupe impérial détaché : protégez les navettes d’assaut et les nacelles d’abordage. Attirez le feu des chasseurs adverses, puis repliez-vous vers la Ligne Basse. Que la Fierté d’Alsakan nous imite et utilise ses frégates en écran. » répondit finalement l’Alsakani, après avoir évalué la situation et constaté la nécessité de réagir rapidement.

Les ordres étaient destinés aux escadrons qui attaquaient la force qui, précédemment, avait effectué un mouvement fantaisiste. Les autres escadrons étaient, de toute façon, restés autour des navires de la flotte pour se préparer à affronter la vague de vaisseaux qui se rapprochait.

« Bien reçu Amiral ! De leader Tempête à tous, restez groupés et suivez vos chefs de groupe. A l’attaque ! »

La voix venait de grésiller dans les hauts parleurs, détériorée mais compréhensible. Jeresen constata immédiatement le changement de formation réalisé par les escadrilles de chasse, lesquelles venaient former un cône de protection autour des navettes d’attaque et des foreuses. Déchainant un feu nourri sur les chasseurs adverses, la rencontre fut agrémentée d’explosion et de lasers croisés. Puis les chasseurs rompirent leur formation, se rabattant sur les chasseurs ennemis dans une lutte acharnée.
Pendant ce temps, les frégates de la Ligne Basse qui protégeaient les croiseurs de batailles les moins exposés se repositionnaient en préparation d’un tir de barrage. Bientôt, les escadrilles Tempêtes pourraient se replier dans une retraite simulée, dont le but était d’attirer l’ennemi pour le détruire sous la défense antiaérienne.

Jeresen, lui, était déjà passé à l’action suivante. Un verre d’eau dans la main gauche, la droite solidement arrimée à sa table tactique. Les vaisseaux de la Ligne Haute, celle la plus proche de l’ennemie, commençaient à encaisser les turbolasers adverses.

« Capitaine, on maintient nos positions. Faites relayer cet ordre à tous les navires de la Ligne Haute. Que les quelques corvettes Anx et les frégates se positionnent en plastron pour balayer les escadrilles adverses et les missiles venant de la force principale. Boucliers déflecteurs et à particules au maximum.
Que la Gloire de Xenvaer et le Marteau de la Nuit arment leurs lance-missiles pour une deuxième salve tout en poursuivant leur pilonnage.»


« Tout de suite Amiral ! Que doivent cibler nos croiseurs de bataille ? »

« Les vaisseaux ennemis situés derrière la vague de chasse adverse avec les missiles. Fort pouvoir explosif et détonation précoce. Ils devront les faire exploser au contact des escadrilles ennemies. Le reste des batteries doit rester concentré sur les vaisseaux les plus lourds. »

Face aux nuées adverses, Jeresen n’avait pas beaucoup de solutions. Il pouvait laisser passer les missiles et intercepter les chasseurs, mais certains de ses vaisseaux seraient sérieusement endommagés. Il pouvait intercepter les missiles et laisser les chasseurs s’infiltrer, mettant là aussi en péril ses vaisseaux.
Ou il pouvait tenter d’intercepter la majorité des deux, tout en laissant des forces marginales s’infiltrer. C’était cette solution qu’il venait de choisir, bien qu’elle empêchât sa flotte d’utiliser toute sa puissance de feu contre l’adversaire au profit d’une carapace solide. Les croiseurs de bataille allaient tirer leurs missiles sur une trajectoire croisant les chasseurs ennemis, et ils les feraient sauter à cet instant pour en détruire un maximum. Dans le même temps, les canons quadlasers antiaériens des frégates et des corvettes déverseraient leurs tirs sur les missiles pour en intercepter un maximum, dans une application sereine de la flotte écran. Le reste était intercepté par les boucliers ou s’écrasaient sur la coque des navires, alors que les chasseurs survivants étaient pris en chasse par les escadrilles restées en protection.

Dans le même temps, la lutte acharnée entre les chasseurs des groupes Tempêtes et les chasseurs impériaux redoublait d’intensité. Les frégates de la Ligne Basse finissaient de se positionner, ce qui allait permettre aux chasseurs alsakanis de se retirer. Quant aux forces d’assauts, les nouvelles surprenantes tombaient des lèvres de Thicehk :

« Leur chasse a grandement ignoré nos équipes d’abordage lancées contre la force impériale détachée ! Les premières navettes viennent de se coller à la coque des navires impériaux détachés sur notre flanc. Les équipes Rhino passent à l’action.»

« Vraiment ? Qu’ils se concentrent sur les objectifs prévus : propulsion, générateurs de boucliers, communications. Nous nous occuperons du reste. »

C’était effectivement une surprise, agréable par-dessus le marché. L’Alsakani pensait au contraire que les Impériaux auraient sacrifiés certains de leurs chasseurs pour intercepter avant l’instant fatidique. Au lieu de ça, les forces spéciales de l’Infanterie Navale s’infiltraient à bord des navires de l’escadre de la capitaine Ishiara pour s’attaquer à ses systèmes critiques, appliquant ainsi la doctrine du choc prônée par le Sénateur d’Alsakan. Le but : rendre les navires inopérants pour que la flotte les neutralise.

Les transmissions s’activèrent au même moment, alors que la tension grimpait sur la passerelle de l’Amiral Hirken :

« Nous recevons une réponse en provenance du vaisseau amiral ennemi, Amiral. C’est de la vidéo, mais le brouillage a grandement dégradé le flux. »

Avec tous les ordres qu’il avait à donner, Jeresen avait presque oublié le Moff Stoker, et la contre-proposition qu’il lui avait précédemment soumise. A vrai dire, l’Alsakani n’avait répondu que pour gagner du temps et ne s’était pas attendu à ce que l’Impérial daigna lui répondre suite à ses demandes exigeantes. De plus, le mouvement de ses flottes laissait sous-entendre qu’il ne comptait pas les accepter : les forces impériales attaquaient en effet sur tous les fronts.

« Nous pouvons en récupérer quelque chose ? » demanda-t-il tout de même, curieux de connaître la réponse de l’impérial.

« Seulement l’audio. »

« Faites-nous écouter. »

La voix du Falleen résonna à nouveau sur la passerelle du vaisseau, au cours d’un message bref mais clair. Jeresen accueillit la réponse avec une légère incrédulité, car si le Moff demandait des garanties, c’est bien parce qu’il n’avait pas vraiment fermé la porte à son offre. Pourtant, l’Alsakani n’avait fait que bluffer, pour gagner du temps, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. A présent, il estimait qu’il y avait peut-être quelque chose à tenter. L’impérial lui tendait le bâton, et Jeresen réfléchissait donc à la meilleure manière de lui répondre. Devait-il s’en servir pour le battre, ou devait-il au contraire l’accepter, à la manière d’un coureur de relais coruscanti ?

L’hésitation de l’Alsakani devait être visible, car Thicehk s’était rapprochée. Elle aussi sentait qu’il y avait peut-être quelque chose à tenter, mais tous n’étaient pas de cet avis. Preuve en était la charge soudaine de Lla’reskuss, dont l’hologramme s’était de nouveau animé pour tenter de mettre un terme à la réflexion du sénateur :

« Amiral, vous n’y pensez pas, j’espère ? Les Impériaux n’ont aucune parole, ils vont vouloirs nous tromper ! »

« Ils ne sont pas les seuls à pouvoir jouer à ce jeu là, Lla’reskuss. Nous avons peut-être une opportunité de sauver les Anx à moindres coûts, matériels comme humains. Les Impériaux ne veulent pas de cette planète, elle ne leur rapportera rien. Ils cherchent juste à gagner du temps, pour une raison qui nous est toujours inconnue. »

« Vous perdez la raison ! Ils cherchent juste à débarquer plus d’hommes pour prendre d’assaut le cirque de Shusu, et cessez le feu leur fournira l’occasion de le faire. Nous devons utiliser notre force de frappe maintenant pour les mettre en déroute ! » reprit-il, avec plus de véhémence.

« Ce n’est pas qu’une question de force de frappe, Amiral. C’est tellement plus grand. Vous réfléchissez uniquement en terme militaire, mais vous oubliez une facette importante de la guerre. »

La force était certes un facteur déterminant dans la conduite des opérations militaires. Elle caractérise la puissance d’action physique, et sur le plan militaire, la force désigne la mobilisation explicite des ressources humaines et matérielles dans le dessein de contraindre l’ennemi. Sur le plan tactique, elle relève de l’approche directe, comme Lla’reskuss était déterminé à en faire l’usage, et constitue un levier de la puissance et de la souveraineté. Cependant, la force ne constitue pas à elle seule une stratégie. Preuve en était l’usage fait de la flotte républicaine sur Artorias ou Dubrillion. La première fut un échec monumental, et la seconde passa proche du désastre. C’est pourquoi il est essentiel de ne pas oublier la ruse, procédé tactique combinant dissimulation et tromperie dans le but de provoquer la surprise, via, par exemple, l’embuscade ou la retraite simulée.

Pourtant, la ruse n’a jamais été sur un pied d’égalité. Les généraux et amiraux ont toujours privilégié la force par le nombre et la puissance, et nombreux sont ceux qui ont été défaits par un brin d’ingéniosité. La ruse est en effet l’élément permettant au faible de compenser son déficit de force, humaine ou matérielle, mais elle permet aussi à un fort de faire la différence contre un autre fort. A cet égard, la ruse peut être vue comme un multiplicateur de force, car elle permet de renverser le cours d’une bataille, ou même d’une guerre. Plus qu’un moyen, elle devient alors une qualité du stratège, une composante essentielle de l’intelligence humaine à la guerre. La ruse nourrit le raisonnement stratégique qui consiste à tirer le meilleur parti de la force armée. Jeresen en avait fait grandement l’usage lors de la bataille de Makem Te, où il avait su préparer ses plans tactiques et stratégiques en se basant sur la tromperie et la surprise. C’est ainsi qu’une partie de ses forces avaient fait le tour de la planète pour prendre à revers les impériaux, ou encore qu’il était parvenu à mener son adversaire là où il avait souhaité l’emmener.

La ruse de guerre, aux yeux de l’alsakani, se caractérisait comme la centralité de l’action stratégique, et plus largement, de l’action humaine. Force et ruse étaient, pour lui, totalement complémentaires. La première permettait de prendre l’initiative, de renverser le tournant d’une bataille, et la force lui donnait les moyens de le faire.

Mais c’était une chose que Lla’reskuss ne parvenait pas à comprendre :

« Ne me prenez pas pour un abruti, Amiral ! Nous allons mener notre assaut conformément au plan. Votre folie ne nous intéresse pas. Lla’reskuss, terminé. »

La projection holographique disparût sous le regard de l’Alsakani, lequel soufflait longuement pour laisser échapper son exaspération. Jeresen regarda de nouveau la carte tactique, seule à même de lui fournir des informations sur les mouvements de Lla’reskuss. Le rendilien semblait vouloir frapper plus fort, car ses vaisseaux laissaient désormais échapper des nuées de chasseur pour contrecarrer les actions de son adversaire. A cela venait s’ajouter le retour du Sabre de Grizmallt, qui pilonnait la force ennemie depuis le flanc, dans l’idée d’isoler un peu plus l’escadre ennemi.

De retour sur la passerelle de l’Amiral Hirken, la responsable des transmissions annonçait ce que Jeresen voulait éviter par-dessus tout :

« Il a coupé la transmission, Amiral. »

« Recontactez-le ! »

L’officier pianota vigoureusement sur sa console, pendant de longues secondes, en vain :

« Il ne répond pas, Amiral. »

« Alors trouvez un moyen de contacter le capitaine Je’styylir. » L’officier était à bord du navire de Lla’reskuss. Le joindre était essentiel, car Jeresen ne pouvait pas se permettre de se battre sans coordination. Ce serait la défaite assurée. « Et vous capitaine, ces informations sur le Moff Stoker, vous les avez ? »

Thicehk se redressa, son datapad en main. Elle était toujours aussi surprise par la faculté de Jeresen à changer de sujet, pour se focaliser sur l’ensemble des éléments importants, l’un après l’autre. Elle pianota, pour constater l’avancée de la recherche faite sur les bases de données de l’holonet.

« Seulement partiellement, Amiral. Notre analyse n’est pas encore terminée. Le brouillage de certaines fréquences ralentit la recherche. »

La jeune femme lui tendit le pad, et l’Alsakani le prit dans sa main pour consulter les données. Visiblement, le Moff fut, à ses premières heures, journalise indépendant. Pour des raisons assez floues, il fut poursuivi à plusieurs reprises en justice par des médias républicains influents. D’après les rapports, il s’agirait essentiellement d’affaires liées au grand banditisme et aux cartels illégaux. Ses articles ont révélé sa position politique conservatrice, pour ne pas dire extrémiste. Puis, après plusieurs années, ses traces disparurent et il réapparut finalement au sein de l’Empire Sith, lors de l’apparition de ce dernier sur l’échiquier galactique. L’élément le plus important à son sujet était sans doute son appartenance à l’organisme de propagande impérial, ce qui devait sans doute faire de lui un bon manipulateur de l’information. Néanmoins, et au grand désespoir de Jeresen, il n’était fait aucune référence à son passé militaire.
Vaas Stoker était tout de même Moff, donc des informations devaient irrémédiablement manquer.

« C’est tout ? Ce Falleen est celui qui a ramené des renforts à Makem Te. Je veux tout savoir sur ses négociations avec le commandant Jedi et l’Amiral Républicain. Et sur sa carrière militaire. Il y a forcément des informations. »

Thicehk acquiesça et récupéra son datapad. Jeresen retourna s’occuper de sa table tactique, pour visualiser l’avancée des forces de la flotte impériale. Les chasseurs ennemis, lesquels allaient forcément plus vite que les vaisseaux les plus lourds, avaient déjà parcouru une bonne partie de la distance les séparant des vaisseaux de la Ligne Haute. Un cyclone allait bientôt s’abattre sur eux, et peut-être les anéantir totalement. C’était peu probable, mais les pertes infligées, elles, devraient tout de même être importantes.

« Les chasseurs ennemis se rapprochent de la Ligne Haute. Cette dernière est prête à faire feu avec ses lance-missiles. » commenta justement un des officiers.

« Qu’ils fassent feu et déciment la chasse adverse. »

L’officier obtempéra et s’occupa de transmettre l’information. La réponse se fit rapidement remarquer lorsqu’une nouvelle salve de missiles s’élança vers l’ennemi, et plus particulièrement les chasseurs. Les batteries de l’ensemble des vaisseaux accentuèrent leur feu, et les canons à plus courte portée s’activaient à leur tour.

Au même instant, la responsable des communications l’interpella :

« Amiral. Devons-nous répondre à la flotte Impériale ? »

« Bien évidemment. Ouvrez un canal audio, puisque la vidéo ne passe pas correctement, avec la même supercherie que la dernière fois. »

Stoker. Il ne l’avait pas oublié. Jeresen devait lui répondre et lui proposer une solution pour sortir de l’impasse sans pour autant donner l’impression de courber l’échine. Un plan se dessinait doucement dans sa tête pour récupérer les forces armées et les Anx assiégées dans le cirque de Shusu.

« Moff Stoker, je suis au regret de vous informer que votre message vidéo ne nous est pas parvenu dans de très bonnes conditions, et j’ose espérer que vous accepterez de continuer nos tractations par un canal audio.

Concernant votre proposition, permettez-moi de vous retourner la question. Qu’est-ce qui me prouve que vous ne tenterez pas la même chose ? Vous êtes l’agresseur, et nos forces militaires ne font que protéger le peuple de Gravlex Med.

C’est à vous, Moff Stoker, qu’il revient de m’offrir des garanties suffisantes, à savoir que vous n’enverrez pas de troupes dans le cirque de Shusu, et que vous retirerez votre force actuellement au combat avec les forces républicaines. En échange, je m’assurerais que les forces Alsakanies prendront la place des forces fédérales. Vos forces, bien évidemment, devront rester hors de portée.

