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 Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]

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Jayce Mediàan
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MessageSujet: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Lun 4 Avr 2016 - 19:32

J'ai soif ... J'ai tellement soif. Comment j'ai fait pour en arriver là ? Je suis vraiment trop con. J'aurais dû écouter Maître Logan et Sonja. Ça fait huit ans que je suis padawan et je n'ai toujours pas retenu l'essentiel. Je devrais pourtant le savoir : le nombre d'histoire tragique qui circulent au temple à propos des idiots qui n'écoutent pas ce que disent les aînés. Depuis combien de temps je suis là ? Depuis combien de temps n'ai-je pas vu la lumière du jour ? Deux jours, deux semaines, deux mois ... Je ne sais plus. Cette garce me laisse mourir. Je n'en peux plus ... Mon épaule me fait tellement souffrir. Je ne sais pas combien de temps je vais encore tenir comme ça. J'aurais préféré qu'elle m'achève directement. Les Sith n'ont vraiment plus rien dans la tête. Je ne veux pas dire qu'ils sont bêtes, loin de là. Ils n'ont plus rien à part la haine. Ils sont devenus fous. Ils souffrent et font souffrir ... un cercle vicieux de vengeance. Mon esprit divague ... Je sens que je pars lentement ... Sonja, si tu m'entends, je t'en supplie, viens me chercher ...


== == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == ==


     Sonja venait de rentrer d'Alderaan. Son frère avait échappé à sa vigilance et s'était rendu sur leur planète d'origine sans l'accord de son maître. Elle s'était lancée après lui dès s'être rendu compte de son absence, mais il était introuvable, ni sur Ondéron, ni sur Alderaan. Cependant, ses recherches n'avaient pas été infructueuses. Elle arriva en trombe, elle qui d'habitude est si délicate, dans une salle du temple où son ancien maître, Logan Mediàan, discutait avec un chevalier Jedi.


     "Maître, cria-t-elle, tout en reprenant son souffle. J'ai retrouvé la trace de Jayce sur Alderaan."


     Elle ne fit pas attention au Jedi à qui son maître parlait. Toute sa concentration était mobilisée à retrouver son frère. Son maître, calme et imperturbable comme à son habitude, posa son regard profond sur elle. Son visage ne laissait trace d'aucune expression, mais ses yeux en disaient long. Sa voix grave résonna dans la salle.

     "Voilà qui ne te ressemble pas, Sonja. Pourquoi tant de précipitation ? J'ai l'impression de voir Jayce ...
     - Sauf votre respect Maître, le temps nous manque cruellement, dit-elle en l'interrompant. Si nous n'agissons pas rapidement, nous serons bientôt les deux derniers Mediàan encore en vie.
     - Apaise ton esprit, mon enfant. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Raconte-moi ce que tu as trouvé."


== == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == == ==

Quelques jours plus tôt ...




     Sonja était arrivé sur Alderaan seulement un jour après son frère. Elle marchait calmement en sortant de l'astroport, mais en réalité elle était furieuse. Son idiot de frère avait encore agi sans réfléchir – pour changer – et avait désobéit à son maître. Mais elle s'en voulait aussi : elle avait relâché sa vigilance et Jayce en avait profité pour se faire la malle. "Il va m'entendre, ce gamin ... Je te jure, pas savoir gérer sa frustration à ce point. C'est à se demander s'il fait vraiment partie de ma famille." pensait-elle à haute voix tout en se dirigeant vers la maison de son enfance. Cela faisait maintenant treize ans qu'elle avait quitté ses parents. Elle les avait revus une fois depuis, huit ans auparavant, lorsqu'elle et Logan, son maître à l'époque, étaient venus chercher Jayce.

     Sonja arriva finalement devant la porte de son ancienne maison. Elle s'y était rendu sans même faire attention à l'itinéraire qu'elle avait pris. Elle était soulagée de constater que sa connaissance de la ville n'avait pas diminué. Lorsqu'elle toucha la poignée de la porte, un frisson parcourra sa peau et elle recula d'un pas, la peur assaillant son cœur. Elle sentait que quelque chose n'allait pas. Elle attira son sabre dans sa main droite sans l'allumer et pénétra prudemment dans la maison. Une odeur macabre pesait dans les pièces. Un rodien parut devant elle. Il avait un blaster à la ceinture et portait une veste noire fermée en cuir, avec un badge sur le torse.


     "Que faites-vous ici ? Vous ne pouvez pas rester, vous êtes sur une scène de crime, lui lança-t-il avec un regard suspicieux.
     - Je ne comprends pas, répondit-elle, anxieuse. Une scène de crime ? Que s'est-il passé ?
     - Je vais devoir vous demander de partir, madame.
     - Écoutez, dit-elle sèchement alors qu'il s’apprêtait à la pousser vers la sortie. Je suis Sonja Mediàan, chevalier Jedi. Mes parents habitent ici, je suis venu chercher mon frère qui est parti sans autorisation du temple d'Ondéron. Vous voulez bien m'expliquer ce qu'il se passe ?"


     Elle s'arrachait nerveusement des petits bouts de peau du pouce avec son index. L'officier de police lui raconta la scène : un assassin était entré dans la maison la veille et n'avait laissé aucun témoin. Elle essaya de passer pour aller dans le salon, mais il l'en empêcha, sous prétexte qu'elle n'avait pas à voir ça. Sa panique gagna le dessus sur le reste et elle lui demanda fébrilement de la laisser passer, tout en déplaçant légèrement sa main droite en décrivant un arc de cercle. Le rodien s'écarta pour la laisser passer.

     Elle se couvrit la bouche avec sa main, les jambes tremblantes, lorsqu'elle vit les corps sans vie de ses parents et d'un petit frère dont elle ne suspectait même pas l'existence. Elle s'effondra sur les genoux, étouffant ses sanglots avec ses deux mains. Derrière elle, les corps des domestiques étaient progressivement acheminés vers la morgue. Des larmes couraient sur ses joues, puis s'écrasaient sur le sol devant elle.

     Derrière elle les forces de l'ordre s'agitaient. Elle entendait des murmures qui semblaient parler d'elle. Elle déglutit lourdement, sécha ses larmes et se redressa du mieux qu'elle put en s'aidant du cadrant de la porte. Elle prit ensuite une grande inspiration et fit le vide dans son esprit. Son calme retrouvé, elle se retourna vers l'officier de police qui l'avait interceptée à l'entrée.


     "Mon frère, Jayce. Il fait environ un mètre quatre-vingt-cinq, les cheveux châtains, comme moi, attachés à l'arrière. Il est arrivé hier, avant moi. Il voulait se rendre ici pour visiter nos parents. Vous ... Est-ce que vous avez vu son corps ?
     - Non mademoiselle Mediàan. Les seuls corps trouvés ici son ceux de vos parents, votre petit frère et les domestiques. Cependant, il y a eu un combat dans cette salle. Ici, des traces de sabre-laser. Il y a très peu de traces de sang et les corps découpés semblent avoir été immédiatement cautérisés. Les traces de strangulation sur les corps de votre famille nous laissent penser qu'un Assassin Sith est venu ici. Cependant, nous ne connaissons pas les raisons. Je ne veux pas paraitre pessimiste mais ... Il y a peu de chances que votre frère soit en vie."


     Son coeur se serra. Ah, mais non, son frère était peut-être simple d'esprit sur les bords, il n'en restait pas moins trop entêté pour mourir. Sonja sortit son communicateur par hologramme et appela Logan pour le mettre au courant de sa sombre découverte. Elle n'écouta qu'à moitié sa réponse et fit un tour de la scène après avoir raccroché : la table basse était brisée, quelques traces de laser rayaient les murs. Le combat avait été brutal mais rapide. Elle remarqua, dans un mur, une trace ronde de la circonférence d'un sabre, bien plus profonde que les autres. Un des deux avait été embroché. Lequel ?

     Elle ressentit soudain une faible présence qui venait de sous un siège. Elle le déplaça et découvrit le sabre-laser de son frère dessous, accompagné d'un système de balise éteint. L'écran était légèrement abimé et l'émetteur manquait. Lorsqu'elle l'alluma, un voyant rouge bipait dans le cadran R16 de la petite carte de la galaxie. En agrandissant l'image, elle vit une planète qu'elle connaissait pour sa réputation de refuge pour contrebandiers.


     "Tatooïne."


== == == == == == == == == == == == == == == == == == == == ==


     "Sonja. C'est surement un piège. On ne peut pas se jeter à la poursuite de Jayce sans préparation, si tant est que ça soit bien lui.


