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 Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?

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MessageSujet: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Dim 12 Mai 2013 - 18:25


Quelques jours de congé sur Coruscant... Ça allait lui faire du bien, à Moktarr. Parce qu'il faut pas croire, mais la vie de corsaire, c'est pas facile tous les jours. Déjà, on risque d'y laisser la peau à chaque fois qu'on mène une opération. Et en plus à bord de la frégate, faut savoir vivre avec les autres. Comment on dit, déjà ? La promisc... la promis-cui-té... Oui, c'est ça, la promiscuité ! (encore un mot bizarre et imprononçable !). Eh ben, la promiscuité, c'est pas simple à supporter. Ça demande de bons nerfs ! Et puis l'enfermement permanent dans un vaisseau, ça rend parfois agressif.

Au moins, sur Coruscant, il pourrait respirer le grand air et profiter un peu du calme. Oui, enfin bon, pas non plus comme sur Alderaan, mais faut faire avec c'qu'on a, hein !

Et puis, dans la capitale, Moktarr avait des gens à rencontrer. Sa sœur, Mhona, et surtout sa petite fille chérie-adorée, Röz. En plus, ça faisait pas mal de temps qu'il les avait pas vues : Arö Ventarë, le capitaine du Séléné, avait fait plein de détours dans des trous paumés de la galaxie. Oui, on sait : les contrats étaient là-bas. Mais bon, c'était pas très-très marrant à assumer. Du coup, comme il devait passer pas loin de Coruscant, c'était l'occasion ou jamais d'aller voir la p'tite famille.

La navette commune de transport se posa sur une plate-forme. Le Besalisk eut un mal de chien à se frayer un chemin parmi tous ces gens ; il y en avait partout ! Ça débordait de tous les côtés : types un peu louches, familles anxieuses, bonshommes franchement pas gâtés par la nature... Comment voulez-vous marcher dans ce bordel quand vous-mêmes vous avez quatre bras et une ventrée... disons... assez remplie ? Finalement, Moktarr a enfin réussi à sortir de toute cette foule bruyante et puante, bon, en donnant quelques p'tits coups de coudes à droite à gauche. Mais faut pas déconner, non plus ! Le pire, c'est que ce ramassis de mal léchés est encore capable de se plaindre ! Eh ben ! Vous savez où vous pouvez vous la mettre, la politesse ?

Finalement, de la promisc... de la promiscuité, ben... sur Coruscant, y en a pas mal aussi...

Après une p'tite heure de marche (ben quoi ?! la navette avait atterri pas loin de l'appartement de Mhona ! Moktarr allait pas non plus gaspiller son fric dans des transports en commun où il aurait dû supporter encore plein de râleurs !), le Besalisk arriva là où il voulait arriver : chez sa sœur. C'était un p'tit appart' bien entretenu dans une grosse tour de la ville. Un coin pas trop craignos, ça allait encore.

Tout de suite, Moktarr fut accueilli à bras ouverts par Mhona.


«J'suis si contente de te voir ! Ça fait quand même pas mal de temps !»

«Pareil, sœurette ! Au moins un an, j'pense bien...»

«Oui, un an...», qu'elle répéta, en versant sa p'tite larme.

Moktarr, ça le toucha, de voir que sa p'tite sœur chérie-adorée pleurait un peu. Ça lui fit des guili-guili dans son gros cœur de Besalisk. Putain ! Ça faisait longtemps, qu'il avait pas senti des trucs comme ça ! Faut dire qu'à bord du Séléné, les gars, c'est pas des poètes non plus...


«Et ma p'tite Röz ? Elle est là, ma p'tite Röz ?»

«Mais bien sûr !», qu'elle dit, Mhona, en frottant sa larmichette. «Röz ! Rööz ! Devine qui est là ?»

Il y eut quelques bruits de pas précipités, et un p'tit brin de Besalisk, tout sourire, apparut dans l'entrée. C'était Röz Mac Cload, la fille cachée de Moktarr Mac Cload.

«Papaaaaaaa !!!»

Elle aussi, elle alla faire un gros calin à son père en le serrant de toutes ses forces avec ses huit bras. Alors là, les guili-guili au cœur, ils ont au moins été multiplié par trente ! Et même qu'à son œil droit, à Moktarr, il y a eu une p'tite goutte d'eau qui est sortie. Enfin bon ! C'était pas une larme, hein ! Mac Cload, c'est pas une tapette, non plus ! Mais le problème, c'est que Mhona, elle s'en est rendu compte, de la goutte d'eau...

«Tu pleures, mon gros frangin ?», qu'elle a dit d'un ton à la fois doux et un peu moqueur quand même.

«Moi ? Mais non ! La goutte vient de... Elle vient du plafond ! Elle vient de m'tomber d'ssus, là. Y a des fuites chez toi ?»

«Non-non, il y a pas de fuite...», qu'elle répond, un p'tit sourire au visage. Le genre de sourire qui veut tout dire.

Et en plus, Röz, elle s'y est mis aussi, tout en le serrant encore :


«Mon papa, c'est un sentimental...»

«Un senti... Boaf ! Mais non ! Y a des fuites, j'vous dis.», qu'il répond, Moktarr, en regardant sa p'tite fille adorée. «Eh mais...»

Il la relâcha d'un coup et la dévisagea.

«Mais c'est qu't'as sacrément poussé, toi ! Tu d'viens une p'tite femme !»

«Oh, elle n'a que onze ans, tu sais.»

«Ouais, mais quand même !»

Et puis tout le monde passa à table. Ils parlèrent, parlèrent, parlèrent. Röz parla de ses progrès à l'école, pour lesquels elle fut chaudement félicitée par son papa, qui parla ensuite de toutes les batailles qu'il avaient menées (sans préciser qu'il n'était plus dans l'armée, hein : les filles, elles le savaient pas, qu'il était corsaire ; alors il racontait les batailles en faisant comme si c'étaient des opérations de la République), ce qui fit frémir sa p'tite fille chérie et qui donna lieu à une remarque de Mhona, comme quoi on parlait pas de tous les faits militaires aux infos, parce que de tout ça, elle en avait pas entendu parler, à quoi Moktarr répondit, un peu embêté, que c'était secret-défense (ouf ! la bonne excuse...), et il embraya tout de suite sur la vie sentimentale de sa sœur, qui lui dit qu'elle arrivait toujours pas à se trouver de copain, mais qu'au fond ça la gênait pas trop, parce qu'avec Röz, elle menait une p'tite vie pépère. Voilà en gros de quoi ils parlèrent.

Et puis après, il fut temps de partir. Alors il y a eu encore plein de calins, de bisous, de larmichettes. Et une fois que Röz fut retournée dans sa chambre, Moktarr voulut préciser un p'tit truc quand même. Question d'honneur.


«Tu sais, sœurette, la goutte d'eau de t't'à l'heure, c'est parce que j'ai une conjonc... une conjoncvi... une conjonvc...»

«Une conjonctivite, c'est ça ?», qu'elle rectifia, Mhona, en faisant mine de pas trop y croire.

«Oui, c'est ça ! À force de toujours bricoler, tu sais, j'reçois des p'tits éclats dans les yeux, et du coup...»

«Mais oui, bien sûr ! Allez ! Prends bien soin de toi, fais vraiment attention, et surtout, ne laisse pas Röz orpheline, hein. Surtout... Promets-le moi...»

Nouveau guili dans le cœur. Mais plus douloureux, celui-là. Bien plus douloureux...

«J'te l'promets, sœurette. J'te l'promets...»

Il déposa un baiser sur la joue de sa frangine, et s'en alla, sans se retourner. Surtout, ne pas se retourner...

Quand il se retrouva dans la rue, Moktarr se sentit un peu morose. Des tas d'pensées le tracassaient, et comme c'était une chose assez rare, ça lui faisait plutôt mal au crâne. P'têt que Röz, elle s'rait plus heureuse si elle vivait avec lui, qu'il se disait. Mais en même temps, il pouvait pas l'embarquer sur le Séléné ; c'était trop risqué, et question éducation, elle y apprendrait pas les meilleurs mœurs, comme on dit.

Alors, pour oublier tout ça, Moktarr décida de s'rendre dans une p'tite cantina qu'il connaissait bien, au pied d'un immeuble administratif de la ville.
«À la Twi'lek gourmande», qu'il s'appelait, ce bar. Une bonne adresse. Le Besalisk y avait déjà vendu un lot de trente blasters à répétitions complètement modifiés et retapés, avec lunette de visée automatique et triple auto-recharge. Du lourd.

Quand il arriva à l'entrée de la cantina, les choses n'avaient pas changé, depuis l'temps. Ça devait faire... un an ? qu'il y avait fait sa livraison. Oui, c'est ça ! Un an ! C'était la dernière fois qu'il était v'nu sur Coruscant et qu'il avait vu sa sœur et sa fille. Il y avait toujours cet hologramme de Twi'lek en p'tite tenue qui se caressait langoureusement la cuisse en se léchant les babines. Miam-miam... Franchement bandante, cette image...

Devant la porte d'entrée rouge foncée, il y avait un gros Zabrak, armé d'un blaster. Le Zabrak dévisagea un instant le Besalisk, le reconnut, et se mit tout de suite en travers de son chemin, tout en enfonçant le bout de son arme dans la ventrée graisseuse de Moktarr.


«Tiens-tiens... Qui voilà ! Mais c'est Mac Cload !»

«Ouais, c'est moi ! Ça fait un p'tit bout d'temps, hein ? Mais, c'est quoi, c'te blague ? Allez, mon gars, laisse-moi rentrer !»

«Non-non-non, tu rentreras pas...»

«Mais...»

«Et tu l'sais pourquoi, tu rentreras pas ?»

«Ben... non ! Qu'est-ce que j'ai fait d'mal ?»

«Tu n'te souviens pas ? Et les trente blasters à répétition que tu nous a vendus, y a un an ?»

«Ben quoi ? La livraison a été faite !»

«La livraison, oui. Mais tu nous a bien arnaqué, enflure ! Le surlendemain, tes armes "super-puissantes", elles étaient HS ! Surchauffe ! Tout a fondu, on pouvait plus rien en faire... Y en a qu'une qui a tenu l'coup. Mais quand on t'a recherché, tu étais parti très loin de Coruscant, à bord de ton p'tit vaisseau d'corsaires, là... Qu'est-ce que tu dis d'ça, Mac Cload ?»

Eh merde ! C'est pas possible ! Moktarr s'en souvenait bien ! Le bar lui avait fait la commande, l'argent allait servir à racheter des nouvelles pièces pour le vaisseau, mais le Séléné devait partir cinq jours plus tard à cause des contrats du capitaine. Du coup, Moktarr avait fait du beau boulot sur la première arme, mais il avait dû bâcler le reste. Il lui aurait fallu trois semaines pour tout bien faire. Alors, que ce soit le système de surchauffe qui ait planté, ça n'avait rien d'étonnant : c'est toujours archi-sensible, ça.

Le zabrak avait un com-link à l'autre main. Il fit appel à d'autres gars du bar.


«Eh, patron, vous savez qui j'ai en face de moi ? Mac Cload ! Ouais ! Mac Cload ! Le gros tas qui nous a emplumé avec ses blasters à la con ! J'le garde ici pendant que vous arrivez avec les autres ? Ok ! Il bougera pas, vous en faites pas...»

Bon, il était temps de se casser en vitesse, là. Ah, si Moktarr avait eu son DC-15A, ç'aurait été facilement réglé ! Mais il l'avait laissé à bord du Séléné : on se balade pas dans la rue avec un engin pareil... Tout ce qu'il avait, c'était son pistolet arkanien, attaché à sa ceinture dans son dos : le temps de dégainer, il était un Besalisk mort. Il regarda alors par terre, faisait mine d'être triste.

«Inutile de pleurer, Mac Cload. T'es foutu.»

Le zabrak éclata de rire.

Moktarr profita de ce p'tit manque d'attention pour glisser lentement sa main droite du bas dans son dos. Ses doigts aggripèrent la gachette du flingue et le tirèrent de la ceinture. Il garda la tête baissée, toujours en faisant mine d'être triste, pour analyser la composition du sol. Les marches d'entrée de
«La Twi'lek gourmande» étaient faites d'un acier assez commun, de l'arcanium, qu'on utilise aussi pour les parrois des vaisseaux et parfois pour le blindage des canons (après une vie passée à fabriquer des joujous de toute taille et de toute sorte en armement, c'est le genre de truc qu'on sait). L'acier rêvé, quoi. Parce que quand on tire dans de l'arcanium, le laser rebondit... En un dixième de seconde, Moktarr eut son plan : tirer de sa main gauche, dans son dos, vers le bas entre ses propres jambes, de sorte que le laser rebondisse et vienne se loger dans la poitrine du Zabrak. Ça devait marcher, d'autant que Mac Cload, il avait toujours les jambes bien écartées.

Allez... Tout doux... Fallait bien viser, pour que le laser aille pas castrer Moktarr non plus. Légère inclinaison du bras gauche... Normalement, l'axe est bon... On recule quand même l'arrière-train au cas où : pas envie de finir eunuque en visant mal. Aïe ! Des bruits se font entendre dans le bar. Pas le choix. On tire.


«Piouw !»

«Aaaaaaaah !!!!»

Le zabrak hurla et se plia en deux. Oups ! Erreur de calcul, ça avait pas atteint la poitrine, mais les couilles... Bon, tant pis pour lui ! Au moins, il est paralysé ! C'est l'essentiel, hein ? Et maintenant, on se casse, et vite !

Moktarr fit volte-face du mieux qu'il put, chancela un peu, et tenta de courir à travers la rue. Mais déjà, une bonne dizaine de types sortait du bar en gueulant :
«Il est là ! Arrêtez-le !»

Des coups de blaster se firent entendre un peu partout. Un tir passa tout prêt de l'oreille du Besalisk. Heureusement qu'ils avaient pas ses armes trafiquées, sinon, ce coup-là, il était pour lui ! Ceci dit, s'ils les avaient eus, ils seraient pas non plus à lui tirer d'ssus comme ça !

Mais bon, inutile de raisonner. C'est la merde, c'est la merde, c'est la merde. Moktarr commence déjà à s'essouffler, et il voit franchement pas comment il peut s'en tirer, là...

Tout à coup, il remarque un speeder arrêté sur le trottoir. Pas le choix, faut monter. Le seul truc, c'est qu'il y a une jeune femme à bord. Bah, d'la merde, on f'ra connaissance pendant le vol !

