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 L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]

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Evengellyne Belluma
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MessageSujet: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Mer 20 Mai 2015 - 23:20

Aldéraan, ça par exemple, Evengellyne n'aurait jamais parier un seul instant que Cannelle l’enverrait un jour là-bas. Et pourtant, sa supérieure l'avait bien fait, avec un petit sourire sadique sur les lèvres qui plus est. Evengellyne sauta de son lit et grimaça. Elle n'avait pas reprit le travail depuis longtemps que déjà Cannelle l'éloignait du Medcorps. À quoi jouait-elle à la fin. La Zabrak soupira et alla se préparer prestement. Il n'était pas question d'être en retard. Evengellyne le savait la navette ne l'attendrait pas. Elle laissa un mot à sa camarade de chambrée comme à son habitude et quitta la pièce d'un pas lent. Elle referma doucement la porte et s'en plus tarder, elle se dirigea vers le hangar. Par chance, sa supérieur l'avait autorisée à emprunter une des navettes du Temple. La jeune médecin savait que Cannelle avait des amis là-bas notamment à l'université. Lorsqu'elle l'avait convoquée dans son bureau, la rouquine lui avait exposée ses volontés. La médecin voulait que la jeune femme parle avec un de ses amis de l'université pour éventuellement créer une antenne du Medcorps sur la planète. Cependant, Cannelle n'était sûre de rien. Mais ce jour-là, Evengellyne se demandait encore pourquoi elle l'avait choisie elle. Il y avait bien d'autres médecins capables de faire le même travail qu'elle et pourtant la rouquine avait insisté pour que ce soit la Zabark qui s'en charge. Evengellyne arriva au hangar et alla prendre place dans le petit vaisseau qui servirait de navette. Là, un homme l'attendait. Il s'écarta pour la laisser passer et alla s'installer au poste de commande.

« Je serai votre pilote et votre accompagnateur mademoiselle Belluma. Si vous avez besoins de moi je suis à votre disposition. »

Evengellyne sourit et s'assit à sa place. Elle le regarda et lui fit signe qu'elle était prête.

« Madame d'Este penserait-elle que j'ai besoin d'un chaperon ? Soyez sans crainte ce n'est pas une mission dangereuse. Je vais juste discuter de vive voix avec un ami de Madame d'Este. Mais allons-y voulez vous.
- Bien Mademoiselle. »

Evengellyne s'enfonça dans son siège et attendit simplement que le vol se termine. Heureusement, le voyage fut calme et la Jedi eut tut le temps nécessaire pour se préparer mentalement à rencontrer un monument de l'académie tel que l'ami de Cannelle l'était. Un léger stress s'empara d'elle et son accompagnateur le remarqua tout de suite. Il posa des yeux inquiété sur la jeune femme mais ne prononça pas un mot. Evengelyne était perdu dans ses pensées. Cela faisait un petit bout de temps qu'elle n'avait pas voyagé pour Cannelle. La dernière qu'elle avait fait le retour avait été annonciateur de son arrêt forcé. Enfin ceci était un autre jour et au moins il faisait un temps plus qu'acceptable sur la planète Alderaan. Evengellyne se laissa guider jusqu'à l'académie. Là, elle demanda à son accompagnateur de la laisser seule. Il s'agissait d'un rendez-vous privé et elle n'avait certes pas besoins que quelqu'un la chaperonne ainsi.

L'académie, le lieu était vaste. Les couloirs d'un blanc cassé et sobre lui rappelait agréablement ceux du temple jedi d'Ondéron. Elle déambula dans les couloirs et finalement arriva dans l bureau de la dite personne. Elle frappa doucement à la porte et entra après qu'un léger acquiescement l'invita à pousser la porte. L'entrevu dura plus d'une heure. Étrangement, Evengelyne s'entendit plutôt bien avec l'homme. Cela n'était pourtant pas gagné d'avance. Étant donné qu'il s'agissait d'un ami de Cannelle il était fort à parier que leur caractère se ressemblait quelque peu. Pourtant, la jeune femme était sensiblement sur la même longueur d'onde. Ils conclurent même ensemble qu'un second rendez-vous était préférable pour vraiment pouvoir conclure de l'utilité d'une véritable antenne du Medcorps au sein de l'académie aldéraane. Elle le quitta enfin et reprit la direction de la sortie. Elle marcha à l'extérieur pour rejoindre son accompagnateur lorsqu'elle s'immobilisa dans la rue. Quelque chose la perturbait. Il y avait une drôle de sensation qui flottait dans l'air. Une sensation qu'elle semblait reconnaître. Secouant la tête, elle reprit son chemin. Elle devait être encore pas totalement remise de Byss malgré ses jours de congés forcés et son repos. Mais la sensation perdurait. Elle bifurqua dans une ruelle et s'arrêta net, attendant que la source de tout ceci se montre enfin.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Lun 25 Mai 2015 - 15:51




Noyau galactique – Système d'Alderaan – Alderaan
Année 21.567 de la Fondation de la République Galactique, mois de Selona, 18 Satunda



A bord du vaisseau pris sur Neimodia, Darth Valeras avait ruminé sa rencontre avec le Maître Jedi Leto Vorkosigan. Le Falleen avait été un adversaire de taille, redoutable. Le Sith avait été à deux doigts d'échouer dans sa quête, stoppé net par un ennemi nouveau et déterminé. C'était intolérable, inacceptable.

Cependant, Leto Vorkosigan avait fait une erreur. Le Jedi avait évoqué un Chevalier Jedi, une personne répondant au doux nom d'Evengellyne Belluma. Le Seigneur Sith, à bord du vaisseau qu'il venait de dérober à un riche Neimodien, avait longuement réfléchi à une manière de sanctionner le Maître Jedi. S'attaquer à cet être qui lui paraissait cher était une idée délicieuse, et se venger d'une façon aussi pernicieuse stimula l'esprit de Darth Valeras, traversé par la puissance malsaine du Côté Obscur.

Un problème de taille, toutefois, se posait. Comment trouver cette Jedi? Il ne pouvait se déplacer à travers la République avec la même aisance que les membres de l'Ordre Jedi. Si elle se trouvait sur Coruscant, sa vengeance devrait attendre. Il ne pouvait se permettre de se rendre en plein centre du territoire républicain. Parfois, la technologie a du bon. Le Seigneur Sith n'eut qu'à consulter l'holonet et à chercher, pour découvrir finalement le nom du Chevalier sur un sujet relatif au Medcorps. Il était question d'une association plus approfondie entre le service médical de l'Ordre Jedi et l'université d'Alderaan. Et, avec délectation, le Sith put lire qu'Evengellyne Belluma avait été envoyée sur place. Le Côté Obscur était avec lui, indéniablement. Ainsi, après le Maître Vorkosigan rencontré sur Neimodia, voilà que la Force lui offrait sur un plateau d'argent le Chevalier Belluma, sur Alderaan, planète située en plein sur sa route.

Rien n'était encore fait, cela dit. Et lorsque le Seigneur de Korriban posa son transport sur la célèbre planète d'Alderaan, il dut s'admettre bien démuni. Au moins, savait-il où chercher. De plus en plus proche du centre républicain et des fourbes Jedi, Darth Valeras fut bien obligé de recourir au pouvoir de dissimulation de force. Une technique qu'il maîtrisait mal. Sur Korriban ou dans les missions qu'il avait menées, jamais il n'avait du véritablement se cacher. Masquer son identité ne lui plaisait d'ailleurs gère. Pourquoi, lui, le Maître d'Armes de l'Académie de Korriban, aurait du camoufler sa présence? Les gens le craignaient, les apprentis et les guerriers Sith s'écartaient sur son passage et les Seigneurs de l'Empire le respectaient. Il avait l'impression, en se dissimulant, de passer de la cime à la fange, de devenir un cafard parmi les cafards.

Mais il n'avait tout simplement pas le choix. Survivre en territoire républicain lorsqu'on était Sith impliquait de se dérober à chaque instant aux regards scrutateurs des Jedi. Toute erreur entraînait une traque, foncièrement inégale puisqu'elle était menée par un groupe entier à l'égard d'un individu esseulé. Pour la première fois, Darth Valeras avait saisi ce que cela signifiait d'être un Sith dans la République... Un paria, un être humain traqué à chaque instant, la meute humant l'air à la recherche d'un peu de chair fraîche à se mettre sous la dent. Et le traitement réservé à ses frères et ses soeurs n'avait fait que redoubler la colère du Seigneur Sith, ainsi que la haine qu'il avait toujours vouée à l'Ordre Jedi.

Il l'avait repérée. Presque par hasard. Dès son arrivée, il avait recherché l'université locale, ce qui n'avait pas été bien difficile. L'université d'Aldera, réputée dans toute la galaxie, était un immense complexe, s'étalant sur plusieurs bâtiments à l'architecture typique d'Alderaan. Des formes courbes, des structures blanches, avec de grandes fenêtres donnant sur l'extérieur. La ville était enchâssée dans une plaine, au pied d'impressionnantes montagnes.

Darth Valeras s'était fié à son instinct. Chose etrange d'ailleurs, car le Sith préférait user de sa raison plutôt que se fier au hasard et ses imprévus. Pour le coup, il fut bien inspiré. Laissant son esprit vagabonder à travers la Force, cherchant l'être humain qui l'intéressait, il arriva à saisir la présence du Chevalier Belluma. L'opération de méditation avait été longue et difficile, obligeant le Sith à scruter les méandres de la Force, à rechercher ce qu'il n'avait jamais encore rencontré.

Une fois qu'il eut trouvé sa cible, il ne restait plus qu'à mettre en œuvre le piège sommaire qu'il avait mis en place. Parmi la foule des badauds, il suivit la Jedi, tout en démêlant petit à petit la toile qu'il avait tissée autour de son aura dans la Force. Au fur et à mesure que les deux sensitifs avançaient, la présence du Sith se faisait plus forte, plus sensible. Il la vit troublée par cette présence en saccades dans la Force, noire. Puis, en un instant il défit presque l'entièreté de son œuvre. La dissimulation de Force était complexe à mettre en œuvre, et tout le travail nécessaire pour la tisser venait de s'effondrer brusquement. Darth Valeras regarda la Jedi, qui venait de l'apercevoir, enfoui dans sa bure. Le poisson venait de mordre à l'hameçon.

Aussitôt, il bifurqua vers une ruelle étroite, se sachant suivi. Il tourna à nouveau, jetant un coup d'oeil derrière lui. Elle le poursuivait, d'un pas alerte. Il redoubla de rapidité, donnant l'impression d'être la proie et non le chasseur. Peu à peu, il s'enfonçait dans un de ces quartiers sales et pauvres, qui existent dans toutes les cités, sur toutes les planètes. Il faisait sombre, les immeubles étant élevés et les rues étroites. A une intersection, il partit à gauche et se faufila dans une rue ignoble. On était loin de la beauté laiteuse des riches demeures et des bâtiments universitaires guindés. Il poussa une porte en bois et entra dans une bâtisse à l'abandon. Nul occupant ici. Il le savait, ayant recherché un tel endroit depuis son arrivée sur l'orgueilleuse Alderaan.

Les fenêtres étaient barrées de planches de bois, et l'intérieur était calamiteux. L'entrée était grande et en son centre se situait une chaise de Herve, placée là comme un trône. Le siège, trouvé par le Sith aux étages supérieurs, était de belle facture. Il avait bien résisté à l'épreuve des intempéries et le travail de l'artisan menuisier restait fort appréciable. Le dossier était bien droit, parcourus de motifs décoratifs de toute sorte. Au bout des accoudoirs se trouvaient les gueules rugissantes de deux lions. Et tout autour, la ruine et le chaos. Une poutre s'était effondrée et restait suspendue en l'air, faiblement rattachée au plafond. Le plancher était vermoulu et plein d'humidité, ce qui le rendait instable et dangereux. Des toiles d'araignée impressionnantes traversaient les pièces, tandis que la poussière et les détritus venus de l'extérieur se chargeaient de confier à l'endroit un surcroît de pathétique. Dans une pièce, à gauche, se trouvait une cheminée. Celle-ci contenait toutes sortes de seringues et d'aiguilles, preuve, sans doute, que le lieu avait servi de planque pour des toxicomanes. Et dans cet antre urbain, seule arrivait la lumière parvenue dans la rue, et encore capable de traverser les interstices entre les planches fixées aux fenêtres.

C'est dans ce cadre que Darth Valeras enleva la capuche qui couvrait son visage et s'assit tranquillement dans le fauteuil de bois. Il trônait, littéralement.

Il n'eut pas à attendre longtemps. Un instant plus tard, la Jedi fit irruption dans la pièce. Elle se trouva face au Sith, assis. D'un geste de l'index et du majeur gauches, il fit claquer la porte d'entrée, tandis qu'un loquet venait assurer l'intimité de cette rencontre. Une obscurité presque totale vint un instant aveugler les deux protagonistes, mais à la différence de la Jedi, Valeras s'y attendait. Il sourit avec méchanceté, découvrant de belles dents blanches qui brillèrent dans la pénombre.
    « Bienvenue, Evengellyne. Cela fait longtemps que je souhaitais te rencontrer. »


Profitant de la stupeur dans laquelle devait l'avoir plongée la situation, l'interlocuteur et le prononcé de son nom, Darth Valeras usa du contrôle des esprits. Il n'espérait pas être capable de prendre possession du mental d'un Chevalier Jedi. Il désirait seulement profiter de l'effet de surprise pour attaquer l'esprit de la belle Zabrak qui lui faisait face. Telle une lance, son esprit vint pulvériser les premières défenses mentales de la Jedi. Alors, il commença à chercher ce qui l'intéressait : des souvenirs, des images, des sensations... Quelque chose à utiliser. Et dans la noirceur de ce taudis, Darth Valeras savourait le plaisir du viol de l'esprit d'autrui, avant-goût de sa vengeance contre Leto Vorkosigan.


