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 [MISSION] La bataille d’Anchorhead

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Nai'ah Lah'saa
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MessageSujet: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mer 14 Déc 2016 - 17:44

Et une mission pour le duo infernal ! Sable, soleil… Ouais, on vous voit venir ! Non, c’est pour le boulot ! Et puis on cause de Tatooïne là ! Ce n’est pas comme si c’était un monde paradisiaque. Du sable, des soleils en veux-tu en voilà ! Heureusement que la paie est bonne. Plus encore si on tape le jackpot. Le chef Homme des Sables responsable de ce bordel. Ouais on y va pour dessouder de l’Homme des Sables à tout crin. Et dans ce cargo qui nous y emmène y a assez de flingues pour ça ! Ouais ! Et de bras aussi ! Une trentaine de mercenaires nous accompagne !
 
Qui sont-ils ? Du mercenaire classique que l’on trouve sur Nar Shaddaa et plus généralement dans l’Espace Hutt. Tous ont été embauchés par Rakka le Hutt. Celui responsable de Tatooïne auprès des Kajidics. Sa milice sur place n’est pas la hauteur pour gérer une révolte organisée. Ouais, fracasser le crâne à un fermier un peu fort en gueule ou à un contrebandier roublard. Ou un petit groupe d’Hommes des Sables, des sauvages, à la rigueur. Mais une « armée » qui parait « organisée »… C’est autre chose.
 
Une poignée d’entre eux sont « indépendants ». Ne formant pas de groupe à strictement parler. Comme c’est le cas de Nai’ah Lah’saa et Darel Poldran. Mais la majorité forment un groupe de près de vingt cinq individus sous la houlette d’un Besalisk bâtit comme un colosse se faisant nommer Xerius Krell. Pour plaisanter ses gars le qualifie de « char d’assaut Baragwin » lorsqu’il porte son armure. Un ancien de l’armée de la République. Comme certains de ses gars, des vétérans. Comme son second nommé Harkaan, un Dévaronien. Et plutôt bien équipés. Surtout avec une discipline proche de celle de l’armée. Et un équipement lourd… A se demander s’ils n’ont pas pillés un entrepôt avant d’embarquer. A moins que le Hutt ne soit tellement dans la purée qu’il a mis la main au porte-monnaie !
 
Le vaisseau approchait de Tatooïne. La sortie d’hyperespace était imminente. Nai’ah ? Elle n’est pas avec Darel. Non, elle est avec le Dévaronien en question pour un « check-up personnalisé» privé dans l’un des transports antigrav blindés parqués dans la soute du vaisseau. Le voyage était déjà bien assez long comme ça, sans qu’il faille rajouter la gêne en prime ! Dire que Darel n’était pas au courant et ne l’avait surtout pas encouragée seraient des mensonges… Une alarme avait résonnée dans tout le vaisseau alors qu’il allait sortir de l’hyperespace. Suivie de la voix puissante du Besalisk qui voulait rameuter son bras droit. Fichu vaisseau « prêté » par Rakka ! Le Dévaronien était sortie le premier du blindé antigrav, un peu débraillé. La Chiss peu après, avec un Darel qui l’attendait avec un grand sourire aux lèvres. Qu’est-ce qu’il avait encore à sourire celui là ?! Il n’arrêtait pas depuis que le Dévaronien la dévorait des yeux avant qu’ils ne se rendent dans cette soute !
 
-Keski t’fait t’marrer, toâ ?
 
Depuis que le bordel avait commencé sur Tatooïne, les flux de transports étaient davantage réglementés. En particulier pour ceux souhaitant se pose sur Anchorhead. Mais celui dans lequel les mercenaires se trouvaient était plus que prioritaire. Surtout qu’il n’y en a pas beaucoup qui souhaitent s’y poser ! Si c’est pour être pris d’assaut par les habitants qui veulent fuir plutôt que de se battre pour leurs maigres possessions et surtout celles de leur patron Hutt… Système pourri, hein ? Vous en connaissez un qui ne le soit pas ?
 
Nai’ah n’était jamais venue sur Tatooïne. Elle connaissait la planète de nom, de réputation. Des expressions diverses employées par tout un chacun à travers la galaxie concernant le sable, la chaleur… Le trou du cul de la galaxie, quoi ! La porte du vaisseau venait de s’ouvrir et de se reposer sur le sol sableux de la piste d’atterrissage, que l’air brûlant de la planète s’engouffrait à l’intérieur, que la Chiss détestait déjà cet endroit ! Employés par Rakka le Hutt, le vaisseau emmenant les mercenaires, qu’il avait fait recruter sur Nar Shaddaa, avait eu le droit de se poser directement dans son « palais » d’Anchorhead.
 
Le comité d’accueil était déjà là. Ses gardes. Un mélange de milice et de tortionnaires, de petites frappes qui se prennent pour des gros durs. Oh, il doit bien y en avoir dans le lot. Mais pas tant que ça ! Un Nikto attendait de pied ferme, encadré par un Weequay et un Humain qui ne ressemble plus vraiment à un humain celui là. Bedonnant, avec sa peau burinée par le soleil, une touffe de cheveux sur la tête, à se demander s’il n’est pas plus bête qu’homme. 
 
-Haaa ! Z’êtes enfin là ! V'nez ! Rakka le Hutt vous attend !
 
L’imposant Besalisk s’avançait avec son second Devaronien et quelques uns de leurs hommes. Le noyau dur. Ils y allaient en étant armés jusqu’aux dents ! Nai’ah détestait ce trou au point même de rester à l’ombre du cargo. A l’abri des soleils comme à l’abri du vent d’ailleurs. Elle n’était pas la seule non plus. Du coin de l’œil elle voyait les autres mercenaires qui rentraient à l’intérieur du palais. La chance qu’ils avaient ! La bâtisse en mur épais, il devait faire frais là dedans ! Eux devaient rester là, à attendre. A l’intérieur ? Noooon, j’vous explique ! C’est une véritable fournaise ! Le cargo est un rafiot au rabais ! Le système de renouvellement de l’air fonctionne plus ou moins et le climatiseur… Bah autant dire qu’il n’y en a pas. Même le vaisseau de Darel, qui à l’air d’une épave soit dit en passant, est mieux entretenu que ça !
 
-Oh !!! Vous autres ! Déchargez le matériel ! Et toi là, le Zeltron ! Prépare une salle du cargo comme infirmerie ! C’est pour ça qu’t’es là ! Allez, grouillez-vous les filles !
 
 Non mais l’enfoiré ! On crêve sur ce tas de sable et à profiter d’une sensation de fraîcheur à l’ombre et ce Besalisk il veut quoâââ ??!! Décharger le vaisseau ?! Mais quel enfoâââré !!! Et déjà que l’archétype même du type qui devait être sergent ou un grade équivalant, un Duro, leur gueulait dessus pour qu’ils se bougent. Formant des « groupes » pour décharger le matériel. La Chiss se retrouvant à aider au déchargement des blindés antigrav depuis la soute du cargo bien saturée par la chaleur des moteurs.
 
J’vous ai déjà dit qu’elle ne supportait pas la chaleur ?
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Darel Podran
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mer 14 Déc 2016 - 19:02

« Allez aboule l’oseille Bernie ! Trésor, t’es vraiment à chier au Sabacc tu sais ? »

« Ta gueule la tapette ! Tu triches t’façon ! »

D’un geste rageur, le dubravan en face de moi abat ses cartes et porte la main à son blaster, manifestement peu au courant des us et coutumes mercenaires qui consistent à récompenser le meilleur tricheur au Sabacc. Je veux dire, on est tous des tordus, le principe, c’est pas de récompenser le meilleur joueur, c’est de féliciter celui qui a le mieux enflé tout le monde. D’ailleurs, le gros cathar boursouflé qui me fait face éclate de rire et ahane en s’épongeant le front, l’air sincèrement amusé :

« Toi aussi t’as triché. Allez, balance lui son flouze et qu’on en parle plus. J’veux pas d’ennui avec sa pote qui se tape Harkaan … On sait jamais il s’rait fichu de t’en coller une entre les deux yeux, et c’est pas parce que t’es nul aux cartes que j’ai envie de te voir crevé. »

Avec un dernier regard mauvais, le dubravan farfouille dans ses poches et balance une liasse de crédits avant de se lever en maugréant dans sa barbe un chapelet d’insultes dans une kyrielle de langues pour la plupart inconnues, une prouesse quand on connait mes talents de fin linguiste. Quoique … Mince, c’est du Ank, ça ? Pas mal, j’suis impressionné mon pote. Bon, on va quand même s’en tenir éloigné pendant un petit moment, histoire d’éviter une vengeance tout à fait disproportionnée. Ah, et remercier mon suant nouvel ami au pelage aussi soyeux que celui d’un matou pelé.

« Merci mon pote. »

« De rien. Pas besoin de s’étriper entre nous … Vu c’qu’on va en chier là-bas. Quoique, vu le bordel que c’est partout en ce moment … Au moins Rakka est pas crevé, donc il peut encore payer. C’pour ça que j’ai accepté ce taf. Et vous deux, ta blonde et toi ? Enfin ta bleue. »

Le morse, enfin le chat-morse vu sa taille s’esclaffe, et histoire de me faire un allié, enfin d’essayer, je chuinte un vague ricanement avec lui. Le pire ? Je sais pas trop quoi lui répondre. On va aller pour la vérité, enfin un morceau.

« On avait besoin de tunes. L’histoire de ta vie, hein ? »

L’autre continue à pouffer, ce qui doit signifier que c’est suffisant. En soi, c’était pas faux, après leur fuite miraculeuse de Nar Shaddaa, on avait vraiment besoin de fric, et Rakka était un vieux de la vieille. Mais surtout, j’avais envie de mettre le plus de distance possible entre cette foutue planète et nous. D’abord, parce qu’on avait pas rempli notre contrat. On s’était vautré, et ça, c’était pas trop l’idée du siècle, mieux valait se mettre au frais. Ensuite, parce que j’ai pas envie de rester à assister à toutes les conneries et règlements de compte qui vont suivre. Merci, sans façon. Et puis … Fallait que je trouve un truc à faire pour pas ruminer sur ce qu’on a vécu. Parce que, quand j’ai récupéré Nai’ah complètement explosée par ces deux saligauds de jedis, que j’ai dû la soigner comme je pouvais avec des nèfles à même le sol, la protéger des explosions et de la pétarade … Bah j’ai cru qu’on allait crever. Que j’allais y rester, et elle avec. Tout ça à cause d’un morveux qui a déconné. Vrai, lui, je le recroise, peu importe, je lui défonce la cervelle à coups de blaster. J’ai fait une promesse … je la tiendrais. En plus j’y ai laissé ma grenade thermique, et ça coûte une blinde. Bref, on était fauché, et j’étais en colère. Autant dire que se défouler sur des tuskens ferait le plus grand bien, de même que me souvenir de pourquoi je faisais mon boulot parfois, hormis tirer comme un fou de la gâchette un peu partout.

On nous signale qu’on arrive. Ni une ni deux, j’empoche mon blé, ça fera toujours de quoi se payer une tournée à la cantina locale, avant de m’extirper de mon siège et d’aller voir si Nai’ah a fini son « chek-up personnalisé ». J’parie qu’il a tourné autour de deux endroits tiens, son cul et son … Ah bah elle est là avec l’autre gros bras. Qu’est pas mal, j’suis presque jaloux, mais vu qu’il préférait clairement les bouées de sauvetage de ma pote, j’ai pas insisté. Jamais chasser sur les terres de ses partenaires, telle est ma devise … Sauf s’ils sont vraiment canons et bi. Ouais, quand même, faut pas exagérer. N’empêche, d’habitude, c’est moi qui fait la traînée, là, j’ai été super sage, et c’est Miss Gros Fusil qui s’est occupé de celui du mini boss … Y a de quoi rire. D’ailleurs, elle vient de me remarquer.

