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 La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]

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Maelyna Tarkas
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MessageSujet: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Dim 1 Jan 2017 - 20:13

Maelyna, ce matin-là, s'éveilla... Légèrement plus fraîche et disponible qu'à l'ordinaire. Elle avait perdu le compte de ses jours de captivité au Temple Jedi, ces derniers se suivant les uns après les autres, au point qu'elle avait conclut que tenter d'établir un calendrier ne servirait à rien, sinon qu'à l'occuper avec des futilités. Or, dans l'état des choses, c'était bien-là la dernière des occupations auxquelles elle souhaitait s'adonner.
Toutefois, la raison de son réveil... Relativement plus agréable que les précédents, ce matin-là, était qu'elle allait pouvoir défendre sa cause devant le Conseil Jedi, une nouvelle fois. Depuis la décision de celui qu'elle surnommait intérieurement "l'Inquisiteur Jedi", c'était la première fois qu'elle faisait appel de la sentence de ce dernier. La jeune femme se leva et se dirigea dans la salle de bain, afin de procéder à ses ablutions.
L'eau froide coula sur son visage, puis sur son corps, la faisant frissonner légèrement. Mais, une fois n'étant pas coutume, elle ne voulait pas attendre que la température monte, préférant laisser l'eau chauffer à son rythme. De ses doigts, elle coiffa en arrière ses cheveux tombant jusqu'à sa nuque. Cela lui donnait une allure de "garçonne", sans pour autant atténuer le reste de ses charmes. Enfin, elle sortit de la douche et se sécha rapidement, avant de revêtir les vêtements qu'on lui avait apporté en même temps que son petit déjeuner. Ce dernier était spartiate, mais nourrissant, et c'était bien là tout ce dont elle avait besoin en réalité.

Enfin, la jeune femme plaça son bandeau sur son visage, masquant à autrui son absence d'yeux pouvant mettre ses interlocuteurs mal à l'aise. Elle se pinça les joues afin d'y faire venir un peu de couleur : l'Aveugle n'avait guère passé de temps au-dehors, et sa peau avait sensiblement pâli. Enfin, elle exécuta quelques exercices musculaires, afin de s'étirer. Elle s'était maintenue en forme durant son emprisonnement, du moins, autant que faire se peut. Une fois qu'elle se considéra prête, la jeune femme s'agenouilla pour méditer, en attendant l'heure de son audience. Elle entendit l'énergie de la porte de sa cellule être désactivée, et un garde entra pour débarrasser les restes de son petit-déjeuner.
Maelyna soupira en haussant des épaules, avant de reprendre sa méditation.
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Lorn Vocklan
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Dim 1 Jan 2017 - 23:21

Au fur et à mesure de son ascension au sein de la hiérarchie de l’Ordre jedi, si une telle chose existait vraiment, le colosse avait eu tout le temps nécessaire pour se rendre compte que la vie de jedi n’était pas une partie de plaisir comme les plus jeunes membres avaient tendance à naïvement le croire. Au fil des années et des expériences accumulées il avait pu se rendre compte assez aisément que tout n’était pas rose et qu’il ne pouvait malheureusement pas passer son temps à faire uniquement ce qu’il aimait, sinon il aurait envisagé assez tôt de commencer à manger et dormir dans la salle d’entraînement. Non, si l’entraînement du jedi l’avait doté de certains droits et certaines capacités tout cela s’accompagnait toujours d’un nombre tout aussi important de devoirs.

Les jeunes jedis se voyaient recevoir des missions et autres corvées de la part de leurs maîtres afin de les sortir de leur zone de confort et de ne pas leur mettre des œillères, bien sûr comme chevalier les missions se faisaient plus importantes et parfois plus périlleuses mais au final il y avait toujours quelqu’un au-dessus d’eux pour leur apporter une certaine ligne directrice. Mais était-ce toujours vrai au moment d’accéder au prestigieux rang de maître ? Bien sûr que le Conseil restait toujours le seul organe décisionnaire pour tout l’Ordre Jedi mais les maîtres possédaient une liberté de mouvement beaucoup plus importante et leur seule vraie responsabilité était de rester fidèles aux enseignements des jedis. Ils n’étaient pas obligés d’enseigner, ils n’étaient pas obligés non plus de prendre un padawan sous leur aile sauf demande exceptionnelle du Conseil, mis à part des missions ponctuelles ils pouvaient faire ce que bon leur semblait du moment qu’ils n’entachaient pas l’image et les enseignements de l’Ordre.
Peut-être était-ce pour le prestige que beaucoup de jeunes aspiraient à ce rang, ou peut-être était-ce pour ce semblant de liberté dont ils pensaient si cruellement manquer. En vérité les raisons étaient assez variées pour ne pas pouvoir en faire une liste complète, au final tous désiraient être un maître à leur propre manière. Mais que pouvait-on dire de ceux qui étaient jugés suffisamment dignes, sages ou expérimentés pour avori un siège au Conseil de l’Ordre ? Non, ceux-là étaient d’une toute autre catégorie car leurs prérogatives et leurs responsabilités étaient bien plus variées et importants que n’importe quel jedi pourrait le concevoir.
Ils ne restaient pas juste là, assis dans leurs sièges, à discuter toute la journée lors d’interminables réunions. Il ne s’agissait pas là de politicien mais d’hommes d’action et de raison qui décidaient du sort de centaines de leurs congénères ce qui n’était pas une mince affaire, surtout compte tenu du poids que représentait leur Ordre au sein de la galaxie.

Mais aujourd’hui le maître qui se rendait dans la salle du Conseil ne le faisait pas pour demander audience, il pénétrait dans cette pièce parce que ses pairs avaient estimé qu’il l’avait mérité à force de trimer durant ces dernières années. Bien entendu l’épicanthix n’était pas de cet avis et avait en tête en flopée de noms de maîtres bien plus dignes que lui mais, fort heureusement, le dernier mot ne lui revenait pas et il avait juste à accepter l’honneur qui lui était fait sans complainte.
La veille il avait fait son rapport au conseil lors de la réunion qui fut la première pour lui comme membre à part entière du Conseil, et aujourd’hui, alors qu’il était encore sur Ondéron pour quelques temps, une autre réunion était parvenue à ses oreilles. En effet la demoiselle qu’il avait rencontré au temple de Coruscant quelques temps plus tôt souhaitait plaider sa cause afin qu’elle puisse enfin goûter de nouveau à la liberté qu’elle pensait mériter.

L’avis du colosse avait-il changé sur la demoiselle ? Pas du tout mais fort heureusement ici encore le dernier mot ne lui revenait pas et la décision serait prise par l’ensemble des membres du Conseil présent. Ainsi un jeune chevalier jedi vint chercher la demoiselle et l’amener jusqu’à la chambre du Conseil du temple de Coruscant où sa forme holographique serait ensuite transporté jusqu’au temple d’Ondéron.

Lorn était le premier arrivé dans la pièce, tout lève-tôt qu’il était, et ne tarda pas à s’assoir dans un siège jusqu’à ce que les premières formes holographiques des autres maîtres n’apparaissent enfin. Il savait que beaucoup lui demanderaient son avis sur son premier entretien avec la demoiselle et il savait déjà très bien ce qu’il allait leur dire, mais connaître sa propre réponse ne garantissait nullement que le verdict soi le même que le sien.

