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 Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]

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MessageSujet: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Dim 26 Jan 2014 - 17:10

Bakura – Repère secret de Fantôme, sous les fondations du Casino « Les crédits en folie »
 
« Dash ? Tu m'entends ?! » demanda le Hutt avant de pester. Saloperie de communication holographique... Pour ne pas être repéré, Ragda utilisait un protocole imposant à la transmission le passage par de multiples relais au travers de toute le galaxie... Mais putain que cela rendait la qualité merdique !
 
« Dash ? Je ne t'entend... A si c'est bon ! »
 
« Je... pas... rumeurs... Une certaine... Dart... Riak... Reb... Préparent quelqu... » Et merde, ça recommençait ! Putain de merde ! Agacé, le Hutt coupa la communication. Il pesta de longues minutes... Ses joues virèrent au vert kaki.
 
Dash... Son fidèle, celui qui lui avait sauvé la vie... Son ex-garde du corps, reconverti en mercenaire pour un but bien précis. Depuis plus d'un an, il s'était fait recruter par les Sith, selon les directives du Hutt après que celui-ci ait eu vent des plans d'Ynnitach. Ragda n'était ni un imprudent, ni un imbécile. Mieux valait avoir des billes dans chaque camp à l'aube d'un conflit majeur. Dash avait d'ailleurs participé à la bataille d'Artorias, sur le terrain, du coté Sith évidemment. Et depuis, celui-ci tentait d'informer son employeur des activités programmées du tout nouvel Empire. Une simple précaution qui permettrait à Ragda de savoir si la Reine Noire lui mentait ou non.
 
Mais si seulement les quelques bribes d'informations qu'il parvenait à glanner pouvaient lui parvenir plus facilement... Comment faire, sans éveiller les soupçons des services secrets de la République ? Voyager hors des frontières, pour un membre du gouvernement, n'était ni recommandé ni discret. Non... Il fallait que Dash vienne à lui... Mais comment pouvait-il faire sans passer pour un déserteur auprès de l'Empire ? Flydon Maxima ? Oui ! Excellente idée ! Cette station serait un lieu de rendez-vous parfait... Mais les prochaines entrevues diplomatiques n'étaient pas prévus avant des mois... Il faudrait donc patienter... Fait chier !
 
« Monsieur Rejliidic ? » l’interrompit soudain une communication vocale. André Morzil, le directeur exécutif du Casino. Bien que Ragda fut le fondateur et le propriétaire des « Crédits en folie », ses fonctions officielles lui interdisaient de pratiquer toute autre activité professionnelles... Dixit la constitution... Quelle conneries... Mais il fallait bien parfois se plier aux règles. Il avait donc nommé André à la tête du Casino, afin que celui-ci s'occupe de la gestion de ses affaires.
 
« Monsieur Rejliidic ? » répéta-t-il, avec cette fois fluette qui horripilait tant le Hutt. Celui-ci plongea la main dans le vide-poche sous la console de son chariot répulseur, avant de répondre par l'affirmative.
 
« Monsieur Rejliidic ! La navette de votre invité vient de se poser au spatioport de D'aar. Votre limousine l'y attend déjà... Il sera ici dans environ un quart heure. »
 
« Merci André. Veuillez à ce que cet accueil soit irréprochable. Le Sénateur Damask est un épicurien dans l'âme, mettez lui en plein les yeux. »
 
Aussitôt, Ragda mis en stand-by ses petites magouilles de trafiquant d'informations sensibles, pour rejoindre le turbo-ascenseur de son repère. Destination : son immense bureau, au dernier étage du building pyramidal qui dominait D'aar, la cité-capitale de Bakura, de par son volume. Pendant le trajet d'une poignée de minutes, le Hutt resta méditatif. Ragda avait plutôt bien accroché avec la personnalité de Svein, qu'il jugeait sincère et franche... Très loin du commun des politicards Républicains. Peut-être cette attitude venait-elle de son relatif manque d'expérience dans ses nouvelles fonctions ? Possible... A moins que sous ce masque savamment mis en scène chez lui, se cachait une personnalité bien plus complexe... Oui... Ragda allait rapidement le savoir.
 
Quoi qu'il en soit, l'heure n'était pas encore à la vivisection. Pour cela, il faudrait attendre. Svein n'était pas au courant des réelles motivations du Hutt. Officiellement, il l'avait invité pour lui rendre la pareille, après le somptueux dîner auquel il l'avait invité. Sous le couvert de la trêve de quelques jours dans les débats autour de la ratification du Traité de Paix, le Hutt avait invité le Sénateur de Balmorra à le rejoindre, dans son véritable chez lui. Mais officieusement, Ragda espérait pouvoir faire affaire... Voilà quelques semaines seulement qu'il avait fondé la Ligue des Mondes Périphériques... Il ne s'agissait que de promesses pour le moment, rien n'était encore concret. Pour cela, il lui faudrait trouver des... alliés... alliés politiques et économiques évidemment. Cette idée était née de ses échanges avec le Sénateur Janos, lorsque celui-ci lui avait fait part de ses sentiments vis à vis de la toute jeune Ligue. Une sacrée ironie n'est-ce pas ? Ragda avait alors pris conscience qu'il ne lui fallait perdre aucune seconde... Il devait tisser un véritable réseau autour de la Ligue, afin de la doter de toute la crédibilité qu'elle méritait. Sans celui-ci, le soufflet retomberait rapidement. Faute d’intérêt, les signataires se détourneraient rapidement, jugeant cette initiative comme une utopie fantaisiste.
 
*****
Dix-huit minutes plus tard.
 
Ragda trônait au centre de son immense bureau rectangulaire. Il chevauchait un chariot répulseur en or massif, couvert de cousins rouges vifs taillés dans des pièces de tissu hors de prix. Ce bureau occupait la quasi-intégralité de la superficie du dernier étage de son gratte-ciel. A l'intérieur, tout respirait le luxe... Boiseries exotiques faites d'essences rares, une sculpture du Hutt, grandeur nature, en gré noir de Coruscant. Les sols étaient composés d'un dallage lisse et brillant, réalisé dans des roches polies elles aussi très coûteuses. Malgré le luxe affiché des matériaux, cette pièce ne recelait que peu d'objets précieux. Deux des murs étaient simplement d'immenses baies vitrées panoramiques, qui offraient une vue imprenable sur D'aar, transformée pour l'occasion en une fourmilière silencieuse et chaotique à l'approche des festivités. Sur le mur du fond, seul un écran holographique géant brisait la monotonie chromatique de la roche gris clair. Il n'y avait que deux meubles dans cet espace rendu démesuré par ce vide. Un bureau massif au centre, et un mini-bar adossé à l'une des baies vitrées. Sur celui-ci, le Hutt avait volontairement mis en évidence plusieurs bouteilles d'alcool très raffinés, ainsi que plusieurs lots de cirages tout aussi prisés. Lui même s'était emparé de l'un de ces barreaux de chaise, avant de l'allumer, lorsque son directeur lui avait indiqué que Svein venait de passer l'entrée du casino. Il ne faudrait que quelques secondes au Sénateur pour rejoindre son hôte, via turbo-ascenseur.
 
Au final, le bureau de Ragda pouvait laisser l’œil perplexe. Grand mais vide. Certains y voyaient un lieu épuré, propice à la réflexion et à la concentration.... D'autres y voyaient une coquille précieuse mais vide... Un peu comme la personnalité du Hutt : les apparences avant tout.
 
Quoi qu'est pu penser le Sénateur de Balmorra, lorsque-celui passa la double porte du bureau, Ragda lui décocha un large sourire bienveillant :
 
« Sénateur Damask, Bienvenue chez moi ! Je vous en prie, faites comme chez-vous... » lui dit-il tout en lui indiquant du regard le mini-bar bien fourni. « Votre voyage s'est bien passé j'espère ? Bakura n'est pas la porte d'à coté... Je crois même qu'avec Mon Calamari nous nous battons pour savoir qui est le plus loin de la capitale...

La limousine n'a pas rencontré trop de bouchons ? Avec les festivités de ce soir, vous savez... La commémoration du « Grand Accident »... La ville est en pleine effervescence... Le défilé de chars des horreurs mécaniques ne devrait plus tarder... Il passera juste sous ces fenêtres...»

 
Tout en parlant de ces frivolités, le Hutt dérivait lentement en direction du sénateur. A coté des commandes directionnelles de son chariot répulseurs, Ragda avait laissé, comme par hasard,  trainer nonchalamment quelques documents portant les toutes nouvelles armoiries de la Ligue... Une spirale bleue cerclées de huit triangles équilatéraux.
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Lun 3 Fév 2014 - 23:18




Balmorra city, cela ne faisait que quelques semaines que Svein avait quitté sa ville et pourtant, il avait l’impression de ne pas y avoir mis les pieds depuis des mois voire des années. La ville, sous le soleil couchant, brillait de mille feux, les gigantesques tours des centres administratifs et financiers des super usines semblaient chercher à atteindre les étoiles. Les trois fleuves qui séparaient la ville, étaient enjambés par quelques ponts réservés aux piétons et véhicules ne disposant pas de répulseurs. Témoignage de son passé agricole, la plus part des bâtiments résidentiels ne sont hauts que de quelques étages et leur toit, souvent peint en rouge pour une raison inconnue de l’humain, donne parfois des airs sanglants à la cité. Le sénateur fit un petit signe au pilote de la navette et cette dernière s’éloigna des routes standards de vols pour décrire des cercles autour de la ville. L’humain savourait ce moment, il savait qu’il ne resterait pas longtemps sur Balmorra. En effet, le hutt Ragda, sénateur de Bakura, l’avait invité à le rejoindre sur sa planète.

