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 Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)

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Simi Lothan
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Nombre de messages : 10
Âge du perso : 16 ans
Race : Arkanienne

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Activité actuelle: Membre de l'équipage de l'Eternel.
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MessageSujet: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Mar 31 Jan 2017 - 21:49

Nom : Lothan

Prénom : Simi

Âge : 16 ans


Race : Arkanienne

Côté de la Force : Neutre

Rang désiré :
Jedi Gris (Padawan sans maître)


Sabre laser :
Il s'agit d'un sabre simple, gris terne, à une lame, bleue. La poignée en est plus fine que sur la plupart de ses semblables, et s'évase là où jaillit le laser.


Caractéristiques :

Force 3
Dextérité 4
Agilité 4
Constitution 2
Intelligence 4
Sagesse 3
Charisme 2


Pouvoirs :

Détection (niveau 1)

Télékinésie (niveau 1)

Voile de Force (niveau 1)


Points Forts :

Entrainement au combat : Simi a été formée au combat à mains nues, au maniement de la plupart des armes légères, du sabre laser, et à la base de la stratégie et de la tactique, ce qui lui permet, outre de viser juste, de savoir réagir efficacement à une situation d'un point de vue militaire et de participer à des opérations offensives, défensives ou d'infiltration.

Technophile : Simi a appris les bases théoriques de la plupart des sciences physiques et se débrouille correctement avec les moteurs, les appareils ou les droïdes, qu'il s'agisse de les comprendre ou de faire de la maintenance. Elle manque encore de pratique pour des réparations rapides ou sur des pannes critiques.


Points Neutres :

Mystique convaincue : En bien ou en mal, Simi est une mystique explorant la face invisible de l'univers. Ses préoccupations et ses objectifs sont très éloignés de ceux des contrebandiers dont elle partage la vie, ou même de ceux des Jedi qui se consacrent au maintien de la paix ou à la politique. Cela peut aussi bien la servir que la desservir. Elle est ainsi relativement incorruptible et n'est pas aveuglée par les conventions, les consensus, ou les apparences. Mais elle est aussi à l'occasion irrationnelle et se placera dans des situations à son désavantage pour la seule vertu de l'expérience et de l'intuition qui l'y a conduit.


Points Faibles :

Cas social : Simi n'a jamais eu l'occasion d'apprendre à se comporter avec ses semblables. Qu'il s'agisse des convenances, de la politesse, de la culture générale ou des mœurs de ceux avec qui elle interagit, elle n'a souvent qu'une image bien vague de ce qui peut leur plaire ou les offenser, ou de la nature de l'intérêt qu'on lui porte.

Séquelles : Les multiples opérations passées, ainsi que celles nécessaires par la suite pour retirer de son corps les implants qui pouvaient l'être, ont laissé leurs marques. Les implants qu'elle porte encore en elle ont été désactivés et sont inoffensifs, mais leurs logements dans son organisme, conçus pour être temporaires, doivent être surveillés médicalement. En plus des douleurs et gênes qu'ils causent, il arrive que des mécanismes se déclenchent inopinément et qu'elle doive en gérer les conséquences. Rien d'explosif, mais un mouvement involontaire ou un pic d'adrénaline au mauvais moment peut être désastreux, sans parler de la diffusion de drogues.


Caractère :

   Simi est une personne secrète et solitaire. L’intérêt comme la démarche de nouer des liens profonds avec les autres ne lui est pas naturelle, pas plus que l'habitude des sentients de se confier leurs émois et états d'âme. Elle possède les capacités intellectuelles et la curiosité infinie de son peuple et se montre donc toujours avide de dialogues enrichissants sur tous les sujets imaginables. Chaque personne ou situation lui est une nouvelle occasion d'en apprendre plus sur l'univers, une occasion à chérir donc, mais elle porte très peu d'intérêts aux motivations habituelles des gens, qu'il s'agisse de sentiments, de profits, de désirs ou de peurs. Philosophe, elle cultive sa capacité à comprendre les points de vues les plus étrangers ou absurdes, et son humilité devant la complexité de tout ce chaos.

   Ignorant la rancune ou l'attachement, il est souvent difficile pour qui la connaît mal de savoir si elle vous considère comme ami ou ennemi, ou de l'amener à prononcer un jugement sur une situation ou une personne. Capable d'autant de cruauté que de compassion, maniant mieux encore l'indifférence, sa moralité reste mystérieuse. Il n'y a guère que son protecteur et plus proche ami, Madigan, pour saisir que sa loyauté est simplement très ardue à obtenir, mais que Simi ne provoquera jamais de souffrance qu'elle puisse éviter, indépendamment de son opinion réelle à votre égard.

   Bien plus entraînée au combat et à la méditation qu'à la sociabilité, Simi achève de mettre mal à l'aise son auditoire en se révélant d'une maladresse abominable en société. Ignorante de la plupart des tabous et des coutumes, franche jusqu'à la grossièreté, elle a régulièrement besoin qu'on la sorte de malentendus allant de la confusion bon enfant au mauvais pas potentiellement désastreux. Demander à un Hutt comment il grimpe un escalier porte malheur...

  Elle est donc quelqu'un d'à la fois très naïf et très sage, centrée sur elle-même et soucieuse de respecter la vie l'entourant, à l'écoute de la Force qu'elle révère.

Description Physique :

   Simi ressemble à l'image que la galaxie se fait des Arkaniens. Un peu petite pour un humain, ses yeux intégralement blancs, sa peau excessivement pâle et ses cheveux décolorés ne font que souligner son aspect froid et sévère. Les traits de son visage ovale sont marqués d'une concentration et d'une attention intense à son environnement, lui donnant un air impérieux et interrogateur tout à la fois. Être regardé par elle donne la sensation d'être analysé par un scanner décidé à trouver la faille en vous. Jusqu'à ce que ses épais sourcils se redressent et s'arrondissent pour exprimer sa perplexité et son empathie.

   Son corps est celui d'une combattante agile et rapide, une musculature nerveuse et souple dessinant sa silhouette athlétique aux courbes presque imperceptibles. Sa démarche et ses gestes mesurés et calmes contribuent à lui donner l'air d'un spectre asexué. S'habillant habituellement de blanc, tuniques ou combinaisons, elle ne s’embarrasse pas des multiples cicatrices, sutures et greffes de peau visibles tout le long de son corps, et ne cherche pas plus à les afficher qu'à les cacher. Des éclats métalliques sont même visibles à travers ou au contact de sa peau translucide, le plus remarquable restant l'aperçu sur son omoplate droit d'un injecteur d'adrénaline.


Histoire :

   Arkania est une planète froide où prospèrent ceux pourvus d'un intellect supérieur et d'un certain relativisme moral. Une armée de droïdes et d'immigrés exploités pourvoyant à leurs besoins et créant leur richesse, les Arkaniens consacrent leurs énergies à leurs recherches en biotechnologie et à se protéger de l'influence des étrangers méprisés, bien qu'ils restent membres à part entière de la République. La Force bénit un jour la progéniture d'un puissant parmi les autres de cette planète rude et inhospitalière, l'enfant présentant un taux élevé de midichloriens. Gérold Moful, le puissant en question, en digne représentant de son peuple, s'était assuré qu'un examen médical avancé serait fait de sa fille dès la délivrance mais aussi que ces informations lui seraient communiquées par un signal sécurisé et à lui seul. On ne sait jamais quelle donnée se révélera l'avantage à exploiter ou la faille à dissimuler. A son bureau à la réception du rapport, il se félicita que l'heure fût tardive et de n'avoir personne autour de lui. Il n'aurait pu dissimuler son agitation pendant de longues minutes, tant la nouvelle était riche de possibilités. La Force était bien entendue étudiée et convoitée par les Arkaniens. On chuchotait dans certains cercles la possibilité de reproduire certaines aptitudes Jedi par le biais d'outils organiques. Mais si l'élite scientifique du monde polaire en savait plus sur la Force que le Conseil Jedi ne le souhaiterait, aucun projet concret ou presque n'avait vu le jour, sinon abouti. Il n'y avait pas assez de sujets d'expérience, et il était difficile de cacher à l'Ordre ceux doués de la sensibilité suffisante. Peut-être était-il le premier à disposer des moyens nécessaires et de l'information de la naissance d'un sujet potentiel suffisamment tôt pour espérer... L'alternative était, à terme, de concéder la petite fille. Gérold savait qu'il lui faudrait des semaines pour décider de la marche à suivre et donc des risques de l'entreprise, mais qu'une décision immédiate s'imposait s'il souhaitait profiter de cette opportunité. A peine un quart d'heure s'était écoulé lorsque le personnel médical concerné reçut une proposition n'admettant pas de réponse négative. Les enregistrements et données relatives à l'accouchement furent falsifiées, et Ilyüe Moful devint officiellement un bébé mort-né. Sa mère ne fut mise au courant que des heures plus tard de l'opération, mais n'exprima aucune objection.


