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 Prince of Onderon [pv Joclad]

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Alam Ire
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MessageSujet: Prince of Onderon [pv Joclad]   Dim 9 Aoû 2015 - 16:27

Les jambes repliées sous les cuisses, les fesses sur les talons et les yeux fermés, Alam attendait. Sa transpiration collait par endroits son chandail d'initié sur sa peau. Il avait enlevé sa tunique car elle entravait trop ses mouvements. Ses bottes aussi étaient placées sur le côté et il restait pieds nus. L'odeur légèrement rance qui s'élevait de la salle lui emplissait les narines. Sa propre respiration remplissait quant à elle tout son champ auditif.

Les mains repliées sur les genoux, il attendait patiemment que son cœur se calme et que toutes ses facultés physiques reviennent. Il en aurait besoin s'il voulait terminer cette satané course sans faire d'erreurs. Il essayait depuis plus d'une heure aujourd'hui, et tous les jours depuis plus d'une semaine dès qu'il avait un peu de temps libre. Mais il n'arrivait jamais au bout, comme d'ailleurs tous ses compagnons du clan Squall. Pourtant, on aurait pu penser que ça allait être facile pour ces initiés-là, particulièrement rapides et qui tiraient profit de leur vitesse dans toutes les situations.

S'efforçant de ne penser à rien, le jeune garçon de 12 ans laissa le courant de la Force emporter son esprit. On ne pouvait pas vraiment "voir" la Force, mais Alam se la représentait comme des rideaux de soie vert pale et enveloppante, qui ondulaient délicatement et en harmonie. Cette vision le réconfortait et l'apaisait. Le dos bien droit, il attendait encore. Ses muscles et ses poumons lui faisaient déjà moins mal. De la sueur salée lui coulait sur les lèvres. Sa respiration se calmait. Il était presque prêt.

Lentement, il ouvrit les yeux et changea de position, posant les mains et un genou à terre, prêt à partir. Son regard analysa les obstacles qui se dressaient devant lui. Il commençait à les connaître par cœur. Cette fois, c'était la bonne. Il irait jusqu'au bout, battrait même le record. Encore quelques secondes ! La Force lui donnerait le moment propice pour se lancer. Alam se plaisait à l'imaginer en bonne conseillère, maternelle, protectrice, sage et gardienne. Avec elle, il n'était jamais seul.

Un petit frémissement sur sa nuque. C'était le signal. "Activation !" lança-t-il de sa voix encore aigüe. Aussitôt, des faisceaux dissimulés dans les murs et sur les obstacles de pierre projetèrent des rayons de lumière blanche, certains fixes, d'autres en mouvement. Tout à fait inoffensifs, ces rayons piquaient juste au contact. En effleurer un, c'était devoir recommencer. Et il n'était plus question de recommencer. Parti au quart de tour, Alam fonça dans le couloir plutôt exigu et se dirigea comme d'habitude sur sa droite pour éviter les premiers rayons horizontaux. Il suffisait d'escalader un bloc de pierre de 3 mètres dont il connaissait déjà les aspérités. Une fois en haut, il prit son élan et sauta droit devant pour agripper une barre de fer suspendue.

"Oomf", gémit-il. Ses bras lui faisaient mal et il venait à peine de se lancer. Tant pis, il n'était pas question d'abandonner maintenant. Il balança tout son corps jusqu'à amener ses jambes à l'horizontale, croisées autour de la barre. Il glissa ainsi par à-coups sur une dizaine de mètres, se remit à la verticale et se laissa tomber avec une galipette. Sa réception ne fut pas parfaite et son genou gauche accusa le coup, lui arrachant une grimace.

"30 secondes" fit la voix féminine, froide et métallique qui contrôlait l'exercice. Ca va, il était dans les temps. Il dévala le petit escalier en claudiquant un peu et se retrouva au niveau du sol. C'était sa partie préférée : il suffisait de courir en sautant pour éviter les rayons verticaux, dont certains avançaient et reculaient. Il aurait presque pu le faire les yeux fermés, mais comme il voulait s'assurer une victoire, il les garda quand même ouverts.

La douleur à son genou lui faisait perdre en fluidité et en grâce. Il perdit aussi quelques secondes, il en était sûr. Arrivé au bout du premier corridor, il fit un quart de tour sur sa droite pour s'aligner avec la deuxième portion de la course. Il s'alloua quand même un court instant pour reprendre son souffle, les mains sur les hanches. Il secoua sèchement la tête pour envoyer ses mèches en arrière et soudain, son instinct (ou la Force) le prévint d'un danger. Immédiatement, il se plaqua au sol. Un rayon avait surgi de nulle part derrière lui et balayait horizontalement tout le deuxième corridor au niveau de son nombril.

"Quoi ?" s'étonna-t-il en le regardant passer. Ce rayon là était nouveau, il ne l'avait jamais vu avant. Pourtant, c'était le programme habituel qu'il avait lancé !

"60 secondes." Alam serra les poings. Pas le temps de réfléchir. Il se lança dans le deuxième corridor et esquiva à toute vitesse plusieurs rayons projetés de bas en haut, qui se déplaçaient selon des trajectoires erratiques. Il effleura presque l'un d'entre eux, serra les dents mais ne ressentit aucun picotement. Puis il fallait se jeter à terre et ramper sur une bonne vingtaine de mètres sous une ribambelle de rayons horizontaux placés à 50 centimètres du sol. Alam y mit toute son énergie, jouant des coudes et des genoux, évitant de songer à la douleur dans ses bras et dans ses jambes.

"90 secondes."

Il se redressa presque à bout de souffle et repartit de plus belle à l'assaut de la dernière portion. La plus difficile. Certains initiés assuraient même qu'elle était impossible, que l'exercice tout entier était d'apprendre l'humilité, qu'on ne pouvait pas gagner à tous les coups. Alam n'y croyait pas. Il y avait un record à battre, donc quelqu'un avait déjà réussi. Et pour la Force, rien n'était impossible. Il s'agissait de grimper à cinq mètres de hauteur entre deux parois rocheuses, tout en sautant de l'une à l'autre pour éviter les rayons verticaux et horizontaux qui apparaissaient sans vraiment prévenir. Pour prévenir les blessures trop graves des initiés, des tapis moelleux étaient disposés au sol.

C'était là qu'il échouait à chaque fois. Mais cette fois, il dépensa de précieuses secondes à analyser les rayons, leur fréquence d'apparition, leurs mouvements, essayant de déceler s'il n'y avait pas un motif qui se répétait. Problème : dès qu'il croyait en déceler un, le motif changeait.

"120 secondes"

Plus le temps. En maugréant, le jeune initié partit à l'assaut de la paroi de gauche et la gravit d'un mètre et-demi avant qu'un rayon ne vienne d'en haut à sa rencontre. Il fit un bond vers l'autre paroi et s'écorcha la figure sur une aspérité de la roche. "Ahhh, pourquoi tu veux faire ça, déjà ?" se questionna-t-il à voix haute entre deux respirations saccadées. Un regard en bas lui apprit qu'un rayon montait lentement et allait le toucher s'il restait planté là. Serrant les dents, il grimpa, grimpa encore, dut se recroqueviller pour laisser passer un rayon horizontal juste au dessus de sa tête, grimpa de plus belle, un autre rayon venait d'en haut, c'était vraiment le PIRE exercice qu'il ait jamais fait, il sauta de nouveau sur la première paroi, mais il allait y ARRIVER, son cœur valsait dans sa poitrine et il se sentait bien comme ça, oh oui, si proche du but, il avait les yeux grands ouverts, la poigne ferme et un petit rire d'exaltation.

Sa main droite venait de se poser sur le bord de la paroi. Il n'était qu'à quelques secondes de la fin, de sa victoire. Son village serait fier de lui s'ils pouvaient le voir à cet instant. Tham serait aux anges. Il l'imaginait sans peine en train de l'encourager en tapant des mains, avec son éternel sourire. La deuxième main d'Alam vint rejoindre la première, s'accrochant à une protubérance qui lui permettrait de se hisser tout entier jusqu'en haut et de clamer la victoire pour le clan Squall.

Un dernier et suprême effort à demander à son corps, juste ça et c'était fini. Il se hissa jusqu'au coude, jusqu'au ventre et.. un petit frémissement sur sa nuque. Non, pas maintenant ! songea-t-il, horrifié. Il n'avait plus la force de...

"Exercice échoué."