Moff Stoker, la balle est dans votre camp. »


Il effectua un mouvement du menton à destination de l’officier, qui acta l’envoi de la transmission audio vers la flotte impériale, toujours par l’intermédiaire de la ligne de communication diplomatique.

Pendant de temps, les forces impériales avaient continué d’avancer, et ses forces spéciales d’agir contre la force détachée. La flotte républicaine continuait de mettre la pression sur l’ennemi, et Jeresen espérait que Lla’reskuss ne commettrait pas d’impair. Ce dernier comptait uniquement sur sa puissance de feu, et cherchait à annihiler son adversaire. Et déjà, Jeresen percevait des failles. De son côté, les lignes tenaient bien que les impériaux cherchaient à les enfoncer. Il était temps pour lui de réagir, et éventuellement de les piéger.

« Amiral, les forces Impériales principales continuent de se rapprocher de la Ligne Haute. »

« Alors il est temps de passer à la phase suivante. Dîtes aux unités Rhinos d’accélérer leur sabotage de la force détachée.
Enfin, assurez-vous que la Ligne Haute se prépare à flanquer nos adversaires, et que tous les navires de la Ligne Basse se préparent à prendre leur place. »

 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mer 12 Juil 2017 - 0:34

Thème : Au cœur de la bataille

Pont du Chevalier Stellaire

"Capitaine Ishiara, nous confirmons l'impact des vaisseaux d'abordages sur nos vaisseaux."

Ce dernier posa ses yeux sur les écrans de contrôle qui clignotaient furieusement en rouge. Il fit un geste et les alarmes, qui hurlaient depuis que les foreuses d'abordages avaient percés les murs blindés des vaisseaux impériaux, s'éteignirent.
Il se tourna vers son second :

"Confirmez-vous que les escouades sont en places pour accueillir nos assaillants ?"

"Oui, monsieur. Mis à par l'Escouade Ram et l'Escouade Kafke, qui ont mit du temps à réagir."

"Faites-moi un rapport sur leurs commandants, des sanctions s'imposent. Nous sommes en guerre et l'indiscipline ne souffre d'être tolérée."

"Bien, monsieur."

......................................

Couloir B-8 du Chevalier Stellaire

Les forces impériales s'étaient retranchées aux deux points d'accès du couloir, derrière des caisses et des quand les foreuses avaient déchiré le blindage du vaisseau. On pouvait arguer que séparer ainsi les soldats pouvait les mettre plus aisément en danger, mais avant cela, les républicains allaient devoir débarquer et s'organiser sous un feu croisé des plus nourris.
Bien entendu, les grenades étaient proscrites : en cas de dépressurisation du couloir, les troopers n'auraient tous le temps de se retrancher derrière les portes blindés avant leurs fermetures.

Le sergent Tanith se pencha légèrement hors de son abri, juste assez pour pouvoir jeter un furtif coup d’œil dans le couloir. Leurs adversaires étaient en train de débarquer. La jeune femme enclencha son communicateur :

"Tirez !"

Les canons des blasters apparurent de derrières les barricades et les tirs fusèrent, illuminant le couloir de vives couleurs. Dans son oreillette, l'officier entendait ses camarades donner les mêmes ordres. Dans la majorité des autres vaisseaux impériaux ayant chevauché la vague, d'autres soldats impériaux combattaient leurs adversaires.

................................

Pont de L'Anéantisseur Tarisien

Le Capitaine Bargran sentit une goutte de sueur froide éclore sur son front et lentement glisser sur sa tempe. Il ne l'essuya pas, même quand elle atteignit sa mâchoire au terme d'une longue descente. Son vaisseau avait reçu de plein fouet deux missiles, que les contre-mesures de son officier tactique n'avait pu détecter et surtout détourner à temps.
Ses mains, crispées sur son fauteuil au point que les jointures en étaient livide, finirent par lui envoyer des messages de douleur et il desserra les poings, haletant. Le pont de commandement du croiseur de combat n'avait pas été touché directement, mais les rapports d'avarie montraient qu'au moins trois de ses tubes avaient été touchés et étaient à présent inutilisables. Quant aux membres d'équipages qui se trouvaient à proximité des lances-missiles à cet instant...

"Monsieur Zevilones, lors d'une de nos prochaines bordées, je souhaiterais que les trois premiers missiles servent de leurres, afin d'être captés par leurs contres-mesures et de permettre aux autres d'accomplir leurs tâches."

L'homme acquiesça silencieusement, avant de se pencher sur sa console, à l'instar de son équipe, afin de programmer la reconfiguration.
Deux minutes plus tard, les trois premiers missiles de la salve ne contenaient aucune tête explosives, et étaient placés de façon à attirer l'intérêt des officiers tactiques adverses, afin que les autres missiles, bien plus létaux, puissent atteindre leurs cibles.

...........................................

Chasseur Impérial Faucon


Le pilote désigné sous le matricule D-456 effectua une manœuvre supplémentaire, afin d'échapper à son poursuivant et sourit sous son casque métallique, quand un de ses camarades fit sauter le petit vaisseau républicain. Mais l'instant de joie fut de courte durée : une des ailes du Faucon fut tordue par l'impact d'un tir de tourelle. Il vira brusquement vers le côté et lança une dernière communication :

"Les gars, j'ai été touché. Bon courage à vous, mon vol en votre compagnie s'achève ici."

Son chasseur, effectuant une série de tonneau, fonçait sur un des hangars d'un des croiseurs, subissant de nombreux tirs. Son vaisseau s'engouffra, en flammes, dans l'ouverture et roula tout le long jusqu'à percuter un mur et exploser.

..............................................

Pont de l'Oeil Sombre

Vaas achevait d'écouter la transmission du Contre-Amiral Nivohn.
Son index et son majeur gauche serraient un long cigare fin, tout juste allumé. Le Falleen le porta à ses lèvres et en aspira la fumée, faisant ainsi rougeoyer la partie consumée.
Son intendant et une fournée de domestiques entrèrent furtivement, avant de déposer auprès des officiers et des membres d'équipage présents dans la salle du thé ou du café, avant de repartir, tout aussi silencieusement.
L'alien écailleux ouvrit la bouche, soufflant ainsi une bouffée de fumée en direction du plafond. Il prit ensuite la tasse de café qu'on lui avait apporté et en but une gorgée, avant de se tourner vers son officier des communications.

"A envoyer au Contre-Amiral Nivohn, cryptage diplomatique, audio.

Contre-Amiral Nivohn, je vais vous donner ma véritable garantie :

Si la planète ne nous intéressais pas, j'aurais reçu depuis bien longtemps l'ordre de la pilonner jusqu'à la transformer en nouvelle Taris.

Concernant votre demande, je peux demander à ce que le débarquement soit ajourné, le temps que vous puissiez mettre en place l'évacuation.

A vous,
Moff Vaas Stoker.
"

Il se rassit dans son fauteuil et frotta l'arête de son nez. Une fois que cette histoire s'achèverait, il retournerait sur Nez Péron afin de s'occuper de sa planète, tenter de mettre en place certaines réformes et surtout prendre un repos bien mérité. Il s'avérait que Naoko Hisho était non seulement la représentante de la dernière Famille présente sur la planète, mais aussi une femme des plus séductrices et certains sous-entendus qu'elle avait glissé à l'alien, lors du dîner organisé pour célébrer la victoire sur les quatre Familles rebelles n'étaient absolument pas tombées dans l'oreille d'un sourd...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Dim 16 Juil 2017 - 14:01


Le pont du navire de guerre trembla lorsque les premiers missiles s’écrasèrent sur le bouclier à particules, puis sur la coque blindée, éraflant et arrachant des morceaux de duracier sans parvenir à percer. Les batteries anti-aériennes du croiseur de bataille crachaient leurs lasers avec fulgurance, interceptant au mieux les projectiles et les chasseurs qui étaient parvenus à franchir le mur de feu déclenché par les frégates d’appuis et les missiles explosifs. Nombreux furent les vaisseaux d’attaques et les missiles détruits par ce rideau de défense, déchiquetés par les décharges et les explosions. Cela n’avait pourtant pas été suffisant, car plusieurs vagues d’appareils et de fusées étaient parvenus à s’infiltrer dans la zone rouge. Les escadrilles de protection s’étaient alors lancées dans une contre attaque éclatante et fulgurante, traquant les bombardiers qui tentaient de larguer leurs charges utiles sur les navires qui se tenaient à leur portée. Plusieurs réussirent, infligeant des dommages plus ou moins importants aux vaisseaux ciblés, qui peinaient à se défendre contre des cibles aussi versatiles. Les rapports de dommages parvenaient à la table tactique, informant Jeresen Fylesan de l’étendue des dégâts infligés par ces vagues successives d’attaques, ainsi que par le pilonnage en règle de ses vaisseaux par les canons turbolasers des navires les plus lourds de l’ennemi. Le Marteau de la Nuit avait subit des dégâts légers autour de son pont d’envol ainsi que sur une de ses tourelles lourdes alors que la Gloire de Xenvaer avait encaissé un tir de missiles directement sous sa passerelle de commandement et d’observation. Un des croiseurs républicains qui les épaulaient avait vu un chasseur adverse s’écraser avec fracas dans son hangar ainsi qu’un bombardier larguer ses bombes sur deux de ses canons lasers. Les frégates Implacable et Indépendance avaient encaissés de plus lourds dommages, le bloc propulsion de la première ayant été fortement endommagé et le pont de commandement de la seconde détruit par un missile.

La liste était encore longue et significative de la pression exercée par la charge de l’ennemi. Plusieurs autre frégates avaient encaissés des dommages et seules les corvettes Anx, plus agiles, avaient été capable de se soustraire aux attaques impériales tout en protégeant au mieux le reste de la flotte. D’après d’autres rapports, les groupes Rhinos avaient réussi à prendre pied à bord des vaisseaux impériaux de la capitaine Ishiaramais rencontraient une résistance acharnée qui les avaient contraints à utiliser des projectiles explosifs pour se frayer un chemin, quitte à percer les parois et dépressuriser des couloirs. Leurs armures intégrales les protégeaient du vide sidéral et leur permettait de se magnétiser au sol des bâtiments ennemis, ce qui faisait qu’ils n’avaient que peu de considération, ou même d’état d’âme, à progresser avec force et violence, faisant usage du choc pour démoraliser l’adversaire et le forcer à la retraite. Bien évidemment, les forces impériales étaient coriaces, voir même fanatiques, et ne reculaient que rarement, ce qui expliquait pourquoi les équipes Rhinos n’avaient pas encore atteints leurs objectifs. Pour Jeresen, c’était problématique car cela maintenait un second front ouvert pour sa force, et les vaisseaux déployés sur cette zone devaient retenir un minimum leur feu pour ne pas risquer de toucher des forces alliées et faire avorter le plan initial. Dans le même temps, la coupure de communication avec le contre-amiral Jaryy’ivaLla’reskuss avait des conséquences inattendues. La désorganisation était déjà visible et risquait de booster le moral de l’ennemi qui, voyant là une opportunité, pourrait s’en saisir pour provoquer des dommages potentiels colossaux, voir irréversibles. Le rendilien avait jeté toutes ses cartes dans la bataille, pensant tenir une victoire facile par l’usage de la force seule. C’était là une erreur qu’il risquait de payer très cher, comme les républicains l’avaient déjà tant enduré, sur Artorias ou même Dubrillion. Il réitérait les mêmes erreurs, et l’Alsakani ne pouvait pas l’en empêcher tant que ses hommes ne parviendraient pas à contacter le capitaine Je’styylir. SI la flotte républicaine venait à être défaite, les conséquences seraient catastrophiques : rien ne pourrait empêcher les impériaux de débarquer, et Jeresen devrait alors faire face à une flotte ennemie bien plus conséquente que la sienne.

Surtout que le sénateur s’apprêtait à se lancer dans la deuxième phase de la bataille en abaissant certaines de ses cartes qu’il avait encore en main. La Ligne Haute se préparait effectivement à déborder la flotte ennemie sur les flancs, tout d’abord pour réduire la pression exercée par une flotte impériale positionnée de front, puis pour réduire la marge de manœuvre de l’ennemi. Quand à sa Ligne Basse, il avait d’autres plans pour elle, et allait devoir agir de concert avec sa comparse. Frapper devenait de plus en plus nécessaire maintenant qu’il n’avait plus de réel contrôle sur les forces de Lla’reskuss. Il devait broyer la flotte impériale pour ensuite prendre à revers le reste des vaisseaux adverses.

Jeresen appuya sur l’interrupteur de l’intercom de la flotte pour donner ses ordres, prêt à passer à la contre-offensive via une phase de choc. Les vaisseaux de sa Ligne Haute étaient soumis à rude épreuve car ils étaient en première ligne. Il devait les soulager, d’une manière ou d’une autre :

« Implacable, Indépendance, retirez-vous de la zone des combats pour réparation. Nous allons couvrir votre retraite, il est inutile que vous vous sacrifiez. Marteau de la Nuit, Gloire de Xenvaer, débutez la phase d’encerclement et préparez vous à rentrer dans le dispositif ennemi. Vos corvettes et une partie de vos chasseurs et bombardiers devront charger dans le dispositif impérial et frapper les vaisseaux aux défenses les plus faibles.
Qu’ils appliquent la tactique de combat des Anx. Il est temps pour eux qu’ils livrent leur bataille spatiale, à leur manière. Fylesan, terminé. »


L’Alsakani le va la main en direction de Je’styylir, qui s’approcha aussitôt d’un pas déterminé après avoir grimpé les marches de l’escalier menant à la fosse de commandement. Elle tenait toujours son datapad en main tel un précieux qu’elle ne devait perdre en aucun cas.

« Nous allons agir simultanément avec la Ligne Haute. Trois croiseurs républicains resteront en appui des équipes Rhinos. Le reste de la Ligne Basse va devoir remplacer la première ligne, sauf que nous ne nous contenterons pas de rester à distance pour les canonner. Etant donné la manœuvre de la Ligne Haute, nous ne pourrions pas utiliser toute notre puissance de feu. On va donc s’infiltrer dans leurs lignes de l’avant vers l’arrière pendant que la Ligne Haute frappera d’un flanc vers l’autre, et ce depuis les deux côtés. »

« Je transmets les ordres, Amiral, mais… si je puis me permettre… que faisons-nous pour la flotte du contre-amiral Lla’reskuss ? »

« Tant que n’avons pas de contact avec Je’styylir, nous ne pouvons rien faire si ce n’est réitérer nos appels. »

Il devait l’admettre, il était impuissant sur ce point là. Il avait compté sur la discipline du rendilien mais s’était trompé sur son compte. Cette erreur de jugement risquait de lui coûter cher, mais il n’avait pas vraiment eu le choix. Face à l’arrivée des impériaux, lui laisser le commandement d’une partie des forces fut le seul choix qui s’offrit à Jeresen pour rassembler les forces alliées. A présent, le revers de la médaille se faisait sentir, avec une potentielle défaite à la clé. L’Alsakani détestait ne pas pouvoir bénéficier de toutes ses cartes en main pour mener un combat, et encore moins d’être sur le point de perdre l’initiative. C’est pourquoi il devait donner cet assaut : pour la conserver, et donner une garantie à Lla’reskuss. Ce dernier reprendrait alors peut-être de lui-même le contact avec l’Alsakani.

