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 De l'art de converser [Pv Rhaenys]

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MessageSujet: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Ven 6 Mai 2016 - 21:41

"Deux ans..." murmura le Noghri, appréciant visiblement le lever de soleil sur une colline aux abords de l'académie, donnant sur la Vallée des Seigneurs Noirs.

En effet, cela faisait déjà presque deux ans que Drahk avait quitté le giron des Hutts et traînait ses guêtres à l'académie dans l'espoir de devenir un véritable Sith. Contrairement à la majorité des apprentis, devenir un Sith n'était pas une fin en soi mais une simple étape sur le chemin de la grandeur. Le Noghri ne vivait que pour devenir plus fort et ne s'imposait aucune limite. D'ailleurs, sans cette obsession, il n'aurait jamais pu s'inscrire à cette académie. Son profil était plutôt marginal pour un apprenti. Si certains pouvaient se targuer d'être nés Sith ou même d'avoir grandi dans leur sphère d'influence, ce n'était pas le cas de Drahk, inscrit à l'âge avancé de 23 ans et traînant derrière lui deux dizaines d'années d'enseignements et d'expériences. Il était en règle générale très difficile de remplir une coupe déjà pleine. Ce n'était bien sûr pas le cas du Noghri, dont la coupe était quasiment vide. L'apprenti avait énormément de choses à apprendre ! Seulement il allait à son rythme...

Comme tous les jours depuis son enfance, l'apprenti commençait sa journée par un jogging, histoire de relancer la machine et de mettre son corps dans des conditions idéales pour la journée. Si les Noghris jouissaient naturellement d'une agilité et d'une dextérité peu commune, ce n'était pas le cas de la force et de l'endurance. Heureusement pour lui, Drahk avait eu la chance grandir dans un environnement hostile propice au développement de son physique. Les forêts tropicales et les plaines désertiques de son monde natal lui permirent de se forger un corps d'une résistance inouïe. De plus, l'apprenti n'était pas du genre à vivre sur ses acquis comme en témoignait sa routine matinale. Le jogging durait presque deux heures et ne représentait que la première partie, soit un tiers de son exercice quotidien !

Dans un perpétuel but d'amélioration, Drahk corsa son entraînement à la course de manière drastique au fil des années. Il imagina une technique des plus basiques, à la hauteur de ses capacités intellectuelles. L'apprenti n'avait que rarement trouvé de conditions aussi hostiles que celles de sa planète d'origine alors il s’évertua à dupliquer ses conditions. Après quelques tentatives, le Noghri opta finalement pour un simple système de poids. Habile de ses mains, il se fabriqua deux gantelets qu'il se fixa aux poignets. Tout autour de ces derniers, Drahk cousu des poches, refermables grâce à un petit lacet, à l'intérieur desquelles il pouvait glisser ce qu'il voulait, en l’occurrence des poids. Il fit de même pour ses chevilles. Une méthode certes archaïque mais qui fit visiblement des merveilles à la vue du physique d'athlète du Noghri.

D'ordinaire, Drahk croisait peu de monde lors de son jogging. Étrangement, l'apprenti rencontrait surtout des gens qui semblaient rentrer pour se coucher. Il lui arrivait cependant de croiser quelques personnes - élèves, guerriers ou maîtres, il ne put le dire - qui s'adonnaient eux aussi au plaisir de l’entraînement physique matinal. Ces derniers n'étaient pas légion mais sans surprise, le Noghri les retrouvait souvent dans la salle d’entraînement plus tard dans la matinée. La plupart étaient des élèves qui comme lui mettait un point d'orgue à entretenir voire façonner leur corps. Comme souvent, Drahk était le premier arrivé. Il alluma les lumières et entama sa séance en soulevant de la fonte. L'apprenti ne cherchait pas l'exploit ou encore à prendre de la masse mais visait à travailler sur la longueur, à solidifier ses bases. Il semblait complètement imperméable à ce qui pouvait se passer autour de lui.