     - Oh, pardon, j'ai peut-être oublié d'enlever ma natte de padawan quand j'ai été adoubé il y a trois ans ? Je sais que c'est un piège Maître, autrement je serai déjà parti pour Tatooïne sans prendre la peine de repasser par Ondéron. Mais on ne peut pas laisser Jayce mourir, je préfère encore me jeter dans un piège que de permettre la mort d'un autre membre de ma famille. Je suis venue monter une équipe de secours.

     - Bon, grommela-t-il entre ses dents. Avec une répartie pareille, tu es bien une Mediàan. Soit, je t'accompagnerai sur Tatooïne. Après tout, quel genre de maître serais-je si je laissais mon padawan entre les doigts d'un Sith. Avec le soutien d'un autre chevalier, nous partirons chercher Jayce."
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Myra Tylanor
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Mar 5 Avr 2016 - 14:42

Il n’y a pas à dire, retrouver mon lit, ça fait du bien, même si c’est l’un des lits les plus inconfortables au monde. Mais au temple, personne ne se plaint alors j’en fais de même. La crise de Makem Te s’est calmée, j’ai même reçu une médaille pour la peine. Allongée sur mon lit, jambes en l’air et bras croisés derrière la tête, je triture l’objet scintillant entre mes doigts fins, l’observant à moitié seulement. Je souris en me souvenant de la cérémonie de remise des médailles et le buffet qui a suivi. Il a fallu que je rende la robe que j’avais empruntée pour l’occasion, mais au moins, outre la médaille, j’ai retenu deux choses de cette crise. De l’expérience, c’est sûr que je n’oublierai pas ma coopération avec Velvet de sitôt, mais aussi une nouvelle tresse de perles que j’ai accroché à mon lek arrière. Me voilà avec quatre tresses, la nouvelle dorée à l’arrière, deux multicolores à l’arrière aussi, mais du côté droit et enfin une multicolore à l’avant, caressant ma joue droit à chacun de mes mouvements. Après cinq minutes d’observation de la médaille toujours dans ma main, je la remets dans une boîte sur l’unique étagère de ma chambre au temple et sors de celle-ci pour prendre le déjeuner avec tout le monde. Je souris et salue de la main les Jedi que je connais particulièrement alors que je traverse les couloirs. Le repas se déroule comme d’habitude : les Padawans foutant le bordel et se chamaillant, certains Chevaliers se prenant la tête et rigolant et les Maîtres aussi sérieux que toujours, bien que seulement quelques uns peuvent être aperçus dans la salle. Une annonce est passée après le repas. Un certain Padawan est porté disparu et sa sœur et son Maître sont sur le point de partir à sa rescousse, sauf qu’ils ont besoin d’une paire de bras en plus.

Coupant à travers la foule qui se disperse progressivement afin de vaguer à ses activités de l’après-midi, je m’approche de la paire Mediàan. « Chevalier Tylanor » je me présente en hochant légèrement la tête pour les saluer. « Si vous acceptez ma compagnie, je pourrais vous aider à retrouver Jayce. Je connais un peu Tatooine, disons que l’un de mes compagnons de voyage vient de là-bas. Et l’on n’est jamais trop de Jedi pour ce genre de mission. » Je place ensuite mes mains sur les deux sabres laser se trouvant à ma taille. « Mes sabres sont à votre service. » Une fois que nous nous sommes mis d’accord sur le moyen de transport et les premiers détails de cette aventure, nous nous dirigeons tous les trois vers l’astroport d’Ondéron, aux abords de la ville d’Iziz. J’ai pris soin de glisser une sacoche à l’arrière de ma ceinture, avec quelques pansements de bacta, puisque je ne suis pas très douée la guérison, je ne maîtrise pas du tout. Une fois que tout le monde est prêt, nous grimpons dans le vaisseau qui nous conduira à Tatooine, en plein territoire des Hutt. J’espère juste qu’on ne foutra pas les gros lézards en rogne, pas après ce qui s’est passé à Makem Te…

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Korgan Kessel
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Mer 6 Avr 2016 - 21:30

Tatooine, le trou du cul de la galaxie,


La nuit est noire, sans lune, glaciale. Je progresse, lentement, entre les bâtiments crasseux d'une ruelle miteuse. J'ai même pas retenu le nom du bled. Soudain la voix de Typhon trois résonne dans le casque de mon armure de combat :

« En position... »

Je hoche imperceptiblement la tête. Parfait. J'avance encore, avec prudence. Mon objectif : la porte arrière de l’entrepôt, n'est plus qu'à quelques mètres. Je presse le pas. J'y suis. Je pose la main gauche sur la poignée, la droite serre fermement la poignée-pistolet de mon fusil d'assaut, doigt sur la détente, crosse plaquée solidement contre mon épaule. Je me fige, et fait :

« En position. A mon signal... »

Je fais un signe de tête. Typhon cinq, derrière moi, se place dans mon dos, le canon de son arme braqué sur la porte. J'actionne lentement la poignée. Elle tourne sans bruit. Je beugle :

« Go go go ! »

Je l'ouvre d'un geste. Deux types. Ils se retournent. Je tire. Typhon cinq aussi. Ils tombent. D'autres coups de feu. Les lasers fusent, illuminent l'intérieur de l'édifice poussiéreux. J'avance rapidement, je rase les murs. Une silhouette se déplace, je vise, presse la détente. Elle tombe, raide morte, fauchée par mon tir.

Et puis soudain, aussi précipitamment que le chaos a commencé, le silence revient. Y'a plus un bruit, on entendrait les mouches péter. L’entrepôt est pratiquement vide. Sans baisser ma visée, j'avance encore. A l'autre bout, j'vois Typhon trois et quatre sortir de l'ombre. Ils me font un signe : index et pouce joint en « O », doigts levés. Je le leur retourne. Tout est « OK ». Je me détends un peu, puis lance de nouveaux ordres.

« Typhon trois et quatre : sécurisez le périmètres. Les tirs pourraient attirer d'autres intrus. »

Les gars hochent la tête et bougent aussitôt. Ils ressortent pour se placer en position à l'extérieur. Je me tourne vers Typhon cinq.

« On va fouiller les lieux. On a moins de dix minutes. Faut qu'on trouve quelque chose... J'sais pas, des documents, des datapad, même un disque dur fera l'affaire... »

Bah ouais, on est pas là juste pour dézinguer quelques pignoufs. Depuis que cet abruti de Hutt : Borenga, a foutu le dawa sur la Route Perlemienne, nos supérieurs font dans leur ben. Ils ont rien vu venir. Rien du tout... Alors ils ont sorti les grands moyens. Les renseignements glanent les infos, et les Forces Spéciales sont envoyées là où ils ne peuvent les récupérer sans quelques échanges musclés.

Une piste a conduit nos espions jusqu'à tatooine, dans l'espace Hutt, rien que ça... Ils ont pistés un petit groupe de mercenaires ayant bossés pour Borenga lors de la crise de Makem Te. Du moins c'est que que disait le briefing. Tatooine, c'est bien loin de la République : techniquement on est pas sensé être là... Alors la mission est simple : on choppe tout ce qui pourrait permettre aux intellos de remonter la piste jusqu'aux gros poissons, et on file le plus rapidement possible, avant que nos miches commencent à trop chauffer... Dans le fond, c'est une mission classique... J'me dis : l'état-major cherche sûrement à tester son nouveau jouet : l'escouade Typhon. Pratiquement toute l'équipe a été déployée pour l'occasion. Il manque juste Deran, retenu en arrière par ses nouvelles responsabilités.

« J'ai quelque chose... »

« Ok, prend, on se... »

« Attend ! Y'a un truc qui... UNE BOMBE ! C'EST UN PIEGE ! »


Bruit de course. Putain de merde. Typhon cinq traverse mon champ de vision comme un éclair. Je lui emboîte aussitôt le pas, sans même réfléchir. Une bombe ?!

A peine ai-je franchi l'encadrement de la porte par laquelle nous sommes entrés, que tout explose derrière moi... Un souffle ardent me propulse en avant, tel un sac à merde balancé dans une benne à ordures. L'air est expulsé de mes poumons, mes tympans sifflent. Je bouffe un mur, retombe lourdement. Je grogne. Goût de sang dans la bouche, putain je crois que je me suis mordu la langue. Je tente de me redresser... Le monde tourne. Nausée. Mais j'ai pas le temps de joueur aux chochotte. Faut qu'on dégage !

Putain, j'arrive rapidement à la même conclusion de Typhon cinq. Une bombe : ça veut dire qu'ils nous attendaient. C'était un piège... Un taupe a éventé notre plan. Putain, on avait pas besoin de ça... Je tourne la tête. Typhon cinq est allongé, plus loin dans la ruelle. Je me précipite dessus. Il bouge, il est vivant. Je l'aide à se relever, lui passe un bras par dessus l'épaule.

