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 D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]

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Joclad Draayi
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MessageSujet: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Dim 26 Avr 2015 - 23:01


Coruscant.

Je n’aurais jamais pensé la revoir si vite. Je n’appréciais pas particulièrement la planète-capitale de la République et encore moins les intrigues qui s’y déroulaient en surface. Les sous-sols étaient bien pires encore. Un monde où politiciens corrompus règne au-dessus d’un monde peuplé de malfrats en tout genre. A mon goût, la planète était également trop peuplée. J’ai toujours préféré la nature et les espaces ouverts aux gros et énormes buildings entassés qui trônaient en maîtres sur des mondes tels Coruscant ou Metellos. Après un long périple passé loin de toute civilisation, ce sentiment n’avait pu que se renforcer. Mon expérience sur Tython, bien que je n’en ai parlé à personne si ce n’est le Conseil, m’avait au final bien plus transformé que mon séjour dans les geôles Sith de l’Atramentar. Ou plutôt, elle avait fini de conforter certaines idées et pensées que j’avais développées en conséquence de mon périple post-Artorias. Cela n’avait pourtant pas vraiment convaincu le Conseil et je ne pouvais pas non plus blâmer cette institution pour avoir pris de telles mesures. J’espérais simplement que les Maîtres se seraient montrés plus conciliant sur certains points que je pensais avoir défendu avec détermination et de la meilleure des manières bien qu’il soit avéré que m’exprimer en public n’a clairement jamais été mon point fort.

Alors que je voyais les gratte-ciel de Coruscant défiler au fur et à mesure que le transport filait au milieu du trafic aérien, je n’étais plus très serein. A dire vrai, ce sentiment avait fait mon apparition depuis que j’avais quitté Ondéron et plus exactement depuis que Zélonion et moi nous étions séparés. Ce n’était là qu’une solution temporaire et j’avais parfaitement confiance en le Kuati pour s’autogérer, mais je ne pouvais pas repousser ce sentiment de gêne. Pendant notre voyage sur Tython, j’avais découvert beaucoup de choses à son sujet, et notamment le pourquoi de son précédent comportement mais aussi et surtout le fait que nous étions liés dans la Force. Et depuis lors, certaines choses avaient changé, comme celle-ci.

Le regard posé sur ma destination, je regardais le bâtiment croître au fur et à mesure que nous nous en rapprochions. J’avais encore du mal à réaliser que l’on ait pu m’envoyer en plein cœur de la politique, qui se révèle être la chose que j’exècre le plus et dont je préfère garder mes distances. Il n’y avait qu’à voir le résultat de ma seule et unique action dans l’antre du Sénat pour en tirer des conclusions. Je n’étais même pas capable de convaincre les gardes que l’une des représentantes de la mission d’Aargau était suspecte et devait être interpellée pour être interrogé alors débattre avec une Ministre et tout son entourage…

Finalement, je me levais alors que le véhicule ralentissait pour finalement se poser sur l’aire d’atterrissage et je finissais rapidement par en descendre. Je laissais le vent rebondir contre ma peau, laissant passer le flot de journalistes et reporters. Je les regardais s’éloigner à toute finesse alors que je prenais le temps de prendre l’air. Je repensais à mes précédents séjours sur Coruscant alors que j’en contemplais la grandeur depuis la plateforme qui trônait à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol. C’est seulement après plusieurs minutes que je me mettais finalement en route, pénétrant dans l’enceinte de la somptueuse et gigantesque bâtisse qui semblait détrôner tous les autres bâtiments du quartier. L’intérieur était tout aussi stupéfiant, et je dû passer tout une structure de sécurité se résumant en de plusieurs contrôles où je dû expliquer que j’étais bien un Jedi et non pas un dégénéré ayant prévu une quelconque attaque.

J’avais au moins l’opportunité de me retrouver auprès d’une Jedi, Maitre Alyria Von désormais également Ministre de la Défense de la République. C’était une personne que je connaissais depuis de longues années et qui m’avait aidé à progresser durant ma formation. C’était une personne en qui j’avais entièrement confiance. Pourtant, je ne voyais pas ce que je pouvais apporter de plus. Je n’avais aucune connaissance en politique. J’avais certes des connaissances en stratégie militaire du fait de plusieurs formations suivies il y a quelques années mais je ne voyais pas de quelles manières j’allais pouvoir en faire usage. Il restait alors mon expérience avec les Sith, mais là aussi je ne voyais pas de raisons à me faire affecter en ce lieu. D’autres experts plus éminents devaient bien exister dans la République.
Au final, j’ignorais le fond de toute cette histoire et je finissais par entrer dans le cabinet où je fus intercepté avant même d’avoir pu faire plus de deux pas. L’individu était un Echani plutôt âgé. Sa stature trahissait un certain passé de droiture, sans doute dans les armées. Il sembla lui aussi me dévisager et chercher certains détails avec précision avant de finalement prendre la parole sur un ton calme mais dégageant une certaine autorité : « Chevalier Draayi ? Yusanis Fenter, directeur de cabinet de Madame la Ministre. Cette dernière vous attend justement. Suivez-moi, je vous prie. »

J’acquiesçais d’un signe de tête prononcé avant de le suivre dans les couloirs menant au bureau d’Alyria. Je le laissais entrer en premier dans la dite pièce, poussant l’une des deux grandes portes richement ornées. Je m’infiltrais donc dans la pièce et je le laissais m’annoncer avant de finalement joindre mes deux pieds dans une position fixe avant de m’incliner avec respect et politesse devant la Maitre Jedi et Ministre. Une double position qui méritait encore plus un tel respect. Enfin, je déglutissais calmement avant de prendre la parole sur un ton plutôt neutre :

« Maitre Von. C’est un honneur de pouvoir vous aider, et cela d’une quelconque manière bien que j’espère que vous m'éclairerez à ce sujet. » Je marquais une légère pause avant de conclure : « Pour tout vous dire, le Conseil ne s’est pas montré des plus explicites quand à la raison de ma venue. »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Ven 8 Mai 2015 - 16:33

« Vous avez préparé l’audit sur les réserves médicales de la troisième armée ? »

« Oui, il vient de vous être transmis, ainsi que le rapport sur les mouvements de troupes à la frontière. »

« Merci, je lis ça tout de suite. »

Alyria commença à parcourir rapidement les notes devant elle, histoire d’avoir une vue plus large avant de véritablement s’attaquer dans le détail à la liste impressionnante de chiffres et de noms techniques qu’elle parcourait à présent. Elle était sans doute encore bonne pour passer une nuit dans son bureau. Il n’était pas rare qu’elle dorme là, sur le lit de camp installé dans la petite pièce attenante, ce qui paradoxalement, semblait plutôt rasséréner les malheureux gardes qui avaient été assignés à sa protection et qui ne se trouvait pas obligé de la laisser, comme elle l’ordonnait systématiquement quand elle restait dans son propre appartement ou au Temple.

Elle s’arrêta un instant, surprise de voir que son directeur de cabinet n’avait pas bougé d’un pouce, alors qu’il s’éclipsait généralement quand elle commençait à travailler sur les données qu’il lui avait apportées. Levant les yeux de son document, la gardienne finit par demander :

« Oui ? Il y autre chose dont vous vouliez me parler, Fenter ? »

L’echani lui lança un regard perçant, puis déclara calmement, conscient que sa supérieure avait sans doute oublié son rendez-vous de la journée :

« Simplement vous rappeler que votre nouveau … conseiller jedi devrait arriver sous peu. Le Chevalier Draayi. »

Aussitôt, le souvenir de sa conversation avec Maître Brock du Conseil jedi lui revint en mémoire et Alyria dit d’une voix un peu contrite :

« Oh oui, navrée, je pensais qu’il n’arrivait que demain. Bien, l’atterrisage de sa navette est prévue pour dans … ? »

« Une heure, Madame la Ministre. »

« Très bien, j’essaye d’avancer cela et je l’acceuillerais en personne. Oh, et ne vous inquiétez pas, Fenter. C’est quelqu’un de ma famille, je lui fais entièrement confiance pour nous être utile et ne rien révéler des affaires de l’armée. »

L’homme parut satisfait par cette réponse et s’inclina légèrement, puis resta un instant à la regarder, avant de demander avec un mince sourire un peu songeur :

« Je ne savais pas que votre père avait des contacts réguliers avec des membres de sa famille… »

« Non, c’est un cousin du côté de ma mère. Assez éloigné d’ailleurs, je ne l’ai appris que récemment. En réalité, vous connaissez les règles jedis quant aux relations avec la famille. Mais c’est surtout un de mes anciens élèves au sabre. Et doué, qui plus est. »

A ces mots, son visage s’anima, et pendant un bref instant, on eut dit que la maîtresse d’armes était revenue dans sa chère salle d’entraînement. L’echani nota silencieusement le changement, mais ne fit aucune remarque. Il savait que malgré l’intérêt que la jedi portait à la politique galactique et son professionnalisme pour assurer aux mieux ses fonctions de ministre, elle regrettait intérieurement ses attributions de maître d’armes. En parler suffisait ainsi à raviver cette flamme dans ses yeux verts qu’il voyait rarement dans ce bureau. Yusanis s’inclina donc et sortit, laissant la sang-mêlée seule.

Alyria soupira. Elle ne savait pas exactement ce qui était passé par la tête de son petit-cousin quand ce dernier avait décidé de défier un ordre du Conseil pour se lancer dans une sorte de quête non-autorisée avec un initié, de ce qu’elle avait compris de la transmission de Maître Brock. Mais en tout cas, quand elle avait demandé si un jedi ayant côtoyé les siths précédemment de manière prolongée pouvait lui être envoyé en tant que conseiller temporaire, on lui avait glissé le nom de Joclad. Dans un premier temps, elle avait été surprise, évidemment, puis s’était souvenue que celui qui venait d’être adoubé avait été prisonnier des siths après la cruelle défaite d’Artorias. Il avait donc été en contact prolongé avec l’obscur, comme son ami Halussius. Sans compter que de ce qu’elle avait compris des sous-entendus fait par le revêche maître jedi, plonger le garçon dans la politique de Coruscant serait un moyen assez intéressant de punir son comportement… Et ce de façon suffisamment intelligente pour que la correction soit utile à quelque chose.

La demi-echanie pouvait comprendre le raisonnement : un certain nombre de jedis avaient un dégoût certain de la politique, son amant en premier lieu d’ailleurs, se dit-elle avec un léger sourire, qui s’effaça rapidement de son visage. Il n’était donc pas forcément étonnant que son cousin éloigné ressente la même chose. Mais elle avait besoin d’aide, et surtout manquait cruellement de têtes familières, de personnes de confiance dans les allées du Sénat. Certes, Yusanis était là, mais hormis lui, les autres n’étaient que des noms, des réputations, au mieux des connaissances plus ou moins proches de ses années passées comme garde du corps auprès de ces personnalités. Avoir Joclad à ses côtés serait un plus non négligeable, du moins elle l’espérait.

La trentenaire se replongea dans ses documents, et bientôt, l’heure s’écoula. Elle se cala dans son fauteuil et attendit en silence que le Chevalier fasse son entrée. L’Amiral Fenter l’introduisit enfin, et Alyria dévisagea un instant celui qu’elle avait connu adolescent et qui était à présent un jeune homme. Voilà qui ne la rajeunissait pas. A l’époque où elle l’entraînait, elle-même n’était encore que Chevalier, et elle avait encore sa main… Qui eut cru à des telles évolutions à l’époque ? Sûrement pas elle en tout cas. Mais la Force réservait toujours de bien étranges surprises.

Enfin, constatant qu’un silence peut-être un peu inconfortable s’était installé dans la pièce après les paroles de son cadet, Alyria se reprit et se leva de son fauteuil pour aller serrer la main du corellien en personne.

« Bonjour Chevalier Draayi. C’est un plaisir de te revoir. Je t’en prie, assieds-toi. Amiral Fenter, vous pouvez nous laisser, ce sera tout. »

Elle avait préféré donner son titre complet à l’echani pour que Joclad sache qui il était exactement, outre son directeur de cabinet, histoire de ne pas commettre d’impair. Une fois son directeur de cabinet parti, Alyria déclara :

« J’avais demandé il y a quelques temps au Conseil s’il pouvait m’envoyer quelqu’un ayant eu affaire relativement longuement aux siths, et en raison de ton passage sur l’Atramentar, c’est toi qu’ils ont décidé d’envoyer. »

Voilà pour la version officielle. Maintenant…

« Cependant, je ne te cache pas non plus que ton éloignement provisoire d’Ondéron pourrait avoir un lien avec tes agissements récents. Je n’ai pas eu d’explications complètes sur ce qu’il s’est passé, mais il m’a semblé que ta disparition d’il y a quelques mois a passablement inquiété l’Ordre… »

Et elle d’ailleurs. Même si leur lien familial était ténu et que la trentenaire n’était pas à proprement parler une personne très familiale, Joclad était un de ses anciens élèves, et un confrère jedi, aussi son absence prolongée au Temple avait fini aussi par l’inquiéter, comme nombre de ses pairs. Aussi elle désirait comprendre un peu mieux les raisons de cette disparition, ce qui au passage pourrait considérablement éclairer la cause de son envoi sur Coruscant.

« Tu veux bien m’expliquer ce qu’il s’est passé ? »

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Dim 10 Mai 2015 - 22:50


Bon… Ok…

Décidément, j’avais visiblement le don pour jeter un froid à chacune de mes allocutions. Bien que cela n’ait en général pas vraiment d’incidence par le passé, j’avais commencé à m’inquiéter de ce problème dès lors que j’avais reçu pour instruction de venir me présenter devant Maitre Von, ou plus exactement la Ministre de la Défense. Et voilà que ces craintes manquèrent de se concrétiser lorsque le silence vînt suivre ma remarque. Fort heureusement, Alyria ne tarda pas à rompre ce silence des plus désagréables en venant briser la glace. Plutôt hésitant, je lui serrait la main, bien que j’avais du mal avec le concept même de saluer de la sorte un membre éminent de l’Ordre, Maitre d’Armes, Ministre de la Défense et Maitre Jedi qui plus est. A cela venait s’ajouter notre lien familial, bien que très lointain.

Je me souvenais encore du jour où je lui avais annoncé cette révélation, elle qui semblait alors l’ignorer à l’époque. Notre séance d’entrainement mouvementée était restée gravée dans ma mémoire comme le jour où j’avais pu commencer à comprendre la philosophie de l’Ataru dans son ensemble, et je ne la remercierais jamais assez de m’avoir aidé à trouver l’élément déclencheur. Mais en ce jour, c’était des horizons bien différents que l’on se retrouvait. Je n’étais plus Padawan, et elle, elle n’était plus Chevalière !
Réalisant que le responsable du cabinet était également un Amiral, je ne pus empêcher une certaine surprise surgir sur mon visage alors que je le saluais plus respectueusement, pour finalement prendre place dans le fauteuil que la Ministre me présentait.

« Le plaisir est partagé, Maitre Von. Cela faisait longtemps… »

Attendant d’être seuls, Maitre Von ne tarda pas à prendre la parole pour m’expliquer succinctement la raison de ma venue ici. J’étais tout de même perplexe à l’idée que le Conseil puisse avoir décidé de m’envoyer moi pour une telle tâche : conseiller Maitre Von concernant les Sith. C’était une blague ?
En revanche, il était bien plus probable que le Conseil ait décidé de me sanctionner d’une manière ou d’une autre en m’envoyant dans la gueule du loup, dans l’univers qui m’inquiétait le plus : celui de la politique. Il n’y avait qu’à regarder ma superbe performance en tant que garde au Sénat pour en comprendre tout le sens… Je restais discret, laissant ma main glisser sur mon visage alors que je réfléchissais au pourquoi et au comment de la chose. Mais oui, Maitre Von avait sans doute raison…

Pour tout dire, lorsque j’étais parti pour cette aventure, je m’étais surtout inquiéter pour Léonar, lui qui avait surement dû se creuser les méninges pour tenter de comprendre pourquoi j’étais parti sans crier gare, et sans donner de nouvelles. Mais je n’avais pas penser au reste…

Mon regard finit par se glisser dans celui de la Ministre, alors qu’elle venait finalement poser la question fatidique, celle à laquelle je ne pouvais clairement répondre, parce que je m’en étais fait le serment de ne rien révéler sur une partie de mon périple. Je déglutissais lentement, avant de prendre la parole. J’étais bien plus serein que lors de ma séance au Conseil, je devais l’avouer…

« Vous savez, je n’ai passé que quelques mois chez les Sith… enchainé, blessé, torturé. J’ai vu les Sith massacrer des enfants sous mes yeux juste parce que je ne voulais pas céder à leurs caprices… A part la bataille d’Artorias, Flydon Maxima et mes rencontres anodines avec une certaine Shaar-lâ sur Mon Calamari, et plus récemment sur Corellia… je n’ai pas vraiment d’expérience sur les Sith. D’ailleurs, il y a toujours des infiltrations de Sith en territoire Républicain. Cette Shaar-lâ, je l’ai croisé il y a peu, avant que l’on m’envoie sur Coruscant. Les Sith ne respectent pas le traité… »

Quitte à donner des informations, il vaut peut-être mieux le faire maintenant. Mai hélas, je ne couperais pas à la nécessité de devoir parler de ce qui m’avait mené ici. Et c’est avec un léger soupir que je reprenais le récit, en version courte cette fois-ci…

« Bref… Le Conseil n’a pas tardé à me mettre sur une mission, suite à mon adoubement. Je devais retrouver un camarade, mais aussi un ami. Un Initié qui avait une énième fois fugué suite à son retour du vaisseau prison des Sith. Il a même combattu avec moi à Artorias… D’après ces propos, laissé dans une lettre, il disait être parti à la recherche de quelque chose, et de quelqu’un. Je me suis mis en route. J’ai été voir sa famille sur Kuat, qui a refusé de me dire où il était partit alors qu’il était venu les voir. Puis j’ai finis sur Dantooïne, où j’ai perdu sa trace. Je m’en suis alors remis à la Force et aux indices trouvés pour me guider. J’ai eu des visions venant de la Force Unificatrice, qui me désignait Nar Shaddaa. Je les aie d’abord ignorés. Mais j’ai finis par les écouter alors qu’elles finissaient par me hanter à chaque méditation..

Au final, j’ai retrouvé l’Initié en question, avec une inconnue qui a vite fuit en me voyant arriver. C’était soit disant celle qui l’avait libéré de l’Atramentar. Cela laisse donc peu de doute sur ses origines… Mais alors que je le ramenais, et que j’avais l’impression qu’il me baratinait avec une soit disant quête, j’ai eu de nouvelles visions. Mon… premier mentor m’est apparu, et m’a demandé de l’écouter, et de faire confiance à l’Initié. Je… ce n’était pas un hasard… et j’ai fini par le suivre. On a disparu pendant plusieurs mois, sans donner de nouvelles, après avoir emprunté un vaisseau de l’Explocorps. Mais on a accompli cette quête. Plus encore, j’ai aidé cet Initié à résoudre bon nombres de ces problèmes, ceux que les Maitres n’ont pas réussi à résoudre. Mieux, j’ai découvert que… que l’on était lié. Un lien fort…

Et lorsque l’on est revenu, c’était les élections. Les Jedi et la sécurité du Sénat avait besoin d’aide et on s’est proposé. On nous a accepté, je ne sais ni pourquoi, ni comment. On devait sécuriser la salle serveur, où étaient enregistrés les votes… Mais on a été leurré par une gamine. Elle était accompagnée d’une femme. D’après les gardes, peu coopératifs d’ailleurs, il s’agissait de l’assistante de la délégation d’Aargau… Ils étaient suspects, mais la sécurité nous a barré le passage. Ils se sont enfuis, et personne n’était là pour vérifier qu’il n’y avait pas d’intrusion dans le système informatique… On a échoué dans notre mission, Maitre Von. »


Je soupirais, peu fier d’avoir échoué aussi lamentablement sur toute la ligne. Je n’irais pas plus loin dans le récit, ce n’était guère utile. Sauf si Maitre Von désirait en savoir plus, tant que ça n’avait pas de lien direct avec Tython.

« C’est… à peu près tout, Maitre Von. »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Mar 12 Mai 2015 - 22:57

Alyria avait su d’emblée que Joclad serait dubitatif quant à son envoi auprès d’elle. D’un côté, il était vrai que le motif pouvait paraître fantasque aux yeux du premier venu. D’un autre… L’esprit averti aurait vu immédiatement dans un survivant de l’Atramentar une mine potentielle d’informations sur les dirigeants siths, leurs méthodes, leurs habitudes… Le Chevalier était jeune, et n’avait pas toutes les cartes en main. Pourtant, la gardienne avait confiance : son instinct en la matière la trompait rarement. Elle savait, de manière inexplicable, qu’il lui apporterait ce dont elle avait besoin comme éclaircissements.