Après deux heures, Drahk était en nage. La salle dédiée à la musculation grouillait à présent d'élèves. Il était grand temps de la quitter pour une salle plus adéquate à son prochain exercice. Dans sa hâte d'échapper à la foule, la tête de l'apprenti heurta quelqu'un au niveau de la poitrine. Etre de petite taille n'avait pas que des inconvénients ! Si la sensation au toucher s'avéra des plus sympathiques, il ne s'éternisa pas. Il se contenta de grogner quelques mots d'insultes à peine intelligibles, histoire de se défausser d'une quelconque responsabilité. Il sortit prestement de la pièce, espérant que cette personne ne le suive pas. De toute manière, avec la réputation de tueur qui lui collait à la peau, personne n'oserait...


Dernière édition par Drahk Tlakh'sar le Dim 8 Mai 2016 - 19:54, édité 3 fois (Raison : Mise en page / Test)
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MessageSujet: Re: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Sam 7 Mai 2016 - 16:10

L'atmosphère du centre d'entraînement était saturée de fragrances de sueur et de musc.

Je fronçais légèrement le nez, une mine contrariée venant altérer mes traits. Non pas que l'odeur m'incommodât particulièrement, j'en avais l'habitude et ce n'était après tout que la manifestation biologique de tout entraînement digne de recevoir ce nom. Mais ce n'était pas pour autant que j'appréciais de sentir celle des autres, qui ne faisait que me rappeler sans cesse leur présence grouillante, remplissant jusqu'au moindre recoins de cette salle bondée.

Je n'avais jamais vraiment apprécié la compagnie ou le contact d'autrui, avant comme maintenant, mais cette aversion pour toute forme de sociabilité s'était encore accentuée depuis mon arrivée à l'académie. Premièrement, parce que je considérais l'infinie majorité des apprentis comme des banthas stupides qui cultivaient souvent le corps au détriment de l'esprit. Et deuxièmement… Parce que les fréquenter de trop près me rappelait de façon trop douloureuse que j'étais devenue l'une d'entre eux. Une vermine de plus, noyée dans la masse purulente et indistincte de ses semblables.

Pour moi qui avait été habituée à être unique, cet état de fait s'avérait plus que difficile à accepter et c'est pourquoi je préférais généralement m'entraîner à l'écart, loin des harassements bovins des m'as-tu vu s'escrimant à soulever de la fonte du matin au soir, dans un tentative aussi vaine qu'illusoire de se donner un semblant de virilité. Malheureusement, il semblait bien qu'aujourd'hui tout isolement soit proscrit, tant l'académie fourmillait tout entière d'une activité fébrile. Ne restait que l'option d'aller poursuivre mes activités sous le soleil brûlant de ce milieu d'après-midi, ce qui, je devais bien l'admettre, ne me seyait guère en cet instant. En désespoir de cause, je choisis donc d'abandonner la machine sur laquelle je m'exerçais pour me diriger vers la bibliothèque où je pourrais occuper le restant de ma journée à l'étude.

Enfin, c'est probablement ce que j'aurais fait si je n'avais pas été percutée de plein fouet par un nabot cornu dégoulinant de sueur et aussi haut que large, alors que je m’apprêtais à quitter tranquillement la salle d’entraînement. Nabot cornu qui, non content de me peloter à moitié au passage, lâcha une bordée d'injure et tourna les talons sans le moindre mot d'excuse.

«  Jendnouk* !»

Que je lui lançai dans ma langue maternelle, alors qu'il fonçait hors de la pièce comme un bantha à la charge, escomptant visiblement que je le laisse partir impunément. Malheureusement pour lui, je n'en étais pas vraiment d'humeur, pas plus que je ne comptais me ridiculiser en me laissant bousculer ainsi au vu de tous. Je lui emboîtai donc le pas, le rattrapant à grandes enjambées, pour venir me planter devant lui, obstruant le passage.

