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 Qui protège quoi ? [PV Astarta ]

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Luke Kayan
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MessageSujet: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Mar 28 Juil 2015 - 11:26

C'était vraiment devenu une manie.

L'envoyer comme garde du corps ? Sérieusement ? Etaient-ils si satisfaits de sa prestation qu'ils favorisaient sa carrure de moucheron et ses yeux de taupes plutôt qu'un véritable Jei Gardien ? Luke adorait l'Ordre, il avait une confiance totale [Ah que vous vous attendiez à la fameuse "confiance aveugle" ? ] envers leur système. Toutefois, il se demandait si ces temps-ci, la préoccupation dûe aux Siths, le chantier du nouveau temple sur Coruscant, les missions diverses... Bref, la surcharge de travail ne leur avait pas un peu fissuré le cerveau. Pourquoi était-ce précisemment lui qui devait accueillir d'Ilyena Helm et de sa clique de gardes royaux ? D'ailleurs vu la protection dont la représentante spéciale de la couronne Hapienne disposait, il n'était probablement qu'un objet de décoration superflu, un caniche que les stars aimaient arborer en déroulant leurs longues jambes sur le tapis rouge. Chanteurs, acteurs et politiciens avaient des caprices bien incompréhensibles, d'ailleurs, même leur titre semblait parfois frauduleux. Qu'est-ce que pouvait bien vouloir dire "représentante spéciale" ? Cela ressemblait à un genre de fourre-tout pour titres pompeux et salaires faciles.

Oui, décidément, Luke était de bien mauvaise humeur, probablement parce qu'il aurait été plus utile au Temple qu'en guide aveugle, ou protecteur d'une femme déjà bardés de gardes. Mais surtout, ce qui l'irritait inconsciemment, c'était la provenance de cette personne. Hapès. Le blond se méfiait excessivement de cette planète qui ne lui avait apporté que des malheurs. D'abord à cause de sa mère puis d'un certain laboratoire. Bon certes, elle lui avait aussi permit de rencontrer Jason, mais il n'empêche que son compagnon aussi posait un sérieux problème. Luke l'avait déjà prévenu maintes et maintes fois. Sortir avec un Jedi originaire d'Hapès, interdit de séjour et gay par-dessus le marché n'était pas une bonne idée pour sa carrière qui semblait quand même lui tenir à coeur. Malheureusement le trentenaire était têtu et Luke ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter grandement pour lui, d'avantage encore avec cette rencontre même si ça n'avait strictement rien à voir.

Si cette Madame Helm était vraiment impliquée dans la politique, il y avait une chance pour qu'elle le reconnaisse, l'ambiance s'en ressentirait, et rien qu'à cette idée, Luke était aussi inquiet qu'heureux d'être aveugle. Il valait mieux ne pas voir certaines choses...

Enfin, n'ayant de toute manière pas le choix, le jeune homme s'empressa d'attacher ses cheveux à peine secs et fleurant bon le shampooing puis de revêtir sa tenue officielle de chevalier-toge brune et tunique beige cette fois, car il lui arrivait de porter un ensemble noir.- pour se rendre à l'astroport. Envoyé en tant que Jedi, le blond n'aurait pas à cacher son rang comme avec Grendo S'Orn, au moins une chose positive. Il attendit la représentante assis sur un banc à côté de la place attribuée à son vaisseau pendant un long moment, étant venu très en avance pour avoir le temps de tout inspecter et vérifier.


Lorsqu'elle débarqua, la femme ne manqua évidemment pas d'attiser tous les regards, masculins comme féminins. Un peu comme lui lorsqu'il déambulait dans la rue, évidemment inconscient de sa beauté maudite en tant que Hapien. Guidé par le bruit d'un moteur ronflant légèrement tandis qu'il s'éteignait, le Chevalier se posta à côté de la passerelle pour saluer la nouvelle venue et lui tendre la main pour l'aider à descendre. Plus encore que n'importe qui, le jeune Jedi avait dû travailler son accueil, calculant au millimètre près ces distances non naturelles à parcourir pour lui ou ces gestes qui lui échappaient. Surtout ceux plein de fioritures consistant à contenter une personne de haut rang. La république avait été claire sur ce point. Madame Helm ne pouvait pas repartir mécontente, et il avait été invité à se comporter plus comme un page qu'un protecteur afin de satisfaire au maximum la représentante de cette planète particulièrement difficile à cerner.

-Bienvenue Madame, c'est un honneur de vous recevoir. Je suis le chevalier Luke Kayan, chargé de vous guider jusqu'au sénat.

Ignorant évidemment que c'était elle qui l'avait choisi, le jeune Jedi pria pour qu'elle ne se sente pas offensée par le choix de ses supérieurs. Un aveugle pour la guider, ça ressemblait à une vilaine moquerie. Incompréhensible de la part de gens qui voulaient bien paraître face à la représentante d'Hapès. En réalité, ces imbéciles de bureaucrate avaient dû penser que les origines commune de cette Ilyena et de Luke lui feraient plaisir... Et bien en lui envoyant un homme comme un égal, capable de travailler, ils se fourraient le doigt dans l'oeil. En bonne extrêmiste féministe, cette dernière serait probablement outrée. Dans quelle histoire s'était-il encore mis ?

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Astarta Espara
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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Mer 29 Juil 2015 - 6:13





La descente vers Coruscant s’amorça.

