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 Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre

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Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre _
MessageSujet: Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre   Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre Icon_minitimeMar 19 Mar 2013 - 22:05



Lord Janos,
ou l'idéal de l'Ordre


• Nom : Janos.

• Prénom : Côme.

• Âge : 49 ans.

• Race : Humain, cyborg sur deux tiers de son corps.

• Côté de la Force : Obscur.

• Rang désiré : Sénateur d'Aargau. Seigneur Sith.


• Sabre laser :

Lord Janos s'est confectionné un sabre à son image ; alors que les Jedis y passent habituellement un mois, cette tâche lui a pris plus d'un an, le temps de réunir chaque matériau.
En sa surface extérieure, cette arme est composée d'électrum, alliage d'or et d'argent qui lui donne une allure des plus nobles et des plus gracieuses. Son possesseur a réussi à trouver un cristal de couleur violet, couleur qui n'est ni celle des Siths, ni celle des Jedis, intermédiaire entre le rouge et le bleu, comme il le désirait. Il y a joint une cellule d'énergie à décharge et un émetteur de désordre nerveux pour déstabiliser son adversaire, à l'image des pouvoirs dont dispose Lord Janos lui-même, passé maître dans le contrôle des esprits. Il a choisi pour son sabre une lentille de Kunda combinée à une lentille classique, ce qui rend sa lame plus large et mieux maniable. Contrairement à la plupart des Siths, il n'a pas magnétisé la structure moléculaire des matériaux employés : de tels procédés donnent lieu à une lame instable et incontrôlable ; c'est pour cette même raison qu'il n'a pas désiré lui donner la couleur rouge, signe de discorde et de désordre.
À l'aide de ce sabre, contrairement à bien des Siths, il s'est initié à la technique Shien : son corps, en grande partie artificiel, ne lui donne pas la possibilité de se déplacer rapidement ; ce mode de combat lui permet de tenir la lame horizontalement tout en la pointant en direction de l'opposant ; quand l'adversaire s'approche de lui, il offre à son sabre un mouvement semi-circulaire et donne au déplacement de sa lame un mouvement arqué difficile à parer.

• Caractéristiques :

-Force : 5
-Dextérité : 3
-Agilité : 4 (+1) = 5
-Constitution : 3
-Intelligence : 6
-Sagesse : 5
-Charisme : 6

• Pouvoirs :
[Edit Saï le 26/12/2016 : le personnage a été coupé de la force en 21.569. Il ne peut plus faire usage de pouvoirs.
-Télékinésie (niveau 3)
-Détection (niveau 3)
-Amélioration des Capacités (niveau 3)
-Voile de Force (niveau 2)
-Persuasion
-Absorption de Vie (niveau 2)
-Éclairs de Force (niveau 2)
-Étouffement (niveau 2)
-Contrôle des Esprits (niveau 3)


• Points forts :

Lord Janos dispose d'un œil artificiel qui lui donne une vue infrarouge dans l'obscurité, et qui, connecté à son propre réseau informatique, lui livre toutes les informations dont il a besoin sur un interlocuteur particulier, au moment même où il lui parle, et sans que ce dernier ne s'en aperçoive. Cet œil dispose d'une caméra et d'une mémoire propre, reliée à son cerveau. Il peut également analyser la composition chimique d'un matériau et restituer le plan d'un lieu.
En outre, son bras et ses jambes artificielles lui permettent de cacher des armes à l'insu de tous, dont son sabre laser et de multiples poisons, que Lord Janos peut injecter à l'aide de fléchettes ; ces membres disposent également d'un bracelet numérique relié à son œil artificiel ; enfin, son bras gauche dispose d'une dague de métal qui peut se laisser glisser, se planter subrepticement dans le corps d'un proche, puis se renfoncer immédiatement après le crime. Ils lui offrent une force importante, lui permettant de lever des objets très lourds, de sauter très haut, d'écraser le cou d'un ennemi ou d'ouvrir une porte fermée d'une poignée de main.

• Points faibles :

Ce corps mi-humain, mi-robotique a le défaut d'être très lourd et assez lent dans ses mouvements. C'est ce qui a poussé Lord Janos à employer la technique Shien, qui exige peu de gestes. Il ne peut employer que sa main droite pour envoyer un pouvoir, son bras gauche étant artificiel ; ce handicap lui impose de porter le sabre de l'autre main s'il désire user de la Force au cours d'un combat.
D'autre part, tous les pouvoirs et toutes les armes qui peuvent endommager les droïdes viennent également entraver ce corps de cyborg. Il suffit d'un éclair de Force non esquivé pour que Janos soit paralysé ; de même, le pouvoir de Sustension peut rendre la moitié de ses membres inutilisables. Il devient alors une cible très facile à éliminer, particulièrement sensible aux vibro-droïdes et aux animaux qui se nourrissent de branchements électriques.
A noter que son corps est détectable de tout système de surveillance capable d'identifier des machines sur un périmètre donné.