Trop tard. Surgi d'en haut, un rayon vertical venait de transpercer son torse. Alam connaissait ce picotement, c'était le picotement amer de la défaite. Une bouffée de colère monta de son ventre. C'était tellement injuste, après tant de tentatives, si près du but ! Il avait à la fois envie de crier, de taper sur quelque chose et de sangloter et pris dans son tourbillon d'émotions, toujours à cheval sur le haut de la paroi rocheuse, il avait relâché sa vigilance. Sa main gauche glissa de la protubérance qu'elle avait agrippé, coupant court à toute colère.

Lorsqu'il tomba dans le vide, Alam n'affichait qu'une expression : l'étonnement le plus sincère. "AAAAAH", finit-il tout de même par crier. Il eut à peine la présence d'esprit de se retourner pour éviter de se fracasser le dos cinq mètres plus bas contre les tapis. Le choc fut rude et le sonna un instant, puis il redressa le buste en s'aidant de ses mains. Un long soupir s'échappa de ses narines. "Ça aurait pu être pire. Ça aurait pu être p... AAAAÏÏE !" Son genou, le même qu'il avait déjà abîmé au début de la course, le transperçait de douleur. Il se recroquevilla sur lui-même, le souffle court, le corps tremblant et les larmes aux yeux.

Après une minute à engranger la douleur, il tenta à nouveau de se mettre debout. "AHH NON, NONON, non en fait ça va pas être possible." admit-t-il en secouant négativement la tête. Comment allait-il rejoindre l'infirmerie s'il ne pouvait pas bouger tout seul ?

"Euhh.. y'a quelqu'un ?"

Ça valait le coup d'essayer. Il plaça ses mains en porte-voix.

"Y'A QUELQU'UN ? HEHOOOO ! INITIÉ EN DÉTRESSE !"
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Joclad Draayi
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Mar 11 Aoû 2015 - 9:35


Les jambes en léger écart, les bras à demi-tendu et le regard droit, je me devais de maintenir ma garde. Calme et concentré, j’observais les mouvements de deux jeunes gens qui se tenaient face à moi, leurs sabres d’entrainement levés vers le plafond éclairant leurs alentours proche de leurs halos blanchâtres. L’obscurité présente dans la pièce était volontaire, ne faisant que rajouter une difficulté supplémentaire à l’exercice. Car il s’agissait bien un entrainement, demandé par les initiés en question et organisé par le Bothan qu’était Maitre Vulnik. Me sachant au Temple, il m’avait fait demander pour l’aider dans sa tâche de Maitre d’Armes, en l’assistant dans la formation des jeunes aux Arts Jedi. Et dans mon cas, ce jour-là, je servais plus de pushing-ball qu’autre chose. Raffermissant ma prise sur le manche de mon arme, j’attendais que le duo se mette en action. Plus qu’un exercice au maniement du sabre-laser, l’objectif était pour eux de trouver une certaine sérénité dans l’affrontement, et un moyen d’agir en symbiose de manière à coordonner leurs efforts.

Leur première tentative fut un échec, et bien qu’ils aient été à même de me mettre sur la défensive, j’avais mis un terme à l’affrontement dès la troisième passe en touchant l’épaule du premier et en désarmant le second. Le but n’était pas de se montrer amical envers les plus jeunes. Ce n’est pas en les laissant agir bêtement qu’ils apprendront, mais en se montrant ferme sur les capacités qu’ils se doivent d’assimiler pour continuer à progresser. Et en soi, la deuxième passe tentative montra du mieux. Ils semblaient enfin réfléchir, profitant du recul de l‘un pour que l’autre frappe et inversement. Néanmoins, dès lors que je montrais un poil plus de résistance, leur concentration semblait dépérir et les erreurs de la première tentative refirent surface, ce qui m’obligea à agir de nouveau à l’aide d’une contre-attaque fulgurante digne d’un Makashi dont je maitrisais les bases principales. Mais face à deux jeunes initiés, cela importait peu. Il était temps de leur faire comprendre, à présent.

« C’était mieux. Vous étiez coordonnées, donc plus efficaces. Vous ne devez pas vous laissez distraire de la sorte par un mouvement soudain de votre adversaire. La concentration et la coordination était là. Mais il vous manquait quelque chose, et ce quelque chose vous devez le trouver seuls. Reprenons, voulez-vous ? »

Je souriais légèrement, posant une main amicale sur l’épaule d’un des initiés avant de reculer. Ma lame fit de nouveau son apparition et je reprenais ma position de garde. J’attendais qu’ils en fassent de même, les laissant une nouvelle fois s’approcher. Leur air déterminé était bon à voir. Je ne voulais pas avoir en face de moi des élèves démotivés alors qu’il s’agissait de mon premier véritable exercice en tant que professeur. C’était un monde nouveau que j découvrais, et je comprenais à présent les réactions et les remarques d’Alyria et de Maitre Vulnik.

Je fus étonné par leur premier mouvement. Le premier sembla vouloir m’attaquer mais feinta aussitôt, créant une ouverture dans laquelle le second n’hésita pas à s’engouffrer, s’opposant à moi tandis que le premier venait tenter de frapper sur le flanc opposé. Pour ma part, je m’écartais d’un mouvement léger pour éviter de me faire surprendre, avant de reprendre. Je me contentais de parer, de servir de statue pour qu’ils puissent comprendre et apprendre. Il y avait du mieux, de la volonté. Mais je n’étais toujours pas convaincu de leur entente. Je les voyais s’échanger des regards vifs et discrets, preuve qu’ils ne s’ouvraient pas totalement à la Force et se laissait dicter plus par les mouvements de l’autre que par leur propre instinct. Mais leur révéler cette nécessité reviendrait à leur donner l’objectif de cet exercice, mais je pouvais néanmoins leur fournir quelques indices. Chose que j’essayais de faire en fermant les yeux. Un détail d’importance qui, je l’espère, serait remarqué.

Nous fûmes néanmoins déconcentrés par un cri venant d’une salle adjacente, et je ne pus que grimacer en sentant la lame d’un des initiés venir déposer une légère brûlure au niveau de mon genou droit. Les cris, eux, se firent entendre de nouveau, avant de laisser place à un semblant d’appel à l’aide. Sans paniquer pour autant, je m’écartais, faisant signe de stopper à l’aide de ma main non armée.

« Nous allons en rester là pour aujourd’hui. On se revoit demain, même heure. Entendu ? »

Je souriais amicalement, avant de leur faire signe de disposer. Pour ma part, je rangeais mon sabre à la ceinture avant de déplacer sur le côté les obstacles posés sur le sol pour les besoins de m’exercice, le tout sans m’arrêter pour finalement quitter la pièce et me retrouver dans un couloir désert. Je m’approchais de la salle d’où provenait l’appel à l’aide. Je découvrais alors un parcours que je ne connaissais que trop bien tant il m’avait offert des sueurs froides étant plus jeune. Mon regard, qui s’était rivé sur le dernier obstacle de l’exercice, finit par chuter à ses pieds pour y découvrir un initié. C’était sans doute lui qui avait appelé à l’aide, et un simple balayement de la salle me fit comprendre la raison : il était seul.

Je m’avançais finalement dans sa direction, marchant sur les tapis sur lesquels il s’était échoué. Je m’arrêtais tout prêt, posant un genou à terre pour me placer à sa hauteur. Ma main vînt aussitôt se poser sur la sienne, qui tenait le genou endolori. Quoique, endolori, le mot était visiblement faible. Je la lui saisissais calmement, pour la retirer, pour pouvoir constater ce qu’il en retournait. Finalement, je prenais la parole sur un ton amical mais néanmoins autoritaire :

« Hé, hé… du calme, ça va aller. Tu devrais pourtant savoir qu’il ne faut jamais faire ce parcours sans surveillance… »

Je gardais un air neutre, comme si j’attendais qu’il assimile ce reproche, avant de finalement sourire et de laisser ma main prendre la place de la sienne sur son genou, faisant appel à la Force pour identifier la douleur, et l’apaiser. Je pouvais faire cela, mais je ne pourrais pas réparer une fracture, si fracture il y avait. « Tu t’es fait ça en tombant de là-haut ? Tu y étais presque, dis-donc ! »

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Alam Ire
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Sam 15 Aoû 2015 - 15:26

Pas de réponse. Il ne devait y avoir personne. Et il n'allait pas tout de même ramper jusqu'à trouver quelqu'un, si ? Si ? L'idée ne plaisait guère au garçon épuisé par l'exercice et démoralisé par son échec, qu'il estimait n'avoir pas mérité. Avec un grand soupir, il tourna la tête vers le haut de la falaise d'où il venait de dégringoler et lança un regard méchant à l'endroit où le laser était apparu, ruinant tous ses espoirs. Un poing frustré vint s'abattre sèchement sur le tapis.

