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 Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]

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Yulpi Bepads
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MessageSujet: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Mer 19 Oct 2016 - 18:46

Entre Coruscant et Naboo, c'est le jour et la nuit. Ce n'est pas cette planète qui allait permettre à Yulpi de combler le manque de sa Naboo natale. Une planète entièrement recouverte de bâtiments, sans aucun espace naturel, pas le moindre. Pas une forêt, pas un lac, pas une prairie. Comment les gens pouvaient vivre sur une planète aussi désespérément triste ? Ce n'était pas une planète pour un Gungan, mais Yulpi s'y était déjà rendu plusieurs fois malgré tout.

Cela faisait maintenant deux jours qu'il avait débarqué dessus, avec Tisjess, son maître. Ce dernier avait voulu se rendre ici pour affaires. Il devait rencontrer un Quarren vivant dans les bas-fonds, par le biais d'un contact, un Gran avec qui il avait réussi à obtenir une entrevue dans une cantina. Tisjess n'avait pas expliqué à son Apprenti tous les tenants et aboutissants de son affaire avec le Quarren. Soi-disant que cela dépassait le Gungan qui ne comprendrait rien ; et c'était probablement vrai. De toute façon, Yulpi pouvait se montrer parfois curieux, mais là, les histoires de transactions avec des contrebandiers, ça ne l'intéressait pas des masses.

Cela n'empêchait pas Tisjess de se servir de lui pour lui demander de l'assistance. Maintenant, Yulpi devait récupérer un paquet pour Tisjess ; le Quarren en avait donné la localisation, une petite cache secrète dans une ruelle très peu fréquentée. Yulpi ne savait même pas qu'il existait des ruelles « très peu fréquentées » à Coruscant, il avait l'impression qu'il y avait du monde partout. En tout cas, il devait espérer que cela soit vrai : il avait en effet reçu la consigne de n'être vu de personne au moment où il ouvrirait la cache secrète. Par ailleurs, il avait été mis en garde contre le fait que l'ancien propriétaire de ce qui se trouvait dans le paquet avait envoyé des mercenaires pour observer les lieux et essayer de trouver la cache secrète. Ces mercenaires pouvaient très bien jouer le camouflage en se faisant passer pour des mendiants ou des dealers. Yulpi devait donc se méfier du moindre passant. S'il repérait quelqu'un de suspect, il devait le ramener à la cantina. Le Quarren avait donné une paire de menottes à Tisjess qui lui-même les avait données à Yulpi.

En résumé : aller dans la ruelle très peu fréquentée, s'assurer qu'il n'y avait aucun témoin, ouvrir la cachette secrète, prendre le paquet et revenir, et si Yulpi trouvait quelqu'un suspect, il lui passait les menottes et l'amenait de force à la cantina pour que le Quarren et le Gran puissent le cuisiner.
Fastoche, non ?

Menottes à la ceinture, sabre-laser de l'autre côté, dissimulé par des vêtements civils, Yulpi se dirigea d'un pas léger vers la ruelle, qu'il trouva assez facilement en suivant les indications fournies par le Quarren. En arrivant sur les lieux, en effet, Yulpi put remarquer qu'il ne devait y avoir qu'un passant toutes les dix minutes à peine. Cela n'empêcha pas qu'il y eût un mendiant assis contre un mur. En plus, la cachette se trouvait à seulement quelques mètres de lui, si Yulpi ne se trompait pas.

Yulpi soupira et se dirigea tout droit vers le mendiant. Il se planta en face de lui. Le mendiant, un Balosar, leva lentement la tête vers lui. Il dut se demander ce que ce Gungan pouvait bien lui vouloir, si ce n'était pas lui donner de l'argent.

YULPI – Bon, je vais te le dire gentiment parce que je n'ai pas envie d'être méchant : il faut que tu dégages.

Une expression d'incompréhension se lut sur le visage du Balosar. Yulpi insista :

YULPI – Allez, dégage !
Mendiant – Mais je vis dans cette ruelle... Je n'ai pas envie de m'installer ailleurs.

Le ton du mendiant se faisait presque suppliant. Yulpi n'avait pas envie de le frapper, aussi tenta-t-il la persuasion :

YULPI – Mais qu'est-ce que tu espères récolter, ici ? T'as vu le peu de monde qui passe ? T'as à peu près quatre cents milliards de rue où tu récolteras plus qu'en restant moisir ici !
Mendiant – Mais... je ne fais pas la manche. Je suis très bien ici, justement parce que les gens me laissent tranquilles.

Yulpi n'avait jamais réussi à être très persuasif. Il soupira, et se déplaça sur le côté du mendiant. Sans violence, il leva la jambe et lui poussa l'épaule avec le pied, le faisant s'étaler sur le côté.

Mendiant – Mais... !
YULPI – C'est la dernière fois que je te le demande gentiment. La prochaine fois, je frappe.
Mendiant – D'accord, d'accord, je m'en vais !

Le pauvre Balosar réunit ses affaires précipitamment et s'en alla. Bien. Une bonne chose de faite. En y repensant... Un mendiant qui ne mendie pas, n'est-ce pas louche ? Trop tard maintenant pour lui passer les menottes. Il était temps d'ouvrir la cache secrète. Yulpi balaya les deux extrémités de la ruelle du regard pour s'assurer qu'il n'y avait aucun témoin...

Sauf qu'une créature bizarre qu'il n'avait encore jamais vue venait d'arriver. A tous les coups, la... “personne” ? venait de le voir bousculer le mendiant.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 28 Oct 2016 - 13:55

Les regards pressés sur sa personne contractaient chaque muscle de Samël. La queue accolée à sa croupe, le Chironian avançait à petits pas comptés, les deux mains plaquées contre son sac en bandoulière en cuir. Maître Varaas l'avait emmené avec lui pour paraître au Sénat, et comme le Padawan n'avait pas d'accréditation pour assister aux réunions les plus sérieuses, le Jedi l'avait envoyé faire les courses. L'enfant était donc chargé de transmettre des papiers au secrétariat d'une entreprise dans laquelle un meurtre avait été commis. Les Jedis étaient impliqués car l'on supposait que c'était un être doté de la Force, le nom "Sith" étant prudemment évité pour ne pas semer la panique, qui avait poussé l'employé à déclencher la tuerie avant de se suicider. Maître Varaas soupçonnait fortement ce qui pouvait être un aspirant ou apprenti Sith d'avoir usé de la persuasion pour aider l'employé généralement fade, triste mais certainement pas déprimé à ce point, pour appuyer sur la gâchette. Les détails les plus sordides avaient été épargné au jeune centaure, mais ce dernier avait quand même eu le droit à un résumé. En possession des papiers juridiques et d'émotions entremêlées quant à cette triste affaire, il avait conservé une mine sérieuse tout le long du voyage et avait salué le vieux Maître Varaas le torse bombé. Oui il amènerait ces originaux signés du juge en personne à l'entreprise, au péril de sa vie. Devant son attitude si sérieuse, et malgré les circonstances, l'humain n'avait pu s'empêcher de sourire. Le centaure grandissait mais ne perdait pas cette attitude de chevalier servant, agaçante pour les uns, charmante pour les autres.

Désormais seul dans la ruelle néanmoins, Sammy avait perdu de sa superbe. Il marchait la tête rivée sur le sol, ne redressant que brièvement ses grands yeux clairs à la recherche des indices qu'on lui avait donné. Une pancarte... Oh et là, les bureaux de l'holo-journal de Coruscant, il avait reconnu cet édifice de luxe montant à la rencontre du soleil. Ses fenêtres claires renvoyaient généreusement la lumière à d'autres immeubles trop bas, alors que d'autres en étaient privés par sa faute. Le jeune Chironian s'arrêta un instant pour observer la magnificence un peu inquiétante du métal froid, il se rappelait avec amertume de la cour des miraculés dans les bas-fonds. Comment pouvait-il y avoir autant de différences ? Pourtant, le fait ne l'étonnait pas comme avant non plus. L'innocence s'en allait à petits feux, rapides et saccadés qui aspiraient en partie son oxygène. Être Jedi signifiait grandir vite, plus que ces gosses 15 ans assis sur le pas d'un immeuble et qui plaisantaient. Eux aussi cependant étaient condamnés à se rendre compte...

Toutefois, la nature de Samaël n'était pas de se morfondre, alors d'un coup d'épaule il repositionna son sac et repris sa route. Suffoquant à cause de la foule qui n'arrêtait pas de lui crier dessus car il prenait de la place-Le centaure n'était pas non plus un géant, mais il fallait trouver où poser ses 4 appuis par terre.- le concerné prit un raccourci.

Libérant ses longs cheveux de sa queue de cheval, le pré-adolescent respira un bon coup. L'air n'était pas aussi pur que sur Ondéron, évidemment, mais au moins le gosse avait réussi à fuir les gens, issus des races les plus différentes qui soit mais aussi intolérants les uns que sur les autres. Une voix rompit cependant le silence bienfaiteur, et le jeune Chironian sentant la tension qui émanait d'une zone d'ombre, s'approcha. Un pied comme il n'en avait jamais vu poussa le torse d'un pauvre hère qui s'étala lamentablement. Engoncé dans un coin, Sammy eut un léger sursaut, il se poussa dans un coin pour laisser passer le Balosar et s'approcha du dernier protagoniste de la la scène.

- Ce n'était pas très sympa ça... En plus d'être interdit.

Ses yeux se posèrent sur ce qui semblait être un homme, sa race cependant était inédite pour Samaël. Il commençait à se dire qu'il n'aurait pas dû intervenir de la sorte, mais il devait traverser cette ruelle et était Jedi, zut, c'était son devoir de dire les choses. Cependant, sa tunique beige qui retombait à la naissance de son corps équin était peu révélatrice, tout comme sa natte d'apprentie perdue dans une chevelure aussi longue que dense. Il ne portait pas la coiffure réglementaire dû à la rapidité avec laquelle ses mèches poussaient naturellement: un rythme effarant, mais quoi de plus normal vu ses origines d'enfant de la jungle ? A part ça, l'enfant ne portait pas non plus son sabre-laser, gentiment rangé dans son sac qu'il retenait toujours d'une main.

L'air aussi sévère que pouvait le lui donner son visage encore gamin, Sammy poussa un léger soupir. Ses épaules retombèrent et ses muscles se décontractèrent un peu. Le toucher du cuir lui rappela sa mission.

- Bon... Je voudrais passer s'il vous plaît.

Cela le répugnait de laisser partir ainsi l'inconnu, mais il n'était même pas majeur et n'avait donc peut-être pas d'autorité, sans compter que comme lui l'avait enseigné Kolin, ce malotru pouvait avoir des amis. En soi, le grand être dégingandé n'avait pas l'air d'un junkie ou quoique ce soit, plutôt propre sur lui même. Néanmoins à Coruscant, les apparences trompaient dans les deux sens.

Légèrement impatient, tendu, le Padawan gratta légèrement du sabot sur le sol dur avant de redresser vivement la tête, d'un coup. Quelque chose venait de parvenir à ses sens, et pas ceux physiques, non, c'était un autre signal, beaucoup plus mystique et mystérieux.

- Oh... Vous maîtrisez la Force ?

Sans en être certain, il sembla à Sammy que le flux de cet homme était plutôt ordonné. Y était-il vraiment sensible ou l'utilisait-il à escient ? Une seule chose était certaine dans l'esprit encore un brin naïf du Chironian: vu son comportement ce n'était pas un Jedi... Un Jedi n'agirait jamais de la sorte, n'est-ce pas ? L'idée de juste passer venait de s'enfuir de ses pensées, laissant place à une grande curiosité-déjà éveillée à la vue d'une race à peine plus rare que la sienne. Tout du moins sur Coruscant- nuancée d'une légère méfiance. L'autre venait quand même de bousculer un pauvre hère, innocent ou pas ? Lui l'ignorait mais sait-on jamais.

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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 28 Oct 2016 - 16:52

Le quadrupède laissa passer le Balosar, puis s'approcha du Gungan avec ce qui ressembla à un léger soupir. Yulpi avait laissé s'échapper le Balosar, qu'il aurait pu juger comme louche et à qui il aurait donc pu passer les menottes, il restait à espérer que ce n'était pas l'un des mercenaires employés par le propriétaire du contenu du paquet, qui espérait voir quelqu'un ouvrir la cache. Par contre, cette espèce d'homme-cheval, là, alors lui, s'il avait le moindre truc louche, Yulpi lui passerait les menottes. Restait ensuite à savoir comment le forcer à avancer, car le pousser simplement ne serait sûrement pas d'une grande efficacité. Yulpi trouverait bien : un cheval, ça se dresse.

SAMAEL – Ce n'était pas très sympa ça... En plus d'être interdit.

Ca ressemblait à une leçon de morale. Non mais de quoi j'me mêle ?! Donc il commençait déjà à être louche, ce poulain, avec ses pattes trop longues et frêles pour lui ! Au lieu de passer son chemin, il cherchait à faire son intéressant. La vérité est que Yulpi était prêt à trouver le moindre prétexte pour le trouver louche, trop frustré qu'il était d'avoir laissé s'échapper le Balosar sans avoir eu le réflexe de lui passer les menottes. L'autre vérité est que le Balosar était réellement un mendiant innocent, et que Yulpi aurait fait une bêtise de lui passer les menottes. Il faut dire que les bêtises, ça connaît Yulpi.

Le Gungan examina son vis-à-vis de la tête aux pieds. Il ne connaissait pas cette race, mais avait déjà vu des chevaux. Cette créature avait la moitié du corps qui y ressemblait en tous points. Vraiment. C'était bluffant, un tel mélange entre un torse de Proche-Humain et le corps d'un cheval. Celui-ci était jeune : le torse était celui d'un enfant, le corps celui d'un poulain de robe noire.
Attendez... C'est un gamin qui était en train de faire la morale à Yulpi ?! Ce dernier n'était pas bien vieux, certes, mais quand même, recevoir une leçon de morale de la part d'un gamin qui ne faisait que passer par là, alors qu'il avait juste un petit peu bousculé un mendiant sans lui faire mal, ça lui en bouchait un coin.
Le garçon cheval portait une sorte de chemise qui tombait par-dessus sa ceinture, et c'était là son seul vêtement. Son corps de cheval était nu. Yulpi se demanda par curiosité si ses sabots étaient ferrés. En même temps, que ce gamin équidé porte des fers à cheval ou non n'avait aucune importance, mais Yulpi se posait souvent des questions sans importance, autant que des questions importantes.

SAMAEL – Bon... Je voudrais passer s'il vous plaît.