« Rien du tout, ma chérie. Alors ce check-up ? J’espère qu’il a été fait en profondeur, avec beaucoup de … doigté. »

Je vais me prendre une tarte, je vais me prendre une tarte, je vais me prendre une … Ouf. On est arrivé, et y a le comité d’accueil qui braille pendant que notre boss brâme. Bon sang, ils vont me coller mal au crâne ceux-là. Et puis vas-y, fais une infirmerie tout seul Darel, bah voyons, hein, c’pas comme si t’étais pas vraiment architecte d’intérieur, j’t’en prie mon pote, débrouille-toi. Toi, mon gros, je te hais déjà. Bon, réfléchissons, il est où l’autre chat-morse là …

« Eh, Mack, tu veux bien v’nir m’aider ? Ouais, j’ai besoin de bras supplémentaires pour organiser les trucs moi, j’suis pas un besa… euh, j’ai qu’deux bras quoi ! »

Pour un peu, j’allais dire une connerie. Bon, le premier gros acquiesce, et le deuxième gros me suit. Super, j’ai tiré le gros lot. Allez, on descend deux couchettes, je déballe les affaires de labo pour raffiner mes mixtures, je colle les cuves, je sors mes instruments, je bricole une vague table d’opération … Ouais, ben, mine de rien, quand on a fini, les deux soleils de cette fichue planète ont sacrément baissé.

« Nai’ah, t’es où ? J’sais pas toi, mais j’ai sacrément besoin de m’imbiber le gosier de bière. »
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Nai'ah Lah'saa
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mer 14 Déc 2016 - 21:45

Décharger le matériel. Bof, trois véhicules antigrav, trois plateformes antigrav et une pair de motojets. Rien de plus facile ? Normalement oui ! Mais avec ce rafiot au rabais, hélas non. Il n’y avait qu’une seule grue pour les faire descendre. Y aller par la rampe ? Non plus ! Les engins sont trop hauts pour passer la porte. Quand j’vous disais que c’est un rafiot de merde… Le toit de la tourelle heurte la carlingue du vaisseau… Ne restait plus que la grue. Qui n’arrête pas de « couiner » dès le moindre effort. Un bruit particulièrement désagréable et c’est sans compter la chaleur qui règne à bord ! Nai’ah vérifiait les câbles devant retenir la plateforme qui soutenait le véhicule avant de le faire descendre au sol. Un simple geste de la main et il était temps pour elle de s’écarter vite fait. Il n’y a pas qu’elle qui en a marre de rester sur ce rafiot pire qu’un sauna. Un bruit de métal heurtant le sol indiquait que la plate forme était en bas. Un « Stop ! » tonitruant retentissait d’en bas et couvrait largement le bruit de manutention. Ne restait plus qu’a attendre que le gars à l’intérieur du véhicule ne le démarre pour s’éloigner avant de remonter la dite plateforme. Le temps passait et on arrivait enfin au troisième et dernier véhicule.
 
-Hé Naiiiieuh… J’sais plus quoi. La Bleue, là ! Hurlait le Duro. T’as ton permis !?
 
-Euh… Ouais ???
 
-Alors va carrer tes miches dans ce blindé ! C’est à ton tour ! Et plus vite que ça ! C’pas l’tout de se dandiner devant ce gros con d’Dévaronien qui baise avant d’avoir gagné sa croûte ! Allez ! Go !!!
 
La Chiss grimpait sur le véhicule. Il lui fallu deux enjambées pour arriver dessus. Ensuite d’ouvrir la trappe se trouvant au-dessus du poste de conduite.  Après fallait juste se glisser dedans. En attendant que la plateforme n’arrive, la mercenaire avait le temps de voir comment que ça marche c’t’engin. La dernière fois que Nai’ah a conduit un véhicule de ce genre ça remonte à… Jamais. Enfin c’était Chiss comme matos, donc rien à voir avec celui des républicains. Surtout qu’il n’est pas de première jeunesse celui là. Le bon côté, c’est qu’il est facile à conduire pour n’importe quel imbécile. D’ailleurs le bouton « marche » pour le mettre en route était biiiien indiqué. D’une pression, le moteur démarrait. Le véhicule tremblait légèrement. Hissant la tête pour avoir une vue de dégagée de l’extérieur, Nai’ah avançait grâce aux pédales et au volant. Il répondait bien, simple à conduire. Ouf… Le Duro bougon lui faisait face. L’envie d’accélérer pouvait être grande avec une grande gueule comme lui. Mais pas forcément la meilleur idée à avoir en ce moment. Il avait les bras en l’air et les abaissait d’un coup gueulant son éternel « Stop ! » sonore.
 
Il ne restait plus qu’attendre de s’assurer que les câbles tenaient encore et faire fonctionner cette fichue grue… En espérant qu’elle ne lâche pas. Qu’elle ne lâche pas… Qu’elle ne lâche pas… Un premier choc la faisait sursauter sur son siège. Lorsque la plate forme s’élevait et que les câbles devaient en supporter le poids de l’antigrav. Un p’tit coup latéral et un nouveau choc à l’arrêt pendant quelques secondes à être suspendue de quelques mètres. Puis vint la descente, un peu rapide. Le choc au sol la secouait comme pas permit.
 
-Bordeeeel !!! Criait-elle alors que la voix est couverte par le bruit des vérins en actions et du grincement des câbles.
 
-Alors ?! Qu’est-ce qu’t’attends ?! Tu veux qu’on t’pousse !? Avaaaaance !!!
 
Se remettant sur le siège, Nai’ah appuyait sur l’accélérateur et avançait dans la cour du palais de Rakka. Faisant attention de ne rien heurter. Pas la peine de s’attirer la colère d’un Hutt. D’un autre. Surtout après leurs mésaventures sur Nar Shaddaa… Redressant la tête, la Chiss voyait où elle allait avec son « char d’assaut ». Pivotant légèrement pour l’amener sur le côté, à proximité des deux autres, alignés comme à la parade. Couper le contact et s’extirper de l’engin et pouvoir enfin souffler. Darel apparaissait. Lui aussi devait avoir terminé de préparer son « infirmerie ». J’vous dis pas la tête que les gars vont tirer quand ils vont s’y rendre… pour la première fois !
 
-Oh ouais ! J’espère qu’elle sera fraiche ! A se demander s’ils savent ce qu’est le froid dans ce trou pourri !
 
A part les malheureux que ce fumier de Duro a désigné, les autres partaient du palais pour aller se rendre à la cantina la plus proche, car fallait pas rester trop loin du palais du Hutt, qui accueillerait sans problème un peu plus d’une vingtaine de mercenaires brûlant de se battre. Histoire de se dire qu’on n’est pas venu ici pour rien ! Et au moins, quand la troupe débarque dans cette ville déjà pas folichonne niveau ambiance, sans doute la panique de voir débarouler de l’Homme des Sables, personne ne vient les emmerder. Pareil à la cantina. Des places se libéraient mêmes… Comme quoi, même lorsque la fin du monde est à ses portes, les gens du coin trouvent encore le moyen d’aller se torcher la tronche. Et ça reste un bon moyen de s’informer… En attendant que le Besalisk ne finisse par sortir du palais et leur explique enfin ce qu’ils auront à faire.
 
-… Sont qu’une poignée ! Font se faire massacrer par les Tuskens !... Nous aussi d’ailleurs !
 
-Déconne pas ! T’as vu leurs flingues ? Et leurs tronches aussi ! Sont pas des rigolos…
 
-Et ferme là ! Va pas t’attirer d’ennuis !


-Bah quoi ! J’sais c’que j’dis moâ ! C’est pas le p’tit raid qu’on a droit d’habitude ! Ils sont pas une dizaine les Tuskens ! Mais des centaines ! T’sais bien combien de fermes ils ont cramés ?! La tienne aussi d’ailleurs !
 
-Ta gueule, Gerd ! Hurlait le barman. Tout le monde sait ce que tu as vu ! Ça fait une semaine qu’tu casses les pieds à tout le monde avec tes histoires ! Un jour ils sont des centaines et l’autre encore après c’est des milliers ! Alors ferme ta gueule, vide ton verre et paie-le !
 
-Ouais ! Ça ! Se serait une nouveauté ! Eclats de rire général parmi les habitués. Arrachant sans doute quelques sourires ici et là chez les nouveaux arrivants que sont les mercenaires embauchés par Rakka le Hutt.
 
-Bande de cons ! V’seriez aussi trouillard si vous aviez vu leur chef ! Ouais leur chef ! Il doit être sacrément balèze ! Vu qu’il grimpe un dragon Krayt ! Nouveau éclats de rire dans la salle. Ouais un dragon Krayt !!! Et pas un p’tit ! Même les Jawas ! Ces sales voleurs ! Même les Jawas le disent !
 
-J’avoue qu’tu nous l’avais jamais sortie celle là… Tu tiens ça de ces p’tits voleurs puants aussi ? Ceux qu’refourguent un tas d’armes dépassées et invendables à tout ceux du coin qui veulent se protéger ?!
 
-Nan ! Eux racontent qu’ils ont vu des types avec les Tuskens. Des « Outmans » comme ils disent. Des gens d’ailleurs. Et ils causent pas le basic, ou alors avec un accent bizarre. Ils sont avec les Tuskens… Ils les ont aidés à cramer un de leurs camps de marchands... A trois jours d’ici.
 
-Har… Har… Har… Ouais, là j’avoue qu’t’en sors de belles, là. Lâchait le barman. Bon d’accord. T’as le droit à un dernier verre, gratos celui là. Une fois qu’t’auras payé les autres. Et après tu t’tires et t’rentre chez toi !
 
-Pendant qu’t’en as encore un ! Eclat de rire des habitués.
 
Nai’ah comme Darel et les autres sirotaient leurs bières tranquillement. Riant aux plaisanteries grasses de certaines, souriant à celles des habitués. Ecoutant un peu les ragots qui traînent concernant les Hommes des Sables que tous ici appellent « Tuskens ». Pourquoi « Tuskens » d’ailleurs ? Bof, on s’en fiche. Ce n’est pas ça qui les aidera. Par contre l’évocation de centaines, voir de milliers de ces salauds à dessouder, c’était autre chose. On passe sur l’histoire du chef qui chevauche un dragon Krayt. Par contre, ces « outmans », ce qui veut dire étranger en Huttese, des mercenaires comme eux ? Avec des sauvages ? A croire qu’ils savent ce que sont les creds finalement… Après, est-ce que c’est vrai ou des ragots venant de ces petits rampants qui puent bien avant qu’on les voit ?...
 
-J’espère qu’il exagérait concernant les Hommes des Sables celui là… Glissait-elle à Darel. J’te dis pas la fiesta que ça va être sinon…
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Darel Podran
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Sam 17 Déc 2016 - 20:42

« Vois le bon côté des choses, tu peux te mettre à poil comme tu veux. »

Ben quoi ? C’est pas faux, si y a bien une planète sur laquelle tu dois rester en dehors des draps pour faire la bête à deux dos, c’est Tatooine ! Comment ça, je ne pense qu’à ça ? Pas du … Oui. Disons plutôt que mon esprit est très porté sur la résolution attenant à mes passe-temps favoris. Et il se trouve que parmi mes plaisirs coupables il y a … le plaisir, le vrai, le brut, celui qui vous fait chanter et hurler pendant des heures. Ou pas. Comme on dit, l’amour, bien fait, c’est la meilleure chose du monde, mal fait, ça donne le mal de l’espace. Proverbe darelien traduit du premier prostitué venu par un hutt.

