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 Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]

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Alyria Von
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MessageSujet: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Jeu 29 Juin 2017 - 12:27

« Sales mômes … »

Grommelant dans sa barbe une kyrielle supplémentaire de grossièretés peu amènes envers la jeunesse en hapien, Alyria courrait dans les couloirs d’une soupente de la cuisine du Temple d’Ondéron, passablement agacée, son estomac contrarié de ne pas avoir fini son déjeuner criant famine et lui rappelant cruellement qu’elle aurait dû finir son délicieux ragoût à la viande séché, spécialité du Maître Hornet de l’Agricorps qui avait accepté de se mettre aux fourneaux pour la journée suite à l’insistance de quelques-uns de ses amis, dont la maîtresse d’armes en personne, qui, comme elle l’admettait aisément elle-même, aurait trouvé la vie nettement moins agréable sans pouvoir goûter une fois de temps aux merveilleux petits plats du gothal. Ce dernier, un peu plus âgé qu’elle, avait toujours été une compagnie très agréable dans leur jeunesse, et avait de son propre chef candidaté pour faire partie du corps agricole, ayant développé depuis l’enfance une connexion avec la faune et la flore qui forçait l’admiration des plus aguerris jedis de l’Ordre. Quant à savoir comment un être aussi attaché à la vie et passant des heures à aider la moindre petite plante ou le plus frêle oisillon à croître pouvait se révéler aussi bon cuisinier, la réponse était simple, une fois la question posée : Hornet avait coutume de répéter que cela faisait partie du cycle de la vie, et que les êtres vivants existaient aussi pour alimenter les besoins des autres, dans une interconnexion qui, respectée et aimée, n’avait à ses yeux rien de choquant, tant que tout était fait de façon douce et sincère.

En bref, inutile de préciser qu’à cette heure, et alors qu’elle se demandait l’espace d’un instant si elle n’était pas déjà passée devant ce mur pour la deuxième fois d’affilée, la gardienne, malgré tous ses élans de sagesse et ses tentatives peu glorieuses pour se rappeler mentalement les vertus de la patience et de l’enseignement aux nouvelles générations, avait une folle envie d’étriper les deux imbéciles qui la faisaient tourner en bourrique depuis plusieurs minutes, gâchant son déjeuner et s’attirant par-là la rancune d’un maître du Conseil affamé et fourbu. Autant dire qu’une fois qu’elle aurait mis la main sur les novices Idyau et Kretains, elle allait leur faire passer un très mauvais quart d’heure. Les confier pour une semaine entière au professeur Ob’tu lui effleura l’esprit, quoique demander à son amant de leur concocter un entraînement martial infernal paraissait aussi une excellente suggestion … A moins qu’elle ne demande tout simplement au maître Tianesli de prendre les deux sacripants en main pour récurer l’ensemble des cuisines. Oh, oui, cette perspective était furieusement alléchante tout à coup …

CHBONK

Toute à ses projets peu avouables de torture de padawans, Alyria n’avait pas fait attention à la tuyauterie au-dessus d’elle, et venait de se cogner la tête contre un appendice particulièrement imposant, ce qui lui arracha un gémissement de douleur suivi d’une nouvelle bordée de jurons colorés et totalement intraduisibles pour qui ne connaissait pas en détail le cérémonial de la cour d’Hapès – on pouvait être grossier dans la noblesse du Consortium, mais toujours avec un goût certain pour les tournures alambiquées et franchement improbables pour un esprit normalement constitué. Cependant, s’il fallait une traduction plus brutale en basic, elle était toute trouvée : par la Force, ces deux idiots commençaient très sérieusement à lui briser les ovaires !

Commençant furieusement à trouver le temps long, la jedi finit par se concentrer et appela la Force à elle pour sonder les environs, découvrant une présence à proximité et, résolue, se rapprocha à grandes enjambées de son but. Dire qu’il y avait à peine une demi-heure, elle était tranquillement assise au self, entamant avec enthousiasme son ragoût, discutant joyeusement avec quelques camarades plutôt matinaux comme elle, les lève-tôt du Temple ayant tendance à apprécier se nourrir entre onze heures et midi pour éviter la foule à l’heure traditionnelle. Puis, des éclats de voix avaient éclatés à la table jouxtant la leur entre deux adolescents humains du clan du dragon et un bith du clan de l’ours à propos d’une plaisanterie peu raffinée sur la race du troisième larron, dont la teneur n’avait pas nécessairement besoin d’être décrite en détail tant elle était aisée à deviner. Résultat des courses, la purée avait commencé à voler, malgré un barrage de Télékinésie mis en place par les maîtres présents pour éviter un chaos généralisé. Et Alyria avait obtenu l’honneur insigne de se lancer à la poursuite des chenapans, sous l’œil légèrement goguenard de Maître Brock qui le lui avait suavement demandé, l’odieux vieux nautolan mastiquant son déjeuner en la voyant s’éloigner d’un air chagrin, tout fier d’avoir échappé à la corvée.

