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 Voler le droit de vivre [PV Tikva]

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MessageSujet: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Mer 20 Fév 2013 - 10:22

[HJ: 1 an après la mission avec Neb Neb]

Maekoth était réapparu après la mission. Il avait eu une bonne raison de quitter les lieux. Un "Cornu" avait soudainement surgit de nulle part, ressemblant à s'y méprendre à leur proie, seulement l'humain n'avait pas eu le temps de prévenir sa compagne qui maîtrisait mal la technologie, ni Neb Neb dont il n'avait pas le numéro. Jinn n'avait jamais douté de cette bonne raison, tout comme elle n'aurait jamais pu se douter de ce qui avait suivi. L'Horansi était un jour rentré, peu de temps après la mission, une de ses rapines avait échoué et elle s'apprêtait à faire le point avec Maekoth, lorsqu'elle s'était aperçu que l'homme était parti avec ses affaires. La jeune femme-panthère n'avait quasiment rien à elle, attachant peu d'importance au matériel, préférant la nourriture ou les vêtements, ce qui lui permettait de survivre dans l'immédiat. Elle savait que le mercenaire aimait la richesse, avait-il trouvé une compagne qui suivait ses idéaux et avait plus d'ambition? Avait-il eu des problèmes avec un de ses détracteurs? Jinn ne comprenait pas pourquoi Maekoth ne l'avait pas entraîné avec lui dans une autre aventure rocambolesque, ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'habitude et ne savait pas se défendre. Il y avait bien des raisons à ce départ, mais Jinn doutait qu'elles soient bonnes.

Depuis, la féline avait cherché son compagnon, puis elle avait abandonné. Un an plus tard, l'Horansi qui n'avait plus personne pour lui apprendre les codes de cette jungle de bitume vivait de façon misérable dans les bas-fonds. Au début, sachant que la rapine ne payait plus beaucoup, elle avait essayé de "travailler". D'abord serveuse mais elle était bien trop mal élevée pour ça. Ensuite danseuse dans une boîte de nuit, malgré ses hanches étroites et sa poitrine menue, la femelle panthère avait convaincu grâce à son exotisme et sa souplesse féline ainsi que son élégance sauvage. Elle ne savait pas du tout danser et accordait peu d'importance au rythme sensuel des musiques. Mais avec ses gestes naturellement déliés et un fond sonore de son tribal, cela suffisait. Malheureusement elle avait griffé et mordu les clients les plus osés qui avaient posé la main sur son postérieur, visiblement, elle n'avait pas du tout compris le but de la manœuvre...

L'Horansi savait lire et écrire de façon correcte, mais elle restait une presque-enfant à ce niveau là, et ingénue également dans sa tête. Incapable de saisir la loi des marchés, le rôle d'une secrétaire, les subtilités d'une machine ou encore du jeu dans une entreprise pour se faire une place. Il ne restait plus qu'à revenir à ses premiers amours: le vol, ou plutôt la chasse comme sur sa planète d'origine. Un an s'était écoulé depuis que Maekoth était parti, l'initiée Jedi continuait de s'entraîner avec ses dons mais c'était pour mieux les cacher, car les rues de Coruscant envahie de Jedis la desservaient, même la Force se retournait contre elle. En effet, grâce à Flynn, la jeune femelle était parvenue à utiliser ses pouvoirs naturellement, mais de ce fait, elle était repérée encore plus vite qu'un voleur "normal" et les Jedis la chassaient rapidement. Certes son taux de midichloriens était plus haut que la moyenne, mais elle était trop instable et puis, surprendre quelqu'un en train de dérober les honnêtes passants ne donnait pas forcément envie d'en faire une Padawan. D'ailleurs son état était si minable que bien peu allaient au-delà de l'apparence, que ce soit physique ou mental-car la Force émanait d'elle comme un tourbillon sauvage, pas obscur mais chaotique tout de même.- pour trouver en elle le début d'une formation qui avait duré quelque années.

Son passé était loin, l'Horansi survivait désormais comme elle le pouvait dans cette jungle de bitume. Sans meute, déroutée par ces bruits stridents de la ville, cette odeur forte émanant des pots d'échappement, elle vivait une torture au quotidien. Ses sens trop aiguisés pour l'endroit souffraient milles morts, mais la jeune femme ne se plaignait ni ne songeait à en finir. Elle était née pour survivre jusqu'au bout, son instinct la poussait.

La nuit où elle avait été virée de la boîte de nuit, l'Horansi avait rencontré un homme, plus tard, aux alentours d'un bar. La jeune femme-panthère y traînait de temps à autre, rôdant comme un prédateur attiré et effrayé par le feu à la fois. Un garçon ressemblant étrangement à Maekoth l'avait repéré et trouvée jolie malgré sa maigreur et ses airs de chatte sauvage des gouttières, ou bien il n'avait rien d'autre à se mettre sous la dent. Les deux jeunes gens avaient passé ensemble la nuit, aussi désespérés l'un que l'autre. Jinn ne se donnait pas facilement, mais il ressemblait à son ancien amour qui lui manquait malgré sa colère à son égard, et c'était très légèrement apaisée, sa soif de contact un peu étanchée qu'elle s'était échappée à l'aube.