Trêve de philosophie de la coucherie, il est temps de se mettre en route. Nai’ah a l’air d’avoir sué comme un bœuf à faire je sais pas quoi, mais je risque pas de lui faire remarquer, vu son humeur, elle serait fichue de me coller un coup de pied dans les bijoux de famille. Et j’y tiens. Donc je la suis, ainsi que mon pote Mack le chat-morse qui traîne sa couenne comme un condamné exposé au pilori à rôtir. Heureusement que c’est un artificier de génie, parce que sinon, je me demanderais un peu ce qu’il fiche là. Mais si Rakka l’a engagé, c’est qu’il doit valoir le coup. Et j’ai fait deux-trois recherches, du coup, pendant le trajet, et il paraît que le type a fait exploser un palais complet une fois, en représailles pour une arriéré de paiement. Le genre de gars qui paye pas de mine mais s’avère un sacré pro, quoi. Un peu comme moi, sans vouloir me vanter … Ahah, si. En me vantant totalement. Bref. On arrive dans la cantina qui … ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste. Non vraiment, le machin pue la crasse et la pisse, une horreur. J’suis pas sensible mais bon … Quand même. C’était bien quand j’avais vingt ans, depuis, j’ai connu un truc qui s’appelle savon, et c’est plutôt une invention sympa. Peut-être que je devrais la proposer à certains parmi notre troupe, ça sent la testostérone et les œstrogènes à plein nez, pardi.

Manifestement, tout le monde est au courant qu’on bosse pour Rakka, ça s’écarte sur notre passage, ça se lève et en moins de deux minutes, on est installé, et on se retrouve à écouter les conversations. Evidemment, les attaques sont sur toutes les lèvres. Ca parle tuskens, forcément, mais aussi … Des mecs en plus ? Des étrangers ? Genre, ça paye avec quoi, des hommes des sables ? De la caillasse ? Mouais. Soit le mec a un coup dans le nez soit … Soit ça pue. Parce que des machins suffisamment évolués pour acheter de l’aide, ce sont des machins suffisamment évolués pour préparer une vraie stratégie. Or, l’avantage du nombre plus un cerveau capable de penser, c’est égal à un sacré potentiel de dégâts, et je suis pas assez suicidaire pour l’ignorer. Puis, je passe sur le dragon Krayt. Même pas en rêve, si c’est vrai, je me planque fissa. Ou alors, je demande un doublement de nos honoraires qui sont déjà plutôt élevés. Tu m’étonnes tiens, maintenant, c’est tellement le souk que ça m’étonne plus des masses. J’aurais dû me méfier tiens. Quand y a une telle somme en jeu, forcément, ça sent les ennuis et le pire, c’est qu’on fonce comme des imbéciles quand même. Exactement comme pour la réunion des hutts. Irrécupérables, je vous dis.

« J’sens qu’on va les mériter nos crédits … D’ailleurs, faut que je te cause d’un truc à ce propos. Attends … Eh, on peut avoir deux … euh … C’qu’il y a de plus buvable ! »

Balançant mes crédits tout justes gagnés sur la table, je lui explique avec un clin d’œil :

« C’est moi qui régale … Enfin, Bern. »

Avec un sourire en coin moqueur, je lui fais un signe avec la bière qu’on vient de m’apporter, ce à quoi le dubravan répond par un autre geste de la main, nettement plus grossier. Oh, chéri, c’est quand tu veux, le sexe-haine, y a que ça de vrai. Bon, revenons à nos affaires.

« Ouais, j’ai pensé … ‘fin si ça te dit hein … Avec ce pognon, si on réussit … Si on met nos deux parts en commun, j’pourrais acheter un garage sur Junkport Station ou une planète du genre et la transformer en clinique. On aurait une base pour bosser, on ferait 50-50 sur mes bénéfs, et je pourrais produire du matos de contrebande à plus large échelle, et avec toi, personne viendrait trop nous emmerder. En plus, niveau blanchiment de tes contrats pas nets … Ce serait le pied, surtout que je devrais pouvoir me démerder pour classer mes poursuites chez les républicains, et donc vendre incognito là-bas …

C’est comme tu le sens. Mais on aurait une arrière-boutique, du blé pour se faire un filet de sécurité … Et qui sait, les débuts d’une petite affaire sympa, plutôt que de se tuer sans cesse à courir des contrats de misère. »


J’avais dit ça avec un petit air nonchalant … Sauf qu’en vrai, je comptais sacrément sur sa réponse. C’était le projet de ma vie, cette clinique, je voulais m’installer, me poser un peu, retrouver un peu de sens dans mon existence pourrie. Et puis, à trente piges passées, je pense qu’il est temps de voir les choses un peu plus loin que le bout de son canon de blaster. Non ?
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R'win O'arr
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Dim 18 Déc 2016 - 1:03



R'win retourna à son speeder, arrêté en aval de l'erg. Rien à signaler de ce côté nord de la ville qu'il venait d'observer. L'endroit était plutôt mal choisi. Même s'il se dégarnissait, la tâche serait difficile. La position était surélevée.

Il remonta sur son vieux speeder, plaqua les rebords de sa djellaba pour l'éviter de se prendre dans le moteur, et démarra.
Il contourna toute la ville à haute vitesse, en restant dissimulé par les ergs, soulevant un épais nuage de particules sur son passage. Il apparut au sommet d'une grande dune au sud-ouest de la ville, et piqua directement vers la zone agricole qui venait de passer sous le contrôle de la Hâ'hâkat.
Parmi les deux cents guerriers à couvert ça et là sur toute la zone, il trouva le Très Vénéré Roi Meseen An 'jiir dissimulé derrière l'imposante sortie de surface d'une ferme hydroponique, avec sa garde de guerriers montés. R'win descendit aussitôt de son véhicule et vint se prosterner devant le monarque. Celui-ci lui ordonna d'aller rejoindre les « étrangers », et de se tenir prêt. Le jeune-homme s'exécuta et demanda à l'un de ses « frères » où se trouvaient les mercenaires dont il était le seul à pouvoir communiquer avec. Il trouva la cinquantaine d'individus au fond d'une large ferme hydroponique. Les bougres s'étaient installés là en attendant la suite.

-Comment je l'ai dégommé c'con! A trois cent mètres Okaidi, si ils chient pas tous dans leur froc c'est qu'ils ont pas vu ce tir de star Okaidi ! Le mercenaire frottait son long fusil de précision en arborant un sourire niait.
-Il est passé où l'autre ? Déclara une silhouettes aux formes féminines moulées dans une armure grise.
-Qui ça Okaidi ?
-Le gamin là, et arrête de dire Okaidi à chaque fois que tu termines une phrase.
R'win surgit au rez-de-chaussé en ignorant largement la remarque.
-Trêve de repos, on va reprendre. Dehors tout le monde.
Canbore, le mâle alpha à l'armure vermillonne, surgit d'une des pièces troglodytes de la large structure.
-Il vaut mieux que tu t'adresses sur un autre ton quand tu parles aux miens, petit. Vu ? Il planta un moment son regard bleu dans celui du bretteur, puis se retourna d'un mouvement sec et tonna de sa voix portante.
-Renzze, Tanaka, réveillez les autres, on bouge ! Il s'avança dans la pièce et s'assit à la place d'un de ses hommes qui lui céda aussitôt son siège.
-Rappelle moi ton plan. Et aussi pourquoi je devrais pas regretter mon choix. Parce que tu vois .. quand je vois tous ces vaisseaux qui arrivent, je me dis qu'on s'est peut-être trompé de camps, tu me suis gamin ? Et qu'il est jamais trop tard pour bien faire.
-Et bien .. Rakka est ruiné. Nous avons détruit son industrie minière. Il doit promettre une misère à ceux qui ont accepté de mourir pour lui. Car c'est mille guerriers Tuskens qui vont déferler sur sa ville.
-Je sais petit, je te charrie. Vous êtes prêt vous autres ?
-En vrai on le técla s'il est pas réglo Okaidi !
-Quoi ?
-Laisse tomber gamin. On te suis.

Les cinquantaine de mercenaires aux armures identiques sortit de la ferme et commença à se masser derrière l'entrée en formant un large cercle. Canbore se positionna au milieu et mit un genoux à terre.
-Dernier récap. Ouvrez vos oreilles. Quand le grand manitou annonce la couleur, c'est baïonnette au canon pour tout le monde. Vu? On prend d'abord la Cantina, puis l'Astroport, et enfin le Palais. Le premier qui se dégonfle, je lui tire dans les pattes, Renzze lui tire dans les pattes, et ça va être grave le bordel. Donc évitez ça. Tout le monde se bat aujourd'hui, on récupère notre oseille, et on s'achète ce palais sur Cato Némoidia. Est-ce que c'est bien clair ? Il se leva en lançant à l'ensemble un regard interrogateur.
-Va te faire foutre boss .. a clamé l'assemblée avec lassitude.
-PLUS FORT !
-VA TE FAIRE FOUTRE BOSS ! Tonnèrent-ils tout haut cette fois-ci.

R'win qui observait la scène se dit que se devait certainement être la moins inspirée des formules de combat, et qu'il n'était pas si mal d'avoir une bande de tarés dans leurs rangs quant à la rude bataille qui s'annonçait.

Un moment passa, puis le rugissement d'une énorme bête capta l'attention de tous les guerriers embusqués dans la zone. Le Très Vénéré Roi Meseen An 'jiir à dos d'un terrible Dragon Krayt surgit de son abris, suivit de sa garde montée à dos de banthas. La cinquantaine de guerriers se mit à rugir, bientôt imités par les combattants Tuskens qui sortaient de leur abris sur le passage du monarque. Ce dernier se mit à haranguer ses troupes en brandissant un Gaderfii. Sa voix était distincte et portante. Il y avait quelque chose de plus que dans le commun des Tuskens. Son discours était magnifique.
Une décharge d'adrénaline traversa la colonne vertébrale du bretteur qui sauta au sommet d'un petit erg en actionnant les lames de son sabre. Il articula lui aussi un puissant cris de guerre tandis que les mercenaires chargeaient leurs armes. Canbore motiva une dernière fois ses guerriers, puis l'ensemble se mit à courir derrière R'win.
-ALLEZ C'EST L'HEURE DU GRAND RODÉO ! Les Hommes des Sables se mirent à rugir de nouveau de façon synchronique, puis se précipitèrent vers l'ennemi qui était clairement apparu dans les faubourgs. Les deux cents guerriers montèrent à l'assaut en courant. Certains progressaient par petits groupes abrités derrière des banchas, tandis que d'autres ne se contentaient d'aucune couverture. L'ensemble était couvert par la garde émérite du Très Vénéré Roi, déployée en une unique ligne derrière les attaquants, et qui couvrait leur progression depuis leur monture. Le monarque lui-même combattait en première ligne, surprenant les défenseurs en contournant légèrement les habitations grâce à son rapide Dragon Krayt. R'win se retourna dans sa course, les mercenaires aux visages maintenant méconnaissables le suivaient en ouvrant le feu dans leur course. Lui-même paraît les tirs qui pleuvaient dans sa direction.
Tandis que les Tuskens entraient en confrontation avec les premiers défenseurs, R'win et les mercenaires bifurquèrent légèrement sur la gauche en pénétrant en hurlant dans la zone des faubourgs qui accueillait leur premier objectif : la Cantina.
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mar 20 Déc 2016 - 22:37

Inquiète ? Nai’ah ? Non. Juste réaliste que cette petite affaire sur Tatooïne ne sera pas un simple boulot de mercenaires. Le genre de truc que l’on confie à des biffins habituellement car moins cher que des mercenaires. Et que, si c’était des mercenaires en face, moins de risques. Bah oui, dans ce milieu à de rares exceptions on évite de faire trop de mal au gars d’en face. Sauf s’il s’agit d’un enfoiré qui mérite son sort. Des fois que le gars, ennemi d’aujourd’hui, soit votre collègue demain. Là, rien de tout ça. Même pas fichu d’avoir une milice convenable dans ce trou… Mais au moins ça fera un paquet de creds pour se mettre au vert un temps après le sale coup de Nar Shaddaa. On dirait bien que la douleur se réveille rien qu’au souvenir… Et heureusement que Darel était là pour la rafistoler après ce que lui a fait ce morveux de Jedi !
 