La navette vola jusqu’aux plus hautes tours. C’est aggloméra de quatre supers structures à quelques dizaines de mètres les unes des autres symbolisait la surpuissance de l’entreprise. Cette entreprise était la première à avoir mis les pieds dans cette ville, elle était à l’origine de la toute première super usine de la planète. Pourquoi Svein visitait-il cette usine là en particulier ? Parce qu’il en était ‘un des principaux actionnaires. Pour permettre l’aboutissement du projet à l’époque où il était maire de la ville, l’humain avait investi toute sa fortune personnelle, hypothéquant sa maison, vendant ses quelques collections, ne gardant que le strict minimum pour vivre pendant un an. Il avait tout parié sur un coup de poker et avait finalement gagné. Le sénateur faisait certainement parti des hommes les plus riches de la planète. Ce secret, car s’en était un, était surement le plus précieux de l’homme, qu’il soit éventé et sa carrière s’arrêtait immédiatement et ça, il n’en était pas question. Le sénateur fit un rapide tour de son investissement, comprendre qu’il y passa plusieurs heures. Plusieurs heures à éplucher les comptes, à lire les comptes rendus des réunions auxquelles il n’avait pas pu participer, à regarder les différentes commandes passées et les nouveaux modèles de droïde créés par les ingénieurs de l’entreprise. Svein remonta dans la navette avec un sourire satisfait et cette dernière redécolla pour partir en direction de Bakura.


« Dame Octance, pouvez-vous me donner un rapide descriptif de Bakura s’il vous plait ? »

« Bien entendu monsieur. » Elle prit son datapaad en main. Svein lui, n’en utilisait que rarement. « De l’espace, Bakura ressemble à Balmorra, néanmoins la vie dessus est très différente. L'économie assez modeste de Bakura repose principalement sur la production de répulseurs et l'exportation du fruit de namana. Une des particularités les plus marquantes est que la planète a banni tout droïde depuis que ces machines eurent un défaut de fonctionnement et massacrèrent plusieurs pionniers au début de la colonisation. »

« Bannir tous les droïdes ? Voilà quelque chose de fort contrariant… Il ne fera pas un bon partenaire d’affaire j’ai l’impression. »

« Non en effet, Monsieur. »

« Vous auriez pu rester sur Balmorra Dame Octance, vous risquez de vous ennuyer sur cette planète… »

« Vous avez été invité dans un casino Monsieur, je pense avoir de quoi m’occuper. » répondit-elle souriante.

« Ne me ruinez pas ! Je vous rappelle que votre carte de crédit est directement liée à mon compte ! »

« Promis !» fit elle provocatrice.

« Je n’aime pas votre ton ! »

La discussion continua ainsi pendant quelques minutes avant qu’un long silence, qui durera pendant tout le reste du voyage, plane sur le petit équipage. Svein réfléchit beaucoup pendant le voyage, que lui voulait le sénateur Ragda ? Pourquoi contacter le jeune humain, qui mettait clairement en avant les capacités en robotique de sa planète dans ses discours alors que Bakura interdisait les droïdes ? Vraiment, l’humain ne comprenait pas. Il avait entendu parler d’une ligue regroupant Bakura et d’autre mondes, mais ce n’était qu’une rumeur qu’un simple bruit de couloir, le politicien préférai ne pas y prêter trop d’attention.

Bakura fut en vue au bout de quelques heures. Dame Octance s’était endormie, Svein lui, lisait l’un des dossiers qu’il avait pris au sénat avant de partir. Le sénateur porta une attention toute particulière au paysage de la planète. Comme l’avait dit son assistante, Bakura semblait surtout être une planète rurale, ce qui ne déplut pas à l’humain, il aimait bien la nature et avait en horreur tout le métal de coruscant. Svein comprit qu’ils atteignaient la capitale quand de grandes tours commencèrent à se dessiner sous ses yeux. Il repéra bien vite le casino, la seule tour en forme de pyramide. La navette se posa non loin de l’édifice. Le sénateur continua de détailler le lieu de jeu. La foule circulait abondamment par la porte d’entrée, riche, moins riches, mais jamais pauvres, telles étaient les personnes qui entraient dans le casino. Tous ces magasins inquiétaient l’humain. Son assistante avait les yeux qui brillaient, ce qui l’inquiétait encore plus. Ce temple de la débauche pécuniaire était l’ennemi du portefeuille du sénateur, il regrettait presque d’avoir laissé la jeune humaine venir avec lui. Le sénateur fut conduit dans le bureau du Hutt. La pièce était richement décorée, mais, paradoxalement, ne disposait que de très peu de meubles. L’humain ne s’attarda pas longtemps sur la décoration, tout coutait chère, le sénateur préférai ne pas montrer qu’il s’y connaissait en produit de luxe.


« Bonjour Sénateur Rejliidic ! Heureux que nous nous retrouvions face à face aussi vite ! » Dit l’homme en souriant. « Je ferai bien comme chez moi, mais votre bureau est trop luxueux pour moi, j’ai peur de tout salir » Dit-il avec un petit rire dans la voix.

Le sénateur Damask tourna la tête vers la baie vitrée, regardant la foule onduler au gré des envies de chacun. Il pensa à son assistante.

« Avec un peu de chance, je verrai peut être Dame Octance balancer mon argent sur une des tables, ça me permettra de compter en gros ce que je vais perdre… » Ce coup-ci l’humain ne riait qu’à moitié. « Bref ! Ne pensons pas aux mauvaises nouvelles, j’ai effectivement passé un très bon voyage, j’en ai profité pour faire un gros détour par Balmorra, ma terre me manquait. Je suis heureux de voir que Bakura est elle aussi un peu rurale, j’ai beaucoup de mal avec le métal omniprésent de Coruscant. » Svein fit une pause. « Une limousine ? Mon pilote nous a déposés juste devant le casino, les tours de contrôle ne nous ont pas signalés de problème… ou alors je n’en ai pas été averti, ce qui est possible aussi. » Dit-il en souriant. « Il faudra me compter l’histoire de cet accident que vous fêtez, je suis très curieux de la connaître ! »

Svein était sincère, il aimait les cultures des autres mondes, puis, quel meilleur moyen pour se rapprocher d’un autre sénateur, que de lui faire parler de sa planète ?
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Mar 4 Fév 2014 - 23:11

Ragda se renfrogna, plissant des yeux jusqu'à ce que ceux-ci ne deviennent que deux minuscules fentes horizontales. André était un abruti. Putain. Il lui avait demandé de sortir le tapis rouge, de préparer la limousine de luxe... Le grand jeu quoi ! Et il trouvait le moyen de rater son invité, qui était parvenu jusqu'ici par ses propres moyens ! Franchement... Il grimaça, avant de se reprendre :  Ce n'était pas le plus important. A vrai dire, les petites remarques de Svein le déridèrent un peu. Ce type était d'un naturel... Ragda esquissa un sourire. Rapidement il pianota sur la console de son chariot. L'écran derrière lui s'illumina, projetant les images d'une caméra de vidéo-surveillance. Au centre, Dame Octance s'excitait sur le manche d'une machine à sous. La scène avait presque quelque chose... d'érotique, lorsqu'elle caressait inconsciemment, sous l'effet du stress, la tige métallique tout en se mordillant les lèvres.
 
« Ne vous inquiétez pas pour vos dettes de jeu. Vous êtes mon invité Sénateur Damask, c'est la maison qui régale, pour aujourd'hui... Mais n'allez pas le dire à votre assistante, elle pourrait faire une overdose. » le rassura-t-il, tout en s'amusant des images qu'il dévorait de ses yeux globuleux. Puis il enchaîna, reportant son regard sur son interlocuteur : « D'ailleurs, à ce propos, j'ai quelque-chose pour vous ! »
 
Ragda plongea la main dans l'un des vide-poches de son chariot, pour en ressortir un petit étui doré, plat et rectangulaire. Il devait avoir les dimensions de ces poches dans lesquelles on pouvait protéger ses cartes de crédit. D'ailleurs ce fut bien un carte qu'il sorti de celui-ci. Une carte dorée, portant un numéro gravé : 69. Cette fois, le Hutt arborait un large et franc sourire.
 