Si jamais son genou s'était brisé, il allait rester cloué au lit pendant des jours, peut-être même des semaines. L'horreur. Mais il y avait encore pire : si c'était un Maître qui le trouvait là, il risquait une réprimande formelle pour s'être entrainé sans surveillance. Rien que l'idée le mettait mal à l'aise. Il avait plutôt bonne réputation au Temple et restait davantage dans les clous que beaucoup de ses camarades. Mais ce n'était pas tant la réputation ou même la réprimande qu'il craignait. Ce qu'il abhorrait par dessus tout, c'était décevoir ceux qui l'avaient recueilli, qui lui avaient offert une nouvelle vie, une nouvelle famille. Il n'avait pas le droit de tromper leur confiance en agissant comme un imbécile.

"Fallait peut-être y penser avant, Alam" se dit-il dans un soupir. Étalé à terre, la jambe gauche bien droite et la main sur son genou meurtri, il attendait encore et personne ne venait. Il eut l'idée de fermer les yeux pour sonder les environs à l'aide de la Force, mais la douleur l'empêchait de se concentrer ; il ne décelait rien, juste de minuscules remous qu'il ne savait pas interpréter. Amusant. Il n'avait jamais essayé de méditer dans de telles conditions et sa curiosité le poussa à continuer. Il essayait de dissocier la douleur et de la ranger dans un coin, loin, pour pouvoir se focaliser sur la Force. Il le faisait depuis une minute ou une heure lorsque des remous soudains vinrent l'arracher à sa contemplation. Il tressaillit et ouvrit les yeux.

Le chevalier Draayi. Il l'avait reconnu immédiatement. C'était lui que les Siths avaient emprisonné et torturé sur l'Atramentar. Il était venu en parler aux initiés dans un cours. C'était aussi lui qui avait désobéi aux ordres du Conseil Jedi, mais Alam n'en connaissait ni les détails, ni les raisons. Peut-être les deux évènements étaient-ils liés ? Peut-être que le chevalier Draayi porterait pour toujours les séquelles de son emprisonnement, tout comme lui, Alam Ire, ne cesserait de se souvenir du jour terrible où les Siths donnèrent l'assaut sur Artorias ?

Dans tous les cas, le Chevalier qui s'accroupissait maintenant tout près de lui ne laissait rien paraître de tout ce qui avait pu ou pouvait encore le tourmenter. Il se dégageait de lui une aura de calme et de sérénité communicative à laquelle Alam, qui n'avait pas encore appris à ériger des barrières défensives autour de son esprit, était particulièrement sensible. Aussi, quand Joclad lui dit simplement "Du calme, ça va aller", le garçon hocha la tête, intimement persuadé qu'il disait vrai. La main qui serrait doucement son bras était chaude. Comme par enchantement, il sentit son cœur battre moins vite, ses muscles se relâcher.

Et ce qui devait arriver arriva. Le Chevalier lui fit la leçon. L'Initié ne supporta pas le regard bien longtemps, déviant le sien sur la droite, l'air gêné. "Je sais", murmura-t-il à peine, honteux et abattu en songeant aux conséquences possibles. Tout dépendait du Chevalier et comme Alam n'avait pas été éduqué à quémander, se plaindre, passer la pommade ou même atténuer les faits, il attendit stoïquement le jugement, les épaules légèrement repliées. Un jugement qui tarda à venir avant d'être purement et simplement remis à plus tard lorsque la main de Joclad se posa sur sa blessure.

La sensation était juste parfaite. C'était comme une douce vague de chaleur qui partait du genou, lavait délicatement la douleur avant d’envelopper d'un côté son pied gauche, de l'autre le reste de son corps. Ce n'était pas la première blessure d'Alam et il avait déjà reçu des soins de ce genre au Temple, mais à chaque fois il était surpris par la puissance réparatrice de la Force et du bonheur qu'elle pouvait procurer. Les yeux d'abord rivés sur la main du Chevalier, il finit par les fermer et ployer le cou en arrière. "Il faut vraiment que j'apprenne à faire ça", commenta-t-il en songeant à tous ceux et celles qu'il pourrait soigner et apaiser. Ça faisait un bout de temps qu'il en avait envie, mais cette fois, c'était décidé.

Finalement, la vague de chaleur se dissipa et Alam sourit. La douleur avait disparu. Il adressa un "Merci !" sincère au Chevalier avant de répondre à sa question sur les causes de l'accident. "Oui, j'y étais presque." Le mot sortait un peu amer de sa bouche. Presque, c'était annonciateur d'une proche victoire. Mais presque, ce n'était pas suffisant. "Je finirai par y arriver." dit-il comme pour se redonner du courage et de la motivation. Comme pour tous les exercices qu'on proposait aux Initiés, il ne serait content que lorsqu'il l'aurait réussi sans la moindre faute, sans le moindre faux pas. A moins que...

"Chevalier", fit-il avec un regard soupçonneux, "C'est vraiment possible de réussir ce parcours ? Ou est ce qu'ils l'ont créé pour qu'on échoue à tous les coups ?" Il commençait vraiment à se poser la question. Ce laser à mi-parcours, il était vraiment venu de nulle part et il ne l'avait jamais vu avant. Et le laser à la toute fin, alors qu'il se hissait vers la victoire, c'était vraiment traître. Et si il y avait un maître qui gérait tout ça en se gaussant derrière une vitre sans teint ? Non, c'était ridicule.

Quoi qu'il en soit, il en avait fini pour aujourd'hui. Alam venait de réaliser qu'il avait bigrement faim. Il redressa sa jambe droite puis la g....

"AAAAAH"

Plié en deux, il étendit de nouveau la jambe en se tenant le genou. Une décharge électrique venait de l'électrifier et se propageait dans ses autres membres, annulant l'effet bénéfique de la vague de Force. Déjà son coeur s'emballait de nouveau. "C'est pas vrai", maugréa-t-il entre deux respirations saccadées. Il s'étendit de tout son long sur son dos trempé de sueur et observa un instant les deux falaises entre ses yeux plissés de douleur. "Vous.. savez.. je crois que je vais... juste.. dormir ici un peu. Désolé de vous.. avoir dérangé." Il savait bien que ses paroles étaient puériles et ridicules, et qu'il se donnait en spectacle. Comme si à son réveil, la blessure aurait miraculeusement guéri !

Et pourtant, dans ses rares moments de faiblesse, il avait envie d'y croire. De retourner sur Artorias avant l'attaque. Où il n'y avait pas besoin de se poser tant de questions, où tout était futile. Où quoi qu'on fasse, il n'y avait pas vraiment de conséquence.
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Lun 17 Aoû 2015 - 23:11


A mon arrivée, il était agité, peut-être même stressé. Je n’avais pas eu besoin de voir son visage pour le comprendre, la Force l’ayant fait pour moi. Je pouvais le comprendre : il était seul, la jambe dans un état qu’il estimait lamentable, et il ne savait absolument pas quoi faire. Tenter de rejoindre le centre-médical en risquant d’aggraver les choses ? Ou bien continuer à appeler à l’aide sans être certain d’être entendu ? Tout e questionnement avait étonnamment disparu dès lors que j’avais cherché à utiliser cette même Force pour apaiser et résoudre les maux les plus simples qui le tracassait, à savoir la douleur et l’impression de détresse. Dès lors, je l’avais d’abord sentit honteux mais responsable. A ma réprimande, il avait acquiescé. Il était inutile de faire pleuvoir une quelconque sanction pour ce genre de choses que je n’estimais pas si dramatique au point de mériter une telle attention. J’estimais au contraire qu’il avait compris la leçon, la blessure s’en étant déjà chargé pour moi. Je n’avais fait qu’enfoncer un peu plus le clou pour être certain que son assimilation était totale. Si l’initié voulait vraiment se faire réprimander, qu’il aille donc quémander devant Maitre Ob’tu car pour ma part, j’avais une blessure à étudier et possiblement à soigner.

Ma main restait donc figée au-dessus de son genou, alors que la Force agissait aussi bien que la plus standard des radiographies. Mais elle avait un plus, celui de pouvoir sentir les nœuds dans la chair, les moindres petits picotements qui pouvaient déclencher une douleur immense. Les yeux clos, je renouais les plus faibles déchirures, laissant les plus larges à plus tard. Je ne m’estimais pas capable d’agir plus en avant, de toute façon. Je ne voulais pas prendre le risque de le blesser en voulant le soigner, et je préférais sourire à sa remarque car apprendre, il était là pour ça. Et à présent, je savais quoi faire pour qu’il ne se contente pas de se rouler les pouces pendant que je m’occupais de son pauvre genou.