Voilà comment un Besalisk volumineux, pourchassé par une dizaine de types armés jusqu'aux dents, bondit dans le speeder de la plus parfaite inconnue et lui hurle :


«DÉCOLLEZ ! VITE ! PUTAIN ! DÉCOLLEEEEEEEZ !!!»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Dim 12 Mai 2013 - 19:47

La foule... Un speeder passa à quelques mètres au-dessus de moi, des passants allaient et venaient en tous sens. Une twi'lek, un rodien, un humain. J'étendais un peu plus ma perception, tentant de pousser davantage en avant, contenir toujours plus de détails, d'images, de mouvements. Invariablement, mon souffle s'accéléra, ma tête commença de tourner et je sentais que bientôt, une céphalée aiguë me foudroierait le crâne ; mon Maître en profiterait alors pour me faire un sermon sur mon incapacité à rester opérationnelle lorsqu'il avait besoin de moi. Malgré moi, je fus donc obligée de constater mes faiblesses et de revenir à un champ de perception plus restreint, moins fatiguant pour mon esprit.

Deux jours s'étaient écoulés depuis mon intervention avec le Padawan Draayi, suite à laquelle mon Maître m'avait demandé un compte-rendu précis de tous les événements contenus dans ce terme. Lorsqu'il fut satisfait, il me permit de passer la soirée à méditer et à étudier plus sereinement après m'avoir conseiller une douche qui, en effet, s'avéra salutaire. Le lendemain, et donc la veille du jour d'aujourd'hui, nous étions restés au temple à nous exercer, mon Maître désirant vérifier que ma coopération avec le Padawan Draayi avait porté quelques fruits. Il constata qu'en effet j'avais pris le soin d'observer quelques mouvements de combats que je parvenais à imiter... maladroitement. Ainsi, il corrigea cela sans s'empêcher quelques vérités nues mais constructives et me laissa regagner ma chambre uniquement lorsque mes bras tremblants ne parvinrent plus à soulever mon arme, qui se trouvait pourtant fort légère. Alors, se contenta d'un infime signe de tête en guise de félicitations pour mes efforts, il me proposa d'aller nous rendre à nouveau présentable et de gagner le Sénat pour y passer l'après-midi, il n'était que midi.

Aujourd'hui, le programme avait été tout autre. En vérité, mon Maître ne me laissa ce matin que très peu d'indications, un bref
« Retrouve moi aux hangars à 13 h 30, tâche de t'entraîner sérieusement avant. » laissé en guise de directives sur la messagerie de mon datapad. Sans me poser plus de questions, mon Maître avait ses raisons que la Raison ignorait, je me pliai à ses volontés et avait consacré ma matinée à un entraînement rigoureux ainsi qu'à l'exercice de ma perception. À treize heure trente, il fut comme attendu dans les hangars du Temple et de là, nous prîmes un air-speeder pour nous rendre dans les entrailles de la Ville-Monde.

Mon maître m'informa brièvement que cette excursion avait un rapport avec les informations que j'avais ramené l'autre jour, et qu'il avait des gens à voir dans un bar ou une cantina de la Ville afin de poursuivre cette enquête. Sans chercher à en savoir plus, le pacte tacite qui s'était conclue entre nous voulant qu'il se contenta de toujours me dire tout ce que j'avais besoin de savoir sans que j'ai à l'agacer avec des dizaines de questions.

Il était désormais quatorze heure trente et j'attendais déjà depuis une demi-heure dans le speeder, garé dans une rue qui pour moi ressemblait à toute celle de la Capitale. Une demi-heure que j'attendais après un simple
« Reste là. » lançait par l'équidé avant que ce dernier ne saute en bas de l'appareil.

La patience... Voilà une vertu que mon Maître s'évertuer à me faire exercer à longueur de journée et que, heureusement pour moi, j'avais acquise sans trop de mal. Ne voyant toujours pas mon Maître, le sentant toujours largement éloigné de mon champ de perception, je décidai d'exercer à nouveau ma perception en me promenant dans la ruelle autours de moi.

Un humain, un cathar, un humain... Une effervescence soudaine attira mon attention, crescendo d'activité improbable et peu ordinaire même pour cette fourmilière qu'était Coruscant. Sans que j'ai le temps de bien percevoir ce qui venait de sortir de cette foule, un besalisk énorme, assez volumineux en tout cas pour obliger l'appareil à doubler soudainement la puissance des répulseurs situés sur le côté droit de l'appareil, s'engouffra dans l'habitacle, se contentant d'un hurlement comme salut. Il ne fallut pas longtemps à l'énergumène pour être suivi par un salve importante de tirs énergétiques, salve qui me convainc davantage que son beuglement à décoller.


* Maître Alycius va me tuer... *

Lorsque nous fûmes hors de portée des tirs, bien à l'abri dans la circulation dense, je ne pris même pas la peine de me tourner vers mon passager pour lui demander calmement.

« Puis-je savoir ce que vous faites dans mon speeder ? Si vous avez besoin d'aide pour régler ce soucis qui semblait vous poursuivre, si vous n'êtes pas blessé et qui vous êtes ? »

Il n'y a pas un mois, j'étais coincé sous des milliers de mètre cube d'eau dans une prison grouillant de gardes hostiles ne désirant qu'une chose, notre mort à mes deux compagnons et moi-même. Ce n'était donc pas ce soudain changement de situation qui me fit perdre ma contenance, et j'attendais la réponse du besalisk, voguant tranquillement entre les véhicules qui étaient soudainement devenus de simples formes sans détail dans mon esprit, la navigation me demandant d'étendre mon champ de perception extrêmement loin, m'obligeant de ce fait à perdre tous les détails des objets.
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 14 Mai 2013 - 17:47




OUUUUUUUUFFFFFFF...

Sauvé...

Quelle galère, quand même, hein !

Moktarr regarda la fille qui pilotait. Son sourcil gauche se souleva en biais, signe que quelque chose l'intriguait. Non mais... La nana, elle pilote sans les yeux ! Comme ça, tranquillou ! La vie est belle ! Je suis une gentille madame qui n'a pas peur d'aller m'exploser dans le premier mur venu, na-na-nère ! Il y a des fous, j'vous jure...

Ah, mais non... C'est une Miraluka. Le genre de race à être capable de voir sans les yeux pour des raisons un peu bizarres que Moktarr a jamais bien comprises. C'est un peu comme quand on pisse sans les mains, quoi : on sait pas comment, mais ça vise quand même ! Mac Cload en avait d'jà vu, une Miraluka. Dans un astroport, il y a un an et demi. C'était sur Bakura. Le capitaine y avait passé un contrat, ou un truc comme ça. Et c'est là que, dans un bar, pour la première fois de sa vie, Moktarr avait vu une Miraluka. Il s'en souvenait bien : elle était... bizarre. C'est l'avantage de voyager : on apprend plein de choses instruv... instrucvti... in-struc-tives ! (pas facile non plus, celui-là)


«Ben... Désolé d'vous dérangez, mam'zelle.», qu'il fit, Moktarr, un peu gêné.

Il sortit d'sa poche un mouchoir où y avait d'jà quelques taches et s'essuya le visage qui perlait de sueur.


«Wah ! C'est pas la première fois que j'manque de clamser, mais là, y m'ont foutu une putain d'frousse, ces bâtards ! Imaginez si j'avais dû courir... Y m'auraient tout d'suite rattrapé ! J'faisais pas l'poids... Ou plutôt si, j'le faisais un peu trop.»

Moktarr éclata de rire ! Elle était bonne, celle-là ! L'autre, la nana, elle broncha pas.

«Vous rigolez pas, mam'zelle ? Allons ! Ça vous f'rait du bien ! Un p'tit sourire sur vot'joli p'tit minois...»

«Je vous ai posé une question.», qu'elle répond seulement, sans même adresser un regard au Besalisk (en même temps, elle peut pas, mais bon...).

«Oui... Euh... Ben, moi, c'est Moktarr Mac Cload ! J'suis officier artilleur, comme on dit, à bord d'un vaisseau d'corsaires. D'corsaires, hein ? Pas d'pirates ! Parce que j'vous entends déjà me dire que les pirates, c'est des méchants, et tout, et tout. Mais les corsaires, eux, y respectent la loi. Oui, mam'zelle ! La loi ! On est des légals, nous ! Un p'tit contrat de temps en temps, on vit d'ça, et ça paie plutôt bien.»

La fille ne réagit pas. Mais franchement. Elle bougea pas un millimètre carré de sa peau toute pâle. Une femme pas bavarde ? Bizarre, ça... Moktarr se sentit obligé de continuer :

«Et sinon, les gars qui étaient derrière moi, là-bas, c'est des potes. Enfin... des anciens potes. Disons qu'c'est un peu compliqué. En fait, eux, y croient que j'les ai arnaqués. Mais c'est pas vrai ! C'est eux qui m'ont pas laissé l'temps de bien faire le boulot qu'ils m'avaient d'mandé, alors du coup, ils ont eu un truc bâclé, et c'est encore sur bibi que les emmerdes retombent. Moi ! Un honnête Besalisk qui a jamais fait d'mal à personne ! Enfin... à presque personne, mais eux, ils l'avaient bien mérité, aussi ! La vie est injuste, hein, mam'zelle ?»

Toujours pas d'réponse. Eh ben ! Elle doit pas être marrante tous les jours, celle-là !

«Mais je parle, je parle, et j'vous laisse même pas l'occasion d'me dire qui vous êtes...»

Au moment où il prononça cette phrase, un rayon laser vert passa pile au d'ssus d'la crête de Moktarr et alla faire exploser d'un coup l'hologramme publicitaire qui laissait défiler ses images juste en face. Le Besalisk se retourna : deux air-speeders planaient derrière eux, au loin, près à les réduire en bouillie.

«Putain de putain de...»

Moktarr eut juste le temps d'appuyer sur le bouton de démarrage pour que leur spedeer se soulève juste au d'ssus d'un nouveau tir.

«... DE PUTAIN !»

Il était pas passé loin du tout, celui-là, mais pas loin du tout du tout.

Moktarr adressa un grand sourire à la fille :


«Bon, ben, on n'a pas l'choix, hein ? Faut les semer maintenant ! On f'ra les présentations pendant la route...»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 14 Mai 2013 - 17:51



Aujourd'hui devait être le jour de mon premier contact avec la... classe défavorisée de la République et si ma surprise ne se lisait pas sur mon visage, du moins elle résonnait dans mon esprit. D'abord, avant même que l'énergumène n'ouvrit la bouche, son odeur... prononcée ? S'était avancée pour venir piteusement à la rencontre des mes narines qui jugèrent instantanément que cette compagnie n'était pas de celle dont elles avaient et l'habitude et le goût. Ensuite, ce fut la façon dont il me dévisagea. Si il n'était pas rare que mon apparence surprit, mon peuple n'étant pas très répandu à travers la galaxie, pour autant, l'air de gros nigaud dont les neurones tentaient vaillamment de cerner la situation qu'était en train d'afficher le besalisk, lui, l'était. C'était sûrement l'une des premières fois, d'ailleurs, que l'on me faisait sentir ainsi ma « particularité », soulignant si grossièrement notre différence. Étais-je moi-même en train de me focaliser sur ses deux paires deux bras comme si elles formaient une tare ? Non. Le manque cruelle d'éducation était évident, mais la voie du Jedi était celle de la tolérance et j'avais appris que si certains êtres n'avaient pas eu l'occasion d'apprendre les formes de la bonté, pour le moins ils en avaient tout de même le cœur rempli... Puis il parla.

« Ben... Désolé d'vous déranger, mam'zelle. »

Décidément non, c'était une certitude, les formes n'y étaient pas, toutefois, il s'excusait, et s'était à mettre à son crédit. L'agacement vint un peu plus tard, lorsque mon invité commença à me raconter sa vie, à me dispenser des conseils qu'il n'était absolument pas en position de me donner, surtout lorsqu'il s'agissait des pseudos vertus de l'humour gras et grossier, à rire de sa propre bouffonnerie et à ne pas répondre à mes questions. Je lui rappelais alors, d'un ton neutre, qu'il me devait des explications pour être ainsi entrer dans mon moyen de locomotion et pour avoir ainsi, de façon évidente, mit ma vie en danger.

« Je vous ai posé une question. »

Et j'attendais une réponse. Le babil avec lequel cette dernière se présenta me permit d'apprendre son nom, sa condition ainsi que les raisons de son arrivée dans mon speeder. Un service rendu qui finalement pouvait se transformer en quiproquo tel qu'une bande entière de criminels armés, car il faut être criminel pour le moins pour oser tirer en pleine rue sur les gens de la sorte, se met à vouloir votre mort... Je n'étais pas dupe du genre douteux du service qui avait été rendu à ces hommes. S'il n'était peut-être effectivement pas en tort, du moins, l'histoire était très clairement louche. Cependant, le gros bonhomme ne me laissa pas le temps de poser de nouvelles questions que déjà il s'intéressait à moi et trouvait l'idée de me demander mon identité comme soudain lumineuse. J'étais sur le point de répondre lorsque ses compagnons se présentèrent à nouveau, blasters au poing.

« Merci de me souligner l'évidence, mais notre préservation sera sûrement fonction de votre capacité à vous taire. »

La première salve de tirs manqua de frapper la tête de mon passager et la suivante frappa la carlingue de l'appareil, pas de doute sur la qualité de criminels de nos poursuivants, l'habitude qu'ils avaient de leurs armes était un révélateur évident. Sans céder à la panique, j'entamai donc une monté en flèche dans les différents niveaux de circulation. Manœuvrer à toute vitesse dans le flux dense des véhicules aurait été un excellent moyen de mettre en danger la vie de civils innocents, chose que je me refusais catégoriquement à faire. La seule solution qui m'apparut alors était la suivante, trouver un coin tranquille, l'atteindre plus rapidement que nos poursuivants, atterrir et leur faire comprendre que la meilleure solution pour eux étaient de faire demi-tour sans égratigner le besalisk.

« Il est hors de question de semer vos « amis » dans le réseau, une telle course mettrait des vies en danger. Vous allez m'indiquer un coin tranquille où nous poser, nous descendrons, nous nous mettrons à l'abri, je leur expliquerai que leur avantage n'est pas de se fâcher avec l'Ordre Jedi. Je suis la Padawan Ater. »

Avant de lui laisser le temps de répondre, je tapotais prestement sur la console de notre speeder, espérant par là joindre directement mon Maître sur son com'link, en vain, il ne répondait pas. Nouvelle gerbe d'étincelles ; ils n'étaient pas loin.
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 14 Mai 2013 - 17:56

[justify]
De quoi ? On les sème pas ? On fait pas d'course poursuite ? On cherche un... un... un coin tranquille ? Ça, c'est un vocabulaire que Moktarr connaissait pas. Même dans l'armée, on parlait pas comme ça. C'était plutôt du genre : «On défonce tout, les mecs !», ou encore : «Et surtout, pas un survivant !», le genre de truc que tout homme sensé ferait dans la même situation...