Puis, après une bonne heure, tous les participants disponibles finirent par faire leur apparition et la forme holographique de la demoiselle apparut au milieu de la pièce dans un silence presque religieuse. Enfoncé dans son siège, scrutant de bas en haut la forme devant lui en sachant pertinemment que la réciproque ne pouvait être vraie, Lorn brisa le silence qui s’était installé d’un simple :

« Tu désires nous montrer que tu n’es un danger pour personne et que ta libération est ce que nous pourrions décider de plus sage. J’espère que tu sauras te montrer plus convaincante que lors de notre dernier entretien. »

Lorn n’avait jamais été connu pour son goût pour la langue de bois et les ronds de jambes, il n’hésitait jamais à dire ce qu’il pensait en se fichait bien de pouvoir choquer ou perturber ses interlocuteurs : aujourd’hui ne ferait nullement exception. S’écarta du dossier de son siège, se pencha davantage en direction de la demoiselle, il conclut sa courte intervention d’un :

« Nous t’écoutons. »

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Alyria Von
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Dim 8 Jan 2017 - 15:41

Ses jours sur Ondéron étaient à nouveau comptés. Depuis la réunion du Conseil définissant les nouvelles grandes orientations de l’Ordre, Alyria savait qu’elle devrait partir très rapidement pour de nouveaux horizons nettement plus lointains, aussi elle tentait de profiter au maximum de ces quelques jours de repos pour arranger toutes ses affaires en cours, participer du mieux qu’elle le pouvait aux réunions de l’organe dirigeant des jedis afin de ne rien laisser en cours une fois partie, comme elle risquait d’avoir des difficultés à communiquer depuis la Bordure. Et surtout, elle tenait à enseigner à Wen tout ce qu’elle pouvait pour lui permettre de se débrouiller seule le moment venu. Elle avait longtemps tergiversé, avant de décider de laisser la jeune fille au Temple, libre de ses mouvements toutefois pour un temps. Sa prochaine mission risquait d’être extrêmement dangereuse, et sans une évaluation complète de ses capacités au sabre et un entraînement drastique, la maîtresse d’armes estimait qu’elle commettrait une faute en risquant la vie de sa padawan sans s’être assurée de lui donner les moyens de s’armer pour repousser l’ennemi. Son cours auprès des padawans lui avait permis d’avoir quelques idées, mais il lui fallait plus de temps. Or, comme toujours, elle en manquait. Et cette situation la frustrait.

D’un côté, elle désirait donner la meilleure formation possible à son apprentie, surtout après toutes ces années d’attente pour officialiser leur duo. Et pourtant, elle ne pouvait repousser ses devoirs envers l’Ordre en tant que maître du Conseil, mais aussi maîtresse d’armes. Etrangement, la demi-echanie avait l’impression que concilier toutes les attentes était encore plus complexe qu’au temps où elle était Chancelière. A cette époque, finalement, d’une façon formidablement ironique, les choses étaient plus simples. Elle était la cheffe d’Etat de la République, et à ce titre s’était tenue éloignée des affaires de l’Ordre, sauf à y être mêlée personnellement en raison des liens entre les deux, comme sur Sy Mirth. Mais à cette époque, elle agissait toujours en tant que Chancelière. Là, elle devait jongler entre le fait d’être membre du Conseil, du cercle des maîtres d’armes, une gardienne très expérimentée dans une période de conflit, une guérisseuse douée devant dispenser son savoir pour former au mieux les nouvelles générations et bien sûr être un maître attentif pour sa padawan. Les responsabilités étaient arrivées en même temps, et représentaient un défi colossal, conséquent. Elle s’emploierait au mieux à les relever.

Une fois sa padawan laissée, leurs exercices communs terminés, Alyria se rendit dans la salle du Conseil, constatant que Lorn s’y trouvait déjà, tandis que d’autres arrivaient. Elle le salua sans effusion, comme il convenait en de tels lieux et de telles occasions, avant de faire de même avec les autres maîtres. Puis elle s’assit sur son siège, le dos parfaitement droit, vestige de son éducation aristocratique soignée et dont elle n’avait jamais pu parfaitement se défaire, avant de consulter le résumé de ce qui les attendait pour la journée. Manifestement, une prisonnière avait fait appel de la décision de l’épicanthix sur son maintien en détention et désirait quérir l’avis du Conseil. Voilà qui serait complexe. Techniquement, à l’époque de son jugement, le colosse n’était qu’un simple maître jedi. Le Conseil pouvait donc revenir sans crainte sur ce qu’il avait émis comme arrêt. Cependant, le fait qu’il avait accédé à un siège prouvait sa sagesse. Revenir sur sa décision serait donc un choix délicat, et qui devrait se mériter. Bref, il allait falloir à la jedi toute sa concentration. Parcourant rapidement le dossier, elle mémorisa aussi rapidement et efficacement que possible, voulant avoir le maximum d’informations avant de commencer la séance.

Bientôt, leur hôte fut amenée, une miraluka. Son aura n’était pas foncièrement obscure … Mais pas lumineuse. C’était à la foi un avantage … Et un inconvénient. Relâcher un électron libre pouvait avoir des conséquences désastreuses, surtout en de telles circonstances, quand la galaxie sombrait peu à peu dans la guerre et le chaos. Il fallait s’assurer que la personne ne soit un danger pour personne. Or, venant d’une ancienne sith … La prudence s’imposait, même si des exemples de désertions réussies existait. Encore une fois, la jedi essayait de rester juste, sans a priori. Lorn entama les hostilités, appuyant sur le fait que son jugement précédent avait des bases solides. Voyant que personne d’autre ne désirait intervenir pour le moment et que la prisonnière n’avait manifestement pas une hâte extrême de s’expliquer, puisqu’elle devait sans doute être en train de pondérer ses arguments, Alyria ajouta d’une voix douce, mais ferme :

« Dis-nous pourquoi tu es devant nous … Et pourquoi tu penses que l’avis du Maître Vocklan ici présent doit être modifié.

Qu’est-ce qui a changé en toi pour le justifier ? Qui es-tu aujourd’hui et en ce lieu ? »


Etrange question, sans réponse attendue, et qui révélerait pourtant tellement sur leur interlocutrice. Comprendrait-elle seulement l’étendue de ce que demandait la trentenaire ?

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Maelyna Tarkas
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Ven 20 Jan 2017 - 0:06

La méditation avait fini par se transformer en sieste, et l'Aveugle sommeillait, toujours agenouillée, sa bouche légèrement ouverte laissant passer un doux ronflement. Elle s'éveilla en sursaut quand ses sens sentirent que l'énergie composant la "porte" de sa cellule se désactiva. Elle s'étira, tandis qu'un Chevalier Jedi entrait dans la pièce.

"C'est l'heure."

Maelyna acquiesça. Elle finit toutefois de s'étirer, avant de bailler afin de s'oxygéner au mieux. Enfin, elle fit signe qu'elle était prête. La jeune femme tendit les poignets et son "cerbère" y passa des menottes métalliques. Elles étaient lourdes, et les bras de l'Aveugle s'affaissèrent sous leurs poids. La prisonnière prit mentalement note de faire de l'exercice dès qu'elle en aurait la possibilité, de préférence une fois libre, afin de se réhabituer à soulever des objets plus ou moins lourds. Ne serait-ce que pour être certaine de garder la main, et de pouvoir manier des armes par la suite... Si sa requête était acceptée, s'entend. Elle suivit le garde, dans les couloirs du Temple Jedi.