« Oh, chaque chose en son temps. Mais c’est quelque chose qui va vite s’avérer essentielle pour toi. Ne serait-ce que les bases les plus simples, car elles permettent de comprendre ton corps. »

Du reste, je ne pouvais que sourire face à tant de détermination, de volonté à accomplir un objectif qu’il s’était fixé. Un objectif qu’il n’était peut-être tout simplement pas encore capable d’atteindre ? A dire vrai, je n’étais jamais parvenu au terme de ce parcours, je ne savais même pas si quelqu’un y était déjà arrivé au bout, bien que l’on m’ait toujours dit que c’était le cas, qu’un initié y était déjà parvenu il y a un temps. Sa question à ce sujet ne manqua donc pas de me déstabiliser l’espace d’une seconde, et d’attirer mon attention sur une chose autre que sa blessure. Je cessais donc mon office, pour le regarder et visualiser le dit parcours. Il avait évolué depuis mon passage en tant que Padawan. Sans doute les maitres avaient-ils jugés de le modifier un peu, pour éviter que les Jedis expérimentés ne donnent des astuces aux plus jeunes, des astuces qui fausseraient l’exercice.

En réalité, je ne pensais pas que cet exercice soit réellement fait pour être mené à terme. Je le voyais plus comme un moyen de faire prendre conscience aux initiés et aux padawans qu’il existe des limites à leurs capacités, qu’ils doivent se montrer humbles, patients, attentifs. « Je ne saurais te répondre. Peut-être que certains ont été au bout, mais ce n’est pas mon cas. Je pense plutôt que le véritable but de cet exercice est ailleurs. Peut-être l(as-tu déjà envisagé, ou même compris. N’est-ce pas ? »

Je souriais, me redressant pour regarder autour de moi. Il n’y avait toujours personne, ce qui était embêtant. Tant pis, j’allais donc le mener moi-même au centre médical, et risquer de me faire une fois de plus remarqué, ou même chambré amicalement par les guérisseurs. Je les voyais déjà s’esclaffer : « Oh, mais qui voilà ? On n’a pas changé ses habitudes, on dirait ! »

Pourtant, je n’eus pas le temps d’agir, l’Initié ayant visiblement choisi d’agir en premier. C’est son cri d’agonie qui me fit sursauter, alors que lui-même se rallongeait au sol. Je secouais pour ma part la tête face à tant de volonté. Il me faisait vaguement pensé à un jeune Initié, il y a de ça quelques années. Un jeune initié un peu trop fougueux, un trop entêté. C’est pour ça que je le regardais faire, sans rien dire. J’écoutais d’ailleurs ses propos avec un sourire amusé. Oui, je sais, ce n’était pas bien de rire de ça, mais la situation était plutôt amusante… Pourtant, je n’allais pas le laisser là, seul. Cela ne pouvait se faire. Mais je n’allais pas le ramener à l’infirmerie pour autant. Du moins, pas dans l’immédiat. J’avais d’autres idées en tête.

« Ne dis pas ça. Tu ne me déranges pas, pas dans ton état en tout cas. Te reposer ne changera rien, tu dois apprendre à connaître ton corps, à l’écouter. Et pour ça, tu as besoin de savoir le sonder avec la Force. Sinon... sinon tu ne te relèveras pas. » lâchais-je simplement, et calmement, alors que je lui faisais signe de se redresser, sans pour autant bouger la jambe. Il voulait apprendre ? Très bien, j’allais tenter de lui faire comprendre certaines choses. S’il le voulait, bien évidemment. « Bon, si tu veux je peux t’aider à faire cela. Du moins, te faire comprendre comment agir pour entendre tes blessures, pour que tu les acceptes. Si c’est ce que tu veux, évidemment. »

Je posais une main sur son épaule, amicalement. J’étais sincère, je voulais bien prendre du temps sur moi pour aider. D’une certaine manière, cela me permettait d’être utile, comme je pourrais l’être avec Zélonion un jour. Si ce jour viens, évidemment.

« C’est ça, où je te ramènes au centre médical. Je ne vais pas te laisser seul ici, initié ? »

C’est vrai quoi, je ne connaissais même pas son nom en plus ! J’aurais peut-être dû commencer par-là, d’ailleurs. « Mais qui sait, peut-être qu’à deux on soignera ton genoux. Et peut-être que tu pourras retenter ta chance.. »


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Alam Ire
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Ven 21 Aoû 2015 - 23:02

Jonché au sol, Alam gémissait. De là, le sommet de la paroi rocheuse lui paraissait plus haut, plus inatteignable encore. Le chevalier Draayi confirmait son pressentiment : atteindre l'objectif n'était pas possible, pas sans changer les règles même du parcours. Pour gagner, devait-il pirater la console informatique du parcours et désactiver les lasers ? Il n'était pas assez doué en informatique. Peut-être pouvait-il faire s'écrouler la falaise avec la Force ? Non, il n'était pas assez puissant dans son maniement.

Après tout, peu importait. Tout en haut, il n'y avait très probablement rien. Pas d'objectif, pas de ligne d'arrivée, rien pour arrêter le décompte lancinant de la voix. Le seul moyen de terminer l'exercice serait donc... d'échouer ? Il laissa son regard se promener sur le parcours sur lequel il courait, transpirait, s'égratignait et s’essoufflait depuis une semaine. Il en connaissait presque les moindres recoins, bosses, crevasses et appuis. Mais tout ce qu'il avait appris de cet espace ne lui serait donc d'aucune utilité ? Non. Il y avait forcément une bonne raison derrière tout ça, que les Maîtres connaissaient et qu'il devait sûrement trouver tout seul. Et pour l'instant, il avait une autre priorité.

Il. Avait. Super. Mal. Au. Genou. Les paroles de Joclad sur la nécessité de comprendre son corps étaient tout à fait recevables, mais si le 'professeur' pouvait juste reposer sa main là, maintenant, faire son truc avec la Force juste pour qu'il ait moins mal, et après ils pourraient discuter ! Mais non, un préambule théorique était visiblement nécessaire. Alam se redressa sur invitation de son compère. Sa lèvre supérieure retroussée laissait voir deux rangées de dents serrées. Son air était celui de la souffrance. Il voulait communiquer par la à Joclad une idée simple : grouille-toi s'il te plaît (le s'il te plaît étant induit par une commissure de l’œil droit). Il fit oui de la tête à tout ce que disait le plus âgé avec bon espoir que l'atelier pratique n'allait pas tarder. Il aurait pu dire oui à n'importe quoi à ce moment là, et ne put s'empêcher de se demander si Joclad avait ressenti la même chose sur l'Atramentar.

Miracle. Le Chevalier finit par poser la main... sur son épaule, provoquant une légère panique chez l'initié. Joclad avait-il oublié la position de la blessure ? C'était au genou ! A ce rythme, peut-être valait-il mieux demander à ce qu'on l'amène au centre médical (eux au moins ne torturaient pas leurs blessés), mais non, non. C'était ridicule, ça prendrait plus de temps, hein ? Alors il accepta d'être courtois et de se présenter avec un sourire tout à fait forcé : "Alam... Ire. Vraiment aïe... enchanté."

A vrai dire, il n'en pouvait plus. Peut-être allait-iltomber dans les pommes. Soigner son genou. Joclad venait de parler de soigner son genou. Le garçon opina très vite du chef. Retenter sa chance ? Joclad venait de lui dire qu'il pourrait retenter sa chance sur le parcours. Alam ne réagit pas car ce n'était pas du tout dans la liste de ses priorités. A cet instant T, il souhaitait dans l'ordre 1) Ne plus avoir mal 2) Ne plus avoir mal 3) Ne plus avoir mal 4) Prendre une douche 5) Manger. Tout ce qui était du domaine du social, de la gentillesse n'avait plus aucune importance. "Je ferai tout ce que vous voulez mais..." et il agrippa la main que Joclad avait posé sur son épaule, "vous pouvez... ?" il la déplaça fébrilement jusqu'à son genou meurtri et l'y posa. Ses yeux suppliaient.

