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 La canicule [PV Meifa]

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Luke Kayan
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MessageSujet: La canicule [PV Meifa]   Dim 2 Juil 2017 - 1:14

L'assourdissante ritournelle se transforma en un bruissement, puis en un chuchotis avant de mourir étranglé. Les yeux de Luke papillonnèrent, il se redressa sur le lit, une mèche de cheveux coulant sur son front, tout à coup bien sage. Un frisson parcourut l'échine du jeune Jedi tandis qu'une vague s'instillait en lui, insistante, cruelle. La chaleur suffocante venait de le prendre à la gorge, revenant, victorieuse, de sa bataille contre l'air climatisé du motel, déjà souffreteux lorsque le Hapien avait ouvert la porte. Lui qui s'était estimé heureux de ne pas se retrouver dans le pire des motels, notamment envahi de bestioles en tout genre, se retrouvait son choix désormais. Bien que transpirant difficilement il se sentait étouffer, sans compter que la chaleur était une des rares choses que sa chère Force ne pouvait régler, ni le motel d'ailleurs vu que la réceptionniste bavarde avait tenu à souligner sa chance lorsqu'il avait pris les clés "c'est la dernière chambre disponible.", un fait qui avait surpris Luke. Un meurtre avait lieu dans cet endroit ou un autre qui lui ressemblait et les gens continuaient d'affluer ? C'était la crise du Logement ou de l'Inconscience sur Coruscant.

Le Chevalier retira ses vêtements de civil, ceux d'un étudiant normal sensé infiltrer le milieu de la nuit afin d'enquêter sur la mort suspecte de plusieurs jeunes non loin d'un campus. Les mots avaient surgi dans ce genre de motel précisément, et Luke se persuadait que la prochaine victime ne tarderait pas à faire son apparition dans les draps de la morgue... Lui si la chaleur infernale de ces derniers jours continuait de s'infiltrer à travers la pièce. D'un bond, le jeune homme dénudé se mit sous la douche. Le jet glacé lui assurait un minimum de tranquillité, suffisamment pour essayer de s'endormir, sans compter ses longs cheveux blonds ruisselants.
Malheureusement, enfiler son pyjama risquait d'écourter le confort acquis. Avec beaucoup de gêne, il décida de rester nu. Ce n'était évidemment pas dans ses habitudes, lui si pudique et surtout, vivant dans un Temple rempli de presque colocataires, d'adolescents se perdant dans les dortoirs et de maîtres qui faisaient irruption dans vos quartiers pour crier "à la mission.". Seulement, il était aujourd'hui seul, dans une chambre d'hôtel, justement occupé à accomplir un projet.

Luke se força à retrouver son calme, non, il n'était pas en train de violer dix conseils de l'inexistant manuel du parfait petit Jedi. Le pauvre jeune homme se retrouva donc sur le lit, la couverture au ras des genoux et les bras le long du corps à fixer un plafond qui affichait de magnifiques nuances de noir. C'était probablement ridicule, mais il se sentait horriblement gêné par la sensation de manque de tissu sur son corps. Vous savez, cette impression stupide de faire quelque chose d'interdit, que tout le monde vous voit- encore plus extravagante lorsqu'on est aveugle.-.

Les yeux du Jedi se fermèrent, occultant sa superficielle culpabilité pour le ramener aux étudiants décédés mystérieusement après avoir payé une nuit au motel. Apparemment, les deux garçons avaient eu une relation avec des filles-différentes-, apparemment  des prostituées. Le fait que l'étudiante ait également pris une chambre de motel pour une relation lesbienne le faisait toutefois effectivement penser à un réseau. Mais un réseau de quoi ? De péripatéticiennes ? L'affaire était aussi triste que surprenante.

Il s'imagina, nu comme ces étudiants, près à recevoir la mort. Avaient-ils compris depuis longtemps ce qui les attendaient après avoir cédé à la tentation ou n'avaient-ils pas vu le coup venir ? Et ces trois filles différentes rencontrées dans un motel, nullement étudiantes d'ailleurs. Avaient-elles été suivi par un voyeur sanguinaire qui passait derrière elles pour tuer, étaient-elles des témoins qui menaient leur client/e à la morgue ? Le mystère entourait cette affaire, aussi bien que le flou et la fatigue désormais, laquelle se déposait en une chape désagréable sur les épaules rafraîchies du Jedi qui lutta avant de se rappeler le pourquoi de sa douche, ah oui, il était sensé trouver le sommeil.

Alors il cessa de lutter, de chercher, d'avoir honte pour tout et n'importe quoi et se laissa emporter doucement par une vague d'endormissement qui commença par engourdir ses membres libérés de tout tissu. Demain, il aviserait.    