Et c’est là que le Zeltron se prenait à rêver de ce qu’il ferait après Tatooïne et de ses creds. Qu’en ferait-elle, la Chiss ? Comme d’habitude, de l’équipement, un ou deux petits plaisirs de ci de là et entretenir le matos. Armes comme vaisseau. Vêtement aussi alors que sa combi donne un air de rapiécée après la rencontre « Jediesque ». L’idée d’investir dans du dur autre que son vaisseau ne lui serait pas venu à l’esprit. Avoir un chez-elle. Un vrai. Tenait plus du rêve qu’autre chose. Dans l’absolu, oui, pourquoi pas ? Même si l’idée de passer le reste de sa vie avec un Zeltron camé n’était pas une perspective franchement folichonne. Mais y a pire, non ? Pour Nai’ah il y a pire.
 
-J’avoue qu’tu me surprends avec ce genre d’idée. Lâchait-elle après avoir bu une bonne rasade de bière fraiche. J’veux dire je sais qu’t’es un as du bistouri. Faut dire qu’t’as bien rattrapé le boulot que ce mioche avec son coupe-tout laser m’a fait. Mais tu t’démerde bien avec un blaster. T’aurais pu faire carrière chez les chasseurs de primes ou ce genre de choses. T’as l’esprit assez déluré pour, en tout cas ! Mais ouais, on…
 
-HOOOOOO !!!! Vous autre ! On nous rappelle ! Grouillez-vous ! Rassemblement ! Le boulot n’attend pas !
 
Brouhaha général. Les mercenaires se lèvent. Certains en un bond. D’autre un peu plus pesamment, tout en maugréant. Eh oui, v’là qu’à peine qu’on se pose faut bouger. Etant sur Tatooïne, sur Anchorhead, en pleine guerre contre les Hommes des Sables, les armes ne restaient pas bien loin à portée de mains. En plus les locaux sont… spéciaux aussi. En paquet ils sortaient tous de la cantina. Nai’ah gardait un œil sur Darel. Les choses n’ont pas l’air si bonne que ça et vaut mieux pas s’éloigner. Glanant quelques infos en attrapant son fusil et l’armant.
 
 -T’sais que le « Sarge » aime avoir un Œil partout ?! Bah il a lancé son Œil Tactique. Y a un paquet d’Hommes des Sables qui se pointent. Environ deux cents. Ils sont en train de bousculer la milice dans les faubourgs. Il nous rejoint avec le reste du matos. BON ! Le « Sarge » veut qu’on tienne la place du marché ! C’est plus haut ! Allez ! On s’bouge !


-Me lâche pas ! Glissait-elle à Darel.
 
Au pas de course, le groupe se dirigeait vers la place du marché. Enfin là où quelques étales se trouvaient. Vides. Les commerçants ayant foutu le camp depuis longtemps. Le ventre de Nai’ah gargouillait un peu. La trouille ? Non. Enfin si, mais la bonne trouille. De celle qui vous garde en vie. Non, là c’est juste la faim. Le dernier repas digne de ce nom remonte un peu… Elle qui pensait s’envoyer un truc avec de la viande cuit dans sa graisse ou un truc du genre. Nooon ! Ne surtout pas y penser, c’est encore pire.
 
-Bordel ! Pouvait pas attaquer plus tard, ces cons ?!  
 
Installée, à genoux, dans un angle, la Chiss avait un œil sur deux « artères ». Deux rues. Une qui conduisait droit sur les faubourgs et l’extérieur. L’autre, bah, un autre trou à rats de cette ville de rats. Des silhouettes apparaissaient au loin, comme des ombres dansantes devant une flamme.
 
-Contact… Chuchotait-elle dans la radio qui lui avait été fournie. Personnels en approche…  Impossible à distinguer… Euh… Il y a du Jedi avec nous ?... Parce que je vois un sabre laser allumé… Nan j’déconne paaaas… Ajoutait-elle, plus fort.
 
-Ouais… J’levois… Il a une gueule de Tusk’… Les autres portent des armures et r’ssemblent pas à du Tusk’…
 
-Engagement…
 
Nai’ah cherchait une cible et son regard rougeoyant en accrochait une. Elle faisait abstraction de tout. Des détonations, des clameurs au loin, de l’allure menaçante des types qui approchait, du ventre de Darel qui gargouillait aussi. Elle le tenait, l’ayant en joue.
 
-Feu…
 
Un battement de cœur plus tard, le doigt glissait sur la détente et le coup partait. Suivit d’un autre et encore d’un autre. La cible en armure grise était touchée une fois, puis une seconde avant de s’écrouler. Les tirs continuaient de pleuvoir. Bientôt de part et d’autre. Le « Sarge » avait intérêt à se grouiller avec les antigrav. Ils sont nombreux en plus ces cons !
 
La bataille d’Anchorhead venait de commencer…
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mar 3 Jan 2017 - 17:11

Si j’avais eu le temps, j’aurais volontiers expliqué à ma jeune compagne qu’à mon âge, si on a un peu de plomb dans la cervelle, on sait qu’il faut se trouver un plan de repli sous peine de crever rapidement d’un tir de blaster en pleine poire. J’assure encore, c’est vrai. Mais elle sait pas que j’ai parfois les mains qui tremblent, des ombres noires dans les yeux à cause de la mauvaise came et de l’alcool. J’ai que trente ans, mais mon corps a déjà dépassé la cinquantaine. Dix ans de métier derrière moi, c’est pas rien. Et j’ai jamais autant biché que quand j’avais un bistouri dans les mains. J’suis bon avec un flingue, parce que j’ai pas eu le choix, et ce que je perds en vitesse, je le compense en précision … chirurgicale. Mais ça sera jamais complètement moi. Je serais jamais un vrai mercenaire, j’ai pas le tempérament pour. J’aime pas tuer, je me fous du fric … Je veux juste bouffer et boire. Grosse ambition hein ? Et encore, je m’améliore. J’essaye de voir plus loin. J’en ai assez d’être juste de la chair à canon. Je veux être plus. Décider vraiment de ma vie. Et pour ça, y a pas cinquante moyens. Faut être son propre patron.

Ouais, ça aurait eu de la gueule, les confessions du grand Darel. Sauf que non, paraît qu’il faut qu’on fonce dehors, qu’il y a du grabuge. Génial. Même pas eu le temps de finir mon verre. Y a plus de respect de nos jours, l’heure de la bière, c’est sacré, tout le monde le sait ! Ca se bouscule, ça s’agite, je sors un blaster et je pique ma chope, il sera pas dit que j’ai payé la consommation pour rien, non mais oh ! J’emboîte le pas de Nai’ah, non sans observer les alentours pour trouver des solutions de repli. Défaitiste moi ? Du tout. Prévoyant serait un bien meilleur terme. Bon, déjà, l’avantage des villes comme ça, c’est que ce sont de vraies dédales de ruelles. Un assaut frontal, c’est l’assurance de se taper des combats de rues bien sanglants dès qu’il faudra s’enfoncer dans la ville. Ce qui signifie qu’il faut être plus fins que nos futurs adversaires. Donc faut que j’allume mon comlink et que je passe un appel.

« Ici Médic 1 … Oui, 1 crétin, j’suis le seul ! Bref, préviens le boss qu’les tordus d’en face attaquent, s’il est pas déjà au courant. Et demande à ouvrir le palais, laisse la population s’y réfugier, on va les couvrir. Comment ça pourquoi ? Parce que sinon, ta limace va se retrouver chef de trois cahutes en feu et d’un rat-womp, abruti ! »

Il y a des moments où la stupidité de ce qui me sert de congénère est désespérante. C’est vrai, pourquoi sauver des gens dont les proches se battent pour Rakka dans la milice ? Qui travaillent pour lui ? Vraiment, on se demande … Parfois je me dis que certains ont des crédits à la place du cerveau. Et sinon, on est arrivé à bon port. C’est parti, ça canarde, Nai’ah artille. Devant, une lueur bizarre continue de briller. Merde. Poisse. Zut. Fiente de bantha.

« Sérieux, on attire les coupe-papiers laser ou quoi ? Et qu’est-ce que fout un forceux là-dedans ? »

Bah oui, pour le coup, je vois pas trop ce qu’un jedi ficherait avec des tuskens. Reste un sith, et je vois pas plus. Ou alors, ça puerait la manœuvre zarbi pour diviser un peu plus l’espace hutt. Probable ça. Bref. C’est puissant, ça va nous découper en rondelle si on reste là, et j’aime pas. Plein de points positifs dis donc … On est vraiment bien barrés tiens. Darel et Nai’ah, les ennuis nous voilà ! On dirait un slogan pour une holo-série minable.

« A couvert, déjà, en hauteur ! »

Je fais signe à la bleue que je vais monter, la laissant libre de me suivre, avant de m’engouffrer dans une baraque proche, dépassant la mère et son moutard sans m’en soucier. Quatre à quatre, je grimpe les escaliers, et je suis bientôt sur le toit. Bon, j’y vois mieux, c’est l’avantage. L’inconvénient ? Ce que je vois me file des cauchemars. Ils sont trop nombreux, on va jamais tenir. Une idée. Vite. Il me faut une idée. Oh, je sais.

« Ici Médic 1 … Oui, toujours le seul même et unique. Dites, on a bien des lance-roquettes non ? Et des grenades de fumée ? Ouais, je les ai vu quand on a embarqué. »

Ca demande, ça cherche, ça confirme. Bingo.

« Ecoute-moi bien, Galtz, voilà c’que tu vas faire. Tu vas me coller les grenades dans le lance-roquettes … Oui, je sais, c’est pas fait pour. Y a un début à tout pourtant mon pote ! Tu m’incline ça à quarante-cinq degrés … Comment tu fais ? Non mais c’est pas dur faut … Tu sais quoi ? Exactement comme quand t’as la trique ! Voilà, de suite, ça parle mieux. Le tir en cloche devrait te permettre d’atteindre le gros de la troupe. C’est ça … T’as tout compris. »

Plus qu’à attendre, et à croiser les doigts. Je compte mentalement. 5, 4, 3, 2 …

BOUM !

Un imposant nuage de fumée se déclenche soudainement.

« ORDRE DE RETRAITE, MAINTENANT ! »

Et on les laisse se massacrer entre eux pendant que les civils sortent pour regagner le palais derrière. C’est fourbe, mais au moins, c’est fonctionnel.

« Nai’ah, on fait un concours ? Le premier qui s’en fait dix offre une pinte à l’autre. »
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Lun 9 Jan 2017 - 9:25



-Pas mal pour un début.
Canbore vida d'un trait la fiole de supernova avant de la jeter aléatoirement dans la pièce. Il expira à longue haleine en regardant le corps inerte du barman Swokes qui pendait sur le comptoir, puis rota bruyamment dessus. Les mercenaires éclatèrent de rire.
-À ce rythme là, vous savez où on est ce soir ? Dit-il, fier de lui, en s'essuyant la bouche de l'avant-bras.
-À la buvette Okaiki ! Cria l'un sur un ton ironique.
-Mieux !
-Aux putes coreliennes ! Rétorqua un autre en hurlant plus fort encore, provoquant de nouveau l'amusement général et le regard dépités de ses collègues non-masculins.
-Vous êtes des dingues.
Une silhouette féminine enlaça le guerrier à l'armure vermillonne par l'arrière en glissant quelques mots volontairement indiscrets.
-En tout cas, moi je sais où je serais ce soir ..
Les soldats de fortune qui n'étaient pas occupés à se saouler se mirent à pousser de longs hument soutenus, tandis que le duo s'embrassait. Le leader se retourna.
-Je vous emmènerai sur Téta ! Sur Coruscant et sur Némodia ! S'emporta t-il sur une voix puissante et grave. À nous les archipels dorés de Mon Calamari et les agréables villas des lunes d'Hapès ! Il avait un air visionnaire, bayant virtuellement l'horizon de sa main, sous les exhortions déchainées de sa troupe.
R'win rentra alors dans la Cantina flanqué de deux guerriers Tuskens, se sentant aussitôt visé par la vague de « Ah! » qui s'éleva dès lors qu'il franchit le seuil.
-Et voilà le pro du bâton !
-Avec ses copains ficelés !
-Le Très Vénéré Roi a établi sa stratégie. Nous allons pouvoir passer à la suite. Fit le bretteur en jetant quelques regards étonnés autour de lui, se faisant une idée de la vie de débauche que devaient mener ces mercenaires en dehors de leurs activités. Préparez-vous.
-Si ton grand manitou est aussi confiant que pour ce coup là, on te suis garçon.