Dernière édition par Darth Valeras le Mar 2 Juin 2015 - 9:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Jeu 28 Mai 2015 - 12:34


La jeune Zabrak allait repartir lorsque son cœur sauta un battement. Une ombre venait de se montrer. La main sur son sabre, la jedi était prête à le sortir aux moindres mouvements suspects. Et puis elle reconnut la silhouette. Elle soupira de soulagement et se détendit un instant. Ce n'était rien finalement. C'était son accompagnateur qui, manifestement, était venu à sa rencontre. Mais qu'est-ce qu'il fichait ici bon sang de bon soir. Il voulait sa mort ou quoi. Elle lui lança un regard noir et reporta son attention sur la sensation qu'elle percevait dans la Force.

« Je ne m'attendis à vous voir. Quoi qu'il en soit veuillez quitter ces lieux au plus vite. Je n'aime pas la sensation que je perçois non loin d'ici. Il s'agit d'un sith mais je ne sais pas encore de quel rang. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il ne s'agit pas d'un apprenti alors déguerpissement d'ici. Je ne veux pas avoir à vous protéger en plus de moi. Retournez immédiatement à la navette et attendez-moi là-bas. »

L'homme allait répliquer lorsque le visage de la Zabrak devint plus dur. Elle fronça les sourcils. En un instant son visage si doux était devenu fermé, imperméable à toutes tentatives de discussions. Le dialogue était fermé et cela ne servait plus à rien de tenter sa chance. Elle reprit son chemin dans la direction que la Force lui indiquait. Au bout de quelques pas elle lança tout de même à l'homme qui n'avait pas beaucoup bougé.

« Qu'est-ce que vous attendez ? Filez et si ce soir je ne suis pas revenue quitter Aldéraan sans moi ! »

Sur ces mots elle reprit sa route. Elle passa dans d'autres ruelles. Plus elle avançait et plus elle s'engouffrait dans les bas quartier d'Alderaan, loin du luxe de l'Université. Les rues n'étaient plus que ruelles sombres. L'atmosphère était pesante, mais elle le savait elle n'avait pas le choix. Elle devait savoir qui était cette personne. Mais un doute lui traversa l'esprit un instant. Qui ds deux chassaient l'autre dans cette partie de cache-cache improvisée et imposée. Et puis finalement elle s'immobilisa devant une porte en bois ouverte. Elle donnait dans une battisse encore plus sombre que la ruelle. Elle semblait être en totale abandon. Pourtant la sensation d'obscurité dans la Force était des plus présente ici. Evengellyne en était certaine, l'individu se trouvait là, à quelques mètres d'être. D'un pas prudent elle entra dans la pièce. Il y faisait sombre, il fallait s'y attendre. Elle s'arrêta juste après l'entrée, laissant ses yeux habituer à l'obscurité du lieu. Là en face d'elle se trouvait l'individu de l'obscure. Elle avait du mal à voir son visage malgré le fait qu'il ne le cachait pas. Mais elle pu au moins voir qu'il s'agissait-là d'un homme. Elle allait s'avancer lorsqu'un appel d'air la figea sur place. Ses yeux se tournèrent immédiatement vers la porte qui venait de se refermer d'un coup. Elle lui lança un regard noir comme si elle était responsable de sa fermeture. Prise au piège, elle était vraiment prise au piège ? Et qu'est-ce que cet homme lui voulait. Pour couronner le tout, le petit cliquetis d'un verrou se fit entendre. Elle n'alla même tenter de rouvrir la porte. Elle savait bien que cela n'avait aucun sens. C'était à ce moment-là précisément que l'homme lui adressa la parole. Mais pas n'importe comment, non il l'appela par son... prénom. Evengellyne ouvrit la bouche d'étonnement et tourna lentement la tête dans sa direction. Comment savait-il son nom. Elle ne le connaissait pas elle en était presque certaine. Alors un tas de questions vint embrumer son esprit. Il était sith, elle l'avait compris presque dès le début. Dans ce cas comment pouvait-il savoir, elle n'était pas vraiment connu en dehors de Coruscant et d'Ondéron. Son.., un doute s'installa en elle. Ce pouvait-il qu'il ait connu son père, ce sith que sa mère avait tant aimé ? Peut-être, mais cela n'expliquait pas tout. D'après sa mère il n'avait jamais su qu'il avait eu une fille. Et puis d'après les dernières informations qu'elle avait eu, il était porté disparu et probablement mort. C'était impossible. Concernant son prénom la seule explication était qu'il ait croisé un membre de l'ordre Jedi. Étrangement la première personne à qui elle pensa fut le maître Vorkosigan. Evengellyne frissonna. Son padawan lui avait que sa blessure le faisait encore souffrir. Ce pourrait-il qu'il ait croisé un sith, ce sith ? Maître Vorkosigan, elle s'inquiétait pour lui. Elle le sentait, elle le savait. Elle tenait à lui pour son aide. Et puis soudain elle eut cette même sensation désagréable qu'au centre médical. Une soudaine envie de vomir, d'être souillée. Ah non pas encore, la Zabrak secoua la tête comme pour en faire sortir un être malsain. Elle fixa le sith d'un regard noir. Il avait oser pénétrer dans son esprit. Mais le pire c'était qu'elle ne savait pas encore ce qu'il y avait vu.
Evengellyne s'avança vers lui et ne détacha pas ses yeux de l'homme.

« Comment connaissez-vous mon nom ? Nous ne nous connaissons pas que je sache ! Et ne réessayer pas de vous introduire dans mon esprit ou vous en payerait les conséquences ! Déclinez votre identité sur le champ, sith ! »

Sa voix était dure, emprunte d'un certain agacement. Elle était agacée en vers elle surtout. Elle n'avait pas su protéger ses pensées et pourtant Leto Vorkosigan lui avait déjà montrer à quel point cela pouvait être facile de les lire parfois. Elle s'en voulait. Comment avait-elle put le laisser entrevoir ne serait-ce qu'une infime partie de ce qu'elle était vraiment. Elle plaça sa main sur son sabre par précaution.

« Que voulez-vous ? »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Dim 31 Mai 2015 - 15:07



La brutalité était propre aux Sith, et Darth Valeras n'avait pas hésité à en faire usage, mentalement. Il avait balayé les premières barrières défensives de la Zabrak sans trop de problèmes, et s'était engouffré dans une brèche, située dans ses défenses secondaires. La surprise avait visiblement eu l'effet escompté, ayant fait se relâcher l'attention de la Jedi et permettant au Seigneur Sith de prendre connaissance d'éléments enfouis par le Chevalier Belluma au plus profond d'elle-même. Avec dureté, il avait alors écarté des éléments, fouillé, cherché, comme un vers creusant son parcours à travers une pomme bien mûre. Les images s'étaient alors succédées dans l'esprit du Sith, un visage avait paru et s'était éclipsé, il avait entrevu une conversation avec Leto Vorkosigan et... en lettres de sang, s'étaient affichées les lettres du nom du père d'Evengellyne, associées à celles de Sith.

Ce fut à cet instant qu'il fut écarté de l'esprit de la Jedi, qui venait de reprendre possession de son domaine mental. Trop tard, toutefois. Le mal était fait.

Dans la masure, les yeux des deux sensibles à la Force s'étaient désormais accoutumés à la pénombre. Seule une faible lueur provenait des interstices entre les planches barrant les fenêtres. Au ton de voix de la Jedi il sentit de la colère... Pénétrer l'esprit d'un individu sans son autorisation était une chose terrible, atroce. Darth Valeras en avait fait les frais plusieurs fois. Son maître, Darth Jugal, n'avait jamais hésité à utiliser le contrôle des esprits pour farfouiller dans ses pensées, quitte à ce que son apprenti soit parfois sous le point de frôler la folie. A plusieurs reprises, il avait cru qu'il allait y passer. Jusqu'à ce qu'il soit finalement capable de repousser les intrusions de son maître.

Un rire ironique fut la première réponse à l'injonction de la Jedi, un rire rendu encore plus lugubre par l'endroit où se trouvaient les deux protagonistes.
    « Allons, tu ne ferais pas de mal à une mouche... »


Lentement, le Seigneur Sith se leva, et sa stature imposante se déploya. Malgré la cinquantaine, il restait avenant, son visage n'était pas particulièrement beau mais avait une sorte de noblesse et une régularité dans les traits qui le rendaient agréable à regarder. Ses lèvres, fines, étaient plissées en une moue moqueuse et condescendante, tandis que ses yeux d'un jaune mordoré reflétaient une âme profondément ancrée dans le Côté Obscur de la Force. Une chevalière, à la main gauche, était le seul ornement que le Sith conservait sur lui depuis son départ de Korriban.

Darth Valeras se rapprocha de sa proie, restant toutefois à une distance raisonnable. Il agissait comme tout prédateur, allant de gauche à droite et de droite à gauche, en demi-cercle, obligeant la Jedi à scruter chacun de ses gestes.
    « Nous nous connaissons maintenant bien plus que tu ne le crois, ma petite... »


La Zabrak était jeune, certes, mais elle était aussi Chevalier, ce n'était pas une novice. Mais l'amoindrir par de petits termes affectueux pourrait éventuellement l'énerver...
    « Nous avons un ami commun, ma douce. Un Falleen. »


Il n'y avait pas besoin d'en dire plus. Elle savait à qui il faisait allusion. Darth Valeras avait vu, en pénétrant l'esprit de la jeune femme, qu'elle était fortement liée au Maître Jedi. Avait-il été son maître? Était-il son amant? Ou un père de substitution? Il n'avait pu le voir, tout ce qu'il avait pu constater c'était que les deux Jedi étaient liés par une sincère et profonde affection.
    « Craindrais-tu quelque chose? Tu n'auras pas besoin de sabre. »


Il avança d'un pas vers Evengellyne et pût constater qu'elle était belle. La race de la jeune femme lui avait accordé un beau teint, et son corps semblait aussi bien proportionné que musculeux. Elle paraissait étonnement jeune et si Darth Valeras n'avait pas su qu'elle était Chevalier de l'Ordre, il aurait pu aisément la prendre pour une padawan. Toutefois, la maturité qui se dégageait du regard de la Zabrak tranchait singulièrement avec cette impression de jeunesse. Il avança à nouveau et s'arrêta, séparé d'elle par seulement deux petits mètres.
    « Ce que je veux? Oh mais cela a-t-il seulement une importance, ma belle? Nous courrons tous après des chimères. Toi, la première, Evengellyne. Nul n'échappe à son destin. Et le tien est inscrit dans le sang de ton père. Nul ne peut fuir ce pour quoi il a été conçu, maître ou esclave, Jedi ou Sith. Tu caches ton passé, petite, alors même que tu devrais en tirer fierté! »


Au ton mielleux et suave que Darth Valeras avait d'abord emprunté, s'était finalement substitué une forme de dureté paternelle. La dernière phrase avait jailli comme un ordre à exécuter, sur-le-champ.
    « Je suis venu chercher quelque chose, Evengellyne... »


Il sentit le pouvoir. Il l'appelait et celui-ci répondait, arrivant comme une vague déferlante, traversant la moindre fibre de son être. Le Côté Obscur n'attendait qu'à être réveillé, la Force à être ployée par la volonté d'un Sith. Dans ses mains se concentra un pouvoir ancien et puissant, dont Darth Valeras était un expert.
    « ...ma vengeance. »


Des mains du Sith jaillirent des Éclairs de la Force. Brillants d'une couleur bleu électrique, ils traversèrent la maigre distance séparant le Sith de la Jedi et s'abattirent sur elle avec violence. La lumière venait soudain d'entrer dans la bâtisse en ruines, mais c'était la lumière du Côté Obscur, froide, douloureuse et hargneuse! Elle projetait ses reflets blafards à travers la pièce, illuminant les toiles d'araignées. Ici et là, un éclair se perdait dans la demeure et venait s'abattre sur un mur dont le bois explosait alors en copeaux acérés. Et tandis que de ses mains provenaient des promesses de souffrance, Darth Valeras riait, riait, riait, comme il ne l'avait plus fait depuis longtemps, savourant l'impression de toute-puissance que lui conférait l'utilisation de ce pouvoir antique!
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Evengellyne Belluma
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Mer 3 Juin 2015 - 11:25


La jeune fulminait intérieurement. Ses poings s'étaient serré et elle sentait le goût amer de la colère envahir son corps. Si elle pouvait se montrer patiente et même compatissante envers les apprentis sith, cela était loin d'être le cas des adultes. La médecin était ainsi. Elle considérait que les apprenti n'avaient pas forcément choisi cette voie des ombres par opposition aux guerriers et seigneurs sith. C'était pour cela que sur Byss, elle ne s'était pas montrer très dur envers le pauvre garçon qui fut un court instant son compagnon de route. Ce garçon lui avait fait de la peine. Il semblait si mal au point, hésitant encore entre l'obscurité des sith et la douce lumière des jedi. Du moins elle le croyait et hélas, il était très peu probable qu'elle sache le fin mot de toute cette histoire. Et puis elle avait en face d'elle un autre problème bien plus grave à présent.