Vaisseau chromé, transport royal hapien, réservé aux dignitaires d’importance, aux envoyés de la Reine-Mère, la Charubah traversa les nuages, s’approchant lentement de la surface. Escortée par quatre chasseurs, elle transportait en son sein une personne d’éminente importance : la Matriarche elle-même qui, par le truchement des déguisements, grâce à l’utilisation de faux noms, grâce au détournement d’identité, allait visiter la capitale républicaine. Enfin, « visiter ». Recelés, camouflés, de nombreux buts et objectifs justifiaient ce déplacement, cette imprudence. Certains étaient valables, d’autres moins. Mais le fait que la chef d’état de l’entier Consortium puisse s’absenter pendant plusieurs jours, recourant à des déguisements, en disait long sur son emprise quant aux affaires quotidiennes, qui étaient presque toutes entre les mains de son Grand Secrétaire. La première raison qui l’emmenait à se faufiler jusqu’à la surface de l’oecuménopole était la plus vitale : préparer le terrain. Et par préparer le terrain, elle entendait : s’assurer de la loyauté de ses envoyés, de son ambassadeur et rencontrer quelques personnalités, afin de tisser des liens. La deuxième : voir la si célèbre planète. Vantée par son instructeur comme étant l’un des joyaux de la Galaxie, Coruscant était un objet de fascination étrange, mais néanmoins présent. Elle se devait d’au moins voir une fois ce lieu dans des circonstances aussi « normales » que possible.

La troisième ?

Elle désirait – ardemment – rencontrer un jeune Jedi. Un Hapien, fils de nobles. De Maria Kayan, une femme détestable, mais relativement divertissante, tant elle pêchait dans le cliché, et du Sénateur Grimm, de Coruscant. L’histoire avait jadis fait scandale, avant même qu’Astarta ne monte sur son trône – et encore plus le procès s’était ensuivit. Ainsi, ce Luke Kayan, membre de l’Ordre, ancien padawan du Grand Maître, était déjà assez intéressant. Mais pour couronner le tout, une fois adulte, il n’avait pu s’empêcher de causer de lui-même des remous. Il avait découvert et s’était échappé d’un laboratoire secret, appartenant à la Reine-Mère. En soit, il s’agissait d’une raison pour le faire tuer. Peut-être aurait-elle dû donner l’ordre, d’ailleurs. Mais en un sens, il s’agissait pour elle de sa meilleure chance pour mettre un Jedi de son côté. Comment ? Oh, mais en mentant, bien entendu. Bien mentir était un art auquel elle excellait. Elle avait donc, avant son départ pour Coruscant, où elle se ferait connaître sous le pseudonyme d’Ilyena Helm, le nom d’une parente de son époux, se cachant sous le titre pompeux de représentante royale, demandé la protection de l’Ordre Jedi, pratiquement exigé qu’il lui dépêche le jeune Hapien. Elle le savait aveugle et avait donc agi en conséquence, ne le pensant pas apte à adéquatement la protéger : elle emmenait avec elle une dizaine de ses gardes royaux d’élite, déguisés en simples soldats hapiens.

C’était un calvaire, pour ces êtres orgueilleux, que de revêtir les uniformes de leurs subordonnés. Mais pour la Reine, et pour le Consortium, dans leur folle dévotion, ils étaient prêts à le faire.

Stupides pions. Stupides mâles. Mais enfin, ils avaient leur utilité : la garder en vie. À l’intérieur de son vaisseau, elle ne pouvait nier être inquiète. Elle anticipait les dangers, la folie de la capitale. Elle craignait le regard des foules. Simple représentante, à l’importance floue, elle ne pouvait s’attendre à ce que tous respectent le protocole. Elle allait devoir s’adapter, se restreindre et accepter les impairs nombreux qui allaient être commis. Enfin, pouvait-on vraiment les appeler « impairs ». Après tout, ses futurs interlocuteurs ignoraient sa véritable identité. Ils ignoraient qu’elle était la Reine-Mère, l’Ereneda, la Fille de Lorell. Non, sur Coruscant, elle n’allait être qu’Ilyena Bastine. Une perspective guère attrayante qu’elle allait néanmoins devoir accepter. Dans un autre sens, c’allait être emballant. Mais elle était consciente de jouer un jeu dangereux. Si elle était découverte… Non, elle ne devait pas y songer. L’important, c’était qu’elle joue son rôle. Elle n’avait emmené qu’une seule de ses suivantes avec elle, qui allait lui servir d’assistance – et de dernier rempart. Astarta se trouvait donc dans sa cabine, affairée à se préparer. Le voyage lui avait semblé exécrable. En pleine route, elle s’était prise d’envie pour une baignade, envie qui aurait été facilement satisfait sur la Star Home, mais impossible à assouvir dans cette corvette. Inutile de suggérer un arrêt sur une planète tropicale, c’eût été impensable. En bref : l’horreur. Ce n’était que lorsqu’on en était privé que l’on réalisait toute l’importance des petits détails pour rendre un trajet agréable – une piscine, pour se détendre, un jardin, pour réfléchir, etc. Quoi qu’il en soit, elle se sentait étrangement vêtue, presque dénudée. Elle ne portait qu’une simple robe bleue, au tissu riche, mais guère ostentatoire, décolleté, mais respectable, courte, mais professionnelle. Aux antipodes de sa garde-robe habituelle, en résumé.

Lorsque enfin le vaisseau fut posé, alors que l’équipage se préparait à sortir, la Reine-Mère observa un bref instant ses sujets, seuls vivants de cette planète à connaître son véritable nom. Elle soupira, ennuyée, avant de déclarer : « Nous pardonnons, en avance, à nos sujets leurs futurs manquements au protocole. Afin de maintenir l’illusion, il leur sera nécessaire de se référer à nous selon notre appellation d’emprunt : Ilyena Bastine. Tout manquement à cette nécessité sera sévèrement puni. » Inutile d’en dire plus, ils avaient compris – et la porte s’ouvrit. Éblouie par le soleil, troublée par le vacarme, Astarta eut un moment d’absence, vite brisé par le mouvement de ses protecteurs la suivant sur la passerelle. Se saisissant de la main qui lui était tendue, elle débarqua, prenant le temps de détailler de ses yeux calculateurs le Jedi. Un efféminé, jugea-t-elle – comme la plupart des hommes hapiens. Il n’était guère anormal de ce côté. Mais ses yeux étaient verrons. Et il était aveugle. Comment il avait pu survivre à l’eugénisme hapien était un miracle. Retenant ses réflexes, adoptant un faciès presque chaleureux, cachant avec aisance sa répugnance, ayant eu le temps de se préparer, elle fit quelques pas avec le Chevalier, tenant toujours son bras. Le contact en lui-même la dégoûtait, la choquait. Mais elle devait gagner la confiance de cet hapien. Elle le devait.