À l'extérieur, l'ambiance était beaucoup moins joviale. La place du marché était jonchée de cadavres, et elle-même était en ruine pour une large partie. Les étalages étaient renversés, les marchandises étaient dispersées de façon chaotiques sur le sol, et des patrouilles de guerriers Tuskens armés de fusils blasters et de Gaderfii sillonnaient la zone. Certains achevaient des blessés agonisants, d'autres fouaillent des habitations à la recherche de miliciens Hutts.

R'win marcha en direction du Très Vénéré Roi, songeant à tout ce qui venait de se passer. Il n'était de nouveau pas fier de lui. Il y avait eu beaucoup de violence et il venait de sabrer deux personnes. Deux miliciens, l'un ne lui avait pas laissé de chance, l'autre avait simplement été pris par surprise dans le feu de l'action. Surtout, ses frères d'armes s'étaient livrés à une rare cruauté vis-à-vis des autochtones, n'épargnant presque personne sur leur passage. Le Très Vénéré Roi ne comptait apparemment pas faire de prisonniers.
Dans le camps adverse, la puissance de feu avait largement été sous-estimée. Certains tiraient sacrément bien pour des miliciens Hutts. R'win lui-même faillit être atteint par un tir lors de l'ascension d'une ruelle étroite. Il y avait aussi eu ses onze frères d'armes tués sur le coup par l'explosion d'un projectile, alors qu'ils investissaient les faubourgs. Il avait juré que les tirs étaient partis du marché, et pourtant, aucun armement semblable n'avait été retrouvé sur place. Ne connaissant rien de semblable au sein de la milice Hutt, il songea sérieusement à la présence d'éléments professionnels, très mobiles. Cette maudite limace avait probablement recouru elle aussi à des mercenaires. Plus de vigilance serait nécessaire pour la suite.

Il s'approcha du monarque monté, rapidement rejoint par la quarantaine de soldats de fortunes. Quelques pillards et la garde du Roi étaient également présents, le reste étant engagé contre l'ennemi plus au nord, ou occupé à quadriller la zone.
Meseen An'jir articula une série de cris en direction des effectifs présents.

-Les braves se sont bien battus, ils ont vaincu un ennemi supérieur en nombre. Déclara R'win à l'intention des mercenaires, assurant la traduction des paroles de son roi. Il est temps de lancer l'assaut contre le nid des oiseaux de fer, le Très Vénéré Roi veut dire l'astroport.
-J'avais compris. Rétorqua Canbore, les bras croisés.
-Il est temps pour nos huit cent guerriers d'attaquer la ville par les flancs. R'win essayait tant bien que mal de formuler une traduction valable en Basics, le Tusken ne possédant que peux d'équivalents linguistiques avec les autres langues communes. Les braves occuperont l'ennemi, puis le centre attaquera et les guerriers à cuirasse, vous je veux dire, recevront l'honneur de prendre le nid... l'astroport.
-Trop aimable.. Je m'en serais un peu douté tiens.
-Boss, il parle de nous Okaidi !
-Toi la ferme, et arrête avec ce mot idiot.

Le Très Vénéré Roi se mit à brandir son long Gaderfii en hurlant de façon répétitive. L'ensemble des guerriers présents l'accompagnèrent dans son mugissement, ainsi que les autres combattants dispersés dans la zone qui avaient entendu son appel. Les cris s'étendirent progressivement à tous les guerriers de la ville, tel une onde se propageant, jusqu'à atteindre les deux hordes positionnées aux ailes d'Anchorhead, toujours dissimulées derrière les dunes, et qui s'apprêtaient à bondir sur l'ennemi.
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Jeu 19 Jan 2017 - 17:37

Nai’ah continuait d’arroser copieusement les types en armures qui attaquaient avec les Hommes des Sables. Une, deux, trois rafales. Puis quelques unes encore avant de devoir  recharger. A couvert, avant de se faire encadrer par les répliques adverses. Un clic sur le côté droit du fusil. Le chargeur vide tombe et un nouveau était enclenché de la main gauche. Une main venait s’apposer sur son épaule pour attirer son attention. Le Zeltron voulait se mettre à couvert. A couvert ? On l’était déjà mais il filait déjà. Pendant un bref instant, la Chiss se dit que Darel était vraiment un couard ! Mais, par expérience, elle savait que sa couardise était aussi un gage de survie. La survie c’est important, ne serait-ce que profiter du tas de creds qui les attend !

A sa suite, la mercenaire entrait dans la maison, dégainait son pistolet blaster. Lieu clos, petites armes. C’est mieux. Instinctivement elle braquait la mère et son gosse. Apeurés, ils l’étaient. La ville était investie, le massacre était en cours et pour l’empêcher… C’était plutôt mal barré ! Face aux regards effrayés, elle retirait son arme, leur fit un sourire et un « filez !» de la main avant de rattraper le Zeltron qui arrivait à peine sur le toit. Et le spectacle qui s’offrait à eux… Trop nombreux pour qu’on les arrête ici ! Va falloir dégager de là et fissa ! Rapidement, Nai’ah se mettait contre le rebord du toit pour canarder de tir précis, basculant du mode rafale courte à coup par coup, les mercenaires et Hommes des Sables d’en face qui se reprenaient de la petite embuscade.
 
Entre deux tirs, La Chiss entendait ce que racontait le Zeltron dans son système com’. Et il voulait faire quoâââ ???!!! Se servir d’un lance-roquettes en guise de… mortier ???!!! Non mais attends !!! Nai’ah voulait l’attraper par le colback pour lui dire sa façon de penser de son plan plus que foireux. Une chance sur trois que ça marche son truc. Une autre chance pour que ça pète sur place… Une autre chance pour que ça tombe… n’importe où. Sur eux étant une chose largement envisageable… Et j’vous dis pas les commentaires de ceux d’en bas qui, entre deux rafales, avaient compris le « plan »… Quelques instants plus tard résonnait un « coup partit ! » dans les systèmes com’.
 
A couvert derrière son parapet, la Chiss regardait le projectile partir en cloche, lentement. L’on pouvait le suivre à l’œil nu. Celui-ci s’ouvrait pour lâcher à son tour plusieurs petites grenades qui explosaient à moins d’une centaine de mètre d’eux. Déversant en aérosol une mixture dont il vaut mieux ne pas trop connaître l’origine qui faisait office de fumigène. Et pas n’importe quel type de fumigène. Le genre qui vous bouche la vue comme ce que crachent les cheminées des usines de Balosar… Quand n’y a pas de grèves ! Maintenant fallait en profiter pour se tirer et Darel hurlait à plein poumon tant qu’il le pouvait encore ! Avec cette crasse bientôt il tousserait comme un fumeur compulsif qui a trois clopes au bec !
 
-Pas l’temps de redescendre par là ! Viens !
 
Eructait-elle en mettant son fusil en bandoulière. Fallait sauter…  Et risquer de se casser une patte. Pas vraiment une bonne chose. Mais vu ce qui se canarde pas mal sur la place du marché, hors de question de la traverser avec cette averse de laser en tout genre ! V’là maintenant qu’les tirs de blaster des mercos d’en face « encadrent » la maison sur laquelle ils se trouvent ! L’attrapant par le bras elle criait :
 
-On saute !
 
Et deux secondes plus tard, le duo infernal finissait par aplatir une échoppe sous eux. Les étales par terre et ne parlons pas de marchandises… Ça faisait belle lurette qu’il avait foutu le camp l’infâme marchand ! Au moins avait-il laissé sa bâche qui devait protéger sa camelote du soleil ainsi que sa tronche… Là, elle avait amortie leur chute…
 
-Huuuurrhh… On bouge ! Toi et tes idées…
 
Tant bien que mal, Darel et Nai’ah s’extirpait de là et courait vers le palais. L’un comme l’autre dégainant leur blaster. La fumée d’aérosol commençait à recouvrir la place du marché. Et vu le paquet d’Hommes des Sables qui investissaient la ville… Pour sûr qu’il ne fallait pas rester là ! Le Zeltron, lui, retrouvait la forme. Voilà qu’il lançait un pari à la con… Mais y avait une bibine en jeu ! Forcément les règles n’étaient pas à l’avantage de la Chiss… Encore que le Zeltron touchait sa bille à ce jeu là !
 
-Héééé c’est quoi… ces règles ! P’tit joueur ! Pour ne pas dire autre chose…
 
 Quelque part à gauche une ombre émergeait du brouillard artificiel. Le genre d’ombre qui ne ressemble pas à un gars du coin… Enfin si, mais pas le genre que tu croises si t’es pas assez con pour faire une randonnée dans le désert ! En plus en poussant des cris gutturaux que personne ne comprend… Allez savoir. Par réflexe, Nai’ah tirait à deux reprises sur l’ombre qui finissait par s’écrouler. La mercenaire ne s’arrêtait pas et collait au train du médic. Eh oui c’est p’têt, surement même,  le seul gars du coin à savoir rafistoler un corps sans se planter ! Une détonation, suivit d’une autre. Le premier tir passait trop haut, frappant un mur. Le second tir était un peu mieux cadré et frappait un mercenaire passant non loin d’eux, le touchant à la jambe. Celui-ci fit encore un pas avant de s’écrouler dans un râle de douleur. Criant à l’aide. Se retournant à temps pour abattre un de ces salopards qui voulait lui défoncer le crâne avec sa masse d’arme… Pour finir coincé sous son cadavre. La situation était trop grave pour faire dans le sentiment, mais Darel ne supporte pas ça. Nai’ah le sait. Alors…
 
-Hééé ! C’est pas en te débinant que tu vas « améliorer » le score ! Lâchait-elle, provocatrice.
 
Et nous v’là repartie dans la mêlée ! L’un comme l’autre tiraillant à tout va sur ce qui ressemble aux « locaux »… Faisant gaffe bien sûr, autant que faire se peut, à ne pas flinguer par hasard un des pécores du Hutt. S’rait capable de nous retenir ça sur la paie c’te limace joufflue ! Bon, il est vrai que Darel a un cœur gros comme ça… Nai’ah ne sen plaindra pas lorsqu’il s’agit d’elle, mais là, c’est vraiment foncer dans les emmerdes. La Chiss aurait pu ne rien dire ? Et le Zeltron lui en aurait voulu. Il ramassait enfin le blessé tandis que du nuage de fumée artificielle émergeait un puis deux, trois Hommes des Sables supplémentaires. Calmement, Nai’ah abattait le premier de plusieurs tirs de son pistolet blaster. Le second se montrait plus vif. Esquivant un premier tir. Puis le second et encore le troisième. Jusqu’à ce que Darel, après avoir pris le mercenaire blessé sur les épaules, ne lui envoie un tir qui l’immobilise définitivement. Toujours le compas dans l’œil cui’là ! Il était temps de décamper et fissa ! Les portes du palais ne resteront pas indéfiniment ouvertes ! Même si le Zeltron est le seul médic potable à des klicks à la ronde !
 
Le troisième Homme des Sables qui s’avançait était une masse. Dépassant d’une bonne tête la Chiss et je ne vous parle pas de son envergure… Le premier tir de la mercenaire allait se perdre dans la fumée. Le second touchait le guerrier qui brandissait déjà son immense Gaderfii. Le laser n’avait presque eu aucun effet. Celui-ci renchérissait en éructant je ne sais quoi dans son sabir que personne comprends. Dommage, hein. Nai’ah  est « persuadée » que c’est intéressant… Un autre tir était lâché sur lui et le touchait sans faire plus d’effet que ça non plus. Mais c’est quoi cui’là ? Un Gamorréen !? Le canon surchauffait déjà à cause de son utilisation intensive et rapprochée. Faisant un pas de côté, la Chiss esquivait le coup porté par l’Homme des Sables, alors qu’elle tirait sa vibrolame. Profitant de l’ouverture, elle tirait une dernière fois sur lui, en collant le canon du blaster contre son corps. Le tir était à faible puissance et avait surtout pour effet de cramer ses vêtements. Ceci le déconcentrait ce qui permettait à la mercenaire de lui planter sa lame dans le corps une première fois. Puis une seconde et une troisième pour le voir finalement s’écrouler dans de longue plainte de douleur. Elle s’asseyait sur lui pour lui planter la lame dans la nuque.
 
