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 [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge

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Alys Vel Aath
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MessageSujet: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Ven 21 Aoû - 9:22




L'ASTROLABE




Lorsqu’Alys avait appris que son prochain contrait l’entrainerait sur « L’Astrolabe » elle s’était sentie excitée comme rarement. Haut lieu du mercenariat, de la piraterie et du marché noir, c’était le lieu que se devait d’avoir vu tout contrebandier au moins une fois dans sa vie pour revendiquer faire partie du milieu. Etre allé sur l’Astrolabe c’était comme une carte de visite affichant que l’on savait forcément de quoi on parlait.

A l’origine un des plus puissants vaisseaux de guerre fabriqué sur Aargau, il était destiné à escorter les convois les plus importants de transferts de fonds ou de marchandises du système Zug et de ses colonies. C’est ainsi qu’il fut envoyé dans la bordure extérieure à Elom, quatre siècles auparavant, afin de convoyer un chargement très important de lommite dans un contexte tendu de guerre des ressources. L’affrontement qui eut lieu eut pour conséquence l’anéantissement presque intégral du vaisseau qui fut abandonné, à la dérive, son coût de remise en étant démesuré par rapport à sa fonction et aux performances qu’il pourrait atteindre après avoir été si gravement endommagé. Laissé à son propre sort, on se serait attendu à ce qu’il dérive et finisse sa course au cœur d’une étoile ou écrasé sur une planète mais il n’en fut rien. Une petite communauté de voyageurs galactiques, sans attache ni planète, décida de s’y installer. Il s’agissait de gens totalement libres, rejetant les systèmes établis et l’autorité, qui voulaient un endroit qui serait à eux, en dehors des règles et des conventions. Sorte de communauté hippie composée de gens brillants, ils avaient en leur sein une forte proportion d’ingénieurs, mécaniciens, biologistes ou informaticiens qui leur donnait la capacité de remettre en état ce que personne d’autre n’aurait le courage de faire. L’ampleur de la tâche ne les inquiétait pas : ils avaient toute leur vie pour l’accomplir et celle de leurs enfants puis de leurs enfants après eux. Ils se nommèrent « les Pélerins » car ils arpentaient la galaxie dans leur vaisseau sans s’inquiéter plus que cela de leur avenir.

C’est ainsi que petit à petit, l’Astrolabe redevint un navire fonctionnel. Naturellement, plus les travaux avançaient, plus il se trouvait des gens pour le convoiter et même si le navire possédait un armement de classe militaire, il était désormais obsolète et la communauté pas assez nombreuse pour le manœuvrer efficacement. Les attaques se succédèrent. Une, puis une autres et encore une autre. Espacées de plusieurs dizaines d’années au début, elles commencèrent à se rapprocher jusqu’à ce que la dirigeante de l’époque Selena Don finisse par réaliser que les Pélerins arrivaient à un point de non-retour. Les attaques faisaient à chaque fois plus de morts et leur existence hier inintéressante devenait un enjeu capable d’attirer des pirates de l’autre bout de la galaxie. Elle chercha une solution et c’est ainsi qu’elle rencontra le Muun Jan Xelgrim qui lui fit une offre qu’elle ne put refuser. Il viendrait s’installer dans le vaisseau avec son équipe, s’occuperait de la défense, financerait les réparations et se chargerait de préserver leur style de vie. En échange, les Pélerins seraient confinés à une zone bien délimitée et le vaisseau passerait sous le commandement du Muun qui aurait un droit absolu de rentabiliser son investissement ; chacun dans son coin : le vaisseau pour le Muun, l’insouciance pour les Pélerins. Le contrat était risqué mais il était de notoriété publique dans la galaxie que les Muun tenaient leurs engagements aussi signa-t-elle l’accord qu’il respecta scrupuleusement.


Comme tout Muun qui se respecte, Jan Xelgrim n’aurait jamais fait un investissement sans être sûr de sa rentabilité. Et Jan était, même parmi les siens, un calculateur extrêmement doué et un requin en affaires. Il transforma totalement l’Astrolabe, investissant des sommes colossales à sa réfection pour en faire quelque chose d’unique en son genre : un navire marchand dans lequel toute transaction serait autorisée. Absolument toutes. Traffic humain, de données, de marchandises, lieu de villégiature des criminels, de tueurs, de sénateurs, de milliardaires… Tout y était possible, à condition de respecter une règle absolue : n’apporter aucun problème sur l’Astrolabe. C’est en quelques sorte là où était le génie de Jan Xelgrim : il avait un vaisseau qui n’était régit par aucune loi galactique, en dehors de toute administration, il pouvait donc régenter cet endroit comme bon lui semblait et personne n’avait son mot à dire. Mais cela signifiait aussi que les autorités locales ne devaient jamais avoir de raisons directes de s’en prendre à lui et donc que l’Astrolabe ne devait pas être mêlé à des affaires criminelles. C’était une plate-forme neutre de négociation et de commerce mais tout ce qui s’y passait était du domaine privé. On pouvait y vendre son corps, sa servitude, consommer n’importe quelle drogue, acheter des armes… La seule règle était de ne pas créer de débordement et que les autorités locales ne s’en mêlent pas. Cela signifiait habituellement de ne pas commettre de crimes à bord du vaisseau ou dans le système qui l’hébergeait et de s’accommoder des règlementations locales qui différaient très largement d’un espace aérien à l’autre. Il fallait juste être patient, organisé et jouer avec les règles. Jan, en parfait maître d’orchestre, donnait le tempo, interdisant à telle ou telle boutique d’ouvrir dans certains systèmes solaires pour mieux les autoriser dans d’autres.

Sous une apparence de légalité, ce n’était plus une criminalité qui intéressait seulement des pirates isolés mais aussi des gouvernements planétaires. Ecoulement d’armées mises au rebut, déportation de populations, ventes de planètes… Jan Xelgrim s’attirait ainsi des relations extrêmement puissantes qui avaient toutes intérêt à ce que son petit business ne rencontre pas de problèmes. Mais le Muun possédait un autre atout phénoménal dans sa manche car il avait compris que les marchandises n’étaient qu’un aspect du business. Ce qu’il vendait à titre personnel avait beaucoup plus de valeur : il vendait l’information. En lien direct avec la Banque Inter Galactique, il avait réuni une bande de hackeurs du plus haut niveau qui passaient tout leurs temps libre à écumer l’information, à la redistribuer, la capitaliser et en faire bénéficier les personnes les plus adéquates à ses projets, toujours sous couvert de la plus parfaite feinte respectabilité.

L’ordre se devait donc d’être assuré d’une main de fer sur le croiseur : aucun débordement n’était toléré, aucun risque accepté pour cette machine bien huilée et tous les contrevenants découvraient que la moindre incartade pouvait leur valoir bastonnade, emprisonnement au secret pendant des années voir l’exécution pure et simple, parfois d’un tir de laser d’autres par une éjection pure et simple dans le vide spacial. La milice du « Poing de Duracier » était là pour le rappeler en permanence. Equipés d’armures de combat assistées, de matraques assommantes et de blasters, elle avait tous les droits de faire respecter la loi à condition elle-même de ne pas créer de troubles majeurs au commerce. L’important était que l’argent coule à flot dans les poches de Jan Xelgrim. Les Pèlerins quant à eux vivaient toujours dans une zone réservée, préservés de toute cette agitation, avec un statut particulier d’êtres intouchables. Ils pouvaient circuler librement et les Poings de Duracier avaient pour ordre d’appliquer une rigueur totale à toute personne ne faisant que mine de les importuner. On murmurait même que son commandant, le Jilruan Raidun Xorg, bras droit de Jan, était un initié aux arts Jedi.

Le vaisseau était donc un lieu irréaliste, mélange de calme, de fastes, de criminalité débridée et de légalité. Toutes les influences galactiques s’y croisaient, n’importe qui pouvait s’y établir à condition d’y mettre le prix, il était même possible d’abattre des cloisons et de changer la topographie de tel ou tel lieu à condition d’avoir l’accord financier de Jan. Tout cela dans la plus parfaite sécurité car aucune atteinte à la personne n’était tolérée et que nul ne voulait se mettre un Muun si puissant à dos.

Et Alys allait y passer plusieurs semaines !

Elle avait commencé par visiter les différents quartiers du vaisseau : les Casinos, la Biosphère avec ses espèces rares en vente libre, le quartier des Plaisirs où elle avait fait connaissance avec un Cathar à la musculature affolante et avec lequel elle avait fait plus que partager quelques verres, le quartier des épices avec ses fumeries orgiaques, l’arène de combat … Tout ceci elle l’avait immortalisé dans une série de clichés qu’elle conservait jalousement dans sa banque de donnée. Elle avait également pris un plaisir fou à faire du shopping avec son compagnon du moment. Tous deux savaient qu’il ne s’agirait que d’une passade le temps de leur présence sur l’Astrolabe mais ils en profitaient pleinement. Alys avait acheté quelques programmes derniers cris, une armure de combat assistée neuve qu’elle allait devoir retoucher pour correspondre à sa morphologie, et refait une partie de sa garde-robe grace à l’argent dispensé par l’Empire. Mais ce soir serait particulier. Elle avait accepté un contrat et devait rencontrer sa nouvelle équipe au « Silent Space », un établissement sélect qui accueillait régulièrement des réceptions de nantis venus discuter affaires. L’entrée était payante, chère même tout comme les consommations, et la moindre bouteille frôlait les 500 crédits. Par contre le service était impeccable dans une ambiance tamisée. Aucun droïd, uniquement des serveurs et serveuses parlant un minimum de 5 langues, dans un uniforme aux teintes noires et rouges moirées dont la préoccupation principale était de prévenir les besoins de leurs clients tout en montant la note finale. Composé d’une pièce centrale oblongue, toutes les formes étaient travaillées en arrondis afin d’accentuer l’effet de cocon créé par l’endroit, jusqu’au bar dont le dessin faisait penser à une vague et aux murs qui se perdaient dans le sol et le plafond. Plusieurs larges alcôves situées sur les bords dissimulaient des tables entourées soit de canapés soit de fauteuils dans lesquels on se coulait plutôt que l’on s’assaillait. Un système de bulles transparentes au système de fermeture feutré permettait d’assurer les conversations privées et, si besoin est, il était également possible de modifier l’opacité des bulles pour plus d’intimité. Alys s’installa confortablement sur le canapé avant de commander un cocktail.

C’était peut-être une de ses dernière nuit ici aussi avait-elle refusé de se laisser envahir totalement par le travail. Elle était venue dans une jupe pantalon noire qui mettait en avantage sa taille et ses jambes fines et en talons. Pour le haut, elle avait retenu un chemisier prêt du corps de velours noir, au col légèrement échancré, qui faisait un contraste saisissant mais élégant avec sa peau et qui était également ajourée au niveau de ses bras. Quelques bijoux, un maquillage discret et elle se sentait prête pour le rendez-vous qu’elle espérait le plus court possible afin de profiter de sa soirée et de la nuit avec le Cathar qui l’attendait dans un bar proche.
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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Ven 21 Aoû - 13:05

Hyperespace - 19 heures avant le rendez-vous


L'Astrolabe. C'était là que le rendez-vous aurait lieu pour ce contrat, des plus intéressants, pour lequel ma candidature avait été retenue.

Autant dire les choses clairement : j'avais été plutôt surprise qu'on retienne ma candidature pour un contrat de ce type. Visiblement il s'agissait de déloger un pirate, ce qui n'était pas mon domaine habituel d'expertise. Mon truc c'était plutôt les utilisateurs de la Force... Mais je n'aimais pas non plus les pirates. Plusieurs avaient déjà tenté de m'emmerder la vie, d'ailleurs, vu que je pilotais un transport. Bon... Ils ne pouvaient pas prévoir que trois des cales de transports avaient été transformées en points d'emport pour des canons. Mais du coup je n'aimais pas trop ces gens-là et un contrat qui se jouerait en leur défaveur me plaisait.

Puis il y avait le "facteur Hutt". Plaire aux Hutts était extrêmement important, pour un chasseur de primes, mais ceux-ci avaient en général tendance à ne pas trop se mêler des affaires des Siths ou des Jedi... Par conséquent, je n'avais qu'assez peu bossé pour eux. J'étais donc... Plutôt neutre, pour eux. Neutre ce n'était pas mauvais en soi, mais être une alliée potentielle à leurs yeux était un avantage certain, d'un point de vue purement professionnel. Après, certains diront que les Hutts proposent souvent des contrats que j'aime moins. Je préfère les contrats qui visent des bons gros enfoirés galactiques. Une bonne partie des primes que j'avais pu toucher jusque là venaient de gouvernements de diverses planètes, qui voulaient se débarrasser d'un criminel que leur système de police et de justice ne parvenaient pas à gérer.

Mais je n'étais pas non plus fleur bleue. Si, de temps en temps, il fallait abattre un pseudo-pacifiste stupide qui s'opposait au business des Hutts, alors soit. Honnêtement, ça ne m'empêcherait pas vraiment de dormir... Au mieux je pourrais essuyer mes larmes de honte et de culpabilité avec les gros tas de crédits qu'ils me payaient, héhéhé. ... enfin tout ça pour dire, donc, que j'allais vers l'Astrolabe. Je me suis un peu perdue en chemin... L'Astrolabe, oui ! C'était un vaisseau assez étrange où se passaient toutes sortes de deals douteux. C'était la seule description que je pouvais en donner... J'avais récupéré des articles concernant l'histoire étrange de ce vaisseau, c'était intéressant d'ailleurs, mais dans son état actuel, cet endroit était une sorte de paradis de l'illégalité.

Il y avait tout et n'importe quoi, même de l'esclavage... Je n'aimais pas trop ça, mais ça ne m'empêcherait pas de dormir non plus. Chose beaucoup plus sympathique, il y avait des marchandises assez peu courantes. Pour faire du shopping de chasseur de primes c'était juste fantastique : d'après mes informations il était même possible de récupérer des mélanges de poudres assez exotiques. Autant dire que ça m'intéressait et pas qu'un peu : pouvoir augmenter la charge explosive de mes balles de fusil de précision permettrait d'augmenter sévèrement leur puissance et leur vitesse... Laissant ainsi encore moins de chances à mes futures cibles.

Je fus soudain sortie de mes pensées par le bruit caractéristique du moteur à hyperespace qui se préparait à s'arrêter. Sortant du tunnel lumineux si caractéristique, je me retrouvai à seulement quelques dizaines de kilomètres de l'immense croiseur. En moins de dix minutes je serais à portée, dockée, et installée !


L'Astrolabe - 3 heures avant le rendez-vous

L'endroit me plaisait assez ! Certes, il y avait des personnages suspects mais la sécurité locale était assez sérieuse. Même les petits malins potentiels se tenaient à carreaux. J'avais croisé Servu Maritos, un chasseur de primes Sullustan sur lequel j'étais déjà tombée plusieurs fois... Dans des contextes assez hostiles, en fait. C'était étrange, mais on s'était retrouvés en face-à-face avec des objectifs radicalement opposés sur au moins 6 ou 7 contrats différents, au fil des années. Du coup, en général, nos rencontres étaient... un brin tendues. Il me traitait de plein de choses pas nettes (je ne parlais pas le Sullustan), je lui disais d'aller chier, et on finissait parfois par se mettre des pains dans la tronche.

Mais là, vu que les gardes du... du quoi déjà ? Les fisteurs en acier ? Quelque chose de ce genre, enfin vu qu'ils étaient là, il n'avait pas moufté. Il m'avait juste fait une sorte mimique vicelarde, un signe de tête, un geste impoli et il était parti.
Pour ma part, je me mis à faire les boutiques. En premier lieu, je cherchai le type qui avait des poudres spéciales... Mais manque de chance, d'après le commerçant qui l'avait remplacé, il était parti quelques mois auparavant, à un endroit indéterminé... Pas de chance. Il faudrait que je revienne ou que je me renseigne un peu plus. En soi ce n'était pas bien grave, mon fusil tirait des projectiles anti-char, presque, donc les chances de survie étaient déjà minces. Mais tout gain de puissance était toujours bon à prendre.

Je passai ensuite par plusieurs boutiques vendant des armes, armures, casques et autres mais je ne trouvai pas vraiment mon bonheur. Mon vieux NiteSite modifié d'abord par ma mère puis par moi avait tout ce qu'il me fallait. Difficile de faire de la concurrence avec du matériel amélioré au fil des années pendant plus de 90 années consécutives ! Il en était d'ailleurs de même pour l'armure. Par contre, je tombai sur quelqu'un qui avait la possibilité d'ajouter du Phrik ou de la Cortosis sur des armures. Là... C'était intéressant. Moi qui me trouvais souvent face à des sabres laser, c'était sûrement un achat rentable. Mais cher... Vraiment cher. Il allait falloir que je réfléchisse, car dans le prix de ce type, il y avait la pose et le tissage des précieux métaux. Je pouvais le faire moi-même...