« Un carte V.I.P., Sénateur. Chacune est unique et porte un numéro. Avec celle-ci, vous pouvez aller et venir comme bon vous semble dans mon casino, à toute heure du jour et de la nuit. Il y a un certain nombre de salles de jeux privées, des salons plus intimes pour... profiter... des danseuses... Sans oublier l'accès au parking sous-terrain pour entrer et sortir en toute discrétion de l'établissement. » Expliqua-t-il, très fier. Il parlait de son bébé après tout. « Un cadeau que j'offre volontiers à mes plus fidèles clients, ou mes plus précieuses relations. » Mais ce n'était pas tout : « Cette carte vous donne également accès aux « spéciales » des soirées très privées, où les misent frisent régulièrement le million de crédit... Il n'y a rien de mieux pour sentir l'adrénaline couler dans vos veines, vous devriez essayer, je suis sur que cela vous plairait... Évidemment, il faut les avoir ces millions pour participer. Mes clients ne sont pas du genre à faire crédit en général. » Il ricana « Vous ne seriez pas le premier à détourner l'argent de vos concitoyens pour payer une dette de jeu, n'est-ce pas ? » dit-il avant de conclure par un « Je plaisante... »
 
Il se déplaça alors jusqu'au mini-bar et y déposa la carte. « Vous pouvez vous servir vous savez, elles ne sont pas là pour décorer » dit-il en désignant les bouteilles, juste à coté. « Faites comme chez vous. » Lui même se servit un brandy grand cru. Puis il fit dériver son chariot jusqu'à la baie vitrée, celle qui donnait sur D'aar. D'un seul regard, il pouvait embrasser la moitié de la ville. Aucune comparaison possible avec Coruscant. Bien qu'il détestait ce terme, il fallait avouer que Bakura tenait plus du rural qu'autre chose... Un petit trou perdu au bout d'une galaxie démesurée. Mais c'était SON trou perdu.
 
« Bakura est pleine de contradictions. » commença-t-il à expliquer, pensif. « D'un coté une très large partie de ce monde est encore sauvage, désertique même. Pourtant nous sommes considérés comme le fleuron de la technologie répulsive. » Il se tourna vers la Sénateur. « Savez vous pourquoi ? » Question rhétorique à laquelle il répondit immédiatement : « Le sol de cette planète regorge de Durelium, composante fondamentale du Phobium, utilisé pour la fabrication des noyaux énergétiques des répulseurs. L'industrie se développe là où sont les ressources. D'aar à l'origine n'était qu'une carrière, une mine... Regardez ce qu'elle est aujourd'hui. Alors oui, Bakura peut vous sembler bien rurale, mais ne sous-estimez pas son potentiel. Si le hasard nous avait placé au cœur de la galaxie, nous serions aussi développés et riche que Corellia.» Il le pensait sincèrement. Cet éloignement avait toujours été un frein, et pas seulement pour son monde... Une injustice parfaitement connue de tous, et qui arrangeaient certains. Il était temps de faire évoluer les choses. « Le Grand Incident n'est qu'un exemple de plus de ce qu'il arrive lorsque l'on abandonne les mondes éloignés à eux-même. » Il marqua une pause pour que ces paroles fatalistes pénètrent bien l'esprit du Sénateur. « Jadis, il y a une centaine d'années, ce trou paumé n'était qu'une minuscule colonie. Mais malgré son potentiel économique, personne ne voulait investir. Trop éloigné. Trop coûteux. Trop d'incertitudes. Pourtant le durelium était bien là. Des courageux pionniers se sont lancés. Mais la tâche était bien trop pénible, et la population bien trop faible pour rendre l'extraction du minerai rentable et possible. » Il se tourna de nouveau vers le panorama. « Imaginez, à la place de cette ville, une plaine sans fin. Comment ne pas céder au défaitisme, perdu dans ces grands espaces, loin de tout, aidé de personne. Pourtant les ancêtres des Bakuriens d'aujourd'hui ne se sont pas dégonflés. Ils ont compensés leur faible nombre par des droïdes miniers, toujours plus nombreux. L'extraction devenait possible... Mais toujours pas rentable... Faute d'aide extérieure. Il fallait accélérer les cadences... Pousser les droïdes jusqu'aux limites de leur endurance pourtant élevée... Puis bientôt on oublia la maintenance de ces derniers, faute de temps... Il fallait les faire travailler vingt quatre heure sur vingt quatre, sept jours sur sept.

Jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Un soir, le soir du Grand Incident, l'ordinateur central commandant toutes les unités mécaniques minières dysfonctionna... Par je ne sais quel procédé informatique, les droïdes se retournèrent contre les vivants... Ce fut un bain de sang, jusqu'à ce qu'un courageux Bakurien se donne la mort en faisant exploser le cerveau-contrôle. »
Il soupira.
 
« Depuis ce jour Bakura est une terre de contradiction, paralysée par un traumatisme indélébile. Les droïdes sont devenus illégaux, interdit... Seule une tolérance existe pour les unités mécaniques des touristes dans l'enceinte du spatioport. Ce monde n'exporte aucune matière première, malgré la richesse de ses sols. Il est extrait le strict nécessaire pour la production des répulseurs. Sans quelques cerveaux hors du commun, et une série de brevets exclusifs, Bakura ne serait rien de plus qu'un bout de roche peuplé de quelques miséreux. Sans la profusion de cette matière première, nos technologies des répulseurs n'auraient jamais pu être compétitives. Nous ne serions rien...» Il grossissait un peu le trait. Il y avait aussi des activités agroalimentaires, mais les retombées économiques n'étaient rien comparées à celles de l'industrie. « Tout cela commence à changer Sénateur. » dit-il en se retournant pour le regarder dans les yeux. « Le tourisme se développe à une vitesse phénoménale... L'attrait du « rural » certainement. Mais ce n'est pas assez. Et pour cela, je vais avoir besoin de vous. »
 
Ragda fit glisser son chariot répulseur pour se rapprocher de Svein :
 
« Bakura n'est pas encore prête à renoncer à ses interdictions concernant les droïdes... Pour cela les mentalités doivent évoluer. Et pour évoluer, il faut des exemples concrets, qui rassurent. Il faut leur démontrer qu'ils ne sont plus seuls. Et pour cela, il faut des signaux forts, venant de mondes tels que le votre.» Il hésita puis repris :
 
« Mais je monopolise cette conversation. A votre tour Sénateur, parlez moi un peu de votre monde. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'y poser la queue. » Le Hutt posa son verre sur le bord de sa bouche dépourvue de lèvres puis commença à siroter son brandy. Il espérait avoir capté l'attention de son homologue.
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Dim 9 Fév 2014 - 0:55


« Il vaut mieux ne rien lui dire effectivement, sinon vous finiriez endetté j’en suis sûr… » Svein fit une moue avant de la remplacer par un grand sourire. « Je vous remercie pour votre accueil des plus chaleureux, meilleur que ce que j’avais espéré de vous, Sénateur Rejlidiic. » Ce coup-ci, le sourire fut plus froid, peut-être plus calculé.

Svein réfléchissait toujours beaucoup et il avait souvent des avis très arrêtés sur ses semblables. Dans le cas du Hutt, Svein avait imaginé ce dernier en bon hôte, l’humain avait même espéré être traité différemment des autres riches qui devaient venir ici et Ragda répondait à toutes les attentes du quinquagénaire. Le regard de l’humain se perdit sur l’image de Dame Octance et de sa… machine à sous. Il la contempla quelques secondes avant de river de nouveau ses yeux sur le Hutt. Ce dernier lui tendait une petite carte de membre. Svein l’écouta attentivement, son visage devenait de plus en plus pâle. Les apparences, toujours sauver les apparences.

« Enfin, Monsieur Rejlidiic, regardez-moi, vous pensez vraiment que j’ai des millions en poche ? Je vous le dit, si je les avais, j’aiderai ma planète autrement qu’en la représentant au sénat, j’occuperai un poste avec un peu plus de mouvement, de responsabilités car après tout, avec Balmorra, le sénateur n’est que le « laquais », et ça me fait mal de le dire, des corporations. J’ai permis à Balmorra-city de ne pas être envahit par les grosse corporations comme Scienar, mais hélas, mes confrères n’ont pas fait de même, l’appel de l’argent s’est avéré plus fort dans de nombreux cas… Je suis donc un laquais, et pauvre qui plus est ! … En même temps, vous me direz  qu’il y a peu de laquais riche… »

Svein mentait, mais un petit mensonge de rien du tout. Il était riche, très riche, mais l’argent n’était pas à son nom. Officiellement il ne touchait que son salaire de sénateur. Ah ! C’est si chère et envoutante Dame Octance. Les sentiments qu’elle vouait pour son supérieur depuis des années servaient amplement les intérêts de l’humain. Tout était à son nom, les actions, les maisons, les comptes en banques et tous les papiers de transfère en cas de décès étaient déjà signés avec l’approbation d’un « fonctionnaire de l’état agréé ». Le fonctionnaire en question n’avait pas craché sur les quelques milliers de crédits que lui proposait le binôme humain en échange de son silence. Et dire que Svein disait combattre la corruption…

« Je vais me servir de ce pas Sénateur. » Svein s’approcha du bar et ses yeux s’illuminèrent. « Oh ! Vous avec de la Gravdinian ! Vous êtes l’un des rares hôtes que j’ai connu à en avoir une bouteille. Cette bière est extrêmement bonne, très sucrée, l’alcool passe tout seul avec ça ! » L’humain sourit. « … Dommage qu’il y est tant de morts pour fabriquer ce breuvage… » Son sourire ne disparut qu’à moitié, il tourna volontairement le dos au Hutt pour ne pas montrer qu’il se fichait éperdument des morts. A chacun son travail.