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Dernière édition par Luke Kayan le Ven 7 Juil 2017 - 14:16, édité 1 fois
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Meifa Phrei
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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Dim 2 Juil 2017 - 15:47

En fermant les yeux, il est souvent plus aisé de réfléchir. Du moins, jusqu'à ce que le sommeil envahisse notre esprit et métamorphose cette intense réflexion en bouillie informe et insensée. Cette même bouillie que nous appelons rêve. Ensuite, alors qu'une onde vague et floue se répand à travers le corps, tout s'engourdit, et chaque fois que l'individu tente de sortir de cette prison de paralysie, ses pensées sont envahies par les mêmes images. Plus lent... surtout durant les saisons chaudes. Le cerveau se repose quand il le peut; parfois aux pires moments qui soient. Meifa ne voulait pas s'endormir dans la navette qui le menait vers son hôtel, mais la chaleur atroce qui régnait à l'extérieur parvenait encore à réchauffer l'intérieur du véhicule, faisant fondre toute la volonté de l'apprenti comme une glace laissée au soleil. Le Weequay ne s'était pas du tout attendu à une température pareille. Il ne pouvait supporter cette chaleur envahissante. Il avait pourtant vécu huit ans sur Korriban, une planète à l'apparence aride et chaude. Étaient-ce les couloirs glacials de l'Académie qui lui avaient permis de ne pas s'évanouir face à une telle chaleur? Il n'aurait pas su le dire. Quoi qu'il en soit, ça ne l'avait pas empêché de s'effondrer sur son siège, profondément épuisé par l'atmosphère ambiante. La dernière pensée qu'il eut avant de s'assoupir fut à l'égard de son père. Dans sa tête, de nombreux visages s'amassaient les uns sur les autres. Il ne l'avait jamais vu et ne pourrait donc pas le reconnaître. Seul son nom était resté. Sur cette note triste et désespérante, Meifa ferma les yeux et n'y songea plus.

Lorsqu'il reprit connaissance, il ressentit une vive douleur au niveau de la tête ainsi qu'une sensation étrange. En ouvrant les paupières, il ne put rien faire d'autre que de sursauter et de bondir en arrière. Un Mon Calamari était assis sur le siège à côté du sien. L'impression bizarre qui l'avait surpris n'était autre que le contact entre sa tête et le visage de son voisin. Il ne se souvenait pas avoir vu quelqu'un s'asseoir à côté de lui pourtant! Il devait s'être assis quand il dormait. Saleté de chaleur! Il était dans un tel état d'inconscience qu'il avait posé sa tête sur l'épaule du Mon Calamari et qu'il l'avait touché sans le vouloir! Pas étonnant que celui-ci l'ait frappé. En effet, il avait été réveillé par les cris de colère de son voisin, visiblement perturbé qu'un Weequay aussi jeune se risque à le toucher. Se disait-il que Meifa faisait semblant de dormir et n'avait rien d'autre à faire que de lui faire une blague? Vu sa réaction, l'apprenti devait agir vite et s'échapper. Sans penser à rien, il déserta la navette dès qu'il le pût, suppliant le conducteur de s'arrêter au plus vite. Il ne voulait pas faire de remous. Son seul objectif était de trouver un coin tranquille et de prendre quelques temps pour pouvoir se concentrer et parvenir à imaginer un plan. 


Toutefois, bien qu'il ait déjà réservé dans un hôtel assez tranquille, il n'était pas sorti de la navette au bon arrêt. Dès lors, il se retrouvait à devoir errer dans Coruscant et trouver un endroit où il pourrait dormir. Toujours sans se tourmenter - un de ses anciens passe temps qu'il détestait désormais- il s'arrêta devant un motel qui ne lui paraissait pas trop miteux, content d'avoir enfin déniché la cachette idéale. Sa joie disparut peu après quand la réceptionniste lui avoua qu'il n'y avait plus aucune chambre de libre. Il faillit éclater de colère, mais il se retint. Cela ne valait pas la peine qu'il attire l'attention sur lui à peine arrivé. Il ne pouvait croire qu'un lieu aussi isolé puisse être rempli en cette saison. Quelque chose clochait. L'apprenti sith tenta d'apprendre plus d'informations sur cette affluence suspecte, mais il n'arriva à rien. Il remercia la réceptionniste, faisant mine de s'éclipser. Il voulait tout de même s'assurer qu'elle ne lui avait pas menti. Il se concentra et utilisa la Force pour faire disparaître son aura et pouvoir visiter les lieux sans être vu. Il décida de commencer par le rez-de-chaussée et puis de vérifier dans les étages supérieurs. Il ne s'attendait sûrement pas à ce qui allait se passer. 

Il avait l'oeil pour remarquer si les chambres étaient occupées ou non. De plus, son ouïe était assez développée pour déceler un quelconque mouvement. Il passa brièvement devant une vingtaine de chambres, certain qu'elles étaient toutes habitées. Il interrompit sa marche devant la chambre 23. Il n'entendait rien bouger à l'intérieur. Le silence seul parvenait à ses oreilles. Grimaçant, Meifa s'approcha doucement de la porte, en prêtant toujours attention à ce qu'il pourrait arriver. Enfin, une fois à un mètre de la poignée, il n'eut aucune hésitation et ouvrit la porte en grand. Il n'avait même pas eu la bonne idée de frapper pour constater que la pièce n'était pas vide. Le Weequay faillit s'évanouir à nouveau quand il aperçut l'individu allongé sur le lit. Les cheveux blonds, longs... un visage d'homme et un corps... nu! Quelle autre réaction le jeune sith aurait-elle dût avoir! Il bégaya une quelconque excuse qu'il formula jamais, et tenta - en vain- de quitter la pièce en s'excusant. Il était paralysé sur place, et ses yeux ne pouvaient plus se détacher du corps du jeune homme. Était-ce une situation obscène ou juste grotesque? Ce garçon étendu avait dû avoir très chaud, trop chaud pour garder quelques vêtements... Meifa, surpris, avait senti que la grande montagne de ses réflexions s'était à nouveau métamorphosée en flaque boueuse et informe. Un rêve? Il parvint finalement à aligner deux mots sans bégaiement:

- Bonjour, Monsieur. Excusez-moi, c'est le service d'étage... Voulez-vous quelque chose à manger ou à boire?