Jeresen regarda sa table tactique puis le vide qui s’étendait au-delà des parois en transparacier, abandonnant pour la première fois la première pour les secondes. Il voulait contempler de ses propres yeux, au plus près, ce qui pouvait peut-être être un tournant, ou une issue de la bataille qui faisait rage. Devant lui, la Ligne Haute entamait son mouvement d’encerclement à pleine vitesse. Les vaisseaux se séparaient en deux colonnes distinctes et tentaient de déborder les impériaux en faisant feu de toutes leurs batteries encore alignées sur les objectifs. Les vaisseaux de la Ligne Basse, auquel l’Amiral Hirken était associé, faisaient route à pleine vitesse vers la flotte du Moff Stoker tout en faisant feu avec l’ensemble de leurs systèmes d’armes. Les missiles volaient, les turbolasers crachaient et les canons ioniques frappaient. Au cœur de la Ligne Haute, les quelques corvettes des Anx s’élançaient droit vers la flotte ennemie, dans une charge héroïque et quasi-suicidaire, escortée par des chasseurs et des bombardiers devant divertir la force aérospatiale adverse.
Le peuple de Gravlex Med était violent par nature, et leur taille démesurée de plus de 4m, avec leur corne énorme et leur queue dévastatrice faisait d’eux de redoutable guerriers. De plus, ils communiquaient via des ultrasons, à une fréquence destructrice pour l’humain, et sans doute pour les proches humains. D’après les observations, ils seraient capables de tuer ces derniers en utilisant ce simple moyen de communication. Les Anx étaient bien évidemment conscient de ces atouts inhérents à leurs origines et s’en servaient aussi bien en combat terrestre que spatial. C’est ainsi que Jeresen les avaient vu à l’œuvre lors de la première bataille de Gravlex Med, et qu’il allait pouvoir les regarder une fois de plus passer à l’action.

Ils allaient pouvoir bénéficier de l’avantage de la mêlée initiée par l’Alsakani, dont les vaisseaux allaient se mélanger à ceux des impériaux dans un cafouillage qui, en réalité, n’en était pas un. Les mouvements des vaisseaux de la flotte étaient calculés de sorte à balayer l’ennemi par des frappes en tenailles. L’idée était de les prendre chaque vaisseau entre deux feux, pendant que les vaisseaux des Anxpassaient à l’abordage. Leur méthode était d’ailleurs moins subtile que celle employée par Jeresen contre la force détachée. Elle était plus sauvage et brutale, à l’image du peuple qui l’appliquait.

Les chasseurs faisaient feu, et certains volaient en éclats après avoir été atteints par les appareils et les tourelles de l’adversaire. Une des corvettes, qui venait de se glisser sous un croiseur impérial, explosa après avoir été touché par une salve de turbolaser. Une autre vira de bord et fonça sur un autre croiseur, frappant le bouclier avec brutalité et s’écrasant avec force contre la coque, se disloquant presque immédiatement sous le choc et l’angle trop direct. La suivante, au contraire, fit le choix d’une cible moins bien défendue et s’enfonça contre une frégate ennemie, arrachant une partie et la coque et s’échouant en son sein. La porte était alors ouverte pour laisser déferler la fureur des dinosaures de Gravlex Med.

« Premiers contacts ! Nous allons bientôt entrer à notre tour dans le dispositif ennemi ! Nous encaissons déjà plus de tirs, mais les boucliers tiennent à soixante-quinze pourcents. »

« Amiral, nous recevons un nouveau message des impériaux. Ils semblent vouloir accepter. J’ai également le capitaine Je’styylir en ligne. J’ai contourné le brouillage, mais la ligne reste instable. »

Jeresen laissa échapper un soupir, puis se retourna vers l’officier des communications pour lui faire signe de transmettre les deux transmissions vers la table tactique. Il fit également un geste vers Thicehk alors qu’il revenait vers les projections holographiques et la capitaine ne tarda pas à l’y rejoindre.

« Maintenez le mouvement, capitaine. Ciblez les frégates et les croiseurs légers en priorité. »

La capitaine opina du chef et fit transmettre les ordres, faisant porter sa voix féminine mais puissante sur toute la passerelle. Pendant ce temps, Jeresen écoutait rapidement la transmission provenant du Moff Stoker et sembla presque sidéré par sa proposition. L’impérial acceptait presque l’idée d’abandonner, mais l’Alsakani se méfiait. Il était expert de la propagande, et devait donc cacher quelque chose dans son jeu. Lui aussi avait prévu plusieurs stratagèmes le cas échéant. Jeresen savait que les Impériaux cherchaient quelque chose sur Gravlex Med, et il avait d’abord pensé qu’il s’agissait des Anx et de leurs capacités hors normes. Mais ce que venait de lui dire le Falleen rebattait les cartes. S’ils ne cherchaient pas les Anx, alors que voulaient-ils ? L’idée de savoir le taraudait, mais il allait devoir taire sa curiosité. Maintenant qu’il avait rétablit le contact avec Je’styylir, dialoguer avec les Impériaux passait au second plan.

« Faites patienter le Moff Stoker, dîtes-lui que nous envisageons la possibilité d’un cessez-le-feu. »

« A vos ordres, Amiral. Je vais transmettre. »

Jeresen remercia l’officier, avant d’afficher la projection holographique de Je’styylir. L’image tressautait parfois, mais restait déchiffrable.

« Je’styylir, ici Fylesan. Vous me recevez ? »
 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mer 19 Juil 2017 - 16:09

Couloir B-5 du Chevalier Stellaire

Le Sergent Tanith se retourna et appuya à quatre reprises sur la gâchette de son blaster, avant de reprendre sa course effrénée, entourée des restes de sa troupe. Contrairement aux Impériaux, les Républicains n'avaient pas craints une dépressurisation du couloir et avaient employé des munitions explosives lors de leur réplique. En réaction au trou qui avait percé le mur de duracier en vidant l'oxygène, les alarmes du Chevalier Stellaire avaient hurlé et les portes avaient automatiquement commencées à se refermer. Seule Tanith et quatre de ses hommes, du moins de son côté, avaient pu franchir l'ouverture à temps pour ne pas être pris au piège.

Ils avaient ensuite entrepris de préparer des embuscades diverses et rudimentaires, afin de ralentir au maximum la progression des Républicains. Même malgré cela, ces derniers parvenaient à les talonner. Les autres équipes d'abordages qui avaient mit pied sur le vaisseau rencontraient eux aussi une certaine résistance, mais d'autres membres de la petite escadre avaient été sabotés et leurs équipages contraints de se rendre.

Au détour d'un couloir, le Sergent Tanith fit la rencontre nez-à-nez avec un des autres groupes de fusiliers impériaux, plus complet que ne l'était le sien.

"Comment ça se passe de votre côté ?"

"On en a descendu pas mal, il ne reste que le votre à nettoyer."

"Bien. Ils doivent être une dizaine, armure intégrale et tout le tintouin."

L'homme changea sa cartouche de gaz sur son blaster et l'arma.

"On essaiera de vous laisser un peu de tintouin, mais on ne vous promet rien. Prenez une pause, vous et vos hommes, Sergent."

Elle salua, avant de s'appuyer à la paroi de métal, imitée par ses hommes. Pendant ce temps, ses alliés allaient à la rencontre des Républicains.

............................................

Pont du Chevalier Stellaire

Le Capitaine Ishiara serra les mâchoires, tandis que lui arrivaient les différents rapports d'avaries, mais aussi les messages des vaisseaux mis en panne. La sueur gouttait sur ses tempes et il sentait une odeur métallique agresser ses narines, signe de la tension qui régnait sur le pont du vaisseau. Malgré l'attaque, ils n'avaient cessé de tirer sur les vaisseaux adverses, comptant sur le fait que des Républicains se trouvaient dans les leurs pour éviter des tirs en retour.

De nombreux chasseurs avaient "suivis l'exemple" du Faucon et leurs pilotes tentaient de se crasher dans les hangars adverses, quand le vaisseau devenait trop endommagé. Manœuvre désespérée s'il en était, mais les ordres étaient les ordres.
Il fallait tenir bon.

.................................................

Pont de l'Endeavor

Le Général Omeda observa la carte tactique qui s'étalait sous ses yeux. L'un des vaisseaux républicains était plus agressif que les autres, pratiquement au mépris de sa propre défense. Il l'isola sur sa carte et transmit l'imagerie à ses subordonnés :

"Pilonnez-moi celui-ci. Il est le plus faible, défensivement parlant, mais aussi le plus violent. Sa perte pourrait faire réfléchir les autres membres de son escadre."

..............................................

Pont de l'Alchimiste

Depuis le début de la bataille, le vaisseau du Capitaine Tanker avait miraculeusement échappé aux violents échanges de tirs qui zébraient l'espace de Gravled Mex. Le Capitaine Tanker remerciait une nouvelle fois sa bonne étoile : il faisait partie des rares officiers ayant échappé à la purge exercée par le Moff Stoker, quand ce dernier avait chaussé les bottes de son supérieur, et ce même si le commandant de l'Alchimiste était notoirement pro-Farkran et avait véhément défendu ce dernier lorsque les accusations émises à son encontre furent prises au sérieux par l'Inquisition.
Pourtant, et malgré cela, le Falleen borgne l'avait épargné, sans doute parce qu'il n'avait plus d'officier loyal à promouvoir sous la main à cet instant...

Et la chance de Tanker semblait à présent se poursuivre : il était placé sur le flanc tribord, côté espace, de la formation impériale, et pour le moment n'avait toujours pas été touché... Jusqu'à ce qu'un missile, mieux calibré que les autres, ou bien ayant réussi à déjouer les contres-mesures, perce sa défense et n'explose sur l'un de ses tubes lances-missiles.
L'alarme résonna sur le pont, le faisant sursauter. Il prit alors une décision :

"Ordre à mon groupe, décrochez de la formation, immédiatement ! Retraite, retraite !"

Ses membres d'équipages le regardèrent en haussant des sourcils, mais effectuèrent la manœuvre.
Les autres vaisseaux commencèrent à le suivre, se détachant à leur tour de la formation.

..........................................................

Pont de l'Oeil Sombre

Vaas revint de la salle de briefing, les écailles de couleur ocre, signe extérieur de la tension qui régnait chez lui. Il avait espéré, d'une certaine façon, un résultat différent de cet entretien rapide avec l'Impératrice, mais à présent, peu importais. Il s'assit sur son fauteuil, d'un air las, tandis que son oeil unique tentait de recouper les informations qui s'étalaient sur sa console. Une petite larme d'effort perla au coin de sa cornée et il l'ôta d'un geste rapide.

"Monsieur, nous avons un problème avec l'escadron du capitaine Tanker !"

"Quoi ? Comment cela ?"

"Ils sont en train de quitter la formation, monsieur."

"Etablissez-moi une ligne directe avec lui, immédiatement !"

L'officier des communications se pencha sur sa console, tandis que les écailles du Falleen viraient au cramoisi. Devant ce dernier, un des écrans révéla le visage terrifié de l'Humain.

"Capitaine Tanker, ceci est un ordre direct de votre supérieur, revenez immédiatement dans la formation, vous m'en-"

Son interlocuteur coupa la communication. Les yeux écarquillés par la fureur, Vaas regarda son écran sombre sans mot dire, l'espace de quelques instants. Enfin, il reprit ses moyens :

"LE FILS DE PUTE ! Ordre à son escadron de faire demi-tour, immédiatement, et ouvrez une liaison avec le pont de l'Alchimiste !"

Le restant de l'escadre revint à sa formation initiale, mais le vaisseau de Tanker continua sa route.

.............................................

Pont de l'Alchimiste

"Je vous donne l'ordre immédiat de revenir dans la formation, vous m'entendez ? Agissez, ou je fais abattre le vaisseau !"

La voix du Moff Stoker résonnait sur le pont. Les membres d'équipage se regardèrent, tournèrent le regard vers leur officier supérieur, et se regardèrent de nouveau. Le capitaine Tanker était livide, les mains crispées sur son siège de commandement, la bouche semi-ouverte tandis qu'il regardait devant lui, sans voir quoi que ce soit.
L'un de ses hommes ordonna la manœuvre de retour et s'écroula, abattu par un tir dans le dos. Tanker, les mâchoires serrées, avait dégainé son blaster. Il tira ensuite sur la console de communication, faisant taire le Falleen écarlate.

"Je vous interdis de faire demi-tour !"

Son Quartier-Maître dégaina, ainsi que son officier tactique et d'autres membres d'équipage. Il y eut un violent échange de tir, mais Tanker finit par être maîtrisé et maintenu au sol, tandis que son second vidait un blaster dans sa poitrine. Puis, l'homme s'assit sur le siège de commandement, donnant l'ordre que les blessés soient traités au plus tôt, tandis qu'il ouvrait une communication avec le vaisseau amiral.

........................................

Pont de l'Oeil Sombre

"Monsieur, une communication de l'Alchimiste."

"Passez-la sur ma console."

L’œil fulminant de Vaas se posa sur une femme aux traits fatigués, aux cheveux en bataille. Sur sa joue, on pouvait voir la marque de brûlure caractéristique à un trait de blaster.

"Qui êtes-vous ?"

"Quartier-Maître de l'Alchimiste Donna Berley, monsieur. Le capitaine Tanker n'est actuellement plus en état de diriger le navire. On entendit le son caractéristique d'un corps en train d'être traîné. Nous revenons dans la formation, quels sont vos ordres ?"

"Eh bien Capitaine Berley, vous allez vous concentrer sur les vaisseaux qui font face au Capitaine Ishiara. Moff Vaas Stoker, over."

Il appuya sur un bouton et donna ses ordres à son escadre, d'une voix ferme et égale :

"Pilonnez-les, sans aucune retenue. Il ne faut pas qu'ils mettent pied sur Gravled Mex. L'Oeil Sombre, l'Anéantisseur Tarisien et le Hurleur vont s'occuper en priorité du vaisseau amiral. Déployez le restant de la chasse et harcelez-les. Nous n'avons plus de temps pour des ronds de jambe à présent."

Dans les soutes de munition, les ingénieurs préparèrent les torpilles destinées à fracasser le centre de commandement adverse, en les bourrant de brouilleurs et en tentant de les programmer au mieux dans un court laps de temps.
Moins de dix minutes plus tard, le vaisseau amiral impérial tirait sa première salve de missiles et de torpilles modifiées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Ven 21 Juil 2017 - 20:23


« Lla’reskuss commet une erreur en sous-estimant les forces impériales. Il a déjà trop avancé son navire en croyant pouvoir percer leurs défenses. »

« Je le sais bien. Je l’ai averti qu’il commettait une erreur en rompant les communications avec vous. Tout comme moi, vous avez déjà affronté les impériaux. Nous savons qu’il ne faut jamais les prendre de haut. »

« C’est exact, capitaine. C’est pourquoi vous devez lui faire comprendre que ces négociations ne sont que fantaisies, et n’ont pour but que de nous faire gagner un temps précieux en laissant planer le doute sur nos véritables intentions. Nous voulons détruire l’Empire à Gravlex Med avec l’aide de l’ensemble de nos alliés, et notre dernière attaque en est la preuve irréfutable. »

Le regard de Je’styylir glissa sur sa gauche, loin de la projection vidéo du sénateur d’Alsakan, pour se poser sur la passerelle en effervescence de l’Étoilée. Lla’reskuss continuait d’y donner ses ordres avec vivacité, et ses officiers peinaient à suivre la cadence qu’il leur imposait. Le rendilien avait ordonné à son vaisseau de passer à l’assaut, en ordonnant au reste de sa flotte de suivre son mouvement. Porté par son entrain, il avait progressé trop vite, trop loin, et son escorte se retrouvait désormais à la traine. Il hurlait contre ses subordonnés qui, trop lent à réagir, l’avait isolé contre la flotte du général Omeda. Du fin fond de la passerelle, au-delà du sas anti-explosion, Je’styylir pouvait l’entendre râler et persiffler. Il refusait l’idée de retirer son vaisseau et pressait les capitaines de sa flotte de s’activer pour le rattraper, et Jeresen assistait indirectement à toute la scène, car s’il ne pouvait le voir directement, Lla’reskuss s’exclamait si fort qu’il était impossible pour lui de ne pas l’entendre.

« Je ne suis pas certain que ce soit possible, Amiral. Je crois… qu’il estime que la confiance entre vous a été brisée, et ne pourra pas être restaurée. » reprit Je’styylir, exprimant son peu de conviction dans un soupir.