Deux semaines plus tard, l'Horansi errait à nouveau, en haillons dans les bas quartiers. Elle avait réussi à trouver une douche publique pour se laver et n'était pas trop sale, ce qui contrastait étrangement avec sa maigreur. Son poil soyeux et brillant était une moquerie à son état de fatigue générale, les coupures et entailles qui sillonnaient ses pattes souffrant sur le bitumes et les déchets coupants dans les bas fonds. De même pour ses longs cheveux roux qui caracolaient jusque dans le bas de son dos. Comme unique souvenir de son ancienne vie, sa deuxième vie après la forêt, elle avait conservé un peigne que Maekoth lui avait offert, se battant pour qu'elle daigne enfin l'utiliser. C'était sa seule "futilité" du jour, son échappatoire, elle se brossait longuement au crépuscule avant de partir à la chasse la nuit. Parfois l'Horansi évoluait également le jour, car si l'obscurité lui offrait la discrétion, elle pouvait aussi se faire attaquer, et bien que rapide, la féline fatiguait, elle devait désormais se préserver.

En tant que Jedi mais aussi et surtout espèce très instinctive, Jinn avait senti que quelque chose n'allait pas dans son corps. Il changeait imperceptiblement, une présence minuscule s'était ajoutée à son halo habituel de Force brouillonne... Un petit brouillon qui laissait à peine deviner ce qu'il était. La femelle avait grogné de désarroi sur le coup, pleurant pour la première fois depuis de longues semaines. Toutefois elle s'était repris et avait recommencé à vivre en attendant que le petit de l'inconnu ne naisse. Jinn n'était pas une humaine, elle n'avait même pas pensé à se faire avorter ou ne serait-ce qu'aller dans un centre d'aide comme il en existait d'ailleurs peu sur Coruscant, pas dans ce bas niveau toujours. Elle était intelligente comme la race de sa mère mais portait aussi le fardeau des gênes de son père Noche, une sous-race d'Horansi primitive qui suivait ses instincts, surtout quand il en allait de sa survie. C'était donc tout naturel pour elle de garder l'enfant, d'essayer de le maintenir et de doubler ses efforts en s'essayant à des rapines plus osées encore, quand bien même le vol d'un sandwich s'avérait difficile. Qu'elle était loin la période faste où sa petite menotte agile dérobait bijoux et autres quincailleries si chères à Maekoth.

Jinn aborda une ruelle plus lumineuse que d'habitude, elle était aux aguets. Si elle risquait moins de se faire attaquer par des truands, l'ancienne Padawan pouvait se faire avoir par la police de nuit, et ce n'était pas les plus tendres! A ce souvenir, la féline massa son épaule où une cicatrice était encore palpable, cachée par sa fourrure. La jeune femme-panthère aurait pu trouver de l'aide néanmoins, tout le monde n'était pas monstrueux sur Coruscant, et son allure atypique, sa silhouette fragile auraient eu bien des chances d'attirer la sympathie, même si son regard de prédateur envenimait souvent les choses. Seulement Jinn était revenue à l'état sauvage, après le départ de Maekoth, elle s'était retrouvée démunie et avait fait les mauvaises rencontres; désormais aux abois, elle faisait facilement l'amalgame, et surtout le petit qu'elle portait probablement -elle en était sûre à 90%- la poussait à se méfier d'avantage.

Lui restait donc le vol... Et sur des personnes aisées pour espérer survivre un peu mieux qu'au jour le jour. Voilà ce qui l'avait mené à se retrouver sur cette ruelle bien plus passante que celles qu'elle côtoyaient habituellement. Les bas-fonds étaient une résidence rêvée pour toutes les ombres parmi les ombres, ici elle était comme une bête effrayée par la lumière qu'elle avait pourtant appréciée autrefois. Faisant fi de ses sentiments personnels, l'Horansi s'approcha d'une femme violette-une Twi''lek si elle s'en souvenait bien.- qui semblait sûre de sa personne et bien entraînée. Ce n'était pas son jour de chance. Seulement elle tenait entre ses mains quelque chose qui la tentait trop! Aucun policier aux alentours, bon c'était une Jedi apparemment ou quelque chose d'autre possédant la Force, quelle besoin avait-elle donc de protection? Jinn espérait donc que la surprise soit suffisante pour dérober le précieux sandwich sur lequel elle louchait avec aviditié, au point d'en oublier la bourse ou quelque autre objet précieux.. Si elle n'avait pas eu cet instinct de prédatrice, Jinn en aurait sautillé d'excitation tant l'occasion était belle. Mais la féline resta silencieuse et concentrée. Elle s'approcha tout doucement, un poil moins attentive que d'habitude tout de même. Un poil de trop car son instinct ayant prit pour habitude de s'allier à la Force la laissa se libérer. Juste une fois, histoire de faciliter encore les choses et surtout que son entraînement qui l'épuisait d'avantage quand elle mangeait si peu serve. De là elle voyait les feuilles de salade qui sortaient. Même si elle était omnivore l'ancienne Padawan préférait la viande, mais aujourd'hui, goûter à un bout de laitue revenait à toucher le paradis.

Jinn aurait pu tenter de se donner bonne conscience, si elle ne le volait pas, tout serait tombé tant l'objet était installé de façon précaire. Seulement la voleuse n'avait pas ce style de raisonnement. Dans la jungle tout le monde avait le droit de vivre, sauf qu'il fallait s'en donner les moyens. Elle ne se disait pas non plus que cette femme avait des problèmes pour se nourrir, elle allait se servir simplement, sans penser à mal ni penser à bien. D'un petit signe de la patte, la jeune femme-panthère appela la nourriture à elle, Le gain bougea, Jinn tendit ses griffes mais soudain elle se figea. Un quart de secondes pour lever les yeux et chercher à savoir si elle était repérée... D'ores et déjà l'Horansi savait que sa chasse venait d'être interrompue. Elle ne se mit même pas en colère, n'ayant pas le temps pour cela, déjà son instinct lui indiquait de fuir, mais fatiguée par sa vie de bohème et surtout interpelée par la Force elle ne fit que rester sur place, poil hérissé, oreilles couchées sur le sommet de son crâne mais tout à fait silencieuse. Avait-elle rêvé? L'inconnue n'avait-elle pas juste vu autre chose? Ce serait trop beau...