   Un lieu isolé et majoritairement souterrain fut aménagé et pourvu du personnel et de l'équipement approprié. A la surface des habitations modulaires étaient gardées par des agents de sécurité dont certains simulaient égalent des tests d'endurance de nouveaux membres cybernétiques. Au-dessous, un bien moins modeste complexe de laboratoires encerclaient quelques pièces plus colorées servant de lieu de vie à Ilyüe. Gérold n'était pas un imbécile sanguinaire et n'avait nullement l'usage d'un psychopathe élevé dans un donjon. Il n'était pas non plus tout à fait sans cœur, et ne comptait pas maintenir sa fille dans l'ignorance de son lien avec elle et de sa place dans ses projets. Ni dans celle de son absence de choix en la matière. Il peupla donc cet univers clos de nourrices, d'éducateurs, de jeux, et même d'affection. Le besoin de personnel spécialisé dans le conditionnement doux de sujets spéciaux n'était pas chose rare sur Arkania, ces scientifiques peu belliqueux et sans scrupules pouvant même se vanter de produire les meilleurs en la matière. Aussi est-ce dans un environnement accueillant quoiqu'austère que s'éveilla peu à peu ce nouvel être, tandis que son père menait dans le secret les recherches qui déciderait de son sort.


   Du haut de ses cinq ans, Ilyüe se disait que la vie c'était quand même un peu facile. Le matin, ses tuteurs s'occupaient d'elle. Elle jouait, écoutait des histoires, on lui parlait ou la laissait tranquille selon ses humeurs. Il fallait qu'elle écoute et qu'elle obéisse quand elle se comportait mal, mais on répondait à ses questions et on la traitait avec affection. Elle savait ainsi qu'elle était spéciale, et que son papa avait besoin d'elle pour de grandes choses compliquées. Que c'était difficile et qu'elle devait se préparer. L'après-midi, c'était le tour des précepteurs. Là il fallait se tenir impeccablement, obéir sans discuter, ou les coups pouvaient tomber. Il pouvait s'agir d'entraînement intellectuel ou physique, ou encore de tests, mais on la poussait régulièrement à ses limites et elle s'était habituée à la douleur et l'épuisement. La nuit, elle était libre, dans la limite de ce que les senseurs de sa chambre pouvaient percevoir de ses activités. Son lit et les quelques recoins où elles parvenaient à se glisser devenait le théâtre de jeux secrets et d'introspection. Évidemment, elle n'aimait pas l'après-midi. On la traitait comme un objet et aucun de ses efforts ne semblaient à la hauteur, mais elle savait que c'était pour la rendre forte, et qu'une fois grande elle serait assez forte pour sortir et aider sa famille, dont elle ne connaissait que son père, une grande silhouette et une voix basse et profonde qui lui inspirait une dévotion farouche. Cette année là, il s'était attardé longtemps auprès d'elle, lui posant de nombreuses questions anodines qui la mettaient pourtant mal à l'aise, avant de lui expliquer qu'il était fier de ses performances et de ses résultats aux tests, et qu'elle était prête à passer à la phase suivante. Dans son état d'esprit, l'inquiétude des opérations à venir dont on lui avait expliqué le principe ne troublait qu'à peine sa détermination.


   Gérold avait passé cinq années à mettre au point la procédure qu'allait subir sa fille. La piste de reproduire les pouvoirs Jedis si convoitée dans le secret des calculs de ses semblables se révélait une impasse. Le projet était trop vaste et audacieux pour envisager de le mener à terme avec un unique cobaye. En plus d'être à bien trop long terme, les ressources nécessaires l'obligeraient à s'associer à d'autres qu'il rechignait à mettre dans la confidence. Aussi préféra-t-il rester dans le domaine de spécialité de sa société, les améliorations transbiologiques, et conçut-il les premiers principes d'implants destinés non seulement à améliorer les performances, mais aussi la maîtrise de la Force. Chaque nouveau cobaye éventuel bénéficierait ainsi des avancées permises par le précédent, et les technologies développées seraient un levier de négociation et une source de richesse dans ses relations avec l'Ordre. Chaque mois, Ilyüe recevait un prototype qu'on lui retirait le mois suivant. Des traitements continus permettaient de conserver divers emplacements intéressants de son corps aisés d'accès pour d'éventuels réglages, sans que la gêne ou la douleur soit intolérable au point de négliger son entraînement, de plus en plus axé sur le combat. Au fil des années et des découvertes s'organisa un véritable planning de tests et de chirurgie, calculé pour ne concéder aux périodes où elle devrait rester alitée que le temps nécessaires aux leçons théoriques. Toute sa physiologie était un terrain d'expérimentation optimisé selon ses propres limites, qu'on cherchait à ne pas dépasser inutilement ou trop sévèrement. Les progrès étaient lents mais les rares résultats prometteurs. Ilyüe parvenait ainsi à faire réagir des capteurs spécifiques en se concentrant, et tolérait assez bien des nanorobots injectant au besoin de ses cellules des drogues aptes à induire des états de plus grande réceptivité à la Force. Mais il s'agissait là de gadgets, premiers exercices d'une nouvelle branche de sa science, et il continua avec patience la procédure au terme de laquelle il espérait faire de sa fille une arme surpassant tout Jedi non amélioré.


   A ses dix ans, Ilyüe avait compris qu'on lui avait dit la vérité et que la vie était dure. Le conditionnement durant les entraînements, les séquelles de la chirurgie toujours à l'esprit, l'isolement, l'avaient rendu taciturne et avare de paroles. Ses tuteurs la trouvaient cependant toujours équilibrée lorsqu'elle dialoguait, notant même une relative indifférence à la justesse de ses conditions de vie. Elle était spéciale, les gens comme elle devaient être entraînés, c'était comme ça. Résignée, elle se comportait comme victime d'une circonstance plutôt que d'une offense, et manifestait toujours la même dévotions envers son père lors de ses visites. Elle devenait simplement de plus en plus distante, ce qui n'avait rien d'inattendu. Assidue, coopérative, il n'y avait guère que ses escapades nocturnes de plus en plus longues et audacieuses d'angles morts de senseurs en coins sombres qui lui attiraient des réprimandes ou des corrections. Certains de ses geôliers évoquaient parfois leur inquiétude devant certaines de ses attitudes. Soumise et franche, leur spécimen se comportait parfois d'une manière glaciale, évoquant des résolutions cachées. Il leur semblait que l'obéissance d'Ilyüe ne reposait que sur un accord tacite par lequel elle se sentait liée mais dont les termes, jamais précisés, ne laissait pas de place à une vraie loyauté. La gamine dégourdie et à l'esprit vif lâchait à l'occasion des remarques ne laissant pas de place au doute quant à sa position d'esclave et de cobaye. C'est peut-être parce qu'elle évoquait souvent sa difficulté à comprendre en quoi elle était tant spéciale que son père, cette année-là, lui présenta un nouvel arrivant dans son monde souterrain. Elle avait pu à l'occasion sortir et contempler le ciel et le paysagé glacé mais c'était le premier étranger qu'elle rencontrait. L'homme était d'un rouge terne, des marques noires courant sur sa peau et jusque sur les petites cornes qui saillaient de son crâne. Il présentait une carrure impressionnante mais la petite fille n'en était pas effrayée, toute à sa surprise de poser les yeux sur un sentient autre qu'Arkanien, véritable mythe pour l'enfant du bunker. Il s'était agenouillé pour se mettre à sa hauteur et plonger son regard dans celui grave et attentif d'Ilyüe. Elle ne recula pas, lui rendant crânement son regard. A la limite de sa conscience, comme une mélodie dont on ne sait jamais si on l'a imaginée ou réellement entendue, elle sentait la perception du Zabrak l'envelopper et l'examiner plus profondément qu'aucun appareil médical ne l'avait fait. La sensation d'être jugée sans rien connaître des critères ou des enjeux lui était familière, et elle réagit comme à son habitude. Elle se recroquevilla au fond d'elle-même, là où rien n'avait plus d'importance et où elle acceptait le verdict à l'avance, quel qu'il soit, détachée de la détresse poignante qui la secouait quand elle échouait à satisfaire les ambitions démesurées dont on lui faisait supporter le poids. Elle lut la surprise passagère dans les yeux qui la pénétraient avant que le nouveau venu ne rit doucement, presque silencieusement, et s'adresse à son père pour le complimenter de son dressage. L'ironie lui échappait, mais elle comprit très bien le sérieux avec lesquelles il lui parla ensuite, à elle.