« Il le faut pourtant, capitaine. J’ai toujours eu foi en vous, et je sais que vous ne me décevrez pas aujourd’hui. C’est largement à votre portée. On reste en contact, Fylesan terminé. »

Jeresen déposa le pad qu’il avait utilisé pour établir la liaison vidéo avec Je’styylir, après qu’on lui ait affirmé que toute discussion holographique serait impossible. Il avait une pleine confiance en l’officier républicain, qu’il pensait capable de gravir rapidement les échelons pour devenir un tacticien hors pair à l’écoute de ses hommes, et c’est pourquoi il lui avait donné une mission aussi importante. Il n’avait certes pas vraiment eu le choix puisque Lla’reskuss ne souhaitait plus lui adresser la parole, mais il ne doutait pas un seul instant que Je’styylir pouvait parvenir à convaincre le rendilien. Pendant ce temps, l’alsakani allait pouvoir se concentrer sur la flotte Impériale dans laquelle il s’était immiscé avec ses propres vaisseaux, pour transformer la bataille en une succession de canonnades et de caronades. Les vaisseaux se frappaient et se rendaient les coups dans une tactique à l’apparence décousue. Pourtant Jeresen avait un plan, et le déplacement de ses vaisseaux n’étaient pas le fruit du hasard. Au fil des manœuvres et des frappes, il comptait isoler les vaisseaux lourds, généralement de commandement, du reste de la flotte pour les réduire au silence, l’un après l’autre, et il n’avait pas imaginé que les impériaux eux-mêmes pouvaient lui faciliter la tâche.

Devant lui, sur la carte tactique, une partie des navires adverses venaient de virer de bord pour adopter une trajectoire de fuite. La manœuvre semblait désespérée, et ressemblait plus à une déroute qu’à une retraite ordonnée. Peut-être l’idée de combattre vaisseau contre vaisseau décourageait les impériaux qui préféraient combattre à distance. Ou peut-être était-ce tout autre chose. L’humain jeta un coup d’œil vers les vitres en transparacier de la passerelle, pour s’assurer que les relevés holographiques ne mentaient pas sur le déroulé des combats, et il finit par s’approcher des parois pour observer l’impensable.

« Mais pourquoi reculent-ils ? Cette manœuvre n’a pas de sens, et nous offre une opportunité en or. »

« C’est peut-être un piège, Amiral ? Un moyen d’attirer une partie de nos forces derrière eux, en poursuite, pour que le gros de leur force puisse poursuivre sa route jusqu’aux vaisseaux de Lla’reskuss ? »

Cette possibilité ne lui avait pas échappé, mais il laissa échapper un sourire de satisfaction tant la réaction de Thicehk lui plaisait. La jeune femme laissait une fois de plus éclater au grand jour son génie, celui-là même qui lui avait permit de s’accaparer un poste habituellement réservé aux officiers expérimentés, car d’ordinaire les jeunes commandants étaient affectés à des vaisseaux moins imposants. Or Thicehk commandait un bâtiment de ligne, navire amiral qui plus est. Ses réactions montraient qu’elle ne l’avait pas démérité.

« Vous avez raison, capitaine. Méfions-nous et maintenons la pression. Tous nos navires doivent profiter de l’ouverture pour s’engouffrer et engager un combat de vaisseau à vaisseau, et seul les porte-aéronefs en sont épargnés. Je veux néanmoins quelqu’un planché sur ce repli partiel de l’ennemi, on ne sait jamais. »

« Compris Amiral. Je mets quelqu’un sur le coup. » rétorqua-t-elle en rectifiant sa position.

Puis elle fit demi-tour, s’exclamant à l’intention des officiers timonier et armurier. Le vaisseau entama rapidement une embardée sur la droite pour se ramener vers le vaisseau ennemi le plus proche pour le cueillir à l’aide d’une bordée de turbolasers. Dans le même temps, les vaisseaux qui semblaient vouloir faire retraite avait ralenti leur fuite, et certains faisaient même demi-tour pour retourner au combat. Ce nouveau changement intriguait l’alsakani, qui face au chaos qui semblait gagner certains impériaux, balayait désormais d’un revers de main l’hypothèse du piège tendu par l’adversaire. Ces trajectoires étranges puaient le désaccord, voir la mutinerie, car bientôt les autres navires firent à leur tour demi-tour pour se réengager dans le dispositif impérial.

Il n’était d’ailleurs pas le seul à paraître intrigué par la manœuvre, car Thicehk elle-même ordonna aux batteries latérales de faire feu sur les revenants alors même que l’Amiral Hirken s’enfonçait avec le reste de la flotte au cœur du groupe de l’Œil Sombre. Jeresen avait prévu de le frapper avec force, tout en rusant l’approche en feintant de chercher le combat ailleurs. Pourtant, c’était bien la prise en tenaille du vaisseau amiral ennemi qu’il comptait réaliser, avec le désir de balayer rapidement le commandement adverse ou de le forcer à la retraite généralisée.

Mais ce qui happait cette fois-ci son attention loin de ces grandes manœuvres était l’appel de l’Étoilée sur une ligne directe, de navire à navire. Jeresen n’hésita pas à le prendre, appuyant sur le bouton pour découvrir l’hologramme de l’amiral républicain, tendu. L’officier était effectivement toujours sur les nerfs et hurlait encore vers ses officiers de pont des ordres que l’alsakani ne comprenait pas parfaitement. La mentalité de l’officier lui faisait quelque peu penser, dans une moindre mesure, au caractère bien trempé de la sénatrice Laz’ziark, qu’il appréciait beaucoup pour sa fermeté, et surtout pour son franc parler. Pour autant, l’individu n’avait quasiment rien à voir avec la Balosar avec qui le sénateur avait partagé son corps. Et fort heureusement d’ailleurs, car Lla’reskuss était un homme !

« Amiral, je suis heureux de vous avoir de nouveau en ligne. Quelles sont les nouvelles ? »

« Elles ne sont pas bonnes. Le capitaine Je’styylir m’a ouvert les yeux, et j’ai commis une erreur en rompant la communication. J’ai ordonné à mon vaisseau de se retirer vers le reste de ma flotte, d’où j’organiserais une défense efficace, en hérisson. »

« C’est une bonne résolution. Nous allons en finir de notre côté avec la flotte du Moff Stoker, puis nous viendrons vous aider. Nous sommes heureux de pouvoir vous compter de nouveau parmi nous, Amiral. »

« C’est partagé. Encore navré d’avoir agi de la sorte. »

Lla’resskuss se retira, laissant la communication active. Jeresen afficha un sourire et retint un soupir de soulagement. Le rendilien était rentré dans le rang, mais la situation dans lequel il s’était placé était dangereuse, pour ne pas dire catastrophique. Les impériaux, en voyant une proie aussi facile, livrée à elle-même, n’avait pas hésité à s’en prendre à son navire, lequel avait encaissé pas mal de dommages. Il avait commis une erreur, mais heureusement Je’styylir était à bord.

Ou plutôt malheureusement, car le vaisseau de Lla’resskuss fut frappé une nouvelle fois, et cette fois-ci par une puissante vague de missiles. Jeresen ne s’en rendit pas immédiatement compte tant la distance entre sa flotte et celle du rendilien était importante, mais lorsque la communication entre son navire et l’Étoilée s’interrompit, il comprit que quelque chose de grave venait de se produire. L’Alsakani appuya plusieurs fois sur le bouton de communication, mais rien n’y fit, et il tenta alors de contacter Je’styylir, sans succès.

L’alsakani se raidit soudainement et fit glisser ses doigts sur la table tactique pour afficher une projection du navire amiral de Lla’resskuss, et la vision qui lui parvînt le rempli d’effroi. Le vaisseau de guerre était fortement touché et sa passerelle était en flamme alors que l’air semblait encore s’en échapper. D’autres projectiles avaient atteint le bloc de propulsion, si bien que la frégate n’était plus en mesure de résister à la puissante attraction gravitationnelle exercée par Gravlex Med. Il commençait déjà à piquer du nez, prémices d’une chute qui risquait de s’avérer infernale, et fatale. Fatale pour Je’styylir, qui se trouvait à bord, ce qui tétanisait Jeresen. Il avait envoyé l’officier républicain à bord de ce vaisseau, pour coordonner les efforts des deux forces alliées, et voilà que cet homme était peut-être décédé, happé avec les autres par la déflagration qui avait frappé le pont de commandement du vaisseau. Avec lui disparaissait une partie de l’espoir d’empêcher les impériaux de débarquer au cœur du cirque de Shusu, et risquait à coup sûr de galvaniser les impériaux.

Jeresen devait faire quelque chose, mais les mains de l’humain tremblaient. Il avait l’impression de revivre un nouveau Dubrillion, simplement parce qu’il n’avait pas été capable de s’entendre avec l’amiral républicain. Mais il devait réagir ; il devait voler au secours des forces de Jaryy’iva Lla’reskuss.

« Capitaine Thicehk… avons-nous rétabli le contact avec le capitaine Je’styylir ? »

« Négatif, Amiral. L’ensemble des lignes de communications sont coupées. Je suis désolée. »

« D’accord. Vous n’avez pas à l’être, c’est là ma responsabilité. Ouvrez un canal avec la Griffe de Vento, et dîtes au capitaine Vallik qu’il est désormais en charge de la flotte de Lla’resskuss. Qu’il maintienne sa position et s’assure de repousser les impériaux le temps que nous venions à son aide. »

Jeresen avait laissé tomber l’habituel nous, caractéristique de son rang et de son statut au sein de l’Hégémonie, sous le coup de l’émotion. Lui qui avait beaucoup d’estime de Je’styylir, l’avait sans doute envoyé à la mort. Mais il ne pouvait pas savoir, ce n’était pas foncièrement sa faute si Lla’resskuss avait décidé d’envoyer son vaisseau en première ligne. A présent, il allait devoir faire confiance au capitaine Vallik pour maintenir les forces d’Omeda en respect. Pendant ce temps, il allait mettre les forces de Stoker sous pression.

« Capitaine, vague de missiles en approche ! »

« Batteries défensives en cadence rapide. Bouclier à particules au maximum ! Manœuvrez pour leur offrir les surfaces les moins critiques. Préparez-vous à l’impact ! »

« Impacts dans cinq secondes ! »

Les officiers s’accrochèrent à leurs équipements alors que les batteries défensives crachaient leurs salves de lasers en direction des missiles ennemis. Une bonne partie furent interceptés, vaporisés par les tirs, mais d’autres parvinrent à passer et à forcer le bouclier à particule du navire. Ils s’écrasèrent avec fracas sur la coque du vaisseau, provoquant des séries d’explosions qui ne parvinrent pas, dans une grande majorité des cas, à percer le blindage. Plusieurs missiles réussirent néanmoins à traverser et explosèrent dans les coursives les plus proches de la coque, mais ce n’était pas suffisant pour empêcher le vaisseau amiral de Jeresen Fylesan de poursuivre sa course vers lŒil Sombre. Ses batteries continuaient de cracher, alors qu’une nouvelle vague de projectiles venaient imiter les premiers, projetant des gerbes de flamme dans l’espace lorsqu’ils parvenaient à transpercer le blindage.

Une explosion eut lieu à proximité d’un des entrepôts de munitions du vaisseau, projetant des morceaux de duracier dans le vide sidéral avec une puissance vertigineuse au moment même où un escadron de chasseurs-bombardiers alsakanis frôlaient la coque de l’Amiral Hirken pour remonter face au pont de commandement. Jeresen observa la vague d’appareils frôler le transparacier de sa passerelle et appuya sur sa table tactique pour se verrouiller sur les déplacements des chasseurs, alors que la voix du chef d’escadron venait crachoter dans les hauts parleurs :

« Leader Faucon à tous, nous approchons du vaisseau amiral ennemi. Armez vos bombes, nous passons en formation d’attaque ! »

« Bien compris, leader Faucon. Nous sommes derrière vous. »

Les appareils foncèrent, adoptant une formation en V derrière leur chef, placé en pointe. Ils grimpèrent pour s’écarter des vaisseaux les plus lourds et se glissèrent sous une frégate impériale qui ne manqua pas de les prendre d’assaut, détruisant au passage trois appareils de l’escadron. Le reste cessa de grimper pour se retourner, passant au-dessus de la frégate pour replonger vers l’Œil Sombre, avec la ferme intention de le frapper aussi fort que possible.

Au même instant, une immense lueur vînt aveugler la passerelle de l’Amiral Hirken alors que le navire s’approchait du vaisseau du Moff Stoker de concert avec la Fierté d’Alsakan. L’explosion fut si imposante qu’elle manqua d’aveugler partiellement les capteurs des deux croiseurs de bataille.

« Par la Force ! » s’exclama Thicehk en constatant l’explosion, sidérée.

« Le porte-aéronef Vaillance vient d’exploser ! Une attaque suicide ! »

Jeresen serra son poing droit, le maintenant fermement contre la table pour ne pas l’abattre avec vigueur. Les méthodes des impériaux l’étonneront toujours, car ils étaient capables de s’adapter et d’adopter des mesures désespérées pour faire le plus de dommages possibles, quand bien même leur machine de guerre était limitée. La perte d’un de ses deux porte-aéronefs était problématique, car si une bonne partie des chasseurs étaient déjà en train de combattre, d’autres venaient d’être perdus à jamais. De plus, certains des appareils en vol se verraient refuser tout ravitaillement, faute de réserve. L’Alsakani devait donc agir, et vite.

« Capitaine Thicehk… Sommes-nous à portée de l’Œil Sombre ? »

« Affirmatif, Amiral. Nous allons entamer notre approche latérale pour une caronade, mais nous sommes déjà en mesure de frapper ! »

« Bien. Dans ce cas, que toutes nos batteries fassent feu de concert avec la Fierté d’Alsakan !

Thicehk opina du chef et se retourna pour répéter les ordres. Les batteries turbolasers et autres canons pivotèrent pour se positionner face au vaisseau impérial, avant de faire feu, alors que tout autour d’elles la bataille faisait rage.
Jeresen voulait gagner cette bataille, pour rendre hommage à l’amiral Lla’resskuss pour son courage et sa bravoure, et au capitaine Je’styylir pour sa loyauté, son intelligence et son honneur.

Il leur devait bien cela, à eux, ainsi qu’à tous ces hommes qui tombaient au nom de la liberté, loin de chez eux, pour protéger un monde, ainsi qu’un peuple, qui n’étaient pas les leurs.
 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Dim 23 Juil 2017 - 19:50

Pont de l'Endeavor

"OUI !"

Le cri de réjouissance et de victoire retentit sur le pont, porté par une dizaine de gorges, tandis que le vaisseau républicain adverse était touché de plein fouet. Le Général Omeda sentit sa bouche frémir, tandis qu'un sourire se dessinait sur son visage. L'un des tirs devait avoir sévèrement endommagé le bloc de propulsion du vaisseau, car ce dernier, fumant, le pont de commandement en flammes, était à présent soumis à la gravité de Gravled Mex et, lentement mais sûrement, se rapprochait de la planète afin de s'y écraser. D'une certaine façon, on pouvait dire que les renforts républicains allaient finalement atterir, mais pas nécessairement de la façon souhaitée.
Il jeta un coup d'oeil à sa carte tactique. Contrairement à ce qu'il avait espéré, l'escadre républicaine ne semblait pas aussi désorganisée que cela, malgré la perte de ce navire. L'officier ordonna une communication avec les navires de son escadre :

"L'ennemi, contrairement à ce qui était prévu, tient sa position. La suite va être corsée, mais nous allons tenir bon. Il est impensable qu'ils mettent pied sur la planète, est-ce clair ?"

Des murmures d'affirmation et d'approbation montèrent du terminal et Omeda se renfonça dans son fauteuil, se mordant la lèvre inférieure, tandis que les échanges de tirs et de missiles s'intensifiaient.

......................................

Pont de l'Oeil Sombre

Vaas était tendu et cela se ressentait à son teint, à son expression, à la façon dont il se tenait et dont il regardait les écrans de contrôle. Le Falleen était debout et patrouillait, silencieux, entre les divers membres d'équipages, se penchant derrière eux afin d'observer leurs écrans. Les personnes concernées se raidissaient, craignant qu'il n'hausse la voix en constatant une erreur. La fuite de l'Alchimiste et de son escadron avait laissé un espace béant dans la défense impériale, que son retour précipité après le décès du Capitaine Tanker n'avait pas pu entièrement réparer.
Depuis qu'il avait donné ses derniers ordres, le Moff rôdait dans la pièce, les mains croisées dans le dos, sans mot dire.