Le souvenir de son père lui revint soudain, et une ondée de tristesse le submergea aussitôt. C'était au printemps, car les fleurs sentaient bon et fort dans ce souvenir. C'était il y a 4 ans au moins. Alam était tombé d'un arbre et son père avait accouru pour s'assurer qu'il allait bien. Bras cassé. Voyant des larmes naître au coin des yeux de son fils, il lui avait dit : "Tu peux pleurer, Alam. Mais pas pour toi. Pleure plutôt pour le village, car tu ne pourras pas nous aider avant d'être guéri." Le souvenir était si vivace dans la mémoire d'Alam qu'il aurait pu l'avoir vécu la veille. Pourquoi s'en souvenait-il maintenant ? Il n'en savait trop rien, et tout ça l'avait rendu trop triste pour qu'il se pose vraiment la question. Il ferma juste les yeux en espérant que le Chevalier n'avait rien repéré et se demanda silencieusement si la Force pouvait permettre de tout oublier.
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Sam 29 Aoû 2015 - 14:11


Bon, ok, c’étai peut-être pas la meilleure technique. J’avoue, j’aurais peut-être dû maintenir ma pression de Force sur sa blessure au lieu d’espérer bêtement qu’il resterait bien sagement à sa place au lieu de bouger. Mais d’une certaine manière, l’initié que j’avais sous les yeux m’amusait beaucoup, car il me faisait penser à un ami que je n’avais pas revu depuis quelque temps déjà. Même mon voyage sur Coruscant ne m’avait pas permis de le revoir. J’avais entendu dire qu’il s’était calmé, mais je ne pouvais m’empêcher de le revoir se vautrer lamentablement sur cette grosse tâche d’huile qui parsemait le sol de cette bonne vieille réserve où mon collègue Corellien et moi avions passé de sacrés moments. C’était comme cette bataille avec le droïde, dont il avait conservé la tête dans sa chambre.

Oui, l’initié qu’il était venu secourir lui faisait penser, d’une certaine manière, à Dakin. Mais ce n’était pas le même, il n’avait pas cette série de mèches qui parsemait son front ni ce caractère typiquement Corellien. Il ne vociférait pas non plus des jurons en Corellysi à chaque petit problème. Ah ça oui, certains moments du temps où j’étais encore Padawan me manquait. Mais ce genre de choses-ci, c’était justement ce qui attendait Alam ! S’il se montrait à la hauteur, alors il pourrait lui aussi continuer à vivre pendant plusieurs années ces moments qui avaient tendance à disparaître dans les dernières années de l’apprentissage Jedi que je qualifiais d’initial. En arrivant vers l’adoubement, le Jedi passait dès lors dans une phase de perfectionnement constant, d’épanouissement qui durerait alors jusqu’à la fin de ses jours.

Qui sait, peut-être que dans un avenir très proche, Alam allait entrevoir la solution pour réussir ce parcours. Je pensais moi-même l’avoir trouvé, à l’instant. La rapidité et l’agilité de l’individu ne pouvait pas tout faire. S’il voulait réussir, peut-être qu’en plus de devoir être convaincu de pouvoir y parvenir, devait-il utiliser la Force pour anticiper et appuyer ses mouvements. Je me retenais de sourire à cette pensée, car elle me rappelait que j’avais découvert cette nécessité aux côtés de Maitre Von il y a de ça plusieurs années, alors que j’essayais de parfaire mon Ataru. Tout était peut-être lié !
M’enfin, pour en revenir à Alam, je ne le trouvais pas très bavard en comparaison de ce que j’avais pu entendre à son sujet. J’avais entendu parler de lui dans une discussion de couloir, alors que je me rendais à un endroit que j’avais oublié depuis lors. Ce devait être une discussion sans grande importance, entre deux responsables de son clan, mais j’en avais retenu qu’une chose : Alam aimait parler, et étrangement, il ne disait rien. C’était le bon Alam Ire, au moins ? On ne m’aurait quand même pas fait le coup d’en avoir deux au Temple ?

Allez, parce que j’étais quelqu’un de sympathique et parce que je détestais voir les gens souffrir inutilement, je reposais ma main sur sa blessure pour apaiser une fois de plus la douleur. En sondant plus intimement la Force, je pouvais enfin discerner l’étendue de la blessure. Celle-ci n’était pas si grave qu’il n’y paressait et Alam pourra sans doute vite réitérer l’expérience de ce parcours d’obstacle et de vitesse. Une chance pour lui, sa jambe n’étais pas cassée ni brisée comme je l’avais d’abord pensé, et c’est donc sur un ton amical que je venais placer cette remarque : « Vraiment tout ce que je veux ? Ce n’est pas à moi de décider, mais à toi. Encore faut-il que tu es pris compte de tout ce que je t’ai dis, Alam. »

Je gardais ma main sur son genou, et je lui faisais signe aves l’autre d’apposer la sienne sur celle qui faisait son office. Je n’agissais pas sur la blessure, pas encore. Je ne faisais que supprimer la douleur, une sensation qu’il allait devoir comprendre et endurer. « M’enfin, j’ai entendu dire que tu étais d’habitude plus bavard. Je ne te fais pas peur, j’espère ? » lâchais-je dans un sourire, alors que je l’aidais à se rasseoir tout en gardant son genou dans la même position pour ne pas que la douleur réapparaisse autour du nœud de nerf qui s’était constitué suite à sa chute du haut du mur.

« Dis-moi, pour être aussi vivace au point d’atteindre cet obstacle, tu dois au moins être du clan Squall, non ? Personnellement, j’étais chez les dragons et je ne me débrouillais pas si mal à ton âge. Enfin, de ce que je me souviens. » expliquais-je calmement en lui montrant le dit obstacle d’où il avait chuter. Je relevais d’ailleurs qu’il faudrait changer les tapis, car ceux-ci n’avaient pas su amortir suffisamment la chute d’Alam. De cette manière, peut-être pourra-t-il compter sur des tapis vraiment moelleux la prochaine fois qu’il chuterait. Si jamais il chutait. Car s’il récupérait bien assez vite, peut-être pourrais-je lui offrir quelques astuces qu’il pourrait mettre à contribution. « Pour ma part, j’étais chez du clan Dragon, cela doit expliquer certaines choses à mon sujet… ». Je laissais échapper un léger rire, avant de reprendre plus sérieusement : « Alors, on la soigne ensemble cette blessure ? »


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MessageSujet: l   Dim 20 Déc 2015 - 14:49

Doucement, la douleur s'estompait, et graduellement le visage d'Alam se décrispa. Il rouvrit les yeux, la bouche entrouverte pour exhaler de soulagement et de reconnaissance. La situation n'était pas si dramatique que ça, finalement. Il s'en tirerait, peut-être même pourrait-il bientôt remarcher, courir, danser et tenter de nouveau l'exercice. Tant mieux : il ne pouvait même pas imaginer vivre avec une seule jambe, ou même avec une prothèse. Prudent, il se garda bien de précipiter les choses et d'essayer de se relever illico :il avait déjà commis l'erreur une fois, on ne l'y reprendrait pas.

Le chevalier qui s'occupait de lui dégageait une aura de sérénité et de confiance qui lui faisait du bien tout en le ramenant à l'instant présent. Ce chevalier lui avait donné des conseils qu'il avait écouté d'une oreille trop distraite par la douleur, mais en replongeant dans sa mémoire récente (et avec un chouïa de bon sens) il parvint à les retrouver. Écouter son corps. Le sonder avec la Force. Ils s'étaient déjà entraînés à faire ça en cours. Les étapes pour y arriver lui revenaient en tête et il allait s'exécuter lorsque Joclad lui posa une question qui l'étonna, couplée d'une remarque qui le vexa un peu.

"Pourquoi tout le monde dit que je suis bavard ?" maugréa-t-il pour la forme, car ce n'était pas la première fois qu'on le traitait de la sorte et il avait le sentiment qu'il aurait bien du mal à se défaire de cette image. Peut-être fallait-il corriger ça, si il en était encore temps ? Il n'avait aucune envie que ses camarades ne l'évitent parce qu'il les gavait avec ses palabres. "Et non, vous ne me faites pas peur." Il avait lentement redressé le buste et s'était rassis, aidé par Joclad. Ses deux mains étaient maintenant posées au sol. En vérité, Joclad ne lui faisait pas exactement 'peur', mais il exerçait une sorte de fascination chez l'initié. Devant Alam se trouvait le Jedi qui avait échappé à la torture des Siths à bord de l'Atramentar et qui n'avait même pas succombé au côté obscur par la suite. Pilote hors-pair, ses prouesses alimentaient plusieurs histoires chez les initiés. Le Jedi en quête de légendes se rendait-il compte qu'il en était déjà une aux yeux des plus jeunes ?