Svein alla se mettre aux côté du Hutt, devant la baie vitrée. La vue était spectaculaire, l’humain aimait ce genre de panorama, ce genre de vision qui montrait la grandeur d’une planète.


« J’aime beaucoup cette vue… » Lâcha-t-il dans un murmure.

Il écouta attentivement le Hutt lui compter l’histoire de sa planète. Cette accident était fort fâcheux et s’était perpétré sur d’autre colonies, mais ces dernières n’avaient pas survécus. L’humain comprenait le traumatisme qui devait régner dans la tête de chacun des habitants de Bakura. Pourtant, ce ne fut pas ce point-là qui retenu tout son attention, mais bien cette histoire de Durelium. Ragda savait que son confrère humain était un entrepreneur, tout le monde pouvait le savoir il suffisait de consulter sa fiche holo pour le voir, le Hutt cherchait donc à ferrer le poisson, tout en restant discret. Svein, conscient de ce fait, ne s’en offusqua pas le moins du monde, c’était comme ça que fonctionnait les discussions chez les grands de la galaxie, tout passait par des sous-entendus plus ou moins discret. Les meilleurs étaient ceux qui réussissaient à faire accepter à l’autre parti le strict contraire de ce qu’il voulait, sans s’en rendre compte. Svein avait excellé dans ce domaine sur Balmorra, mais les sénateurs et surtout le Hutt, étaient d’une autre envergure. Si l’humain voulait remplir des carnets de commande, il allait devoir ruser et être imaginatif. En tout cas, le hutt savait se montrer habité lorsqu’il parlait.

« Voilà un traumatisme qui doit peser bien lourd… Je suis même surpris que Bakura soit demeuré républicaine… » Svein fit une pause, son regard se perdait dans le vide. Il tourna légèrement la tête pour regarder le Hutt. « Que voulez-vous que je vous dises après ça ? Balmorra a eu un passé radieux à côté de Bakura. Elle a été colonisée pendant les premières vagues de colonisation de la république, ce qui permet à la planète d’être relativement proche du noyau, sans subir la concurrence déloyale des corporations qui y sont présentes. Elle est restée des centaines d’années totalement rurale, jusqu’à ce que des gisements de métaux y soient découverts. La planète s’est mise à produire des armes pour divers groupes bien connus C’est à partir de ce moment-là que les corporations ont pris le contrôle, mais Balmorra n’était qu’une planète de seconde zone, nous n’avons donc pas été trop malmenés. C’est il y a un peu plus de vingt ans que des métaux précieux et très utiles pour les prossess de hautes technologies ont été découverts. C’est ce qui m’a servi pour amorcer mon élévation. On a réussi à assouplir les lois et à les faire jouer en notre faveur suffisamment vite pour mettre hors courses les corporations et c’est ainsi que les super-usines sont arrivées. La réion de Balmorra city celle qui était sous ma juridiction à éviter tout rapport avec les Kuat enterprise, Sienar indistry et ce genre de gros blocs, mais tout le monde n’a pas fait pareil. Au final, les corporations ont repris la main, mais nous gardent en ligne de mire. Seule l’usine de Balmorra city est indépendante, libre d’être utilisé par le ou les plus offrants. C’est aussi la plus grosse avec un centre de recherche intégrée entre autres choses, mais je vous ferai visiter quand vous viendrez me rendre visite. » Conclu l’humain avec un large sourire. « Maintenant, dites-moi mon chère ami, en quoi Balmorra peut-elle vous aider ? »
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Lun 10 Fév 2014 - 23:32

Svein... Svein... Svein... Finalement, derrière le personnage d'aspect lisse - parfois léger, épicurien sur les bords -  se cachait une personnalité plus complexe, plus sombre... Ragda le sentait à présent. Personne n'arrivait à ce niveau en politique sans un minimum de... Réussite personnelle... La République comptait des centaines de milliers de politiciens, de tous les niveaux, à tous les étages... Seuls les plus influents atteignaient les hautes sphères sénatoriales... « Influent » euphémisme pour dire fortuné. Et oui... Quelques soient les discours faussement moralisateurs de certains, tout se résumait aux crédits. Les crédits oui... Le véritable cœur de la politique galactique. Pour exister dans ce milieu il fallait : financer ses campagnes, se modeler une image, une réputation... Voyager aussi, et pas dans les transports publiques... Sans parler du prix astronomique que coûtait une sécurité digne de ce nom... Et puis il y avait aussi tous ces petits à-cotés qui se passaient dans l'ombre : pots de vins, délits d'initiés, arrangements « mutuellement avantageux... »... Rien que le fait de glisser le nom d'une société dans la bonne oreille pouvait rapporter à celle-ci des millions... Ce genre de service se monnayait rubis sur l'ongle...
 
Les crédits, toujours les crédits. Car un politicien sans le sous dépendait trop de ses mécènes, et perdait donc toute son autonomie, son libre arbitre... Il devenait rapidement le pantin servile de quelques lobbies. Or, Ragda en aurait mis sa main à couper : Svein n'était pas de ces marionnettes... Rien que son discours sur Balmorra et sa lutte contre les puissants groupes industriels le prouvait.
 
En somme, l'indépendance d'un Sénateur se mesurait à la profondeur de son porte-feuille. Il y avait des centaines d'exemples qui le démontraient... Lui même bien-sur... Mais aussi ce Côme Janos assis sur des milliards de crédits spéculatifs, le Sénateur Valérion de la maison noble des Scalia, les L. Janeiro, famille riche et influente... La Sénatrice Anthana, une princesse de Kuat... Ion Keyïen à la tête d'un empire industriel... etc... etc...
 
Le Sénateur Damask ne pouvait échapper à cette règle. Nier ne prouvait qu'une chose : il avait quelque chose à cacher. Mais quoi ?
 
Tout en feignant d'observer l'agitation en contrebas, alors que le défilé de chars des horreurs mécaniques battait à présent son plein, Ragda songeait à cette question. Mais se ravisa très rapidement. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Chaque chose en son temps. S'il avait invité si cordialement Svein, ne c'était pas pour le cuisiner, mais pour lui proposer des accords commerciaux... Il l'avait très bien compris.
 
« Vous voyez en bas ? » commença t'il à répondre, ignorant volontairement la dernière question de son interlocuteur. Dans l'artère principale de D'aar, qui passait juste sous les fenêtre du casino, défilaient des dizaines de chars hideux, affublés d'amas métalliques  représentant vaguement des droïdes aux proportions cauchemardesques : yeux rouges, griffes en guise de doigts, longs membres, fumées qui sortaient par de complexes tuyauteries... « Le défilé des horreurs mécaniques. Quand je regarde ce spectacle, j'ai l'impression de me retrouver à l'âge de pierre technologique. Il est grand temps que ces mentalités évoluent. » Puis il se tourna vers son homologue : « A vous entendre, Balmorra est une terre en péril, dont l'indépendance ne tient qu'à un fil, et dont vous êtes l'un de rares défenseurs. » Cette phrase aurait pu sonner comme une ironie, mais ce ne fut pas le cas. Il soupira. « Chaque région de l'espace connaît ses périls... Je me plains de notre isolement, tandis que vous lutter pour ne pas vous faire dévorer par les gros prédateurs du noyau. » dit-il mélancoliquement avant de planter son regard globuleux dans celui-ci du représentant de Balmorra. « Nous pouvons nous entre-aider Sénateur Damask. Nous devons le faire. Ensemble, nous sauvegarderons nos mondes respectifs. » Il marqua une pause... Comme un silence qui magnifie un accord musical.
 
« J'ai deux projets à vous proposer. » commença-t-il en guise de préambule. « Un qui concerne directement Bakura, l'autre qui dépasse largement ses frontières. » Il laissa cette phrase en suspens afin d'attiser la curiosité du Sénateur : « Le second concerne la Ligue des Mondes Périphérique... En avez-vous entendu parler ? » Question rhétorique. Dans le cas contraire, Svein aurait été un incompétent.
 
« Il est de mon devoir, en temps que représentant et protecteur du peuple Bakura de m'assurer de son avenir et de sa sécurité.

