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 Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]

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Icare Manteer
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Icare Manteer


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Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] _
MessageSujet: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitimeLun 19 Déc 2016 - 19:58


Temple Jedi d'Ondéron, première audience extraordinaire du Conseil Jedi, 21.570, au lendemain de la Prise de Dubrillion...

Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Jedi_t10

Premier arrivé dans la salle de délibérations du Haut Conseil, le vieux briscard tenait entre ses mains calleuses et scarifiées un datapad, observant l’image incertaine, hésitante, furtive, d’une Impératrice précédemment rencontrée. L’astre diurne esquissant sa lente courbe vers le couchant, le maître baignait dans une lueur déclinante se faufilant dans la pièce par l’entremise des fenêtres, l’éclairage de soir n’ayant pas encore été actionné. Solitaire sur son siège, blafard sous l’éclat du moment, visiblement abattu par la portée des derniers événements, l’épicanthix offrait une vision singulière de vulnérabilité, de faiblesse et d’épuisement ; la dernière crise avait laissé le Dragon résolument exsangue, effacé dans un mutisme fonctionnel. Des ordres secs étaient donnés, des directives claires accordées – mais, au-delà de cela, il évitait la discussion, enfermé dans une curieuse introspection – pire ; dans une furieuse inquisition intérieure.

S’ils avaient triomphé d’un destin tragique et évité la pire des circonstances, des conclusions, les Jedi avaient collectivement payé par le sang leur victoire chèrement contestée – une transaction qui, à défaut de les mettre en mauvaise posture, accablait la conscience précédemment tranquille du plus-que-centenaire. Lorsqu’il avait décidé de retourner parmi les siens et d’abandonner sa retraite neigeuse et hivernale pour rejoindre la mêlée, Icare s’était préparé à de nouveau se dépenser sans réellement compter, à se sacrifier, à tout faire pour protéger les innocents et ainsi pouvoir l’emporter – mais, sous l’impériale pénombre des Sith, dans le feu et l’action des combats, il s’était senti personnellement atteint plus sauvagement qu’il ne l’avait anticipé. Poussé par les circonstances à recourir à des stratagèmes désespérés, à utiliser des armes peu recommandées et à abandonner les hauteurs de la colline morale, il s’était résigné et avait fait ce qu’il jugeait nécessaire. Contraint au mouvement par l’urgence de la situation, dépouillé du temps et de la distance nécessaires à l’analyse de ses propres conclusions, il s’était élancé sans trop penser à la poursuite de son adversaire d’alors. Des heures plus tard, après avoir lu les statistiques et enregistré le coût de la victoire, il était horrifié, glacé, déconcerté. Une douleur sourde le tenaillait – comme une chaleur infecte infiltrant sa chair, refusant de le laisser en paix.

En se laissant aller à devenir un tacticien afin de l’emporter, il réalisait maintenant qu’il avait autorisé une parcelle d’Obscur à entamer son bouclier. Une étincelle subtile, parasite, évitant d’être remarquée ; une flétrissure qu’il pouvait sentir progresser sans pouvoir oblitérer. Peut-être aurait-il pu l’éviter ; peut-être aurait-il pu demeurer pur. Mais, au lendemain de Dubrillion, le vieillard se savait ébranlé. Caressant de son esprit le fluide invisible dans lequel tous les vivants baignaient, il soupira. Tout choqué et accablé qu’il pouvait être, il ne devait pas se laisser aller au désespoir – tout choqué et accablé qu’il pouvait être, ses frères et sœurs avaient besoin de lui. Faisant donc taire ses doutes, fermant l’image de celle dont il avait réussi à s’échapper par le feu, le maître ouvrit le document qu’il consultait auparavant, revêtant un masque étanche de froideur et de fermeté. Une illusion d’assurance, de confiance, qu’il espérait propre à rassurer les autres membres du Conseil – et puis, s’ils posaient trop de question, il pouvait les rabrouer, ha !

Par petits groupes ou individuellement, ceux qu’il attendait rejoignirent la chambre de réunion, échangeant de maigres salutations avec les autres lors de leur arrivée, rejoignant ensuite le fauteuil qui leur était assigné. Certains n’étaient pas physiquement présents, déployés ailleurs afin de mieux maîtriser la situation – ces derniers étaient donc holographiquement projetés. Thosscon était de ceux-là, étant demeuré sur Dubrillion afin de gérer sur place la suite des choses, de même que Jiljoo’Blankuna, qui elle était en déplacement pour mieux appréhender les troubles agitant l’Espace Hutt. Échangeant un regard tacite de bienvenue avec son camarade d’éphémère piraterie, Icare observa avec intérêt les deux maîtres d’arme qui s’étaient illustrés lors des combats terrestres de la dernière bataille, leur serrant la main. Alyria Von, l’ancienne padawan de Ranek, et Lorn Vocklan, un autre épicanthix… Un couple curieusement bien assorti, trop aisément identifiable du goût du Vagabond – enfin, il ne pouvait pas vraiment juger.

Observant que tous étaient finalement présents, le maître hocha de la tête, se décidant à commencer. Tellement de sujets qu’ils allaient devoir aborder… Tellement de problématiques qui demandaient leur immédiat intérêt ! Dédaignant l’obligation de se lever pour débuter la séance, il décida de prendre les devants sans plus tarder.

- Chers confrères et consœurs, je souhaite d’abord vous remercier de vous être libérés pour cette séance extraordinaire. Évidemment, il est nécessaire de débuter par la plus grandes des épines ; Dubrillion. Il va sans dire que l’Ordre y est impliqué jusqu’au cou. Il semble évident que la victoire ne fut possible que grâce à notre concours et à nos efforts. À l’heure actuelle, les blessés sont encore en cours d’évacuation, sous la direction de Thosscon. Il est encore trop tôt pour annoncer un bilan final des décédés… La planète est sous contrôle républicain, mais la populace ne serait apparemment pas plus soulagée. Ils anticiperaient, selon des informateurs, une réplique impériale.

Impossible de vraiment les blâmer – c’était ce qu’ils prévoyaient tous.