Soudain l'homme se mit à rire. Un frisson parcourut l'échine de la Zabrak et son corps se mit à trembler. Elle ne tremblait pas de peur mais simplement de rage. Comment osait-il avancer de tels propos. Il ne la connaissait même pas. Evengellyne avait-elle l'air aussi inoffensive qu'une mouche ? Bizarrement la réaction de certain de ses patients traversa son esprit. À ces pensées, un petit sourire s'afficha sur ses lèvres. Qu'en savait-il, lui, le sith qu'elle venait de rencontrer ? Rien, il n'en savait. Il supposait plus qu'autre chose jugea la jeune femme. Parce que oui, malgré ses petits airs bien sympathique, elle savait se montrer terrible lorsque cela était nécessaire. Alors elle répondit sur un ton un peu provocateur.

« Oh et qu'est-ce que vous en savez au juste ? Rien, vous ne savez rien de moi ? Alors arrêter de supposer, nous ne sommes pas dans un casino de Coruscant. »

Faire un poil d'humour, là était l'une de ses armes. Elle devait réussir à faire quelques blagues. Rigoler, cela la détendait et dans cette situation sous haute tension elle en avait réellement besoin. Elle ne devait pas céder à la colère qui l'envahissait petit à petit. Elle était une Jedi de l'ordre et son apprentissage lui avait appris à ne pas céder à l'obscurité. Si elle restait en colère et bien soit mais la Zabrak devait rester lucide et contrôler ce sentiment. La Force, oui la Force l'y aiderai. Elles se connaissaient bien toute les deux depuis le temps qu'elles côtoyaient. Elle était une amie sur qui elle pouvait se reposer en toute tranquillité. Le sith finit par se lever et entendit son ombre dans la pièce. Il était bien plus grand qu'elle et cela risquait de poser problème à un moment ou à un autre. Quoique ne ditons-on pas que plus on est grand plus dur est la chute ? Evengellyne ne savait plus. Elle se contenta de faire quelques pas en arrière se sentant quelque peu oppresser par la présence du colosse. À bien y réfléchir, elle préférait encore quand il était assis. Elle le suivit du regard. À quoi jouait-il à gesticuler ainsi. Les yeux de la Zabrak ne le quittait plus. Et puis il l'appela « ma petite ». Cette appellation illumina un coin du cerveau de la jeune femme. Cette appellation, elle la connaissait bien, ainsi que l'effet d'agacement qu'elle pouvait produire sur les autres. Et pour cause, elle avait prit l'habitude de taquiner Luke avec cela. Mais contrairement à ce qu'elle aurait pu penser, elle eut strictement le même effet sur elle. Elle se mordit les lèvres avant de lâcher sur un ton cinglant.

« Je nous vois pas ce que vous voulez dire. Cesser donc de jouer le vous le répète ! Et sachez que je ne vous appartiens pas ! »

A peine avait-elle finit sa phrase que le sith révéla en quelques mots une partie de ce qu'il avait pu voir dans son esprit. « Leto.. »

Le nom du maître Jedi était sorti de sa bouche aussi rapidement qu'une vague qui s'abattait sur le rivage. Elle ferma aussitôt la bouche empêchant d'autres mots de s'en échapper. Des questions se bousculèrent aux portes de son cœur. Elle savait bien qu'ils n'étaient pas amis. Que c'était-il donc passé ? Comment avaient-ils finis par croiser leurs routes ? Et si jamais le maître Jedi était blessé ? A ça non, il n'était pas question qu'elle le recroise encore une fois dans l'enceinte du Medcorps. Cela ne devait pas arriver, et cela n'était peut-être pas arriver. Elle secoua vivement la tête chassant ses sombres penser.

« Je ne crains rien. Je me méfie de vous simplement. » répondit-elle avec un ton qui se voulait poser.

Le sith avança encore et encore et s'approcha encore et encore. Il se trouvait maintenant à quelques mètres d'elle. Sa stature l'écrasait de toute sa hauteur. Mais plus que sa présence , ce son ses mots qui percèrent l'âme de la Jedi. Des chimères, son destin, son père.. son père.. avait-il vu, savait-il, lui le sith pour son père ? Son âme, oui il l'avait vu, lu et il l'utilisait au bon moment. Evengellyne ne recula même pas trop surprise qu'il en parle. Le visage e la jedi se ferma comme trop éblouit par une vérité qu'elle ne savait que trop bien.

« Je ne cours après aucune chimère. Quand à mon père il n'est qu'un ancien contrebandier. Ne le mêlez pas à toutes vos histoires. Je connais mon passé et je ne le cache pas ! Quant à l'autre, il a disparu ! »

C'était totalement faux, elle le savait très bien.Le sith le verrai aussi, ce mensonge. Elle avait couru un temps après l'ombre de son père. Elle voulait savoir, pour savoir. Elle avait vu tant de fois sa mère se pencher sur des souvenirs de lui. Le voir rien qu'une fois, elle aurait aimer, oui même si cela était risqué. Et puis le temps était passé, des amis étaient venus dans sa vie et des nouvelles aussi jusqu'à ses oreilles. C'est pour cela qu'elle ne l'avait même pas correctement désigné. Eve avait alors laisser tomber volontairement les derniers mots du sith. Être fière, elle l'était, mais d'être membre de l'ordre. Finalement le but de tout ce cirque fut révélé. La vengeance, il cherchait à se venger. Mais de qui, au juste, qui était la source de tout ceci ?

Trop tard, elle n'eut pas le temps de réagir. Trop proche de lui, les premiers éclairs de force qui jaillirent des mains du seigneur sith comme autant de lames s’abattirent sur le corps de la Zabrak. Un cri perçant de douleur s'éleva dans la bâtisse. Evengellyne se crispa sous le choc de la violence. Elle fit quelques pas en arrière. Tout son corps vibrait alors qu'elle subissaient les éclairs. Serrant les dents pour taire son mal, sa main s'empara de son sabre qu'elle réussit finalement à allumer pour le placer en protection devant elle. Les yeux fixés sur le sith, elle reprenait lentement son souffle. Les éclairs allèrent se fracasser contre les murs alors qu'elle peinait à avancer vers la source de la Force obscure.

« Mais de qui veux-tu te venger ainsi ? Et ne blesse pas ainsi la Force ! Elle n'est pas à tes ordres ! »

Alors que le sith riait à gorge déployée, Evengellyne s'avançait un peu vers lui. Elle s'immobilisa et se concentra pour utiliser un peu de guérison sur elle-même. Être médecin au Medcorps avait du bon, elle le savait parfaitement.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Mar 9 Juin 2015 - 16:01

Le Seigneur Sith le sentait, la colère grondait dans le corps de cette jeune Jedi à l'apparence inoffensive. Insidieusement, Darth Valeras répandait les éléments dont se nourrissait le Côté Obscur : colère, haine, rage, douleur, mensonge, brutalité, mépris. C'étaient les armes d'un Sith et c'est avec elles qu'il comptait agir plus profondément qu'avec des éclairs de la Force.

Elle avait résisté, avec brio qui plus est. L'attaque, soudaine et proche, l'avait blessée, mais la Chevalier avait réussi à daigner son sabre laser, afin d'endiguer le déchaînement électrique qui, un instant plus tôt, martyrisait son corps. Le Sith mit fin au pouvoir, il était inutile de gâcher ses forces. Des picotements persistèrent dans ses mains et avant-bras un court instant, ce qui vint lui rappeler une question que lui avait posée un apprenti à l'Académie de Korriban. "Comment faire cesser la douleur quand on utilise les éclairs de la Force?". La maîtrise accrue du pouvoir permettait de faire diminuer la douleur mais le fait était que, précisément, la douleur ne disparaissait jamais totalement. Elle faisait partie intégrante du pouvoir et touchait même, dans une certaine mesure, son utilisateur. Comme de nombreux pouvoirs du Côté Obscur, l'usage des éclairs avait comme effet d'augmenter la propre souffrance de l'utilisateur. Un donné pour un rendu. Il convenait d'accepter la douleur puis de la maîtriser, la canaliser. C'était une différence fondamentale avec les Jedi, qui évitaient la difficulté d'une souffrance éventuelle. Le pouvoir de guérison était en cela significatif, et Darth Valeras le concevait comme une façon d'échapper à la réalité et ses affres. Après tout, les Jedi ne faisaient que cela : éviter tout danger, toute prise de risques. La doctrine du célibat pratiquée par certains Jedi suivait cette logique. Éviter tout rapport amoureux et charnel, cela revenait à éluder toutes les difficultés liées à une relation amoureuse. Des Jedi iù des Sith, qui étaient les plus inhumains? Ceux incapables d'amour, ou ceux capables d'amour comme de souffrance? Les Jedi n'avaient que la prétention de dépasser leur condition humaine.

Darth Valeras avança d'un pas, se rapprochant dangereusement de la lame de la Jedi.

    « Tu chéris la Force comme si elle était un être vivant... Crois-tu qu'elle ressente quoi que ce soit? Que lui importe amour, douleur ou compassion? Il ne s'agit que d'un moyen au service des fins que nous nous donnons. C'est ce que tu fais, en puisant dans la Force pour te guérir des blessures que je t'ai infligées, comme tu puiserais l'eau d'une source au creux de tes mains si tu te trouvais seule au fond d'un bois hostile. »


Le sarcasme avait disparu de la voix du cinquantenaire, laissant place à un ton calme. Le timbre de l'homme était grave et chaleureux, c'était une belle voix, qui en d'autres circonstances aurait pu être apaisante.

    « Ne fais pas l'idiote, tu sais de qui je parle : Leto Vorkosigan. Tu l'aimes, je l'ai vu. Peut-être même partages-tu sa couche? » lâcha-t-il avec perfidie.


Il avança vers la gauche, essayant de trouver un bon angle. Evengellyne était maintenant dans un coin de la pièce d'entrée.

    « Quoi qu'il en soit, ton cher Leto, dit-il en imitant la voix qu'elle avait eue en prononçant son nom, a eu le malheur de se mettre en travers de mon chemin. Il m'a fait perdre un temps précieux. Mais je me suis occupé de lui, fort heureusement. Peut-être ne le reverras-tu plus jamais? Qui sait... »


Mensonge, mensonge... Darth Valeras avait pu prendre le vaisseau et quitter Neimodia et Maître Vorkosigan allait bien. Mais mentir était un des outils offerts par le Côté Obscur.

    « Il est des malheurs dont on ne se remet pas, ma petite. Tu as déjà perdu un père, que cela te ferait-il d'en perdre un second? A moins qu'il n'ait plutôt été un doux amant... »


Le Seigneur Sith fit un pas de plus en avant. Il était conscient du danger mais estimait que le Chevalier Belluma ne l'attaquerait probablement pas. Les Jedi avaient pour credo de ne pas déclencher directement les hostilités. Cela dit, après une violation de l'esprit de la Jedi et des éclairs de la Force, on pouvait estimer que le ton avait déjà été donné par le Sith...

    « Tu mens, Evengellyne. Est-ce donc cela que l'on t'a appris au Temple Jedi? Ton père était un Sith. Tu es la fille d'un Sith. Dans tes veines coule le même sang gorgé par la puissance du Côté Obscur. Tu ne t'en rends pas encore compte, affaiblie que tu es par l'enseignement des Jedi, mais tôt ou tard tu devras faire face à tes démons... Je sens en toi de la colère, ma petite. »


Un rictus d'une arrogance folle s'esquissa sur le visage du Sith.

    « Accepte-la, nourris-toi de cette force qui bouillonne en toi, Evengellyne. »


Darth Valeras libéra entièrement sa présence dans la Force. Il avait jusque là conservé quelques bribes de sa toile longuement tissée, il en défit les derniers lambeaux, et sa présence entière rayonna de la force malsaine de l'Obscur.

    « Laisse la rage t'emporter, Ève. Ton père était un Sith, c'est ton destin de suivre ses pas. Tu ne peux lutter contre la fatalité, pas plus que contre la mort de ceux que tu aimes. Ta mère, ton Sith de père inconnu, Leto... »


A mesure que les paroles sortaient de la bouche du Seigneur Sith, un sourire mauvais s'agrandissait de plus en plus, découvrant à nouveau de belles dents blanches soignées, preuve de l'attention qu'il portait à son apparence. Toute proche, le visage de la Zabrak était d'une rare beauté. A l'évidence, les petites cornes qu'avait la jeune femme ne gâchait rien à sa singulière prestance, et s'accordaient merveilleusement bien à cet agréable teint mât propre aux individus de sa race.