• Caractère :

S'il est un principe que Lord Janos adule et a toujours adulé, c'est l'ordre. De ses théories politiques les plus élaborées à ses moindres faits et gestes au quotidien, il applique ce noble idéal à toute chose : aussi désire-t-il que l'ordre règne dans la Galaxie, quels que soient les moyens employés pour y parvenir.
Cet homme est passé maître dans la transmission de ses idées et dans la vie en société : il sait se montrer agréable et social quand la situation l'exige. On l'apprécie beaucoup pour sa jovialité, sa grande aise dans la conversation, son sens de la répartie et la subtile ironie qu'il est capable de glisser dans des phrases apparemment insignifiantes. Il a poussé sa maîtrise du langage à la quasi-perfection : le style très soigné qu'il donne à ses discours n'est pas une construction ; c'est celui qu'il emploie lorsqu'il s'exprime lors de ses conversations, de cette langue quelque peu aristocratique, mais directement intelligible de son interlocuteur. En un mot, Lord Janos est un mondain qui sait conserver la tenue exigée par des gens de bonne compagnie.
Mais dès qu'il est seul, il oublie tout de ce masque dont il se pare en société, et sait se montrer bien plus froid, bien plus sombre et bien plus sinistre. Cet homme, d'apparence si conciliante, est intraitable, surtout quand il s'agit de questions politiques ; il est la détermination incarnée. À ces yeux, la fin justifie les moyens ; tout compromis s'avère inutile, et tout moyen devient bon quand celui-ci se met au service de l'ordre. C'est un dirigeant ferme, constant, maître de lui-même, un homme qui ne donne jamais sa parole sans l'engager totalement, et qui en retour sait punir les traîtres et châtier les lâches.
Ce politicien a sa part d'ombre, une ombre qu'il ne manifeste pas et dont peu supposent l'existence, une ombre qu'il contient en lui-même et que son respect de l'ordre rejette de toutes ses forces, une ombre héritée du terrible accident qui l'a défiguré...

• Description physique :

Lord Janos est plutôt bel homme : cheveux châtain clair tirant sur le blond, menton carré, air viril et déterminé, posture droite et élégante... Tout contribue à lui donner une grande prestance et un certain charisme, d'autant que ses épais sourcils restent toujours froncés et lui donnent un air tantôt méditatif, tantôt sévère.
Il est pourtant certains éléments qui viennent enrayer le charme dont il pourrait encore jouir malgré ces cinquante années. Ses lèvres sont légèrement fendues : deux cicatrices dissymétriques les traversent sur la gauche et viennent se mêler aux rides qui serpentent sur ce visage déjà marqué par la vie. De même, son œil gauche est trop luminescent pour être naturel : un léger reflet bleuté, tirant presque vers le blanc, trahit son caractère pleinement artificiel et électronique. Une partie de sa peau est-elle même l'objet d'une greffe : toutes les trois semaines, s'il ne réalise pas une opération chirurgicale, des pans entiers de ses tissus se décomposent et tombent en une mue peu agréable au regard. Sa vraie nature se révèle alors ; des circuits et branchements en tout genre maintiennent en vie, de leurs ondulations bleutées, ce qui reste de son vrai corps : la partie droite de sa tête, son bras droit et le haut de son tronc. Tout le reste n'est qu'artifice, jusqu'à un pan entier de sa mâchoire et de sa dentition.


* * *

Thème musical
• Histoire :

L'homme était assis.

De l'autre côté du miroir, son reflet le dévisageait.

Ce menton carré, ces cheveux blonds étaient ceux d'un illustre politicien. Un sénateur connu sous le nom de Lord Janos. Un homme aimé, brillant. Un homme charismatique. Ces lèvres viriles savaient sourire aux foules ; cet œil vivace savait inspirer la confiance de ses interlocuteurs. Ce visage, toute la sphère politique de Coruscant l'avait vu, si ce n'est qu'une fois ; ce visage, tous l'appréciaient : c'était celui d'un homme mondain, sociable, et populaire.
Ce visage avait été bien plus beau, jadis. À cette époque, l'homme qui le portait était un jeune jedi consulaire, issu d'une grande famille aristocratique d'Aargau et dont le père, principal Conseiller dans le Directoire Exécutif qui dirigeait la planète, avait lui-même été sénateur avant son assassinat. Un jeune homme quelque peu idéaliste, certes, mais qui croyait en la possibilité d'échapper eux débats stériles de ces parlementaires, qui avait bâti un programme politique au nom d'une plus grande égalité sociale et d'une totale harmonie au sein du régime républicain ; c'était l'un des rares Jedis à désirer un asservissement de l'Académie aux lois républicaines au nom d'une restauration de la République. En ces temps-là, il pensait que le mal pouvait être combattu par le mal, qu'une nouvelle loi constitutionnelle permettrait de modifier la constitution ; aussi prônait-il la voix légale dans une pensée révisionniste : les lois transformeraient les lois vers un ordre nouveau, pur de tout débat, de toute corruption, vers une République parfaite. Malgré son implication dans l'ordre jedi, ce jeune homme continuait à fréquenter sa famille : il avait connaissance de la situation périleuse d'Aargau ; la planète devenait progressivement, à cause du développement intensif de ses activités banquaires, un centre économique important de la République : les hommes d'affaire s'étaient tellement enrichis qu'ils exerçaient une pression importante sur le Directoire Exécutif ; ils n'étaient d'ailleurs pas sans relation avec certains membres du Sénat Galactique. C'est à cette corruption, c'est à ce pouvoir informel que la famille Janos s'était toujours opposé, bien qu'elle-même disposait de la Banque Cosmos sur Aargau : de père en fils, on s'était juré de toujours privilégier le politique sur l'économique, au nom d'une plus grande stabilité sociale. Côme fut, durant sa carrière de Jedi, l'un des principaux détracteurs du parlementarisme, qu'il tenait pour la source de cette corruption.