- J’ignore quelle sera la réponse impériale. Bien que je fusse confronté aux ténèbres entourant l’Impératrice, je ne pus les percer et vaincre cette dernière, la laissant ainsi libre d’agir à sa guise pour la suite… J’ignore aussi quels seront les prochains mouvements républicains. La guerre ? La paix ? Même la Chancelière semble l’ignorer. Pour ces raisons, je pense qu’il est nécessaire de nous préparer pour toutes ces éventualités. Notre premier devoir me semble être de déterminer quelle place l’Ordre occupera à l’avenir. Il est selon moi manifeste que nous devons éviter à tout prix l’ingérence politique en nous mêlant au débat entourant la légalité des derniers événements ; mais, quant au reste… Chercherons-nous à intégrer la chaîne de commandement républicaine pour mieux l’épauler ? Demeurerons-nous à l’écart, ou choisirons-nous ne nous enfoncer plus directement dans le conflit ?

Une question épineuse, certes, pour laquelle Icare n’envisageait qu’une seule réponse.

- Vient ensuite le second pépin, qui découle du premier ; les mondes neutres. Lors de la prise de Dubrillion, bon nombre de ces derniers se sont porté à notre secours – à ma demande. Car, ils ne se sont pas levés contre l’Empire par amour de la République ; non, ils se sont mobilisés au nom des liens les unissant au Temple et à ses représentants. Dans ce sens, maintenant qu’ils risquent de subir la réplique des Sith, je pense qu’il est de notre devoir de les défendre par tous les moyens à notre disposition. En ce sens, je propose trois actions. Premièrement, déployer tous nos effectifs disponibles afin de pouvoir coordonner une défense efficace de ces mondes avec la marine républicaine. Deuxièmement, utiliser nos alliés au Sénat et les talents de nos Consulaires pour s’assurer du support de la République vis-à-vis de ses sauveurs. Troisièmement, multiplier les relais du Temple dans la Bordure en s’inspirant du modèle de Lorrd. Les derniers événements ont démontré toute l’utilité de telles installations, et il serait pertinent d’en prendre note et d’ainsi acquérir un avantage.

La base secrète de Lorrd et les vaisseaux et effectifs jedi qui y étaient stationnés s’étaient révélés vitaux dans la victoire contre les Sith ; c’étaient eux qui avaient ralenti la progression des flottes de renfort et avaient été capables d’attirer l’aide des neutres, en plus d’organiser bon nombre de sabotages sur les planètes impériales voisines.

- Restaurer les installations de Dantooine serait une première étape ; en bâtir de nouvelles aux alentours de la frontière impériale et de l’Espace Hutt serait aussi logique, afin de pouvoir mieux organiser et prioriser nos actions dans ces secteurs. Quant à notre hypothétique adhésion à la chaîne de commandement républicaine, je suis opposé, pour des raisons qui me semblent évidentes, tout en étant en faveur d’un soutien de l’Ordre pour l’effort de guerre de la République.

Une maigre pause, pour appuyer son point, en plus d’ouvrir la porte à une contestation quelconque.

- Finalement, la troisième épine : l’Espace Hutt. Sur ce sujet, je vais laisser la maître Jiljoo’Blankuna vous dresser un portrait plus étoffé de la situation…

Il balaya la salle d'un regard attentif ; au travail.


Citation :
Résumé :
Quelle position l’Ordre devrait-il prendre vis-à-vis de la guerre/paix entre la République et l’Empire ?
- Contre l’adhésion de l’Ordre à l’appareil militaire républicain.
- Contre l’ingérence de l’Ordre quant à la valeur juridique ou constitutionnelle de la Prise de Dubrillion ; on reste à l’écart de la politique !
- Pour la multiplication des relais stratégiques de l’Ordre.
- Pour l’appui des mondes neutres et de l’armée républicaine.
Que faire quant à l’Espace Hutt ?

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Alyria Von
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MessageSujet: Re: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitimeMar 20 Déc 2016 - 23:42

Tout en serrant la main d’Icare Manteer, Alyria observait les visages graves autour d’elle. Pas un des vénérables maîtres présents en ce jour dans la salle du Conseil ne portait les stigmates de l’attaque de Dubrillion, qu’ils soient physiques ou psychologiques. En plus du vieil épicanthix, Lorn, Sai Don et elle-même avaient été au plus près du carnage, sans compter ceux qui avaient aidé les blessés, participés à la coordination des assauts ou bien tentés d’en savoir plus au milieu d’un Sénat grondant. La bataille avait considérablement éprouvé leurs rangs, forçant à des décisions d’urgence au combien douloureuse. Elle savait que Maître Don, tout comme son ami Gabriel avaient vu la majeure partie de leurs flottes détruites par l’Empire sith. Elle avait été le témoin impuissant du bombardement orbital ordonné par le mentor de son ancien professeur, manœuvre aussi désespérée que dangereuse, certains obus ayant embrasé l’atmosphère de la planète en flammes pour venir carboniser un peu plus une terre dévastée. Elle-même avait souffert dans sa chair des combats au sol contre l’effroyable palais armé, et tous ses talents de guérisseuse ne pouvaient oblitérer totalement l’impact d’une rocket encaissée de plein fouet ainsi qu’un arc d’électricité dévastateur qui avait fait voler en éclat la protection apposée par son amant. Certes, ses blessures demeuraient superficielles, surtout comparées au mastodonte de métal qu’ils avaient affronté. Néanmoins son dos demeurait bandé soigneusement, maintenant un cataplasme au kolto qui accélérait sa cicatrisation, aussi elle se tenait bien plus droite qu’à l’ordinaire, tentant d’ignorer la douleur qui faisait surface par moment, pour se concentrer sur les enjeux présents.

La première fois qu’elle s’était trouvée à donner son avis sur l’avenir de l’Ordre, elle avait prôné le pragmatisme. A l’époque, elle était l’une des rares gardiennes de formation à s’exprimer, la seule maîtresse d’armes, une guerrière parmi une assemblée de Consulaires tergiversant. Par la suite, elle avait demandé son aide formelle à l’Ordre jedi au nom de la République, dans un changement de paradigme pour le moins difficile à vivre, dans une assemblée réunissant aussi bien Consulaires que Gardiens et Sentinelles. Désormais, le Conseil jedi lui-même paraissait refléter les troubles qui agitaient la galaxie. La prédominance des penseurs tranquilles avait failli, remplacée petit à petit par les maîtres plus prompts à l’action, mais aussi moins portés sur une réflexion plus globale, comme de juste. Sur quatre membres élus, trois étaient appartenaient ou avaient appartenus au cercle des maîtres d’armes, l’élite martiale de l’Ordre. Deux étaient issus des rangs des Gardiens. Un était une sentinelle, une Ombre revenue du passé pour les hanter, signe de la gravité des temps. Seul l’inamovible Maître Don demeurait une image de la permanence des anciens Conseils. Manifestement, les plus anciens en son sein avaient pris acte de la tournure des événements, et optés pour ce qui s’apparentait à ses yeux à un véritable Conseil de guerre. Seraient-ils à la hauteur de la tâche ? Les minutes suivantes allaient en décider.