Mais non. Elle, c'était une bizarre, manifestement. Une assez tapée sur l'système pour s'imaginer qu'on peut causer "tranquille" avec des gars comme ceux de "La Twi'lek gourmande"... Y a des fous, j'vous jure !


«... leur avantage n'est pas de se fâcher avec l'Ordre Jedi. Je suis la Padawan Ater.»

Gneuh ?

Pa-da-wan ?

Késako ?

Une Jedi ?

Ah ! Putain, non ?! C'était pas possible, ça ?! Même pas en rêve ? Moktarr avait déboulé dans le speeder d'une Jedi ! Wah, la vache ! Trop drôle ! La probabi... li... té (un peu dur, ce mot) qu'un truc pareil arrive était vachement réduite ! Quand il raconterait ça au vaisseau, la tête qu'il ferait, le capitaine ! Enfin... en supposant qu'il rentre au vaisseau, le Moktarr. Parce que là, avec cette folle qui prend des gants pour affronter ces grosses brutes, c'était pas gagné-gagné...

Franchement, elle avait des idées bizarres, celle-là. Aller se terrer en sécurité plutôt que de les buter en pleine course-poursuite... Ça devait être parce que c'était une Jedi. Les Jedi, c'est des bizarres. Mais bon, paraît qu'il faut suivre ce qu'ils nous disent de faire, même quand on trouve ça saugrenu. Un Jedi, ça se tire toujours d'affaire, alors bon... Autant tenter l'coup pour l'coup : c'était ça ou la mort.


«Bon, ben si vous l'prenez comme ça... Mais c'est bien parce que z'êtes une Jedi, hein ? Sinon, on les aurais buté net, ces gars-là...»

Un nouveau tir passa pas loin. Dire que quelques minutes plus tôt, Moktarr avait promis à sa sœur que Röz s'rait pas orpheline...

Tout en sortant son pistolet arkanien (on ne sait jamais), Mac Cload réfléchit un instant à un lieu... Un lieu en sécurité... Disons...


«Allez dans le secteur D-36A. J'connais bien ce coin-là. Y a que des usines d'armement et des hangars déserts. On s'ra au calme pour...»

Pour quoi, d'ailleurs ? Fallait les trucider, ces gars ! Les éventrer à coups de détonateur thermique !

«... Euh... Pour causer ?»

La Jedi répondit même pas. Elle se contenta d'y aller à la va-vite en évitant de s'faire tirer d'ssus. Elle pilotait plutôt pas mal, pour une aveugle...

Après un bon quart d'heure de vol, toujours poursuivis par ces bâtards de fils de... (on va s'arrêter là), ils arrivèrent devant un vieux hangar tout pourri. Le Miraluka se posa lentement et sortit toute tranquille du vaisseau. Les deux air-speeders ennemis lui firent face ; ils se rapprochèrent du sol, et plusieurs gars descendirent, armés. Ils s'avancèrent lentement...

Moktarr était resté le cul collé à son siège, le doigt sur la gachette, prêt à leur mettre une bonne rafale, à ces cons. Bon, et maintenant, comment elle allait les tirer de là, la Jedi, hein ?

[/georgia]
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Ven 17 Mai 2013 - 17:54

L'homme venait de se vanter de n'être pas à compter parmi les « pirates » ces criminels de l'espace qui ne respectaient rien d'autre que l'argent et le meurtre et, cinq minutes à peine après cela, ce dernier m'avouait sa tendance au meurtre comme solution à ses problèmes. Je comprenais bien qu'ici nous étions presque clairement dans un cas d'autodéfense, mais d'un autre côté, était-ce réellement toujours le cas ? Enfin, je n'avais aucune raison de douter de la bonne foi de Monsieur Mac Cload, et je ne pouvais guère le blâmer pour l'instant, il était vrai qu'il n'avait rien fait de mal visiblement, il ne tentait même pas de répondre aux tirs de ses agresseurs alors même qu'il n'y avait pas de doute là-dessus, il en aurait été capable.

Sitôt qu'il me communiqua la réponse que je lui avais demandée, je me m'étais en route et, alors qu'il venait de m'avouer à demi-mots ses doutes quant à la capacité de ses hommes à la discussion, je composais sur la console du véhicule un nouvel interlocuteur et cette fois-ci, l'appel s'avéra plus fructueux.


« Ici le centre de Sécurité de Coruscant, j'écoute. »

« Bonjour, je suis la Padawan Jedi Ater, je suis actuellement dans le secteur D-21C, je suis poursuivi par des criminels probablement coupables de multiples crimes, notamment de tentatives de meurtre à l'encontre de moi-même et du civil que j'escorte puisqu'ils sont en train, en ce moment même, de nous tirer dessus à travers la circulation. Nous nous rendons dans la zone industrielle D-36A afin d'écarter tout danger pour les civils, je demande un renfort d'urgence sur zone, prêt à cueillir tomber sur les poursuivants quand ils seront descendus de leurs véhicules. »

« Padawan Ater, encore vous ? Deux fois en moins d'une semaine ? Nous vous envoyons des renforts immédiatement, le temps qu'ils parcourent la ville et se mettent en place, il leur faudra vingt bonnes minutes pour être opérationnel. Tenez bon jusque là. PC Sécurité, terminé. »

Je ne me tournais pas vers le besalisk mais un très fin sourire se dessina sur mes lèvres, la surprise qui attendait les impétueux derrière nous me semblant savoureuse.

« Oui, Officier-Artilleur Mac Cload, pour discuter. »

Mon sourire s'évapora aussi vite qu'il était venu, profitant du nuage de fumée qu'avait provoquer un nouveau coup au but pour disparaître. Je n'avais jamais été une excellente pilote et la densité de la circulation de ce quartier à la fois commercial et résidentiel n'arrangeait rien. Dans mon esprit, les véhicules, les personnes, les tours, n'étaient plus que de vagues cubes, et je devais à ce point étendre ma perception vers l'avant que je ne prêtais même plus aucune attention à nos poursuivants, il me suffisait de sentir les secousses des tirs et l'odeur de souffre pour savoir qu'ils se trouvaient toujours bien là.

Faisant confiance à la Force et à sa volonté, je me dirigeais vers le gigantesque vaisseau qui traversait la place que nous survolions. Cependant, le vaisseau en question était plusieurs dizaines de mètres plus bas et s'il devait nous offrir une protection, il fallait que nous passions en-dessous avant de l'atteindre et ce, à la fois assez rapidement pour surprendre nos agresseurs et ne pas leur laisser le temps de faire la même chose.

Lorsque le dernier moment me semblait arriver, je piquai soudain après avoir effectuer une vrille afin que le soudain changement de direction ne nous éjecte pas du véhicule. La descente fut rapide et pour le moins verticale, à vrai dire, je fus même à deux doigts de transformer air-speeder en air-s ou en peeder, la moitié de l'engin ayant tout juste la place pour passer. Cependant, j'avais eu raison de placer ma confiance en la Force et lorsque je redressais soudain les manettes pour stabiliser à nouveau l'appareil à l'horizontale, il s'avéra que ma manœuvre nous avait offert le répit escompté.

Ainsi, j'avais gagné une avance raisonnable sur nos poursuivants et les dernières dix minutes du trajet se passèrent sans que nous n'ayons plus à subir les tirs à répétition de ces derniers. Je suivais les indications de l'Officier-Artilleur et lorsque je percevais enfin la plate-forme en question, je pianotais prestement sur la console de l'appareil pour que celui-ci diffuse un signal radio sur le canal privé de la Sécurité de Coruscant, les renforts comprendraient ainsi aisément où nous nous trouvions avec exactitude. J'amorçai la descente et, ralentissant, je posais enfin l'appareil de sorte qu'il se trouva dos à un mur et sous le couvert d'une avancée du toit du bâtiment qui se trouvait là, empêchant du même coup les « amis » de Moktarr de nous encercler ou de faire pleuvoir sur nous une pluie de tirs énergétiques. Si ils le voulaient, ils n'auraient d'autre choix que de descendre à leur tour et de venir le chercher.

Je faisais signe à mon protégé de rester là où il était, ne voulant pas risquer qu'il se prenne un tir malencontreux, et sortis du speeder, lentement, sans aucun signe d'anxiété. Je savais que le gain de temps était nécessaire ici et qu'il nous sauverait sans aucun doute la vie si les choses venaient à mal tourner.

Le vombrissement des moteurs m'indiqua l'arrivée de ces « amis » avec lesquels je devais discuter et bientôt, devant moi qui me tenait en plein milieu d'une plate-forme comme tant d'autres, douze individus se présentèrent, armés et en colère. Seize minutes s'étaient écoulées depuis mon appel, il s'agissait de n'en gagner que quatre. Un trandoshan, a priori le leader de ce groupe de malfrat, s'avança alors et, braquant son arme sur moi, cracha, son faciès indiquant à la fois la haine, la surprise, la colère.


« Qui t'es toi ?! C'est pas toi qu'on veut l'aveugle ! C'est l'aut'gros bâtard de Moktarr ! Casse-toi et p't'être que je serai l'seul à te violer pour récompenser ta gentillesse ! »

Vraiment... Quelle journée agréable, que de grandes rencontres aujourd'hui ! La compagnie des grands esprits... C'était là une chose que j'avais toujours su apprécier à sa juste valeur.

« Vous ne violerez personne aujourd'hui, et vous n'aurez pas non plus l'Officier-Artilleur Moktarr. Et je vous prierai, lorsque vous vous adressez à moi de pointer votre jouet ailleurs. »

Un geste de la main me suffit à invoquer la Force et à arracher l'arme des mains de celui qui venait de vociférer à mon encontre. L'arme vola par-dessus ma tête et, juste au cas où, vint glisser jusqu'à la portière de l'Officier-Artilleur dont il venait d'être question. Ce genre d'usage de la Force avait le don de surprendre et souvent d'impressionner les simples d'esprits et, à première vue, les gens avec qui j'allais devoir négocier étaient ce genre de personnes facilement impressionnées. La colère se changea en surprise, le trandoshan eu un mouvement de recul, effrayé par l'arme qui venait de s'envoler de ses mains par un simple geste de ma main. La fureur revint, mais l'inquiétude rester sur sa face reptilienne, j'avais pour l'instant l'avantage.

« Une foutue Jedi hein ? Tu crois qu'tu fais peur à qui hein ? »

« À vous, plus qu'à vos hommes d'ailleurs, le twi'lek derrière vous est à peine étonné, il a sûrement du rencontrer plusieurs de mes semblables par le passé. Pouvez-vous dire à votre chef, monsieur, ce qu'il est advenu lors de ces expériences ? »

Le twi'lek en question, très perceptiblement surpris par le fait à la fois que je l'interpellasse mais aussi par le fait qu'il s'avérât que j'avais raison, sortit soudain du lot pour s'approcher de son chef et lui souffler quelques mots à l'oreille. Le visage se crispa, passa des expressions de la simple peur à celle de la terreur avant de revenir à une expression un peu plus neutre, construite, qui en réalité ne cachait rien des sentiments sous-jacents.

« Tu fais pas l'poids connasse ! On est douze, t'es seule ! Et pis, ta tresse de merde là ! T'es qu'une Padawan d'après Tär'Tenh'Pioon, on va d'abord t'fout'e à terre, et après, on va t'faire voir ce que c'est qu'de prendre plaisir avec des hommes ! Mais avant ça, on butte Moktarr. »

Charmant... Vraiment. Charmant. Aucun signe particulier de peur ou même aucun signe particulier tout court ne vint interférer sur mon visage qui ne marquait que la neutre résolution. Un mouvement de la main et mon sabre se retrouva à flotter jusqu'à elle, encore un moyen d'impressionner facilement. Un doigt glissa sur le manche et la lame s'activa à l'horizontale, divisant mon visage en deux parties symétriques.

« À votre avis, Tär'Tenh'Pioon, combien d'entre-vous j'aurais abattu avant que vous n'ayez une chance de me toucher. Répondez franchement, vous avez autant de risque que tous les autres de mourir, c'est de votre intérêt d'être honnête. »

À nouveau l'homme de main murmura à l'oreille de son chef ce qui eut pour effet de déclencher à nouveau sa fureur, trouvant écho dans une évidente frustration. Pourtant, au lieu de battre en retraite, le reptile dégaina soudain le blaster qu'il avait à son côté. Je ne savais pas ce que Moktarr leur avait fait, mais ils en avaient une dent grande comme les tours qui nous entouraient contre lui.

« Dégage sale traînée, j'te l'répèterai plus ! »

« Je n'irais nul part, et vous, vous ne ferez rien que vous pourriez amèrement regretter. »

La tension était palpable, je ne pourrais pas les retenir beaucoup plus longtemps. Mais cinq minutes s'étaient déjà écoulées, la Sécurité serait là d'un instant à l'autre et la situation se solderait par l'arrestation de ces criminels sans qu'il n'y ai aucune effusion de sang.

* Que la Force soit avec nous. *

Pensai-je en mon for intérieur, espérant de tout cœur que ma prière serait entendue.

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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Ven 17 Mai 2013 - 17:55

Ah ben... Ah ben dis donc... Ah ben ça alors...

Moktarr avait déjà entendu parler d'ce genre de truc. Des trucs que font les Jedi. Dans les cantinas, on en apprend pas mal sur la galaxie et tout ce qui s'y cache. Mais quand même ! On avait beau l'savoir, ça faisait son effet, ces p'tits tours de passe-passe ! Comment elle lui a enlevé son arme, la fille ! Énorme ! La gueule qu'il a tiré, le chef !

Ce Trandoshan, Moktarr le connaissait assez bien. C'était l'patron de "La Twi'lek gourmande", et accessoirement le chef d'un réseau mafieux pas si p'tit que ça, en fait. Roth Chýld, qu'il s'appelait, mais on le surnommait "la Brute". Le genre de type à pas rigoler tous les jours, et qu'il faut à tout prix fuir quand il se met à rigoler, d'ailleurs. C'était à lui que Moktarr avait vendu les armes.