« On dégage mon pote, faut pas qu'on traîne... »

Soudain mon casque grésille :

« Caporal... On est en un seul morceau. Et vous ?! »

« J'ai connu pire... Plan B, on passe en silence radio. Dispersion. On se retrouve au point delta-six dans trois jours. Terminé. »


Fait chier, c'était pas prévu... Mais bon, je connais assez bien ce genre de terrain pour toujours prévoir un plan de repli. C'est le fameux plan B. On va se séparer et faire les morts pendant trois jours. On a tous assez d'eau et de vivres pour tenir jusque là, en autonomie.

Des éclats de voix, des bruits de course précipitée dans notre dos. Je prends pas le temps de tourner la tête. Je plonge sur le coté, emportant Typhon cinq avec moi. A l'ombre des bâtiments, dans cette nuit noire, on est pratiquement invisible. Je lui demande :

« Ça va aller ? »

Il hoche la tête. Plus de peur que de mal. Je lui tape sur l'épaule. Il vient de me sauver la vie cet enfoiré, j'suis bon pour lui payer la prochaine tournée... Il est sonné mais il tiendra le coup. Mais il lui faudrait quelques minutes pour récupérer. Alors je fais :

« Reste ici, je vais attirer leur attention. Ils me suivront, tu pourras dégager. »

Je me retourne, marque quelques secondes d'arrêt pour observer les flammes hypnotiques qui lèchent le ciel d'encre. C'est le genre de spectacle que je kiff en général... Sauf quand je risque de me faire plomber le cul. Je prends une inspiration, accroupi. Des silhouettes se découpent sur la lumière crépitante. A cette heure tardive, sur une planète aussi merdique de Tatooine, c'est pas des curieux qui viennent voir ce qui se passe, au contraire. Dans ce genre de coin paumé, quand ça pète, les gens normaux restent planqués chez eux. Ceux qui viennent voir, c'est les types payés pour terminer le travail. Ok. Je sais ce que j'ai à faire.

Je retire mon sac à dos, le pose au sol, l'ouvre. A l'intérieur je récupère un lance-roquette rétractable. Je l'extirpe, presse un bouton sur le coté. L'énorme canon de larme, télescopique, se déploient des deux cotés. Qui a dit que la taille ne comptait pas hein ? Je repasse mon sac, pose l'arme sur mon épaule, et bouge. Je m'éloigne de Typhon cinq. Je change d'angle, cherche une ruelle adjacente. Après une poignée de secondes à progresser lentement dans la pénombre je trouve ce que je cherche : un axe de fuite.

Je me redresse entièrement, braque la grosse arme vers les silhouettes qui ne se doutent de rien. Je prends cinq secondes pour ajuster ma visée... Puis presse la putain détente bien dure. Je lâche un sourire. Ouais : j'aime quand c'est bien dur, j'ai pas honte de le dire ! Parce que ça veut dire que ça va péter sa mère ! Façon GROS BOOM comme je les adore !

Dans une détonation assourdissante, la roquette est éjectée, fuse à une vitesse folle. La seconde suivante : explosion. Nouvelles gerbes de flammes. Des cris. Cris de douleurs, cris de paniques. C'est pas vraiment beau à voir, y'a des morceaux un peu partout. Genre jouet pour enfants, vous savez : les monsieur-patates... Mais avec du sang et des tripes en plus. J'perds pas de temps à mater le spectacle. Je balance mon arme à usage unique et fonce. Le fusil d'assaut, en bandoulière, me fouette le cul façon soirée SM. Pas vraiment mon trip, mais c'est comme ça. De nouveaux cris. On me donne la chasse. Enfin j'imagine. Dernier regard par dessus mon épaule. Et là je le vois :

La lueur rougeoyante d'un sabre laser se détachant très nettement du mur de flammes jaune-orangées... Putain de merde, un Sith ?! Fait chier ! Chaque fois que j'en croise un, je manque de me faire découper en rondelles... Étrangement, mes jambes accélèrent toutes seules... Même la fois où j'ai manqué de me faire bouffer par un chien Krath sur Artorias, j'ai pas détalé aussi vite...

Je prends à gauche, puis à droite. La nuit est toujours aussi noire, et forcément : y'a pas d'éclairage public hein. Sans la vision nocturne de ma visière, je me serai déjà bouffé trois murs... Je fonce, fonce encore. C'est un vrai labyrinthe...

Et lorsque j'en peux vraiment plus, que mes poumons sont en feu, je fonce dans une ruine par l'encadrement d'une vieille porte dégondée... Mon cœur menace de rompre ma cage thoracique... J'ai les doigts crispées sur mon arme, braquée vers l'unique entrée... Mais rien. Rien.

Autant dire que cette nuit là, j'ai pas fermé l’œil une seule seconde, tapis dans un coin tel un gamin échappant au monstre caché dans le placard...
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Jeu 7 Avr 2016 - 20:59

    
     "Transport de marchandises Bêta-13T demande permission d'atterrir.

- Bêta-13T, ici contrôle-hangar, permission d'atterrir accordée. Dirigez-vous vers le hangar 8. Bienvenue au bercail Theyr, annonça une voie féminine par la radio."

     Depuis les évènements récents sur Makem Te et les actions de Borenga, l'accès à Tatooïne était devenu plus compliqué, pour ne pas dire très corsé. L'espace Hutt semblait devenir, petit à petit, un troisième parti dans la guerre froide entre l'Empire et la République.
     Afin d'arriver sur Tatooïne sans trop se faire remarquer, Logan avait fait appel à un vieil ami qui faisait de la contrebande dans l'espace Hutt et travaillait en tant qu'agent double de temps à autres pour rapporter à la République des informations sur les Hutt.
     Le trio attendit que Theyr et son équipage déchargent les marchandises, puis ils descendirent avec lui. Le sable et le vent fouettèrent le visage de Sonja lorsqu'elle sortit dans les rues de Mos Eisley. Les trois Jedi enfilèrent les capuches de leurs bures et avancèrent péniblement à travers les rues de la ville.
     Ils passèrent devant une rue dévastée. Quelques habitants s'efforçaient d'éteindre une bâtisse qui semblait avoir flambé toute la nuit. La chaleur du soleil montant n'arrangeait rien. Des cadavres carbonisés et mutilés jonchaient le sol. À vue de nez, il y en avait une dizaine. Les autochtones passaient avec indifférence, habitués à ce genre d'évènements. Ils enjambaient les corps sans y faire attention. Certains s'arrêtaient pour observer la scène, puis repartaient en haussant les épaules.
     Alors que Myra et Logan continuaient de suivre Theyr qui leur servait de guide dans la ville, Sonja s'écarta du groupe. Elle fixait attentivement un mur en face d'elle. Des traces de sabre-laser l'avait balafré à certains endroits. Elle passa doucement sa main dessus, perdu dans ses pensées. Logan vint lui mettre une main sur l'épaule.

     "Sonja, le gens commencent à te regarder. Nous devons bouger vite, nous ne sommes pas vraiment les bienvenus ici."

     Ils se remirent en route. Theyr s'arrêta devant la porte d'une cantina.

      "Je vais devoir vous laisser là, dit-il. Je ne suis plus vraiment autorisé à l'intérieur depuis que j'ai eu un ... léger différent avec l'ancien gérant. Vous devriez trouver votre bonheur ici, à condition bien sur que vous restiez discret. Rappelez-vous bien : Vous ne m'avez jamais vu. Vous êtes venus ici par vos propres moyens.

- C'est compris. Merci Theyr, je t'en dois une, lui répondit Logan en souriant doucement.

- Tu m'en dois bien plus, espèce d'escroc, s'exclama-t-il en rigolant. Fais attention à toi, Logan."

     Ils entrèrent dans la cantina en silence. Une odeur âcre de fumée fit grimacer Sonja. Une ambiance lourde et euphorisante pesait sur la salle. Des danseuses montraient leurs atouts à des mâles répugnants qui poussaient des cris de bêtes en ruth. L'esprit de la jeune Jedi fut assailli par la décadence et l'opulence qui régnait dans le bar. Elle ferma les yeux et apaisa ses pensées en prenant une grande inspiration. Elle tira son écharpe à son nez pour amortir l'assaut des relents de drogue sur son cerveau.
     Logan alla s'asseoir à une table et fit signe aux deux jeunes femmes de venir le rejoindre. Il posa ses coudes sur la table et croisa ses mains devant ses lèvres. Il fit un tour rapide de l'assemblée et analysa chaque personne qui s'y trouvait. Sonja avait beau être talentueuse, son ancien maître ne cessait de l'impressionner. Elle ne connaissait personne avec une capacité de réflexion aussi poussé que Logan. Il avait toujours sur tourner les situations à son avantage, quelles qu'elles soient.