Ravalant sa fierté, dissimulant son tumulte intérieur, elle s’arrêta et prit la parole : « Merci, Chevalier Kayan. C’est un plaisir d’être accueillie, si loin de chez soi, par un compatriote. Il s’agit de notre première fois sur Coruscant et sans doute votre guidance et protection me seront très utiles dans les prochains jours. » Se séparant de lui, marchant un peu plus, avant de s’arrêter, alors que ses soldats prenaient position, elle inspira, avant de continuer : « Il me semble que nous sommes attendus au Sénat par une bonne part de la délégation hapienne – et peut-être même quelques Sénateurs. Nous devrions nous mettre en route… Cela dit, rien ne nous empêche de discuter. Mon assistante m’a mentionné, Chevalier, que vous avez été l’apprenti du maître Saï Don, dont la sagacité et la sagesse sont vantées jusque dans le cœur du Consortium. J’avoue être curieuse : comment était-ce, recevoir les enseignements d'une telle légende ? »

Mensonges. Nul ne se souciait du vieux Saï Don, sur Hapès. Mais elle s’enlignait pour, durant son séjour, carburer aux menteries.



Dernière édition par Astarta Espara le Ven 14 Aoû 2015 - 6:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Mer 29 Juil 2015 - 22:16

Il ne l'aimait pas.

D'entrée de jeu, Luke avait ressenti une certaine antipathie pour cette femme. Déjà avant son débarquement, il s'en méfiait comme la peste pour être Hapienne-à sa grande honte d'ailleurs car cela faisait de lui un genre de raciste-. Il avait craint sa froideur... Avant de remarquer que sa gentillesse apparente l'inquiétait d'avantage encore. Compatriote ? Trois explications s'offraient suite à cette appelation pour le moins douteuse. Soit Ilyena était une politicienne extrêmement peu impliquée -ce qui renforçait l'idée du titre flou et pompeux accompagné du salaire mirobolant.- pour ne pas savoir son statut d'ennemi de la Nation Parfaite. Soit c'était une avant-gardiste qui luttait au nom des droits des hommes et haïssait les laboratoires dont regorgeait sa planète. Soit c'était une actrice géniale qui, pour une raison obscure, avait décidé de feindre ses bons sentiments envers lui. Bien sûr, Luke élimina quasiment d'entrée de jeu cette troisième option foncièrement ridicule. Qu'une représentante choisisse l'hypocrisie dans ce but avec une personne importante se comprenait, avec un simple chevalier Jedi tel qu'il considérait être, c'était déjà plus improbable et surtout un peu trop pédant.

*En voilà une aussi aveugle ou aussi hypocrite que moi. Au choix.*

Comment pouvait-elle chantonner se sentir sûre en sa présence ? Elle n'avait pas dû souffrir de grandes attaques, sans quoi un tel optimisme -bien qu'il soit à son "honneur"- aurait déjà causé sa perte. Enfin, il fallait avouer que de dire d'entrée de jeu à son pauvre guide aveugle choisi par une hierarchie un peu fatiguée du bocal n'aurait pas été forcément poli, et encore moins diplomate. Luke se surprenait à être d'aussi mauvaise humeur, et aussi stupide puisqu'il râlait intérieurement la dernière fois contre son manque de crédibilité. En jouir d'autant tout à coup devrait le ravir, mais non en fait. Il se savait apte à défendre quelqu'un, mais reconnaissait surtout ses limites. Son pourcentage de réussite était plus bas que celui d'un Jedi Gardien. L'avoir choisi pour cette mission était aussi inexplicable que débile, ce qui renforçait son attitude déjà défensive même si son visage neutre n'exprimait rien d'autre qu'une acceptation passive de son asignation. Sa cécité aidant, bien que ses yeux soient illuminés d'éclats prouvant leur vie, ils n'étaient évidemment pas des plus expressifs, tout comme son faciès qui n'avait aucun modèle à copier en guise de tics ou de communication avec autrui. C'était dans ce genre de cas un avantage, il pouvait au moins garder son énervement et sa culpabilité en prime pour sa propre petite personne. Des sentiments auxquels il n'était était pas habitué, peu adepte du jugement hâtif-. Il avait l'impression qu'Hapès elle-même se fichait de sa tronche en lui envoyant cette drôle de représentante, sensée être une féministe extrême, mais qui en réalité, le traitait comme son égal.

-Hum... Oui. C'est aussi un plaisir de vous recevoir, il y a très peu de Hapiens par ici.

Répondit prudemment Luke à la première interjection, se retenant de demander à Ilyena comment elle savait ses origines avant de se souvenir qu'un détail-échappant naturellement à sa vue- permettait aux gens de distinguer un Hapien pourvu qu'il connaisse la race. De toutes manières les détails lui importaient peu, il avait juste envie de mener Madame Hilm à bon port puis de s'en aller en toute hâte. Malheureusement son interlocutrice semblait du genre bavard. Par pure courtoisie, le blond lui répondit d'un ton tout à fait diplômate. Il haïssait cette sensation grandissante d'hypocrisie réciproque, et plus encore de devoir en faire usage très certainement.

-Être à la hauteur de Maître Don est la chose la plus difficile qui soit. Même s'il ne m'en a jamais demandé tant et que je sais que je n'approcherai jamais de ses performances, je me suis attaché à faire de mon mieux en ce sens. La lumière des grands nous éblouit toujours. J'imagine qu'il en est de même lorsque vous vous retrouvez face à notre charismatique reine. N'est-ce pas ?