Il avait agi sans s'être consulté avant. Cette excuse était sortie de nulle part. Il espérait juste que l'homme en face de lui le croirait et ne voudrait rien. Sinon, il serait grillé et il aurait attiré l'attention alors que son but principal était tout le contraire. Intérieurement, il riait de sa situation. Son esprit le rappela vite à l'ordre, et il se mordit la lèvre en maudissant cette réceptionniste incompétente et aussi son audace.
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Dim 2 Juil 2017 - 23:41

Les yeux de Luke s'ouvrirent, inutiles témoins d'un ancien réflexe tout à fait normal. Dans la même lignée, il tourna la tête vers la porte. Un courant d'air s'échappait, salvateur, récriminatoire. Sans qu'un seul cri de surprise puisse sortir de la gorge du jeune homme, ses jambes se ramenèrent contre sa poitrine, tandis que sa main tâtonnait pour trouver la couverture qu'il remonta jusqu'à la naissance de son cou. Et enfin, il parla, d'une voix en apparence calme mais aux tremblements sous-jacents accusateurs, révélateurs de son mal-être.

- Vous... Auriez pu... Frapper.

Il l'aurait entendu, son ouïe était trop fine pour qu'il perde ce détail, y compris en plein sommeil. Habitué à devoir se lever pour des missions ou des appels urgents, le chevalier était sûr que ses oreilles ne lui avaient pas failli. Et surtout, il n'avait pas envie de croire que ce soit le cas. Ce serait trop gênant, l'autre-un homme étant donné le ton de la voix- était le coupable.

- Je n'ai rien demandé, sortez d'ici !

Plus impérieuse, la voix de Luke sortait petit à petit de sa torpeur. Il prenait conscience que tout ceci n'était pas un rêve taquin, sinon la réalisation d'un de ses "pires" cauchemars, aussi superficiel qu'effrayant. Lui si discret, si pudique venait de se prendre un grand verre de honte dans la figure. La situation était ridicule ! Emporté dans son élan, le blond se redressa et enjamba le lit pour claquer la porte au nez du malandrin. Malheureusement, il s'emmêla dans les draps, et trop occupé à maintenir ceux-ci contre son corps, chuta. Désormais vêtu comme une parodie des représentations d'Anciens Dieux, paniqué, il essaya de se redresser. Son pied atteignit la table de chevet, de laquelle débordait sa canne d'aveugle repliée, elle tomba à son tour, solidaire de son camarade et roula jusqu'aux pieds de l'intrus.

Le Jedi cessa de se débattre contre l'infortune et posa ses yeux vairons dans les prunelles de l'inconnu. Hasard ou connexion spéciale ? Cet homme, il avait la Force. Le Chevalier dissimula aussitôt son lien, essayant de ne rien laisser paraître, ici, il n'était qu'un étudiant, et le voyeur involontaire un employé, non ?

Et... Si c'était le tueur mystérieux d'étudiants ? N'importe quoi, évidemment.

- Je veux bien un Sandwich, oui.

Tout, tout pour que l'inconnu s'en aille. Qui qu'il soit, Luke n'était pas en position de l'appréhender voir simplement supporter sa présence. Si l'autre partait, il aurait le temps de se recomposer, de se remettre de ses émotions. D'un autre côté, il voulait savoir pourquoi l'homme était là. Était-il vraiment un employé ? Depuis quand les motels avaient un service de chambre ?

- Je ne me rappelle pas qu'il y avait ce type de service la semaine dernière.

Coup de bluf. Il jouait tout à coup les habitués, même couché au sol en tenue d'Adam, le Hapien devait continuer sa mission. Le calme entra dans son esprit à grands renforts d’auto-maltraitance psychologique. Il n'avait pas le choix, sa mission passait avant tout. Désormais, le Chevalier doutait. L'inconnu avait-il réellement une certaine maîtrise de la Force ? Et quand bien même, ce n'était pas un facteur décisif. Si c'était réellement un employé, il devait savoir ce qui s'était produit dans le motel ou dans les structures avoisinantes.

En se rappelant de son pied qui avait frappé la canne, laquelle était tombée il ne savait où,
le jeune homme eut une idée.

- Ma canne, si vous pouviez la remettre sur la table de nuit, je l'ai perdue. Merci.

Il était faible, fragile, innocent. L'autre lui devait cette aide, un sandwich mais aussi des explications que le Hapien comptait bien obtenir.