     "Il y a des militaires républicains, au fond. Ne vous retournez pas, souffla-t-il d'une voix calme et posée. Il ne faut pas attirer l'attention sur nous. Je pense qu'ils savent quelque chose à propos de ce qu'on a vu plus tôt en ville."
     Son regard profond se posa sur Myra. Il se pencha en avant puis reprit :
     "Myra, va voir les soldats, propose leur un verre. Essaye d'apprendre ce que tu peux. Sonja, reste à la table et surveille la moindre activité suspecte dans la cantina. Je pense que le barman nous a remarqué. Je vais aller voir le sullustéen derrière moi, savoir si on peut trouver un speeder à un bon prix. Si les choses se corcent, ne sortez vos sabres qu'en dernier recours. Utilisez vos réflexes et vos capacités pour sortir de la cantina et on s'échappera. On se rejoint à cette table d'ici dix à quinze minutes."

      Il se leva doucement et alla proposer une boisson au contrebandier derrière lui, puis s'assit à sa table et commença à négocier.
     Sonja joignit ses mains et croisa les jambes sous la table. Elle scrutait discrètement tout ce qui se passait, tout en gardant un oeil sur ses compagnons.


     Derrière le bar, elle aperçut un petit homme frêle passer un message discret.

"Ils sont là. Trois personnes, un homme et deux femmes. Je n'ai pas vu leur visage. Ils ne m'ont pas remarqué, l'ambiance brouille trop leurs sens. Je ferai selon vos désirs, Madame."




== == == == == == == == == == == == == == == == == == 




      La porte de ma cellule s'ouvre et me fait sortir de ma torpeur. Je lance un regard fatigué et plein de mépris à ce qui fut autrefois la personne que j'aimais le plus au monde.

     "Bien installé ?" questionne-t-elle avec un sourire d'ange.
Je ne prends pas la peine de répondre. "Tes amis vont bientôt arriver, tu sais."

     Elle s'approche lentement de moi et s'assoit sur moi en enjambant mon bassin. Je n'ai plus la force de bouger. Elle attrape mon menton à une main et me force à relever la tête vers elle. Je veux l'étrangler. Lui faire subir la même chose que ce qu'elle me fait subir. Mais je ne peux rien faire. Elle caresse doucement ma joue et par réflex je détourne la tête avec dégout. Elle me regarde et rit comme une petite fille qui joue à la poupée.

     "Je vais peut-être te garder finalement. C'est marrant d'avoir mon propre petit animal de compagnie ..."

     Je tourne mon regard vers elle, la tête haute, et lui crache au visage. Elle s'immobilise, s'essuie avec ma veste. D'un coup, en réponse, elle enfonce violemment son pouce dans la plaie de mon épaule gauche, toujours pas remise du coup de sabre. Je hurle de douleur et me tord dans tous les sens en essayant de l'éjecter. Puis elle appuie plus fort encore et je hurle de plus belle.

     "Mauvais toutou, Jayce ... Mauvais toutou."
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Myra Tylanor
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Sam 9 Avr 2016 - 23:35

Je dois avouer que Tatooine est impressionnante. Je n’ai malheureusement pas pu y mettre les pieds auparavant, mes déplacements du temps où j’étais Padawan ne concernaient jamais la bordure extérieure. Voyager est d’ailleurs l’une des choses que je me suis promise de faire en devenant Chevalier et maintenant que j’y suis, autant allier mission avec mes envies de découverte. Cependant la situation devient très sérieuse lorsque nous arrivons sur les lieux de ce qui semble une explosion dans la nuit précédente. Tokik m’a bien prévenu de faire attention aux individus qu’on pourrait croiser sur Tatooine, notamment par le fait que nous nous trouvons dans l’espace Hutt, mais aussi parce qu’avec Nar Shaddaa, ce n’est pas un endroit pour les personnes décentes et en tant que Jedi, des personnes décentes c’est ce que nous devons être. Je soupire tristement en remettant ma capuche sur ma tête, la taille de mes montrals tirant sur le tissu, me donnant l’impression d’avoir une grande tête. Passant à côté du grabuge que les locaux s’efforcent encore de nettoyer, nous entrons dans une cantina qui me rappelle immédiatement Coruscant, la classe en moins. J’observe rapidement les gens tout comme Logan, me faisant une idée brève du genre d’individus que nous pourrions croiser ici. J’écoute les paroles du Maître nous accompagnant et fini par hocher la tête sans rien dire, me levant de notre petite table. Attirer l’attention, distraire et glaner des infos ? Je peux le faire, les deux premières choses je le fais tous les jours en marchant simplement dans la rue. Mais proposer un verre à ces soldats ne sera pas la meilleure façon de procéder, c’est en général dans l’autre sens que ça se passe. Et puis dix ou quinze minutes, ça va faire un peu juste, mais je ne dirai jamais non devant un défi, un trait de caractère qui m’a souvent attiré des ennuis et qui ne me quitte pas depuis que je suis gamine.

Je retire alors ma cape et l’attache autour de ma taille afin de cacher mes deux sabres lasers, révélant ainsi le reste de ma tenue : une tunique dorée et une jupe noire fendue sur les côtés de manière à favoriser le maximum de passage d’air. Affichant un sourire discret, je m’approche du comptoir et laisse mon regard dériver sur le groupe de soldats, deux d’entre eux me repèrent et commencent à donner des coups de coudes à leur camarades pour que ces derniers me regardent. Il est temps de mettre mes talents d’actrice en œuvre. Je m’accoude au comptoir et fait mine d’observer la carte alors que le barman, un Weequay d’un âge avancé, se rince de l’œil avec mon décolleté qui pourtant, n’est pas si grand que ça, j’ai vu bien pire à Coruscant. Je secoue la tête, rabattant d’un geste de la main mon lek gauche, faisant ainsi bruisser les quatre tresses de perles accrochées à ma tête et miroitant sur mes rayures chatoyantes dans les tons mauves et fuchsia. Peu de temps après, les deux soldats que j’avais repéré viennent me voir, me flanquant chacun. Aucune de nous ne s’assois et je décale légèrement mes hanches vers l’arrière, de manière à m’affaler imperceptiblement sur le comptoir tout en laissant les soldats poser leurs regards dévorants sur la peau que ma tunique laisse à découvert. Habituellement, je ne porte pas une tenue aussi dévoilée pour attirer quelqu’un dans mon lit, c’est contre les principes des Jedi. Je le fais pour faciliter la récupération après l’entraînement, parce que j’étouffe avec les lourds vêtements classiques des Jedi. Mais aujourd’hui, cela me permet de rendre mon personne crédible, parce que sans mes deux sabres actuellement cachés, personne ne peut dire que je suis une Jedi, je ne me comporte pas souvent comme une.

« Qu’est-ce qu’une poupée comme toi fait toute seule ici ? » lance le soldat à ma gauche. « Une Togruta à Tatooine, c’est bien la première fois que je vois ça ! » réplique celui à ma droite. « Je cherche quelqu’un » je réponds simplement, faisant mine de ne pas être intéressée, mais tout en leur lançant un large sourire, mes dents pointues apparaissant brièvement. Cela ne semble pas leur faire peur, ils ont sans doute vu bien pire dans la Bordure Extérieure. « Ce ne serait pas plutôt l’aventure que tu cherches cocotte ? » « Nous pourrions peut-être t’aider ? » Le soldat à droite caresse alors lentement mon lek droit du bout des doigts et je frissonne immédiatement, mon regard mauve se braquant sur l’auteur de cette caresse. Cela semble l’amuser. « On m’avait dit que les tentacules sont les parties les plus sensibles pour ta race… On dirait bien que c’est vrai… » Je me retiens de le corriger sur le nom de cette partie de mon corps et reporte mon regard vers la carte. Le soldat de gauche décide de m’acheter un verre alors et en commande aussi pour son pote et lui. « Je cherche mon ami. C’est vrai que peut-être que vous pourriez m’aider après tout, vous êtes des soldats, des hommes respectés et importants, pas vrai ? » je me tourne vers celui qui vient de me payer un verre, glissant mes mains sur le devant de son uniforme, faisant semblant d’être agréablement surprise par la fermeté de ses muscles. « Peut-être même que vous l’avez déjà vu… » Ma voix se transforme en murmure suave et je laisse le soldat de gauche glisser une main sur ma hanche découverte, sentant le contact de sa peau sur la mienne à l’endroit de l’une de mes marques blanches. « C’est possible, ma joli. C’est qui ton gars ? » Ses yeux ne quittent pas les miens et son pote caresse maintenant mon lek arrière, me faisant me mordre les lèvres pour ne pas sourire bêtement de plaisir. Pour des humains, ils sont assez doués pour les caresses. « Y’a bien plusieurs gars qui se sont fait démontés cette nuit. J’espère que c’est pas ton fiancé et qu’il en faisait pas parti. » Je penche légèrement la tête sur le côté, me tournant vers le soldat dans mon dos, glissant un masque curieux sur mon visage. « Des personnes se sont fait agressées ? » je demande innocemment, papillonnant des yeux. Le soldat hoche la tête en prenant une gorgée de nos breuvages qui viennent d’arriver. « Ouais, c’est pas beau à voir. Des cadavres, une putain d’explosion et du sang… des morceaux aussi, le bâtiment entier a sauté… sans doute un deal qui a mal tourné, quoiqu’avec une telle explosion, c’était peut-être une intervention militaire après la crise de Make… » « Gregg, tu vas la dégouter. » Forçant une mine révulsée, je glisse une main sur ma bouche, semblant choquée et dégoutée. « Oh non, ça semble affreux ! C’est… c’en est trop pour moi… » je lance d’une voix tremblante avant de me lancer vers les toilettes, disparaissant un instant dans le couloir y menant. Une fois que les soldats ont haussé les épaules et se tournent plutôt vers les danseuses, je retourne à la table où se trouve Sonja. « Argh, je déteste quand on me caresse sans ma permission ! » Je frotte un instant mes lekku comme pour chasser le souvenir de ses mains sur mes appendices. Je me tourne vers Sonja. « Je crois que j’ai appris quelque chose. »