Mac Cload vit le flingue atterrir à côté de lui. Il regarda les gars : bon, ils étaient occupés avec la fille, tant mieux... Il ouvrit discrètement la portière, ramassa le blaster de la main droite du bas, le mit à la ceinture, et referma. Pom-pom-pom... Ni vu, ni connu... Ça faisait toujours une arme de moins pour qu'on lui fasse la peau, et une de plus pour faire celle des autres : faut être optimiste dans la vie.

Ensuite, la Jedi, elle les a maîtrisé ferme, les p'tits mecs. Comment elle a réussi à manipuler Tär'Tenh'Pioon, c'était franchement bien joué ! Tär'Tenh'Pioon, Moktarr le connaissait aussi un peu. Ils s'étaient d'jà croisés çà et là, et avaient même pris un p'tit verre ensemble une fois ou deux en parlant affaire. Ce gars-là avait été pirate, quand il était plus jeune. Mais un jour, son équipage s'en est pris à une frégate où il y en avait quelques uns, de ces Jedis. D'après c'qu'on raconte, la raclée qu'ils se sont prise a été monstrueuse ! Il s'en jamais r'mis. Tu m'étonnes, en même temps : quand on voit c'que fait déjà une padawan. Alors un groupe entier !

La fille alluma son sabre laser. Vu la gueule de la Brute, ça allait chauffer ferme. Toujours le cul planté sur son siège, Moktarr prit à la main l'arme qu'il venait de ramasser. On sait jamais, avec ces gars-là.

Et là, tout d'un coup, alors que Moktarr s'y attendait pas, mais alors pas du tout, cinq véhicules de la sécurité sortirent de nulle part et se mirent à encercler la Brute et ses hommes. Véridique ! Comme dans les holofilms d'action où, au moment où ça va être la merde, eh ben, c'est encore plus la merde parce qu'il y a encore plus de types pour participer à la rigolade !

Ah... C'est ça, la communication qu'avait fait la Jedi dans le speeder. Trop occupé à regarder en arrière pour voir s'il allait pas se faire tirer d'ssus, Moktarr avait pas écouté ce qu'elle avait bien pu raconter. Elle avait donc prév'nu la Sécurité. Pas con... Le Besalisk y aurait pas pensé... Au moins, ça a l'avantage d'être légal.


«Service de Sécurité de Coruscant ! Mettez vos armes à terre ! Tout de suite ! Dans le cas contraire, nous ouvrons le feu. Je répète : Service de Sécurité de Coruscant ! Mettez vos armes à terre ! ...»

Les types, ils hésitèrent un peu. Quelques secondes passèrent, comme ça, sans que les gars ne bougent même le plus p'tit poil de leur trou du cul, tandis que le haut-parleur braillait encore.

«On s'tire d'ici !», qu'il gueula d'un coup, la Brute.

Sans attendre, ils font tous volte face. Il y en a un qui tente quand même de tirer sur la Jedi, mais elle parvient à parer le coup. Des soldats de la Sécurité surgissent des vaisseaux et se mettent à tirer. Là, un grand sourire se dessina sur le visage du Besalisk : c'est quand même mieux, d'être du côté des gagnants. Alors, pour participer à la fête, il saute par d'ssus la portière (c'est plus stylé que de l'ouvrir normalement : ça fait homme d'action), mais là, BOUM ! manque de pot, Moktarr atterrit dans une tache d'huile et s'écrase par terre comme une grosse merde. Il se relève en bougonant et voit que les types sont encore en train de fuir sous les tirs des soldats. Y en d'jà qui sont par terre. Faut en profiter. Mac Cload brandit son pistolet arkanien, vise la tête de la Brute en train de rentrer dans son speeder et d'le faire décoller. Ne pas s'louper, tu n'as qu'une chance, Moktarr... Alors... Un centimètre plus à droite et... PAN ! Le Trandoshan s'effondre tête la première sur le plateau de bord du vaisseau. Parfait...

Il en restait sept encore debout. Ils finirent par se décider à faire comme le haut-parleur avait dit : ils mirent leurs flingues par terre, levèrent les mains et se rendirent ! Ah, les couilles-molles ! Ah, les tapettes ! Comment on les a niqués ! Bien fait ! Na !

Moktarr s'avança vers la Jedi qui venait d'éteindre son sabre et lui dit :


«Vous voyez qu'il faut tirer dans l'tas ! Ça a quand même fini comme ça, d'toutes façons...»

Soudain, deux doigts tapotèrent l'épaule de Moktarr :

«C'est vous qui avez tué leur chef ?»

«Ouais, M'sieur ! Dans l'mille !»

«Sachez que quand la Sécurité intervient pour aider des civils, les civils ne sont pas tenus d'aider la Sécurité. Surtout que nous, nous utilisons des fusils paralysants ; nous ne massacrons pas les gens, comme ça... Alors, votre pisto... Eh ! Mais...»

Le soldat, l'officier du groupe vu son armure, s'arrêta d'un coup et regarda le Besalisk pendant un bon moment comme pour lui chercher des puces.

«Mais c'est le major Mac Cload ! Je ne me trompe pas !»

Il retira son casque et laissa apparaître un visage que Moktarr avait pas vu depuis pas mal de temps.

«Jale Sorn ! Ben oui ! C'est moi ! Comment que tu vas, depuis l'temps ?»

«Ben ça va... Comme tu vois, j'ai quitté l'artillerie. Avec toutes ces histoires de guerre, je me suis dit que ça devenait dangereux, alors j'ai réussi à obtenir ce poste dans la Sécurité. Je ne me plains pas, c'est bien payé. Et toi, tu t'es vraiment embarqué avec Da Valiente ? Il y a plein de rumeurs à ce sujet, tu sais. En tout cas, je vois que tu n'as pas oublié ta bonne vieille habitude d'être toujours fourré dans des histoires de merde, hein ? Et de trucider tout le monde, surtout...»

Il lui donna une tape dans l'épaule, que Moktarr renvoya en rigolant. Un peu trop fort, peut-être.

«Ouch ! En tout cas, ta poigne, tu l'as toujours. Mais je te le dis, mon vieux, tu aurais dû l'épargner, ce pauvre type, et nous laisser faire notre boulot. Parce que maintenant, il va falloir justifier ce mort aux officiers supérieurs. Et ce n'est pas parce que tu es un ancien de l'armée que tu es tout permis...»

Il perdit son sourire et remit son casque.

«Emmenez ces hommes !», dit-il à ses soldats. «Ils passeront à l'interrogatoire. Quant à vous, Mademoiselle Ater, je m'en excuse, mais je dois également vous emmener avec moi au poste. Nous devons tirer cette affaire au clair. Moktarr, évidemment, on t'embarque : d'autant que toute cette histoire doit encore être de ta faute...»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Sam 18 Mai 2013 - 9:36

Juste à temps ! La Force m'avait entendue et prêtée attention. Le service de Sécurité s'abattit sur les truands avec efficacité, ne leur laissant aucune chance de s'en sortir. Rapidement, une fusillade s'engagea sur la plate-forme où nous nous trouvions, mais il était assez clair que les vainqueurs de cette joute serait les forces policières et ce fut rapidement le cas. Les hommes qui n'étaient pas à terre, encore parcourus des soubresauts causés par les armes paralysantes, se rendirent, à l'exception du chef qui tenta de prendre la fuite. J'étais sur le point de me lancer à sa poursuite lorsque je vis une vapeur rose envahir l'habitacle de l'appareil, puis, le corps s'affaisser mollement sur les commandes. Mort. J'étendais ma perception afin de comprendre. Moktarr était encore en position de tir.

Je venais d'éviter un meurtre, de négocier avec certains des pires coupes-jarrets de la planète, de participer à l'arrestation de chacun d'entre eux permettant à la justice et à l'ordre de s'imposer sans la moindre effusion de sang, et pourtant, celui que je jugeais être mon protégé venait d'exécuter sommairement celui qui, quelques instants plus tôt, désirait sa propre mort.

Je ne savais trop quoi faire, ni trop quoi penser. L'injustice de ce qui venait de se produire me frappait si violemment que j'en restais juste muette. Si le trandoshan était une belle ordure, pour autant, il était une ordure de la République, et il avait droit à un procès équitable de ce fait. Ce n'était pas à nous de décider de la vie ou de la mort d'une personne, la Force seule était en droit de décider, la Force et les gens que l'on avait élu démocratiquement apte à le faire. Qu'avais-je mal fait ? Cette mort était-elle seulement de ma faute ? Je ne prenais même pas en compte sa réplique idiote, digne d'un bothan en rute, ne prêtais pas davantage attention à la scène de retrouvailles qui venaient d'avoir lieu alors qu'un homme était mort abattu dans une situation qui n'était même plus celle de la légitime défense. Était-ce ma faute ? Aurai-je dû être plus attentive à cet insensé d'Officier ? Il me fallait parler à mon Maître, mais avant cela, la justice avait besoin de moi.


« Quant à vous, Mademoiselle Ater, je m'en excuse, mais je dois également vous emmener avec moi au poste. »

« Padawan Ater, corrigeai-je mécaniquement, et je vous suivrai, Officier, je connais visiblement bien mieux les lois qui régissent notre République que certain ici. Vous n'aviez pas le droit de le tuer, Officier-Artilleur Mac Cload, nous ne sommes pas ici sur l'un de vos fronts ou dans l'un de ces mondes sauvages de la bordure extérieur. Vous parliez de l'honneur d'être Corsaire ? L'honneur, ce n'est pas abattre un homme apeuré qui tente de prendre une fuite qui de toute façon n'aurait pas abouti. Vous jugez ces hommes criminels parce qu'ils estimaient avoir le droit de vous tuer ? Jugez donc ce que votre acte, et dites moi s'il est bien différent de celui qu'ils s'apprêtaient à commettre. »

Mon ton était glacial, clairement désapprobateur, mais il restait mesuré et dénué de colère ou d'énervement, de même que mon visage. Il n'y a pas d'émotions, il y a la paix. Il n'y a pas de chaos, il y a l'Ordre. Je me devais de le faire respecter, et de le faire entrer dans la cervelle des grands malades à quatre bras assassins à leurs heures perdues. Sans lui laisser le temps de répondre, je retournai à mon véhicule, faisant signe aux hommes du Service de Sécurité que je les suivrai. Leur laissant le soin d'embarquer eux-mêmes le besalisk, qui n'était dès lors plus sous ma protection. J'envoyai durant le trajet un message pour avertir mon Maître, à la fois de ma situation, mais également de mon trouble.

Une vingtaine de minutes plus tard, j'étais dans les locaux du Service de Sécurité de Coruscant, immense tour en constante effervescence et capable à elle seule de soutenir un siège de plusieurs années au vue de sa configuration et des systèmes de défense et de sécurité. Je fus conduis dans un bureau et j'y retrouvai l'Officier qui avait dirigé l'assaut, le besalisk et un troisième individu, un twi'lek, visiblement le supérieur. Je le saluai et demandai sobrement :


« Je suis la Padawan Ater, qu'attendez-vous de moi ? »
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Sam 18 Mai 2013 - 11:49

«Vous n'aviez pas le droit de le tuer, Officier-Artilleur Mac Cload, nous ne sommes pas ici sur l'un de vos fronts ou dans l'un de ces mondes sauvages de la bordure extérieur. Vous parliez de l'honneur d'être Corsaire ? L'honneur, ce n'est pas abattre un homme apeuré qui tente de prendre une fuite qui de toute façon n'aurait pas abouti. Vous jugez ces hommes criminels parce qu'ils estimaient avoir le droit de vous tuer ? Jugez donc ce que votre acte, et dites moi s'il est bien différent de celui qu'ils s'apprêtaient à commettre.»

Ben quoi ? Comment ça, l'honneur ? Moktarr a jamais parlé d'honneur. C'est d'ailleurs le genre de mot qu'il emploie pas trop, parce que c'est trop abstrait et pas très compréhensible. Il a juste dit qu'il était corsaire, mais pour ça, il a jamais bien su la différence avec les pirates : c'étaient les délires du capitaine, ces histoires-là, et Mac Cload les répétait à tout le monde pour bien représenter le "Séléné" sans trop comprendre ce qu'il racontait. Tout ce que savait Moktarr, c'est qu'il avait une fillette, Röz, qu'il l'aimait, et que le gars qu'il venait de buter, il se serait jamais occupé d'un gamin comme ça. Jamais ! Alors, on pouvait toujours parler d'honneur, de dignité ou de je-ne-sais quel autre mot un peu flottant du genre, mais le fait d'être papa, eh bien, oui, ça pouvait justifier certains crimes. Et qu'on aille pas parler de barbarie, hein !

Vingt minutes plus tard, Moktarr se retrouva de nouveau avec cette Madame-je-respecte-l'honneur-moâ dans une petite salle. À côté d'elle, il reconnut Hërt, le bras-droit de la Brute (de l'ex-Brute, hé-hé !), un Twi'lek qui se la pétait pas mal, mais qui savait toujours se tirer d'affaire en inventant des histoires à dormir debout. Un bon gros magouilleur, celui-là. Moktarr posa son énorme fessier sur la toute p'tite chaise que lui tendit Jale et sifflota en regardant par la fenêtre les vaisseaux faire leur file indienne dans les airs.

L'autre suceuse prit tout de suite la parole, avec son air de p'tite vierge au stade zéro de la sexualité. Un bon gros coup de marteau-pilon, histoire de lui fracasser le bâton qu'elle avait dans l'cul, voilà l'traitement qui lui fallait, à cette mal-baisée ! Enfin bon, c'est cette coincée de l'anus qui avait tiré Mac Cload de là, fallait pas être méchant avec elle.


« Je suis la Padawan Ater, qu'attendez-vous de moi ? »

«Un simple témoignage sur cette affaire», qu'il répondit, Jale. «Mais je vais d'abord interroger ce Twi'lek, si vous le permettez.»

Il se tourna alors vers Hërt et le fixa droit dans les yeux.

«Pourquoi avez-vous tiré en pleine rue sur Moktarr ? enfin... sur Monsieur Mac Cload ici présent ?»

«Ben... Il nous devait quelques dettes, à "La Twi'lek gourmande". Alors le boss a dit qu'il fallait le liquider, et voilà.»

«Hum... Quelques dettes... Et quelle est la nature de ces dettes ?»

Hërt regarda Moktarr droit dans les yeux. Il semblait vouloir signifier un truc, mais quoi ?

«Bah, pas grand'chose. Des dettes de jeu, essentiellement, et puis de la consommation prise à crédit. C'est tout.»