En effet, le tout n’était pas d’avoir quelques noms sur un papier listant les indésirables connus sur le territoire républicain, mais bel et bien de compiler des dossiers complets de charges, mais aussi et surtout des descriptions précises à transmettre aux agents de la République, de l’intérieur ou de l’extérieur. Il ne fallait pas avoir une vision angélique des choses, et cela, la maîtresse d’armes l’avait compris dès ses jeunes années de padawan, à suivre son maître qui évoluait parmi les Ombres jedis, à débusquer les criminels dans tous les recoins de la galaxie et éliminer les siths en vadrouille. A l’extérieur des frontières rassurantes de la République, il ne fallait pas hésiter à prendre des mesures parfois drastiques pour assurer la sécurité de l’Etat. C’était aussi à cela que servaient les services secrets de la Défense…

En entendant Joclad parler de son incarcération, Alyria ne put s’empêcher d’éprouver une vague de compassion, qu’elle réprima cependant bien vite, consciente que le jeune homme ne voulait sans doute pas se retrouver à devoir se remémorer ces souvenirs douloureux en sentant une aura de commisération se diffuser à travers la Force. Infliger des tortures à un simple adolescent… Elle ne comprenait pas, et en sens, c’était tant mieux. Il y avait certains actes qu’on ne pouvait pas appréhender rationnellement tellement ils échappaient à la rationalité morale la plus normale.

Aussi elle se reconcentra sur les paroles du garçon et un mince sourire apparut sur ses lèvres rapidement : son intuition ne l’avait pas trompé. Elle attendit qu’il ait terminé son questionnement et répondit simplement, prenant bien soin de parler avec un calme trompeur, que seule une personne la connaissant très bien aurait pu percer et être ainsi en mesure de déceler un éclair de malice et de contentement mêlé :

« Shaar-Lâ dis-tu ? Tu pourrais me décrire plus précisément tes rencontres avec elle et me donner un compte rendu aussi fidèle que possible de son apparence physique, mais aussi et surtout de ses capacités et aptitudes ? Ces informations me seront très précieuses Joclad… Tu vois que tu peux m’aider. »

Le nom n’était guère courant, il y avait une chance plus que raisonnable pour que le jeune homme soit tombé sans le savoir sur la propre apprentie de la Dame Noire… Et s’il l’avait croisé sur Corellia, alors cela pouvait se révéler un avantage certain. Il était évident que les siths ne respectaient pas le Traité d’Artorias, c’eut été folie que de les croire capable de cela. Mais si l’apprentie elle-même de leur dirigeante se baladait ainsi en plein territoire républicain… Voilà qui était une information de prime importance. En tout cas, elle saurait s’en souvenir, pas de doutes là-dessus.

Elle ajouta d’ailleurs :

« Bien sûr qu’ils ne le respectent pas. Nous le savons tous pertinemment, comme cette histoire de rebelles siths semble quelque peu… étrange, pour le dire poliment, je m’en suis rendue compte sur Byss. Mais sans preuve, il est difficile d’amorcer quoi que ce soit sans passer pour des revanchards prêts à toutes les bassesses pour revenir sur le Traité d’Artorias. C’est exactement cela que les siths attendent. Et ce que nous ne ferons pas. Parce que pendant qu’ils pensent contrôler la situation, nous avançons aussi nos propres pions, renforçons nos défenses tout en agrégeant le maximum de témoignages possibles. »

Alyria n’avait jamais eu la prétention d’être une stratége de bataille douée, loin de là. En revanche, c’était une planificatrice pragmatique à grande échelle, et une excellente gestionnaire de données. En un mot, ce qu’elle manquait en fulgurance immédiate, elle le compensait par le travail et une pensée empirique basée sur l’analyse de long terme. D’où cet important tache qu’était le recoupement des informations.

Quittant cependant le terrain purement relatif à la Défense pour un temps, la demi-echanie écouta Joclad sans mot dire lui faire le récit de ses mois d’absence. La mention de  visions de la Force Unificatrice la fit tiquer un instant, car les récits de ses apparitions brèves du futur étaient rares, mais après tout, qui était-elle pour juger des méandres de la Force ?
Quant au reste… Bon au moins elle avait sa réponse, et était en partie satisfaite, même si cette histoire de quête l’intriguait. Cependant si Joclad n’avait pas jugé utile de développer, et ce de manière aussi flagrante, il devait y avoir une bonne raison à cela, pour le reste le Conseil avait tranché, aussi elle s’abstiendrait de poser un jugement derrière. Même si une question restait en suspens, et celle-ci, elle n’hésita pas à la poser :

« Cet initié, ton ami… Tu l’as pris comme padawan, n’est-ce pas ? »

Elle connaissait ce sentiment de liaison dans la Force qui pouvait naître dans un duo, elle l’avait ressenti avec Armod… Pendant un bref instant, Alyria se demanda ce que devenait son ancien élève, comment il avait réagi à sa nomination… Puis se reconcentra sur la conversation en cours. L’assistante d’Aargau… Très intéressant…

« L’assistante du Sénateur ? Tu es sûr ? Que s’est-il passé exactement ? Si tu as des détails dont tu te souviens, cela pourrait être utile. Et des recommandations quant à la sécurité des lieux d’ailleurs, ce n’est pas exactement sous ma juridiction, mais je pourrais toujours transmettre une note à mon collègue de la Sécurité Intérieure.»

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Ven 15 Mai 2015 - 11:15


Et bien… il arrivait parfois que je me surprenne moi-même ! Je n’avais pas pensé ‘ombre d’un instant que pareille information puisse autant intéresser la ministre. Certes, j’avais rencontré une nouvelle fois Shaar-lâ, et sur un territoire républicain qui plus est. Pour changer, diront certains. Mais pour une fois, elle n’avait pas fait de vague si ce n’est dans la pègre, et avec mon aide en plus ! Après, rien ne dit que si elle ne s’était pas fait taxer ses sabres-lasers, elle n’aurait pas tout simplement taillé dans la population. Mais visiblement, le nom avait fait tiquer la Maitre d’Armes, ce qui ne manqua pas de m’intriguer plus encore. Qu’avait-elle encore fait qui puisse susciter autant l’intérêt de la République ? Avait-elle fait plus que raser une ville sur Artorias ?

Si j’avais su, peut-être que je ne l’aurais pas laissé filer aussi facilement. Mais ce qui est fait est fait, on ne peut hélas pas revenir sur le passé, mais l’on peut très bien se concentrer sur l’instant présent pour essayer de planifier l’avenir. J’étais confiant dans la possibilité de mettre un terme aux agissements de Zora comme à ceux des Sith en général. Mais j’étais toujours perplexe quant à la possibilité de faire taire un tel fléau. Les Sith ont toujours été repoussés voire même massacrer, comme avec le Génocide de Korriban pour ne citer que ça. A plusieurs reprises, nous avions pensé que les Sith n’étaient plus. Mais nous ne faisions que nous aveugler. J’avais toujours pensé que les Sith, tout comme les Jedi, ne pouvaient être éradiqués et mon voyage sur Tython n’avait que confirmé mes pensées sur ce sujet. La Force n’était qu’équilibre et unité. On ne pouvait tout simplement éliminer un pan de la Force, sans éliminer la Force elle-même. Et au final, j’en étais même parvenu à partager certaines pensées de Léonard, comme quoi Jedi et Sith n’étaient rien comparé à la Force, et à ce que l’on caractérise comme le pan lumineux ou le pan obscur, mais nos actions, et notre existence au sein de la Force, Jedi comme Sith, restait cependant d’importance de par nos actes. Mais il s’agissait là d’un sujet qui m’éloignait de la conversation actuelle…

« Oui, Shaar-lâ. Je n’ai jamais entendu son prénom, mais il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une personne d’importance. » répliquais-je simplement, avec un léger sourire en réponse à sa remarque quand à mon utilité. Pour me répéter : il est vrai que j’arrive à me surprendre. Je reprenais cependant sur un ton tout aussi calme, signe de ma concentration. « Mes rencontres avec elle… furent assez mouvementées. Je l’ai croisé pour la première fois sur Mon Calamari, comme je le disais. J’étais accompagné de la Padawan de Maitre Mi et notre mission était de récupérer un enfant sensible à la Force qu’un Jedi sur place avait signalé. Mais dès notre arrivée, elle nous attendait et ce qui devait être une mission simple se transforma en course poursuite entre elle et moi. Je l’ai traqué, quand elle a remarqué qu’elle ne pouvait me vaincre, pour l’empêcher de mettre sa menace à exécution. Elle voulait massacrer les gens sur son passage. Et c’est ce qu’elle a en partie fait jusqu’à ce que je la force à fuir la planète. Il y a trois ans, j’avais le dessus. Mais les choses ont changé. Sur l’Atramentar, elle a réalisé qu’elle avait pris le dessus, et elle m’a malmené, comme je vous l’ai dit. Elle m’a torturé et massacré des enfants justes pour me faire mal. Elle a une dent contre moi, c’est évident. La dernière fois que je l’ai croisé, ce fut Corellia. »

Corellia… Devais-je vraiment en parler ? J’avais tout de même aidé cette folle, ce jour-là. Bon, je n’avais certes pas eu le choix, mais tout de même. J’avais fait alliance avec mon némésis. Et elle m’avait embrassé, en plus ! Bon ça, par contre, j’allais certainement pas en parler..

« Corellia fut plus complexe. On a tous les deux été victime d’un vol, par ce qui se révéla être un Cartel implanté sur la planète. On s’est rencontré devant leur repaire, et forcément le combat s’est enclenché. Elle a fait usage d’un brouillard, comme sur l’Atramentar. Sans parler de ses sabres. Elle en a deux, d’ailleurs. J’étais clairement surpassé lorsque l’on a été repéré. On a fini prisonnier. Du coup… du coup on s’est allié, vu les circonstances, pour nous échapper. Je n’ai pas pu, une fois libre, la mettre hors d’état de nuire. Elle est simplement trop puissante pour moi seul, Maitre Von. » finis-je par expliquer, cette fois-ci plus hésitant. Je n’étais pas très fier de m’être fait avoir de la sorte, et d’avoir été incapable de lui régler son compte une bonne fois pour toute.

J’acquiesçais cependant à la réplique concernant l’Empire. Nous étions d’accord sur ce point. Le traité n’était qu’un moyen de brouiller les choses. Les Sith ont déjà violé l’espace républicain à de nombreuses reprises, et ce n’est pas parce que nous nous étions mis d’accord sur un bout de papier que tout allait changer. Bien au contraire, d’ailleurs. Maintenant qu’il y avait un semblant d’accord, les Sith n’allaient sans doute pas se barricader derrière leurs frontières. Nous devrions nous attendre à bien plus de tentatives de déstabilisation, auxquelles nous devront répliquer avec attention, pour ne pas offrir de prétextes aux Impériaux. Cette pensée ne manqua pas de me faire rebondir sur ces « rebelles Sith », m’offrant l’opportunité de poser une question qui venait à présent me tarauder l’esprit :

« D’ailleurs, sait-on qui est à la tête de ces rebelles, Maitre ? »

C’était là aussi un moyen dérisoire pour tenter de repousser la question fatidique, celle concernant mon voyage en compagnie de Johun et Zélonion. Mon regard revînt se fixer dans celui de la ministre, non pas pour la défier, mais plutôt pour chercher à connaître ce qui se cachait derrière cette question à propos du lien entre Zélonion et moi. Mais puisqu’il fallait en parler, profitons du fait que derrière la ministre et Maitre d’Armes se trouve un membre de ma famille certes éloigné.

« Hum… D’une certaine manière… Je lui ai enseigné certaines choses durant notre périple. Notre lien s’est révélé pendant ce voyage et on ne pouvait pas le nier. Je lui ai effectivement fais la promesse de le former, mais nous devions d’abord franchir la barre du Conseil. Mais nous ne l’avons pas fait. Il m’a… déçu, ce jour-là.»

Si elle voulait plus de détails, libre à elle de me le demander. Mais je ne voyais pas l’intérêt de m’étaler plus sur le sujet si elle ne l’estimait pas nécessaire. Je ne doutais pas du fait que nous aurons à discuter de bons nombre de sujets durant mon passage ici. La preuve étant que nous dérivions déjà sur un autre sujet, que j’estimais bien plus important que le précédent.

« Dire que j’ai la certitude de sa complicité serait une erreur de ma part. Je n’ai fait qu’obtenir l’information d’un garde que j’estime douteux et incapable de faire son travail avec discernement. On assurait la protection lorsque l’on est tombé nez-à-nez avec une adolescente. On a tout de suite senti qu’il y avait quelque chose d’étrange à son sujet et on a tenté de l’interpeller pour lui poser quelques questions. Mais elle nous a filés entre les doigts grâce à une aide extérieure. La sécurité du Sénat les a laissé passer, et s’est opposé à notre intervention. Il est là, le problème. J’ai l’impression que l’on ne nous fait toujours pas confiance. Ou tout du moins, aux Jedi inconnus dans l’antre du Sénat. S’ils avaient été plus conciliants, et moins bornés, on aurait pu régler ce problème. Le fait est qu’en notre absence, personne ne surveillait les systèmes informatiques. Et je n’ai pas peur de le dire, il est possible que les résultats de la dernière élection ait été faussé. Je n’ai cependant aucune preuve pour l’affirmer ou non. »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 23 Mai 2015 - 21:38

A mesure que Joclad décrivait ses rencontres traumatisantes avec ce qui apparaissait comme une véritable Némésis, Alyria écrivait soigneusement l’ensemble de son témoignage afin de le transmettre aux services secrets pour compléter le dossier déjà chargé de la sith. Plus la République et les jedis auraient des informations sûres, plus ils pourraient être à même de contrecarrer les plans perfides de l’Empire. La paix ? La maîtresse d’armes aurait voulu y croire. Sincèrement. Mais son esprit rationnel, ce qu’elle avait vécu sur Artorias, sur Byss, dans l’ensemble de son existence, les rapports qu’elle recevait régulièrement de la frontière faisaient qu’il lui était bien difficile d’imaginer que cette dernière tiendrait bien longtemps. En vérité, la question n’était pas de savoir si oui ou non les siths respectaient le traité, parce que la réponse était parfaitement évidente. Non, la réelle interrogation était de savoir quand la paix se fissurerait. Et la demi-echanie espérait qu’à ce moment, la République et l’Ordre jedi seraient prêts pour se défendre, voir riposter.

En entendant Joclad avouer qu’il s’était momentanément allié avec Zora Shaar-Lâ, Alyria fronça légèrement les sourcils, mais ne dit rien, se contentant de noter la fin de son récit. Au vu des circonstances qu’il lui décrivait, bien sûr, le réprimander eut été mal venu, et ce n’était pas forcément sa place. Enfin, plus exactement, c’eut pu être la place de Maître Von, mais pas celle de la Ministre de la Défense, or, même si pour elle ces deux identités constituaient un tout, à savoir elle-même, son bureau ministériel n’était pas forcément le lieu pour un questionnement plus profond sur l’éthique jedi.

Cependant, elle se devait tout de même d’apprendre au jeune homme la réelle nature de son ennemie, qu’il sache que son manque de puissance par rapport à elle n’était pas forcément quelque chose dont il devait avoir honte. A vrai dire, s’il était devant elle à ce moment présent, cela signifiait qu’il avait la force de résister à l’apprentie de la Dame Noire en personne. Ce n’était pas rien. Relevant la tête de ses notes, l’air parfaitement imperturbable, Alyria attendit quelques instants puis lâcha finalement :

« Zora Shaar-Lâ est l’apprentie de Darth Ynnitach en personne. Je pense que je n’ai pas besoin de t’expliquer plus avant en quoi les informations que tu viens de me fournir peuvent s’avérer précieuses. »

Elle lui laissa un moment pour digérer l’information, consciente que cela allait sans doute lui faire un petit choc tout de même, puis déclara d’une voix douce, compréhensive, qui pour le coup, était beaucoup plus celle de la maître jedi et de la parente éloignée que de la ministre de la République :

« Avoir réussi à survivre à autant de rencontres avec l’un des personnages de premier plan de l’Empire sith n’est pas donné à tout le monde Joclad. 

Elle n’a pas pu te briser sur l’Atramentar. C’est cela qui doit la pousser à agir ainsi. En un sens, résister est une preuve de force à elle seule. »

Cependant, elle savait que face à l’amertume de l’échec, ces paroles ne seraient pas forcément d’une grande aide, aussi la gardienne ajouta avec une note de sympathie dans le regard :

« Néanmoins, je reconnais que ce n’est pas forcément particulièrement agréable de se sentir devancé par un adversaire. Si tu veux, tant que tu stationneras sur Coruscant à mes côtés, tu pourras éventuellement demander à Maître Vocklan, au Temple, de t’entraîner. C’est un maître d’armes, comme moi, sans doute l’un des plus grands spécialistes du Soresu… Et un vieil ami. Je pense qu’il pourra t’aider.

Sans compter qu’à mon sens, avoir quelques heures d’entraînement pour faire autre chose que ce travail de bureau ne sera pas pour te déplaire, je me trompe ? »

La trentenaire n’était pas dupe, et se doutait bien qu’officier en tant que conseiller d’une ministre n’était pas exactement ce que Joclad aurait préféré faire. Certes, c’était aussi censé être une mise à l’épreuve après son entretien avec le Conseil, mais Alyria préférait ne pas trop alourdir le fardeau du jeune homme. Mieux valait faire preuve d’un brin de compréhension.
La question que lui posa son parent éloigné derrière la gêna néanmoins un instant. C’était une information classifiée, connue des maîtres du Temple seulement. Devait-elle la partager ? Surtout qu’hormis un nom, les informations étaient plus que parcellaires. La jedi décida donc de répondre prudemment :

« A vrai dire, un nom a été découvert par certains maîtres, mais c’est tout. Nosfera. Je n’ai guère plus d’informations à offrir. Cependant… »

La demi-echanie hésita un bref instant puis se décida à dire le fond de sa pensée :

« Mais à vrai dire, je ne sais pas si nous devons vraiment chercher pour un leader… Parce que j’ai des doutes importants sur la réalité de ces rebelle siths… Ils ont une tendance à arriver au bon moment je dirais… Et vraiment depuis Byss… Cette question m’intrigue autant qu’elle me perturbe pour être honnête. Peut-être que dans les mois suivants, nous pourrons en apprendre davantage. »

La suite revint sur un terrain plus personnel pour Joclad, et de ses paroles, Alyria conclut qu’il n’avait pas pu prendre son jeune ami comme padawan. Qu’avait-il fait pour cela ? Elle ne le savait pas, et ne désirait pas forcément le savoir d’ailleurs, jugeant que cela ne la regardait pas, mais elle demanda tout de même, afin d’être sûre que cette question ne serait pas un frein pour le jeune homme :

« Je vois… J’espère que cet échec ne te pèse pas trop. Cet initié est donc resté au Temple d’Ondéron ? »

Séparer le duo en cas de désaccord du Conseil quand à une formation d’un lien maître/padawan était sans doute la première chose à faire, ce qui pourrait expliquer plus facilement l’envoi de Joclad à ses côtés. Un sourire compréhensif apparut sur le visage de la maîtresse d’armes, ce qui arrivait de moins en moins ces derniers temps, et elle lui dit gentiment :

« Plus tard, si tu veux en parler, n’hésite pas. »

Elle reprit néanmoins son sérieux pour écouter attentivement les souvenirs de Joclad quant au jour de l’élection, et ses lèvres se pincèrent douloureusement, formant une ligne extrêment mince, tandis qu’elle réfléchissait.

« Merci pour ces informations. Je demanderais à des officiers de confiance une analyse discrète des données de la soirée électorale… Inutile de te préciser néanmoins, que les choses ne changeront pas… Mais cela pourrait amener des informations intéressantes sur d’éventuelles tentatives de pénétrer dans le système, et augmentera au besoin nos dispositifs de surveillance. »

Elle fit une pause, puis conclut :

« Quant à ta remarque, elle est justifiée. C’est également pour réparer ce genre d’idioties qui entravent les actions de tous et la bonne gestion des affaires publiques que j’ai toujours été partisane d’un rapprochement en termes d’actions communes avec la République. 

Néanmoins, avec ma nomination et surtout les actions d’éclat de Maître Tianesli lors des dernières élections justement, la coopération s’est peu à peu renforcée. J’espère pouvoir continuer à œuvrer en ce sens. Il en va de la sécurité des civils autant que de l’Ordre. 

Après tout, ce sont les informations transmises par Maître Berryl puis analysée par les services secrets républicains qui ont permis de détecter la falsification de l’enregistrement donné par Côme Janos de son entretien avec la Dame Noire. 