Une autre boutique, en revanche, parvint à obtenir mes crédits ! Ils vendaient des boucliers à particules, qui protégeaient donc très bien contre les attaques de mêlée et physiques... Vu que moins de huit mois plus tôt une de mes cibles avait réussi à arrêter une de mes balles et me la renvoyer dessus, porter un bouclier de ce type était probablement une excellente idée. Le prix était convenable, en plus. Achètera, achètera pas... Je finis par craquer, me doutant qu'il me servirait assez rapidement vu la nature du boulot qui m'était proposé.


L'Astrolabe - Heure du rendez-vous

L'endroit était élégant, chic, et haut de gamme. Je n'en avais pas plus tenu compte que ça, mettant une tenue absolument standard. Ma veste blanche, mon haut foncé (un peu court d'ailleurs, il avait dû rétrécir au lavage) et mon pantalon. Avec, évidemment, le flingue calé sous la veste... Même si l'endroit était réputé sécurisé, je savais très bien qu'à partir du moment où les criminels étaient impliqués, aucun endroit n'était vraiment 100% sûr... Après, vu les prix qu'ils pratiquaient ici (le "Silent Space", tu parles d'un nom original...), le petit combinard moyen n'avait certainement pas les moyens de manger là. Pour être honnête, ça me gonflait un peu de payer aussi cher pour... Tiens, ils avaient quoi au juste ? Jetant un œil, j'aperçus quelques alcools assez peu communs et, sur d'autres tables, des plats semblant plutôt raffinés. Hmmm... Ma foi, pourquoi pas. Si j'étais OBLIGÉE de manger des choses de luxe, alors je me forcerais, huhuhuhu.

Ah non, si ! J'avais quand même fait un effort. Au lieu de laisser mes cheveux voltiger un peu comme ils avaient envie, je les avais attachés d'une façon assez peu élaborée, avec une pince à cheveux à l'arrière et une mèche cachant une partie de mon visage. J'avais bien tenté de l'attacher aussi, mais elle était trop courte... Et je n'avais pas de barrettes pour gérer ça. Enfin... Si elles devaient être quelque part dans le vaisseau mais j'avais eu la flemme de les chercher, c'était plutôt ça. Et j'avais dû en utiliser quelques unes pour caler des câbles ou quelque chose de ce goût-là... Je ne me rappelais plus trop.

Annonçant mon nom, un des serveurs me guida vers ma table. C'était un serveur ? Ou un Maître d'hôtel ? J'espérais que ça soit un Maître d'hôtel. C'était quand même la classe, un restaurant avec un Maître d'hôtel. Ou un Sommelier ! Ça aussi c'était génial ! J'étais déjà allée dans des restaurants avec des Maîtres d'hôtel et des Sommeliers et j'avais adoré le concept. Néanmoins, mon attention fut détournée de la personne qui me guidait par un Zeltron qui semblait me faire de l’œil. Probablement de la prostitution de luxe. Mais même en sachant cela, je devais bien avouer que j'avais du mal à ne pas l'observer... Je suivais le (j'espère) Maître d'hôtel avec une mine distraite, mon attention étant plutôt fixée sur le beau mâle.

J'aimais bien les Zeltrons, j'avais un petit quelque chose pour eux... Probablement parce que ma première fois avait été avec un Zeltron. Et ma deuxième, avec une Zeltronne, en fait. Ce "premier" n'était pas un "beau gosse" au sens propre du terme mais il avait... un quelque chose d'indéfinissable. J'avais appris plus tard que c'était juste des sortes d'hormones mais bon... Ne me cassez pas mes fantasmes d'adolescente, OK ? Laissez-moi tranquille avec votre science ! D'ailleurs, le gigolo qui m'observait devait faire usage du même artifice. Je lui fis un petit geste de la main avec un sourire stupide, avant de me manger une chaise et de manquer de m'étaler par terre.

J'étais arrivée à la table et je n'avais pas trop fait gaffe. Restant immobile, les deux mains posées sur la table afin de m'appuyer et de ne pas tomber, une jambe légèrement levée et la chaise sous moi, j'observai tour à tour le (j'espère) Maître d'hôtel/Sommelier, puis la femme qui était déjà présente. C'était une Arkanienne, ou quelque chose du genre, vu son allure générale. Ou une humaine albinos. Quoique... Pas d'yeux rouges. Probablement une Arkanienne, avec une tenue un peu plus élégante que la mienne quand même. Bon... Comment conserver les apparences. Faire comme si de rien n'était. Je me redressai donc l'air de rien, me raclant la gorge avec un air se voulant digne (un peu exagéré), lançant :

- Hum. Merci, Maître d'hôtel. Ou Sommelier. Enfin j'espère. Je prendrai euh... Je ne sais pas. Merci... de votre... coopération. Bonne soirée. Cordialement.

Le type s'éloigna, masquant avec difficulté son amusement, alors que je m'asseyais l'air de rien avec un grand sourire ravi (qui pourrait passer pour un grand sourire d'imbécile heureuse) et faisais un signe de la main à ma nouvelle interlocutrice.

- Vous êtes aussi là pour le business, j'imagine ?
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Galdur
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 25 Aoû - 14:20



Aujourd'hui était un jour un peu particulier dans le quotidien de Galdur. D'accord, dans un premier temps, il y avait le fait qu'on l'avait mit sur un boulot quelque peu singulier dans son domaine. Mais surtout, c'était la première fois qu'il avait besoin d'une réunion avec son supérieur avant d'accéder à ce job. Cela devait être diantrement important ! Outre resté froid aux habituelles mimiques maladroitement comiques du trandoshan, son capitaine avait été plutôt rigide et avait abordé un ton monotone et très... strict. Comme si il s'adressait à une toute nouvelle recrue qui ne connaissait pas les règles. Tout ça pour annoncer qu'on l'envoyait à la chasse au pirate suite à des activités parasites reportées dans divers lieux. La raison pour laquelle tout ceci avait une tournure aussi sérieuse ne tarda pas à tomber sous le sens. On avait choisit Galdur pour y aller, et il allait être mit sous couverture. Autrement dit, cette fois-ci, il y avait tout intérêt à ne pas faire foirer cette dernière et à ne pas laisser trop de traces. Quelque chose qui changeait pour notre trandoshan.

Le plus gros du boulot avait été de parvenir à se faire sélectionner pour passer l'embauche dans cette chasse au pirate. En soit, c'était surtout pour avoir l'assurance que le fauteur serait mit hors d'état de nuire plutôt qu'autre chose qui primait. Bref, une affaire très sérieuse qui demandait un agent qui en faisait au moins autant preuve. Une grande première pour Galdur qui prit ça pour son honneur personnel et qui, pour la première fois aussi, avait commencé a s'inquiéter réellement de ce qui allait se passer.
Hier soir, il eut adressé quelques prières à la déesse Jaggannath et décida d'emporter le jour même la plupart de ses fétiches. La force, c'était bien beau, mais pour Galdur mieux valait attirer la bienveillance de la sainte-patronne de la grande chasse.

Le lendemain, le voilà qui se trouvait prêt à embarquer sur « l'Astrolabe ». Il paraît que cela était censé l'impressionner. Dommage que Galdur n'ait pas vraiment de grandes connaissances sur les vaisseaux de lignes ou les gros appareils. Il se demandait un peu pourquoi certains vaisseaux étaient favorisés par rapport à d'autres. Après tout, n'avaient t-ils pas de base les mêmes objectifs et rôles en fonction de leurs secteurs ? La capacité de passager ? Vu que Galdur ne portait pas vraiment « le genre de personne » qui prenaient ces transports, qu'il considérait comme des bourges trop proches de leurs fortunes pour être autre chose que des larves, il ne s'en souciait que peu. Le confort ? L'essentiel de ses voyages se faisaient dans la soute des vaisseaux. Ces derniers temps, il avait remarqué que les gens avaient plus de mal à le regarder dans les yeux où bien à lui adresser simplement la parole. Galdur se doutait quelque peu que le conflit contre Kashyyyk qui faisait rage n'aidait pas vraiment.

Mais pour l'amour du sable, pourquoi est-ce que l'opinion publique allait du coté des wookies ? C'était les chefs wookies qui avaient vendus leur propre peuple. Pourquoi est-ce que l'on en voulait aux trandoshans pour avoir été acheteurs ? C'était eux qui avaient incité à l'esclavagisme.

Il fallait croire que les gens aimaient omettre les détails. Résultat des courses, Galdur et les siens endossaient le rôle des grands méchants de l'histoire. Enfin bon... Un jour, sans doute, cela changerait. En attendant, Galdur attirait un peu la suspicion du public. Aussi, au moment de l'embarquement, il eut à répondre à plus de contrôles que prévu. Et une fois dans le vaisseau, certains passagers le regardèrent avec des yeux qui ne traduisaient pas vraiment les sentiments les plus amicaux. Il fallait dire que déjà, il était très rare de voir un trandosha dans ce genre de bâtiment autrement que pour abattre quelqu'un ou proposer ses services de tueur. En soit, Galdur allait devoir aborder ce portrait pour la durée de sa mission. Il était un peu répugné à l'idée de devoir confirmer des clichés, alors que les raisons de sa présence étaient plus compliquées que cela. Mais tant pis... C'était le prix à payer. On lui avait demandé d'être sérieux et de tout faire pour rester crédible, alors il allait le faire.

Marchant dans le bâtiment de manière nonchalante, il se rendit dans le Silent Space. Il n'avait jamais été un grand fan de ces établissement. Pas plus que de la clientèle. En arrivant, on vint le scruter un peu et on lui indiqua une table. Galdur se rendit compte que des gens l'épiaient.

Il fallait dire que le trandoshan portait à sa ceinture au moins six détonateurs thermiques. En cartouchière s'en trouvait d'avantage, de toutes formes et de toutes couleur. Nul doute que le sac qu'il transportait dans son dos en était blindé aussi, la sacoche pendant sur sa cuisse droite également. Un membre de la milice vint lui soutirer tout cela, au grand désarroi de Galdur qui se laissa cependant faire. Il donna respectivement son sac, sa sacoche, la ceinture de grenade, la bandoulière aux mêmes engins, et fouilla l'intérieur de sa veste afin de tendre trois autres explosifs. En revanche, personne ne dit quoique ce soit au sujet de la fronde qui traînait à sa jambe gauche. Après quoi, il put enfin s'asseoir à la table qu'on lui avait indiquée, déjà fréquentée par deux personnes.

Il s'assied et fit un sourire montrant plein de dents, sans pour autant que cela en soit particulièrement menaçant, au contraire. Avec ses lunettes, cela lui donnait un faux air de prospecteur qui minait à l'explosif.

« Hé. Galdur, grenadier. J'imagine qu'vous êtes là pour l'chasse au pirate. Enchanté d'vous connaître. » déclara t-il.

Ca, en revanche, c'était son comportement habituel. Rien à voir avec la couverture. Si elle n'avait pas été une nécessité, il aurait déjà gueulé qu'on lui prenne ses armes et aurait sans doute déjà provoqué une ou deux catastrophes. Malgré lui.

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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Lun 7 Sep - 15:32


Je m’étais abimée dans la lecture de la carte et le choix délicat du premier cocktail qui allait amorcer ma soirée lorsqu’une personne se dirigea à ma table. Il s’agissait certainement d’une collègue de travail aussi délaissais-je le menu afin d’observer l’inconnue. Plutôt grande, bien bâtie, elle ne semblait pas tout à fait à sa place ici mais l’Astrolabe était un tel mélange d’éclectisme que c’était tout à fait normal. Elle ressemblait en réalité à la majorité des gens qui trainaient dehors, de ceux qui ont une odeur d’ozone de blaster autour d’eux, pas de ceux qui manient l’argent qui finance les blasters. Je doutais qu’elle fut l’employeur mais difficile de présumer de quoi que ce soit.

Elle pulvérisa méthodiquement la bonne impression qu’elle m’avait faite sur le premier coup d’œil en s’accrochant du regard sur les pectoraux d’un Zeltron, certes magnifiquement musclé …hummm…ok je pouvais l’excuser pour cela, puis en manquant de renverser la chaise pour se retenir de justesse en équilibre et me gratifier d’un sourire ahuri. Je clignais des yeux quelques fois avant de me reprendre, un peu étonnée tout de même.

" Hum. Merci, Maître d'hôtel. Ou Sommelier. Enfin j'espère. Je prendrai euh... Je ne sais pas. Merci... de votre... coopération. Bonne soirée. Cordialement.
Vous êtes aussi là pour le business, j'imagine ? "


Dans le doute je préférais m’assurer qu’elle ne s’était pas trompée de table, on ne sait jamais !

« Et bien si vous êtes ici pour le navire Queen Ast. C’est bien le cas. » Je lui rendis son sourire et me redressais légèrement en l’invitant de la main à prendre place à table. Présumer d’une personne sur une simple maladresse n’avait pas d’intérêt : peut-être serait-elle très compétente. Si elle était ici, c’était certainement le cas.

« Je doute que nous soyons au complet, je vous propose de patienter en commandant quelque chose. Je me suis laissé dire que leur crabe était succulent mais pour ma part je vais commencer par un verre. »

Après un dernier regard amical, je replongeais la tête vers la carte et ne la redressais que lorsque de nouveaux pas vinrent à notre rencontre. Une sorte de gigantesque homme lézard de plus de deux mètres. Une créature impressionnante ! J’en étais soufflée et, bien que je n’en laissais rien paraitre, je devais m’avouer être quelque peu intimidée.

Pourtant son introduction fut des plus polie et amicale, malgré un sourire … carnassier ?

« Hé. Galdur, grenadier. J'imagine qu'vous êtes là pour l'chasse au pirate. Enchanté d'vous connaître.
- Enchantée », répondis-je dans la foulée.

Je m’apprêtais à recommencer mon petit dialogue lorsque le Zeltron s’avança à sa suite et, avec un sourire charmeur pour Konstancja, referma la porte de la bulle qui allait nous isoler des autres clients. Visiblement nous étions au complet.
Il ne fallut que quelques instants de plus pour que la lentille d’un projecteur holographie se révèle au centre de la table et que ne se lance un enregistrement sur une tête de pieuvre sur fond noire entourée des mots « Nos sunt umbrae »


« Bonjour à vous,

Vous pourrez me nommer Radamanthe pour cette mission et le temps que nous serons amenés à travailler ensemble. Je vous ai réunis afin que mettre fin aux agissements du Capitaine du navire le "Queen Astarta's Revenge". Celui-ci s’est attiré de nombreux ennemis dans l’espace Hutt par ses activités hors de contrôle et des gens importants ont décidé de mettre fin à ses agissements. Nous avons identifié que le navire est actuellement en réparation non loin de Kessel et nous vous avons réunis afin de mettre un point final à ce désagrément. Nous souhaitons voir le Capitaine mourir et que vous nous en apportiez la preuve, de préférence en nous rapportant le vaisseau, mais sinon en nous apportant un doigt en témoignage de son décès. Pour cela vous serez bien récompensés et 50.000 crédits seront virés sur vos comptes en cas de succès, avec une prime si vous rapportez le navire. Les informations manquantes sur le navire, sa position exacte ainsi que les coordonnées pour me contacter vous serons envoyées d’ici votre sortie du bar. Merci. »


Et la communication cessa.
C’était bref mais l’essentiel était dit. Je me tournais vers les deux autres mercenaires.

« Et bien, qu’en pensez vous ? Cela semble dans vos cordes ? Il nous faudrait un vaisseau pour y aller en tout cas, vous en avez un ? »

Puis après quelques instants « Je m’appelle Alys au fait. Je dois pouvoir participer à l’opération sur toutes les questions techniques mais pas trop sur l’aspect … final … ce n’est pas tellement dans mes cordes. Repérer le vaisseau grâce au traqueur, aider à l’entretien du notre pendant le trajet, peut-être même vous aider à vous infiltrer si le vaisseau est en réparation. Tout cela je peux le faire par contre. »

J’étais curieuse de savoir comment s’organiserait notre petite équipée.
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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Lun 7 Sep - 16:53

La demoiselle pâlotte en face de moi semblait un peu surprise par mon arrivée en fanfare. D'un autre côté... J'avais l'habitude de passer pour une imbécile dans les situations de ce genre. Autant en mission j'étais ultra focalisée, autant en dehors de celles-ci je laissais assez facilement mon esprit s'aventurer à droite à gauche. Là, dans le cas présent, il s'était aventuré du côté du Zeltron... Sacrément aventuré, même, mais passons. Tentant donc de faire comme si de rien n'était, de manière assez maladroite, je m'installai après qu'elle m'ait invitée à prendre place. Elle confirma ensuite que j'étais bien au bon endroit et conseilla le crabe.