« Salut à toi Ilyüe. Je suis Garric Tetros et ton père m'a demandé de t'enseigner les arts Jedi. Je te crois capable de suivre cette voie. Ce sera très différent et bien plus difficile que tout ce que tu as appris jusque là. Mais la Force est puissante en toi, et avec le temps, tu entendras son chant. »


   Il s'agissait d'un Jedi déchu, Chevalier exilé par l'Ordre en raison de la nature des enseignements qu'il transmettait à son premier Padawan. Si Garric reconnaissait la nécessité de se protéger du côté obscur, il manifestait bien des impatiences et des imprudences devant le fastidieux travail qui donnait au Jedi son détachement de ses propres émotions. Le pouvoir l'intéressait moins que la connaissance, mais sa curiosité n'admettait pas d'être entravée par la philosophie. Son désir de former un esprit aux voies de la Force était sincère, et il se réjouissait de cette opportunité qui lui avait été donnée de rencontrer un étudiant intéressant. Le traitement exorbitant versé par Gerold Moful n'était qu'un bonus, et il prit très au sérieux son rôle, exigeant que cessent la plupart des expérimentations et entraînements de son apprentie jusqu'à ce que celle-ci ait atteint l'équilibre intérieur qui lui permettrait de communier avec la Force, ressentir ses courants, sans l'interférence des implants expérimentaux ou des drogues.


   Les premières semaines furent décevantes. Jamais personne ne s'était intéressé au versant spirituel de la réalité de la jeune cobaye qui n'avait jamais vu l'intérêt de formuler et donner un sens à ses émois et ses tourments intérieurs. Quelle était cette créature qui la faisait s'asseoir inconfortablement face à lui et exigeait d'elle des états d'âmes particuliers, ou le récit de ses rêves ? Confuse, Ilyüe était partagée entre la gratitude pour ces changements dans son mode de vie et une colère sourde pour le retard accumulé dans les travaux si importants de son père. Méfiante, elle ne saisissait pas pourquoi il tenait à exposer ces rares parts d'elle-même qui n'étaient l'objet d'aucun test ou expériences, et faisait des cauchemars où le Zabrak lui ouvrait le crâne et déchirait la trame qui la constituait. Son père en personne la battit plusieurs fois pour l'encourager à plus de coopération, mais cela ne suscitait chez elle qu'un état d'esprit soumis et hagard qui l'éloignait d'autant plus de la pleine conscience d'un Jedi.

   « Dis-moi à nouveau le Code Jedi » prononça Garric, sa voix calme semblant capable d'une patience infinie.

« Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix. Il n'y a pas de... »

« Non, Padawan, tu récites mais ne parle pas. Tu connais, mais ne comprends pas. »

« Maître, vous m'avez demandé de vous dire le Code et je vous l'ai dit ! »

« Ce ne sont pas les mots que je te demande, Ilyüe. N'importe qui peut dire ces mots, mais seul un Jedi peut s'en détacher pour révéler la vérité qu'ils contiennent. »

Il y eut quelques secondes de silence pendant lesquelles le Zabrak put lire sur le visage de son élève son désespoir et sa certitude d'être incapable de satisfaire ses attentes. Il savait aussi qu'elle cherchait moins à s'ouvrir à la Force qu'à réussir ce qui n'était pour elle qu'une nouvelle épreuve dans le parcours du combattant qu'était sa vie. Sans rien laisser paraître, il se laissa aller un instant à l'apitoiement pour cette enfant, si totalement privée de sa vie qu'elle ne parvenait pas même à concevoir que sa vie pouvait avoir une valeur mystique, intrinsèque, et non être un simple outil plus ou moins performant au service d'un autre. Elle était à la fois si proche de l'état d'esprit de servitude et de sacrifice d'un Jedi, et si loin de son attachement inconditionnel à la vie et la paix... Comment pouvait-il lui faire comprendre à quel point les mots ne signifiaient rien, sans l'expérience de la réalité qu'ils décrivaient? Les paroles du Conseil a l'encontre des raccourcis de son enseignement lui revinrent en tête mais il savait que sa décision était prise.

« Il n'y pas d'émotion, il y a ... »

La voix atone et résignée de son élève acheva de fortifier sa résolution. Elle esquivait encore inconsciemment le lien qui commençait à se former entre eux, mais dont il sentait déjà que la profondeur lui interdirait de la laisser dans cette confusion. Il fit un geste de la main, brouillant les senseurs qui les espionnaient.

« Padawan, l'interrompit-il, t'a-t-on déjà dit qu'on t'aimait ? »

Elle ne parut qu'à peine surprise du changement brusque de sujet. Conditionnée à régurgiter n'importe quelle connaissance ou accomplir n'importe quel exercice à la demande et sans explications, elle répondit immédiatement et factuellement.

« Oui Maître. Mes tuteurs. Et Père. »

« Sais-tu ce que cela signifie ? »

Un peu de temps s'écoula, pendant qu'elle organisait sa pensée sur un domaine jamais abordé au cours de ses leçons.

« Cela veut dire qu'ils se soucient de moi ? »

« C'est une définition qui en vaut en autre. Les mots sont justes, comme ceux du Code, mais les comprends-tu ? Par exemple, tu aimes ton père, c'est une évidence. Que signifie se soucier de, quand tu dis que tu te soucies de lui ? »

Il tut les questions suivantes, sa sagesse lui soufflant que celles-ci devaient rester implicites, pour n'être formulées que par l'inconscient de l'enfant. Après que signifier "se soucier de", que veut dire "lui". Puis, dans la phrase précédente, "moi". Ces mots désignant une personne, si semblables, portant un sens si différent, une importance si différente aux yeux de son élève. Un déséquilibre à corriger. Ilyüe respirait déjà plus fort, et tendait à laisser vagabonder son regard. Elle n'aimait pas du tout le tour que prenait la conversation, et sentait au fond d'elle-même s'agiter quelque chose de lourd et d'effrayant. Quelque chose lui disait qu'une fois ces idées suivies jusqu'au bout, elle ne serait plus la même, et la tension entre un espoir jamais avoué et une terreur enfantine d'abandon commençait à la déchirer. Il n'était toutefois pas question de désobéir.

