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 Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]

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Madigan Obadia
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MessageSujet: Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]   Dim 17 Juil 2016 - 17:03

Il ne fallait pas croire les images que vous voyiez dans le holonet. Les belles constructions d’acier qui s’élevaient jusqu’aux astres, les gens bien habillés qui se promenaient dans les rues avec insouciance, les grands appartements avec vue sur les couchers de soleil… Coruscant ne valait pas mieux que d’autres planètes à plus sinistre réputation. Il suffisait de savoir gratter le vernis lisse et luisant pour dévoiler une réalité moins enchanteresse. Madigan n’avait ainsi jamais connu bas-fonds plus mal famés et plus dangereux que ceux de Coruscant. Même les hautes sphères de la ville-planète pouvaient se révéler périlleuses tant la corruption, la manipulation et les guerres d’intérêt s’y épanouissaient comme du chiendent.

Pour le contrebandier, Coruscant était une planète hypocrite. Il n’était venu que pour voir un indic’, sans plus. Il y avait un client potentiel dans les bas-fonds, un type qui voulait faire partir des faux documents. La livraison était destinée à des relations qui avaient été privées de droit d’entrer dans le territoire républicain. Mad n’avait pas cherché à connaître la raison pour laquelle son nouveau client Duro cherchait à faire entrer ce qui étaient sans doute des criminels réprouvés en zone républicaine, mais il estimait que ce n’était pas ses oignons. Ce n’était pas le plus louche des boulots qu’il avait pris. Ce n’était pas non plus dangereux. Il lui suffisait de planquer correctement les faux papiers sur l’éternel, partir dans les territoires Hutt, donner la marchandise et c’était bon. De l’argent facile en somme.

Il devait récupérer la cargaison le lendemain auprès d’un intermédiaire. Il n’avait qu’un nom et une adresse mais ça ferait l’affaire. Il lui restait un peu de temps avant de rentrer au vaisseau. Il passerait surement la nuit dedans. Karissa était allée rendre visite à sa famille, ce qui était extrêmement rare. Surprenant également. Il n’avait jamais considéré sa seconde comme particulièrement sentimentale, mais apparemment on ne connaissait jamais totalement ses associés.

Madigan remonta les dernières marches qui le ramenaient à la surface d’un pas rapide. L’odeur rance des bas-fonds le hantaient encore, mais bientôt les effluves des parfums aseptisés envahirent ses sens. Il ne savait ce qu’il préférait, aucun des deux surement. Le soleil commençait à se coucher. L’horizon était presque violet. Il allait surement aller dans un bar. Pour boire un verre et passer le temps. Observer les gens. Il connaissait un bar à soldats en permission, il y allait de temps à autre quand il était encore un jeune soldat. Il ignorait s’il s’agissait d’une bonne idée que de raviver les souvenirs anciens. La guerre. La République. Ce n’était rien d’autre que les réminiscences d’un passé, d’une autre vie qui avait été réduite en poussière avec une brutalité qui avait laissé plus que des cicatrices sur la peau. Des marques à l’âme.

Qu’importe. Ses pieds l’avaient déjà porté dans ce bar. « Shooting Star ». Quel nom adorable. Mad poussa la porte. IL faisait déjà chaud et de nombreuses tables étaient déjà occupées. Une fumée entêtante avait envahi la pièce principale, les néons éclairaient l’endroit d’une douce lumière violette. D’un premier coup d’œil, le dévaronien ne reconnut personne. Il était cependant difficile de donner une identité aux dos qui formaient des masses informes, aux grandes ombres qui parlaient d’une voix cassée pour parfois éclater d’un grand rire.

Mad partit directement au bar et s’installa sur un haut tabouret. Il pouvait avoir une bonne vue de l’ensemble de la salle où il était. Un réflexe acquis pendant ses années dans l’armée, affuté par la méfiance.

- Qu’est-ce que je vous sers ?