Ce visage, les parlementaires l'avaient outragé.

Le reflet grimaça.

Ce visage, ils l'avaient violé, détruit, anéanti. Il y avait eu cette carrière éblouissante, cet avenir de Jedi consulaire, ces projets politiques. Mais ces pourceaux de bureaucrates ne purent le souffrir : la bombe avait été cachée sous le siège de Côme, dans une navette qui devait ramener le jeune homme sur sa planète natale, Aargau ; elle devait exploser sur Coruscant même, dès le décollage depuis la plate-forme ; heureusement pour lui, il ne savait rester en place tant il était traversé d'une infinité d'idées ; quand elle explosa, il ne s'était pas assis ; on retrouva le corps, déchiqueté, au cœur de l'amoncellement de débris qui fumait sur la plate-forme ; il fut le seul survivant.
Il y eut alors le premier miroir.

La première confrontation au reflet.

Ce visage, ils en sont la cause. Ils paieront. Ce n'est que justice.

Ils paieront, et leur mort servira à restaurer l'ordre dans la République.

Les droïdes chirurgiens avaient fait ce qu'ils avaient pu pour rendre à ce visage la grâce que la bombe lui avait ôtée. C'était déjà un miracle qu'il eût survécu. La Force avait dû l'y aider. Les droïdes durent lui amputer ce qu'il restait de son bassin, lui greffer des jambes artificielles, lui donner un nouveau tube digestif et un sexe d'acier : plus jamais il n'eut à éprouver le désir. Le bras gauche avait été emporté : on lui en donna un nouveau, tout de fer et de branchements. Quant au visage... à ce visage, brûlé à vif...

Le reflet eut un regard noir.

Ce mélange de peau organique et de circuits électroniques, ces lèvres fendues, ce menton fissuré, cet œil qui luisait trop pour être naturel...

Sa famille, appuyée par les Conseillers du Directoire Exécutif d'Aargau, avait fait appel aux meilleurs chirurgiens de la galaxie ; l'opération lui avait coûté une campagne électorale. Ils firent un excellent travail. La mort avait failli l'emporter. Mais il parvint à survivre. À s'attacher : il avait un projet politique, une œuvre à accomplir. Sa famille le savait : elle savait qu'il fallait le sauver. Son vieux père, qui avait applaudi son entrée dans l'ordre jedi, croyait en sa carrière, comme en celle de son frère, ce frère qui, déjà, remplissait d'importantes fonctions administratives dans le Directoire Exécutif et prétendait à la succession du paternel comme sénateur d'Aargau.


«Et maintenant, père ? Vous voyez ce qu'ils ont fait de moi... mon visage...»
«Maintenant que tu as survécu à toutes ces opérations, notre lutte est gagnée.»
«Mais... Ils m'ont rendu... ils m'ont...»
«Ils ont fait de toi une victime, mon fils. Il ne nous reste plus qu'à en faire des bourreaux.»


Le reflet sourit.

C'était une idée de génie.

Mais auparavant, il fallut renoncer au titre de Jedi consulaire.

«Nous comprenons votre choix, Côme, et nous vous honorons pour les services que vous avez rendu à l'ordre Jedi, ainsi qu'à la République, outre les différends qui ont pu nous opposer sur certains sujets.»
La réponse du Conseil des Jedis était restée sobre, sans emphase. Certains, cependant, l'avaient incité à demeurer dans les rangs de la Force et pensaient qu'il pourrait apprendre à utiliser son nouveau corps pour développer des techniques de combats inédites. Mais sa réponse fut sans appel : il désirait employer ce terrible handicap à réaliser une carrière politique et ne se sentait plus capable de demeurer Jedi.

Le reflet laissa apparaître ses dents noircies par le temps. Un reflet jaunâtre brilla un instant dans son œil droit.
Ce visage, c'était celui d'une victime. Une victime du parlementarisme.

En vérité, après l'accident, il ne désirait plus appartenir à cette société de Jedis qui n'avait d'ordre que le nom : ce groupuscule qui prétendait correspondre à un ordre était de la même race que ces bureaucrates véreux qui corrompaient l'ordre véritable, celui de la République. Concubinage, intrigues politiques, trahisons... nombreux étaient les Jedis qui ne respectaient pas le code qu'on lui avait enseigné dès son plus jeune âge et qui lui avait tant plu. Cette école, qu'il croyait capable d'assurer l'ordre social de la République et qui lui avait enseigné toutes ses valeurs dès le plus jeune âge, se montrait en réalité impotente, incompétente, minable... Bien sûr, il n'avait pas fallu attendre l'accident pour que ces idées lui vinssent à l'esprit. Mais l'attentat le détermina à se retirer définitivement de l'ordre jedi.