« Cela signifie... que je ne veux pas qu'il soit triste. Que je veux être une bonne chose pour lui ? »

« Exactement, ma jeune et sage apprentie. Tu te soucies de lui, et veut avoir une influence bénéfique sur lui. Tu ne sais pas quels sont ses projets, mais tu n'en as pas besoin pour vouloir qu'ils réussissent. »

Il se tut un moment, examinant les traits de plus en plus désemparés de l'Arkanienne. Il voyait bien qu'au fond d'elle-même, elle avait déjà tiré les conclusions qui s'imposaient. Mais jamais elle ne les admettrait consciemment s'il ne l'obligeait pas à les formuler elle-même. Il reprit donc.

« La Force a toujours été avec toi, et a toujours été ton amie. Elle murmure à ton oreille, même lorsque tu crois ne pas l'entendre. Je veux que tu te souviennes de toutes les fois où l'on t'a dit que l'on t'aimait. Ferme les yeux. Laisse le souvenir venir à toi. »

« J'ai peur Maître, mais je ne sais pas pourquoi... »

« Je suis là Ilyüe et te demande de me faire confiance. Garde les yeux fermés. N'écoute que ma voix. Et souviens-toi. »

Garric pouvait sentir à travers la Force la transe inquiète dans laquelle tombait son élève, revivant dans les moindres détails ces occasions anodines où tant de professionnels compétents l'avait entourée d'une affection soigneusement calculée.

« La Force, de toutes mes alliées, est la plus sage et la plus puissante. La vie l'a créée, et elle est partout où est la vie. Elle est même dans les pensées de ceux qui t'ont dit qu'ils t'aimaient. Elle connaît la forme du souci qu'ils se font de toi, et tu la connaîtras aussi si tu l'écoutes. »

Ilyüe flottait dans un espace indéfini, où ses souvenirs l'entouraient, chacun réduit à une sensation instantanée, où scintillait de plus en plus ce que son Maître lui désignait comme « le souci qu'ils se font de toi ». Et ce n'était pas bon ! Ces mots étaient faibles, vacillant comme flamme au vent, n'y vibrait que la satisfaction du devoir accompli et une vague bienveillance tempérée par le devoir. Ce n'avait rien à voir avec ce qui l'habitait quand elle pensait à ses sentiments pour son père ! Éperdue, elle entendit à nouveau la voix de basse de son maître, résonnant dans son univers onirique, à laquelle elle s'accrocha comme un naufragé à un bordage.

« Ilyüe, ces personnes ont fait de leurs vies et de leurs sentiments des outils et des rites, se coupant de leur sens véritable. Aveugles, ils t'ont appris que la lumière n'existait pas. Goûte aujourd'hui à ces mots que tu entends, tu le sais maintenant, pour la première fois. Je t'aime, Ilyüe. Ouvre-toi à cette vérité, et mesure les autres grâce à cette aune nouvelle. Comprends la justesse de cette part secrète de toi, ouvre-toi à elle, écoute son chant. »

Sentant enfin les dernières défenses de l'enfant face à cette réinterprétation de son univers céder, il tendit les mains pour les apposer, doucement, tendrement, sur les tempes de son élève. Cette dernière, si submergée d'émotions secrètes et en même temps familières, enfin ouverte au mystère de la vie et de la Force, ressentit à travers son Maître le courant de la Force, la musique qui accompagnait chaque être vivant et où chaque murmure était une nouvelle mélodie qui en modifiait l'ensemble.

« A présent, Ilyüe, éveille-toi. »

Elle ouvrit les yeux, regarda autour d'elle comme si c'était la première fois, et éclata aussitôt en sanglots d'une grande violence, balbutiants quelques paroles incohérentes tandis que Garric l'attirait à lui et la berçait, sans mot dire, jusqu'à ce qu'elle se calme. Son propre Eveil avait été moins traumatique, mais aussi intense. Ce ne fut qu'alors qu'il libéra les senseurs de la pièce de son pouvoir et se demanda ce qu'il allait bien pouvoir raconter à ce père dont il avait convaincu sa fille de son indifférence à son égard. Mais c'était insignifiant au regard de ce qui venait de se passer. Plus jamais sa Padawan ne serait sourde à la Force, n'ignorerait la présence du majestueux courant qui les reliait tous. Ils pouvaient à présent commencer.

« Dis-moi le Code Jedi, Padawan. »

Et cette fois, dans sa voix, il perçut le vertige qu'il attendait.

« Il n'y a pas d'émotions, il y a la paix. Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance. Il n'y a pas de passion, il y a... »


   Si Gérold avait été assez naïf pour s'imaginer que la « panne » avait été accidentelle, les fulgurants progrès dans la maîtrise de la Force de son enfant qui s'ensuivirent l'auraient détrompé. Il fallait bien s'attendre à quelques mystères de la part d'un Jedi, et aucun de ses analystes ne parvenait de toutes façons à réellement comprendre le processus par lequel il éveillait peut à peu sa Padawan à ses pouvoirs. Les opérations régulières purent reprendre, et c'était là quelque chose de nature à le rendre conciliant. Le Jedi déchu prenait néanmoins une place de plus en plus importante dans le conditionnement de son futur super-soldat, et il supportait mal le dédain à peine dissimulé du chevalier pour les améliorations technologiques dont il affublait Ilyüe. Lorsque celle-ci portait dans ses cuisses des servos-moteurs donnant à ses mouvements force et vitesse surhumaine, il lui enseignait à se battre avec une telle économie de mouvement que l'amélioration semblait inutile. Lorsqu'un réseau de processeurs était constitué sous son crâne, il était comme par hasard temps pour l'apprentie de maîtriser certaines transes lui permettant de mémoriser de vastes quantités d'informations et d'accéder intuitivement aux réponses nécessaires. Et quand il la jetait dans la fosse de combat munie d'un injecteur d'adrénaline pour en faire une machine de combat mue par l'instinct, il la voyait puiser dans son entraînement Jedi pour contrebalancer l'effet stimulant et demeurer sereine. Ce ne fut qu'au bout de quelques années de ce régime qu'il comprit pleinement que le Jedi déchu se jouait de lui, et s'ingéniait à lui démontrer l'inanité de ses recherches. Dans son bureau d'où il régnait sur un empire scientifique et industriel, il s'en amusait tranquillement, notant que c'était finalement l'attitude la plus favorable au rapide progrès de ses projets qu'adoptait là un mystique peu au fait des subtilités scientifiques. Mais lors de ses visites, la calme arrogance du chevalier Tetros lui inspirait un certain malaise, tout comme la complicité l'unissant à son Padawan. Ilyüe semblait avoir reporté sur lui la dévotion qu'il lui inspirait autrefois. Et si elle se montrait aussi docile que toujours, il ne pouvait s'empêcher de frissonner en voyant l'enfant effacée et vide gagner en prestance et en humour. Elle avait toujours été curieuse et prodigue de questions, mais la passion qui l'animait dans son apprentissage des voies de la Force était une nouveauté. Pour la première fois, on ressentait que quelque chose était important pour elle, personnellement.


