La qualité RP dans votre univers Star Wars...
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Solal Kalel
~ Padawan ~
~ Padawan ~
avatar


Nombre de messages : 130
Âge du perso : 15 Ans
Race : Félacatian (coincé sous sa forme animale)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
35/54  (35/54)
PF:
40/82  (40/82)

MessageSujet: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   Mer 2 Déc 2015 - 16:05

-Tiens-toi bien là-bas. Je t'ai acheté un pass d'ailleurs, le voilà. Bonne visite !

L'ordre avait été formulé plus par habitude que par réel sens du devoir. En effet, bien qu'il ne soit pas un modèle de sagesse, Solal n'était pas non plus un enfant problématique, surtout si on lui donnait de quoi occuper ses yeux ou ses narines. Or, avec le jeu de pistes qui l'attendait, le jeune félin ne devrait pas s'ennuyer. Shela Tonking avait été convié à une réunion avec un politicien qui souhaitait lui parler. Nageant à contre courant, l'homme était haï de certains de ses pairs désirant, selon lui, le voir mort. La démission d'Alyria Von le plongeait dans une angoisse terrible, car il craignait que ses ennemis ne profitent du chaos ambiant. D'une voix douce mais ferme, la Maître Jedi avait prit les choses en main, demandant à le voir dans un lieu où il se sentait habituellement en sûreté afin qu'ils discutent. Elle savait d'expérience qu'une personne évoluant dans son milieu avait moins de tics et était donc plus discrète, de plus, elle restait concentrée, n'omettant ni ne changeant de détails. Un restaurant, pourquoi pas. A l'idée Maître Tonking rayonnait. Surtout qu'on lui avait dit que la nourriture y était excellente, or le pêché mignon de la quinquagénaire était justement la bonne chair. Solal lui était d'avantage réservé. La promiscuité, devoir rester sur place pendant des heures, sans compter qu'un restaurant chic n'était vraiment pas le genre de choses qui faisait sauter de joie un adolescent. Heureusement, lui n'était pas sensé assister au repas, sinon chercher son aînée à travers la ville dont il connaissait plus ou moins déjà deux quartiers.

Depuis quelques jours qu'il était en sa compagnie, le Padawan avait vécu des aventures passionnantes. Entre sa rencontre avec un félin tigré, ancien apprenti du Temple d'Ondéron et sa première visite chez le médecin-un scientifique doué aux bidules tous plus étranges que les autres. Il été loin d'adoré être regardé sous toutes ses coutures mais avait été enchanté d'explorer le laboratoire malgré l'odeur prenante de désinfectant.- Solal mesurait sa chance d'être sur Coruscant. Secrètement le jeune félin avait professé le vœu qu'elle le prenne comme Padawan. Malheureusement il doutait que ce soit possible car la femme avait une vision de l'éducation très particulière, favorisant les changements de maîtres inopinés, détestant la routine d'un duo et reniant l'apprentissage traditionnel. Si elle avait profité de son voyage sur Coruscant pour emmener Solal, la prochaine fois, elle prendrait un autre élève et ainsi de suite.

Le Félacatian devait donc profiter du moment présent pour apprendre. Comme elle passait quand même un peu plus de temps avec lui, il s'était habitué à exécuter ses ordres sans trop se demander pourquoi, commençant enfin à voir les résultats. Présentement par exemple, la femme lui avait demandé de faire un crochet par le musée de Côme Janos, à demi terminé, l'ancien politicien qui avait fait tant de bruit. Il était mort maintenant d'ailleurs, après avoir sombré du côté obscur ! Une histoire qu'on se plaisait à raconter aux Padawans afin qu'ils prennent garde à son attrait. Un homme heureux qui avait tout, y compris son propre musée avait perdu jusqu'à la vie pour le pouvoir. Rien qu'en y pensant, Solal frissonnait. Il se méfiait comme de la peste de la noirceur et espérait ne jamais rencontrer une des nombreuses formes qu'il savait prendre pour le tenter. Selon Maître... les Siths étaient des victimes car ils se laissaient piéger et tombaient sans comprendre, n'estimant pas avoir changé tant que ça comparé à lorsqu'ils étaient Jedis ou simples citoyens.