- Intéressant... On ne trouve pas de décapodes comestibles sur beaucoup de planètes, ils doivent avoir un sacré réseau pour s'en procurer...

Le prix me laissa vite comprendre qu'ils avaient un sacré réseau, et que ce réseau facturait ses services. Et pas qu'un peu. Bon... Pour une fois, je pouvais bien me laisser aller. J'avais pas mal de crédits de côté donc ça ne me tuerait pas de me faire une bonne bouffe, d'autant que je ne risquais pas de revenir sur cet étrange vaisseau très souvent. Autant profiter de mon séjour ici ! Néanmoins, l'idée de démarrer avec un verre n'était pas déplaisante. Que de choix à faire...! Le pire était que je pouvais peser le pour et le contre de plusieurs situations tactiques en quelques secondes et me décider immédiatement, par contre, face à une carte avec de la nourriture, je pouvais rester coincée un bon moment...

Mes réflexions furent vite interrompues par un nouvel arrivant qui me tira une mine un peu surprise. Un Trandoshan, sacrément mastoc en plus. Grenadier, d'après ses propres dires. Grenadier, hein ? Ce n'était pas courant, comme spécialisation. Je me demandais bien quel genre de grenades (ou d'artillerie) il utilisait, au juste. Pour ma part, je préférais éviter l'usage excessif d'explosifs histoire de ne pas m'auto-bousiller la tronche... Je savais qu'avec les rebonds, les à-coups de pilotage, les coups de pied malencontreux, et autres plaisanteries, il était assez facile de se faire avoir. En fait, les seuls explosifs que j'utilisais étaient les mines anti-personnel que je posais pour piéger les utilisateurs de la Force. Parfois avec succès. Pas souvent. En général, ça servait surtout de distraction pour détourner leur attention.

- De même, répondis-je à la suite de l'Arkanienne. Konstancja, ajoutai-je histoire de me présenter.

Et là, surprise, le Zeltron arriva. Chouette ! La soirée allait être sympathique ! Je ne pus retenir un petit sourire en coin, à la suite duquel j'affichai une mine un brin déçue... il était là pour le business, vu qu'il venait de fermer l'alcôve dans laquelle nous nous trouvions. Bon... Pas de distractions, ce soir-là. En fait, en guise de distraction, un hologramme s'afficha et commença à nous faire une sorte de petit briefing. Il se mit à donner des détails sur la position du vaisseau qu'on chassait, précisa qu'il y aurait un bonus si on ramenait le vaisseau, et conclut en signalant que tous les détails finaux nous seraient donnés à la sortie. Rien de très inhabituel, j'avais l'habitude.

Haussant donc les épaules, je jaugeai tous les présents et ce fut la pâlotte qui s'exprima la première. Celle-ci signala qu'elle s'appelait Alys et qu'elle pourrait aider au niveau purement technique... Je pensais que j'étais avec deux chasseurs de primes, moi, pas une techie et un roi des explosifs. Autant dire que ça n'allait pas être simple. Infiltration... Technique... Trandoshan... Ah et ils n'avaient pas de vaisseau. Pratique. Il allait falloir que je réfléchisse un peu aux détails tactiques, là.

- J'ai un vaisseau, signalai-je en sortant un petit projecteur, qui montra la machine.

C'était un freighter assez commun dans l'espace Morellien, surnommé le "grosses fesses" en raison de l'arrière qui était plus large que l'avant. Très élancé, il avait des réacteurs assez immenses par rapport au reste. Au niveau de la taille, il faisait à peu près celle d'un freighter Corellien XS standard, utilisé par une grande partie des petits transporteurs et contrebandiers de la galaxie, donc autour de 80-90 mètres de long et une 50-60 de large maximum. Sur le dessus étaient visibles quatre "portes" semblant servir de points d'emport, ainsi qu'une autre en dessous. Enfin, à l'avant se trouvait le poste de pilotage qui semblait assez large.

J'aurais assez de place pour transporter tout le monde, pas de problème particulier à ce niveau-là. Néanmoins, pour l'infiltration, ce n'était pas l'idéal... Le pauvre vaisseau n'était pas vraiment pensé pour les approches furtives. Il y avait au total 5 armes montées dessus : trois canons cinétiques d'assez grosse taille, et deux mitrailleuses fixes. Comme à mon habitude, je privilégiais les bonnes vieilles balles et autres obus de canon. La plupart des vaisseaux avaient des boucliers à rayons assez solides, mais des boucliers à particules bien moins efficaces contre les armes lourdes de ce type. Sauf que... Mince. Il fallait ramener le vaisseau pour avoir le bonus. Dommage.

- 50.000... Ça fait presque deux fois la prime d'un Jedi ou d'un Sith. L'ami Radamanthe a l'air de vraiment en vouloir à ce pirate.

Soupirant, j'ajoutai :

- En soi, l'abattre ne sera pas la difficulté. Ce qui va demander un peu de réflexion, ça sera de ramener le vaisseau dans un état à peu près convenable...

Pas question de sortir les canons et d'arroser la cible d'obus. Malheureusement... Au fond, ça aurait été trop simple. Revenant à Alys, je demandai :

- Avoir les diagrammes du vaisseau serait un bon départ. Vous dites que vous pouvez le repérer et aider à l'infiltration ?
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Galdur
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 8 Sep - 10:33



« Cinquante milles boules ? Ça fait une sacrée chiée de ragoût de rats-womps. De quoi satisfaire tout le monde. » souffla Galdur.

En vérité, il se fichait un peu de l'argent, ce qui pouvait se ressentir à travers son idée de le dépenser en ragoût. De toute façon, qu'est ce qu'il allait faire avec autant d'argent ? Acheter des armes ? Mah, la sophistication rendent les chasseurs trandoshans feignants. Acheter un véhicule ? Pourquoi faire, il avait déjà ce qu'il fallait à la caserne. Acheter un logement ? Nope. Se retirer du travail pour écouler des jours heureux ? Ce n'était pas comme ça qu'il allait gagner le respect de la déesse Jaggannath. Profiter de produits de luxe ? Futile. Se payer un coup au bar à pute ? Bof, il suffisait de rentrer sur Trandosha pour en profiter sans débourser un sous, vu que les natifs ne formaient pas de couples durables sauf pour les émérites chefs de famille.

« Dites donc vous deux. Avant de faire des plans ou bien de réfléchir à comment s'en prendre à ce vaisseau, on ferait pas mieux de faire un peu plus connaissances sur nos capacités ? »

C'était bien beau de réfléchir directement aux moyens qui allaient être mit en place pour mettre un terme à la carrière du pirate, encore fallait-il faire un tour du coté de la logistique et de ce qu'ils possédaient. Galdur haussa un sourcil en percevant la présence d'un serveur qui passait dans l'angle. Il l'intercepta au niveau de la table et se contenta simplement de piquer littéralement la viande qui se trouvait dans le plat en déposant au passage un pourboire au serveur.

« R'mettez en un autre. Merci. J'pars dans peu de temps.» dit-il en souriant. Le serveur n'osa pas vraiment faire de réflexions et reparti immédiatement de là où il venait.
Galdur se mit aussitôt à mâcher la viande et l'os qui allait avec.
« Bon... Chomp … On a un vaisseau, donc ? C'est quel type ? Qui sait, peut-être qu'on pourrait tendre un piège à c'pirate de pacotille ? Chomp … Déjà, qui est plus typé personnel combattant ? Non parce que je crois comprendre que la p'tite dame... Alys, c'est ça , uh ? Vous étiez pas trop disposée pour aller casseur une gueule ou deux et faire de la chicane. J'me trompe ? »

Il cracha un os.

« Faut qu'on connaissance sa localisation, les occupations des pirates et tout... Avant de prendre quelconque décision de plan d'action, je pense. Et si on se tirait de ce bar pour voir les infos qu'le patron à pour nous ? De toute façon, on arrivera pas à choper les pirates en attaquant de face. »

Galdur leva bien haut la main en l'air.

« Hé ! Garçon ! L'addition ! »

Le même serveur que tout à l'heure apparut et lui tendit le papier. Galdur plissa les yeux pour lire et grimaça.
« Gna gna gna... A la co....Co... Coriandre ? Nom d'un bantha. Qu'est ce que c'est que ce truc ? »
« Une plante pour assaisonnement, messire. »
« Assaisonnement ? Un coup de whisky et hop. Je suis sûr que j'ai plus fort. C'était le truc vert là ? »
« Non, ceci était de la laitue. »
« Par les chaussettes d'la grande déesse. Parlez un langage que je peux comprendre ! »
« C'est un légume vert, soit l'une des grandes familles d'aliments. »
« Ah ouais ! Avec le café, les patates, les haricots et la viande ! »
« Euh... Oui monsieur. »
« Par contre, j'crois que vous vous êtes gouré dans la virgule. J'ai mangé qu'un seul truc, hein. »
« C'est le prix standard de nos produits, monsieur. »
« Wow crénom... Bon... J'imagine que j'ai pas le choix hein... »

Misère, avec une solde de ranger, il n'allait pas pisser bien loin. Il n'aurait pas imaginé l'état de son compte si il avait avalé plus de choses.

« Et si on allait récup' les infos du boss et discuter de tout ça un peu a coté, non ? Les gens ont l'air bizarres, dans le coin. »

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Alys Vel Aath
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 15 Sep - 19:29



Mes nouveaux compagnons avaient enchainé directement sur des questions très ciblées que je trouvais assez pertinentes. J’appréciais la concentration efficace de Konstancja et la bonne humeur déjantée du Trandoshan mais j’allais devoir montrer que moi, la petite touriste spatiale avait ce qu’il fallait dans le ventre pour faire parti de cette mission.

Konstancja avait commencé par montrer son vaisseau et fait quelques remarques sur la solde. Je restais un moment interdite devant celui ci. c'était un modèle assez rare dans la galaxie, presque exclusivement présent dans un coin éloigné de la Bordure extérieure. La seule raison pour moi de la connaitre, en dehors de posséder un ordinateur central qui me permettait de posséder une base de donnée phénoménale sur ce qui touchait de près ma vie professionnelle, c'était d'avoir effectué de la piraterie dans ce coin de la galaxie.

« Un freighter ... Morellien ? Original.»

Je m'interrogeais sur son ergonomie et son équipement. Serait-il vraiment adapté à ce genre de missions ? Ce n'était pas le genre de modèles que je connaissais le mieux. Il faudrait que je prenne un peu de temps pour déterminer ce qu'il avait dans le ventre. Les moteurs semblaient puissants, l'armement atypique ... Je regardais un moment Konstancja, sans m'en cacher, m'interrogeant sur qui elle était vraiment. Elle venait de piquer ma curiosité : pourquoi un tel choix de vaisseau?

Le commentaire de Galdur m’arracha un sourire : il avait le sens de la répartie décalée. J’écoutais ensuite les différentes observations, comme le grenadier le suggérait si je ne pouvais pas faire parti de l’équipe d’élimination il fallait montrer que j’avais d’autres types de compétences.

« Il y a plusieurs choses que je peux faire. J’ai une bonne expérience de technicienne de vaisseau et je peux pirater à peu près n’importe quel système de sécurité avec le temps nécessaire. Je sais manier les armes et me défendre mais je n’aime pas être sous le feu : chacun ses points forts et le mien n’est pas de rester froide quand je me fais tirer dessus. Ca ne veut pas dire que je ne tiens pas la route en cas d’affrontement mais je préfère les éviter.

Qu’est ce que je peux apporter ? Déjà si ton Xs a besoin d’un coup de jeune, je dois pouvoir y jeter un œil. Il faudra que tu aies le matériel pour les réparations mais ne serait-ce que sur le temps du trajet je pourrai te faire faire quelque chose de bien.

Ensuite une fois que nous arriverons dans le système de Kessa je pourrais vous aider à ne pas vous faire broyer par la Mâchoire, la multitude de trous noirs qui parsèment ce coin de la Galaxie. Ensuite plusieurs possibilités : où le Queen est amarraré à un port officiel ou semi officiel et est toujours en réparation et dans ce cas s’ils ont besoin de personnel je dois pouvoir me faire engager dessus avec facilité. Je connais à peu près par cœur les plans de 350 vaisseaux, corvettes et transporteurs utilisés dans la galaxie. Où bien il est en cale dans un endroit perdu et la principale difficulté sera de le localiser. Là encore je devrais pouvoir vous aider même si je ne promets pas de miracles. Une réparation lourde de vaisseau nécessite des infrastructures et du matériel ce qui peut aider à restreindre notre champ d’investigation.

Je pourrai vraisemblablement vous donner l’accès au hangar où le vaisseau attend, forcer son entrée voir peut être même pirater ses communications ou le saboter pour qu’il reste à terre le plus longtemps possible. Je peux sans problème pirater leurs droïds aussi. De même s’il y a combat et que le vaisseau est abimé je pourrai probablement le remettre en état. En combien de temps est une autre question.

Si vous avez un problème d’ordre technique ou informatique il y a peu de chance pour que je ne sois pas capable de le résoudre. »
Humm… cela ressemblait un peu à de l’arrogance Arkanienne tout de même non, pourtant dans mon cas ce n’en était pas. Bien sûr tous les Arkaniens devaient penser cela d’eux.

« Pour la partie élimination pure, soyons honnête, ce serait une bêtise de m’envoyer. »

Le Trandoshan proposa de partir et je n’y voyais pas d’objections aussi me levais-je pour assister à un numéro des plus amusant de recomptage d’addition qu’il m’avait été donné de voir depuis longtemps. Je réglais ma note – gloups - et suivi mes compagnons.

« Pourquoi pas changer d’endroit en effet. Vous avez une idée précise en tête ? Par contre j’ai un autre rendez vous dans peu de temps qui va s’éterniser donc soit vous pensez que l’on peut se mettre d’accord sur la base en une heure soit on se donne rendez-vous demain matin au vaisseau de Konstancja par exemple. »

Alors oui bien sur ce n’était pas parfaitement professionnel, mais je comptais bien profiter de ma dernière nuit avec mon Cathar !
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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mer 16 Sep - 15:19

Tiens. La techie semblait savoir de quoi elle parlait. En règle générale, la plupart des gens observaient mon appareil avec une certaine perplexité mêlée de curiosité, sans trop savoir d'où pouvait venir ce machin. Au moins, elle avait voyagé un peu... C'était plutôt bon signe. Les chasseurs de primes "monomaniaques" qui n'opéraient que sur un ou deux systèmes n'étaient en général pas les plus aptes à vite s'adapter et réagir à quelque chose de complètement étrange ou inattendu... Par conséquent, le fait qu'elle semble avoir visité les zones d'espace dit "sauvage" (je ne le trouvais pas sauvage, moi) était bon signe. Elle serait probablement plus capable que les petits chasseurs à deux crédits de la bordure extérieure.

Cela étant dit, vu le boulot et l'employeur, ce n'était pas une très grosse surprise. Il aurait été étonnant que ce type dépense autant d'argent et nous fasse venir dans un endroit pareil, si nous avions été des incompétents notoires... En fait, les incompétents n'avaient très probablement pas entendu parler de ce contrat, ce qui devait régler le problème pour de bon. Ainsi, lorsqu'elle déclara que c'était original, je me contentai de hausser les épaules, répondant nonchalamment :

- Je viens de là-bas, rien d'original pour moi, du coup.

Elle se lança ensuite dans les explications quant à ses compétences. Visiblement, surtout du technique, donc. Piratage, bricolage de sécurités, amélioration de performances (ça pouvait m'intéresser, ça), manipulation, infiltration, ce genre de choses. Clairement, ça serait utile. On ne pouvait pas juste rentrer dans le tas... J'avais déjà abordé des vaisseaux par le passé et la procédure était souvent la même : sortir les deux mitrailleuses, viser le cockpit, le bousiller, se poser sur la coque grâce aux clamps magnétiques des trains d'atterrissage, faire un trou dans la coque, entrer, faire ce qu'il y a à faire, sortir, et bousiller le vaisseau avec les trois canons lourds.