Une fois arrivée à proximité de sa cible, la maîtresse d’armes inspira profondément, avant de se faufiler dans les ombres à pas de loup, son Voile de Force bruissant délicatement autour d’elle … Avant de sauter dans la salle … et de s’écraser contre la présence humaine en face, et de l’entraîner à terre dans un roulé-boulé magnifiquement ridicule, où ils percutèrent plusieurs engins inconnus, rajoutant des bleus à la collection d’Alyria, qui laissa échapper un soupir franchement agacé, sa main se refermant sur le col du malapris alors qu’elle parvenait enfin à stopper leur course sur le parquet glacé, pour dévisager avec un air peu commode une tête brune et … :

« Joclad ?? »

CLIC

Comme en écho à son cri de surprise, la porte venait de se refermer derrière eux, et son dehors capitonné venait à présent leur faire face. Se relevant d’un bond, la jedi se rua sur l’entrée, pour constater avec impuissance qu’elle était définitivement bloquée. Malchance ou malveillance, peu importait : les deux cousins étaient enfermés ensemble dans les sous-sols tortueux du Temple, au sein d’une pièce dont elle ignorait totalement la fonction, encore qu’elle lui paraissait un peu trop fraîche à son goût.

« Bon, formidable, premièrement, on est coincés. Deuxièmement … Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

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Joclad Draayi
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MessageSujet: Re: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Lun 3 Juil 2017 - 16:14


Qu’est-ce que j’en sais, moi, de l’endroit où il aurait bien pu poser sa poêle ? Je ne l’avais jamais touché auparavant, de peur de la déformer un peu plus avec mon crâne lorsqu’il me l’aurait écrasé sur la caboche, alors pourquoi l’aurais-je fait maintenant ? Et puis sérieusement, comment avait-il pu perdre cette poêle qu’il a toujours traîné avec lui, où qu’il ait pu aller ? Je me souviendrais encore comme si c’était hier de la première fois où je l’avais vu sortir cette chose dans le réfectoire du Temple, avant de m’aviser et de me lancer un « Aller mon garçon, il est temps de te mettre à la cuisson », et de me rétorquer très simplement mais avec plus de sérieux suite mon objection : « Tel Maitre, tel Padawan. Viens par là si tu veux avoir de quoi manger aujourd’hui. » Bref, ça aurait pu continuer très longtemps comme ça, alors à l’époque, vu que j’avais quand même gravement faim, j’avais finis par céder. Comme je l’avais déjà fais avec le balais- de ménage, hein ! En tout bien, tout honneur, d’accord ? Et puis le Chevalier Balayeur est devenu Maitre, alors il lui fallait un remplaçant lors de ses absences. Depuis lors, me voilà affublé du titre officieux de « Petit Léonard », parce que tout comme lui, j’étais et je reste balayeur et cuisinier à temps très partiel.

Du coup, devinez à qui le grand barbu a fait appel lorsqu’il s’est sentit prêt à reprendre le tablier aux côtés de Maitre Hornet ? Bah ouais, vous avez bien compris. Voilà que j’avais été embarqué comme commis de cuisine, à devoir faire des allers-retours entre les chambres froides et la cuisine. Du coup, forcément, j’étais devenu le voleur de poêle idéal, parce que j’avais osé émettre un doute sur mon « volontariat ». Vous noterez les guillemets, hein, parce que je considérais cela plus comme de la conscription qu’autre chose !
Enfin bref. Avec Léonard, vous connaissez donc la chanson : si t’es coupable, tu te débrouilles pour ne pas l’être bien longtemps. Traduction… bah j’étais parti à la recherche de la poêle perdue.

De toute façon, elle ne pouvait pas être bien loin. Le Léonard se complaît dans son élément naturel, le Temple. Au-delà, il avait tendance à devenir un peu plus bougon, et ça commençait généralement dès qu’il mettait les pieds à bord d’un speeder ou d’un vaisseau. Du coup, la poêle sacrée devait être dans son entourage direct, à savoir : sa chambre, les couloirs étincelants de propreté du Temple suite à son passage et… la cuisine du réfectoire.
Les couloirs, j’y avais abandonné mes recherches depuis un bon moment. Le Tianesli avait tendance à les parcourir tous lors de son cycle matinal. Lui qui avait tendance à s’assurer que ça brille avant de quitter les lieux, il se serait forcément rendu compte de son oublie en voyant son magnifique ustensile de cuisine rayer le sol. Quand à ses appartements, j’étais le seul après lui à les connaitre comme les poches de ma bure. Et vous savez quoi ? J’avais eu beau tout cherché…. Bah je n’avais strictement rien trouvé. Alors non, je vous arrête tout de suite, je ne vous dirais rien sur ce qui se cache au fond des tiroirs de son bureau ou de sa commode, se sont là des affaires qui ne vous regardent pas !

Bref j’étais revenu vers les cuisines, et comme je me sentais soudainement investi d’un ennui soudain pour la tâche qu’il m’avait confié –je me demandais d’ailleurs s’il n’avait pas manigancé tout ça pour se payer ma tête-, l’idée de récupérer une poêle quelconque et de l’exploser contre un pilier du Temple pour la gondoler suffisamment avant de la lui remettre l’air de rien avait finit par prendre de l’ampleur dans mes pensées. Sauf que je tenais encore à ma tête, et je savais qu’il n’aurait pas hésité à me la jeter à la figure.