Bref, c'était tant pour cultiver son cerveau que s'inspirer de l'histoire de Janos que Solal avait été invité à y faire un tour. Il aurait pu paresser au lit ou faire n'importe quoi d'autres de plus attrayant pour un enfant de son âge avant d'aller à la fameuse cafétéria, la quinquagénaire n'irait pas vérifier -encore une de ses méthodes qui allait contre la surveillance trop étroite des Padawans.- mais il préférait justement accomplir son devoir. Maître … savait que si elle ne contrôlait pas, ses apprentis éphémères avaient tendance à se gérer seuls, se montrant souvent trop exigeants avec eux-même d'ailleurs.

Trottinant entre les rues de Coruscant, Solal s'aperçut qu'il se mouvait avec plus d'aisance et supportait mieux les effluves. Il s'habituait autant qu'on se faisait à son étrange silhouette animale aux alentours de l'hôtel. Les employés le saluaient gentiment, il connaissait les habitudes des petits vieux venant prendre leur café dans le bar attenant. Bref, la ville bien que ce ne soit pas sa tasse de jus de jumas commençait à ne plus lui sembler si agressive. Il faut dire que Shela avait travaillé dur sans qu'il ne s'en aperçoive pour limiter ses angoisses ainsi que la gêne réelle qu'il pouvait ressentir à cause de ses sens. Aujourd'hui, bien qu'encore surpris par quelques odeurs nauséabondes pour lui, Solal acceptait de fouler le goudron. D'ailleurs, il avait aussi prit l'habitude de regarder les pancartes, de chercher la perpendiculaire de telle ou telle rue, bref, à utiliser la logique pour se déplacer. Il mettait encore bien du temps pour trouver la Jedi lors de leurs jeux de piste mais s'améliorait.

D'ailleurs, ce fut avec une certaine avance que le félin arriva au musée. Il aurait donc tout le temps pour visiter et même de se promener après avant d'aller chercher cette fameuse cafétéria. Parvenant à l'entrée, Solal présenta le pas précédemment acheté et il fut invité à entrer. L'adolescent refusa un guide, trop intimidé mais il montra toute la volonté du monde pour s'intéresser, s'appliquant à lire les pancartes sur les vitrines. Malgré lui pourtant il commença aussi à émettre quelques soupirs, un musée c'était déjà ennuyeux alors deux...

Du coup que son regard furetait un peu partout, le félin repéra une créature au moins aussi étrange que lui. Intrigué, il l'observa silencieusement, si immobile qu'une personne s'approcha de lui pour chercher la pancarte de la bestiole qu'il était sensé représenter. Solal sursauta un peu, grogna légèrement de confusion mais ne se fâcha guère. S'asseoir à côté de bêtes empaillées datant de plusieurs millénaires était chercher le bâton en ce qui le concernait. Quoique plus fin et certainement plus agréable à regarder grâce à l'évolution, Solal leur ressemblait un peu.

Libéré de la femme qui avait d'ailleurs fuit dans un galop silencieux, le jeune félin retrouva sa cible des yeux. Il le suivit un peu, hésita avant de remarquer qu'il s'était fait avoir. Pestant contre son manque de discrétion d'ailleurs inhabituel -il était plutôt bon chasseur habituellement.- Solal décida de prendre les devants. Il s'excusa poliment.

-Bonjour, pardon... Je vous regardais parce que... Parce que... Euh, j'en avais jamais vu des comme vous. J'suis stupide ! On me fait ça et j'aime pas, puis moi je répète la chose. A la fin, j'vais bien croire que c'est impossible de s'en empêcher.

Déjà, Solal s'était assoupli en ce qui concernait les autres, ce qui expliquait d'ailleurs qu'il se sente mieux en ville. Une autre des leçons de Maître Tonking. Leçon que le gamin intégrait sans s'en rendre compte évidemment. Les meilleures selon la Jedi.