Le gouvernement de Bakura est aussi convaincu que moi de la nécessité de faire évoluer les mentalités de ses citoyens. L'ère anti-droïde doit prendre fin. Évidemment, cela ne se fera pas du jour au lendemain, ce n'est pas des loi qui feront changer l'état d'esprit d'une population. Pour cela il faut l'éduquer... Lui ouvrir l'esprit. La génération présente est perdue... Mais la prochaine pourrait avoir un tout autre rapport à la robotique. C'est pour cela que nous avons en projet l'ouverture d'un musée, ici, à D'aar, un musée retraçant l'histoire et l'évolution de la robotique au travers des âges. Que venez-vous faire là dedans allez-vous me dire ? Et bien, qui mieux qu'un monde spécialité dans ce genre d'industrie pourrait nous conseiller et nous aider à mettre ce projet en place. Je ne parle pas d'aide financière, soyons clairs. Nous avons besoin de votre expertise... Et de quelques modèles d'exposition. En échange de quoi, je peux vous assurer que Bakura ne vous oubliera pas le jour ou ces tabous tomberont... »

 
C'était une chose de faite. Au début, le Hutt avait trouvé cette idée de musée tellement futile... Mais c'était la mode en ce moment... Et comme tout bon politicien, il était hors de question de passer à coté d'un moyen de faire parler de lui. Les citoyens de Bakura allaient trouver cette idée insolite. Au pire ils l'ignoreraient, au mieux ils visiteraient l'édifice comme un gosse prend place dans la wagon d'une attraction de train fantôme. En tout cas, cette initiative ne pouvait pas nuire.
 
La seconde proposition était de loin la plus sérieuse, et lucrative.
 
« Mais nous ne pouvons pas bâtir un partenariat sur des hypothèses d'avenir. C'est pour cela que je vous propose également, aujourd'hui, de discuter de l'aide que pourrait apporter Balmorra à l'effort défensif de la Ligue. Nous cherchons à renforcer notre armée d'auto-défense à moindre coût... Nous ne roulons pas sur l'or... Et justement, la composante droïde me semble un excellent compromis. L'entretien d'un droïde n'a rien de comparable à celui d'un soldat de chair et d'os... Pas de soldes, de permissions... etc... Il nous faut des modèles peu couteux, à l'entretien facile, qui puissent être aisément stockés sur des navires de faible tonnage, et déployés rapidement sur le terrain si nécessaire. » Une nouvelle pause. Cette fois le Hutt lança un regard malicieux :
 
« Avez vous des produits répondent à nos besoins ? Quel surcoût cela entraînerait-il de... personnaliser... quelques détails... Comme les systèmes d'armement par exemple ? » Cette dernier question n'avait rien d'anodine... Le Hutt avait ostensiblement une idée derrière la tête.
 
Après cette tirade, le Hutt avala d'une traite le contenu de son verre, avant de glisser lentement, sur son chariot répulseur, jusqu'au mini-bar.
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Mar 11 Mar 2014 - 12:13

« Vous savez Sénateur, l’avantage avec les technologies de pointes, comme celles utilisées dans les droïdes, c’est que plus c’est petit et compact et plus on aime ça… »

L’humain s’éclaira d’un sourire sincère. Il regarda son homologue quelques instant puis se concentra sur le défilé en bas. Certains char étaient totalement difformes, d’autres avaient vaguement une forme de droïde, d’autre encore ne… il n’y avait pas de mots pour les décrire. Svein resta fasciné plusieurs dizaines de secondes. Comment un peuple avancer pouvait-il encore avoir des spectacles de ce genre et des superstitions aussi fortes ? Cela dépassait les capacités de compréhension de l’humain. Un léger soupire s’évada d’entre ses narines, puis il plongea ses lèvres dans son verre, n’en prélevant qu’une toute petite gorgée.

« Pour en revenir à l’entraide entre nos mondes, je ne puis qu’être d’accord avec vous. Il va de soi que Balmorra ne vaincra pas Kuat seule et que vous ne vaincrez pas les croyances de votre peuple sans un minimum d’appui. Ce qui est arrivé à Bakura a été un enchaînement de malchance et il faut maintenant le montrer au peuple. »

Svein se détourna de la grande baie vitrée pour commencer à faire les cent pas. Des idées fusaient dans son cerveau. Il devait faire le tri, s’organiser. Il se remit à parler, sa voix avait des intonations particulière comme s’il réfléchissait à voix haute.

« La société sur Balmorra qui se nomme simplement « L’Entreprise » dispose dans son hall d’un gigantesque robot minier. C’est ce modèle qui a permis l’essor économique de ma planète (le ma avait sonné très possessif). Nous en avons un grand nombre dans des entrepôts, peut être pourrions-nous vous en livrer un ou deux modèles ? » Le sénateur fit une pause. Il visualisait un à un les modèles de droïdes que produisait sa société. « Il y a aussi d’autre modèles, plus ressent, plus petit aussi, moins intimident. Je pense notamment au dernier modèle, le MR-07 pour Minier Répulseur septième version. C’est à dernière en date et comme son nom l’indique, il utilise les technologies à répulsions, technologie basés sur les ressources de votre planète. » L’humain fit une nouvelle pause, comme pour marquer une coupure. « Qu'en est-il des prothèses sur votre planète ? Cela pourrait être un moyen de promouvoir la robotique en mettant en avant ses avantages dans le domaine de la santé par exemple ? Ce n’est qu’une simple idée, mais je sais que c’est celle qui a le plus d’impact sur Balmorra. Aujourd’hui, c’est tout juste si les gens n’essayent pas volontairement de perdre un bras pour en avoir un mécanisé. » Svein était sérieux, certains essayaient réellement sur Balmorra.

Le sénateur Balmorréen se retourna pour regarder le Hutt. Svein n’était pas raciste, encore moins xénophobe, mais il fallait tout de même avouer que les grosses limaces n’avaient rien de jolie à regarder. Au moins, le sénateur de Bakura égaillait les choses grâce à son poncho. Cela faisait un peu oublier le reste.

« Passons maintenant à votre second projet. Je suis de très près les aventures et les améliorations que subissent nos droïdes sur Balmorra… et ailleurs. Quoi qu’il en soit, comme je l’ai dit, plus les droïdes sont petits et plus ils sont appréciés. Nous avons de nombreux modèles différents. Avez-vous une console que je peux utiliser ? » Question rhétorique, Svein alla lui-même à la console de son homologue et y inséra une puce mémoire. Il fit afficher différents droïdes grâce au projecteur holographique. « A vu de nez… » Il sourit à sa propre petite blague. « Je dirai qu’il y a trois voire quatre modèles qui pourraient correspondre. Tous sont hermétique et donc fonctionnels dans le vide spatial, ce qui peut être un atout. Sachez que le modèle le plus cher vous reviendrait à un coup de 5.47 crédits de l’heure, comparé aux dizaines de crédits d’un véritable soldat, je ne peux que vous encourager dans votre démarche. » En même temps, il n’allait pas dire le contraire. « Le premier modèle, le plus petit, se révèle très efficace contre les chasseurs. Ils sont totalement inertes jusqu’à leur activation et donc indétectables. Des cellules solaires assurent un niveau d’énergie maximum, leur permettant une autonomie de plusieurs mois dans le vide. Pour tout vous dire, Les scientifiques les ont retirés du vide au bout de huit mois car rien ne semblait se passer. Leur programme de base est très simple. Ils repèrent les vaisseaux disposant d’un transpondeur spécifique et les laissent passer. Pour les autres, ils font des trous dans la coque. Les frégates, croiseurs et autre vaisseaux capitaux ont un trop bon blindage pour ces petites bestioles, mais ce n’est pas le cas des chasseurs. Néanmoins leur usage est unique puisque le chasseur explose généralement, avec les droïdes dessus. Si on se base sur une carrière de dix ans, comme pour les soldats organiques, ce droïde vous reviendrait à 1.26 crédits de l’heure. Il n’y a que de légères opérations de maintenance à faire, mais généralement, ils ne survivent pas assez longtemps pour atteindre la date de ces opérations. »

Svein fit une pose et changea de modèle de droïde.

« Le deuxième modèle. Un peu plus gros que le précédent, le plus cher des quatre. Il repose sur le même principe que le premier que je vous ai montré, sauf qu’au lieu de faire des trous avec un laser, il explose. Son usage est bien entendu unique, mais ses capacités de destruction sont bien supérieures. Ce sont, en gros, des mines intelligentes… et à propulseurs. Ils restent inertes jusqu’à ce qu’une menace soit détectée. Une fois la menace identifiée, ils font dessus et explose au contact avec le bouclier ou la coque. Ils viseront prioritairement les points de fluctuation n’énergies importants, les générateurs de boucliers, les hangars, le pont, les systèmes d’armement. Ils sont très efficace utilisés en embuscade, par exemple en sortie d’une route hyperespace, avant que les boucliers ne soient activés. »

Svein sourit puis sortit le modèle suivant.

« Ce dernier à une forme bien plus humanoïde. Ils sont très grands, plus de deux mètre vingt, mais sont très efficaces contre l’infanterie. Vous me direz, il n’y a pas beaucoup de soldats dans l’espace, mais leur isolation de l’environnement extérieur permet de les utiliser dans de très, très nombreuses conditions. Ils peuvent être livrés par groupes de quinze, dans des capsules largable. Ce sont plutôt des droïdes d’attaque et d’invasion, l’achat peut donc être controverser, mais vous ne serez pas dessus des résultats. »

Le dernier modèle, un droïde crabe, apparu.