    « Frappe-moi! »


Il avait crié cette phrase avec fureur, dégainant aussitôt son sabre-laser. La lame bleue vint apporter sa lumière cristalline dans le bâtiment décrépi et se dressa, droite, verticale, le Sith espérant qu'à la rencontre de sa lame vienne frapper celle de sa belle opposante.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Lun 22 Juin 2015 - 13:27

Evengellyne avait les yeux braqué sur les éclairs de force. Elle ne réfléchissait plus à ce moment là. Elle pensait juste à les arrêter avant qu'ils ne la touchent à nouveau. Mais l'attaque était rude. Elle ne savait pas combien de temps elle allait encore pouvoir tenir ce rythme. Elle finirait pas lâcher prise et elle prendrait de plein fouet les éclairs de force du sith. Heureusement, le seigneur sith eut le bon goût de les stopper. Avait-il vu qu'elle était sur le point de céder ? C'était une éventualité, mais cela n'expliquait pas son geste. Elle le savait, ce n'était pas dans la nature des sith d'être clément envers leur adversaire. Mais comme Evengellyne n'était pas véritablement une personne à abattre, le doute était permis. Elle avait plus l'impression qu'il jouait avec elle. Il jouait avec son esprit et avec ses émotions elle en était presque certaine. Et visiblement, ce qu'elle avait pressenti était bien le cas. Lorsque tout ceci fut fini, l’œil aguerri de la médecin perçu un léger trouble en provenance du sith. Elle lâcha un soupir qui en disait long. Voilà entre autres pourquoi elle ne comprendrait jamais les sith. Pourquoi vouloir toujours plus de pouvoir si c'est pour en souffrir. C'était illogique et stupide. Il n'y avait guère que les gosses qui ne le comprenait pas. Elle aurait presque pitié pour lui. Mais rapidement, la jedi reprit le dessus sur la médecin. Ce n'était pas le moment de s’apitoyer sur cet être qui avait embrassé le côté obscur de la Force. Ce n'était plus un enfant. S'il en était là c'est qu'il avait fini par accepter ce choix qu'on lui avait imposé il fut un temps. Elle le savait, à être trop gentille, elle finirait un jour par le payer très cher, mais ce n'était pas pour aujourd'hui. Abaissant son sabre, elle reprit une position plus neutre. Elle restait néanmoins sur ses grades. Elle s'attendait à tout désormais de la part du seigneur sith que ce soit en paroles ou en actes. C'est pourquoi elle fit quelques pas en arrière en le voyant s'avancer vers elle. Mais les propos qu'il vint à tenir sur la force l'étonna. Il parlait comme s'il savait parfaitement comme la jeune femme voyait la force. Or ce n'était pas le cas. Alors la jeune Jedi se mit à sourire. Il ne comprenait pas, ou ne voulait pas comprendre.

« Bien sûr que je la chéris comme si elle était un être vivant, parce qu'elle l'est, vivante. Elle est dans tout ce que nos voyons, ce que nous sentons. Comme tout être vivant elle a ses bons côtés et ses mauvais. Elle est comme l'air que nous respirons qui nous permet de vivre et qui en même temps peut nous tuer. Elle est comme le feu qui nous réchauffe et qui nous brûle lorsqu'il devient trop important. Elle est amour et haine. Alors oui je crois que l'amour, la compassion et la douleur l’atteignent tout comme nous. Elle n'est pas un moyen mais une compagne. Elle nous guérit parce que nous avons su lui faire comprendre qu'elle ne craignait rien de nous. Mais cela est une chose que vous ne pouvez pas comprendre. Alors c'est peut-être étrange, mais pour moi la Force est une amie que je respecte c'est uniquement parce que je la traite ainsi qu'elle me permet de me guérir et de guérir les autres. Mais tout ceci doit te passer si loin au-dessus de la tête. »

Evengellyne s'était elle-même étonnée. Le ton qu'elle avait pris était semblable à celui qu'elle avait lorsqu'elle expliquait aux jeunes du temple ce qu'elle aimait dans son métier de médecin. C'était ce même timbre de voix qui l'accompagnait dans les réunions et les conférences auxquelles elle assistait quelques fois. Mais le visage presque souriant de la Zabrak se ferma bientôt. Faire l'idiote, elle, non absolument pas. Au grand jamais elle ferait l'idiote. Intérieurement, la jeune femme riait. Elle avait bien compris qu'il s'agissait de Leto mais elle ne comprenait pas bien où était le problème. Mais lorsque le sith émit l'hypothèse qu'elle allait le rejoindre en douce dans sa chambre pour y faire d'autres choses que dormir, un rire s'échappa de sa bouche avant même qu'elle ne put le taire. C'était un rire à la fois nerveux, presque troublé que l'on puisse penser une telle chose et surtout d'incompréhension total. Où avait-il été cherché une telle information. Réussissant difficilement à se calmer, la Zabrak parvint à répliquer en riant.

« Tu as vu mais tu vois mal, sith. J'aime Leto c'est vrai, mais il y a tellement d'atour différent qui gravitent autour des êtres vivants. Au risque de te décevoir, sache que je n'ai jamais partager sa couche, ni la sienne, ni celle de personne d'autre d'ailleurs. »

Alors qu'elle souriait, le reste lui fit perdre définitivement l'envi d'être aimable. Ses lèvres se pincèrent en entendant une imitation bien fade de sa propre voix. Avait-elle parler de la sorte. Si tel était réellement le cas, elle comprenait d'où pouvait venir l'erreur du sith. Mais elle avait se timbre avec toutes les personnes auxquelles elle tenait et Leto était loin d'être la seule.

« Que... que dis-tu ? » lâcha-t-elle surprise. « Tu mens ! Je sais que je le reverrai au temple à mon retour ! » Une telle assurance dans sa voix. Elle ne devait pas céder à la peur, à la panique. Elle le savait. Elle le savait aussi qu'elle ne les ré-freinerait pas indéfiniment. Mais elle connaissait le maître Jedi. En peu de temps, elle avait su qu'il n'était pas du genre à se laisser abattre facilement. Des malheurs dont on ne se remet pas hein, elle le savait mieux que personne. Elle n'était pas remise de la mort de Tom malgré tout ce qu'elle disait. La blessure commençait à peine à se refermer alors que le temps avait coulé depuis longtemps. Elle commençait seulement maintenant à accepter son deuil. Un deuil qu'elle n'avait jamais vraiment pris le temps de faire. Elle l'avait oublier ce deuil, cette douleur, jusqu'à ce que le maître Vorkosigan vienne la pointer du doigt.

Plus le sith parlait, plus la peur de l'avoir véritablement perdu s'insinuait e elle. Perfide qu'elle était. Elle arriverait bientôt à ses fins. Bientôt les nerfs de la jedi céderaient. Elle se sentait mal, acculée, prise au piège dans un tissu de mensonges qu'elle allait finir par croire. Son cœur lui faisait mal. Cette sensation qu'elle suffoquait, elle la connaissait. Elle était la même que le jour où le temple avait été attaqué, exactement la même. Evengellyne voulait fuir cet enfer. Elle voulait disparaître d'ici, que tout cela cesse enfin. Elle ferma la yeux. Elle cherchait dans la force de l'aide. Elle devait l'aider. La Zabrak plaça ses mains sur ses oreilles, espérant ne plus entendre les terribles phrase du sith. « Fait de tes sentiments une force Eve. Ils sont se sue nous avons de plus précieux. » cette phrase, sa mère. La force le lui avait rappelé à sa manière. Elle ne mentait pas. Elle n'avais jamais menti. Mais cette fois s'en était trop. Elle explosa laissant ses yeux gris fixer dangereusement le sith. Les derniers mots du sith avaient abaisser les fines barrières de la Zabrak. Elle les laissa descendre libérant sa rage comme un l'aurait fait un barrage devant un cour d'eau trop tempétueux. Même sans l'appel du sith, elle aurait agit.

« Tais-toi » avait-elle ciré alors que sa lame venait s'abattre sur l'azur du sith. « Tu ne sais rien de moi. Tu crois toi savoir parce que tu as eu accès à une infime partie de ma vie. Saches que mon géniteur n'est pas le seul à avoir une affinité avec la Force. Mon destin est guidé par mes choix ! J'ai suivi les pas de ma mère, une chevalier de l'Ordre Jedi ! »

La Zabrak avec abattu sa lame à plusieurs reprises. Si le sith voulait que son sabre serve de punching ball, alors elle avait été servi. Maintenant, Evenegellyne se sentait calme. La rage s'en était aller comme elle était venue. C'était sa façon à elle de réagir.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Sam 18 Juil 2015 - 14:52

Un rire narquois fut la réponse qu'eut la Jedi après sa diatribe sur la vision qu'elle avait de la Force. Pour un Seigneur Sith tel que Darth Valeras, tout cela sentait les belles fleurs et les bons sentiments. La Force n'était absolument pas conceptualisée comme une chose vivante par les Sith, mais comme une sorte de fluide transcendant les êtres et les choses, aussi sûrement que le sang coulait dans les veines des hommes et que le mortier était nécessaire pour réaliser un bon travail de maçonnerie.

    « Pathétique philosophie Jedi. Cesse de jouer aux petites sottes et ouvre-toi au monde qui t'entoure, petite enfant. Crois-tu que la Force vit? Ressente une quelconque émotion? Tu parles d'elle comme d'une amie, mais te rends-tu seulement compte de l'absurdité de tes paroles? La faiblesse de ton Ordre transparaît entièrement à travers ta conception de la Force, gravée dans ton esprit par une propagande bien huilée. Mais comment pourrait-on attendre d'un ordre de moines célibataires qu'ils puissent accéder à la compréhension de l'univers... Ton anthropomorphisme est hilarant, et bien représentatif de l'attention que vous, Jedi, accordez en réalité à votre propre personne. Il vous plaît de vous draper de bons sentiments, n'est-ce pas? »


Ainsi donc, elle n'était pas la maîtresse de Leto Vorkosigan. Rien d'étonnant, en réalité. Les Jedi étaient pudibonds au possible, la doctrine dominante recommandant d'éviter les relations amoureuses et charnelles. Seuls quelques individus se lançaient dans de véritables liaisons, et l'annonçaient parfois même au Conseil Jedi. C'étaient là des bêtises que Darth Valeras ne pouvait décidément pas comprendre... Un sourire mauvais réapparut sur le visage du Seigneur Sith, tandis que sa langue venait caresser sa lèvre inférieure.

    « Aucune couche? Hé bien, il semblerait que j'ai été bien inspiré en parlant de toi comme d'une enfant. Aurais-je face à moi l'une de ces douces vierges Jedi, prête à croiser les jambes jusqu'à la fin d'une existence morne et sans passion? T-t-t-t-t... »


Visiblement, les insinuations du Sith quant à une éventuelle mort de Leto Vorkosigan eurent l'effet souhaité. Peu à peu, Darth Valeras avait amené la Jedi à céder à la rage et la colère. Insidieusement, le Côté Obscur s'était infiltré à travers l'anfractuosité décelée. Lorsque la lame bleue du Chevalier Jedi rencontra celle du Seigneur Sith, ce dernier comprit qu'il s'agissait là d'une victoire. Les coups furent violents, puissants, rapides, plein d'une énergie destructrice que savoura le Sith. Mais il savait aussi qu'elle ne pourrait l'égaler au combat au sabre laser. Rares étaient ceux qui le pouvaient, et il restait un Seigneur Sith, qui plus est le Maître d'Armes de l'académie de Korriban.

Durant quelques cinq minutes, il conserva une position strictement défensive, laissant la Jedi s'immerger pleinement dans le combat, prendre l'avantage et déverser le plus possible ses émotions dans ce puissant et agressif assaut. Puis, alors qu'il se rapprochait dangereusement du mur situé dans son dos, il entreprit de contre-attaquer. Il s'était jusque là maintenu dans un Makashi sommaire, suffisant pour contrer les puissantes attaques de son adversaire, la maintenant le plus possible à distance respectable afin d'éviter toute attaque trop surprenante. Laissant de côté la forme II, il se reporta sur le Djem So. Depuis plusieurs années, le Sith s'était peu à peu tourné vers le cinquième forme de combat au sabre-laser, qui offrait à son utilisateur la possibilité de faire pleinement usage de son corps et de sa masse. Darth Valeras se lança dans de violentes attaques, pleines de rage maîtrisée. Les assauts virevoltaient, les lames bleues s'entrechoquant, la lame du Sith visant tantôt le torse, tantôt une épaule, tantôt une jambe. Colosse d'un mètre nonante, lourd de nonante-et-un kilos comprenant une bonne part de muscles, les attaques du Seigneur Sith étaient forcément plus puissantes que celles de la Jedi.

Peu à peu, il reprit du terrain, frappant avec brutalité. Nulle finesse et peu de beauté, il s'agissait maintenant de faire pénétrer la peur de l'échec dans le coeur de la Zabrak, de lui montrer qu'elle n'aurait jamais du attaquer, et qu'elle l'avait fait sur son ordre à lui, Sith. De la même façon qu'il avait agressé le mental d'Evengellyne, il l'agressait maintenant physiquement, par des coups d'une extrême férocité. Aucun répit n'était laissé à l'ennemi, les attaques se succédaient avec frénésie, et Darth Valeras s'amusait à mettre tout son poids sur celles-ci, obligeant la Jedi à reculer, avec pour but de mettre à mal la résistance physique de son opposante.

    « Une maman Jedi? Comme c'est mignon » ricana le Seigneur Valeras.


Dun Möch. Une technique propre au Sith, mêlant maîtrise physique du sabre laser et attaques des barrières mentales de l'ennemi. Cela se faisait via la Force, ou tout simplement par de simples piques oratoires. Car se battre et parler en même temps exigeait une concentration importante, forçant le cerveau à s'intéresser à autre chose que le combat uniquement.

    « Maman a partagé plusieurs couches, elle... »


A nouveau, la langue du Sith vint caresser ses lèvres, dans un mouvement obscène et glauque. Le sexe était craint de ces Jedi puritains, il devenait ainsi naturellement une arme éventuelle entre les mains des Sith.

    « Et la couche d'un Sith. Ton père, petite Evengellyne, ton Sith de père a dominé ta mère, il l'a prise. Hier il a triomphé de ta mère, aujourd'hui il triomphera de la fille! »


Tout cela n'avait pour seul but que d'écarter l'attention de la Jedi du combat, afin de diminuer sa concentration, la forcer à commettre des erreurs en s'énervant. Par son parcours de Sith, Darth Valeras arrivait à maîtriser sa colère et sa haine, à en faire des armes. Le Chevalier Jedi qui lui faisait face avait suivi un parcours qui l'amenait à renoncer à ces sentiments qui, en se révélant à elle, l'amèneraient à l'échec.