Le reflet prit un air fier.

S'ensuivit l'élaboration d'un programme politique complet, à mesure que Côme retrouvait ses capacités, maîtrisait son nouveau corps et sympathisait avec le reflet. Pour ce faire, il était retourné sur sa planète natale et s'était installé dans le petit palais qui servait de résidence à sa famille ; cette famille, il n'avait jamais vécu auprès d'elle, mais tout au long de son éducation jedi, il avait gardé contact avec elle, la fréquentait dès qu'il n'était pas en mission et s'était initié à l'antiparlementarisme qui alimentait les discours de son père ; ce père sévère, Geras Janos, sénateur d'Aargau reconnu pour sa compétence politique, il le connaissait bien, il en était l'intime, il le respectait pour sa droiture et son sens de l'honneur ; ce frère aîné, Host Janos, un édile aux fonctions administratives importantes sur Aargau, il s'en méfiait, c'était un impudent dont l'immense ambition ne pouvait qu'être source de désordre ; ce frère était capable de négocier avec les hommes d'affaire, pourvu qu'il y trouvât son intérêt. Le problème est que le père croyait davantage en son fils aîné :


«Vois-tu, mon fils, ton frère ne se montre pas aussi intransigeant à l'égard du système républicain. Et il a raison : ce sont tes discours antiparlementaristes qui t'ont valu le discrédit général. Si tu avais pu te montrer plus modéré, tu n'aurais pas subi cet attentat. Tu as eu trop confiance en toi : tu as cru que ton statut de Jedi te protégerais de tout, et voilà où cette faute t'a mené. Je ne te demande pas de renoncer à tes idées, qui sont celles de notre famille depuis l'entrée de nos ancêtres dans la politique ; tous, au nom d'un parti de l'ordre, nous nous sommes opposés aux vices de la bureaucratie, à la corruption de ces banquiers et aux immenses pouvoirs de l'économie sur le politique. Mais toi, tu es allé trop loin. Désormais, tu n'as plus le choix. Une victime, mon fils. Tu seras une victime de ces bureaucrates, ou rien.»

Une victime...

Oui, c'était une idée de génie. La foule ne pouvait que se laisser persuader.


«Citoyens d'Aargau, je ne vous parle pas en politicien, je ne vous parle pas en bureaucrate. Non ! Je vous en parle en homme. Et cet homme, le système a voulu s'en débarrasser pour ses idées novatrices. Parce qu'il a rêvé d'un ordre meilleur, plus pur, où la stabilité sociale régnerait, parce qu'il a osé croire en la possibilité de réaliser ses idéaux, qui sont également les vôtres, on a tenté de l'assassiner ! N'est-ce pas monstrueux ? N'est-ce pas abject ? Citoyens, n'est-il pas temps de réformer cette République qui ne tient pas ses promesses ? N'est-il pas temps de laisser parler vos cœurs indignés ? Ceci n'est pas un discours politique : c'est le cri exaspéré qui émane de mes entrailles quand je me regarde dans un miroir ! Ce n'est pas un discours, ce n'est pas un programme politique : c'est une cri adressé à tous ceux qui ont un vif sentiment d'honneur et de dignité ! Vous-mêmes, vous voilà réduits à mener une vie misérable à cause de ces banquiers qui tentent de prendre les rênes de notre planète. Mais ne croyez pas que ces parlementaires qui dirigent le Sénat Galactique vous défendent : au contraire ! Leurs intérêts se trouvent auprès de ces mêmes hommes qui, sur notre planète, vous asservissent avec leurs banques ! De ces hommes qui nuisent à la stabilité sociale et à l'harmonie de notre monde ! Citoyens d'Aargau, mon visage vous semble peut-être horrible, hideux, inhumain. Mais sachez que ce visage défiguré, ce n'est pas le mien, c'est le vôtre !»

Les citoyens d'Aargau furent très tôt pris d'enthousiasme par ces discours enflammés et imprégnés de justice sociale, d'autant que sa famille était réputée de longue date. Auprès du jeune Janos, se soudèrent les plus démunis de la planète, mais aussi des pans entiers de la classe moyenne dont le niveau de vie baissait sans cesse : l'enrichissement des banques qui tenaient les mailles économiques de la planète avait donné lieu à une hausse des prix et à un appauvrissement généralisé de la population. En un éclair, grâce à ce visage mutilé, à son éloquence, et à sa soif de justice sociale, Janos parvint à devenir un édile renommé et à rattraper la carrière de son frère ; il mutiplia les charges administratives, d'abord au sein du Directoire Exécutif où il devint Conseiller, puis auprès de son propre père, au Sénat. Voilà comment se fit connaître un ancien Jedi Consulaire dont les concitoyens en ignoraient jusqu'à l'existence quand il fréquentait davantage Coruscant qu'Aargau. Il fit parler de lui lorsque les autorités de la République parvinrent à mettre la main sur les hommes qui avaient fomenté l'attentat : parmi eux, trois sénateurs étaient impliqués dans l'affaire ; ce qui donna raison aux accusations de Janos et suscita une soudaine vague d'antiparlementarisme sur Aargau. Certains humains, dont la race représentait 84% de la population, décidèrent de s'en prendre aux étrangers, qu'on tint progressivement pour la cause de la paupérisation de la planète : des pogroms éclatèrent dans les grandes villes. Janos tenta de calmer ces mouvements de foule qui déstabilisaient l'ordre social :
«Nous n'avons qu'un ennemi : la corruption !»
Déjà, des banquiers grinçaient des dents dans le milieu des affaires. Janos décida de se munir d'une garde personnelle pour se prévenir de tout nouvel attentat.
Le reflet eut un regard sinistre.