« Voici le dernier exemplaire que je vous propose. Il est de loin mon préféré. C’est un droïde dit « crabe » pour ses nombreuses « pattes ». C’est une véritable pièce d’artillerie. Comme vous pouvez le voir, notre ingénieur fait tout petit à côté. Ce droïde peut également être utilisé dans l’espace. Il dispose d’un système de boucliers, d’un canon laser haute précision et peut être pilotable par un soldat si besoin. Ses pattes lui permettent de s’accrocher à n’importe quelle surface, que ce soit la coque d’un vaisseau ou à la verticale sur un bâtiment. Ce droïde est une formidable arme contre les chasseurs et peut être utilisé contre les vaisseaux de moyen tonnage. C’est certainement notre modèle le plus évolué et le plus cher à l’unité, mais son entretient est simple et les pièces trouvable en abondance dans toute la galaxie à part pour le système de bouclier, que seule Balmorra produit. L’un de ces modèles vous intéresse ? »
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Mar 25 Mar 2014 - 21:59

Le Hutt laissa échapper un très large sourire, qui déforma sa face déjà disgracieuse :

« Monsieur Damask. En plus d'être un habile politicien, vous êtes un sacré bon commercial, doté d'un sens de l'humour tout ce qu'il y a de plus... rafraîchissant. » déclara-t-il en portant son verre à ses lèvres, afin d'en vider le contenu d'une seule gorgée. « Mais, avant de vous répondre, laissez moi vous ôter d'un préjugé. » Il posa son verre sur tableau de bord de son chariot répulseur, avant de reprendre, son regard posé sur le Sénateur, qu'il dominait de toute sa masse :

« Ne faites pas l'erreur de prendre les Bakuriens pour des attardés technologiques. Il est clair que le traumatisme de la dernière révolte des droïdes est encore vif, mais pour autant mon peuple n'est pas rétrograde, loin de là. La preuve en est notre industrie répulsive, à la pointe de la technologie ! Non... Ce qui fait réellement peur aux Bakurien, c'est hmm... Comme dire... L'intelligence, la personnalité artificielle. Une prothèse n'est qu'un amoncellement de métal et de circuits imprimés, aussi sophistiquée soient-elle. Elle ne fait que répondre aux stimuli nerveux de son détenteur. Un droïde c'est... Différent... Il est capable d'agir par lui même, de faire des choix... Même si sous cette pseudo-personnalité se cache une programmation maîtrisée et sécurisée. Voilà ce qui fait peur aux Bakurien : les machines autonomes. Tant qu'il y aura un homme derrière la machine pour la commander, le Bakurien moyen ne se posera pas de questions... Vous voyez ce que je veux dire ?

C'est cela que je veux changer. Je veux faire comprendre à mon peuple que le reste de la galaxie a évoluée, que les droïdes ont évolués... Et qu'il est temps de passer à autre chose, qu'il est tant de remettre le passé à sa place pour ne regarder que l'avenir, droit dans les yeux. »


Un discours très politicard. Qui le Hutt cherchait à convaincre ? Son interlocuteur ou lui même ? A moins qu'il ne rodait tout simplement ses arguments en vue de les présenter au reste de la planète, un jour ou l'autre. Après cette aparté, somme toute un peu sèche, Ragda se para d'un nouveau sourire, au moins aussi sincère que le précédent, puis repris, tout en faisant dévirer son chariot en direction du mini-bar :

« Je dois avouer que vos produits sont tous très intéressants. Si cela ne tenait qu'à moi, je vous achèterais tous vos stocks... Mais soyons réaliste : la Ligue est avant tout un assemblage de mondes qui, dans le fond, n'ont rien de commun que leur position géographique par rapport au centre politique et économique de la République. Comme je vous l'ai dis, nos mondes ne roulent pas sur l'or... Même Bakura semble bourgeoise comparée à la multitudes de planètes à demi-oubliées qui flottent à la périphérie de notre République... Et pour le moment, la Ligue est en plein rodage, peu sont ceux qui ont trouvés le courage d’investir leurs maigres capitaux dans cette entreprise qui n'a pour le moment nullement démontrée son utilité. »

Il venait d'atteindre le mini-bar et se servait un nouveau verre de brandy :

« En tout cas, vous avez bien ciblé nos besoins.»

Il marqua une pause pour humer son brevage, avant de replonger son regard dans celui de son interlocuteur :

« Mais vous n'avez pas répondu à l'une de mes questions. Est-il possible de... Personnaliser certains éléments de vos droides standards ? Comme l'armement... » Il hésita, puis continua, comme s'il venait de se dire que les éléments qui allaient suivre n'avaient finalement rien de très confidentiels : « Je m'explique : la Ligue vient de passer un accord économique avec Aargau. Dans quelques semaines, nous recevrons régulièrement du matériel de minage dernier cri : lasers de forage... Mines soniques... Bien plus qu'il nous en faudra, même si nous décidons de nous doter de la plus volumineuse flotte minière de la galaxie.

Vos... Hmmm... Droides « crabes »... Pourraient-ils être équipés d'un laser de forage par exemple ? »
Face à l'étrangeté de la question, Ragda précisa rapidement : « Voyez vous, lorsque l'on a peu de moyens, on cherche toujours les solutions... Atypiques. En cas d'attaque, la Ligue ne triomphera pas par le nombre de ses vaisseaux, c'est certain. Mais si par exemple... Nous disposions de droïdes capable de tailler littéralement en pièce les navires ennemis au niveau de leurs points névralgiques : passerelle, moteurs, tourelles turbo-lasers... Je me dis que nous pourrions jouir d'un avantage non négligeable, même avec un nombre réduit de droides.»

Nouveau cul-sec.

« En tout cas, considérez déjà que la Ligue achètera plusieurs milliers de vos deux premiers modèles. Si je ne peux vous donner un chiffre précis, c'est parce que je dois valider le budget exact avec tous les membres de la Ligue, compte tenu de vos tarifs. Ces deux modèles nous seront indispensables pour sécuriser nos routes commerciales et piéger les vecteurs d'approches de nos planètes... Pour les deux autres modèles, plus évolués, plus offensifs... Je ne peux rien garantir... Mais si, effectivement, il était possible de les équiper de laser de forage ou autres gadgets, nous pourrions faire... Un geste. »

Tout en prononçant ses mots, le Hutt avait de nouveau glissé jusqu'à la baie vitrée de son bureau, celle qui donnait sur le défilé en contre bas. Quelque chose se préparait. Il soupira. Sur l'une des places principales de la capitale, des centaines de personnes rassemblaient les chars autour d'un amoncellement de bois, ressemblant à un bûcher funéraire. Sauf qu'il n'y avait rien de funéraire. Puis, l'un des animateurs de la manifestation y mis le feu... Aussitôt, un brasier démentiel embrasa la place, dévorant rapidement les chars bariolés. Second soupire.

« Comme vous pouvez le voir... Le clou du spectacle ! Tous les ans c'est pareil. Après le défilé, toutes les caricatures de droïdes sont brûlées.... » Troisième soupire, de dépit celui-là. « Pour l'organisation du musée, je vous laisse carte blanche. Je vous fournirais les plans de l'édifice, libre à vous de présenter ce qui vous semble le plus judicieux pour susciter la curiosité et inspirer l'envie. Surtout évitez les modèles démesurés, et les modèles militaire... »

Puis le se retourna vers le Sénateur de Balmorra, quittant des yeux les flammes hypnotiques :

« Mais je suppose que nous pourrions trouver d'autres arrangements pour faire encore baisser le prix de vos produits, n'est-ce pas ? » lâchat-t-il, le regard malicieux. Il n'avait pas parlé du Durelium et des technologiques minières pour rien, et il espérait que le Sénateur Damask sauterait sur l'occasion.
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Jeu 27 Mar 2014 - 17:04

« Je vous remercie des compliments, sénateur. » Svein sourit, mais son sourire se révéla fade, il n’était pas homme à aimer les louanges. « Néanmoins, c’est plus mon côté technophile qui parle. J’adore la technologie et ses applications, surtout dans le domaine de la robotique. Pour tout vous dire, toute ma paye passe dans des dons pour les centres de recherche de l’Entreprise de Balmorra City. » Le sourire qui ponctua sa phrase fut, ce coup-ci beaucoup plus sincère.

Soudain, le hutt se tourna totalement vers le sénateur humain. Svein se sentit très petit et ne put s’empêcher d’être intimidé. Il tenta de ne rien en montrer sans parvenir à retenir un léger mouvement de recul. Les paroles de son confrère étaient dures et l’humain se demanda même s’il n’y avait pas une petite menace sous-jacente. Il lui faudrait y réfléchir, mais plus tard. Pour l’heure, il fallait surtout rattraper le coup.