-Je m'appelle Solal. Vous savez ce que c'est que ce truc ?

Désignant d'un petit coup de menton vif une drôle de bestiole dont le carton d'explications avait disparue -arrachée par un enfant aussi habile qu'impoli.-. Malgré une certaine timidité, il essayait d'engager la conversation comme avec Logrid, irrémédiablement attiré par l'être à fourrure à ses côtés dont il ignorait toute les réactions.

Tournant brièvement la tête, le jeune félin aperçut une magnifique statue de Côme Janos au carrefour, à travers la porte de la salle "préhistoire, avant l'évolution des espèces.". Ses questions sur l'homme revinrent au galop dans son esprit. Comme tous ceux de sa génération, ce dernier l'intriguait autant que son destin l'effrayait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Etiam Benhult
l~l~l~l Maître Jedi Gris l~l~l~l
l~l~l~l Maître Jedi Gris l~l~l~l
avatar


Nombre de messages : 119
Âge du perso : 39 ans
Race : Drall
Binôme : Personne.

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
65/65  (65/65)
PF:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   Jeu 3 Déc 2015 - 20:09


Depuis le mariage de Voyl Clawback, événement ô combien médiatisé, et ô combien apprécié car réunissant tout ce qu’il fallait pour intéresser les foules, la Lame d’Or n’était plus un nom totalement inconnu. Non, il avait fait son entrée dans le petit monde des artistes. Et quelle entrée ! Les journalistes de l’holonet lui avait cependant substitué une formule plus parlante pour le public, à savoir Le Danseur Drall. Il fallait admettre qu’il n’y avait eu aucune lame d’or dans le fameux et stupéfiant numéro d’Etiam à l’origine de sa notoriété naissante. Il faudrait y remédier, avait déclaré Sildi. Certes, mais sans exhiber la véritable cause du pseudonyme : le sabre laser à lame jaune et à garde d’or du Jedi renégats. Quoi qu’il en soit, Etiam avait été contacté par plusieurs organisateurs de spectacles désireux de l’inviter sur scène. Un tel phénomène sorti de nulle part, c’était une aubaine ! Mais le Drall tenait trop à éviter les contraintes pour se lancer dans une véritable carrière à temps plein, sans compter qu’il y avait largement plus rentable que la profession d’artiste. Il avait presque tout décliné, au grand dam de Sildi qui le voyait déjà devenir une star. Presque, mais pas tout. Coruscant le voulait, Coruscant l’aurait. Parce qu’il habitait à Coruscant. Parce que la date proposée convenait. Parce que Sildi l’aurait probablement étranglé s’il avait piétiné cette opportunité. Ha, les femmes... C’était elle qui avait pris les commandes de la prestation à venir. Son rôle d’assistante n’était plus si fictif que cela. Assistante ou patronne ? Etiam se le demandait tout en arpentant le musée de Côme Janos.

Ce devait être la deuxième fois qu’il s’y rendait. L’édifice pyramidale recelait nombre de merveilles mise en scène avec goût. Etiam appréciait la recherche esthétique qui gouvernait ce lieu, enrobant le savoir d’un écrin d’élégance. Joliment présenté, même le banal devenait digne d’intérêt et le Drall se surprenait à visiter des pièces dont le seul intitulé n’aurait pu l’attirer. Il avançait tranquillement, se perdant de longues minutes en contemplation, tout en réfléchissant à cette histoire de spectacle. Il portait un long manteau gris, qui lui tombait jusqu’aux chevilles. Les pans écartés de l’habit révélait un costume distingué dans les tons noir et carmin. Des bottines cirées le chaussaient et de chacune de ses oreilles pendait un fin anneau d’or torsadé. Il y avait un brin d’excentricité dans cette mise mondaine, mais rien d’excessif. Il était en train d’errer aux milieux d’une faune disparue depuis bien des millénaires, lorsqu’il se sentit observé. Les mains dans les poches, il s’immobilisa, tourna la tête et aperçut un individu singulier qui ne tarda pas à venir à lui. Il pensa avoir à faire à un jeune Félacatian sous son aspect animal, mais n’en était pas certain. Où étaient passés ses piques ? Et pourquoi demeurait-il sous cette forme si peu pratique au beau milieu de la cité monde ? Peut-être s’agissait-il d’un membre d’une autre race après tout. Intrigué, il l’écouta en silence. Il se contentait de l’observer sans insistance excessive de ses yeux noirs et pénétrants. Son aimable visage ne tarda cependant pas à trahir un certain amusement. Son interlocuteur était belle et bien jeune, de cela il en était certain. Lorsqu’il finit par répondre, ce fut avec un grand calme. Sa voix était assez grave pour sa taille modeste.