Le Sith évita une contre-attaque subtile, de justesse. Il frappa à nouveau et sa lame rencontra celle de la Zabrak. Les deux sabres luttaient l'un contre l'autre, et le Sith sentait sa supériorité physique lui donner un cruel avantage. Leurs visages étaient proches, tandis que les deux lames azurées, en s'opposant, provoquaient un chuintement de verre. A nouveau, un sourire plein d'ironie vint s'épanouir sur le visage du Seigneur Sith, alors que deux yeux jaunâtres perçaient à jour l'âme de la jeune Jedi.

    « Peut-être ta Jedi de mère est-elle encore en vie... Peut-être profiterais-je de sa couche? Peut-être que maman subira le même sort que ce bon vieux Vorkosigan? »


Puis, dans un éclat de rire sinistre, le Sith se désengagea... pour mieux repartir à l'assaut. Il porta un coup vers l'épaule droite d'Evengellyne, simple feinte, puis fit un tour sur lui-même avec vivacité, piquant à gauche vers le bas, sabre pointé sur le tibia de la Jedi. Il s'écarta ensuite de son adversaire pour se poster en position défensive, afin de voir si son attaque avait porté.

    « Le choix est un leurre, Evengellyne. Accepte l'héritage que t'as laissé ton père : celui de la puissance du Côté Obscur. Tu ne pourras pas toujours ignorer cette marque indélébile qui trouble ton sang. Embrasse tes sentiments, tes émotions, accepte ta rage, ta haine, ta colère et frappe. Sois digne de ton père! Baigne-toi dans les eaux de l'obscurité, car si tu ne le fais pas de ton plein gré sache que je t'y mènerai quoi qu'il arrive, et que j'entraînerai dans les Ténèbres tous ceux que tu aimes. »

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Ven 24 Juil 2015 - 12:46


Evengellyne n'avait pas encore pris la peine de répondre à ses remarques sur la Force ou sur sa relation avec Leto. Elle avait été un court instant trop absorbée par le moyen d'utiliser et d'évacuer sa colère. Elle le savait la colère était une mauvaise conseillère. Elle l'avait toujours été pour la jeune femme. Pourtant, elle savait que pour son propre équilibre mental, elle devait la laisser s'échapper par petite touche. Si elle essayait de la garder en elle, elle la rongerait de l'intérieur comme un ver de terre dans les chairs pourris des morts que l'on ne brûle pas. Mais contrairement aux Sith, elle ne l'utilisait pas dans les combats. Non elle s'acharnait juste n'importe comment pour calmer ses nerfs et une fois la tension redescendu, son esprit était aussi calme qu'un lac de Nelvaan. D'un calme à toutes épreuves maintenant que la colère s'en était allée, elle fixa le sith et ses paroles tombèrent comme un couperet.

« Mes paroles ne sont pas absurdes sous prétexte que tu ne les comprends pas, Sith ! Ma vision de la Force n'est pas vraiment celle des autres Jedi. Je les confectionné moi-même, comme bon me semblait. Tu ne sais rien de l’enseignement de nos maîtres, tu ne fais que supposer. Je ne te permettrai pas d'insulter mon Ordre ! Nos maîtres nous donnent des clé et nous sommes seuls juge d'ouvrir les portes que nous voulons. Mais c'est sans doute une chose que vous ne pouvez pas comprendre, vous les siths. Vos enseignements son barbares et inhumains. Votre façon de faire ne donne naissance qu'à des monstres assoiffés de sang et de mort. Vous courrez à votre perte. J'ai vu les traumatisme de vos apprentis. Leurs esprit sont perturbés et certains d'entre eux ne seraient même pas capable de reconnaître leurs propres alliés. »

Ses mots étaient durs, mais comment pouvait-elle accepter le sort de ces apprentis. Ce n'étaient que des enfants. Ils n'étaient même pas capable de se défendre fasse à des adultes qui devaient sûrement les torturer mentalement et peut-être même physiquement. Quant à sa réponse sur le pseudo égocentrisme, Evengellyne soupira avant d'ajouter.

« Tu ne veux pas comprendre. Vous vous considérez comme des halos de puissance et de lumière dans les ténèbres que vous répandez dans la Galaxie. Nous nous ne sommes que des Ombres dans la lumière de la force. Nous nous effaçons dans la Galaxie pour mieux la défendre. Et lorsque cela est vraiment nécessaire, nous sortons au grand jour. »

Oui c'était ainsi qu'elle voyait la mission des Jedi. N'être qu'une ombre dans la Galaxie. Une ombre de lumière qui vieille sur les autres, c'est pour cela qu'être médecin lui allait si bien. Et puis le sith avait continué sur sa lancée avec Leto. Evengellyne l'avait écouté une fois de plus. Le fait qu'il la considère comme une enfant sous prétexte qu'elle était encore vierge la fit beaucoup rire.

« Ne pas partager de couches ne veut pas dire que je suis ignorante sur vous les hommes. Tu serais surpris de savoir à quel point je connais sur le bout des doigts la moindre partie de votre anatomie. »

Esquissant un petit sourire coquin, elle pris bien soin d'appuyer les derniers mots de sa phrase. Puis elle poursuivit sur le même ton.

« Ma peau a effleuré bon nombre des vôtres au cours de ma jeune existence. »

Mais alors qu'elle pensait ce combat fini à peine commencer, il n'en était rien. Le seigneur sith n'avait fait qu'encaisser les coups reculant presque volontairement. Voulait-il qu'elle se conforte dans une pseudo idée de supériorité momentanée ? Evengellyne n'était pas idiote. Elle n'était pas une véritable combattante au sabre laser, maître Yin l'avait bien compris à l'époque. Et même avec les entraînement qu'elle faisait régulièrement, elle ne serait jamais à la hauteur de ces maîtres d'armes, et des maîtres jedi qui excellait dans cet art. Elle, son talent c'était les soins, chacun son domaine. Et ce qu'elle pensait ne manqua pas. Bientôt le sith cessa de faire l'imbécile dans un Makashi qui laissait à désirer et contre attaqua. Laissant le Makashi de côté, le sith s'engouffra dans l'art du Djen So. Les attaques qu'il portait étaient pleins de sa puissance de sa masse. Evengellyne avait du mal à les contenir. Elle n'avait pas sa force brut, elle ne l'aurait sûrement jamais. La forme V, elle ne l'avait pas vraiment apprise. Elle ne lui servait à rien contenu de sa stature propre. Mais elle savait encaisser dans une certaine mesure. Et le sith semblait oublier une chose, elle avait beau ne pas être costaud, elle était de race Zabrak et de fait elle avait une résistance un peu supérieur aux autres qui lui offrait un avantage. Evengellyne plus adepte du Niman, elle entreprit de parer ses coups du mieux possible, observant et cherchant la faille à exploiter. Un bref Saï lui fit éviter un coup aux jambes. Il voulait la faire vaciller, perdre confiance en elle. Il alla même jusqu'à reprendre la conversation pour la déstabiliser. Il pensait sûrement qu'elle ne pourrait pas le suivre sur se terrain là. Erreur, la jeune femme réfléchissait davantage en mouvement qu'en séance de médiation. C'était une de ses particularités. Le choc des lames la poussait à toujours réfléchir encore plus, à triturer son cerveau à la recherche d'un geste à exploiter. Elle ne cessait de poser ses yeux sur le sith. Elle ne le quitterait pas des yeux. Elle connaissait l’environnement maintenant, elle l'utiliserait le moment venu.

Au corps à corps, le Sith et la jedi étaient proches l'un de l'autre. Evengellyne sourit à l'évocation du fait que sa mère avait cédé à son amour pour son père qu'elle s'était donnée à lui au moins une fois. C'était presque drôle de voir à quel point les Sith se sentaient supérieur, tellement persuadés qu'ils dominaient les autres. Son père n'avait pas pris sa mère, elle était consentante et s'était pleinement et volontairement donnée. La nuance était là. Répondant au geste déplacé du Sith il y a peu, Evengellyne utilisa l'attraction de Force et l'attira à elle. Son souffle et ses lèvres effleurèrent la peau de l'homme et elle vint lui murmurer.

« À moins que ce ne soit toi ? »

Elle en profita pour l'attaquer directement au sabre. Sa lame contrairement à ses lèvres n'avait pas fait qu'effleurer la chair du Sith. Puis elle reprit une petite distance et poursuivit le combat. Plus subtile, son attaque suivante fut évitée de justesse. « Manqué » pensa la jeune femme. Il avait dû penser que sa petite vengeance serait facile à mener. Mais Evengellyne n'était pas de ceux à se laisser faire. En plus les insinuations de l'homme la faisait rire intérieurement. Il voulait jouer avec elle, provoquer de la rage. Mais toutes ces émotions étaient parties de la chevalier. Elle était redevenue celle qu'elle était bien décider à jouer aussi, mais à sa façon. Le Sith repartit à l'assaut et recommença ses petites réflexions en souriant. Un sourcil se fronça sur le visage de la jeune femme et puis elle explosa de rire comme si ce qu'il venait de dire était totalement absurde.

« Tu ne pourrais pas y accéder à sa couche. À moins que tu ne veuilles te mettre à dos tout le peuple Nelvaanian. À ta guise, mais n'oublie pas que le temps à passer depuis ses aventures, l'Ordre Jedi reconnaît les siens...
Quant à Leto s'il lui est arrivé quoi que ce soit, saches que la Galaxie entière ne te sera pas suffisante pour te cacher Sith. Tu le payeras tôt ou tard. Tu tomberas sous mes coups sous les coups d'un autre mais tu tomberas, crois-moi ! »


Le seigneur Sith se recula et l'attaqua une dernière fois. Une feinte d'abord et de justesse, elle évita que sa lame ne vienne entamer sa chair. Elle déchira uniquement une partie de la botte au niveau de son tibia. Il recula et Evengellyne en profita. D'un mouvement de la main elle fit bouger le fameux trône qu'il semblait affectionner. Avec la vitesse, il le bouscula et la jeune femme l'obligea à y poser son postérieur. Rapidité et efficacité, ce geste elle le connaissait par cœur à force de l'utiliser sur des patients récalcitrants. Elle s'approcha de lui d'un pas décidé. Sabre pointé vers lui, elle fit le tour du trône et vint se placer derrière lui.

« Laisse-moi te dire une chose. Tu n'entraîneras personne dans les ténèbres. Choisir n'est pas un leur. Je ne fuis pas mon père en me voilant la face dans le confort du Temple. Ce Sith ne fait pas vraiment parti de ma famille. Je n'ai jamais abandonné mes émotions et mes sentiments. Sinon comment ferai-je pour être médecin. La haine, je la connais. J'ai haïs un court instant le Conseil, lorsqu'il refusait obstinément de me donner des informations sur mon père. Et puis j'ai compris pourquoi il le faisait, j'ai accepté et elle est partie. Je ne dis pas que je ne vais pas haïr à nouveau, mais je ferais face à mes propres démons, c'est comme cela qu'on avance vraiment. Et puis je n'ai pas à être digne de mon père. Il ne m'a pas élevée, je ne le connais pas et je fais mon propre chemin, pas celui de ma mère, pas celui de mon vrai père et pas celui de cet inconnu. »

Evengellyne se tue finalement. Et se recula du trône, prête à reprendre le combat.


Dernière édition par Evengellyne Belluma le Sam 25 Juil 2015 - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Sam 25 Juil 2015 - 12:38

A chaque nouvelle attaque, le Sith se maudissait d'avoir été négligent. D'habitude, il cernait correctement les individus, il arrivait à déterminer assez facilement leurs points forts et points faibles. Il se trompait rarement et essayait toujours de ne pas sous-estimer la personne qui lui faisait face. Mais, cette fois-ci, il devait bien admettre qu'il avait négligé le fait que la Jedi était aussi une Zabrak. Son Djem So restait efficace, oui, et sa maîtrise du sabre plus profonde et élaborée. Mais l'effet voulu n'avait pas vraiment été rencontré. Au-delà de ça, il était désormais clair qu'Evengellyne ne cèderait pas. A un moment donné, elle s'était laissée aller à la colère et la peur mais il semblait que cet instant était désormais passé, révolu. Dans l'immédiat, peut-être, mais le Seigneur Sith connaissait les effets de ces émotions. Une fois ressenties, une fois insidieusement instillées, elles pouvaient laisser, plus tard, fleurir l'arbre du Côté Obscur.

    « C'est cela... La profonde compréhension du monde qu'a ton Ordre ne t'empêche pas d'énumérer des discours manichéens. »


Il para une contre-attaque portée vers sa jambe, recula puis relança le jeu.

    « Tu nous prends pour des barbares, nous, Sith, comme des êtres répugnants et assoiffés de sang... Que sais-je de ton enseignement Jedi? Plus que tu ne connais les miens. Crois-tu que nous ne sommes pas capables d'aimer? Que nous ne sommes que d'efficientes machines à tuer? Derrière l'Ordre Sith se trouve une culture millénaire, resplendissante par ses arts et ses traditions. Tu n'as pas le droit de mépriser tout cela. La passion, la colère, l'amour, la haine, la victoire, la défaite... Nos émotions ont constitué notre histoire et constitueront notre avenir. Nous prenons le monde tel qu'il est, en nous passant des filtres moraux édictés par de riches théologiens. »


Il avait dit ces paroles avec emphase, emporté par ce qu'elles suggéraient. Trop souvent, l'Empire Sith était perçu comme une bête, sorte de monstre démoniaque dévorant tout sur son passage. Et si certains Sith correspondaient aux préjugés de certains, l'Empire ne méritait pas d'être ainsi caricaturé. A l'inverse de la République, les Sith pouvaient se prévaloir d'une culture unique et commune, plongeant ses racines dans un passé aussi illustre que lointain. La République n'existait que par ses institutions, par sa construction politique, mais ne disposait d'aucune existence culture propre. Là était peut-être la supériorité de l'Empire, dans cette domination totale et absolue jusque dans les arts et l'enseignement, impossible dans une confédération démocratique.