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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Mar 12 Avr 2016 - 21:14

Enfin, le soleil se lève. Putain, j’y croyais plus. La nuit la plus longue de l’histoire de ma vie pourrie.

Péniblement je me redresse, les jambes lourdes, courbaturées d'être resté des heures recroquevillé dans un coin de cette ruine poussiéreuse, fusil épaulé, prêt à canarder le premier salopard qui passerait le pas de la porte. Mais rien, nada, que t’chic’. Pas une seule gueule s'est pointée par l’ouverture défoncée. Je souffle. Je suis claqué, les paupières lourdes. J'ai pas fermé l’œil une seule seconde : nuit blanche, réflexes en alerte maximum. J’avais pas fait ça depuis des lustres. Je soupire, secoue la tête. J'me dis que je ne vais pas en rajeunissant, même si ma constitution d'Epicanthix me laisse encore de belles années de services.

Bon. Trêve de conneries. Plan B donc. J’ai demandé à mes gars de passer en silence radio, sous la couverture radar, pendant trois jours. Le temps que ce merdier sans nom se tasse. Les enculés qui ont tentés de nous buter hier doivent être en train de nous chercher un peu partout… J'imagine bien le truc. Mais si on fait les morts... Bah, ils vont croire qu’on s’est exfiltrés, taillés comme des pédales. Par conséquent ils baisseront leur garde. Erreur classique. Erreur fatale. Même quand ça part en couille, j'abandonne jamais une mission. On est venu sur cette planète de merde pour récupérer des infos, on en récupérera, quelque soit le temps et les moyens à employer.

Bref, je me redresse complètement, m’étire. J'ose enfin laisser mon fusil glisser de mes mains ankylosées, l'index sur la détente est crispé un truc de dingue. Je me fais craquer les doigts. Ca va déjà mieux. Le fusil, lui, je le repasse en bandoulière... Et là, j'entre en mode réflexion... Ouais ouais, ça m'arrive, bande de langues de putes.

Qui dit silence radio, dit qu’il va la falloir jouer discret. Ca c'est clair. Du coup : pas question de sortir en pleine rue équipé d’une armure de combat républicaine... Je retire mon casque, mes gants. Puis je me penche sur mon sac. A l’intérieur, je récupère un large poncho couleur sable, un vieux truc miteux qui ne dénotera pas avec la mode locale. Je l’enfile. Le tissu épais mais aéré dissimule entièrement mon armure. Impossible de savoir ce que je porte là dessous sans y jeter directement un œil. Je bourre mon casque et mes gants dans mon sac. Pour finir, j’enfile mes mitaines de cuir, renforcée d’acier aux jointures. Je les considère comme des armes : quand je frappe avec ça, je pète pifs et mâchoires.

Mon regard se pose sur mon fusil, que j'ai posé au sol entre temps. Je pourrais toujours tenter de le planquer sous le poncho… Mais les gens d’ici sont quand même méfiants… Je risque d’attirer l’œil s’ils estiment que je dissimule un truc potentiellement dangereux sous mes jupes. Non, j’ai pas le choix. Je grogne. J’aime pas ça. Mais bon… Je choppe mon arme, démonte le canon que je fourre dans l'une des poches du sac. Ensuite, je m’attaque à la crosse : même manip. Autant dire que mon fusil vient de maigrir un grand coup… Je soupire. J'ai beau savoir le remonter les yeux fermés en moins de vingt secondes, si un abruti me saute dessus, j'suis mort. Je secoue la tête et sort. J'ai pas le luxe de penser à toutes ces conneries. Faut que je bouge !

Dehors, les soleils jumeaux m’aveuglent aussitôt. Je plisse des yeux, rabat autant que possible la capuche sur mon visage. Je passe une sangle du sac à dos sur mon épaule… Je ressemble à un vagabond. L’air est sec. La fraîcheur de la nuit cède déjà place à une chaleur étouffante. L'atmosphère est si chargée de poussières et de sable que j’en ai le nez qui me gratte. Planète de merde, putain de monde de mes deux. Bref, faute d’autres idées, je retourne sur les pas empruntés la veille, dans la nuit. C'est un bon début, j'imagine. Ces abrutis chercheront partout sauf à cet endroit non ?

Malgré l’heure matinale, la ville est animée. Bien plus que je ne l'avais imaginé. Logique quelque part : je suppose que les gens sortent avant que les soleils se mettent à vraiment taper. Je croise plusieurs autochtones, de diverses espèces. Aucun de lève les yeux sur ma silhouette pourtant massive. J’ai connu ça dans les bas-fonds de Coruscant quand j’étais môme. Ici, c’est la loi du plus fort… Alors chacun fait de son mieux pour éviter les autres, ne pas croiser leurs regards. C'est pas pour me déplaire. J’avance, d’un pas rapide… Et après une quinzaine de minutes, je peux apercevoir la silhouette carbonisée du bâtiment vaporisé par l’explosion. Les flammes ne sont pas encore totalement maîtrisées. Mais déjà les pilleurs s’activent dans les ruines fumantes. Si j’avais eu dans l’idée de fouiller les décombres pour trouver des indices, j’aurais pu l’oublier net. Mais bon, j’suis pas assez malin pour penser à ça, ou alors pas assez con. Tout ce que je veux savoir, là, tout de suite, c’est si Typhon cinq s’en est sorti. Je me rapproche encore. Cette fois je ralenti le pas, aux aguets.

Soudain je m’arrête. Face à moi, un peu plus loin dans la rue, une femme. Elle est figée, telle une statue des temps anciens, la main posée sur le mur contre lequel j’ai laissé Typhon cinq quelques heures plus tôt. Un autre gars la rejoint rapidement. Main sur l’épaule. Ils parlent. Je n’entends rien, je suis trop loin… Et de toute façon je n’ai pas l’intention de m’approcher. Pas avant de savoir à quoi m’attendre. Ils sont louches. L’autre semble acquiescer, puis ils font marche arrière et s'éloignent dans le bordel qu’est l’artère principale de la ville. J’avance à mon tour curieux, indécis, ne sachant trop quoi penser de cette scène chelou. Je remarque aussitôt les marques de sabre laser sur le mur. Oh merde. Mais je ne détecte aucune trace de sang. Du moins pas à l’œil nu. Fait chier quoi... J'ai soudain un mauvais pressentiment. Typhon cinq s'est fait choppé par le Sith ?! Et pourquoi la nana s'est arrêtée justement là ?! Mes yeux se reposent sur les silhouettes devenues floues à cause de l’air surchauffé, mais qui se détachent encore clairement de la foule. Ils ne sont pas deux, mais quatre. De dos, sous leurs vêtements amples, leurs capuches, j’suis incapable d’identifier quoi que ce soit. Je me tâte quelques instants. Puis avec une moue résolue, je décide de leur emboîter le pas. J'ai rien de mieux à faire après tout.