Fit Luke en tiquant intérieurement sur le "notre" après s'être concentré pour ne pas prononcer sa dernière phrase sur un affreux ton ironique-laquelle sortie heureusement avec joliesse de ses lèvres. Fleurant bon la courtoisie mêlée à un brin d'admiration totalement feint. Cette femme, la reine, était totalement machiavélique. Il ne s'était jamais considéré comme Hapien, ou tout du moins, depuis qu'il était en âge de comprendre le concept d'identité patriotique. Or comme la femme avait voulu à tout prix l'inclure dans le monde merveilleux de la plastique Hapienne, il se devait de l'accepter, courtoisement et sans grands ambages bien sûr. D'autant plus que derrière tout ça, le blond ressentait que des ondes étranges émanaient de sa protégée. Un sentiment caché très fort qui s'apparentait à de la colère voir de la haine. Etait-ce dirigé envers lui ou la cause même de sa venue ici ? Quoiqu'il en soit, ils se ressemblaient plus que prévu, même si Luke n'en était évidemment pas arrivé à détester Ilyena, chose de toutes façons impossible vu sa réaction presque allergique au côté sombre.

-Et vous, si je puis me permettre, qu'est-ce qui vous a mener à choisir cette voie ?

Autant renvoyer l'ascenceur, sans quoi, effectivement la marche serait monotone. En soi, ça n'aurait pas dérangé Luke habitué à un noir sans nuance, surtout si ça devenait un rideau visuel et sonore protecteur contre ce genre d'individus -dont il ne savait précisément pas le genre, ce qui l'énervait d'avantage.-mais ce serait fort impoli de refuser l'ouverture innocente de son interlocutrice. De plus, sa réponse l'intéressait sincèrement cette fois.

Tandis qu'ils quittaient l'astroport, étrange ribambelles de mannequins déguisés, comme des caricatures de chipensdeales se rendant chez un client riche -dont la matronne était cette presque-quadragénaire sublime au plongeant bleu ciel.- Luke montrait la voie, empruntant un chemin travaillé des centaines de fois.

Tout à coup, il arrêta la file, accentuant sans le vouloir le côté caricatural de la scène. Lui qui aurait aimé être discret pour s'assurer de la sécurité de sa "cliente"... C'était raté. Dépliant un bras, il empêcha la représentante d'Hapès de continuer dans son élan, ou tout du moins le tenta.

-Attention, bouche d'égoût ouverte.

Signala-t-il en ayant le déclic immédiat concernant le fameux trou, c'était celui-là même où Jason avait failli tomber lorsqu'il l'avait escorté jusqu'à son hôtel. L'idée l'amusa autant qu'elle alimenta son sens de l'ironie, féroce aujourd'hui. Il avait tout à coup envie de prendre une inspiration et de se retourner vers Ilyena pour lui avouer joyeusement ses préférences sexuelles mais surtout, sa relation avec l'ambassadeur de sa planète, juste pour admirer sa réaction. Un choc anaphylactique lui donnerait des preuves de son hypocrisie en plus de la mettre hors d'état de nuire. Bien évidemment, le Chevalier n'étant absolument pas de ce genre se tu, se contentant d'inviter la petite troupe à reprendre la route. Ils n'avaient franchi qu'un quart des kilomètres (environ deux) qui les séparaient du Sénat, mais au moins et tout aussi miraculeusement, ils étaient toujours en vie.

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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Ven 14 Aoû 2015 - 5:21





Hésitation.

L’espace d’un bref instant, l’Eredena songea à tout abandonner. À se défaire de ses entraves, à abandonner son jeu, ses prétentions, à agir d’une manière seyant à son rang. Elle pensa admonester le Jedi, ordonner à ses gardes de lui montrer ce que coûte l’irrespect, le manquement au protocole. Elle caressa même l’idée d’utiliser son arme – son pistolet. Mais l’impulsion fut rapidement, aisément – heureusement – réprimée. Elle ne pouvait se permettre d’être découverte. Oh, non. Les conséquences pourraient être désastreuses. Elle n’avait pas le luxe d’entretenir les désastres, par lorsqu’elle était seule – enfin, presque – sur une capitale étrangère, à la merci des assassins. Elle devait continuer… et supporter. Supporter les insultes qui n’en étaient pas vraiment, originaires d’une ignorance. Supporter la platitude d’un être la surpassant, possédant des pouvoirs lui étant à jamais inaccessibles.

Supporter, pour quelques jours, de ne pas être sans égale. L’idée, aussi révoltante soit-elle, devait être menée jusqu’au bout. Il le fallait – elle le devait. Certains de ses plans en dépendaient – aussi triste que celui pouvait sembler être. Ses aspirations, ses projets, les souhaits de la Reine-Mère, dépendant d’un… mâle. D’un mâle jedi. Enfin, « dépendant ». Elle pouvait y arriver sans lui. Mais l’avoir de son côté serait tellement plus… facile. Si elle devait duper l’Ordre, il était plus prudent de débuter par sa plus basse incarnation. Les maîtres s’annonçaient coriaces et seraient bien plus facilement manipulés si le bas de l’échelle lui était acquis. Ç’allait être la duperie la plus complexe de son existence – et la plus dangereuse. Son ultime pari. Les enjeux étaient si hauts qu’elle hésita à nouveau. Peut-être devait-elle abandonner. Feindre un malaise, se réfugier dans son vaisseau, décoller illico presto.

Non. En venant sur Coruscant, elle avait franchi le Rubicon. Faisait signe à quatre de ses gardes de les suivre, attendant quelques secondes que l’Hapien lui tende la main, avant de réaliser que ce mouvement pourtant basique n’allait pas se concrétiser, soupirant une dernière fois sur la mort de l’étiquette, elle lui emboita le pas. Inutile d’en demander trop à un aveugle – ses semblables étaient comme des infirmes, mais en pire : à quoi bon pouvait servir un mâle sans ses yeux ? Le handicapé, lui, au moins, pouvait servir de canonnier. Mais l’aveugle ? Niet. Et un forceux, en plus ! Il aurait gagné à être… « recyclé ». Les laboratoires avaient toujours besoin de nouveaux sujets.