Ainsi, elle était véritablement vierge. L'information lui paraissait... étrange. Mais, après tout, c'était lui qui avait amené la discussion sur ce terrain-là. Quel âge pouvait-elle avoir? La vingtaine passée? Oui, pourquoi pas... Il imaginait difficilement que les garçons et les filles du Temple d'Onderon ne fassent que se côtoyer gentiment durant plusieurs années. A moins d'en faire des robots, une bonne partie d'entre eux devait bien céder à la tentation de connaître les relations charnelles. Qui aurait pu les en blâmer?

Le corps de la jeune femme était particulièrement résistant. Malgré une apparence assez frêle au premier coup d'oeil, il s'avérait que ses dispositions raciales lui permettaient de faire face à un adversaire bien bâti. Et l'usage du Niman s'avérait judicieux, puisqu'il se concentrait sur des postures défensives. Le Sith s'entêta dans son usage de la Forme V, comprenant cependant qu'il ne pourrait en rester là.

    « Tu pourrais effleurer une autre peau, ma petite... »


Ainsi, elle voulait jouer. La Zabrak se faisait séductrice. Cela lui réussissait plutôt bien et n'importe quel homme aurait eu le désir éveillé en voyant cette jeune femme au corps élancé, capable de regards plein de sous-entendus. Soudain, il se sentit tiré en avant par la Jedi, venant d'user de la télékinésie. Valeras eut le temps de contrer, tandis que ses lèvres se retrouvaient à deux trois centimètres de celles de son adversaire, lui laissant humer l'odeur d'un doux parfum. Cet instant d'inattention idiote permit à la Jedi de porter un coup rapide et précis. Il essaya de parer mais ne put empêcher que la lame bleue trace un sillon dans ses chairs, au niveau des côtes. Il grogna de douleur et s'écarta, ivre de douleur et de colère. Contre lui-même plus que contre Evengellyne. Il avait fait preuve de négligence et s'était laissé aller à une contemplation ridicule. Il porta sa main gauche au niveau de sa blessure, comprimant pour empêcher le sang de couler. Malgré l'effet de cautérisation que produisait un sabre laser, une blessure neuve laissait forcément couler du sang. Dans sa souffrance et sa haine, un élément vint toutefois tirer un rictus sur le visage du Sith. Elle avait fait une erreur. Oui, une grave erreur, en révélant un lien entre sa mère et la planète Nelvaan. Il ne l'oublierait pas. Sa contre-attaque échoua et la Jedi fit à nouveau appel à la Force, projetant sur lui le beau siège de bois qu'il avait déniché, oeuvre d'un bon artisan. Il s'effondra dans le trône ridiculement, tandis qu'Evengellyne restait à bonne distance de lui, sabre pointé en sa direction, marchant circulairement.

Il écouta les paroles qu'elle lui assénait. Elle y croyait, sincèrement, cela se sentait. Elle ne cèderait pas aux sirènes de l'obscurité et son discours avait quelque chose de beau et impressionnant. Il n'était pas impossible qu'elle devienne, un jour, un Maître Jedi puissant et respecté. Mais peut-être en serait-il autrement...

Darth Valeras se releva péniblement du siège puis se tourna vers la Jedi. Son sabre était éteint et entre eux il n'y avait que le fauteuil en bois. Il commença à rire, avec malignité, ses éclats se répercutant dans la maison abandonnée, renforçant cette ambiance sinistre et malsaine. Puis, avec hargne, il porta sa main à la blessure qu'il arborait sur le flanc gauche, enfonçant ses doigts, abimant ses chairs, ce qui le fit renverser sa tête en arrière et gémir de douleur. Lorsqu'il reporta son visage sur la Jedi, ses yeux dorés brillaient de folie, tandis que le blanc de ses yeux étaient injectés de sang.

    « La douleur est partie intégrante de cette vie, Evengellyne... Mais ça, non, tu ne l'as pas encore compris. Ta fonction de médecin, tes pouvoirs, le refus d'accepter l'héritage de ton père... tu ne fais qu'échapper aux angoisses de l'existence. Un jour... raaah... »


Il grimaça de douleur. Sa main gauche était recouverte de son sang, poisseuse, et des gouttes s'écrasaient mollement sur le sol poussiéreux.

    « Un jour tu comprendras que ton calme n'est rien d'autre qu'une fuite en avant. Une échappatoire temporaire. Tu n'as pas encore connu la passion, un corps en fusion avec le tien, mais tu ne connais pas plus la souffrance, les scarifications qu'impose toute existence. »


Il s'avança, claudiquant. Il n'était pas blessé à la jambe, mais la douleur aux côtes se répercutaient dans la jambe. Qui plus est, il n'avait pas vraiment pris le temps de se reposer depuis son départ de Neimodia. Toute la dépense d'énergie qu'il avait faite ne le rendait pas plus résistant.

    « Tu pourrais être une Sith si talentueuse... Tu ne sais pas quel potentiel tu gâches. Tu pourrais venir en aide à tellement plus de personnes en acceptant le Côté Obscur. Mais tu te refuses et je vois que tu n'es pas encore prête à découvrir la vérité. Mais je ne peux pas te laisser ainsi. Avant, je vais devoir te montrer ce qu'est la douleur. »


Darth Valeras s'élança en avant, aussi rapide qu'un fauve, aidé par le Côté Obscur. Sa lame bleue rayonna sinistrement et fila droit vers celle de la Jedi, sur la défense. Mais les armes ne se rencontrèrent pas. Le Sith éteignit son sabre, laissant Evengellyne aller à la rencontre du vide. Avec une agilité de félin, le Seigneur agrippa le bras de la Jedi et d'une pression violente sur son poignet fit en sorte qu'elle soit désarmée. Le choc des corps fut percutant et les deux individus roulèrent à terre, lançant une lutte à mains nues. Il sentit aussitôt des coups violents contre son thorax, lui coupant la respiration. Il y répondit aussitôt en décochant un coup de coude ravageur dans le flanc droit de la Zabrak. Ils étaient l'un contre l'autre, à terre, se frappant mutuellement. Valeras sentit un poing percuter sa joue droite, lui ouvrant la lèvre, qui dégorgea de sang. Dans ce calvaire, il présenta un grand rire enfiévré, puis rassembla toute sa force. De son bras droit, il bloqua le corps de la Jedi. Il sentait qu'une autre main de la Zabrak ne cessait de porter des coups, mais il accepta la douleur. Et dans un rire proche de l'insanité, il se pencha vers la Jedi et appliqua sur son visage sa main gauche pleine du sang de sa blessure. Puis il se pencha, et ses lèvres dégoulinantes d'hémoglobine vinrent se placer aux commissures de celles de la Jedi, laissant une trace bordeaux malsaine sur le visage déjà maculé.

    « On ne joue pas avec un Sith, petite. »


Il voulut ricaner mais un coup vint définitivement lui couper l'accès à l'oxygène, puis une onde plus violente l'envoya valser cinq mètres plus loin, s'écrasant sur les vieilles planches de bois pourries. Sa chute fit voler en l'air la poussière, tandis que ses mains et son visage étaient couverts d'échardes. Face contre terre, le Sith émit un gloussement de folie. La douleur avait tendance à changer le cartésien qui était en lui en une sorte de cynique caustique. A quelques pas de là, il vit son sabre laser, qui était tombé au cours de la lutte. Tel un serpent, le colosse slaloma en rampant, sentant derrière lui la présence et le désir de vaincre de la Jedi. Il lui fallait son sabre. Derrière lui, il laissait une marque de sang s'étaler, qui imprégnait le plancher vermoulu. Il tendit la main, attrapa le manche de son arme, couvrant celle-ci de sang. Il se retourna sur le dos, et la lame couleur hématome étincela, juste à temps pour rencontrer la lame lapis-lazuli du Chevalier. A terre, le Seigneur Sith maintenait sa lame à l'horizontale, contrant la force de la Zabrak déchaînée.

    « Tue-moi. Tu vengeras ton Vorkosigan. Et tu empêcheras la mort de tous ceux que tu aimes. Le prix à payer sera de devenir comme moi. Tu n'as pas le choix, Evengellyne, tu dois m'exterminer. »

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Sam 29 Aoû 2015 - 18:33



En retrait par rapport au sith, Evengellyne se tenait sur ses gardes. Elle l'avait blessé, elle le savait et voyait maintenant nettement l’entaille qu'elle lui avait fait. Elle ne le quittait plus des yeux. Elle cherchait un moyen de stopper là ce combat qui n'avait que trop duré. Elle n'en voulait pas de cette bataille. Elle ne cherchait pas à gagner face à un seigneur sith. De toute façon elle s'en savait incapable. Elle n'était pas une guerrière. Elle ne blessait pas elle, ou seulement lorsqu'elle y était obligée comme en ce moment. Alors elle cherchait une manière de l'amener à arrêter ce stupide jeu. Elle fixait la blessure et le sang comme si elle voulait qu'il cesse de couler sur le champ. Il avait fait des remarques plutôt, elle ne les avait entendu que d'une oreille. Elle n'y avait pas répondu, préférant se concentrer sur son combat. Et maintenant, c'était ce sang qui la perturbait et l'empêchait de revenir à la conversation. Elle lui dirait ce qu'elle pense plus tard, il y avait plus urgent, si l'homme le lui permettait ce qui était loin d'être certain. Et sous les yeux grands ouverts de la Zabrak, l'homme se leva. Il ricana et le son de sa voix raisonna entre les murs de la vieille bâtisse. Evengellyne ne comprit pas tout de suite. Mais ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il porta sa main à son côté pour y enfoncé ses ongles et ses doigts. La jeune femme serra les dents et se mordit les lèvres. Elle voulut se retenir mais le cri partit et fusa dans les airs.

« Non ! Arrête ! Arrête ça tout de suite ! Tu ne fais qu'empirer ta blessure ! »

Elle aurait probablement continuer mais les paroles de l'homme la stoppèrent net. La douleur, la souffrance de quel droit lui disait-il tout cela. Il ne savait rien d'elle, absolument rien. Sans le savoir, ou peut-être que si, le seigneur sith toucha une corde des plus sensibles dans l'âme de la jeune médecin. Le faisait-il exprès, possible ? De toute façon là n'était plus la question. Evengellyne ne faisait plus attention, du moins plus assez attention à son environnement pour le voir fondre sur elle. Pourtant, elle le vit bien éteindre son sabre à la dernière seconde la laissant frapper instinctivement le vide dans un élan qu'elle ne contrôla pas. Il lui saisit le bras et le poignet avec violence et Evengellyne n'eut d'autres choix que de laisser choir son sabre à terre. Engagée dans une lute au corps à corps qu'elle ne désirait pas, elle tenta tant bien que mal de s'en dégager. Bloquée au sol, elle usa de toute sa force pour s'en défaire. Elle frappait encore et toujours et bientôt son poing alla à la rencontre du visage de l'homme. La lèvre qui reçut en partit le coup s'ouvrit et du sang en jaillit. Mais plus le temps passait et plus la jeune Jedi s’essoufflait. Elle manquait d'endurance malgré ses prédisposition physique. Elle n'était pas douée d'une grande force et face au poids du sith, elle ne tenait plus. Il réussit d'ailleurs à la contenir et à la maintenir de force sur le sol pour appliquer sur son visage sa main ensanglanté. À bout de force tant psychologiquement que physiquement, Evengellyne se laissa faire un court instant. On dit que dans certaines condition des forces insoupçonné ressurgissent, il faut croire que ceux qui ont dit cela avaient raison. Lorsque la Jedi sentit les lèvres de l'homme aux commissures des siennes, tout s’enchaîna très vite. Un visage, un nom, un coup qui partit, assez violent pour qu'elle se dégage une bonne fois pour toute de son emprise. Elle mit définitivement de la distance entre eux deux en l'envoyant à l'autre bout de la salle avec une vague télékinétique. Le choc fut violent et Evengellyne se releva lentement en regardant l'homme allongé au sol. Elle essuya ses lèvres du revers de sa main et fronça les sourcils. Le regard noir et déterminé, la Zabrak marchait dans sa direction. Elle n'allait pas trop vite alors que ce dernier cherchait à rejoindre en rampant comme un verre son sabre laser à quelques pas de là. Elle alluma son sabre et alors qu'elle l'étendait dans sa direction, l'homme se retourna faisant se rencontrer les deux lames. Elle insista et puis renonça. Il avait probablement raison elle devrait le tuer, elle aurait du le tuer. Mais elle ne donnerait pas la mort, pas à un homme à terre et blessé c'était contre ses principes.

« Tu as sans aucun doute raison. Je devrai te tuer sur le champ. Mais je ne donne pas la mort, je préserve la vie, toutes les vies. La tienne ne fera pas exception Sith ! Epargné par une femme, le supporteras-tu ? Je n'achève les vivants que lorsqu'il n'y a vraiment plus rien à faire pour eux, pour leur éviter de souffrir. Mais toi, toi dans quelques temps ta blessure sera guérie. »

Elle éteignit son sabre et d'un geste sûr et rapide se saisit de celui du sith pour l'éteindre également. Ses yeux redevenus calmes se posèrent alors à nouveau sur la blessure du sith.

