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 (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)

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MessageSujet: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Sam 10 Nov 2012 - 16:48

Il était tard, la nuit était fraiche sur Coruscant. Le climat artificielle de la planète avait été déréglé pou quelques heures et la douce température avait laissé place à un plus frais et un peu de vent. Personne de sensé ne traînait dans les rues et les interminables files de speeders avançaient un peu plus vite. Leurs occupants étant sans aucun doute pressés de rentrer chez eux, au chaud. Hadryl, lui n’avait pas cette chance. Cette nuit il avait du travail et hors de question de l’annuler parce qu’il se les gelait sur les restes d’une tour qui s’était effondrée il y a des années à cause d’une erreur de plan ou de construction. Peu importe en fait, c’était loin tout ça et le seul intérêt de ce bâtiment est que personne ne venait dedans, sauf les désespérés, les mutants d’en bas quand ils remontaient ou alors les fous.

*Les fous dans mon genre oui…*

Son regard se portait sur la grande valise qui était posé à ses côtés. Elle contenait un fusil de sniper dernier cri et l’attirail nécessaire pour bien visualiser la cible. Un léger vent frais venait de souffler dans sa direction et avec l’altitude, le froid était plus fort. Les vêtements qu’il portait, ceux que l’homme affectionnait d’ordinaire n’étaient pas assez épais.

-Mais qu’est-ce qu’elle fiche celle là ! Pestait-il à voix haute.

Il retournait à l’intérieur d’un appartement se mettre quelque peu à l’abri. Il en profitait pour sortir un petit cigarillo d’une poche et l’allumer. La flamme de son briquet lui réchauffait pour un bref instant le visage. Il en tirait une bouffée, savourant le tabac. L’un des rares petits plaisirs qu’il avait sur cette terre, mais c’était bon et sa en valait la peine. Il portait ses yeux à la montre holographique qu’il portait au poignet, l’heure avançait et son contact n’était pas encore là.

*En retard… job de merdre ! Oui job de merdre, et pourtant, j’aime ça, oh oui…*

Resté pendant un moment dans ses pensées philosophiques sur la nature de son boulot et le fait qu’il pèse le pour et le contre de l’adorer ou non, le temps défilait et le cigarillo était déjà en partie dévoré par le feu. Sentant ses doigts chauffer, il sortait de sa torpeur et se rendait à l’extérieur à nouveau, tirant une dernière bouffée dessus avant de le jeter dans le vide abyssal de la planète. Du coin de l’œil il voyait une silhouette se détacher qui venait vers lui. Instinctivement il portait une main à son arme, avant de reconnaître la personne qu’il avait engagée.

-En retard… Le ton employé laissait sous entendre que l’homme n’appréciait que peu ce genre de laisser aller, soit c’était un militaire, un de ces maniaque de l’heure ou alors un emmerdeur en toute circonstance.

Lorsqu’il avait engagée Zarielle Velora, il n’avait nullement dévoilé son travail. C’est ce qui se faisait d’ordinaire. On utilisait un faux nom, au point que sa se voyait de suite et un job tout aussi faux, qui sentait bien le truc préparé à l’avance sans vraiment prendre en compte la réalité de la vie.

-Allez dépêches-toi. Le fusil est là. Hadryl le montrait de la main. Not'e client ne va plus tarder maintenant…


Dernière édition par Hadryl Khar le Dim 11 Nov 2012 - 8:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Dim 11 Nov 2012 - 7:01


Coruscant... Zarielle connaissait le centre du pouvoir galactique de réputation mais ne s'y était jamais vraiment intéressé. Du moins pas jusqu'à ces derniers mois et le contrat consistant à assassiner un politicien que lui avait confié un mystérieux commanditaire. La récompense promise pour la réussite de cette mission lui permettrait d'appréhender les mois suivants avec sérénité et, sans doute, de lever un peu le pied. Parallèlement, la difficulté de la tâche qui l'attendait justifiait parfaitement un tel paiement. Il avait fallu de longs mois de préparation et plusieurs voyages sur Coruscant pour mettre sur pied un plan crédible et, surtout, s'assurer une porte de sortie...

Heureusement le travail avait été grandement facilité par son employeur qui lui avait fourni tout ce dont elle avait besoin. Elle demandait, il se chargeait de l'obtenir. Fausse identité, armes, autorisations diverses... Zarielle se fichait pas mal de l'identité de ce jeune homme et les raisons qui le poussaient à vouloir la mort de ce politicien Bothan. Règlement de compte, affaires politique ou économiques, simple jalousie... Il y avait tellement de choses qui pouvaient pousser les gens à se tuer. Après il y avait ceux qui le faisaient eux-mêmes et ceux, comme son employeur, qui préféraient faire appel à de tierces personnes pour s'en charger...