La serveuse était une jeune Twi’Lek à la peau claire, des tatouages étaient visibles sur son bras découvert. L’autre était bionique et ses circuits luisaient légèrement. Un ancien soldat reconverti. Il ne fallait pas se fier aux apparences. Madigan allait faire un choix des plus classiques. Finir par terre seul n’était pas forcément un acte très glorieux.

- Une bière corellienne.

Le geste de la main qu’il venait d’amorcer resta suspendu. Il avait reconnu un éclat châtain, tirant sur le rouge. Une chevelure mémorable pour une femme mémorable.

- Et une deuxième pour la femme là-bas !

La Twi’Lek lui lança un regard désapprobateur mais ne dit rien. Une fois sa bière à la main, il salua la caporale Saha Opale en levant son verre d’un geste amicale. Allait-elle se souvenir de lui ?
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Saha O. Opale
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]   Dim 17 Juil 2016 - 19:59



RETROUVAILLES

FT. MADIGAN OBADIA

1216 MOTS
DIALOGUE EN #D8E567
RAIN MAN - BRING BACK THE SUMMER

L'air est épais, on pourrait même bien distinguer une masse grise qui brouille les grands écrans des hauts buildings de la cité de Coruscant. Le soleil rouge du système se couche dans cette brume morne qui étouffe les systèmes respiratoires de la populace grouillante plus bas, sur terre, marchant, courant, se pressant sur les trottoirs et les passages piétons submergés à intervalle régulière par la masse hétéroclite. Le métal des constructions a quelque chose d'effrayant, de peu rassurent. Certaines bâtisses ressemblent à des arachnides gigantesques qui dévorent les cellules qui s'affolent sur les chemins de la ville moderne. C'est angoissant, oppressant. Pourtant tout ça c'est l'extérieur, ce monde rêvé que l'ont vend aux plus pauvres et aux gens d'ailleurs, ceux qui vivent dans les campagnes avec trois fois rien. On vous vend cette vie de richesse, mais en fait, la réalité est toute autre.
Quand toi t'es remontée à la surface les lumières artificielles t'ont aveuglé, tout ta semblait tellement plus sombre, plus chaotique que les profondeurs, les bas-fonds. Les gens étaient flashy, leurs habits te semblaient somptueux, tout semblait parfait... Sauf leurs visages qui étaient marqués par la fatigue et une tristesse tapie profondément dans leurs tripes polluées. Souvent tu t'es demandée si tout ça était réel, si tu n'étais pas dans une sorte de simulateur avec des avatars qui, normalement devaient être uniques, mais au final se ressemblaient tous. Ces gens ont tout, et pourtant ils ne semblent pas si heureux...
Mais ce n'est pas pour autant que tu es retournée dans les entrailles de la cité. Même si des fois tu te demandes si tu n'aurais pas dû. Mais ça, tu ne le sauras probablement jamais. Maintenant t'as toi aussi pris le pas, t'as l'habitude...

En ce moment les terrains sont calmes, on vous demande de vous reposer, mais de rester disponible. Tu sais que ce genre de formulation ne présage rien de bon, tu sais que bien vite on vous redemandera d'enfiler vos armures et de partir en zone hostile, sur une planète lointaine où la communication ne sera qu'une utopie. Tes soldats souvent occultent cette idée de danger imminent, tu sais qu'ils préfèrent rester dans le fantasme de la paix. Pourtant ils ont vu le sang, ils ont vu la guerre. C'est pour mieux se protéger a dit le psy'. Il a aussi dit que tu devrais probablement faire pareil, essayer de vivre avec un peu moins la peur au ventre, les souvenirs qui restent sur la rétine. Il te le dit tout le temps. Chaque semaine. Mais chez toi ce discours ne marche pas, bien au contraire, les réminiscences sont tenaces, c'est plus clair encore plus les jours défilent... Tu t'en voudrais tellement de ne plus te souvenir du dernier regard du mec à qui tu ôtes la vie. Tous ces ennemis c'est pas seulement des "parasites", c'est aussi des personnes, malgré tout. Toi Saha tu pars de cette base ci, alors tu t'obliges à te souvenir, tu comptes, tu épelles les noms, les matricules que t'as pu entendre, que t'as pu lire...