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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Mer 5 Juil 2017 - 15:28

Les yeux noirs et fébriles du Weequay parcouraient toujours, sans pouvoir arrêter, le corps de l'homme. Était-ce là la perfection humaine?Ce modèle-là devait-il être représentatif de toute sa race? Toutefois, Meifa ne voulait pas faire de généralité. Il ouvrait pour la première fois ce tiroir où étaient stockées toutes les informations sur les humains. Ouvert maladroitement et brusquement, le tiroir qui devait lui montrer ce que les humains voulaient cacher s'était soudainement refermé, car il s'était retourné. Face à cette seule pensée, l'apprenti avait souri. Il pouvait facilement s'en servir, jouer avec ces informations, menacer le jeune homme de les révéler. Il fallait pourtant, pour suivre son plan pervers, avouer qu'il n'était autre qu'un sith. Une information peut-être plus dangereuse pour lui-même que celle qu'il détenait. Cette lourde chute dans la réalité lui fit perdre son sourire. Il se mordit la lèvre, espérant que l'individu devant lui n'y verrait pas la preuve d'un crime ou d'un désir inavouable. 

Tranquillement, sans prêter attention aux plaintes et aux ordres du client du motel, il remarqua que celui-ci suait. Bien évidemment, il l'avait déjà vu, mais, afin de parfaire son rôle, ce détail lui serait grandement utile. Désormais il avait une idée qui, loin d'être grandiose, serait peut-être suffisante pour faire accroire à l'individu qu'il faisait réellement partie du service d'étage. Il s'encouragea intérieurement et il sourit fortement en lui demandant:

- Cher client, ne voudriez-vous pas plutôt des glaçons ou, du moin, une boisson rafraîchissante qui vous ferait le plus grand bien? Je vous assure que ce service d'étage n'est en réalité qu'un test. Si le succès est total après deux ou trois semaines, alors nous garderons ce système. Ce sont donc des clients comme vous qui peuvent garantir à ce motel un service sans égal; mais seulement si vous me permettez de satisfaire vos moindres demandes. M'accordez-vous une confiance pareille? Les travailleurs comme moi ont besoin d'aider pour garder leur travail le plus longtemps... Et si vous me permettez la question, à qui ai-je l'honneur?

Un coup de bluff que Meifa espérait assez convaincant. Il est vrai qu'il n'avait aucune intention de "satisfaire" les souhaits médiocres de cet individu, mais il se devait de faire bonne figure devant celui qu'il venait d'embarrasser en le surprenant nu. Sa mission principale devait se dérouler non loin de là, mais il devait se dépêcher, trouver un excuse pour s'éclipser rapidement et faire ce que l'Empire voulait. Il n'allait pas arriver à s'échapper dans de telles conditions. 

Paradoxalement, cela lui aurait plu davantage de jouer encore le garçon d'hôtel jusqu'au lendemain. Peut-être était-ce parce que sa mission était dangereuse et pouvait lui être fatale. Il attendit tout de même la réponse du client avant de partir comme un bon garçon d'hôtel aurait fait, avec le sourire et le dos bien droit. Quelle honte! Il se sentait ridicule et déshonoré. En plus, pour ne rien arranger, il avait été certain quelques minutes auparavant que la chambre était vide, comme si l'homme avait masqué sa présence. Même à ce moment-là, sa présence semblait toujours à demi-cachée. S'il était un Jedi, Meifa se trouvait peut-être retrouvé dans une situation critique. Après s'être rendu compte de cela, le Weequay déglutit bruyamment et s'engagea vers la porte. Il ne savait rien de lui. Il pouvait bien être un padawan ou un maître... Son âge ne l'aiderait en rien pour le déterminer. 

Il lui fit une dernière requête qui l'étonna fortement. Une canne? Était-il aveugle pour en avoir une? Certainement. Avant de se retourner vers la porte, l'apprenti ramassa l'objet à ses pieds et le remit là où le client lui avait de le mettre. Quel détail interpellant! 
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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Ven 7 Juil 2017 - 13:48

Fragile, égaré, arthrosé par la honte. Il y croirait presque, à son jeu d'acteur. Il était doué; il aurait pu tourner des holofilms, on lui l'avait déjà dit. Mais cette lueur désoeuvrée dans son regard inutile n'était-elle pas encore plus sincère qu'il ne voulait l'admettre, le petit Jedi dénudé, perdu dans ses longs mètres de draps qui enroulaient son corps-presque-innocent. Le tissu léger, propre mais de qualité médiocre était-il réellement un ange protecteur ou un traître suggestif. S'en parer avait rendu Luke encore plus désirable, sensuel et séducteur, et son petit air de gosse pris en faute ne faisait qu'aggraver son cas. Quoi qu'il fasse, le Chevalier qui défendait sa pureté ne faisait que la paumer d'avantage à chaque carte déposée sur la table.

Oubliant ses malheurs matériels, il se releva, aussi digne que possible, le plus célèbre des apprentis du Grand Saï Don... Non, c'est vrai, le petit étudiant maladroit et aveugle, venu loué une chambre, comme il en avait l'habitude dans ce motel sans envergure qui prétendait pourtant installer un service personnalisé. Ça ne tenait pas debout, tout ça. Il ne fallait pas prendre l'aveugle pour un amputé, les choses, elles ne marchaient pas ainsi.