Les cuisines, je les avais justement déjà fouillés de fond en combles. Il n’y avait strictement rien dans les placards, les tiroirs étaient vides de toute poêle et les plans de travail étaient recouverts de tout autres instruments et aliments. Je m’échouais donc, désespéré, sur l’un des tabourets qui leur faisait face dans la pièce lorsque la révélation me vînt subitement à l’esprit : j’avais fais absolument tout les recoins du Temple sauf un seul : ses sous-sols, et notamment les chambres froides. Car il fallait bien que cette viande étendue sur cette planche en bois, à côté de moult légumes, vienne de quelque part. Et si ça se trouve, le grand barbu avait tout simplement oublié son ustensile fétiche là-bas en bas.

Ni une ni deux, j’étais descendu avec une lampe pour m’éclairer dans ces endroits plutôt sombres. Les éclairages étaient généralement réduits, car peu de gens venaient y circuler. Avisant les différentes pièces, je cherchais vainement une réserve où Léonard aurait pu oublier sa poêle au milieu de tout un tas d’autres ustensiles, car à mes yeux, il ne pouvait pas les avoir oubliés dans un des multiples frigos. Sauf… qu’il n’y avait justement que ça, des frigos. Ou plutôt, il n’y en avait qu’un seul immense. Les autres pièces, elles, étaient vides. De fait, j’avais ouvert la porte, m’assurant de la maintenir ouverte pour ne pas finir enfermé comme un jambon.

De là, j’avais parcouru la salle de long en large. Enfin, surtout la première. Car ce n’était vraiment pas une petite chambre froide, et à vue de nez, en jetant un coup de lampe par-ci par-là, elle devait bien s’étendre bien au-delà. Mon regard glissait de gauche à droite à la recherche de la maudite poêle. Sauf qu’elle n’y était pas. Il y avait de tout, même des choses qui n’avaient rien à faire dans ce genre d’endroit, mais pas de graal dans cette foutue salle.

Je m’apprêtais donc à passer à la suivante lorsque je sentis un mouvement derrière-moi, si rapide que je n’eus pas le temps de réagir.

« HÉ !! … Aie… bordel… Bhesj ! »

Repoussé fortement au niveau du torse, j’avais lourdement chuté alors que mon agresseur… ou plutôt mon assaillante- vous devinerez par vous-même comment j’ai pu si rapidement le deviner !-, s’était jeté sur moi, s’agrippant fermement à mon col pour nous amener à rouler et heurter à peu près tout ce qui se trouvait sur notre passage. Je ne laissais échapper mon propre soupir qu’une fois que notre roulé-boulé fut stoppé par un coin de table. C’est en clignant rapidement des yeux pour retrouver mes esprits et en entendant sa voix que je mettais enfin un nom sur le superbe visage, qui se tenait au-dessus de moi.

« Alyria ?! »

CLIC

Encore sonné, je regardais la hapienne se relever d’un bond et fondre vers l’origine du bruit, mes yeux venant se fixer sur la porte désormais close.

« Oh bhesj… il ne manquait plus que ça. Et je vous préviens tout de suite, je n’ai pas cette satanée poêle !... euh, clé …»

Je m’étais relevée, époussetant ma tenue tout en reconsidérant la situation dans laquelle ma cousine éloignée et moi-même nous trouvions désormais. Puis, considérant sa deuxième interrogation, je grimaçais :

« J’allais vous poser la même question, Maitre Von ! Mais vous allez vous payer ma tête. » Je venais me frotter très distraitement la tête. « J’étais… à la recherche de la poêle de Maitre Tianesli. Il l’a perdu, et je pensais qu’elle pouvait se trouver ici. »

Je soupirais, me frottant les mains, avant de venir pointer mon regard vers elle :

« Et vous-même ? Ne me dîtes pas que vous êtes venu dans cette chambre froide juste pour me sauter dans les bras, je ne saurais vous croire ! » Heu, non, c’est pas ça que je voulais dire ! « Hum… heu… »

… désolé ?


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Alyria Von
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MessageSujet: Re: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Ven 14 Juil 2017 - 20:03

Inspiration, expiration, récapitulons. Se sentant soudain terriblement fatiguée, Alyria passa une main sur ses tempes pour les masser, histoire de chasser son agacement et la migraine qui pointait, avant de faire le point sur la situation : elle était donc coincée dans la chambre froide du Temple, en tête à tête avec Joclad. Bon. Qui accessoirement venait d’étaler sous ses yeux, et surtout sous ses oreilles toute l’étendue de son vocable grossier qui au demeurant, était des plus fournis, au moins autant que le sien, même s’il se limitait plus spécifiquement aux expressions hapiennes la plupart du temps. Difficile de trouver plus voluptueux que de traiter un importun de sombre fils de bantha boueux indigne de renifler le royal derrière de l’Erennada … Ce qu’elle allait éviter de traduire immédiatement, même si l’envie la démangeait violemment. La gardienne haïssait ce genre de contrariétés. Pour couronner le tout …

« Sa poêle ? Je vais finir par croire qu’il l’utilise à autre chose que la cuisine, à force d’y tenir comme à la garde de son sabre. »