Le résumé du Maître Manteer avait le mérite d’être clair, concis, et direct. Il était singulièrement amusant, d’une certaine façon, qu’un être de la sorte ait pu choisir un padawan comme Ranek Lond. Parfois, le contraste entre les deux était tellement saisissant qu’Alyria se demandait sincèrement ce qui avait motivé son choix. Et pourtant, il émanait de leurs propensions à savoir parier sur l’avenir, de leur calme olympien mâtiné d’un zeste de folie douce une réelle ressemblance. Alors qu’elle l’écoutait, plus d’une fois, la trentenaire ne put s’empêcher de sourire intérieurement, comprenant enfin un des mystères de son adolescence. Oui, il y avait du Ranek chez Icare, et du Maître Manteer chez Maître Lond. Y avait-il aussi du Maître Manteer chez le Maître Von ? Sans doute. Assurément, même. Après tout, au sens strictement jedi, il y avait un lien de filiation évident entre celui qui parlait et celui qui l’écoutait. En d’autres circonstances, elle n’aurait pas manqué de s’en amuser. Hélas, l’heure n’était guère aux retrouvailles chaleureuses et aux réflexions piquantes.

Tandis que l’exposé de la situation sur Nar Shaddaa venait assombrir un peu plus l’humeur générale, confirmant les dires de sa toute nouvelle padawan, le cerveau d’Alyria tentait d’analyser les informations le plus rapidement possible, sélectionnant rapidement les points d’accord et ceux où il convenait selon elle de se montrer moins catégorique, quand bien même elle partageait les motivations sous-jacentes du vieillard. Cependant, si son expérience à la Chancellerie lui avait appris une seule chose, c’était bien de ne pas s’écarter trop vite des questions fâcheuses et de ne jamais être considéré comme extérieur aux enjeux du moment. Pour elle, la faiblesse de l’Ordre avait précisément été révélée par Dubrillion, ou plus exactement les faiblesses de leur alliance millénaire avec la République. Cette victoire n’était qu’un trompe-l’œil qui masquait selon elle des failles bien réelles, qu’il conviendrait à un moment ou à un autre de soulever. Ne pas le faire eut été accepter d’avoir été sciemment sacrifiés, d’avoir vu des padawans, des chevaliers, des maîtres de valeurs mourir pour une cause qui leur tenait à cœur, mais qu’ils n’avaient pas choisi avant, bien souvent, de recevoir un message trop tardif et de dévier leurs vaisseaux vers les lieux de l’affrontement. Cela méritait, à défaut de réparation, au moins explication. Quant aux hutts … D’une certaine façon, les événements venaient à corroborer ce que la mission effectuée sur Panatha avait déjà mis en lumière, sans parler des découvertes enregistrées précédemment et qu’elle avait consulté dès sa nomination, afin de savoir grâce aux archives qu’elles avaient été précisément les secrets détenus par ses prédécesseurs pouvant avoir un impact sur les décisions à prendre. Et un nom l’avait particulièrement intéressée … et choquée. Le passé se heurtait avec le présent avec violence, s’y confondant au sein même du Conseil. Déjà, l’exposé touchait à sa fin, et la demi-echanie qu’il était temps pour elle de parler. Le début serait simple.

« Maître Manteer, Maître Blankuna, merci pour vos exposés de la situation. Je crois qu’en effet, les événements récents ont démontré toute l’utilité d’installations comme celle de Lorrd pour ralentir la progression des siths et nous implanter dans certaines régions de la galaxie qui nous sont ordinairement moins accessibles que les contrées républicaines. Rénover le complexe de Dantooine semble une option judicieuse. Nous pourrions lancer une campagne de recrutement pour les éclaireurs ondéroniens sur place, parmi les réfugiés qui y sont restés et désireraient agir. Nul doute qu’au vu des dangers qui menacent Dubrillion, nous trouverons des êtres prêts à défendre leur foyer. Je crois qu’il est de notre devoir de les appuyer, de leur offrir un toit, un foyer, mais aussi de coordonner leurs efforts de reconstruction pour que la vengeance ou le ressentiment ne se transforment pas en actes regrettables. En conséquence, j’appuie sans réserve cette proposition, de même que la construction de nouvelles bases. Une planète comme Gravlex Med, dont la population est traditionnellement proche des idéaux jedis et donc sans doute plus sensible à nos arguments, me paraît appropriée.

Evidemment, si nous déployons plus de forces, il va sans dire que les protéger est vital … Et donc protéger la zone neutre. Ils se sont mis en danger pour nous. Il n’est que justice qu’ils soient récompensés pour cela. »


Et cela ne se ferait pas sans accords et tractations, ni plans clairs, ni moyens adéquats, ce qui impliquait des investissements d’ampleur.

« Militairement … Nous n’avons actuellement pas les moyens seuls de défendre complètement la zone neutre. Nous pouvons former des bases, des escadres, mais en cas d’attaque, je doute fortement que nous puissions résister seuls. Cela suppose donc une entraide étroite avec les mondes neutres qui voudront de notre appui, la recherche d’alliés extérieurs potentiels … Et une refonte de nos forces. Nous n’avons quasiment aucun bâtiment lourd. Bien sûr, en temps de paix, c’est normal. Mais dans les temps actuels … Je crains que nous ne soyons dépassés technologiquement, avec les risques que cela implique.

Je vous soumets donc la proposition suivante : faire un audit de nos fonds propres, hors crédits accordés par la République, et rénover une partie de notre flotte vers des modèles plus récents. Si cela peut aider et vous semble judicieux, j’ai quelques contacts qu’il me reste de mon passage à la Chancellerie, notamment dans les chantiers de Mon Calamari. Nous pourrions en faire bon usage. Je suis prête à m’impliquer personnellement dans tous ces processus.»