Déconcertée par la réponse du non-voyant, elle lui offrit quelques secondes de silence avant de lui répondre, usant d’un ton volontairement prudent, comme surveillé : « Oh, n… Astarta Chume est une présence… impressionnante. Sa lumière est telle… celle d’une étoile : nécessaire, pour ceux gravitant dans son orbite… mais tellement… brûlante » Jouant la farce jusqu’au bout, dévorée par le doute quant à sa performance, inquiète d’être découverte, elle affecta même quelques regards inquiets du côté des gardes, comme si elle redoutait leur présence, avant de réaliser l’évidence : le Chevalier ne pouvait la voir. Idiote… Elle ne pouvait qu'espérer ne pas avoir trop foiré. S’insulter soi-même, sous le couvert d’une flatterie, était un exercice complexe. Elle avait même failli, au début, user de nouveau de son « nous » royal. Presque. Avec de la chance, il avait entendu « non », et interprété son cafouillage comme une montée d’honnêteté, comme si elle s’apprêtait à brutalement démentir son affirmation. Avec de la malchance… Eh bien, ce n’était pas si mal, non ? Elle n’avait fait qu’infirmer son propos, surenchérir, comme le ferait n’importe quelle courtisane tenant à sa vie. La première option lui serait néanmoins bien plus avantageuse pour la réussite de son exercice.

Sa question, autant que sa précédente réponse, la prit aussi au dépourvu. Que devait-elle faire ? Inventer une histoire, la garder simple, afin que le mensonge soit vraisemblable ? Modifier la vérité ? Éluder ? Changer de sujet ? Mais pour qui se prenait-il, enfin, à la questionner ainsi ? Alors que sa rage, due à son impuissance déstabilisante, se manifestait à nouveau, elle décida d’être honnête – de dire la vérité. L’idée l’amusa. La sincérité passait tellement mieux que la duplicité, après tout. « Sur Hapès, le choix peut sembler pour beaucoup un concept absent, vide de sens. Nos destinés… Elles sont dessinées par celles qui nous précèdent, par nos aïeules. Ce sont elles qui tissent nos parcours et fomentent, tordent et manipulent nos espérances… » Alors qu’elle énonçait son ressenti de ce qui l’avait emmené à être Reine, sa colère sourde, pourtant domptée quelques secondes plus tôt, refit surface. Estimait-elle injuste qu’elle ait dû endosser toutes ces responsabilités ? Un peu. Mais ce qui l’énervait, la choquait, c’est que durant une période de sa vie, elle avait été réellement dominée par une autre personne : sa foutue grand-mère. C’était elle qui l’avait choisie comme héritière. Elle qui l’avait élevée, ordonnée… Ces faits ne concordaient tout simplement pas avec la vision d’Astarta de l’univers.

« Je n’ai donc pas choisi ma voie : elle m’a été imposée, comme leurs voies ont été imposées à bien d’autres. Le Consortium n’est pas un havre du libre-arbitre, loin de là… Nos vies ne nous appartiennent pas – nous n’existons que pour garantir la gloire de l’Ereneda. » Prononcée avec un ton amer, une touche d'épuisement, cette dernière phrase était définitivement séditieuse – enfin, pour quiconque sachant lire entre les lignes. Elle espérait qu’il en soit capable. Jouer la rebelle cachée la divertissait de plus en plus, de même que de s’auto-insulter. « Je me plais, dans mes moments lyriques, à comparer mon parcours à celui d’un soldat conscrit qui tente malgré de faire honneur à sa patrie, en tirant le meilleur de la situation. » Message volontairement ambiguë qu’elle énonça avec une certaine dose de tristesse : dans les faits, ce n’était pas elle, le soldat conscrit, mais bien son fils. Il allait devoir se battre pour survivre, principalement puisqu’il avait eu le mauvais sort de lui naître. Il allait être marié à la première poupée venue, dès qu’elle en trouverait une pouvant lui servir d’héritière, ne serait-ce que pour calmer la noblesse. Triste vie. Il allait probablement mourir jeune – vraisemblablement tué par son épouse. Elle en pleurerait presque – presque, mais il ne fallait pas exagérer. Ce n’était qu’un mâle, après tout.

Un fait malheureux qui ne cessait de la peiner.

Bloquée dans son élan par le bras tendu du Jedi, elle fut surprise – surprise et choquée. Il l’avait… touché ?! Respirer, inspirer. Reprendre le contrôle. Se maîtriser. Ce qu’elle réussit à faire en réfléchissant au ridicule de la situation. Ses gardes étant à l’arrière, elle étant absorbée par ses propres propos – comme souvent, mais bon, qui ne le serait pas ? – c’était l’aveugle, le moins apte à repérer les dangers, qui avait prévu l’obstacle. Ridicule. Totalement ridicule. Quelle risible compagnie ils devaient faire. Un peu plus et elle en riait – un peu plus et elle en pleurait. Se ressaisissant, elle sourit pour la bonne cause, posant sa main sur son épaule : « Merci. J’avoue avoir été distraite… Coruscant est tellement… impressionnante. Étourdissante, même. » Le suivant, elle sentit sa retenue. Elle devait relancer la conversation…

« Enfin, en y repensant, je n’ai pas l’impression que ce fut bien différent pour vous. Après tout, vous n’avez pas choisi être un Jedi… C’est votre « Force » qui en a décidé ainsi, c’est votre Ordre qui a tracé votre chemin… Ne vous laissant qu’une seule option : faire votre devoir… Enfin, c’est mon impression. Je suis curieuse d’entendre votre version. » Curieuse ? Un peu. Elle n’avait jamais croisé de Jedi. Son précepteur l’avait entretenu de l’Ordre mystique, avouant même avoir été l’ami de l’un d’entre eux, un dénommé Manteer, mais sans plus. Les Jedi la fascinait – leurs pouvoirs, surtout, en fait. Oh, qu’elle les jalousait.
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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Ven 21 Aoû 2015 - 20:39