Je présume que tu es au courant de cette nouvelle ? »

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 30 Mai 2015 - 23:53


Je parlais, et elle notait. Voilà donc à quoi se résumait pour l’instant notre premier entretien depuis quoi, plusieurs mois si ce n’est plus. Je ne m’attendais pas à ce que de telles informations n’aient pas filtré du Conseil Jedi vers la Chancellerie ou la République en général. Surtout du moment qu’un Jedi tient un rôle important dans le gouvernement. Décidément, j’avais réellement du mal à comprendre le jeu de la politique. Les intérêts des Jedi et de la République sont les mêmes sur le long terme, face aux Sith. Alors pourquoi cacher des choses ? Il était néanmoins possible que l’information ne soit pas encore remonté jusqu’à elle. Dans tous les cas, et même si Alyria préféra ne rien dire, je vis dans son regard qu’elle désapprouvait l’idée même que j’ai pu m’allier temporairement à une Sith pour me sortir d’une situation complexe pour ne pas dire catastrophique. Je me sentis soudainement obligé de me justifier, pour éviter que cette histoire ne soit amplifiée par de possibles préjugés ou à-prioris sachant que ma position était des plus instables depuis mon retour de Tython. Mais pour le coup, je n’avais réellement eu le choix. On m’a toujours dis que dans ce genre de situation, il faut parfois savoir se reposer sur son instinct. Et ce jour-là, tout fut limpide : c’était ça, ou finir sa vie réduit à l’état d’esclave sur un monde perdu de la Bordure Extérieure. Shaar-lâ l’avait bien compris elle aussi. Et puis il se trouvait que les personnes en face n’étaient pas les gens les plus recommandables non plus. Si nous avion été emprisonné dans une prison gouvernementale, l’histoire aurait sans doute été bien différente.

Pourtant, la suite fut bien surprenante, tant la révélation faite par ma grande cousine fut fracassante. Je fus parcouru d’un frisson, me raidissant alors que j’apprenais que Shaar-lâ n’était autre que l’apprentie de la Dame Noire, Darth Ynnitach en personne. Je déglutissais lentement, réalisant que j’avais affronté à plusieurs reprises, mais aussi été torturé puis aidé par la personne la plus proche de l’Ennemie. Petchuk… Sérieusement, j’avais laissé l’apprentie de la Dame Noire s’échapper à deux reprises ? Je me maudissais pour mon ignorance, bien que je ne puisse de fait pas savoir de qui il s’agissait réellement bien qu’au final, je réalisais qu’elle avait involontairement laissé planer certains indices à chacune de nos rencontres. Alyria pouvait bien tenter de mette en avant certains points positifs à retirer de tout cela, je me sentais coupable de l’avoir laissé filer alors que j’avais clairement eu l’opportunité de la réduire au silence pour une longue période, voire peut-être indéfiniment.

Je prenais cependant en compte ses remarques, les sachant parfaitement fondées. J’avais résisté à Shaar-lâ et ses tentatives de me briser. Je l’avais à chaque fois repoussée bien que je n’avais pu la vaincre en la forçant à se rendre, ou bien en mettant un terme à sa vie si cela s’était avérer comme la seule échappatoire possible. C’est pourquoi j’accueillais ses conseils sans le moindre problème en opinant du chef, avant de reprendre sur un ton plat, et quelque plus dur alors que j’essayais de réprimer une certaine amertume :

« L’apprentie de l’Impératrice… Si j’avais su, Maitre… si je n’étais pas aussi ignorant, je l’aurais laissée pendue au plafond comme un simple sac à viande ! Ses actes sur Artorias… sur ces gens, ne sont pas pardonnables. Et en la laissant filer, en m’alliant avec elle pour nous éviter l’asservissement ! » lâchais-je avec une légère véhémence, avant me rétracter. Je secouais la tête, pour finalement reprendre sur un ton plus calme. « Je… je vous prie de m’excuser pour ma franchise, Maitre. Je n’ai pas encore digéré cette révélation. Je serais néanmoins ravi de pouvoir m’exercer avec Maitre Vocklan. Son action sur Byss a été très appréciée il me semble. Et c’est un professeur des plus expérimenté. D’ailleurs, si vous-même vous désirez vous aérer l’esprit, Maitre Von, je serais ravi de croiser de nouveau les lames pour un entrainement. Je dois dire que les séances d’entrainement matinales du Temple commence à me manquer.. »

J’abordais désormais un air plus souriant, alors que je me détendais à nouveau dans mon fauteuil. Repenser à ces entraînements amenait une certaine nostalgie qui n’avait rien à faire là en cet instant. Aussi la réprimais-je par un léger rire quelque peu étouffé.

« Oh, vous croyez vraiment que je ne saurais me contenter d’un travail de bureau, Maitre Von ? S’il ne s’agissait que de ça… C’est juste la politique. Les paroles des Sénateurs ne sont en général que des mensonges déformés pour paraître vrais. Alors oui, si ces entraînements réguliers peuvent me permettre d’échapper à ce… milieu, en toute franchise je n’hésiterais pas et je sauterais sur l’occasion. Mais je suis là pour accomplir une tâche, et je m’y tiendrais, Maitre. »

Et c’est pourquoi je préférais éviter le sujet, pour me concentrer sur ma mission ici. Je devais aider Alyria à comprendre les agissements des Sith dans certains domaines où j’avais pu les voir à l’œuvre. Je n’étai spas un tacticien ni même un stratège. Mais mon expérience sur l’Atramentar était plutôt unique. Qui plus est, j’étais sans doute le Jedi qui avait côtoyé malgré moi le plus longtemps l’apprentie de Darth Ynnitach. Pourtant, ce n’est cette fois-ci ni le nom de Shaar-lâ ou bien celui de l’Impératrice qui me fit tiquer, mais bien celui de Nosfera. Je commençais à me demander si le Conseil n’avait pas eu une certaine prémonition en m’envoyant aider Maitre Von dans sa tâche et j’avais l’impression d’être utile. Aussi, je l’interpellais à nouveau, et cette fois-ci avec professionnalisme.

« Attendez… vous avez dit Nosfera ? » Je soupirais, posant une main sur le bureau alors que je m’avançais légèrement. « J’ai… Il y a pas eu que Shaar-lâ qui m’a rendu visite sur l’Atramentar. Il y a aussi eu une Sith, bien plus puissante qu’une apprentie. Et plus intelligente, aussi. Elle a profité de mon état de faiblesse pour tenter de s’accaparer mon esprit. Elle voulait me manipuler par les mots, par les rêves, par les souvenirs. On m’avait drogué, je ne me souviens plus de son visage, si seulement elle me l’a montré… mais cette Sith se faisait appeler Nosfera. Ses connaissances sur les Jedi étaient… étonnantes mais incomplètes. Il serait bête de croire que Darth Ynnitach ait laissé des rebelles monter à bord d’un vaisseau prison. Qui plus est des rebelles d’une telle importance… Je n’ai jamais pris cette histoire de rebelles Sith au sérieux, et je crois que c’est bel et bien une farce, ou bien quelque chose de réel mais manipuler par les fidèles d’Ynnitach. Peut-être un moyen d’épuration des traitres. »

J’écartais les mains, pour me renfermer quelque peu alors que nous rebondissions sur ces évènements récents qui m’avaient fait échouer en ces lieux. Parfois, je me demandais si les voix de la Force pouvaient un jour être décryptées, tant cette dernière semblait vouloir me malmener. Elle m’avait guidé vers Zélonion, et au final, tout s’était écroulé à cause de la stupide insolence d’un Initié. Je baissais le regard un instant alors que je semblais réfléchir à une réponse claire qui ne tarda pas :

« Non, il n’est plus sur Ondéron. J’ai fait de grands sacrifices pour l’aider, pour tenter de soigner ses maux pour pouvoir ramener un Padawan au Temple. Un Jedi et non un semblant d’Initié irresponsable. Je le pensais prêt, j’en avais la conviction. Au lieu de cela, son amertume et son hostilité personnelle envers un membre du Conseil a tout détruit. Au final, j’ai réalisé qu’il n’avait peut-être pas changé. Il est désormais à la place qu’il a creusé durant toutes ses années de constante rébellion, sur Tanaab. Et ce n’est pas moi qui viendrai l’y chercher. »

C’était clair et précis. En ce jour, il n’avait pas le droit d’espérer être mon Padawan. Pas avec ce qu’il avait fait. Pas après avoir trahit sa promesse.

« Oui, plus tard, sans doute. Si je m’y autorise à parler de ce périple. »

Je me redressais finalement, croisant les mains devant moi, les reposant à nouveau sur la table alors que je vais croiser une jambe. Je ne pouvais qu’approuver les propos de la Ministre de la Défense quant à cette histoire d’élections. Je n’avais aucune preuve pour corroborer telle ou telle théorie. Mais malgré les propos de Maitre Von, je pensais sincèrement que cette histoire serait rapidement étouffée par les strates qui constituaient le pouvoir. Il en était de même que ces gardes incompétents. Et bien que la République ait pu, comme l’affirmait Alyria, améliorer ses relations avec l’Ordre, je restais dubitatif quant à un changement probant sans une action choc.

« J’ai une pleine confiance en Maitre Tianesli. Mais je ne pense pas qu’il puisse changer les choses à lui seul. Il faudrait un mouvement d’ensemble. Un mouvement que seul le Sénat ou un changement politique majeur pourrait en engendrer.. »

Et lorsqu’il fut temps de conclure, sur un sujet purement politicien, Alyria me perdit définitivement. Je ne m’étais jamais réellement intéressé à la politique galactique, et encore moins aux discours et révélations « chocs » de la presse. J’étais un Jedi de terrain. J’avais l’habitude d’agir là où les politiques n’agissent pas, dans une réalité bien différente de la leur. C’est pourquoi je répondis presque du tac au tac, un peu honteux, à la pseudo-question posée par la Maitresse d’Armes et Ministre :

« En fait, pas le moins du monde, Maitre Von… »

Le ton était des plus sérieux, et j’allais sans doute paraître ridicule. Cependant, j’étais quelqu’un d’honnête, pas comme certains politiques, visiblement.


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Jeu 11 Juin 2015 - 22:15

En voyant Joclad se morigéner de la sorte en entendant que la femme qu’il avait aidée contre son gré à s’échapper était l’apprentie honnie de la Dame Noire, qui portait le sang de centaines de personnes mortes sur Artorias sur les mains, Alyria ne put s’empêcher d’avoir en tête l’image d’elle-même à son âge, en train de se juger durement pour une faute commise par ignorance. Mais le mal était fait, cela ne servait à rien de se lamenter. La prochaine fois qu’il se retrouverait face à elle, il saurait à quoi s’en tenir. Celui qui avait dit que l’information était le nerf de la guerre n’avait pas fondamentalement tort, car cette dernière fournissait des avantages stratégiques indéniables.

Cependant, pour clôre le sujet, la maîtresse d’armes finit par dire :

« Je pensais que tu avais le droit de savoir. Je me doute que la nouvelle est un peu… rude à encaisser, mais après tout, l’information est le nerf de la guerre, et je présume que cette personne a pris un certain plaisir à se jouer de toi ainsi.

A présent, elle n’aura plus cet avantage. »


Puis avec un sourire, elle ajouta :

« Et je n’ai rien contre la franchise. Bien au contraire, c’est toujours agréable. »

Surtout par rapport aux vipères qui peuplaient ces couloirs et pour qui l’honnêteté était un mot aussi vain que vide de sens. Cela dit, son ministère avait l’avantage de la mettre aux prises avec des personnes plutôt connues pour leur franc-parler. Bien sûr, les militaires aussi avaient leurs intrigants, mais les alliances se nouaient de façon plus ouvertes : un désaccord massif et fort se faisait souvent suffisamment entendre pour être réglé par une discussion saine, et non une kyrielle de manœuvres cachées. Le tout était, comme toujours, de faire preuve de suffisamment de doigté pour ne pas s’aliéner les plus haut-gradés, tout en ayant assez d’autorité pour s’imposer naturellement à leur tête. L’équilibre était délicat à trouver, mais pas inatteignable. En un sens le défi était presque stimulant.

La proposition de Joclad lui arracha un petit rire, et Alyria répondit avec une pointe d’amusement perceptible dans la voix :

« Ahah, oui, pourquoi pas, cela pourrait être une piqûre de rappel d’un temps pas si lointain d’ailleurs… Que je vois combien tu as progressé. »

Reprenant son sérieux, la trentenaire déclara néanmoins :

« Tu verras rapidement qu’ici, il est très important de se trouver une activité pour penser à autre chose… Et conserver une certaine forme physique.

Il y a d’excellents parcours de course à pied, par exemple, si tu apprécies cela. J’en fais un peu tous les matins, cela permet de se mettre en condition pour bien travailler, et avoir un moment pour soi. Garder un rythme de vie est important pour se sentir à l’aise dans ce genre de fonctions je pense… Surtout quand on n’en a pas forcément l’habitude, ou pour passer outre un temps d’adaptation à d’autres mœurs que celles du Temple. »


Elle savait d’expérience, pour être passée par là, à quel point le changement d’habtiude pouvait paraître brutal. Et encore, de son temps, le Temple de Coruscant n’avait pas été réinvesti par l’Ordre. Au moins, désormais, les jedis en poste sur la capitale de la République avaient un endroit où se retrouver entre pairs, pour se reposer et se sortir du tourbillon quotidien. C’était un avantage indéniable. Et ce serait un plus pour Joclad, comme ne manquait pas de le souligner ce dernier.

Aussi elle tint à expliquer quelques petits détails au jeune Chevalier, en ayant en mémoire ses propres réactions à son arrivée au Sénat pour ses premières visites officielles :

« Tu sais, Joclad, ma première mission en tant que Chevalier détaché au Sénat, j’ai dû l’effectuer vers… Oui, à peu près ton âge. Et disons qu’avoir eu comme maître un Ombre n’incitait pas forcément à la confiance envers les hommes et femmes politiques.

Mais outre que certains sont finalement des personnes sincèrement dévouées aux causes qu’ils défendent, peu importe ce qu’elles sont, il faut voir cela comme un monde au code tout simplement différent du nôtre. Nous poursuivons parfois les mêmes buts, parfois non. En un sens, si certains se méfient autant de nous, et réciproquement, c’est parce qu’ils ne comprennent pas notre mode de pensée… Tout comme beaucoup de jedis ne comprennent pas le leur.

Je crois qu’il y a tout à gagner à tenter de montrer que nous ne sommes pas des sortes de moines-soldats aux croyances de grand-mères… Tout comme convenir du fait que nous n’aurons jamais les mêmes méthodes. »


A force, les années lui avaient conféré une bonne dose de pragmatisme… Et de réalisme aussi. Elle l’avouait sans ambages : Alyria détestait les méthodes de certains Sénateurs pour se maintenir au pouvoir et en grappiller quelques miettes. Mais elle avait aussi conscience que tant que les manœuvres étaient légales, c’était le principe du jeu politique, même s’ils heurtaient ses principes de jedi. L’Ordre ne pouvait contraindre les autres à suivre son propre code de conduite, simplement en accepter les contraintes et remplir son rôle de garant des valeurs fondatrices de la République. C’était la méfiance réciproque qui avait permis à un Empire sith de prospérer au nez et à la barbe de tous, et de tels phénomènes n’étaient plus tolérables. L’Ordre avait besoin de la République, et la République avait besoin de l’Ordre.

Sauf qu’apparemment, les problèmes de communication ne concernaient pas uniquement les jedis et la République, mais la transmission des informations internes à l’Ordre ! En entendant Joclad parler de Nosfera, Alyria ne put s’empêcher d’ouvrir de grands yeux. Comment ce genre de choses pouvait passer sous le radar du Conseil ? A moins qu’il ne soit au courant et qu’il ait préféré conserver ces données pour les Ombres seuls ? C’était une possibilité, mais tout de même… La maîtresse d’armes avait quelques doutes. En tout cas, pas acquis de conscience, elle se promit d’envoyer un message au Temple dès que possible pour les informer de cette découverte.

Plongeant son regard émeraude dans les yeux du jeune homme en face d’elle, Alyria le gratifia d’un compliment bien mérité :

« Ce que tu viens de me dire est très précieux. Je ne sais pas si le Conseil jedi est au courant, mais par acquis de conscience, je leur transmettrais ton témoignage dès que faire se peut. D’ailleurs, ta première tâche sera d'enregistrer ce que tu viens de me dire et de transmettre ledit enregistrement à Fenter. Il saura quoi en faire. »

Puis, elle ne put s’empêcher de faire remarquer un brin malicieusement :

« Eh bien, qui eut cru que mon nouveau conseiller spécial se montre aussi utile dès son premier jour ?

En tout cas, toutes ces informations vont nous aider dans divers domaines, de l’espionnage, je ne te le cache pas, à la négociation avec les siths. Chaque avantage glané est un plus pour asseoir un peu plus notre position et mettre à nu leurs traîtrises multiples. »

Par la suite, Alyria écouta sans mot dire Joclad confirmer ses doutes sur cet initié, et put mesurer l’étendue de la blessure que constituait pour son parent éloigné cette déconvenue. C’était compréhensible, aussi elle ne jugea pas utile d’en rajouter, se contentant d’être une oreille attentive.

Encore une fois, ils en revinrent au problème initial, et la trentenaire ne put s’empêcher de penser qu’une telle répétition signifiait qu’ils tenaient le nœud du problème. Même si elle devait avouer que ce domaine échappait à ses propres prérogatives ministérielles. Et ce n’était pas les rares échanges qu’elle avait pu avoir avec son nouveau collègue de la Sécurité Intérieure qui allait y changer quoi que ce soit…

Soupirant légèrement, la demi-echanie déclara finalement :

« Disons que nous avançons petits pas par petits pas. Après la Garde du Sénat n’est pas sous ma juridiction directe, je ne peux donc techniquement pas grand-chose moi-même… Du moins directement.

Nous avançons pas à pas, et par rapport aux années précédentes, d’énormes progrès ont été réalisés. »

Optimiste ? Pour le coup, Alyria s’estimait réaliste. L’élection d’Halussius, quoi qu’on en dise, avait porté un frein brutal à la rupture entre l’Ordre et la République, et le désastre d’Artorias avait eu comme seul avantage de prouver une bonne fois pour toute la véracité des avertissements jedis. Le prédécesseur de Valérion Scalia avait beaucoup fait pour contribuer à un rapprochement entre les jedis et le régime républicain, et le fait de s’être alignés fidèlement sur le Traité n’était pas à négliger. Preuve s’il en était, les plus virulents adversaires de l’Ordre s’étaient rangés, et aujourd’hui, chose impensable quelques années auparavant, un Ion Keyien pouvait avoir comme ministres deux maîtres jedis, sans que cela pose de problèmes particuliers.

Cependant, elle revint bien vite à la réalité, et une expression de surprise se peignit sur son visage. Aussitôt Alyria rétorqua, gentiment, mais fermement :

« Eh bien, je crois que ta première mission quotidienne vient d’être trouvée Joclad : lire les nouvelles du Sénat. Ce sera important pour la suite de ton travail ici. Et je ne le répéterais jamais assez, mais l’information est le nerf de la guerre, quelle qu’elle soit. »

Elle prit une légère inspiration, puis commença son explication :

« Lors des attentats de Flydon Maxima, Lord Janos, le précédent Vice-Chancelier, a déclaré s’être entretenu avec Darth Ynnitach et être parvenu à l’enregistrer, au péril de sa vie. Ledit enregistrement incriminait directement un de ses vieux adversaires politiques, Ragda Rejiilic, déjà soupçonné de collusion avec la Dame Noire.

Maître Berryl a reçu l’enregistrement et l’a transmis aux services secrets pour analyse. J’ai reçu leur rapport quelques temps après ma nomination. Il s’avère que c’est un faux. Lord Janos a donc été déchu de son poste de Vice-Chancelier, et arrêté pour haute-trahison. »


Elle conclut avec une légère grimace :

« La situation est donc forcément… Tendue. Mais d’un côté, sans la coordination de l’Ordre et des services secrets, nous n’aurions rien su. »

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Mar 16 Juin 2015 - 0:53


Voir que Maitre Von ne prenait pas durement mes propos et ma franchise était une certaine forme de soulagement. Je m’étais quelque peu emporté dans mes propos, plus par frustration qu’autre chose. Zora m’avait roulé, et bien que je me doutais qu’elle devait disposer d’une certaine influence ne serait-ce que pour venir me torturer sur l’Atramentar, jamais je n’aurais pensé qu’elle puisse être l’apprentie de la Dame Noire elle-même. Shaar-lâ n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens pour me capturer ou tout simplement me tuer, et constater sa succession d’échecs avait de quoi me faire sourire. Elle disposait des capacités pour, mais elle n’était jamais parvenu à ses fins. Plutôt que de me lamenter devant ma cécité, je préférais encore constater mes demi-succès, qui m’ont permis de la mettre régulièrement en échec sans pour autant parvenir à l’arrêter.

Au final, je ne m’en sortais pas si mal. J’étais parvenu à m’extirper de l’Atramentar, puis à me relever pour finalement désamorcer une situation quelque peu explosive sur Flydon Maxima. J’y avais affronté un puissant Sith en duel et je l’avais mis en échec. Non, je n’avais vraiment aucune raison de me morfondre à ce sujet. J’étais capable de beaucoup plus, j’en avais la certitude, et seule l’expérience m’aiderait à me perfectionner.