   Du haut de ses quinze ans, Ilyüe savait que la vie n'avait rien de difficile ou de facile. C'était une expérience unique, incomparable à celle d'un autre, un langage secret et spécifique à chaque créature. Elle avait toujours su, cruellement conditionnée pour ce faire, adopter un état d'esprit détaché de ses tourments ou de ses émotions. Mais à présent, lorsqu'elle se retirait dans ce sanctuaire, elle entendait la Force murmurer milles histoires et chansons autour d'elle. Elle savait s'abandonner à ce qu'elle persistait à décrire comme une musique plutôt qu'un courant. Son silence intérieur était la trame que la Force faisait vibrer, et à travers laquelle elle savait quand on lui mentait, où placer sa lame laser blanchâtre pour intercepter un tir qu'elle ne voyait pas, ou pressentir la justesse ou le biais de ses intuitions. Elle savait également que sa colère, sa peur, son désir, pouvait altérer cette musique et en changer la forme et la nature, mais que ceux qui s'y essayaient se perdaient et ne faisaient plus la différence entre leurs émotions et leur moi. Elle manifestait le même enthousiasme consciencieux pour chaque activité que son Maître lui assignait, mais préférait manifestement le maniement du sabre et communier avec la Force que développer ses aptitudes les plus spectaculaires comme la télékinésie. Garric n'avait nul besoin des rapports des gardiens de l'adolescente soulignant son affinité pour la technologie pour ressentir qu'il y avait des mois qu'elle se retenait de lui demander quand elle posséderait un « vrai » sabre laser. Il ne pouvait tout à fait contenir un sentiment de fierté en lisant dans l'attitude de son élève, sans qu'un mot ne soit prononcé, qu'elle avait conscience que ce n'était pas un secret pour lui, et qu'elle acceptait pleinement d'être un tel livre ouvert. Son Maître déciderait de quand elle serait prête et elle n'avait rien d'autre à faire que de lui renvoyer une image aussi franche que possible d'elle-même. Jamais il ne lui venait à l'esprit de tenter de paraître meilleure qu'elle ne s'estimait être, et ce n'était pas seulement car elle était trop lucide pour s'imaginer pouvoir cacher quoi que ce soit à Garric. Le Zabrak n'avait jamais croisé d'utilisateur de la Force à ce point dépourvu d'ambition personnelle, à ce point sourd à l'appel du pouvoir. Ilyüe dévorait la connaissance et la philosophie du Jedi déchu avec un appétit insatiable, mais sa puissance ne l'impressionnait guère, et elle travaillait peu à augmenter son propre potentiel dans le domaine de la manipulation directe de la Force.


   « Padawan, pourquoi t’entraînes-tu si durement au maniement du sabre et si peu à celui de la Force ? » lui demanda-t-il un jour.

« Maître, c'est la volonté de mon père que je sois un grand combattant. » répondit-elle avec juste assez de malice pour rendre évident qu'elle jouait à éluder la question.

Garric rit doucement.

« Il me surprendrait que le grand Moful dédaigne des possibilités aussi charmantes que de projeter une tempête de foudre sur son adversaire. »

Encore une fois, Ilyüe lui montra sa valeur en ne manifestant aucune curiosité sur ce pouvoir dont il ne lui avait jamais parlé et attirait bien des utilisateurs de la Force du côté obscur. Au lieu de quoi elle se concentra sur le message implicite.

« Si vous souhaitez une réponse profonde Maître, je dirais que c'est par humilité. »

Elle savait que c'était là une de ses qualités et ne montrait effectivement nul orgueil. C'était un fait, pas un jugement.

« Explique-toi. »

Assis en tailleur l'un en face de l'autre, seuls dans leur pièce, ils méditaient tout en conversant.

« Lorsque je me bats au sabre, je ne suis qu'une créature utilisant son savoir et son corps pour me défendre, ou pour attaquer. La Force me guide, et si elle ne souhaite pas me voir remporter le combat, alors je le perdrais. Si je l'invoque pour accomplir ma volonté, qui me guidera ? Qui me signalera que je fais une erreur ? Le combat importe peu, il n'est qu'un obstacle, que l'on peut éviter ou fuir. La Force doit rester libre de me montrer la meilleure voie vers mon objectif. »

Consciente des senseurs, elle s'interrompit, mais savait que son maître devinait la suite de son discours : la Force devait aussi rester libre de s'opposer à la poursuite même de son objectif. Il savait que l'Ordre aurait frémi devant l'amoralité totale de l'Arkanienne, pour qui aucun objectif n'était condamnable. Mais lui ne ressentait qu'admiration pour cette absence de préjugés et d'inhibitions qui la laissaient tout à fait ouverte à la Force et à ses méandres. Elle ne mettait rien, ni code d'honneur ni ambition déplacée, entre elle et l'univers, prenant tous ses aspects avec la même attention sérieuse.

Elle était prête. Et il n'était pas question de laisser ce joyau être bradé par un Arkanien aux conceptions aussi étroites que son intellect était vaste. Il sortit de sa robe un ensemble de petits objets, des composants électroniques, des armatures métalliques, et quelques cristaux. Le regard d'Ilyüe s'illumina mais elle resta coite.

« Je t'ai appris comment fonctionnait un sabre laser, et le lien qui l'unit au Jedi qui le porte. Tu le sais, tu ne seras jamais reconnue par l'Ordre comme l'une des leurs, et le droit de porter cette arme ne te sera jamais officiellement accordé. Comme eux, on t'a inculqué que étais née pour servir. Comme eux, tu as pourtant appris que chacun n'est responsable que devant lui-même et devant la Force. Comme eux, tu as appris que le combat et le pouvoir sont des moyens, et que nul ne peut prétendre voir toutes les fins. Padawan, tu es digne de concevoir et recevoir ton premier sabre laser. Si tu parviens du moins à le fabriquer...sans le toucher. »

Ilyüe contempla les pièces entre elle et son Maître. Jamais elle n'avait tenté quelque chose de si délicat sans s'aider de ses mains. Mais son regard se posa, parmi les cristaux présentés par Garric, sur le bleu, un peu plus irrégulier mais aux arêtes plus effilées. Une transe profonde tomba sur elle, et elle ne garde qu'un souvenir flou des heures qui suivirent et du ballet des composants de son arme devant elle. Le sentiment de triomphe paisible qui l'envahit lorsque la lame bleue jaillit au final de son sabre ne la quitta en revanche jamais.


   Dans la petite cellule qui lui était allouée au sein du bunker de Moful, Garric Tetros cherchait le sommeil. Il devenait plus ardu chaque jour de masquer les fruits de l'apprentissage de son élève. Les efforts de dissimulation constants risquaient à terme d'atrophier ses dons, les cantonnant à de furtives manifestations. Et Gerold ne tarderait plus à découvrir qu'au lieu d'un assassin surnaturel, c'est un quêteur mystique qu'il formait, apte à trouver son chemin entre obscurité et lumière loin des Ordres et de leurs dogmes. Sa fortune était devenu conséquente au rythme des versements du scientifique, crédits qu'il ne dépensait pas. Il tramait des ébauches de plans depuis longtemps déjà, mais une nouvelle urgence l'animait, dont la source lui était encore cachée. Quelque chose avait changé. Il se leva énergiquement de sa couche, nu, révélant de larges cicatrices de brûlures sur ses jambes, et s'agenouilla au sol. Sa tête était droite, ses yeux clos. Son souffle ralentit à mesure qu'il réfléchissait. L'Arkanien ne montrait plus la même exaspération devant sa manière d'enseigner à sa fille à se jouer des implants qu'elle recevait. Il avait la démarche des résolutions secrètes, le regard fuyant mais la voix chargée de menaces. Jamais l'Ordre Jedi n'accorderait d'intérêt à ses jouets technologiques en l'état actuel. Trop barbares, grossiers, sacrifiant tout équilibre à la puissance de feu ou à la force brute, seul un Sith pourrait... L'urgence devint détresse. La vérité lui était enfin dévoilée. Les détails restaient inconnus, mais il ne doutait pas de son intuition : le père d'Ilyüe avait vendu sa fille aux Seigneurs Siths dans l'espoir que ses améliorations les convaincraient de lui acheter en masse ses implants. Elle serait brisée, remontée en esclave obscène de ses pulsions, puis abandonnée quand la prochaine génération des technologies dont elle n'était que le prototype adviendrait. Sa vision le frappa avec la force d'une prophétie et il sentit tout son être se rebeller, dut canaliser, calmer sa colère, avant de retrouver l'état d'esprit propice à la réflexion. Il se leva et commença à s'habiller. C'était sa responsabilité. Il avait trop bien joué avec Moful, avait surestimé le talent de l'Arkanien et l'avait finalement convaincu de brader son prototype aux Siths, moins regardants que l'Ordre Jedi. Ilyüe devait s'échapper, et il avait assez d'argent, grâce à son bourreau, pour organiser un enlèvement discret. Il sentit bien le pressentiment glacé qui l'étreignit une fois son plan arrêté, mais déchu ou pas, il était un Jedi, et ne se préoccupa guère d'une précognition qui ne concernait, il le sentait, que lui.