Mais pas le temps de contempler le résultat de son travail que la voix nasillarde de Darel parvenait à ses oreilles. Oui il était temps qu’elle bouge son derrière si elle ne voulait pas avoir à recommencer avec les autres qui se radinaient derrière elle ! Championne du sprint, elle ? Noooon ! Mais la Chiss y arrivait quand même. Grâce surtout aux miliciens sur les murs qui étaient assez nombreux pour tirer sur  les Hommes des Sables imprudents ! Les enfoââârés !
 
-Uuuuuhhh… Merci… Lâchait-elle simplement à l’adresse de Darel qui avait dû batailler pour que la porte reste ouverte.
 
-Oh !!!! La Bleue !!!! K’esss t’attends ???!!! Viens par iciiii !!! Hurlait le Besalisk qui commandait la troupe de mercenaire.
 
Reprenant péniblement son souffle à cause de la poussière ingurgitée durant sa course effrénée, Nai’ah finissait par rejoindre le Besalisk. Qui était plus imposant que d’ordinaire avec son armure de combat en plus d’être bardé de flingues en tout genre. Faut dire qu’il en a des bras pour les porter… Les moteurs des véhicules blindés tournaient au ralenti et à la suite du Besalisk qui grimpait en tourelle, Nai’ah restait à l’arrière avec les autres passagers. Six pouvaient prendre place à l’arrière, mais vu la situation, fallait tourner à moins, donc ils n’étaient que quatre. Au moins ils avaient de la place !
 
-Vous m’recevez ?! Parfait ! Des Tusk’s en plus grand nombre ont été repérés par le « Sarge » à l’extérieur d’la ville ! Un groupe à l’air d’attendre, l’autre est encore trop loin pour être attaquer conjointement. On va attaquer le plus proche ! En avant !
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Dim 28 Mai 2017 - 20:28

Alors qu’on vient de s’écraser comme deux fientes de mouettes sur la tenture d’un étal et que chaque muscle de mon corps hurle toute sa douleur, la première pensée qui me vient, c’est que décidément, toutes ces conneries, c’est vraiment plus de mon âge. Bon, je mens un peu, parce que la toute première pensée qui m’est venue, j’ose même pas la répéter tellement c’était grossier, et venant de moi, je vous laisse imaginer ce que ça veut dire. Disons simplement que ça aurait pu faire rougir un gamorréen. Mais sans rire, j’ai plus vingt ans, moi, les cabrioles, ça va bien cinq minutes, mais faut pas pousser pépé dans le sable, comme on dit sur Tatooine. De toute façon, cette planète pue les ennuis. Je suis sûre que dans plein de millénaires, on continuera à se demander comment un trou paumé pareil peut receler autant de trucs improbables. J’veux dire, c’est pas comme si ça arrêtait pas de bataille depuis la nuit des temps pour … euh … Trois casemates pourries, quatre fermes d’humidité et du sable. Ouais. Je sais. Jamais compris le concept. A moins de vouloir se lancer dans la création de plages artificielles … Tiens, Nar Shaddaa plage, par exemple, ce serait un truc du tonnerre à lancer ! J’suis sûr qu’il y aurait plein de gogos pour payer afin d’avoir tous les inconvénients sans la mer.

Bref, on pensera business plus tard, genre quand on aura survécu, ce qui est un poil compromis vu la masse en face. On dirait une marée de traîne-lattes, le cauchemar. D’où on est, on peut même apercevoir un type encore plus laid que les autres avec un énorme bidule dans les mains et monté sur une bestiole encore plus moche que lui. Faudra m’expliquer pourquoi les grands méchants aiment autant les grosses armes. J’parie que c’est un phénomène de compensation. T’imagine, t’es le super conquérant, et là, paf, t’en as une toute petite ! Moi j’dis, y a quelque chose de psychologique. Quoique, Nai’ah avec ses flingues … Elle en a pas … Hum. Faut que je revois ma théorie. Mais je tiens un bon truc je pense. J’écrirais ça plus tard.

Et ça canarde, et ça canarde, et je déteste tirer en courant, parce que j’ai pas le temps de viser aussi bien que je le fais habituellement, surtout avec deux flingues en main. Alors du coup, j’arrose un peu au pif, et comme ça suit en masse malgré la fumée, ça fait un chouette carnage. Moins que d’habitude, mais pas mal quand même. Enfin, je dis ça, celui qui a tenté de s’approcher en lousdé vient de finir avec un tir entre les deux yeux. A cette distance, même un manchot l’aurait pas raté. Enfin, peut-être un manchot autre que moi. Un type crie à côté, et je le vois coincé sous un cadavre, sans doute blessé. Zut. Désolée ma vieille, mais tu vas devoir faire avec moi, j’suis médecin, j’ai juré tout ça, je sauve des vies avant d’en dessouder. Mouais, je sais, j’suis juste un gros sensible qui assume pas, mais les massacres, ça a jamais été ma tasse de thé. J’rappelle qu’à la base, j’voulais consacrer mon existence à réparer les gens, pas à les buter. C’est venu par la force des choses, ça veut pas pour autant dire que j’aime bien ça. Et vraiment, je comprends pas comment on peut laisser un gars à terre quand on a le temps de le sortir de l’ornière. En plus c’est tout bénéf, le pauvre type est presque toujours prêt à vendre père et mère après tout. Je m’approche, je tire, Nai’ah m’aide, on le remet debout et on recommence à courir, ou plutôt à copiner. Bon, d’accord, on est sacrément ralenti. Eh, je suis un gentil ! Ou disons, pas une ordure complète. Déjà plus crédible.

Y en a qui se rapprochent. Pas pour longtemps. J’en rate un, mais pas l’autre. La bleue explose les deux autres. Sauf que … Punaise, ça fait mal ! Y en a un qui vient de m’allumer du haut. Mon haut a amorti le tir sur mon avant-bras, mais la vache ! Saleté ! Toi mon pote, tu vas payer ! Je détache la grenade qui se trouve à la ceinture de mon pote dans la panade et je lui souffle alors qu’il tente de protester :

« C’est pour la bonne cause, vieux ! »

Et du bon bras, je la lance droit sur l’affreux et sa clique. Ce qui est drôle, c’est que si je suis précis niveau tir au flingue, j’ai toujours eu un don pour les grenades. Cherchez pas, dans une autre vie, j’ai été champion de lancer de poids. Je crois que c’est parce que je tire pas en cloche, mais en ovale, un peu comme au disque. Du coup, les gars d’en face voient pas arriver la bête et …

BOUM !

Voilà. En général, ça fait ça. Je dois dire qu’en prime, ça fait du bien ! Pas que, mais ils commencent tous à me chauffer les sauvages et leurs potes mercenaires. Et un Darel échauffé, c’est soit la fête du slip soit la catastrophe nucléaire. Dans notre cas, on parie plutôt pour la seconde option, ne nous le cachons pas. Allez, on arrive au bout de nos peines, je retiens la porte pour Nai’ah, enfin, j’essaye, et puis on ferme et je laisse les autres se barricader. J’suis mort. Et j’ai mal. J’ai un médikit perso dans ma ceinture, ça fera l’affaire, et je me rafistole rapidement, à grand renfort de stims pas très légaux et surtout artisanaux. Demain, j’aurais la gueule de bois. En attendant, ça marche, et c’est tout ce qui compte.

Je regarde autour de nous. Y a pas mal de blessés, certains légers, d’autres moins. Mince. Je sais que je devrais m’occuper ailleurs mais …

« Regarde-moi c’carnage … »

Je m’approche d’un gars à terre, un humain plutôt sympa, mignon même. Zod, je crois, si j’me souviens bien. L’une des rares personnes mariées du coin, ou plutôt marié et qui tient à sa moitié. L’arrêtait pas d’en parler. C’pas dur, sa Martha, à force, j’avais l’impression d’avoir couché avec aussi. Et maintenant … Il chiale, il l’appelle. Il délire et quand je m’approche, je comprends pourquoi : il a le bide ouvert, et tient ses entrailles contre lui. Vibrolame ou arme de poing, je sais pas, mais en tout cas, l’odeur est immonde, et je sais même pas comment ils l’ont ramené. J’suis censé le rafistoler ? Non mais … J’en aurais pour des heures, et vu le temps qu’il a passé comme ça, la septicémie est assurée. C’est foutu, et je crois qu’il le sait, parce qu’il me regarde et me tend son bras, ou plutôt son doigt avec l’anneau au bout. J’ai compris, et même si je sais que je devrais pas, j’ai la gorge qui se serre parce que merde, c’est pas juste qu’un mec qui a ce qu’il faut crève et que moi qui suit un saligaud sans rien, je reste. Mais cette vie pourrie est injuste, et on le sait tous. Je récupère son anneau, je le fourre dans ma poche, et j’attends. On sait tous ce qu’il va faire. A sa place j’en ferais autant. Un tir, et c’est fini. Il s’est pas loupé, au moins. D’autres m’appellent, et je fais le tour comme je peux. J’vois pas quoi faire d’autre. Je suis médecin, à la base. C’est pour ça qu’on m’a engagé. Pour que je les envoie se faire buter encore et encore. Je veux dire, je pourrais faire quoi sinon ? En tuer quelques-uns, puis me faire avoir à mon tour ? Et c’est pas mes petites décoctions qui vont arranger quoi que ce soit. Je peux pas créer un gaz qui les tuerait tous, ou un truc qui miraculeusement ferait qu’ils déposent les armes. Je suis juste un putain de … un …

Oh. Je … ça y est. Oui. Je sais. Enfin, j’ai une idée débile, qui a aucune chance de réussir. Ouais, on va crever avec mes plans idiots mais … ça a marché ! Enfin, pas dans ces conditions, c’est vrai. Mais … Bon, on sait pas trop ce qu’il y a sous leur fourbi du désert, aux tuskens, d’accord. Sauf que ce sont des mammifères normalement, des humanoides selon toute vraisemblance. Donc, normalement …

« Chef, je crois que j’ai une idée. Mais euh … Va falloir que j’ai mes affaires avec moi. Enfin, de quoi faire un labo. »

Et là, à voir sa tête ahurie, je me dis que je vais devoir m’expliquer. Vite.
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Mar 6 Juin 2017 - 13:06

A peine que Nai’ah était entrée dans le véhicule blindé antigrav la porte se refermait et le moteur rugissait, le faisant s’élever pour foncer vers l’extérieur de la ville. Etant moins large que la plupart des autres mercenaires présent dans le blindés, elle ne débordait pas largement du siège dans lequel il lui était possible de s’asseoir lorsque le véhicule bondit.  Les deux autres chars antigrav faisaient de même. Ils étaient escortés de véhicules plus légers armés, deux motojets et trois plateformes antigrav légères (de type STAP).  La troupe mécanisée improvisée survolait un quartier de la vilel encore épargné par l’attaque aussi brutale qu’inattendues des Tusken. A croire qu’il faut s’attendre à pas mal de surprise avec ceux là ! Eux qui passaient pour une simple bande de sauvage qui ne savent pas à qui ils ont à faire !
 
Le convoi motorisé avançait plutôt lentement en réalité. Dans l’urgence les quartiers d’Anchorhead avaient été survolés. Ensuite, les véhicules flottaient à une hauteur plutôt basse. La poussière soulevée se verrait moins durant la nuit. Et puis avec la fumée dégagée par les incendies déclarés dans la ville, ou du moins dans le quartier de la ville en proie aux pillages et saccages Tuskens. En attendant, la Chiss n’avait rien d’autre à faire à par attendre. Et l’attente paraissait durer une éternité, dans cette boîte en duracier qu’est le blindé à l’air surchauffé. Malgré l’air conditionné. Le filet anti-chaleur n’avait pas été appliqué de suite et les rayons des soleils de la fin de journée qui avaient tapés sur le blindage avaient été suffisants pour rendre l’atmosphère brulante.
 