La mort de son père fut un choc terrible pour les citoyens d'Aargau. Surtout quand le nom de l'assassin fut annoncé : c'était Host Janos, son propre fils, qui l'avait tué. Immédiatement après l'annonce de cette terrible nouvelle, Côme se déchaîna contre son aîné et l'accusa d'avoir éliminé leur père pour servir la cause du parlementarisme et les intérêts des chefs de banque. Une nouvelle vague de compassion se manifesta dans l'opinion publique en faveur de l'ancien jedi. Le procès terminé, Côme, qui avait hérité du titre de son père défunt et se faisait nommer Lord Janos, annonça officiellement qu'il poursuivrait l'œuvre de son père et qu'il posait sa candidature comme nouveau sénateur.
Durant la campagne électorale, sa théorie politique fut livrée au grand jour, transmise par une cohorte de fonctionnaires qu'il s'était adjoint pour réfléchir aux meilleurs moyens de fonder un nouvel ordre pur de toute corruption. Le parti du père défunt fut remanié : son visage prit celui de Lord Janos, la victime du parlementarisme ; il perdit cette appellation de "parti de l'ordre", que Janos trouvait de peu de force, et se nomma "Cosmos".
«Votez pour l'Ordre. Votez pour la Paix. Votez pour Cosmos.» Ce programme était simple : il fallait modifier la Constitution en toute légalité pour affaiblir les prérogatives du Sénat Galactique et donner à la République un pouvoir exécutif fort, fondé sur la figure charismatique du Chancelier ; ce faisant, l'ordre social serait enfin assuré. Lord Janos suivit les conseils de son père : ses discours se montrèrent bien moins radicaux que lorsqu'il était Jedi, et déjà il gagnait la confiance d'hommes qui se seraient méfié de lui auparavant ; les Conseillers du Directoire Exécutif soutinrent ostensiblement ce programme politique : ils y virent la possibilité de donner à la République un visage plus humain et moins bureaucratique, à l'encontre des intérêts des banquiers.
Le reflet adressa à son double un regard enthousiaste.

«Citoyens d'Aargau, je vous remercie pour la confiance que vous m'accordez. Vous ne serez pas déçus. Je tenterai de rallier au Sénat le maximum d'hommes à notre cause. Ainsi l'ordre régnera enfin sur la Galaxie. Notre œuvre est encore longue : il nous reste beaucoup à faire. Actuellement, seule notre planète appuie notre projet : vous savez combien de systèmes sont soumis aux règles de la République ; ils sont autant à convaincre. Mais je vous le promets : notre projet n'a rien d'une cause perdue ! Il sera écouté ! Il sera suivi ! Je vous le dis : quand une majorité de citoyens de la République l'aura accepté, tous, nous goûterons à l'ordre, à la stabilité et à l'harmonie.»

Quand vinrent les élections sénatoriales, il eut une assez large majorité : les citoyens d'Aargau s'étaient accoutumés à ses discours et les appréciaient pour leur sens de la vertu. La seule opposition vint des banquiers eux-mêmes.

Ce reflet, c'était celui d'un vainqueur.

La vie de sénateur qu'il mena à Coruscant fut une vie mondaine : galas, soirées et cocktails devinrent les principales armes du parti politique qu'il représentait et dont il tentait de transmettre le programme auprès des membres du Sénat. Certains politiciens qui l'avaient connu en tant que jedi consulaire retrouvèrent en lui le charisme et l'esprit qui leur avait tant plu, mais un charisme chargé des douleurs causées par l'accident : ce jeune idéaliste semblait avoir laissé place à une plus grande sagesse, un plus grand sens des réalités, et déjà cette évolution animait-elle les conversations des bureaucrates, qui ne manquaient pas d'évoquer, non sans une certaine prudence, le rôle qu'y avait joué l'attentat. Il multiplia les invitations, donna à sa vie sociale une ampleur inédite et se fit lentement connaître auprès d'une part importante du Sénat. Il soutint ostensiblement l'élection du Chancelier Halussius Arnor qui, bien que jedi, passait pour intègre ; il le défend encore contre les attaques zélées de Ion Keyiën ; il appuya également, parmi d'autres, les mesures prises par Heerlia Stieen contre la piraterie, fléau de la République et nuisance à la stabilité politique. Il arrivait cependant qu'il dût s'absenter de ses fonctions pour des raisons de santé : sa peau était à refaire, ses membres artificiels à réparer ou à changer... Lorsqu'éclata l'assaut Sith, il s'était justement retiré dans sa demeure secondaire sur Aargau. Durant ces moments d'absence, il était remplacé par une secrétaire fidèle qui le suivait partout où il allait.