Instantanément, la maîtresse d’armes se mordit la lèvre violemment. Mais qu’est-ce qu’elle venait de sortir à l’ancien padawan de l’intéressé ! Décidément, avoir le ventre vide ne lui réussissait pas du tout. Une tentative de sourire d’excuses se forma sur ses lèvres, qui se changea bien vite en un croisement entre un étouffement et un fou rire, en écoutant le jeune homme en face d’elle déraper d’une façon similaire, la surprenant et l’amusant tout à la fois. Manifestement, soit il n’était pas encore totalement remis du choc assené par ses soins … soit il était tout aussi gêné qu’elle, si ce n’était plus. Allons, elle n’allait clairement pas le manger, ni s’offusquer d’une langue qui venait de fourcher, tant la perspective était ridicule. Non pas que Joclad ne soit pas attirant, c’était même à tout le moins un jeune adulte en pleine possession de ses moyens, et avec un charme discret prompt à se faire apprécier par tous ceux aimant à la fois les hommes et les humains, ce qui était au demeurant son cas, bien que son spectre d’intérêt soit nettement plus large. Mais là n’était pas le sujet de la discussion. Les quatre légers obstacles à un potentiel rapprochements étaient ailleurs : premièrement, ils avaient tout de même pratiquement quinze ans d’écart, ce qui n’était pas une bagatelle, deuxièmement, ils étaient du même sang et surtout, Alyria l’avait vu grandir, et troisièmement, ils appartenaient tous les deux à l’Ordre jedi … encore que, la concernant, ce n’était pas nécessairement une tare, et surtout quatrièmement, elle était en couple avec un épicanthix qu’elle n’avait pas senti particulièrement partageur. Autant dire que vraiment … c’était, dans le domaine de l’improbable, au sommet de l’échelle du n’importe quoi. Ce constat n’empêchait pas néanmoins une légère taquinerie, une fois qu’elle se fut remise de son petit accès d’hilarité étranglé.

« Voyons, Joclad, tu ne crois pas en mes sombres plans machiavéliques de débauchage de jeunes chevaliers, ainsi que d’orgies sauvages au milieu de la salle du Conseil ? Je suis extrêmement vexée. J’avais pourtant tout planifié de longue date, tout était prêt pour t’enlever dans cette chambre froide avant d’abuser de ta candeur …

Je plaisante! »


Vu la tête du jeune homme, elle s’était hâtée d’ajouter la dernière phrase, histoire qu’il ne lui fasse pas une attaque en plein milieu d’une situation déjà particulièrement embarrassante. Il ne manquerait plus que ça ! Le pire était que ce genre de rumeurs stupides ne sortait hélas pas de son imagination fertile mais bel et bien des bruits colportés ça et là sur les jedis et leurs mœurs étranges aux yeux de bon nombre d’habitants de la galaxie. Le plus drôle était sans doute de penser que tous ces fantasmes n’avaient strictement aucune autre fondation que la simple incapacité de la plupart des individus à visualiser une existence sans attaches particulières, ou bien à envisager l’Ordre comme un repaire de moines forcément suspects. Alors que maintenant qu’elle faisait les comptes … Un certain nombre des jedis qu’elle connaissait avait connu au moins une aventure dans leur existence, amoureuse ou purement sexuelle d’ailleurs, certains n’ayant pas forcément eu leurs sentiments partagés. Des membres de l’Ordre embrassaient la chasteté, d’autres avaient quelques égarements, et de très rares élus étaient amenés à obtenir une autorisation durable pour leur union. A vrai dire, dans cette chambre se tenait l’une des heureuses élues et le fruit d’un de ces couples.

« Bref … Je vais dire que ça ne me surprend même pas de la part de Léonard. Un moment, j’ai cru que tu avais été envoyé par quelqu’un pour surprendre les deux garnements que je pourchassais … les padawans Idyau et Kretains. Qui ont manifestement été nettement plus intelligents que moi …

Quand je vais leur mettre la main dessus, crois-moi, ils vont passer un très mauvais quart d’heure … »


Et la lueur particulièrement farouche qui brillait dans ses yeux signifiait clairement que vraiment, ces deux petites saletés allaient récurer les toilettes du Temple pour les six mois à venir. Oh oui, ce serait une punition adéquate. Parce que non seulement elle allait louper le déjeuner mais en plus …

« C’est moi où il fait … franchement froid ici ? »

Ah bah oui, en même temps, une chambre froide … Hum, il y avait une légère logique. Formidable, en plus, Alyria allait finir congelée ! Que de bonnes choses en perspective ! Vite, il fallait se sortir urgemment de là … Et chercher donc ce qu’il y avait dans cette fichue pièce.

« Bon. Cherchons un outil quelconque pour faire levier et nous sortir de là. Peut-être cette fameuse poêle, tiens. »

Sauf que, après avoir vidé quelques casiers forcés à l’aide de sa main métallique, force était de constater qu’elle ne trouvait strictement rien. Elle arriva en face d’un nouveau, l’ouvrit, pour trouver … un datapad. Curieux. Etonnée, elle l’ouvrit et …

« OOOOOOH OOOOOOOUI ! »

L’éteignit aussi sec, rouge pivoine, essayant désespérément de ne pas regarder les images très explicites qui venaient d’apparaître à l’écran.