* Après plusieurs morts suspectes d'étudiants libidineux, ils n'ont que ça à faire, améliorer le service du motel... Faut pas me prendre pour un c... *

La vulgarité ne devait pas l'atteindre, ni dans le verbe ni dans la pensée. Il ne pouvait pas s'y abaisser. Alors, faute de mieux, le blond resserra le drap autour de sa taille, posté dans une pénombre douce qui révélait à peine les contours de son corps, lequel aurait été parfait sans ces épaules qui saillaient un peu trop, juste un peu trop. Son plan aussi l'était; presque parfait, ah si seulement il n'avait pas du improviser.

Le "clang" de la canne lui fit tourner la tête vers la table de nuit. Luke en était sûr; ses oreilles étaient exercées, il n'aurait pas raté l'appel à la porte.

- Un service sans égal ? Commencez par frapper. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?

Quand on est aveugle, on n'échappe pas aux regards. Se déplacer aurait empiré sa situation. Alors il resta planté devant l'homme, tout à coup sérieux, inquisiteur comme le serait de droit un client surpris dans son intimité. Que cachait ce motel ? Une goutte de ce que l'inconnu pensait être de la sueur-en réalité c'était l'eau de la douche, Luke suait très peu, un dérèglement qui l'abaissait au niveau des chiens condamnés à haleter, il ne régulait pas correctement sa température corporelle et souffrait de la chaleur... Bravo aux généticiens Hapiens qui négligeaient de si petits détails, obsédés par les apparences parfaites, encore une fois.- s'écrasa sur le sol, Luke perçu sa course sur son bras puis le long de ses hanches jusqu'à ce qu'elle se rende à ses pieds et n'achève sa vie sur le sol froid. Les cheveux encore ruisselants après la douche, le Jedi esquissa un pas prudent en arrière, jugeant l'emplacement du lit en tâtonnant. Il finit par s'y assoir, résigné à demeuré vêtu de la sorte jusqu'à ce que l'autre parte. Mais voulait-il vraiment qu'il s'en aille ? Il avait des questions. Déjà le ton devenait plus sûr, la position de force s'inverserait-elle ?

- Est-ce pour mener sa propre enquête que le motel a inventé cette histoire de service d'étage ?

Suggéra le Hapien, étudiant sérieux et intello qui désirait visiblement savoir à quelle sauce il serait mangé par l'employé un peu trop serviable pour ne pas dire servile. Les motels n'aimaient pas les éclaboussures, ni la police. Il était possible que pour surveiller ce qui se passait dans leurs chambres et faire justice eux-même ils décident d'envoyer un homme espionner. Luke étant jeune, inscrit comme étudiant, il pouvait correspondre au profil de ces fils à papa qui payaient une prostituée puis mourraient après avoir connu le "paradis" éphémère. S'il était la cible de l'espionnage d'un motel soucieux de jouer les détectives pour ramener le calme en leur sein, le Jedi le devinerait assez vite. Déjà, l'inconnu ne lui plaisait guère, sans compter son lien avec la Force qu'il ne pouvait cependant pas analyser plus en profondeur vu qu'il limitait sa propre aura.

- Lou.

Lâcha finalement le client d'un ton bref, direct et clair à défaut d'être courtois. Il jouait sur des tableaux qu'il ne voyait pas. C'était un étudiant désormais fâché, méfiant, dénudé... Pas un pauvre petit Jedi blessé dans ses principes. Il s'oubliait, la mission pouvait avancer, devait avancer. L'assurance le gagnait, il délaissait son carcan de gamin pris en faute, de l'affligé qui avait forcé l’employé à rester à ses côtés, à lui ramener sa canne d'aveugle, comme s'il prenait conscience de son nouveau pouvoir, de ses capacités à faire chanter. Il devenait un autre, à moins qu'il se révèle simplement.

- Allons-y pour le verre d'eau mais avant, je veux que vous répondiez à mes questions. J'ai payé moi. Je dois aussi être dédommagé. C'est vrai, je viens ici pour être au calme, pas devoir décliner mon identité à un employé un peu trop curieux. Je n'avais aucune intention d'être... Interrompu.

Il laissait sous-entendre que peut-être, il attendait une visite et que maintenant que le rendez-vous était éventé, il exigeait des réponses. L'employé penserait-il que Luke était en train de se préparer pour une charmante rencontre avec une demoiselle ? En adoptant le possible profil d'un des étudiants tués dans les divers motels du coin, il espérait attiser sa curiosité, son intérêt ou du moins recevoir des genres de recommandations. Il voulait entrevoir les intentions de l'étrange travailleur.

- Et vous êtes ?

Sûr d'être dans son bon droit, un peu capricieux, le fils à papa interrompu en pleine sieste juste avant... Avant quoi précisément ? A l'inconnu de déduire ce que bon lui semblait mais le Hapien ne semblait pas prêt à ce que l'autre lui échappe, et si ce dernier s'inquiétait pour son travail, il le ressentirait.

- Exiger le remboursement de la nuit ? Trop peu. Je suis sûr que je peux obtenir plus, surtout en jouant les pauvres petits handicapés surpris par un employé pervers... Et si on parlait de réponses ? Je suis étudiant en journalisme, je pourrais peut-être tenir mon premier scoop... Si vous déniez collaborer.

Ce n'était pas digne d'un Jedi. Oui, mais c'était digne d'un apprenti journaliste prêt à tout pour percer.