Et alors ? Il pouvait contourner Yulpi, non ? Il commençait à devenir énervant, ce gamin. S'il voulait passer, il n'avait qu'à le faire ! Même que Yulpi n'attendait que ça ! Il voulait être seul dans cette ruelle ! C'était trop demander ? Y'avait un pequenot toutes les dix minutes, mais fallait forcément qu'il tombe sur un mendiant qui ne mendiait pas, et sur un bougre de canasson à torse humain qui lui faisait la morale !

YULPI – Eh bien vas-y, passe, je ne t'en empêche pas !

Yulpi se frotta le museau. C'est que son vis-à-vis sentait le cheval, en plus. Le Gungan avait de larges narines qui ne manquèrent pas ce détail. Cette odeur ne dérangeait pas du tout Yulpi, elle ressemblait aussi à celle d'un Nazzar, quoiqu'un peu plus forte. Yulpi ressentit autre chose, non pas une odeur, mais...

Il écarquilla les yeux. Vraiment ?

SAMAEL – Oh... Vous maîtrisez la Force ?

Le poulain venait de ressentir la même chose au même moment. Yulpi se concentra, essayant d'analyser la Force chez son interlocuteur. Sans certitude, il eut l'impression qu'elle penchait du Côté Lumineux.

YULPI – Et quoi ? T'es un Jedi ? Tu leur sers de monture ?
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Samaël Akiam
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 30 Oct 2016 - 17:40

D'accord,

Il y avait la place suffisante pour passer entre l'inconnu et le mur, en longeant ce dernier; Seulement Sammy n'était pas trop rassuré par la proximité de celui-ci. Il ne l'avouerait pas, car comme lui l'avait enseigné Kolin, montrer ses sentiments, c'était se condamner, mais quand même. Aussi intrigué qu'inquiet donc, le pré-adolescent toisait l'être dégingandé qui se frottait désormais ce qui semblait être un museau. La tension se libéra de façon minime lorsqu'un sujet de conversation fut trouvé. Encore une fois, le meilleur ami de Sammy lui avait conseillé de ne pas révéler son appartenance aux Jedis, mais le jeune Centaure ne voyait pas où était le problème, surtout aujourd'hui. Ils n'étaient pas dans les bas-fonds et lui était fier d'être un Jedi. Néanmoins il se retint au dernier moment, d'autant plus que l'autre n'avait pas répondu à sa question.

- Une monture, ça ne va pas non ?! Est-ce que j'ai l'air d'être une monture ?... Bon, peut-être mais pour ça il y a des Eopie. Moi je parle, je pense, je suis comme vous, d'ailleurs vous êtes quoi vous ?

Inclinant légèrement la tête, le Padawan aurait pu répliquer vertement à ce dernier que lui ressemblait à un genre de poisson à pattes, ou alors un monstre marin. Cependant, bien qu'il soit assez vexé qu'on le prenne pour une vulgaire monture, d'autant que ça arrivait souvent -surtout quand on voulait se moquer de sa personne.- Samaël restait un petit Jedi bien élevé, alors il tâcha de penser que l'autre ne souhaitait pas l'insulter. Sans doute était-ce pas ignorance, Maître Varaas disait que c'était toujours par ignorance.

- Qui vous a appris à utiliser la Force ?

Demanda-t-il curieux avant de se souvenir ne pas avoir répondu lui-même. S'il ne faisait pas preuve d'un minimum de bonne volonté, l'autre ne risquait pas de faire un pas vers lui.

- Moi ce sont les Jedis qui m'ont enseigné.

Finit-il par dévoiler sans préciser s'il faisait toujours parti de ce groupe. Ce n'était pas forcément très prudent de sa part, mais le gamin songeait avoir déjà pris quelques précautions, et qui ne tente rien, n'a rien. De plus, si l'autre déduisait qu'il était toujours Padawans, la réputation de l'Ordre servirait à la protéger, n'est-ce pas ? Qui irait attaquer un membre qui serait ensuite activement recherché ?

- Mais j'cherche pas les ennuis hein, j'suis cool, mon pote.

Tenta le gosse avec une approche que lui avait enseigné Kolin. C'était un genre de langage de paix universel à Coruscant. Un petit sourire sur les lèvres, le Chironian croisa un sabot antérieur tout en s'appuyant un peu contre le mur, essayant d'avoir l'air le plus décontracté et cool possible. Certes, il pouvait passer mais l'inconnu l'intriguait trop, il sentait que c'était de son devoir de découvrir qui il était... Et pourquoi pas, lui proposer de le suivre pour rencontrer Maître Varaas s'il était un enfant de la Force égaré.

- Au fait je m'appelle Samaël, enfin tu peux m'appeler Sammy, et toi c'est quoi ton p'tit nom ?

Tout dans l'attitude Sammy.

- Toi tu faisais quoi ? Moi j'ai une mission ultra importante.

Confia le jeune Centaure en tapotant sa sacoche. Ce n'était sans doute pas très malin d'avouer qu'il trimballait un truc primordial, mais l'inconnu ne s'intéresserait certainement pas à sa paperasse, n'est-ce pas ? Et puis comme ça, Sammy espérait l'inviter à faire ses propres confessions. C'est vrai quoi, que fichait le grand dégingandé dans cette ruelle solitaire à maltraiter un pauvre sans abri ? Peut-être qu'il cherchait juste un raccourci et que l'autre l'avait embêté en lui proposant de la drogue ? Paradoxalement avec ce que la scène précédente laissait entendre, l'individu ne semblait pas si méchant quoique sur ses gardes. Décidé à lui laisser le bénéfice du doute, le jeune Chironian se sachant de toutes manières plus rapide -sensément en tout cas- l'observait avec un calme à peine feint.
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Yulpi Bepads
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Lun 31 Oct 2016 - 8:55

Yulpi ne se montrait pas sous son meilleur jour. Il faut dire qu'il était l'exemple type d'une personne taciturne. La situation l'agaçait, en plus de cela, et si son interlocuteur était un Jedi, cela ne l'aiderait pas à se montrer aimable. Il avait entendu de sales choses sur les Jedis : c'étaient des fanatiques qui imposaient leur vision de la vie, qui massacraient les populations dissidentes et qui imposaient à leurs recrues une vie chaste, les transformant en droïdes sans émotion et sans lien affectif. En jouant déjà le moralisateur, l'interlocuteur de Yulpi correspondait bien à cette description.

L'espèce de garçon-poulain eut l'air offusqué. A vrai dire, Yulpi ne s'était pas bien rendu compte de ce qu'il venait de dire. Pour lui, à partir du moment où cette race possédait le corps d'un cheval, elle pouvait donc servir de monture, et il ne voyait pas pourquoi elle ne le ferait pas. Il découvrit cependant que pour l'individu qu'il avait en face de lui, c'était quelque chose d'insultant :

SAMAEL – Une monture, ça ne va pas non ?! Est-ce que j'ai l'air d'être une monture ?... Bon, peut-être mais pour ça il y a des eopies. Moi je parle, je pense, je suis comme vous, d'ailleurs vous êtes quoi, vous ?

Yulpi ne put retenir un rire. Le quadrupède s'était rendu compte lui-même de l'absurdité de ce qu'il venait de dire. Bien sûr qu'il avait l'air d'une monture, il en avait même tout l'air ! Et qui a dit qu'une monture ne pouvait pas parler et penser comme les autres races intelligentes ? Justement, cela devait être super pratique : au lieu d'être des animaux à dresser, ils pouvaient remplir leur rôle de monture plus efficacement, pouvant dialoguer avec leur cavalier et obéir sans avoir à être dirigés par des rênes et des mors. Yulpi n'avait jamais vu d'eopie, mais il connaissait le nom et savait très vaguement ce que c'était, un herbivore quadrupède utilisé comme les gualamas quoique sûrement moins rapide.

Il était cocasse de voir qu'aucun des deux interlocuteurs ne connaissait la race de l'autre. Yulpi n'avait aucune raison de jouer le mystère là-dessus. Il soupira pour évacuer une partie de son agacement, puisque le dialogue semblait inévitable maintenant :

YULPI – Bah tu peux parler et penser, tu restes une monture manifestement. T'es même mieux qu'une simple monture, puisque tu comprends directement où on veut que tu nous portes, pas besoin de te guider avec des mors. Bref, moi, je suis un Gungan.

Yulpi ne cherchait pas spécialement à vexer son interlocuteur, puisqu'il ne voyait de toute manière pas ce qu'il pouvait y avoir de vexant. Il ne se rendait pas compte que ce qu'il disait là était d'un racisme profond. La créature qu'il avait face à lui, aussi humainement intelligente fût-elle, était une monture ou une bête de somme. Point. Elle pouvait s'en offusquer, mais pour Yulpi, c'était absurde de sa part, il n'y avait rien de dégradant là-dedans. Au contraire, cette créature pouvait même se vanter d'être la seule à être capable de la prouesse de porter une personne tout en continuant à avancer rapidement, et devait se sentir fière qu'on lui demande ce service.

SAMAEL – Qui vous a appris à utiliser la Force ?

Question épineuse. Son interlocuteur n'avait pas nié être un Jedi, signe confirmant qu'il devait en être un. Alors lui dire que Yulpi était un Sith, c'était coton. La question le prit de court.

YULPI – Oh, euh...
SAMAEL – Moi ce sont les Jedis qui m'ont enseigné.

Merci.
Merci de lui couper la parole, déjà, cela lui laissa plus de temps pour réfléchir à sa réponse. Et merci aussi de lui confirmer que tu était un Jedi.

YULPI – Euh... Eh bien moi, c'est un... quelqu'un qui... Je sais pas, il m'a appris à utiliser la Force, mais je sais pas, peut-être aussi que c'était un Jedi.

La réponse juste pas crédible du tout. Yulpi avait de toute façon un problème, c'est qu'il mentait très mal. Et même quand il croyait mentir bien, les gens ne le croyaient pas. Cela dit, même quand il disait la vérité, les gens ne le croyaient pas.

SAMAEL – Mais j'cherche pas les ennuis hein, j'suis cool, mon pote.

Yulpi écarquilla les yeux sous l'effet de surprise. Qu'est-ce qui lui prenait à parler comme ça, tout à coup ? Jusque là, il avait abordé Yulpi avec un langage moyen et courtois, et voilà que tout à coup, il parlait avec familiarité, d'un ton bonhomme. Cherchait-il à se donner un genre ? Pourquoi ?

Voilà qui était louche. Yulpi cherchait de toute façon le moindre prétexte pour trouver ce canasson louche, comme pour se rattraper d'avoir laissé filer le soi-disant mendiant Balosar. Il ne lui en fallut donc pas plus pour décider qu'il l'emmènerait auprès du Quarren et du Gran avec qui Tisjess faisait affaire, en lui passant les menottes.
Le poulain croisa une patte antérieure devant l'autre en s'appuyant sur le côté contre un mur. Il avait l'air soudain si décontracté...

SAMAEL – Au fait je m'appelle Samaël, enfin tu peux m'appeler Sammy, et toi c'est quoi ton p'tit nom ?
YULPI – Yulpi...

Le ton avec lequel il déclina son nom laissa entendre sa méfiance.

SAMAEL – Toi tu faisais quoi ? Moi j'ai une mission ultra importante.
YULPI – Ah oui ?

Bien sûr qu'il avait une mission : surveiller le coin en espérant tomber sur quelqu'un venu de la part du Quarren. Chose faite.

YULPI – Moi... Moi pas, non, je ne suis pas en mission.

Ce qui sonna comme : « Moi aussi je suis en mission. ».

YULPI – Par contre il y a des gens à qui je serais ravi de te présenter. Il y a quoi dans ta sacoche ?

Le poulain avait tapoté sa sacoche au moment où il avait dit être en mission. Autant savoir ce qu'il y avait dedans.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Mar 8 Nov 2016 - 8:52

[HJ: Pardonnnnnn j'étais sûre d'avoir répondu]


La théorie du dit Gungan était bizarre, fronçant un sourcil puis l'autre, le Chironian essayait de comprendre la théorie. Non décidément, pas de quoi être fier si l'on servait de monture parlante.

- Pour des animaux s'ils sont bien traités c'est chouette, mais pour quelqu'un qui parle, lit et tout ça... Bah je suis désolé, il aspire à autre chose je crois.

Mais bon, pourquoi s'énerver ? L'autre ne semblait pas le dire à mal et Samaël n'éprouvait pas trop de dégoût à avoir été comparé à un animal. Sur sa planète on les respectait beaucoup, ils n'avaient pas une notion aussi péjorative qu'ici. Au contraire, ces derniers étaient reconnus comme honnêtes, porteurs d'une intelligence fine et sachant, eux au moins, où était leur place. Malgré une mini vexation pour l'insistance donc, le jeune Chironian passa à autre chose, comme l'accent de son comparse et sa façon de s'exprimer.
Pas d'apostrophes ? De mots réduits en bouillie ? Apparemment Sammy n'était pas devant un loubard, et il était en train de faire le ridicule. Se reconstituant plus mal que bien une dignité, le Chironian se décolla de son mur. Ce n'était pas juste, l'autre ne répondait à aucune de ses questions. Enfin si... Qu'il était un quoi déjà ? Gungan ? Tiens, une donnée intéressante à consulter ensuite dans son datapad au lieu d'embêter l'inconnu à lui demander ses propres spécificités. Lui-même savait combien c'était gênant.

- C'est quand même curieux de ne rien faire dans un endroit aussi perdu.

Avoua le gamin, à peine suspicieux, juste... Sincèrement étonné. Sans compter les autres révélations de Yulpi, vraiment bizarre cet amphibien. Pour un peu, le Padawan serait en droit de croire que ce dernier lui cachait quelque chose.

- Et tu ne sais pas qui t'as formé ? Mais il t'as apprit à être gentil ou méchant ? Il faut des années pour apprendre à être en hormone... Harmonynie... Enfin voilà, être ami avec elle... Et pendant tout ce temps, cette personne ne t'as rien dit ? Déjà où est-ce qu'il t'as enseigné ?

Sammy ne s'imaginait pas que Yulpi voulait lui cacher quoique ce soit, ou plutôt si, mais pas intentionnellement. Ses arguments ne tenaient pas la route. Se sentait-il forcé de mentir ou était-il réellement perdu ? Ignorant tout de ce qu'il avait appris. En remuant ses méninges, le Jedi saisit que c'était impossible. Soit on avait menti à son interlocuteur, soit il était simple d'esprit, soit c'était lui le cachottier. Malheureusement la troisième option paraissait la plus plausible. Enfin, c'était encore à prouver, mais le loustic n'était pas "endormi" pour certaines choses, comme sa sacoche par exemple. Ah là, il avait bien compris.