« Veuillez accepter mes excuse sénateur Rejliidic, je ne voulais en aucun cas sous-entendre que votre peuple était arriéré. Mon manque de connaissance et mon obstination à ne pas utiliser de datapaad joue en ma défaveur sur ce sujet-ci… » Puis son côté technophile voir commercial reprit le dessus sans qu’il ne s’en rende réellement compte. « Ceci dit, nous possédons toute une gamme de droïdes mineur télécommandés, il ne dispose pas d’intelligence artificiel et répondent au doigt et à l’œil. Je ne sais pas où en sont les revendications de votre classe ouvrière, mais je sais qu’ils ont tendance à avoir des méthodes plutôt expéditive. Si ce modèle de droïde peut vous aider, je peux vous les offrir, nous avons un très grand stock qui ne s’écoule peu voir pas du tout. » Il fit un pause, réfléchissant au musée. « Cela pourrai d’ailleurs être le droïde de conclusion du musée, avec télécommandes à disposition des visiteurs… Cela aurait un fort impact sur les enfants… »[/b]

Svein semblait, sur la fin de sa phrase, parler plus pour lui-même que pour dire quelque chose à son homologue. Il se rendit vite compte qu’il pensait tout haut et se drapa d’un mutisme exemplaire. Il sortit de ses rêveries quand il repensa aux paroles que Ragda avait prononcé après son petit discourt.

« Si cela peut vous rassurer, les monde comme Balmorra ne sont pas forcément plus riches. Pour le cas de ma planète cela vient en partie de ma faute et de mon obstination à empêcher les grosses corporations de s’implanter, mais nombres d’autres planètes dans la région des colonies jouissent d’une position semblable à la vôtre ou à la mienne. Paradoxalement, celles sous le joug des Kuat Drive et autres Sienar deviennent parfois plus pauvres qu’elles ne l’étaient au départ… » Svein fit une moue réprobatrice en pensant aux choix de ces mondes. Il reprit le sujet des droïdes.

« Nous investissons actuellement beaucoup dans le domaine de la défense, profitant, je ne le cache pas, de l’arrivée des sith pour envahir le marcher. Notre collaboration serait profitable à vous comme à nous, et je ne parle pas du côté financier bien entendu. » Svein sourit.

« Pour l’adaptabilité des droïdes… Le sujet est complexe, je n’ai pas toutes les données en main, mais (il fit apparaître le plan du droïde crabe), comme vous pouvez le constater, le canon du droïde est monté sur un pied. Les modèles de sorti d’usine ne sont pas armés, il est donc tout à fait possible de les équiper de laser de forages. Dans le cas des droïdes humanoïdes, la question est plus complexe car leurs canons sont directement intégrés à leurs bras… » Svein réfléchissait. « Il doit être possible de les modifier, mais pas au poing de permettre à un laser de forage aussi puissant de l‘équiper… » Il réfléchissait toujours. « Par contre, il peut être équipé d’un lanceur de mines ! Contrairement aux modèles de droïdes de la Czerka, les nôtres peuvent lancer les mines au lieu de les poser. En cas d’explosion précoces, ce qui arrive de temps à autres, cela évite la destruction du matériel et donc, une perte d’argent pouvant se révéler importante. »

Le sénateur repensa à ses droïdes télécommandés.

« Par exemple, c’est ce qui équipe les droïdes télécommandés dont je vous ai parlé plus tôt. Le canon a une potée nominale de quinze mètres. La télécommande à une portée maximale de cent mètres, ce qui permet à votre opérateur d’être à l’abri d’une explosion prématurée et au droïde d’avoir des chances de s’en sortir. » Il fit une pause, pour marquer la coupure avec ce qu’il allait maintenant dire. « Pour votre souhait donc, nous pourrions équiper les humanoïdes de lance mines. L’utilisation que vous comptez en faire permettrait de passer outre certaines mesures de sécurités et d’augmenter la puissance du lanceur, permettant ainsi d’avoir une portée nominal de plus de cinquante mètres. C’est peu à l’échelle de l’espace, mais amplement suffisant pour se défendre. »

Svein faisait légèrement tourner le liquide de son verre pendant qu’il parlait. Une fois qu’il eut fini d’expliquer ce à quoi il pensait, il reporta son regard vers l’immense brasier qu’il y avait sur la place. L’humain avait volontairement éclipsé les sous-entendus sur les achats de son collègue. Pour Svein, tant qu’il n’y avait pas de signature, il n’y avait pas d’achats. Ses yeux brillaient d’une certaine fascination quand il se mit à fixer le feu.

« Vous savez sénateur… J’ai toujours aimé le feu… » Dit-il à moitié absent. Il se gifla intérieurement pour se reprendre. « Comme vous avez pu le constater, j’ai déjà quelques idée pour le muser. Vous pourrez communiquer les plans à Madame Octance. Contrairement à moi, elle a toujours des datapaads plein les poches. »

Il sourit en se retournant vers son confrère. Il jeta un regard discret à l’écran géant et maudit en silence son assistante. Elle était toujours en train de jouer et à en juger par l’agressivité de ses gestes, elle ne gagnait pas beaucoup.

« Il y a bien quelque chose qui pourrait intéresser Balmorra, sénateur. » Son regard devint beaucoup plus glacial quand il se tourna vers le Hutt. « Je sais que vous voyez très bien de quoi je parle… »
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Dim 20 Avr 2014 - 9:46

« C'est une excellent idée ! » lâcha le Hutt, soudain très jovial, ce qui tranchait avec la dureté des quelques mots qu'il avait pu avoir une minute plus tôt. Ces changements de ton, Ragda les affectionnaient particulièrement. Ils rendaient bien souvent ses interlocuteurs mal à l'aise, ceux-ci ne sachant plus discerner son humeur réelle. Même s'il appréciait le Sénateur de Balmorra, tout deux parlaient de négociations commerciales... Et il n'était pas question de gaspiller le moindre crédit inutilement. En affaire, le Hutt se métamorphosait en vrai requin, plus qu'à l'accoutumée... Et aucune technique de communication n'était à mettre de coté s'il pouvait déstabiliser son « adversaire » pour lui soutirer des prix plus attractifs.

« Des droïdes télécommandés pouvant être manipulés par les visiteurs du musée... Je n'y avais pas pensé... C'est exactement ce qu'il nous faut pour dédiaboliser la robotique ! Surtout aux yeux des nouvelles générations. » déclara-t-il, le regard dans le vide, comme s'il essayait de visualiser comment tout ceci pourrait fonctionner. Puis il replongea son regard dans celui du Sénateur Damask. Le balmorien lui parlait des méthodes « expéditives » des ouvriers de Bakura. Le Hutt grimaça. Il était bien renseigné. Depuis quelques années plusieurs petits mouvements quasi-anarchistes, armés de surcroîts, étaient nés dans les milieux ouvriers de la planète... Dont un qui faisait de plus en plus parler de lui : les Forces Ouvrières Armées.

Pourquoi Svein abordait soudain ce sujet ? Il proposait carrément d'offrir des droïdes miniers télécommandés pour aider à résoudre ces tensions ! L'enfoiré ! Voilà qu'il posait le doigt sur la plaie ouverte, pour bien la faire saigner, avant de proposer une compresse. Si Ragda acceptait, il perdrait l'avantage dans ces négociations en acceptant un cadeau qui pèserait nécessairement dans les accords qu'ils rédigeraient... S'il refusait, il risquait de ruiner tout son précédent discours, comme quoi il était vital de faire évoluer les mentalités...

Il hésita, puis repris :

« J'ai bien peur qu'il soit encore prématuré d'équiper nos usines de ce genre de droïdes. La grogne ouvrière est bien réelle, malgré tous les efforts des gouvernements successifs pour améliorer les conditions de travail. Mais rien de dramatique qui nécessiterait une réponse immédiate. Je suis un fervent partisan du changement programmé, basé sur la durée, plutôt que des réformes expéditives, qui soulèvent bien plus de mécontentement.

Si je mettais demain des droïdes miniers, même télécommandés, dans nos usines, ils seraient réduits en bouillie informe, et la classe ouvrière prendrait ceux-ci comme une insulte. Non. L'idéal, comme vous le proposez déjà, serait de mettre ces droïdes à disposition dans notre musée. Il serait alors tout à fait possible de faire venir les ouvriers sur place, et de les leur faire essayer, tout en ventant les mérites d'un pareil équipement. Plus de sécurité, mais sans réduire les emplois, puisqu'il faudra toujours un opérateur derrière la machine. Un travail moins pénible, plus propre...

Après ces visiteurs, et seulement après celles-ci, il sera possible de penser à en déployer un certain nombre dans les usines et les mines de la planète... Mais nous verrons ceci en temps voulu.

Revenons à ce qui nous intéresse aujourd'hui... »


Actionnant les commandes tactiles de son chariot répulseur, Ragda se rapprocha une fois de plus de son interlocuteur. Cette fois, ce n'était pas pour le dominer de sa masse... quoi que... Mais plutôt pour suivre ce que celui-ci lui expliquait à partir des hologrammes. La mécanique n'avait jamais été le fort du Hutt, mais il fit tout de même comme s'il s'y connaissait :

« Effectivement. Il devrait être tout à fait possible d'équiper les droides crabes de nos lasers de forage... » dit-il avant de se parer d'un sourire malicieux « … Et comme nous fournirons de notre poche les fameux lasers, vous devriez sans problème pouvoir retirer du prix global celui de l'armement habituel que vous n'aurez donc pas à approvisionner.