J’suis pas un pro des filatures…. J’suis soldat dans les Forces Spéciales hein, pas un agent secret ou un espion, ou même un détective privé. Alors je décide de les suivre à ma manière, comme je traquerai un groupe d’adversaires que je voudrais prendre en embuscade. J’emprunte une rue parallèle, accélère le pas. J’évite de courir pour ne pas que les têtes se retournent sur moi. Rapidement, je parviens à remonter à leur niveau. Je peux apercevoir leurs silhouettes à chaque intersection. Ils vont vers le centre. Je continue d’avancer, sans ralentir… Si bien que deux carrefours plus loin, je suis même devant eux. Je m’arrête devant une étale, fait semblant de m’intéresser aux morceaux de viandes avariés que même les mouches ne semblent pouvoir approcher. Ils ralentissent. Je relève la tête. Ils sont pratiquement sur le pas de la porte d’une cantina. Ils s’arrêtent, discutent. Je prends aussitôt les choses en main. Je contourne le bâtiment, et chercher une autre entrée. L’édifice est rectangulaire, au toit arrondi pour ne pas ployer sous le poids du sable charrié par les bourrasques brûlantes. A l’arrière, une autre entrée. Je la passe. L’intérieur est sombre, glauque. Ça me ferait presque penser à l’un de ces établissements Coruscanti que l’on trouve dans les bas quartiers. Comme quoi la putain de misère est universelle. J’avance rapidement, trouve une alcôve vide. Je m’y installe. Un serveur m'accoste aussitôt. Si je commande rien, il risque de me faire chier, je dois garder profil bas. Du coup, je pose quelques pièces sur la table et fait, par réflexe :

« Un lait fr… »

Mais je me coupe aussitôt. Quel con, putain. Je vais passer pour un abruti si je commande un lait fraise... Surtout que j’imagine déjà le gars me ramener du lait de bantha resté sous le soleil depuis des semaines, à moitié fermenté, plein de grumeaux moisis… Bref. Je reprends :

« Un whisky... »

Aucune sourire. Il fait volte-face et disparait avec mes pièces. Je grogne. Je déteste cette boisson. Mais bon, j’ai toujours trouvé ça cool les gars qui en boivent. Genre vieux baroudeurs aux goûts raffinés. Autant jouer mon personnage à fond, hahah. Sauf que bon... J’ai aucun doute : il va m’apporter un truc qui ressemble plus à de la pisse qu’au liquide ambré qu’on connait tous… Je soupire. Le Bimm proche-humain à l’allure dégueulasse, comme s’il ne s’était pas lavé les cheveux depuis des lustres, disparaît derrière le comptoir. Au moins j'ai la paix.

Au même instant, le groupe qui entre. Je reconnais la nana… Ils ne sont plus que trois… Je fronce des sourcils. Je me suis planté, ou bien le quatrième est resté dehors ? Mentalement j'hausse les épaules : je m'en fou en fait... L'air de rien, histoire de ne pas trop paraître suspect, je les observe tout autant que j'observe les autres clients. Je passe d'une table à l'autre... Mais alors que mon regard se reporte sur eux, je me fige. Paralysé par la surprise, bouche bée…

Oh merde ! c’est Myra ?!

Impossible de se tromper !! Qu’est-ce qu’elle fou là ? C’est quoi cette histoire ?! Mais alors… Alors… Ce sont des Jedi ? Putain de merde, ça peut pas être une coïncidence ! La veille on se fait piéger, j’aperçoive un sabre rouge dans la nuit noire… Et maintenant trois Jedi se pointent ? J’ai passé l’âge de croire au Père-Noel. Putain, c’est complètement dingue. Je dois prendre sur moi, user de tout mon self-control pour détourner le regard. Le serveur revient. Sauvé par le gong. Il pose mon verre sur la table... Je me concentre dessus, yeux rivés sur le liquide marron qui ressemble à tout sauf à du Whisky. Je laisse traîner mes oreilles. Le brouhaha est infernal... Mais plusieurs éclats de voix me font relever la tête. Au fond, plus loin, un petit groupe de gars parlent sans discrétion aucune. Mes yeux se posent sur eux, sourcils froncés. Je me fige encore. Putain, c’est quoi cette blague ?! Les gars portent des pseudo-uniformes de soldats républicains… Je secoue la tête. J’y crois pas une seule seconde. La République ici ne représente aucune autorité. Les gars descendraient pas en tenue… Non, ça pue le piège à plein nez… Mais pourquoi ? Je m’enfonce dans le siège inconfortable, me grattant le menton, méditatif. Ouais, ça pue le piège. J’suis pas capable de dire ce qui se passe… Mais entre l’opération foirée à cause d’une taupe, la présence d’un Sith parmi eux, et maintenant ça… Mon petit doigt me dit qu’un enfoiré derrière tout ce bordel cherche à secouer le cocotier pour voir ce qu’il en tombe. Mais bon… Personne n’est assez con pour tomber dans le panneau… Parce que bon…

A bah si…. Faut croire que…

L’air dépité, je mate Myra s’avancer. Je ne suis pas dupe, je connais le métier. On fait faire tout le temps ce genre de truc au personnel féminin… Et le pire : c’est que ça marche toujours. Comme quoi les mecs sont dirigés par leur queue, quelque soit l’endroit où on se trouve. Les faux-militaires tombent dans le panneau, commencent à lui raconter je ne sais quoi. Pour leur défense, faut dire que Myra est quand même sacrément bien foutue… Et elle a cette fichu manie de porter des vêtements qui révèlent les courbes parfaites de son corps. Je laisse échapper un petit sourire. Instant souvenir. Ça me rappelle ce qui s’est passé sur Coruscant, dans ce parc… Je secoue la tête, c’est pas le moment de penser à ça. Parce que bon : ça va mal tourner cette histoire : pas besoin de recourir à la Force pour comprendre ça. Les gars parlent, parlent. Soudain elle coupe court à la conversation et retourne s’asseoir. Du coin de l’œil, j’peux voir les faux soldats qui pestent à voix basse, le slip soudain un peu trop serré. Ralala, ces Jedi sont vraiment pas des as de la discrétion… Ni de la subtilité. Ouais c’est moi qui dit ça ! Les deux types abordés lancent des œillades malsaines à Myra, et à ses camarades qui se rejoignent à la même table. Ils pigent vite qu’ils se sont fait rouler, qu’ils ont trop ouvert leur gueule.

Je me redresse, fait signe au serveur. Il s’approche. Je lui colle de nouvelles pièces dans la main et lui dit, lui désignant les Jedi du menton :

« Va dire aux trois là bas que j'ai des infos sur ce qu'ils cherchent. Ils doivent me retrouver derrière. »

Il hoche la tête et s’exécute aussitôt. Ici, sur ce monde pourri, moins on pose de questions, plus longtemps on survie. Je me lève et sort rapidement dans la cantina, par la porte où je suis rentré. Dehors l’air est de plus en plus étouffant… Je m'arrête aussitôt pour chercher une cachette. Dans un renfoncement, juste à coté, plusieurs bennes à ordures pleines à craquées offrent une zone d'ombre malodorante. Ca fera l'affaire. Je me place derrière, m'accroupi. Même la pénombre n'a plus rien de rafraîchissant.

J’suis pas un devin, mais je me tiens prêt à l’action. Je sais très bien ce qu’il va se passer : intrigués, les Jedi vont surement sortir… Et les faux-soldats Républicain, roulés, vont leur emboîter le pas… Et rapidement, comme je l'avais estimé, les trois Jedi sortent de l'édifice. Ils font quelques pas, puis s'arrêtent. L'instant d'après, un groupe composé de cinq hommes sort à son tour. Parmi eux les deux "Républicains" abordés par Myra. Un petit gars tout frêle, qui semble être leur chef, lâche aussitôt :

«  Stop ! Pas un geste ! Vous n'irez nulle part ! Restez ici, et il ne vous sera fait aucun... »

Ils braquent leurs armes sur le trio...

Alors ouais, j'aurais pu rester dans mon coin et attendre la suite... Sauf que c'est pas ma manière de faire. Au lieu de ça, je bondis. L'un des deux faux-républicain se retourne, trop tard. Il bouffe mon poing dans sa gueule. Il titube. Les autres vont volte-face me visent... Mais je choppe le poignet du plus proche, passe dans son dos et me sert de lui comme bouclier humain. trois tirs de blaster s'écrasent sur la poitrine du pauvre type qui rend l'âme aussitôt... Je lève le poing gauche... De ma prothèse s'échappe une putain de gerbe de flamme. Cris, odeur de chair brûlée. Les types reculent, mais canardent de plus belle.

Un chaos de feu laser se déchaîne... Bon ok, j'avoue : rester trois jours à faire le mort, c'est vraiment pas mon truc...
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Jayce Mediàan
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Ven 22 Avr 2016 - 14:39

"- Je crois que j'ai appris quelque chose."


      Myra revenait de sa pêche aux informations. Sonja avait tout observé de la scène. Par-dessus l'épaule de la Togruta, elle aperçut le petit vicieux qu'elle gardait à l’œil derrière le bar faire un signe aux soldats que Myra avait abordés. Logan revint à ce moment-là à la table.