« Manifestement, certains cachent des … hum … possessions très personnelles là-dedans ... »

Par la Force … Pendez-moi, ne pouvait s’empêcher de penser la malheureuse maîtresse d’armes, qui arborait un teint coquelicot au milieu d’une chair de poule du plus bel effet. L’ensemble était atroce, et à cet instant, elle aurait adoré se réfugier six pieds sous terre plutôt que d’être là, avec un datapad rempli de pornographie dans la main, à se geler les arpions au milieu d’une chambre froide en compagnie de son cousin éloigné de treize ans son cadet.

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Joclad Draayi
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MessageSujet: Re: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Lun 24 Juil 2017 - 18:17


Bon, j’aurais certes peut-être dû me taire, mais je n’aurais sans doute pas eu le droit au franc-parler d’Alyria, et ses propos déplacés qui, malgré tout, ne détonnaient pas tellement avec mon dernier questionnement. Si j’avais pour habitude de paraître insulté lorsque de tels propos visaient mon ancien Maître ou moi-même, je devais bien admettre que c’était plutôt un large sourire et presque un fou rire qui accueillit les propos de la Maîtresse d’Armes. Nous étions visiblement tout les deux gênés par la situation, quand bien même je ne l’avais toujours pas comprise. Pourquoi était-elle ici, je n’en savais foutrement rien. Mais vu l’ambiance, je ne pouvais pas retenir ces quelques pensées qui, tout de même, serviraient de réponse à ses interrogations :

« Oh croyez-moi, vu la tronche de la poêle, elle a déjà dû épouser quelques crânes. »

Ah ça, il était certain que les pliures et les bosselures du métal n’était pas dû à une cuisson trop rapide, ou à un oubli sur les plaques chauffantes, mais plutôt la faute d’un ou deux crânes réfractaires aux avertissements du Tianesli. Ça ou un tibia, ou même autre chose. A vrai dire, je n’étais pas lors de ces rencontres. M’enfin, la chose était dite et j’avais espéré avoir fait suffisamment diversion de sorte que ma cousine aurait oublié mes précédents propos à son sujet.

Que nenni ! Les paroles qui suivirent ses rires me surprirent, tant par le semblant de sérieux dans sa voix que par leur contenance.

« Heeeeuuu… »

Même si je discernais la plaisanterie, la taquinerie, sa confirmation soulagea mes derniers doutes qui s’exprimaient toujours dans une grimace digne d’être photographiée, pour la postérité.

Je déglutissais pour la faire disparaître, avant de me retourner, avec l’idée de faire comme si je n’avais rien entendu de tout cela. Si j’avais mon idée sur la relation qu’elle pouvait entretenir avec Maître Vocklan, je n’avais jamais pensé que son esprit fut aussi dévergondé. Mais après tout, elle avait beau être ma cousine, je ne connaissais pas grand-chose d’elle. D’une certaine manière, cela me rassurait d’entendre ce genre de choses de la part d’un autre Jedi, car j’avais l’impression d’avoir franchit une sorte d’interdit non dit avec Darel. Visiblement, j’étais loin de me douter de ce que certains avaient bien pu faire !

C’est en reprenant notre sérieux que je pus enfin prendre connaissance de la raison de sa présence, avec moi, dans cette chambre froide. J’avais pensé que Léonard avait pu l’envoyer à ma recherche, me croyant perdu entre deux gigots, en argumentant que nous étions de la même famille, et patati et patata. Or, c’était là une toute autre histoire qui, en fait, offrait une certaine justification à notre nouvelle situation. Car entre-nous, je ne connaissais pas beaucoup de portes qui se refermaient d’elle-même sur un coup de tête. Du coup, c’était peut-être bien ces deux abrutis qui nous avaient enfermés, et qui risquaient de nous transformer en glaçon…

« A ce moment là Maître, s’il vous plait, pensez à moi… » vins-je surenchérir, sans masquer une seule seconde le plaisir que j’aurais à les faire balayer l’intégralité des couloirs du Temple trois semaines de rang.

Quand à la remarque quelque peu téléphonée de ma cousine, je ne prenais même pas à en rire. Au contraire, je devais bien admettre que je commençais sincèrement à me les geler. Parce que ça faisait quand même déjà un moment que je trimbalais entre les côtelettes et les filets de Bantha, moi !

« Non, ça je vous le confirme, il caille... »

Quand à cette poêle… Cette fameuse poêle ! Si j’y mettais la main dessus, Léonard allait en entendre des nouvelles, ça je pouvais vous l’assurer. Je n’aurais d’ailleurs aucun remord à la fracasser contre la porte, ou même à la tordre pour en forcer les verrous !

« Oui, si nous la trouvons un jour. »

Parce que ouais, elle pourrait effectivement nous être utile, et je me ferais sincèrement un malin plaisir à la gondoler un peu plus, mais encore fallait-il la trouver, cette poêle ! Non parce que pour le moment, c’était plutôt elle qui nous men…

« OOOOOOH OOOOOOOUI ! »

Je sursautais, mon regard venant immédiatement se river sur la silhouette d’Alyria qui, déjà, rougissait de honte. Je laissais échappé un air interloqué, presque outré, et plus jamais on ne me fera entendre que les Jedi n’étaient bons qu’à être dépuceler ! Et ma cousine pouvait rêver pour que je ne vienne pas répéter un jour sa rencontre avec ce datapad. Ah ça, je me ferais un malin plaisir à la lui rappeler ! Oh que oui !