D'un geste, le jeune homme invita son interlocuteur, tapotant sur le lit. Étant donné son timbre de voix; il penchait pour un individu de sexe masculin mature. Un autochtone de Coruscant ou une personne qui y vivait depuis longtemps car il n'avait pas d'accent particulier, donc pas de race étrange.

La gêne bouillonnait en lui, mais il maintint le jeu d'acteur et se poussa légèrement, toujours enroulé dans ses draps légèrement transparents. Apparemment la honte du premier moment l'avait quitté. Il prenait l'ascendant. Il invitait exprès l'employé sur la sellette là où personne ne souhaiterait être, là où la gêne le contaminerait aussi.

- J'vais pas vous manger, c'est pas mon truc, les mecs.

Fit-il avec un grand sourire ravageur. Cette phrase qui se refusait pourtant à effacer l’ambiguïté, il venait de la glisser exprès pour laisser croire encore une fois qu'il attendait une des fameuses prostituées. Peut-être, en tout cas.

- Je préfère les grandes, aux courbes généreuses, et aux cheveux longs. Vous en avez ici, n'es-ce pas ? Même si la rumeur dit qu'elles sont aussi... Dangereuses... Pas si dociles. J'étais venu en guise d'appât pour mon article mais à l'heure qu'il est, vous avez sûrement fait fuir mon charmant indice... Comme je le disais donc, ce serait bien que vous me répondiez pour me dédommager, si vous ne voulez pas que je parle à votre direction.


Que le motel se soit arrangé avec des prostituées n’étonnerait pas le blond. Les filles devaient sûrement payer une commission pour avoir l'exclusivité des clients du motel, de telle sorte que ce devait être le même groupe. Et si le tueur en série était une femme, ou plus précisément, des femmes ?

A l'intérieur, il brûlait, ses principes étaient rongés par l'acide, mais le Jedi tenait bon. Il avait laissé Luke se rhabiller dans les vestiaires, et Lou en avait profité. Lou, c'était exactement le genre de sale gosse qui partage son temps entre les études et les vices. Il ne se laissait pas embobiné, ni stoppé par des principes, lui.

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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Dim 9 Juil 2017 - 14:51

Sa tactique n'avait eu aucun effet. Le client s'était relevé doucement et n'avait sûrement pas fait attention à aucun de ses mots. Avait-il vu clair dans son discours? Ses intentions étaient-elles démasquées? Qu'allait-il devenir sans couverture? Une couverture... Bizarrement, ce qui lui manqait se trouvait entre les mains de l'inconnu. La métaphore était peut-être de mauvais goût, mais elle était véridique. Le client était devenu son ennemi, et il détenait la couverture du Sith. S'il tardait trop longtemps, il ne lui faudrait pas plus de quelques minutes d'inspection minutieuse pour découvrir qu'il était un Sith. La suite, il n'osait se l'imaginer. Si son instinct disait vrai, celui qui se faufilait dans ces draps à demi-troués et sales se trouverait être un Jedi. Sa durée de vie se rétrécissait au fur et à mesure qu'il lui parlait. L'homme était plus serein qu'auparavant (de ce que Meifa pouvait voir), et ce soudain changement força l'intrus à réfléchir à une autre stratégie pour s'échapper sans devoir ni se battre ni décliner son idée, ce qui reviendrait finalement à la même chose. Un défilé d'images et d'idées insensées et inutiles déferlaient en lui, et ce désordre rustre le faisait souffrir de plus en plus.

Son cerveau se liquéfiant progressivement, tout ce qui se déroulait paraissait irréel aux yeux du Sith: la chambre vide, la surprise, l'embarras, le corps dénudé de l'homme, le fait qu'il était en réalité aveugle. Il ne savait pas quoi, mais quelque chose clochait. Un moment de réflexion aurait suffi pour qu'il éclaircisse la question, mais il était tellement déstabilisé psychologiquement que le problème ne l'avait effleuré que superficiellement. Était-ce la canne qui était de trop dans cette chambre admirablement bien nettoyée pour être celle d'un motel? Y avait-il une autre raison pour laquelle cet individu se serait dénudé entièrement? Jouait-il la comédie? Rendez-vous bien compte que toutes ces interrogations lucides n'avaient même pas eu la capacité d'atteindre l'esprit du Weequay, ou du moins de briser les barrières mentales qui le coinçaient dans cette position peu recommandable. Aussi jeune qu'il était, il ne faisait nullement partie de ces personnes qui n'ont ni gêne ni pudeur et qui n'auraient jamais eu le moindre frisson à la vue d'un homme couché nonchalamment sur un lit de motel. La jeunesse n'exige pas d'être présomptueuse et importune. Ainsi, l'épreuve suivante serait de revenir à la surface et d'évaluer les risques, les obstacles et les solutions. Sa faiblesse psychique ne favoriserait aucunement la réussite de l'épreuve. 