De temps à autre, durant son inspection, il pointait du doigt les écrans de contrôle et ses subordonnés exécutaient l'ordre muet qui venait d'être donné.

"Mademoiselle Varmin, quelle est la distance entre le navire-amiral adverse et nous ?"

"Je... Nous sommes à moins de 50 kilomètres. Nos flottes respectives sont actuellement en plein corps-à-corps et-"

"Je sais quelle est notre formation actuelle, pas besoin de me le rappeler ! Je demande la distance, rien de plus !"

Il frotta son visage, l'air épuisé. La jeune femme, blême, se repencha sur les écrans de sa console, avant de relever la tête :

"Le vaisseau-amiral adverse, la Fierté d'Alsakan, se dirige droit vers nous. Notre artillerie est en place, prête à l'accueillir. Contres-mesures déployées."

"Parfait. Ripostez. Que l'Anéantisseur Tarisien se joigne à l'Oeil Sombre, tandis que le Hurleur se cherchera une autre cible. Essayez de m'obtenir un visuel sur la Fierté d'Alsakan. De préférence, son pont de commandement."

"A vos ordres."

Thème de la scène : Une bulle de calme dans la tempête

Il se détourna et observa le champ de bataille à travers la baie d'observation. Devant lui se déroulait l'impitoyable spectacle de la guerre. Des débris de duracier et des corps humains flottaient à travers le champ de bataille. De chaque côté, les vaisseaux étaient blessés et l'air s'échappaient de leurs plaies, tel du sang, visible à l'oeil nu. Une explosion illumina le flanc tribord de l'Oeil Sombre et Vaas tourna la tête. Il vit deux vaisseaux, un républicain et un impérial, se cabrer sous l'échange de leurs tirs, avant de se disloquer, projetant de nouveaux débris en tout sens. Certains atteignirent les coques de leurs alliés, et s'y plantèrent, s'y enfoncèrent, ou rebondirent contre le blindage.

Vaas Stoker soupira, debout, les mains croisées dans son dos. Ses mâchoires se crispèrent et il ferma l’œil, tandis qu'il baissait la tête. Quelqu'un s'approcha de lui et toussota discrètement. Il se retourna et fit face à Essan. Ce dernier, l'air grave, lui tendit un holopad, avant de repartir à son poste. Le Moff prit l'objet entre les mains et commença à analyser les visuels qui avaient pu être faits de la Fierté d'Alsakan. L'un d'entre eux en particulier attira son regard, et le Falleen agrandit l'image. Un homme se trouvait à la place de l'amiral, mais, selon toutes vraisemblances, il ne s'agissait pas du Contre-Amiral Nivohn. La prise de vue était de trop mauvaise qualité pour qu'il puisse l'identifier clairement, mais il était visible que ce n'était pas celui avec lequel il avait supposément conversé. Et il était difficile de croire que Nivohn avait abandonné d'une façon ou d'une autre son poste. Ce qui signifiait que, quelle que soit la personne ayant le commandement de la flotte républicaine, elle s'était bien jouée de lui.

Un sourire s'étira sur ses lèvres.
La situation, pendant qu'ils conversaient, lui avaient fait penser à deux joueurs de Dejarik s'affrontant, auprès d'un feu de cheminée, tandis qu'autour d'eux se déchaînait un véritable chaos. A présent, les masques étaient tombés, et les deux joueurs se jaugeaient tout en se pointant du blaster. Toujours souriant, il revint d'un pas calme, mais déterminé, jusqu'à son fauteuil, où il s'assit, avant de donner ses ordres :

"Visez en priorité le pont de commandement adverse, ainsi que ses batteries lourdes. Essayez de brouiller leurs systèmes de visée et employez autant de leurres que possibles."

...................................................

Pont de l'Arbitrator

Le Capitaine Reyes, de l'escadre du Général Omeda, vit le vaisseau de son supérieur être touché de plein fouet par une salve adverse. Moins d'une minute plus tard, elle vit son écran de communication clignoter pour la prévenir d'un appel urgent de la part de l'Endeavor. Elle accepta la communication et se trouva face à face avec le Quartier Maître d'Omeda. Ce dernier était blafard, les yeux vagues, éteints, le visage moucheté de sang. Derrière-lui ne se trouvait que chaos et désolation.

"Quartier-Maître."

"Capitaine Reyes, de part votre ancienneté, je vous transmet officiellement le commandement de l'escadre. Le Général Omeda est actuellement dans l'incapacité de commander. Il m'a demandé de vous transmettre les ordres suivants : "Ne cédez aucun pouce à l'ennemi." A vous le commandement."

Le Capitaine Reyes jeta un coup d’œil à ce qui se trouvait derrière le Quartier-Maître : le fauteuil du Général Omeda. Ce dernier était cloué au siège par une plaque de duracier tranchante comme un sabre-laser, et le sang avait aspergé les alentours immédiats. Il était impossible qu'Omeda ai survécu assez longtemps pour pouvoir transmettre quoi que ce soit, mais le Capitaine Reyes ne fit rien. Elle ferma les yeux et fit un signe de tête à son interlocuteur. Le message avait été diffusé au restant de l'escadre et chacun était au courant de la bousculade dans la chaîne de commandement.

...................................................

Pont de l'Aigle Hurleur

La Commandante Meryl effectua un dernier calcul, et l'approuva. Son vaisseau tira une bordée en direction d'un vaisseau républicain, et elle s'adossa à son fauteuil en repoussant une mèche de cheveux trempés de sueur. Son officier tactique avait été gravement blessé et elle avait assujettit les contrôles de la console de ce dernier à la sienne, afin de prendre sa place.

Elle-même était meilleure astrogatrice qu'officier tactique, mais ce n'était pas un fait qu'elle prenait en considération à cet instant précis. Elle espérait juste tenir assez longtemps pour voir la fin de la bataille, contrairement à certains de ses collègues. Meryl prit juste le temps de prendre une nouvelle gorgée de thé, à présent froid, avant de se remettre à ses calculs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mer 26 Juil 2017 - 21:04


« Je suis derrière vous, Leader Tempête ! »

« Ils sont trop nombreux ! »

« Maintenez la cadence et protégez vos équipiers pendant que Faucon repasse à l’attaque ! »

« On en a deux aux fesses, on en a d….AARGH ! »

« Ils ont eu Lapiya ! Ils sont sur moi ! »

« Tenez bon, Leader Tempête ! »

« Ici leader Faucon, nous entamons notre seconde attaque. »

La bataille faisait rage sous les yeux du capitaine Thicehk. Droite devant les vitres en transparacier de l’Amiral Hirken, vaisseau amiral de la force expéditionnaire alsakanie, ses yeux poursuivaient les mouvements vifs et instinctifs des chasseurs qui s’affrontaient et se confondaient entre les trois vaisseaux lourds qui se rapprochaient, prélude à une confrontation qui s’annonçait extrêmement virulente. Les deux croiseurs de bataille, dont faisait partie l’Amiral Hirken, approchaient de part et d’autre de l’Œil Sombre pour une double caronade, une sur chaque flanc du navire impérial qui allait se retrouver pris en sandwich sur toute sa longueur par les deux bâtiments alsakanis qui pilonnaient déjà ses boucliers par l’usage en cadence de leurs batteries turbolasers lourdes. Elle voyait de ses propres yeux les chasseurs exploser et se disloquer tandis que son ouïe captait les échanges radios que les pilotes alliés s’échangeaient sur différents canaux de transmission. L’ennemi faisait preuve d’une vigueur qui la surprenait bien plus que Jeresen Fylesan, car c’était seulement là son deuxième affrontement contre les impériaux. Elle avait épaulé le sénateur lors de la première bataille de Gravlex Med mais leurs adversaires ne s’étaient pas montrés aussi déterminés à les détruire. Ils s’étaient plutôt concentrés sur un pilonnage des infrastructures défensives des Anx, ainsi que sur leur capacité à quitter leur monde natal, réduisant à néant des décennies de prospérité. Mais à cet instant, alors que la seconde véritable bataille de Gravlex Med battait son plein, les impériaux avaient adopté une stratégie radicalement différente. Il n’était plus question d’anéantir le monde des Anx, mais bien de s’en saisir. Si la flotte impériale s’acharnait donc à vouloir repousser les forces alliées, c’était donc bien dans le but d’obtenir la suprématie spatiale dans la région, et non pas de bombarder sauvagement un monde avant de se retirer. Ils avaient une réelle stratégie.

Ils avaient un plan.

« Un de moins ! Virez sur vos cinq ! »

« C’est trop tard ! Je suis touché ! »

« Volez bas pour évitez leurs défenses ! »

« Leader Tempête s’est écrasé sur l’Œil Sombre ! Leader Tempête est perdu ! »

« Faucon 3 est touché ! »

« Restez en formation, Faucon 5. A tous, ciblez les tourelles lourdes et les lance-missiles du navire amiral ennemi. »

Les échanges radios, Jeresen Fylesan les entendaient également. Lui aussi profitait de quelques instants d’égarement pour observer la rencontre des trois puissants navires de guerre, prémices d’un affrontement qui s’annonçait des plus acharné. Son regard s’était également posé sur les restes du Vaillance, dont l’explosion avait perforé le fuselage effilé de ses plaques de blindage pour ne laisser derrière elle qu’une épave à la dérive dont s’échappaient encore de longues flammes, dernier héritage de la vie qui s’était trouvé à bord et qui avait désormais rejoint ce que les Jedi appelaient communément la Force, et, lorsque l’oxygène aurait finit de s’échapper vers le vide sidéral, il ne resterait plus rien que le métal et les corps gelés de l’équipage pour raconter la vaillante histoire de ce vaisseau et de ces hommes qui étaient venus se battre, ici, à Gravlex Med, pour la liberté, contre l’oppression.

Le sénateur avait également vu la chute du leader de l’escadron de bombardement Faucon, qui s’était terminée sous la passerelle du Moff Stoker, contre le duracier de l’Œil Sombre, après la perte de contrôle de son appareil. Il n’avait pas manqué d’observer les corps à corps entre les différents navires de son escorte, et la résistance héroïque des frégates alsakanies malgré leur âge millénaire, frégates qui participaient sans doute là à leurs derniers combats avant leur retrait du service actif au profit de navires plus modernes, plus puissants, et adaptés à la nouvelle vision stratégique de l’Hégémonie d’Alsakan. Sans doute auraient-elles la chance de poursuivre leur carrière au sein de la toute récente flotte de commerce de l’UGSS, ou bien finiraient-elles envoyées à la casse, à la condition qu’elles ressortissent indemnes de cette grande bataille. D’autres, déjà, n’avaient pas eu cette chance. L’équipage du Vaillance bien sûr, mais aussi une partie des marins de l’Étoilée qui n’étaient pas parvenus à rejoindre les vaisseaux d’évacuations et de sauvetage à temps. Je’styylir et Lla’resskuss faisait sans doute partie de ces gens là, tout comme le leader des escadrons Tempête. Enfin, il avait pu apercevoir les explosions des bombes larguées par les membres de l’escadron Faucon sur les systèmes d’armement de l’Œil Sombre, avant que les appareils ne virassent de bord pour fendre l’espace vers une zone plus sécurisée, sans doute pour se réarmer à bord des différents navires de la flotte. Puis, ils repartiraient pour mener de nouvelles attaques contre le navire amiral impérial ou un de ses bâtiments d’escorte.

« Amiral ! Missiles en approche de la Fierté d’Alsakan ! » lança soudainement l’officier en charge des systèmes d’armes et de contre-mesures, tirant les deux officiers supérieurs de leur léthargie admirative.

« Pas d’inquiétude, les boucliers à particules absorberont la majorité des dégâts. Le capitaine Guolinn est suffisamment expérimenté pour maîtriser la situation »

Jeresen avait répondu avec un certain calme, pour montrer à ses subordonnées qu’il avait le contrôle sur la situation. Pourtant, cette dernière risquait bien de déraper s’il ne réagissait pas aux nouvelles qui continuaient de tomber, cette fois-ci des lèvres de la jeune capitaine à la contenance toute retrouvée :

« Les Impériaux viennent de détacher un nouveau navire contre la Fierté d’Alsakan, et ils concentrent leur feu pour le neutraliser ! »

C’était vrai. Jeresen pouvait le voir à l’œil nu, mais quelques pas vers la projection holographique de sa table tactique lui confirma l’information :un second vaisseau avait manœuvré pour venir intercepter le croiseur de bataille commandé par le capitaine Guolinn, si bien que le plan du sénateur Fylesan était en train de se retourner contre lui. Lui qui avait souhaité prendre le vaisseau du Moff Stoker entre deux feux se retrouvait avec son second navire prit lui-même de front par deux bâtiments ennemis. Les croiseurs de bataille étant la plus grande puissance de feu que les Alsakanis pouvaient offrir contre l’Empire dans cette bataille, en perdre un n’était pas acceptable. Fort heureusement, les capitaines placés aux commandes de ces bâtiments étaient aussi les plus expérimentés et les plus talentueux de l’Hégémonie, et la Fierté d’Alsakan réagit presque immédiatement au pilonnage de l’ennemi par une manœuvre qui s’annonçait audacieuse :

« Ici le capitaine Guolinn. Amiral, je ne peux poursuivre ma route. Nous allons les contourner ! » bourdonna la voix de son capitaine dans les hauts parleurs.

Il avait prit lui-même l’initiative, à juste titre, de ce changement de plan car les premiers missiles venaient déjà de s’écraser contre les défenses anti-projectiles et les boucliers à particules du vaisseau, mais certaines fusées parvinrent tout de même à passer les barrières et à s’écraser sur la coque autour de la passerelle de commandement et sur une des batteries lourde du navire, rendant cette dernière inopérante. Pour résister à l’assaut virulent des deux mastodontes ennemies, l’imposant vaisseau avait entamé un changement de trajectoire pour contourner l’Anéantisseur Tarisien qui fonçait vers lui à pleine vitesse, et pour protéger ses batteries et son pont de commandement, entama une manœuvre visant à incliner le bâtiment sur le côté et ainsi offrir son ventre cuirassé à la fureur impériale. Cela réduisait certes drastiquement sa puissance de feu, mais le vaisseau se retrouvait indéniablement mieux protégé par les épaisses couches de blindage. Il encaissait les coups sans broncher, quand bien même le bouclier à particule commençait à saturer. Les déflecteurs, eux, tenaient le choc sous les yeux satisfaits du sénateur d’Alsakan. Jeresen Fylesan devait bien l’admettre, il n’avait pas pensé à cette solution mais la manœuvre du capitaine Guolinn prouvait bien qu’il ne s’était pas trompé sur son compte. La confiance qu’il avait en lui venait de payer, et même s’il ne pouvait plus compter sur la Fierté d’Alsakan pour l’épauler dans les premiers instants de son attaque, il ne perdrait pas l’un de ses vaisseaux les plus précieux. Il ne commettrait pas l’erreur de Lla’resskuss, à savoir sous-estimer son ennemi sous un trop plein de force, en envoyant un de ses vaisseaux au suicide.

La flotte du rendilien justement, dont Jeresen suspectait la mort suite à la déflagration de son pont de commandement, était toujours affecté par la perte de leur navire amiral et peinait à garder la cohésion nécessaire pour maintenir les impériaux à distance. Sans doute Vallik avait-il du mal à se faire respecter, ou bien ne parvenait-il tout simplement pas à gérer l’afflux soudain d’informations et de questionnements de ses nouveaux subalternes. Quoi qu’il en fut, il devait tenir bon où bien les Anx devraient faire face à un nombre croissant de nouvelles troupes impériales fraîches. Bien heureusement, les impériaux semblaient également réticents à mener un assaut contre les forces républicaines, et Jeresen en comprit rapidement le pourquoi en constatant que le vaisseau du général Omeda avait été lui aussi sérieusement touché. Qui l’avait frappé, et surtout à quel moment, il n’en savait rien. Aucun rapport ne lui était encore parvenu sur le sujet, mais il devait absolument en avoir le cœur net. Il avait besoin de savoir s’il avait manqué une opportunité de mettre les Impériaux dans une position bien plus inconfortable.