« Cesse de faire l'homme fort. Une blessure de sabre est douloureuse. Même sith tu souffres et la douleur, même si elle fait partie de la vie et de l'existence comme tu le dis, cela ne veut pas dire que nous ne devons rien faire. Je ne te laisse pas le choix sith. Tu ne repartira pas d'ici avec cette plaie ! »

Non elle ne lui laissait effectivement pas le choix. Le son de sa voix était impérieux. Elle n'était pas sûre d'elle, elle ne l'avait jamais fait. Mais il fallait bien une première à tout. Elle l'obligea à se tenir tranquille en pointant les deux sabres vers lui et apposa ses mains sur son flanc saignant encore.

« Oh j'oubliais, je connais la douleur d'embrasser la mort. »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Jeu 24 Déc 2015 - 17:21




    « Ne vas pas me dire que tu n'as pas aimé ça. » répondit-il, dans un fin sourire mi-séduisant mi-moqueur.


La Jedi appliquait ses mains chaudes sur son flanc. A travers elle, la Force venait soulager les douleurs du Sith, raccommodant les chairs, apaisant les tissus, tentant de remettre plus ou moins en place les côtes abîmées. La Zabrak était là, penchée sur lui, en train de le soigner. Darth Valeras pouvait difficilement le regretter. Outre le fait de voir une aussi charmante créature prendre soin de lui, après qu'il ait tout de même violemment agressé son esprit, cette réaction de la Jedi lui permettait de rester en vie. Avantage non négligeable. Le sang dans sa bouche avait toutefois un goût amer. Elle avait résisté à la tentation du Côté Obscur. Elle avait cédé à l'impulsivité, la colère... mais n'était pas allée assez loin pour sombrer.

Dommage... Car elle était tout simplement charmante. Son visage était proche du sien, maintenant, et il pouvait en observer les contours délicats, ingénument charmeurs. Un corps menu mais solide, bien bâti, diffusant un parfum agréable. Sa peau présentait une teinte orangée, presque ocre, donnant une exquise touche exotique. On eut dit un fruit mûr, tout juste bon pour la cueille. Le gris de ses iris contrastait élégamment avec ce corps enflammé, tandis que de petites cornes rappelaient ce que Valeras avait trop ignoré, son appartenance à la race zabrak. Un étrange tatouage en forme de croissant de lune marquait le front de la jeune femme, encadré par de soyeux cheveux noirs, tombant en cascades. Que pouvait faire Darth Valeras si ce n'était observer ce corps, de façon aussi peu pudique? Il était là, coincé au sol, appuyé sur son bras droit, son sabre dans les mains de la Jedi, les mains de celles-ci le soignant efficacement. En effet, le Sith sentait que la Zabrak était douée et maîtrisait parfaitement le pouvoir auquel elle recourrait. Peu à peu ses forces lui revenaient, et surtout la douleur se dissipait.

    « Comme tu es sage, Evengellyne, susurra-t-il, sardonique. J'élimine ton précieux Falleen et te voici à prendre soin de moi... »


Dans un geste rapide, sa main gauche fila vers la joue de la jeune femme. Nulle violence, pourtant. La grosse main du bretteur était douce, entretenue pour manier le sabrelaser, étrangement caressante. Ses doigts fins descendirent lentement sur l'épiderme, des pommettes jusqu'au menton, tandis que la Jedi, réalisant son art, devait supporter ce contact impudent. Un homme de cinquante ans regardait rarement sans arrière pensée une jeune femme de vingt ans.

    « Tu es curieuse, n'est-ce pas? Tout en toi se retient, se raisonne... Tu ne fais pas appel à ton être le plus profond. Tes soins sont efficaces... tu es talentueuse. Mais tu serais infiniment plus efficace avec le Côté Obscur... »


Son propos se perdit dans une toux douloureuse. Il essuya ses lèvres, répandant du sang sur ses mains. A ce stade, on n'était plus à ça près... L'opération de la Jedi arrivait à sa fin, il le sentait. Qu'allait-elle faire? Tenter de l'arrêter? Elle ne pouvait sérieusement y penser. Il se tuerait et la détruirait avec lui plutôt que de se laisser livrer aux mains des Jedi. Toutes n'étaient pas aussi délicates et agréables que celles du Chevalier Belluma.

Sa main se referma sur l'avant-bras de la jeune femme, l'emprisonnant fermement, mais avec une délicatesse étonnante, une douceur pernicieuse. Elle avait refusé l'appel du Côté Obscur, elle avait voulu le surprendre en le soignant? Oh, il lui rendrait tout cela au centuple... Si la violence et la douleur n'avaient pas raison de la jeune Jedi, la suavité serait peut-être plus porteuse.

    « Tu ne connais donc rien de la passion? Je m'en doutais. Les Jedi ont cette vieille frayeur de nonne vis-à-vis des sentiments et de ce qu'ils offrent... Tu te fermes sur toi-même, petite huître protégeant sa perle. Amusant mais vain, car tu succomberas. Pourquoi? Parce que tu en as envie, tout au fond de toi, même si tu ne t'en rends pas encore compte. »


Il retira sa main. Elle se leva, ses soins dispensés. Darth Valeras en fit de même, péniblement. Malgré tout, on ne récupérait pas si vite d'une telle blessure. Il fit un pas vers Evengellyne. Il était plus grand qu'elle, d'une bonne tête. Il l'a dévisageait d'un air scrutateur, avide, ses yeux mordorés brillants de mille feux. Il n'était certes plus tout jeune, mais il restait un bel homme, aux traits réguliers et durs. Il y avait de la noblesse et de la finesse dans ce visage, et de ce corps, même blessé, se dégageait une force sage, étonnamment rassurante. Son expression cessa d'afficher cette ironie de tous les instants, et sa voix grave et chaude emplit la pièce plongée dans l'obscurité.

    « Veux-tu bien me rendre mon sabre, maintenant, ma chère? »

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Sam 26 Déc 2015 - 1:12



Evengellyne s'appliquait à soigner cet homme si détestable. Pourtant, elle ne pouvait le haïr totalement au vu de l'état où il se trouvait. Elle en avait même presque pitié. C'était étrange, tellement étrange comme situation. Elle le savait pourtant qu'elle commettait là un terrible imper et cependant elle continuait. Ses mains ne quittaient pas le corps meurtri. Ses prunelles grisent restaient inlassablement rivées sur la plaie qu'elle s'obstinait à résorber. Elle en aurait presque ignoré la réflexion du sith. Seulement voilà, ses yeux avaient quitté un court instant la blessure pour se perdre dans ceux de l'homme. Là comme cela, il ne faisait plus tellement sith. Du moins il ne ressemblait plus à ceux qui gravitaient encore dans sa mémoire, enfouit sous d'autres souvenirs du passé. Ce petit sourire qu'il affichai fièrement, mi-séduisant, mi-moqueur, il l'aurait presque atteint avec vingt ans de moins. Mais la jeune femme se contenta de reporter son attention sur ses soins. Elle prit juste le temps de dire quelques mots, remettant la situation dans son contexte.

« Ce que j'ai ressenti ou non ce jour-là ne vous regarde pas. » fit-elle sèchement.

Le vouvoiement, la Zabrak voulait remettre de la distance au moins verbale là où elle ne pouvait l'être physiquement. Le temps passait et la blessure réagissait bien. Bientôt, elle pourrait enfin s'écarter à nouveau de cet homme. Bientôt elle pourrait retirer ses mains de ce corps. Bientôt le combat rependrait sûrement. Elle n'était pas assez naïve pour croire qu'il en resterait là. Il avait quelque chose derrière la tête. Il cherchait à atteindre no seulement le maître Jedi, son ami, mais aussi elle. Il savait pour son père maintenant et manifestement il se faisait presque un devoir de l'amener sur ses traces. Mais jamais elle ne céderait, jamais. Evengellyne était têtue et bornée ce sith allait l'apprendre à ses dépends. Mais sa douleur se dissipait avec les soins de la chevalier et bientôt l'homme retrouva assez de forces pour continuer son petit jeu verbal et pernicieux. Cette fois la chevalier Jedi ne se retint pas. Alors que le sith lui susurrait des mots avec se regard sardonique qui la mettait souvent hors d'elle, les mains de la jeune femme vinrent appuyer plus que de raison sur la plaie. Il aurait sûrement mal, c'était vrai, mais elle devait se l'avouer, c'était un peu voulu aussi.

« Je ne croirai maître Vorkosigan mort que le jour où je verrai sa dépouille. Je ne le croirai que le moment où j'aurai devant moi son corps froid comme le marbre, inerte comme une statue. Seulement ce jour-là et pas avant je le considérerai comme mort. Je ne suis pas sage, sith ! Je fais mon devoir de médecin et il consiste à soigner... » La Jedi aurait pu continuer si la grande main de l'homme n'était pas venu se poser sur sa joue. Un instant déconcentrée, Evengellyne cessa de prodiguer ses soins. La stupeur se lut sur son visage avant de finalement disparaître. Evengellyne laissa les doigts de l'homme courir sur son visage finissant leur course sur son menton. La jedi déglutit péniblement alors qu'un léger frisson s'échappait de son être. Manque malheureux de contrôle de soi qui lui coûterai peut-être cher. Cette sensation, elle l'avait déjà senti plusieurs fois dans le passé. Mais ce qui surprenait le plus la jeune femme, c'était l'incroyable douceur dont le sith semblait pouvoir faire preuve. Elle ne l'aurait sûrement jamais cru si on le lui avait raconter un jour. Mais cela la confortait aussi dans sa démarche. Même jouée, la douceur d'un être était toujours réelle. Pour pouvoir la feindre, il fallait la posséder, elle en était certaine et voilà qu'elle avait la preuve que le sith en était tout autant capable que les jedi. En réalité cela ne devait pas être très étonnant. À l'origine ils étaient tous pareils dans le fond, seule leur voix avaient divergé et s'était scindée en deux. Evengellyne serrait tout de même les dents. Des hommes de son âge qui la regardaient ainsi, elle en avait vu au Medcorps. Ce n'était pas la première fois et certaine pas non plus la dernière. Malgré tout le regard sûrement accompagné d'idées qu'elle ne voulait pas connaître faisait toujours son petit effet sur la jeune femme, ce on ne sait quoi qui rend mal à l'aise. Et voilà quand plus de cela il en remettait une couche. Elle curieuse de tout cela ? Avait-il mal compris les réactions de son corps ? C'était plus que probable. Se raisonner, cela avait été plus que vital pour elle, pour ne pas sombrer dans une dépression dont elle ne se serait pas relevée. Elle n'avait pas eu le choix, pas eu le droit non plus. Mais pour une fois, elle n'eut pas besoins de répliquer. Il fallait croire que la Force c'était elle-même chargée de le ramener sur un terrain moins glissant.

« Vous feriez mieux de ne rien dire. À force de trop parler vous allez vous affaiblir encore plus. » lâcha-t-elle avec une infini douceur, presque amicale. L'homme toussa. Evengellyne, elle avait presque fini, il devait le sentir. Et puis tout alla vite.

Soudain il lui saisit l'avant bras. Evengellyne le regarda faire, incrédule. À quoi pensait-il ? Sa poigne était ferme et douce à la fois. Chercherait-il à l'amadouer ainsi. Avait-il finalement compris que la force ne marcherait pas sur elle ? Voilà qu'il parlait passion. Il avançait des dires qu'il ne savaient même pas s'ils étaient juste ou faux. Non il avançait des faits, des idées sur l'ordre qu'il plaquait sur sa situation. Il parlait d'envie aussi. Il n'avait pas tort sur ce point. Evengellyne ne l'avait pas écarté de sa vie. La pasion qu'elle avait senti chez cet infirmier, elle voulait la sentir à nouveau et cette fois, elle y céderait sûrement. À l'époque elle était restée sage, suivant les préceptes de ses maîtres et pour quoi ? Il était mort à présent et sa perte avait été insupportable. Elle en sortait tout juste à peine de tout cela. En était-elle seulement réellement sortie. Evegellyne se mordilla la lèvre alors que ses soins prenaient fin. L'homme retira sa main et elle put enfin se lever. L'homme l'imita avec difficulté. Elle l'aurait aidé si elle ne ressentait pas elle-même les contre coup de l'utilisation de la Force pour le soigner. En temps normal, elle ne serait pas dans cet état. Seulement voilà, elle avait égalent combattu juste avant et cela jouait fortement. Dressé de toute sa hauteur, le sith lui faisait face. Ses yeux brillaient alors qu'il venait de se rapprocher un peu d'elle. La Jedi le regarda avec attention. Un corps musculeux et encore tout à fait respectable pour l'âge. À force de côtoyer toutes sortes de personnes, Evengellyne avait prit l'habitude de détailler les corps qui se trouvaient devant elle. Et ce jour-là, elle devait bien admettre que l'homme était encore un très bel homme. Ses traits lui donnait un certain charme c'était indéniable. Fatiguée, elle se recula et alla s'appuyer contre le mur le plus proche. Le sith lui, lui demandait de bien vouloir lui rendre son sabre. La chevalier Jedi soupira.