Le moins qu'on pouvait dire, c'est qu'il n'était guère plus charmant de face que de dos, avec son crâne osseux et sa stature trapue débordant de muscles et de griffes. Il me semblait d'ailleurs l'avoir déjà croisé à maintes reprises, durant mes entraînements, sans pour autant que je sache grand chose de lui hormis que beaucoup le considéraient visiblement comme un danger potentiel… et un bourrin de base accessoirement. Mais tout cela, ne changeait absolument rien à mon affaire. Ce genre de type aux muscles plus volumineux que ne l'était sa cervelle ne m'impressionnait pas. C'était plutôt l'assemblage de l'intellect et de la puissance qui me donnait des raisons de m’inquiéter, mais dans son cas, il était assez net qu'il manquait un ingrédient fondamental de cette alliance. Je me penchai donc légèrement en avant, histoire qu'il comprenne bien que je m'abaissais à son niveau.

« T'es trop proche du sol pour voir où tu vas ou bien c'était une façon subtile de te faire plaisir ? »

Encore fallait-il que le mot subtilité fasse partie de son lexique restreint.

_______
* Crétin en Zabraki.
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MessageSujet: Re: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Dim 8 Mai 2016 - 19:54

"C'était bien ma veine..."

Drahk n'était pas du genre intuitif, c'était même le contraire. Au réveil, il avait pourtant senti que la journée serait à marquer d'une pierre blanche. Cette dernière avait pourtant bien commencé et s'était annoncée sous les meilleurs hospices. Le jogging et la séance de musculation s'avérèrent tout ce qu'il y avait de plus normal. Tout allait pour le mieux et le destin lui offrit même un petit bonus au passage, lui octroyant un contact prolongé avec la poitrine d'une Zabrak. Il avait connu de pires matinées !

Le Noghri n'était pas ce qu'on pouvait qualifier de chaud lapin. De nature sérieuse, il était sans cesse focalisé sur son but et sur le moyen d'y parvenir. En gros, il était tout le temps fourré au Centre d’entraînement. Pourtant, il était loin d'être un novice dans ce que l'on nomme naïvement « les choses de l'amour ». Il venait d'un monde tribal au sein duquel la majorité sexuelle était atteinte à 8 ans. De plus, en dépit de sa nature, ses années passées au sein d'une organisation criminelle aux mains des Hutts, lui permirent d'agrandir ses horizons en la matière ! Si Drahk n'avait jamais activement cherché l'amour, cela ne l'avait jamais empêché de se payer des prostituées. Un excellent moyen de se détendre entre deux missions. En résumé, le Noghri avait vu du pays...

Malheureusement pour lui, l'académie ne lui offrait bien peu de « détente ». Disons que le contexte ne s'y prêtait pas, en dépit des valeurs Sith qui prônaient pourtant une certaine passion. Drahk avait dressé une barrière dès son arrivée et s'était enfermé à double tour. Il était trop différent des autres sur des dizaines de points et plus particulièrement au niveau de son attitude très rigide. Il se voyait presque comme un padawan Jedi à ce niveau, c'est dire ! De ce fait, lorsque l'occasion s'était présentée, le Noghri ne put résister à la tentation. Il se dit qu'avec toute cette foule, cela passerait pour un simple accident. Après réflexion, l'apprenti aurait pu esquiver la Zabrak au prix d'une agile pirouette. Cependant ce fut son deuxième cerveau qui prit le dessus à l'instant T, un cerveau qu'il était parfois difficile de raisonner...

Bien mal lui en prit. Drahk était à présent confronté à la Zabrak qui lui demandait visiblement des comptes. Il n'était déjà pas très à l'aise pour parler avec les gens sur des sujets de base comme la météo ou la bouffe alors pour se faire remonter les bretelles par une femelle en public... Il resta d'ailleurs planté devant cette dernière quelques secondes. Si son corps resta figé, ses yeux refusèrent de lui obéir et détaillèrent son interlocutrice avec un certain intérêt ! De la carnation de la peau à la forme de ses courbes, l'apprentie qui lui faisait face lui rappelait étrangement une ancienne « conquête » de Naar Shaddaa. L'apprenti ne put s'empêcher de lâcher quelques commentaires à voix haute en basique, arborant un sourire niais. Enfin pour ceux qui arrivent à distinguer les expressions faciales Noghri...