S'il devait dessiner cette conversation, Luke verrait un bonhomme grostesque, au ventre lourd et aux jambes arquées danser sur le bout de ses doigts de pied. Dans sa tête, des images déformées aux couleurs inventées que personne ne comprendrait formait un dessin animé si ridicule qu'il en deviendrait effrayant. Ni Astarta ni lui ne se positionnaient vraiment, choisissant leurs mots avec un tel soin qu'ils donnaient l'impression de se promener sur un fil de rasoir au-dessus d'un gouffre lui-même rempli de lave effectivement brûlante. D'un autre côté cependant, le Hapien écoutait avec une passion toute sincère les mots de son interlocutrice. Lui qui ne souhaitait pas l'entendre parler au tout début avait fait des progrès, c'était déjà ça. En même temps, il fallait avouer que la presque-quadragénaire avait un certain talent pour poser des suites de lettres entre deux virgules, le tout baignant dans une intonation tranquille et sage. S'il avait eu une époque un peu "rebelle" où il avait seriné son maître pour favoriser l'action au lieu de la diplomatie, le jeune homme avait toujours eu un amour pour les mots qu'il ne saurait renier. Il était donc bien forcé d'accepter, voir de commencer à apprécier leur petit jeu aussi intéressant que dangereux. Oui dangereux, Luke le pressentait sans avoir aucune idée du sens ni du degré réel de cette révélation... Il savait juste que cela épiçait la soupe, ce qui l'inquiétait autant que le fascinait.

Un peu de compassion venait aussi se mêler au fil de la conversation, chose à laquelle Luke ne se serait jamais attendu. Pourtant, l'histoire d'Yliena l'attristait. Comment espérer être libre sur cette fichue planète qu'était Hapès ? Conditionnée, prisonnière, la femme servait pourtant ce système avec une ferveur suffisamment honnête pour occuper ce haut poste-dont les tenants et aboutissants demeuraient encore flous néanmoins.- Cependant, il tint à la corriger en ce qui le concernait. Bien qu'introduit au Temple depuis ses 10 ans -plus pour l'aider à contrôler ses dons et sortir de son autisme qu'autre chose au début-, Luke était persuadé d'avoir fait ses choix. Servir l'Ordre qui l'avait sauvé en le "rendant" à lui-même.

-C'est un peu différent, si vous voulez mon avis. En fait, j'ai complètement choisi ma voie. Sans volonté, un Padawan ne parviendra jamais à être Chevalier, c'est bien trop spécifique et dangereux pour s'y engager sans entrain. Il ne s'agit pas d'être "doué" ou exceptionnel je crois, juste... Fidèle à ses idéaux.

Lança modestement Luke qui n'avait jamais estimé être exceptionnel. D'ailleurs Saï l'avait en partie choisi à cause de son retard, certes, sa présence incroyable au sein de la Force avait également décidé le vieil homme, mais le Chevalier préférait retenir son sacrifice. Il avait prit ce Padawan déphasé sur tous les points pour lui offrir une chance de se rattraper et d'accomplir son rêve malgré sa cécité et sa déficience. Bien sûr qu'il avait choisi sa voie, et les Jedis n'avaient été que trop patients avec lui pour l'y aider.

-Un apprenti peut parfaitement décider de quitter l'Ordre. Vu son potentiel, il sera néanmoins suivi pendant un bon moment, et on l'aidera à sa réinsertion, mais chacun est libre de choisir. Tout comme les parents peuvent décider de ne pas donner leur enfant au Temple. C'est un peu égoïste car ce dernier ne sera jamais vraiment comme les autres, et sa sensibilité non développée le pèsera. Mieux vaut le laisser aller avec les Jedis et qu'il choisisse ensuite de continuer ou pas.

Un peu aveugle dans ce sens également, Luke avait une confiance totale en l'Ordre. Il n'était pas assez stupide pour croire que tout était aussi lisse. Certaines histoires de vols d'enfants et d'abus sur des Padawans étaient bien réelles, mais probablement exagérées selon lui. Il s'agissait d'individus malades que l'on ne pouvait en aucun cas qualifier de Jedis. Ces maîtres extrêmes étaient parvenus à tromper l'Ordre, dont la seule erreur avait été de se laisser avoir. Pour le reste, Luke était tout bonnement persuadé que les "dissidents" étaient bien préparés à la réinsertion quand évidemment, leur éducation si particulière rendait cette dernière difficile. Cependant, comment lui en vouloir ? Luke avait été "formaté", volontairement ou pas, sans compter son passé difficile qui le rendait encore plus reconnaissant envers ceux qui avaient su voir ses capacités.

-Pour ma part, j'ai décidé d'aider autrui comme je le peux, car de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. La Force m'a fait l'honneur de me laisser la sentir couler en moi, comment pourrais-je garder cela pour ma propre petite personne ? Je suis redevable de ce lien, et je me dois de l'utiliser pour tâcher de rendre cette Galaxie un peu meilleure.

Fit-il plein de verve, croyant pleinement en ses propos, sa raison de vivre. Même s'il doutait souvent de lui et de ses capacités, se considérant comme un Jedi dans la moyenne -parfois la basse moyenne-, le jeune homme avait confiance en sa fidélité. Il se savait prêt à beaucoup pour "autrui" et l'Ordre. N'avait-il pas été prêt à quitter Jason pour accomplir son devoir ? De mauvaise grâce, certes, mais Luke était un de ceux qui se lançait dans de longs discours fervents pour mieux les mettre en pratique ensuite. Chacun de ses mots étaient sincères, il aimait sa vie aussi difficile soit-elle par moments, plus encore en tant qu'aveugle. En revanche, Ilyena lui paraissait plus consummée par son travail, aimante d'Hapès certes mais fatiguée, tout du moins, il en avait l'impression pour le très peu qu'il la connaissait.

-N'avez-vous donc jamais songé à quitter Hapès pour Coruscant ou une autre planète où l'on vous aurait laissé votre libre-arbitre ?

Se risqua le blond, courtois tout en restant curieux. S'il s'était aventuré sur ce terrain, c'était bien parce qu'Ilyena lui avait tendu la perche. Néanmoins, mieux valait nuancer un peu ses propos afin de ne pas se la mettre à dos. Il ne s'agissait pas de l'encourager à quitter totalement sa patrie, encore moins à perdre son honneur de "soldat" mais de s'éloigner légèrement, pour combiner tous les avantages.