- Non non merci, je ne veux rencontrer personne. Bon écoute, je trouve dommage que tu n'en sais pas plus sur qui t'as appris la Force... Mais j'vais pas insister et te laisser "ne rien faire ici" alors...

Suggéra-t-il, en ayant un pincement au coeur. Il aurait aimé "montrer la voie" à Yulpi mais ce dernier ne semblait pas spécialement intéressé en plus d'être sans la défensive. De plus sa proposition de lui faire rencontrer des gens venait de rappeler à Samaël sa première mission... Ah oui, les papiers... Et ça, malheureusement c'était plus important qu'un Gungan qui ne faisait "rien" dans la rue. Sans doute était-il content de sa formation sans origine, sans quoi il aurait cherché un Temple, ce n'était pas comme s'il ignorait ses dons après tout.

- Bon bah salut !

Après un dernier coup d'oeil, le jeune centaure se retourna. OUPS. Soudain, le raccourci lui semblait un peu... étrange, comme si quelqu'un l'avait tordu le temps de sa conversation avec Yulpi. A moins qu'il ne se soit depuis le début, trompé de ruelle, parce que là non, il ne débouchait pas sur un haut bâtiment avec des milliers de fenêtres qui étaient sensés être les bureaux de la riche entreprise.

- Euh... C'est par là, l'entreprise Worthington ? S'il te plaît...

Demanda le gosse, la queue entre les flancs, l'arrière-train raidi alors qu'il faisait tournait la tête vers Yulpi, l'air un peu désespéré. Il ne se serait pas trompé de quartier, n'est-ce pas ? Dire qu'il avait suivi les indications et repéré les indices...
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Mer 9 Nov 2016 - 9:14

HRP:
 


Le garçon-poulain essaya d'expliquer que quelqu'un qui parlait et lisait aspirait à autre chose qu'à servir de monture. Au final, peu importe à quoi il aspirait. Yulpi s'en moquait pas mal à cet instant. Il avait face à lui un Jedi qui passait comme par hasard dans cette même petite ruelle très peu fréquentée, soi-disant pour une mission. Quand on veut envoyer un Jedi en mission sur Coruscant, on n'envoie pas un canasson. Cet équidé avait plus sa place sur des planètes moins industrialisées, avec des espaces naturels. Comme Naboo, par exemple. Mais surtout pas sur Coruscant, où il n'existait pas le moindre espace vert. Et encore, il était jeune, assez petit, mais une fois adulte, cette race devait prendre autant de place qu'un cheval. Voyait-on beaucoup de chevaux sur Coruscant ? Non. Parce qu'un cheval serait plus encombrant qu'autre chose, cette planète n'était pas adaptée pour eux.

Si ce poulain voulait faire croire à Yulpi que l'Ordre Jedi l'avait envoyé en mission sur Coruscant, et que cette mission le faisait passer comme par hasard par cette ruelle, c'était raté. C'était beaucoup trop invraisemblable.

Il avait par ailleurs insisté sur le sujet du maître de Yulpi, mais pas longtemps. Puisqu'il avait tendance à se couper tout seul la parole et à changer de sujet de façon intempestive, Yulpi avait pu esquiver les questions. Cela faisait bien l'affaire du Sith. D'ordinaire, c'était assez insupportable de discuter avec quelqu'un qui sautait d'un sujet à l'autre sans fil conducteur ; mais étant donné la nature des sujets du moment, Yulpi n'allait pas s'en plaindre cette fois-ci.

Le Sith avait donc pu signifier au poulain qu'il voulait le présenter à certaines personnes. C'était une manière détournée et polie de lui demander de le suivre. Seulement, Yulpi n'était pas doué pour se faire comprendre, puisque le poulain refusa son “invitation” :

SAMAEL – Non non merci, je ne veux rencontrer personne. Bon écoute, je trouve dommage que tu n'en sais pas plus sur qui t'as appris la Force... Mais j'vais pas insister et te laisser “ne rien faire ici” alors... Bon bah salut !

Le poulain se retourna. Mais où croyait-il aller comme cela ? En plus, il faisait maintenant face à la direction par où il était arrivé, ce qui fit bien dire à Yulpi qu'il n'était pas du tout en mission, du moins pas pour les Jedis, car sa vraie mission était simplement de surveiller cette ruelle.
En fait, cela n'avait aucun sens qu'un Jedi soit employé comme mercenaire par le propriétaire du paquet que devait récupérer Yulpi pour le Quarren, mais Yulpi voulait simplement trouver tous les prétextes possibles pour justifier la capture de cette personne. Il avait décidé de le trouver louche, quoi qu'il fasse.

Le garçon-poulain se raidit, notamment de l'arrière-train, la queue plaquée entre ses fesses de cheval auxquelles Yulpi faisait maintenant face. Il devait sûrement réaliser qu'il n'allait pas dans la direction où il était censé aller, et qu'il se rendait louche. Il essaya de sauver les apparences :

SAMAEL – Euh... C'est par là, l'entreprise Worthington ? S'il te plaît...

C'était presque comique.

YULPI – Non mais... Ecoute, le canasson, tu as cru que je te demandais ton avis ? Non, il y a des gens qui veulent te voir, alors tu vas me suivre sagement.

Yulpi se décala de derrière les fesses de son interlocuteur, se positionnant sur son flanc. Il tapota la croupe du Chironien en ajoutant :

YULPI – Mieux : tu vas même me porter, tiens, ça m'évitera de marcher.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 20 Nov 2016 - 20:12

Comment ?

Un poids réveilla le jeune Chironian étourdi par l'affolement de la situation. Ses yeux s'ouvrirent au maximum, laissant entrevoir ses pupilles dilatées. Le jeu d'intégration dans les rues de Coruscant l'Insondable risquait de virer au drame. L'arrière-train de l'enfant se raidit, il tourna sa tête vers l'impudent, ses oreilles d'elfe plaquées contre sa nuque.

- Dis donc toi, je ne te permets pas

Grogna-t-il, soudain beaucoup moins aimable qu'il avait pu l'être, moins hésitant aussi, comme si l'humiliation servait à faire ressortir son caractère. D'habitude docile, Sammy avait pourtant aussi une certaine personnalité. L'affront présent était aussi suprême qu'inédit. Jamais personne n'avait osé aller aussi loin, même si les blagues à propos de sa croupe accueillante avait déjà plu. Humilié, déshonoré et inquiet pour sa mission, le jeune Jedi daigna se retourner à nouveau, ses yeux contemplant l'horizon comme s'il allait se mettre en route. Ses muscles l'espace d'un instant se relâchèrent, le montrant soumis, résigné. Pourtant, dans un sursaut de fierté, Samaël qui s'était jusque là retenu pour mieux feindre, rassembla ses forces. Appuyé sur ses antérieurs le Padawan se mit soudain à ruer. Il essaya aussi de se déplacer vers le mur pour s'y frotter, espérant coincer son adversaire entre son ventre et le ciment.

- C'est toi qui a cru que j'allais te suivre sagement.

Les yeux vrillés par la colère, l'enfant serra les poings. Il rua à nouveau pour essayer de dégager son nouvel adversaire. Il s'en voulait d'avoir été encore une fois naïf, suffisamment pour engager la conversation avec un inconnu au lieu de passer son chemin. Kolin le traitait d'imbécile à juste raison. Fâché contre sa propre personne, le Padawan ne cessait de se débattre, incapable de voir comment Yulpi gérait sa rébellion, animale, instinctive, sauvage. Il n'était plus qu'une proie face à un chien Kath, et comme si les griffes de ce dit prédateur s'enfonçaient dans sa chair, comme si la mort était sur le point de le saluer mais qu'il la refusait, Sammy se défendait autant que possible, envoyant coups de sabots et ruades.

- Pourquoi t'es méchant comme ça ? ! ça sert à quoi ?

Clama-t-il, blessé par son erreur. Yulpi lui avait paru sympathique à un moment donné. Il avait pensé pouvoir le guider à l'instar de ses aînés vers la lumière des Jedis, mais en fait si ça se trouvait, le Gungan était un de ces méchants Siths. Pourquoi ne ressemblait-il pas à l'Arkanien effrayant sur le vaisseau en décomposition ou à cette ennemie rencontrée dans le palais, le visage défait par la haine ? Leçon dure à avaler et peut-être la dernière de sa jeune vie: les vilains n'étaient pas toujours laids ni odieux.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Mer 23 Nov 2016 - 19:08

Aussitôt qu'il lui tapota la croupe, Yulpi sentit l'adolescent homme-cheval se raidir, particulièrement de l'arrière-train. Yulpi, par expérience, sut ce que cela voulait dire : une ruade allait partir. Il s'assura de bien rester du côté du flanc de l'équidé, surtout pas derrière ses fesses. Par ailleurs, il le vit aussi plaquer ses oreilles pointues contre ses tempes. Il faisait vraiment penser à un animal. Yulpi trouva cela très amusant, et même assez attendrissant en fait, venant d'une race intelligente.

Comme anticipé, le garçon-poulain rua. Les sabots claquèrent l'air, Yulpi s'étant bien positionné pour ne pas être touché par cette réaction hostile très dangereuse. Cependant, étant situé sur le flanc de l'équidé, il fut bien plus exposé au mouvement suivant : le quadrupède pivota et se décala, le bousculant avec son flanc jusqu'à le plaquer contre le mur.

SAMAEL – Dis donc toi, je ne te permets pas !

Yulpi grimaça. Par réflexe un peu bête, il tenta le pousser le corps de cheval... du moins de poulain, mais comment pouvait-il trouver la force de pousser cet “animal” à bout de bras ? Le Gungan n'avait aucune chance. Il était coincé, plaqué contre le mur. Le garçon-poulain se frotta même, causant une certaine douleur à Yulpi qui serra les dents en se débattant en vain. Yulpi eut terriblement envie de lui claquer la croupe bien sèchement pour le faire partir, mais se dit qu'il n'était pas en bonne position pour le mettre encore plus en rogne.

SAMAEL – C'est toi qui a cru que j'allais te suivre sagement.

Dans sa frustration, Yulpi s'était en effet montré aussi autoritaire avec ce drôle de Jedi qu'avec le mendiant. Il découvrait son erreur, mais ne comptait pas en rester là. Il devait capturer ce canasson ! Il lui fallait juste sortir de cette situation pour reprendre le dessus. Il avait déjà maté des falumpasets et des gualamas, alors ce n'était pas ce cheval parlant qui allait représenter un défi ! Ce serait juste un jeu. Dominer ce bien jeune homme-cheval serait en effet un jeu, rappelant à Yulpi ces compétitions auxquelles il s'était livré avec ses amis sur Naboo... Il n'était pas un Gungan pour rien, et trouvait de quoi jouer avec tout. Il avait maintenant envie de jouer avec ce canasson avant de l'amener à Tisjess.

Ledit canasson fit son erreur : alors qu'il tenait Yulpi contre le mur, il s'emballa avec d'autres ruades. Yulpi se décala d'un bond, puis d'un autre, évitant à tout prix les sabots du poulain.

SAMAEL – Pourquoi t'es méchant comme ça ? Ca sert à quoi ?

Yulpi reprit un court instant son souffle pour répondre, un peu surpris en fait d'être qualifié de “méchant” :

YULPI – J'ai une mission, moi aussi !

Yulpi analysa minutieusement les mouvements de l'équidé. Il attendit le bon moment précis où agir.
Pile là, juste après une ruade, quand les pattes arrière durent se laisser retomber. Un instant de vulnérabilité à saisir.
Désormais sur le flanc gauche de l'équidé, c'était encore mieux pour Yulpi : pour un droitier, il était plus commode de monter par le côté gauche de la monture.

D'un geste expert, Yulpi posa ses mains, et ses jambes puissantes lui donnèrent la détente parfaite : il passa sa jambe droite par-dessus la croupe du garçon-poulain, et le monta. Aussitôt, son bras gauche emprisonna celui de sa monture et le bloqua en clé dans le dos humain. Il serra ses jambes sur les flancs du garçon-poulain, sans le talonner – car un coup de talon, chez une monture dressée, signifie l'ordre d'avancer. Les Gungans ont des pieds ronds et plats, avec donc un talon bien moins prononcé que chez un Humain, mais le geste est le même.

D'une voix soudainement joviale, Yulpi s'exclama :

YULPI – Je t'ai eu ! Hahaha ! Allez, maintenant, tu avances !

Cette fois, il pressa avec les pieds les flancs du garçon-poulain dont il se servait de monture.

YULPI – Allez, petit cheval !

Alors qu'il appliquait toujours une clé de bras avec son bras gauche, sa main droite vint fermement claquer la croupe du jeune homme-cheval.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Sam 26 Nov 2016 - 11:27

- Ta mission peut pas être de me faire du mal... On n'aurait même pas du se rencontrer ! Puis t'avais dit ne pas en avoir, c'est pas sympa de mentir !

Sans compter que Sammy n'était pas sensé être quelqu'un d'important, un politicien à enlever, bref, un otage de choix. Il n'était qu'un petit garçon très loin de sa planète, sans famille pour payer la rançon... Et qui, dans tous les cas, ignorait ce qu'était l'argent. A moins que le Gungan ne veuille voler ses documents ? Non c'était ridicule, il ignorait ce qui se trouvait dans sa sacoche et n'avait d'ailleurs pas essayer de lui l'arracher.

Le bras et l'égo tordus, l'enfant esquissa deux ou trois pas. Il n'était pas encore adulte, son dos lui faisait mal, et Yulpi malgré sa constitution plutôt fine était un poids mort dessus, sans parler de sa marche qui ne suivait pas son processus normal à cause de son coude coincé derrière. Il aurait dû dérouler ses pattes en se servant de son corps humain comme balancier, à l'instar d'un humain, et pas devoir esquisser un pas avec le torse de travers.

- Tu m'fais mal, je peux pas avancer.

Décida le Padawan, à demi sincère et à demi de mauvaise foi. Il avait lu et vu sur les Holofilms que si on acceptait de faire tout ce qu'un méchant disait, ce dernier finissait par tuer sa victime une fois qu'il n'en avait plus besoin. Certes, ne pas coopérer pouvait aussi mener à la mort, mais s'il fallait choisir, Sammy avait décidé de conserver sa petite fierté. Malgré la douleur et le risque de voir son bras être cassé par les longs doigts fins de l'Amphibien, le gosse s'assit par terre, espérant aussi que le méchant, dans cette position désagréable, glisserait.

- Puis t'es trop lourd. Ça sert à rien tout ça. Fiche-moi la paix. On m'attend alors si je suis en retard on saura qu'il m'est arrivé un truc... Et crois-moi, on t'laissera pas t'en tirer ainsi.