Sûr qu'Alam avait plein de questions à lui poser (que s'était-il passé sur le vaisseau Sith ? Et sur Tython ? et quel rapport avec le clan Dragon ? Est-ce que les clans prédestinaient les Jedi à certaines actions ou comportements ? Lui qui avait vu les Siths de près, était-il parvenu à comprendre leurs motivations ? Les Jedi pouvaient-ils vraiment l'emporter ?) Oui, c'était assez ardu pour le petit curieux de contenir tout ça maintenant qu'il arrivait à penser clairement. Joclad attirait cependant son attention (et sa main) sur la priorité du moment : sa blessure. Ce n'était pas parce qu'il n'avait plus mal que son genou était guéri.

Le garçon déglutit. Écouter son corps. Le sonder avec la Force. Il hocha la tête pour montrer qu'il était prêt et ferma les yeux pour lâcher prise. Assez vite, sa respiration devint plus ample, ses épaules s'affaissèrent et tous ses muscles se relâchèrent. C'était un exercice qu'il exécutait quotidiennement, et à chaque fois c'était un peu plus facile, comme si la Force s'habituait à sa présence et se laissait apprivoiser. A moins que ce ne soit l'inverse. La main de Joclad, charnière entre son genou meurtri et sa propre main, était un point d'ancrage évident sur lequel il put concentrer toute son attention.

Hélas, ce n'était qu'une présence, chaude et rassurante certes, mais incertaine et floue.. et si Alam avait encore un peu de mal à en définir clairement les contours, alors il ne pouvait certainement pas déceler les remous qu'elle provoquait dans la Force. Dommage, car il aurait peut-être pu copier ces remous.. mais cela importait peu. L'exercice en lui-même était fascinant et le jeune artorien ne montrait aucun signe d'impatience ni de déception. Il ne se dégageait de lui, à cet instant précis, que l'envie de comprendre.
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Sam 26 Déc 2015 - 0:25


Cette fois-ci, il n’essaya pas de se relever sans prendre gare à l’état de son corps. Il apprenait de ses erreurs, c’était déjà ça, non ? L’idée me fit sourire tandis que je le regardais se décrisper lentement. Pour ma part, je continuais d’apaiser sa douleur sans pour autant agir réellement sur sa blessure. Comme je le lui avais expliqué, je n’allais pas la soigner seul pour le laisser réessayer bêtement l’exercice qu’il n’avait pas réussi quelques minutes auparavant. Là encore, la leçon était simple à comprendre : chaque action avait son lot de conséquences qu’il fallait admettre et accepter. La blessure en faisait partie. Le jeune initié n’aura pas tout le temps un autre Jedi pour venir lui porter secours et dissiper ses maux. La douleur faisait partie de l’avertissement, et il allait devoir la supporter quelques temps.

L’acceptation et la compréhension de la douleur fait d’ailleurs partie intégrante de la formation du Jedi, qui se doit de comprendre son corps et les alertes que ce dernier lui envoi pour pouvoir se montrer efficace en toute circonstance. Comme quoi, il est toujours possible de relier les exercices entre eux en toutes circonstances. Je me surprenais d’ailleurs à remarquer ce genre de choses. Sans doute était-ce le résultat de plus de quinze ans passés à écouter les enseignements et à les mémoriser, et cela selon une multitude de situations dont je ne tenais plus le compte depuis déjà fort longtemps. Ou bien étais-je tout simplement en train de développer une vision plus en retrait de ce genre de choses, comme le ferait un enseignant ou un mentor. Après tout, n’étais-je pas Chevalier Jedi depuis quelques temps déjà ?

« C’est là une grande question. Peut-être devrais-tu te la poser sincèrement ? » rétorquais-je simplement à sa question avec une forme d’amusement. Je n’étais qu’à moitié sérieux, étant moi-même un grand curieux de nature. Je retrouvais d’ailleurs en Alam certains trais qui avaient été les miens par le passé mais que j’avais su museler pour désormais en faire usage à bon escient et seulement lorsque c’était nécessaire. Et pour être franc, il m’était parfois difficile de tenir ma langue en certaines occasions, quand je me retrouve piqué à vif par la volonté d’en savoir plus sur des choses qui me fascinaient particulièrement. L’astrophysique et les mathématiques, par exemple. Ou encore les katas d’excellence de certaines composantes des Arts Jedi.

Concernant Alam, je ne pouvais réellement dire jusqu’où s’étendait sa curiosité. Je n’avais pas cherché à sonder son aura, ni même à étendre mon don d’empathie pour tenter d’anticiper ses pensées ou ses réactions. Je ne le faisais d’ailleurs que très rarement car je voyais cela comme une forme d’intrusion. En réalité, avant d’entrer dans la pièce, je ne savais quasiment rien de lui, pour ne pas dire rien du tout. Je n’avais fais que me baser sur certains bruits de couloirs ou sur de petites improvisations. Cependant, il y avait une certitude que j’avais sur son compte tant elle rayonnait dans la Force :

« Vraiment ? Tu n’as pas peur ? Qu’est-ce qui te perturbe, dans ce cas ? Des questions, peut-être ? »

Je souriais. Oui, il s’agissait bien de ça ; Sa curiosité faisait écho dans la Force autour de lui.

« Allez, vas-y. Pose-les, je t’écoute. Cependant, je ne peux te garantir que je répondrais à toutes. »

Je pouvais certes le soigner mais je pouvais tout aussi bien converser avec lui, surtout si cela lui permettait de comprendre certaines choses qui lui paraissait complexe même si j’avais déjà une petite idée des sujets qu’il avait bien pouvoir évoquer en ma présence. Je lui laissais néanmoins le droit de me surprendre.

Côté soins, j’avais préféré attendre qu’il ne se décide à se prêter au jeu. Ce n’est que lorsque je sentis sa présence nouvelle dans la Force que je commençais de nouveau à agir, lentement. Je n’allais pas très vite, préférant voir s’il arrivait à atteindre le bon stade de méditation pour pouvoir observer correctement mes actions et celles de la Force. Je ne fus d’ailleurs pas surpris qu’il ait du mal à atteindre l’état souhaité. La guérison n’était pas simple d’usage et demandait de bien connaître son corps et être capable de rapidement analyser ceux d’autrui. A son âge, la difficulté prenait une tout autre tournure.

« C’est ça, ressens la Force. Cherche-y à t’y mêler, Alam. Ne te contente pas d’effleurer la surface de son œuvre. Si tu n’y parviens pas, essaye de te joindre à mon aura et à son action.»


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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Lun 28 Déc 2015 - 23:17

Alam ne connaissait Joclad que depuis peu mais il l'aimait bien. Le jeune Chevalier s'occupait de lui avec patience et pédagogie alors qu'il avait sans doute bien mieux à faire. Il était venu à son secours et l'avait soulagé de sa douleur, c'était donc un genre de héros. Ce n'était certainement pas la tête brûlée que décrivaient certaines histoires d'initiés. De toute manière, le garçon était assez grand pour comprendre qu'en vrai, les gens étaient bien plus complexes que dans les histoires. C'était mieux comme ça, les gens seraient trop ennuyeux si on pouvait les comprendre au premier coup d’œil. Et puis si personne n'avait de secrets, on n'aurait plus besoin de se faire des amis à qui les confier.

Son esprit vagabondait à nouveau dans des considérations pseudo-philosophiques, bon sang on aurait dit sa mère. Il se donna une petite tape sur le crâne, une habitude qu'il avait prise pour arrêter de divaguer. Concentration. "Si vous le voulez bien, Chevalier, je vous poserai les questions plus tard", fit-il doucement avec un léger sourire. A coup sûr, il allait passer pour méprisant et imbu de lui-même, alors qu'en vérité il avait juste bien du mal à parler en méditant. Et s'il y avait bien une chose qui lui plaisait encore plus que poser des questions, c'était la méditation ! Seul il pouvait y passer des heures, et il n'avait que trop rarement l'occasion de le faire à deux.

Il ferma donc à nouveau les yeux et se focalisa sur le contact de leurs deux mains jusqu'à en oublier la sueur qui séchait dans son dos, la faim qui lui tiraillait l'estomac, la douleur sourde qui le lançait encore au genou et même les questions qui trottaient dans sa tête. Il n'y avait plus que lui, Joclad, le sol, la Force. Plonger dedans était comme prendre une douche chaude (mais c'était plus économe en eau). Il se plaisait à s'y baigner, voguant au gré de ses courants, mais il avait beaucoup moins l'habitude d'influer sur ces mêmes courants, même si on leur apprenait à le faire en cours. De toute manière, il préférait en général observer sans rien perturber.