   Ilyüe sut que ce jour serait particulier dès son réveil. Une tension nerveuse l'habitait, affûtant ses pensées, préparant ses muscles. Et elle nota la détermination cachée de son Maître dès que celui-ci fit son apparition. Intuition confirmée quand celui-ci leva les deux mains en un geste violent. Les senseurs plus ou moins bien dissimulés grésillèrent et s'éteignirent, définitivement hors d'usage.

« Nous n'avons que peu de temps, Padawan. C'est un choix cruel que je vais t'imposer, mais tu devras te décider immédiatement. Ton père a finalement décidé que ses travaux avaient abouti et que tu étais prête à jouer le rôle qu'il te réservait dans ses plans. Tu peux lui obéir, auquel cas il te livrera aux Siths. Ou bien tu peux venir avec moi et continuer ta formation. Dans les deux cas, tu ne le reverras probablement jamais. »

Cela faisait beaucoup à encaisser, et la tête de l'adolescente lui tournait, prise de vertige devant les implications de cet événement. Elle regarda son maître en quête d'un signe de sa part, d'un conseil, mais il restait plus impassible qu'elle ne l'aurait cru possible. Il tenait à ce que le choix lui appartienne. Elle prit une, deux, puis trois longues inspirations et écouta la Force.

« Je viens avec vous Maître. »


   Le Chevalier et son Padawan agirent dès lors immédiatement. Ilyüe s'habilla de sa combinaison blanche et d'une cape de même couleur, saisit son sabre, et rejoignit Garric devant la porte où il l'attendait. Leurs regards se croisèrent puis le Zabrak se rua à l'extérieur, aussitôt suivie de l'Arkanienne, tandis que leurs deux lames bleues jaillissaient. Leur instinct ne les avait pas trompé, et un peloton de gardes les mettaient déjà en joue, alertés par la destruction des senseurs. Ils n'avaient pas besoin de se concerter pour savoir qu'ils ne désiraient pas faire couler le sang. Comme une seule entité en deux corps différent, ils dévièrent les tirs sans blesser personne et foncèrent au contact pour assommer leurs adversaires. Leurs gestes se complétaient instinctivement, manifestation du lien profond qui les unissait depuis des années et vision effrayante pour leurs opposants. Un groupe de gardes plus belliqueux que les autres les contraignit à parer frénétiquement les rayons des blasters, jusqu'à ce que Garric les projette inconscients contre le mur d'une puissante vague de Force.

« Je dois bien reconnaître maintenant que le pouvoir brut n'est pas dépourvu d'utilité. » plaisanta alors l'Arkanienne.

«C'est une pensée du matin, et nous sommes l'après midi. » ajouta-t-elle comme une manière d'excuse pour la distraction.

Le Jedi déchu fut surpris de ce changement d'attitude. Jamais encore Ilyüe ne s'était laissée aller à badiner au milieu d'une situation sérieuse, et il comprit qu'il n'avait encore fait qu'effleurer la capacité de son élève à adopter rapidement un nouveau paradigme et de nouveaux codes de comportement. Elle n'était pas encore sortie du bunker qu'elle réajustait sa discipline aux critères, moins arbitraires, qu'il représentait. Il était encore tôt, c'était le matin, mais il connaissait la signification de cette dernière phrase. Sa Padawan se plaisait à classer tant idées que situations ou évènements en trois grands ordres. Le matin était le temps de la douceur, l'après midi celui des épreuves, et la nuit le temps des secrets. Il était charmé par cette grille de lecture originale adoptée par son élève, et sourit comme souvent lorsqu'elle y faisait allusion. C'est en constatant la profondeur du regret qu'il connut alors, qu'il sut qu'il ne s'attendait pas à s'échapper libre avec elle et pouvoir poursuivre sa formation. Mais cela n'avait pas d'importance, tant qu'elle s'échappait.


   Ils parvinrent à l'ascenseur sans grandes difficultés, et Ilyüe put y reprendre son souffle et constater que son Maître n'en avait nul besoin. Elle lut cependant la tension qui montait sur le visage du Zabrak et retint ses questions. La plus grande épreuve restait à venir.


   Les portes s'ouvrirent et ils sortirent lentement, arme au clair, pour faire face aux trois silhouettes qui leur barraient la route. Le vaisseau du contrebandier que Garric Tetros avait payé pour leur fuite n'était nulle part en vue. Il fallait encore gagner un peu de temps. Il posa sa main sur l'épaule de sa Padawan à sa gauche pour lui intimer le silence et toisa Gerold Moluf et les deux inconnus. Le premier, un humain assez jeune, portait crânement une armure légère aux teintes vives et le dévisageait de manière provocante. Le deuxième, un Twi'lek au visage marqué le temps et les épreuves, affichait une morgue bien plus écrasante et ses yeux ne révélaient que malice et suspicion. Il finit par prendre la parole, d'une voix de comptable blasé.

« Voilà donc le déchu. Assez courageux pour se rebeller contre de vieux fous mais trop timoré pour saisir le pouvoir qui lui est offert. Vous savez pourquoi je suis ici. Remettez-la moi comme votre employeur le désire et nous pourrons chacun reprendre le cours de nos existences. »

Son compagnon s'agita mais n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche avant qu'une claque sèche ne l'en dissuade. Le Zabrak s'autorisa une moue condescendante à l'égard du jeune homme et fut satisfait de voir la colère brouiller ses traits. Lors du combat, inévitable, il ne penserait qu'à l'abattre et gênerait les efforts de son maître, auquel il répondit finalement d'une voix poliment ennuyée.

« J'ai changé d'avis, et me propose à présent d'emmener cet enfant loin des griffes de son père et des épouvantails de votre espèce. Renoncez à vos plans, écartez-vous de mon chemin, et nul mal ne vous sera fait. »

Moful frémit d'entendre la résolution du Chevalier Jedi, mais le Twi'lek éclata d'un rire mauvais.

« Je vous ai offert l'occasion de vous retirer, une chance que vous ne méritez pas. Vous n'en aurez pas d'autre. »

Gerold poussa un bref cri apeuré et trébucha en arrière lorsqu'ils dégainèrent leurs lames rouges, mais il était bien le seul à être surpris. Jedi et Sith avaient senti l'imminence du combat et était instantanément entrés dans la danse, le maître contre le maître, l'apprenti contre l'apprenti.


   Les forces étaient équilibrées et ce fut le rugissement des moteurs d'un vieux vaisseau cargo qui précipita l'issue. Chaque seconde passant, Garric avait senti cette issue devenir plus incontournable. Il était possible, si Moful ignorait toujours l'étendue des pouvoirs de sa fille, qu'elle atteigne le vaisseau. Mais seulement si lui-même empêchait leurs adversaires d'user de leurs propres pouvoirs à son encontre. Ses derniers espoirs de pouvoir l'accompagner vacillèrent, et une froide résolution l'envahit. Il enchaina une série d'estocs violents pour repousser un instant son ennemi et chercha le regard d'Ilyüe. Une communication poignante et silencieuse s'établit entre eux, et il fut récompensé de son sacrifice imminent par une vague d'amour et de gratitude telle que l'Arkanienne n'en avait sans doute jamais émise. Puis il rompit le lien, encaissa une dernière attaque, et hurla à la face du monde sa rage et l'injustice du destin.


   Le cri manqua rompre le cœur d'Ilyüe. Comme les autres, elle fut renversée par sa violence, mais la douleur du choc n'était rien face à cet abîme de détresse insoupçonnée chez son Maître. A l'instant où leurs regards s'étaient croisés, elle avait eu connaissance de sa pensée et sut qu'il allait se sacrifier pour sa liberté. Elle avait aussi senti le déchirement intérieur qui avait donné naissance à ce cri de Force. Elle ne saurait jamais, à présent, quelles étaient en lui les forces qui permettaient la coexistence de tant de paix et de tant de déchirement dans la même âme. Son maître n'aurait jamais non plus l'occasion de lui apprendre comment il avait établi ce lien mental entre eux, au milieu de la fureur du combat. Mais elle savait ce qu'elle avait à faire, la valeur de l'occasion laissée par le Zabrak au moment même où le vaisseau amorçait sa descente. Laissant le deuil et la tristesse la traverser, elle se réfugia en elle-même, devint moins qu'une pensée, et disparut de la vue de tous. Le voile de Force qui l'entourait avait la froideur de sa propre indifférence, qu'il renvoyait au monde. Lentement, pour ne pas briser l'illusion, elle commença a s'éloigner du combat.