Menaça le Padawan, hésitant toutefois encore à avouer faire partie du Temple. Cela pouvait lui servir comme se retourner contre lui. Certains vilains n'hésitaient pas à tuer les jeunes Jedis, se riant de leurs maîtres sans en avoir peur le moins du monde. Bon, Yulpi n'avait pas l'air d'être un de ces horribles meneurs avec le visage couturé de cicatrices, un sourire foncièrement mauvais, les dents jaunes et l'appât du gain plus gros que l'estomac. Samaël pouvait-il espérer un brin de compassion ? Ou du moins négocier ? Après s'être trompé sur les intentions de son agresseur, il en doutait fortement mais, autant essayer. Pour l'instant, user de la Force serait inconsidéré vu que le bras de l'otage était justement... Pris en otage.

- Dis on pourrait pas négocier, discuter comme des gens civilililisés ? Cilivisés ? Civilisés ?

Yulpi pourrait par exemple être son prof de basic et Sammy l'aider dans sa mission d'acheter des pâtisseries en échange, n'est-ce pas ? Comme la Galaxie serait merveilleuse si les gens se contentaient de ce style de troc. Pourquoi les vilains n'avaient pas une liste de courses comme tout le monde ? Ce serait une mission plus simple, plus utile aussi, et surtout ils laisseraient les honnêtes Jedis tranquilles, pour ne pas dire désoeuvrés. Mais bon, le bien ayant besoin du mal pour survivre, la lumière aimant sa Nemesis l'ombre malgré elle, Samaël n'était pas spécialement en conditions pour y songer. La philosophie pour plus tard, s'il survivait à cet assaut.

- Je dirais rien de ce que j'ai vu... Que t'as bousculé le mendiant, promis...


Tenta-il, prouvant effectivement ne rien avoir vu via sa promesse. En effet, Sammy était persuadé que le noeud du problème était la gravissime offense envers le mendiant.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 27 Nov 2016 - 20:48

SAMAEL – Ta mission peut pas être de me faire du mal... On n'aurait même pas dû se rencontrer ! Puis t'avais dit ne pas en avoir, c'est pas sympa de mentir !

Il pouvait arriver à Yulpi d'avoir des moments de candeur, mais à ce point, jamais. Face à ce gamin d'une race équidée inconnue, Yulpi se sentit soudain plus mature que jamais. En entendant des phrases du genre « T'es rien qu'un méchant, c'est pas gentil de me faire du mal ! », il en vint même à se demander si le garçon-poulain qu'il chevauchait pouvait bien être employé par un contrebandier pour une mission impliquant discrétion et esprit d'analyse. Qui pouvait faire confiance à un gamin parlant comme ça ? On ne faisait déjà pas confiance à un Gungan, alors...
Quant au fait d'avoir menti, Yulpi réalisa en effet qu'il venait de se contredire. Il n'avait jamais été très fort pour mentir, de toute façon.

En tout cas, la monture de Yulpi répondit à la claque sur la croupe et à la pression sur ses flancs en avançant de quelques pas, quoique manifestement pas à l'aise. Le garçon-poulain finit par se plaindre d'avoir mal et de ne pas pouvoir avancer. Yulpi ne comptait pas maintenir cette clé de bras longtemps, car il avait l'instrument nécessaire : des menottes. Cette clé de bras avait juste été une manœuvre de corps-à-corps pour maîtriser le semi-animal.

Soudain, le canasson se coucha sur le ventre. Yulpi fut bien surpris. Puisqu'il était adulte et que sa monture n'était qu'un poulain, son assise fut bien trop basse ; ses pieds touchèrent le sol si vite que ses genoux se retrouvèrent un peu trop plié. Le Gungan perdit maladroitement l'équilibre, et en essayant de se stabiliser il lâcha involontairement le bras du gamin. Il se pencha sur le côté, mit une main au sol, et se retrouva dans une position absolument pas confortable.

SAMAEL – Puis t'es trop lourd.

C'était bien la première fois qu'on disait à Yulpi qu'il était lourd. Yulpi était un Gungan à la silhouette élancée. Sa musculature était ferme mais fine, sèche. Il pesait la moyenne pour sa taille et pour sa race. N'importe quel cheval ou gualama pouvait le porter sans la moindre peine, et même en porter deux comme lui. Certes, Yulpi n'avait pas affaire à un adulte, mais la remarque le surprit quand même.

SAMAEL – Ca sert à rien tout ça. Fiche-moi la paix. On m'attend alors si je suis en retard on saura qu'il m'est arrivé un truc... Et crois-moi, on t'laissera pas t'en tirer ainsi.

Voilà qui devenait intéressant. On l'attendait. Bien sûr qu'on l'attendait ! Le propriétaire du paquet que devait récupérer Yulpi, l'attendait. C'était évident. Et c'est précisément pour cette raison que Yulpi devait emmener ce canasson devant le Quarren et Tisjess.

YULPI – Je sais bien qu'on t'attend ! Et c'est justement pour ça que tu vas venir avec moi, au lieu de faire ton bourricot !

Yulpi avait quand même du mal à comprendre comment ce gamin pleurnicheur et candide avait pu être choisi pour une mission qui nécessitait toutes les qualités qu'il n'avait pas. Mais il n'était pas là pour juger... bien que cela demeurât en question dans sa tête. Yulpi ne pouvait pas s'empêcher de réfléchir à ce qu'il faisait et au sens des choses. Et là, il avait du mal à trouver un sens dans la nature de sa cible.

SAMAEL – Dis on pourrait pas négocier, discuter comme des gens civilililisés ? Cilivisés ? Civilisés ?

Et en plus il ne savait même pas bien parler... Mais il sortait d'où, ce gosse ? Une race improbable, un manque flagrant de maturité et des difficultés d'élocution en langue basic. Yulpi se demanda s'il n'allait pas passer pour un imbécile en ramenant ça devant le Quarren.

SAMAEL – Je dirais rien de ce que j'ai vu... Que t'as bousculé le mendiant, promis...

Yulpi eut une mine décontenancée, avant d'échapper un éclat de rire au bout de deux secondes. Il se redressa pour se mettre debout à côté du garçon-poulain et s'épousseta.

YULPI – Attends, tu crois vraiment que je fais ça parce que j'ai peur que t'ailles dire à quelqu'un que j'ai bousculé un mendiant ?!

Ca devenait franchement drôle. Ce gamin était tellement à côté de la plaque et candide qu'il en devenait attendrissant, en fait. Yulpi se gratta la nuque en réfléchissant à ce qu'il allait faire.
Il détacha les menottes de sa ceinture et les montra au garçon-poulain, les faisant pendouiller au bout de son doigt.

YULPI – Normalement, je devrais te passer les menottes. Mais j'avoue que je commence à me demander ce que tu fais là, en fait. Alors, dis-moi, c'est quoi ta mission ? Ca a un rapport avec ce qu'il y a dans ta sacoche ?
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 27 Nov 2016 - 22:42

Toujours allongé, Samaël se plaqua contre le mur, comme pour protéger ses flancs tandis que les menottes s'approchaient de son nez. Il espérait se redresser brutalement lorsque le Gungan serait à porter et à la rigueur, lui envoyer un coup d'antérieur dans le genou ou... Entre les jambes. Apparemment ce type de coup bas faisait très mal aux humains et proches-humains, surtout s'ils étaient des garçons. C'était Kolin qui lui avait appris ça, utiliser efficacement le pied-dans son cas le sabot- si on avait un gros souci. Et ça, franchement, s'en était un. Puisant dans son courage, le centaure conservait une attitude soumise, combattant intérieurement ses idéaux. Mentir était mal, cependant c'était peut-être la meilleure arme contre le menteur. Les flancs battants, le jeune Jedi leva ses yeux vers le Gungan, apparemment faible.

Sa technique-qui n'en était pas vraiment une au début, étant donné sa candeur naturelle.- fonctionna tant et si bien, que le méchant changea d'attitude. Premier surpris, Sammy redressa ses oreilles, les pointant vers son agresseur en phase de se reconvertir en son interlocuteur. Il profita de ce répit pour se redresser. Sa naïveté habituelle le poussa à se confier, après tout pourquoi le vilain prendrait-il la peine de modifier son comportement tout à coup ? Puisqu'il était supérieur. Toutefois, le jeune Chironian n'était pas non plus stupide, l'expérience fraîchement acquise le fit fermer la bouche comme un poisson hors de l'eau.

- A toi je vais te le dire tiens !

Claironna le gosse en mettant sa main dans sa sacoche sans en ouvrir le bouton, profitant que sa menotte se glisse facilement entre les replis pour récupérer son sabre-laser.

- Maintenant, laisse-moi passer et je m'en vais. On ne s'est jamais vu, voilà tout.

Malheureusement, Samaël avait beau être sincèrement gentil, il peinait à rendre cette confiance si facilement donnée de prime abord. Quand on le trompait, un ton différent, des menottes pendouillant au lieu de se retrouver attachées à ses mains ne suffisaient pas. Toutefois pas agressif non plus, le Padawan se contentait de parler sèchement, avec le plus d'assurance possible même si cela lui coûtait. La peur lui vrillait les entrailles, mais il piochait dans ses réserves de courage, son envie de ne pas décevoir son maître ou Kolin à qui il raconterait forcément son aventure. Qu'elle se termine à son avantage ou pas, malgré les éventuelles réprimandes, voir moqueries, le Jedi ne pourrait pas s'en empêcher, il était trop sincère.

- Si tu voulais m'aider, il fallait le faire dès le début. De toutes façons j'aurais dû remarquer que tu n'es pas une personne bien... A toi ça te parait anodin -Oh il s'améliorait, il avait dit un mot "compliqué" en Basic sans bafouiller, classe !- mais pour lui c'était désagréable et peut-être choquant. Tu sais, dans certains cas, le fait qu'on dise "juste ça", peut emmener des ennuis, parce que brutasiler... Brutaliser les gens reste interdit.

Sur ce, il se tut, les traits fermés. Probablement vexé que son interlocuteur fasse voler ses théories en éclats et qu'il ne considère pas si inquiétant son incartade à la loi.

- Mais si ce n'est pas ça qui te fais peur, c'est quoi hum ? Et qui veux-tu me faire rencontrer comme ça ?

Cette histoire sentait mauvais, il y avait en effet plus qu'un simple mendiant bousculé. Peut-être que le Gungan était juste méchant ? Ou qu'il connaissait des vilains qui voulaient faire rater les missions des gens ? Cela existait, c'était d'ailleurs bien pour ça que les Jedis apprenaient à se battre, pour mener à bien leurs objectifs.

Poussant un soupir, le Padawan laissa ses épaules se relâcher, il tenait toujours son sabre-laser fermé, serré dans son poing. Apparemment neutre, il attendit de savoir s'il venait de se condamner ou de s'en sortir. Au fond, lui n'avait pas envie de se disputer et encore moins de se battre mais comment faire confiance à cette personne qui venait de lui tordre le bras, en essayant de lui monter dessus.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Mer 30 Nov 2016 - 18:13

Le garçon-poulain resta un instant couché, le flanc appuyé contre le mur comme pour s'assurer que Yulpi n'essaierait pas de le chevaucher de nouveau. Pourtant, c'était un jeu bien amusant, Yulpi comptait bien retenter sa chance. Après tout, il ne faisait de mal à personne. Au pire il embêtait son interlocuteur, mais ce dernier le méritait bien, il était venu se mêler de ce qui ne le regardait pas. Yulpi avait une mission, et si chevaucher ce jeune canasson l'aidait à la mener à bien, alors il le ferait, cela mêlerait l'utile à l'agréable.

Puis, finalement, l'air intéressé par les derniers mots du Gungan, le garçon-poulain se releva, quoique toujours trop prêt du mur pour permettre à Yulpi de le chevaucher aisément.

SAMAEL – A toi je vais te le dire, tiens !

Yulpi se dit qu'il allait enfin avoir quelques réponses, et vu la naïveté de son interlocuteur, il allait certainement entendre la vérité.
A son tour il fut naïf...
En effet, son interlocuteur porta la main à sa ceinture comme pour ouvrir ladite sacoche et en révéler le contenu... mais quand sa main quitta les replis de ses vêtements hauts, elle tenait le manche d'un sabre-laser.

SAMAEL – Maintenant, laisse-moi passer et je m'en vais. On ne s'est jamais vus, voilà tout.

Vraiment, il le menaçait ?! Il n'était tellement pas crédible... Pas plus que n'était capable de l'être Yulpi, en fait. Ce garçon si candide et pleurnichard, essayait d'un seul coup de proférer une menace ? Ce qui était d'autant plus idiot, c'est qu'avec son corps de cheval, s'il avait envie de partir, il n'avait qu'à le faire, Yulpi serait physiquement incapable de le retenir. Le fait qu'il demandât à passer prouvait bien qu'il n'avait pas la force de caractère suffisante pour être sérieux dans sa menace.

Heureusement pour lui, Yulpi n'était pas du genre à dédaigner quelqu'un même dans une situation comme celle-là. Son réflexe ne fut donc pas de lui rire au nez, mais de se méfier... juste au cas où.

SAMAEL – Si tu voulais m'aider, il fallait le faire dès le début.

Encore une preuve, s'il en fallait une, de la candeur de l'interlocuteur de Yulpi : il pensait que Yulpi lui demander la nature de sa mission dans le but de l'aider, il n'avait rien compris.

SAMAEL – De toute façon j'aurais dû remarquer que tu n'es pas une personne bien... A toi ça te paraît anodin, mais pour lui c'était désagréable et peut-être choquant. Tu sais, dans certains cas, le fait qu'on dise “juste ça”, peut emmener des ennuis, parce que brutasiler... brutaliser les gens reste interdit.

dit celui qui venait le premier de sortir son sabre-laser alors que Yulpi n'avait pas une seule fois essayé de le blesser. Et encore cette maladresse dans la diction, même pas capable de dire “brutaliser” correctement. Yulpi avait un faible accent gungan, un Humain comprenait tout ce qu'il disait en basic.

SAMAEL – Mais si ce n'est pas ça qui te fais peur, c'est quoi hum ? Et qui veux-tu me faire rencontrer comme ça ?

Yulpi n'avait pas envie de discuter avec quelqu'un qui venait de sortir un sabre-laser en le menaçant s'il ne lui foutait pas la paix. Yulpi était droitier, et sa main directrice était occupée avec la paire de menottes suspendue à son doigt.

YULPI – Bon, déjà, range ton sabre-laser, car si tu continues à me menacer, je vais répondre...