Voilà pour la partie militaire pure. Pour le reste …

« A vrai dire, une même logique est à l’œuvre dans l’espace hutt. Les rapports des activités de Borenga sont alarmants. Maître Vocklan et moi-même avons enquêté longuement pour découvrir ses méthodes de recrutement forcés sur certains territoires de la Bordure républicaine, notamment Panatha. Le fait qu’il ait disposé de suffisamment de forces pour s’opposer aux autres kadjics, s’en sortir vivant et décapiter une partie des cartels adverses est plus qu’inquiétant. Inutile de préciser, pour des raisons évidentes, que je juge inutile de nous impliquer dans les querelles de pouvoir des hutts. Ils n’auront aucune envie d’écouter des jedis, et nous n’avons guère à leur offrir, je le crains. En revanche … Borenga semble avoir des liens plus que trouble avec des utilisateurs de Force inconnus … ou qui surgissent du passé de façon troublante. »

Alyria fit une pause pour reprendre son souffle, avant d’expliciter :

« Ma nouvelle padawan, Wen Janto, a confirmé qu’un utilisateur de Force aussi puissant que dangereux était au service de Borenga. Plus préoccupant encore, le mercenaire Etiam Benhult, qui a accompagné Maître Dravern lors de leur épopée contre Borenga sur Makem Te a affirmé au Maître Tianesli, qui a versé leur entretien dans nos archives, qu’ils avaient surpris une communication entre ledit Borenga … Et une certaine Synia. Je n’ai pas besoin de vous remémorer à quel point ce nom est … douloureux pour beaucoup d’entre nous. »

Comment ignorer le nom de celle qui avait commandité l’attaque sur le Temple jedi, dix ans auparavant, occasionnant tant de morts parmi eux, notamment de padawans et de simples initiés, des enfants incapables de se défendre ?

« Si sa présence à ses côtés est confirmée … Je crains que nous ayons affaire à une menace aux ramifications et volontés nettement plus complexes que ce que ce nous avions envisagé jusqu’alors. Une enquête complémentaire me semble nécessaire, aussi je serais d’avis d’envoyer quelques sentinelles dans l’espace hutt, utiliser leurs contacts pour tenter d’infiltrer les fidèles de Borenga et en apprendre davantage. Si besoin est, nous pouvons utiliser l’avant-poste de Sy Mirth comme base opérationnelle. Depuis la mission entreprise par le Maître Vocklan, le chevalier Draayi et moi-même sur cette planète, l’avant-poste doit être opérationnel. »

Au fur et à mesure qu’elle parlait, les choses devenaient plus claires, de même que leurs ressources qui n’étaient finalement pas si éparses. Le travail en amont allait finir par payer. Restait l’aspect le plus délicat … Le volet politique, évidemment.

« Tout ceci concerne les questions organisationnelles, pratiques … Pragmatiques. Or, précisément, c’est une approche semblable que je préconiserais pour nos relations avec la République elle-même. Je ne parle pas de nous impliquer dans la probable future décision du Sénat vis-à-vis de ce qu’il s’est passé, mais de voir la réalité d’une faille béante qui risque de réduire à néant tous nos efforts si nous ne la comblons pas efficacement. Manifestement, ni la Chancelière, ni son Etat-Major font suffisamment confiance à l’Ordre jedi pour se sacrifier, mais pas assez pour les avertir de leurs manœuvres. Si nous avions été au courant, nous aurions pu avertir des dangers de compter uniquement sur l’effet de surprise. Nous aurions déployer des unités plus spécialisées, nous organiser bien mieux qu’au débotté, en détournant les vaisseaux de ceux non loin. Ne nous leurrons pas. Si la République a vaincu … C’est grâce à l’Ordre. Le même qui n’a pas été mis au courant de ses intentions. Qui est mort malgré ça à ses côtés, et parfois en pure perte, pour soutenir son effort d’invasion ou protéger sa dirigeante.

Nous n’avons pas à interférer dans le jugement du Sénat. Mais il est de notre devoir de demander pourquoi les nôtres sont morts ainsi. »


Des noms défilèrent dans sa tête, ceux tombés pour Dubrillion. Ils méritaient une explication pour leur sacrifice. Ils méritaient que l’Ordre jedi, pour une fois, demande des comptes. Eux avaient été exemplaires, pas la République si prompte à les condamner. Quant au reste …

« Je laisserais la liberté à nos généraux les plus émérites de s’impliquer s’ils le désirent dans la chaîne de commandement, si une demande leur est formulée, sans implication officielle du Conseil. Nous aurons ainsi des yeux et des oreilles là où il faut, sans craindre d’accusations d’ingérence puisque les demandes viendront des militaires, et non de nous. Et je suis prête à parier qu’avec les rumeurs de possessions siths qui courent, certains amiraux et gradés moins butés que leurs semblables trouveront fort judicieux de demander des conseillers jedis pour se préparer à un nouvel assaut, s’il devait y en avoir un. »

Alyria se tut. Elle pensait avoir répondu à toutes les interrogations possibles, du moins pour le moment, et avoir proposé ce qui lui paraissait nécessaire pour la survie de l’Ordre. Il lui restait néanmoins un dernier point à aborder, qui lui tenait à cœur, trop longtemps tu, mais qui, à l’heure où elle décidait de l’avenir de sa confrérie, lui paraissait intolérable à taire plus longtemps. Elle échangea un regard avec Lorn, qui occupait le siège à côté d’elle, effleurant son esprit, et sut à son calme qu’il était en harmonie avec elle sur ce point. Ils parlaient pour l’Ordre. Il était tant que l’Ordre parle aussi pour eux, qu’il les condamne ou les absolve, mais rester dans l’incertitude plus longtemps ne pouvait être, pas quand leur lien rayonnait si fort dans la pièce, impossible à ignorer tant il montrait leur symbiose. Aussi, pour éviter qu’un autre ne prenne la parole, la jedi toussota légèrement, et déclara :

« Avant que d’autres ne s’expriment … J’aimerais aborder un autre sujet, qui paraît totalement … insignifiant au regard des décisions que nous avons à prendre, des vies brisées et parties en fumée sur Dubrillion, j’en ai conscience, mais qu’il m’est impossible de taire plus longtemps, car il entache à mes yeux le travail que je suis amenée à effectuer à vos côtés, en raison de son caractère encore non public. Ce n’est pas un sujet honteux, pour moi, c’est une vérité qu’il est temps d’admettre devant vous. »

Un silence se fit. Puis Alyria prit une profonde inspiration et déclara :

« Maître Vocklan et moi-même entretenons une liaison. »

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MessageSujet: Re: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitimeMer 21 Déc 2016 - 1:34