« Bonjour. Je suis un Drall. Les miens ont intégrés la république depuis bien longtemps et pour cause, notre monde d’origine se situe dans le système Corellien. Je suppose que tu connais Corellia. »

Il désigna du doigt la créature dépouillée de son carton documentaire. Le spécimen, assez imposant, était reptilien. Ses écailles gris vert étaient hérissées et tranchantes, une authentique cuirasse meurtrière.

« Ce truc là, j’ignore de quoi il s’agit. Mon savoir en matière de préhistoire est somme tout assez limité, j’en ai bien peur. »

Il désigna ensuite la statue au carrefour, ayant remarqué l’intérêt de Solal pour celle-ci.

« Par contre, ce truc là, c’est Côme Janos, le fondateur du musée. Il fut un politicien à l’histoire fort insolite. »

Son ton n’avait pas changé en dépit de son approche plutôt humoristique. Il abaissa son doigt sans cesser de faire face à son curieux interlocuteur.

« Et vous, Solal, qu’êtes-vous ? Je ne crois pas en avoir vu dès comme vous. »

La taquinerie, cette fois, était manifeste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solal Kalel
~ Padawan ~
~ Padawan ~
avatar


Nombre de messages : 130
Âge du perso : 15 Ans
Race : Félacatian (coincé sous sa forme animale)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
35/54  (35/54)
PF:
40/82  (40/82)

MessageSujet: Re: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   Mar 8 Déc 2015 - 21:42

Comme il fallait s'y attendre, la créature répondit à Solal, dans un langage plus correct. S'il se trouvait dans un musée en même temps, c'était logique. L'adolescent avait bien ancré dans la tête le préjugé principal concernant ces lieux de connaissances et d'ennui. C'était surtout les intellos qui s'y rendaient pour passer leur dimanche en famille ou des étudiants aux cernes sous les yeux tâchant d'alimenter leur thèse. Quant à l'individu en face de lui, Solal n'arrivait pas vraiment à le ranger dans une case. Elégant mais avec de légères touches de différences vestimentaires, sans parler du physique aussi atypique que le sien ou presque.

-Oui, oui, Corellia est une des premières planètes que j'ai étudié.

Répondit le jeune félin, soulagé de ne pas montrer un manque de savoir flagrant dès la première question réthorique. Il ne s'était pas retiré de l'esprit que, si particulier soit ce Drall, il restait un genre de cerveau sur pattes. Cliché qui rendit d'autant plus curieux la suite des paroles de ce dernier. Il ne connaissait donc pas la créature sans carton d'identification ? La situation mit légèrement Solal plus à l'aise. Lui aussi pourrait prétendre ne pas s'y connaître sur un sujet en particulier sans avoir l'air d'un rustre.

-Côme Janos. Pareil, je connais. Il a tout perdu en se tournant du côté obscur. Il avait tout... Mais il a voulu plus.

L'ancien politicien aujourd'hui décédé était l'exemple type qu'utilisaient les Jedis pour obliger les Padawans à se tenir. Il faut dire que son parcours reluisant s'achevant dans la boue en quelques années avait de quoi ralentir l'envie des curieux qui s'intéressaient à la puissance. Solal pour sa part était effectivement curieux, mais d'avantage des petites choses de la vie comme connaitre ce drôle de Drall. En échange il se devait bien de répondre à euh... ce Drall dont il ne savait pas le prénom.