L’Alsakani appuya donc sur la table tactile pour ouvrir un canal à destination de la force qui bataillait dans la haute atmosphère de Gravlex Med :

« Capitaine Vallik, ici l’Amiral Fylesan. Un rapport sur votre situation serait le bienvenu. Parlez. »

La réponse, pour de multiples raisons, mit un certain temps à venir, un temps que Jeresen mit à profit pour se renseigner sur le statut des unités Rhino car les hommes envoyés contre les navires du capitaine Ishara ne répondaient plus, bien que certains groupes étaient parvenus à atteindre leurs objectifs et à neutraliser certains éléments essentiels de leurs cibles. Mais le nombre de vaisseaux mis hors service restait bien en deçà des résultats espérés et les pertes semblaient lourdes dans le camp alsakani. Les soldats envoyés à l’assaut étaient pourtant des membres d’élites spécialisés dans l’abordage des croiseurs stellaires, et donc à se battre en infériorité numérique en territoire ennemi avec des équipements à la pointe de la technologie. Or, aucun d’eux ne semblaient avoir survécu, ce qui semblait bien étrange et posait des questions quand aux forces que les impériaux possédaient pour se protéger à bord de leurs navires puisque la majorité des marins n’étaient pas formés comme des soldats d’élite surentraînés, mais plutôt spécialisés dans leurs domaines d’activités.
Quant aux Anx, les manœuvres quasi-suicidaires de leurs corvettes avaient en majeure partie portées leurs fruits. Encastrées dans quelques navires impériaux, les carcasses des vaisseaux avaient laissé déferler des hordes de dinosaures hauts de quatre mètres désireux d’en découdre avec ceux qui avaient massacrés leur peuple. Leur longue queue, leur crête et leur masse imposante les rendaient redoutables en combat, surtout que leur langage par ondes sonores à basse fréquence était capable de briser les os de la majeure partie des espèces galactiques. Ils étaient des combattants redoutables, même désarmés, capable de défaire la plupart de leurs opposant en une seule attaque. La destruction de leur monde avait enragé les représentants de ce peuple qui semblaient désormais désespérés et prêts à tout pour protéger ceux qui avaient trouvé refuge dans le cirque de Shusu. Il était donc certain que les impériaux ne devaient pas apprécier de les savoir à leur bord, à condition qu’ils furent encore en vie pour s’exprimer.

« Amiral Fylesan, je vous reçoit fort et clair. La situation ici est instable. Bon nombre d’officiers républicains ne souhaitent pas recevoir des ordres d’un vaisseau ne faisant pas initialement partie de leur flotte. Les impériaux auraient pu nous tailler en pièce mais une explosion à bord de leur vaisseau amiral a tempéré leurs ardeurs. Visiblement, certains de nos tirs ont fait mouche. »

La voix du capitaine Vallik interrompit Jeresen dans sa consultation des différents rapports d’abordage. Sa réponse était claire mais ne rassurait en rien le sénateur d’Alsakan puisqu’une remise en cause de la hiérarchie au sein d’une flotte, en plein combat de surcroît, était une hantise pour n’importe quel commandant car nombreuses pouvaient être les conséquences de pareilles crises, à commencer par la pire de toute : la déroute. Nombreux étaient les capitaines qui, démoralisés, pouvaient quitter leur poste et abandonner le reste de leurs forces pour trouver refuge loin du front. Fort heureusement, rien de tel ne s’était pour le moment produit et les Impériaux semblaient se trouver dans le même état végétatif que leurs homologues républicains. Leur commandant devait lui aussi avoir péri, mais les envahisseurs ne tarderaient pas à se ressaisir si quelqu’un venait reprendre le commandement d’une main de fer. Chez les républicains, la doctrine de l’ordre, de la discipline et de l’autorité n’était pas aussi développée que chez leurs homologues impériaux, ce qui rendait plus compliqué une relève de commandement non prévue dans les protocoles.

« Capitaine, ce que vous nous dîtes est inquiétant. Nous ne pouvons pas nous permettre de combattre tout en négociant en interne avec les différents capitaines de la flotte républicaine. Nous allons devoir les faire rentrer dans le rang avant que la situation ne dégénère car l’Empire ne restera pas éternellement sans rien faire. Dîtes-leur que nous nous adresserons à eux personnellement dans quelques instants, une fois que l'Amiral Hirken se sera dégagé de l’Œil Sombre. Cela devrait vous faire gagner du temps. »

« Je suis bien d’accord Amiral, je vais leur transmettre votre message. Mais vous allez devoir faire vite car je ne pourrais pas les tenir en laisse bien longtemps sans votre aide. »

« Nous avons confiance en vous, vous allez tenir le coup capitaine. C’est un ordre, est-ce que c’est clair ? » rétorqua immédiatement l’Alsakani pour ne laisser aucune place à la contestation.

« Oui Amiral ! Vallik, terminé.»

Jeresen interrompit la communication et projeta son regard sur la représentation holographique de la bataille, et plus particulièrement de la mêlée où s’affrontaient les forces alliées et impériales. Chaque navire alsakani pouvait être sélectionné indépendamment des autres, permettant d’afficher le statut complet de l’appareil en fonction des rapports renvoyés par les ordinateurs de bord : état des boucliers, propulsion, trajectoire envisagée ou encore dégâts subis, tout était accessible sans pour autant offrir d’interactions directes avec les calculateurs. Il était même possible de voir en temps réel la localisation des dommages sur un vaisseau lorsque l’on se trouvait sur la représentation détaillée. La représentation simplifiée, elle, indiquait les navires endommagés en ajoutant un halo rouge autour de leurs identifiants. Le sénateur d’Alsakan pouvait donc voir que plusieurs de ses frégates avaient subis des dommages conséquents mais continuaient la lutte malgré tout. D’un toucher virtuel sur un des navires, Jeresen put transmettre l’ordre de repli sans avoir à s’exprimer directement avec le capitaine, protégeant ainsi plus efficacement la vie de ses hommes. Plusieurs bâtiments étaient aux prises avec l’ennemi et échangeaient des bordées destructrices qui venaient ravager les coques exposées et mettre à rude épreuves les boucliers encore levés. A ce petit jeu les Alsakanis disposaient d’un avantage non-négligeable sur leurs vaisseaux les plus anciens, à savoir l’intégralité de leur flotte exceptée les croiseurs de bataille les plus modernes. L’ajout, il y avait plusieurs millénaires, d’importantes plaques de blindage amovibles sur les pourtours des navires, héritages d’une époque où les boucliers déflecteurs n’étaient qu’à leurs balbutiements, leur permettaient de subir un feu important sans pour autant subir de dommages critiques. Cela n’empêchait pas les impériaux de faire des ravages dans les rangs de ces navires écrans, faits pour attirer le feu pendant que les croiseurs les plus lourds devaient réduire en miette l’adversaire.

C’était là tout l’intérêt de la doctrine de guerre s’orientant sur un usage intensif de vaisseaux capitaux, par l’utilisation de vaisseaux massifs et surpuissants mais relativement lent et facile à cibler. Il était nécessaire de disposer également de nombreux vaisseaux plus petits dont la mission était d’encaisser les coups et de distraire l’ennemi loin de ces mastodontes qui disposaient alors de toute latitude pour agir.

« En approche finale, dérivez l’énergie auxiliaire vers les déflecteurs latéraux et préparez-vous à l’impact. Armement en batteries, commencez le feu ! » ordonna Thicehk par l’intermédiaire de l’intercom du croiseur de bataille à l’ensemble de son équipage, détournant Jeresen de son visionnage.

L’Amiral Hirken, son propre vaisseau, entamait effectivement la dernière phase de son approche et rétablissait sa trajectoire dans une direction parallèle à celle du vaisseau impérial. L’ensemble de ses batteries s’étaient mises en action, déchaînant un feu des plus nourris de laser, d’ion et de missiles à destination du bâtiment ennemi qui, sans doute, ne tarderait pas à en faire autant. Au milieu de l’enfer, les chasseurs et les bombardiers continuaient leur lutte acharnée tout en tentant de survivre au déluge alors que les deux immenses masses d’acier se retrouvaient côte à côte pour un effleurement mortel. Les boucliers saturaient et les coques craquaient sous les coups. Le pont du croiseur de bataille tremblait vivement, alors que les rapports d’avaries n’allaient pas tarder à s’agglutiner sur les écrans des nombreux officiers de la passerelle. Les décharges de turbolasers fusaient et venaient arracher des portions étroites de duracier à chaque impact, provoquant de nombreuses explosions et dépressurisation rapidement maîtrisées par les systèmes automatiques du vaisseau dont els armes ne cessaient de cracher leur flot meurtrier.

Pendant ce temps, la Fierté d’Alsakan encaissait les coups et dépassait par tribord l’Anéantisseur Tarisien. La coque de son ventre était striée par les cratères d’impacts des missiles et noircie par les nombreuses décharges encaissées. Le navire était encore en état de fonctionner mais pas vraiment indemne. Ses boucliers étaient affaiblis, une partie de ses systèmes de survie en panne et sa coque ventrale endommagée mais son armement était intact, tout comme la détermination de son équipage à mener leur navire à la victoire. Le croiseur de bataille entamait son anti-rotation, dans le but de se repositionner à l’horizontale, tout en virant à bâbord toute pour mettre un terme à son contournement du navire impérial, et ainsi se retrouver de flanc à ses propulseurs, ainsi qu’à ceux de l’Œil Sombre.

« Ici le capitaine Guolinn. La Fierté d’Alsakan est de retour dans la bataille, Amiral ! «

Jeresen et Thicehk suivait depuis le début les évolutions du croiseur de bataille jumeau de l’Amiral Hirken, fortement cramponnés à la table tactique et aux garde-fous de la passerelle alors que leur vaisseau terminait sa caronade avec le vaisseau du Moff Stoker, et constataient tout les deux la manœuvre du capitaine Guolinn qui ramenait son vaisseau depuis la droite, sur l’arrière de l’Œil Sombre et sur une trajectoire qui devait croiser celle du navire amiral alsakani.

« A bâbord toute, pleine impulsion, ou nous allons entrer en collision ! » lança soudainement la jeune capitaine en constatant ce qui serait inévitable si les deux vaisseaux continuaient sur leurs trajectoires actuelles.

« Capitaine Guolinn, ralentissez votre vitesse et virez à bâbord pour rester sur le flanc arrière-droit de l’Œil Sombre pendant que nous faisons demi-tour pour nous positionner sur leur tribord ! »

« Bien compris, Amiral. »

« Je veux des rapports d’avaries suite à notre caronade ! » s’exclama à nouveau Thicehk, toujours à l’égard de ses officiers de ponts, alors que les deux navires Alsakani viraient tout les deux vers la gauche dans des virages serrés.

La Fierté d’Alsakan profitait de sa position nouvelle pour frapper l’arrière du vaisseau du Moff Stoker tandis l’Amiral Hirken faisait péniblement demi-tour pour tenter de se repositionner dans une direction parallèle à celle de l’Œil Sombre, tout en ciblant le même flanc que ses batteries venaient déjà de frapper. Les deux vaisseaux Alsakanis se rapprochaient et allaient passer tout proche de se toucher. Depuis la passerelle du vaisseau amiral, Thicehk et Jeresen serraient les dents en voyant les deux coques qui s’apprêtaient à se frôler…

« Ca va passer tout près... »
 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaas Stoker
¤ Moff Impérial ¤
¤ Moff Impérial ¤
avatar


Nombre de messages : 142
Âge du perso : 98 ans
Race : Falleen
Binôme : Darth Anetherion (en secret)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
0/0  (0/0)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Mer 2 Aoû 2017 - 19:55

Pont de l’Oeil Sombre

Vaas se massait la tempe droite, essayant de concentrer son regard sur ce qui s’étalait à présent devant lui. Son œil unique était épuisé à force de regarder ses écrans. Il voyait les deux croiseurs alsakani s’approcher du sien, le prenant en tenaille. La salve allait être meurtrière, et déchirer l’œil Sombre de part en part, comme si ce n’était que du papier mâché. Il était nerveux, mais s’imposait, se maîtrisait, ne laissait transparaître ses émotions et ses écailles étaient d’un exceptionnel vert clair. Il entendait ses membres d’équipages donner leurs ordres. Lui-même tapait quelques commandes sur sa console. Un chasseur s’était écrasé quelques minutes auparavant tout près de son centre de commandement. Si son pilote était parvenu à redresser son appareil, il aurait tout bonnement mit fin à ce massacre.
Il y avait encore un espoir : l’Anéantisseur Tarisien, qui s’approchait par le flanc de la Fierté d’Alsakan et pouvait lui couper la route. Il vit, malheureusement, sur sa carte tactique, que le vaisseau ennemi commençait une manœuvre afin de contourner l’obstacle.
Le Falleen soupira. On l’informa d’une communication urgente provenant du Darth Malak, une de ses corvettes. Il fit un geste presque agacé pour signifier qu’il acceptait l’appel. Le visage du Lieutenant Ymir apparut. Ce dernier était bâti comme un roc et son visage donnait l’impression que les ciseaux des sculpteurs n’avaient pas achevés leurs tâches :

"Lieutenant ?"

"Monsieur, je vous avertis que les Anx ont encastré plusieurs de leurs navettes dans nos vaisseaux, et usent de leurs… « Don », afin d’abattre un maximum d’entre nous. La résistance a été difficile à mettre en place, en raison de la surprise, mais nous faisons de notre mieux. Des unités lourdes ont été placées en première ligne, et nous espérons que leurs armures les protégeront suffisamment longtemps pour abattre les envahisseurs."

"Message reçu. Faites de votre mieux."

L’homme salua et la communication se coupa.
L’alien écailleux prit une gorgée de café. Son intendant, silencieux comme une chouette et discret comme une ombre, venait d’en déposer une tasse près de lui. En levant l’œil, il vit que d’autres avaient apporté des boissons similaires aux membres d’équipages. Il appuya sur un bouton et la voix de sa technicienne en chef, devenue rocailleuse à force de gueuler des ordres, s’éleva :

"Monsieur ?"

"Madame Terendli, quel est l’état des boucliers ventraux ?"

"Ils sont encore bien opérationnels, nous avons eu de la chance de ce côté-là."

"Bien. Préparez-vous à dévier une partie de l’énergie des autres boucliers sur celui-ci, quand j’en donnerais l’ordre."

"A vos ordres."

Un nouvel appel lui parvint, en provenance du Chevalier Stellaire. Le visage calme et neutre du Capitaine Ishiara apparut devant lui. L’hologramme, toutefois, laissait transparaître la fatigue et les efforts.

"Monsieur, je tiens à vous donner les informations suivantes : nous sommes parvenus à circonvenir les équipes d’abordages républicaines, au prix du sacrifice de près de 87% des troupes attachées à ma force d’intervention. Je… Comment dire ? Il se frotta le front, cherchant ses mots. Ah, voilà ! Au vu de nos pertes actuelles et de la ténacité de nos adversaires, une partie de nos gens a décidé d’user d’une méthode… Radicale, à vrai dire. Ils se sont fait sauter en usant de leurs grenades, afin d’emporter leurs adversaires avec eux."

Vaas inspira profondément et se pinça l’arête du nez en fermant l’œil. Quand il le rouvrit il vit s’afficher sur son écran l’état actuel des vaisseaux de la force d’intervention d’Ishiara. Ils étaient en mauvais état, et il serait nécessaire de les remorquer jusqu’à un spatioport impérial où ils pourraient être réparés, mais cela empêcherait les vaisseaux remorqueurs d’entrer en phase d’hyper-espace.