La jeune femme n'avait guère été mise au courant de ce qu'il se passait dans la galaxie, la "faute" à son isolement forcé, mais elle savait toutefois qu'il y avait eu un certain bouleversement politique dernièrement, et que des territoires impériaux avaient été repris, ou capturés, par la République, grâce aux "Mondes Neutres", si tant est que cela ai une véritable signification, de nos jours... Les Hutts étaient bien les seuls véritables "neutres", puisqu'ils n'acceptaient qu'une seule véritable allégeance : celle de l'argent.
Le Jedi qui la menait lui donna une version résumée des derniers évènements, avant de la détacher et de la laisser entrer dans une petite salle. Cette dernière devait servir de salle de réunion aux Maîtres Jedis quand ils se trouvaient sur Coruscant, mais ces derniers ne se trouvaient pas dans la pièce, physiquement du moins. Des hologrammes lui faisaient face, l'empêchant de réellement discerner qui se trouvait en face d'elle.

Maelyna sursauta en entendant la voix de Lorn Vocklan. "L'Inquisiteur Jedi" était donc là, lui aussi ? En fait, en y repensant, c'était logique, puisque c'était lui qui avait prononcé la première sentence, il était normal qu'il soit présent pour la seconde délibération. Il entama le procès assez... Rudement, tout en conseillant à la jeune femme de se montrer plus convaincante que lors de leur premier entretien. Une autre personne, une femme cette fois-ci, prit à son tour la parole, tempérant les propos de... "Maître Vocklan" ? Ce dernier était donc entré au Conseil ? Voilà ce qui expliquait un peu mieux sa présence à la réunion...
Maelyna s'éclaircit aussi discrètement que possible la gorge, avant de se tourner dans la direction de laquelle provenait la seconde voix, tout en ayant soin de prendre une posture empreinte d'humilité :

"Et bien... J'ai mûrement réfléchi... Du moins, autant que faire ce peut, durant mon incarcération. Avec le recul, je me rends compte que j'ai été... Présomptueuse, voire arrogante, lors de mon entretien avec Maître Vocklan. Aujourd'hui et en ce lieu, je me rends compte que je ne pèse guère dans le destin de la galaxie. Quant à ma présence ici... Qu'elle soit due par ma faute ou de mauvais concours de circonstances, je laisse autrui en juger."

Elle se passa la main sur son épaule, là où s'étalait son tatouage scarifié. Sa langue rose passa sur ses lèvres tatouées, tandis qu'elle cherchait ses mots. Le premier discours, elle l'avait mentalement répété, avec des variantes toutefois. Mais, quant à la suite, elle était littéralement en chute libre. Elle inspira, avant de reprendre la parole :

"J'ai fais de nombreuses erreurs, par le passé. J'ai tué bien des gens, avant même d'être considérée comme une femme... Physiquement parlant, si je puis dire. J'ai tué le Mirialan que j'aimais, parce que j'obéissais aux ordres. J'ai fais bien des choses que je regrette aujourd'hui. Avec du recul, je pense que les Jedis peuvent m'aider, dans ma quête de rédemption, ce que les Siths font... Difficilement."

Elle inspira de nouveau, avant de s'arrêter, ne sachant que dire, de peur de tourner autour du pot. La Miraluka croisa ses mains devant elle et attendit une réaction de la part de ses juges.
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Lorn Vocklan
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Sam 28 Jan 2017 - 11:32

Même si le jeune maître d’armes n’était connu par ses pairs que par ses faits d’armes et non pour son caractère ou ses méthodes d’enseignement il savait très bien ce que l’on pensait de lui et en vérité une bonne partie de ces murmures n’étaient pas si éloignés de la vérité que cela. Beaucoup voyaient en cet épicanthix un enseignant exigeant qui, de par son caractère autant que par la voie qui était la sienne, s’ouvrait assez peu à ses collègues et reste quelque peu isolé du reste des autres maîtres. Était-ce cet isolationnisme qui l’avait poussé à ne jamais prendre de padawan à temps plein ? Certains pourraient croire que oui mais c’était un petit peu plus compliqué que cela. En vérité il n’était simplement pas doué pour les relations sociales, il n’y avait bien qu’avec sa moitié et son maître qu’il arrivait à discuter normalement car pour le reste il n’était pas à l’aise avec d’autres êtres humains aussi éloignés que possible des préoccupations qui occupaient son esprit.
La plupart des maîtres étaient calmes et réfléchis alors que lui était froid et sec, bon nombre de ses pairs ne juraient que par la diplomatie et la réflexion alors que lui ne se sentait jamais aussi vivant et utile qu’au cœur de la bataille. Aussi se sentait-il bien trop différent des jedis pour qu’on mériter ce titre, parfois il se disait même que le bien-fondé de ses actions était la seule chose qui le séparait des siths mais aujourd’hui la question n’était pas de mise, aujourd’hui on demandait au plus atypique des jedis de décider du sort d’une âme anonyme.

Pourquoi lui ? Parce que le hasard l’avait mené au tout premier entretien avec cette femme et, de ce fait, il était plus qu’indiqué pour ouvrir le bal et écouter ce que cette femme avait à dire pour lui faire changer d’avis. Lui seul ? Non, fort heureusement d’autres maîtres et sa moitié étaient présents pour apporter un regard neuf à la situation, pour ne pas laisser le colosse seul décisionnaire du futur de cette pauvre âme égarée.
En vérité Lorn n’était pas un très bon psychologue parce qu’il ne prenait pas le temps d’écouter et de se mettre à la place des autres, il ne supportait pas les débats interminables où la langue de bois était de mise et n’appréciait rien de moins que la franchise la plus brutale, totale nue, dénuée d’artifices.
Son maître avait toujours répété au jeune colosse qu’il était extrêmement perspicace, qu’il avait une compréhension presque naturelle de la Force et était à même d’analyser et de comprendre une situation avec une aisance déconcertante. Mais malheureusement il ne mettait cet esprit analytique et synthétique à l’œuvre que peu souvent, ou plutôt que dans des situations où il se sentait à l’aise comme dans le feu du combat, alors que cette perspicacité pourrait lui être tout aussi utile dans des situations similaires à celle-ci où le dialogue était de mise.

Ainsi aujourd’hui sa perspicacité allait être de nouveau mise à l’épreuve car il appartenait à Lorn – en partie du moins – de décider du sort de cette femme qui avait fait une succession de mauvais choix dans sa vie mais, lors de leur dernier entretien, avait soutenu n’avoir fait ces choix que pour survivre et non par réelle passion pour le côté obscur. Était-ce une raison valable ? Pas aux yeux du jeune colosse qui, bien que n’étant pas émotionnellement fermé, ne croyait que très difficilement en une possible seconde chance pour ceux ayant plongé la tête la première dans les ténèbres. Et puis qu’en savait-il des réelles motivations de la demoiselle ? Ne cherchait-elle pas à l’amadouer juste pour sortir d’ici ? C’était un scénario possible qui nourrissait la suspicion du maître d’armes à l’égard de cette femme.