« C'est tout simplement hors de question. Vous comptez reprendre ce combat stupide ? Je ne vous sauverez pas une deuxième fois. Et puis vous oubliez une chose. Je ne suis pas las seule Jedi par ici. Nous ne serons plus seuls très longtemps. »

La Zabrak se décolla ensuite du mur et s'approcha de l'homme le sourire aux lèvres. Ses prunelle grises brillaient d'un petit air malicieux. Il lui avait parler de passion, qu'elle ne la connaissait pas, il allait être servi. Sans crier gare, l'une de ses mains se retrouva sur la joue du sith. Et en moins de temps qu'il n'en fallut ses lèvres rencontrèrent celles de l'homme. Les yeux gris de la jedi plongeaient dans ceux de l'homme. Son esprit, lui venait de s’ouvrir d'un seul coup laissant s'échapper toute la passion qu'elle avait alors éprouvé pour ce garçon. Passion inassouvie de ce corps si jeune alors. Passion nouvelle et destructrice qui la rongeait de l'intérieure. Elle déversait dans la Force tout cet amour, cette envie de le voir, de le revoir encore une fois ce garçon même si cela était tout simplement impossible. Elle lui crachait au visage ce nom, Tomy, tant aimé en secret. Il voulait de la passion, il en avait à présent. Et c'était étrange comme elle se sentait plus libre. Il ne s'en rendait sûrement pas compte mais si Leto Vorkosigan avait pointé du doigts le problème. S'il l'avait aidé à affronter toute cette douleur. Alors lui le sith l'avait aussi aidé à la dire à cette Force qui comptait tant pour elle. La Force pourrait enfin la soutenir. Ses lèvres se détachèrent de celles de l'hommte et Evengellyne lui souffla tel un serpent. « Voilà ma passion, sith ! » Son esprit c'était maintenant refermé. Elle n'allait tout de même pas laisser ce suth y cagabonder à sa guise.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Mar 29 Déc 2015 - 13:54


Il ne pouvait pas dire qu’elle ne l’avait pas surpris. Les lèvres de la Zabrak étaient venues rencontrer les siennes, dans un baiser ardent et, il fallait bien l’avouer, agréable. Cela dit, il restait bien sage... Darth Valeras n’était cependant pas dupe. La Jedi avait ouvert son esprit à celui du Sith, et ce dernier avait pu y contempler toute l’affection que vouait la jeune femme à un individu disparu, un certain… Tomy? Si cet élément venait gâcher en bonne part le baiser qu’elle lui offrait, c’était là une information précieuse, qu’il pourrait toujours réutiliser par la suite. Il en savait maintenant bien assez pour l’atteindre. La force, la passion… tout cela était bien beau, mais l’on ne touchait réellement au Côté Obscur qu’en goûtant la douleur. Cette émotion seule permettait d’atteindre la plénitude des pouvoirs Sith. Les Jedi ne cessaient de parler doctement de colère, de haine… Ils n’avaient pas totalement tort, c’était là des sentiments nécessaires pour embrasser le Côté Obscur mais, à eux seuls, totalement insuffisants. La souffrance physique comme psychique, là était la clé pour atteindre la puissance promise par l’obscurité. Les apprentis de la Sith devaient subir de nombreux tourments et y survivre pour prétendre à grimper dans l’échelon de l’Ordre. Il ne s’agissait pas de de sadisme ou de masochisme, comme le pensaient certains crétins, mais bien d’élévation spirituelle. La douleur permettait une communion bien plus intense avec le Côté Obscur, elle permettait à l’individu de découvrir ses capacités de résistance, ses limites, ses démons les plus enfouis. Affronter l’horreur permettait de se découvrir pleinement, afin de s’assumer et de ne plus craindre qui que ce soit. Voilà ce qui rendait si puissants les Seigneurs Sith, voilà pourquoi ils étaient infiniment plsupérieurs aux Jedi, pathétiques moines soldats prônant la paix par les armes. Au moins, Evengellyne Belluma acceptait son infirmité Jedi en suivant la carrière d’une guérisseuse. Et elle l’avait guéri, lui. Que croyait-elle donc faire? Une bonne action? Attendait-elle une quelconque gratitude en retour? Misérables cloportes d’Onderon. Décidément, il n’était pas étonnant que Darth Ynnitatch parvienne à se frayer un chemin à travers cette République mal défendue.

Le baiser allait s’achever… des images arrivaient à son esprit, en provenance de la Jedi. Il essaya toutefois de fixer un instant sur attention sur autre chose. Là… oui. Sa main droite se posa dans le dos de la Zabrak, dans le seul but de faire une petite diversion. Sa main gauche descendit lentement vers les hanches de la jeune femme… puis se referma délicatement sur son objectif. Au même instant, les douces lèvres de la Jedi se retirait, emportant avec elles un peu du sang du Sith, sorte de cadeau empoisonné et symbolique.

    « Voilà ma passion, sith! » cria-t-elle, fière.


Alors, le même sourire narquois revint s’épanouir sur le visage de Darth Valeras, et celui-ci tendit en direction du Chevalier Jedi son sabre laser, éteint. D’une pression, il pouvait désormais faire jaillir la lame bleue de son arme, qui viendrait ainsi transpercer le coeur noble et vaillant de la belle demoiselle.

    « Ironique, n’est-ce pas? Tu avais ma vie entre tes mains… et j’ai désormais la tienne. »


Il avança d’un pas, menaçant. Elle l’avait bien soigné. Son flanc était, certes, encore un peu douloureux, mais rien d’autre. Tenterait-elle de le désarmer? Il en doutait. Les soins prodigués avaient du susciter chez elle un effort important, surtout après le combat qui les avait opposé. Avait-elle pensé que sa douceur était un signe d’éloignement du Côté Obscur? Peut-être, il n’en savait trop rien. Si c’était le cas, elle se trompait lourdement. Il n’avait pas réussi à la faire passer de l’autre côté… alors avait-elle imaginé que par son baiser elle éveillerait en lui une quelconque affinité à la Lumière? C’était bien présomptueux. Il était, après tout, un Seigneur Sith, membre de l’Ordre depuis sa plus tendre enfance. Toute la période précédant son entrée au service de Darth Jugal était insignifiante, d’une importance nulle. Ses chairs, ses tripes, ces nerfs, son esprit, tout dans sa personne appartenait au Côté Obscur, et si celui-ci ne se manifestait pas chez lui de manière violente ou spectaculaire, à la différence de nombre de sith, il n’en était pas moins profondément installé.

Darth Valeras tendit son bras droit en avant, usant de la Force pour comprimer la gorge de la belle Zabrak. Tout sourire avait disparu de son visage et dans la pénombre ses yeux mordorés luisaient, imprégnés de la force du Côté Obscur. Au-dehors, des bruits se faisaient entendre, comme s’il y avait de l’animation dans la ruelle. C’était fort probablement le cas. Evengellyne n’était certainement pas venue seule ici et elle venait même de le prévenir. Lentement, il recula, tout en conservant sa pression par la Force sur le cou de la jeune femme. Elle pouvait respirer, cependant. De toute manière, Darth Valeras était fatigué, blessé, affaibli. Il lui fallait maintenant recourir à ses ultimes forces pour s’enfuir. Il s’avança vers le fond de l’immeuble en ruine, sachant trouver là derrière une porte donnant vers l’extérieur. Une fois sorti, il savait par où aller pour rejoindre son transport.

    « Nous nous reverrons, Evengellyne, nous nous reverrons... »


Il desserra sa prise et quitta les lieux.
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Evengellyne Belluma
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière dans les rues d'Alderaan [PV Valeras]   Mar 29 Déc 2015 - 23:45


Evengellyne ne l'avait pas sentit ou bien elle n'avait pas voulu le sentir. Ce qui était certain c'était qu'elle n'avait pas fait un geste pour l'empêcher de reprendre son sabre. Son corps n'avait fait que tressaillir lorsqu'elle avait ressenti le contact de la main du sith dans son dos. Un court instant, elle s'était même demandée s'il n'allait pas la tuer. Mais il n'en fit rien. Non, il se contenta de reprendre son sabre et de s'écarter au même moment où elle m'était fin à ce baiser. Si quelqu'un était arrivé à ce moment précis, il aurait trouvé la scène bien étrange. Une jedi d'un peu plus de vingt ans embrassant un sith qui avait plus que le double de son âge. Mais Evengellyne s'en moquait bien. Ce qui lui incombait le plus c'était de trouver un moyen de sortir de là. Elle était affaiblie par les soins. Si le sith décidait maintenant de mettre fin à ce petit jeu mesquin, elle était perdue. Le sith ne manqua pas de le lui rappeler avec un petit sourire narquois. Il se tenait là, devant elle. Il avait son sabre pointer sur elle et d'une simple pression il pouvait la transpercer de sa lame bleuté. Evengellyne soutint son regard. Si elle devait mourir maintenant elle ferait face à la mort. Elle n'avait pas de regrets, elle avait fait le bon choix en le soignant elle en était intimement convaincue. Non pas qu'elle pensait ainsi le ramener vers le côté des siens, non ! Elle avait simplement agi en tant que médecin, tel était son choix. Elle ne voulait pas faire de différences. Entre deux malades, au détour d'un couloir et d'une conversation, elle le disait souvent : tout le monde à le droit que ne le soignons. Elle venait simplement de mettre en action ce qu'elle ne cessait de dire. Elle n'attendait rien en retour, ni un merci, ni une once de gratitude surtout de la part d'un sith. Aux dires du sith Evengellyne ne répliqua presque pas.

« Alors faites-le, prenez-la. Mais vous ne le ferez pas ! »

Son ton était celui du défi. Elle faisait un pari sur sa propre vie alors que le sith s'avançait dangereusement d'elle. Jusqu'au bout elle serait taquine, moqueuse et provocatrice avec lui. Et bien quoi, elle n'allait tout de même pas lui faire plaisir en cédant à la panique. À ça non, ce ne serait pas digne d'elle. Mais l'homme n'activa pas la lame. Elle avait raison. Il ne la tuerai pas, pas aujourd'hui du moins. Il en était capable, mais en avait-il seulement envie. De cela elle en doutait fortement. Soudain elle sentit une force la serrer à la gorge. Alors la jeune femme comprit. Ses prunelles grises vinrent se poser sur la main droite de l'homme tendue vers elle. Avait-il l'intention de l'étouffer ? Cela restait à prouver et de toute manière il n'en avait sûrement plus la force suffisante. Son attention fut attirée par l'extérieure. Des bruits au dehors, des bruits, elle les entendait et ses yeux exprimèrent ce qu'elle venait de comprendre. Le temps imparti à ce jeu venait de s'écouler. Bientôt des renforts débarquerait guidés par l'aura qu'elle dégageait. Son regard trahissait ses pensées et le sith comprit le message implicite qui s'y cachait. « J'avais raison, vous ne pouvez le faire. » souffla-t-elle. Et puis l'homme recula tout en maintenant son emprise. Et si la Zabrak pouvait toujours respirer, elle fatiguait à mesure que le temps passait. Elle suivit du regard l'homme disparaître. Elle entendit ses dernières paroles et enfin, la force qui comprimait sa gorge s'effaça. Evengellyne sentit alors ses forces la quitter. Ses jambes refusèrent de la soutenir plus longtemps et fléchirent. Des voix se firent entendre et un homme vint l'aider à se relever. C'était le pilote qui était revenu. La jeune femme le regarda incrédule. Que faisait-il là ?

« Evengellyne ! » Voilà qu'elle avait sa réponse. La voix féminine était celle de Cannelle qui marchait à grandes enjambées pour venir à elle. « Quel soulagement vous n'avez rien. Ne refaites plus jamais cela ! » souffla-t-elle visiblement soulagée de retrouver en bonne santé sa disciple. Evengellyne la fixa intriguée. Elle ne l'avait encore jamais vu dans un tel état. Enfin, si, mais cela remontait à l'attaque du temple. Et puis Cannelle remarqua le sang séché. « Rattrapez-moi cet homme ! Ramenez-le moi vivant ! » cria-t-elle à des jedi qui étaient venus avec elle. Evengellyne en prenait maintenant pleinement conscience de l'affection qu'avait la chef guérisseur du Medcorps envers elle. Elle l'avait formée à son art. Ce sith avait commis une seconde erreur en s'en prenant à elle. Non seulement s'il l'apprenait maître Vorkosigan réagirait, elle en était quasi certaine, mais Cannelle ne resterait pas les bras croisés. Mais Evengellyne fit un signe négatif à sa supérieur et qui la dévisagea alors qu'elle venait de comprendre. À cet instant très précis, les yeux de la rouquine s'écarquillèrent.

« Ne me dites pas que vous... vous n'avez tout de même pas osez... vous... vous êtes inconsciente ? Rendez-vous seulement compte de ce que vous venez de faire ? Sans compter que vous avez probablement sauvez la vie à un sith..

- Seigneur sith pour être exact, la coupa Evengellyne.
- Je vous en prie n'en rajouter pas. Cet homme aurait pu vous tuer juste après cela. Regardez-vous. Vous êtes à bout de force.
- Il ne l'a pas fait. Il ne l'aurait jamais fait. Je le suis trop... utile, lâcha la Zabrak avec une froideur déconcertante.
- Quoi qu'il en soit... ceci ne quitte pas la planète Alderaan, me suis-je bien fait comprendre ?
- Bien Madame. Et qu'allons nous faire pour les autres ?
- Je m'en charge personnellement. Mais gardez bien ceci en tête jeune fille. C'est la première et la dernière fois que je ferme les yeux sur ce que vous venez de faire. Si cela venait à ce reproduire et que j'en avais connaissance, je ne vous protège rai pas. »

Cette fois c'était dit. Cannelle ne la sauverait pas deux fois. Néanmoins ce qu'elle venait de dire réchauffait l'âme de la Chevalier. À demi-mot, elle ne condamnait pas totalement son acte. Si elle ne l'approuvait pas, elle donnait au moins l'impression de l'accepter et au final c'était tout ce que la Zabrak demandait. La petite troupe finit par sortir du bâtiment et rejoignit les navettes qui les ramenèrent tous sur Ondéron.
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