-Je veux dire, oeuvrer pour Hapès, mais à un poste plus... Comment dire, libre ? Ambassadrice par exemple. Vous porteriez la parole de la planète tout en ayant un peu plus de marche de manoeuvre, non ?

Sincèrement intéressé mais cependant vigilant, le jeune homme n'avait pu s'empêcher de sourire doucement à l'évocation de la "distraction" d'Ilyena. Être aveugle avait quelques rares avantages comme le renforcement de la concentration. Ainsi, il comptait bien veiller sur son invitée émerveillée et lui éviter les prochaines bouche d'égoût. Quant à l'impression étrange émanant de sa personne, Luke n'avait pas fini de l'évincer. Quelques mots aimables ou passionnants ne suffisaient pas, certes, mais il commençait enfin à trouver cette entrevue utile. Le côté "humain" l'avait toujours intrigué, touché malgré son côté aussi froid que distant. Solitaire mais pas associal pour autant, le Chevalier savait écouter et conseiller à sa manière, via de petites actions comme ces questions sensées autant guider Ilyena qu'en savoir plus.

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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Ven 13 Nov 2015 - 19:23





La direction vers laquelle cette conversation se dirigeait l’ébranlait, la déstabilisait. C’était… trop personnel. Trop intime. Prudente, elle craignait trop se dévoiler, se tromper, trébucher et ainsi le laisser deviner sa mascarade. Mais… Elle s’était trop avancée – elle ne pouvait plus reculer. Elle allait devoir pousser la farce jusqu’au bout. Irman l’avait prévenue – mais elle ne s’était pas imaginé que l’Hapien qui lui faisait face allait jouer au psychologue, allait tenter de l’aider. Séductrice, elle se retrouvait prise dans son propre piège. En voulant paraître vulnérable, elle avait éveillé le chevalier en lui. Un peu plus et il l’attendrissait… Mais non, elle ne pouvait oublier qui il était. Un Jedi. Un traître. Un mâle, qui avait saccagé ses laboratoires.

Selon lui, il avait choisi sa voie… Lui mentait-il, ou se mentait-il à lui-même ? C’était le dilemme qui l’occupait, alors que Luke décrivait comment le Temple avait été sa rédemption, son propre choix. Ridicule. Il n’avait pas eu le choix. Son père l’avait traîné sur la scène républicaine pour ensuite confier sa garde aux Jedi. Le petit de dix ans n’avait jamais eu son mot à dire. Il s’était fait endoctriner, tout simplement – pas que ce soit mal. L’endoctrinement était utile, pertinent, pour maîtriser les masses, qui se retrouveraient perdues, déboussolées, si elles n’avaient pas d’individus à révérer. Mais il ne s’était pas fait endoctriné par les bonnes personnes, par les bonnes causes – au fond de son esprit tordu, Astarta ne pouvait s’empêcher de considérer le Jedi comme sa propriété. N’était-elle pas la suzeraine de tous les Hapiens, de par son sang, son titre, de par la loi ? N’était-il pas Hapien ? Il s’agissait d’un simple calcul logique : Luke lui appartenait, qu’il ne le reconnaisse ou non et, à sa manière, sans qu’il ne le sache, il allait la servir.

Il n’était que l’un de ses très nombreux pions ignorants.

Mais voilà qu’il disait que son succès n’était dû qu’à ses idéaux, qu’à sa volonté… Comme si ses pouvoirs n’étaient pas importants, comme si sans eux il aurait pu devenir Jedi… Une part d’elle semblait prête à lui voler ses pouvoirs, s’il le désirait et si c’était possible, alors que l’autre moitié… Oh, l’autre moitié le méprisait pour sa faiblesse, tout en le plaignant pour son idéalisme. Chevalier, mais tellement… innocent. Il s’imaginait pouvoir quitter l’Ordre Jedi, comme un époux hapien pensant se sortir d’un mariage désavantageux pour lui… Les deux n’avaient aucun droit, prisonniers de leurs institutions respectives. Comme si l’Ordre Jedi allait laisser ses précieux soldats se balader selon leurs souhaits, comme si l’épouse allait laisser son outil de reproduction se sauver…

« La Force m'a fait l'honneur de me laisser la sentir couler en moi, comment pourrais-je garder cela pour ma propre petite personne ? » Quelle question ridicule. Comme si la Force était vivante, avait une conscience. De plus, il était Hapien. Il aurait dû mettre ses pouvoirs à son service… Inutile de se fâcher sur ce sujet, cependant. La question qu’il lui adressa était tout aussi surprenante que les premières – elle n’eut cependant pas à se calmer, s’attendant à une question indiscrète. Elle commençait à s’habituer. Avait-elle déjà songé à quitter Hapès ?

Oui, certainement. Lorsque son fils avait commencé à pousser dans son ventre, lorsque sa vie semblait menacée, elle avait songé à se sauver, désespérée devant la toute-puissance de sa grand-mère. Mais un allié s’était présenté à elle, allié qui chassa bien vite cette envie. Bien peu de gens, dans le cercle déjà restreint des conjurés qui l’assistèrent dans l’assassinat de son aïeule, soupçonnaient toute l’étendue du rôle qu’avait joué son Chancelier dans son ascension, toute l’étendue de la trahison qu’il avait commise à l’encontre de celle qui l’avait expatriée. C’était en partie grâce à l’intervention de ce crapaud qu’elle ne s’était pas enfuie vers Coruscant, ou vers d’autres planètes.

« Je ne peux nier que quitter Hapès fut une pensée qui un jour frôla mon esprit, comme un rêve lointain, inaccessible, vite réprimé. Mais Hapès… Ne pardonne pas la dissidence, la fuite, aussi timide soit-elle » dit-elle à voix basse, étouffée, de sorte que seul son protecteur était à même de l’entendre. « Ambassadeur est un titre seyant, prestigieux, qui garantit une liberté de mouvement appréciable, mais qui ne peut être occupé par quiconque le désire. Pour un homme ? Certainement. L’exemple le plus flagrant est l’actuel… Mais pour une femme ? Ses jours seraient très rapidement écourtés par les machinations de matriarches désireuses d’augmenter l’influence de leur famille, sous le regard endormi de la Reine-Mère, impuissante devant la machine hapienne. » Encore une fois, elle ne mentait pas… La fatigue que le Jedi devait ressentir en elle n’était pas feinte, mimée, mais bien réelle.