Assis dans ce fauteuil auquel il n’était pas encore habitué le jeune homme écouta sa compagne appuyer sa question et, quelques instants plus tard, il s’avança dans son siège pour écouter la réponse de la demoiselle qui ne manqua pas de le surprendre. Si au tout départ le jeune maître d’armes fut satisfait de voir que la demoiselle s’était rendu compte du caractère simple et présomptueux de son premier plaidoyer, preuve qu’elle avait mis son temps à profit pour un peu d’introspection, elle ajouta même une pointe d’humilité dans la balance ce qui ne serait pas pour en déplaire à certains maîtres.
Mais quelle était finalement son argumentaire ? Elle était consciente de traîner un certain nombre de casseroles, ne cherchant même pas à cacher avoir ôté la vie à plus d’un individu, mais le plus important n’était pas l’aissance avce laquelle elle dévoilait son tableau de chasse, non. Le plus important était que le regret s’était finalement emparé d’elle, ou tout du moins était-ce ce qu’elle laissait entendre dans son petit discours. Si Lorn était toujours en pleine réflexion concernant la réponse qu’il allait lui donner, il savait que bon nombre de maîtres verraient en cette volonté de se racheter la seule différence avec quelqu’un s’était véritablement abandonné au côté obscur. La lumière était là pour pourfendre les ténèbres, c’était une chose, mais elle était aussi là pour écarter les ténèbres et sauver ceux qui pouvaient encore l’être. Était-ce le cas de cette personne ? Rien n’était moins sûr

Alors que la demoiselle tendait la main pour avoir une seconde chance un lourd silence s’installa une fois son petit speech terminé, chaque maître plongé dans ses pensées pour y trouver la réponse appropriée. Les yeux fermé, Lorn plongea dans la Force et étendit sa conscience vers celle de la prisonnière pour essayer d’y sentir une pointe d’espoir pour son cas. Malheureusement cette femme était bien trop loin de lui pour que sa perception puisse l’atteindre et, pour l’heure, il allait devoir se fier à son intuition.
Oh bien sûr que le colosse pensait que cette femme était en train de leur mentir, il était bien moins complaisant que ses camarades sur le principe de la seconde chance, mais la décision ne lui revenait pas et il allait entendre les avis de ses pairs avant de rendre son propre verdict. Ainsi, faisant écho à la fin de sa propre réflexion, il se leva de son siège et s’avança vers la projection holographique de la demoiselle. Faisant le tour jusqu’à se positionner dans son dos, sachant que cela ne ferait aucune espèce de différence de toute façon, il lui demanda alors :

« Te sens-tu prête à rejeter les ténèbres et laisser entrer la lumière ? »

Cette question n’en était pas vraiment une car la réponse était plus qu’évidente,

« Penses-tu qu’avoir ouvert les yeux sur tes erreurs sera suffisant pour que nous t’accordions ce que tu nous demande ? Penses-tu avoir ta place parmi nous ? »

Ces questions étaient d’une simplicité affligeante mais elles n’étaient pas vraiment dirigées vers la demoiselle, elles étaient surtout dirigées vers l’ensemble des maîtres présents afin de es enjoindre à mettre un terme à leur réflexion et s’accorder sur une réponse majoritaire voire unanime. Si tous s’accordaient pour l’accepter dans la lumière alors Lorn réfléchir à des tuteurs capables de la guider et la surveiller mais pour l’heure il réservait son jugement, attendant l’avis de sa compagne et des autres maîtres présents.
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Alyria Von
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Ven 3 Fév 2017 - 18:02

Des regrets … Voilà ce qui justifiait cette nouvelle demande d’audience. La prisonnière avait réfléchi, cherché à faire le tri dans ses pensées … Du moins c’était ce qu’elle affirmait. Alyria aurait aimé la sonder, ou proposer de le faire, cependant à distance de cette façon, c’était en dehors de ses capacités. Tout au plus pouvait-elle s’immerger dans la Force pour jauger des inflexions de la voix de leur interlocutrice en aiguisant ses sens pour tenter d’en deviner la signification, en une technique commune à la plupart des sentinelles et des ombres que son maître lui avait enseigné dans sa jeunesse. D’après lui, le vrai interrogateur jedi se fiait à deux éléments : son instinct tempéré par la Force … Et la Force tempérée par l’instinct. D’une certaine façon, c’était un moyen de manier la Vivante et l’Unificatrice en même temps et de savoir faire la part des choses pour éliminer au mieux les pensées parasites. Si elle n’était pas une experte dans ces méthodes, au moins avait-elle désormais une capacité d’analyse suffisante pour compenser son manque brut d’entraînement, surtout sur une jeune fille guère au mieux de sa forme. Le doute avait toujours offert une prise aux êtres sensibles à la Force pour distinguer les humeurs des autres, quand l’individu n’était pas encore complètement entraîné à ne laisser aucune prise à ses vis-à-vis. Pour autant, son but n’était nullement d’être inquisitoriale : elle n’aurait jamais pénétré dans son esprit sans son consentement. La plupart des jedis s’en abstenaient de toute manière, sauf en cas d’urgence absolue ou d’habitude avec un proche.

Néanmoins, la maîtresse d’armes se sentait légèrement déçue. D’une certaine façon, sa seconde question, peut-être un peu trop subtile, était passée à la trappe. Dommage, car elle aurait révélé une capacité à voir au-delà du corpus des réponses soigneusement préparées. C’était d’ailleurs cela qui la gênait, jusqu’à présent, dans cette audience. Maelyna Tarkas avait eu d’excellentes réponses … Trop, à vrai dire. Il n’était pas difficile après un premier entretien de savoir exactement quoi dire pour satisfaire le Conseil, du moins avec le recul et l’intelligence nécessaire. Penser qu’elle ne pouvait en faire preuve aurait été une insulte autant qu’une marque de mépris indigne de sa personne. Considérer la miraluka comme sage, c’était partir du principe qu’elle était en mesure d’anticiper ce qu’ils attendaient d’elle. Et là venait la partie la plus difficile du devoir de Maître jedi, et Alyria en mesurait maintenant tout le poids et l’étendue.

D’un mot, le Conseil pouvait condamner une vie à la servitude, à l’emprisonnement forcé. Une existence basculerait ce jour, en partie à cause de son propre jugement. Cependant, cette vision ne devait pas obscurcir le fait qu’il s’agissait aussi, le cas échéant, d’ouvrir les portes du Temple à un élément potentiellement dangereux. Se tromper aurait des conséquences dévastatrices, dans tous les cas. Il convenait donc d’aller au-delà des déclarations convenues. Les regrets ne faisaient pas tout. Ni la volonté de rédemption, quand bien même elle était louable. Ce qu’Alyria désirait savoir, c’était comprendre réellement les motivations de la femme en face d’elle, de celles qui l’avaient poussé à se rendre à celles qui l’avait poussé à rejeter l’Ordre, pour maintenant l’accepter. Elle voulait savoir qui elle avait été, qui elle était désormais, et si cette personne était non seulement sans danger, mais aussi prête à emprunter une autre voie que celles qu’elle avait tenté de parcourir seule.

« Ce que veut dire le Maître Vocklan … C’est que nous aimerions savoir pourquoi ce revirement, maintenant. Quel a été ton cheminement ?

Comme je l’ai déjà demandé … Nous aimerions savoir qui tu es … par rapport à qui tu as été ? »


Elle avait explicité sa question, mais savait qu’il convenait d’aller plus loin.

« Tu t’es rendue à certains de nos membres, sur Kashyyk. Puis tu as fui. Et tu as été à nouveau arrêtée. Tu as demandé à être remise en liberté pour rejoindre l’espace hutt. Maintenant, tu désires que l’Ordre jedi t’apporte de l’aide …

Je n’y vois pas sur le principe d’inconvénient. J’aimerais juste savoir … Quelles ont été les réflexions qui t’ont mené à cet instant précis, où tu demandes à t’avancer sur un chemin difficile.