Manque de chance, ce contrat-ci serait un brin plus complexe à exécuter. Vu la paie, c'était compréhensible... Ce n'était pas non plus une fortune, évidemment, mais c'était une somme extrêmement intéressante pour un seul contrat. Enfin... Le fait était que miss Alys aurait des compétences des plus intéressantes - et utiles - pour ce contrat-ci... Et il serait même peut-être possible d'obtenir des "bénéfices supplémentaires" si elle trouvait la structure du vaisseau intéressante. Tout cela se profilait assez bien. Bref ! C'était mon tour. Je haussai donc les épaules, moins prolixe que l'Arkanienne :

- De mon côté la spécialité c'est l'assassinat à très longue distance, les pièges, et l'usage astucieux des technologies modernes... Je me défends au corps-à-corps évidemment mais en règle générale, si ça finit en mêlée, je fais au mieux pour retourner à distance et arroser la cible de balles. Ah, oui, j'utilise surtout des armes à projectiles... C'est très rare que les gens aient des boucliers à particules, en général les VIP ont des boucliers à rayons qui ne servent à rien face à une balle.

Réfléchissant quelques instants, j'ajoutai :

- Je m'en sors assez bien en pilotage aussi, en général, même si c'est plus par effet de surprise... Il se pilote assez différemment de la plupart des vaisseaux qu'on trouve dans les secteurs de la république ou de chez les Siths. C'est à cause des propulseurs de manœuvre... Et enfin, si la personne en face n'est pas d'une intelligence supérieure, j'arrive assez bien à improviser et me faire passer pour quelqu'un d'autre. C'est parce que j'lis beaucoup.

Le Trandoshan se retrouva alors face à un serveur des plus perplexes, qui lui expliqua que la laitue était un légume, l'un des grands groupes d'aliments. Je ne pus m'empêcher de retenir un petit gloussement quand il répondit que les autres grands groupes étaient le café, les patates, les haricots et la viande. En fait, j'étais à 2 doigts d'exploser de rire, non par moquerie mais parce que le concept me plaisait énormément. En fait, je me mis à imaginer un monde où les denrées sus-citées étaient bel et bien les grands groupes d'aliments, et autant dire que cet univers était des plus drôles et étranges.

Je fus toutefois, hélas, ramenée à la réalité par le reptilien, qui proposait de s'en aller d'ici histoire d'obtenir plus d'informations. J'acquiesçai, trouvant assez bizarre que Radamanthe ne décide de ne nous donner toutes les données qu'une fois dehors... il aurait pu tout nous balancer maintenant... Au fond, il n'y avait pas grand monde pour écouter. Enfin... Je pouvais comprendre la paranoïa de certaines personnes. Quand on était un seigneur du crime, ladite paranoïa était souvent justifiée... Je me levai en tout cas à mon tour, payant la note sans trop faire la tronche (je m'y attendais) et me dirigeant vers l'extérieur avec mes deux étranges comparses.

Lorsqu'Alys signala qu'elle avait un rendez-vous à ne pas rater puis proposa de se retrouver dans le vaisseau le lendemain, je hochai la tête avec un air plutôt d'accord. Je voulais aussi profiter un peu de la soirée, et du fameux Astrolabe, avant de partir pour de nouvelles aventures spatiales douteuses avec une technie et un grenadier. Quelque chose me disait que les anecdotes que j'aurais à raconter après ce contrat seraient des plus intéressantes...

- Vendu. Je suis au dock 09 - Arrière, je serai sûrement à l'intérieur. Par contre, euh... Je vais essayer de retrouver le Zoltan de tout à l'heure, donc ne venez pas avant, disons... 8 ou 9 heures, quoi.
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 20 Sep - 18:03



« Okaaay ! Bien, je vois que tout le monde semble vouloir faire quelque chose avant d'aller se faire plomber le cul, c'est tout à votre honneur. J'imagine que ça va blaster sévère là-dedans. Quelque chose me dit que mes boums-boums vont être utiles. » expliqua Galdur.

Il agita la main et émit un ronflement. Ses narines se dilatèrent et sur sa figure apparut une grimace relativement expressive mais également ridicule.

« J'imagine que c'sera à moi d'passer d'vant. Eh. Ca va mériter un peu de whisky et du ragoût. J'ai perdu l'habitude qu'on m'tire dessus à tout bout d'champ. » fit-il. « Marché conclu. On se retrouve demain matin. J'vous r'trouverais. Si vous avez besoin de moi cette nuit euh... Pas la peine de me chercher dans les pa rages. J'vais plutôt essayer de me dégoter un coin tranquille où pioncer loin de ces bobos. »

Puis, après quoi, il fit un bref salut, tourna les talons et quitta les lieux.

- - - - -

Comme il n'avait pas vraiment l'envie de crécher dans les chambres du vaisseau ou de payer quoique ce soit, Galdur avait installé son sac de couchage livré dans son paquetage... Non loin de là, à coté des ponts d'embarcation, un peu à l’écart des zones, au niveau des soutes. Avec l'heure tardive, personne ne viendrait sans doute le déranger et il pourrait se réveiller rapidement afin de remonter au cas où. Le trandoshan se décida donc à remplir son journal et inspecta avec intérêt la tablette qu'on lui avait donné.

Pas de doute. C'était une tablette. Et il y avait des lettres dessus. Problème : Elles voulaient dire quoi déjà ? Il avait jamais fait l'effort d'apprendre à écrire le basic. Même le lire lui était compliqué. Tant pis, il se décida à écrire quand même comme il le pouvait.

« Chaire journalle. Aujourd'hui, jé embarqué pour une mision compliké avec d'autres zouzous. Le vaisau est bau, y'a pa a chié, mai je pige toujour pa lintéret d'avoir des truks aussi sophisiquiquité sophisitiqué sofistiké. J'veux dire, hé, entres nous, pourkoi on ce fai chié à faire des trucs comme ça, hein ? L'esentielle, c'es que ça volle non ? En tout cas... »

Quelqu'un passa dans les environs et Galdur leva le nez de son journal pour le regarder. Il lui fit un grand sourire avec quelques dents manquantes et leva la main.
« Eh m'sieur ! A vot' bon cœur ! »
Le quiddam qui passait dans le coin tourna la tête, fit les gros yeux en regardant ce trandoshan emmitouflé dans sa couverture contre le mur et secoua la tête.
« Bah voyons. C'est pour boire j'imagine ? Comment êtes vous monté ici ? »
« C'pas pour boire ! »
« Ouais, bien sûr ouais. Dégagez avant que j'appelle les gardes ! » fit le passant en s'éloignant.
« J'aurais pas atteints mon âge si j'avais fais que boire toute ma vie espèce de con ! »
Il se retrouva bientôt de nouveau seul et secoua la tête pour reprendre son écriture.

« Enfin, je pense que je devré allé fair mon raport rapidement. Si sa se trouve, j'auré de nouvels piste a suivre si on me conseye sur tout ça. »

Il coupa son journal pour l'instant, resta enroulé dans sa couverture mais remballa rapidement ses affaires. Puisqu'il ne trouverait pas le sommeil facilement, autant qu'il aille rejoindre son contact de la caserne histoire de lui donner une petit explication sur la situation. On lui donnerait sans doute des idées.
En route, il manqua de renverser quelqu'un qui voulait sans doute retourner à sa chambre.
« Eh ! Attention ! » aboya t-il.
« Vas te faire foutre un œuf, je suis pressé. » dit t-il en progressant rapidement dans les couloirs.

Puis, il se dirigea vers un coin tranquille où il pourrait tranquillement contacter son collègue.

- - - -

C'est tôt le lendemain matin, avant tout les autres, que Galdur se présenta sur le dock 09. Il se mit aussitôt à marteler la porte arrière d'embarquement en hurlant.

« Debout là dedans ! Sortez le whisky et les patates ! C'est l'heure du petit dej' ! » aboya t-il.

Effectivement, il tenait dans sa main droite ce qui semblait être une gamelle militaire qui, visiblement, débordait de quelque chose de chaud. Sans doute du café, en tout cas, c'était l'odeur qui s'en échappait.

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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Lun 28 Sep - 20:16


« D’accord, demain à 9 heures. »

J’étais plutôt contente de cette rencontre. Former une nouvelle équipe était toujours hasardeux et je devais m’avouer plutôt chanceuse. Konstancja semblait une partenaire de valeur avec l’habitude du combat et du pilotage. J’avais apprécié sa référence à la technologie ainsi qu’aux livres qui laissait présager une personnalité ouverte et cultivée quand au Trandoshan sa bonne humeur serait un atout indéniable pendant le voyage. Un bon équipage ce n’était pas seulement des capacités complémentaires c’était également des personnalités qui se mariaient bien ensemble et s’apportaient mutuellement, ce qui allégeait d’autant la longueur des trajets. Mais aurions nous les talents nécessaires pour effectuer la mission jusqu’au bout ? Retrouver le vaisseau, l’arraisonner ou l’infiltrer pour finalement mettre hors de combat son capitaine et ramener la preuve de notre succès. J’avais tendance à penser que oui. Les deux semblaient solides et fiables dans leur domaine de compétences respectifs et je savais que je le serai aussi.

« Tu as l’air pensive, ton rendez-vous s’est bien passé. »

Le cathar m’avait enlacée par la taille sans que l’ai senti arriver. Il nicha son nez dans mon cou et embrassa délicatement ma nuque.

« Très bien oui » Je savais que j’allais regretter ce que j’allais dire mais il le fallait « mais comme je le présageais je devrai partir demain. » Il resta silencieux. Nous savions tous deux qu’il ne s’agissait que d’une aventure sans lendemain ce qu’il accepterait sans doute de bonne grâce. Dans mon cas, cela serait plus difficile, je le savais déjà. Non pas que j’en étais tombée amoureuse mais j’aimais sa présence rassurante à mes côtés et l’impression qu’il me laissait que tout était sous contrôle et simple en sa présence. Laissée seule à moi-même je m’inquiétais toujours pour tout : ma santé, les mille et un problèmes du quotidien, les risques du mercenariat… Au final, tout ce que je voulais c’était voyager, pas prendre des risques et … il me donnait l’impression que tout irait bien tout le temps. Je me retournais dans ses bras et déposais un baiser à la commissure de ses lèvres. « Mais nous avons toute la nuit.» Il se recula pour mieux profiter de ma tenue. J’avais fait un effort pour lui plaire et il semblait apprécier. « Je commencerais bien par un repas. »

**********************

7 heures du matin.

La nuit avait été courte et j’étais crevée. Sauter du lit, une douche, balancer mes dernières affaires dans les malles, embrasser mon amant en se promettant de se revoir si on se croisait dans les milliers d’années lumières de la galaxie puis louer un drone de portage pour la matinée et sortir faire
quelques courses de dernière minute. Alcool, de quoi fumer, quelques vids variés comiques, romantiques et action, une plante en pot pour déstresser et tiens … pourquoi pas quelques légumes sous la forme d’un jambon d’une dizaine de kilos. Dans le doute un médikit et quelques babioles pour compléter mon nécessaire de survie.

J’arrivais sur le quai en baillant, accompagnée de ma souris, le droid que j’avais bricolé avec des pièces détachées et qui me servait de compagnon de route et de panier à courses, et de mes bagages. J’espérais que cela ne poserait pas de problèmes car souvent les gens prenaient un minimum d’affaires avec eux pour les voyages galactiques mais ce n’était pas mon cas. Deux malles pour les vêtements, une autre pour les accessoires indispensables : chaussures, ceintures, sacs, trousse à maquillage, une autre pour les draps et les produits de soins, une autre pour le matériel électronique et informatique, une autre pour les livres, les vids et quelques souvenirs, une pour mon armure exosquelette et enfin une dernière pour la nourriture. Après tout, je n’atteignais même pas le mètre cube de malles, où alors de peu, et nous ne serions que 3 ! Il était neuf heures passées d’un bon quart d’heure lorsque je me dirigeais vers le vaisseau, facilement reconnaissable à ses formes particulières. J’actionnais l’interphone et m’annonçais.

« C’est Alys. Je peux avoir un coup de main pour les bagages ? »

Je ne me sentais pas très bien mais ce n’était pas à cause de la fatigue. J’étais légèrement déprimée… un peu trop sentimentale peut-être.


Ma souris:
 
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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mer 30 Sep - 17:16

Je ne m'étendrai pas trop sur la nuit. Une demoiselle bien éduquée ne fait pas ce genre de choses. Bon, après, certains diront que je ne suis pas vraiment une demoiselle respectable, ce à quoi je répondrais que... Bon, que c'est vrai. Mais même, je ne m'étendrai pas sur les détails. Le fait était que vers 6-7 heures du matin, la personne me tenant compagnie quitta le vaisseau (en partie parce que je l'avais éjecté du lit, le pauvre), en silence, sans me réveiller. Problème : du coup, je ne me réveillai pas. Mais genre, pas du tout. Je n'avais pas mis de réveil. Enfin, si, à 10 heures. Je sursautai donc vers 8 plombes et demie du mat', alors que quelqu'un (ou quelque chose) bourrinnait sur la porte arrière. Plus précisément, la rampe arrière, qui menait aux cales.

Au lieu de monter par la rampe d'accès, qui se trouvait au niveau du train d'atterrissage avant, il s'était mis à taper sur le sas de chargement, à l'arrière... Me frottant le visage avec une mine peu réveillée et assez grognonne, je me levai et me dirigeai maladroitement vers l'endroit d'où venaient les coups contre la porte métallique. Ce fut après bien 50-60 secondes que je finis par arriver à destination, vu qu'il y avait bien 40 mètres entre ma chambre et les cales. J'ouvris alors le tout, en peignoir (un peignoir rose avec des petits kushibans dessus), décoiffée et l'air totalement emplâtrée. Devant moi se tenait le Trandoshan, visiblement enthousiaste à l'idée de se faire un petit déj' à base de whisky et de patates.

Observant à droite et à gauche, et jetant au passage un œil aux deux immenses réacteurs qui étaient au-dessus de nous, j'observai le reptile avant de finalement faire un signe peu convaincu de la main, l'invitant à me suivre.

- C'est par là... Fais pas attention au bordel...

Difficile de ne pas faire attention. Les moteurs et réacteurs prenaient pas mal de place, ainsi que les containers de fuel. Un peu plus loin, les fameuses cales, qui pouvaient porter plusieurs tonnes au total... Celles-ci étaient divisées en deux espaces. Le premier pour la marchandise et le deuxième pour les munitions. Le premier était rempli de caisses diverses un peu en merdier. Certaines semblaient contenir des fringues, d'autres de la bouffe (un sacré paquet), et il y avait des gros containers d'eau potable. Quelques caisses de pièces métalliques en tous genres, aussi. Le deuxième espace, pour les munitions, était plus élaboré.

Les caisses étaient fixées sur un système de rails et des grosses pinces semblaient être là pour charger et décharger les munitions. Il s'agissait plus de sortes de cages que de caisses, vu qu'elles n'étaient pas opaques mais constituées d'armatures solides reliées par une sorte de grillage renforcé. A l'intérieur, il y avait soit des immenses projectiles (5 par boîte), soit des projectiles plus petits mais tout de même au profil plutôt agressif (90 par boîte).

Sortant enfin de la cale, nous arrivâmes à l'endroit où je bricolais. Il y avait deux établis, un de chaque côté de la longue pièce, avec des outils et des bouts de métal qui traînaient un peu partout. On pouvait aussi voir, sur l'un des plans de travail, une sorte de petite mitraillette qui étaient démontée en plusieurs morceaux. Ce ne fut qu'après avoir traversé cette zone que nous finîmes par débarquer dans la zone "de vie". La pièce était assez grande mais peu (voire pas) décorée : il y avait une sorte de canapé, une grande table, des étagères avec des holojeux en tous genres (il fallait bien que je m'occupe non ?), un ordinateur de contrôle (sur lequel j'avais mis aussi de la musique) et un peu de bordel à droite à gauche.

- Tiens... La cuisine est là si tu veux te réchauffer un truc, dis-je en montrant le compartiment, situé sur la droite. Ou plutôt, à tribord. J'vais prendre une douche, moi...

Et sans chercher plus loin, je partis vers l'autre côté (bâbord, donc), là où il y avait une petite pièce permettant de se laver. Ce n'était rien de délirant... Il y avait un jet d'eau avec un réglage de température assez simple, du savon à l'huile d'Ontera (un fruit, ou plus exactement une drupe, venant de Morellia), et du savon spécial sans eau (au cas où je serais coincée en 0G). Il me fallut bien 20 minutes pour que le passage sous l'eau suffise à me réveiller... Et je préférais en profiter, au fond. Même si les systèmes de recyclage d'eau étaient efficaces, il valait mieux éviter les longues douches brûlantes lors des voyages dans l'espace.