Ce soir, pour une fois, tu vas te "détendre" avec tes gars. Comme toujours le Commandant n'est pas là, il a toujours d'autres choses à faire, des papiers à remplir, des négociations à argumenter. Souvent tu l'accompagnes, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui tu dois t'occuper des "petits"... Et ça, ça veut dire que vous allez partir bientôt. Alors ce soir t'es au « Shooting Star » pour les faire boire, les faire sourire, les faire rire. C'est peut-être la dernière fois après tout. Faut profiter il paraît...
Vous êtes autour d'une grande table, y'a des soldats de d'autres sections que la votre aussi, tout le monde a un verre bien rempli, les discussions sont animées. Les uns se donnent des conseils, les autres racontent leur dernier coup d'un soir, d'autres parle de leur femme, leurs enfants... Y'a des gonzesses, des bonhommes, des humains, des aliens... Un peu de tout. Tout le monde a l'air d'avoir la belle vie, toi tu souris doucement, tu écoutes un peu se qu'on peut te raconter, tu recales gentiment les avances de gars un peu trop alcoolisés. Mais t'as l'esprit ailleurs, tu joues avec le fond de ton cocktail...

« Je reviens les enfants. Je vais me reprendre quelque chose... », finis-tu par dire avec un léger sourire à tout ce beau peuple. En faisant bien attention de ne bousculer personne tu te lèves et te fraies un chemin au milieu des gens et de l'atmosphère étouffante du bar.
C'est pas facile d'être une femme humaine par ici, pourtant t'es pas habillée de manière provocante. Tu sais pas trop ce que peuvent bien te trouver les mâles de l'assemblée, t'es juste avec une chemise blanche et un pantalon noir. A moins que ça soit le fait que trois boutons soient ouverts et que tu portes des talons qui les émoustille... Tu ne sais pas vraiment, mais t'es obligée de jouer des coudes pour arriver à destination, à l'un des bouts du bar, où la serveuse est déjà occupée de l'autre. T'attends donc tranquillement, tu te fais rapidement accoster, tu discutes de tout, de rien, surtout de rien d'ailleurs. Mais assez vite la serveuse vient à toi, « Excuse-moi, c'est de la part du gars là-bas. », tu regardes le demi devant toi en levant un sourcil interrogateur puis tes yeux vairons se dirigent vers la direction que t'indique la Twi'lek. C'est instantané lorsque tes orbes se posent sur la silhouette, de bons - et de moins bons - souvenirs s'imposent à ton esprit et un sourire éclatant se dessine sur tes lèvres. Tu remercies la Twi'lek et prend ton verre. Tu n'aimes pas trop qu'on t'offre les choses, mais ceci est une bien agréable surprise. Disant au revoir à des gens un peu collant tu te fais une nouvelle fois un chemin vers la personne qui t'a procuré la bière, « Vous... Ici... Voilà une surprise. », dis-tu en arrivant à côté du Dévanorien, « Madigan Obadia. », tu lèves ton verre avec un petit sourire tout en mimant une révérence. Définitivement tu reconnaîtras ces cornes entre mille, « Merci... Mais vous savez que je n'aime pas que l'on m'offre les choses, tu les as toujours gagné à la sueur de ton front, ... Votre mémoire vous fait donc défaut ? ». Toi tu te souviens de tout. Excellent tireur, précision à toute épreuve. C'est comme une grosse gifle.
« Caporale ! Vous revenez ?! », un cri est lancé à travers le bar et tu te retournes en faisant signe que tu arriveras plus tard, « D'accord ! Vous prendrez donc la prochaine partie de carte ! ». Tu reviens vite vers le cornu en soupirant, « Alors... Que faites vous dans ce bar à soldats ?... », questionnes-tu même si tu sais que la demande est sûrement délicate.