Lorsqu’ils étaient sortis de la ville, la voix de Krell, un Besalisk qui est le chef de cette troupe de mercenaire, résonnait dans le casque oreillette des quatre autres mercenaire dans l’habitacle passager du véhicule. Deux d’entre eux devaient ouvrir les deux trappes au-dessus de leur tête pour se mettre en « observation-protection ». Nai’ah, bien que la position était dangereuse, était plutôt partante. Tout pour un peu d’air frais ! Abaissant sur ses yeux les lunettes pour les protéger du sable, remontant un fouloir qui puait le lubrifiant de moteur, mais au moins elle n’inhalerait ou n’avalerait pas de sable. D’un geste brusque et s’y reprenant à deux fois, elle arrivait enfin à ouvrir la trappe et ne sortait que le buste de l’engin. A l’extérieur on n’y voyait goutte. Mais pendant un instant la Chiss savourait l’air frais qui venait l’envelopper. Puis elle enfilait sur sa tête un serre-tête avec des jumelles à vision nocturne. Après plusieurs essais elle reprenait son fusil en main et observait les alentours, une dune ou un amas de rochers suspects. Les autres blindés adoptaient à leur tour le même dispositif. Le tout escorté par les trois STAP et les deux motojets.
 
Celles-ci finissaient par prendre de l’avance. Pour jouer leur rôle d’éclaireur sans doute. Il faut dire que le satellite météo Hutt n’était pas d’une grande utilité. Ce n’était pas un satellite militaire… En plus d’être au rabais ou simplement très vieux. Il pouvait prévenir des formations de tempête de sable, rien de plus. C’est sûr qu’un groupe de Tuskens nombreux, sachant que personne n’a d’infos viables sur ce qualificatif de nombreux, soulève du sable. Et celui-ci en soulève assez Pour être visible par le satellite. Dans le doute le Besalisk a préféré envoyé les motojets en avant pour s’assurer que c’était bien la troupe de Tuskens qu’il cherche à anéantir avant qu’elle n’atteigne la ville.
 
La colonne finit par s’arrêter une nouvelle fois. La troisième en l’occurrence depuis la sortie d’Anchorhead. Mais ce qu’ignorait encore Nai’ah c’est que se serait la dernière de la nuit. Face à eux se dressait une immense dune. Les blindés venaient se positionner en défilement de tourelle, c'est-à-dire que seule la tourelle du blindé émergeait de la dune pour ceux se trouvant sur l’autre versant. Sur la dune se trouvait une balise déposée sur place par le binôme de motojets lors de leur passage ici. La dernière à avoir été posée d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que cette partie du désert n’intéresse personne et n’a jamais été balisée. S’il l’avait été, le sable les avait recouvertes depuis. A moins de cinq klicks de là, le fameux nuage de poussière soulevée par la horde Tusken. A leur gauche il n’y a que le désert, des dunes à perte de vue. Sur leur droite il y a une dépression, la dépression Akhdar comme elle se fait appeler ici. Une véritable barrière naturelle rocheuse. N’importe quel véhicule roulant, même marcheur, aurait des difficultés à la franchir. Le seul moyen c’est en antigrav ou à pied.  Ce qui en fait, pour le coup, une muraille naturelle que les mercenaires pourront profiter face à une horde disposant de la supériorité numérique. La trappe de la tourelle s’ouvrait et le Besalisk laissait sortir le buste avec une paire de macro-jumelles. Il scrutait l’horizon, essayant de distinguer quelque chose. Grognant quelques paroles inintelligibles de ci, de là dans le micro de son casque à l’attention des deux autres blindés. Puis il se tournait vers Nai’ah et l’autre mercenaire qui est en extérieur.
 
-Toi ! Dit-il au mercenaire. Tu descends et prends Bvar avec toi. Tu vas aller déposer des senseurs devant nous. Toi ! Il pointait la Chiss d’une de ses quatre mains. Naïyyyy… Ou un truc dans le genre. Comme t’es bleue et qu’t’es du genre à aimer le froid, non ? Bah tu vas rester là et surveiller les environs !
 
Bah tiens… La « p’tite nouvelle » qui se coltine le sale boulot. Celui de rester se les cailler dehors. Vraiment un trou pourri ici. Une chaleur pas possible sous le cagnard en journée et un froid glacial la nuit. Planète de merde ! Enjambant les différents impedimenta amassés sur le blindé, Naï’ah venait s’asseoir sur la tourelle, à cheval sur le masque du canon laser. Le fusil posé sur les cuisses et à observer les environs grâce aux jumelles à vision nocturne.
 
-Enfoâââré… Lâchait-elle à voix basse.
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Jeu 15 Juin 2017 - 20:38

Le principal problème, quand on bosse en tant que scientifique avec un ramassis de brutes comme le mercenaire de base, c’est que pour tenter d’expliquer un plan un tout petit peu plus développé que le traditionnel « on sort, on bute tout le monde, on prend l’oseille » requiert des trésors d’inventivité. C’est comme expliquer la vie à un bantha, en quelque sorte. Généralement, les gars sont tellement assommés et en même temps honteux de ne rien comprendre qu’ils acquiescent sans poser de questions, en se disant que tout ça, c’est des trucs d’intellos qui peuvent pas faire de mal tant que ça leur explose pas à la tronche. Sauf que quand tu tombes sur la version suspicieuse et moins bête … C’est un cauchemar. Oui, j’aime les crétins. Enfin, pas au quotidien. Ni comme partenaire. Mais comme sous-fifres, c’est très agréable. On fait ce qu’on veut, et trois locutions en corellien ancien suffisent à se donner un air savant pour éloigner l’importun. Mais le pire du pire, ce sont les chefs suspicieux et crétins. Ça veut tout le temps des explications que ça s’évertue à ne pas comprendre. Vous voyez un hamster cosmique coincé dans un vaisseau en forme de roulette qui tourne à l’infini ? Bah voilà. C’est un peu ma situation.

Harkaan n’est certes pas un mauvais bougre. J’ai connu largement chef de bande plus obtus. En plus, il a eu le bon goût d’aimer suffisamment le bleu pour l’avoir dans sa cabine et au bout de sa … bref, tout au long du voyage. Du coup, je vous dis pas la paix royale qu’on a eu avec Nai’ah. Personne ne touche à la nana du boss, et par extension, personne ne touche au pote de la nana du chef. C’est une vieille règle du boucanier de l’espace, et elle marche rudement bien, surtout sur de petites unités qui sont plus des agrégats que des formations fixes et anciennes. Dans ce cas, on fonctionne un peu avec la méthode la plus basique : le chef tape les premiers qui mouftent, qui la bouclent, et respectent ses lieutenants. Et donc, grâce au popotin bleuâtre de ma chère partenaire, j’avais eu une cabine plus que correct, pas trop d’emmerdes quand j’avais trop gagné aux cartes, et même pas plus de deux insultes imagées sur la manière dont je gérais mes propres fesses. Le grand luxe, quoi. Sauf que là … Ben j’allais devoir affaire à un gars dont je connaissais juste les goûts niveau positions préférées. Autant dire que ça va pas me servir à grand-chose. Enfin, dur à placer dans la conversation, surtout pour le convaincre de me filer un maximum de ressources au milieu de nulle part.

« Tu crois qu’on est où ? A l’université d’Aldérande, en train de reluquer les culs des jolies aristos ? Qu’on a pas une meute aux trousses qui va nous buter ?? »

Oulah. Un peu à cran quand même, le dévaronien. Bon, je peux le comprendre. D’abord, sa prime doit diminuer en fonction des dégâts. Autant dire que là, elle a déjà pris un sacré coup de canif. Ensuite, sa peau est sacrément en danger, comme nous tous. Mais je suis prêt à parier que ce type de gros bras, qui sert un baron du crime hutt depuis suffisamment longtemps pour se chopper une mission pareille … Bah, il a pas dû connaître le goût âcre de la défaite souvent. Or là, ça pue comme c’est pas permis. Et cette petite odeur saumâtre de débandade, croyez-moi, elle m’a suffisamment empli les narines dans ma vie pour que je la hume à des kilomètres. Et en plus, je suis sûr que mon plan peut marcher. Enfin … qu’il a une chance raisonnable de nous offrir un échappatoire quelques temps. Possible, oui. Faut que j’arrive à y croire. Sinon, je pourrais jamais le convaincre. Allez Darel mon vieux !

« Ben, qu’on est au milieu de nulle part et qu’on risque de tous crever sans un plan. Et j’en ai un. Une partie, au moins. Mais je peux rien faire sans mon matériel. »

« Je te file trente secondes pour m’expliquer, et si je suis pas convaincu, je te renvoie rafistoler nos gars avec un bijou de famille en moins.

J’t’écoute. »


Aheum. Ok. Inspiration, expiration, pas de panique … Au secours ! C’est que j’y tiens, moi, au service trois pièces ! Pas touche ! Hum, nous disions donc … Je commence par quoi moi …

« Ils sont trop nombreux pour qu’on les prenne de front. On aura beau dire, on aura beau faire, à un moment, être à cent contre un, ça finit par payer. Donc, la seule solution, c’est de retourner leur nombre contre eux. »

Il moufte pas. Ah si, attendez !

« Quinze secondes … »

Mais comment Nai’ah a pu supporter ce type ! Ah ça devait être chouette sous la couette tiens … Limite, il devait compter le temps mis à … bref ! Foin de disgressions, je perds du temps, et le temps … Bah là, c’est pas de l’argent, c’est continuer à pouvoir baiser tout mon content.

« Et je pense pouvoir créer un gaz suffisamment puissant pour les perturber. »

« Tu risques de tous nous tuer, imbécile. »

« Non mais, pas un gaz mortel, chef ! J’vais pas faire du sarin ! Plus … Subtil. Agir sur leurs instincts … Comme je pourrais le faire moi sur un seul individu. Si vous voyez ce que je veux dire. »

Il va comprendre. Il est pas idiot. Suffit de me regarder et de réfléchir. Et pouf, je vois son visage s’illumine, je peux presque voir la petite ampoule au-dessus de ses cornes noires.

« Ah. AH. Oh … Pas bête. »

Il m’arrive d’avoir de bonnes idées, je sais, merci. C’en est presque vexant en fait, quand les gens me regardent avec cet air ahuri, comme s’ils se demandaient comment le débris que je suis peut encore avoir trois neurones en état de fonctionner. Bon, en même temps, parfois, je me le demande aussi. Mais c’est une autre histoire. Sauf que le boss me coupe dans mes élans pendant que je me rengorge silencieusement en marmonnant :

« Sauf que … Ben, ton matos, il a dû rester en partie dans le vaisseau, et qu’on avait pas fini de le décharger quand ils ont attaqué … »

Me dites-pas que …

« Donc ben … »

Si. Si si, il va le dire, cet imbécile …

« Va falloir aller chercher le bousin. »

Super.

« Et tout seul. Ta pote est partie sur une autre mission, et j’peux pas me permettre de dégarnir davantage le poste de commandement. »

Oh bah, de suite, ça s’annonce de mieux en mieux ! Dans quoi je suis encore allé me fourrer, moi ? Mais comme je suis totalement idiot, je finis par m’entendre sortir :

« Pas de problème. »

Pendez-moi.
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Lun 19 Juin 2017 - 20:55

Nai’ah continuait de maugréer entre ses dents contre ce fichu Besalisk qui, sur le prétexte qu’elle soit bleue et qu’il sait peut être que la planète-mère des Chiss, Csilla, ressemble à une boule de glace, pense qu’elle supporte mieux le froid. Bon c’est vrai. C’est vrai qu’elle regrette le froid de Csilla après la chaleur de Tatooïne en cette fin de journée. Se rappelant pour le coup que la journée de demain sera pire encore. Ce qui valait encore une volée de jurons divers et variés en Cheunh… La tête de Krell, le Besalisk, émergeait de la tourelle. Ses deux mains supérieures s’appuyaient sur les rebords de la tourelle, la faisant passer pour être ridiculement petite. Il faut savoir qu’il en occupe l’espace à lui tout seul, alors prévue pour deux personnes à la base…
 
-K’essss-tu dis ?! Lâchait-il entre deux quintes de rire.
 