      "Bon, on ne disposera pas de speeder. Cette planète pleine d'escrocs m'exaspère ... J’espérai ne jamais avoir à y revenir.
     - Myra a du nouveau. Mais avant tout, méfiez-vous : il y a un petit fourbe derrière le comptoir qui a passé un message au moment où il nous a vu. Les soldats à qui tu parlais, Myra, ils sont louches. Je ..."


      Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le serveur s'était pointé à la table. Il pointa avec son pouce vers l'arrière pour désigner un homme imposant assis dans une alcôve, et annonça qu'il voulait qu'ils le retrouvent derrière la cantina. L'homme se leva alors et sortit du bar mal fréquenté. Les trois Jedi se levèrent ensuite, aux aguets, et se dirigèrent vers la sortie. Sonja marqua un arrêt imperceptible, puis glissa à ses compagnons :


      "Préparez-vous. Ça va chauffer."


      Juste après être sortis, le petit homme qui se trouvait derrière le bar les interpela, un blaster à la main.

      "Stop ! Pas un geste ! Vous n'irez nulle part ! Restez ici, et il ne vous sera fait aucun ..."



      Le pauvre n'eut pas le temps de finir sa phrase. L'homme que le serveur avait désigné surgit de derrière des poubelles proches et coucha le premier soldat que son poing trouva. Avec une rapidité impressionnante, il exécuta une clef de poignet au plus proche et s'en servit de bouclier contre des tirs de blaster. Puis une grande gerbe de flamme jaillit de lui et enflamma le reste des soldats, qui se mirent à tirer dans tous les sens. La lame verte de Sonja jaillit de sous sa bure pour dévier les tirs perdus. Logan, d'un mouvement de la main, fit voler les poubelles derrière lesquelles le mystérieux combattant c'était caché jusque sur les assaillants. Il fit ensuite basculer un réservoir d'eau défectueux accroché au toit de la cantina pour éteindre les flammes.


      "On bouge. Vite."
Il attrapa l'homme qui avait déclenché les hostilité fermement par le bras.
      "Et toi, bonhomme, tu vas nous accompagner, lui lança-t-il en s'engouffrant dans les petites ruelles sinueuses. Tu avais quelque chose à nous dire, j'ai cru comprendre."
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Mer 4 Mai 2016 - 16:49

Les choses se compliquent dès que je reviens à la table de Sonja. Logan nous rejoint sous peu et durant son absence j’ai eu l’occasion de me remettre de mes émotions et de faire disparaître le rouge de la honte qui me traîne un peu trop sur les joues depuis mon petit numéro. Je ne suis pas spécialement fière de ce que j’ai fait. Bien sûr, de nature curieuse et ne refusant jamais un défi, aussi débile ou embarrassant qu’il soit, je l’aurai fait de toute manière. Mais cela ne signifie pas qu’il ne m’arrive pas de réfléchir aux conséquences de mes actes. Surtout depuis ce qui s’est passé sur Coruscant après ma toute première mission en tant que Chevalier. Ce n’est pas vraiment ma faute que je ne connaisse pas cet univers, celui des relations amoureuses, des plaisirs charnels et tout le tintouin qui va avec. Je ne l’ai jamais expérimenté, je ne peux pas savoir. Et oui, ça m’a fait flipper. D’une certaine manière, c’est contradictoire, d’un côté mon envie de découvrir de nouvelles choses et de l’autre les enseignements Jedi dans lesquels je suis plongée depuis ma plus tendre enfance.

Mais Logan coupe court à mes pensées lorsqu’il reprend la parole et que les choses se corsent. Soi-disant quelqu’un voudrait nous parler. Ça sent le piège à pleine nez, mais cela ne nous empêche pas de nous jeter dedans quand même. Et les soldats que j’ai dupés n’ont pas l’air plus contents de me retrouver derrière la cantina. L’action entre dans la danse quand notre mystérieux locuteur fracasse quelques crânes et qu’il est temps de s’enfuir. Écoutant Logan, je suis l’une des premières à me faufiler dans une allée sinueuse en remettant ma capuche sur ma tête. Pendant que les autres couvrent notre fuite, je décide de devenir le guide, utilisant mes sens autant de Jedi que de Togruta pour disparaître de la vue du monde. Courant à travers les ruelles, je ne m’arrête qu’une fraction de secondes à chaque intersection avant de faire mon choix. Je jette un coup d’œil en arrière de temps en temps pour voir si le reste du groupe me suit. Nous finissons par arriver sur une petite place marchande. Pas le genre de grande place surpeuplée, mais plutôt le genre discret, certainement pour faire quelques transactions sous la table. Un groupe de Jawas se trouve non loin, avec un immense Bantha dont l’odeur me parvient depuis l’endroit où il se trouve. « Suivez-moi ! » je lance aux gens derrière moi et cours vers le Bantha. Je place ma main sur son immense tête et communique avec l’animal, utilisant l’un des tous derniers pouvoirs que j’ai développé. Alors que les autres continuent d’avancer et finissent par sortir de la ruelle, Logan tenant toujours notre informateur, je demande au Bantha de se placer à l’embouchure de la ruelle afin de la bloquer. Juste au cas où les faux-soldats nous suivent. Après un peu de conviction, la grosse bête finit par se poser au bon endroit et j’indique aux autres de continuer d’avancer alors que le Jawa propriétaire du Bantha commence à pester devant sa bête, remuant ses petits bras en protestation. J’aurai du emmener Tokik, il aurait su négocier avec ses congénères, nous aurions peut-être pu avoir une autre solution à nos problèmes, mais mon compagnon de voyage n’est malheureusement pas là.

Plusieurs rues plus loin et nous trouvons un bâtiment abandonné, avec la porte à moitié défoncée. Je m’engage à l’intérieur, ignorant l’odeur de renfermée et le fait que cette habitation n’a clairement pas été utilisée depuis des mois. Un coup rapide vers les fenêtres et après avoir vérifié toutes les sorties, je me tourne vers mes compagnons. « C’était moins une ! » Mon regard se fixe alors sur le soldat qui nous a sauvé la peau tout à l’heure. Quelque chose dans sa posture me semble familier et lorsque je fais un pas en avant, je reconnais son visage. « Korgan ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? » Il pourrait me demander la même chose, mais de nouveau, ma langue a été plus rapide que mon cerveau.

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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Jeu 12 Mai 2016 - 21:51

« Lâche… moi… Putain… T'es pas mon genre ! » 

Je secoue mon bras, façon épileptique, à bout de souffle. Il relâche enfin la pression. L’enfoiré a une sacrée poigne. Si je portais pas cette armure, ma main à couper que j'aurais ses empruntes gravées dans l'avant-bras ! Je recule. Chaleur étouffante, je sue comme un porc à l'abattoir. Gorge sèche, la poussière me chatouille la glotte. Je crache, pose mes mains sur mes genoux, plié en deux. Mode récupération.

La vache, ça faisait longtemps que j’avais pas couru comme ça. Merde ! Et le pire c’est que les Jedi ont l’air à peine fatigués ! Ils sont pas humains quoi ! Je me redresse, me racle la gorge. Je bloque ma respiration quelques secondes pour me forcer à en reprendre le contrôle. Mon cœur bas comme un dingue sous mes pectoraux. Mais j’suis pas une petite bite. J’suis bien entraîné, un soldat d’élite. J'suis tout sauf une tafiole. Je souffle, lentement. Ça va mieux. Je me tourne vers Myra, et lui décoche un large sourire. La réhydratation rend ma voix encore plus rauque :
 
« Je pourrais te retourner la question ma jolie… » 

 
Mon sourire s’élargit, révélant ma dentition. Elle devrait voir sa tête… Haha. Mais je redeviens aussitôt sérieux. C’est pas le moment de déconner. Je fais : 
 
« Je serai pas aussi sûr que toi. On est sur leur terrain. » 
 
Pensif, je mate tour à tour le trio de Jedi. Deux gonzesses et un mec. Myra je la connais, elle est cool. Mais les deux autres… Putain, ils ont pas des têtes de rigolo. Clair qu’ils sont pas là pour faire du tourisme. Je soupire, les yeux braqués sur ceux de l’homme face à moi. 
 
« Et re ouais : il se pourrait que j’ai des choses à dire, effectivement. » 
 
Je marque une pause, pour mieux les dévisager, bras croisés sur le torse, avec presque un air de défi. Je me méfie des Jedi. Je me méfie de tous les types avec des pouvoirs surnaturels armés d'un sabre capable de vous découper en rondelles en moins de dix secondes. Quand on voit comment certains tournent... Dès fois je me dis : la galaxie serait plus pénard sans eux, juste entre gens normaux. Mais bon. Mon avis l'univers en a foutrement rien à secouer, alors je garde mes réflexions pour moi même. L'avantage, contrairement à d'autre, c'est que j'ai pas les pétoches des pouvoirs mentaux, genre lectures et pensées ou autre. C'est le pied d'être Epicanthix les gars.