"Ah cette texture, cette rondeur. Et puis ce caractère de Rancor... Ahhh que de bons souvenirs !"


Le petit attroupement qui s'était formé en resta bouche-bée. Mais bizarrement ça ne dérangeait pas Drahk, apparemment perdu dans ses pensées salaces. Du moins pendant quelques secondes qui lui parurent des heures. Lorsqu'il revint du pays des songes pervers, il se racla la gorge et tenta de sauver les apparences après s'être fait sermonner. Après tout le Noghri avait une réputation à tenir ! Manquait plus qu'on vienne le harceler ou se moquer de lui encore plus qu'à l’accoutumée... Il prit une grande inspiration et leva lentement ses petits yeux de fouine vers la Zabrak. L'apprenti porta sa main gauche sur le cœur et tendit sa main droite vers son interlocutrice, cherchant visiblement à s'excuser...

Au dernier moment, Drahk empoigna le sein de la Zabrak avec une dextérité impressionnante. Il le palpa à de multiples reprises devant une assemblée partagée entre la surprise, l'indignation et une certaine admiration. Le Noghri se contenta de quelques mots soigneusement articulés :


"Est-ce que ton corps est aussi entraîné que ta bouche et que ton égo ? J'en doute !"

Drahk détala ensuite comme un lapin ! A la vue du caractère de chieuse de la Zabrak, le Noghri ne pensa pas une seconde qu'elle allait laisser pas ça ! Ca tombait bien, c'était l'heure de son entraînement d'agilité. La Zabrak allait sûrement le pousser dans ses retranchements et la séance n'en serait donc que plus productive. Il se fendit de plusieurs pirouettes en s'aidant du mur pour esquiver les élèves et ainsi prendre de l'avance dans les couloirs bondés.

Tout le monde avait l'air de penser que c'était mieux de faire de l'exercice à plusieurs. Drahk allait tester cette théorie. Et pour une fois qu'il se comportait en ado, comme la majeure partie des élèves de l'académie...
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MessageSujet: Re: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Lun 9 Mai 2016 - 15:45

Le nabot n'avait pas l'air vexé le moins du monde par ma provocation pourtant assez explicite, me semblait-il. Bien au contraire, en lieu et place de la réaction violente à laquelle je m'étais préparée, il restait planté à me regarder d'un air béat, ses petits yeux de fouine dardant sur moi un regard aussi torve que vitreux Et pas exactement au niveau du visage si vous voyez là ou je voulais en venir. Oh merde, c'était tout juste si je m'attendais pas à le voir me baver sur les bottes.

Alors ça, c'était la meilleure… Dans cette académie, j'étais déjà tombée plus d'une fois sur des brutes épaisses, des psychopathes en puissance et autres siphonnés du bulbe… mais la catégorie pervers salaces c'était clairement la première fois que je l'expérimentais. Formidable. Je n'aurais pu rêver mieux.

« Hein ? Mais c'est quoi ton délire ?! »

Que je m'exclamais, l'agacement filtrant nettement dans ma voix, alors que le Noghri débitait des phrases sans queue ni tête en continuant à me fixer, la mine rêveuse. Putain mais cet abruti était clairement en train de se faire des holos là ! Ça n'allait pas le faire, mais alors carrément pas !

« T'es sur que t'as pas un peu forcé sur les bâtons de la mort ? »

Parce que clairement il me faisait l'effet d'être bien défoncé là. Et je l’espérais pour lui d'ailleurs, parce que si c'était sa façon normale de se comporter, c'était encore plus inquiétant ! Mais Monsieur semblait enfin retomber de son nuage salace, tendant sa pâte griffue vers moi… pour me pelotter avant de partir en courant dans le couloir comme un dératé, non sans m'avoir gratifié d'un fin trait d'humour au passage.