Le Besalisk savait très bien que la Chiss lui en voudrait de la laisser dehors dans un désert plutôt hostile et exposée au froid glacial de la nuit. La mercenaire ne répondait pas et continuer à observer les dunes qui s’élevaient telles des vagues face à elle. Le duo de mercenaire que le « Big Boss » reptilien avait désigné pour partir devant et placer des senseurs au sol, commençait à partir. Nai’ah les suivait du regard grâce à ses JVN, avant de regarder ailleurs. Un frottement sur ses épaules la faisait sursauter et elle tournait la tête, fusillant le Besalisk du regard qui ne pouvait s’empêcher de ricaner. Il faisait quoi ? Il venait juste de lui passer une couverture sur ses épaules histoire qu’elle crève moins de froid avec que sans. 
 
-C’est bon Naïiiieuh… Naï’ah, c’est ça ? J’suis pas comme mon second, hein ! Peut jamais s’empêcher cui’là ! Faut dire, j’comprends, hein ! T’es plutôt bien roulée comme fille ! Et puis bon, c’est pas avec ton pote Dareuuuh… Zeltron, quoi, qu’tu f’ras ça ! Har ! Har ! Har !
 
-Merci ! Lâchait-elle dans un petit rire.
 
Si seulement le Besalisk savait comment la Chiss et le Zeltron avait fait connaissance… En fait non, il ne valait mieux pas ! Si c’était le cas, le « Big Boss » n’allait pas arrêter de se marrer et Naï’ah en viendrait même a espérer que la bagarre commence avec les Hommes des Sables ! Sachant que se serait un sacré merdier ! Un bruit de moteur retentissait au loin. Les deux motojets envoyées en éclaireur revenaient « à bride abattue ». Après une boucle, l’une d’entre elle venait à la hauteur du blindé sur lequel le Besalisk était juché.
 
-Chef ! Le gros de la horde approche !  En tête les guerriers. Dont une bonne moitié d’entre eux sont montés sur Banthas ! A l’arrière se sont les femmes et enfants. Ils savent qu’on est là ! On est tombé sur des éclaireurs...
 
Naï’ah écoutait d’une oreille ce qui se racontait entre les éclaireurs et le chef. La Chiss imaginait l’image de la horde qui allait se jeter sur eux. Elle se demandait si leur seule puissance de feu serait suffisante pour en venir à bout. Théoriquement, oui. Largement même. Mais ils sont ici chez eux, c’est leur terrain et ils doivent bien le connaître. Mieux que n’importe qui. Mieux que les colons installés ici depuis longtemps. C’est avec une vigilance redoublée que la mercenaire surveillait les alentours, imaginant voir apparaître des silhouettes au loin. Mais c’était celles des deux mercenaires qui posaient un senseur. Sur le scanner, la zone entre la dune où se trouve les mercenaires et celle d’en face était espacée de cent mètres environ. Une bonne partie de ce périmètre était quadrillé. Ne restait plus que la dune opposée.
 
Une détonation éclatait. Suivie d’une autre et une autre encore. Sur la dune d’en face, plusieurs fusils à percussions ouvraient le feu depuis des positions différentes. Moins d’une dizaine en fait. La plupart des tirs partaient en direction des deux mercenaires qui plaçaient les senseurs. Les autres ciblaient les guetteurs installés sur les blindés. Naï’ah était surprise, ne les ayant pas vu approcher ! Le tir qui la visait venait frapper le blindage du mantelet du canon de la tourelle, provoquant une gerbe d’étincelles. Par réflexe, la Chiss s’était laissée tomber sur le côté. Une main agrippant fermement son fusil Charric et l’autre sur la tourelle du blindé, elle venait se glisser derrière celle-ci.  Des tirs continuaient d’encadrer la tourelle, en particulier le Besalisk qui était, heureusement pour lui, protégé par la trappe d’accès relevée à 90°.
 
Une nouvelle succession de tirs et il y eut un cri. Pas chez eux, mais de l’autre côté. C’était un des deux mercenaires. La Chiss, de ce qu’elle voyait lorsqu’elle se risquait à jeter un œil pour s’apprêter à riposter, supposait qu’il s’agissait de Bvar… Ou l’autre. Quelle importance ? La silhouette d’un Homme des Sables apparaissait enfin. La Chiss l’alignait dans son réticule de visé et laissait son doigt glisser sur la détente. Une détonation qui était suivie de plusieurs. Les mercenaires commençaient à riposter aux tirs des locaux. Comment ont-ils fait pour arriver ici si rapidement ? Combien sont-ils ? Pour le moment on s’en fout. Tir, ne te fait pas buter, c’est tout ce qui importe…
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Darel Podran
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MessageSujet: Re: [MISSION] La bataille d’Anchorhead   Ven 30 Juin 2017 - 16:33

Déchargez des caisses de deux tonnes quand on fait cinquante kilos tout mouillé, bizarrement, c’est un peu compliqué. Oui, vraiment, c’est fou, on s’y attend pas du tout. Bref, je suis tout seul, dans un astroport désert, avec une cargaison de merde à décharger. Ah, et j’ai pas toute la journée. En fait, j’ai genre … Une heure maximum ? Tout va bien, non franchement. J’ai rarement été dans une situation pourri. Ca m’apprendra à ramener ma grande gueule moi. Mais pourquoi je l’ai ouvert déjà ? Parce que sinon, on risque de tous crever. Moi y compris. Bon, de suite, c’est plus logique. Sauver ma peau passera toujours en premier. Ensuite celle de Nai’ah, et puis enfin, récupérer des crédits. Eh, faut bien qu’on soit payé aussi, pour la prise de risque. Or, si la grosse limace perd sa ville, ben … Elle va nous payer avec quoi, à votre avis ? Bah oui, gagné, des nèfles. C’est bien gentil, mais je suis pas bénévole. J’aime le flouze, les pépètes, l’oseille, le fric, le blé, l’oseille, le pèze, le pognon quoi. Surtout quand ma vie est en jeu. J’ai rien contre le danger, sauf que je préfère quand il est rémunéré.

N’allez pas penser que je suis une ignoble crapule qui n’agira jamais sans un bon gros versement de crédits à la clé. Bon, d’accord, pour la première partie de la phrase, soyons honnête, c’est le cas. Je suis bel et bien un odieux délinquant, merci, fermez le ban. De là à dire que je fais tout pour de l’argent, il y a un pas que je ne franchirai pas. Il m’est arrivé d’agir parce que c’était la seule chose à faire. La bonne chose à faire, plus exactement. Je dis pas que j’ai pas été payé à la fin, hein. Juste que … Bah même si en face, ça faisait une plus grosse offre, j’aurais pas changé d’avis. Parfois … Faut savoir conserver un tout petit peu de valeur. Par exemple, entre deux contrats dont l’un porte sur du marchandage d’esclaves … je choisirais toujours l’autre. Rien à faire, même si je pourrais être un nabab après et acheter mon poids en bâtons de mort, y a des trucs que je ferais jamais. J’ai pas des masses de lignes rouges, mais celle-là, j’en suis fier. Vous me direz, comme code d’honneur, c’est un peu maigrichon. Et là encore, j’ai jamais dit le contraire, attention. Je suis pas un chevalier blanc, loin s’en faut. Je me bats pas pour des idées, seulement pour ma pomme. C’est juste qu’il faut pas non plus tout réduire à un espèce de complexe binaire où y aurait les gentils puis les méchants, et que dalle au milieu. La vie, c’est un poil plus compliqué que ça.

Tenez, la situation présente par exemple. Bon, a priori, on est dans le bon camp, cette fois-ci, des pauvres innocents qui vont se faire massacrer si on intervient pas. Ok. C’est pas faux, et pour être honnête, c’est un peu comme ça que je vois les choses, mine de rien. Pour une fois, j’ai pas totalement l’impression d’être inutile disons. Sauf qu’en face, je suis sûr qu’ils doivent penser pareil, qu’ils sont déterminés à se libérer de l’oppresseur hutt ou je sais pas quelle connerie, qu’ils vont récupérer leurs terres ancestrales. Bref, j’ai pas besoin de continuer pour finir de dresser mon tableau : en clair, on a forcément tous un peu raison. Ah, et pas la peine d’imaginer que je vais finir sur le couplet pontifiant du « on devrait tous s’écouter et s’entendre du coup. » Non. C’est pas parce qu’il y a du vrai partout que tout se vaut pour autant. Que des points de vue irrémédiablement irréconciliables peuvent se réconcilier. Je pense juste que les anathèmes tranchants et tranchés … Faut prendre un peu de recul dessus. Alors, après, on dit que je suis nonchalant, que je me fous de tout, que j’ai pas de convictions. Si, je casse juste pas les oreilles aux autres avec. Si j’bosse avec quelqu’un, j’lui explique comment je vois les choses, c’est pas négociable, point, et ensuite … Roulez jeunesse. Mais alors, s’énerver pour des débats à la noix … Mouais, je dis pas que ça m’est pas arrivé, encore que honnêtement, je pense que j’ai plus souvent râlé sur les hypocrisies des uns que sur les idées à proprement parler des autres. Chacun pense ce qu’il veut, et j’en pense en retour ce que je veux. J’aime juste pas ceux qui te brisent les bonbons avec leurs logorrhées pour n’en rien appliquer. On va dire que c’est comme tout : si t’es prêt à m’évangéliser, essaye au moins d’appliquer ce dont tu me causes avec tellement d’avidité.

Bref, je parle, je parle … Et mes caisses avancent pas. Ou plutôt, j’avance pas sur mes caisses. Ou j’en fais des caisses. BREF. Je vois qu’une solution à mon problème en fait. Tant pis. Y aura de la gâche. Faut parfois faire des sacrifices. Je fais péter les serrures et consort avec mon blaster, puis j’ouvre les bêtes, et je me mets à farfouiller dedans. Et c’est parti pour le premier voyage les bras chargé comme un baudet de l’espace. Puis le second, le troisième … Et ainsi de suite. Je m’amuse comme un petit fou, vraiment. J’ai tous mes muscles qui sont en train de chialer, là. Je donnerais n’importe quoi pour de la came, une clope et une bière, à ce moment précis. Enfin … Allez encore un peu … Voilà. J’ai à peu près tout. Et je ressemble à une carpette trempée de sueur, je pue comme un chameau, je dois avoir une haleine de bantha, en clair, je suis immonde. Mais bon, le but c’est pas de rouler un patin à un tusken, donc on s’en fout. Quoique … Ce serait une sorte d’expérience scientifique, de voir ce qu’il y a sous toutes les bandelettes. Oh, ça va, on s’est tous posé la question un jour ou l’autre. Y a-t-y quenotte ou y a-t-y pas quenottes là-dessous ? Et y a-t-y … Ouais, voilà. Bon, tout le monde a compris. Pas sûr que j’arrive à trouver la réponse, cependant.

Une fois tout mon bazar déchargé, j’ai encore à tout trimballé vers une salle. Et ça me prend encore masse de temps. Beaucoup trop, à vrai dire. Enfin, j’ai réussi. Je commence à tout installer, et cette fois avec précaution : alambics, béchers, éprouvettes, mixeurs et autres engins biscornus pour le commun des mortels. Et surtout, précautionneusement, je verse les mélanges que j’avais conservé et préparé pendant le voyage, et qui m’ont pris un temps fou à synthétiser. Tout est en place. Reste plus qu’à faire fonctionner ma magie.
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[MISSION] La bataille d’Anchorhead

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