Joclad lui demandait de se mêler à la Force. Très bien, mais comment ? Le garçon se doutait qu'il devait trouver la réponse tout seul. Il hésita quelques secondes puis eut une idée : il s’imagina que sa main se fonde dans celle de joclad, que leurs mains se fondent dans le genou blessé, comme si ces entités séparées de chair perdaient toutes leurs caractéristiques physiques, tout ce qui les rendait différentes, pour ne faire qu'un.

Tout était vivant. Tout était unifié. Le genou, les mains, Joclad, lui, le sol, le temple, les personnes dans la temple, ça faisait beaucoup de personnes, ça faisait trop de personnes et la jungle et les êtres vivants dans la j...

"Non."

Alam avait poussé ce petit cri en sursautant. Ses deux mains étaient en l'air, comme en suspens, tremblantes, et ses yeux ouverts comme deux grosses billes. Il haletait et dans sa poitrine, son cœur battait la chamade. Il regarda rapidement autour de lui l'air hagard et soupira de soulagement. "Je.. j'avais l'impression de plus être ici." tenta-t-il d'expliquer à Joclad. "C'est normal ? Il parait que quand on meurt, on devient un avec la Force." C'était à peu près ce qu'il croyait avoir ressenti. "Et si va trop loin lors d'un exercice ? Est-ce qu'on peut se fondre à ce point dans la Force qu'on quitte son corps, sans pouvoir y revenir ?"

La possibilité le terrifiait et là, tout de suite, il n'avait plus trop envie de faire l'exercice. Ses yeux restaient fixés sur le Chevalier à qui il avait finalement posé des questions.

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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Lun 18 Jan 2016 - 21:03


Je ne connaissais pas beaucoup Alam. En fait, c’était plutôt un inconnu, pour moi. Tout ce que j’avais pu entendre à son sujet n’étaient que quelques ragots de couloirs que mon esprit bien trop curieux avait capté au vol pendant l’une de mes nombreuses traversées du Temple d’Ondéron. On le disait bavard mais intéressé. Trop curieux mais habile d’esprit. Enfin, c’est ce que l’on disait, hein ! Pour ma part, je le trouvais effectivement très intéressé mais quelque peu distrait. Cela ne me surprenait pas plus que ça, au final.

Il me ressemblait sur plusieurs points mais différait sur beaucoup d’autres. Néanmoins, je devais reconnaître qu’il savait quand discuter ou non. Preuve qu’il n’était peut-être pas aussi bavard que certains ne le laissaient penser croire. Ou peut-être que je l’intimidais toujours ? Qu’est-ce qui pouvais bien circuler à mon sujet dans les couloirs du Temple, tiens ?

« Pas de problèmes. » répondais-je donc à sa remarque, avec un fin sourire.

Je me taisais à nouveau, focalisant dès lors toute mon attention sur sa blessure. Je n’avais pas souvent l’occasion de m’exercer à la guérison de Force sur autrui et je n’allais pas laisser cette occasion filer. J’aurais en effet pu me débarrasser du fardeau que l’Initié m’imposait, en le déposant directement au centre médical. J’aurais pu repartir aussitôt reprendre mes activités, comme si de rien était. Je ne me réjouissais pas que quelqu’un se blesse, évidemment. Il était toujours préférable de ne jamais avoir à faire usage de la guérison. Cependant, parfois, des situations se présentent où, plus que de s’exercer, il est possible de transmettre ses connaissances à un autre tout en développant ses propres capacités.

Alam était encore jeune. Il avait beaucoup à apprendre et énormément de choses à découvrir. Il arrivera forcément un jour où il se retrouvera face à une situation dans laquelle le savoir que je tentais de lui transmettre, tout du moins ses bases, lui serait utile. Lors d’un simple entrainement au Temple, par exemple. L’apprentissage des Arts Jedi engendraient souvent des blessures ou des brûlures. Savoir les soigner se révélait essentiel pour pouvoir continuer à évoluer.

Combien de fois avais-je finis au centre médical suite à un entrainement un peu trop acharné, étant plus jeune ? Beaucoup trop, hélas. Si bien que certains guérisseurs ne s’étonnaient plus de me voir occuper un de leur lit. Si j’avais su maîtriser plus tôt la guérison de Force plus tôt, je leur aurait sans doute économisé des heures de patience et d’attention qu’ils auraient pu mettre à profit ailleurs. Hélas, le passé est ce qu’il est, il est immuable.

Je continuais à le chercher. Il était là, je le sentais. Mais pourtant je le perdais. Son esprit semblait diffus, ailleurs, comme s’il cherchait à être partout à la fois au lieu de se concentrer sur sa blessure. Ce n’était pas bon. Je le sentais s’agiter, se noyer, jusqu’à ce que le contact se rompt dans un « Non » affirmé.

« Ca va aller ? » lâchais-je calmement, sans pour autant bouger d’un pouce.

Je n’étais pas agité. Au contraire, j’étais calme. Serein. Evidemment, je m’inquiétais pour lui, pour sa réaction. Que lui était-il réellement arrivé pour qu’il ne parvienne pas à se focaliser sur sa blessure. L’avait-il seulement compris ? Je cessais mon office, laissant en suspens la régénération. Je gardais les yeux clos, n’ayant pas besoin de le voir pour le savoir auprès de moi. Son aura rayonnait dans la Force, laquelle venait transcender son corps. Je n’avais qu’à lever la main pour toucher son épaule.

Je sentais toujours son agitation, mais surtout son questionnement nouveau. Il allait demander mon attention, c’est pourquoi je sentais doucement de ma transe. L’interrogation tomba, me prenant quelque peu de court. C’était une question à laquelle je n’avais pas de réponse. Je n’avais pas assez de connaissance dans le domaine pour apporter une réponse claire. Maitre Don ou Maitre Tianesli était bien mieux placé pour le faire. Aussi, j’ouvrais les yeux pour le regarder quelques secondes. Finalement, je bottais en touche :

« Je… crains que ce genre de pensée dépasse mes connaissances, Alam. Je ne saurais y répondre, et je doute que quiconque ici puisse t’éclairer réellement sur le sujet sans rester très vague. »

Je préférais rester sincère et admettre mes lacunes. Ce n’est pas en racontant une fausse vérité que l’on gagne le respect et l’attention d’autrui. La plupart des politiciens devraient peut-être y prêter plus d’attention au lieu de se perdre en conjectures grossières et mensonges stupides –ils n’étaient pas tous comme ça, fort heureusement…

Je souriais légèrement, maquant ma gêne sur la question avant de rebondir sur un sujet plus terre à terre. Le nôtre, par exemple ! Il y était presque, il lui manquait un déclic et il s’en doutait surement. Je reprenais donc, calmement :

« C’était un bon essai, mais tu t’es laissé emporter par le courant. Tu dois te focaliser sur ce que tu veux faire, à savoir étudier ta blessure, la reconnaître et observer ce qu’il s’y passe. Ce sera déjà un bon point. »

Je souriais doucement. L’encourager était sincèrement une bonne chose. Il était sur la bonne voie, chose assez rare lors des premières tentatives. Jusqu’à présent, je n’étais pas certain qu’il ait déjà les capacités pour se plonger dans un état de méditation suffisamment profond. Alama m’avait prouvé le contraire. Il avait gravit une grande marche, et à présent, c’était à mon tour de le guider, de l’aider à poursuivre sur le bon chemin pour, espérons-le, arriver jusqu’à son terme.

« Si tout se passe bien, alors tu pourras tenter de recopier mon action. D’accord ? A moins que tu ne préfères aller directement au centre médical, bien sûr.»

Je posais furtivement ma main sur l’épaule, pour le conforter, avant de venir me re-concentrer sur sa blessure. Lentement, je me replongeais dans la Force. Je discernais mon environnement, les initiés qui s’amusaient non loin, les Padawans qui méditaient en silence plus haut. La plénitude du Temple était appréciable et me permettait d’atteindre plus facilement l’état de méditation vide nécessaire à l’amorçage de la guérison. Ensuite, je basculais vers un semblant de méditation mobile, car guérir nécessitait de la concentration mais aussi de la précision. Interagir avec une plaie ou une fracture nécessitait d’agir au millimètre, si ce n’est au micromètre près. Je me laissais dériver vers mon objectif, calmement, tout en me focalisant sur la recherche de l’esprit de l’initié. Je devais le guider, l’amener à destination pour éviter qu’il se perde à nouveau. S’il faisait l’effort lui aussi de se focaliser sur sa blessure et non sur le reste, alors nous pourrions agir, ensemble.