"Je vois. Capitaine Ishiara, voici vos ordres… Envoyez une dernière bordée puis, retirez-vous, lentement, en prenant garde à la vague. Au vu de l’état de vos vaisseaux, vous courez le risque de les disloquer en la chevauchant. Pendant ce temps, nous allons tenter d’offrir un bal mémorable à nos adversaires."

"Bien, monsieur. A vos ordres. Et, je vous prie, faites-leurs un tango endiablé de ma part."

Le Falleen acquiesça en souriant, avant de se tourner vers ses officiers.

"Faites diffuser la Marche Impériale dans le vaisseau, histoire de donner un peu de cœur à nos hommes."

[Thème de la scène : La Marche Impériale]

……………………………………………………………………

Couloir Bêta-07 de l’Œil Sombre

Le sergent Veran émergea en courant d’un couloir annexe, porté par les servomoteurs de son armure lourde. Deux membres survivants de son unité le suivaient au pas de course. Pendant ce temps, les haut-parleurs diffusaient les mesures martiales de l’hymne impérial. Ils se plaquèrent contre les murs et tirèrent dans le couloir qu’ils venaient d’emprunter. Sur un signe de tête de son supérieur, un des soldats attrapa deux grenades, une aveuglante et une explosive. Il envoya la première dans le couloir et détourna la tête. Les trois Anx qu’ils affrontaient furent aveuglés par l’explosion et ne virent pas la seconde grenade arriver près d’eux. Veran soupira d’aise, tandis qu’il sentait les murs métalliques cesser de vibrer. Il ne put s’empêcher de s’affaisser, dos au mur. En sueur, il ouvrit la visière de son casque et respira l’air à grandes goulées.

"Bordel, je pensais qu’ils s’étaient écrasés sur les corvettes, ces foutus lézards !"

"D’après les rapports, ceux-ci ont eu un coup de pot et se sont écrasés dans un de nos hangars. Enfin, leurs vaisseaux… Le bidasse jeta un coup d’œil dans le couloir. Deux d’entre eux ont les tripes à l’air. Et le dernier… Marsault, fais un passage mon vieux. Juste au cas où."

Ce dernier empoigna son arme lourde et arrosa le couloir à trois ou quatre reprises, déchiquetant les membres de l’Anx « survivant ». Puis, il tendit sa main à son supérieur afin de l’aider à se relever.

"A votre avis, sergent, on a nos chances ?"

"Ouais… Si on ne se prend pas la praline de notre vie."

Les trois soldats, cahin-caha, se remirent en route.
Ils furent dépassés par une petite escadre allant en sens adverse. Pendant ce temps, les haut-parleurs du vaisseau continuaient de diffuser la Marche Impériale. Une violente secousse les projeta à terre, et ils tinrent leurs mains sur leurs têtes, par réflexe. Cet enfer se poursuivit pendant plusieurs minutes, avant de se calmer. Veran leva la tête.

"Va falloir que j’apprennes à fermer ma gueule, moi…"

…………………………………………………

Pont de l’Aigle Hurleur

La Commandante Meryl était en bonne position pour voir quelles étaient les manœuvres des Alsakanis autour du vaisseau-amiral. Ce dernier ressemblait à présent à un nexu blessé et acculé au cours d’une chasse. Ses flancs perdaient de l’oxygène, il était couvert d’éraflures, constellé de cratères, de traces de brûlures. Le vaisseau identifié comme étant la Fierté d’Alsakan était en train de le contourner par l’arrière, tout en lâchant quelques bordées. L’Œil Sombre restait en place, mais les radoubeurs allaient avoir un sacré travail à effectuer sur lui. Les Alsakanis allaient à présent se positionner sur son flanc tribord et achever leur proie.

"Que l’Aigle Hurleur mette en joue l’Amiral Hirken. Quand les Alsakanis lâcheront leur salve, que nos artilleurs tirent sur le pont de commandement adverse."

Les officiers suivirent l’ordre donné par leur Commandante, et lentement, le vaisseau impérial s’approcha de sa cible. Meryl essuya une goutte de sueur qui avait perlé sur son front et coulait froidement sur sa tempe.

……………………………………………….

Pont de l’Œil Sombre

Vaas observait les manœuvres des vaisseaux adverses. Il fit un signe à l’intention de son officier des communications, afin d’envoyer un message oral à l’intention de l’Amiral Hirken :

"Ici le Moff Vaas Stoker.
Qui que vous soyez, je vous félicite. Vous avez parfaitement assuré le rôle du Contre-Amiral Nivohn et m’avez dupé tout du long. Dans d’autres circonstances, cela se serait sans doute achevé différemment, avec bien moins de pertes. Mais, les choses sont ce qu’elles sont.

Vous vous êtes battus vaillamment, et c’est tout à votre honneur. Mais… Je pense que cela s’achève prochainement. Ce fut un honneur que de vous affronter.
"

Le message fut envoyé, tandis qu’il envoyait un message à destination du Général Courvoi, diffusé aussi au reste de la flotte impériale.

"Général Courvoi, au vu de la situation actuelle, au cœur de la bataille, et de la position actuelle du vaisseau-amiral adverse, il est à craindre que la survie de l’Œil Sombre soit compromise. Nos adversaires vont nous envoyer une ultime bordée, afin d’achever le vaisseau. J’ai peut-être un dernier tour dans ma manche, qui nous permettrait d’y survivre. Mais rien n’est sûr. C’est pourquoi je vous annonce ceci : dans l’éventualité où nous ne survivions pas à l’assaut, vous deviendrez alors le commandant de la Flotte Impériale stationnée à Gravled Mex, ce qui comprend aussi la force d’intervention d’Omeda et celle d’Ishiara. Que la Force soit avec vous."

Il coupa la communication et inspira longuement, et profondément, les ailettes de son nez s’évasant. Puis, il tapa une série de commandes et de calculs sur sa console. Pendant ce temps, les vaisseaux Alsakanis s'étaient mis en position sur le flanc tribord du destroyer. Le Falleen observa les résultats desdits calculs, avant de donner ses ordres :

"Bien. Voici les ordres : , préparez-vous à vous accrocher, nous allons rouler sur le flanc babord afin de leur présenter le ventre du vaisseau. Madame Terendli, déviez l'énergie des autres boucliers sur celui-ci, aller, MAINTENANT !"

Lentement, majestueusement, tel un immense cétacé d'acier voguant dans l'océan spatial, l'Oeil Sombre se retourna en présentant son ventre aux tirs des Alsakanis. Plusieurs membres d'équipage qui n'avaient eu le temps de s'accrocher glissèrent et "tombèrent" sur les murs, le temps que la gravité interne du destroyer se rétablisse.
Dans le même temps, depuis le pont de commandement de l'Aigle Hurleur, la Commandante Meryl donnait l'ordre de tirer sur le pont de commandement de Fierté D'Alsakan, ayant jugé difficile d'atteindre l'Amiral Hirken depuis sa position.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 124
Âge du perso : Quarante-deux ans
Race : Humain
Binôme : Co-dirigeant de l'UGSS avec Ress Laz'ziark

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
72/72  (72/72)
PF:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Ven 4 Aoû 2017 - 13:05


Les deux immenses masses métalliques se rapprochèrent à toute vitesse, la proue de la Fierté d’Alsakan venant danser tout près du flanc de l’Amiral Hirken. Le premier manœuvrait du mieux qu’il le pouvait tandis que le second cherchait à lui échapper. S’il avait pu disposer de simples jumelles, Jeresen aurait pu voir les officiers qui s’affairaient à déplacer le monstre depuis l’autre pont de commandement tellement les deux navires s’étaient approchés. Sur la mer, une telle proximité aurait automatiquement provoqué un accrochage, car la proximité des deux vaisseaux aurait empêché certaines vagues de se faufiler entre eux. Chacun d’eux aurait donc subi plus de vagues d’un côté, les poussant l’un contre l’autre. Cependant, dans le vide, et avec la technologie, rien de cela ne se produisit. Les deux mastodontes s’établirent sur une trajectoire pseudo-parallèle le temps de s’éloigner l’un de l’autre, avant d’adopter une formation en échelon, la Fierté d’Alsakan se positionnant à quelques encablures en retrait de l’Amiral Hirken. Sur leur bâbord, le vaisseau du Moff Stoker semblait à l’agonie bien qu’il n’avait pas déviée d’un iota de sa trajectoire initiale. Son flanc était balafré et troué. Il ne résisterait sans doute pas à une autre bordée de cette envergure si rien n’était fait pour le protéger. Le navire impérial avait tout de même riposté du mieux qu’il le pouvait, mais attaqué de deux côtés, il n’avait pu faire le poids face à la puissance de feu supérieure de ses adversaires. Néanmoins, les dégâts qu’il avait infligés au vaisseau du sénateur restaient conséquents :

« Tourelle latérale tribord« alpha » gravement endommagée et inutilisable. Tourelle latérale tribord « charlie » également endommagée et bloquée à quatre-vingt-dix degrés d’azimut. Les tubes lance-missiles deux et quatre hors service… et»

« Nombreux risques de décompression sur les plusieurs secteurs extérieurs tribord des ponts -4 à 13. Nos déflecteurs ont été surchargés quelques instants mais sont de nouveaux opérationnels à seize pourcents. »

« … un tiers de nos canons turbolasers individuels tribord sont désarmés. Je recommande que nous gardions autant que faire se peut le vaisseau loin de notre flanc droit si nous souhaitons disposer du reste de notre puissance de feu. »

« STOP ! J’ai bien saisi l’ampleur des dégâts, inutile de poursuivre. » persifla Thicehk en constatant les nombreux rapports, oraux comme écrits. Elle n’avait pas assez de temps pour les entendre tous et comptait sur les compétences de ses subalternes pour prendre les bonnes décisions pour la majeure partie des pannes pendant qu’elle se contenterait de gérer les plus essentielles. « Je prend note de vos recommandations. Enseigne ! Ordonnez la condamnation des secteurs endommagés et éteignez les incendies éventuels par des libérations d’atmosphère. »

« Capitaine, nous avons encore des hommes dans ces sections. Si nous libérons l’atmosphère ils seront perdus. »

« Si nous ne faisons rien les décompressions risquent de se propager à l’ensemble du vaisseau, et nous perdrons bien plus que quelques camarades. Libérez l’atmosphère de ces zones enseigne, c’est un ordre ! »

L’enseigne sembla hésiter et chercha du soutien auprès de l’Amiral, mais Jeresen Fylesan n’offrit aucune contestation aux instructions données par l’officier commandant du vaisseau. L’Amiral Hirken était le navire du capitaine Thicehk et non le sien et il partageait l’avis de sa subalterne quand bien même la décision était effroyable. Il était question de sacrifier des hommes dans le but d’en sauver le plus grand nombre, et quand bien même il s’attachait à tenter de sauver l’ensemble des soldats placés sous ses ordres, il y avait des situations où il n’avait aucune autre solution. Celle-ci en faisait hélas partie.

Jeresen avait d’autres chats à fouetter que de s’occuper des problèmes internes à l’équipage du capitaine Thicehk, mais il s’assura que l’enseigne en question avait bien donné les instructions de la jeune officier commandant avant de s’atteler à une tâche qu’il avait laissé en suspens :

« Capitaine, je vous laisse le commandement de la flotte quelques instants. »

Elle acquiesça et prit sa place devant la table de commandement. Jeresen fit le tour pour e positionné en face d’elle avant de laisser son doigt appuyer sur l’interface des communications internes à la flotte. Il sélectionna la transmission qu’il avait laissée en attente avec le capitaine Vallik.

« Capitaine Vallik, ici l’Amiral Fylesan. »

« Amiral, je vous reçois fort et clair. La situation est toujours tendue avec officiers républicains. Certains parlent de se retirer des combats. J’ai le regret de vous annoncer que notre force risque de se désagréger sous peu. »

Jeresen laissa échapper une grimace qui fut captée par son interlocuteur. L’Alsakani n’était pas serein car le retrait des forces républicaines de la bataille pourrait déclencher une déroute généralisée de ses forces engagées contre les impériaux. Il ne suffisait que d’une once de lâcheté pour entraîner une armée dans le déshonneur. De son armée il ne pouvait s’agir. Il refusait de devoir porter le fardeau d’un échec comme celui-ci alors que la victoire était encore à portée de mains. Il refusait la possibilité de voir Gravlex Med bombardée et un peuple éradiqué. Il refusait de laisser une once de terrain à la tyrannie obscure et malfaisante de l’Empire. Il devait vaincre, en étendard de la justice et de la liberté.

La détermination de l’Alsakani prit le dessus sur ses doutes. L’humain resserra sa prise sur le pupitre devant lui et prit une grande inspiration avant de laisser échapper ces quelques mots :

« Connectez-moi à l’ensemble des vaisseaux républicains, capitaine.»

Il ne pouvait pas se permettre de les perdre. Il le savait. Quand bien même ils ne s’en rendaient pas compte, ils étaient la clé du succès. Il attendit un instant, temps que Vallik prit pour transformer leur simple échange en une conférence multipartite. Plus que cela, Jeresen voulait que l’ensemble des soldats des armées et de la marine républicaine qu’il avait sous ses ordres, sous sa responsabilité, fussent en mesure de l’entendre.

« Vous êtes en ligne, Amiral. » lui répondit finalement le capitaine, accompagnant ses paroles d’un signe de tête.

Jeresen lui répondit de la même manière et fit silence quelques instants, laissant son regard aller à droite et à gauche pour constater que certains membre de l’Amiral Hirken tendaient également l’oreille alors que le gros de la troupe s’afférait déjà à se préparer au prochain coup de l’adversaire. Finalement, l’Alsakani revînt fixer les hologrammes qu’il avait devant lui :

« Capitaines, officiers, sous-officiers, marins ; A l’ensemble des forces de forces de la République, ici le sénateur Jeresen Fylesan. »

Il marqua une pause, pour capter l’attention, avant de se lancer, pleinement, avec entrain, volonté, détermination :

« Je tenais à vous informer que nous comprenons votre détresse suite à la perte de l’Étoilée. L’Amiral Lla’resskuss était un officier plein de courage et de volonté, un homme dévoué à sa cause, qui est aussi la vôtre, comme la nôtre, pour la défense des intérêts des citoyens de notre République comme ceux des habitants de ce monde qu’est Gravlex Med. En son absence, vous vous demandez peut-être ce que vous devez faire : poursuivre le combat, se rendre, baisser les armes ou battre en retraite, vous êtes à l’heure de faire un choix déterminant dans l’issue de cette bataille tout autant que dans la stratégie mise en place par vos supérieurs avec la bénédiction du gouvernement de la République Galactique et de son Sénat. Une stratégie n’ayant qu’un seul objectif : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire malgré la terreur,peu importe le temps et les efforts que cela demandera. Nous incarnons tous la volonté de ces peuples unis pour faire front contre une tyrannie monstrueuse qui n’a pas d’équivalent dans le noir et qui n’attend qu’un seul moment d’inattention, une seule seconde d’hésitation, pour se jeter et dévorer tout ce pourquoi nous combattons.

C’est dans ce but, justement, et en connaissance des risques, que vous avez décidé de mettre un pied à Gravlex Med. C’est dans ce but que vous avez accepté de risquer vos vies pour vous dresser contre la barbarie. L’Amiral Lla’resskuss ne dérogeait pas à la règle. Tout comme vous, tout comme moi, il savait qu’il ne reviendrait peut-être pas parmi les vivants de ce combat. Encore une fois, sa perte est une tragédie. Mais quand survient un malheur comme celui-ci, il est possible qu’il nous évite un malheur plus terrible encore. Nous avons frappé notre ennemi tout autant qu’il ne l’a fait, et nous devons nous redresser avant lui. Vous ne devez pas tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir, car si vous le faites, vous le multiplierez par deux,alors que si vous l’affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié. Il est d’adage de dire qu’un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, alors qu’un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.Nous avons ici l’occasion de nous battre ensemble, sous un commandement unifié et non séparé. Nous avons l’occasion de travailler dans un même but, en suivant une stratégie unique et globale, et non selon nos propres desseins. »


Nouvelle pause, pour prendre une nouvelle intonation.