Je ressortis donc, maintenant vêtue d'une tenue plus professionnelle (ma tenue pressurisée de pilotage), avec une tête nettement plus civilisée. Avant que je ne puisse adresser la parole au Trandoshan (ou faire attention à ce qu'il faisait), je me retrouvai interrompue par une sonnerie. Alys était arrivée, et elle était passée par le bon côté, elle, au moins. Haussant donc les épaules, je me dirigeai vers la rampe d'accès avant, ouvrant le sas et la laissant entrer.

- Salut. Pour ton droïde, il peut amener ça vers les cales à l'arrière, il y a largement la place. Il y a deux pièces habitables, ce n'est pas immense mais la majorité du vaisseau est constitué des réacteurs, des armes et de la cale... La première c'est ma chambre, tu ne peux pas la rater. La deuxième a suffisamment de place, mais j'ai peur que tu doives dormir soit avec moi, soit avec Galdur. J'ajoutai ensuite avec un grand sourire moqueur : Mais j'ai qu'un lit, de mon côté, et j'ai tendance à éjecter les gens.

Pour aller vers le "salon", où se trouvait le reptilien, nous dûmes passer par l'armurerie dans laquelle j'avais placé la plupart de mes armes. La tourelle, qui était repliée, le fusil de précision, le .48 Enforcer, les munitions, l'armure, ce genre de choses. Il y avait aussi deux combinaisons pressurisées dans un placard. Après quelques secondes de marche, nous nous retrouvâmes de nouveau en la plaisante compagnie du roi du whisky et des patates.

- Bon...! lançai-je en m'affalant dans le canapé. Voyons voir ce qu'on a...
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 4 Oct - 6:53



Qu'est ce qui pouvait arriver de mieux ? On le laissait tranquillement dans la cuisine pour se charger de la popotte, voilà qui allait passer pour un défi aux yeux de notre trandoshan. Le vaisseau en lui même était déjà plus dans la norme du natif de la lune de Kashyyyk. Bordélique, mais quelque part, pouvait-on en attendre autrement vu la profession de son propriétaire ? Pas besoin de s'appeler gamorréen pour avoir un vaisseau en bordel. De toute façon, tout ce qui comptait maintenant, c'était la bouffe. Car il était tout simplement interdit par la religion de Galdur de partir au combat le ventre vide. Alors autant en profiter.

« J'vais vous faire un de ces ragoûts aux patates et au whisky, après ça, même l'enfer pourra vous tomber sur la tête, vous vous en foutrez ! »

Car si il y a une chose que sait faire Galdur, à défaut de lire ou écrire correctement, savoir utiliser une carte, savoir utiliser les engins électriques etc... C'était de savoir faire du ragoût. Il était gras, il bourrait le ventre et on avait plus faim pendant deux jours après ça, mais pourtant, il fonctionnait plutôt bien. Laissant aux autres les loisirs du reste des préparatifs, il s’attela aussitôt à travailler sa tâche.

« Du whisky, de la patate, du lard, de la flotte. Tout ce qu'il faut pour passer une bonne journée. » fit-il en étalant de manière très désorganisée ses affaires.

Alors qu'il fouillait dans son sac, un cri bestial aviaire se fit entendre, suivit de battements d'ailes. Une poule émergea du sac du trandoshan pour se mettre à se pavaner dans la pièce en dodelinant le coup. Galdur découvrit alors surprit la présence de deux ou trois œufs dans le fond de son paquetage.

« Hé, cocotte ! J'avais oublié que t'étais là-dedans. Tu t'es lâchée dans mon sac, salope ! Mais bon, j'te pardonne parce que tu seras mon déjeuner de c'midi. » fit-il en roulant des yeux.

Il laissa la poule gambader dans la cuisine et s'en retourna à son plat, ignorant les piaillements idiots de la volatile qui inspectait le lieu à la recherche de grain ou de miettes, sans doute. Boarf, tant qu'elle traînait pas dans ses pattes...

- - - - -

Une fois qu'il eut terminé et que les deux autres clampins qui l'accompagnaient furent de retour, il eut enfin l'occasion de servir en ricanant grassement.

« Allez hop ! A la soupe ! Alors les filles, qu'est ce que vous avez prévu de faire précisément ? Si il faut faire péter un truc, j'suis partant ! » ricana t-il.

Il s'assied après s'être servit et commença à manger avec grand bruit alors que la poule trottinait encore dans les environs.
La dose de whisky se faisait ressentir dans le plat. Si la recette de base ne conseillait que quelques gouttes, nul doute que la moitié de la bouteille y était passée.


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Alys Vel Aath
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 4 Oct - 13:43




« Salut Konstancja » répondis-je amicale. « Merci. Je vais demander au drone de rentrer tout ça en ce cas. » Sans plus attendre je lui emboitais le pas suivie de ma souris et je découvris l’intérieur de l’appareil. On sentait dès le premier coup d’œil qu’elle devait passer la quasi-totalité de son temps dans ce vaisseau et qu’elle y vivait seule. Sans parler de capharnaüm, sa technique de rangement me laissait penser qu’elle devait tout laisser sur place quand elle avait fini de l’utiliser. J’eu droit à la visite guidée d’un intérieur certes peu spacieux mais fonctionnel. Elle commença par la chambre en précisant que j’allais devoir dormir soit avec elle soit avec le saurien de 2 mètres. Curieusement, même si elle devait m’éjecter du lit, je trouvais cette solution préférable.

« Je pense plutôt dormir avec toi, si cela ne te dérange pas. Pour ce que j’en ai vu Galdur est un mâle et je n’ai pas trop l’habitude d’avoir des colloc saurien de 2 mètres. Mais ne t’en fais pas, je ne prends pas trop de place.» Elle aurait certainement préféré que j’aille dormir dans l’autre chambre mais je préférais éviter les situations bizarres avec les mâles d’autres espèces. Au pire si cela se passait mal avec elle, je me débrouillerai pour dormir autrement. Je continuais rapidement la visite guidée avec un œil critique sur la salle de bain : ce n’était pas le grand luxe et je n’étais pas prête de prendre un bain ! C'était normal certes mais j’avais toujours aimé le confort. La salle suivante comportait bon nombres d’armes et je m’arrêtais quelques instants afin de les observer.

« Tu es rudement bien équipée. Cela a du de coûter pas mal d’argent. »

A peine arrivée dans la cuisine nous fûmes accueillies par une odeur lourde de patates marinées, d’alcool fort et de quelque chose qui m’évoquait les lardons. Konstancja se jetta en arrière dans le canapé , décontractée, tandis qu’avec une bonne humeur inarrêtable, Galdur servit deux platées de sa conception et nous les colla entre les mains. Je la rejoins sur le coussin à côté d’elle. Un rapide survol du plat m’apprit que la composition allait cimenter mon estomac pour tout le voyage, sans parler de la teneur en alcool qui allait me planter une cuite mémorable … et il était 10 heures du matin. Ah, j’identifiais l’ingrédient secret qui était en réalité du lard. Patates, lard et alcool au petit déjeuner. J’étais juste surprise de ne pas trouver du fromage fondu et de la crème fraiche avec. Peut être ignorait-il la recette ? C’est le moment que choisit une poule pour s’envoler et se poser sur mes genoux. Passée la stupeur qui me fit sursauter j’adressai un regard d’incompréhension au volatile.

« C’est quoi ce truc là ?! » dis-je bouche bée.

Je me levais pour la déposer au sol et notais sur la table une cafetière encore à moitié pleine et c’est avec un vrai soulagement que je repoussais ma gamelle pour aller m’en servir un grand verre.
« C’est gentil Galdur mais je vais avoir du mal à manger tout ça au saut du lit, surtout que j’ai déjà mangé » C’était un mensonge mais il fallait bien que je reste en vie ! « Il n’y aurait pas une … larme… d’alcool dans le plat ? Nous pourrions peut-être discuter des préparatifs avant de passer au repas. Mais ne t’arrête pas pour nous si tu as faim.»

« Konstancja, je vais avoir besoin de faire un tour complet de ton vaisseau et plus spécifiquement de ton système de navigation, de ta centrale informatique et des générateurs de boucliers. La région ou nous allons est constellée de trous noirs et si tu veux qu’on en ressorte en vie il faudra que je te prépare ça aux petits oignons. Enfin c’est pas pressé. Tu nous mets les dernières instructions ? »

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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mer 21 Oct - 16:12

Elle préférais dormir avec moi ? Drôle d'idée. Clairement, elle ne savait pas dans quoi elle foutait les pieds : j'avais une tendance prononcée à prendre toute la couette et à m'étaler comme une étoile de mer avec un air aussi idiot que ravi. Enfin, soit. Je me contentai de hausser les épaules sans faire de commentaires ; elle s'en rendrait bien rapidement compte par elle-même ! Personnellement, je l'avais prévenue. Au pire, dormir avec le Trandoshan ne serait pas si horrible que ça, il y avait deux lits. Certes, c'était des lits superposés pour des raisons d'économie de place, mais si Alys se mettait au dessus, ça serait supportable pour elle. Probablement plus que de dormir en dessous ou, pire encore, dans le même lit que le reptile géant.

Lorsqu'elle me fit ensuite une remarque sur le matériel, je me contentai de hausser les épaules, répondant nonchalamment :

- Moui. J'ai quand même plus de 20 ans de primes derrière moi... Puis le vaisseau appartenait à ma mère, ainsi que le flingue et le fusil. Je les ai pas mal modifiés, et au total les modifications doivent coûter plus cher que le vaisseau ou les armes, mais ça a été réparti au fil du temps. C'est plus facile de payer un peu à droite à gauche au fil des années que de casquer en une seule fois pour le matériel de base.

Ce fut à ce moment-là que nous finîmes par revenir dans la salle principale, et il y avait... un volatile. Un... un poulet ? Ou une poule ? Difficile à dire, je n'étais pas éleveuse. Le fait était qu'il y avait un piaf vivant dans le vaisseau et qu'il ne venait certainement pas de ce que j'avais commandé... Et là, Galdur sortit de l'espace cuisine avec des assiettes remplies d'une sorte de mélange. Celui-ci avait une odeur d'alcool et de viande... Clairement, il avait un sens de la gastronomie assez, disons, rustique. Conclusion : j'allais m'occuper des repas pendant le trajet.

Alys refusa d'ailleurs aussi poliment que possible l'invitation du grenadier, alors que je me contentai d'une mine assez neutre. La technie me signala alors qu'il faudrait qu'elle fasse le tour du propriétaire : navigation, boucliers, tout le tintouin. Je répondis juste d'un signe de tête, l'air de dire "pas de problème"... Surtout si on devait passer par une zone avec des trous noirs. J'avais l'habitude de gérer ce genre de choses mais il suffisait d'une micro-erreur pour finir dans un état... disons... douteux.

Enfin ! Il était temps de passer le briefing. J'activai donc l'écran holo qui se trouvait au centre de la table, observant ce que notre employeur nous avait réservé...

Et en fait, pas grand chose de très éclatant. Surtout des données : des coordonnées, des plans complets du vaisseau (enfin, du type de vaisseau) que nous devions aborder, le "casier" de ce cher Edward Flint, décrivant aussi ses méthodes d'abordage (assez brutales). Manifestement, il était connu pour se déplacer en permanence avec au moins 4 gardes, tous munis de vibrolames et de blasters à répétition. Bon choix. Dans l'espace, il valait mieux éviter les blasters lourds qui avaient tendance à faire des trous dans les coques.

- Ah mais c'est vrai, il est parti de Kessel ! m'exclamai-je d'un coup en examinant la carte stellaire.

Il y avait effectivement un gros tas de trous noirs, dans un équilibre gravitationnel... disons... douteux, en fait. Au centre, la planète Kessel... Et le traqueur posé sur le Queen Astarta's Revenge le montrait en plein milieu...

- ... il est en plein milieu du Puits.

Le Puits... Cette zone, située juste après le gros tas de trous noirs, constituée de milliers d'astéroïdes packés comme pas permis. Circuler dans cette zone n'était pas simple, loin s'en fallait.

- J'ai entendu parler d'une station de contrebandiers et de pirates sur l'un des plus gros astéroïdes de la zone, mais je ne suis jamais allée vérifier. On dirait que les rumeurs sont vraies...

Je mis ensuite en avant le plan du vaisseau, un AEG-31 Keller. Typique. Ces machins étaient souvent modifiés pour ajouter deux tourelles légères au dessus et deux au dessous, et pouvaient porter pas loin de 30 tonnes de cargaison sans trop de problèmes... Trois étages au total, des quartiers permettant de loger jusqu'à 20 personnes, une salle de détente, une d'observation, et évidemment le pont principal.

- On veut se la jouer infiltration, ou on veut se la jouer bourrinage ?

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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 27 Oct - 18:34



« Eh bien, j'ai une idée toute simple. R'gardez. »

Il inspecta le plan du vaisseau et commença a expliquer son idée en pointant au fur et à mesure les différentes parties de l'engin qui correspondaient à son plan. Classique mais qui pouvait marcher, malgré pas mal de risques.

« Bon, le truc, c'est qu'on s'infiltre sur le bâtiment selon des moyens auxquels il faudra encore réfléchir. Une fois à l'intérieur, on s'dirige vers le générateur principal et BOUM ! On l'fait sauter et on surcharge les systèmes auxiliaires et de secours. Le navire est alors plongé dans le noir et l'équipage trop surpris pour agir de manière efficace. On profite de l'obscurité pour se déplacer via les conduits et les ailes non fréquentées pour remonter jusqu'en cabine du capitaine, on le zigouille et on fait péter les systèmes de survie avec un p'tit pétard que j'aurais préalablement posé. On aura ensuite que quelques minutes pour filer mais hé ! Pas de risques, pas de grandes victoires. » dit-il.

Il sortit de son sac un étrange appareil qui ressemblait vaguement à un paquet de détonateurs thermiques que l'on avait scotchés ensemble via du ruban adhésif et qui reposaient autour d'une sorte de structure-détonateur un peu abîmée et dont la facture était incertaine. Galdur tira un tournevis et se mit aussitôt à y toucher, l'appareil faisant de drôles de bruits à chaque réglages et menaçant visiblement d'exploser quand cela allait commencer à l'ennuyer. Quand le trandoshan se rendit compte que l'assemblage promettait de mettre un peu mal à l'aise ses hôtes, il grimaça et loucha.

« Euh... Je ferais bien de réparer ce truc ailleurs, hein ? » fit-il avant de ranger son explosif fait maison dans son sac, à croire que c'était un miracle si ce dernier n'avait d'ailleurs pas encore explosé. « Enfin euh... J'ai pas mal de trucs sympas... Bombes à retardements, packs d'explosifs, détonateurs thermiques... »

Il tira une sorte de cylindre métallique qu'il déclipsa partiellement, faisant sortir une odeur particulièrement nauséabonde qu'il renifla, sourit, avant d'avoir un haut-le-coeur.

« Eurrh... Grenades à vomi. Sympathiques pour faire diversion et neutraliser le personnel d'une pièce... Faites en pas tomber. Un jour, j'en ai déjà lâché une par accident dans un bar. J'vous dit pas l'embrouille et comment ça a finit ! Je suis sûr que le proprio doit encore être en train de nettoyer le sol ! »

Il rangit son engin et finit par croiser les bras en hochant la tête.

« Bien sûr, j'irais moi même sur l'vaisseau. Ca s'rait con d'rater un peu d'action. Par contre, pour s'infiltrer sur l'appareil, c'est votre boulot, si vous voulez que j'm'occupe de neutraliser l'engin de l'intérieur. »

Car il ne savait pas vraiment comment ils allaient rentrer là-dedans.

« P'têtre que si on organisait un faux convoi alléchant et qu'on se laissait prendre volontairement... »

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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mer 4 Nov - 19:06

J'écoutai le plan du Trandoshan avec curiosité, me demandant s'il consisterait à tout faire péter dans tous les sens. A ma grande surprise, c'était le cas mais pas tant que ça, en fait. Il s'agissait de tout faire sauter de façon purement stratégique. Les générateurs, les systèmes auxiliaires, ce genre de choses. Sa passion pour les explosifs semblait néanmoins un brin dangereuse, vu qu'il sortit d'un coup une sorte d'assemblage de détonateurs thermiques assez... je ne trouvais pas vraiment de terme. Bringuebalants ? Je n'avais pas utilisé ce terme depuis longtemps mais c'était le seul qui définissait à la perfection l'étrange montage qu'il tenait entre les mains.