Cela ne faisait à peine que quelques jours que les évènements de Dubrillon avaient été clos et pourtant cela turlupinait toujours le maître d’armes, tout autant que la raison de son retour au temple d’Ondéron pour tout dire mais il n’y pouvait rien. Ce n’était pas la première bataille à laquelle il participait et ne serait sans doute pas non plus la dernière mais une fois la pression retombée le combattant étant envahi d’une certaine vacuité que seuls l’effort et le temps semblaient pouvoir combler. Bien sûr Lorn était un homme d’action avant tout, forgé dans les flammes de la bataille et sur l’enclume de la guerre comme il aimait à le dire, il ne se sentait jamais aussi vivant que sur le champ de bataille là où son ouïe était saturée par les explosions et les tirs de blasters, il ne s’était jamais senti aussi vivant et revigoré que lorsqu’il mena ses hommes sur la planète Aargau.
Alors pourquoi se sentait-il toujours aussi mou une fois que le soufflet était retombé, même s’il revenait chaque fois victorieux des combats ? Parce que si ses actions au combat semblaient agir dans l’intérêt du plus grande nombre et dans le but d’amener des jours meilleurs, Lorn ne pouvait pas fermer les yeux sur l’impact que pouvaient avoir ses actions sur le reste du monde, il n’avait pas le luxe de voir la vie en rose en occultant les désastres de son champ de vision.
Certains jedis se contentaient d’apparaître d’un théâtre d’opération à un autre et de repartir dès que leur présence n’était plus nécessaire, pas assez longtemps pour observer ce qu’il se passait ou ce qui restait après leur passage, mais Lorn essayait de ne pas devenir de ceux-là. Plusieurs heures durant, sur Aargau, le maître d’armes était resté là à observer les corps sans vie de ses soldats jusqu’à ce qu’ils soient récupérés et acheminés pour recevoir des funérailles dans les règles. Plusieurs heures durant il était resté là sur le champ de bataille et n’entendre que le silence de la mort, à renifler à pleins poumons l’odeur de chair grillé et en décomposition lui chatouillant les narines et pas une fois il n’avait flanché. Pourquoi le ferait-il ? Il avait beau apporter le changement il ne fallait pas oublier qu’il apportait aussi la mort et la destruction : sa prestation sur Dubrillon en était un bien bel exemple.

Mais cette fois-ci en revenant de Dubrillion il refusa qu’on lui fournisse les rapports préliminaires sur les pertes qu’avait subies cette planète. Pourquoi ? Parce que sans l’intervention de l’armée républicaine rien de tout cela ne serait arrivé, parce que le colosse éait aussi responsable de cette destruction aveugle que n’importe quel soldat se trouvant sur cette planète à ce moment-là : il n’avait pas lui-même appuyé sur la gâchette mais cela ne l’empêchait pas de sentir le sang sur ses mains. Non, il avait lui-même posé les yeux sur les ruines de ce qui fut une ville autrefois, il avait senti la mort tout autour de lui et pour cela il n’eut pas besoin de lire les rapports car aucun document ne rendrait justice au charnier qu’avait été Dubrillion.

Et aujourd’hui le jeune homme remettait les pieds dans les couloirs du Temple d’Ondéron pour la première fois depuis une éternité aussi bien pour faire son rapport sur sa dernière opération que pour parler des récents évènements. Mais qu’est-ce qui était différent alors ? Pourquoi une pointe de stress tentait-elle de percer sa tempe ? Parce que c’était la première réunion du Conseil à laquelle il participait, un évènement important, une consécration.
Arpentant pas à pas les couloirs, ayant laissé la demoiselle à la crinière de feu partir quelques instants avant lui, restant dans ses anciens appartements pendant quelques instants pour faire la paix dans son esprit, le colosse arriva finalement aux abords de la salle du conseil et resta immobile pendant quelques instants, prenant conscience de l’importance de ce qu’il s’apprêtait à faire et de la nouvelle responsabilité qui tombait désormais sur ses larges épaules. Était-il de taille à discuter d’égal à égal avec les plus sages membres de l’Ordre ? La réponse ne serait certainement pas immédiate.

Pénétrant dans la salle et serrant fermement la main de son vénérable congénère, ce dernier accusant certainement le poids des récents évènements, Lorn croisa sa moitié du regard avant de se trouver une place là où il y en avait, pas trop loin de la demoiselle. Puis vint le moment d’aborder les sujets qui fâchaient et, lorsque le vénérable maître Manteer évoqua assez justement le fait que la population de Dubrillion ne semblait pas se réjouir de la défaite des impériaux, Lorn lâcha doucement :


« Pas soulagée du tout, je confirme.»

Ouvrant les yeux pour se rendre compte qu’il venait de penser tout haut, peut-être trop bas pour que les autres aient pu l’entendre, Lorn fit silence jusqu’à ce que son homologue épicanthix en vienne à évoquer l’idée d’intégrer les jedis à l’armée républicaine, comme des soldats de luxe pour ainsi dire. Si le vieux maître ne cherchait pas à cacher son opposition à ce sujet, Lorn crut bon d’intervenir en se raclant la gorge comme pour annoncer qu’il osait enfin parler.
Balayant la salle de son regard azur, il rassembla ses pensées pour enfin former des mots qui avaient un sens précis :

« Si je peux me permettre j’ai beau apprécier mener les soldats, au front ou ailleurs, l’Ordre a toujours fait en sorte de maintenir son indépendance vis à vis de la République car nous travaillons avec elle et non pas pour elle. Troquer nos bures contre des uniformes de l’armée républicaine n’est pas une idée qui m’enchante particulièrement Nous sommes des garants de la paix et de l’équilibre, pas de soldats. Mais je ne parle pas pour tous les jedis et chacun devait pouvoir faire ce choix, en pleine connaissance de cause.»

Lorn avait beau se sentir vivant quand il se battait il ne voulait pas devenir un super-soldat pour autant mais avait-il le droit de refuser ce choix à tous les jeunes jedis en mal de sensations fortes ? L’Ordre avait toujours pris en considération et divergences d’opinion, des décisions arbitraires et tyranniques n’avaient pas leur place ici.

