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 Séance secrète au Club du Suicide.

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MessageSujet: Séance secrète au Club du Suicide.   Ven 7 Déc 2012 - 11:49

Inspiré du roman du même nom de Stephenson.
Coruscant – Appartements de Locke Kothari.
Monde-ruche par excellence, Coruscant affichait son écrasante domination sur la République de manière ostentatoire ; bien que de manière policée et informelle. A voir de quelle manière ce monde avait été envahi, soumis et inféodé par le plastacier, les verres cristallins et les céramiques on ne pouvait longtemps rester ébloui par les discours idéalistes de la République.
Ce que la République touchait ; elle le transformait et le soumettait au joug de ses petits désirs personnels ; à l’image du monde « sur-civilisé » qu’était devenu Coruscant.
Tout en ce monde affichait pourtant de manière criante et à la face de l’univers la nature du cœur pourri de la République. En ce lieu le riche vivait dans les hauteurs, où l’air était sain et les vices de la plus haute qualité avec un tel mépris de la populace que son talon ne foulait même plus la face de ses inférieurs. Les classes intermédiaires se nourrissaient elles d’idéaux factices et d’aspirations bien lointaines : ascension sociale et autres entrées dans les coulisses du pouvoir. Enfin, le reste de la population se contentait de vivre un cauchemar éveillé tout en se brûlant les poumons de l’air vicié par les centaines de pollutions inédites que ce monde inventait chaque année : produits chimiques relâchés dans l’atmosphère par les dernières usines du secteur, pollutions nées de la surexploitation du sous-sol et autres expédients bicarbonés dégagés par les moteurs de l’essaim de landspeeders qui gravitaient dans le ciel de Coruscant.
Comble du comble, c’est ici que le Sénat Galactique trônait, à l’image d’une cerise sur un gâteau dont la limite de consommation était passée depuis des lustres. Comble du comble du comble, c’était actuellement un Jedi qui en avait la responsabilité ; preuve s’il en fallait encore de la dictature sans visage que le Temple Jedi mettait en œuvre.
Finalement, il n’y avait qu’un Jedi – ou un Coq – pour continuer à chanter alors que ses pieds étaient englués dans la fange.
Locke Kothari passa ses boutons de manchette avec une méticulosité toute particulière puis passa une veste longue, sombre et cintrée. Par les fenêtres de verrines cristallines qui composaient la bordure extérieure de la tour où il vivait, il profita quelques instants du soleil plongeant à l’horizon puis rumina intérieurement à propos de la pollution qui déjà depuis plusieurs heures avait plongé la surface de Coruscant dans les ombres.
Elégant son costume semblait avoir été taillé des mains d’un artisan maitrisant son art ; peut-être en prévision de soirées officielles ou d’une représentation d’opéra ?
Quelques furent ses états d’âme – en supposant qu’un être tel que lui puisse en avoir – Locke sortit de ses pensées lorsqu’un landspeeder élégant et racé, quoique d’une conception désuète, se présenta aux abords des étages qui composaient sa demeure actuelle ; ou plutôt l’une de ses demeures car l’étendue de ses actifs financiers circulaient désormais librement d’un monde à l’autre. Rien que sur Coruscant ses comptables avaient du mal à enregistrer les fonds tant ils se présentaient désormais naturellement. Et ses fiscalistes avaient désormais tant de mal à camoufler ses bénéfices que c’est la mort dans l’âme qu’ils conseillaient à leur client de s’acquitter d’une part non négligeable de ses impôts.
Tant que ses activités les plus illégales resteraient déconnectées de celles déclarées, sa position resterait sécurisée. Et dans le cas où son rôle serait mis en danger par une enquête approfondie les réponses adéquates avaient déjà été planifiées par des experts de l’économie financière de ce temps. Ses actifs financiers avaient été éclatés derrières tant de sociétés légales, de sociétés écrans, de prête-noms et d’institutions caritatives que lui-même n’en tenait plus le compte ; et peu lui en importait.
Si une commission d’enquête poussée, incorruptible et renforcée de Jedis en venaient à s’intéresser à son cas, ses fonds étaient déjà prêts à prendre la fuite sur d’autres planètes où des identités d’emprunts toutes à fait crédibles avaient été conçues pour lui et ses sbires les plus proches.
Il passa un manteau sur ses épaules et se dirigea en dehors de ses quartiers. En passant le sas qui donnait sur ses appartements privés deux de ses hommes de main l’encadrèrent alors qu’un troisième ouvrait la marche à une dizaine de pas.
« Votre transport est prêt, Monsieur » précisa l’un de ses gardes du corps. D’un simple mouvement de la tête, Locke confirma l’information et ses intentions.
Le « Club » attendait sa venue.
X X X
Coruscant – Soirée mondaine organisée au profit de la préservation de la Mer des Sables.
Lucas Fairwight badinait en compagnie de la muse qu’il avait rencontré quelques poignées de minutes plus tôt et s’échinait à tenir à distance d’éventuels concurrents lorsque l’irruption d’un intriguant menaça l’intimité de sa discussion. Fermement contrarié par ce contretemps, il ne s’offusqua pas immédiatement en reconnaissant les traits du visage de son interlocuteur.
Livide, les mains tremblantes mais le regard enfiévré, Lucas cerna immédiatement les préoccupations de son interlocuteur. Il fronça des sourcils d’un air sévère et empoigna le bras de son interlocuteur d’une main ferme pour l’attirer à l’écart d’une poigne inextricable. Sans remords, il abandonna sa compagne sans un mot ; ayant de plus importantes affaires à traiter et certain qu’elle ferait vite d’autres rencontres.
Lucas traina son interlocuteur dans son sillage. Sur son visage un sourire bienveillant tentait de masquer l’attitude de junkie en manque de passions de celui qui n’était autre que le négociateur d’un important conglomérat de producteur de plastaciers.
« N’ayez crainte Lucas, pas un mot de cette affaire … » introduisit-il dès qu’ils furent à l’écart. Lucas trancha immédiatement d’un ton d’une neutralité qui aurait ramené le calme dans une session de négoce du Sénat.
« Silence, Monsieur Mandin. Rien de ce qui concerne le Club ne doit filtrer en dehors de ses membres de plein droit. Aussi, pas un mot de plus à ce sujet. » Trancha Lucas.
« Bien sûr bien sûr mais l’heure approche et la séance de ce soir est … comment dirai-je… Il me hâte de … » hésita Mandin.
« En ce cas, mettons nous en route pour le Club du Suicide » le pressa Lucas au grand contentement de son interlocuteur.
X X X
PS - Dans appels à RP, sur ton sujet, je t'indique quelques pistes qui peuvent te permettre de faire avancer le sujet dans le sens qui t'interessera le plus.
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