Lorsqu'il signala qu'il faudrait le réparer, je me contentai de hocher la tête avec une mine assez sceptique. Il n'y avait pas intérêt à ce qu'il me fasse sauter le vaisseau... Expert en explosifs, c'était une chose. Pyromane dégénéré, c'en était une autre. J'aurais déjà fort à faire avec les pirates sans devoir en plus me méfier de ma propre équipe... Il continua en tout cas à exposer le matériel, notamment des "grenades à vomi". J'en avais entendu parler mais je n'avais jamais fait face à ce genre de machins... Pour mon plus grand bonheur. Par chance, je comptais rester en combinaison pressurisée pour cette mission, je n'aurais donc pas à respirer ce genre d'horreur.

Il proposa, enfin, d'organiser un faux convoi pour se laisser prendre volontairement. Oui... Mais si le pirate sortait de cale sèche, il ne se sentirait peut-être pas en état de prendre d'assaut un autre vaisseau, tout ça pour un peu de butin. Cela dit... Je pris une mine pensive, réfléchissant quelques instants. En fait, ce n'était pas bête du tout...

- J'allais dire non, mais en fait pourquoi pas... Les points d'emport de mon vaisseau sont rétractables, ce qui est plutôt rare par ici. Et ce type de vaisseau est rare dans le coin en règle générale. En voyant la taille et la forme, il pourrait facilement nous prendre pour des marchands ou des contrebandiers sans aucune arme, faisant du coup l'appât idéal...

Je jetai un nouveau coup d'oeil aux diagrammes du vaisseau, m'intéressant notamment à ses boucliers à particules. Il était protégé par un bouclier à rayons plutôt solide, mais étant donné que je n'utilisais aucune arme à rayons, ça ne m'intéressait pas plus que ça. En revanche, le bouclier à particules était assez standard, comme sur la majorité des vaisseaux de cette classe... Conçu pour survivre à un choc de petite ou moyenne envergure avec un astéroïde ou un vaisseau de petite taille... Mais pas pour survivre à des rafales de mitrailleuses de 30mm.

- On peut se laisser approcher l'air de rien, prétendre qu'on n'a rien sans être crédibles pour autant... Si je sors les mitrailleuses et que j'envoie une volée dans la verrière du cockpit, on peut éjecter les pilotes dans l'espace et bloquer l'accès au pont pendant une durée prolongée. Il reste alors à apponter et entrer l'air de rien... Bien entendu, il y aura de la résistance... Mais si on peut rester en combinaison et dépressuriser le vaisseau couloir après couloir, on aura l'avantage tout le long.

Réfléchissant alors à une autre solution, peut-être un peu moins bourrine sur les bords, je regardai une énième fois le vaisseau que nous étions censés aborder, l'air pensive. Il y avait peut-être un autre moyen.

- Sinon on peut récupérer de l'épice au passage et se laisser scanner, pour qu'ils détectent l'épice, puis aborder. Alys pourra les guider jusqu'à la cale, depuis le poste de pilotage, pendant que Galdur et moi on se planque dans les aubes de dissipation de chaleur. Vu qu'il fait chaud là-dedans, ils ne détecteront qu'Alys sur les scanners. Une fois qu'ils sont attachés à nous, on sort et on se pose sur la coque du Queen Astarta's Revenge ici... dis-je en montrant un sas de chargement. Si Alys peut se débrouiller pour qu'ils ne détectent pas l'ouverture du sas, on pourra alors saboter facilement tous leurs systèmes vu que les générateurs ne sont qu'à quelques couloirs de distance.

Regardant Alys, j'ajoutai alors :

- Et si les pirates tentent de venir t'embêter la vie, tu scelles toutes les cloisons, tu dépressurises le vaisseau et affaire classée. Si je voyage en combinaison en permanence, ce n'est pas pour rien. J'en ai de rechange si nécessaire.
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Alys Vel Aath
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Jeu 7 Avr - 13:48


Je n’avais pas répondu tout de suite. La vue du système explosif dans les mains de Galdur avait provoqué chez moi un sentiment de profonde panique et sa façon de secouer l’engin comme s’il fallait éviter « que le pulpe reste en bas » avait encore fait progressé ma peur vers une tétanie totale de lapin pris dans les phares d’un landpseeder. J’arrêtais de respirer pendant une bonne minute et il fallut cinq minutes de plus pour que mon regard terrifié ne perdit sa fixité hallucinée. Même l’odeur nauséabonde de la bombe à vomi n’avait pas réussi à me faire réagir alors que l’odeur était déjà intolérable juste à entrouvrir le conteneur.

J’avais enregistré les différentes propositions sans intervenir, incapable de rassembler mes idées, mais le calme aidant, je commençais à réfléchir à ce qui avait été dit. Les personnes avec qui je travaillais étaient peut-être excentriques par certains aspects mais elles étaient indéniablement professionnelles. C’était même rassurant de les voir proposer des plans, construits, étayés, en synergie avec les compétences de chacun. Dès les premiers instants ils étaient partis du principe que chacun aurait son rôle à jouer et serait nécessaire à notre succès. J’étais même un peu impressionnée à dire vrai. C’était de vrais mercenaires, compétents, et moi j’étais quoi : une touriste qui saisissait des opportunités, une bourgeoise encanaillée, une pirate intérimaire ? Je devais me montrer à la hauteur… tout en évitant que le Trandoshan ne fasse exploser le navire sous prétexte qu’il avait confondu son réveil avec un détonateur thermal.

Mes seules contributions seraient l’analyse et la technique. Je réexaminais l’ensemble des informations en notre possession, tentant de décortiquer au mieux chacun des aspects du problème. Je ne me sentais pas à mon avantage face à ces deux-là aussi ce fut la tête tournée vers la table et très concentrée que je répondis.

« Il y a deux points auxquels je n’avais pas fait attention jusqu’ici. Le premier c’est que le Capitaine a déjà fait face à plusieurs tentatives d’assassinat et qu’elles ont échoué. Il sera prudent et sur ses gardes. Il est même possible que la tentative d’embuscade se retourne contre nous. Est-ce qu’il faut envisager qu’il a un informateur chez notre employeur, qu’il est paranoïaque ou même … je ne sais pas moi, qu’il a un Jedi à son service ? Si les personnes précédentes étaient aussi compétentes que vous semblez l’être et qu’elles ont échoué c’est qu’il s’agit d’un adversaire que nous ne devons pas sous-estimer. Il n’est même pas totalement impossible que nous soyons en train de nous faire leurrer par le traqueur. S’il est capable d’émettre jusqu’ici, est-ce qu’il ne faut pas considérer qu’il a pu être repéré ?

Le second point c’est qu’idéalement, il nous faudrait ramener son vaisseau. Les AEG de ce tonnage sont maniables mais ils nécessitent au moins une équipe de 2 personnes pour être manœuvrés confortablement. Donc une personne pour ce vaisseau et deux sur l’autre. Et si j’en crois les plans, l’équipage risque d’être composé de 15 individus environ qu’il faudra neutraliser. A trois, cela sera tout de même compliqué.

Il faut peut-être aussi prendre en compte le fait que nous allons intervenir à proximité de Kessel. J’ai un peu voyagé dans le secteur : beaucoup d’habitants de ce coin de la galaxie ont l’habitude d’emporter des respirateurs à cause de la saturation de l’atmosphère de la planète en épice. C’est presque un réflexe chez eux. Donc si une partie de l’équipage est composé d’habitants de la région ou si pour leurs réparations ils ont été sur Kessel, ils risquent d’avoir des respirateurs sur eux ce qui pourrait rendre la bombe à vomi nettement moins efficace.

Enfin … je … me sens peut-être moins à l’aise que vous à l’idée de me faire aborder par des pirates. C’est sûr qu’ils ne me prendront pas vraiment pour une menace mais en même temps une fille seule… dans un vaisseau… incapable de se défendre … cela pourrait très mal tourner. J’ai déjà assisté à une scène de viol collectif et je … je ne me sens pas d’être actrice de la prochaine fois. »
Rien que d’y penser j’en avais encore des hauts le cœur : ma période piraterie n’avait pas eu que de bons aspects. Mince, ils allaient peut-être me trouver chochotte pour une mercenaire mais je ne me sentais pas prête à prendre un tel risque.

Certes, ce que j’avais dit me semblait nécessaire à prendre en considération mais ce n’était pas très constructif…

« Les AEG ont une structure extrêmement simple et stable. Grossièrement, des poutrelles traversant toute la longueur du vaisseau forment une assiette sur lequel le reste est construit. S’il y a des dommages externes, l’intégrité du navire ne sera pas compromise : il faudrait une perforation verticale massive pour qu’un démantèlement se fasse. Donc, à part si une météorite coupe le vaisseau en deux, quoi qu’il se passe, il sera réparable. Cela ne veut pas dire qu’il sera possible d’y vivre ou même de voler, mais il sera récupérable. Le point négatif c’est qu’il n’y a pas de faiblesse d’infrastructure qui permette de le détruire facilement si nous en avions eu le désir, ce qui est assez logique quand on y pense pour un vaisseau pirate.

Je possède de mon côté tout ce qu’il faut pour travailler dans l’espace : combinaison, drone, outils. L’appareil n’est pas tout jeune donc je devrais être en mesure de forcer le sas et de désactiver les alarmes. Le problème c’est que les portes de sas possèdent des connecteurs mécaniques et non informatiques afin justement d’éviter qu’une panne matérielle n’empêche leur activation. Pour les court-circuiter j’aurai probablement besoin d’une vingtaine de minutes. Sur un modèle de ce type, je pense être en mesure de vous ouvrir n’importe quelle porte ou de vous donner accès à n’importe quoi. Ce sera juste une question de temps et d’opportunité. »


J’illustrais quelques points sur les schémas techniques du vaisseau.

« En toute logique, ces points sont les centres névralgiques. Là vous avez l’emplacement des moteurs, ici le passage des circuits d’aération si nous souhaitons diffuser la bombe à vomi, ici les capteurs et systèmes radar, là le système de pressurisation, ici le poste de commandement, la machinerie et là les quartiers d’habitation.

Si nous procédons de façon frontale, je crains qu’ils ne soient sur leurs gardes et particulièrement vigilants. Je doute que nous soyons en mesure de les prendre par surprise et quelques soit notre plan cela finira en bataille rangée. Au mieux, entre la bombe et une dépressurisation massive mettrons hors-jeu la moitié de l’équipage, peut-être les deux tiers. Ensuite cela tournera à la bataille rangée.

Nous pourrions essayer de nous faire engager à bord. Mais les nouveaux risquent d’être étroitement surveillés. Ou bien tenter de les infiltrer une fois à quai.

Sinon, j’avais une idée qui me semble risquée mais qui pourrait s’avérer payante. Et si ce n’était pas à nous de devoir gagner leur confiance mais à eux ? Par exemple : nous pourrions être à la recherche de mercenaires pour une mission quelconque : une escorte de personne, ou comme tu le disais si justement celle d’une cargaison d’épice. Nous serions des employeurs sur les dents, suspicieux, exigeants mais proposant une bonne paye. Cela pourrait justifier le fait que nous les infiltrions armés et que nous circulions sur leur vaisseau. Comme cela nous aurions la certitude que notre cible est bien sur le navire et nous aurions une idée précise des moyens d’action à mettre en place. Le problème majeur de l’idée est que si cela rate, nous serons à leur merci et probablement tous morts. »


J’avais trouvé leurs propositions vraiment bonnes et je n’étais pas sûre que la mienne soit meilleure. Mais au moins le point sur les assassinats manqués me semblait important à souligner.
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Galdur
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 10 Avr - 9:52



« Nah, les pirates aiment pas que quelqu'un qui n'est pas des leurs mettent les pieds sur leurs vaisseaux de base. Si on est armés et qu'on se fait passer pour des employeurs, jamais nous n'aurions demandés a entrer sur le vaisseau. Ce genre d'réunion s'fait au sol. Ou bien par communication. Sinon, il suffirait juste pour les pirates d'buter ceux qui viennent sur le vaisseau pour récupérer leurs possessions ou bien faire des otages. »

Meh. Pas question de procéder ainsi. De plus, si ils étaient des employeurs, au mieux, ils seraient cotonnés à une seule salle, pas forcément avec le capitaine, puisque son second ou le maître d'équipage pouvaient gérer l'affaire, et les chances de trahison étaient élevées.

« Par contre, balancer l'gaz dans les diffuseurs et les circulations d'air du vaisseau, c'est une foutre bonne idée ! Ca va devenir un cauchemar pour eux là-dedans si on atteint cette zone. Par contre, nous faudra des masques et avoir le cœur bien accroché. Parce que ça va vraiment en foutre partout ! Et pas que du gaz, le vomi qui va avec aussi. »

Restait donc la grande question : Comment alors atteindre ce point là du vaisseau ? Il avait une idée supplémentaire. Culottée et pas très hygiénique mais bon.

« On peut se déguiser en vivre, sinon. J'ai déjà fait ça, sur Dosha, pour rentrer incognito quelque part. J'ai ouvert le bide d'un Bantha, je suis rentré à l'intérieur, j'ai recousu, et j'ai lassé les gens prendre la carcasse et la rentrer dans leur camp. On peut faire pareil ici. On trouve des requins ou des bestiaux assez gros, on ouvre leur bide, on s'y cache, on fout le tout dans une caisse qu'on abandonne sur le chemin des pirates. Il la récupère, ils voient la bouffe, ils mettent ça dans la cambuse et voilà. On est dedans. »

Restait ensuite à s'infiltrer.

« J'ai déjà fait ça autrement aussi. Vous voyez cocotte ? Bon. Je la nourrie au grain. Mais pas avec n'importe quel grain. C'est mélangé avec de la détonite en assez petite quantité pour qu'elle la bouffe. Suffit que j'lui fasse avaler un déclencher qui met le feu au poudre et BABOUM ! Poulet grillé et bombe artisanale. J'ai utilisé ce truc quand j'ai rencontré des bandits du désert. J'ai planqué des explosifs dans le bide d'un autre Bantha, j'ai fait passé la bête dans le camp, et j'ai pressé le bouton. Cocotte pourrait passer par les conduits sans se faire voir. Elle est assez petite pour ça. »

Il but un grand coup de whisky, émit un rot odorant et croisa finalement les bras.

« Je pense qu'on tient un bon plan. J'suis pour l'idée du gaz dans les circulations d'air. Il va falloir faire un choix d'approche, donc. Alys, tu reste en soutien ici, tu vas nous filer d'l'aide sur les directions, et sur les systèmes du vaisseau. J'me chargerais d'aller faire péter les objectifs et de foutre la bombe a vomi. Konstancja, tu sais piloter ? Bon, bah ça sera ton taf de manipuler ce gros bébé et de te charger des trucs informatiques ou ce genre de conneries, je sais pas le faire. »

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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 10 Avr - 17:19

Pfouhla... ça y est, tout le monde avait un plan. Il allait falloir un peu faire le tri dans tout ça, et pas forcément qu'avec des critères tactiques d'ailleurs. Il fallait bien admettre les choses : nous n'avions pas TANT d'infos que ça et aucun d'entre nous n'avait jamais traité avec ce type en particulier. Du coup, l'efficacité du plan dépendrait en partie de la chance. Bon... Reprenons les stratégies proposées une par une. Première chose, rétablir un point qui me semblait important :

- Les respirateurs ne les aideront pas longtemps. Sur Kessel il y a une atmosphère et de la pression atmosphérique. Dans le vide spatial, sans combinaison pressurisée, même s'ils ont des respirateurs, leur peau va se mettre à bouillir et ils perdront conscience en maximum une minute si ce sont des humains. Ce serait même pire, s'ils ont des respirateurs, l'air dans leurs poumons va les faire éclater. A part quelques espèces rares comme les Kel Dor et certains Jedi, rien ne survit au vide spatial. Même un Trandoshan ne peut pas survivre, même s'il pourra tenir nettement plus longtemps.

J'avais déjà vu deux Sith survivre dans le vide spatial pendant presque 20 minutes... Autant dire que j'avais été sacrément surprise. J'avais utilisé ma technique habituelle d'abordage : faire sauter la verrière du pilote avec une rafale de mitrailleuse, laisser les pilotes y passer à cause de la pression inexistante, et hop, à bord tout le monde. Sauf que là... Surprise : ces enfoirés étaient restés en vie assez longtemps pour reprendre les commandes et se lancer dans une course poursuite en orbite basse. J'avais réussi à les tuer en profitant de leur confiance excessive : j'avais pris un mauvais angle d'insertion dans l'atmosphère de la planète. Mon vaisseau, étant plutôt résistant, avant rebondi avec violence mais le leur avait éclaté.