« Le problème qui se pose est que nous ne pouvons interdire à tous les nôtres de rejoindre l’appareil militaire républicain, cependant en les rejoignant nous prenons le risque d’être de nouveau manipulés ou laissés à l’écart par manque de confiance comme nous venons de l’être. Ils ne nous ferons jamais entièrement confiance à moins que nous ne devenions qu’une cellule de leur grande organisation, à moins que nous ne leur soyons subordonnés, ce qui est impensable pour un Ordre comme le nôtre. Alors que faire ? Prôner le détachement et voir des opérations telles que Dubrillon se répéter à notre insu, sachant pertinemment que beaucoup d’entre nous ne tournerons le dos à ces conflits, ou accepter que certains d’entre nous deviennent un rouage de la machine ? Si un compromis entre ces deux solutions existe, c’est le moment ou jamais d’en discuter. »

Le maître d’armes savait bien qu’il posait plus de question qu’il n’en résolvait mais n’étaient-ils pas tous là pour faire naître des questions et leur trouver des réponses ? Le colosse pensait que si et ce fut la raison pour laquelle il ne retint pas son petit speech. Il avait bien volontiers ne pas savoir quelle solution était la plus sage entre les deux extrêmes, il savait aussi que sa camarade était pour laisser à ceux qui le voulaient l’occasion de faire ce choix eux-mêmes. Mais même si les jedis n’étaient amenés qu’à servir de conseillers, combien de temps passerait avant que l’armée de décider de les embarquer de nouveau dans un conflit dont ils ne seraient que des pions ? Fricoter avec l’armée, comme soldat ou conseiller, créait le risque de se faire embobiner et Lorn n’aimait que moyennement être un pion sur un échiquier dont il ne pouvait percevoir l’étendue.
Décidément, prendre des décisions pour tout l’Ordre était plus compliqué qu’il n’y paraissait.

Puis le sujet passa aux actions réelles que pouvaient faire l’Ordre à commencer par soutenir les mondes neutre du mieux possible et cela malgré les effectifs réduits du Temple, chose que Lorn soutenait évidemment mais en plus de faire un inventaire de leur trésorerie il crut bon d’ajouter :

« En vue des différentes actions à mener peut-être faudrait-il faire un inventaire de nos effectifs. Nous aurons besoin de monde à l’enclave de Dantooine, nous aurons besoin de bras pour créer et protéger nos relais ainsi que pour aider à la défense des monde neutres. Un inventaire de nos forces ne me semble pas superflu.»

Se rendant compte qu’il n’avait pas encore donné sa position sur les actions à mener, Lorn conclut par un discret :

« Cela va sans dire mais j’irais où ma présence est nécessaire. La priorité est de rentrer en contact avec ces mondes neutres et d’organiser leur défense comme le suggère maître Manteer. »

Lorn ne voulait pas annoncer clairement qu’il irait à tel ou tel endroit car ce n’était pas ainsi que les choses fonctionnaient, il irait là où sa présence serait la plus utile et laisserait le reste du Conseil décider du meilleur endroit où ses talents pourraient être mis à contribution.

« Puisqu’on est encore sur ce sujet, je tiens à vous transmettre une communication récente du Sénateur Fylesan. Je vous laisse la visionner et nous pourrons en débattre ensuite. »

Tapotant sur la tablette de données qu’il avait amené avec lui, le jeune homme transmit au conseil une communication du sénateur Fylesan concernant sa prise de position quant à la défense des mondes neutres et sa demande d’aide à l’Ordre. Était-ce le premier pas, l’étincelle qui allumerait le brasier ? Possible.

Puis une fois ces sujets évoqués ce fut au tour de la demoiselle d’évoquer le sujet de Borenga et ses relations avec une personne dont le nom ne laissait personne indifférent dans cette pièce, peut-être n’était-ce pas la priorité du conseil mais cela ne voulait pas dire qu’une telle menace devait être négligée. Bien au contraire.

« Je ne sais pas si l’investigation sur Synia et Borenga devrait être notre priorité mais je soutiens l’idée de maître Von, envoyer quelques sentinelles pour récolter des informations ne pourra que nous être utile pour éclaircir tout ça. »

Puis, alors que le colosse s’apprêtait ce que le débat revienne sur la communication transférée quelques secondes plus tôt, il se tourna vers la demoiselle quand sa phrase claqua comme un fouet à travers toute la pièce. C’était donc maintenant qu’elle décidait de crever l’abcès, lors de la première séance du conseil, lors de temps si troublés ? Le timing n’était clairement pas idéal mais le mal était déjà fait : aucun retour en arrière possible.
Laissant sa moitié préparer le terrain, Lorn fit la paix dans son esprit pour trouver ses mots et, lorsque les phrases se formèrent vaguement dans sa tête, il se pencha en avant de son siège avant de lancer sur un ton dans lequel ne transparaissait aucun doute :

« Si l’idée de cette annonce est restée en suspens pendant quelques temps ce n’était pas par honte mais par manque de temps. Byss, Umbara , Syr Myrth, Aargau, Makem Te et maintenant Dubrillon : le devoir nous a éloigné et testé à plusieurs reprises.»

Il n’était clairement pas en train de recevoir son CV car il n’avait aucunement besoin de le faire, sa réputation parlait d’elle-même, mais faire un rappel des épreuves passées n’était jamais superflu pour se rappeler du parcours accompli.

«Mais, comme vous le savez, nous n’avons pas failli ni oublié notre rôle au sein de l’Ordre et ce n’est pas demain la veille que ça arrivera.»

Se renfonçant dans son siège, laissant à ses collègues tout le temps d’encaisser l’information, ce fut assez sereinement qu’il conclut cette petite parenthèse d’un :

« Cette petite intervention n’avait pour but que de lever le voile sur un point qui devait être abordé, nous pouvons donc reprendre la discussion en cours. Nous nous soumettrons à la décision que vous souhaiterez prendre au regard de cette révélation. »

Et ainsi le débat pouvait reprendre.


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Saï Don
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MessageSujet: Re: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitimeJeu 26 Jan 2017 - 11:13


Après une brève méditation dans l’une des cabines du Serenity, le vieillard se força à éveiller ses muscles endoloris, son esprit embrumé par la fatigue et les plans hypothétiques qui s’enchevêtraient et se connectaient. A la recherche d’issues. A l’aide d’une télécommande, il augmenta l’éclairage blafard de sa cabine et alla s’asseoir sur le bord de sa couchette, face au cylindre métallique doté d’une holocaméra, d’où il pourrait voir projeté les membres du Conseil Jedi depuis Ondéron, mais aussi ceux qui comme lui apparaîtraient de manière virtuelle. Il jeta un œil à un écran mural, où s’affichait l’heure en caractères basic d’un rouge lumineux. Comme le compte à rebours d’une bombe, sauf que le panneau semblait plutôt indiquer le nombre d’heures qui s’étaient écoulées depuis que l’explosion avait eu lieu.
Il n’était pas en retard. Il alluma l’appareil de communications, qui diffusa une lumière bleue avant que les contours familiers de sièges du Conseil Jedi ne s’y dessinassent. Certains étaient déjà occupés.