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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Ven 22 Fév 2013 - 16:12

Coruscant n'était pas la planète préférée de Tikva, loin de là. Il n'y avait pas assez de verdure, pas d'endroit ou se retrouver seule avec soi même. Le Côté obscur y était particulièrement présent. Et comble de tout, la planète comptait plus de politicien au mètre carré, que de larves sur le corps d'un gamoréen adulte.. A la liste des déplaisirs ressentis par la Maitre Jedi on pouvait rajouter la pollution, la criminalité plus que galopante. Mais Coruscant possédait un avantage non négligeable, elle n'était pas située dans un espace contrôlé par les Hutts.

Bien sûr la Twi'lek n'était pas venue ici pour le plaisir loin de là. Elle avait effectué un travail pour de le Conseil Jedi qui l'avait mené jusque dans les profondeurs de la Ville, à un niveau où l'on aurait pu distinguer le véritable sol rocheux de la planète, si il n'était pas recouvert de matière synthétique.La mission en elle même s'était déroulée sans incident majeur. Elle avait consisté à retrouver quelqu'un qui connaissait la localisation d'une secte d'adeptes du côté obscur. Le faire parlé n'avait pas été facile, car la personne était dominé par la peur. Mais avec l'aide de la Force, elle y était finalement parvenue au bout de quelques heures. Malgré le peu d'amour qu'elle portait à Coruscant, Tikva prit sur elle et visita quelque peu les profondeurs de la planète.

Au bout d'un certain temps, son corps se rappela à sa conscience, par les grognements caractéristiques d'un estomac qui crie famine. La maitre Jedi chercha donc une échoppe à peu près convenable pour remplir son estomac, ce qui représentait une gageure dans la zone planétaire où la twi'lek se trouvait. Finalement, elle trouva son bonheur au bout d'une petite demie-heure. Elle choisit un sandwich, paya son dû au vendeur, et commença à s'éloigner pour consommer son achat.

Elle fut interrompue dans sa tentative de se nourrir par la présence de quelqu'un qui tentait de subtiliser sa nourriture par le biais de la Force. Maitre Tikva stoppa immédiatement sa marche, et elle se concentra pour étendre ses perceptions. Il y avait beaucoup de monde dans la rue, mais une seule d'entre elle venait de faire usage d'un pouvoir de la Force. Cette personne devait au choix, soit être très sûre d'elle, soit être désespérée. De plus, ce devait être une femme, car elle portait une étincelle de vie en elle en plus de la sienne. Il fallait donc faire les choses en douceur. En premier la Twi'lek fit un geste de la main pour stopper la course du sandwich, avec juste assez de puissance pour maintenir ce dernier en statu-quo a mi-distance entre elle et celle qui voulait le sandwich. Puis elle se tourna lentement, de manière à ne montrer absolument aucune violence dans ses gestes, ce qui était effectivement le cas.

Tikva observa la personne qui en voulait à sa nourriture. Ce qu'on pouvait constater en premier lieu, c'est qu'elle faisait partie d'un peuple félinoïde qui devait être proche des Horensi ou en être carrément, pensa la maitre Jedi. Ensuite au vue de son accoutrement, la Twi'lek put constater que la personne n'était pas riche. Enfin la corpulence générale indiquait à la maitre jedi que la jeune femme ne mangeait pas à sa faim régulièrement depuis quelques temps déjà, ce qui dans son état, était particulièrement dangereux. Une fois qu'elle eut mémorisé ces informations dans un coin de son esprit, elle décida qu'il était temps de prendre la parole.

"Bonjour, je pense que des présentations s'imposent. Je vais donc m'y lancer la première. Je me nomme Tikva Yalda, Maitre Jedi. Et toi? Nous pourrions aller voir la couleur du ciel, pour discuter plus confortablement."

Joignant le geste à la parole, elle tendit une main vers l'Horensi en geste de paix, tandis que de l'autre, elle dirigeait le sandwich dans la même direction, pour que la jeune femme puisse manger. De plus cela permettrait peut être de faire un pas de plus vers une relation de confiance. Il y eut un autre effet à l'annonce de ses paroles, l'endroit où elles se situaient se vida quelque peu de sa faune locale.
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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Sam 23 Fév 2013 - 19:01

Normalement Jinn détestait la mendicité, c'était le signe que ses capacités de chasseresse s'étaient amoindries, ce qui la condamnait à une mort certaine, sans parler du déshonneur. Cependant, bien peu de gens avaient eu pitié de sa personne jusque là. Le seul qui l'avait aidé l'avait finalement quitté par ailleurs, la laissant anéantie. L'ancienne Padawan était d'autant plus surprise qu'une "femelle" daigne lui apporter son soutien, car si un mâle beau parleur comme Maekoth avait un intérêt, celle-ci n'en avait aucun, à moins d'avoir un comportement déviant? Jinn avait entendu parler de ce genre de choses, elle ne détestait pas ceux qui avaient ce contact contre-nature puisque Julia une coéquipière de confiance aimait ces choses, mais elle, ça ne l'intéressait pas! Enfin, peut-être n'était-ce pas le cas non plus de la femme violette? Peut-être qu'elle voulait un autre service? Même si cela pouvait lui coûter cher Jinn prit tout de même le sandwich. Désormais la féline n'avait plus le choix. Son état l'y forçait, car si elle continuait à manger si peu c'était la fausse couche assurée d'ici quelques jours. Oh cela arrangeait bien ses affaires, mais comme ceux de sa race, l'Horansi avait un instinct maternel trop développé pour y songer. Si le bébé était là, il était naturel d'essayer de lui apporter ce dont il avait besoin, qu'elle veuille de lui ou pas.