   Le Twi'lek n'avait pas tardé à retrouver son équilibre, même blessé, et hurla de frustration en constatant la disparition de sa proie. A bout de forces, Garric se plaça entre les Siths et la zone où atterrissait le vaisseau, puis les chargea sans souci pour sa propre sécurité. A l'écart, Gerold trépignait, un blaster inutile à la main, fouillant les environs des yeux. Pris d'une illumination subite, ou retrouvant enfin ses esprits, il se rua vers le vaisseau en ordonnant à sa fille de lui revenir. Les patins d’atterrissage touchaient enfin le sol quand il jeta son arme à terre et brandit un petit objet rond d'un air dément. La rampe s'abaissait et dévoilait des silhouettes armées le mettant en joue. Il brailla, poussé à son va-tout par la certitude que la porteuse de millions de crédits de recherches n'avait que quelques pas à faire pour lui échapper.

« Abandonne tout de suite où je déclenche ce détonateur thermal ! Ton père, ces criminels et leur vaisseau, ton maudit Jedi, je vais tous nous transformer en chaleur et lumière si tu n'abandonnes pas maintenant ! "


   Il y eut un moment de flottement. Seul Garric ne se déconcentra pas et en profita pour porter un coup au ventre de l'apprenti Sith, qui s'effondra en gémissant pitoyablement. Il avait lui-même reçu des blessures légères, était épuisé, et savait que très vite il ne serait plus une menace suffisante pour empêcher son plus dangereux adversaire de tourner sa lame et son pouvoir vers Ilyüe et ses sauveteurs contrebandiers. Il ne pouvait rien faire d'autre, et ne pourrait bientôt plus rien faire du tout.


   Mais l'Arkanienne avait déjà pris sa décision. Confiante en son entraînement, elle avait estimé les forces en présence, mesuré son temps, et s'était déplacée aussi vite que son illusion protectrice le lui permettait. L'air sembla onduler un instant derrière Gerold Moful qui ne put qu'entendre la lame laser jaillir de la poignée avant qu'elle ne morde dans sa chair et ne lui sectionne la main qui tenait le dangereux explosif. Elle le rattrapa au vol, encore maintenu par son écrin de chair, avant d'affronter le regard de son père. A terre, souffrant, il resta effaré devant la sérénité de son enfant qui venait de le mutiler. Derrière eux, le Sith, à nouveau conscient dans la Force de la présence de sa proie, poussa un rire triomphal, tendit la main et déchaîna la foudre. Garric parvint à interposer son arme sur la trajectoire des éclairs tandis que sa Padawan se ruait dans les entrailles du vaisseau. Se retournant alors que la rampe se refermait, elle vit le sabre laser de son maître, arraché de sa main par la violence de la foudre qu'il avait contenu, finir de tournoyer dans les airs avant de s'éteindre. Le vaisseau décollait déjà et elle ne put jeter un dernier regard à son Maître. Mais elle n'en avait pas besoin pour ressentir sa joie de la savoir à l'abri. La sensation reflua très vite, et elle se demanda si cela tenait à l'éloignement rapide du vaisseau, la volonté de Garric de la tenir à distance de ses ultimes souffrances, ou s'il venait simplement de mourir, désarmé face à un Sith écumant de rage. Déboussolée, prenant enfin conscience que leur objectif était atteint et qu'elle ne savait pas quoi faire à présent, une grande silhouette cornue se détacha des membres d'équipage qui la dévisageait silencieusement. Massive, armée, se tenant droite dans ses bottes, ce n'était pas la plus réconfortante des visions.

« Bienvenue sur l'Eternel, petite. Je suis désolé pour ton maître. C'était quelqu'un de solide, qui t'aimait beaucoup je crois. Il a pris de grands risques pour que tu trouves refuge ici. »

Triste et calme, l'adolescente lui répondit sans le regarder, comme si elle s'adressait à elle-même, ou à personne.

« C'est étrange, comme tout passe mais rien ne change, non ? »


   Un an plus tard, rebaptisée Simi Lothan, la Padawan avait trouvé sa place dans le vaisseau. Protégée de Madigan Obadia, elle se montrait aussi assoiffée de connaissances qu'empressée de se montrer utile. Déjà pourvue d'un solide bagage scientifique et technologique, elle apprit vite le savoir plus concret qui lui manquait pour aider à réparer équipement et droïdes. Jamais hostile ni familière, elle menait sa quête spirituelle au milieu de l'équipage en cherchant tous les moyens de participer à leur quête plus pragmatique de moyens de subsistances. Elle avait appris à apprécier le professionnalisme et l'indépendance farouche du capitaine de l'Eternel et comparait volontiers ses efforts pour demeurer à flot et libre de ses mouvements et de ses contrats à la philosophie Jedi qu'elle développait, bien que celui-ci ne comprit pas la moitié de ses délires mystiques. La galaxie restait encore une grande inconnue, avec ses peuples et ses mœurs, où elle savait devoir tout autant dissimuler ses talents que guetter l'occasion d'en apprendre plus sur la Force et ses voies. Un paradoxe de plus dans sa quête d'équilibre.




Question HRP : Comment avez-vous connu le forum ? : Tour de Jeu.




Message du joueur 

Bonjour à vous, et merci pour le temps et l'attention consacrée à cette fiche :) ! J'espère que ma vision de ce poste vacant vous plaira, et surtout à Madigan qui l'a créé. J'ai pris les caracs de base et les pouvoirs d'un padawan Jedi (pas trouvé de liste pour les padawans gris) et considéré que les "améliorations" technologiques encore dans son corps n'avait pas d'influence en jeu, sous prétexte qu'elle ne s'en sert pas et qu'il s'agit de prototypes nécessitant beaucoup de maintenance spécialisée hors de sa portée. Peut-être plus tard aura-t-elle l'occasion de s'en débarrasser définitivement ou au contraire de rouvrir les vieilles plaies pour rendre tout le fourbi fonctionnel et efficace. J'ai préféré aussi rester assez vague quand à ce qui a pu se passer à bord de l'Eternel, histoire de construire ça au fil des rps et à mesure que je connaîtrais mieux les personnages impliqués.

Côté lore, et histoire d'expliciter l'alignement neutre de Simi, son maître, le chevalier Tetros, en était venu à penser que tant les doctrines Sith que Jedi étaient dans l'erreur. Il voulait accomplir l'idéal Jedi d'être les serviteurs de la Force sans ignorer le côté obscur qui a une place dans la galaxie. Dans la pratique, ça consiste à ne pas canaliser les émotions comme les Siths, ou les étouffer comme les Jedis, mais s'en détacher pour pouvoir les utiliser, ou non, au gré de la volonté de la Force. Comme c'est quand même quelqu'un de pas trop tordu, il estime tout de même que les Jedi sont plus proches de l'équilibre que les Siths, et a enseigné à son apprentie tout l'arsenal Jedi traditionnel, destiné à se protéger du côté obscur. C'est à partir de ce savoir commun qu'ils ont travaillé ensemble à des techniques pour exploiter leurs émotions sans y succomber, et ont beaucoup philosophé sur le rôle des côté obscurs et lumineux dans la galaxie. Ensuite il a été laissé pour mort et sa Padawan tente de continuer son oeuvre. Du coup elle connaît basiquement le fonctionnement du côté obscur, l'émotion comme source de pouvoir, et considère que si la Force permet d'être utilisée comme ça, elle a pas à lui expliquer la vie et qu'on a le droit de le faire. Elle ne le maîtrise pas mais serait enchantée de toute occasion d'apprendre ce qu'elle s'estime en mesure de contrôler. Globalement, si elle n'est pas concernée, elle s'en fiche que ce soit le gentil ou le méchant qui gagne, ce qui l'intéresse c'est de comprendre pourquoi le vainqueur a gagné, et ce que cela lui apprend de la volonté de la force. Comme elle-même ne recherche pas particulièrement le pouvoir et ne voit pas l'intérêt de taper sur des gens s'ils ne lui tapent pas dessus, elle reste très fréquentable malgré son immoralité philosophique^^.