*Quoi qu'il en soit mon homme a le bras long, c'est certain...* songea-t-elle en s'approchant de son objectif.

La jeune femme gara le speeder qu'elle avait loué sous un nom d'emprunt et s'assura que le blaster qu'elle avait dégoté dans les bas-fonds - ce qui expliquait son retard - était chargé et correctement maintenu dans son holster de cuisse. Elle avait préféré se fournir en matériel sur place et ainsi éviter certains désagréments en cas de contrôle de la douane. On n'était jamais trop prudente. Zarielle sortit de son véhicule et leva les yeux pour mieux contempler le griffe-ciel en ruine qui lui faisait face. Après un bref regard autours d'elle pour s'assurer que la plate-forme désaffectée sur laquelle elle s'était garée était déserte, elle s'enfonça dans le bâtiment délabré. Ce lieu de rendez-vous avait été fixé en raison du point de vue parfait qu'il offrait sur les appartements de la cible qui logeait dans la tour adjacente...

La Firrerreo trouva enfin son employeur qui la gratifia d'une réplique sur sa ponctualité. Elle préféra ne rien dire et se contenta d'un léger sourire pour toute réponse. Oui, elle était en retard. Mais fort heureusement l'emploi du temps qu'ils avaient de leur cible indiquait clairement qu'il passerait sa soirée et sa nuit dans son appartement. Et puis, il s'agissait de ne pas offusquer l'homme qui allait faire sa richesse. Ce dernier lui indiqua ensuite le fusil de précision d'un geste de la main et la pria de se dépêcher. Zarielle s'approcha de l'arme et s'en saisit avant de l'épauler et de regarder dans le viseur.

- "Relax, je sais ce que je fais..." glissa-t-elle doucement en faisant quelques réglages sur la lunette.

Un mince sourire appréciateur naquit sur son visage alors qu'elle constatait avec grand plaisir que le fusil était de qualité. Encore une fois, son employeur prouvait qu'il était plein de ressources. Sans s'attarder davantage sur la provenance de l'arme la jeune femme enfila une paire de gants. Elle adorait ces instants si particuliers qui précédaient un meurtre, lorsque l'adrénaline commençait à se répandre doucement dans votre corps et vous enivrait peu à peu. Tuer n'était pas glorieux en soi mais qu'est-ce que c'était excitant. Et facile...

Zarielle vérifia rapidement le reste de son matériel et leva le regard vers son employeur. Elle savait déja que le nom qu'il lui avait donné était faux, tout comme son travail d'ailleurs. Il n'y avait pas de quoi s'offusquer vu que dans le milieu tout le monde procédait ainsi et la Firrerreo se fichait pas mal de savoir qui il était réellement après tout. Elle ne le reverrait sans doute plus après cette nuit et chacun d'eux reprendrait le cours de sa vie comme si rien de tout cela ne s'était passé. La seule chose qui comptait, c'était les crédits...

- "Avant de passer aux choses sérieuses il va falloir qu'on règle un dernier petit détail..." fit-elle en posant doucement la main sur la crosse de son arme. "Est-ce que vous avez bien la somme convenue avec vous? Loin de moi l'idée de mettre en doute votre parole mais... un oubli est si vite arrivé..."

La Firrerreo était dans le milieu n'était pas dans le milieu depuis assez longtemps pour en connaître toutes les ficelles mais elle avait rapidement compris qu'il n'y avait pas de place pour la confiance dans ce genre d'affaire. Son employeur ne lui avait pas donné de raisons particulières de douter de lui mais il était prêt à payer un montant important pour faire disparaitre le politicien Bothan. C'était un salopard, tout comme elle...

*Et on ne sait jamais ce qu'il peut arriver quand deux salopards se rencontrent...* songea-t-elle sans quitter du regard le jeune homme.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Dim 11 Nov 2012 - 10:22

Le jeune homme se saisissait d’une paire de jumelles qui était présente dans la valise avec le fusil de sniper. Il l’avait vérifié plusieurs fois dans la journée et aussi lorsqu’il attendait ici. Encore une fois, pour passé le temps et faire semblant de ne pas faire attention à la question de la jeune femme. Où était l’argent ? Une grimace apparaissait sur son visage. Mais avec l’obscurité ambiante il était possible qu’elle ne puisse le distinguer ou du moins il pouvait s’agir que d’un sourire.

-Oui… Finit-il par répondre.

Hadryl avait laissé, volontairement, planer un doute quand au fait qu’il avait l’argent. Mais sa réponse restait quand même vague. Bien entendu qu’il avait l‘argent, mais pas sur lui. Il n’allait pas être aussi stupide que ça en venant ici avec le matériel et l’argent. Qu’est ce qui empêcherait cette Zarielle de retourner son arme contre lui et de l’abattre pour avoir, à la fois, l’argent et le matériel ?