Certes, si tu es réellement prête, l’Ordre jedi pourrait t’apporter de l’aide. Mais il convient déjà de savoir ce que, précisément, tu attends de nous.

Si on ne naît pas jedi, mais qu’on le devient … Le processus est à la fois très long, et très court, car il ne souffre aucune fausseté. T’engager par dépit, pour sortir de prison, pour te libérer, ne servira à rien. Ce doit être un projet conscient, profond … Le résultat d’un processus que tu es la seule à pouvoir enclencher.

Peut-être est-ce déjà le cas. J’aimerais juste l’entendre. »


Avec un sourire affable, Alyria ajouta :

« Les regrets n’ont jamais suffi. Ils sont une étape. Mais il faut savoir si tu es prête à changer … Et si tu l’as déjà fait. »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Dim 5 Fév 2017 - 18:34

L'Aveugle finit par décroiser les bras : elle avait l'impression de s'auto-emprisonner, en faisant ce geste. Elle opta pour une pose plus décontractée, les mains jointes au niveau du bassin... Pratiquement en un geste de protection. Vocklan reprit la parole, lui demandant si elle était prête à rejoindre les rangs des Jedis... Si tant étais qu'elle pensait avoir sa place au sein de ces derniers. La femme Jedi prit à son tour la parole, afin d'expliciter les dires de "l'Inquisiteur Jedi". Maelyna devait expliquer quel avait été son cheminement, ce à quoi elle s'attendait de la part de l'Ordre Jedi, etc... La jeune femme repoussa une mèche rebelle qui picotait son front, avant de prendre la parole :

"Et bien... Comment dire... Je suis seule. Le seul Impérial qui pourrait me parler sans penser à me massacrer doit être à Korriban. Le Sith avec lequel je me trouvais sur Kashyyyk a mit ma tête à prix, à l'instar de mes propres parents quand ils ont découvert ma capture, me forçant à vivre en fugitive depuis. J'ai été abandonnée par ma propre famille. Je n'ai... Pour ainsi dire, nulle part où aller en territoire impérial. Mes maigres chances de survie résident dans l'Espace Hutt, mais je cours le risque d'être exposée à leur vénalité, ou bien dans les territoires républicains ou alliés à ces derniers."

Elle s'arrêta de parler quelques instants, afin de reprendre sa respiration et de déglutir. Sa langue darda quelques secondes, pour humecter au mieux ses lèvres tatouées. Maelyna passa sa main dans ses cheveux, cherchant ses mots, ou plutôt, cherchant une formulation qui serait plus agréable aux oreilles du Conseil. Enfin, elle inspira avant de reprendre ses propos :

"J'aurais pu vivre cachée, dans les territoires républicains, mais toujours en fugitive, sur le qui-vive, dans la crainte d'être repérée... Ce qui aurait pu arriver, si je n'avais pas été au service... Forcé de Borenga entre-temps. J'ignore à quel point les Jedis sont libres, il m'est difficile de faire la part des choses entre ce que j'ai pu constater au Temple de Coruscant et la propagande impériale. Mais je pense qu'ils le sont plus qu'on ne me le laissait croire à Korriban."

A nouveau, la jeune femme s'arrêta, sondant ses pensées : qu'attendait-elle de l'Ordre Jedi, en fin de compte ? Il y a quelques mois, elle aurait simplement dit "un sabre-laser et la paix", mais aujourd'hui, la situation avait changé. Elle avait mûri mentalement et prit le temps de réfléchir à ses actes et ses décisions. En fin de compte, elle recherchait une certaine sécurité, un cercle... "Familial", qui la réconforterait et la protégerait quand elle en ressentait le besoin... Ce qui était le cas présentement, mais l'Aveugle fit au mieux pour ne pas laisser transparaître ses émotions.

"Qu'est-ce que je recherche réellement ? Bonne question... Je ne dirais pas de "l'amitié", car je trouve ce lien bien trop fragile pour ce qu'il est supposé sous-entendre. Je dirais plutôt "l'amour familial", étant donné que c'est quelque-chose qu'en définitive, je ne connais guère, mais qui a un sens bien agréable à mes oreilles. Je pense que je suis plus susceptible de connaître ceci parmi les Jedis... En partie parce qu'il est rare que les Padawans s’entre-tuent pour tester leurs capacités, ou bien pour régler une quelconque rivalité pour leurs Maîtres. Elle eut un sourire. Vous pourriez trouver cela... Égoïste de ma part que de voir en l'Ordre Jedi une famille de substitution... Mais c'est une réalité, et je crains ne pas être parfaite, loin de là."

Maelyna se tourna, afin de dévoiler son tatouage scarifié, sur son épaule. Avec un peu de concentration, on pouvait lire la rune Sith signifiant "Passion", sous les meurtrissures qu'elle s'était infligée à l'époque, un peu plus d'un an auparavant.

"Je doute que ce tatouage soit une marque d'amour de la part d'un parent à son enfant. Elle se retourna, recouvrant son épaule. Enfin... J'imagine que vous vous demandez ce que je peux apporter à l'Ordre Jedi ? Pas grand-chose, je l'admet moi-même. A part mes bras et mes maigres ressources en ce qui concerne l'usage de la Force, je l'ignore... Je peux peut-être agir comme garde du corps, au besoin. Mais vous pouvez être sûrs que, tant que je ne vous aurait pas donné satisfaction, je ne quitterais les rangs de l'Ordre Jedi. J'en fais la promesse."
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Mar 14 Mar 2017 - 19:57

Nulle personne ne devrait avoir à décider du sort d'une autre, nulle personne ne devrait une telle autorité entre les mains ainsi, lorsqu'une telle situation se produisait finalement, il fallait faire preuve de sagesse et de diplomatie pour prendre la décision adaptée sans condamner une vie innocente à un destin peu enviable. Des hommes sages ne manquaient certainement pas au sein de l'ordre, les couloirs et salles de classe en était remplie et pourtant aucun d'entre eux n'était pas à l'abri d'une erreur de jugement, aucun d'entre eux n'était infaillible ce qui expliquait que ce genre de décision était prise par plusieurs de ces supposés parangons de la sagesse et la vertu. Tout comme il y avait plusieurs versions à une histoire il fallait plusieurs spectateurs pour juger une personne, généralement un nombre impair d'observateurs était l'idéal mais il fallait souvent faire avec les moyens du bord.
Aussi, conscient que de la charge qui incombait à ceux désignés pour décider de la libération ou de la captivité d'une personne, le maître d'armes présent dans cette pièce ne put que se poser une seule question : que diable pouvait-il bien faire ici ? Non pas seulement ici comme membre du conseil, cette question il se la posait assez souvent, mais ici à donner son avis sur le sort que méritait cette miraluka.

Bien entendu les autres maîtres avaient demandé sa présence car il avaitt déjà eu un entretien préliminaire avec la demoiselle, quelques jours ou semaines plus tôt, mais le colosse avait pensé que son rapport de la situation aurait suffit dans le cas présent. Mais non, sa présence était désirée et il ne comprenait toujours pas pourquoi. Il n'était pas le plus expérimenté et encore moins le plus sage des maîtres présents ici, il ne pensait pas être un très bon juge de caractère et sa compréhension de la Force ne lui semblait pas être un atout suffisant pour déceler les chances qu'une personne avait de trouver la rédemption.
Lui il était bon pour combattre, mener et apprendre aux autres à se battre, peut-être même le meilleur dans sa catégorie, mais percer une personne à jour était une toute autre paire de manches.