Tout en parlant, il voulut se libérer la main pour se saisir de son propre sabre-laser. Il fit glisser les menottes le long de son doigts en les accompagnant vers sa main gauche... mais les menottes tournèrent sur elles-mêmes, les doigts de la main gauche de Yulpi faillirent à les saisir proprement, dérapèrent sur les rebords, et l'objet métallique s'écrasa au sol dans un bruit tintant, juste devant son pied. Le Gungan, par réflexe, plia la jambe de peur que l'objet ne lui tombe sur les orteils, fit deux pas en arrière en sautillant sur son autre pied...

YULPI – Eh mince !

Sa main droite finit de détacher le manche de son sabre-laser. Il le dévoila sans allumer la lame. Son regard se posa un instant sur les menottes, par terre, qui venaient de lui échapper des doigts. Il voulait les garder au moins à la ceinture, juste au cas où il aurait rapidement besoin de s'en servir. S'il devait courir pour rattraper le canasson, ou même se déplacer, il fallait qu'il puisse les sortir rapidement. Plutôt que de se baisser, il fut plus naturel et instinctif chez lui de les ramasser avec la langue. Sans même se pencher, il tendit la langue d'un coup, le bout de l'organe musculeux se colla aux menottes qui furent tirées lorsque ledit organe se rétracta aussi sec. Yulpi attrapa de la main gauche les menottes logées entre les lèvres et les rangea à sa ceinture... non sans galérer un peu pour trouver l'attache et les accrocher sans trop regarder, le faisant se tordre à droite et à gauche dans une allure ridicule.
Une fois les menottes enfin attachées à sa ceinture, il reprit :

YULPI – Bon écoute, euh... Samaël, c'est ça ? Je t'ai demandé en premier ce qu'il y a dans ta sacoche et ce que tu as pour mission de faire. Alors c'est d'abord à toi de répondre, et ensuite je te dirai qui je veux te faire rencontrer.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 18 Déc 2016 - 13:22

La langue qui sortit comme un éclair surpris Samaël qui se redressa à demi sur ses pattes arrières. Contrôlant toutefois son mouvement de panique, naturel pour une proie, le Chironian ne fit que se décaler. Il aurait pu profiter quand le Gungan soit en train de sautiller sur place pour s'enfuir, néanmoins, l'idée lui avait de suite parut saugrenue. Fatigante, inutile aussi. Déjà perdu, le jeune garçon ne voulait pas prendre le risque d'une course-poursuite le menant droit sur un territoire encore plus inconnu. De plus, Yulpi pourrait le guider comme un chien de troupeau dans piège. Pour tout dire, à voir ce dernier agir avec sa langue, le Centaure ignorait quels pouvoir cachaient le Gungan, qui loin de lui sembler ridicule, prenait plus d'importance à ses yeux d'enfants. Ses muscles secs, son agilité et ce sabre-laser... Il maîtrisait la Force, mais de quel côté ? Vu ses menottes, la réponse lui parut évidente. Frissonnant le Padawan se concentra sur le fait que son potentiel adversaire avait délaissé son agressivité. Il abaissa sa propre arme, devinant que l'âge de Yulpi aurait raison du sien de toutes manières.

- Je ne sais pas trop à vrai dire. Des trucs pour une entreprise, une preuve d'innocence, mais je ne peux pas t'en dire plus. Parce que j'ai pas le droit et qu'en plus je n'y comprends pas grand chose.

Fit le Padawan le regard un peu suppliant. Il était terriblement désolé de tromper ainsi l'Ordre et le Maître qui lui avait fait confiance. Inquiet au possible, le gamin referma encore plus ses doigts fins sur l'ouverture de la sacoche, tripotant nerveusement le bouton qu'il fallait tourner pour dévoiler les documents. Poussé par la curiosité autant que la crainte d'empirer sa situation, Samaël restait immobile, contemplant le Gungan avec des yeux alertes. Le flanc coincé contre le mur, il espérait offrir une certaine protection à la sacoche, encore méfiant.

- A toi de me dire ce que tu veux de moi...

Il était aussi à peu près sûr que Yulpi n'avait finalement pas fait que bousculer le mendiant. Soit il avait volé des choses, soit il désirait se cacher. C'était un criminel récidiviste, le tout étant de savoir si ses méchancetés étaient toutes liées au pauvre mendiant ou à une mission plus longue.

- De toutes manières, j'suis presque sûr de ne pas vouloir rencontrer ces gens. Alors si tu veux, tu ne me dis rien... Et comme ça tu me laisses juste partir sans me poursuivre. Moi je souhaites aller à Worthington.

Il avait déjà révélé le nom avant de toutes manières. Sa seule arme, bien plus fragile qu'une épée en papier-qui avait au moins le mérite de couper- était de compter sur la parole de Yulpi d'une soit-disant trêve. Peut-être qu'après lui avoir dit ce qu'il y avait dans la sacoche, le Gungan déciderait que cela ne l'intéressait pas, après tout il n'y avait pas d'argent à voler. S'il le laissait partir, y compris sans lui indiquer le chemin le Padawan serait content. Pour l'instant, son seul intérêt était de s'assurer que Yulpi ne le poursuivrait pas, ni ne débarquerait à l'industrie Worthington pour des représailles, d'où le fait qu'il avait finalement décidé de bien se comporter.

Les méthodes et stratégies n'arrêtaient pas de changer dans l'esprit de Sammy qui essayait de s'adapter à cette situation grandeur nature. Bien que des questions par milliers se promenaient dans la tête du gamin, à commencer par le pourquoi du comment de ces menottes rangées difficilement à la ceinture de l'Amphibien, il se tut les lèvres pincées. Mieux valait ne pas mettre le "méchant" en colère.

- Merci de pas m'attaquer au fait.

Acheva-t-il d'une petite voix, conscient de la situation incongrue et de sa chance. Certes, Sammy n'était pas sorti d'affaire, néanmoins il savait avoir eu un sursis non négligeable. Au fond, Yulpi serait-il un criminel gentil ?
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 18 Déc 2016 - 15:25

Le garçon-poulain étudia Yulpi, avec ce regard si apeuré, malgré ce qu'il voulait bien montrer. Yulpi avait bien noté le petit geste nerveux du canasson quand il avait ramassé la paire de menottes avec la langue, le canasson ne s'était pas du tout attendu à voir ça, ça l'avait surpris, il avait fait claquer ses sabots au sol en manquant de se cabrer et s'était décalé en longeant le mur avec son flanc. Il était craintif en plus d'être candide. Yulpi se dit qu'en essayant de le caresser dans le sens du poil, il pourrait peut-être réussir à en apprendre plus. La manipulation verbale n'était pas son fort. Et puis, là, il avait plus envie de jouer à “hue-hue à dada” avec le garçon-poulain qu'à essayer de lui retourner le cerveau. Il ne devait pas oublier sa mission, mais justement, s'il devait déterminer l'implication de Samaël ou au moins celle de son employeur avec cette histoire de paquet secret, il préférait encore jouer ça dans un défi physique plutôt que de chercher les bons mots et le ton le plus implacable.

Yulpi obtint au moins une chose : Samaël relâcha un peu sa méfiance et baissa son arme. Pour lui montrer sa bonne foi, en quelque chose, Yulpi fit de même. Il avait la paire de menottes accrochée à la ceinture du côté gauche, et le manche du sabre-laser éteint dans la main droite, le bras relâché. Il ne voulait pas paraître méchant, il avait réservé ça au mendiant qui n'avait pas voulu l'écouter.

SAMAEL – Je ne sais pas trop à vrai dire. Des trucs pour une entreprise, une preuve d'innocence, mais je ne peux pas t'en dire plus. Parce que j'ai pas le droit et qu'en plus je n'y comprends pas grand-chose.

Ah, ça, Yulpi voulait bien le croire quand il disait ne pas y comprendre grand-chose ! Si ça ne concernait pas sa propre mission, Yulpi lui-même n'y comprendrait peut-être pas grand-chose non plus ; mais si Samaël ne pouvait pas lui en dire plus, alors il fallait qu'il lise ces documents. Samaël tripotait sa sacoche nerveusement. Il la gardait en plus plaquée ou presque contre le mur. Yulpi ne comptait pas la lui arracher de force, et ce qui l'embêtait le plus en voyant le garçon-poulain ainsi accoté, c'est qu'il ne pouvait pas le chevaucher. Pourtant, l'expression de ce dernier n'exprimait plus tant une volonté de se méfier que de supplier Yulpi.

SAMAEL – A toi de me dire ce que tu veux de moi... De toute manière, j'suis presque sûr de ne pas vouloir rencontrer ces gens. Alors si tu veux, tu ne me dis rien... Et comme ça tu me laisses juste partir sans me poursuivre. Moi je souhaite aller à Worthington.

Samaël était prêt à ne rien savoir de la mission de Yulpi si ce dernier le laissait aller à Worthington. Yulpi réfléchit un instant. Il ne pouvait pas le laisser partir comme ça, sans s'être assuré qu'il n'aurait pas à le regretter. Sa mission n'était pas seulement de récupérer le paquet caché dans cette ruelle, et il voulait en remplir tous les objectifs.

SAMAEL – Merci de pas m'attaquer au fait.
YULPI – Mais je n'ai pas l'intention de te faire du mal ! On peut régler cette histoire sans douleur.

Yulpi ne pouvait pas se défiler, alors, pour ne pas avoir à laisser Samaël partir, il devait donner un signe de bonne volonté aussi.

YULPI – Mon employeur... enfin, c'est pas directement mon employeur, mais bref... veut que je lui amène toute personne qui pourrait bien être un sous-fifre de son rival. En gros. C'est pour ça que je veux savoir ce qu'il y a d'écrit sur les documents dans ta sacoche. Soit ça n'a rien à voir, et je te laisse filer, soit je te passe les menottes et tu vas discuter avec ce Monsieur.

Si Samaël n'avait rien à se reprocher, il laisserait Yulpi lire ses documents ; mais il fallait se rendre à l'évidence que ce n'était pas si simple que ça. Samaël avait bien dit qu'il n'avait pas le droit d'en dire plus. Ce qu'il y avait dans sa sacoche était confidentiel, et vu qu'il obéissait gentiment aux ordres – ce que Yulpi ne pouvait pas lui reprocher – il ne le montrerait pas à Yulpi si facilement.

YULPI – Tu aimes jouer ?

Yulpi eut un petit sourire. Il rangea même son sabre-laser à sa ceinture. Il ne pensait pas avoir à se battre.

YULPI – Je te propose un jeu. J'essaie de te monter, toi tu essaies de m'en empêcher, et si je réussis à te chevaucher pendant au moins dix secondes, je gagne, et tu me laisses lire le contenu de ta sacoche, sinon je te laisse partir.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 18 Déc 2016 - 20:39

- Son rival ? Mais... Tu sais combien y'a d'entreprises dans le secteur ? Et puis j'ai pas entendu parler de concurrence. C'est même pas quelque chose de commercial mon histoire.

Un peu perdu, Sammy songea que l'employeur de Yulpi était un requin de la finance, ou pire, quelqu'un appartenant à un gang de Coruscant. Un de ces hommes en smoking, aussi élégant que monstrueux. L'entêtement du Gungan l'étonnait, car il ne voyait aucun rapport entre ses papiers et les affaires de son interlocuteur décidément loin d'être net. Pour autant, toujours décidé à ne pas fuir, comme s'il craignait qu'en tournant le dos, son (ex ?) adversaire lui tire dessus, le jeune Chironian essaya de se montrer patient.

- On pourrait laisser mon dos en dehors de tout ça ? Sérieusement ?

Oui, le gamin aimait jouer, d'ailleurs, il en avait peu l'occasion pendant son entraînement Jedi. Cependant, il n'était pas trop d'accord pour mettre sa personne en jeu. Malgré son poids apparemment léger, le Gungan restait un adulte, et lui, un enfant. En plus, Samaël n'aimait pas les paris. Il finissait toujours par les perdre, en général à cause du stress, de son incapacité à mentir-même en se taisant, ses yeux finissaient par révéler ses cartes à son adversaire.-. Sa candeur était directement liée à une fraîcheur enfantine, pure. Presque trop pour ce monde, là où c'était un avantage sur sa Planète, dans son petit bois ou de nombreux adultes admiraient la douceur de l'enfance, l'honorait même. Pour son peuple, la sincérité, l'innocence étaient des modèles à suivre, et ils valorisaient grandement la jeunesse. Cette dernière était bien sûr informée des dangers immédiats comme les prédateurs, affublés de la grande responsabilité de protéger leurs cadets dans de longues balades en forêt, sans adulte, qui auraient scandalisés les parents citadins. En revanche, ils étaient protégés des vices de l'alcool, de la cigarette ou encore des jeux. Et présentement, par instinct, Sammy sentait que celui proposé par Yulpi n'avait rien de sain.

- Je préfèrerai que tu me dises où se trouve l'entreprise comme je t'ai demandé au début... Tu n'as qu'à dire rien dire à ton employeur. Tu ne me connaissais même pas avant, et ça serait jamais arrivé si ce n'était pas venu par ici. Je suis sûr que ton employeur qui n'est pas ton employeur ne m'cherche même pas.

Toujours planté contre son mur, le jeune Jedi regarda derrière son dos, visionnant la sortie de la ruelle si intensément qu'elle lui apparut en double.

- Pourquoi tu travailles pour cette personne ? Elle n'a pas l'air très gentille, ni honnête... C'est pas bien d'emmener ses rivaux à lui avec des menottes. T'es obligé de faire ça ?

Demanda-t-il, sincèrement intrigué par le personnage en face de lui. Alors, c'était un méchant par vocation ou l'y obligeait-on ? Décidément, Sammy ne savait pas si le considérer comme un vilain ou un gentil un peu perdu. Pourrait-il proposer à ce dernier que les Jedis l'aident ?
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 18 Déc 2016 - 21:07

SAMAEL – On pourrait laisser mon dos en dehors de tout ça ? Sérieusement ?

Oh non ! Yulpi s'était mis cette idée en tête, il voulait jouer au rodéo sur cette drôle de race qu'il découvrait, et autant un simple animal ne comprend pas ce qu'il se passe quand on lui saute dessus, autant là ce serait un vrai jeu puisque la monture serait consciente d'être la monture et de devoir se défaire du cavalier pour gagner.
Yulpi ressentit donc de la frustration, et il n'était jamais vraiment bon de le frustrer, car il ne savait pas gérer ce sentiment... pas mieux qu'il ne savait gérer les autres sentiments en général. Sa frustration risquait de le rendre plus agressif, alors qu'il avait réussi à se montrer plus doux pour le moment. Ce serait dommage de tout gâcher. Si Samaël ne voulait pas jouer, tant pis, Yulpi le ferait jouer de force. En plus, Yulpi avait rangé son sabre, et Samaël n'avait pas fait de même, et ça, pour un Jedi, c'était mauvais signe.