J'me dis, quand même : quelle bande d'ingrats. Même pas un merci. Je les ai quand même aidés à sortir de là non ?! Plus le silence s'éternise, plus la tension devient palpable. Après tout ce bordel, y'a comme quelque chose d'électrique dans l'air. Faut dire : ils ont aucune raison de me faire confiance... A part peut-être Myra, et encore. Avec du recul, j'me dis que ce qui s'est passé dans ce parc sur Coruscant ne plaide pas vraiment en faveur de mon honnêteté. Alors je reprends, avant que le ton ne monte, main tendue pour serrer celle du Jedi :

« Caporal Kessel. Forces Spéciales Républicaines. » 
 
Ca claque hein ? J'ai presque la gaule à chaque fois que je sors ça héhé. J'me dis que prononcer le mot République, c'est comme dire qu'on est dans le même camp non ? Bref, je continue :
 
« Ecoutez, je veux pas faire mon chieur... Mais j'peux pas vraiment vous raconter ce que je fous ici. Mission classée secret défense, tout ça... Je devrais même pas vous parler. Personne n'est sensé savoir que la République envoie des soldats dans le coin...

Mais j'crois pas aux coïncidences. Hier un Sith, et aujourd'hui vous... Mon petit doigt me dit qu'on est tous dans le même merdier hein. Alors je vais pas y aller par quatre chemins :

Un de mes gars a sûrement été capturé par l'ennemi. J'ai trouvé des traces de sabre-laser sur le mur où je l'ai laissé. »


Je me tourne vers la femme :

« Celles-là même que vous avez tripoté tout à l'heure. Ouais, j'vous suis depuis ce moment là. Je suis presque sûr que c'est un message. A mon attention, à la votre ? J'en sais foutrement rien. Mais il est pas question que je quitte cette putain de planète sans mes gars. Et comme j'ai franchement pas envie d'asticoter un Sith en solo, on va mutualiser nos objectifs et bosser ensemble. »

Bon d'accord : j'ai jamais été très doué pour demander un coup de main. C'est pas dans mes habitudes. Mais faut reconnaître que je fais pas le poids. Ça m'arrache la gueule de le dire, mais je préfère ça à crever comme un merde. Mes derniers face à face avec des Sith ? Byss, j'y ai laissé un avant-bras, plus un trou dans le bide. Argaau, prothèse tranché, manqué de me faire étouffer. Félucia : jambe broyée. Un moment faut quand même se dire que foncer dans le tas c'est peut-être pas la meilleure solution...

« Je suis sur place depuis plusieurs jours, j'ai eu le temps de repérer le terrain. Ensemble on devrait... »

Soudain j'entends du bruit, à l'extérieur. Geste vif, je me saisis de mon fusil jusqu'alors dissimulée dans mon sac à dos. Je remonte le canon, l'arme d'assaut se déploie pour recouvrer sa taille normale. La seconde suivante, j'suis dos contre le mur le plus proche, mains serrées sur la crosse. Rapide coup d’œil par l'ouverture de la fenêtre. J'vois rien. Fausse alerte ?

« On devrait bouger, on n'est pas en sécurité ici. Apparemment ces abrutis voulaient vous garder sous la main... Ils vont sûrement pas renoncer aussi rapidement. J'ai un contact, de l'autre coté de la ville, dans le quartier des esclaves... »

Après l'échec de cette nuit, je devrais peut-être me méfier de lui... Mais là, dans l'urgence, j'avoue être incapable de trouver une autre idée. Peut-être que les Jedi seront plus créatifs.
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Jayce Mediàan
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   Mer 1 Juin 2016 - 18:29

[size=16][size=16]     Sonja observait la scène, perplexe. Myra semblait connaître le grand gaillard qui avait causé toute cette agitation, mais Logan se montrait plus que méfiant à son égard. En même temps, sur Tatooïne, on n'est jamais trop prudent.[/size][/size]



     "Korgan Kessel, forces spéciales de la République"

La tension retomba d'un cran. Il enchaîna : en mission spéciale sur Tatooïne, son groupe avait été attaqué la veille et il avait mentionné la présence d'un Sith, apparemment celui à l'origine des traces que Sonja avait aperçu plus tôt sur un mur de la ville. Elle avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche le soldat s'était brusquement collé contre un mur, l'arme au poing. Avec un air inquiet, il annonça son désir de changer de position, proposition qui fut fort-bien accueillie par le maître Jedi.



     "En effet, la coopération semble le meilleur moyen de régler notre problème commun. Si tant est qu'il y en ait bien un ... Cependant, retenez bien une chose, caporal. Il ne serait pas sage de vouloir nous tromper. Ce sera mon unique avertissement."



     Sonja, elle, n'était pas aussi méfiante que son vieux maître. Korgan, malgré son apparence quelque peu rustre, lui renvoyait une impression positive, celle d'un bon soldat. Pas du genre de ceux qui attaqueraient dans le dos trois Jedis en mission.



     "Partons, et faisons profil-bas"



      Logan se dirigea vers la sortie du petit bâtiment. Sonja s'avança vers le soldat en lui tendant une ma in aussi amicale que le contexte tendu et stressant de la situation pouvait le permettre.


      "Je m'appelle Sonja. Médiaan, ajouta-elle après un bref temps d'hésitation. Nous cherchons une personne et nous pensons qu'elle a été enlevée et amenée ici par un Sith, peut-être le même que vous avez aperçu la nuit dernière. Parlons pendant que nous marchons, vous voulez bien ?"



     À peine après avoir fait quelques pas à l'extérieur du bâtiment, des tirs de blasters jaillirent depuis le toit. Sonja dévia quelques tirs avec son sabre puis sauta gracieusement sur le toit du bâtiment. Elle tendit la main vers le premier tireur et par la Force le projeta dans le vide, vers la rue. Le second lui chargea dessus alors que le dernier pointait son blaster en direction de sa poitrine. Celui qui lui fonçait dessus s'empala bien sagement sur son sabre, puis elle s'en servit pour se protéger du tir de blaster. Elle poussa le tireur par-dessus le bord du toit de la même façon qu'elle l'avait fait avec le premier assaillant.



     Elle se dirigea ensuite vers le rebord pour rejoindre ses compagnons, mais elle se stoppa net lorsqu'une lumière rouge vive passa devant ses yeux, accompagnée d'un petit bip sonore. Son regard se posa sur le détonateur thermique tombé à quelques pas d'elle. Elle courut pour échapper à la déflagration, mais le souffle de l'explosion la projeta du toit, à l'opposé de l'endroit où ses compagnons se trouvaient. Elle se releva un toussant, non sans mal, et chercha son sabre laser près de son point de chute. Il se trouvait quelques mètres devant elle, mais d'autres mercenaires arrivèrent du bout de la ruelle en face, la poussant à se replier derrière un muret en ruine à proximité. Alors qu'ils progressaient vers elle, la jeune femme fit tomber au milieu du passage un tas de débris et de caisses d'un toit proche. Elle ramena son sabre à elle et se replia en arrière. La ruelle débouchait sur une place déserte, où quelques stands de marchands avaient été laissés à l'abandon. Son regard en scrutait chaque recoin, à l'affut, et ses sens en état d'alerte lui présageaient un danger imminent.



     Dans un recoin obscur, elle vit une silhouette sombre se distinguer peu à peu, jusqu'à émerger à la lumière des soleils de Tatooïne. La silhouette ôta son capuchon noir, révélant à Sonja le visage d'une vieille amie défiguré par la haine, marqué par la corruption du côté obscur. Talia Arathori, la Sith qui avait récemment massacré sa famille sur Alderaan et qui retenait son frère en otage, se dévoilait enfin. La jeune femme se demanda avec tristesse comment son amie d'enfance avait pu sombrer à ce point. Sur le visage de Talia, une expression de démence, signe de l'animosité qui la gagnait, annonçait son envie pressante de tuer son adversaire.



     En un instant, son sabre rouge surgit de sa cape déchirée et elle bondit sur Sonja, laquelle ne broncha pas et la repoussa par la Force sur un mur proche. La Jedi dégaina son sabre vert et lui lança un regard sévère et déterminé, intensifié par le reflet de la lame de lumière verte dans ses yeux émeraudes.


      "Rends-toi ou meurs, Sith."
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MessageSujet: Re: Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]   

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Sauvetage Impovisé [PV Myra Tylanor, Korgan Kessel]

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