Dernière édition par Saha O. Opale le Mar 16 Aoû 2016 - 16:49, édité 4 fois
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Madigan Obadia
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]   Mer 10 Aoû 2016 - 16:51

- Caporale ? Répéta le dévaronien. Je vois que les promotions ont fusé.

Il n'était pas étonné outre mesure. Dans ses souvenirs Saha avait été un élément fiable, doué et travailleur. Le genre de spécimen qui obéissait sans sourciller et donc qui plaisait aux supérieurs. Il était comme ça, lui aussi, jadis quand il croyait fermement que l'armée était le seul moyen d'échapper à son milieu. Depuis il avait bourlingué et découvert la vraie liberté. Son point s'en était légèrement ressenti, il trouvait à présent les militaires rigides. Ceci dit, la plupart des autres contrebandiers le trouvaient lui-même bien plus rigide que la moyenne.

Un sourire goguenard étira brièvement les lèvres de Madigan. C'était une réaction prévisible de la part de Saha Opale, mais cela l'amusa plus qu'autre chose. En réalité, il avait plutôt cherché à attirer son attention, même si ce n'était pas très subtil. La situation était en effet plutôt inhabituelle. Mad restait tout de même peu à son aise dans ce bar qu'il avait fréquenté autrefois avec sa propre unité, entre deux missions sur des planètes paumées à l'autre bout de galaxie. A tout bien y réfléchir, il se demandait comment il avait pu supporter ne pas être libre de ses mouvements pendant aussi longtemps.

- Allons, il y a certaines choses qui ne s'oublient jamais. Je suis plutôt surpris de ne pas m'être pris une torgnole en pleine trogne pour laver l'affront.

Les femmes militaires étaient en général des dures à cuire et pas toujours le genre causant ou même conciliant. Des années auprès de Karissa avaient bien appris au Dévaronien à se conduire convenablement auprès de ces dames, c'est-à-dire comme auprès de soldats lambdas. C'était sûrement la plus belle marque de respect possible pour des femmes qui étaient parvenues à s'imposer dans un univers aussi masculin.

- Pourquoi je viens dans ce bar ? Sans doute mon côté nostalgique. Ce n'est pas comme si je passais souvent sur Coruscant, alors autant visiter les endroits connus.

Le contrebandier avait du mal à interpréter le ton de Saha. Il ignorait jusqu'à quel point elle était au courant de ses nouvelles activités. Elle n'avait cependant pas eu l'air particulièrement surprise de le voir, l'armée semblait au courant de sa résurrection. Quelle ironie. Lui qui avait été laissé pour mort dans les ruines d'Artorias, le sang de ses camarades sur son armure de combat et des années d'insomnie et de paranoïa qui continuaient à le hanter… Mais ce n'était pas le moment d'y penser. Mad chassa les réminiscences sanglantes qui commençaient à salir ses pensées en tendant le verre à la militaire :

- Dites-vous que c'est la dernière fois que je vous offre quelque chose et prenez-cela comme un geste pour fêter des retrouvailles. Ce n'est pas comme si j'avais souvent l'occasion de faire des cadeaux. Vous n'aviez pas l'air très surprise de me voir. Vous étiez donc au courant que j'avais quitté l'armée républicaine ?

D'un autre geste il invita Saha à s’asseoir non loin. Par curiosité, il jeta un regard rapide aux soldats qui accompagnaient la femme. Il constata qu'elle était la plus haut gradée du panier. Comme tous les troufions de la galaxie ils enchaînaient les parties de pazaak. C'était un bon moyen de réduire la pression, surtout alors que l'équilibre politique était de plus en plus menacé. Ils avaient besoin de ces longs moments de convivialité pour recharger les batteries. Il y avait en sus pas mal de monde, comme si ce petit bar reflétait les tensions politiques et militaires qui avaient lieu actuellement. Plus il y avait de bruit et de monde, plus il y avait d'ennuis à exorciser.