« Sachez, Mesdames, Messieurs, qu’il n’y a rien de plus lâche que d’abandonner ses frères d’armes en disant « Nous avons fait de notre mieux. A présent, nous nous retirons, débrouillez-vous donc tout seul »car tous, ici, nous nous battons pour les idéaux de liberté, d’égalité et de justice contre un oppresseur infâme qui souhaite nous en priver. J’ai une totale confiance en vous, ainsi que dans le capitaine Vallik, pour m’aider à remporter cette victoire, non pas pour moi, mais pour le peuple Anx que l’Empire cherche à décimer, pour le peuple de la République qu’il souhaite affamer.

Néanmoins,quel que soit votre choix, je le respecterais. Mais sachez que j’ai, moi-même, une confiance absolue que si nous faisons tous notre devoir, que si rien n’est négligé et que les meilleures dispositions sont prises, que nous allons nous montrer une fois encore capable de défendre nos valeurs, de traverser la tempête et de survivre à la menace de la tyrannie. Ensemble, nous sommes forts. Divisés, nous ne sommes rien. Partez si vous le souhaitez. Mais pour ceux qui resteront, je n’aurais que ces quelques mots : Agissons comme s’il était impossible d’échouer, car c’est là notre destinée. »


Jeresen leva distraitement son regard vers Thicehk qui, au travers de la projection holographique, opina du chef pour signifier son approbation. L’Alsakani retînt un sourire, pour ne pas laisser éclater le soulagement que cela lui procurait. Il espérait que son discours porterait plus que les simples promesses qu’il avait fait à Lla’resskuss aux prémices de la bataille.

« Jeresen Fylesan, Terminé. »

Vallik coupa aussitôt l’émission en direction des forces républicaines sous son commandement et offrit un soupir de soulagement qui en disait long sur la pression et le stress qui le submergeait. Jeresen s’attacha à ne rien laisser transparaître de ses doutes et de ses convictions. Il devait absolument donner l’impression de gérer la situation dans ce genre de cas, car les soldats attendaient de leurs chefs qu’ils fussent exemplaires, pour leur redonner le courage d’espérer et la rage de vaincre.

« Je vous remercie Amiral. »

« J’ai fait ce qui était nécessaire, capitaine.Espérons que ce sera suffisant. »

L’alsakani attendit que l’ensemble des communications fussent coupées pour laisser échapper un profond soupir. Il venait de porter son regard vers la carte tactique et pouvait désormais constater les évolutions des combats. Pendant son discours, lAnéantisseur Tarisien avait manœuvré pour se rapprocher d’eux et l’Œil Sombre avait entamé un mouvement de roulis similaire à celui qu’avait effectué la Fierté d’Alsakan pour se protéger. Le croiseur de bataille Alsakani, justement, avait continué de faire feu à un rythme moins soutenu en visant les propulseurs du navire amiral impérial. Bien plus loin, les navires du capitaine Ishiara avaient entamé un mouvement de repli. Thicehk avait estimé qu’ils ne représentaient plus une menace et avait ordonné aux vaisseaux qui les pilonnaient de cesser le feu et de rejoindre le gros des forces. Jeresen partageait ce point de vue car les poursuivre reviendraient à disperser des forces déjà trop amoindries.

« Amiral, nous avons reçu une transmission en provenance du vaisseau amiral ennemi pendant que vous étiez occupé avec les républicains. »

« Faites-nous écouter. »

L’officier s’exécuta et projeta l’enregistrement sur les haut-parleurs de la passerelle, focalisant les esprits sur la voix du Moff. Jeresen écouta le Falleen s’exprimer sans broncher, pesant chaque mot. Il se méfiait beaucoup plus de son interlocuteur depuis qu’il avait lu les quelques dossiers à son sujet. Stoker était un manipulateur et chaque propos pouvait avoir un sens caché, c’est pourquoi il les décortiquait. Pourtant, ses dernières paroles ne laissaient pas de place aux doutes. Les Impériaux avaient quelque chose en tête, et surtout, ne souhaitaient pas se rendre. Jeresen devait admettre qu’il les avait acculés et soigneusement entraînés dans son filet. Tout avait commencé aux prémices de la bataille, où il avait fait stopper les machines pour les forcer à charger sur son bouclier contre lequel les atouts impériaux s’étaient écrasés. Ils les avaient laissé s’approcher suffisamment près, les épuisant par un pilonnage intensif, avant de contre-attaquer en lançant ses vaisseaux au cœur du dispositif impérial selon un schéma dessiné pour faciliter l’approche du vaisseau amiral ennemi : les équipes d’abordages envoyés à bord des navires d’escortes, couplées au pilonnage des navires écrans, avait clairsemé les lignes adverses pour permettre aux navires lourds d’approcher le cœur de l’adversaire. Il avait joué de la ruse pour désorienter un adversaire qui, malgré tout, pouvait toujours surprendre…

« L’Anéantisseur Tarisien vient d’envoyer une bordée contre la…

Une gigantesque explosion interrompit brutalement le rapport de l’officier. Sur le flanc de l’Amiral Hirken, la Fierté d’Alsakan venait d’être frappé de plein fouet par le navire impérial, attirant toute l’attention de la passerelle du navire amiral des forces alliées. Le duracier du pont de commandement du croiseur de bataille alsakani était projeté dans l’espace, et la Fierté d’Alsakan[I] effectua aussitôt une embardée sur bâbord, roulant sur ce flanc en direction de l’[i]Œil Sombre. Touché au cœur, le navire alsakani était hors de contrôle et plongeait vers le vaisseau amiral impérial. Fylesan et Thicehk s’étaient rapprochés des vitres pour observer l’horrible spectacle : le pont de commandement du vaisseau avait été arraché et des flammes s’en dégageaient au fur et à mesure que l’oxygène était happé par le vide sidéral.
Le mastodonte d’acier parvînt néanmoins à rétablir sa chute au bout de quelques secondes que Jeresen avait frénétiquement égrenées à voix basse. Le système automatique avait fait son œuvre et redirigé l’ensemble des commandes vers le centre de commandement secondaire situé au cœur de la Fierté d’Alsakan, empêchant la perdition totale du vaisseau. Néanmoins, sa trajectoire ne dévia pas d’un iota, rendant inévitable la collision avec l’Œil Sombre. Incliné de quarante degrés sur son flanc bâbord, le corps central du vaisseau alsakani ne percuta pas le vaisseau impérial et le frôla de quelques dizaines de mètres. En revanche, « l’aile » tribord du vaisseau, relevée, eut moins de chance et percuta avec fracas la coque adverse, la déchiquetant sous l’effet de son inertie. Les deux coques se tordirent, et une petite partie du vaisseau alsakani, celle qui s’enfonçait dans la coque de l’Œil Sombrefinit par s’arracher du reste du croiseur de bataille qui poursuivait sa trajectoire destructrice.

« Par la Force…. »

« Il est encore en un seul morceau ! »

« Vous avez vu le vaisseau impérial ?! »
« Incroyable ! »

Jeresen interrompit soudainement la contemplation en se raclant la gorge et en tapant du poing sur le contour en duracier d’une des vitres d’observation :

« Quelqu’un est encore aux commandes du vaisseau. Thicehk, je veux savoir de qui il s’agit. Lieutenant Orman, effectuez un tir de riposte en barrage contre l’Anéantisseur Tarisien. Enseigne, virez par bâbord pour contourner le vaisseau amiral ennemi par l’arrière. »

Les officiers répondirent à l’unisson s’en la moindre hésitation. Jeresen resta à sa place quelques instants, contemplant avec effroi les conséquences du choc entre les deux titans. Sous ses yeux la bataille venait de prendre un nouveau tournant. Les Impériaux semblaient avoir changé de stratégie, avec le souhait de se battre jusqu’à la mort. Les pertes étaient déjà élevées dans les deux camps, et si chaque navire devait aller d’adversaire en adversaire jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus aucun, il ne resterait guère que quelques survivants. Si le cours de la bataille ne s’inversait pas rapidement, les deux camps courraient droit au massacre.

« Je suis parvenue à rétablir le contact avec la Fierté d’lsakan, en audio uniquement. Nous avons également reçu un rapport du capitaine Vallik. Il nous signale que l’ensemble des forces républicaines acceptent de poursuivre le combat à l’exception de trois navires qui désirent se replier pour raisons sanitaires. Le capitaine Vallik a déjà donné son accord, justifiant que les dégâts subis par ces vaisseaux sont importants. »

Jeresen haussa un sourcil et laissa échapper son soulagement pour la première fois depuis longtemps. Un sourire s’étira sur ses lèvres, et il rétorqua :

« Dites-lui que c’est accordé. Nous détachons une frégate pour couvrir leur retraite. Pour la Fierté d’Alsakan,passez-les-moi. »

L’officier acquiesça et s’exécuta. Jeresen ne tarda pas à avoir la main sur le canal de communication, qu’il n’hésita pas à ouvrir :

« Ici l’Amiral Fylesan, à qui ais-je l’honneur de m’adresser ? »

Il y eut de nombreux grésillements avant qu’une voix masculine, faible et parasitée ne parvînt à se faire entendre :

« Amiral Fy…lesan, mes respects. Ici l’offi…cier mécanicien Va…aran. Je vous reçois assez… mal. »

« Il en est de même ici. Pouvez-vous nous dire si le capitaine Guolinn est encore en vie ? »

« Aff…matif Amiral. Néanm… in, il n’est p… pas disponible p..ur l’instant. La quasi to..lité des officiers de passerelles sont m..morts.Il a eu de la chance. »

« Entendu. Vous faites de l’excellent travail, officier. Dîtes au capitaine que nous avons besoin d’un rapport complet sur votre situation. Restez en ligne, je vous mets en liaison avec des officiers susceptibles de vous aider. »

« Ent... du Amiral. »

L’Alsakani fit signe de couper la transmission et se rapprocha de Thicehk, échangeant avec elle sur la situation actuelle, avant de se questionner sur la raison du pourquoi le capitaine Guolinn avait survécu. La seule explication était qu’il n’était plus sur la passerelle de son vaisseau au moment de l’explosion qui avait secoué le croiseur de bataille.

Jeresen laissa glisser un doigt sur la projection holographique de la table de commandement après avoir rejoint le centre de la passerelle, laissant apparaître une liste indiquant l’ensemble des vaisseaux mis hors combat, endommagés ou détruits. Une liste beaucoup trop longue. D’un geste léger, il afficha la composition des forces ennemies pour constater la même chose : le combat à mort avait débuté depuis déjà un certain temps, avec des résultats bien trop meurtriers, dans l’espace comme à bord des vaisseaux ennemis. Les équipes d’abordages, humaines comme Anx, avaient subi de lourdes pertes tout en handicapant sérieusement l’adversaire qui, étonnamment, n’avait pas tenté d’assauts similaires. Cela expliquait le grand nombre de pertes subies, car l’ensemble des forces d’abordage ennemies étaient encore à bord lors des attaques.

Face aux pertes importantes mais moins catastrophiques qu’attendues, Jeresen reconsidérait la possibilité de négocier un retrait des forces impériales. Maintenant que l’adversaire était acculé, sans doute dos au mur, il serait sans doute plus enclin à considérer pareille offre, surtout que son interlocuteur n’était pas un militaire pur imperméable aux négociations.

« Nous allons contacter l’Œil Sombre en espérant qu’il y ait encore quelqu’un pour nous répondre après cet accrochage avec la Fierté d’Alsakan. Pointez nos tourelles sur les systèmes offensifs et défensifs du vaisseau amiral ainsi que sur ses propulseurs. Frappez-les méthodiquement, sans chercher à faire de dommages collatéraux. Soyez précis, soyez propres. »

Thicehk répéta l’ordre à ses subalternes tandis que Jeresen transmettait ses propres instructions au reste de sa flotte. C’est là qu’il constata l’explosion d’un des croiseurs républicains, frappé au niveau de ses hangars par un navire impérial. Un vaisseau en moins, parmi tant d’autres déjà perdus. Il ordonna à un croiseur et quelques frégates de concentrer leur feu sur l’Anéantisseur Tarisien puis il ouvrit un canal à destination du Moff Stoker. Au même moment, les canons de l’[i]Amiral Hirken entamèrent leur pilonnage en règle.

« Moff Stoker, ici le sénateur Jeresen Fylesan de la République Galactique, commandant suprême de la flotte alliée que vous affrontez.

Vous avez raison, l’Amiral Nivohn n’a jamais été des nôtres au cours de cette bataille, mais vous comprendrez aisément que toute ruse est bonne à prendre lorsqu’elle amène des résultats. Néanmoins, cette bataille est sans issue. Votre vaisseau amiral est très sérieusement endommagé. Nous visons actuellement vos systèmes d’armes et votre propulsion. Votre flotte s’est battue vaillamment, mais il est temps pour elle de se retirer.

Nos forces respectives se battent désormais à mort et s’amenuisent un peu plus à chaque instant, et même si votre flotte parvenait à remporter le combat en nous anéantissant, ce dont je doute, vos pertes seront si effroyables qu’il sera impossible de les remplacer. Vous le savez tout autant que moi, l’Empire ne dispose pas de la machine de guerre de la République Galactique. Chacun de vos vaisseaux est précieux, et la perte d’une flotte entière serait pour vous catastrophique là où la République se contentera de la remplacer rapidement.

Je vous propose donc, au nom du Sénat Galactique et de l’Hégémonie d’Alsakan, un cessez-le feu immédiat selon les modalités suivantes. Vos forces navales devront immédiatement déposer les armes et se regrouper à dix millions de kilomètres de Gravlex Med, d’où elles seront escortées jusqu’à ce qu’elles aient quitté le système et franchi la ligne de front. Vos forces terrestres devront également déposer les armes et se rendre à des points de rassemblements, que nous ne tarderons pas à vous transmettre. Ces hommes et ces femmes seront traités comme prisonniers de guerre, conformément au droit galactique, et avec toutes les garanties qu’un membre du Sénat Galactique puisse vous fournir. Vous devrez également nous soumettre les vraies raisons, et les objectifs tactiques et stratégiques qui vous ont été assigné pour mener cet assaut contre le peuple neutre de Gravlex Med.

Vous avez cinq minutes pour répondre à ce message, suite à quoi nous vous détruirons vous et votre vaisseau.

Jeresen Fylesan, terminé. »

 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Nombre de messages : 4074
Âge du perso : Eternel

MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   Ven 18 Aoû 2017 - 14:09

Le Moff Stoker présent en orbite autour de Gravlex Med afin de répondre aux ordres de la Dame Noire ne s'était sans doute pas attendu à une telle résistance de la part du Contre-Amiral Nivohn !

Le Sénateur Fylesan avait-il compté sur la surprise lorsqu'il avait décidé de cacher sa participation à cette défense de grande envergure ? Avait-il compté sur le fait que le Moff Stoker, en pleine maîtrise de la situation jusque-là, soit trop imprudent face à un adversaire qu'il croyait connaître ? Peut-être, mais cela n'a pas été le cas ! On ne la fait pas à un vieux briscard comme Vass Stoker qui a gardé son sang-froid malgré les nouvelles manœuvres particulièrement ingénieuses de son opposant !

Peut-être que s'il avait su dès le départ que le sénateur Fylesan avait remplacé Nivohn aux commandes de la flotte l'opposant, les choses se seraient passées autrement ! Affronter celui qui avait déjà mis en déroute l'armée Impériale avait de quoi peser sur les épaules d'un homme et sans doute que le Moff Stoker n'aurait pas été aussi prompt à tenter l'impossible pour faire tomber la flotte adverse ! Une chose est certaine cependant, la bataille spatiale fait toujours rage au-dessus de Gravlex Med. Rien n’est terminé…



Jeresen Fylesan et Vaas Stoker continuent l'Event.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant   

Revenir en haut Aller en bas
 

[Event XI - Gravlex Med] Double bataille, double tranchant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants de la Force - Le RPG Star Wars ! :: Zone RP - Espace :: Espace Intersidéral-