-Je suis un Félacatian, mais j'suis bloqué comme ça depuis longtemps déjà. Un accident. Et vous, c'est Monsieur comment ? Vous connaissez bien ce musée ? Pour moi c'est la première fois, j'avoue que c'est pas mal, pas aussi ennuyeux que d'autres musées en tout cas.

Mis en confiance, le Padawan n'hésitait pas à être franc. Il trouvait l'inconnu plutôt sympathique et sincère, en un mot plus accessible que ces coincés de visiteurs habituels de musée. Incapable de déterminer l'âge du Drall, Solal penchait pour un étudiant, ou alors, un autre amoureux de l'art, juste moins ennuyeux que la moyenne.

-Au fait, comment vous appelez-vous ? Enfin si vous le permettez.

L'amusement certes, mais avant tout, la politesse qu'on lui avait enseigné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Etiam Benhult
l~l~l~l Maître Jedi Gris l~l~l~l
l~l~l~l Maître Jedi Gris l~l~l~l
avatar


Nombre de messages : 119
Âge du perso : 39 ans
Race : Drall
Binôme : Personne.

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
65/65  (65/65)
PF:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   Mar 15 Déc 2015 - 16:37


Ainsi, Solal était un Félacatian handicapé... Et quel handicap que celui de rester sous un aspect animal ! Par animal, Etiam entendait quadrupède et absence de main, une forme en somme totalement inadaptée au monde civilisé. En tant que Drall, il était bien placé pour ne pas se laisser abuser par la nature de l’épiderme. Glabre, poilu, écailleux, cela n’était pas un critère de civilisation et seul les abrutis pouvaient penser le contraire. Il en allait de même pour l’absence de vêtement, encore que sur ce point, la chose était plus délicate. La tenue vestimentaire avait un rôle social indéniable. Demeurer dans le plus simple appareil était considéré comme anormal par le commun des mortels. Ce pauvre Solal devait s’en voir dans sa vie de tous les jours. D’ailleurs, que faisait-il au quotidien ? Sa jeunesse était indéniable et ses propos suggéraient qu’il ne devait pas fréquenter les musées par pur loisir. Non, il devait être contraint. Un étudiant peut-être, enfin, un élève plutôt. Il s’était présenté de lui-même et paraissait vouloir faire connaissance. Le Jedi Gris n’avait pas spécialement l’habitude de décliner son identité au premier venu, mais... ce curieux personnage avait su susciter chez lui de l’intérêt. Sans cela, le Drall ne se serait pas attardé. Il répondit du même ton tranquille :

« Je me nomme Etiam et c’est la deuxième fois que je viens ici. Je trouve ce musée plutôt intéressant, autant au niveau de ce qu’il présente, de comment il le présente. Concernant Côme Janos, oui, en effet. Cela dit, j’imagine que l’histoire véritable est un peu moins simple. Il faut se méfier des récits trop manichéens. »

Le bien et le mal étaient des valeurs abstraites, n’en déplaisent aux vertueux. Tout était question de point de vue. Si on y réfléchissait en profondeur, bien des concepts considérés comme évident pouvait être remis en question. L’univers n’était qu’union et opposition de forces, d’intérêts, d’inspirations, de concepts. La Lame d’Or avait suivi avec une certaine curiosité la chute de Côme Janos. Il regrettait de ne pas avoir pu obtenir sur l’affaire tous les détails et que l’homme soit mort. Il avait laissé derrière lui ce musée, un formidable héritage pour le cœur de la république, une pyramide de savoir, une arme contre l’ignorance et la bêtise. Un tel homme méritait au moins un peu de respect ou tout du moins le bénéfice du doute. Un instant pris dans ses pensées, Etiam ne tarda pas à en revenir à son atypique interlocuteur.