« En effet. Je me souviens très bien de nos sessions sur l’Atramentar pour savoir qu’elle y prenait plaisir… Mais ce qui est fait est fait. A présent, je connais toute la mesure du personnage, et je saurais comment l’aborder à l’avenir, Maitre Von . » finissais-je par expliquer posément, pour clore le dit sujet.

Calmement, je laissais la parole à ma confrère Jedi, mais désormais ministre. Je l’écoutais me prodiguer quelques conseils très intéressant ainsi qu’un avis que je ne pouvais que partager. Très jeune, j’avais commencé à développer mon endurance, comprenant bien que seul un entrainement strict et régulier permettait de se maintenir à la fois en forme physiquement, mais aussi mentalement. C’était d’ailleurs une des fameuses raisons qui me poussait à la fois à me lever très tôt le matin pour me perfectionner. La journée débutait d’ailleurs souvent par un parcours de course à pied suivit d’une séance d’entrainement matinal au sabre avec un de mes camarades avec qui j’avais évolué au sein de mon clan lors de mon Initiation. Depuis lors, c’était devenu une quasi-obligation que je m’imposais pour poursuivre mon perfectionnement.

« Je ne doute pas que ce doit être une nécessité. Cela vous dérange si je vous accompagne durant vos foulées matinales, Maitre ? Je me demande d’ailleurs sincèrement comment vous faites pour pouvoir supporter tous le jeu de dupe et de tromperie qui hante ce monde de pouvoirs et de corruption… Les promesses vides de sens, les paroles trompeuses, ce n’est clairement pas mon domaine. En réalité, ça a plus tendance à m’agacer, et je dois admettre qu’il est possible que je me montre quelque peu… impulsif, dans ce genre de confrontation. J’ai toujours été franc, peut-être parfois trop. Je l’ai encore remarqué lors de ma dernière séance devant le Conseil. »

Je soupirais lentement, le regard figé sur un des coins du bureau, avant de redresser la tête, pour reprendre avec un léger sourire :

« Mais pour revenir sur le sujet, j’ai toujours eu pour habitude de m’exercer au maniement du sabre avec un camarade. C’est un entrainement matinal qui a plutôt tendance à me mettre à l’aise pour la journée. Mais ici, ça risque d’être délicat de trouver quelqu’un par ici. A moins que je fasse l’aller-retour avec le Temple de Coruscant, peut-être… Ou bien peut-être que Maitre Vocklan soit d’attaque à endurer cela tous les matins…»

Je souriais légèrement à cette idée, avant de la chasser de mon esprit, la rangeant dans une case dans l’attente que j ne lui fasse directement la demande, quand l’occasion de le croiser se présentera. Mon attention se reporta de nouveau sur la mi-Hapienne, pour écouter son récit quant à sa première mission au sénat. Je pouvais comprendre que le fait d’avoir eu pour mentor une personne éloignée de tout ce monde était sans doute déstabilisant. J’étais moi-même perturbé, bien que j’ignore encore qu’Ilia elle-même ne fut pas ce qu’elle avait prétendu être : une Gardienne de l’Ordre Jedi. Je restais néanmoins sceptique concernant l’exposé que me faisait Alyria à propos des sénateurs et leurs méthodes ainsi que leur incompréhension de notre monde. Je ne partageais pas totalement cet avis, bien que je ne puisse nier le fait que certains représentants politiques soient des hommes ou des femmes tout à fait honnêtes. C’est pour ça que je n’hésitais pas à rajouter :

« Certes. Mais je pense qu’au contraire, bon nombre de Sénateurs sont au fait de nos us et coutumes, tout comme de nos méthodes. Ce sont des gens cultivés, ils se doivent de maitriser leur sujet quand ils viennent nous pointer du doigt. Cela s’est vu il y a quelques années, lorsque nous avons été mis sous tutelle de l’Inquisition. Je ferais néanmoins de mon mieux pour me montrer à l’écoute, et pour respecter et faire valoir nos valeurs comme il se doit, évidemment.»

Voilà qui était dit. Du reste, j’étais néanmoins étonné d’avoir pu fournir autant d’éléments visiblement inconnus d’Alyria, mais aussi des services de renseignement de la République, et j’avais vraiment du mal à croire que la situation entre cette dernière et l’Ordre Jedi soit si mauvaise pour qu’il n’y ait pas de transfert d’informations. C’est vrai, il s’agissait tout de même d’informations d’importance, non ? Après, je devais admettre que les stratèges et analystes Républicains avaient dû rapidement comprendre que cette histoire de rebelles Sith ne tenait pas vraiment la route, et ils n’avaient pas eu besoin de moi pour faire le rapprochement entre Shaar-lâ et l’Impératrice Sith.
Je restais tout de même fier d’avoir pu surprendre de la sorte Maitre Von dès ma première journée en ces murs. Je ne peux cacher que je ne pensais pas être d’une quelconque utilité, et je me réjouissais d’avoir eu tort.

« Je ferais tout ce qu’il faut pour aider. Je rédigerais ce rapport sans problèmes. Je tâcherais de me remémorer d’autres détails que j’aurais pu oublier et qui pourraient se révéler d’importance. J’espère seulement pouvoir me montrer aussi utile demain que aujourd’hui. Je me surprends moi-même. Il faut néanmoins s’attendre à ce qu’il y ait des espions au sein de la République, et plus particulièrement au Sénat. Les infiltrations d’adeptes liés aux cultes obscurs depuis quelques années ne peuvent être dues au hasard, et sont forcément lié à quelqu’un qui tire les ficelles là-derrière. Mais les Sénateurs semblent réticents à se soumettre aux moindres tests, à ce que j’ai compris. Je me trompe ? »

Mon regard se porta cette fois-ci vers le plafond, avant de faire le tour de la partie de la pièce quis e présentait face à moi alors que je concluais sur ce problème de sécurité :

« Espérons que tout cela ira encore en s’améliorant, effectivement. »

La suite, néanmoins, ne manqua pas de me faire déglutir alors que je prenais conscience de ce qu’elle me demandait de faire dans les jours à venir, et sans doute jusqu’à la fin de mon séjour en ces lieux : me tenir au courant de l’activité politique, pour ne pas me faire surprendre. Alyria avait sans doute vu mes yeux grossir en réponse à ses propos, mais je devais bien me rendre à l’évidence : je savais bien que je n’allais pas pouvoir me tourner les pouces, et qu’il allait falloir tôt ou tard que je me plonge dans ce monde qui n’a rien pour m’attirer.

« Je comprends, et je ferais de mon mieux pour m’y intéresser pleinement. Je ne voudrais pas être un boulet, quel qu’il soit. »

Quant à l’explication quant à la situation actuelle et le problème avec Lord Janos, je ne pus que grincer fortement des dents. Mon regard se fit plus dur, alors que je faisais rapidement un rapprochement avec certains événements dont nous avions déjà parlé, me forçant à répliquer :

« C’est étonnant, mais cela me fait repenser à ce que nous disions, à propos de mademoiselle Evans. Vous vous souvenez, la personne que les gardes dit avoir aperçu avec l’adolescente qui a pris la fuite devant l’Initié Tianesli et moi-même ? Néanmoins, les accusations me semblent graves pour ce qui semble être un simple querelle politique, une fois de plus. A moins que vous ne dîtes pas tout à son sujet. Mais de la haute trahison pour si peu ? Je ne réalise peut-être pas la gravité de la chose… Comme quoi, l’Ordre Jedi et la République peuvent parfois travailler ensemble de manière efficace. »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Lun 29 Juin 2015 - 18:14

« Pas du tout, Joclad, ce sera avec plaisir. Bon, l’horaire sera plus que matinal, c’est le seul moyen pour moi d’être tranquille quand je pars d’ici ou que je dors au Temple. Je te préviendrais suivant mon agenda du jour, et tu verras quand cela te conviendra de m’accompagner. »

Après tout, le fait d’avoir trois lieux minimum où passer la nuit avait tendance à rendre son emploi du temps mouvant… Et à lui assurer une certaine tranquillité, surtout qu’elle faisait en fonction de ses disponibilités et de ses envies. En un sens, elle assurait sa propre sécurité en brouillant à ce point les pistes, et bien malin eut été celui capable de prédire à coup sûr où la ministre passait ses soirées.

Peut-être également qu’en étant accompagné d’un autre jedi, elle obtiendrait enfin de pouvoir se passer d’une garde pour ses foulées matinales, ce qui avait le don de la contrarier, essentiellement parce que lesdits gardes n’arrivaient jamais à suivre son rythme infernal avec tout leur équipement, et qu’elle estimait ne pas en avoir besoin : elle était un maître jedi, si une personne parvenait à la blesser, ce ne serait pas deux soldats qui feraient une grande différence. Sans compter qu’ainsi, elle avait l’impression de ne pas être complètement libre de ses faits et gestes. Ces courses matinales servaient de temps pour soi, de relaxation, mais aussi tout simplement de rares moments pour se promener dans Coruscant. Les mois passants, elle avait même commencé à avoir ses coins préférés, ses rues tranquilles l’aube, voir même quelques jardins dans les beaux quartiers très agréables, comme celui dans lequel elle était allée avec Halussius.

Avec un léger sourire indulgent, Alyria poursuivit :

« Pour le reste, outre le fait qu’être parfaitement neutre dans les luttes de pouvoir entre les différentes factions du gouvernement ne me rend guère intéressante pour les comploteurs de tout poil et qu’un jedi doit savoir faire la part des choses entre l’intérêt simple et la basse flagornerie, être à la tête du plus gros budget de la République, dont sont désormais tributaires un certain nombre de planètes pour faire tourner leur économie à tendance à être pratique pour éviter d’être trop ennuyée… »

Evidemment, il était rare de vouloir chercher des noises à la personne qui décidait des commandes dont dépendaient les industries de votre planète. La jedi n’avait pas forcément pensé à ce fait en se retrouvant à la tête d’un aussi gros portefeuille, mais force était de constater que cela pouvait avoir une certaine utilité politique… Ou disons, que la peur que cela en ait était suffisamment forte pour fouetter l’orgueil des plus retors des politiques et leur faire adopter un comportement relativement conciliant de façade. La maîtresse d’armes, elle, se contentait de ne rien changer aux plans de production prévus par son équipe et celle de la Chancellerie, à moins de voir une opportunité technologique quelque part.

Beaucoup avaient donc rapidement compris que la façon habituelle d’obtenir des marchés ne servirait à rien. En clair, les pot-de-vins n’avaient aucun effet sur Alyria, pas plus que les promesses mirobolantes de toute sorte. Seules l’efficacité et le bien de son ministère l’intéressait, donc mieux valait arriver à la Défense avec des propositions allant dans ce sens. Une fois cela fait, un certain nombre de personnes en étaient venues à apprécier cette façon pratique et surtout juste de mener les commandes de son ministère : elle n’avait aucune préférence idéologique ou stratégique, et favorisait donc tout simplement ceux répondant au mieux à ses demandes, de sorte que les carnets des chantiers nationalisées étaient tous remplis équitablement, sans compter plusieurs entreprises privées chargées de travailler sur des modèles spéciaux, de nouveaux équipements, pour lesquels elle avait l’habitude de lancer un appel d’offre et de choisir en fonction des facilités proposées.

Le sourire d’Alyria s’effaça et elle conclut plus sérieusement :

« N’as-tu pas pensé au fait que si tu es ici aujourd’hui, c’est peut-être justement parce que le Conseil a jugé utile de te donner l’occasion, en étant confronté à des situations où l’impulsivité peut mener à de véritables incidents diplomatiques, d’amender cette tendance ? »

Laissant Joclad méditer sur ses propos, elle ne dit rien de plus et lui laissa le temps d’y penser, avant de reprendre le fil de la conversation, changeant de sujet pour retounrer à quelque chose de plus léger, de plus agréable :

« Le Temple de Coruscant n’est pas très loin d’ici, je fais parfois le voyage en journée pour y coucher et m’entraîner. Vu que tu vas rester un moment sur Coruscant, et que Maître Berryl doit sans nul doute être au courant de ton arrivée, tu y auras probablement une chambre pour te reposer, donc le trajet va vite devenir familier.

Et quand tu as passé des années à te lever à l’aube pour préparer les salles d’entraînement et surveiller les novices le matin, crois-moi, tu as tendance à être partant pour une bonne séance d’entraînement matinal. »


Ou de toute autre activité matinale, ne put s’empêcher de penser la jedi avant d’évacuer rapidement des souvenirs privés et au demeurant fort agréables de son esprit.

Elle réfléchit un instant à la suite des propos de Joclad. En fait, selon elle, le fait d’être cultivé et d’être respectueux des croyances et philosophies des autres étaient deux choses parfaitement différentes. Après tout, de nombreux dirigeants que l’on ne pouvait taxer d’imbécilité ou de mauvaise éducation professaient une xénophobie passionnée, ou un sexisme assumé. En un sens, il était donc faux de croire que parce qu’une personne connaissait le mode de pensée d’un groupe, ou les arguments en sa faveur, elle allait automatiquement les respecter. C’était là, en fait, que le bât blessait.

En effet, de nombreux sénateurs, et tout simplement de nombreuses personnes au sein de l’élite, avaient eu un enseignement sur la philosophie et les valeurs jedis, mais refusaient d’en tenir compte, de les voir à égalité avec leurs propres idées, parce que pour eux justement, ce n’étaient que des croyances d’illuminés persuadés de servir une entité supérieure qu’eux-mêmes ne pouvaient pas voir. Il était donc beaucoup plus facile de se persuader que tout cela n’avait pas de sens, pour éviter de se poser des questions trop profondes, et remettre en cause des préjugés enseignés dès l’enfance. Mieux valait mépriser des comportements que l’on ne voulait pas imiter plutôt que chercher à véritablement à les comprendre. Regrettable, mais compréhensible dans une certaine mesure. Pour le reste…

« Devoir justifier de sa probité et se voir soupçonné est rarement chose appréciée. Après, étant donné que des documents d’identité sont nécessaires pour entrer dans la fonction publique, et que les certificats de tests sanguins en font partie… Sans doute que resserrer notre vigilance à ce propos permettrait une meilleure sécurité et éviterait des infiltrations ennemies tout en évitant de braquer les gens.

Après tout, la République est bâtie sur des lois millénaires, sur une bureaucratie solide et des services nombreux et efficaces. Il est temps de s’en souvenir et de se fonder sur ses bases. »

Règle numéro 1 chez Alyria : toujours regarder la loi, et voir s’il n’y avait pas quelque chose se reportant au problème posé dans cette dernière. Bien souvent, les politiques avaient tendance à empiler les projets sans vérifier les mesures prises précédemment, alors qu’une application efficace de ces dernières avait souvent tendance à amplement suffire.

Mais revoilà que le sujet Gabryelle Evans revenait sur la table. La maîtresse d’armes sentit sa mâchoire se contracter et lâcha finalement :

« Pour être honnête… A son propos je ne peux pas t’en dire plus, mais Maître Don est au courant de certaines choses au sujet de mademoiselle Evans. »

Elle inspira profondément, espérant que cela clôturerait le sujet, et continua :

« En fait… Disons que l’idée qu’un sénateur ait trafiqué un enregistrement avec la Dame Noire soulève des questions quant au contenu réel de ladite conversation comme le fait qu’il ait tenté de s’en servir non seulement à des fins personnels, mais aussi pour influencer l’issue d’une crise comme celle de Flydon maxima pose d’autres questions… D’où la mention de haute-trahison, qui est néanmoins justifiée, quoique de mon propre avis un peu excessive en début d’instruction, au vu des affirmations et serments multiples et répétés de Lord Janos.

Après, l’autorité judiciaire a le pouvoir de suivre ou de ne pas suivre l’intuition des services secrets, et nous n’avons pas à interférer dans sa décision. »


Alors qu’elle s’apprêtait à poursuivre, Alyria sentit soudain toquer à la porte, et avant même qu’elle ait pu dire quoi que ce soit, Yusanis Fenter entra, l’air inquiet. Fronçant les sourcils face à cet étrange manque de respect pour la politesse élémentaire venant de l’echani, ce qui se traduisait souvent par une montagne d’ennuis en perspective, la jedi demanda :

« Que se passe-t-il ? »

Fenter répondit, l’air troublé :

« Vous devriez venir en salle de conférence. Apparemment, je ne sais pas trop comment, Lord Janos s’apprête à faire une allocution depuis sa cellule. »

« Quoi ? Mais comment… »

Le vieil amiral insista :

« L’Etat-Major et un certain nombre de dirigeants de nos services sont rassemblés là. En cas de besoin, nous pourrons nous tenir prêts. »

Prêts pour quoi ? Alyria n’en avait aucune idée, et de toute façon, rien de ce qu’elle aurait pu imaginer dans ses pires cauchemars n’aurait pu arriver à la cheville de l’enchaînement d’événements qui allait déchirer cette journée…

« Joclad, viens avec moi, voilà l’occasion parfaite pour ta première intervention en tant que conseiller. »

Le ton avait changé. Ce n’était pas la maître jedi demandant poliment à un ancien élève, mais la ministre ordonnant non moins poliment à un collaborateur de la suivre. D’un pas rapide, les trois protagonistes sortirent du bureau et se hâtèrent de se diriger vers la fameuse salle de réunion. Une fois-là, Alyria salua rapidement les personnes présentes, introduisit Joclad…

Et tous écoutèrent, médusés, les déclarations fracassantes de Lord Janos.

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Mer 1 Juil 2015 - 13:28


J’acquiesçais. Evidemment que je serais ravi de pouvoir changer d’air. Je n’avais jamais eu de problèmes avec les entraînements matinaux, en réalité. J’étais toujours levé tôt, pouvoir justement profiter de mon temps libre avant le réel début de journée pour parfaire mes capacités. Mais ne connaissant que guère ce monde qu’était Coruscant, avoir quelqu’un pour m’accompagner et me faire découvrir des lieux calmes était agréable. En y repensant, que connaissais-je réellement de Coruscant à part quelques couloirs du Sénat, deux trois rues et le Temple Jedi ? Rien, absolument rien. Cette planète ne m’avait jamais intéressé. Il y avait trop de monde, la nature était presque inexistante. Je préférais le calme des grandes étendues vierges de toute urbanisation à outrance. Ondéron était parfaite pour ça, tout comme Corellia, d’ailleurs. Mais Coruscant était bien différente de tout ça…

J’espérais néanmoins pouvoir trouver des endroits agréables pour pouvoir souffler et me défaire de tout ce que j’allais devoir endurer aux côtés de Maitre Von. La politique était bien quelque chose que j’avais du mal à ingurgiter. Le mensonge, la manipulation, les coups-bas… En tant que Jedi Gardien, l’une de mes missions est de faire respecter les droits, les devoirs et les lois au sein de la République, et voilà que l’on me propulsait dans un monde où les politiques eux-mêmes ne respectent pas les lois et décrets qu’ils font appliquer et subir à une population qui ne les a, au final, même pas élus. Et ça se veut représentant des citoyens d’un monde ? Ce n’est pas acceptable. Mais voilà, j’allais devoir m’y faire. Je respectais réellement Maitre Von, d’ailleurs. Qu’elle puisse s’éloigner de tout ça malgré son poste d’importance était tout à son honneur. Au moins, un ministère se voudra-t-il respectable et transparent.
Je comprenais à présent le pourquoi de ma présence. Le Conseil espérait-il vraiment que je m’adapte à ce milieu ? Que j’accepte de tels pensées parce que c’était nécessaire ? De faire comme si ça n’existait pas, tout en se montrant des plus adroits et des plus respectables pour ne pas me faire envoûter par le fonctionnement politique ?

Mon regard s’était presque aussitôt apposé sur celui d’Alyria, alors qu’elle venait me suggérer son point de vue, cette remarque. Etais-je aussi naïf pour ne pas m’être rendu compte de la raison de ma présence ici ? Je secouais la tête. Au temps mettre les choses au clair à ce sujet :

« Il y a des choses qui ne peuvent changer, Maitre Von. J’ai toujours été impulsif, et j’ai accepté ce fait pour pouvoir avancer et évoluer. J’ai grandement tu ce trait de caractère avec le temps. Mais je n’ai jamais masqué mes pensées, ni mêmes mes visions des choses qui me paraissaient inappropriées ou inacceptables. Ce n’est pas en m’envoyant ici que le Conseil changera les choses… »

Il vaudrait d’ailleurs mieux éviter que je me retrouve à devoir traiter avec un politicien un peu trop certain de sa personne… Je devrais néanmoins faire avec, et si je devais me retrouver dans pareille situation, je préférerais me désister que de causer du tort à la République, à l’Ordre Jedi ou à moi-même. Je préférais néanmoins mettre les choses à plat.

Je préférais néanmoins changer de sujet, comme le fit habilement Alyria. Elle devait surement avoir senti mon exaspération, ou plutôt un certain manque de confiance en mes propres capacités concernant ce sujet. Je souriais légèrement, pour prendre une posture plus détendue et moins nerveuse. J’avais tendance à me crisper un peu, lorsque l’on parlait de chose que je ne maîtrisais pas suffisamment.