Mais malheureusement sa nouvelle position allait avec plusieurs responsabilités comme celle d'être présent lors de réunions comme celle-ci, pour prendre des décisions pas toujours simple mais indubitablement nécessaire. Après tout les jedis n'étaient pas des monstres, ils ne pouvaient décemment pas emprisonner cette femme pour le restant de ses jours sans lui donner la chance de prouver sa bonne foi. Comme lors d'un tribunal sa demande avait été initialement rejeté et, désormais, elle faisait appel de cette décision auprès du Conseil et non pas un seul maître comme Lorn l'était à l’époque.

D'ordinaire le maître d'armes ne possédait pas une once de diplomatie mais, pour l'heure, il préféra laisser la parole à sa compagne pour expliquer plus en détails ce qu'ils désiraient savoir : son parcours, afin de mieux connaître celle qu'elle était pour tenter de comprendre qui elle pourrait devenir.

La demoiselle commença par expliquer qu'elle était peu aimée et n'avait personne pour soutenir sa cause et parler en son nom, si c'était là une façon désespérée de faire appel à l'empathie des maîtres alors Lorn était le moins réceptif d'entre eux. Elle avait choisi sa voie et ne pouvait désormais que s'en mordre les doigts. Écoutant la suite du discours de la demoiselle, lentement, silencieusement, le colosse vint se rasseoir à sa place et écouta les rares informations qui possédaient un quelconque intérêt à ses yeux.
La suite du discours interpella davantage Lorn car la demoiselle semblait voir en l'ordre jedi une possibilité de se créer une famille de substitution, Lorn était assez au fait de la façon perverse que les siths avaient de tordre le concept d'amour. Elle semblait persuadée qu'elle pourrait trouver la paix et le bonheur ici, ce à quoi Lorn répondit :


« J'espère que tu es consciente que faire partie de l'Ordre Jedi n'est pas gage de vacances ou de promenades main dans la main. Trouver le bonheur est une chose louable mais chaque membre de cet Ordre a des responsabilités envers ses camarades, la République, la galaxie et la Force. Rejoindre l'Ordre nécessite un engagement de tous les instants, pour toi plus que les autres puisque tu as tout à prouver.»

Faisant une petite pause dans on speech, laissant la fin de la tirade de la demoiselle arriver à ses oreilles, il conclut ensuite par :

« C'est à nous de décider ce que tu peux apporter à l'Ordre, merci de nous laisser juger de cela. Rejoindre l'Ordre ne revient pas à prendre des vacances ou à faire un stage en entreprise, tu vas devoir repousser les ténèbres et te purger à travers la lumière. Tu vas devoir faire tes preuves avant que de décider si tu pourras être un atout ou une menace pour l'Ordre. Ce sera long et fastidieux car tu vas devoir oublier pour apprendre de nouveau.
Te sens-tu prête à parcourir un tel trajet ? »

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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Lun 3 Avr 2017 - 11:38

"L'inquisiteur Jedi" fit remarquer à la jeune femme que faire partie de l'Ordre Jedi n'était pas une partie de plaisir, et les promenades et farnientes relaxantes allaient être rares. Être membre de l'Ordre signifiait avoir des responsabilité envers les autres Jedis, la République, la Galaxie en général et, bien entendu, la Force. A vrai dire, l'Aveugle se doutait bien que c'était le cas, mais en comparaison de l'Apprentissage Sith à Korriban, nul doute que le noviciat des Jedis était bien plus reposant et moins contraignant : on rencontrait déjà bien moins de risques de se retrouver agonisant dans un couloir après qu'un autre Padawan nous ai planté son sabre laser ou sa vibro-lame entre les côtes. Vocklan ajouta que, dans le cas de Maelyna, cette dernière aurait à fournir un engagement à chaque instant, étant donné qu'elle devait faire ses preuves, bien plus que les autres Padawans. On en venait donc à cela : la confiance. En soi, il avait raison, puisqu'ils ne savaient pas grand chose d'elle, mis à part ce qu'elle avait révélé. En soit, la jeune femme avait déjà tué de sang-froid, et ce à plusieurs reprises, ainsi que "vendu" quelques rebelles républicains sur Sernpidal...

Vocklan lui fit comprendre qu'elle allait en baver, et qu'elle devrait faire ses preuves avant que l'Ordre ne décide si elle constitue un atout... Ou une menace. De plus, la jeune Aveugle allait devoir oublier les préceptes inculqués par l'Académie Noire de Korriban, devenir une page blanche et vierge sur laquelle pourront s'imprimer les enseignements de l'Ordre Jedi. Il lui demanda enfin si elle se sentait prête à emprunter cette voie.

Maelyna déglutit, tandis qu'une goutte de sueur coulait sur son front. Une question qui était loin d'être anodine. Et la réponse allait être aussi importante. Était-elle prête à abandonner littéralement son ancienne vie afin d'en embrasser une nouvelle, avec son lot d'épreuves, de moments difficiles, mais aussi de bonheur ? En réalité, la réponse était assez simple. Mais c'était accepter de prononcer ces mots qui était difficile, quoi que l'on puisse en dire. Maelyna ouvrit la bouche, prête à parler, mais ne parvenant à faire sortir les mots de sa gorge. Elle se tritura les mains, stressée, avalant des goulées d'air... Avant de soupirer profondément, cherchant à se calmer au mieux. Enfin, l'Aveugle releva la tête, "fixant" l'image holographique de Lorn :

"Oui, je suis prête à parcourir un tel trajet."

PS:
 
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Ven 28 Avr 2017 - 16:35

L’hésitation de cette femme à répondre, de même que sa volonté de trouver une famille de substitution plus que de se racheter n’échappa pas à Alyria, qui laissa néanmoins à Lorn le soin de continuer l’entretien et de rappeler que l’Ordre n’était pas réellement la meilleure confrérie dans laquelle rentrer pour trouver du réconfort. Oui, l’Ordre était une famille … Mais à sa façon. L’accepter n’était déjà pas facile pour des enfants, alors pour une adulte qui avait goûté à toutes sortes de liberté … Difficile de se déclarer prête à changer, n’est-ce pas ? De tirer un trait sur une liberté factice mais si agréable pour commencer une nouvelle vie faite d’errances et de sacrifices, sans rien obtenir en retour. Peut-être, pourtant, qu’arrivée à son âge, la maîtresse d’armes pouvait estimer avoir découvert la véritable liberté, et savoir ce qu’elle apportait.

Ceux qui n’avaient jamais réellement étudié l’Ordre ni compris sa philosophie pensaient que les jedis étaient enchaînés, entravés par leur code, par leurs valeurs morales dont beaucoup aimaient se parer dans le monde pour mieux les piétiner. Et pourtant … Il n’y avait pas plus grande liberté que celle acquise par un maître jedi dont l’existence ne devait rien à personne, qui suivait sa conscience dans ce qu’il entreprenait. Respecter des valeurs, c’était au contraire choisir de renoncer au chemin de la facilité, et ne pas s’enchaîner à de faux espoirs, à des chimères qui, bien souvent, prouvaient à tous que l’enfer était réellement pavé de bonnes intentions. C’était aussi une manière de donner sa vie sans rien en attendre en retour, dans des actes libérés de toute hargne, vengeance ou autre émotion qui, loin d’être des moteurs, obscurcissaient la conscience au point de lier les individus à une seule voie. Sans doute qu’il fallait néanmoins avoir expérimenté les chaînes de l’existence pour le comprendre.