« Mais passons... Quel bon vent t’amène ici ? Je suppose que tu n’es pas un aficionado de ce genre de lieu. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solal Kalel
~ Padawan ~
~ Padawan ~
avatar


Nombre de messages : 130
Âge du perso : 15 Ans
Race : Félacatian (coincé sous sa forme animale)

Feuille de personnage
Activité actuelle:
HP:
35/54  (35/54)
PF:
40/82  (40/82)

MessageSujet: Re: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   Mer 30 Déc 2015 - 22:05

La conversation entamée suivait gentiment son cours. Tous deux éprouvaient visiblement la même curiosité pour l'autre, et aucun n'en était gêné. Ecoutant Etiam d'une oreille attentive, le jeune félin fut surpris de l'entendre ainsi parler de Côme Janos, et d'avantage encore de lui donner raison. C'est vrai que jusque là, le Padawan ne s'était jamais posé de questions, mais au fond, l'excuse "mystique" seule ne suffisait pas. Le pouvoir, le défunt le possédait déjà avant de chuter du côté obscur. Il n'avait donc nul besoin d'y avoir recours.

-Vous, vous le voyez comment le parcours de Janos ? J'veux dire, comment il en serait venu à sombrer ? Il avait tout... La gloire, l'argent. Je sais pas, beaucoup en rêvent. Il aurait dû se tenir tranquille, non ? Moi, franchement, j'avoue juste vouloir la paix. Je ne sais pas si c'est bien, ou mal, mais j'aspire à ce qu'on me la fiche. Qu'on me respecte autant que j'essaye de respecter autrui. Et bien sûr, un peu plus d'égalité dans cette Galaxie.

Pensif, le jeune félin se repositionna pour s'assoir en face de la statue du créateur du musée. Sa sacoche se plissant légèrement sous son ventre. Au final peut-être que tout posséder, y compris le savoir, avait ennuyé l'homme et que ce dernier avait cherché les ennuis pour pimenter sa vie ? A moins qu'il ne croit possible d'avoir plus encore ? Et si c'était une sombre histoire de famille ? Un déchirement interne dont personne n'avait connaissance ? Ca arrivait assez souvent chez les personnes riches que l'on pensait lisses. Le jeune Félacatian avait déjà étudié quelques cas effrayants d'ailleurs, où une convocation au tribunal pour une conduite de speeder en état d'ivresse avait fini en drame familial étalé sur tous les journaux ainsi qu'holonet. Il se demandait tout à coup vraiment ce qui s'était passé dans la tête ou dans la vie de Côme Janos pour en arriver là, alors que ce dernier semblait avoir la tête sur les épaules, contrairement à des imbéciles tels que Haris Pilton [Hj: Pardon, elle est facile mais je n'ai pas pu m'en empêcher.]

-Ah oui, la seconde. Alors vous devez l'adorer, ce musée. Ou alors vous n'avez pas eu le temps de tout visiter, ou vous faites des recherches... C'est quoi votre partie favorite ?

Demanda le Padawan en se redressant sur ses 4 appuis, comme illustrant son désir d'y foncer immédiatement. Enfin, pas sans répondre à son interlocuteur bien sûr.
-J'ai une tutrice un peu spéciale, elle est en réunion là, je dois la rejoindre plus tard. Je dois d'ailleurs trouver moi-même la cafétéria où elle me donne rendez-vous. Mais pour l'instant, elle m'a conseillé de venir ici pour voir le musée. Je l'ai écouté, et me voilà.
Plus prudent en grandissant, et moins altéré que lorsqu'il avait rencontré Logrid qu'il pensait Félécatian, le Padawan avait préféré parler de tutrice. Pour les révélations-même si être apprenti Jedi n'était pas un crime-, ce serait éventuellement pour plus tard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cultivons des patates, des poils et du savoir [PV Etiam]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants de la Force - Le RPG Star Wars ! :: Zone RP - Reste de la Galaxie :: Coruscant-