Arrachant un morceau de pain goulument, la jeune femme-panthère contempla son interlocutrice par-dessous. Cette dernière n'était pas partie, sans doute pour réclamer son dû en échange. Belle joueuse malgré sa très forte envie de fuir en courant pour ne pas avoir de dettes à payer, la féline répondit après une première bouchée.

-Jinn.

Fit-elle en se redressant légèrement à l'annonce de cette "Tikva." C'était une Jedi... Cela lui rappela instantanément Flinn qui l'avait aidé gratuitement. Il lui était sorti de la tête car ses longs mois de misères à Coruscant lui avaient honteusement fait oublié toute la bonté qu'elle avait reçu avant. Celle si spéciale de sa famille de chasseurs mais on ne peut plus pure, de sa mère inconnue que Noche son père avait aimé... Et Flinn le mâle humain qui avait épousé une Horansi de son clan sans jamais l'abandonner, et qui lui avait aussi tout apprit sur la Force sans quémander d'autre service que l'amitié. Encore méfiante mais légèrement plus rassurée, Jinn accepta de discuter d'un hochement de tête. Sans s'approcher de la Twi''Lek elle fit signe à celle-ci de la suivre. Vouloir observer le ciel était une drôle de requête mais elle était la débitrice, autant se montrer aimable avec, surtout que ce n'était pas du tout impossible et qu'en effet, sur les toits ils seraient tranquilles. L'ancienne Jedi en choisi un plat, confortable puis regarda la Twi''Lek pour savoir si cette dernière prendrait le risque de suivre une inconnue qui avait tenté de la voler. Dans la nuit tombante, le liquide fluorescent commençait à faire briller les yeux de l'Horansi, la rendant inquiétante.

-Toi Jedi, donc connaître Maître Flinn? -Fit-elle, persuadée que cet homme perdu était connu de tous tant il était une personne fantastique, une âme vénérable et respectable.- Merci pour nourrir

Ajouta-t-elle même si le merci supposant qu'elle était belle et bien débitrice lui arracha la langue. Néanmoins si l'Horansi était une fieffée menteuse pour survivre, elle avait un certain code de l'honneur, et les quincailleries que pouvaient éventuellement porter la Twi''Lek ne l'intéressaient pas. Maekoth aimait l'argent, elle, s'en moquait royalement.

-Là-Haut, tu pouvoir regarder beaucoup le ciel, si tu me suivre. Mais de quoi veux-tu faire discussion?

Le signe de paix avait eu son effet, mordant à nouveau dans son sandwich l'ancienne Padawan contemplait cette silhouette éthérée avec curiosité. La Maître avait de drôles de manières. Elle donnait sa nourriture, voulait perdre son temps à regarder les étoiles et parler avec des inconnues... Enfin bon, Flinn aussi était étrange, pourtant l'Horansi l'adorait. Elle décida de donner sa chance à son interlocutrice bien qu'elle demeure méfiante. Dans un effort extrême l'ancienne Jedi coupa un morceau du sandwich pour le tendre à son interlocutrice, comme pour elle aussi offrir un signe de paix.

-Pourquoi toi donner et discuter, pas attaquer? Moi attaquer voleurs... Si avoir quelque chose à voler.

Fit-elle réellement surprise. Ce n'était pas parce que Jinn dérobait des choses qu'elle adhérait à cette façon de faire. Dans sa forêt elle chassait, elle ne se rabaissait pas à cette activité; d'ailleurs la jeune femme serait très en colère si on lui prenait un effet personnel, à commencer par la nourriture qui était sacrée à ses yeux.

-Toi venir?

Termina l'intéressée, se demandant si la maître Jedi pousserait la bizarrerie jusqu'à suivre une totale inconnue qui en avait voulu à son sandwich; cependant elle s'aperçut soudain que les gens s'en allaient... Tout se vidait autour d'elles. Comment était-ce possible? Serait-ce un hasard? L'Horansi s'inquiéta légèrement, si elle ne connaissait pas la Force, sans nul doute aurait-elle commencer à penser que la femme était une sorcière. Car c'était bien elle la cause de tout cela non?
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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Lun 25 Fév 2013 - 10:05

La maitre Jedi resta quelques instants sans parler réfléchissants aux questions que soulevait Jinn par ses paroles et sa présence en ces lieux. Une fois revenue sur Onderon la Maitre Jedi aurait des questions à poser, et des recherches à effectuer. Elle n'avait pas voulue parler des immeubles du coin, mais le toit de l'un d'entre eux, suffirait largement pour le moment, Tikva ne tenait pas à effrayer ma jeune Horensi en quoi que ce soit. Et il lui faudrait un peu de temps pour s'habituer à sa forme de communication, qui restait proche de celles des Gungans quand ils employaient le Basic.