Ce qu'elle disait sur les AEG était intéressant, par contre. Je ne savais pas qu'il s'agissait d'un vaisseau de ce type : des modules montés autour des poutres centrales. Ce modèle de construction rendait les vaisseaux très résistants aux attaques mais moins résistants à l'usure. Si les poutres centrales commençaient à s’abîmer, il fallait TOUT démonter de A à Z pour les remplacer... Autant dire qu'il était souvent plus rentable d'acheter un nouveau vaisseau, en vendant l'ancien d'occasion. Bien évidemment, sans parler des conditions des poutres centrales, ça va de soi.

- Le problème, aussi, c'est que vu leur état, je doute qu'ils aient spécialement envie d'engager quelqu'un ou de prendre un job. Je sais pas si vous pilotez ou non, mais quand vous êtes dans une zone de ce genre, vous ne parlez pas business en général. Vous êtes là pour tendre une embuscade, ou pour vous casser aussi vite que possible. Il y a des trous noirs partout, des astéroïdes, des Nebrays, et je ne sais quoi d'autre encore...

Quant à la suggestion de Galdur... Se mettre dans un requin ou un Bantha ? Mais... J'avais une tête de vendeuse de Banthas sur les marchés moisis de la bordure extérieure ? Sérieux, quoi... Quoique. Maintenant que j'y réfléchissais... En fait, il y avait des trucs intéressants. Cette histoire de poule, plus spécifiquement, pouvais peut-être se révéler intéressante. Certains verraient ça comme ne pas être gentil avec les animaux mais d'un autre côté, quelle destinée était la plus agréable pour ce pauvre volatile ? Mourir d'un coup en sautant, sans rien sentir, ou se faire élever par un Trandoshan qui finira probablement par la bouffer vivante ?

- Hm... De la bouffe, enfin, je veux dire, des gros animaux entiers, j'en ai pas, moi... et si on va en chasser maintenant, ils se seront tirés depuis longtemps. Par contre, l'idée de la poule... C'est pas mal, ça. On peut faire péter un sas comme ça. Des détecteurs. Le poste de pilotage... Pas mal de choses.

M'enfonçant dans le canapé autour de la table, je me mis de nouveau à réfléchir. Cette histoire de "colis piégé" n'était pas idiot non plus. Il y avait souvent des trucs perdus qui traînaient, autour de Kessel. Il n'était pas rare qu'un contrebandier soit obligé de larguer de la cargaison pour échapper à l'attraction sans pitié des multiples trous-noirs situés dans la région. Cette cargaison se retrouvait souvent attirée par la gravitation du trou-noir, puis éjectée par effet de fronde gravitationnelle. Certains contrebandiers vivaient même presque exclusivement de ce genre de trucs abandonnés...

- C'est pas con non plus, le coup de la caisse surprise. J'ai pas de nourriture mais j'ai des petites cuves de Tibanna. Vu que c'est utilisé dans... ben... tout... ce serait difficile pour eux de passer à côté sans les ramasser. On peut se mettre dedans avec Galdur, chacun en combinaison. Vu que le gaz Tibanna est hautement pressurisé, ils ne pourraient pas nous détecter dedans, ni détecter le fait que le contenu est de l'air ultra pressurisée et non du Tibanna... Une fois à bord on fait sauter les capuchons de sécurité depuis l'intérieur. On sera soit dans la cale, qui ne devrait pas être très gardée, soit dans la salle des moteurs. A partir de là on peut progresser tandis qu'Alys nous guide à distance. Si on emporte des drones, tu peux les manipuler à distance pour faire sauter leurs sécurités ?
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Alys Vel Aath
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Dim 10 Avr - 18:14


Je n’étais pas sure qu’ils aient bien compris mon plan d’infiltration mais cela n’avait pas plus d’importance que cela. Ce qu’il fallait c’était trouver une solution viable de bout en bout. Déjà ils ne me parlaient pas comme à une demeurée qui n’avait rien compris au métier et qui n’aurait pas sa place sur la mission : un bon point. Je précisais simplement.

« Ce que je voulais dire c’est qu’ils seront sur leur garde et vraisemblablement équipés intelligemment. S’ils montent à l’assaut de ton vaisseau, ils seront certainement en combinaison pressurisée. D’autres auront des respirateurs et le gaz vomitif n’aura pas d’effet sur eux. Et tous seront armés. Donc même en cas d’attaque bien coordonnée, nous ne mettrons pas tout le monde hors-course du premier coup. »

Chacun avait un domaine d’expertise bien à lui. Le tradoshan était certainement l’artificier le plus fou que j’avais pu rencontrer mais cette folie confinait au génial. Une poule explosive ! Pauvre bête. Mais, s’il la destinait à être mangée ou à exploser et qu'il avait l'habitude de procéder ainsi c’était que lui aussi était saturé d’explosif ?! Est-ce que ce type était une énorme bombe à retardement qui sauterait au premier cours jus ? Il faisait froid dans le dos.

« Il ne faut pas oublier également que les systèmes de survie sont prévus pour cloisonner les différentes parties du vaisseau en cas de brèche. Donc même en faisant sauter le cockpit, tous les hommes ne seront pas hors course. Il faudra probablement combiner toutes les idées pour un effet maximal. »

Quand à Konstancja, elle semblait en connaitre un rayon sur les procédures d’abordage et enchaînait idées sur idées. J’admirais son flegme d’experte.

« J’ai un drone, non armé, prévu pour les opérations en vide spatial. Il est suffisamment puissant pour emporter une personne et du matériel. Par contre ce n’est pas un droïde anthropomorphe, il ne pourra pas assurer de manutention. De plus, il risque d’être repéré par les senseurs mais j’ai une idée pour cela. Admettons que l’on choisisse de se laisser aborder : à un moment donné, les vaisseaux seront obligés de se mettre au contact l’un de l’autre. Dans ce cas, si je suis située à l’extérieur, je pourrai longer les carlingues et m’approcher sans me faire repérer. Une fois au contact de leur vaisseau je devrais être en mesure de prendre le contrôle de tout leur système en … une heure environ, peut être moins. Comme je disais le problème principal est la sécurité mécanique des sas que je devrai forcer. Mais admettons qu’avec un tir bien placé, tu exploses un sas extérieur, tout ce que j’aurai à faire c’est de me connecter et de les pirater tranquillement assise dans un sas dépressurisé. Dans ce cas là, sauf grosse surprise, je devrais pouvoir prendre le contrôle en 20 minutes. »

A dire vrai, sauf contre mesures vraiment récentes ou militaires, dix minutes pouvaient tout aussi bien faire l’affaire si je me connectais en direct.

« Ensuite, je pourrai ouvrir l’ensemble des sas en même temps et là quoi qu’il se passe, ils seront dans le pétrin. Seuls ceux en combinaison intégrale survivront et ils seront probablement propulsés dans l’espace. A ce moment là, si vous êtes dans la place, vous sortez et vous faites le grand ménage. Au pire vous ne devriez plus avoir que trois ou quatre personnes à éliminer. Mais pour être tout à fait honnête ma vraie crainte reste entière : pourquoi les autres équipes ont-elles échouées ? Est-ce qu’il ne faudrait pas récupérer quelques renseignements avant d’agir ou est-ce qu’il est possible qu’ils aient un Sith dans leurs rangs ? »

Un Sith… cela faisait un peu conte à dormir debout mais cela pouvait expliquer certaines choses.

« Par contre, si les mercenaires trouvent le vaisseau vide à leur arrivée, ils vont trouver cela extrêmement louche. Cela signifie qu’il faudrait qu’au moins l’un d’entre nous soit fait prisonnier et si je dépressurise tout sa survie sera compromise… Donc soit on mise sur la résistance naturelle du Tradoshan en priant pour qu’ils ne l’exécutent pas lors de l’abordage, soit cela signifie qu’avant de faire le vide il faudra que l’une d’entre nous lui apporte une combinaison et le sorte de cellule. Quelque chose me dit que tu dois êtes capable de faire rentrer de l’explosif même s’ils te fouillent, Galdur, je me trompe ? Qu’est ce que tu en penses Konstancja ?
»
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Galdur
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Lun 11 Avr - 7:46




« Faire rentrer un explosif en douce ? C’est une blague ? C’est la chose la plus facile à faire quand on a un minimum d’idées et qu’on a pas peur de se salir les mains. Suffit de prendre en compte plusieurs facteurs : De un, les gens qui fouillent n’arrêteront pas avant de trouver un truc, faut foutre un leurre. De deux, ne pas rechigner a cacher des choses carrément en soi. L’corps, c’est une formidable machine qui sait s’réparer, surtout chez les miens. Alors faut pas hésiter. A l’utiliser. Mon cousin a passé trois jours avec un explosif improvisé à la détonite dans la trachée. »

Il réfléchit un instant à l’endroit où il pourrait cacher cela et sous quelle forme. Finalement, les idées lui vinrent et il déposa sur la table de la poudre de détonite, de petits blocs de plastique, des câbles ainsi que de petits détonateurs.

« Vous avez une compresse ? Je risque d’en mettre un peu partout. »

Il tira son couteau de ranger, appliqua sa main plate sur la table et sortit une seringue de son sac de premier secours. Galdur se la planta au niveau du poignet en soufflant doucement, comme apaisé. Et ricana.

« Oouh… C’est bon ça… Allez… »

La résistance immunitaire et la régénération trandoshanne faisait bien les choses. Dommage que la plupart oubliaient que plus que de permettre de survivre, cela pouvait être un outil pour pas mal de choses. Et il ne fallait pas avoir peur de sacrifier un peu de sang, quelques doigts ou un membre qui aurait tôt fait de repousser dans les situations dangereuses.

« Allez. Doucement, on y va... »

La main du Trandoshan semblait bien patraque. Il approcha la pointe de son couteau au milieu de son index et la passa délicatement dessus en l’enfonçant, commençant doucement à ouvrir de manière stratégique le dessus de son doigt majeur. Il répéta l’opération sur son dernier doigt et utilisa du sparadraps de premier soin pour écarter la plaie, malgré le sang qui coulait.

« Ca fait moins mal que ça en a l’air, je vous rassure. »

Il utilisa sa main libre pour remplir les petites cubes de poudre de détonite avant d’enfiler les câbles a l’intérieur, le tout dans un minuscule circuit explosif qu’il disposa de manière savante le long de ses plaines. Le détonateur, quand à lui, alla se placer au centre du majeur de Galdur, la face du bouton vers l’extérieur. Si tôt le tout placé sur les plaies, il épongea un peu le sang qui ruisselait a l’aide d’un tissu et commença a recoudre les plaies, jusqu’à ne laisser plus grand-chose visible sinon ses doigts trempés de sang aux coutures visibles.

« Aah… Et voila. Si j’envoie un bon coup de poing dans la face de quelqu’un. Kaboum ! L’explosif est pas assez puissant pour emporter entièrement quoique ce soit, mais assez pour faire exploser ma main et salement brûler la face d’un adversaire. Faut pas s’inquiéter, j’aurais le bras raccourcis jusqu’au coude, j’imagine, mais ça repoussera bien vite. Rien de grave. Ça suffira a faire sauter une porte ou bien le crâne d’un pirate. »

Il ricana.

« Bien entendu, si ça suffit pas, je peux encore cacher deux trois trucs à gauche et à droite. Dans mes fringues aussi, j’imagine. Mais c’vous qui voyez. Alors. On récapitule comment on va procéder ? Oh. Et désolé pour la table, va falloir éponger un peu. »


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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Ven 29 Avr - 5:07

Ce que disait Alys était intéressant, mais là... Je devais bien l'admettre, j'étais plus focalisée sur ce que fichait le Trandoshan, qui venait de demander des compresses. Me doutant qu'il allait faire quelque chose de pas net, je ne réfléchis pas plus loin et allai directement ouvrir le compartiment contenant un kit de soins, situé dans une des réserves. Au moment où je revins, je vis que sa main était toute molle et qu'il avait sorti son couteau, sous le regard sidéré de l'arkanienne... Il y avait de quoi être surprise, cela dit : il était en train de s'ouvrir les doigts. Ah, carrément.

- ... t'es expert en explosifs, ou expert en chirurgie...?

Alors que la technicienne à la peau claire s'éclipsa vers les toilettes, manifestement pour aller vomir, j'observai la procédure avec une mine des plus perplexes. Le reptile était en train d'installer une sorte de bloc explosif dans sa propre main. Avec les câbles, et tout, la totale. Le truc était plutôt bien pensé mais quelque chose me disait que ça ne respectait pas les règles de sécurité les plus élémentaires. Mais si ! Vous savez ? Celles que vous voyez sur les vidéos de formation et tout ça. Une fois qu'il eut fini, il se mit à recoudre l'ensemble, expliquant que ça suffirait à faire péter une porte ou une tête de pirate. Et que ça emporterait le bras aussi.

- Ah, bah si ça emporte JUSTE le bras jusqu'au coude, ça va alors, tranquille... lâchai-je avec une mine un peu sceptique.

En soi, il fallait l'admettre, c'était ingénieux... Mais c'était quand même carrément masochiste. Clairement, même si je pouvais cicatriser comme un Trandoshan avec les membres qui repoussent et tout, je ne pense pas que je tenterais ce genre de trucs. Après... Ce type avait été recruté pour une raison : il faisait le genre de trucs que personne d'autre ne faisait. Je commençais à mieux piger le choix de notre mystérieux employeur...
Sur ces bons mots, Alys revint parmi nous avec une tronche encore plus pâle qu'auparavant. De mon côté, je me contentai de donner des compresses à Galdur, récapitulant un peu tout dans ma tête et reprenant la parole.

- Bon, de toutes façons ils vont bientôt bouger. J'aime ton plan Alys. Galdur et moi on reste dans le vaisseau et on se laisse aborder. Il est conçu pour fonctionner dans le vide total, donc tous les sas sont lourds, ça va être une galère pour rentrer, sans compter que niveau piratage... Tout est en Morellien et je doute que ces types soient des linguistes. Pendant ce temps tu restes sur la carlingue avec le drone, éteint, près des aubes de chaleur pour éviter qu'ils ne te détectent.

Montrant alors le plan du vaisseau, je continuai l'explication en espérant que ça convienne et en montrant trois sas extérieurs :

- Les sas les plus exposés... Ce sont celui-là, celui-là et ce dernier. Je devrais pouvoir en faire sauter un au canon. Leur but ça sera de nous aborder, pas de nous détruire, donc ils vont répliquer. A ce moment je coupe les réacteurs, je peux surchauffer certains circuits pour faire croire qu'ils ont gagné... On se laisse aborder, Galdur se laisse attraper pendant que je me planque aussi, en combi... Dans une des baies d'armement par exemple, comme ça je peux sortir facilement.

Et ensuite ? Moui...

- Je passe par le même sas qu'Alys pour aller la rejoindre, elle dépressurise leur vaisseau de merde... Galdur, tu devrais pouvoir survivre sans trop de difficultés, tu pourras du coup t'échapper grâce à ton poing explosif et récupérer une combinaison pressurisée. On n'aura alors plus qu'à se rejoindre... Ici ça me semble pas mal.

Je pointai du doigt le pont d'observation, généralement le genre d'endroit où il n'y avait pas des masses de personnel.

- A partir de là on peut nettoyer chaque pont, un par un. Et s'il y a un Sith... Honnêtement ça me surprendrait, mais au pire je le sentirai et je pourrai m'en occuper. Si c'est bon pour tout le monde, on a intérêt à aller vite se mettre en place, sinon ils vont nous passer sous le nez. Puis de toutes façons, jamais ne se passe jamais selon le plan, donc aucun intérêt d'y passer des heures... finis-je avec un sourire amusé.

Dans mon expérience, le plan A ne marchait presque jamais. Il y avait touuujouuuuuurs un truc merdique qui venait se mettre dans le chemin, une blague inattendue, un astéroïde qui passait par là, peu importe. Il y avait TOUJOURS quelque chose pour venir me gonfler. C'était pour ça qu'en général, maintenant, j'avais une tendance prononcée à juste préparer un plan général sans aller trop dans le détail, pour me servir de "rails"... Rails dont je pouvais aisément m'écarter en cas d'imprévu. Imprévu qui arrivait tellement à tous les coups que ça devenait un imprévu assez prévisible, ironiquement.