Voilà, j'espère que rien de tout ça ne pose de souci avec l'univers, je ne suis pas un pro de Star Wars, je me tiens prêt à corriger ce qui devra l'être.


Dernière édition par Simi Lothan le Ven 3 Fév 2017 - 19:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Jeu 2 Fév 2017 - 15:47

Je poste à nouveau pour indiquer que j'ai édité les caractéristiques de mon personnage. Elle avait 4 en charisme, un peu abusé pour un "cas social". Je l'ai donc baissé à 2, ajouté un point en dextérité qui passe à 4, et ajouté un autre en sagesse qui passe à 5.


Une sagesse si haute pourrait poser problème, ce score étant accessible aux Jedi Gris mais pas aux Padawans. Cela me semble justifié de par le caractère résolument mystique du personnage, mais le staff en jugera Wink
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Jeu 2 Fév 2017 - 17:17

Bienvenue et merci d'avoir pris Simi Very Happy

Pour les caractéristiques, je laisse le staff juger. Pour moi la fiche me convient :)
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Ven 3 Fév 2017 - 19:20

Bonsoir Simi !

Tout d'abord, félicitations pour cette fiche. Le personnage paraît vraiment vivant, c'était un plaisir de te lire et j'ai hâte de voir l'évolution de Simi à l'avenir.

Toutefois, avant de te valider, j'ai deux petites remarques :

- la première concerne justement les caractéristiques. J'avais commencé à lire ta fiche avec l'ancienne répartition, et j'avais trouvé aussi le charisme assez haut par rapport à la description, donc c'était une bonne idée de mieux travailler la répartition. Par contre, je ne trouve pas que le 5 en sagesse soit pertinent, pour plusieurs raisons : d'abord, parce que c'est la caractéristique qui désigne l'aptitude à utiliser la Force, or c'est ce que Simi a le moins travaillé. Au contraire, elle a passé tout ce temps à s'entraîner, pour seulement être moyennement bonne au combat (agilité) ? Deuxième raison : être mystique ne veut pas dire être sage. Simi n'a aucune connaissance du monde, elle a vécu enfermée pendant longtemps. Elle est de plus très jeune. D'où tirerait-elle cette "sagesse" exceptionnelle ? Le fait qu'elle soit mystique la prédispose peut-être à ce qu'elle puisse développer cela plus tard, mais pour l'instant, rien ne le justifie... Je pense donc que c'est à revoir, un tel niveau de sagesse ne paraît pas vraiment adapté.

- la seconde est plutôt une alerte par rapport à ton histoire, il y a quelque chose qui n'est pas très clair, je ne sais pas si c'est une maladresse d'écriture ou si c'est la correction de ton histoire au fur et à mesure qui donne cet effet : vers la fin de l'histoire, on a ce passage :
Citation :
Une communication poignante et silencieuse s'établit entre eux, et il fut récompensé de son sacrifice imminent par une vague d'amour et de gratitude telle que l'Arkanienne n'en avait sans doute jamais émise. Puis il rompit le lien, encaissa une dernière attaque, et hurla à la face du monde sa rage et l'injustice du destin.
Le cri manqua rompre le cœur d'Ilyüe. Comme les autres, elle fut renversée par sa violence, mais la douleur du choc n'était rien face à cet abîme de détresse insoupçonnée chez son Maître. Elle ne saurait jamais, à présent, quelles étaient en lui les forces qui permettaient la coexistence de tant de paix et de tant de déchirement dans la même âme. [...] Laissant le deuil et la tristesse la traverser, [...].
Moi, en lisant ce passage, je comprends que le jedi déchu meurt. Mais en fait non il réapparaît après ! Est-ce une erreur d'interprétation de ma part ou le jedi devait bien mourir au début mais tu as changé d'avis en cours de route ?


Voilà, ce ne sont que quelques détails à corriger, après quoi tu seras rapidement validée :-)
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Simi Lothan
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Ven 3 Fév 2017 - 19:46

Bonsoir, et merci de ces encouragements :) Ca a été un vrai plaisir d'imaginer cette histoire, j'espère lui trouver des développements intéressants. C'est qu'il y a toute une philosophie de la Force à fonder, si elle survit jusqu'à un âge avancé :p


A la lumière de ses explications je suis d'accord pour les caractéristiques, si la sagesse se traduit en puissance dans la Force, je n'imagine pas Simi jouir de davantage qu'un bon potentiel. Trop habitué à D&D où la sagesse détermine les perceptions d'un personnage :p Et son entraînement au combat, même si elle est de constitution fragile (chirurgie toussa) mérite mieux. J'ai donc édite avec un 3 en sagesse et monté l'agilité à 4 et la force à 3. La sagesse montera au fur et à mesure que sa compréhension de la Force murira.


Pour le bg, c'est une maladresse d'écriture de ma part, j'ai trop suggéré sans décrire^^. J'ai toujours voulu laisser Garric Tetros pour mort sur Arkania, sans déterminer s'il a ou non survécu. Histoire de laisser quelques portes ouvertes. La narration étant du point de vue de Simi, elle exprime sa certitude de la mort imminente de son Maître. Du coup j'ai édité pour expliciter cela et la façon dont lui vient cette certitude. Ca donne ça :



Citation :
Le cri manqua rompre le cœur d'Ilyüe. Comme les autres, elle fut renversée par sa violence, mais la douleur du choc n'était rien face à cet abîme de détresse insoupçonnée chez son Maître. A l'instant où leurs regards s'étaient croisés, elle avait eu connaissance de sa pensée et sut qu'il allait se sacrifier pour sa liberté. Elle avait aussi senti le déchirement intérieur qui avait donné naissance à ce cri de Force. Elle ne saurait jamais, à présent, quelles étaient en lui les forces qui permettaient la coexistence de tant de paix et de tant de déchirement dans la même âme. Son maître n'aurait jamais non plus l'occasion de lui apprendre comment il avait établi ce lien mental entre eux, au milieu de la fureur du combat. Mais elle savait ce qu'elle avait à faire, la valeur de l'occasion laissée par le Zabrak au moment même où le vaisseau amorçait sa descente. Laissant le deuil et la tristesse la traverser, elle se réfugia en elle-même, devint moins qu'une pensée, et disparut de la vue de tous. Le voile de Force qui l'entourait avait la froideur de sa propre indifférence, qu'il renvoyait au monde. Lentement, pour ne pas briser l'illusion, elle commença a s'éloigner du combat.

Voilà, je peux aller jouer maintenant :) ? Blague à part, merci pour les éclaircissements au sujet des caracs, j'ai tendance à apprécier qu'elle transcrive au mieux le concept du personnage, c'est pas toujours évident avec la partie mentale.
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   Ven 3 Fév 2017 - 23:12

Im-pe-cca-blu!

Validé. Tu peux dès à présent débuter le jeu, pense juste à mettre un lien vers cette biographie dans ta signature.

Pour t'aider à débuter dans le jeu, si tu veux, tu peux faire un tour dans les Appels à RP , pour poster ou répondre à une demande de RP.
Et si tu as des interrogations, n'hésite pas à chercher ou poster dans la Foire aux Questions !

Bon jeu ! :salut:
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MessageSujet: Re: Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)   

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Simi Lothan : la quête de la Balance (poste vacant)

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