« Je connais déjà le Temple. J’y ai fait quelques séjours, par le passé. C’est un endroit étonnamment paisible, si on le compare avec l’activité qui règne sur Coruscant. C’est un endroit parfait pour se changer les idées et s’éloigner, un temps, de l’activité incessante. »

Finalement, je retournais méditer sur une question qui était bien plus importante et qui persistait depuis déjà de nombreuses années. Oui, les Sénateurs n’avaient jamais apprécié être soupçonné de quoi que ce soit. Et encore moins par des Jedi. Ils n’acceptaient pas que ceux qu’ils considèrent comme des moines prêts à partir en croisade pour une entité qui n’existaient, pour certains, que dans un fantasme imaginaire puisse venir mettre à mal leur vie de luxure au détriment des citoyens qu’ils sont censés représenter. On avait vu le cas avec la Sénatrice Anthana, où des preuves accablantes étaient disponibles pour l’enfermer à vie dans une prison de haute sécurité. Mais non, on ne touche pas aux Sénateurs, alors on forme une Inquisition contre les Jedi et on met un avis de recherche galactique sur un membre du Conseil Jedi pour assassinat. C’est beau la politique, hein ?

« Les Sénateurs sont avant tout des citoyens Républicains. Leur fonction ne devrait pas les immuniser contre des tests qu’ils n’hésiteraient pas à faire dispenser à toute une population pour protéger leurs arrières. On a beau disposer d’une bureaucratie solide, encore faut-il qu’elle fasse son travail correctement et toute indépendance. Vaut-il mieux protéger la République, comme ils en ont fait le serment à leur prise de fonction ? Ou bien leurs arrières avant toute chose ? Le problème de ces documents, c’est qu’ils peuvent être aisément falsifiés. S’ils n’avaient réellement rien à cacher, ils se prêteraient au jeu, pour donner l’exemple. »

Une chose d’envoyée. Je savais que je pouvais tenir de tels propos sans froisser mon interlocutrice. Ou tout du moins, je l’espérais sincèrement. Il est évident que je n’aurais pas dit la chose de la même manière devant une assemblée de sénateurs ou de journalistes. Quoi que… frapper leurs égos et leurs dignités avait la fâcheuse tendance à les faire réagir…

Du reste, j’acquiesçais sans rien dire. Si des choses confidentielles se tramaient autour de l’assistante de Côme Janos, alors je n’avais pas à en savoir plus. Je ne rajoutais rien quant au dit Lord Janos. Je me contentais de simplement mémoriser les dires de Maitre Von. Je ne partageais pas forcément sa vision des choses, mais il devait forcément y avoir d’autres chefs d’accusations pour préjuger quelqu’un de haute trahison. Néanmoins, un tel chef d’accusation était lourd de conséquences. Malheureusement, la suite allait donner raison aux services de renseignements. L’arrivée soudaine du directeur de cabinet et l’échange avec la Ministre fut lourd de sous-entendus. Oui, je débarquais quelque part, et il y avait un problème. J’avais l’impression que la Force me jouait parfois de sacrés tours…


« Je vous suis. » avais-je simplement lâcher en réponse à l’injonction de la maitre d’armes et ministre.

Je la suivais ensuite vers la salle de réunion où tout le gratin était rassemblé. Je me sentais… petit au milieu de tous ces gens. Après tout, je n’étais qu’un simple Jedi, inconnu de tous. Pourtant, j’avais d’ores-et-déjà l’impression d’avoir une certaine importance…
La suite fut plus… inattendue, ou du moins inédite. Les déclarations de Lord Janos étaient lourdes, très lourdes et venait justifier toutes mes pensées au sujet du Sénat et du manque de régulation. J’avais envie de prendre ma tête à deux mains et de l’écraser contre un mur. Sérieusement, comment avait-on pu passer à côté de toutes ces choses ? La République était-elle aussi paralysée par sa bureaucratie et son système législatif ?

Plus sérieusement, comment la construction d’une base sur Aargau et l’acheminement de tout le personnel avait pu passer inaperçu aux yeux de tous ? Le reste était encore plus dur. Les accusations contre le reste du gouvernement laissait rebondir la vieille affaire qui avait-vu accuser le Sénateur de Bakura et Ministre. S’en était trop, beaucoup trop, ce qui laissait immédiatement place aux doutes quant à la véracité de certains des propos tenus par le Côme. Pourtant, tous semblaient pétrifiés, ou médusés devant de telles révélations, alors que mon esprit avait envie de glisser un lourd « Je vous l’avais dis » à destination de Maitre Von. J’avais également envie de bondir devant certains propos tenus par ce Sith qui avait exercé des fonctions gouvernementales sans n’être nullement inquiété par quoi que ce soit. Si bien que le reste sortit tout seul, alors que mes yeux étaient venus se fixer sur Alyria, encore toute proche.

« Un procès... sérieusement ? C’est un Sith, il le dit ouvertement ! On ne va pas accorder un procès duquel il se sortira facilement alors que ces aveux suffisent pour le condamner immédiatement à la prison à vie, sinon à l’exécution ? On a fait passer des lois il y a des centaines d’années pour éviter ça ! Rassurez-moi, dîtes-moi que l’on n’est pas tombé si bas… »

Sérieusement, qu’est-ce que je foutais là ? Ce n’était pas ma place, et je voyais déjà les regards de toute cette assemblée rivée sur moi. Et c’était bien une chose qui me mettait mal à l’aise… Mais bon, lancé comme je suis, peut-être vaut-il mieux continuer…

« Et puis… on va pas croire un Sith, quand même ? Ils se complaisent dans la manipulation et le mensonge. Ces propos ne visent qu’à nous déstabiliser parce qu’il se sait perdu. Et quitte à y passer, il préfère suicider la République avec lui. »

Je sais de quoi je parle, j’ai passé des mois à nier en blocs tous les mensonges des Sith sur l’Atramentar. On ne va pas se faire duper aussi facilement, si ?


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Jeu 9 Juil 2015 - 14:50

Ah, l’inflexibilité de la jeunesse… En écoutant Joclad manifester son tempérament, et asséner des vérités certes objectivement sensées, mais qui n’avaient de rien pragmatique ou de prudent, Alyria revoyait beaucoup de ses condisciples dans leurs jeunes années. Se revoyait-elle ? Pas réellement. Quelques années à grandir sur Hapès, au milieu du nid de serpent de la noblesse lui avait appris que parfois, mieux valait avancer ses pions avec prudence. D’une certaine façon, les intrigues de cours poussées à leur paroxysme et le dédain des autres enfants pour sa personne à l’époque en raison de son sang-mêlé lui avaient fait rapidement détester son lieu de naissance.

Pour autant, la jedi n’avait jamais caché son intérêt pour le jeu politique, en simple observatrice cependant. De ce curieux investissement, elle avait retiré une vérité générale : les gens se méfiaient de ce qui était différent d’eux, et cela ne changerait jamais. Dès que les choses tournaient mal, chacun était prompt à accuser le voisin dont on se méfiait secrètement depuis des années. Alors mieux valait travailler lentement mais sûrement à un changement de mentalités, parfois, plutôt que de faire ce qui semblait plus efficace… Ou plus juste. Etait-ce une manière de penser conforme au code ? Quand elle observait la manière dont œuvraient nombre de consulaires, la maîtresse d’armes avait l’audace de songer que oui.

Bien sûr, elle partageait, sur le fond, la pensée du jeune homme en face d’elle, et était fière que l’Ordre produise toujours aussi rapidement des générations de chevaliers capables de mettre de côté toute considération politique ou diplomatique pour affirmer haut et fort ce qui leur paraissait être la bonne chose à faire. Parfois, également, ce manque de prudence et de lecture des jeux d’équilibres républicains lui faisait un peu peur. Sans doute était-ce pour cela que l’Ordre avait divisé en trois courants principaux les tâches généralement attribuées à ses membres. Pour autant, Alyria avait regretté à de nombreuses reprises au cours de son existence le cloisonnement des savoirs et des intérêts, en ayant souffert. A cause de cela, certains considéraient les gardiens comme de simples brutes ne sachant que discuter de leur sabre… Et les consulaires comme d’obscurs mystiques à la langue trop bien pendue incapables de faire bouger les choses. Quant aux sentinelles, leur caste regroupait un spectre de possibilités tellement large et relativement méconnu qu’ils étaient souvent oubliés, à tort.

Que répondre donc ? Servir une bonne dose de critique sage d’une décennie d’expérience supplémentaire n’aiderait sans doute pas des masses, et risquait de braquer le jeune homme, pour rien en plus. Techniquement, il avait parfaitement raison ! Et politiquement, parfaitement tort. Que dire alors ? Alyria réfléchit un instant, puis lâcha un léger soupir :

« Avec les technologies dont nous disposons, les faux ont une légère tendance à être découverts… Lord Janos en est la preuve évidente. Le fait est que la bureaucratie ne peut pas tout ce que les services de renseignements peuvent… Il ne tient donc qu’à connecter efficacement les deux.

Du reste, refaire faire des tests maintenant reviendrait à laisser entendre que ceux effectués à la naissance sont inefficients, que le système n’a pas d’intérêt… Ce qui ne serait guère judicieux. Concrètement, s’appuyer sur des bases déjà posées a l’avantage de laisser croire que c’est une simple formalité à remplir… Or, tu sais comme moi qu’un doute est vite arrivé… Rien n’empêchera de demander des vérifications après, comme pour toute procédure administrative. Et ces dernières ont tendance à être nombreuses. Très nombreuses.

J’en parlerais au Chancelier, quoiqu’il en soit. »

Alyria savait que le sous-entendu que comportaient ses propos était parfaitement clair, et lourd de sens. Elle n’imaginait pas que ces discussions théoriques allaient trouver une application des plus rapides… Et qu’elle ne parlerait jamais au Chancelier de ces idées, mais qu’elle prendrait seule la décision.

L’arrivée de l’Amiral Fenter bouscula en effet son emploi du temps, et l’annonce qu’il lui fit était pour le moins troublante. Bientôt, dans un silence pesant, les deux cousins éloignés se retrouvèrent au milieu de l’Etat-Major républicains et d’un aréopage de dignitaires du ministère pour écouter, médusés, ce qu’allait leur asséner Lord Janos… Ou plutôt, désormais Darth Deinos.

Un long silence suivit l’allocution… Silence brisé par Joclad qui apparemment ne tenait plus en place et était bien décidé à vider son sac. Aussitôt, les réactions fusèrent :

« Quel est donc ce freluquet qui… ? »

« Il a raison, il faudrait instaurer la loi martiale et pendre ce traître ! »

« Il s’est arraché les yeux, il est complètement fou ! Le Chancelier ne peut pas être lié à cela, il est des nôtres… »

« Oui, mais ce qu’il dit sur le hutt… Enfin… »

« Et cette base ? Ne faut-il pas bombarder Aargau ? »

« Bombarder ? Mais vous êtes cinglé ! »

« Je ne… »

« SILENCE ! »

Tous les yeux se tournèrent vers la Ministre de la Défense, qui venait littéralement de faire trembler les murs en tonnant cet ordre. Cette dernière haussait rarement la voix, et faisait encore plus rarement acte d’autorité, préférant la négociation et l’entremise de Fenter, ou tout simplement la mise au point individuelle. Mais là, comme sur Umbara, pour la seconde fois, Alyria venait de se servir de sa voix puissante et grave pour affirmer sa préséance, et ramener le calme. Elle était celle qui commandait, et personne ne devait l’oublier à cet instant.

Pas même Joclad.

Consciente qu’il fallait aller vite pour éviter que la salle ne reparte en protestations indignées, la maîtresse d’armes reprit sur un ton nettement plus mesuré :

« Cela ne sert à rien de paniquer ou de se perdre en conjectures. Cette déclaration est là, et discrédite la tête du gouvernement, l’ancien Chancelier, et un ex-ministre. Pour le moment, l’armée n’a pas à se préoccuper de la véracité de ces faits, même si nous savons tous que l’idée de voir Valérion Scalia et Ion Keyien préméditer une attaque contre la République mettant à mal ses fondations ou le Noyau, simplement pour déclencher une guerre, est risible.
Nous savons tous ici que si c’était vraiment leur intention, il y aurait des moyens bien plus efficaces pour le faire que se compromettre de la sorte.

Et avec de tels aveux, de toute façon, et il ne faudra pas longtemps pour les confirmer ou infirmer… Lord Janos est perdu. Point.»


Les amiraux et généraux présents, n’étaient pas idiots, ils sauraient tout comme elle faire la part des choses pour se concentrer sur le plus importants. Il y avait plus urgent à s’occuper :

« Il est déjà en prison, et je présume que des enquêtes seront diligentées pour tirer le reste de cette boue au clair.

Le plus important, c’est la sécurité de tous. La Chancellerie a-t-elle déjà donné des ordres ? »


Quelques secondes plus tard, une voix féminine lui répondit :

« Affirmatif. Le Chancelier arrive et demande une réunion dans la salle du QG. Votre présence et celle de l’Etat-Major sont requises. »

« Bien. Nous y allons. Ceux qui restent… »

C’est alors qu’une autre voix se fit entendre.

« Pardonnez-moi mais nous recevons une autre communication d’urgence, provenant des wookies de Kashyyk avec lesquels nous avons pris contact… Apparemment, il y aurait un problème de leur côté. »

Et voilà, en plein chaos, une pierre venait s’ajouter à l’édifice. Alyria réfléchit à toute vitesse, puis finit par dire :

« Je vais m’occuper de cela personnellement, et contacter le Conseil jedi en urgence pendant ce temps, ainsi que les instances dirigeantes d’Aargau. L’Etat-Major se rendra sans moi auprès du Chancelier, en tant que chef des armées, il est en droit de prendre les décisions qui s'imposent.

Nous serons plus utiles sur deux fronts. »


Se tournant vers ceux qui restaient, elle ajouta :

« Que tout le monde se mette au travail et contacte rapidement les autres ministères et services nécessaires.

Joclad, cours prévenir le Temple, explique-leur la situation. »


Puis…

« Passez-moi le Ministre Vorkosigan en ligne prioritaire ! »

Tandis que tous s’activaient, Alyria ne put s’empêcher de penser que cette journée qui avait pourtant bien commencé venait de prendre un tour cauchemardesque.

Et encore, le cauchemar ne faisait que débuter…

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Mar 14 Juil 2015 - 22:13


Bien que nous partagions sur le fond un point de vue similaire, je n’étais pas tout à faite du même avis qu’elle concernant la marche à suivre. Certes, je n’avais pas autant d’expérience aux côtés des politiciens mais du peu que j’en avais vu et entendu, ils étaient très doués et malins pour se faire oublier et passer au travers des remparts de la bureaucratie. Alors un Sith ou un simple adepte du côté obscur ? N’en parlons pas. Il ne fallait qu’un cas, celui de la Sénatrice Anthana pour prouver de quelle manière la République restait immobile et incapable. Non, ces méthodes ne fonctionneraient pas à la perfection, si seulement elles fonctionnaient réellement. Certes, Lord Janos avait réussi à prouver le contraire. Mais qu’était-il à part un exemple confirmant la règle ? Sincèrement, j’espérais qu’Alyria avait raison, mais j’avais de sérieux doutes.

Je maintenais donc mon point de vue. L’utilisation de tests sanguins ou des dons de détection des Miralukas se révéleraient bien plus efficace, et permettraient de mettre en avant les éléments suspects. Mais non, une fois de plus, il fallait se rabaisser au fonctionnement de la politique ! AU final, rien n’évoluerait. Bien que Maitre Von affirme qu’elle allait parler de tout cela avec le Chancelier, je ne pouvais que laisser transparaître mon scepticisme.

J’avais vu l’Inquisition venir au Temple pour nous juger et nous condamner. Certains politiciens avaient même prôné notre exil hors du territoire Républicain pour avoir chassé un nid de Sith, pour avoir protégé la République. Non, la bureaucratie était tout autant corrompue et maladive que le reste… Et il serait compliqué de me prouver le contraire. D’ailleurs, Janos était une fois de plus le parfait exemple. Ils nous avaient tous bernés. Tous sans exception. Alors oui, s’en était assez, et j’avais rompu le silence pour faire valoir mon opinion sur la question. Je le regrettais presque aussitôt, lorsque le reste des individus présents commencèrent à faire valoir leurs opinions sur la question. Avec mes propos, je ne voulais pas déclencher une quelconque zizanie mais seulement attirer l’attention sur des faits. Une fois de plus, je réalisais que rien n’avait changé. Au final, dès que je prenais la parole, je ne faisais que causer le désordre. Je secouais la tête, presque dépité de ma stupidité. Pourquoi avais-je pris la parole, laissant libre court à mes pensées alors que je avais pertinemment que je n’étais pas fait pour l’argumentaire ? Non, cette fois-ci j’en étais certain : le Conseil avait commis une erreur en m’envoyant dans cet univers à part du reste. Je ne voulais pas être un boulet pour Maitre Von…

Heureusement, Alyria était là pour remettre les choses à leur place, tandis que je m’effaçais lentement. Je me sentais de trop, je n’avais pas ma place ici, quoi qu’en dise la Maitre d’Armes. Mon parler était trop franc, et je n’avais strictement aucune expérience. Je grinçais des dents, me désintéressant presque de tout ce qui se passait autour de moi. J’avais besoin d’air, j’avais besoin de réfléchir, de faire une pause alors qu’Alyria semblait tenir la route sans le moindre problème. Elle donnait les directives, et moi je me maudissais bêtement. J’avais l’impression d’avoir laissé derrière moi toutes ces années pour replonger à un stade où je n’étais encore qu’un élève, qu’un Padawan dépassé par les évènements. Car dépassé, ça je l’étais.

Ce n’est que lorsque j’entendis mon nom que je sortais de ma torpeur, faisant les yeux ronds alors que je prenais en compte les informations. Prévenir le Temple, leur expliquer ce qu’il se passe. Quoi, que pouvais-je leur dire de plus qu’ils puissent ignorer ? Je secouais la tête, avant de souffler avec hésitation :

« Je… j’y vais de suite, Maitre Von… »

Et encore désolé. Mais ça, je n’avais pas le temps. Pas maintenant. Je tournais les talons, pour sortir de cette pièce. Tout cela pour m’arrêter dans les couloirs et respirer. Prendre le temps de faire le vide, d’évacuer le stress, l’amertume. Rester calme, penser à la mission, à prévenir le Temple. Une fois posé, je repartais vers les aires de stationnement. Je n’avais pas de speeder attitré. Tant pis, j’allais en réquisitionner un. Oh, on vînt rapidement protester lorsque je vînt m’installer aux commandes de l’un d’eux, mais je n’en avais cure. Je n’avais pas le temps, et s’il avait envie de se plaindre, qu’il aille le faire ailleurs. Je décollais, direction le Temple de Coruscant. Durant les quelques minutes du vol, je restais sans nouvelles, et je remerciais Maitre Von de m’avoir écarté de cette atmosphère déstabilisante. Je posais rapidement le speeder, avant de m‘engouffrer dans les couloirs. Il fallait que je trouve un Maitre, un responsable.

Je marchais néanmoins calmement. Il était inutile de se hâter, car c’était dans ces conditions que l’on commettait des erreurs, de lamentables erreurs. Finalement, je faisais halte, interceptant un Padawan qui passait par-là.