« AHEM… Il semblerait ! » lâchais-je d’ailleurs, taquin.

Enfin, j’aurais peut-être mieux fait de la fermer, car ce qui allait suivre ne volait guère plus haut.

J’avais repris mes recherches en retenant un rire moqueur, railleur, à l’égard de la Maîtresse d’Armes, renversant sur le côté ustensiles et autres récipients inutiles, retournant fenouils de Champala et poireaux de Dantooïne à la recherche d’une clé, ou d’une barre suffisamment solide pour forcer la porte épaisse et sans doute très résistante de la chambre froide, lorsque je le vis : le manche de la poêle de Léonard, masquée par des feuilles de choux du potager de Maitre Manteer !

« Je l’ai ! Je l’ai ! » m’esclaffais-je sans attendre, fier de ma découverte, signe de la réussite de ma mission !

Je me penchais, fier de ma découverte, pour me saisir du manche de ce que je pensais être le Graal que Léonard Tianesli m’avait envoyé cherché. Je soulevais l’objet caché dans l’obscurité, étrangement léger et agréable à prendre en main, découvrant qu’il ne s’agissait sans doute pas là de l’ustensile tant recherché, et j’appuyais par mégarde, non sans une certaine curiosité, sur ce qui me semblait être un bouton qui, il fallait bien l’avouer, n’avais rien à foutre sur une poêle…

BZZZZZZZZZZZZZZZZZ !

PAR LE STRING DE DAREL, MAIS QU’EST-CE QUE CA FOUT LA, UN TRUC PAREIL ?!

Ma main vibra un instant alors que je blanchissais de stupeur, lâchant l’objet qui vint s’écraser au sol sans pour autant cesser de bourdonner. Je faisais un pas en arrière, me fracassant le dos contre une armoire accolée à un des murs, laquelle se renversa sur le sol dans un bruit sourd et violent. Mon regard glissa dans la direction de ma cousine et mes jouent rougirent instantanément, sous les effets combinés de la gêne et de la honte.

« J’l’ai pas ! » tentais-je de feinter, malgré le vacarme que j’avais causer et du bourdonnement toujours audible du jouet.

Je m’imaginais sans mal les gros yeux d’étonnement se dessiner sur le visage d’Alyria quant à ma découverte, qui venait étrangement bien s’ajouter à le sienne, et qui me laissait songeur sur la véritable utilité de notre prison glacial ! Parce qu’entre nous, je m’attendais à trouver ce genre de choses à Cinnagar, ou bien à bord d’une soute d’un cargo Zeltron –j’en avais peut-être même trouvé, d’ailleurs !-, mais certainement pas dans les sous-sols d’un temple Jedi !

« Votre plan machiavélique, vous êtes certaine que ce n’est qu’une plaisanterie ? Non parce que, là, elle me semble de plus en plus sérieuse votre histoire ! »

Et moi, je pouvais dire adieu à ma moquerie, car je pouvais être certain que ma cousine à la crinière de feu ne manquerait pas de me rappeler ma découverte….


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MessageSujet: Re: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Mer 26 Juil 2017 - 18:33

« Quelle dextérité … »

Oui, à cet instant précis, Alyria se vengeait avec la plus grande délectation du regard moqueur lancé par Joclad à son endroit quelques instants plus tôt, arborant un sourire sarcastique du plus bel effet, ses lèvres minces s’étirant pour donner naissance à un rictus qui en disait long sur les pensées peu amènes de sa propriétaire, qui était à deux doigts de s’esclaffer mais parvint tout de même à se contenir, par égard pour le malheureux explorateur des sacs à légumes. Après tout, il n’avait pas été plus délicat à son encontre, alors elle pouvait bien se laisser aller à quelques sentiments guère charitables ! C’était un prêté pour un rendu en somme. N’empêche, elle se demandait qui avait pu avoir l’idée saugrenue de cacher ses petits pourvoyeurs de plaisir personnel là. Encore que, en y réfléchissant, le choix n’était pas si improbable, surtout venant d’un padawan, puisque l’intimité était toute relative pour les adolescents et jeunes adultes qui partageaient bien souvent leur chambre avec un au moins de leurs camarades. Elle-même se souvenait de sa propre jeunesse passée à échapper aux phéromones de Luuna … Dire que les maîtres ne lui avaient pas fait un cadeau à l’époque relevait de l’euphémisme, même si elle avait tiré de l’expérience une solide maîtrise de soi, et ce dans la plupart des circonstances les plus gênantes. Pour autant, chacun avait ses limites, et il ne fallait pas non plus pousser Papy Manteer dans les orties.