Madigan but pensivement une gorgée de bière corellienne. Elle n'était pas mauvaise mais ce n'était pas la meilleure qu'il avait pu goûter. Le contrebandier n'avait aucune intention de se retrouver mêler aux événements qui secouaient la République. Il avait la ferme attention de continuer ses activités en se heurtant le moins possible aux histoires de Sith, de jedi, de République et toute autre force majeure qui manigançait dans son coin pour satisfaire leur ambition démesurée. Il était cependant assez curieux de voir la situation évoluer et surtout de voir comment il pouvait en profiter.

- Une idée de votre prochaine affectation ? Sans vouloir être indiscret bien sûr.
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Saha O. Opale
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]   Jeu 18 Aoû 2016 - 9:47



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FT. MADIGAN OBADIA

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WHETHAN - CAN'T HIDE

Un léger sourire étire tes lèvres et tes yeux se laissent glisser sur le bois du bar lorsque ta connaissance s'étonne de ton grade et se permet un petit commentaire. Quand les corps tombent et que le sang de ceux-ci se déverse sur les champs de bataille, ceux qui regardent la guerre comme une macabre télé-réalité cherchent de nouvelles têtes comme leader. Et c'est tombé sur toi, cette année là, il y a quatre ans. T'étais la seule qui n'avait pas le regard fuyant, terrorisé, horrifié. T'étais la seule à regarder le Big Boss dans les yeux, le visage neutre de toute émotion et le dos droit. les autres étaient brisés ; leurs corps, leurs âmes. Toi, tout semblait si normale, si fade. L'habitude. Suivant doucement les stries du bois, au final tes lèvres se pincent feignant la modestie avant de se mouvoir en un simple, « Comme quoi... », presque moqueur envers toi.

La suite t'amuse un peu et quelques rides se forment au coin de tes yeux. Dans ton milieu, les femmes sont loin d'être des fines dames ; c'est marche ou crève. Peut-être que si t'étais une de ces dures à cuir au ciboulot aussi évolué que les mâles trop sûr d'eux tu aurais réagi comme l'aurait pensé Madigan. Mais il n'en n'est rien. Là, tout de suite, tu ne portes pas l'uniforme, t'es tranquille, décontractée, avec tes gars pour oublier les dernières horreurs et les prochaines, « Ah Ah... Pensez-vous. Il y aurait déjà eu des morts ici, si je faisais comme vous l'entendez... », réagis-tu en montrant du coin de l'oeil un gars très lourd avec la gente féminine qui t'avait accosté juste avant sans aucune forme de politesse.

Lorsque le terme de nostalgie fut prononcé, le léger sourire sur tes lèvres se mit à trembler car trop de souvenirs se mirent à affluer d'un coup. Mais l'ambiance étouffante et festive du bar le cachera bien. Tant bien que mal tu chasses les pensées morbides et tu essayes de te focaliser sur le moment présent, auquel d'ailleurs tu hausses doucement les épaules, l'air de dire que l'argumentaire te convient. Et même s'il ne te convenait pas, tu aurais eu le même silence.
Le Dévaronien brise le blanc en tendant le verre vers toi, « Dites-vous que c'est la dernière fois que je vous offre quelque chose et prenez-cela comme un geste pour fêter des retrouvailles. Ce n'est pas comme si j'avais souvent l'occasion de faire des cadeaux. Vous n'aviez pas l'air très surprise de me voir. Vous étiez donc au courant que j'avais quitté l'armée républicaine ? », et tu n'as pas d'autres choix que d'accepter en le remerciant simplement.
Vous allez pour vous asseoir non loin et tu réponds à son interrogation, « J'étais au courant que vous étiez mort, oui. La résurrection, non. », mais par les temps qui courent plus rien ne te surprend vraiment. De temps en temps, dans les couloirs de certaines bases tu peux entendre qu'un tel est de retour après quelques périples, ou qu'un autre a été vu, mais toutefois ce n'est pas sûr car cela vient d'une rumeur... Enfin bref. Tu n'es pas du genre à faire attention à tout ça. Tu as vu tellement de camarades tomber et disparaitre dans les entrailles de terres hostiles que tu ne prêtes guère d’intérêt à un élément disparaissant de ton tableau. Même si des fois tu peux faire la moue, trouvant ça dommage... Mais tu n'as pas le temps de faire plus.
disparaissant« Mais c'est apprécié de vous retrouver ici. », finis-tu par dire avant de boire une gorgée du présent du revenant. Tu ne t'aventures pas plus dans le dialogue, pas tout de suite. Si l'autre ne s'est pas représenté dans les rangs de l'armée après sa réincarnation, c'est peut-être pour une bonne raison.
En attendant le liquide dans ton verre n'a rien de sensationnel, tu as pu goûté mieux. Et puis ton esprit est un peu ailleurs en ce moment pour vraiment apprécié. Ton regard se pose successivement sur les individus s'amusant dans le petit établissement, et tes oreilles traînent de conversation en conversation. On pourrait croire que le cornu t'ennuie, mais il n'en n'est rien... t'es juste un peu fatiguée.