« As-tu vu Maitre Berryl ? C’est… urgent. »

Ce fut une réponse en partie négative, car il m’affirma l’avoir vu quitter le Temple il y a peu. Il ne me restait plus que Maitre Vulnik. Il ne pouvait pas avoir quitter le Temple, pas à cette hure. Je le connaissais que trop bien pour savoir qu’il était certainement en salle d’entrainement, à croiser le sabre avec un volontaire. Et effectivement, il était là. Mon irruption le fit stopper, faisant signe à son acolyte de faire une pause alors qu’il rangeait son arme, pour me questionner :

« Que fais-tu ici, Joclad ? Tu ne devrais pas être au Ministère ? »

« Justement, si. C’est Maitre Von qui m’a envoyé vous prévenir. Il y a… comme un problème. Ou plutôt, des problèmes. Et c’est urgent. »

Il acquiesça et congédia amicalement son adversaire avant que je puisse lui faire part de la situation concernant Lord Janos, la base dont il avait parlé sur Aargau et les accusations proférées à l’encontre du Chancelier et du gouvernement. Je n’oubliais évidemment pas de soulever des soucis sur Kashyyyk, bien que j’ignorais clairement de quoi il en retournait, expliquant que Valérion Scalia avait organisé une réunion d’urgence pour discuter de la marche à suivre. Vulnik, pour sa part, se contenta d’acquiescer, prenant note de mes informations, avant de rétorquer d’un ton transpirant de calme et de sérénité :

« D’accord. Je vais de ce pas prendre contact avec le Conseil Jedi sur Ondéron. Il va falloir que l’on réfléchisse à notre action suite à ces révélations. Etant donné le discours, il faut s’attendre à des réactions à l’encontre du gouvernement… »

« Vous craignez que l’on s’en prenne une fois de plus au gouvernement et au Sénat, Maitre ? »

« C’est une possibilité. Bien que la sécurité a été renforcé depuis la dernière attaque, il ne suffit que d’une défaillance pour que ça ne dégénère. Retournes auprès de Maitre Von, je m’occupe du reste. Je vais voir si des Jedi sont disponibles, ici, pour prêter main forte si besoin est. »

J’acquiesçais, avant de me retirer. Je me sentais à moitié soulagé, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à ce qui pourrait s’ensuivre. Une révolte sur Aargau ? Une attaque de l’Empire et des Sith suite à cette révélation ? Aargau se trouvant assez proche de Coruscant, peut-être qu’ils allaient se dévoiler pour frapper le Noyau… Ou alors, Janos avait agi seul. Bien trop d’hypothèses toutes plus incertaines que les autres qui prenaient toute mon attention alors que j’arrivais à mon point de départ. L’individu qui avait protesté était encore là, et je me contentais de l’ignorer, comme la fois précédente. Je n’avais pas rayé son speeder, il n’y avait donc pas de quoi en faire tout un plat. Qui plus est, je le lui avais rapidement ramené, après plusieurs dizaines de minutes. Je grimpais pour revenir vers la salle de réunion, mais on me fit signe d’attendre. De patienter. Encore. De longues et interminables minutes où j’étais inutile, alors que non loin, on discutait de l’avenir, de ce que les hautes sphères de la République allaient prendre comme décision pour répondre aux vociférations de Janos. Mon pad en main, je profitais du temps d’attente pour étudier les évènements récents liés au Sénat et au gouvernement. Quitte à plonger tête la première avec les requins, autant s’y préparer un minimum. J’étudiais calmement le contexte qui avait mené à cette situation : l’accusation de Janos et sa révocation du gouvernement. La suite, je la connaissais que trop bien, j’y avais les pieds en plein dedans…

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Jeu 23 Juil 2015 - 16:03

Enfin sortie des diverses réunions de crise qui l’avaient accaparée, Alyria en profita pour souffler un instant et sortir son communicateur personnel, qui devait être bombardé de messages. Elle effaça les moins importants, écouta ceux qui restaient… Avant de reconnaître la voix du Chancelier Scalia qui lui … Mais il lui faisait presque ses adieux ! On aurait dit une épitaphe.

L’accent de résignation dans tout cela ne plut guère à la Ministre, qui ne reconnaissait pas le caractère habituellement si combatif de Valérion. Il semblait abattu, convaincu de ne pas s’en sortir… Et puis ces recommandations étranges… Bien sûr, elle n’allait pas se séparer du Chef de l’Etat-Major, c’était évident ! Elle ne voyait pas trop le rapport cela dit avec le Secrétaire Général de la Chancellerie. Après tout, Alyria n’était que responsable de la Défense, le reste ne lui appartenait pas. Bon sang, ce n’était pas le moment de se poser tout un tas de questions ou de l’inquiéter ainsi…

D’une humeur massacrante, la jedi se retint péniblement pour ne pas pousser un hurlement de frustration face à tous ces signes étranges et ce développement des événements complètement anarchique. Mais elle devait garder son calme, rester stoique, histoire d’éviter une panique totale parmi ses subordonnées, et surtout, surtout, éviter pour le moment de remuer un enchevêtrement de pensées mal venues à l’intérieur de son crâne.

La maîtresse d’armes inspira profondément, quand Fenter déboula, hors d’haleine, pour lui expliquer les mesures prises par le Chancelier…. Blocus, surveillance des frontières…. Oui de toute façon, ils n’avaient guère le choix. Il faudrait simplement tout mettre en place… Misère, sa journée infernale était loin de se terminer. Prenant la mesure de la tâche titanesque qui l’attendait, elle finit par lâcher :

« Ce sera tout ? »

L’ironie était palpable, et le vieil echani se contenta de sourire d’un air las avant de répondre :

« Le Chancelier va apparemment faire une annonce publique d’ici quelques minutes. Le reste de l’Etat-Major s’est réuni dans la salle… »

« Une annonce ? Déjà ? Eh bien, au moins, les choses avancent… Même si je ne sais pas vraiment dans quel sens elles vont... »

Alyria avait coupé son directeur de cabinet, mais ce dernier ne sembla pas lui en tenir rigueur, et lui emboîta le pas quand elle se dirigea vers la salle de réunion. Elle vit que Joclad y était également, ayant sans doute déjà fini sa mission depuis longtemps. Silencieux, tous regardèrent l’écran qui venait de s’allumer, et sur lequel apparaissait le Chancelier Scalia, pour ce qui devait être sa dernière allocution… Mais cela, aucun ne pouvait le savoir.

Tout se passa alors à la fois très vite et très lentement, comme s’ils avaient été propulsés dans une bulle hors du temps. Le début correspondait au ton habituel de Valérion… Jusqu’à ce qu’il annonce à la République qu’il nommait sa Ministre de la Défense comme Vice-Chancelière, et là, Alyria ne put contenir sa surprise et lâcha un vibrant et sonore :

« PARDON ? »

Pour ceux qui en doutaient encore dans la salle, non elle n’était pas au courant, merci bien. Déjà, le fait de confier la direction politique d’un gouvernement à l’élément apolitique par exemple était complètement incongru, pour ne pas dire idiot. Mettre Keyien à son propre poste après l’avoir rétrogradé, c’était le pompom, la cerise sur le gâteau. Et puis quoi encore ? Pour la Défense, elle avait accepté sans rien dire pour ne pas créer d’esclandre… Il n’allait quand même pas lui refaire le coup une deuxième fois ! Alors là, amie ou pas, il allait entendre parler d’elle, foi d’Alyria Von ! Elle n’était pas une variable d’ajustement, par la Force !

Sauf que la suite manqua l’achever. Sous ses yeux hagards, le Chancelier commença à annoncer sa démission… Avant de chuter ; atteint par un tir de blaster à la tempe. Impuissants, dans un silence de mort, irréel, les plus haut-gradés de la République assistèrent muets à l’assassinat de celui qui avait fait sienne leur cause, du premier personnage de l’Etat. Valérion Scalia était mort. Personne ne pouvait survivre à cela. Tous le savaient. Aucun ne paraissait le réaliser, et surtout l’accepter.

Abasourdie, sous le choc, Alyria ne parvenait pas non plus à réaliser toutes les ramifications de la situation…. Jusqu’à ce que d’autres les comprennent avant elle et ne la fixent, médusés eux aussi, mais commençant à émerger de leur silence horrifié. Et peu à peu, elle comprit. Et cette seule pensée la révulsa. Incapable de parler, le souffle coupé, la jeune femme de trente-quatre ans seulement se tenait debout, au milieu de cette salle et de tous ces militaires bien plus âgés la plupart du temps, sous leurs regards attentifs, sans qu’elle ne puisse trouver la force d’articuler ne serait-ce qu’un seul mot. Non, non, cela ne pouvait pas… Elle devait se tromper… Ils devaient se tromper… Elle ne voulait pas !

« Nous attendons vos ordres, Chancelière. Devons-nous mettre en œuvre les annonces de votre prédécesseur ? »

Fenter avait finalement décidé de parler. L’urgence le demandait. Elle devait trancher. Mais ne s’y résolvait pas.

« Je… »

Ce fut tout ce qu’elle parvint à dire. Il y avait peu de choses qui parvenaient à la réduire complètement au silence. Pourtant, à cet instant, son cerveau était incapable de formuler une ênsée cohérente. Finalement, d’une voix blanche, elle demanda :

« Il doit y avoir une erreur… Il a juste fait une annonce, ça ne peut pas… »

D’une voix lugubre, l’Amiral Tel’kasan répondit :

« Valérion Scalia a promulgué le nouveau gouvernement au journal officiel avant de faire son annonce. Techniquement… »

« Vous étiez la Vice-Chancelière en exercice au moment où il s’est fait assassiné. La Constitution est claire. En cas de décès du Chancelier… »

Alyria se sentait acculée, mais n’était pas prête à renoncer. Elle ne voulait pas de ce poste, n’était pas faite pour, n’avait pas les épaules pour le supporter, l’expérience… C’était un cauchemar, l’enfer. Elle ne pouvait pas !

« Je n’étais pas au courant de ce changement… »

« Personne ne le saura. »

« Vous pouvez toujours démissionner maintenant. »

Evidemment. Elle pouvait toujours. Mais…

« Si… ? »

Fenter lui lança un regard oblique, et souffla :

« Le suivant dans la liste deviendra Chancelier.. »

Ion Keyien donc. Alors qu’il subissait les mêmes accusations que Valérion Scalia, et devait déjà annoncer la préparation de sa défense. Et ainsi de suite en cas de nouvelle démission… Encore plus de déstabilisation… Mais quel bourbier !

Bien, il fallait se calmer, analyser la situation. Une base sith aux portes de Coruscant, le Chancelier assassiné, une partie de la classe politique éclaboussée… Un cauchemar. Mais si elle décidait de sortir un démenti, ou de démissionner… Alors ce serait encore pire : un effet domino se déclencherait, et il restait peu de candidat avec la stature après Keyien… Enfin, et elle donc.

Elle était piégée. Par Scalia, la situation, la Constitution… Un instant, elle eut envie de tous les envoyer balader, de refuser quand même. Mais la raison revint bien vite, et Alyria sut qu’elle n’avait pas le choix. Pour le moment. Déjà, il fallait juguler la crise. Ensuite… Elle verrait.

« Maintenez les ordres. »

La Chancelière venait de donner son premier commandement. Le premier d’une longue série.

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 25 Juil 2015 - 1:11


Patienter. Voilà tout ce que j’avais eu à faire alors que les têtes pensantes de la République débattait, j’imagine, de la situation de la République et de la marche à suivre suite aux révélations de Côme Janos. Et moi, simple imposteur de mon état, je n’avais toujours pas l’impression d’être à ma place. De toute ma formation de Jedi, je n’avais dû passer qu’un mois dans les murs du Sénat, ou de la politique. Avec Maitre Herambra, nous étions toujours dans la région des colonies, ou bien dans la bordure. Les fois où nous avions agi en tant que diplomates officiels pour le compte de la République se comptaient facilement sur les doigts d’une main. Pourtant, elle avait toujours cherché à m’y préparer. Mais sans réels confrontations avec le réel, je ne pouvais me baser que sur des éléments plutôt théoriques qui, basés sur le fonctionnement de la majorité des mondes Républicains des Colonies et du Noyau, ne s’appliquaient pas vraiment au sein du Sénat, ou même au sein d’un ministère comme celui de la Défense. En effet, la majorité des mondes de la république n’avait rien de démocratiques. Il s’agissait pour la plupart de monarchie, et le système démocratique Coruscanti semblait alors servir d’exception. A l’inverse, avec Léonard, nous nous étions plutôt centré sur mon rétablissement, puis sur l’étude de la Force avant de nous lancer dans la résolution de litiges entre parties modestes, comme nous l’avions fait sur Corellia.

Mais sur Coruscant, tout semblait différent, inconnu. J’avais l’habitude de me renseigner sur mon environnement, pour savoir comment m’y adapter. J’avais espéré pouvoir disposer d’un temps suffisant pour me préparer aux évènements auxquels je risquais d’être confronté. Mais je n’avais pas eu le temps. Tout avait basculé en un rien de temps et j’avais désormais l’impression de déranger. J’avais eu l’impression de suffoquer lors de la dernière réunion, et ce n’est que lorsque Maitre Von m’avait demandé de prévenir le Temple que j’avais de nouveau ressenti l’impression d’être moi-même. Et pourtant, malgré-moi, je me voyais contraint d’y remettre les pieds à nouveau. Enjoignant le pas de certains officiers, j’étais retourné dans cette salle où nous avions entendu les révélations de ce Sith qui avaient étrangement réussi à se glisser entre les mailles du filet tendu par la bureaucratie sur laquelle Maitre Von tenait tant. Cette dernière ne tarda d’ailleurs pas à faire son entrée. Peut-être étais-je sans doute le seul à ignorer ce pourquoi nous étions ici. Préférant me faire tout petit, je n’avais rien demandé. J’avais considéré ma dernière prise de parole comme déplacée, à la vue des réactions qui s’en étaient suivies, et je ne souhaitais pas donner une image réductrice de l’Ordre Jedi.

Aussi m’étais-je contenté d’écouter comme tous les autres, silencieux, les propos du Chancelier Scalia suite aux évènements. En soi, les propos du dirigeant de la République n’avaient rien de surprenant. Les réactions étaient logiques et cohérentes vu la situation. Pourtant, le ton qui suivit ces informations se fit… différent. Et la suite ne fut que plus surprenante et pétrifiante. Comme hypnotisé par l’écran, avalant la masse d’information, je n’avais pas tiqué sur l’annonce faite par Scalia jusqu’à ce qu’Alyria ne fasse état de sa surprise. Mon regard se porta presque instantanément sur elle. Comme celui des autres, d’ailleurs. Cependant, la réaction de la désormais Vice-Chancelière ne laissait pas de doutes : elle n’avait pas été mis au courant de sa nouvelle position au sein du gouvernement. La suite, cependant, personne n’aurait pu la prévoir. Ou peut-être uniquement par un adepte de la Force qui se serait tenu aux côtés du Chancelier à cet instant précis. Bien qu’il annonce sa démission, il finit par s’écrouler, atteint d’un tir porté depuis la foule. Scalia était mort. Il ne pouvait réchapper à pareille attaque, à pareilles blessures.

Pour ma part, j’étais resté hagard, ne sachant quoi dire ou quoi faire. Seul mon regard avait bougé, se détachant une nouvelle fois de l’écran pour se poser sur Alyria. Je n’étais peut-être pas un adepte des pratiques politiciennes, mais s’il y avait bien quelque chose que je ne pouvais oublier c‘était que de facto, la chancellerie lui revenait. Le pouvoir de la République une nouvelle fois entre les mains des Jedi. Était-ce une bonne chose ? Je ne pouvais le dire sur l’instant, ni même y penser. Étrangement, j’avais visiblement réalisé bien plus vite qu’elle. Je sortais lentement de ma torpeur, me décalant calmement pour me rapprocher d’elle. Je n’interférais cependant pas dans la discussion, me tenant suffisamment à l’écart pour éviter d’attirer l’attention du haut de mon mètre quatre-vingt. La conversation ne m’échappa pas, cependant, mais je ne pouvais réellement faire de commentaires, si ce n’est une remarque que je me gardais bien d’énoncer : si Alyria décidait de refuser le poste, de démissionner, alors nous entrerions dans une spirale infernale qui ne ferait que miner un peu plus l’institution qu’est la République. Non, elle était contrainte d’accepter, ne serait-ce que jusqu’aux élections. Et moi, je me voyais contraint de la suivre vers un inconnu que je ne souhaitais pas découvrir.

Je patientai quelques instants de plus, le temps qu’elle ne donne les premières instructions en tant que Vice-Chancelière. Que dis-je… Chancelière. De mémoire, pour avoir étudié l’histoire Républicaine, je ne me souvenais pas qu’il fut fait mention d’une transition aussi rapide… Pourtant, il n’y avait rien de glorieux à cela. Le moment était grave, et profitant d’une très brève accalmie, je me lançais, finissant d’avaler les quelques pas qui me séparait de la Maitresse d’Armes pour l’interpellé d’un ton calme, mais qui trahissait une certaine tension et inquiétude :

« Madame la Ch.. » Non, ça n’allait pas. « Maitre Von, je peux vous parler deux minutes ? »

Je déglutissais, ne sachant réellement comment exprimer mes pensées en cet instant ; je savais pertinemment que ce n’était pas le moment d’en rajouter une couche, et une fois de plus, j’agissais avec une certaine précipitation. Mais je devais le lui dire, lui faire part de mon scepticisme, de mon manque de confiance.

« Je suis désolé mais... je n’ai pas été missionné pour ça, Maitre. Je n’ai aucune expérience, je ne vous serais d’aucune utilité à la Chancellerie… J’ai.. j’ai l’impression de plus gêner qu’autre chose.. Je sais que ce n’est que ce n’est pas le moment mais.. enfin.. »

Ma voix finissait par s’éteindre à nouveau. Je ne savais pas quoi dire, sinon me répéter. Je devais me calmer, réfléchir, penser. Non, une fois encore, ce n’était pas le moment de déranger. Je finissais finalement par baisser la tête, déglutissant une énième fois avant de lâcher un simple :

« Désolé… »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Lun 17 Aoû 2015 - 21:44

Sonnée. Oui, sonnée était le mot qui convenait. Alors qu’Alyria regardait sans vraiment les voir tous les membres de l’Etat-Major s’afférer soudainement pour exécuter ses ordres –SES ordres, par la Force, c’était tellement ... inimaginable-, elle restait complètement coite, ahurie, les bras ballants, incapables de remettre ses pensées dans le bon ordre. Que devait-elle faire ? Qui prévenir en premier ?

Une nouvelle fois, elle se répéta silencieusement que cette journée était la pire de toute sa vie, un cauchemar ignoble qui allait sûrement prendre fin… Et pourtant, elle savait parfaitement que ce n’était pas le cas, qu’elle vivait pleinement dans la réalité, et que pour son plus grand malheur, elle venait d’hériter de la Chancellerie. Et dire que certains tueraient pour être à sa place. En fait, apparemment, au vu des récentes déclarations… Certains avaient tué pour ça !
Avec tout cela, la jedi avait presque oublié le malheureux Joclad, coincé au milieu de ce déluge d’informations, de changements, et qui devait clairement se demander ce qu’il faisait là. Comme elle d’ailleurs. D’ailleurs, le voilà qui s’approchait d’elle, l’air sincèrement désolé ou bouleversé, elle ne savait pas trop.

Le début de sa phrase manqua la faire frémir. Chancelière Von… Ce que cela sonnait mal ! Cette association de mots lui écorchait les oreilles. Maître Von… Oui, voilà qui était bien mieux. Etonnamment, entendre prononcer ces trois pauvres syllabes suffit à la rasséréner un instant. Peu importait ce qu’il était en train de se passer. Elle restait une jedi, mieux, un maître jedi, et ce n’était plus un titre, aussi prestigieux soit-il, qui allait changer cela. Alyria avait voulu changer le moins ses habitudes en devenant ministre. Pourrait-elle faire de même à la Chancellerie ? Elle se devait de l’espérer, pour ne pas sombrer dans la démence.

Ce qu’il lui déclara ensuite, ironiquement, la gardienne aurait pu le dire. Au mot près, quasiment. A vrai dire, elle était sincèrement désolée pour lui. En effet, elle avait parfaitement conscience que le garçon n’avait vraiment pas été envoyé pour aider la Chancelière de la République. En même temps, elle-même n’avait pas franchement signé pour ça non plus. Sauf qu’il était auprès d’elle sur ordre du Conseil, difficile de le renvoyer auprès d’eux avec un petit mot… Pour dire quoi au juste ? Tant pis, ils feraient avec les moyens du bord, tous les deux.

Regardant Joclad un long moment, Alyria prit une inspiration profonde avant de dire :

« Suis-moi un instant dehors. »

Il n’était pas question de dire devant tous ces amiraux et généraux qu’elle aurait préféré prendre le premier speeder qui passait, foncer au spatioport et s’enterrer sur Tatooine plutôt que de rester là, avec dans les mains tout un édifice qui menaçait de s’écrouler. Certes, la franchise était appréciable, mais disons qu’il y avait un temps pour tout, et que ce genre d’aveu n’était pas du tout le bienvenue en temps de crise, même si au vu de sa réaction initiale, tous devaient se douter de son manque d’enthousiasme. Autant ne pas rajouter donc, rien ne servait d’alimenter des doutes qui, au vu de la situation, devaient de toute façon s’accumuler.

Aussi elle rejoignit à grandes enjambées son bureau, son cher bureau de Ministre de la Défense, ferma la porte à la volée, un peu plus fort qu’elle ne l’aurait souhaité. Et une fois à l’intérieur, elle lâcha un soupir absolument monstrueux, celui qu’elle retenait depuis plusieurs longues minutes. Cela la soulagea un peu, et elle tourna sa tête vers Joclad. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire ? Dans peu de temps, elle devrait retourner au charbon pour essayer cette République qui ne manquerait pas de la conspuer dans quelques jours pour son statut de jedis. Elle ne se faisait pas d’illusion, malgré toute la belle assurance dont elle avait fait preuve devant le jeune chevalier auparavant. Si peu de temps après Halussius… Enfin, ce qui était fait était fait.

« Ecoute Joclad, si cela peut te rassurer, je peux dire exactement la même chose que toi. Je n’ai pas signé pour la Chancellerie, je n’ai strictement aucune idée de ce qu’il faut faire… Et pourtant, je vais bien devoir apprendre très vite. Il n’y a pas le temps pour être désolé ou pour se plaindre de son manque d’expérience, et pourtant, la Force sait qu’il y aurait matière à le faire.