Maître Manteer avait déclenché à juste titre une audience extraordinaire, qu’il ouvrit avec une emphase qui était bien à l’image du vieux dragon qu’il avait éveillé dans les montagnes de Lorrd. Les sujets abordés étaient eux aussi non surprenants. Le vieillard se contenta de rester muet, hochant de temps à autre la tête. Maintenant que la guerre était déclarée et qu’un nouveau Conseil avait été construit, seraient-ils d’accord sur les actions à prendre ? Pourraient-ils rattraper le temps perdu par le précédent Conseil, incapable de se décider ?

Différents maîtres prirent la parole, exposant leurs opinions. L’amertume était palpable quant à l’action du gouvernement républicain, mais ces maîtres Jedi aguerris, du moins Maître Don l’espéraient, sauraient faire abstraction de leurs émotions pour se concentrer sur le plus important. Ils énoncèrent des idées justes et des propositions sensées, que le vieillard s’empresserait d’appuyer.
Le dernier sujet soulevé par Maître Von, en revanche, l’étonna profondément. Non que ce fut si surprenant : il n’était pas un secret que Maître Von et Maître Vocklan étaient très proches, qu’ils opéraient en un duo terriblement efficace et qu’ils semblaient toujours être d’accord sur tout. En revanche, cette annonce, au milieu d’une réunion de cette importance, semblait toute saugrenue. Le vieillard cligna des yeux, interdit, avant de faire un bref signe de la main pour signaler qu’il souhaitait intervenir. Il s’éclaircit la gorge, se concentrant sur le plus important. L’essentiel avait été dit, il fallait désormais passer à l’action.

- Maîtres, je vous prie tout d’abord de m’excuser pour mon absence sur Ondéron. Il m’est nécessaire, pour le moment, d’organiser ce que je peux organiser directement sur place. Je suis en effet toujours à proximité de Dubrillion. Bien qu’une revanche soit à craindre, la planète est entourée actuellement de vaisseaux républicains laissés sur place par mesure de sécurité, ainsi qu’encore certains membres de notre Ordre. Après cette défaite, les flottes impériales devront se reconstituer avant d’attaquer un monde sous surveillance républicaine. Ce n’est donc pas à cet endroit qu’il nous faut craindre, en tout cas dans l’immédiat, une tentative de revanche impériale.

Il s’interrompit brièvement avant de reprendre.

- Concernant le Sénat, je crains que l’Empire ne lui laisse plus guère le choix de faire ou non la guerre, de toute façon. Il y aura des batailles, car le traité de paix n’est plus, et qu’il sera difficile d’en construire un autre à ce stade. Je suis d’accord avec Maître Manteer : les Jedi doivent organiser un système de défense sans attendre la République. Au premier chef, les mondes neutres enserrés entre les frontières impériales et républicaines ont besoin d’être aidés. L’armée républicaine ne sera peut-être pas assez vive si l’Empire se presse d’agir. Quand bien même, je pense que nous devons renouer plus intimement avec la République, sans se subordonner à elle. Certes, le gouvernement ne nous a pas fait confiance, mais ce serait du gaspillage de dépenser notre énergie à répartir les torts, accuser les uns ou les autres, alors que nous pourrions utiliser ce temps à reconstruire une liaison avec l’appareil décisionnel de la République, que nous avons peut-être négligé. C’est une mission diplomatique à ajouter à nos tâches, bien plus urgente que celle de régler nos comptes avec elle. Pas pendant que l’ennemi est prêt à frapper.

La mine du vieil homme n’était guère sévère, mais la lassitude apparaissait sur ses traits, même dans sa version holographique.

- Concernant des relais semblables à ceux de Lorrd : vous connaissez, je pense, déjà ma position sur la question. J’ai milité pour cela depuis plusieurs années. Si nous n’avions pas eu Lorrd, jamais maître Manteer et moi-même n’aurions pu intervenir si rapidement. Et j’ai garanti expressément au gouvernement de cette planète que nous leur viendrions en aide en cas d’attaque de l’Empire. Par conséquent, il est temps de montrer que nous respectons notre engagement. Par ailleurs, une évolution de nos moyens et une bonne connaissance de nos effectifs sont en effet essentiels, toutefois je vous mets en garde contre la tentation d’attendre que ceux-ci portent leurs fruits pour agir : nous n’avons pas le temps d’en attendre le résultat. Il nous faut agir immédiatement. Je vous propose donc que cette action soit conduite simultanément par rapport aux autres.


Le vieil homme regarda tour à tour les maîtres Von et Vocklan.

- Quant à ce sujet très… Personnel, je vous remercie de cette information, mais je ne pense pas que le moment soit véritablement bien choisi pour s’y intéresser, maîtres.

Il flotta un étrange silence, quelque peu gêné. Il n’avait pas vraiment le temps de s’en occuper. Plutôt, il glissa un coup d’œil vers Krava, dont la mine grave n’était éclairée que par ses yeux flamboyants de détermination. Elle eut un bref signe de tête, comme un imperceptible signal d’accord entre eux.

- Maître Waray et moi-même travaillons à l’heure actuelle à diffuser des Ombres dans l’Espace Hutt, reprit-il, afin d’être mieux informés des mouvements internes de cette zone de la galaxie. Je pense que nous serons bientôt en mesure d’organiser des enquêtes actives concernant Darth Synia et Borenga.




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Icare Manteer
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MessageSujet: Re: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitimeLun 13 Mar 2017 - 19:37

Le haussement d’épaules de l’armoire ridée face à la révélation de la rousse était explicite quant à son avis sur la question.

Qu’elle entretienne une relation amoureuse et charnelle avec son partenaire de mission, de combat et d’enquête ne surprenait pas vraiment Icare Manteer. Considérant que les deux jeunots passaient presque l’entièreté de leur temps en tandem, qu’il était rare de les dégoter l’un éloigné de l’autre, qu’ils se connaissaient depuis leur plus tendre enfance… Il aurait été certainement plus choquant qu’ils ne s’activent pas sous les couvertes. À l’opposé, cependant, ils n’avaient pas cru bon de prévenir le Conseil de leurs entourloupes ; ils avaient négligé d’avertir leurs confrères et consœurs de leurs acrobaties. Cet état de fait le poussait à vouloir les admonester, les sermonner, leur parler de confiance, d’honnêteté, d’éthique – avant, évidemment, qu’il ne se souvienne avoir fait exactement la même chose. Conséquemment, il s’emmura dans un religieux silence, ouvrant la porte pour qu’un autre moins compromis s’attaque à la situation. Positivisme, Icare, positivisme : au moins, elle ne leur avait pas annoncé la future naissance d’un mioche.