Pour ce qui concerne les droïdes humanoïdes.... Hmmm... Je suis beaucoup plus dubitatif. Aargau nous fournira qu'un seul modèle de laser de forage. Si ceux-ci ne peuvent être montés dans leurs bras, je suis tout de suite beaucoup moins intéressé.... Même si les lanceurs de mines attisent ma curiosité. Je me demande ce que cela donnerait en combat réel, spatial ou terrestre.

Ils pourraient travailler de concert avec les crabes. Ceux-ci découpant le blindage des vaisseaux ennemis, afin d'y loger des mines soniques que nous pourrions faire exploser simultanément pour démultiplier leur efficacité... Hmmm »


Ragda réfléchissait à haute voix, les yeux dans le vague, la respiration presque coupée. Il lui en faudrait toucher un mot à Alan. Puis secouant la tête pour chasser ces pensées parasites, il continua, sur un ton interrogatif :

« Comment fonctionnez-vous d'habitude ? Voulez-vous un engagement sur les quantités avant d'envisager la moindre négociation commerciale ? Est-il possible de disposer de modèles d'essais correspondant à nos attentes, avec lasers de forage pour les crabes et lanceur de mines pour les humanoïdes ? Je pense sincèrement que toutes les démonstrations valent mieux que les longs discours. Si la Ligue pouvait les voir en action, les décisions se prendraient plus rapidement.

En tout cas, concernant les deux autres modèles, nous pourrions les considérer comme une commandes à part, puisque ceux-ci ne nécessiteront aucune modification. Le standard nous ira très bien. »


Le Sénateur de Balmora semblait se perdre dans l'observation des flammes... Une bonne opportunité pensa soudain le Hutt.

« Nous pouvons nous rapprocher si vous le voulez. Il y a toujours une tribune officielle réservée aux membres du gouvernement et leurs invités pour les festivités. Le brasier va brûler pendant des heures... Nous pourrions nous y rendre pour observer ce spectacle de plus prêt... » dit-il l'air malicieux, avant de rebondir sur la dernière phrase de son interlocuteur :

« Nous pourrions ainsi échanger de manière beaucoup plus... efficace. Ce qui intéresse Balmorra doit aussi être débattu avec le gouvernement planétaire. Le premier ministre sera là. Nous pourrions lui en toucher un mot...  Il s'agit d'un homme avisé, très... réceptif... aux propositions... lucratives. »

Le Hutt aurait pu s'arrêter là, mais il fit soudain volte face, sur son chariot, coupant tout réponse possible au Sénateur Damask :

« Avant toute chose, j'ai une dernière question en vérité. » Il hésita, comme pour penser ses mots. « Acceptez-vous les commandes plus... exotiques ? Du genre modèle de droïde unique, conçu sur-mesure par un usage bien particulier ? Vous voyez, le genre de projet où l'acheteur n'hésiterait pas à dépenser une petite fortune pour que tout le projet reste strictement confidentiel... »
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MessageSujet: Re: Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]   Ven 7 Nov 2014 - 14:31

« Nous sommes d’accord. Même sur Balmorra nous continuons d’utiliser ces petits droïdes pour éduquer les enfants dès leur plus jeune âge à ne pas avoir peur des droïdes. Quel enfant ne s’amuse pas à faire voler quelque chose de partout dans une pièce ? Je n’en connais presque aucun et cela a grandement amélioré la vision du peuple vis-à-vis des super-usines qui se sont implantées un peu partout sur les grandes villes. »

La peur qu’éprouvait Bakura envers les droïdes n’était pas si différente que celle qu’avait pu éprouver Balmorra avec les super-usines. Ces dernières avaient complètement modifié la vie des habitants de la paisible planète, leur octroyant un niveau de vie presque digne des mondes des noyaux et des emplois à ne plus savoir qu’en faire. L’immigration allait finir par devenir un problème pour les Balmorréens, mais avec un peu de chance, Svein n’aurait jamais à traiter ce sujet plus qu’épineux.

Le requin regarda la limace. Bien qu’alliés dans cette discussion, ils avaient tous deux des points de vue et des droits à défendre. La joute avançait lentement, chacun attaquant quand l’autre semblait laisser une brèche. La dernière attaque de Svein aurait dû faire réagir le Hutt, mais ce dernier marqua une neutralité exemplaire dans sa réponse qui prit quelque peu au dépourvu le sénateur humain. Il ne réprima pas son sourire en écoutant son homologue, il aimait les défis.

« Je comprends totalement votre position et, vous me pardonnerez l’expression, je n’aimerai pas avoir le cul entre deux chaises comme ça doit être actuellement le cas pour vous. Néanmoins, sachez que ses robots vous sont réservés, que vous en ayez besoin dans quelques mois comme après ma mort, ils vous attendront sur Balmorra. »

Svein se tut quelques instants, pour réfléchir. L’un de ses mains monta à son menton, grattant les poils presque invisibles qu’il avait rasé quelques heures plus tôt.

« Je trouve définitivement cette idée de musée très bonne, mais avez-vous des idées pour la suite, notamment pour les ouvriers ? Je pense bien sûr à quelque chose qui naîtra dans plusieurs années, le temps de casser les premières peurs. Je suis en tout cas extrêmement curieux de voir comment les choses vont évoluer ici. »

Svein s’éloigna de la console du sénateur de Bakura pour revenir vers le centre de la pièce, il n’avait plus besoin de montrer ses robots. Il reporta son attention sur dame Octance, elle semblait s’être calmée.

« Vous savez Monsieur Rejliidic, l’avantage avec les lanceurs, que ce soit de mines, de missiles, de grenade ou de quoi que ce soit d’autre, c’est qu’ils reposent tous sur une technologie extrêmement simple, aussi bien à mettre en œuvre qu’à modifier. Vous disposez de mines, très utilisés pour vos forages, mais rien ne vous empêchent de modifier quelques droïdes ou de nous faire modifier quelques droïdes pour qu’ils soient équipés de… missiles ? … »

Le requin regarda la limace.

« Votre défense sera déjà inhabituelle pour la plupart des commandants de vaisseaux, même pour les plus aguerris. Les tromper encore d’avantage en ajoutant un nombre aléatoires de missiles qui leur tomberont dessus sera encore plus efficace je pense…

Je ne suis pas un chef de guerre, mais je sais que ces petits trucs qui parcourent de longues distances avant d’exploser font peur à plus d’un militaire. »


Svein posa son verre sur le bureau et passa une main dans ses cheveux.

« Je ne suis pas l’un des commerciales de l’entreprise, mais nous avons effectivement besoin des quantités pour chiffrer toute la commande et ainsi voir où vous pouvez tirer un peu pour diminuer le prix. Déjà sachez que vos demandes étant uniques, deux des règles que nous imposons habituellement à nos clients ne vous concerneront pas. Ainsi, vous obtiendrez tous les mois les codes permettant d’ouvrir le châssis des droïdes. C’est sous ce châssis que repose le savoir Balmoréen, il vous faudra donc être extrêmement discret… Ensuite, la maintenance pourra être réalisée par les Bakuriens avec l’aide de techniciens Balmoréens pour les premières années, le temps de former vos employés.

Habituellement, Balmorra garde un total contrôle sur tout ce qu’elle crée et l’ouverture d’un châssis avec les mauvais code ou pas la force brute entraine l’autodestruction de tous les circuits du droïde en question. »


Svein fit une pause, pour que le Hutt ait le temps de comprendre l’importance du cadeau que lui faisait l’humain.

« Nous vous livrerons des prototypes sans aucun problèmes une fois les formalités commerciales terminées. Un client satisfait de votre ampleur est quelque chose d’inestimable pour nous. »

On aurait pu croire que le requin tendait une perche à la limace, mais tous deux savaient très bien que ce type de commandes était très important pour une entreprise et son développement. Aussi Svein tenait à montrer qu’il en était parfaitement conscient et qu’il était inutile de jouer là-dessus pour obtenir des rabais.

« Si vous me promettez de récupérer ma secrétaire avant qu’elle ait vidé mon compte en banque, je suis prêt à passer trois jours sur la tribune officielle à regarder ce brasier ! »

Le ton du sénateur changea par contre totalement à l’évocation d’une commande spéciale.

« Tout dépend du type de commande, mais, si elle est de nature militaire, je ne peux me prononcer. Un ingénieur de l’Entreprise nous a accompagné pendant le voyage, il se rendait sur Bakura pour affaires personnelles et repartira en même temps que moi, vous pourrez lui en parler quand on se retrouvera pour le départ. »

Message subliminal : Si je fournis quelques chose qui peut tuer des gens de manière très précise, je préfère le faire dans un lieu que je connais.
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Lier l'utile à l'agréable [PV Svein]

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