Ah, l'enflure ! La p'tite saloperie ! Il voulait pas parler des armes, le salaud. C'était ça, le regard. Évidemment... Trafique d'armes, ça allait sacrément alourdir la peine. Mais surtout, avouer qu'on se livre à ce genre de p'tites affaires pas très-très honnêtes, c'est comme brandir un haut-parleur et gueuler : «On a des activités mafieuses-euh ! Venez nous traquer ! Pour douze gars arrêtés, il y en a encore cent qui se cachent dans l'quartier ! Na-na-nère !» D'un côté, Moktarr, ça le dérangeait pas, ces p'tites mensongeries et cachoteries : parce que le vendeur d'armes, ben, c'était lui, en fait. M'ouais... Valait mieux fermer sa grande gueule, même avec Jale.

«C'est tout ? Quelque chose à rajouter, Moktarr ?»

«Euh... Pas en particulier... J'leur devais quelques sous, la Brute était pas contente, alors elle m'a pisté. Et je me suis enfui dans le speeder de la d'moiselle.»

«La Brute ?»

«C'est l'nom du boss. Il aimait pas Mac Cload d'avance, parce qu'il s'était moqué d'lui la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Et le boss, il aimait pas qu'on s'moque de lui. Du coup, il a profité de c't'histoire de dette pour se venger.»

[i]Bien joué, le Twi'lek ! Le mensonge était carrément crédible.


«Ouais, j'm'étais moqué de sa salle gueule, mais pour rigoler, entre potes, hein ? Alors... Ben, il l'a mal pris, et voilà !»

Hërt acquiesca sans regarder Moktarr. Ils étaient dans la même merde, de toutes façons, alors autant se serrer les coudes ! Et dire que l'autre osait encore faire des leçons sur l'honneur...

«M'ouais... Ça a l'air d'être un sacré, ce "boss". Et la dette ? De combien était-elle ?»

Là, fallait en profiter.

«Bah... De pas beaucoup...», répondit Moktarr sans laisser le temps au Twi'lek d'ouvrir sa grande gueule. «La Brute était surtout fâchée pour les moqueries, hein, Hërt ?»

«Euh... Ouais.»

«Elle devait être à trois mille crédits, pas plus.»

Le Twi'lek répondit pas. Hé-hé ! Trois mille ! S'il devait rembourser, au moins, ce serait carrément plus faisable que le montant des armes... Moktarr se félicita en se disant que Hërt devait bien rager intérieurement. Mais bon, ils étaient dans la même galère : le Twi'lek pouvait rien dire, sinon, il se vendait, lui, et tout son réseau.

«C'est assez peu, trois mille crédits, pour en venir à liquider un homme en pleine rue. Enfin bon, vos témoignages sont enregistrés. Et vous, Padawan Ater, un mot à rajouter ?»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Dim 19 Mai 2013 - 11:53

Quelque chose à ajouter ? Rien d'autre que l'évidence... l'évidence qui échapper à celui qui ne savait percevoir le monde.

« Ils mentent, tous les deux, et piètrement. Le Twi'lek a commencé à mentir à partir de sa seconde phrase, et il a cherché l'assentiment muet de l'Officier-Artilleur, qui a d'ailleurs froncé ses arcades sourcilières et penché légèrement la tête sur le côté, il n'a pas compris tout de suite. De là, j'peux vous dire que la plupart du discours est un tissu de mensonge. Mis à part cette histoire de dettes, qui n'est ni de jeu ni de comptoirs, par contre. Ce n'est pas difficile, il suffit de regarder la tête de l'Officier-Artilleur. Lorsqu'il a affirmé « j'm'étais moqué de sa sale gueule », il a pris un souvenir vrai, qu'il a introduit dans de fausse circonstance, preuve en est, il a eu plusieurs stigmates d'assurance, a commencé un discours en cadence majeure puisqu'il se sentait d'aplomb, mais rapidement son mensonge l'a pris de court, et il a abréger, utilisant des onomatopées pour venir chercher le soutien de Hërt, lorsqu'il a clairement dis « hein ? », et par la suite il use d'un stratagème de fuite en éludant par une simple exclamative penaude. Vous êtes peut-être un bon tireur Officier-Artilleur Mac Cload, mais vous êtes un très mauvais menteur.

Ah, et la somme qu'ils ont indiqué, l'Officier-Artilleur a essayé de le rouler, Hërt a failli perdre ses iris tant sa pupille s'est dilaté sous l'effet de la surprise, et ses poings, il les a serré et les sert encore au fur et à mesure que je vous parle, sous l'effet de la colère et de la panique, de même que l'Officier-Artilleur vient de se mettre sur la défensive en s'affalant sur le dossier de sa chaise et en me fusillant du regard. Outre le manque flagrant de respect que cela témoigne, cela souligne également le fait que je viens de largement taper juste. Interrogez-les séparément, Officier, ou ils vont continuer à utiliser les mensonges de l'un et de l'autre pour tenter de vous perdre. Il sera plus simples pour vous d'établir le vrai du faux en croisant leurs réponses faites alors qu'ils ne sont pas dans la même pièce. »


Je reprenais ma respiration, je venais de faire une démonstration difficilement contestable par les deux alliés de fortune, démonstration comme j'avais pu en faire en cours durant toute ma jeunesse au Temple. Je ne parlais jamais autant, mis à part dans ce cas là, le moment où il faut savoir aligner des arguments si nombreux et implacables que personne ne puisse les parer.

« Tout ce que je peux vous dire, pour ma part, c'est que j'attendais dans la rue, à bord du speeder, quand l'Officier-Artilleur Mac Cload est sorti de la foule pour entrer sans invitation dans mon speeder. Il était effectivement visiblement en situation de fuite, et sûrement en état de légitime défense puisque ses poursuivants nous ont poursuivi dans les airs. L'airspeeder que j'ai emprunté au Temple Jedi porte encore les marques des nombreux tirs que nous avons essuyés, c'est durant cette course-poursuite que j'ai contacté votre QG, le reste, vous le connaissez. J'ai retenu les hommes de mains autant que j'ai pu, puisque clairement ils n'allaient pas hésiter à abattre l'Officier-Artilleur Mac Cload si je leur en laissais l'occasion, puis vous êtes arrivés. Je n'en sais pas plus. »

Mon Maître n'avait toujours pas chercher à me recontacter. Je ne percevais plus que très faiblement sa présence vu la distance qui nous séparait, mais j'étais rassurée de ne sentir aucun trouble. J'attendais donc, qu'enfin, l'Officier en moi se décide à user de son autorité pour empêcher les deux nigauds de continuer leur manège puisque, de façon assez limpide, ces deux derniers le prenaient, peut-être à raison, pour un sombre idiot.
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 21 Mai 2013 - 20:15

Hein ? Assentiment muet... Arcades sourcilières... Stigmates d'assurance... Cadence majeure... Onomato-quoi ? Mais c'était quoi, tout ce charabia ? Elle pouvait pas parler normalement, la coincée du cul ?

Enfin, y avait quand même une phrase que Moktarr avait réussi à comprendre, dans tout ce dégueuli de mots plus bizarres les uns que les autres. Et ça suffisait amplement. Ouais ! Amplement !


«Ils mentent, tous les deux, et piètrement.»

(Enfin... Fallait plutôt arrêter la phrase à : «tous les deux», parce que «piètrement», Moktarr voyait pas trop ce que ça voulait dire...)

De toutes façons, y avait qu'une chose à comprendre : c'est que cette salope était en train d'les vendre ! Ah, la connasse ! Ah, la petite enculée de sa race ! La fille de... Non, on respecte les putes : au moins, elles, elles vous dénoncent pas de la sorte ; elles se contentent de faire leur métier, et c'est très bien comme ça. N'empêche ! Se faire enculer à sec par une pucelle qui sait même pas ce que c'est qu'une sodomie, ça fait très-très mal ! Ah... Quel est l'con qui a dit qu'il fallait toujours se fier aux Jedis ?

Jale, lui, il savait pas quoi dire. Ça se voyait à sa gueule. Une bonne grosse gueule de con, celle du type qui voit absolument pas quoi répondre. S'il avait pas été dans la merde comme là, Moktarr aurait bien rigolé, à le regarder. Finalement, l'officier fronça les sourcils et se mordit les lèvres :


«Bien... Vous êtes Jedi, nous pouvons vous faire confiance...»

Et voilà ! Lui aussi, il le dit ! Un de plus à tomber dans l'panneau en croyant tout ce que disent ces salopards de Jedis !

«Moktarr, on va commencer par toi. Vous deux, sortez un instant, je vous prie.»

Le Twi'lek et la coincée du cul se levèrent et quittèrent la salle. Dehors, deux soldats les attendaient : impossible de s'enfuir. Quand la porte fut refermée, Jale commença à poser toutes ses p'tites questions :

«Bon, on va recommencer du début, d'accord ? Et cette fois, j'veux la vérité, même si tu es un ancien camarade...»

Tss-tss. Aucun scrupule, j'vous jure !

«Alors... Ils ont essayé de te tuer parce que tu leur devais une dette, c'est ça ?»

«Ben ouais...»

«Et pourquoi cette dette ? D'où venait-elle ?»

«Ben... J't'ai dit : à cause de la bibine et des p'tites Twi...»

«Écoute, Moktarr, j'te connais assez bien pour savoir que tu trafiquotes pas mal dans les armes, j'me trompe ? Même quand tu étais dans l'armée, tu te livrais encore à ce genre de commerce. Alors on abrège, hein ? Est-ce que c'était du trafique d'armes ?»

«Allez, Jale, tu vas pas penser que... Enfin, quoi ? Moi, du trafique d'armes ? Et puis quoi encore ?»

«La Jedi a raison : tu mens très mal.»

«Moi ?»

«Est-ce que c'était du trafique d'armes, oui ou merde ?»

«Ben... Un p'tit peu...»

«Comment ça : un petit peu ?»

«Enfin, j'veux dire : c'étaient des toutes petites armes de rien du tout...»

«Comme si Moktarr Mac Cload allait vendre des petites armes...»

«Oui-oui. Des petites. Pas plus grosses que d'la fiente d'asticot.»

«Quel type d'arme ?»

«J't'ai dit : des toutes pititititites armes...»

«Je répète : quel type d'arme ?»

«Hum ! Ben... Euh... Des blasters à répétition.»

«Des blasters à répétition... Rien que ça... Et combien ?»

«Oh... Pas beaucoup. Ça se compte sur les doigts d'une main...»

«Tu as quatre mains, Moktarr. En comptant les orteils de pied, ça fait déjà un lot de trente...»

«Ben... Comment t'as d'viné ? Oui, c'était un lot de trente.»

«Euh... Je ne sais pas... Je disais ça au hasard, moi...»

«Par contre, j'ai trois orteils.»

«Hein ?»

«Aux pieds. J'ai trois orteils. Par pied, bien sûr, faut pas déconner, non plus. Comme tous les Besalisks bien membrés, quoi.»

«Oui, enfin bref ! Et pourquoi ils t'en voulaient, ces gars ?»

«Pour la qualité d'la marchandise. J'ai eu des soucis de date, alors j'ai dû bâcler l'travail. Au final, j'leur ai vendu des armes moins puissantes que c'que j'prétendais. Mais c'est pas d'ma faute ! On m'a pas laissé l'temps ! Y sont comiques, aussi, dans les mafias : y veulent tout sur le champ et y t'engueulent quand t'as torché l'boulot !»

«Dans les mafias... C'était donc une mafia...»

Oups ! Bon, ben tant pis pour "La Twi'lek gourmande"...D't'façons, Moktarr comptait plus trop y mettre les pieds, alors...

«Parfait ! C'est tout c'que j'voulais savoir. Tu peux sortir, Moktarr.»

Le Besalisk se leva en grinchant un peu. Jale le suivit et lui posa une main sur l'épaule.

«Écoute, Moktarr, j'aimerais vraiment te tirer de là, mais ce s'ra pas facile, crois-moi. Trafique d'armes illégal, on finit sur Kessel pour moins que ça.»

Et merde, merde, merde !

«Euh... Et si j'vous aide à dépister leur gang, vous m'relâchez en échange ?»

Ça avait bien marché, dans l'temps...

«Chaque chose à la fois.»

Il rouvrit la porte, laissa sortir Moktarr et fit rentrer Hërt. Le Besalisk se r'trouva nez à nez avec la p'tite coincée de l'anal.

«Vous, j'sais pas c'qui m'retient de...»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 21 Mai 2013 - 20:17

HRP : Les répliques en forestgreen ont été rédigées par Ylm et celles en darkorange par Moktarr.


«... De me remercier pour vous avoir sauver la vie, Officier-Artilleur Mac Cload? Ne commencez pas à me charger de fautes qui ne sont pas les miennes. Vos fautes, vous n'avez pas eu besoin de moi pour les commettre, que la Force décide à présent qu'il est temps pour vous de les payer ou de vous repentir, voyez plutôt cela comme une chance. Si Elle ne m'avait pas placée sur votre chemin, vous seriez mort, Officier Artilleur Moktarr Mac Cload ; mort, et votre sang serait déjà en train de sécher sur les pavés d'une rue commerçante.»

La réplique était froide, ferme, directe, sans hausse de ton. Le façon dont l'officier artilleur s'était déchargé de toute culpabilité à mon encontre était tout à fait consternante. N'avait-il donc aucune conscience morale pour croire ainsi que tout le monde devait se faire un devoir de le couvrir chaque fois qu'il se retrouvait placé face à ses erreurs? Les criminels étaient des criminels et devaient être traités en tant que tels, pas de traitement de faveur sous prétexte que l'on s'est retrouvé pour une fois dans la position du lapin plutôt que dans celle du chasseur.

«D'accord pour dire que vous m'avez tiré d'cette merde : j'vous dois ça. Mais c'était pas une raison pour m'y enfoncer encore plus, hein ! Parce que maintenant, c'est toute la République que j'ai au cul, alors bravo ! Franchement, z'êtes une pro pour foutre les gens dans des galères pas possibles. Vous...»

«... Avez une capacité à chercher des excuses extraordinaires. Quand on a peur que toute la République nous tombe dessus, on respecte la loi. Y avez-vous seulement pensé, Officier-Artilleur Mac Cload?»

«La loi ! Z'êtes une marrante, vous ! La loi ! ... J'ai servi treize ans dans l'armée, moi ! Ouais, m'dame ! Treize ans ! Eh ben, c'est avec leurs lois à la con qu'ils ont viré l'capitaine, un type innocent qui avait rien d'mandé à personne, j'vous l'dis. Alors, j'vois pas pourquoi j'devrais respecter leurs conneries, moi... C'est facile de jouer les grandes gueules avec des grands mots comme ça.»