Prenant pitié de la pauvre forme cabossée au sol, la maîtresse d’armes étendit le bras et fit voler l’objet du délit jusqu’à sa main métallique, qui vibra tranquillement sans que cela ne la gêne le moins du monde, sa poigne de fer solidement arc-boutée autour de sa cible. Une simple pression sur le bouton acheva de faire taire l’engin, au soulagement général. Déposant la chose aux côtés du datapad honni, la gardienne recula ensuite, peu soucieuse de s’approcher davantage de tout cela. Non pas qu’elle ne connaisse pas l’usage d’un … En fait, fut un temps, dans sa jeunesse, sur Chandrila, avec Yrine … Ah, la folie de ses dix-neuf ans, d’une relation passionnelle entre deux jeunes femmes ivres de tout découvrir, enfin, pour l’une de faire entrer l’autre de plein pied dans le monde des adultes … Yrine n’avait guère de mal à être plus expérimentée qu’Alyria, et la demi-echanie avait fait l’essentiel de son éducation sexuelle auprès de cette dernière, qui n’était pas avare en expérimentations diverses et variées. Certes, le temps de ces mois de dévergondage délicieux étaient passés, et sa vie intime était désormais nettement plus calme, sans pour autant perdre de son caractère vivace, l’âge étant passé par-là. A vingt ans, l’amour se transformait bien souvent en une performance enivrante qui ne connaissait que peu de limites. A pratiquement quarante … Il se faisait quand les deux parties en avaient l’occasion, et tirait profit de toutes ces années à tout tenter pour se reposer sur les valeurs sûres apprécies par l’ensemble des participants. Le corps à corps sensuel n’en perdait pas sa saveur, au contraire : au goût de l’interdit succédait celui de l’assurance et des plaisirs mutuellement partagés et jamais déconcertants. Non pas qu’épicer les événements soit forcément contraire à ses goûts, mais elle devait avouer que parfois, après une mission harassante, rien ne valait le langage muet d’une bataille autrement plus physique, dans tout l’éclat de sa pureté charnelle.

« Voyons Joclad, je crois être à même de résister à ton charme. Maître Varay, je ne sais pas, en revanche … »

Sourire amusé.

« Pardon, mais tu devrais voir ta tête. C’était trop tentant. Je vais finir par croire que tu es bien plus innocent que je ne le pensais, avec tes manières de vil séducteur sur Sy Mirth. »

Elle lui avait adressé un léger clin d’œil à ce moment, comme pour signifier qu’elle n’en pensait pas un mot. Pour autant, elle s’arrêta un instant, redevenant plus sérieuse, désireuse d’aplanir ce qui aurait pu déraper en un conflit délétère à l’époque. Alyria avait conscience que le jeune homme avait été blessé à l’époque par ses conseils ainsi que par ceux de Lorn, même s’ils ne cherchaient tous les deux sincèrement qu’à le mettre en garde contre une idylle qui, si elle était sincère et charmante, n’en demeurait pas moins soumise à des variables qui pourraient bien conduire à une situation très désagréable dans quelques mois. Elle espérait même honnêtement et sans arrière-pensée que le garçon avait trouvé ce qu’il cherchait auprès de quelqu’un, si c’était ce qu’il désirait. A son âge, c’était naturel. Il était seulement temps qu’elle lui fasse comprendre que ça n’avait jamais été contre lui.

« … Tu ne m’en veux pas pour ce qu’il s’est passé là-bas ? Je ne voulais pas empêcher quoi que ce soit en tant que tel, simplement … être sûre que tu savais dans quoi tu t’engageais. Notre engagement au sein de l’Ordre est difficile à faire comprendre, et une bulle de bonheur éphémère peut être prompt à nous en éloigner ou à blesser in fine la personne si ton ou ta partenaire ne comprend pas réellement ce que signifie profondément être un jedi.

Et c’est peut-être surestimer mon impact … Mais j’espère que cela t’a permis de trouver ce que tu désirais, sans que personne n’ait à souffrir. »


Que de sérieux après des moments aussi ridicules … Mais quelque part, la trentenaire avait senti que c’était le moment de dire cela, d’offrir l’équivalent d’excuses, ou du moins, d’expliciter ce qui n’avait pu l’être au vu de l’urgence de la situation. Aborder le sujet aurait été singulièrement compliqué en d’autres circonstances, chargeant sans doute l’air de gêne. Là au moins … Il n’y avait pas de risque que ce soit pire …

« La température commence vraiment à être dangereusement basse … Tu arrives à réguler ta propre température, ou tu veux que je t’aide ? »

Sa maîtrise pointue de la Guérison lui avait permis de baisser sa température interne et de ralentir les battements de son cœur pour éviter de perdre de l’énergie et de ressentir trop férocement la morsure du froid, même si cette solution était précaire et ne durerait pas éternellement … Il fallait vraiment qu’ils sortent de là … Au plus vite.

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Joclad Draayi
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MessageSujet: Re: Glacialement vôtre [PV Joclad] [Défi Anniversaire]   Mer 26 Juil 2017 - 20:56


Si j’avais déjà rougi tout à l’heure, cela n’avait rien à voir avec mon état suite à la courte remarque de la Maitresse d’Armes.