« Mais merde, c'est une putain d'obsession ! »

Que je lui gueulais, alors qu'il fuyait aussi vite que ses petites jambe de nabot pouvait le porter. Sans laisser à l'assistance médusée le temps de se remettre de ce spectacle fort peu habituel en ces murs, je me précipitais à sa suite avant qu'il ne prenne trop d'avance. Il était hors de question que je le laisse se faire la malle aussi facilement, j'allais lui montrer que mon corps était largement aussi entraîné que mon ego, surtout quand il s'agissait de coller des pains à des crétins dans son genre !

J'accélérai pour essayer de le rattraper. C'est qu'il courait plutôt vite pour quelqu'un qui avait le crâne aussi proche du sol. Mais heureusement le couloir dans lequel il filait n'avait qu'une seule destination, le hall d'entrée de l'académie, qui était surplombé de vastes balcons ouverts. Exactement ce qu'il me fallait. Plutôt que de le suivre bêtement, je m’engouffrai donc dans l'escalier, bousculant au passage quelqu'un que j'espérais n'être qu'un apprenti. J'arrivai sur le balcon juste à temps, le son de ses petits pas saccadés résonnant à l'étage du dessous. Et sans réfléchir davantage, je sautai par dessus la rambarde.

Timing parfait. Après une brève chute, j’atterrissais pile sur le noghri en train de courir et nous effondrions tous les deux au sol, moi à califourchon sur son dos, pesant de mon poids pour essayer de l'empêcher de bouger.

« Je te comprends hein, que je lâchais en ricanant. C'est sur qu'avec ta tête ça doit pas être facile de conclure tous les jours, mais c'est pas une raison pour fourrer tes pâtes partout. Y'a un bordel à Dreshdae en cas d'envies pressantes. »

Dans la colère apparente filtrait tout de même une légère pointe d'amusement.
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MessageSujet: Re: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Lun 23 Mai 2016 - 19:54

Drahk ne s'attendait pas à ce que la Zabrak le rattrape aussi rapidement. Il n'avait jamais imaginé un seul instant que sa partenaire d’entraînement d'un jour prenne un raccourci. Ou était le fun la-dedans ? En même temps, la jeune apprentie était visiblement du genre à démarrer au quart de tour et à aller droit au but. Si le Noghri comprenait ce désir d'en finir rapidement, ce n'était pas dans sa nature. Il était plutôt patient. Après tout on ne chassait pas l'Anooba à la hâte, comme avait coutume de dire son paternel. Une fois l'assaut éclair passé, Drahk se retrouvait en mauvaise posture. Il ignora les insultes puériles de Rhaenys mais tomba des nues en apprenant l'existence d'un bordel à Dreshdae ! Lui qui était si friand de ce genre d'endroit !

"Comment tu sais ça ? Me dis pas que tu te fais un peu d'argent de poche ? Ca paye bien j'espère ?" lâcha-t-il la tête toujours contre le sol.

Rompu à l'art de la lutte comme tout bon Noghri qui se respecte, Drahk profita d'un léger moment d'inattention de la Zabrak pour prendre une position plus à son avantage. Enfin façon de parler, connaissant le loustic... Il ne fallut pas grand chose pour que l'apprenti ne se défasse de l'étreinte de la belle rouge. Lorsqu'il sentit un changement infime dans le centre de gravité de cette dernière, il la souleva brièvement d'un coup de bassin. Ce mouvement bien connu des lutteurs, normalement utilisé lors d'affrontements au sol, lui octroya assez d'espace pour se retourner à la manière d'une crêpe, sa partenaire toujours à califourchon sur lui. Drahk se retrouvait à présent dans une position bien plus confortable – et accessoirement très suggestive, qui attira l'attention et même les encouragements d'une grande partie masculine des spectateurs. Le Noghri y alla de son petit commentaire de sa voix rocailleuse, laissant avidement traîner ses mains sur les fesses musclées de la Zabrak :


"Très grand potentiel, petite ! Tu t’entraînes dur à ce que je vois. Ca réchauffe mon petit cœur de savoir que je suis pas le seul à suer sang et eau."