Elle était fatiguée, mais par un curieux paradoxe, plus déterminée que jamais.

« Quitter Hapès n’est pas – n’est plus – une option, non… Même si parfois… » Sa voix se brisa. Elle pensait à son fils, ce pauvre enfant qu’elle – malgré ses hésitations, malgré ses projets éphémères d’écouter ses jours – aimait, aimait comme une mère, comme une Reine-Mère. « Vous savez, j’ai un fils, sur Hapès… Et parfois… Parfois, je me dis qu’il n’a aucun avenir. Qu’il est destiné à mourir, comme tous les autres, comme moi, pour la gloire du Consortium. Parfois, je me dis qu’il n’aura même pas cette occasion. » Un mâle mourant ainsi n’arriverait pas à la toucher, à l’attendrir. Mais son fils… « Malheureusement, comme pour moi, il n’y a guère de solution miracle pouvant le sortir de la force centrifuge qu’est le Consortium… »

Elle lui tendait une perche – et elle espérait sincèrement qu’il allait la prendre. Cela rendait son travail tellement plus… facile.


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MessageSujet: Re: Qui protège quoi ? [PV Astarta ]   Lun 21 Déc 2015 - 21:03

Evidemment, en tant que Jedi et légèrement naïf sur les bords, Luke se sentait ému par l'histoire d'Ilyena, surtout lorsqu'elle mentionna son fils demeuré sur Hapès. Néanmoins, la première remarque l'empêcha de réagir directement. Au lieu de ça, son cerveau avait bloqué sur la tirade concernant l'ambassadeur et la "preuve" d'une protection assez contradictoire que lui offrait sa "médiocrité". Ainsi, le fait d'être un homme faible était l'assurance que Jason n'avait aucune concurrence ? Si le Hapien avait bien comprit, ça avait quelque chose de rassurant mais de légèrement frustrant également. Madame Helm ne venait-elle pas de lui confirmer que l'ambassadeur ne gardait sa place que parce qu'il n'avait aucune véritable influence ? Luke n'imaginait pas le trentenaire comme une personne imcompétente, et pas parce qu'il était son amant, sinon parce qu'il l'avait vu à l'oeuvre, lui récitant les codes de conduite et négocier. L'homme était comme un poisson dans l'eau dans le milieu mondain, ayant un charisme certain, pour "preuve" encore une fois, la tendance de ses interlocuteurs à rejoindre ses propos après une argumentation bien senti. De plus, bien que Jason avait du mépris pour sa propre planète, il avait à coeur de faire son travail adéquatement. Et puis de quel actuel exemple flagrant parlait-elle ? Jason s'exposait-il ouvertement ?

-Comment ça, un exemple ? Je veux dire... C'est plutôt étrange qu'un gouvernement sexiste soit plus tolérant envers une erreur masculine que féminine. A moins que les hommes là-bas n'aient pas le sens de la compétition?

Ne pouvant s'empêcher d'être inquiet, Luke avait heureusement réussi à cacher son implication dans le thème. Aussi, bien qu'il puisse paraître un peu étrange qu'il insiste, cela s'expliquait possiblement par une curiosité polie. Après avoir commencé à interroger sur un sujet, il était logique de continuer à approfondir en ce sens, n'est-ce pas ? Sans compter que le Jedi était sincèrement intéressé par le fonctionnement de cette planète. Tout du moins, aussi dégoûté, que surpris et fasciné. Malgré sa tentative de rester neutre dans son jugement, le garçon, encore jeune et surtout très idéaliste peinait à accepter le sort des personnes restées sur cette planète. D'ailleurs, le cas était encore pire que ce qu'il pensait puisqu'autant les hommes que les femmes étaient condamnés à souffrir.

-Je n'ai pas l'habitude de conseiller ça, mais... La Galaxie est Grande, et il existe des demandes d'asile. Pour un cas comme le vôtre, si vous avez reçu des menaces-mais j'espère m'avancer- elle serait valable. Enfin, ça, c'est à la République de le décider. En ce qui concerne votre fils, ce type de recours serait une raison de plus de faire appel à la protection du gouvernement.

Oui, Luke tombait dans le piège même si la Force continuait de lui indiquer de se méfier de cette femme. En réalité, il pensait désormais que ce zeste de froid traînant dans son aura était dû à son éducation particulière. De toutes façons, le jeune Jedi ne prenait pas vraiment de risques à exposer les solutions que la loi proposaient à des gens comme Ilyena, si royale soit-elle. Hapès avait beau penser qu'elle avait du pouvoir sur la République, elle se trompait, bien qu'il faudrait aussi être prudent afin de ne pas créer un incident diplomatique. Malheureusement, Luke n'osait pas proposer un maquillage d'accident ou d'envoi pour des études-de toutes façons, vu le statut des mâles, ça risquait d'être peu crédible.- du fils de la propre représentante royale.

-Evidemment, il faudrait tâcher de se renseigner auprès d'un Avocat délicat, dont l'honnêteté ne saurait être remise en question. Cela se ferait sur le long terme et beaucoup de prudence, mais... Je suis désolé de m'être ainsi immiscé dans votre vie.

Acheva le jeune homme, tout à coup plus spécialement sûr d'avoir agi correctement. Cependant, c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas supporter le sacrifice d'une personne pour le bien de tous. Lui dans son idéalisme voulait sauver la cible et les futurs martyres. Le beurre et l'argent du beurre. En ce sens, Luke avait toujours été gourmand, ou plutôt optimiste en ce sens.

-A droite. Pour l'instant, tout va bien.

Indiqua Luke de façon légèrement laconique. Les sens toujours dressés, il était au moins aussi prudent qu'au début malgré son "emportement", sans doute sauvé par l'habitude.

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