Toujours est-il que la maitre jedi resta silencieuse jusqu'à elle sentit que Jinn eut finie de parler, et même un peu plus. En fait la maitre Jedi ne reprit la parole qu'une fois qu'elles furent installer sur le toi de l'immeuble. Elle regarda le ciel, et trouva la vue horrible, presque entièrement bouchée par les autres immeubles, plus grand, et les tours qui s'élevaient encore plus haut. Puis la maitre Jedi tourna son regard vers Jinn.

"Tu a posé beaucoup de questions en peu de temps, ce qui dénote une certaine curiosité. J'aime les gens qui sont curieux, qui savent aussi se montrer prudent. Tout d'abord, je ne connais pas ce Maitre Flinn, mais ça ne signifie pas forcément quelque chose. J'aimerais bien que tu me parles de lui. Ensuite, j'ajouterais que ta politesse me fait plaisir, au sujet de la nourriture. Pour répondre à ta dernière question, je suis un Maitre Jedi. J'essaye de vivre conformément au Code qui régit la vie de chacun des Jedis, qu'il soit padawan, chevalier ou maitre. Je me devais donc de privilégier la discussion au combat, et surtout je me devais de faire preuve de compassion."

La maitre Jedi stoppa là son discours, afin de ne pas paraitre trop distante de Jinn, qui elle espérait intérieurement que Jinn accepterait de faire un bout de chemin avec elle, quoiqu'en penserait le Conseil sur Onderon. En effet la Twi'lek pensait à ce moment là à sa défunte maitre, qui aurait bien rit aux paroles de son ancien apprentie, qui n'avait jamais été douée pour la diplomacie. Encore aujourd'hui d'ailleurs Tikva n'aimait pas trop ce genre de travail ou de mission, préférant celles où l'on pouvait clairement identifier son ennemi.

*Il me faut maintenant trouver une solution pour aborder les choses sérieuses de manière sereine. Ah si seulement, j'étais née dans un clan marchand. Mais inutile de m'apitoyer sur mon sort, ça ne changera rien à la situation. Je vais d'abord répondre à la question qu'elle n'a pas formulée, et ensuite je lui parlerais de son état, et de ce qu'elle veut faire. J'espère qu'elle choisira la prudence, et plus tard, j'aborderais la question de son avenir. Je vais pouvoir continuer à parler, maintenant que les choses sont claires dans mon esprit.*

Tikva se concentra à nouveau sur la conversation qu'elle avait avec la jeune Horensi. Sans se départir de son sourire, elle se remit à parler.

"Pour répondre à la question que tu n'as pas formulé, la vue d'un sabre laser fait parfois peur aux gens. Car les Jedis ont la réputation d'être de grands guerriers, et également celle d'être des redresseurs de torts. Et beaucoup dans ce secteur de la planète sont des criminels parce qu'ils ne sont motivés que par l'appât du gain. Je n'ai pas utilisé de trucs de Jedis, seulement la réputation est parfois un puissant outil qui évite les conflits, mais qui peut aussi les provoquer. Je vais maintenant te dire deux choses à ton sujet. Une est issue d'une simple constatation visuelle, l'autre est issue du fait que j'ai utilisé la Force pour augmenter mes capacités de perception"

Une nouvelle fois la Maitre Jedi fit une pause dans son discours, afin de laisser le temps à Jinn de digérer son discours. N'ayant pas vraiment fait de la diplomatie une de ses armes favorites, elle pouvait parfois se montrer compliqué dans les discours qu'elle faisait. D'ailleurs, elle n'avait parlé plus longtemps qu'une seule fois, c'était sur Glee Anselm, il y a bien longtemps. Cela faisait longtemps, qu'elle n'était pas retourné sur cette planète, mais aux dernières nouvelles, le secteur qu'elle avait contribué à pacifier, était toujours calme.Après avoir attendu quelques instants la Twi'lek reprit le flot de ses paroles.

"Tu es mal en point, tu manques d'argent, une situation qui d'ordinaire demande à être améliorer. Mais qui dans ton cas précis, demande une prise en charge plus urgente. Car grâce à la Force, j'ai pu voir que tu étais enceinte, et que tu possédais la faculté de manipuler la Force également. Je peux t'aider à sortir d'ici, et à commencer une nouvelle vie, sans avoir à vivre ici dans la crasse. Je ne t'obligerais pas à me suivre si u ne le veux. Mais laisse moi au moins de sortir d'ici, je te donnerais de l'argent, et ensuite, tu feras ce que bon te semblera. Qu'en penses-tu?"

Tout était dit, au moins pour le moment. Le reste était entre les mains de la jeune Horensi. Maitre Tikva avait ce qu'elle avait pu. La coercition était hors de question dans ce cas précis. Cela ne correspondait pas à sa vision du code.
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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Lun 25 Fév 2013 - 11:01

Flinn avait également remarqué que Jinn était très curieuse bien qu'elle s'en défende toujours. Il s'était servi de ce trait de caractère pour la former, la faire accepter d'outrepasser certaines règles de sa communauté restée sauvage comme se contenter de l'essentiel: manger, boire, dormir, servir la meute. Elle avait apprit à lire grâce à cette curiosité et bien que son adaptation ne soit pas la meilleure, Jinn serait sans doute morte à l'heure d'aujourd'hui si elle n'avait pas autant observé les civils dans les rues ou Maekoth quand ce dernier ne l'avait pas encore lâchement abandonnée. La féline était contente que le bébé ne soit pas de lui, elle savait que les enfants portaient les gênes de leurs parents et ceux de l'inconnu rencontré trois semaines auparavant lui semblaient bien meilleurs. Certes, ce dernier ne l'avait pas invité à vivre chez lui, mais il était resté gentil et surtout clair depuis le début. Physiquement son compagnon d'une nuit ressemblait à Maekoth, l'enfant aussi très certainement, mais il n'aurait pas ses gênes de lâche, maigre consolation vu son état.