Quoique, il n’aurait pas vraiment été en meilleure position de les critiquer.

Recentrant son attention sur la discussion en cours, écartant le chaud potin qu’il allait peut-être s’empresser de répandre dans la presse républicaine – peut-être que oui, peut-être que non, selon son humeur –, le Dragon de Dubrillion se laissa bercer par le doux argumentaire du second grand-père de service, qui exposait avec véracité l’indifférence de l’épicanthix quant aux explications du gouvernement républicain. Certes, il avait trahi leur confiance. Certes, l’incompétence de certaines aurait pu être contrée si l’Ordre avait été prévenu. Certes, la chose était frustrante, insultante, énervante. Mais, au final, à quoi bon ? Le vague détachement d’Icare sur cette question était enraciné dans sa conviction qu’ils avaient mieux à faire que régenter la politique galactique et réprimander les puissants, que même s’ils exigeaient des excuses de la part de la Chancelière, rien ne changerait. Dubrillion était terminée – il s’agissait du passé. À quoi bon s’y attarder ? À quoi bon cultiver l’amertume, se fâcher, se laisser emporter ? Ils n’allaient pas ainsi ramener leurs morts, ils n’allaient pas ainsi corriger les erreurs passées. Aux yeux du vieux briscard, il s’agissait simplement d’un exercice inutile d’orgueil, un artifice de droiture destinée à satisfaire une fierté meurtrie. Dubrillion souffrait. Gravlex Med, Lorrd et tous les autres allaient souffrir. Bientôt, la galaxie tout entière serait à feu et à sang ; ils avaient mieux à faire que de jouer les nounous avec une Reine trop imbécile pour demeurer en liberté en plein champ de bataille.

Lisant une version écrite du message du Sénateur d’Alsakan en écoutant distraitement la suite de l’exposé, il eut un sourire satisfait ; voilà ce dont ils avaient besoin : d’actes concrets. Pas de complaintes adressées à une bureaucratie trop endoctrinée pour réellement écouter leurs avertissements. La situation à la frontière était urgente ; celle dans l’Espace Hutt était préoccupante. Ils devaient se répartir des tâches, et commencer à agir, et vite.

- Les ombres s’allongent, la flétrissure progresse, l’Obscur… s’obscurcit, occultant notre vision, cachant des informations pourtant évidentes qui depuis longtemps devraient nous être parvenues. Au mieux, nous sommes borgnes ; au pis, nous sommes aveugles, énonça-t-il doucement, promenant son regard sur l’assemblée. La lumière n’offre plus la clarté qu’elle garantissait jadis, et la situation ne peut qu’aller en s’empirant. Par conséquent, garantir la pérennité de notre Ordre, la pureté de cette galaxie, la survie des innocents, ne peut être accompli que par la guérison de nos yeux.

Oui, mais encore ?

- À cette fin, je supporte les initiatives menant à la multiplication de nos relais, bases et réseaux. J’encourage le dispersement des Ombres dans l’Espace Hutt et apporte mon soutien à une enquête sur le retour de Darth Sinya. Que cette ennemie puisse revenir à notre insu est dérangeant. Qu’elle réussisse à le faire à la tête d’une multitude de pions est carrément déconcertant. Dans la même veine, je m’incline face à l’argumentaire du maître Vocklan ; ne rejoignons pas l’appareil militaire républicain, mais n’interdisons tout de même pas à nos membres de s’y intégrer. Multiplier nos nombres dans les rangs martiaux de la République signifierait avoir des yeux à l’intérieur, afin de nous prévenir d’actions futures qui pourraient nous être cachées.

Avoir des espions, oui, même chez leurs alliés.

- Je maintiens que la demande d’explications de la part du gouvernement républicain est une perte de temps. Cependant, inutile de nous leurrer : nous devons renouer nos liens avec l’appareil étatique qui nous entoure si nous souhaitons triompher. J’aimerais donc suggérer la maître Bastine pour cette tâche, pour des raisons dont l’évidence est proportionnelle à l’étendue de ses aptitudes diplomatiques. Je me propose afin d’aller éventuellement la rejoindre et rencontrer la Chancelière ; pas pour demander des raisons, des comptes, mais plutôt l’examiner.

Le regard incrédule de certains de ses camarades lui indiqua qu’il devait peut-être s’étendre plus en détails avant de poursuivre vers le point suivant.

- Durant la bataille de Dubrillion, expliqua-t-il, l’Impératrice arriva à percer les défenses mentales de la Chancelière pour, selon certains témoignages, s’adresser directement à elle « dans sa tête ». C’est cette intrusion qui aurait précipité la décision d’Emalia Kira de s’embarquer dans une corvette et de mettre le bordel chez les officiers. Il me semble donc nécessaire, non, impératif, de mesurer l’étendue des dégâts pouvant avoir été infligés par l’Impératrice. Pour avoir affronté cette dernière en personne, son aura est l’un des plus puissants et obscurs qu’il m’ait été donné de rencontrer ; je m’inquiète de la possibilité que des souillures résiduelles puissent torturer notre très chère Chancelière. Lana Anthana est, selon nos informations, une proche confidente… Sachant que cette dernière est apparemment notre outil, utilisons-la pour surveiller ses agissements.

Et c’était toute la réflexion politique humainement possible à l’épicanthix.

- Ceci dit, j’aimerais d’abord me diriger vers la frontière et rejoindre le Sénateur d’Alsakan. Son offre me semble pertinente, sincère et je juge qu’il est de notre devoir de lui accorder notre collaboration. Une réplique impériale est imminente, et nous devons tous être en place pour s’assurer d’un barrage efficace. Je me déplacerai donc vers Gravlex Med incessamment. Si quelques autres Jedi accepteraient bien de m’accompagner, nous devrions être en mesure de faire quelque chose de potable, capable de nous acheter du temps afin de mieux nous préparer pour la suite. Dès la fin de cette réunion, nous devrions nous mettre en route et je répondrai personnellement au message holographique à partir de notre transport.

Or, quelle était cette suite ?

- Je pense qu’il est temps pour l’Ordre de passer à l’offensive.

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MessageSujet: Re: Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil]   Au bord du gouffre [PV Maîtres du Conseil] Icon_minitime

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