Samaël insista pour connaître la direction de Worthington. Franchement, il venait de frustrer Yulpi, et il espérait obtenir une réponse ? Il se mettait le doigt dans l'œil. Yulpi n'allait pas le laisser filer gratuitement. Si Samaël voulait partir, s'il voulait que Yulpi rentre et dise à Tisjess et au Quarren qu'il n'avait trouvé personne, alors il allait devoir jouer à son jeu.

Soi-disant que ce n'était pas bien d'emmener un rival avec des menottes... Quand la personne est une tête de mule avec un corps de cheval, les menottes étaient plus que jamais nécessaires, et même elles ne suffisaient pas. Samaël, dans toute sa candeur, demanda pourquoi Yulpi travaillait pour quelqu'un qui demandait l'usage des menottes. Oui, Yulpi y était obligé, parce que Tisjess était son Maître. Il avait une mission. Samaël savait ce que c'était, une mission, puisqu'il en avait une lui aussi ?

YULPI – Oui, je suis obligé, c'est ma mission. Ne m'oblige à te forcer à jouer, maintenant. Je ne te dirai pas comment te rendre à Worthington si tu ne joues pas.

Il eut envie de bousculer Samaël pour le provoquer, mais il ne voulait pas déclencher un combat au sabre-laser. Puisque Samaël tenait toujours le sien en main mais était plus occupé à surveiller sa sacoche, c'était le moment de le lui arracher des mains. Yulpi, sans prévenir, fit soudain jaillir sa langue, dont l'extrêmité vint se coller au manche du sabre de Samaël avant de le tirer d'un coup sec. Normalement, Yulpi devrait ainsi finir avec l'arme de Samaël entre les lèvres. Il le prendrait dans sa main gauche et viendrait donner une tape à la poitrine de Samaël pour le provoquer et le faire bouger.

YULPI – Allez ! On joue ! T'as pas le choix !

Il contourna le garçon-poulain et lui donna une claque sur la croupe, sachant qu'il n'aimait pas ça. Samaël allait forcément réagir.

YULPI – Allez, en position ! Si tu gagnes, je te dis comment te rendre à Worthington, et si tu perds, tu me fais lire ce qu'il y a dans ta sacoche !
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Dim 18 Déc 2016 - 21:53



Si c'était encore possible, les mains du petit Jedi resserrèrent le cuir de sa sacoche. Il n'avait même plus peur pour sa propre vie, ne songeant qu'aux papiers et à la terrible déception du maître. Ce dernier lui avait expliqué que ces papiers étaient des originaux, il ne fallait donc pas les perdre pour les donner au Tribunal et que la Justice fasse son devoir. Quelle tristesse si à cause de lui, l'entreprise était accusée ou innocentée à tort. Se mordant fort les lèvres, le jeune Chironian clos ses yeux puis les rouvrit. Yulpi était toujours là. Un vrai cauchemar à la langue aussi pendue que longue.

- Non j'veux pas jouer ! On a toujours le choix de jouer ou pas !

Claironna le Padawan qui ne savait plus comment agir. La sensation de la langue sur un bout de sa chair le fit pousser un léger cri. Il recula de quelques pas et se cabra à demi à nouveau. Les yeux du petit s'ouvrirent grand tandis qu'il entreprit ce qui pourrait enfin peut-être le sortir de ses ennuis, une marche arrière, plaquée contre le mur. Pour autant, Yulpi l'avait stoppé d'un coup sur la croupe, et les flancs serrés, le Chironian retint très difficilement sa ruade. Il ne se souvenait que trop bien de la main de la chevalière qu'il avait blessé au passage lors d'un combat contre une Sith. Le Gungan avait beau se montrer à nouveau agressif, le Centaure ne voulait pas briser les os de quelqu'un avec ses sabots. Il devait se contrôler, ne pas être une bête. Coincé par le Gungan qui était parvenu à le décoller du mur avec sa claque, le jeune Jedi essaya encore de s'en tirer.

- T'as qu'à pas me dire où est Worthington Industries, je m'en fiche... Tu me dis rien, je dis rien. Et puis ça peut pas être ta mission, tu savais même pas que je passerais par là. C'était pas prévu.

Ajouta l'enfant d'une petite voix aigüe. Il ne comprenait pas l'obsession de Yulpi à le monter. Conservant ses forces pour le jeu qui se rapprochait de plus en plus malgré lui, le Padawan ravala ses larmes. A bien y réfléchir, il préférait encore que le Gungan lui impose l'humiliation de le monter plutôt que de trahir son maître. Personne ne devait lire les documents, et encore moins les voler évidemment.

- Écoute, si tu veux tu me montes et tu laisses la sacoche tranquille. ça te va ?

Certes, Yulpi ne pourrait pas l'emmener à son employeur, mais ça restait un bon échange, non ? Baissant la tête, le Centaure laissa ses muscles se détendre, le regard baissé. Il était résigné à son sacrifice, un sacrifice tout Jedi, inscrit dans sa tête depuis plus longtemps peut-être que son entrée au Temple. La honte d'avoir si stupidement perdu rougissait ses joues. Il n'avait pas du tout envie de servir de monture, se souvenant que ses très rares colères étaient toujours nés à partir du désir d'autrui à se servir de lui comme d'un animal. Une larme silencieuse, discrète glissa sur sa joue enfantine. Il ne savait pas si c'était la détestable impression d'être un Eopie ou la crainte de ne pas achever sa mission mais ça faisait mal.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Lun 19 Déc 2016 - 19:56

Samaël eut beau répéter qu'il ne voulait pas jouer, et que l'on avait toujours le choix de jouer, ce ne fut que du vent qui ne souleva même pas les longues oreilles du Gungan. Ce dernier voulait jouer, et son désir était égoïste. Samaël était peut-être embauché par la personne en conflit avec le contact de Tisjess, bien que Yulpi en doutât de plus en plus, alors il n'allait pas lui demander son avis. Il avait une mission à accomplir et cela passait par forcer les gens à se dévoiler. Yulpi voulait juste mêler l'utile à l'agréable. Il avait en tête une idée de jeu amusant, mais ça aurait été trop demander que d'avoir quelqu'un d'accord pour jouer à la monture et au cavalier avec lui.

En tout cas, Yulpi eut l'impression d'avoir bien fait de ne pas chercher à embobiner Samaël avec des mots. Il venait de réussir à faire bouger le canasson. En effet, la claque sur la croupe de Samaël avait eu son petit effet, et enfin ce dernier avait décollé son flanc du mur. Yulpi l'avait eu ! Samaël fit encore une tentative d'échapper au jeu de Yulpi :

SAMAEL – T'as qu'à pas me dire où est Worthington Industries, je m'en fiche... Tu me dis rien, je dis rien. Et puis ça peut pas être ta mission, tu savais même pas que je passerais par là. C'était pas prévu.

Il était vraiment pénible, ce gosse... Des fois, il était frustrant de se trouver face à quelqu'un de bien plus intelligent que soi, qui anticipait toutes les intentions que l'on avait. Seulement, il n'était pas toujours plus plaisant d'avoir affaire à quelqu'un qui n'arrivait pas à réfléchir proprement. Samaël ne comprenait toujours pas que Yulpi ne “cherchait” pas les rivaux de son “employeur indirect”, mais qu'il pouvait justement tomber sur eux par hasard et qu'il devait y être vigilant.

Par ailleurs, Samaël eut l'air triste, et cela décontenança un peu Yulpi. Il pensait le mettre en colère, au pire, ce qui l'aurait lui-même mis encore plus en colère, mais il ne pensait pas le rendre triste. Il essaya de comprendre. Qu'est-ce qui put bien mettre Samaël dans cet état ? Etait-ce l'humiliation de s'être fait dérober son sabre-laser ? Yulpi ne comptait pas le lui rendre tant qu'il n'avait pas la certitude que Samaël n'avait aucun lien avec sa mission. Il le garda dans sa main gauche.

SAMAEL – Ecoute, si tu veux tu me montes et tu laisses la sacoche tranquille. Ca te va ?

Samaël baissa la tête. Il se soumettait.
Ouais, sauf que du coup, maintenant, ce n'était plus drôle.
Vraiment pas moyen de jouer avec celui-là !

YULPI – Si tu ne te défends pas, ce n'est plus un jeu ! Si tu déclares forfait, alors j'ai le droit de lire le contenu de ta sacoche.

Samaël pouvait déclarer forfait, mais ce ne serait pas drôle.

YULPI – Mais tu m'agaces ! Je voulais jouer, ça t'aurait donné une chance de t'en sortir, et toi tu pleures ! Pourquoi tu pleures ?

Etant donné sa candeur, il paraissait invraisemblable que ce soit là une tactique de Samaël pour jouer sur les sentiments de Yulpi. Non, si Samaël pleurait, c'était forcément sincère. Mais alors, pourquoi pleurait-il ?

YULPI – Je ne vois aucune raison de pleurer. Alors sèche tes larmes, fais-moi lire ce qu'il y a dans ta sacoche, et si j'estime que ça n'a aucun rapport avec ma mission, je te rends tout, y compris ton sabre-laser, et je te dis où est Worthington.

Et voilà, Yulpi faisait trop d'empathie, et il venait déjà de reculer : en considérant que Samaël venait de déclarer forfait, il n'avait pas à lui proposer de lui indiquer comment se rendre à Worthington Industries. Si Tisjess le voyait, il se dirait qu'il faisait vraiment un pitoyable Sith. Il avait face à lui un Jedi, et il faisait de l'empathie. Heureusement que Tisjess n'était pas là...
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 30 Déc 2016 - 23:59

- Tu n'as qu'à rien me dire, je m'en fiche maintenant.

Il demanderait à un autre passant et puis c'est tout. Enfin, ce serait tout, si seulement le Gungan était décidé à le lâcher. Seulement, Sammy avait dérogé à une règle cruciale de la rue, il avait eu l'air égaré au lieu de faire mine d'avancer sûr de sa personne dans cette ruelle. Désormais bloqué avec un individu bien plus têtu qu'un Bantha, le Padawan n'avait que sa fidélité pour lui faire face. Se dandinant d'une patte avant sur l'autre, le gamin laissa s'écouler encore deux larmes avant de papillonner des yeux et redresser un peu la tête. Il se rappelait vaguement d'un de ses cours de survie, expliquant comment parfois, il fallait accepter de changer le cours des choses, modifier ses prérogatives, voir à la baisse ses objectifs pour simplement, tenir bon.

- C'est une histoire de meurtre je crois... Quelqu'un a tué une personne importante dans l'entreprise, et le chef est accusé à cause de l'assurance qu'avait contacté... Contracturé... Contracté l'associé. Et mes papiers prouvent son innocence, enfin y participent quoi. Je veux bien te montrer le début, mais c'est moi qui lit.


S'éloignant un peu, Samaël sortit avec précaution une des feuilles de la liasse soigneusement glissée dans une enveloppe heureusement non scellée? Il s'appliqua à lire la demande d'études de la nouvelle preuve de l'avocat pour le tribunal. En réalité, le gosse était si stressé qu'il lisait particulièrement vite et étrangement, plutôt bien, sans buter sur des mots juridiques pourtant inconnus de son jargon, qu'il n'aurait su inventer seul. Avec pour unique objectif de remettre les papiers à l'abri, le Padawan enfourna le papier à nouveau dans la pochette, la froissant même légèrement.

- T'as eu assez ? Tu vois bien ça n'a rien à voir avec ton chef.

Tout du moins, le centaure l'espérait. Cela dit il restait optimiste. Yulpi n'avait pas l'air d'être employé de l'entreprise Worthington, encore moins le chef. Du coup pourquoi l'accusation de meurtre de Georges Worthington sur son associé Paul Walter lui faisant de l'ombre au point de tenter de le doubler l'intéresserait-il ? Comme Samaël l'avait spécifié, il ne comprenait pas trop les aboutissants de cette affaire, juste la trame principale, mais ce serait un sacré mauvais hasard si cela avait un rapport avec Yulpi... Ou que ce dernier s'entête encore à voir les papiers.

Encore une fois, Sammy aurait pu déguerpir par le côté, la ruelle était assez grande. Seulement il avait voulu jouer les héros en grondant quelqu'un outrepassant la loi, et il avait révélé sa destination final. Pas question d'être celui qui amenait le chien Akh dans l'enclos d'Eopies.

-Yulpi, pourquoi tu travailles pour quelqu'un d'aussi méchant ? Toi t'as pas l'air si vilain. Enfin, si quand tu le veux bien.

La question était sortie seule, mais derrière sa crainte encore présente du Gungan, Sammy sentait qu'il y avait autre chose que de la méchanceté calculée comme il y avait songé a début, quelques soient les rebondissements vécus entre les tentatives pour l'amadouer puis le menacer. Se trompait-il ?
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Sam 31 Déc 2016 - 8:14

SAMAEL – Tu n'as qu'à rien me dire, je m'en fiche maintenant.

Ah, eh bien s'il s'en fichait maintenant, tant pis pour lui, Yulpi ne l'aiderait pas. Samaël n'était décidemment pas malin, il aurait pu voir que Yulpi venait de baisser d'un cran et se montrait plus ouvert, mais il n'en profita pas. En fait, il avait l'air vexé, en plus d'être triste. Le garçon poulain se dandina sur ses quatre pattes en versant encore deux larmes avant de redresser la tête en papillonnant des yeux. Yulpi venait de lui demander pourquoi il pleurait, mais Samaël fit comme s'il n'avait rien entendu. Il était vraiment agaçant, ce foutu mioche.

SAMAEL – C'est une histoire de meurtre je crois... Quelqu'un a tué une personne importante dans l'entreprise, et le chef est accusé à cause de l'assurance qu'avait contacté... contracturé... contracté l'associé. Et mes papiers prouvent son innocence, enfin y participent quoi. Je veux bien te montrer le début, mais c'est moi qui lis.

Yulpi n'avait pas vraiment envie de se contenter de cela, mais les larmes de Samaël l'avaient refroidi et il ne se sentait plus de le brusquer. De toute façon, le garçon-poulain fut précautionneux en sortant une lettre de la sacoche, si bien que Yulpi ne put pas en arracher une avec sa langue à coup sûr, il avait des risques que l'extrêmité de sa langue se colle sur le dos de la main de Samaël, et Yulpi avait franchement envie d'éviter cette situation. Il se tint sage pendant que son interlocuteur lui lisait la lettre.