Assez vite Madigan te tire de tes pensés, te demandant si tu savais où aller se situer la suite des événements. Levant tes yeux vairons l'air pensive tout en prenant une grande inspiration, tu essayes de rassembler tes idées, voir si tu peux en parler, si tu as des informations sur la choses, puis la réponse tombe, « Hum... Aucune idée... Enfin si. Mais c'est confidentiel, ah ah... », expliques-tu en finissant par un léger sourire. Comme toujours avec toi, tout fini par un sourire. Un sourire que souvent l'on trouve triste, un peu mélancolique. Il est un ancien soldat. même, un EX-soldat. Il a quitté l'armée, tu ne sais pas ce qu'il fait maintenant. Tu pars du principe qu'il n'est qu'un souvenir, et que face à toi se tient une sorte d'inconnu, « Et puis je ne porte actuellement pas mon uniforme ou une quelconque armure. Je n'ai pas très envie de parler boulot. », reprends-tu. Si t'es ici, c'est pour toi aussi essayer de faire le vide dans ton esprit, te dire que tu peux être une personne lambda et ignorante des manipulations politique et militaire qui s'opèrent dans la galaxie.

Tu bois une nouvelle gorgée de bière corellienne tout en jetant un oeil à ton équipe, puis ton verre posé, ta curiosité frappe à la porte de tes lèvres, « Et sinon... Que peut bien faire un revenant, Ex-militaire, dans cette galaxie bien hostile... Sans vouloir être indiscrète, bien sûr... », demandes-tu en laissant un léger pique bon enfant. Tu sais très bien qu'il pourrait donner la même réponse que tu as pu donné plus tôt... Mais qui ne tente rien n'a rien...

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Madigan Obadia
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie passée [PV Saha]   Dim 11 Sep 2016 - 21:20

L'atmosphère avait beau suinter la détente des soirées de perm', Saha n'était pas des plus bavardes. Une autre qualité très appréciée parmi l'armée. « De toute évidence, ce n'est pas avec elle que je saurais à quoi pensent les grands pontes de ma résurrection miracle, ou même que je saurais si l'armée est au courant que je suis parvenu à me sortir du bourbier d'Artorias en préservant quasiment mon intégrité physique. » Mad retint un soupir et sirota quelques instants sa bière, le regard perdu dans le vague. Jouait-il à un jeu dangereux en se faisant remarquer de la sorte dans un bar bondé de militaires avinés ? Sa paranoïa reprit quelques instants le dessus, il lança un regard circulaire, s'attendant à voir quelqu'un le fixer avec insistance, mais il se rendit à l'évidence. Que des nouvelles têtes hormis Saha.