((désolée du délai, je fais 9h-20h ces derniers temps ><))
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Alys Vel Aath
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 3 Mai - 20:53

Alors là non, non, non. Juste non !

Je ne me pensais pas chochotte mais voir Galdur se découper la main comme ça pour s’enfoncer des explosifs dans les chaires c’était trop. Je me levais en catastrophe pour me précipiter aux toilettes et régurgiter le peu que j’avais dans l’estomac. Bravo fillette, un bel exemple de maitrise de soi.

Je revins quelques minutes plus tard pour faire face à la bouille bonhomme du tradoshan qui ne semblait pas plus incommodé que cela par l’opération. Son organisme était résolument différent, bien plus apte que le mien à subir des traumatismes lourds : je venais d’en avoir l’étonnante démonstration. Simplement, je n’étais pas prête à le voir faire. Konstancja quant à elle se contentait d’afficher un flegme admirable.

Elle récapitula les différentes étapes du plan en ajustant quelques détails. J’avais des chances d’accomplir ma part du travail avec des risques minimum ou, tout au moins, acceptables. C’était plutôt à Galdur de s’exprimer car c’était lui qui serait le plus exposé. Même si sa notion de préservation personnelle était élastique, il risquait d’être fait prisonnier plus jeté dans le vide ou, plus brutalement, abattu dès le premier contact.

J’écoutais les derniers commentaires avant de me lever.

« Cela me convient comme cela. Konstansja… je peux t’appeler Kons ? Si tu veux bien je vais faire un petit tour du vaisseau maintenant. Il m’a l’air en bon état et cela ne sert à rien de le soigner les peintures s’il doit se faire tirer dessus dans quelques jours mais j’aime bien savoir où je vole. Si je peux me familiariser avec les machines et l’électronique cela m’aidera aussi pour les réparations d’urgence après l’assaut. »

J’attendis son accord avant de me mettre au travail. La première chose à faire était de vérifier tous les écarts entre les plans à ma disposition et la réalité. Rien que cela allait m’occuper plusieurs heures pour faire le travail correctement et le fait que l’ensemble des outils de diagnostic soient en morellien n’aidait pas. J’avais bien un logiciel de traduction mais je perdais un temps monstre à chercher les équivalents alors qu’il m’aurait suffit de me connecter en direct pour discuter de vive voix avec le système en binaire. Sauf que je limitais au maximum le nombre de personnes à qui je dévoilais cette capacité.

Lentement mais surement, je dressais donc une cartographie du vaisseau. Il avait du vécu : plusieurs fois essuyé le feu et connu des réparations d’urgences mais dans l’ensemble il tenait la route. On sentait que son occupante en prenait soin et qu’elle savait y faire. Je dressais mentalement une liste de toutes les réparations que je trouvais à faire avant de les classer par degré d’importance. Quelques réparations « avec les moyens du bord » me donnaient tout de même des sueurs froides. Le genre de choses que l’on fait dans une situation chaotique, qui fonctionnent et auxquelles on n’ose plus toucher tant que ça tient… sauf que personne ne sait vraiment comment ça tient jusqu’à ce qu’un technicien passe et manque de peu un arrêt cardiaque. Du travail en perspective en tout cas.

Mais le cœur de ce que je souhaitais faire était un réglage fin des ordinateurs, calculateurs et détecteurs d’anomalies gravitationnelles. J’avais bon espoir de pouvoir améliorer les taux de réponse et surtout d’améliorer la sécurité. Mais là encore, cela risquait de me prendre du temps, peut être même plusieurs jours, et je savais que dès que je serai plongée dedans, je risquais de ne plus en décoller aussi décidais-je d’envahir dès maintenant l’espace vital de Konstansja, à savoir sa cabine.

Je récupérais quelques affaires dans mes caisses avant de m’y rendre. Il n’y avait qu’un seul lit et nous ne nous connaissions pas assez pour qu’elle se sente à l’aise si je me mettais à squatter sa couchette. Fort heureusement, à voyager pendant 7 ans, on apprend à s’adapter. Je pris quelques minutes pour examiner le lieu et trouver l’endroit qui gênerait le moins. Je fixais ensuite une ventouse magnétique sur deux murs se faisant face, à une cinquantaine de centimètres du sol, avant de tendre entre les deux un bon vieil hamac primitif que je rembourrais d’un petit matelas gonflable pour plus de confort. Une couverture auto chauffante, toute douce et de couleur gris-souris, venait recouvrir l’ensemble et m’accorder un confort tout à fait convenable pour une traversée. Deux autres petites ventouses magnétiques fixées au mur à côté de moi me permettaient de tendre un organiseur qui me servirait pour ranger mes affaires.


Un peu méfiante tout de même, j’allais vérifier le bon fonctionnement du verrou de la cabine : je n’avais aucune envie qu’un tradoshian déjanté ne déboule en pleine nuit pour me monter comment il pouvait se faire exploser les pieds et … je ne sais pas … se greffer des saucisses à la place. Galdur était assez fou pour en être capable. Déjà qu’éveillée ce n’était pas facile à encaisser mais au réveil en pleine nuit … le cauchemar !

Une fois l’installation terminée j’allais retrouver Konstansja et lui montrais sur mon datapad la liste des réparations à faire sur le vaisseau. « Dans l’ensemble, tout va bien. Tu as un court circuit dans les systèmes auxillaires de refroidissement, une partie du système de recyclage de l’air semble avoir été volontairement détournée pour je ne sais pas trop quoi encore… mais c’est surement réparable aussi et enfin tu sembles avoir une déperdition de chaleur au niveau de la coursive arrière gauche que je crois due à un léger défaut d’étanchéité. Je dirais que le plus important à traiter est la déperdition de chaleur car on ne sait jamais si le défaut peut s’aggraver et devenir critique. Je t’ai dressé toute la liste des réparations que j’ai pu identifier jusqu’ici. » dis-je en la lui remettant. « La plus part sont de l’ordre du détail mais quitte à faire un revue complète autant te la communiquer. Ah, je me suis aussi installée dans ta cabine. N’hésite pas à me dire si ce que j’ai fait ne te convient pas. Si je te gène j’irai m’installer ailleurs. Et si tu as un appareillage personnel que tu souhaites que j’examine en particulier, n’hésite pas à me le dire.»

J’allais faire ensuite la même proposition à Galdur avant d’entamer la discussion avec lui. « Désolée de m’être absentée pendant que tu te découpais la main. C’était …impressionnant tout de même. Mais, tu n’as pas mal quand tu fais cela ? Je vois bien que tu cicatrises vite mais cela doit être douloureux non ? Sinon, tu es totalement rempli d’explosifs ? Ne va-pas tout faire sauter hein. », dis-je en riant jaune.
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Galdur
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Jeu 12 Mai - 8:21



Galdur passa le plus gros de son temps par la suite à manger du ragoût et à picoler plutôt qu’autre chose. Tout simplement détendu et pas stressé pour deux ronds, il attendait visiblement que l’action démarre et qu’on lui donne ses directives. Trop plancher avant d’agir n’avait jamais été vraiment son truc. Mieux valait laisser aux autres le travail de préparation.
Le trandoshan patienta donc, jusqu’à ce que les autres aient terminées leurs affaires et qu’on vienne lui adresser des dires sur son expérience de tout à l’heure.

« Mal ? Ben, au début, j’aurais bien envie de dire oui. Mais en fait, ça fait presque vingt ans maintenant que je perds des morceaux régulièrement. On finit par s’habituer, a la fin, ça fait plus si mal que ça. »

Il haussa les épaules. Ouaaaaais, fallait dire que du point de vue des autres espèces, ça devait pas être évident. Mais a quoi cela servait de pouvoir faire repousser des choses si ce n’était pas pour les perdre ? Hm ?

« Non. Je digère mal les grenades. En plus, ça serait dangereux. Il suffirait de s’faire tirer dessus pour exploser, vous vous rendez compte ? Comme si c’était pas des choses fréquentes dans l’milieu ! Enfin.. »

Il termina son ragoût et se leva en émettant un rot et en s’étirant. Il était l’heure de se mettre au travail, et d’en finir une bonne fois pour toutes avec cette histoire. Il n’était pas inquiet, ses collègues arriveraient sûrement a faire leur part du marché, et de toute façon, tenir et survivre, c’était ce qu’il faisait de mieux. Pas la peine de lui demander d’utiliser une carte tactique.

« Bien ! Mettons nous au travail ! J’vais rassembler mes affaires…. Ca c’est pour papa, ça c’est pour maman, ça c’est pour le frérot, ça c’est pour la sœurette... » dit-il en rangeant dans son paquetage ses divers explosifs.

Il ramassa également sa poule au passage et se dirigea vers les lieux de vie où il déposa le tout avant de s’asseoir un peu là où il le pouvait. Pour être totalement franc, il avait l’habitude de roupiller dans les soutes, sur la plupart des vaisseaux, du moins de transport en public. Les gens n’étaient pas forcément très confiant a l’idée de laisser un Doshien parmi tout le monde. Aussi, il se dégota une place sur des caisses de stockage et s’installa en baillant.

« Waah ! Bon, bah écoutez, moi, j’suis tout bon. Je me démerderais pour récupérer mes affaires quand les emmerdes viendront. Du coup, je pense même que je vais pouvoir fabriquer un petit cadeau de bienvenue quand ils viendront me les confisquer. Ha ha… Je suis persuadé qu’ils n’arriveront pas à désactiver ce petit boum-j’t’attrape quand ils fouilleront mon sac après m’avoir foutu a l’écart. »

Il s’apprêta à mettre la main dans son sac quand une détonation retentit au niveau de ce dernier, dans la poche avant, qui se déchira sur le coup en faisant un peu de fumée. Galdur se renfrogna et grimaça.

« Euh… C’était un moustique. C’est tout. J’ferais ça plus tard. Hé ! J'ai dessiné le vaisseau ! Tu veux le voir ? » demanda t-il enthousiaste avant de montrer une feuille de papier.






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Konstancja Mikolajczak
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MessageSujet: Re: [Mercenaires] The Queen Astarta's Revenge   Mar 17 Mai - 10:50

Elle voulait m'appeler "Kons" ?

- Appelle-moi Suzanne si ça te fait plaisir. Mais sinon, en général on m'appelle Konst', Konnie, ou K'.

Ensuite eut lieu le grand tour du vaisseau... Je lui montrai donc les systèmes vu que la plupart de ceux-ci avaient un fonctionnement assez différent, en dépit de performances assez similaires. Le refroidissement d'abord : les générateurs et réacteurs produisant de très grandes quantités de chaleur, un circuit de liquide de refroidissement parcourait le vaisseau avant d'ensuite se refroidir au niveau de deux grandes séries d'aubes situées des deux côtés du vaisseau. Il était aussi possible de purger le liquide et de le remplacer par du liquide glacé, mais le nombre de cartouches de liquide de refroidissement dont je disposais était limité et il était assez difficile de s'en procurer en dehors de Morellia.

Ensuite l'armement : entièrement fait d'armes à projectiles, encore une "bizarrerie" de chez moi. Le système de visée aussi, qui tenait compte du temps de trajet des projectiles en question... Et enfin tout ce qui concernait la navigation : standard et hyperespace. Dans l'ensemble, elle semblait capter assez rapidement la façon dont tout tournait, ce qui était plutôt une bonne chose : je n'avais pas super envie de me lancer dans une sorte de tutoriel au sujet du design des vaisseaux Morelliens. Elle fit donc son petit tour, alors que de mon côté, je préparais le trajet hyperspatial pour aller jusqu'à notre destination.

Lorsqu'elle revint, elle me fit une liste des trucs qui posaient problème et qu'il était possible de réparer.

- Tiens, voilà pourquoi certains systèmes secondaires produisaient un peu trop de chaleur... Le système de recyclage d'air c'est pour envoyer plus d'énergie vers les propulseurs de manœuvre, en fait. La plupart du temps je voyage avec une grande partie du vaisseau décompressé donc je n'ai pas besoin d'utiliser ça à 100%. C'est ma mère qui a mis ça en place y'a genre 60 ans, je n'y ai pas touché. Défaut d'étanchéité par contre ça craint... Je ne m'en étais pas rendue compte parce que comme je disais, en général cette coursive est dépressurisée. Il faudra régler ça vite...

Je continuai de parcourir la liste, commentant chacun des points relevés. Certaines des choses remarquées étaient volontaires mais d'autres, non... Il fallait bien l'avouer : je n'avais pas mis un pied sur Morellia depuis assez longtemps. Il faudrait visiblement que j'y fasse un tour assez vite, si je voulais éviter que des petits problèmes ne deviennent d'énormes emmerdements par la suite.

- Enfin, du coup je te fais confiance pour voir tout ça, visiblement tu as une bonne vision du truc... En matériel auquel il serait pas mal de jeter un œil, il y a les rails de déploiement des canons lourds. Je pense que certains des rails vont plus vite que d'autres, ce qui fait que le déploiement est bizarre et à force ça pourrait devenir un problème... Mais je n'ai jamais trop pu tester en solo vu qu'il faut une personne qui reste à regarder et une autre qui déploie.


Mais ça attendrait. Pour le moment, nous n'allions pas mettre énormément de temps à arriver... Nous retournâmes donc vers la salle principale, où Galdur était encore en train de manger ce ragoût assez... enfin... non, rien à faire je ne trouvais toujours pas de terme suffisamment précis pour "rendre hommage" à ce miracle culinaire. Enfin, miracle... La version maléfique d'un miracle, disons. Une fois le briefing fait, il se mit à ranger ses explosifs comme s'il s'agissait de ballons de Grav-Ball. Il affirma, tout en faisant son rangement, qu'il n'aurait aucun problème à se débrouiller. Bizarrement, je n'en doutais pas... Dans le milieu des chasseurs de primes, j'avais croisé suffisamment de Trandoshans pour savoir qu'il était peu malin de les sous-estimer.

Ce qu'ils n'avaient pas en intelligence et en aptitude à formuler des raisonnements complexes, ils le compensaient par une capacité presque surréaliste à improviser dans des situations totalement folles et à survivre à à peu près n'importe quoi. Y compris eux-mêmes... Car clairement, la seule personne qui parviendrait un jour à tuer Galdur, ce serait sûrement Galdur : celui-ci allait mettre la main dans son sac quand celui-ci explosa d'une détonation sèche, me faisant sursauter au passage. Heureusement il n'avait pas percé la coque, mais bordel quoi...

- Un moust... Ce serait peut-être mieux de ne pas avoir des explosifs armés quand on est dans l'espace, n...

Ne continuant pas plus loin, j'observai son dessin avec... encore une fois, il défiait toutes mes attentes. Allumant le projecteur holo, j'affichai un diagramme du vaisseau. J'observai alors le diagramme. Le vaisseau. Le diagramme. Le vaisseau.

- Il y a... un air.

Un "bip" sonore ne me permit pas d'approfondir mon analyse : celui-ci indiquait qu'on n'était plus qu'à une demi-heure de trajet.

- 30 minutes standard et on y est. Galdur, prépare-toi à aller à l'arrière pour accueillir nos "nouveaux amis" et te faire capturer... Alys, viens, on va passer les combinaisons pressurisées, finis-je en me dirigeant vers l'un des placards qui en contenait quatre.

Hop ! Une fois "habillée", je m'installai dans ce bon vieux siège de pilotage donc j'avais maintenant plutôt l'habitude, me préparant à sortir d'hyperespace. Autant dire que j'avais intérêt à rester concentrée : cette zone était plus que dangereuse, pleine d'astéroïdes suivant des trajectoires entièrement aléatoires à cause des trous noirs qui traînaient dans le coin et se déplaçant à des vitesses pouvant aller jusqu'à 20% de la vitesse de la lumière, toujours à cause des trous noirs.

La zone qui nous intéressait était plus loin... La zone du puits où les astéroïdes étaient un peu plus stable et où les pirates en tous genres préparaient leurs embuscades. L'endroit où, si nos informations étaient exactes, notre cible se trouvait. J'envoyai alors le faux manifeste de chargement autour de nous, espérant que la cargaison de gaz Tibanna intéresserait notre cible... Normalement, vu le temps que nous avions mis à venir, le vaisseau devrait être en suffisamment bon état pour prendre d'assaut un simple transporteur désarmé comme le mien. Du moins... Dont les armes étaient dissimulées, comme le mien. Autant dire que le voyage était plus qu'agité mais dans une zone comme celle-là, il fallait s'y attendre. Tant pis pour ceux qui avaient le mal des transports.
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