S'il pouvait, à l'avance, se méfier que Samaël ne lui invente pas un texte, cette méfiance disparut dès les premiers instants au vu de la vitesse de lecture de Samaël et des mots utilisés. Ce vocabulaire ne pouvait pas être celui de ce gamin, et il était plus qu'improbable qu'il ait appris un faux texte de cette longueur et de cette complexité par cœur.
Yulpi dut bien l'admettre : les noms des personnes impliquées et le type de l'affaire, ne pouvaient pas avoir de lien avec sa mission. La suspicion de Yulpi s'envola donc un peu plus à chaque paragraphe lu par Samaël.

SAMAEL – T'as eu assez ? Tu vois bien ça n'a rien à voir avec ton chef.
YULPI – En effet.

Yulpi était un Sith, Samaël un Jedi : il aurait dû le tuer par principe et lire lui-même le contenu de la sacoche. Au lieu de ça, il bavardait, faisait de l'empathie, reconnaissait ses torts... Tisjess serait complètement fou de voir ça. Il fallait croire que certaines choses ne pouvaient pas être dans la nature de Yulpi. Pourtant, en présence de son maître, le Gungan réussissait à se montrer plus implacable, afin de s'attirer sa satisfaction. Samaël avait donc bien de la chance de rencontrer Yulpi seul et pas en présence du Sluissi Guerrier Sith.

SAMAEL – Yulpi, pourquoi tu travailles pour quelqu'un d'aussi méchant ? Toi, t'as pas l'air si vilain. Enfin, si quand tu le veux bien.

Yulpi soupira. Il était vrai que Tisjess était souvent cruel et voulait rendre Yulpi à son image, mais Yulpi lui devait tellement... Peu de gens étaient capables de comprendre cela. Tisjess était par ailleurs la seule personne à savoir ce qu'il se passait dans la tête du jeune Gungan, et à lui apprendre à tirer profit de toutes les émotions qu'il pouvait ressentir.

YULPI – T'es un Jedi et tu me parles de méchanceté ? Je n'ai pas vu les Jedis lever le petit doigt pour venir en aide aux miens sur Naboo. Tout ce que l'histoire retiendra, c'est que les Jedis essaient d'imposer leur dogme à la galaxie entière et étouffent ceux qui veulent être libres. Et mon maître est la seule personne qui arrive à me comprendre, je lui dois beaucoup et je ne lui serai jamais assez reconnaissant pour tout ce qu'il a fait pour moi.

Yulpi soupira en posant ses yeux sur le sabre-laser qu'il tenait dans sa main gauche, celui de Samaël.

YULPI – Tiens, récupère ça !

Il le lui lança un peu négligemment... Très négligemment en fait, et donc très mal. La seule chance pour Samaël de l'attraper au vol sans avoir à se baisser pour le ramasser par terre, serait de le ramener par télékinésie.

YULPI – Oups ! Pardon, je voulais te le rendre.

Yulpi se tâta la ceinture pour s'assurer qu'il avait toujours sur lui son propre sabre-laser et les menottes. Puis il revint à sa question restée sans réponse :

YULPI – Alors, pourquoi tu t'es mis à pleurer ?
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 6 Jan 2017 - 12:43

[HJ: J'ai un léger doute quant à la logique de ce post, je ne sais pas trop en fait^^ j'ai essayé d'expliquer pourquoi il ne coupe pas la conversation pour partir... Je ne suis pas convaincue. Le rp te vas quand même ? Dis-moi si quelque chose cloche Very Happy A moins que je n'édite et qu'ils se revoient plus tard ? Ce serait finalement quasiment plus logique, enfin à voir comment Yulpi réagirait pour un autre rendez-vous HAHAHA ]

- Je suis désolé... -Même s'il ne savait pas trop de quoi Yulpi parlait, le gamin imagina bien que ce devait être un triste épisode de sa vie. De la même façon qu'on l'avait déjà rôdé à ce type d'excuses pleine de rancoeur. Les Jedis n'avaient pas été là pour ce cas concret, ou encore celui-ci et celui-là. Ces répliques blessaient Sammy qui était triste de ne pouvoir accomplir totalement son devoir. Petit, il s'insurgeait même contre les Maîtres. C'était ses seuls moments de colère d'ailleurs, étant d'habitude un enfant doux et docile. Pour autant, l'âge aidant, il avait compris la raison et l'expliqua le plus gentiment possible au Gungan piqué à vif. - Mais on n'peut pas juste être partout à la fois. Depuis que je suis petit, je vois les maîtres partir tout le temps en mission, pour protéger les gens. Maître Ometeolt a arrêté mon apprentissage car il devait justement aller sur une planète dangereuse, il était toujours en voyage. Je comprends que tu sois déçu et c'est super que cette personne te comprenne et soit ton ami. Mais justement, comme c'est un ami, il ne devrait pas t'entraîner à faire des choses méchantes. C'est comme si des parents apprenaient à leurs enfants à voler. Ce n'est pas correct.

Samaël n'osa pas dire que celui qui agissait de la sorte était un faux ami, qu'il l'ait sauvé ou pas. Surtout qu'au fond, il était naïvement persuadé que le sauveur de Yulpi éprouvait un véritable amour pour le Gungan, qu'il ne l'utilisait pas, seulement qu'il n'avait pas réussi à changer et entraînait son protégé dans la mauvaise pente, le condamnant sans vouloir. La vérité était probablement que cette dite personne avait sauvé le Gungan avec la ferme intention de l'attacher à lui, de s'en servir par la suite, mais le cerveau de Samaël, encore jeune et rempli de tendresse n'arrivait pas à ce genre de conclusion, pas même à son ébauche.

- D'ailleurs, tu aimes les faire toi ces choses là ? Comme c'est un ami tu peux lui expliquer que non, et lui conseiller d'arrêter, ce serait aussi bien pour lui tu sais. Et comme ça, tu le sauverais aussi... Pas physiquement, mais psycogoliqu... Psychoco... Pyschologiquement tu vois. En plus dans le fond, il doit être gentil pour l'être avec toi. Les vrais méchants n'ont pas de copains.

Le petit se baissa pour attraper son sabre-laser, évitant un soupir un peu exaspéré. Il n'avait pas eu le temps de se préparer pour la télékinésie et ne semblait pas non plus éprouver le désir de faire étalage de ses "talents" avec la Force, ni de se concentrer sur ça. En réalité, il était occupé à essayer de comprendre Yulpi, ce qu'il parvenait à faire dans une certaine mesure puisqu'au lieu de lui reprocher totalement sa "méchanceté", il essayait de saisir le cheminement non sans lui proposer des alternatives ou défendre un peu les Jedis.

- Bah si ils voulaient s'imposer, y'aurait des moyens plus rapides, avec la Force par exemple, tu verrais ce que font certains maîtres... Ils sont vraiment très très puissants. En plus ils réagiraient comme des méchants, ils essayeraient pas d'aider les gens, ce genre de trucs... Je ne sais pas non plus trop ce que c'est qu'un dogme mais en général pour s'imposer, faut pas être discret... Et les Jedis n'essayent de convaincre personne, bon sauf les Padawans qui veulent devenir Chevaliers, mais notre Temple est fermé au public, on fait pas de publicité.


Tiens, une affichette pour dire "la voie des Jedis est la meilleure" avec un beau brun ténébreux et une fille avec un grand décolleté, les deux ayant l'air aussi riches qu'heureux, ce serait amusant. Très déplacé, cela dit. Mais dans le fond, même si Sammy avait du mal à s'exprimer, il y avait de l'idée. Ses cours d'économie et sociaux pas encore très développés vu son âge lui montraient que les Jedis n'avaient pas l'air de vendeurs, ils ne faisaient rien pour attirer les gens comme les centres commerciaux. Décidément, Yulpi leur prêtait de sacrés ambitions.

- Moi en tout cas, j'essayerai toujours de faire des choses bien, même si je me trompe. C'est pour ça que j'ai pleuré- Ses joues se colorèrent un peu de honte mais devant l'insistance de Yuli, le Chironian qui avait d'abord ignoré l'interrogation avait fini par répondre. Lui aussi était en train de demander une certaine honnêteté à son interlocuteur après tout. C'était un échange d'ailleurs si important qu'il en avait conclu que la mission pouvait attendre un peu, il avait aussi beaucoup de temps bizarrement et en regardant sa montre discrètement le Chironian qui s'était d'abord précipité, s'était rendu compte que même son détour ne l'avait pas retarder.

En réalité, ce qu'il ignorait c'est que le maître lui avait donné autant de marge parce que ses copies n'étaient pas des originales, sinon des photocopies sans trop d'importance. Le tout étant de lui offrir une mission de la "haute importance", avec le stress, les responsabilités, la valeur éducative, sans le risque de charger sur ses frêles épaules, l'enjeu d'une grande Entreprise avec un patron potentiellement innocent et des employés dépendant du jugement.

- J'avais pas envie de rater ma mission. Et là j'ai désobéi parce que je t'ai lu les documents. Il va falloir que je le dise au maître qui m'accompagne, il va sûrement être très déçu... Mais je dois lui dire, c'est dans notre code. Il faut être honnête même si c'est dur.

Sammy avait beau être naïf, il était aussi un vrai petit Jedi dans l'âme. L'âge aidait mais son caractère était également en parfaite osmose avec celui des siens, bien que son côté joyeux ne le rendrait jamais aussi strict. Les choses droites, parfois trop, au point de se compliquer la vie, mais toujours dans la même ligne, fidèle à sa mentalité.

- Si tu es toujours décidé à me montrer où se trouve Worthington Industrie's, je peux gagner du temps, alors on peut prendre un café... Comme ça on discute ?

Toujours méfiant mais le coeur gonflé de compassion, Sammy se rappelait aussi que le maître lui avait donné quelques piécettes pour qu'il se restaure. Petit à petit le calme s'insufflait en lui. Il s'était précipité comme toujours, aussi excité que stressé à l'idée d'accomplir LA MISSION... Laquelle au final se révélait plus simple que prévu. Et il avait fallu trébucher sur un gros obstacle pour le comprendre. Présentement sans le savoir, le Chironian en répondant à son instinct était en train d'apprendre à respecter un certain ordre des priorités. L'humain d'abord. Enfin le Gungan dans ce cas précis. Yulpi n'avait pas l'air d'avoir beaucoup d'amis. Sammy était-il capable comme un vrai Jedi de lui pardonner sa propre "erreur" pour éclairer un peu sa journée ? Enfin, à voir comment l'amphibien réagissait, car de ce côté, il n'était pas très stable.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 6 Jan 2017 - 15:10

[HRP • Le seul truc avec lequel je ne suis pas toujours à l'aise dans tes posts, c'est que Samaël parle beaucoup ou agit, sans que je ne puisse vraiment réagir sur le moment. Enfin jusque là ça n'a jamais été trop gênant. ^^ Enfin, à part ça, je trouve que c'est une rencontre intéressante. Et pour la logique, bah en fait... lis mon post, tu verras bien. ^^]


Yulpi crut que Samaël n'allait jamais lui répondre sur les raisons de ses pleurs. Il eut droit en plus à un flot de paroles... Pour quelqu'un en mission, Samaël aimait bavarder, il ne pouvait pas le nier ! La discussion prit une tournure presque idéologique, et Samaël voulut opposer des notions de “bien” et de “mal”, alors que pour Yulpi les choses ne se présentaient pas comme ça. Chacun devait simplement être libre de s'amuser comme il l'entendait. Sur Naboo, son peuple avait été détesté par les Humains parce qu'ils n'étaient pas rigides comme eux. Quand les Gungans jouaient au gulliball dans le stade de Flux-Vagan, et qu'ils endommageaient la structure et les équipements, pour eux c'était simplement marrant, et rien n'était grave. La vie était trop belle pour se gâcher toujours le plaisir. Seulement, pour les Naboos, c'était mal, à tel point qu'il fallait interdire aux Gungans l'usage du stade.

Les notions de “bien” et de “mal” étaient donc très subjectives, et amenaient toujours à l'intolérance et à la contrainte. Le problème des Jedis, est qu'ils raisonnaient toujours de cette manière : ce n'était pas “bien” de faire ci ou de faire ça, et tous ce qui pensaient le contraire, devenaient des ennemis qu'il fallait faire taire. Les Siths revendiquaient la paix et la liberté. Pouvait-on dire que c'était quelque chose de “mal” ? Et au final, peu importe. L'on devait être libre de mener la vie que l'on souhaitait et de se laisser guider par nos émotions.

Samaël expliquait que les Jedis ne pouvaient pas être partout. Le problème était en fait qu'ils n'étaient pas là quand on avait besoin d'eux, et qu'ils allaient là où on ne voulait pas d'eux, pour imposer leur vision du “bien” et du “mal”, entrant parfois eux-mêmes en contradiction avec leurs principes. Le garçon-poulain se baissa pour ramasser son sabre-laser tout en continuant son monologue. Tout ce qu'il disait corroborait ce qui avait été dit à Yulpi au sujet des Jedis, cette façon de voir les actions des gens de façon binaire. La “dictature du bien”.

YULPI – Que les Jedis se contentent d'aider ceux qui ont vraiment besoin de leur aide, ce serait pas mal. Qu'ils arrêtent de considérer que tous ceux qui ne pensent pas de la même manière qu'eux sont forcément des âmes en perdition. C'est ce que les Naboos pensent des Gungans, et voilà le résultat : ça a mené à une bataille sanglante et toute ma famille est morte. Les Jedis engendrent la guerre ; moi, je veux la paix.

Au final, Samaël expliqua quand même pourquoi il avait pleuré, et Yulpi en fut presque surpris tant il s'attendait à ce que cette question soit encore ignorée. En résumé, Samaël avait pleuré parce qu'il avait l'impression d'avoir échoué sa mission en désobéissant à l'ordre de ne pas faire lire les documents qu'il transportait. Puis, il invita Yulpi à discuter plus longuement :

SAMAEL – Si tu es toujours décidé à me montrer où se trouve Worthington Industries, je peux gagner du temps, alors on peut prendre un café... Comme ça on discute ?

Samaël misait sur le gain du temps dont Yulpi pourrait lui faire profiter, pour l'inviter à boire un coup. Le problème, c'est que Yulpi était lui-même en mission. Tisjess avait autre chose à faire que d'attendre que Yulpi papote autour d'un verre avec un inconnu, un Jedi qui plus est, avant de lui apporter le “paquet” requis par son contact des bas-fonds.