Ce reflet, c'était celui d'un maître.

Derrière lui, se tenait un autre reflet, celui d'une jeune femme. C'était sa secrétaire. Celle qu'on prenait pour telle. Il la regarda de son œil artificiel.

Il avait recueilli cette femme quand elle n'était qu'un nourrisson. Quand il vit l'enfant, il sentit qu'elle était habitée de la force. Il se remettait à peine de son accident, à cette époque-là. Il ne sait pas à qui il la prit ; il ne sait même pas si elle a une famille. Cette question lui importe peu : elle est sa chose, à présent. C'est ce que l'ordre exige de lui.
Au moment même où il reprenait possession de son corps et devenait un édile d'Aargau, une force nouvelle s'emparait de lui. Une flamme. Une puissance. Un pouvoir immense. Il sentit que de ce pouvoir pouvait renaître cet ordre qu'il désirait tant pour la Galaxie. Il sentit que ce pouvoir était une émanation de la Force. Quand tout le monde croyait qu'il avait définitivement renoncé à son statut de jedi, il s'était confectionné une lame nouvelle, une lame violette, et s'exerçait quotidiennement, dans le plus grand secret, à la manier. Il savait que sa théorie politique de l'ordre exigeait de lui une parfaite maîtrise de la force, mieux orientée que ce qu'en faisaient les Jedis ; il savait surtout que pour aboutir à ses fins, pour aboutir à une révision de la Constitution galactique, il lui faudrait éliminer certains imposants comme on avait tenté de l'éliminer lui-même. Il avait compris que les lois étaient trop faibles pour se réformer elles-mêmes ; aussi fallait-il les aider en y ajoutant ce dont elles ne disposaient pas : la force. Mais à l'insu de tous : si ce versant de son programme politique était dévoilé, il se retournerait contre la fin poursuivie en introduisant un climat de guerre civile et de terrorisme ; or une théorie de l'ordre ne pouvait souffrir de tels excès : tout devait être fait dans le plus grand secret, chaque opposant politique devait être éliminé un à un, scrupuleusement, dût-il y passer des années, pourvu que l'ordre en fût l'aboutissement. Il avait compris que la fin justifiait les moyens. Il avait compris que pour gagner, il fallait tuer. Et pour tuer, il fallait être le plus puissant. Il tenta de donner plus de force aux pouvoirs qu'il avait acquis quand il était jeune ; il tenta de mieux les contrôler pour mieux les déployer ; sa théorie de l'ordre s'appliqua, en s'accroissant, à sa maîtrise de la Force. Étrangement, plus il la dominait, plus elle se montrait incontrôlable, et plus il se passionnait pour les incroyables pouvoirs qui en naissaient.
Seulement, certaines règles lui échappaient encore. Et pour les connaître, il avait besoin de l'aide d'un maître. D'un nouveau maître.


«Tu éprouves de la haine pour ceux qui t'ont défiguré.»
«De la haine, oui. Je dois me venger. Mais non pas pour assouvir un désir égoïste, non... Je dois me venger pour rétablir l'ordre que leurs intrigues politiques ont réduit à néant.»
«La haine est le commencement de toute chose.»
«Alors elle sera le commencement de l'ordre.»
«Tu es déterminé, c'est bien. Tu apprendras vite, mon jeune apprenti... Un jour, tu me tueras peut-être. Si tu y parviens, tu deviendras un vrai Seigneur Sith !»


Le reflet éclata de rire. Un rire profond, effrayant.

Ce maître se nommait Darth Stultor. Tout en devenant un politicien connu et apprécié d'Aargau, Lord Janos le rencontrait dans le plus grand secret pour en découvrir toutes les techniques. Il l'avait presque rencontré par hasard, un soir qu'il errait dans les rues de la Capitale, l'âme en peine ; mais il ne croyait pas au hasard : cette rencontre n'avait rien de fortuit ; il le savait, il le sentait, il l'avait senti quand il prit la décision de quitter sa chambre pour errer dans les faubourgs les plus sordide de la ville, il avait senti qu'il y rencontrerait celui qu'il avait à rencontrer. C'était inexplicable, il le reconnaissait. Mais il l'admettait comme tel, pensant que l'ordre avait exigé et prédéterminé cette rencontre.