Alors, tandis que la conversation entre le Maître épicanthix et la miraluka en phase de repentance se poursuivait, la jedi resta coite, méditant sur ce qu’il convenait de faire, de façon pragmatique, car il était complexe d’accueillir quelqu’un en son sein dont on connaissait si peu, et qui nécessiterait une formation et une surveillance accrue. En quelque sorte, si jamais une brebis galeuse était introduite dans le troupeau, la bergère qu’elle était ne se le pardonnerait pas. Mettre en danger l’Ordre de cette façon lui était insupportable, cependant, le pardon était une vertu jedi qu’il convenait de savoir appliquer avec discernement. Lorn semblait décidé à lui accorder ce dernier, si elle lisait entre les lignes de ses déclarations, et aucun autre maître ne paraissait s’y opposer. Soit. Elle-même n’était pas nécessairement partisane d’une fermeté qui ne pouvait que cultiver les germes du ressentiment quand la lumière pouvait naître dans ce cœur dévasté. Pour autant, il convenait d’être prudent. Et d’énoncer clairement les garde-fous à cette nouvelle entreprise.

« Bien. Nous prenons note de ta décision … et de cette déclaration. »

Sa voix s’était élevée, et tous avaient compris à son ton ferme, quoique dénué de toute dureté, que c’était là un appel à prendre une décision. Alyria allait donc le faire, avec l’assentiment du reste de la salle qui, par divers signes discrets, lui signifia son accord. Aussi elle contempla à nouveau longuement leur invitée, avant de déclarer :

« Comme l’a dit Maître Vocklan, s’engager sur la voie de la Lumière n’est pas une sinécure. Nous devons aussi nous assurer, en ces temps troublés, que cet engagement soit total. Par conséquent, voilà les conditions que je propose pour ton intégration à nos côtés. »

Les mots étaient prononcés. Pour autant, il ne fallait pas y voir un blanc-seing, simplement, un commencement.

« Je propose un terme de probation strict de deux ans, pendant lesquels tu ne pourras t’éloigner des installations jedis, et tu suivras un enseignement rigoureux entre nos murs. Tu seras placée dans une chambre à l’écart, à l’étage des Chevaliers, dont tu as l’âge.

A l’issue de cette période, si aucun maître ne s’est manifesté spontanément pour te former, nous t’en assignerons un.

Et avant tout ceci … J’aimerais qu’un Maître de l’Ordre sonde ton esprit, avec ton accord, afin que nous soyons absolument certains de qui se trouve en face de nous. Je suis prête à t’accorder ma confiance, jeune fille. Mais je sens que tu ne nous as pas tout dit sur ton passé, et j’aimerais que tu nous accorde toi aussi cette confiance, d’accueillir en ton sein un esprit ami qui saura alléger ton fardeau. Ceci n’est cependant qu’une requête, pas une obligation. Et tu pourras choisir celui ou celle qui s’en chargera.»

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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Lun 8 Mai 2017 - 19:21

Sans connaître le système juridique sur le bout des doigts le jeune maître d'armes savait à peu près comment un procès se déroulait. La culpabilité d'un individu était établie à partir de témoignages et de preuves récoltées tout le long de l'enquête, puis les deux parties posent également des questions tout en laissant au jury le bout soin d'apprécier la pertinence des réponses et, pour finir, une fois le cas entièrement présenté, il revient au jury de délibérer sur la culpabilité de l'accusé et au juge de décider de la peine appropriée.
Ainsi dans un procès ordinaire la culpabilité de la demoiselle ici présente aurait rapidement pu être démontrée, la condamnant ainsi à passer de nombreux années derrières les barreaux sans possibilité de réduire sa peine. Cependant ici il ne s'agissait pas de prouver la culpabilité d'une personne mais plutôt de déterminer sa capacité à trouver la rédemption et ses chances de rentrer dans le droit chemin, un procédé qui demandait une bonne dose d'empathie saupoudrée d'une bonne dose de perspicacité dont Lorn doutait d'être capable. Mais heureusement il pouvait compter sur d'autres plus compétents que lui pour voir ce que ses grosses mains calleuses de guerriers ne pourraient jamais attraper, il n'était pas le seul juge et jury ici et cette idée le soulageait énormément.

Certains de ses confrères parmi les plus droits et fermés d'esprits estimaient qu'un individu ayant embrassé les ténèbres ne pouvait être sauvé, une chose que Lorn savait fausse par sa propre expérience mais qu'il pouvait aisément comprendre, tandis que d'autres étaient plus ouverts à la discussions et enclins à imaginer une issue plus profitable aux deux parties en présence. Lui aussi il était fermé d'esprit malgré sa propre expérience, lui aussi aurait voulu enfermer cette femme pour de bon afin que cela en soit fini de cette histoire, mais si on lui avait demandé de venir c'était pour donner son avis tout en gardant l'esprit ouvert comme cela était attendu de toutes les personnes admises dans cette pièce. Il n'était plus un électron libre pouvant agir à sa guise, il était supposé prendre les décisions les plus sages pour l'ensemble de l'Ordre Jedi et donner sa chance à un élément perturbateur et potentiellement corrupteur était une de ces décisions. Qui pouvait dire si cette demoiselle ne jouait pas la comédie ? Qui pouvait dire si elle n'était pas ici pour s'infiltrer et corrompre de jeunes éléments pour les emmener loin de la lumière ? Le colosse avait déjà envisagé cette éventualité et elle se reflétait dans son opinion, il ne doutait pas que d'autres avaient cette possibilité en tête alors qu'ils jaugeaient et évaluait la demoiselle au mieux de leurs capacités.

La demoiselle se disait prête à emprunter la voie qui se tenait devant elle, prêt à tout oublier et recommencer à zéro mais malheureusement ce n'était pas à elle de juger si elle était réellement prête ou si elle prétendait simplement l'être. Pour juger si elle était réellement prête maître Von proposa une période d'essai de deux ans où ses mouvements seraient restreints et son activité encadrée, une période suffisante pour voir si elle serait capable d'oublier ses enseignements passés pour embrasser la lumière dans son esprit et son corps.

La demoiselle accepta également qu'un maître présent sur place puisse sonder son esprit afin de voir si elle ne leur cachait rien, montrant ainsi sa bonne foi envers ceux qui se trouvaient bien trop loin pour pouvoir l'atteindre à travers la Force. Plusieurs maîtres présents sur Coruscant se concertèrent et l'un d'entre eux s'avança dans son siège, fermant les yeux avant de tendre son esprit vers celui de la prisonnière..

Sentir quelqu'un pénétrer dans son esprit et en fouiller les moindres recoins pouvait être une expérience assez déplaisante et déroutante de prime abord, cependant les maîtres présents sur place avaient bien plus de patience et de doigté qu'on ne pourrait le croire, rendant ainsi l'expérience moins perturbante qu'elle ne pourrait l'être si elle avait été faite par un sith ou un novice. Le maître concerné resta silencieux pendant de nombreuses minutes, se concentrant pour ne pas perdre le fil de sa concentration alors que son esprit enlaçait celui de la demoiselle pour en ressortir les éléments les plus importants et les émotions les plus vives.