YULPI – Bah... comme je t'ai dit, moi aussi je suis en mission, je ne peux pas attendre mon maître. D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi tu dis que c'est mon ami. Il n'est pas là pour devenir mon ami, c'est mon maître et je suis son apprenti. Si tu veux vraiment qu'on discute, va d'abord donner des documents à Worthington, moi je finis ma mission pendant ce temps, et on se retrouve après. Et j'espère que tu seras d'accord pour jouer !
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Ven 6 Jan 2017 - 17:42

[HJ: En fait, Samaël a du mal à organiser ses pensées, il est aussi très enfantin, d'où le fait qu'il parle beaucoup et se justifie. Il ne sait pas cadrer un concept, le synthétiser, mais je vais essayer de faire moins d'actions. Désolée, j'ai aussi toujours peur de ne pas faire assez et d'ennuyer l'interlocuteur, de plus je pense que même si j'adore Samaël, j'ai plus de mal avec lui qu'avec mes autres personnages. Pour la logique... Effectivement, j'ai été à côté de la plaque. Dans ce post je me suis permis d'avancer quelques données au nom de la logique justement -qu'il donne sa ligne de comlink car il n'est pas sûr que le maître Jedi le laissera se promener ensuite par exemple.- dis-moi si quelque chose gêne. Par ailleurs je te remercie d'avoir été sincère ! Si tu te sens encore mal-à-l'aise, dit-le moi surtout ! Very Happy]

L'enthousiasme du gamin avait encore une fois surpassé la raison. Du coup il allait sûrement paraître laxiste. Pourtant c'était tout le contraire, mais le stress de perdre ce qu'il venait d'acquérir le faisait souvent dévier de sa route première. Samaël voulait faire ce qu'on reprochait aux Jedis d'être incapable de réussir: être partout là où on le demandait... Et parfois il est vrai, où on ne le demandait pas. D'ailleurs, dans sa précipitation il avait déjà imaginé, encadré une scène où le Maître de Yulpi était aussi son ami. Sûrement parce qu'à ses yeux, c'était compatible. Le vieux Jedi au trou si drôle dans la tête l'avait approché comme tel pour gagner sa confiance. Sammy parfois, voyait les choses comme lui voulait les voir, il essayait y compris d'imposer sa manière d'interpréter, croyant aider. Serait-ce le symptôme d'une contamination de l'éducation Jedi ou un cas isolé ? Toujours est-il que le petit bonhomme ramena ses pattes l'une contre l'autre, en position rigide comme un militaire repris en faute. Ce que proposait Yulpi lui paraissait plus logique, sans compter que c'était quelque part rassurant... Le Gungan le laissait partir, ce n'était pas pour lui tendre un piège après, n'est-ce pas ?

- D'accord, mais on jouera pas comme des brutes... Rien qui ait à voir avec mon dos.

Prévint-il, avant de se souvenir des paroles du Gungan concernant les Jedis. Cela dit, il n'apporta qu'une légère conclusion, ne souhaitant pas épiloguer infiniment.

- Moi aussi je veux juste la paix. Les choses de grands je t'avoue, je ne les comprend pas encore toutes... Je crois juste que les Jedis font de leur mieux.

Un peu étourdi par les révélations, le gamin se promis de poser des questions aux maîtres par la suite. Pourquoi le Gungan avait-il l'impression que les Jedis intervenaient de force ? Est-ce qu'il se fourvoyait totalement ou est-ce qu'il y avait un fond de vérité ? Malgré son apparence fermement patriote, le gosse était un peu ébranlé.

- D'accord, à dans deux heures alors. Je te donne mon numéro de Comlink, au cas où si je ne peux pas finalement.

Samaël lui le nota sur un bout de papier sans attendre que l'amphibien sorte son appareil pour conserver son contact, soudainement pressé de terminer sa mission, comme si le consciencieux Gungan l'avait d'un coup de pied, remis dans la bonne direction. A nouveau concentré, le jeune Chironian laissa son potentiel camarade avec un rendez-vous pas trop loin de Worthington Industries si c'était possible-il ne voulait pas se perdre.- puis se dirigea vers l'entreprise, au petit galop sans s'en rendre compte. Evidemment le maître Jedi fut surpris de le découvrir aussi tôt, de la même façon que le Padawan ne s'attendait pas à voir son mentor du jour. Selon ce dernier, il l'avait envoyé car il était occupé à autre chose. La réalité était que c'était lui qui avait emmené les originaux en personne.


- Vous n'aviez pas une réunion ?

- Hum... Elle a été annulé, mais j'ai pensé que ce n'était pas la peine de te rappeler pour ça, et j'avais confiance. Mais dis-moi tu as été rapide ! Je t'avais donné le temps pour manger.

Quand on a une mission, il ne faut pas se désvier de sa route...

- On dit dévier, et tu as dans une certaine mesure, raison, toutefois la précipitation n'est pas la bienvenue non plus. Elle ne mène qu'à une vaine fatigue et à l'erreur.

Confus, l'apprenti baissa les yeux, se souvenant que courir l'avait amené à se perdre puis à faire cette "mauvaise" rencontre. Il donna les papiers à la secrétaire et entraîna son accompagnateur par la manche pour lui expliquer une partie de sa mésaventure, même si pour une raison inconnue de lui, Samaël ne mentionna pas le fait que Yulpi soit un Sith ou qu'il avait possiblement rendez-vous avec juste après. Serait-ce la honte ou la curiosité d'en savoir plus sur l'être dégingandé ? A coup sûr, Maître Varaas voudrait le rencontrer, il risquait de l'effrayer et de le faire fuir. En premier lieu, le gamin souhaitait évaluer la situation. Arrogant ? Peut-être une légère touche.

Tout d'abord, le Jedi fronça les sourcils, réfléchissant à ce qu'il devait faire. Punir Samaël d'avoir raté en partie sa mission ou le féliciter pour avoir trouvé un moyen de parvenir ici malgré les obstacles ? Finalement, aux lèvres tremblantes du Chironian qui ne le quittait pas des yeux, le vieil homme répondit par un bref sourire.

- Tu as dit la vérité avant même que je te la demande, alors que tu aurais très bien pu t'épargner le risque d'une punition. C'est bien. Ton intention de gronder cet indiscipliné était aussi bonne, même si tu dois faire attention à ne pas te montrer trop moralisateur, surtout lorsque tu as une mission importante à accomplir. Prendre son temps est une chose, ajouter des risques en est une autre. J'espère que tu sauras tirer les conclusions de cette expérience Samaël, les choses auraient pu se passer différemment même si le résultat est positif.

Varaas ne semblait pas trop inquiet dans le fond pour ce mystérieux gêneur qui avait bousculé un mendiant. D'avantage probablement par le fait que Sammy l'ait interpellé sans prendre en compte ses propres capacités face à ce qui devait être un petit délinquant remonté des bas-fonds. Bien qu'il veille sur le Padawan de loin, la droiture exagérée du centaure aurait clairement pu lui causer des soucis. Après quelques autres conseils avisés, il décida néanmoins de récompenser l'apprenti. La mission n'avait pas été aussi dangereuse que l'avait cru le concerné, et les enjeux n'avaient jamais réellement reposés sur lui même s'il eut été fort embêtant qu'un inconnu parte avec les données juridiques-photocopiées certes, mais tout de même confidentielles- d'une entreprise. Dans l'ensemble pour un Padawan encore sans maître, Samaël s'était bien débrouillé et puis la leçon n'était pas encore toute à fait finie. Si le Jedi avait menti quant à l'heure de cette fausse réunion sensée l'empêcher d'amener lui-même le dossier, il avait quand même des choses à faire sur Coruscant.

- Vas te promener et observe, ouvre les yeux Samaël... Mais ne t'éloigne pas trop.

Une consigne étrange, très ouverte qui permettait au Padawan d'aller à son rendez-vous. Il pensait toutefois aussi accomplir sa nouvelle "mission", en cherchant des musées et plein d'endroits "pour les intellectuels", afin de ne pas avoir l'air d'un fainéant, mais au moins il avait un but. Un but qui respectait en plus les propos du Maître. Ne pas trop s'éloigner, le rendez-vous avec Yulpi se trouvait non loin d'ici, restant cependant suffisamment hors de portée de vue. D'un côté, si le gamin se sentait coupable de ne pas avoir dit toute la vérité à Maître Varaas -d'autant plus qu'il avait précédemment été félicité pour sa prétendue sincérité.- il était excité à l'idée de retrouver le Gungan.

Sous le regard amusé du vieux Jedi, le Padawan sortit donc de l'entreprise, étonnant la secrétaire qui avait suivi la conversation.

- Il ne venait pas de se mettre dans des ennuis ?

- C'est un enfant et un Jedi... Les deux doivent découvrir. Apprendre.

Le prix de l'auto-apprentissage que fomentait énormément l'humain était élevé, mais le sage n'agissait pas non plus de la sorte avec n'importe qui. Au fond, il avait confiance en ce Padawan discipliné. Peut-être était-ce une erreur car en réalité, il était vraiment loin d'imaginer que le gamin avait rencontré un vrai Sith sur son chemin. Peut-être parce que Yulpi n'était pas un vrai Sith ? Où simplement que le Jedi admettait l'énorme risque qu'il prenait en laissant même un enfant de confiance, se débrouiller seul dans une aussi grande ville. Varaas avait toujours été marginal de toutes manières.

A l'heure, le Padawan se présenta au point convenu, débarrassé de sa sacoche et donc d'autant de raison de chantage, croyait-il tout du moins. Il se sentait donc plus sûr et regardait les alentours avec un air beaucoup plus calme et fier qu'auparavant. Il faut également avouer que cette petite ruelle marchande était plus engageante.
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MessageSujet: Re: Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]   Sam 7 Jan 2017 - 11:30

Le garçon-poulain rapprocha ses pattes tendues l'une de l'autre pour se dresser bien droit. Yulpi essaya de deviner ce que cette attitude corporelle signifiait, ayant toujours un peu l'impression d'être face à une monture sauvage. Quand Yulpi approchait un tel animal, il essayait en effet de bien repérer les signes de crainte, de nervosité, d'agressivité, afin d'adapter sa propre attitude pour obtenir ce qu'il voulait. Yulpi était finalement plus doué à cela avec les animaux qu'avec les races intelligentes. Samaël était un mélange des deux, peut-être que Yulpi saurait étudier son langage corporel de la même manière. En général, le fait de se dresser bien droit de cette manière avait pour but d'impressionner le vis-à-vis en montrant une réticence, une tension.

SAMAEL – D'accord, mais on jouera pas comme des brutes... Rien qui ait à voir avec mon dos.

Confirmation de la réticence. Samaël se braquait à l'idée de ce jeu pourtant bête et insouciant. IL était vraiment frustrant, ce canasson... Enfin, malgré tout, Yulpi n'allait pas le prendre en traître en pleine discussion. Cela couperait court à tout dialogue, or une discussion plus profonde avec Samaël pouvait devenir enrichissante, pour l'un comme pour l'autre.

YULPI – Ah bah si, justement, c'est le but du jeu ! Allez s'il te plaît, ce sera rigolo !

Une éloquence digne d'un gamin capricieux, absolument pas d'un Sith en devenir. Yulpi ne pouvait pas haïr les Jedis, il avait seulement entendu plein de mauvaises choses sur eux. Il n'y avait pas de quoi décider de violenter tous les Jedis qu'il croiserait dans sa vie. Cette optique évoluerait très certainement avec l'expérience de combats contre des Jedis bien plus endurcis que Samaël, mais à ce jour, Yulpi ne voyait pas Samaël comme un ennemi.

Le garçon-poulain ne répondit rien à cela, comme ignorant le caprice du Gungan. Au lieu de cela, il conclut la conversation :

SAMAEL – Moi aussi je veux juste la paix. Les choses de grands je t'avoue, je ne les comprend pas encore toutes... Je crois juste que les Jedis font de leur mieux.

De leur mieux pour étouffer les Siths, oui ! Enfin, autant laisser ces ressentiments de côté, puisqu'ils ne pouvaient être personnels. Samaël donna rendez-vous à Yulpi dans deux heures, à proximité de Worthington, et lui nota sur un bout de papier son numéro de comlink. Yulpi lui donna le sien, pour que Samaël puisse lui aussi le contacter si besoin. Les deux mâles se laissèrent, retournant chacun finir d'accomplir leurs missions respectives.

Du moins, Yulpi fit mine de s'en aller, mais dès que la ruelle fut laissée déserte, il y retourna. Il s'approcha de l'endroit exact où devait se trouver la cache, en ne cessant de passer des regards dans toutes les directions dans la crainte d'être surpris. En tâtant le bon endroit, il trouva assez rapidement la cache, grâce aux indications précises qui lui avaient été données. Le paquet était une sorte de coffret enrobé dans du tissu. Yulpi fut bien sûr curieux de savoir ce qu'il contenait, mais n'en fit rien pour autant. Il referma la cache et repartit en pressant le pas. Il n'avait pas de cape, de manteau ou quoi que ce soit pour dissimuler le paquet, peut-être que n'importe qui pouvait le voir marcher avec dans les rues. Qui saurait de quoi il s'agissait ? Ca pouvait être n'importe quoi, et pas forcément quelque chose lié à de la contrebande.

Yulpi retrouva Tisjess et le Quarren et leur remit le paquet. Tisjess lui demanda s'il avait aperçu quelqu'un de suspect. Yulpi répondit qu'il avait bien trouvé deux personnes dans la ruelle mais qu'il était à peu près certain que ce n'étaient pas des mercenaires espions. Il se garda simplement de préciser que l'une de ces deux personnes était un Jedi. Il savait qu'en disant cela, Tisjess lui reprocherait de ne pas l'avoir éliminé.

Son maître n'avait plus besoin de lui, et lui laissa quartier libre. Parfait, même pas besoin de demander ! Yulpi se dirigea donc tranquillement vers Worthington, pour trouver en partant de là l'endroit où Samaël lui avait donné rendez-vous. S'il avait connu cet endroit, il serait arrivé en avance ; le temps de chercher, il arriva juste à l'heure. Il s'agissait d'une ruelle marchande. Les étals exposaient essentiellement des bibelots, et les clients se succédaient sans être foule. Parmi eux, il fut des plus facile de repérer la silhouette d'un petit homme-cheval.

Yulpi s'approcha de Samaël avec un petit sourire. Les gens contournaient le corps du poulain sans faire de réflexions, la rue étant suffisamment peu étroites. A croire qu'il était normal de trouver un cheval parlant dans une rue marchande de Coruscant. De toute façon, s'il y avait bien une planète où l'on trouvait de toutes les races, c'est bien Coruscant.

YULPI – Salut ! Alors, ta mission s'est bien passée ?
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Rodéo, c'est la vie pas le paradis [Samaël Akiam]

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