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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Jeu 21 Juil 2016 - 19:37

Un trait caractéristique barra le front d'Alam lorsque Joclad ne put répondre à sa question : celui de la frustration. Mais il disparut très vite car son 'sauveur' savait y faire pour détourner l'attention. Et il émanait de lui une telle sérénité que l'anxiété du jeune garçon s'évaporait, et avec elle ce genre de questions. Sa mère avait souvent usé du même procédé avec lui et sa patience avait toujours payé. Il était assez grand pour se rendre compte du stratagème mais pas assez pour éviter de tomber dedans quand même.

D'ailleurs, Joclad lui faisait penser à sa mère par la manière qu'il avait de s'adresser à lui. Respect, encouragement, pédagogie, tout était fait pour le rassurer. Ça tombait très bien parce qu'il avait envie de l'être. Oui, sa blessure était superficielle. Non, il n'allait pas être éjecté de l'Ordre pour ne pas avoir demandé la permission de faire l'exercice. Oui, s'il suivait les consignes de son aîné, il allait même apprendre quelque-chose de son échec et ainsi faire plaisir à son père.

Il montra son assentiment d'un hochement de tête, puis réagit en ouvrant de grands yeux quand Joclad lui offrit aussi le choix d'aller au Centre Médical. "Non non, je préfère le faire avec vous". Une affirmation qu'il agrémenta d'un sourire. La franchise était un trait qu'ils semblaient partager. Suite à quoi Joclad ferma les yeux, sans aucun doute pour aider sa concentration. Alam prit quelques secondes pour observer le relâchement des traits du Jedi, et pour imbriquer son visage dans sa mémoire, avant d'à son tour clore les paupières.

Cette fois, il n'imagina pas que tout était un. Il prit d'abord conscience de lui-même, c'était le plus facile. Puis il porta son attention sur une pulsation, comme une erreur dans la matrice qu'était son corps. Il y avait bien du bruit et du mouvement tout autour, mais il se força à les considérer comme du parasitage, rien de plus, et se focalisa sur cette pulsation synchrone avec les tiraillements de son genou. C'était sa blessure, il n'y avait aucun doute. Mais où était Joclad ? Il entrouvrit l’œil droit, comme pour s'assurer que son guide ne l'avait pas laissé en plan...

... et perdit toute sa concentration. Grognant contre lui-même, il ferma de nouveau les yeux. Son corps, la pulsation à son genou. La main de Joclad sur son épaule. Comment avait-il pu ne pas y penser ? C'était ça la solution. Il se visualisa en train de la prendre et de la serrer doucement, sans chercher à se fondre avec son aura. Tout était uni..que. Unique. Pas question de se retrouver perdu dans le maelstrom.

Atteindre la main ne fut pas chose aisée, car une autre pulsation que celle de son genou, une pulsation forte et irrégulière, troublait sa concentration. Il lui fallut un peu de temps avant de comprendre que c'était son propre cœur qui s'emballait un peu trop. C'est qu'il n'avait pas du tout l'habitude de se concentrer à ce point sur des détails lorsqu'il méditait. Heureusement, la présence de Joclad dans la Force l'apaisait, lui intimant, pensait-il, de prendre son temps. C'est ce que fit le jeune padawan et au bout d'une, trois ou dix minutes, ayant mis de côté la pulsation du cœur devenue calme et régulière, il put enfin attraper cette main qui le guiderait dans la traversée.
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MessageSujet: Re: Prince of Onderon [pv Joclad]   Lun 22 Aoû 2016 - 20:03


La réponse qu’il me donna était celle que j’attendais. J’aurais été déçu qu’il me demanda le contraire car j’aurais eu l’impression d’être incompris, voir de lui avoir fait peur. Je n’étais peut-être pas le meilleur pour donner des leçons ou encore à donner régulièrement des cours aux plus jeunes –surtout de ce genre- mais j’avais tout de même un petit peu d’expérience dans le domaine. Preuve en était mon dernier tutorat sur le maniement u sabre laser et les Art Jedis en général, dispensés à quelques initiés en retard sur leur formation. J’étais toujours heureux de pouvoir venir en aide à ceux en difficulté, comme c’était le cas d’Alam présentement. Je n’étais pas en mesure de l’aider complètement pour autant. Je restais un Jedi, je n’étais pas magicien, bien que certains de mes confrères plus âgés auraient été à même de régénérer totalement la blessure du jeune initié. Même si j’avais été à même d’atteindre un résultat similaire, je ne l’aurais pas fais. C’était contre-productif. Après tout, n’avait-il pas insisté avant de se blesser ? Ne méritait-il pas une sanction, même légère ? Le fait que je ne le soignerais pas totalement suffirait à l’avertir de se montrer plus vigilant, que l’on ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi parce que l’on était Jedi. Sur le terrain, à des années lumières de toute base, qui serait là pour le guérir s’il se blessait imprudemment ? Personne, évidemment.

En revanche, je ne pouvais pas ignorer les efforts qui se dégageait de son engagement et de sa volonté à réussir l’exercice que je lui avait proposé. Il avait certes rencontré des difficultés lors de son premier essai. C’était normal et absolument légitime. Alam était jeune, il n’avait pas forcément toutes les connaissances pour parvenir aussi facilement à maitriser les méditations profondes nécessaires à la Guérison. Ce que je voulais voir, c’était jusqu’où il était prêt à aller pour rencontrer le succès, et il ne m’avait pas déçu.

J’étais donc entré dans un état de méditation suffisamment profond pour pouvoir me mêler à la Force et me préparer à plonger dans l’étude du corps du jeune Initié, de son métabolisme, de la croissance de ses os. Je pouvais presque tout ressentir, la seule chose me manquant étant son attention ; son esprit. Je le sentais essayer de me chercher, de trouver sa blessure dans les échos de la Force, mais il disparût presque aussitôt. A l’écoute du monde extérieur, je pouvais aisément constater sa frustration. Elle était légitime, car sa déconcentration était uniquement due à sa faute.

« Ne te laisses pas déconcentrer. Écoute le flux, suis-le et accroche-toi à ce que tu y recherche. »

Ma voix était cale, parfaitement dépourvue d’émotion. La neutralité parfaite. On aurait dit que Léonard était venu habiter mon corps quelques secondes, pour énoncer ces mots. Ma main serra très légèrement son emprise sur l’épaule de l’Initié, comme pour lui offrir un signe, un indice sur la marche à suivre. Alam n’était pas stupide, car il s’était rapidement rendu compte du conseil que je venais de lui fournir. Bientôt, il me toucha dans la Force et je l’attrapais alors pour qu’il ne s’éloigne pas de moi, de mon aura, de sa blessure. Je voulais qu’il prenne son temps, qu’il admire ce que la Force lui permettait d’observer, et même de comprendre : ses flux sanguins, le fonctionnement de ses cellules, son métabolisme. Tout pouvait être sondé par la Force. S’il comprenait cela, alors il aurait l’une des clés pour comprendre son corps, et donc en connaître ses limites. De là, l’univers des possibles s’ouvrirait à lui. Il pourrait savoir ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire, sans risquer de se blesser en essayant.

Puis, je laissais glisser ma main au dessus de sa blessure, sans jamais la toucher. Grâce à la Force, je venais insuffler un souffle de vie, utilisant l’entité mystique comme un dopant pour son organisme et les acteurs de la régénération de ses tissus et de ses os.

« Observe attentivement. Lorsque tu te sentiras prêt, tente de reproduire le processus. Mais ne te presse pas. »

Je continuais, prenant volontairement mon temps pour qu’il puisse tenter de désassembler mon action en étapes et ainsi la reconstituer en l’état. Je ne lui demandais pas un travail simple d’imitation mais bien de déconstruire mon action pour qu’il puisse la réitérer à l’avenir sur tout son corps et non uniquement sur le membre originellement meurtrit. Finalement, je ralentissais mon office, pour la laisser glisser en arrière plan et ainsi passer à une attitude passive. Je voulais réellement qu’il essaye d’appliquer ce que je lui faisais découvrir.

Lentement, via une légère impulsion de Force, je l’invitais à me montrer ce dont il était capable.

« A toi Alam. »


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Prince of Onderon [pv Joclad]

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