Donc, tu vas prendre une grande inspiration, comme moi, et te débrouiller avec la situation la plus abominable qu’on ait vécu depuis un bon moment ! Essaye de voir auprès des enquêteurs qui ont récupéré le cadavre de Valérion Scalia pour obtenir des infos, puis va te présenter au chef de ma sécurité habituelle, le Major Olson… Enfin, une fois que le pauvre homme aura fini d’hyperventiler à l’idée de devoir organiser toute la sûreté de la Chancellerie maintenant… »


Alyria secoua sa tête… Oui, ils étaient vraiment tous dans de beaux draps…

« Crois-moi, tu n’es pas le seul à devoir improviser. Enfin, tu seras sans doute mieux à organiser la sécurité qu’ailleurs…

Je ne peux pas faire plus pour le moment. Bonne chance de ton côté. Je crains qu’une longue journée ne m’attende. »

Elle murmura, plus pour elle-même qu’autre chose :

« Que la Force soit avec nous… Même si pour le moment, elle doit être occupée ailleurs vu les résultats… »

Avec un dernier sourire d’encouragement envers le jeune homme, elle ouvrit la porte, et entreprit de tenter d’assumer son nouveau rôle de Chancelière, avec pour première mission de rassembler un gouvernement dans l’urgence. Puis… Elle aviserait ensuite. Comme elle venait de le dire, il allait falloir agir à l’instinct, les questions viendraient plus tard, quand elle serait au calme.

Ce qui n’était pas prêt d’arriver avant longtemps.

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Jeu 27 Aoû 2015 - 19:51


Serein, je ne l'étais plus vraiment. Intérieurement, mon esprit ressemblait plus à une passoire qui laissait mes émotions couler vers l'extérieur, les rendant visibles de tous. Perdu dans un milieu qui m'était inconnu, et face au déchainement soudain des évènements, j'étais perdu. Pour la première fois depuis mon départ pour Tython, je ne savais pas quoi faire. Pire encore, je ne savais pas où me mettre. Que pouvais-je bien faire, si ce n'est rester planter là, tel un boulet que l'on devrait traîner ? Je n'avais aucune responsabilité, je n'avais pas été mis au parfum des manœuvres à suivre si une telle chose devait arriver, car justement, ce n'était pas sensé se produire. C'était sans doute là les raisons pour lesquelles j'avais interpellé Alyria, dans l'espoir qu'elle saurait m'aiguiller comme elle l'avait pu le faire lorsque Lord Janos avait révélé son statut de Sith. ès lors qu'elle m'avait donné l'injonction de prévenir les Maitres au Temple de Coruscant, j'avais tout de suite su comment agir, comment faire pour parvenir à ces fins.

Hélas, elle semblait bien trop songeuse pour avoir une réelle idée de ce qu'elle pourrait bien faire elle-même, alors moi ? Là encore, je me sentais ridicule, et j'avais simplement envie de me faire tout petit pour ne plus gêner qui que ce soit. Répondant à sa demande, je l'avais suivis jusqu'à son bureau, suivant son mouvement rapide pour ne pas risquer de finir le nez dans la porte qu'elle venait de refermer derrière-elle. Les propos qui suivirent, eux, eurent tout d'abord l'effet inverse qu'elle avait sans doute voulu provoquer chez moi. Réaliser qu'elle était dans la même situation que moi n'avait rien pour me rassurer. Oh, je n'étais pas terroriser, je ne tremblais pas, mais je détestais me retrouver dans une situation où je ne contrôlais rien.

Je respirais, lentement, pour retrouver ma concentration et garder mon calme. Au lieu de m'agiter, je me devais de penser. J'avais les capacités, j'étais capable de me monter à la hauteur. Une fois encore, je réalisais ce qui m'avait toujours fait défaut : mon manque de confiance en moi. Lorsque Zélonion était moi, sur Tython, je n'avais jamais hésité. En faisant confiance à mon instinct ainsi qu'à la Force, nous avions pu dépasser nos limites, résoudre les problèmes. Ensembles. Mais depuis notre retour, je devais admettre que je n'étais pas aussi serein que je l'étais normalement. D'habitude, une telle situation ne m'aurait pas autant désemparé. mais depuis notre éloignement, après que notre lien se soit aussi fortement manifesté, je me sentais plus friable, plus hésitant, moins confiant. Le Conseil n'avait pas été d'un très grand soutien à ce sujet. A dire vrai, je n'avais même pas osé leur poser la question, étant donné que notre sujet de discussion avait très vite dévié, et que je n'avais pas apprécié certaines remarques à mon sujet.

Si je n'avais pas osé en parler au Conseil, devrais-je tenter de prendre conseil auprès d'Alyria ? L'idée était tentante, mais actuellement, je n'en avais pas le courage en plus de ne pas en voir l'utilité. Et accessoirement, ce n'était pas le bon moment pour le faire. J'opinais donc rapidement du chef en réponse à sa demande, à son injonction. Oui, j'allais faire ça. Enquêter, ou obtenir des infos sur une enquête, ça je savais faire. Quand à organiser la sécurité, là aussi, je devrais pouvoir m'en sortir si les guignols de gardes n'allaient pas chercher à me mettre des bâtons dans les roues, enfin... les pieds. Au moins, je me sentirais plus proche de l'action et peut-être que j'en oublierais mon léger malaise.

"- En effet, que la Force soit avec nous. Je.. je ferais de mon mieux, Maitre Von. Je repasserais quand j'en aurais terminé."

Je souriais à nouveau, comme si j'avais tourné la page, comme si j'étais prêt à donner le meilleur de moi-même dans cette situation délicate, explosive, et piège. Ou alors, c'était peut-être l'excitation de pouvoir enfin agir dans un domaine qui me parlait. Dans tout les cas, je m'inclinais, avant de pivoter vers la sortie. Mais alors que je sortais, ouvrant la porte, je m'arrêtais pour me retourner pour laisser échapper d'un air amusé un léger mais certain "Oh.. et la chance n'a rien à voir là-dedans, Maitre."

M'éclipsant donc, je m'éloignais du bureau de l'ancienne ministre et désormais chancelière pour venir retrouver le fameux Olson qui, lui aussi, semblait peiner à se retrouver alors qu'il tentait déjà d'établir au mieux l'ensemble sécuritaire devant se conformer au protocole en vigueur pour la Chancellerie. Aussitôt, je venais lui faire savoir les désirs d'Alyria, et ensemble, nous nous mirent rapidement au travail, dès lors que je lui avait distillé les conseils que m'avait donné la Maitre d'Armes elle-même. Nous passâmes en revue l'ensemble du protocole, pour en déterminer les possibles failles ayant pu entrainer une telle catastrophe avant d'aller prendre contact avec les enquêteurs. Guère bavards auprès d'un Jedi, comme j'aurais pu m'y attendre, j'avais donc bien fait de l'emmener avec moi. Ils parlèrent mais leurs premières investigations étaient encore peu satisfaisantes si ce n'est le fait que le coup lui avait été fatal. C'est pourquoi nous retournâmes nous mettre au travail pour déterminer les meilleurs moyens d'éviter qu'un tel épisode se reproduise. Olson préféra d'abord maximiser la sécurité, et il me fallut quelque temps pour lui faire comprendre qu'Alyria n'était pas Scalia. Qu'elle était une Jedi, et une Maitre d'Armes qui plus est et qu'il était donc inutile de céder à un excès de zèle en ce qui concernait sa protection. A cela, je venais ajouter qu'agir de la sorte ne ferait qu'afficher la crainte de l'Etat face une attaque aussi lâche que vicieuse. Il nous fallut toute la journée pour établir les meilleurs moyens, temporaires néanmoins, de veiller à la sécurité de la nouvelle occupante de la Chancellerie, en allant de son bureau jusqu'à la Rotonde elle-même.

Ce n'est qu'une fois ce dur labeur terminé, la nuit ayant été pleinement exploitée dans presque toute son intégralité que j'eu droit à un sommeil léger, et surtout, trop court. Le temps de faire son rapport à la désormais Chancelière arriva bien trop vite à mes yeux, mais j'étais également décidé à lui parler de Zélonion, de la raison qui avait poussé le Conseil à m'envoyer ici. Je voulais lui faire part de mon malaise actuel. Débarquant devant l'entrée du bureau, je me faisais donc annoncer auprès d'elle, et je finissais par entrer. Le bureau était aussi spacieux que dans les plans que nous avions étudié avec Olson. Je m'inclinais devant elle, comme d'habitude, par respect.

"- Madame... Maitre Von. J'ai avec moi le rapport sur la sécurité, ainsi que sur l'assassinat du Chancelier Scalia. Hélas, rien que vous ignoriez, je le crains. Mais... j'aimerais vous parler de quelque chose de plus... personnel."

Un regard simple pour faire comprendre à celle qui m'a aidé à progresser dans la compréhension de l'Ataru que cela avait un rapport avec le Conseil, avec la raison de ma présence ici.


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Ven 28 Aoû 2015 - 16:52

Assise derrière ce qui était désormais son bureau, les traits tirés, à moitié cachée derrière une pile de dossiers en tout genre, la main parcourant frénétiquement des monceaux de documents qu’elle paraphait en toute hâte, Alyria avait l’air d’avoir vieilli de dix ans. Sa journée précédente avait été une suite ininterrompue de réunions, de crises, de mises aux points, et celle qui s’annonçait semblait prendre exactement le même chemin, comme si elle était toujours dans le même cauchemar. Même son moment avec Lorn aurait pu très mal tourner si tous deux n’avaient pas pris leur courage à deux mains pour résoudre leurs différends… Autant dire que la jedi était en pleine zone de turbulences.

Elle avait à peine dormi trois heures, pour être réveillée à l’aube et commencer à recevoir certains de ses ministres, la première étant Emalia Kira, arrivée à la première heure depuis Ondéron pour prendre ses fonctions officiellement et rencontrer la Chancelière en personne. Ensuite, elle avait eu le temps d’intercaler quelques visites de sénateurs, puis enfin, elle s’était attelée à parapher les demandes de réquisitons de la flotte de la Ligue des Mondes Périphériques et à signer la promulgation du Pacte Social… En bref, la Chancelière s’installait en catastrophe à son poste, et pour le moment, hormis une augmentation drastique de sa consommation de thé, elle ne voyait pas trop d’effets sur sa personne.

A l’annonce de l’arrivée de Joclad, Alyria donna rapidement son accord pour le faire entrer, puis s’attela de nouveau à ses lectures et signatures multiples, ne relevant la tête de ses notes et datapad qu’après avoir entendu le jeune homme la saluer et lui expliquer les raisons de sa venue, que la maîtresse d’armes mit quelques instants à replacer dans sa tête. Oui, bien sûr, les protocoles de sécurité…

Tendant la main, elle referma ses doigts sur le rapport et entreprit de le lire rapidement, non sans avoir salué rapidement le Chevalier :

« Bonjour Joclad. J’espère que tu as pu te reposer un peu… »

Contrairement à elle d’ailleurs. D’un œil expert, elle se mit à étudier les tableaux, croquis et autres déroulés explicatifs concernant les rondes, les horaires, les effectifs avec les antécédents des personnes sélectionnées, qui à sa grande satisfaction avaient été recrutées en privilégiant l’expérience à la quantité. Quelques noms ne lui étaient pas complètement inconnus, notamment pour les rares jedis décidés à incorporer la Garde Licteur et affectés à sa sécurité.

Le rapport sur la mort de Valérion Scalia était en effet relativement semblable à celui qu’avaient envoyé les services secrets quelques heures auparavant : l’assassin était un partisan fanatique de Lord Janos, connu pour ses dérives xénophobes depuis l’arrivée des artoriens sur Aargau et convaincu que la mort du Chancelier permettrait de délivrer le chef du gouvernement déchu… Une histoire banale d’extrémisme en somme. Le coupable clamait avoir agi seul, mais les enquêteurs suivaient la piste de plusieurs groupes aargauniens sectaires et anti-réfugiés, tout en fouillant du côté des bas-fonds pour savoir qui avait pu fournir l’arme du crime, et voir s’il y avait d’éventuelles ramifications de ce côté-là, même si les premiers interrogatoires n’avaient rien donné de concret pour le moment.

Finalement, après plusieurs minutes de silence, Alyria reposa le rapport, et finit par dire à Joclad, l’invitant d’un geste de la main à prendre un siège en face d’elle :

« Je lirais tout cela en détails plus tard, même si en effet je crains qu’il ne faille attendre un peu avant d’avoir plus de réponses vis-à-vis de l’assassinat du Chancelier… A supposer qu’il y en ait à découvrir. »

Mais ce temps mort de lecture avait aussi servi à jauger de la sûreté de Joclad. Depuis la veille, Alyria sentait bien qu’il y avait quelque chose qui le préoccupait, qu’il lui cachait, quant à cette réunion avec le Conseil. Est-ce que les événements l’avaient à ce point remué qu’il désirait se livrer ? Y avait-il un lien ? Peut-être. Peut-être pas.

En tout cas, la jedi s’était juré que la Chancellerie ne la changerait pas, et elle allait mettre en pratique cette promesse dès à présent. En tant que maître, même occupée, elle aurait pris le temps d’écouter un confrère désireux de se confier. Alors même chef de l’Etat noyée sous le travail, elle prendrait le temps de faire de même en dédiant un peu de son temps à son ancien élève qui l’avait aidé de son mieux malgré ce coup du sort inattendu.

« Je t’écoute Joclad. »

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 29 Aoû 2015 - 14:09


Le protocole. Voilà bien une chose à laquelle je n’avais pas souvent été confronté par le passé. J’avais déjà eu à me rendre avec aitre Herambra dans des milieux aisés, issus de la noblesse et où le protocole était une règle à suivre sans trop chercher à faire de vagues. Mais au Sénat, c’était encore différent. Maitre Von était peut-être Jedi, mais elle était beaucoup plus aux yeux de tout les Sénateurs et du millier de mondes qu’ils représentaient. J’avais encore du mal à réaliser que de simple Chevalier Jedi, j’étais passé à « aide responsable de la sécurité » de la Chancelière de la République. Sérieusement, c’était totalement insensé e t j’espérais qu’il restait un infime espoir que je puisse me réveiller dans mon lit après un mauvais rêve. Tout ceci c’était passé si vite que j’avais encore l’impression d’avoir la tête légère. Peut-être que c’était vraiment le cas car je n’avais pas réellement médité ni dormi depuis mon arrivée sur Coruscant. La nuit avait été longue, avec ses rebondissements plus ou moins étranges. Mais au final j’étais de nouveau face à la seule personne que j’estimais de confiance en cet endroit : Alyria.

A la voir travailler, je n’étais pas certain que ce soit le bon moment pour venir la déranger. Pendant un instant, j’en étais venu à me demander si je n’avais pas laissé filer l’occasion la veille, avant que toute cette histoire ne prenne un tournant des plus dramatiques. Voir tout ces dossiers et autres paperasse numérique sur son bureau avait presque refreiné mon envie de lui faire part de mes appréhensions, car elle était désormais Chancelière et même si elle avait pu s’assurer d’être toujours à l’écoute de ses confrères, j’avais désormais de certaines réserves sur la durée de cette dîtes promesse. Mais soit, si elle insistait, je n’allais pas me faire prier. Oh, je ne lui parlerais en aucun cas de Tython, sauf si elle-même engageait la conversation à ce sujet –ce qui signifiait que le Conseil lui aurait fait part de mon périple.

Désormais bien installé dans un des confortables fauteuils qui faisaient face à Maitre Von, je laissais mon regard se perdre à l’horizon, au-delà de la baie vitrée qui séparait le bureau de l’air extérieur.

« Bien... je vous ai pas dis ce qu’il s’est passé au Conseil. Pourquoi je ne suis pas ailleurs, loin de tout ce tourment politique. »

Je déglutissais, alors que les évènements venaient presque aussitôt m’assaillir. J’entendais encore les paroles de Maitre Fyëlen, de Maitre Brock, de Zélonion. Soufflant doucement, je décidais qu’il était peut-être mieux d’expliquer le tout calmement, toujours sans parler de Tython. C’était un secret, notre secret.

« Lorsque nous sommes arrivés devant le Conseil, Zélonion et moi avions tout prévu. Nous avions monté notre parole ensemble, commune. Je savais qu’avec les preuves que nous amenions, les Maitres n’auraient pas pu nous sanctionner trop sévèrement malgré nos torts.. Je me suis trompé sur toute la ligne. »

Je baissais la tête, comme résigné, alors que je continuais à réciter :

« J’avais prévu de parler de notre périple, d’expliquer ce qu’il s’était passé, et pourquoi j’en étais venu à désobéir. Parce que je suis certain d’avoir vu Maitre Herambra m’apparaître en vision, en… fantome de Force. Elle était là, elle m’a même touché, mais le Conseil a préféré s’offusquer. Certains ont même osé avancer qu’en tant que Gardien, je n’avais pas la sagesse pour comprendre la Force, que tout ceci était impossible. Mais alors comment expliquer la suite ?

Pourquoi aurais-je soudainement fait confiance aux dires d’un initié fugueur si je n’avais pas eu cette apparition ? Et cela serait-il dû au hasard, si nous avions atteint l’objectif que nous nous étions fixés ? Je ne pense pas, Maitre Von. Mais eux, ils n’ont pas voulu écouté et l’initié Tianesli… Zélonion a dégainé son sabre, pour le poser au sol. Il a prit la parole sans autorisation, s’est montré défiant vis-à-vis du Conseil. Ils l’ont exclu de la séance et envoyé sur Tanaab avant que je puisse réagir. Je… je pensais avoir tout prévu, mais je n’avais pas prévu que l’élément instable se trouverait dans mon camp. Je pensais avoir réussi à le changer, à ce qu’il arrête de se méfier, à taire son impulsivité. Mais en agissant de la sorte, il a tout réduit à néant alors que je suis convaincu qu’il a réellement changé, Maitre Von.

Je crois que… c’est la pire séance au Conseil que j’ai eu à vivre de toute mon existence. »


Je relevais la tête, pour la regarder. Elle pouvait sans doute voir mon incompréhension quand au déroulé de ces évènements, mais également mon impuissance. J’estimais même qu’elle ne pourrait pas comprendre sans avoir tout les tenants et aboutissants, mais je ne pouvais pas me permettre de l’énoncer à voix haute. J’ouvrais donc mon esprit, pour pouvoir lui communiquer télépathiquement le fin mot de l’histoire :

« Car nous sommes allé sur Tython, Maitre Von. Oui, Tython. Et il est évident que c’est seulement parce que ce fut la volonté de la Force que nous y sommes parvenus, parce qu’elle nous aidé à y aller… et à en revenir. Mais ça, ils ne l’ont pas compris… »


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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Mar 15 Sep 2015 - 15:58

Tython… Comme dans… Tython ? LA Tython ?

Alyria se répéta ce nom à de nombreuses reprises, afin d’être sûre que son esprit ne lui jouait pas des tours, qu’elle avait bien compris ce dont il était question, qu’elle n’avait pas eu une soudaine hallucination mentale. Mais non, elle ne divaguait pas, malgré la fatigue, elle avait bien entendu la voix de Joclad énoncer dans son esprit les deux syllabes les plus mythiques de l’Ordre, avec celles qui composaient le nom d’Ossus.

Le berceau de leur philosophie, de la Force dans cette galaxie… Disparu depuis des centaines d’années, qui faisait rêver tous les membres de l’Explocorps jedi, mais aussi les savants de l’Ordre depuis des décennies. Qui n’avait pas rêvé d’explorer cette planète légendaire, en espérant découvrir des secrets enfouis dans ses entrailles depuis des millénaires ? Elle-même y avait songé dans son enfance au Temple, évidemment, avant de grandir et d’abandonner ce qu’elle considérait comme des chimères de gosse. Manifestement, quelqu’un de ses connaissances avait décidé de poursuivre ces mêmes chimères et les avaient trouvé. Bien que cela soit du domaine de l’improbable.

Pourtant Alyria imaginait mal Joclad lui mentir. Il avait sans doute dû jurer de ne parler à personne de son périple, et avait décidé de contourner la règle énoncée en procédant par télépathie. Théoriquement, il ne lui avait rien « dit »… Seulement transmis. Bon, c’était jouer sur les mots, et elle n’aurait pas dû apprécier la chose… Et pourtant, elle admirait l’ingéniosité et pouvait la comprendre. Au moins, ceci expliquait les trous dans sa première explication, qu’elle n’avait pas relevé, sentant que le Conseil avait dû passer une consigne ou que quelque chose retenait le jeune homme pour se livrer totalement. Evidemment, avec une découverte pareille… Elle était même surprise qu’il se soit décidé à partager son secret, et un peu heureuse que malgré son changement de statut, le jeune homme continue de la considérer comme un mentor de confiance.

Pour le reste… Hum, pas question de critiquer ouvertement le Conseil. Elle restait un maître de l’Ordre, et si elle pouvait avoir des désaccords avec les décisions des têtes pensantes de leur organisation, il était impensable de les exprimer à voix haute devant un Chevalier tout juste adoubé. Cela dit, ce qu’il lui rapportait faisait écho indirectement à ce qu’elle avait ressenti parfois quant à la composition des différents Conseils ces dernières années et qui ne s’était pas amélioré. Trop de Consulaires, ou de jedis de la vieille école bornés dans des catégories éculées, qui enfermaient les membres de l’Ordre dans des stéréotypes qui les réduisaient à quelques caractéristiques attendues.