Le client ne cessait pas de se plaindre. Lorsqu'il rétorqua qu'il aurait dû avoir la décence de frapper, l'apprenti aurait voulu lui crier qu'il n'avait même pas ressenti sa présence. Néanmoins, cela aurait voulu dire qu'il avait un pouvoir de détection, chose fort facile à acquérir pour des êtres sensibles à la Force, mais presque impossible pour des personnes normales. Il décida de se taire, non sans défier son interlocuteur d'un regard qui se voulait dissuasif. Pour quel genre de client se prenait-il? Régnait-il sur ce motel? Avait-il un laisser-passer spécial pour oser le mettre dans un tel embarras? Non. Il ne devait penser à cela. C'était lui et lui seul qui était en faute. Lui qui l'avait mis dans une situation compromettante. Lui qui avait passé la porte sans daigner frapper. Lui encore ne s'était pas excusé de sa bêtise et du manque de cordialité qu'il avait. Il aurait été un médiocre garçon d'hôtel, et cette expérience le démontrait clairement. Il ne se plaindrait plus. Il implorerait le client de bien vouloir le pardonner pour son intrusion impardonnable. Il agirait de la sort pour préserver le secret de son identité, quitte à se déshonorer lui-même. Retrouvant son sourire, il tenta de s'excuser en prenant une voix qu'il voulait la plus douce et accueillante:

- Veuillez m'excuser pour ma terrible erreur. Ce n'était pas ce que je souhaitais qu'il arrive. Je croyais qu'il n'y aurait personne  car l'accueil m'a expliqué que le propriétaire de cette chambre avait quitté les lieux une heure plus tôt. Je me suis peut-être trompé de numéro de chambre. Je suis affreusement désolé. Lorsque j'ai réalisé mon idiotie, je n'ai pas assez réfléchi et j'ai inventé une excuse quelconque. Pardonnez mon inexcusable maladresse! J'avait pour seule consigne de récupérer vos draps et de les rapporter à l'accueil pour les laver. Excusez-moi encore!

Espérant que son discours le disculperait de tout ce qu'il avait fait, ce dont il doutait fortement, Meifa se baissa comme gage de sa bonne foi et comme preuve de son ardent souhait d'être pardonné. Un déshonneur que le Sith devait souffrir encore un peu pour pouvoir prendre congé de celui qu'il avait visualisé comme son bourreau. Celui-ci affirmait que ce service d'étage n'avait pas lieu d'être, et que c'était sans aucun doute pour espionner ses clients que le motel avait utilisé une telle excuse pour envoyer un garçon comme lui. Il se moquait sûrement, mais rien n'était sûr. Meifa ne faisait pas partie du personnel, et il n'était évidemment pas au courant. Quand il parlait d'investigation, faisait-il référence à une affaire qu'il connaissait? S'il parlait du motel, alors celui-ci devait aussi connaître l'histoire. Était-ce un test pour déterminer s'il était réellement un employé ou était-ce une question banale? Il était méfiant. Il se doutait peut-être que quelque chose n'allait pas chez lui. Une idée intéressante parvint à l'esprit de l'apprenti: Sans doute avait-il découvert sa vraie nature depuis longtemps et jouait-il avec lui pour lui extorquer des informations utiles sur cette affaire. Son regard se fit plus sérieux. Il s'appelait Lou. Un nom bizarre qui lui donnait une énorme appréhension par rapport à son interlocuteur. Il ignorait tout de cela, mais sa remarque précédente devait y avoir répondu. Il lui rétorqua:

- Comme je vous l'ai dit, cher client, je suis entré ici par erreur. Cette histoire n'a aucun rapport avec cette situation. Si vous voulez bien m'excusez, Monsieur Lou...

Il ne le lâchait pas. Il le maintenait ici, le questionnant sur des choses qu'il ne connaissait pas. Il avait envie de courir, de ricaner et de s'envoler sans être vu. Il regrettait d'avoir jamais eu une mission aussi loin de chez lui. Il désirait des réponses, et vite. Sinon, il parlerait à ses supérieurs de sa bourde. À ces mots, le Weequay voulut lui faire remarquer que c'était bien inutile, mais il se souvint de sa mission. Il était pressé, tout compte fait, et rester cinq minutes de plus ici lui serait une torture. Aussitôt, il savait la carte qu'il devrait jouer: la carte de l'employé fautif, lâche et trop courtois, bête, et ignorant sur presque tout. Ce serait sa dernière carte avant que "Lou" (si c'était son véritable nom) ne le démasque. Il prit une longue respiration, et répondit à l'homme de la manière la plus calme qu'il pouvait:

- Je suis affligé que vous me demandiez cela, Monsieur. Je ne suis qu'un garçon d'étage. Je ne connais rien aux affaires dont vous parlez. Je ne regarde jamais les nouvelles, qu'elles soient politiques, économiques... Je fais juste mon boulot, et mon boulot c'est de récupérer vos draps sales. Excusez-moi mais, si vous me permettez, mes supérieurs peuvent mieux vous répondre là-dessus. Et quant au dédommagement, vous pouvez le réclamer à l'accueil. J'y déposerai des crédits de ma propre poche pour m'excuser. Je pars directement pour aller vous chercher ce verre d'eau à l'accueil. L'eau y est plus pure que celle de votre chambre.