Drahk ne cherchait évidemment pas à faire la conversation ou encore à harceler la jeune apprentie. Même si l'apprenti aimait se reproduire comme un Gizka, son but était toujours de mettre la Zabrak en rogne. L’entraînement était toujours plus efficace lorsque les enjeux étaient de taille et c'était fondamentalement ce qui lui manquait ces derniers temps. Le Noghri avait l'impression de tourner en rond. Une sorte de routine castratrice s'était installée et il était grand temps que cela change ! Deux ans à l'académie c'était beaucoup trop pour l'apprenti qui désespérait aussi de trouver quelqu'un qu'il puisse appeler Maître...

*La miss veut pas me courir après ? Pas de problèmes, voyons voir ce qu'elle vaut au corps à corps.*

Drahk n'imaginait pas une seule seconde que Rhaenys puisse avoir le dessus sur lui, aussi bien physiquement que techniquement dans cette position. Aussi resta-t-il allongé sous la belle, confiant. Il faudrait beaucoup de finesse et de ruse à la Zabrak pour se sortir de ce guêpier. Mais il s'agissait là du principal intérêt de l'exercice.
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MessageSujet: Re: De l'art de converser [Pv Rhaenys]   Sam 4 Juin 2016 - 20:32

A la manière d'un serpent, Drahk venait de me glisser entre les doigts, se retournant sur le dos pour nous placer dans une position des plus suggestives. J'entendais les rires de l’assistance face à cette situation des plus incongrues, mais je ne m'en formalisais toutefois pas plus que de raison. Je n'étais pas des plus prude et il me fallait bien plus que cela pour être réellement embarrassée. Laissant filtrer un sourire, je répondais donc sans le moindre complexe à ses sous entendus pour le moins tendancieux.

« De l'argent de proche ? Peut-être. Tu le sauras quand tu décideras de t'offrir un peu de bon temps. Enfin, si tu en as les moyens… Mais ne prends pas ça pour une invitation, je ne suis pas désespérée au point de te prendre comme client. »

Évidemment, jamais de ma vie je n'avais eu l'idée de monnayer mes charmes, je ne les avais jusque là réservé qu'à ceux qui étaient à même d'attirer mon attention, ce qui s'avérait plutôt complexe, aussi n'étaient-ils pas si nombreux que cela. Mais le Noghri me semblait bien assez primaire pour le prendre au premier degré... Ce qui m'importait toutefois assez peu.

Je n'accordait aucune importance à ce que les autres apprentis pouvaient penser de moi. Mais de là à continuer à me donner ainsi en spectacle en plein hall de l'académie… Cela ne me dérangeait pas outre mesure, mais si d'aventure un seigneur passait par là, il risquait d'apprécier moyennement toute cette agitation et je ne tenais pas à ruiner ma réputation et mes chances de trouver un nouveau maître pour faire plaisir à mon camarade de jeu.

« Eh bien, compte sur moi pour te faire suer sang et eau… Mais pas de la façon dont tu l'espères. Ni ici. »

Profitant de ma position de supériorité, je me dégageais, me redressant pour le toiser de tout ma hauteur, un sourire ironique plaqué sur les lèvres.

« Ceci dit, je ne suis pas contre une petite séance de corps à corps, alors si tu es toujours partant suis-moi et on va régler ça dehors. »

Sans rancune, je lui tendais la main pour l'aider à se redresser, avant de me diriger sur vers la sortie du hall, ouvrant sur la majestueuse entrée de l'académie et le sable brûlant à perte de vue. Je n'étais pas certaine qu'il me suivrait, rien ne l'y forçait après tout, mais quelque chose me disait qu'il n'était pas prêt à abandonner la partie de sitôt…
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De l'art de converser [Pv Rhaenys]

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