Très tôt, il comprit que ce maître ne pouvait que constituer un moyen en vue de la fin qu'il poursuivait. Cet homme disposait d'un pouvoir immense, mais il laissait trop libre cours à ses passions : tout comme les Jedis, Darth Stultor était incapable de mettre ses capacités au service de l'ordre. Comme les autres Siths, par ailleurs : les serviteurs de la Force sont tous de la même race, en somme. Ces hommes, il ne les avait jamais rencontrés, mais son maître lui en parlait sans cesse : il contactait souvent l'académie de Korriban pour délibérer, parfois dans de très vives discussions. L'ordre Sith était donc au courant que Darth Stultor avait un apprenti, mais de cet apprenti, il ne savait rien. Surtout pas qu'il appartenait à la sphère politique de la République et qu'il se préparait à devenir un jour sénateur. Darth Stultor ne leur en dit jamais rien, peut-être parce qu'il désirait conserver pour lui-même un contrôle sur un homme intégré à la sphère politique. Ces Siths étaient comme les Jedis : leur égoïsme les perdait tous et donnait naissance au plus affreux désordres.

Pendant dix-huit ans, il suivit inlassablement les leçons de son maître. Il développa des capacités nouvelles, inédites.
Et sans le dire à ce Sith, il eut son propre apprenti, cette enfant mi-Umbaran, mi-humain, qu'il avait recueilli alors qu'elle était abandonnée. Ses capacités physiques et sa carrière politique ne lui laissaient pas la possibilité de liquider ses opposants ; et il était exclu de faire appel à ces chasseurs de prime qui n'hésiteraient pas à le dénoncer si on les payait. Aussi avait-il besoin d'un être qui lui fût totalement dévoué et qui s'acquittât des tâches qu'il lui remettrait sans se poser de question. Bref, une esclave. Certes, l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'être conscient stipulait que «Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude», mais il n'était pas possible de respecter absolument la loi quand il s'agissait de parvenir à des fins qui la surplombaient de très haut. La fin justifia donc ce moyen. Il la traita pleinement en esclave : il lui greffa dans le cerveau un dispositif électronique qui lui permettait de lui électrifier les neurones à la moindre opposition, à l'image de ces bombes qui font exploser les crânes d'esclaves indociles ; aussi exerçait-il un contrôle total sur sa vie. Il l'installa loin du palais familial, dans une demeure privée qui lui servait de lieu de vacance et de méditation ; elle resta pendant dix-huit ans dans cet endroit et ne vit jamais aucun autre être vivant que lui-même ; il ne lui donna pas de nom ; elle était sa chose. Une chose à qui il enseigna la maîtrise de la Force et la totale soumission au principe de l'ordre et de l'harmonie ; elle ne se confronta jamais à un autre système de pensée que le sien. Quand il était absent, des droïdes apprenaient à cette jeune fille à lire et à écrire, ils lui faisaient des cours sur la galaxie et les systèmes politiques qui l'organisaient, en lui indiquant cependant qu'il fallait les réformer par une hiérarchie mieux ordonnée et plus harmonieuse. Le soir, elle avait accès à un petit jardin fermé entre quatre murs d'où elle pouvait observer le ciel. C'était une bonne élève ; il n'eut pas à s'en plaindre.
Quand elle eut dix-huit ans, il décida de la sortir de cette prison pour qu'elle vît enfin ce monde qu'elle ne connaissait que par hologrammes. L'heure de la grande œuvre approchait. Elle avait déjà appris à tuer : chaque fois qu'il allait la voir, il lui donnait une nouvelle victime à éliminer de sang froid, un ivrogne récupéré dans un bas-quartier ou une prostituée dont la disparition n'inquiéterait personne ; avec le temps, il lui offrit des victimes moins aisées à éliminer - des assassins évadés de prison... Officiellement, elle était sa secrétaire. Une secrétaire du nom de Gabrÿelle Evans, appellation qu'il inventa de toute pièce.

La première mission de sa chose consista à éliminer son père. Lui se chargea de faire porter l'accusation sur son propre frère et d'en blâmer le parlementarisme zélé. Personne ne s'en aperçut : tous crurent que le vieux sénateur avait effectivement été assassiné par l'aîné.

Avant de devenir lui-même sénateur, il lui restait un homme à tuer, un homme dont il ne voyait plus l'utilité : Darth Stultor.


«J'accepte le combat, mon fidèle apprenti. Nous verrons si tu es digne de te considérer comme un véritable Sith.»
«Il m'importe peu de m'affirmer comme un Sith, mon "maître". Votre code de l'honneur est caduque. Le mien est le seul qui vaille.»
«Quelle différence ? Tu as de la haine : nous sommes tous de la même race»

Le combat s'engagea : des coups de sabre s'échangèrent, hargneux. Des éclairs fusèrent : après quelques échanges de coups, Lord Janos tomba, le corps artificiel paralysé.
«C'est trop facile ! Pourquoi n'as tu pas esquivé mes éclairs de force ! Tu en es capable ! ... Tu me déçois, mon apprenti. Mais tant pis pour toi : tu mourras.»
«Il est une différence entre nos deux codes, "maître" : le vôtre exige ma mort dans l'honneur d'un combat ; le mien exige la vôtre par tous les moyens, même les plus fourbes »

Au moment où le maître allait trancher la gorge de l'apprenti, une lame violette surgit de l'ombre et manqua de s'abattre sur le cou de Darth Stultor, qui fit volte-face et l'esquiva : les deux lames restèrent bloquées l'une contre l'autre en un éclair d'étincelles. Janos savait que son apprentie ne saurait lui résister plus de quelques secondes : sa main organique se précipita sur un blaster intégré à son bras artificiel et dégaina. Darth Stultor, touché, s'effondra sur le sol.
«Raaah ! Traître ! Tu avais une apprentie !»
«C'est vous qui me décevez, "maître". Vaincu dans le dos de trois coups de blaster : voilà qui est indigne d'un Sith.»