La Jedi avait en effet très bien décrit la situation, ce qui fit grogner l'Horansi de dépit. Elle ne contesta pas sa curiosité toutefois, se rappelant de ses "disputes" avec Flinn à ce sujet, cela l'aurait rendu bien trop triste et la féline s'arrangeait toujours pour fuir ce genre de sentiments trop "humains". Après tout Jinn était une chasseresse, elle n'avait pas à se morfondre mais plutôt à tout mettre en œuvre pour survivre et offrir un avenir, certes loin d'être brillant, mais convenable au petit. C'est ce qui la fit rester sur ce toit pour écouter la proposition totalement saugrenue de Tikva. Jinn ne voyait pas la contrepartie et c'était donc d'autant plus dangereux. Quel était le contrat caché? L'Horansi n'aimait pas la compassion, bien que quoiqu'elle dise, elle avait également été capable d'éprouver ce sentiment, comme lorsqu'elle avait nourrit un très vieux mâle qui s'était éloigné de la troupe pour mourir sans les déranger.

La femme-panthère trouvait la Twi''Lek bizarre. C'était une personne extrêmement cultivée apparemment. Elle disait de jolies phrases que Jinn ne comprenaient pas entièrement, que ce soit à cause du vocabulaire ou du sens. Cela lui semblait trop idéaliste, trop naïf. Au sein de son peuple, même les enfants n'étaient pas ainsi. Ou plutôt si, jusqu'à 7/8 ans. On les laissait rêver jusque là, puis on leur apprenait la réalité des choses, mais bien souvent, c'était les petits qui d'eux-même se dirigeaient vers l'âge adulte, nécessité oblige.

L'ancienne Padawan hocha la tête, légèrement plus détendue. Tikva ne connaissait pas maître Flinn mais son phrasé ressemblait, et elle connaissait le rang que lui avait attribué son ancien maître. Tout cela restait étrange mais pas tellement inconnu aux yeux de la féline. C'était déjà ça de gagné.

-Je apprendre Force avec maître Flinn oui. Pendant plusieurs années. Maître Flinn pareil et différent de toi à la fois. Il était moins... Moins... Euh. Comment dire. Il avait une lumière dans son corps, mais grise, comme un ciel avec des nuages. Des nuages qui n'amènent pas la pluie, mais cachent un peu plus le soleil. Toi tu as le coeur d'une planète de Tatooine. Très chaud, très lumière.

Fit-elle après une intense réflexion pour s'exprimer. Jinn avait continué de s'entraîner mais il était certain qu'elle avait prit du retard dans sa formation. Utiliser la Force seule était plus simple, elle peinait à diriger ses pouvoirs vers l'esprit de quelqu'un d'autre, surtout qu'elle avait peur que l'autre s'introduise dans ses pensées. Ses pensées, c'était tout ce qui lui restait dans ce bas monde, avec le petit qui pour l'instant, était plus un fardeau qu'autre chose.

-Maître Flinn aussi aurait su, il savait tout. Maintenant il doit être vieux, trop vieux pour vivre. Il est mort.

Ajouta l'Horansi sans once d'optimisme, simplement réaliste comme la majorité de ceux de sa race. Flinn s'était peut-être retiré de sa famille d'adoption pour mourir seul, telle que la coutume le voulait, car les plus anciens ne devaient pas voler la nourriture des petits. Quand la saison de chasse était exceptionnellement bonne, ceux-ci restaient un peu dans leur famille, ayant le droit aux restes, mais dans le cas contraire, bien qu'on ne les rejettent pas, leur présence finissait pas déranger et ils n'avaient pas le coeur à s'imposer plus. Un Horansi qui restait sans rien apporter à la troupe perdait tout honneur, il était soit détesté soit prit en pitié. Les deux sentiments engendrés étant aussi humiliants et insupportables. Alors pourquoi Tkva voulait l'aider? La chasseresse perdait ses capacités, sans le sandwich d'aujourd'hui, elle aurait probablement vogué vers une mort lente, sans plus de force pour voler ou même fouiller des poubelles déjà nettoyées par des charognards en plus grande forme qu'elle. Sa constitution très agile était un désavantage quand il s'agissait de tenir sur le long terme.

L'adolescente, car Jinn n'était encore qu'une enfant à 17 ans, leva ses yeux vers Tikva et lui répondit, pour la première fois, ses prunelles étrangement pourvues d'une pupille ronde humaine s'installèrent directement dans le regard de la maître Jedi.

-Moi pas argent. Argent sale. Moi nourrir, manger. Pas vouloir les papiers verts.

Fit-elle en réprimant un frisson de dégoût. Les seules fois où elle avait travaillé, l'Horansi s'était toujours faite avoir avec des pièces ou des billets. Que ce soit par son patron, par un inconnu qui la dérobait à la sortie de son job ou part les commerçants. Jinn s'adaptait assez rapidement mais cette histoire d'argent ne passait décidément pas, surtout depuis Maekoth. Ce dernier adorait les bijoux et autres quincailleries que l'ancienne Jedi volait pour lui faire plaisir.