Le jeune homme laissait insinuer qu'il était occupé. Bon, s'il l'était, pourquoi voulait-il qu'il reste? Tout ceci n'avait aucun sens! Il était louche, c'était certain. Avait-il tout manigancé pour qu'un employé tombe dans son piège afin qu'il soit contraint de répondre à ses questions? Meifa n'avait juste pas eu de chance. C'était tombé sur lui et pas un autre. Il était clair qu'il était extrêmement malin et habile. Une vraie personnalité d'apprenti journaliste. Il ne s'arrêterait pas là pour recueillir des informations. Le Weequay fit mine de partir aller chercher son eau au "Monsieur", mais il sentait que celui-ci avait encore de quoi le faire rester encore un peu.
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: La canicule [PV Meifa]   Lun 17 Juil 2017 - 14:59

La honte l'attrape, s'enroule autour de ses épaules et l'étouffe. Il n'a pas l'habitude, le parfait petit Chevalier, de pousser ses témoins à bout, ni celle de mentir d'ailleurs, quoique... Combien de fois a-t-il déjà endossé le rôle de Lou ? Tantôt drogué, tantôt fils à papa qui se fiche des règles de vie, utilisant et abusant à outrance de son handicap. Ah, il n'y a pas pensé, le sage blond, c'est que sa conscience a jugé le déni préférable, probablement. Mais, Luke n'est plus un enfant naïf, il se reprend. On ne résous pas des enquête en étant honnête, tout du moins pas celle-ci. Alors le Hapien s'assoit sur sa compassion et décide de continuer à cuisiner celui qu'il prend pour un employé effacé, trop effacé. Plus doux néanmoins, il adopte une nouvelle méthode.

Luke se doute que l'homme lui ment, en revanche, il ignore complètement qu'il se trompe de piste. À ses yeux, plus aveugles que jamais, l'obsédé du verre d'eau n'est qu'un fidèle employé, craintif de perdre sa place, soumis à ses chefs peu scrupuleux. Alors il se calme, délaisse la menace. D'ailleurs, dans l'optique de normaliser cette conversation, le jeune Jedi se serait bien habillé, mais il craint de voir partir son témoin, l'unique indice qu'il a pour le moment.

- Calmez-vous un peu. Je ne suis pas en train de vous accuser directement, mais en tant qu'employé, ne me dites pas que vous ignorez tout de ce qui se passe ici... Les filles qui vont et viennent, les chambres occupées seulement quelques heures. Travaillez-vous ici depuis longtemps ? Quand sont vos tours normalement ? Est-ce que des détails vous ont fait soupçonné de ce qui se trame en ces lieux ?

Le jeune Jedi décide de déculpabiliser l'homme, afin que ce dernier cesse de se comporter comme une biche effarouchée. En lui posant des questions moins directes, il espère libérer la langue de son interlocuteur, le faire cracher sur ses supérieurs et le trafic de sexe qui se passe en ces lieux. D'autres questions assaillent l'esprit du blond. Les filles proviennent-elles d'une maison close, sont-elles sous la tutelle de maquereaux ? Si ce sont les mêmes que le motel appelle- si il les appelle bien- cela arrangerait fortement Luke et délimiterait les chemins que son enquête pourrait prendre, sachant que les bras de la prostitution sont tentaculaires. Le commerce du sexe est un des plus insidieux, des plus infâmes qui soit, invitant la drogue, l'alcool et parfois la violence-comprenez meurtres- à ses fêtes sordides. Il doit résoudre ces assassinats d'étudiants que leurs désirs ont tué.

- Vos supérieurs ou mêmes collègues ne vous semblent-ils pas plus agités en ce moment ? Les bruits de couloir doivent courir sur ce qui s'est récemment produit dans ce motel et ceux des alentours. Tous ces meurtres... Précisément des étudiants, juste après qu'ils aient rencontré une fille.

Une fille, ou plutôt une prostituée, Luke en mettrait ses oreilles à couper, prêt à perdre son ouïe pour suivre cette certitude instinctive. On dit que ce sixième sens se développe chez les policiers, les militaires ou les Jedis avec l'expérience. Celui de Luke s'améliore lentement mais doit encore s'affûter car il vient de dédaigner totalement le lien de l'autre avec la Force, songeant que ce n'est pas une piste importante. Il existe après tout, des civils passés entre les mailles du filet à la naissance, ou des apprentis ayant raté leurs épreuves qui se réintègrent dans la société. Ce qui intéresse le Hapien est en réalité basé sur un gros mensonge, l'employé a un caractère étrange mais lui paraît honnête, pour tout dire, Luke le pense même un peu simple d'esprit, handicapé vu ses difficultés à interagir. Certes, la situation a dû surprendre l'homme, toutefois son discours lui parait toujours plus décousu, ses excuses bidons, et il panique. Est-ce un excellent acteur ou une personne mentalement diminuée ? Bref, qu'importe, le Chevalier ne peut pas lâcher sa seule prise, si faible soit-elle. Une prise qui va prendre confiance et se calmer espère-t-il, car tout de même, il aimerait pouvoir enfin se vêtir.

Luke arrive à se contorsionner pour attraper un calepin et une petite pointe sur sa table de chevet. Il fait des trous dedans, du braille. Il aurait aimé demander son identité à l'individu mais prend son mal en patience. Il ne peut pas brandir de son badge de gardien de la paix. Il n'est qu'un étudiant de journalisme sans aucun droit.

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