- Il faut croire que les femmes militaires s'adoucissent. Ou alors pensez-vous les dragueurs sans subtilités qui écument les bars miteux ne sont que de grands enfants en quête de leur fragile et incertaine virilité ?

Un sourire avait brièvement étiré les lèvres fines du dévaronien. Il approuva d'un bref signe de tête le silence de Saha quant à sa prochaine mission. Il avait fait parti de cette division particulière de l'armée consacrée aux missions délicates. Le secret et la confidentialité avaient été son pain quotidien pendant une grande partie de sa vie. Il ne pouvait que comprendre les réticences de la femme. La philosophie de la grande muette était, comme son nom l'indiquait, d'une simplicité limpide : si quelqu'un n'était pas au courant d'une information, c'était qu'il y avait une bonne raison. D'autant plus que Mad était à présent un fantôme. Il pouvait être n'importe qui, y compris un ennemi de la République. Son présent était aussi impalpable que la fumée qui étouffait le bar.

- Je vois. J'imagine que la situation de la République commence à atteindre un certain point de tension.

C'était compréhensible. Être militaire, même lorsque la mission consistait uniquement à obéir, était une occupation stressante, exigeante. Avec le recul qu'il pouvait avoir aujourd'hui, supporter une telle pression lui semblait au-delà du supportable. Être un contrebandier avait également son lot de difficultés, plus d'une fois sa survie n'avait tenue qu'à un fil, mais il ne s'agissait pas de sensations de la même nature. Il y avait comme un poids de plus qui alourdissait l'âme à savoir que tout ce que l'on faisait était pour le plus grand bien. Fuyait-il les responsabilités ? Sûrement. Mais pouvait le lui reprocher lorsque lesdites responsabilités avaient manqué de le broyer ?

Saha n'était toujours pas très loquace. Il commençait à penser que la discussion allait prendre fin. Le genre de discussion avec de vieilles connaissances, celles que l'on n'avait pas vues depuis une éternité. Passé les premières minutes, on s'apercevait avec embarras que l'on avait grandi et changé, que les différences étaient trop prégnantes et que l'on n'avait plus rien à se dire vraiment. Une sensation qui laissait comme une vide dans l'estomac, un regret sous-jacent et presque douloureux. Mais une question avait franchi les lèvres de la militaire. Une bien épineuse question.

En réfléchissant, Mad effleura inconsciemment la cicatrice qui ornait son œil gauche. Un geste mécanique et presque incantatoire qui lui permettait de garder de contrôle quand certains souvenirs indésirables venaient titiller le fil de ses pensées et ramener à sa mémoire le bourbier d'Artorias. Il suffisait de peu. Parfois un mot, parfois une odeur, pour qu'un flash sanglant l'aveugle brièvement et qu'un goût de rouille vienne gâter le fond de sa gorge. Personne n'échappait à la curiosité du « qu'es-tu devenu ? ». Il était naturellement très tentant d'évoquer la confidentialité, mais il n'avait pas envie d'être mesquin.

- Dis-moi Saha, à quelle âge es-tu entrée dans l'armée ? (Je passe au tutoiement, ça devient vraiment gênant). Jeune, tout comme moi j'imagine. Disons que lorsque l'on quitte le bercail avec un certain empressement, comme ce fut mon cas, il reste certaines voies qui sont ouvertes. Nous pouvons nous reconvertir dans la sécurité privée d'un gros bonnet paranoïaque, devenir fonctionnaire, formateur, sportif de haut niveau… Eh bien essaie d'imaginer l'une des voies les moins recommandables.

Mas ne pouvait jamais s'empêcher de ressentir une certaine jubilation. Une émotion qui s'emparait de lui à chaque fois qu'il évoquait sa nouvelle carrière. Comme si il mettait au défi son interlocutrice de le juger après qu'elle eut deviné la réelle nature de ses activités. C'était stupide bien entendu, songeait-il en faisant tourner le fond de bière qui lui restait d'un geste impatient. Les glaçon heurtaient le verre dans un tintement agréable.
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