La tête reposant au creux de sa main, le coude reposant à la verticale sur son siège, le jeune colosse observa tour à tour la demoiselle et le jedi jusqu'à ce que ce dernier sorte enfin de sa transe méditative. Silencieux pendant quelques instants de plus, le temps de rassembler ses pensées, il jeta un dernier coup d'oeil à la demoiselle qu'il venait de sonder avant de lâcher à l'assistance ce qu'il venait de découvrir.
Si au départ le tout restait assez confus, comme il s'y attendait il ressentit un certain nombre d'émotions vives et sans la moindre forme de contrôle, triste résultat d'une vie passée dans les ténèbres. Tous ne furent guère surpris du résultat mis le maître concerné apporta une petite touche de changement et d'espoir, au milieu de cette tornade de violentes émotions il ressentit du remord et du regret concernant plusieurs personnes qu'il ne parvint à identifier. L'origine de ces émotions ? Il ne pouvait pas le savoir avec autant de précision que cela, il n'était pas télépathe, en revanche la présence du regret montrait bien que la demoiselle était consciente de certaines de ses erreurs ce qui était le premier pas vers la résolution du problème.

Ce n'était pas aujourd'hui que la cause de ces regrets serait connue mais au moins ces remords-là existaient bien, finalement cette demoiselle n'était pas aussi aveugle que ses anciens camarades totalement dévoués au côté obscur. Peut-être y avait-il finalement quelque chose à sauver. Redressant la tête, le sondeur se tourna vers le reste de ses camarades pour leur demander leur avis sur la proposition de maître Von et la décision à prendre.

Chassant cet air pensif de son visage, le maître d'armes jeta un regard furtif vers les maîtres tout autour de lui avant de prendre la parole pour donner son propre avis :

« Le regret et le remord, c'est ce qui différencie la personne véritablement perdue de celle qui peut encore être sauvée. Garde bien cela en tête pendant ton séjour ici, car au début beaucoup te verront pour ce que tu as été plus que pour ce que tu seras. Tu as ma voix pour ta réhabilitation parmi nous.»
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MessageSujet: Re: La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]   Jeu 11 Mai 2017 - 21:27

La femme, en entendant les paroles de l'Aveugle, indiqua à cette dernière qu'elle et le Conseil prenaient notes de ses dires, mais surtout de sa décision. Cela pouvait signifiait au moins qu'ils n'allaient pas rejeter sa requête, même si le risque restait présent.
La Jedi ajouta que l'engagement dans la voie du Côté Lumineux de la Force était en soit une véritable épreuve et qu'il ne s'agissait pas d'une décision que l'on pouvait prendre à la légère. Et c'est pourquoi elle allait mettre en place quelques conditions que la Miraluka devrait accepter afin de pouvoir s'intégrer à l'Ordre Jedi. Tout d'abord, elle ne serait pas considérée comme une Chevalière Jedi à part entière et vivra à l'écart de ces derniers, le temps de suivre un entraînement strict et rigoureux, deux ans durant. Cette période servira de probation à la jeune femme, au terme desquels elle pourra être assignée à un Maître... Mais durant ce laps de temps, elle aura l'interdiction stricte de s'écarter des installations Jedis.
Même si elle avait l'impression qu'on la bridait ainsi plus qu'elle ne l'était dans sa cellule, Maelyna acquiesça à cette condition d'un mouvement de tête.

Toutefois, ce n'était pas fini... La membre du Conseil souhaitait qu'un Maître de l'Ordre sonde son esprit, afin qu'elle puisse être... Allégée de son fardeau. Ce que Maelyna accepta, tout de même craintive. Les Maîtres présents sur Coruscant se concertèrent, tandis qu'elle s'agenouillait, essayant de se préparer mentalement à cette première épreuve.
C'était quelque chose qu'elle avait déjà vécue à l'Académie de Korriban, et bien des Instructeurs peu scrupuleux avaient tendance à abuser de ce genre "d'exercice" pour tenter de violer mentalement leurs Apprentis, ce qui l'avait conduit à essayer de créer une sorte de carapace mentale autour de son esprit pour se prémunir de ce genre d'agression.
Mais cette fois, elle n'avait pas le choix et devait se laisser faire. En attendant que l'un d'entre eux prenne une décision, Maelyna inspira et expira profondément, se détendant, les mains sur les genoux, tentant de chasser l'appréhension.

[Thème de la scène : rencontre entre deux esprits]

Enfin, un Maître se leva et s'approcha. A son parfum, son maintien et au contact de ses doigts sur les tempes de la Miraluka, il semblait qu'il s'agissait aussi d'une femme. Sans doute était-ce à dessein, afin de mettre la prisonnière en de meilleures conditions.
Cette dernière sentit la sonde mentale de la Jedi s'approcher de son esprit avec une telle douceur qu'elle décontracta ses muscles malgré elle, se laissant faire.

La sonde chercha à découvrir certains des souvenirs qui déplaisaient le plus à la Miraluka, ceux qui, contenus ainsi, lui faisaient du mal. Naël Luz, sans doute l'un des rares Impériaux à l'avoir considéré non pas comme une simple Apprentie, mais aussi comme un être vivant, avec ses émotions, ses souhaits... Lei Nae, qu'elle regrettait d'avoir trompé aussi souvent. Cette dernière aurait pu la tuer, et c'était dans l'ordre naturel des choses étant une Jedi ayant une Sith en face d'elle, mais ne l'avait pas fait.
La sonde continua de fouiller, découvrant ainsi un maelstrom d'émotions forts variées, mais dans lesquelles la violence prédominait. Que ce soit elle qui l'ai exercé, en torturant des esclaves ou en tuant ceux qu'on lui désignait comme étant des cibles.

La Miraluka se mis à trembler, plus par le fait d'être mise en face de ses actions que parce qu'elle était mise à nue et observée par la Jedi. Cette dernière plaça ses mains de façon plus réconfortantes, sans pour autant cesser d'observer son esprit. L'Aveugle se calma, progressivement, même si une certaine tension restait visible.
Enfin, la sonde atteignit l’œil du maelstrom. Là, au centre de toutes ces émotions se situait un visage, un nom. Darek Theoron. Un Apprenti lui aussi, d'origine Mirialan. Il s'agissait de la seule personne, dans l'Académie, pour laquelle elle avait développé des sentiments. Leur relation avait apporté à chacun le réconfort auquel ils aspiraient.

Et elle l'avait tué. Sur ordre de son Instructeur. Elle n'avait pas réussi à se rebeller contre ce dernier et avait tué Darek. Maelyna serra les poings, tandis que la Jedi, d'une façon ou d'une autre, apaisait la douleur qui pesait sur sa conscience.
Les doigts de la femme quittèrent ses tempes, en même temps que la sonde, et la Miraluka laissa s'échapper un léger soupir de soulagement, heureuse de sentir qu'une partie du poids qui pesait sur elle l'avait quitté.

Celle qui l'avait sondé expliqua au Conseil qu'elle avait ressenti de nombreuses émotions, généralement violentes, mais aussi une lueur d'espoir : Maelyna ressentait du regret, du remord, face à ce qu'elle avait fait.
Et Lorn Vocklan fut le premier à donner son verdict : il acceptait que l'Aveugle puisse être réhabilitée au sein de l'Ordre Jedi. Cette dernière, toujours à genoux, s'inclinant devant lui :

"Merci beaucoup, Maître Vocklan. J'espère me montrer digne de votre confiance."
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La Justice est-elle toujours aveugle ? [Conseil]

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