Oui, les gardiens n’étaient pas forcément les plus en phase avec la Force. Cela ne signifiait pas que certains n’en avaient pas une conscience profonde, ou qu’ils étaient incapables d’en ressentir les effets les plus extraordinaires. Comme certains parmi eux étaient presque plus diplomates que leurs confrères consulaires, quoique souvent plus pragmatiques. Avec un sourire un peu contrit, Alyria déclara donc :

« Je… Vois. En effet, c’est … Intéressant. Et suffisamment important, pour ne pas dire perturbant, pour que le Conseil ait pris quelques précautions.

Même si le manque de Gardiens et de Sentinelles dans ses rangs peut parfois donner lieu avec quelques… interprétations propres à déclencher la discussion. »


Voilà qui était dit de manière très diplomate. Cependant, il convenait aussi de ne pas juger sur la foi des seules paroles de Joclad, quand bien même elles étaient dignes de sa confiance. C’était son impression, et Alyria n’avait pas l’image complète en tête, ni tout le contexte. Il lui fallait garder la tête froide, réfléchir en maître… En maître du Conseil en fait. Qu’aurait-elle fait à leur place en entendant un tel récit ? Evidemment, elle aurait questionné, émis des doutes. En toute honnêteté, elle devait reconnaître qu’elle se serait aussi interrogée. Une manière simple de clôre l’affaire aurait été de demander…

« Ont-ils proposé de regarder dans ton esprit pour vérifier tes dires, au moins dans la façon dont tu as vécu ces événements ? »

C’était une première chose. Et puis… De ce qu’elle avait compris de l’initié Tianesli, ce dernier était du genre remuant, un peu rebelle… Peut-être que tous les membres de cette famille passait par une adolescence difficile avant de s’assagir subitement, si elle s’appuyait sur ses souvenirs de Léonard, son oncle, quand ils étaient plus jeunes. De là… Et si tout cela n’était qu’un test ? Une manière de voir si le garçon s’était bel et bien calmé comme Joclad l’avait prétendu ?

« Tu ne crois pas néanmoins que cette volonté première de ne pas vous croire n’était pas un leurre destiné à vérifier du calme retrouvé de l’initié Tianesli ? Face à ses antécédents, à votre disparition, ne crois-tu pas qu’un test, certes difficile, n’était pas à propos ? En prenant le parti de nier vos affirmations dans un premier temps, certains maîtres ont pu vouloir voir de leurs propres yeux si ton jeune camarade était ou non prêt à devenir un padawan de l’Ordre, ou s’il avait besoin d’un peu de temps supplémentaire.

Peut-être que la Force vous a mené sur ce chemin impensable il y a peu encore. Peut-être aussi que votre voie était d’être séparés quelques temps pour mûrir dans des environnements à première vue peu familiers, pour en apprendre davantage sur vos limites et méditer loin de l’autre pendant quelques mois.

Parfois, la construction d’une relation, peu importe sa nature, a besoin de prendre des chemins détournés pour que des jedis soient en conformité avec le code et ce que l’on attend d’eux. Manifestement, c’est ton cas à présent. »


Et en la matière, Alyria avait eu de quoi penser et théoriser ces derniers temps. Entre sa liaison avec Lorn et sa tentative remise à une échéance inconnue de prendre Wen comme padawan, la Force avait entretenu des chemins étranges pour elle et ses connaissances. Peut-être était-ce un trait familial ?

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 19 Sep 2015 - 9:48


J’étais quelque peu déçu par la réaction de Maitre Von à ma révélation, que j’avais pensé plus enjouée ou ne serait-ce que plus intéressé par le sujet. Tython avait longtemps fasciné les archéologues et les historiens du Temple, qui n’avaient pu retrouver le chemin pour y retourner. D’autres avaient souvent rêvé de pouvoir y mettre les pieds pour voir de leurs propres yeux ce monde devenu légendaire. Pour ma part, j’en avais presque oublié sa signification au moment où Zélonion m’en avait fait part pour la première fois. Je trouvais l’idée que ce soit à moi, pauvre Jedi Gardien sans réel intérêt premier pour cette planète, qui soit parvenu à la retrouver assez amusante et intrigante. Pourtant, je semblais être le seul parmi ceux à qui j’en ai fait part à être vraiment enthousiasmé par cette découverte, comme si j’étais le seul à réaliser et à croire d’y être parvenu. Je ne doutais pas que les archéologues et anthropologues qui avaient reçu les artefacts et holographies que j’avais ramenés étaient eux-mêmes plus enthousiaste que moi, mais je n’avais pas trouvé le temps de leur parler. En réalité, j’avais l’impression que seul Léonard avait réellement comprit et réalisé ce que j’avais réellement fait. Plus étonnant encore, le Conseil ne m’avait pas donné de consignes particulières concernant la possibilité de faire savoir mon périple aux autres, à croire que les Maitres eux-mêmes ne croyaient pas vraiment à ce que j’avais réalisé, et cela malgré les preuves. C’est pourquoi j’avais décidé de ne rien dire, de garder tout cela pour Zélonion, Johun et moi-même jusqu’à cet instant où j’avais décidé de m’ouvrir à quelqu’un d’autre et surtout d’extérieur.

Au lieu de me procurer une certaine satisfaction, parler de ce périple fantastique me mettait plutôt mal à l’aise, comme si je traînais un fardeau qui ne devait pas l’être. La réponse première d’Alyria ne fit que renforcer cette impression et je m’enfonçais aussitôt dans mon fauteuil, ne demandant de nouveau si j’avais pris la bonne décision.

C’est pourquoi je n’avais pas ré-enchérit sur le sujet de la faible présence de Gardien ou de Sentinelles dans les rangs du Conseil, car j’avais moi-même expérimenté la chose et reçu une remarque désobligeante de la part d’un Maitre duquel je me considérais tout de même plutôt proche –ne serait-ce que pour sa relation cachée avec Maitre Herambra, chose que j’ignorais encore.
Je préférais encore penser à Tython et aux découvertes que j’y avais fait à ce sujet. Les archives disaient clairement que Jedi et Sith furent unifiés au sein de l’Ordre, mais elles restaient assez vagues quand à ce qui s’était dressé encore avant. Sans doute que la plupart des informations relatives à ce sujet avaient disparu en même temps que le Temple d’Ossus, dont il ne restait à présent plus grand-chose.

« Non, ils ne l’ont pas fait, et cela malgré ma demande à ce sujet. Je leur aie proposé de le faire, ils ont refusé sans même y prêter le moindre intérêt véritable. » lâchais-je durement, reprenant au vol le questionnement de la chancelière.

Non, ils avaient simplement dit que sonder mon esprit était inutile, car ils ne trouveraient aucune trace du passage de Maitre Herambra, de son apparition soudaine et inattendue.

« Ils ont préféré rester sur leurs acquis, sans réellement penser qu’ils étaient eux-mêmes ignorants de bien des facettes de la Force. Seul Maitre Tianesli a osé me laisser une chance sur ce sujet. »

Je soupirais presque aussitôt, chassant cette graine de colère et d’incompréhension naissante pour nager calmement vers des ondées plus calmes et sereines. M’emporter sur le sujet ne ferait que donner une impression néfaste sur ma personne à quelqu’un qui avait suivi avec une certaine attention le parcours qui m’avait mené à ce que j’étais aujourd’hui. En réalité, j’avais l’impression depuis quelques jours d’avoir remonté le temps pour me retrouver dans la situation qui était la mienne il y a de ça plus de dix ans, avant que je ne finisse par comprendre ce qui n’allait pas chez moi. Est-ce qu’il y avait vraiment quelque chose qui déraillait à nouveau ?

« Je crois surtout qu’ils ont commis une erreur de jugement. Et si ce que vous dîtes est vrai Maitre, alors je pense qu’ils n’ont au contraire que briser les rêves d’un de leur membre et réduit à néant les ambitions et la volonté d’un second. Surtout que dans les faits, je ne leur avais même pas encore suggéré ce que la Force avait depuis longtemps acté. A présent, je n’ai juste plus le désir de retenter l’expérience, ni même d’y penser. »

Il s’agissait là d’un différend que je ne pensais pas pouvoir combler un jour. Les actes et les décisions du Conseil à ce sujet m’avaient profondément heurté et blessé. Moi qui avais toujours eu une confiance presque aveugle en les décisions et jugements du Conseil, je me retrouvais à douter de leurs compétences. Etait-ce normal ? Surement pas.

« Je n’en suis pas convaincu, Maitre Von. Mais peut-être qu’ils ont raison, qu’en tant que Gardien je ne suis pas de ceux capables de comprendre l’étendue de la Force, et que je devrais plutôt retourner m’occuper de mes affaires au lieu de venir m’opposer au Conseil. Je verrais bien ce que la Force me réserve, mais en attendant, je ferais tout ce qui est nécessaire pour vous aider au mieux dans votre tâche. »

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Sam 19 Sep 2015 - 16:00

Alyria sentait bien l’amertume dans la voix de Joclad, et sans doute qu’au même âge, dans les mêmes circonstances, elle aurait ressenti exactement la même chose, c’était une évidence. Nier au garçon la possibilité de s’expliquer, refuser une fouille mémorielle… Mais que s’était-il donc passé dans cette réunion pour aboutir à un tel fiasco ?

Une fois encore, la maîtresse d’armes ravala les remarques acerbes qui lui venaient quant à la supériorité morale dont jouissaient les consulaires et qui parfois les conduisaient à s’oublier quelque peu dans leur vision de leur rôle et de la Force. Oui, beaucoup était plus en phase avec cette dernière que leurs confrères Gardiens ou Sentinelles. Mais c’était loin d’être le cas de tous, et parfois, les jedis dévolus au terrain avaient un panel de techniques bien plus en lien avec certains aspects de l’entité mystique à laquelle tous étaient plus ou moins sensibles.

Pendant un bref instant, elle revit l’air de surprise sur le visage de Maître Berryl quand ce dernier l’avait surprise à lire un ouvrage de sciences politiques galactiques dans la bibliothèque. La surprise de voir une maîtresse d’armes occupée à une telle activité n’avait pas manqué d’être visible, et un brin vexante, à vrai dire. C’était à cause de genre de situations qu’Alyria n’appréciait que très modérément les subdivisions au sein de l’Ordre, car elles avaient tendance à enfermer les jedis dans des stéréotypes éculés, dans des cases avec un cahier des charges spécial à remplir.

Alyria savait que nombre de ses pairs s’en accomodaient sans mal, préférant même embrasser ce rôle en abandonnant tout le reste aux Consulaires de l’Ordre, ne se mêlant que rarement de gestion, donnant encore plus rarement leur avis. Et elle avait horreur de cette situation. Il suffisait de voir la réalité en face : chacun apportait une expertise propre, et diminuer les qualités des uns ne suffisaient pas pour augmenter celles des autres.

A la réflexion, peut-être était-ce parce qu’elle n’était pas une gardienne pure qu’elle émettait un tel avis. En effet, la trentenaire savait qu’elle aurait pu remplir à peu près tous les rôles de l’Ordre, même si celui de Sentinelle ne l’attirait absolument pas. En revanche, elle avait très longtemps hésité entre les voies des Gardiens et des Consulaires. Et si elle avait finalement tranché, elle n’avait pas pour autant l’impression de s’être enfermé sur une route à sens unique. Au contraire même. La richesse de ses découvertes sur le terrain lui avait donné accès à des connaissances en plus qu’elle avait marié à son goût pour l’analyse théorique. Certes, les mystères de la divination jedi et d’autres choses lui seraient forcément moins familiers qu’à d’autres. En contrepartie, elle apportait sa propre pierre à l’édifice qu’était l’Ordre, et Joclad devrait faire de même.

Mais comment lui faire comprendre ? Comment effacer l’amertume dans son cœur ? Alyria ne savait pas exactement, cependant elle se devait d’essayer. Ainsi, elle aurait encore l’impression futile d’être un maître jedi, et pas une politicienne quelconque. Elle appréciait sincèrement son ancien élève, et le voir blessé par une décision qu’elle n’approuvait pas réellement, sans pouvoir s’y opposer frontalement, la mettait mal à l’aise. Peut-être que la République n’était pas la seule à avoir besoin de réformes… Ou du moins, d’un changement de mentalités. C’en était assez de ces préjugés qui ne servaient qu’à rabaisser certains jedis. Le traitement des corps et les bruits que l’on laissait courir allègrement sur les corps de service avaient déjà tendance à l’agacer. Entendre rabaisser les gardiens, cela faisait beaucoup à son sens.

Passant sa main sur ses yeux fatigués, Alyria en profita pour prendre une grande inspiration et chercher quoi dire. Une fois les bons mots trouvés, elle planta son regard vert dans les prunelles du Chevalier en face d’elle, et commença à parler d’une voix douce, compréhensive… et un peu lointaine :

« Les Gardiens comprennent la Force chacun à leur manière, n’en doute pas. Aucune d’entre nous ne détient la vérité absolue sur cette dernière. Cela ne veut pas dire que nous n’en avons pas une certaine appréhension. Et celle-ci, beaucoup de nos confrères jedis ne l’ont pas.

Cultive ton lien avec elle. Chéris-là, développe tes connaissances, en avançant, et non en regardant vers le passé. Et tu verras qu’au fur et à mesure que ta connexion s’affinera, les autres jedis commenceront à respecter tes affirmations, et à ne pas mettre en doute tes capacités. Après tout, dans le cas contraire, aucun Gardien ou Sentinelle n’accèderait au rang de maître. Pourtant c’est bien le cas, et certains comptent parmi les plus grands dirigeants de notre Ordre.

Il faut simplement… du temps pour s’affirmer, je pense. Cela dit … »


Alyria fit une pause, puis ajouta avec un sourire malicieux :

« Au vu de votre découverte, je gage que la Force n’a pas grand mal à trouver votre chemin, à toi et au jeune Tianesli. »

La Chancelière retomba dans un silence agréable, savourant ces quelques instants de pause avant de reprendre le cours mouvementé de sa journée qui s’annonçait déjà atroce. Mais au moins, la nouvelle de la renaissance de Tython dans l’histoire jedi lui mettait du baume au cœur. L’Ordre progressait, et elle avait envie de lire dans cette découverte un présage favorable pour l’avenir. Souriant au jeune homme, elle conclut finalement :

« Je sais que rester ici ne te conviendra pas. Pourtant, tu pourrais bien apprendre quelques petites choses qui te seront utiles ici… Comme la patience, ou la capacité à faire fi des critiques pour avancer et apprendre de ses échecs. Et tu ne seras pas seul à le faire, crois-moi. »

Nouvelle pause.

« Puis, quand la Force aura décidé de te dévoiler ses plans… Tu partiras. Cette sanction n’est pas éternelle, comme ma place ici. »

Bientôt, ils partiraient tous deux, empruntant un nouveau chemin. En attendant, à eux deux de gravir la pente délicate qui s’annonçait du mieux qu’ils le pourraient. Les voies de la Force étaient impénétrables, et elle venait de le démontrer au cours des derniers jours de manière éclatante.

Restait à voir ce qu’elle leur réservait pour la suite. Mais une chose était certaine : autant pour Alyria que pour Joclad, plus rien ne serait jamais comme avant.

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MessageSujet: Re: D'autres formes de conseils après le Conseil [PV Alyria]   Jeu 24 Sep 2015 - 19:00


Est-ce que j’étais frustré ? Oui je l’étais. Est-ce que je pensais que le Conseil avait préféré devenir aveugle le temps de notre séance, ça j’en étais moins sûr. En tant que jeune chevalier, je n’avais pas le recul dont pouvait disposer Maitre Fyelën ou Maitre Tianesli, et encore moins Maitre Don. Justement, le vieux maitre n’avait pas pu être présent pour présider la séance, qui s’était rapidement transformé en procès sans queue ni tête. Je ne retenais vraiment rien de bon de ce passage et j’avais l’impression d’avoir totalement perdu la confiance des Maitres. D’une certaines manière, c’était peut-être bel et bien le cas. J’avais désobéi pour emmener Zélonion et Johun dans une contrée magnifique et nous avions assuré la sécurité du Sénat sans l’autorisation de l’Ordre. Pourtant, ils ne s’étaient pas attardés sur ces détails et avaient préféré directement tacler la justification donnant l’origine de toute cette histoire. Il n’avait pas pensé possible qu’un esprit de Force puisse exister, alors que ce dernier ait-pu m’apparaître leur sembla insensé. Mais de tout cela, le pire avait sans doute été cette remontrance sur ma condition, comme si les Gardiens étaient en réalité les rébus Jedi incapables de comprendre la Force dans sa globalité, là où les Consulaires représenteraient une caste élitiste ayant la prédominance. D’une certaine façon, les propos de Maitre Brock puis de Maitre Fyelën m’étaient apparus comme totalement opposés au principe du Code. Pire, je les avais perçu comme discriminatoire.

Comment avaient-ils pu oser dire ou même penser une chose pareille, je l’ignorais. Mais le fait était que la Force nous avait conduit jusqu’à Tython et jusqu’à ces cristaux qui nous rapprochaient Zel’. N’était-ce pas la preuve d’une forme de compréhension de notre part ? Je ne savais plus où donner de la tête dans cette histoire, car les Conseillers ne s’étaient pas montrés parfaitement clairs sur leurs intentions ni même leurs raisons. Pire encore, ils n’avaient pas donnés de réelles explications. De fait, je ne savais pas comment interpréter leurs paroles, excepté celles de Léonard qui s’était montré parfaitement clair et précis. C’est pourquoi j’avais l’impression d’obtenir enfin des réponses en entendant les réflexions d’Alyria, ce qui m’ouvrait d’autres champs de réflexion à explorer. Pourtant, les propos de la Chancelière semblaient se positionner en opposition directe avec les pensées de certains membres de notre Conseil. Qui écouter, donc ?

« Ce n’est pas ce qu’à laisser sous-entendre le Conseil, Maitre. Je pensais avoir compris, mais notre périple m’a aidé à développer ma propre compréhension de la Force, en adéquation avec le Code. Hélas, je n’ai pas eu l’occasion de le leur montrer. En réalité, je n’ai pas pu montrer ou démontrer grand-chose. Je sais que je suis encore jeune, et que je ne suis adoubé depuis à peine plus d’un an mais… Enfin, vous avez sans doute raison. »

Je soupirais doucement, acquiesçant lentement du chef avant de me redresser sur le fauteuil où je m’étais affalé il y a peu.

« Je crois que j’ai laissé ma frustration et mon sentiment d’incompréhension m’aveugler. Vous êtes la première personne à qui j’ai pu en parler, et j’ai déjà l’impression d’y voir plus clair. Je pensais seulement que notre périples était la preuve suffisante que j’avais muri, que j’avais évolué et gagné en sagesse, en compréhension. Au lieu de cela, ça n’a fait que soulever des inquiétudes et des doutes…

Que dire de plus sur le sujet ? Je ne saurais vraiment quoi rajouter pour appuyer mes propos. J’étais troublé par l’explication d’Alyria et je ne comprenais toujours pas certaines paroles des Maitres du Conseil. Mais j’allais faire avec et profiter de mes prochains moments de repos pour me plonger dans une tentative de compréhension plus poussée, pour essayer de dégager les dernières zones d’ombres. Peut-être alors que tout prendra sens.

« Pour être franc, je pense déjà avoir appris ce genre de choses, il y a bien longtemps. Je crois qu’il s’agit surtout d’un problème plus profond, une lacune que je ne suis pas parvenu à combler avec les années. Et j’en ai subis les conséquences cette fois-là.

Le problème ? Mon charisme et mon incapacité à expliquer et organiser un argumentaire sans faillir. Avant, Ilia ou Léonard étaient là pour me soutenir et rattraper les chutes. Cette fois-ci, je fus seul. Parfaitement seul. Quand à mon avenir, il n’était pas sur Coruscant, j’en étais convaincu.

« Je pense avoir déjà saisi certaines volontés de la Force à mon sujet… pour l’avenir. Mais c’est lointain. Le reste est… encore trop flou. En attendant que tout devienne plus clair, je ferais tout ce qui est nécessaire pour accomplir ce que j’ai à faire ici. Et ailleurs. Je ne laisserais pas ces doutes prendre le pas sur mon devoir, Maitre. »

Il s’agissait là d’une valeur sûre me concernant : lorsqu’il fallait accomplir une tâche, j’étais capable de faire fi de tout mes troubles pour l’accomplir au mieux. Souvent, je compensais en faisant preuve d’une inventivité nouvelle ou d’astuces qui avait souvent surpris Ilia ou Léonard.

Et lorsque le moment viendrait, que la Force voudrait bien me laisser entrevoir une nouvelle fois le chemin que je devrais emprunter, alors je le ferais. En attendant, j’étais là, sur Coruscant, et j’étais prêt à faire face à ce qu’elle me réserverait..

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