-Ne penses pas aux creds avant d’avoir finit le boulot ! Dit-il en rabaissant ses jumelles, fixant le regard de la jeune femme.

*Pfff tous les mêmes, pensent qu’aux creds ! Oublient le reste… Imbécile !*

Peu à peu l’atmosphère changeait, le temps redevenait subitement un peu plus doux. Les stations climatiques de Coruscant, ou du moins de ce secteur, avaient du être réparées. C’était si brutal, au point qu’Hadryl commençait à avoir chaud et déboutonnait le haut de sa veste.

-Je déteste quand ils font ça… Disait-il plus pour la forme que par envie de discuter.

Il reprenait sa surveillance de l’appartement du politicien Bothan. Il était chez lui, voyant que certaines pièces étaient éclairées. Par moment il l’apercevait le temps d’un battement de cœur, pas assez pour un tir. Un bruit raisonnait à travers la ville, une voix, faisant une annonce en plusieurs langues. C’est lorsqu’elle se mit à prononcer en basic que le jeune homme comprenait qu’elle annonçait que le désagrément climatique était finit. L’agent républicain poussait un soupir, continuant sa surveillance. L’annonce continuait de tourner en d’autres langues indéchiffrables. Finalement, leur client se mit à sortir sur son balcon.

*Il n’a pas résisté à l’envie de savourer un temps aussi doux ? Dommage…*

-Sur le balcon à… 798 mètres exactement. Second étage en partant du haut. C’est lui.

Il réajustait ses jumelles, vérifiant bien une dernière fois si c’était bien lui. A ses yeux les Bothans se ressemblent tous. Celui là portait la tenue que le sénateur avait en journée au Sénat et la couleur de sa fourrure ne laissait pas trop de doute.

-Oui c’est lui…

Il laissait son regard, à travers les jumelles, posés sur la cible. S’attendant à tout instant à entendre le tir et à peine deux battements de cœur rapides plus tard, le voir s’effondrer.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Dim 11 Nov 2012 - 11:43


Zarielle jaugea quelques secondes le jeune homme comme si elle voulait lire au plus profond de son être. Ne percevant aucun signe de duplicité chez lui elle se détendit quelque peu et retira doucement sa main de la poignée de son blaster. Lorsqu'il se permit de faire un commentaire sur le fait qu'il ne fallait pas penser aux crédits pendant le travail, la firrerreo se fendit d'un sourire glacial. De quel droit se permettait-il de lui dire ce qu'elle devait faire ou pas?

- "Sans vouloir vous offenser c'est vous qui avez fait appel à moi pour abattre ce Bothan! Si vous n'êtes pas capables d'appuyer sur la gâchette vous-même ayez au moins la délicatesse d'éviter ce genre de commentaire..." glissa-t-elle en réponse.

Elle fit un pas de côté pour récupérer le fusil de précision quand un brusque changement de température eu lieu. La jeune femme avait déja entendu parler de ces stations météorologiques qui faisaient la pluie et le beau temps sur Coruscant mais elle ne pensait pas qu'elles étaient à ce point efficace. Elle retira son manteau noir avant de se saisir de son arme et de s'approcher d'une fissure dans la paroi de duracier qui offrait une vue parfaite sur la tour adjacente. Elle s'allongea sur le sol tandis que son commanditaire se plaignait des employés des stations météorologiques .

- "Si ça vous dérange tant que ça vous pouvez toujours mettre un contrat sur la tête des types qui bossent là-haut..."

Un sourire amusé sur le visage tandis qu'elle s'installait aussi confortablement que possible et épaulait son arme. Écartant une mèche rebelle d'un noir de jais lui tombant sur le visage, la jeune femme approcha son œil de la lunette et entama un balayage de la zone de tir avec attention. Avec le zoom d'un fusil de précision on pénétrait dans l'intimité des gens alors que ceux-ci n'en avaient absolument pas conscience. Zarielle s'attarda un instant sur un couple faisant l'amour et un autre se disputant jusqu'à ce que la voie de son employeur lui indique la position de sa cible.

- "Second étage en partant du haut..." répéta-t-elle machinalement tout en pointant le canon de son arme dans la direction indiquée. "Cible repérée... Vous êtes certain que c'est lui?"

La jeune femme effectua quelques réglages de manière à avoir un visuel net sur le Bothan et plaça sa tête au centre de l'holocible. Vu dans le zoom le politicien avait l'air si proche et pourtant il se trouvait à un peu moins de huit-cents mètres. Un seul millimètre dans l'inclinaison du fusil et le tir manquait la cible. Elle n'avait droit qu'à un seul essai et elle le savait. Son employeur lui confirma une seconde fois qu'il s'agissait bien de la bonne personne et elle fronça les sourcils tout en raffermissant la prise de ses doigts sur la poignée de son arme.