Rouge pivoine, je détournais mon regard et me penchait en avant, plus pour masquer ma gêne que pour tenter de récupérer l’objet qui vibrait sur le sol carrelé. Il fallait admettre que je l’avais tout de même bien cherché et que la remarque d’Alyria était fortement bien pesée. L’objet en question, j’en avais déjà vu il y a peu, lors de mon retour d’Hapes, dans la chambre de Darel. Ce n’était certes pas ce modèle là, mais j’étais certain que les formes que j’avais pu voir dans la boite planquée sous son lit avaient quelque chose à voir de près ou de loin avec cet instrument. Ou peut-être était-ce tout autre chose, car il était clair que ma connaissance de ce genre de jouets était, somme toute, extrêmement limité. Ce que j’avais vécu avec le Zeltron s‘était révélé parfaitement naturel, comme cela avait pu être le cas avec Alys sur Halmad. M’enfin, peut-être que si l’on se recroisait, Darel et moi… Enfin bref, j’essayais surtout de ne pas y penser, car je cherchais toujours l’objet de ma honte, lequel avait sans doute en partie roulé sous un des meubles, hors de portée de ma main, et gêné comme tout, je n’avais pas pensé à faire usage de la télékinésie pour l’attirer à moi. Mais en même temps, il fallait bien admettre que je n’avais pas forcément envie de l’avoir à nouveau entre mes mains, ce truc, et je laissais donc volontiers Maitre Von s‘en saisir pour mettre fin à ce bourdonnement gênant. Je me redressais alors, pas moins rouge qu’auparavant, et je soufflais abondamment pour tenter de retrouver mon teint naturel. Sauf que voilà, Alyria venait en remettre une couche et je retrouvais presque immédiatement cet air mi-gêné, mi-horrifié de tout à l’heure, lorsqu’elle avait sortit cette plaisanterie de plan machiavélique.

Son sourire, néanmoins, me fit vite comprendre que, là aussi, il s’agissait d’une blague. Je devais bien admettre que, dans d’autres circonstances, la plaisanterie n’aurait pas prit car je me serais immédiatement rendu compte de la supercherie. Mais j’étais là repoussé dans mes retranchements, au fin fond de ma confusion, si bien que je n’avais rien vu venir. Je dirais même plus, j’étais totalement aveugle, car l’allusion à Sy Myrth, celle-là, je n’aurais jamais songé un seul instant l’entendre surgir un jour, et il me fallut quelques secondes pour parvenir à me libérer de ma constipation :

« Hé ! Ce… ce n’était pas ce que vous croyez… »

En fait si, totalement, ça l’était. Avec la partie « Vil Séducteur » en moins, évidemment. Ce que j’avais pu vivre avec Callista, à cette époque, fut une erreur. Coincé dans les égouts, j’avais voulu la réconforter au mieux mais je ne m’étais pas attendu à ce que la jeune adulte pusse se prendre d’affection pour moi, et que moi, en retour, j’exprimasse les même sentiments. Alyria et Lorn avait eu la bonne intuition en me forçant à m’éloigner d’elle, et ce fut sans doute là leur expérience qui nous évita une belle catastrophe. Je ne leur en voulais pas, et à vrai dire, cette histoire m’était totalement passée au-dessus de la tête. Au contraire, en y repensant, j’aurais sans doute dû les remercier car cela m’avait fait réfléchir à la manière dont j’envisageais réellement ce genre de relation. Et d’ailleurs, à ce sujet, je n’avais trouvé personne. Il y avait bien Darel, mais le Zeltron avait exprimé sa volonté de ne pas créer de relation durable.

Mais à force, je m’étais tout de même quelque peu résigné à poursuivre mon aventure seul, avec, bien évidemment, la Force à mes côtés.

« Non, absolument pas. En fait, au contraire, votre action m’a beaucoup aidé. Je ne pense pas que Callista ait comprit, à l’époque, les obligations d’un Jedi. Et moi-même, je fus aveuglé, d’une certaine manière. Je vous en remercie, Maitre. Encore une fois. »

Je restais bien évidemment silencieux quand à la deuxième partie de son explication, du moins pendant de longues secondes, car il était certain que son intervention à Lorn et elle, couplé aux exigences de Darel, avaient clairement douché mes ardeurs. Sans parler des soupçons que j’avais quand à la relation entre ma cousine et Maitre Vocklan…

Mon regard se fit vide un instant, avant que mes lèvres ne s’écartassent un bref instant pour laisser échapper ma réponse, brève et faible, une négation qui en disait long :

« Non… Pas vraiment. »

Puis je m’étais écarté, secouant doucement la tête et laissant parcourir mon regard sur les différentes armoires et autres meubles de métal pour écarter les nouvelles pensées qui cherchaient à s’implanter dans mon esprit. Ce n’était sans doute pas le meilleur moment pour aborder ce sujet , d’une certaine importance, certes, car nous étions toujours coincés dans cette chambre froide, et que justement, la température commençait de nouveau à se faire glaciale. Penser au fait que je commençais sincèrement à me les geler me permettait d’oublier cette sensation gênante.

Comme Alyria, j’usais effectivement de la guérison pour stabiliser la température de mon corps et éviter les déperditions inutiles de chaleur. Pour autant, cette solution ne fonctionnerait pas indéfiniment. Il nous fallait trouver un moyen d’ouvrir la porte de la chambre froide, et la solution miracle était d’ailleurs peut-être sous nos yeux depuis le début.

« Ca va, pour l’instant. Mais ça ne durera pas éternellement. Il faut que l’on force la porte, et peut-être que nous y parviendrons avec la télékinésie, comme nous l’avions fait sur Sy Myrth. Vous en pensez quoi, Maitre ? »

Nous étions des Jedi, nous avions la Force. Et c’était aussi un excellent moyen de contourner le sujet précédent…


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