-Moi savoir chasser nourriture. Pas besoin donner. Enfin... Pas comme aujourd'hui.

Constata finalement Jinn en perdant de sa superbe. Elle baissa la tête un peu honteuse de son compte-rendu.

-Il y a des arbres chez toi? Je viens si il y a nature, et toi voir comme Jinn chasser. Jinn chasser pour toi, pour payer toi. Toi auras toutes les belles fourrures si vouloir. Mais comment tu vivre? Chasser aussi ou travailler? Et comment toi faire pour être la Jedi? Avoir un maître comme maître Flinn mais sans nuages dans le coeur?

Fit-elle en supposant justement qu'une âme lumineuse ne pouvait naître que d'un ciel bleu, pas comme elle qui portait les traces de son enseignement de Jedi grise, bien que son halo reste lumineux. Elle retenait juste moins ses émotions et répondait à son instinct impossible à brider. Cependant, en faisant de gros efforts, l'Horansi s’apercevait que Tikva et elle n'étaient pas si différentes.

-Toi mal dans le fond du coeur... Pas de nuages, mais de la pluie... Non?

Conclut finalement la jeune femelle avant de mordre dans un bout de son sandwich, ayant laissé l'autre bout sur le papier pour permettre à la Twi''Lek de le prendre. Elle était épuisée de parler autant, n'ayant plus l'habitude mais plutôt contente; bien qu'évidemment, elle reste prudente, accroupie pour mieux fuir en cas de besoin.
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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Mer 27 Fév 2013 - 21:54

La maitre Jedi fut une nouvelle fois surprise par le nombre d'informations, que l'Horensi avait livré en quelques phrases. Ce Maitre Flinn, n'avait pas dû beaucoup insister sur les cours diplomatiques, et l'importace des mots que l'on choisit de dire à son interlocuteur. Ce dernier avait dû inister sur les aspects les plus pratiques et les plus guerriers d'un enseignement de la Force. Tikva s'interdisait à penser qu'il avait enseigner à Jinn la voie des Jedis.

*Je ne peux pas la laisser partir comme ça, sans qu'elle soit instruise de certaines choses. Bien qu'elle soit plus expérimentée que moi sur certains aspect de l'existence. Mais je note que Maitre Flinn était sans doute un renégat de l'ordre et quelqu'un qui s'approchait du côté obscur. Comment Maitre Silana appelait-elle les jedis comme Maitre Flinn déjà? Ah ça y est je me rappelle, des Jedis Gris.Mais bon, concentrons nous sur la situation présente, parce que mes réflexions ne vont pas changer grand chose, si je ne lui réponds pas, et surtout il ne faut pas que je lui fasse peur en quoi que ce soit.*

Tikva resta silencieuse, jusqu'à ce qu'elle sentit que Jinn avait finie. Afin de se montrer polie, et surtout parce qu'elle avait faim, la moitié du sandwich connue sa destinée dans la bouche de la Maitre Jedi. Son estomac quelque peu calmé pour le moment, la Twi'lek se décida à prendre la parole.

"Je suis heureuse de constater que tu aies pu lire tout ça dans mon coeur. Et je comprends ce que tu as voulu dire sur Maitre Flinn. Mais je voudrais te dire quelque chose qui je l'espère ne te fâcheras pas car ce n'est absolument pas mon intention. Nul dans cet univers ne peut prétendre connaitre toute les réponses aux questions que l'on se pose. Et la conaissance et la sagesse ne se trouvent pas forcément là où on l'attend. Pour illuster lon propos, je me servirais de notre situation. L'expérience que tu vis à l'heure actuelle avec ton futur enfant, je ne l'ai jamais connue. Si je suis trop confuse ou trop compliquée, n'hésite pas à me le dire, je reprendrais ce que tu n'as pas comprise. Si tu veux, je pourrais me renseigner si Maitre Flinn est mort."

La Twi'lek arreta de parler quelques instants pour permettre à la jeune Horensi de digérer ses propos, et surtout elle désirait segmenter ses réponses pour se caler sur le type de discours de l'adoslescente.Elle sourit une nouvelle fois aux propos de Jinn sur l'argent et la nourriture. Puis Tikva décida d'y apporter une réponse personnelle.

"Je n'utilise que très rarement des papiers verts en guise d'argent. Mais je comprends ce que tu veux dire. La plupart du temps l'argent gâche les relations, et amène le malheur. Certains pensent qu'en posséder une grande quantité amène le bonheur. Mais c'est faux. Mais il reste un mal nécessaire pour obtenir les objets dont nous avons besoin. Je n'ai jamais eu besoin de chasser ma nourriture, enfin pas comme tu le sous-entend."

Il fallait réfléchir plus profondément à la suite de la conversation, afin de trouver les paroles, les plus justes à dire, pensa la Maitre Jedi.