«Au prétexte que tous ne le font pas, vous vous donnez le droit de ne pas le faire à votre tour? Je ne connais pas votre Capitaine, mais si vous êtes ainsi convaincu de son innocence, pourquoi ne pas l'avoir prouvée, Officier-Artilleur? Et vous seriez gentil d'essayer de me démontrer un peu de respect, je ne me suis pas entendue vous insulter jusqu'à présent il me semble.»

«Ok-ok. Si vous l'prenez comme ça... J'vais m'montrer plus gentil. En plus, j'vous dois la vie. Mais... Comment voulez-vous que je... que je prouve l'innocence du cap'taine, comme vous dites ? J'suis qu'un gros Besalisk pas trop capable de bien parler, moi. Ils écoutent pas les gens comme ça. Après, ils peuvent nous casser les couilles avec leur conneries d'égalité...»

«Il suffit d'en trouver les preuves et de les présenter à une commission. Je ne suis pas très au fait des mesures en appel dans le cadre d'affaires militaires, mais les recours sont toujours possibles. Je ne dis pas que ce sera simple, ni rapide, mais si votre Capitaine est vraiment innocent, la Force fera en sorte que cela se sache. Qu'avez-vous fait pour que ces gens veulent votre mort ?»

«Ben... J'leur ai vendu des armes. J'suis l'un des meilleurs pour trafiquoter des blasters et les rendre plus puissants. Eux, y m'avaient fait une commande, mais y m'ont pas laissé l'temps de bien terminer l'boulot. Alors j'ai dû bâcler, et la marchandise valait pas son prix. Du coup, ils étaient furax et ils ont voulu que j'leur rembourse en clamsant. C'est pas bien compliqué.»

«Est-ce qu'ils se sont rendus compte qu'en vous tuant ils perdaient toute chance de se voir dédommager ? Les criminels sont tous aussi idiots ? Et vous, n'avez vous pas pensé une seule seconde que vos armes, avant de se détraquer, ont sûrement servi à abattre d'autres pauvres besalisks qui eux n'ont sûrement pas eu la chance de tomber sur une Jedi ? Vous n'êtes peut-être pas le tireur, mais c'est à cause de vous que ces meurtres ont été possibles ; de même si vous donniez une grenade à un bébé, on ne peut que s'en prendre à vous s'il venait à l'enclencher.»

«Ben, faut surtout trouver d'quoi vivre, c'est tout. Moi, tout c'que j'sais faire, c'est vendre des armes ou les utiliser. Alors j'vis d'ça, c'est comme ça. Et pis j'ai b'soin d'fric, moi. Bon, qu'ça reste entre nous, hein ? Mais c'est que j'ai une p'tite fille que j'dois nourrir tous les jours, et la pension, ça m'coûte bien cher. Alors j'vends des armes : j'ai pas trop l'choix, en fait.»

«Et si une de vos armes venait à être utiliser lors d'une fusillade dans une foule et que, malheureusement, une balle perdue venait à frapper votre fille? Y avez-vous seulement songé? Pourquoi ne pas essayer de passer un contrat légal avec une grande firme? Si vos inventions sont si géniales, vous pourriez vous faire tout autant d'argent à vendre vos produits sous forme de concept et de plan, vous pourriez même avoir des revenus régulier si vous parveniez à négocier un pourcentage sur la vente de ces produits.»

«Oui, ben, c'est c'que j'faisais du temps d'l'armée. C'est même moi qui a construit tout un vaisseau ! Ouais, m'dame ! Mais maint'nant, j'ai fait agéllance... non... allan... euh... Comment qu'on dit, d'jà ?»

«Allégeance, et l'expression est '' faire voeux d'allegeance '', mais l'un n'empêche pas l'autre, vendre vos brevets de façons légales reviendraient à la même chose que de les vendre illégalement, à ceci près que vous ne seriez plus menacé de mort à chaque fois.»

«Ouais, ben, j'en caus'rai au cap'taine, si j'me rappelle bien de tout c'que vous m'avez dit. Lui, il saura. Et l'agéllance, c'est l'cap'taine qui m'a appris c'mot. Moi, vous, savez, les mots bizarres, c'est pas trop-trop mon truc...»

«C'est ce que j'ai cru comprendre. Vous n'êtes pas un mauvais bougre, Officier-Artilleur Mac Cload, mais vous gagneriez sincèrement à prendre conscience de la portée de vos actes et de vos responsabilités.»

«... Prendre conscience d'la portée d'mes actes et d'mes responsabilités ? Z'êtes comme le cap'taine, vous : z'employez des phrases à rallonge pour pas dire grand chose de concret.»

«Très bien, pour faire simple, quand vous vendez un gros flingue à un homme, demandez-vous sur quelle tempe il va le pointer et si c'est bien ou mal qu'il le fasse car si c'est mal, c'est de votre faute aussi. Compris, officier-Artilleur?»

«Ben voilà ! Quand on dit les choses, Mac Cload répond toujours présent ! Bon, j'essaierai d'suivre vos conseils. Si ça peut m'éviter d'encore m'retrouver dans la merde... Mais c'est pas ça qui va m'aider à m'sortir de là, hein ?»

«Je ne suis pas du Service de Sécurité de Coruscant, je ne peux pas vous dire. Mais vous êtes sincère, Officier-Artilleur Mac Cload, je le perçois, je parlerai en votre faveur et je suis sure que vous trouverez un arrangement légal avec l'Officier pour vous en sortir. D'autant plus que cet homme vous apprécie et vous respecte. Ah et, de grâce, évitez de tuer quand vous n'y êtes pas obligé, les autres ont droit au repentir tout autant que vous.»

«Pour vot' bon plaisir, mamz'elle la Jedi.»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Jeu 23 Mai 2013 - 19:53

La voix du besalisk venait à peine de s'éteindre que la porte du bureau de l'officier s'ouvrait à la volée pour laisser apparaître la face du twi'lek déconfite et furibonde. Il me foudroya du regard, je ne lui prêtais pas attention. Répondant au signe de l'Officier, j'entrai à mon tour dans le bureau de l'agent du Service de Sécurité. Il m'invita à m'assoir d'un geste, ce que je fis en croisant les jambes et en posant les mains sur mes cuisses, droite comme un « i » ; il prit la parole.

« Bon... Autant être sincère, j'apprécie vraiment votre aide sur ce coup-là. Dêmelez le vrai du faux comme vous l'avez fait... Il m'aurait fallu des heures d'interrogatoires acharnés pour les faire passer à table ces deux crétins, et franchement, ça ne m'a jamais vraiment emballé. »

« Ce n'est vraiment rien, je n'ai fais que suivre le Code de mon Ordre. Je dois moi-même vous remercier pour votre intervention, mis à part cet incident regrettable et la mort de ce tradoshan, c'est un véritable bain de sang que vous avez évité, merci. »

« Oui... Mais encore une fois, nous n'avons fait nous-mêmes que notre boulot. Le service des appels d'urgence était stupéfait, apparemment vous envisagez de faire de ce genre de problème une habitude ? »

L'Officier m'adressa un sourire amusé dont je ne comprenais pas l'origine. Non, vraiment, le côté drolatique des diverses situations auquelles j'étais confrontée aujourd'hui m'échappait totalement.

« Non, ce n'est pas ce que j'envisage. La Force semble vouloir me rendre utile ici, voilà tout. Je sais que vous n'êtes pas tenu de me répondre mais... Qu'allez-vous faire de l'Officier-Artilleur Moktarr Mac Cload ? Sauf votre respect, je n'ai pas de doute sur la nécessité de faire juger l'autre criminel, mais l'Officier-Artilleur ne me semble pas verser dans le même genre de banditisme. »

Se débarassant de son amusement premier, l'Officier prit soudain un air plus sérieux, même tournure que voulait soudainement d'emprunter la conversation.

« Je ne vais pas vous mentir, j'ai la même impression que vous Padawan Ater, et pour tout vous dire, je respecte énormément l'Officier-Artilleur. Il ne cherche pas vraiment les ennuis, c'est eux qui le trouvent bien assez vite et pour ce qui est de l'autre, effectivement c'est une ordure de la pire espèce et je m'arrangerai pour qu'il soit bientôt dans les cellules de notre service. Je... »

Sa main alla subitement replacer une feuille qui traînait sur négligemment sur le bureau, sans chercher plus que cela à la remettre droite, le ton s'était levé puis s'était tut subitement et désormais les yeux fixaient la main comme si elle se trouvait être en train de réaliser quelque prodige. De la gêne...

« Je sens que vous voulez me demander quelque chose de délicat. Vous ne cachez pas mieux vos émotions que vos suspects, Officier. »

Il la main revint rapidement au corps, la gorge fut râclé, le courage emmagasiné et la face un peu brouillée de rouge, je venais de frapper juste.

« Oui... Enfin... Vous avez raison, c'est délicat. Je souhaite profiter de cette occasion pour faire tomber le réseau mafieux qui semble sévir au sein de ce restaurant, « La Twi'lek Gourmande », et officiellement, j'ai le droit de libérer Moktarr si il venait à participer à cette action, d'après les articles du code pénal, ce serait l'équivalent de travaux d'intérêts généraux. Cependant, je connais le loustique... Il a parfois tendance à y aller un peu trop fort et vous semblez apte à canalyser ce genre de débordements. Et, en plus de cela, mes hommes ne sont pas entraînés forcément très habitués à ce genre d'intervention musclée, avoir une Jedi à nos côtés, même si elle n'est qu'une Padawan, renforcerait largement le moral de mes hommes et puis, surtout, vous serez un allié de poids et des morts inutiles pourraient être évitées grâce à vous. »

La démarche était honnête, conforme aux règles et aux lois à la fois du Code Jedi et de la République de plus, mon Maître semblait encore se trouver très occupé. S'il apprenait à son retour, retour qui n'était d'ailleurs fixé à aucune heure, que j'avais refusé d'aider à sauver des vies au prétexte que je devais rester inactive à l'attendre dans la rue, la réprimande était assurée. De toute façon, mon devoir était de venir en aide aux hommes dans le besoin, la menace n'était pas nécessaire pour me convaincre d'agir.

« Je vous aiderai. Dites moi seulement quoi faire, ce genre d'intervention dépasse mes compétences, je ne suis que Padawan. »

Son ton se fit plus ferme, plus assuré, l'homme parlait désormais en expert et, rassuré, ses mouvements se faisaient plus rapides, plus précis, plus directe.

« Ne vous inquiétez pas, ça, c'est mon boulot. D'ici cinq minutes j'aurais en main les plans de l'établissement et Mok... L'Officier Mac Cload et moi-même établiront un plan d'action, ce dernier étant visiblement un habitué de l'endroit. De là, vous saurez exactement quoi faire, et tout se passera bien. Visiblement, le trandoshan était le chef et vous avez vu qu'il ne sera désormais plus capable de nuire, et étant donné que ses hommes de mains les plus musclés ont été arrêtés grâce à vous, nous ne devrions plus, à l'intérieur du restaurant, rencontrer de résistance trop importante. Il faudra que ce soit rapide, efficace, implacable. »

L'Officier connaissait son sujet, je pouvais lui faire confiance. Alors que j'acquiesçai, il se dirigea vers la porte, à la fois pour ordonner que le twi'lek soit directement porté en cellule mais également pour faire entrer l'Officier-Artilleur Mac Cload. Brièvement, il lui répéta ce qu'il venait de me dire et bientôt les plans en question nous furent apportés par un subalterne.
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 28 Mai 2013 - 10:59

Quand Jale a présenté l'nouveau plan, là, Moktarr, il a tout d'suite été chaud ! Aller massacrer les gars de "La Twi'lek gourmande" en échange de la liberté, c'est ce qui s'appelle un bon deal.

«Compte sur moi, chef ! Ces imbéciles, on va en faire qu'une bouchée, comme au bon vieux temps !»

Il sortit son pistolet arkanien, lança en l'air un p'tit cube qui traînait dans sa poche et appuya d'un coup sur la gâchette. Le cube retomba sur l'bureau, tout fumant, découpé en deux par le tir.

«Tu vois, Jale ? J'ai pas perdu, d'puis l'temps.»

«Ce que tu as perdu, c'est ça.», qu'il dit, l'enflure, en prenant le flingue des mains de Moktarr.

«Eh ! Mais...»

«Et en échange, t'as gagné ça.»

Il lui donna un fusil paralysant, le genre de flingue même pas foutu d'éliminer un insecte.

«Au moins, on s'ra sûr que tu ne massacrera personne. Compris ?»

Moktarr passa en revue l'arme que Jale venait d'lui donner. M'ouais... Vraiment pas terrible, ce truc.

«Ok. T'as gagné. Mais c'est quand même pas très-très marrant, la Sécurité. Au moins, dans l'armée, on s'encombre pas d'ce genre de détails à la con...

Oups... Vu son regard, la Jedi avait pas trop-trop apprécié cette remarque...

«Mais surtout, tu m'le rends après, hein ? C'est un pistolet arkanien, ça. Une bonne petite arme qu'on confie pas aux tafioles. T'imagine pas ce que j'ai galéré pour en dénicher un, et surtout la claque que ça m'a coûté !»

«Promis, Mac Cload ! Tu t'acquittes de ta mission, et on te rend ton joujou avec ta liberté. Bon, et maintenant, donne le nous, ce plan des lieux...»

Moktarr griffonna une carte sur le tableau numérique dont disposait la pièce.

«Alors... Là, y a l'entrée. Facile à repérer : il suffit de voir le gros néon qui r'présente une Twi'lek sexy. À l'intérieur, y a les tables là et là. Au centre, c'est la piste de danse, et autour, y a le bar : quand tu t'fais servir, tu peux en même temps mater ; c'est un concept plutôt sympa. Bon, ensuite, les chiottes se trouvent là : j'm'en souviens bien, des chiottes ; la dernière fois que j'suis allé dans l'bar, c'est là qu'j'ai passé la nuit. Importants, les chiottes : y a une sortie d'secours à c't'endroit-là ; faudra la cerner. Après, dans les cuisines, pile là, y a une autre issue ; c'est par là qu'ils font passer leurs armes : ils les cachent avec les caisses de bouteilles. À l'étage, y a toutes les chambres, mais aucune sortie de ce côté-là : y a même pas d'fenêtres ! Ensuite, la salle du boss se trouve au deuxième. Là, par contre, y z'ont accès à une piste d'atterrissage privée pour leurs speeders. Faudra surtout débarquer d'ce côté-là, parce que c'est par là qu'ils vont s'enfuir, les p'tits salopards.»