Il se tourna vers la jeune fille :
«Tue-le.»
D'un coup de sabre, c'en était fait.
«Cet homme était tellement aveuglé par son orgueil qu'il n'a même pas su anticiper cet acte de trahison et sentir ta présence. C'est piteux. Voilà où le désordre des passions nous mènent.»
Au moment où il parlait, une foule de petits droïdes s'était précipité sur lui et réparait ses circuits : tout avait été prévu.
Au bout de quelques instants, il se releva lentement et dit à son apprentie :

«Contacte Korriban et dis à l'Académie Sith que Darth Stultor n'est plus. Tu diras que tu es la nouvelle apprentie de Darth Deinos. Tu leur donneras ton nom : Darth Sicaë. Tu leur expliqueras que nous n'avons pas à nous mêler à eux et que nous resterons hors de leurs groupuscule ; que s'ils désirent me contacter, tu seras l'intermédiaire entre eux et moi. S'ils te posent d'autres questions, tu leur répondras ce que tu sais. Mais surtout, ne dévoile pas notre identité. L'ordre l'exige. Va.»

Peu de temps après la mort de Darth Stultor, il fut élu sénateur. Ainsi commença une double vie : le noble Lord Janos et son élégante secrétaire Gabrÿelle Evans recevaient lors de fastueux galas les politiciens les plus éminents de la Galaxie et plaisaient à tous par leur sens de la conversation et leur sociabilité ; le Sith Darth Deinos et son esclave docile éliminaient sans relâche les principaux opposants à leur théorie de l'ordre. Ils mirent en place un système de fichage : elle se renseignait sur les politiciens et élaboraient des fiches numériques où les données sur ces hommes étaient retranscrites ; il y avait directement accès depuis son œil artificiel où s'affichaient les informations qu'ils désiraient sur ses interlocuteurs. Entre eux, la communication était parfaite ; ils étaient sans cesse reliés par des oreillettes, greffées dans le crâne de la jeune fille avec le dispositif électronique qui donnait à son maître un contrôle sur sa vie ; tout ce qui s'affichait sur le bracelet numérique qu'il lui avait donné était retranscrit sur son œil artificiel, et inversement ; cet œil servait également de caméra dont les images étaient reportées sur le bracelet. C'est elle qui commit la plupart de leurs crimes ; cependant, il y jouait toujours un rôle stratégique. Leur première série d'assassinats consista à éliminer les hommes qui avaient fomenté l'attentat, dix-neuf ans plus tôt : la République s'était contenté de les enfermer dans des bagnes à perpétuité ; l'ordre exigeait qu'ils fussent condamnés à mort ; Darth Deinos se chargea donc par ses propres moyens d'appliquer la peine capitale ; ce forfait lui prit deux ans, le temps d'imaginer l'invasion de ses victimes et de percer le système de sécurité des bagnes ; ce fut sa chose qui les liquida après qu'il leur eût fait un long discours, au cours d'un semblant de procès, sur la nécessité d'introduire l'ordre dans la Galaxie. Leur seconde série de crimes porta sur tous les opposants politiques, tous les banquiers véreux sur Aargau-même et tous les hommes qui le gênaient au sein de son propre parti : à sa place, ce fut un détracteur de sa théorie qui fut accusé ; une fois de plus, il sortit indemne de cette affaire. À ce jour, aucun crime de grande envergure n'a été commis au Sénat ; mais plus rien ne l'en empêche, maintenant qu'il a la mainmise sur la sphère politique d'Aargau. En tout cas, personne ne s'est jamais douté que cette jeune secrétaire qui lui organise ses journées et lui sert d'intermédiaire auprès de ses interlocuteurs est également la complice d'une série de meurtres destinées à introduire l'ordre dans la Galaxie.

L'œil artificiel du reflet se posa sur celui de sa chose.


«Va.», lui dit-il.


* * *
• Question HRP : Comment avez-vous connu le forum ?
Par cette chère Gabrÿelle Evans qui m'a autorisé à lui griller la cervelle quand je le désire...
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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre   Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre Icon_minitimeMer 20 Mar 2013 - 12:53

Bonjour,

Une fiche absolument sublime dont je me suis délecté! Aux vus des défauts que t'occasionnent ce corps cyborg, les petits avantages sont bien acceptables. Et vu la qualité de la fiche également... Tout est en ordre en tout cas, donc je valide! Bienvenue à toi et bon jeu sunny

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Luke: Une fiche, Des chroniques et Une évolution
Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre Luke11
Merci Vel pour cette sublime signature

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Lord Janos, ou l'idéal de l'Ordre

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