"Il y a des forêts sur Onderon, et c'est là que j'habite en ce moment, mais je n'en suis pas originaire. Je pense que tu pourras y chasser. Mais il faudra parler aux gens qui sont chargés d'entretenir les bois, près de mon lieu d'habitation, afin qu'il n'y ait pas de troubles entre vous. Mais tu ne seras pas obligé de me donner une partie du fruit de ta chasse. Ce que j'ai fait pour toi, je l'ai fait sans attendre de récompense en retour, car c'est ainsi qu'on nous enseigne de vivre.
J'ai eu un maitre autrefois, qui comme moi n'avait pas de nuages dans son coeur. Mais Maitre Silana a rejoint la Force, il y a longtemps.
Comme je l'ai déjà dit, je ne chasse pas pour vivre. J'ai en quelque sorte un travail. Depuis sa fondation, l'Ordre Jedi est le garant de la paix galactique, enfin il essaye de remplr cette fonction du mieux qu'il peut. En échange de notre travail qui consiste souvent en des missions diplomatiques, nous obtenons de quoi vivre. Ma position au sein de l'Ordre Jedi comporte aussi des responsabilités quand à la transmission du svoir et des traditions qui sont les nôtres. Mais, moi ainsi que tout ceux qui font partie de l'Ordre Jedi ne sont guères attachés aux biens matériels. A part le sabre-laser bien sûr, qui est le symbole principal symbole de notre Ordre, de notre caste si tu préfères."


De nouveau Tikva s'arrêta de parler, car la dernière partie de ce qu'elle voulait dire, était particulièrement difficille pour elle, et par extension à tout membre de l'Orde Jedi. Puisqu'on exhortait ces derniers à refouler et à repousser tout sentiment négatif, qu'ils commençaient à ressentir.

"Si il pleut parfois sur mon coeur? Oui bien sûr, mais ça ne dure jamais bien longtemps, je me concentre sur un souvenir heureux pour chasser la pluie du coeur. Car cette pluie peut amener à des sentiments plus violents. Et ces sentiments peuvent nous faire prendre des décisions regrettables, qui nous amènents à emprunter un chemin qui amènent les nuages noirs sur le coeur. C'est un chemin dont on ne revient que difficilement. Alors vaut mieux ne pas l'emprunter.
J'ai une question pour toi. Que comptes tu faire maintenant. Personnellement, il ne me reste plus grand chose à faire sur cette planète. Tu veux m'accompagner?"


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MessageSujet: Re: Voler le droit de vivre [PV Tikva]   Lun 11 Mar 2013 - 14:33

-Moi aussi j'ai le sabre avec laser.

Répondit pensivement Jinn, c'était très court mais au moins Tikva avait la preuve que l'ancienne Padawan suivait ses propos. Si elle ne comprenait pas tout de prime abord, les explications l'aidaient à le faire et la féline parvenait à rattraper le fil. Bien entendu, il ne faudrait pas que la Twi'Lek discourt ainsi des heures mais pour l'instant ça allait. Il faut dire que la femme mauve intriguait beaucoup l'Horansi, de ce fait, elle était bien plus attentive et surtout intéressée. On lui parlait nourriture, travail et Force à la fois, cela ne pouvait que l'interpeller.

-Moi ne savoir que faire après... Si toi veux, je viens... Mais si tu mentir, moi blesser beaucoup toi.

Ajouta la jeune femme-panthère sur la défensive. Son unique moyen pour ne pas mourir jusqu'ici avait été cette agressivité sauvage qui prévenaient ses éventuels adversaires ou ceux qui voulaient la rouler. Quand quelqu'un pensait l'avoir totalement apprivoisé, il se trompait car Jinn était indomptable. Tout du moins pour l'instant, si elle suivait Tikva c'était surtout par intérêt, pas par soumission, aussi préférait-elle prévenir avant de guérir. La confiance commençait à s'établir mais ce serait long, et puis surtout, l'Horansi avait acquit cette habitude de se défendre avant même l'attaque. D'ailleurs la chasseresse aurait sûrement dit "te tuer" au lieu de "te blesser gravement" en temps normal, sauf que là, elle sentait que la Twi''Lek était plus forte qu'elle. Ce n'était donc pas de la délicatesse mais la simple vérité qui émanait de ses lèvres... Elle ne chercherait pas à tuer l'éventuelle traîtresse car c'était impossible, en revanche cette dernière aurait du souci à se faire quand même car Jinn donnait toujours tout dans un combat, même affaiblie.

Enfin pour l'instant la maître Jedi semblait avoir la même idée qu'elle, y comprit en ce qui concernait les petits "papiers verts", inutile de penser au pire donc. Du moment que cette dernière ne la menaçait pas directement, qu'elle n'avait aucun geste suspect, les choses devraient pouvoir évoluer dans le bon sens.

-Ton travail? C'est quoi? Moi avoir travaillé aussi, mais pas très bien réussi... Les mâles vouloir beaucoup de choses que je pas vouloir... Et toi c'est Jedi ton travail?

Demanda-t-elle, un peu perdu dans ces idéaux de paix. On pouvait réellement travailler pour ça? N'était-ce pas plutôt le leit motiv de chacun qui cherchait une tranquillité certaine? Comment se mêler de la vie des autres pour leur offrir une "paix"? Pour Jinn, chacun devait oeuvrer pour lui-même ou sa famille, pareillement pour la survie. Comment Tikva espérait-elle tenir bon en donnant tout à des inconnus? L'idée l'intriguait, l'intéressait même mais n'avait pas achevé de la convaincre.

-Toi partir maintenant? Je suivre... Pas grand chose à faire ici non plus.

Termina l'Horansi en haussant les épaules. Si la planète Ondéron avait des arbres, elle avait une chance de mieux vivre que sur Coruscant, et puis finalement, la compagnie de la Twi'Lek lui plaisait plus que cette solitude qui commençait à sérieusement lui peser.
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Voler le droit de vivre [PV Tikva]

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