Moktarr regarda son plan en se grattant le dos.

«M'ouais... Ça m'semble complet... Quatre sorties : j'ai rien oublié, je crois.»

Jale se leva et passa en revue le dessin numérique.

«Bravo pour ta précision, Moktarr. Ces informations nous seront précieuses.»

«Ben, c'est que j'suis un habitué, moi ! Enfin, j'étais. Parce que bon...»

«Il suffira de bloquer chacune de ces quatre issues et le tour sera joué. Il faut surtout veiller à ce qu'ils soient incapables d'avoir accès à cette plate-forme, à l'arrière du bar, tout en bloquant les autres voies d'accès. Je propose qu'on fasse descendre des vaisseaux sur la piste d'atterrissage au moment où les autres hommes prennent d'assaut les trois issues de devant. En coordinant le tout, les malfrats seront faits comme des rats. Qu'est-ce que vous en pensez ?»

«Ben... Vu d'au d'ssus, ce bar, on dirait un cul, vous trouvez pas ?»

Seul, mais vraiment tout seul, Moktarr se mit à rigoler, mais alors à rigoler !

«Mais si ! R'gardez bien ! Là, ça fait une fesse ! Et là... Ah ! C'est énorme ! J'vous ai dessiné un bon gros cul !»

L'officier lança un regard bien, mais alors bien désabusé à la padawan, tandis que le Besalisk se marrait toujours.

«Je disais : il faut qu'on attaque en priorité par l'issue de derrière, quitte à faire exploser leurs speeders.»

Une étincelle vint d'un coup se ficher dans les yeux de Moktarr.

«Quitte à faire exploser leurs speeders ?»

«Tu m'as bien entendu. Mieux vaut neutraliser du matériel que de tuer des gens.»

«Hum... Ouais ! Tout-à-fait ! Et mam'zelle la Jedi s'ra complètement d'accord avec toi ! Mais pour ça, on a b'soin d'un artilleur ! Parce qu'il y a que les artilleurs pour savoir faire péter des speeders. Hein oui, qu'on b'soin d'un artilleur ?»

«Ça va, Moktarr, tu as gagné : tu l'auras, ton gros joujou. D'autant que je connais tes compétences en la matière : pas un de mes hommes ne t'arrive à la cheville en artillerie. Mais je te préviens : je ne veux que des dégâts matériels, compris ?»

«Oui, chef ! Pas de massacre ! Pas de tuerie ! Que du matos !»

«Exactement ! Bien... Allons-y tout de suite : en faisant au plus vite nous aurons encore une chance d'arrêter une partie de ce gang.»

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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Sam 1 Juin 2013 - 12:34

Je ne savais que penser. En une fraction de seconde, le prisonnier s'était retrouvé confier la manipulation d'une arme lourde au capacité de destruction effrayante et la seconde suivante, j'étais chargé de participer à un assaut, somme toute pas si massif mais un assaut quand même, contre un bar mal famé de la Capitale. En à peine dix minutes, nous étions déjà embarqué dans les navettes d'interventions du Service de Sécurité Spécial de Coruscant et ces dernières filées à toute allure dans les airs en direction de notre objectif. Là, un homme que je reconnaissais être un Capitaine au vu de ses épaulettes m'indiqua brièvement mon rôle.

" Padawan Ater, vous êtes chargé de prendre les lieux à revers par les cuisines pour forcer les bandits à se replier de façon plus ou moins généralisée vers l'intérieur des locaux, les incitant ainsi à se ruer en masse vers les plates-formes d'atterrissages quelques secondes avant que nous fassions sauter leurs moyens de locomotion. Ainsi, ils essuieront l'assaut principal en étant totalement désemparé et nos blasters n'en feront qu'une bouchée. Mes hommes et moi vous assisterons, nous sommes cinq en tout, prenez ça, branchez vous sur le canal 7.3. Un idée sur la marche à suivre une fois à l'intérieur ? "

Je prenais l'appareil qu'il me tendait et l'accrochais à mon oreille et, exécutant ses ordres, je finis par entendre directement sa voix au creux de mon oreille.

" Je passerai devant, vous servirai de bouclier pendant que vous neutraliserez tous ceux qui doivent l'être. Je pense que ma présence à l'avant de nos forces, la vue également de mon arme devrait déjà créer un mouvement de panique chez l'ennemi qui tombera sans difficulté dans notre piège et sans que l'on est à déplorer la moindre perte. "

J'avais à peine eu le temps de converser avec le capitaine que déjà le pilote nous annonça la descente vers les lieux de l'opération. Il ne restait plus qu'à s'en remettre à nous et à la Force. La porte s'ouvrit, nous étions dans une ruelle lugubre et vide, une porte sale en duracier mal vieilli se dressait devant nous ; nous étions arrivés.

« Que la Force soit avec vous. »

Nous devions être les premières à intervenir, descendant lestement de l'appareil, je pris la garde de mon arme en main et me mettais en position, première à devoir entrer dans le bâtiment. L'ordre d'intervenir fut donné après que toutes les équipes se furent signalées prêtes, j'activai alors la lame de mon arme et tranchai le verrou de la porte comme si cela avait été du papier. Je m'engouffrai alors dans les vapeurs d'une cuisine nauséabonde et parai déjà les premiers tirs que je renvoyai dans les murs pour ne blesser personne. Derrière moi, le commando avait déjà commencé de répliquer et les individus hostiles commençaient à rencontrer le sol en tressauttant sous l'effet des fusils paralysants. Tout se passait comme prévu, les membres du gang beuglaient déjà le repli que nous n'étions pas encore parvenus jusqu'à la salle principale du bar.
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Dim 2 Juin 2013 - 8:07

Pendant que les gars d'la Sécurité et la Jedi attaquaient par devant, Jale, Moktarr et trois autres soldats étaient postés dans un vaisseau qui fila derrière le bar.

«C'est comme avec les filles.», qu'il dit, le Besalisk. «Faut d'abord se frayer un ch'min par l'avant pour ensuite avoir l'droit d'pénétrer les arrières.»

Et là, il éclata d'son bon gros rire habituel. Les autres rigolèrent aussi. Le temps de leur faire c'te bonne blague, le vaisseau était d'jà de l'autre côté du bar.

«Bon, allez !», qu'il gueula, Jale. «Les speeders sont en vue ! Mac Cload, dégomme-les avant que les autres arrivent !»

«Chef ! Oui, chef !», hurla Moktarr, tout content de pouvoir bourriner un bon gros coup.

Sur la plate-forme de décollage, il y avait dix air-speeders bien alignés. Fallait pas avoir fait l'État Major pour être capable de les démolir un à un (ceci dit, y a certains mecs de l'État Major qui sont moins doués que leurs soldats : à force de faire dans la parlotte, ils en oublient ce que c'est que l'terrain).

Moktarr prit dans ses deux mains du haut les commandes du canon-laser qu'on lui avait gentiment prêté pour l'occasion. Un bon p'tit joujou, ça : grande précision, longue portée, c'était signé Républicain. Bon, du coup, comme cet assaut était d'la pure impro et qu'il figurait pas à la base dans l'planning du Besalisk (façon d'parler, hein : parce que les plannings, c'était pas trop-trop son truc), il avait pas pris d'musique. Ouais, pour info, Moktarr aime bien s'lancer dans du dégommage en mettant d'la musique, histoire de s'donner un p'tit rythme et de rendre les pétarades... disons... plus poétiques. Du coup, ben, il s'est mis à chantonner tout en bousillant ces foutus speeders. Évidemment, les autres gars, ils le r'gardaient un peu bizarrement, mais lui, il s'en foutait.


«Pom-pom pom-pom-pom...»

BOUM-BOUM !!! BOUM-BOUM !!!

Allez ! En rythme, maestro !


«Pom-pom pom-pom-pom...»

BOUM-BOUM !!! BOUM-BOUM !!!

Il restait déjà plus que deux speeders encore en place. Moktarr allait les déglinguer d'un p'tit coup, mais il a fallu que ces imbéciles se mettent à sortir du bar en gueulant comme des femelles bantha qu'on aurait enculées au marton-pilon (et évidemment, à cause des poils de la bestiole, un ramonage au marton-pilon, ça fait très mal (ceci-dit, au moment du coït avec le mâle, ça doit faire le même effet, non ? (enfin bon, j'sais pas vous, mais c'est pas qu'on s'en fout, d'la place des poils dans les fornications des banthas, mais un peu quand même ! Bon, on va r'fermer toutes ces parenthèses à la con, et on r'tourne à ce qu'on racontait.))) Euh, on en était où, du coup ? ... Ah oui ! Les gars du bar arrivent en courant vers les speeders encore sur pied. À ce moment-là, Jale se met à hurler comme un taré :


«Moktarr ! Arrête tout d'suite ! Tu vas tous les faire sauter si tu continues à tirer !!!»

Oh, le con ! Y avait carrément l'temps, là...

«T'es sûr ? Parce que j'pense que...»

«Fais ce que j'te dis !»

Le Besalisk soupira en laissant tomber les commandes de son p'tit jouet.

«Ok, chef. Pas de massacre. Que du matos. J'ai ret'nu la leçon. Mais maintenant, on va les laisser s'enfuir sous notre nez, parce que vos saloperies de machins paralysants, ils ont même pas une assez longue portée pour toucher ces p'tits gars ! C'est un peu con, quand même.»

La mine de Jale parut plutôt du genre soulagé. De son côté, Moktarr regarda les types tenter d'embarquer le plus de monde dans les speeders. À tous vouloir sauver leur peau, ils perdaient en fait un temps de malade...

Et là, ça fit tilt dans la cervelle du Besalisk. Sa main se précipita sur son pistolet arkanien accroché à sa ceinture, mais elle tomba à la place sur un bourrelet qui avait décidé d'aller faire un tour hors du marcel qu'il portait quand il était pas dans le Séléné. Eh merde ! C'est Jale qui l'avait, ce flingue.


«Jale ! Mon pistolet arkanien ! Vite !»

«De quoi ?»

«Passe-moi mon pistolet arkanien, bordel de merde !»

«Mais pour quoi faire ? Tu vas quand même pas les tuer !»

«Promis que non ! Pas l'temps de t'expliquer ! Allez ! File-le moi !»

L'officier hésita pendant un quart de s'conde, mais voyant que Moktarr rigolait pas, il lui lança son arme, qu'il avait attachée à sa propre ceinture (l'enfoiré !).

Le Besalisk prit même pas l'temps de savourer le plaisir de r'trouver son bon vieux flingue. Il se dépêcha de viser le plateau avant du speeder qui allait décoller. Moktarr savait qu'à cet endroit-là, ce type de vaisseau avait une toute petite faiblesse : c'est là qu'on trouvait tout l'système de refroidissement, ce qui rendait le truc assez sensible, quand on s'y connaissait en mécanique. Fallait pas louper son coup, c'est tout. Alors... Un peu plus à gauche... Un millimètre à droite... Ça devait être bon !

Le tir fusa. Les gars à bord du speeder se retournèrent. Ils crurent sûrement que le Besalisk voulait les tuer, parce qu'il se mirent à tirer comme des malades sur l'vaisseau d'la Sécurité.


«À couvert, vite !», qu'il gueula, Jale. Puis il se tourna vers Moktarr, l'air pas vraiment très-très content. «Ah ben, bravo ! Dans leur précipitation, ils avaient même pas fait gaffe qu'on était là ! Et maintenant, hein ?»

«Maint'nant, si j'ai bien visé, mate-moi un peu leur speeder.»

Jale rempa vers la rambarde du vaisseau, toujours à couvert. En contrebas, l'air-speeder sur lequel le Besalisk avait tiré était en train de griller comme un barbecue.

«Que du matos, hein !», qu'il dit, Moktarr, d'un ton railleur.

«Ok, c'était bien joué. Mais on est repéré, maintenant !»

«Laisse-moi juste le temps d'faire pareil avec l'autre, et c'est dans la poche !»

Le Besalisk traîna toute sa graisse sur le sol du vaisseau, se mit dans un coin où on devait pas trop l'voir (du moins, c'est ce qu'il pensait), et visa le second speeder. Mais au moment où il allait appuyer sur la gâchette, un tir lui érafla la peau au niveau d'l'épaule gauche.

«Et merde, grillé !», qu'il dit en reculant le plus vite possible.

«T'es touché, Mac Cload ?»

«Bah, c'est qu'une éraflure. Un peu d'sang, c'est pas grave. Par contre, j'sais pas comment ils m'ont vu : j'm'étais quand même bien caché, non ?»

Jale jeta un coup d'œil un peu amusé sur l'énorme bide de Moktarr.

«M'ouais... La prochaine fois que tu veux jouer les missions camouflage, fais d'abord un régime, mon gros.»

«J't'emmerde, Jale.»

Les tirs s'arrêtaient pas une seconde. Les trois autres gars s'étaient cachés derrière des caisses : vues leurs gueules terrifiées, pas question qu'ils bougent de là. Tss-tss, p'tites tafioles, va !

«Et maintenant, tu nous propose quoi d'autre, Mac Cload ?», qu'il demanda, Jale.

Moktarr mit l'une de ses mains dans sa sacoche de cuire, fouilla un peu, et en sortit un détonateur thermique.


«À mon avis, y a pas trop l'choix.»

«Mac Cload ! Non ! Tu vas...»

«J'vise que l'matos, Jale. Pour le reste, on appelle ça des dégâts collatéraux.»

Moktarr lui laissa pas l'temps d'répondre. Il se leva en gueulant :

«Grenaaaaaaaaade !!!!!!»

... qu'il balança pile sur le speeder. Surpris de cette apparition, les gars ne profitèrent même pas de ce qu'il était à découvert pour lui tirer d'ssus. Moktarr fit r'tomber sa graisse sur le sol du vaisseau le plus vite possible.

«Ouh, putain, j'l'ai échappé belle, sur ce coup-là.»

Il entendit l'explosion. Et boum ! Hé-hé ! Dans leur gueule ! Jale, de son p'tit trou, avait tout r'gardé :

«T'as de la chance, Mac Cload. Ils ont eu le temps de sortir du vaisseau avant qu'il explose...»

«Que du matos ! Tu vois ? J'tiens mes promesses, chef !»

«M'ouais... Et maintenant ? Ils sont au moins douze ; nous, on est que cinq. Ils sont armés ; nous, on n'a que des fusils paralysants et la stricte interdiction de les tuer.»

«Mais espèce de débile ! Tu l'as déniché où, ton diplôme d'officier ? Dans l'vagin d'une Twi'lek, ou quoi ? T'as toujours pas appelé les autres pour qu'ils les prennent à revers et nous tirent de cette merde ?!»

«Euh... Je... Oui, j'm'en occupe tout d'suite.»

Moktarr soupira. Fallait tout faire tout seul, ici. Au temps où il était dans l'armée, c'était autre chose, ah ça !

«Ici le commandant Jale ! Je répète : ici le commandant Jale ! Nous avons détruit tous les speeders, mais leurs hommes sont trop nombreux et font feu sur notre vaisseau. Où en êtes-vous ? Il nous faut des renforts ici au plus vite !»

Ah ben voilà... C'était pas si compliqué, pourtant...
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Lun 10 Juin 2013 - 10:15

" - Ici la Padawan Ater, Commandant Jale, pas d'inquiétude à avoir, nous sommes en train de régler votre problème. Ils sont pris en étau, nous progressons rapidement. "

Un tir fusa dans ma direction me laissant juste assez de temps pour venir placer entre mon visage et le trait d'énergie ma lame qui dévia le tir meurtrier vers le plafond. L'intérieur du bar était exactement comme il nous avait été décrit par l'Officier-Artilleur Mac Cload de sorte que nous avions pu rapidement prendre place dans les lieux, entendant à intervalle régulier le bruit des explosions de speeders.

Heureusement pour nous, l'endroit était particulièrement vide en pleine journée de sorte que les quelques clients qui traînaient là purent facilement être évacués et mis en sécurité. De plus, il apparut rapidement que l'activité principale du Bar durant ces heures creuses étaient le trafic de stupéfiants, à en juger par les quantités invraisemblables de caisses et de sachets remplis de poudres, de seringues et autres contenus en tout genre sur les tables centrales. Pourtant, la panique dans les rangs des hommes de main était telle qu'ils ne cherchèrent même pas à masquer ces preuves compromettantes à notre arrivée, préférant fuir à toutes jambes vers la seule issue qu'ils leur étaient désormais possible de prendre.

Lorsqu'il leur fallut admettre l'évidence qu'ils avaient été formidablement piégés, la résistance se fit un peu plus violente et farouche, les hommes ayant renversés des tables et dressés ainsi des barricades de secours. J'ordonnai alors à mon propre groupe d'assaut d'user à outrance des grenades aveuglantes et incapacitantes dont ils disposaient, moi-même y étant immunisés car n'ayant pas d'yeux.

Dès lors, il ne me resta bientôt plus qu'à venir assommer des hommes aveuglés et perdus et bientôt la situation fut sous contrôle total. Lorsque la pièce principale fut enfin sécurisée, je recevais le message du commandant. Nous avançâmes alors et débouchâmes sur la rampe d'accès aux plates-formes des speeders. C'est à ce moment précis que les voyous comprirent qu'ils n'avaient plus aucune chance de s'en sortir, et que la plupart décidèrent spontanément de rendre leurs armes tandis que les quelques fanfarons qui continuaient de résister furent sommairement paralysés.


" - La zone est sous contrôle commandant Jale. "
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Mar 11 Juin 2013 - 15:23

Quand les soldats se sont pointés sur la plate-forme avec la jedi, ç'a été une sacrée satisfaction quand même ! Parce que c'est pas que Moktarr trouvait l'temps long sous ces rafales, mais disons qu'être allongé au sol d'un vaisseau planqué derrière des caisses à se faire tirer d'ssus, c'était pas l'idéal non plus. Dès que les gars d'la mafia ont été maîtrisés, Jale a ordonné au pilote de s'poser. Quand Moktarr est descendu du vaisseau d'la Sécurité (d'la Sécurité... Tu parles ! Il a failli y laisser la peau !) et qu'il a vu la gueule d'la carrosserie, il s'est dit qu'il l'avait échappé belle, putain ! Criblée de tirs ! Encore cinq minutes à ce train-là, et il s'rait plus resté du Besalisk qu'une grosse passoire pleine de trous !

Moktarr passa devant la Jedi qui rangeait son sabre :


«J'ai tué personne, Mam'zelle !», qu'il lui dit à la manière d'un gamin tout fier d'avoir été sage pendant l'absence de sa mère. «J'vous l'jure !»

Sans attendre de réponse (sinon, on en aurait encore eu pour trente minutes de leçon d'morale), il rentra dans l'bar pour voir dans quel état la bataille l'avait laissé. Et effectivement, ça en valait l'coup d'œil : montagne de tables et de chaises empilées, verres cassés, traces de combats... Un énoooorme foutoir ! D'un côté, c'était marrant, d'se balader dans ce bazar généralisé. Sans trop savoir pourquoi, cette p'tite promenade au milieu d'ce bar en charpie rendit à Moktarr son bon gros sourire de Besalisk heureux. Heureux de quoi ? Bah, d'avoir participé à cette partie d'shoot : rien de tel pour avoir la bonne humeur ! Et puis, de voir les gars d'la mafia désarmés, contre les murs, maîtrisés par les soldats d'la Sécurité, fallait dire que ça faisait carrément plais'. Le gros sourire béat que tirait Moktarr se transforma en un sourire vengeur : hé-hé ! Finalement, c'est eux qui se sont fait emplumer ! Na !

Mais le plus drôle, c'est qu'au cœur d'la salle, à la manière d'un trophée qui attendait son vainqueur, éclairé par les néons du bar, une table avait eu le culot de rester d'bout au milieu d'tout ça. Et sur cette table, vous devinerez pas ce qui se trouvait. Z'avez une p'tite idée ? Allez, essayez ! Eh ben, non, c'est pas une blague : sur cette table, un verre de boga noga avait survécu à cette foutue pétarade ! Oui, môssieur ! Un bon verre de boga noga, qui semblait gueuler de sa p'tite voix : «buvez-moi, buvez-moi !». Alors, évidemment, Moktarr, il a eu pitié de ce pauvre petit verre, si seul au milieu de ce désastre. C'est qu'il avait un grand cœur, Moktarr. Et une bonne descente, aussi.

Non mais... Faut imaginer la scène, quand même. J'sais pas si vous en avez bien conscience. On est dans un bar tout déglingué, un vrai champ d'ruines. Aux murs, y a tout ce qui reste d'une bande de mafieux maîtrisés par les soldats d'la République. Et au milieux d'tout ça, notre bon vieux Moktarr, qui a pris une chaise, qui s'est installé à sa table, et qui sirote tranquillou son verre de boga noga. Si vous y croyez pas, allez lui d'mander d'ma part : j'déconne pas. Il a vraiment eu les couilles de faire ça !


«Ça va, Mac Cload ? La vie est belle ? Tu veux aussi que j'appelle une Twi'lek pour te faire un massage ?»

C'était Jale. Il en manquait jamais une, ce Jale !

«Ben, écoute, j's'rais pas contre... Mais tu d'vines bien où elle le f'ra, son massage !»

Jale rigola en secouant la tête d'un air de dire : «il est pas possible, j'vous jure !»

Une nouvelle série d'vaisseaux débarqua à l'entrée du bar. Les mafieux se mirent en file indienne, les blasters des soldats sur la tempe (et des vrais blasters, ce coup-ci ! pas leur merde de machins paralysants.) ; ils se dirigèrent vers les vaisseaux et furent embarqués. Hop ! En prison !


«Bon, allez !», qu'il gueula, Jale. «Mac Cload, on t'emmène au poste pour les dernières formalités, et après, tu s'ras libre !»

Moktarr finit son boga noga cul sec et laissa s'échapper un énorme rot, sous l'regard dégoûté d'la Jedi qui était rentrée dans l'bar.

«Ben quoi ? C'est la nature !», qu'il dit en lui faisant son gros sourire de brute épaisse. «Même vous, avec vos p'tits airs de coincée, vous pétez et vous chiez !»

Elle fit comme si l'Besalisk existait pas et passa d'vant lui sans l'regarder. Elle est vraiment pas drôle, c'te fille, j'vous jure !

Bon, du coup, il fallut retourner dans l'énorme bastion d'la Sécurité, répondre encore à un tas d'questions super chiantes, jurer sur l'honneur ci et ça, que Moktarr recommencerait plus l'trafique, et gna-gna-gna, et gna-gna-gna.


«Ok, c'est bon, t'es libre, maintenant.», qu'il lui dit, Jale. «J'espère que la prochaine fois qu'on s'verra, ce ne sera pas pour des histoires de mafia.»

«Pas d'souci ! C'est l'seul bar sur Coruscant où j'ai vendu des armes.»

C'était vrai, en plus. Les autres, ils avaient fermé.

«M'ouais... Sur Coruscant. Mais dans les autres systèmes ?»

«Ben...»

Moktarr se gratta la crête.

«D't'façons, Nar Shaddaa, Tatooine... tout ça, ça appartient pas à la République !»

Jale leva les yeux au plafond.

«C'est pas faux...»

Il lui donna une p'tite tape dans l'dos.

«Bon, allez ! Bon vent, mon vieux ! Ç'a été un plaisir de refaire une petite opération militaire avec toi.»

«Pareil !»

Ç'a y est ! Liiiiiiiiiiiiiiibre !!! Quelle merde, c't'histoire, quand même ! Y a des jours, j'vous jure...

Dans l'couloir qui l'menait à la sortie, devinez sur qui Moktarr est tombé ? ... La Jedi, évidemment !


«Tiens, mam'zelle ! J'voulais vous r'mercier d'm'avoir tiré d'cette galère ! Parce que bon, j'suis pas un salaud, moi ! J'sais r'mercier les gens quand il faut, moi ! Et puis, bon, avouez qu'on a bien rigolé, finalement, non ?»

Il lui fit un p'tit clin d'œil, histoire de s'la jouer sympa. M'ouais... Elle, elle avait pas l'air de dire que ç'avait été une partie d'plaisir. Bah... Tant pis pour elle, si elle savait pas ce qui était marrant dans la vie !

Bon, et maintenant ? La réponse était simple : maintenant, bibine et p'tites Twi'leks histoire d'arroser l'coup ! Et pour ça, Moktarr connaissait une bonne adresse : "À la Zabrak gloutonne". Un bon p'tit coin, ça.

Le Besalisk rentra dans l'bar en gueulant à la volée :


«Salut, la compagnie ! Y a à boire, ici ?»

Pas d'réponse. La soirée faisait que commencer : la salle était pas encore très remplie. Moktarr se dirigea vers le bar pour aller voir l'patron. Gerk, qu'il s'appelait, l'patron. C'était un vieux pote. Le Besalisk posa son gros cul sur un p'tit siège tout rond et attendit que Gerk se pointe.

«Tiens-tiens... Qui voilà ? Mac Cload...»

Moktarr se r'tourna. C'était Gerk. Bizarre, ça : il tirait une sale gueule.

«Alors, comme ça, t'ose rev'nir ici après ton arnaque de l'autre fois ?»

La face du Besalisk changea d'couleur. Oh putain ! C'était pas possible ! Non ! Il avait aussi vendu des armes pourries aux gars de "La Zabrak gloutonne" ?

«Euh... Ben...»

Gerk sortit un blaster qu'il dirigea sur la tempe de Moktarr.

«Maint'nant que j'te tiens, si tu crois que j'vais t'laisser filer comme ça...»

Gloups !

«Euh... Écoute... On peut s'arranger, hein ?»

Et là, Gerk commença à éclater d'rire sans s'arrêter pendant au moins cinq minutes.

«Mais... J'vois pas ce qu'il y a de drôle !»

L'patron rangea son blaster, les larmes aux yeux, et donna une tape sur l'épaule de Moktarr.

«La bonne blague ! Comment j't'ai eu ! Ah-ah ! Comment tu m'as cru ! T'aurais vu ta tête...»

Ah ! Ouf... Le con ! Oh, le con ! Moktarr se mit à rigoler aussi :

«Putain ! Espèce de bâtard ! C'est salaud, d'me faire des coups pareils ! Tu veux que j'fasse un infractus ou quoi ?»

Quand ils se r'mirent de c'te blague, Gerk lui d'manda :

«Alors, Moktarr ? Quoi d'neuf, sinon ?»

«Ah ben ça, j'en ai des trucs à te raconter ! Mais sers-moi d'abord à boire ! Un bon truc bien hard, pour me r'mettre de toutes ces émotions ! Tiens, un boga noga ! Ça fait longtemps que j'en ai pas pris un p'tit...»
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MessageSujet: Re: Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?   Sam 15 Juin 2013 - 11:56

Après quelques minutes de fusillades frénétiques et désespérées, les derniers gredins se rendirent et les autres, encore parcourut par les soubresauts énergétiques, se contentèrent de se laisser embarquer par les forces de Sécurité. Si quelques membres du commando avaient été blessés, aucun ne l'avait été gravement et ce fut un véritable soulagement pour moi que d'avoir permis en partie cela. La Force avait été avec nous. L'Officier-Artilleur Mac Cload se contenta de venir m'exprimer toute la fierté dont il était empli d'avoir, pour une fois, suivit un peu la voie du bon sens tandis que le Commandant Jale qui avait dirigé toute l'opération me demanda de bien vouloir l'attendre avant de rejoindre mon Maître - dont je n'avais d'ailleurs toujours aucune nouvelle.

Bientôt, des agents du Service de Sécurité m'invitèrent à sortir de l'établissement, ma présence n'y étant plus nécessaire et les lieux devant être bouclés afin de procéder aux différentes perquisitions. C'est ce moment que le Commandant choisit pour venir m'interpeller et me présenter ses remerciements. Il ajouta au discours habituel sa volonté de faire remonter mon action jusqu'au Temple Jedi afin que je puisse profiter de ces bonnes retombées mais je lui assurais que cela n'était pas nécessaire, le contentement d'avoir éviter des morts inutiles étant une récompense largement suffisante.

Après cela, je fus invitée à monter de nouveau dans un des véhicules de la brigade d'intervention qui nous ramena directement au Centre de Sécurité. Notre témoignage y fut entendu, nos rapports enregistrés et une fois de plus nous fûmes remerciés. Le Besalisk lança quelques boutades douteuses avant d'appeler un taxi et de se rendre, je le supposai, dans un nouveau bar, plus tranquille. Quant à moi, je regagnai mon airspeeder et mon Maître qui venait d'essayer de me contacter, il devait avoir fini et s'impatientait sûrement de ne pas me voir là où il m'avait laissé... Un long récit en perspective, long récit comme il les détestait mais nécessaire dans le cas présent.
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Dites, j'peux vous emprunter vot'speeder ?

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