Zarielle se força à calmer sa respiration et prit de longues inspirations jusqu'à ce qu'elle se sente prête à faire feu. Puis elle bloqua sa respiration et appuya peu à peu sur sa détente avant de finalement l'enfoncer complètement, sans aucune hésitation. Un tir jaunâtre jaillit du canon de l'arme et fila dans la nuit jusqu'à sa destination. Le Bothan ne vit sans doute jamais le coup venir. Le rayon le frappa un peu au dessus de la mâchoire et la puissance de l'impact le projeta violemment sur le côté, le faisant tomber au sol où quelques spasmes accompagnèrent sa rapide agonie. La jeune femme observa encore quelques secondes le corps pour s'assurer qu'il était bien mort et que personne ne s'était précipité dehors pour voir ce qu'il se passait avant de se fendre d'un magnifique sourire.

- "Et voila pour le Bothan! Rapide, net, efficace... Que demander de plus?" fit-elle, visiblement amusée.

La Firrerreo se releva et saisit le fusil avant de s'approcher d'une conduite fendue et de l'y glisser. L'arme tomba sur quelques mètres dans un bruit insignifiant car rapidement étouffé par l'eau qui s'était incrusté dans le tuyau. Il s'agissait de ne pas s'attarder dans la zone. Il était difficile de savoir quand le corps du Bothan serait découvert mais une fois que ce serait le cas les enquêteurs trouveraient facilement l'endroit d'où était parti le tir, y trouvant peut-être des indices. L'une des règles d'or, dans ce boulot, n'était de jamais s'attarder sur place une fois la mission effectuée...

- "Bon, vous avez eu ce que vous vouliez! Maintenant, si on parlait crédit?" insista-t-elle en se tournant vers son employeur. "Ce n'est pas que je n'aime pas votre compagnie mais il est temps de partir chacun de notre côté! Alors donnez-moi ce que je veux et qu'on en finisse..."
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Dim 11 Nov 2012 - 12:40

Dans ses jumelles Hadryl voyait le tir faire mouche. Un sourire apparaissait sur ses lèvres. Oui c’était bien un joli tir et un joli coup de la part du patron. Bientôt les voix au Sénat qui s’opposent à lui vont vite rester dans les gorges des autres. Oh certes, il y aura des questions, des soupçons de part et d’autres. Mais qu’importe, les services feront leur boulot et ils auront ce qu’il faut pour mettre fin aux suspicions, du moins officiellement.

-Oui… très bien.

Dans son oreillette, le jeune homme entendait des voix qui annonçaient la mort du sénateur Bothan. L’un d’elle demandait la fouille de l’immeuble ou ils vivaient ou des alentours. Oui, comme venait de le dire Zarielle, il fallait décamper. Mais pour Hadryl il était hors de question de partir de suite. De toute manière l’immeuble sera vite fouillé et à peine qui plus est. Avec les saloperies des bas fonds qui en profitent pour remonter par ici de temps en temps, aucun risque que l’on s’y attarde. Il portait une main à son blaster le retirant tout doucement de son holster, le pointant droit sur Zarielle alors qu’elle se retournait vers lui.

-Merci…

Une pression sur la détente et le coup partait. Une décharge rouge sang filait droit sur la jeune femme, la percutant de plein fouet dans son ventre. A une si petite distance il était impossible pour un tireur chevronné comme lui de la manquer. L’impact était si violent que Zarielle fut projetée en arrière, contre un mur avant de s’écrouler au sol et de rouler dans une crevasse faite au niveau du plancher.

L’instant d’après qui suivait le tir et la chute de la Firrereo, le jeune homme s’autorisait à respirer, poussant un soupir de soulagement. Sa y est, le boulot était terminé. Déjà il annonçait à ses supérieurs que c’était fait et que le tireur responsable du meurtre du Bothan était mort. Mais un bruit suspect attirait son attention. Il provenait d’en bas, à l’endroit ou la femme était tombée. D’un pas prudent Hadryl s’engageait vers la brèche. Il lui fallu un moment pour s’habituer à cette obscurité avant de voir une forme bouger et entendre un raclement sur le ferrobéton et un gémissement de douleur.

*Pas possible !*

D’un geste vif, l’agent braquait de nouveau son arme et tira une fois. Le tir manquait sa cible, venant frapper le sol à côté de Zarielle. Il tirait alors une seconde fois, visant l’endroit ou devait se tenir sa tête ou du moins le haut du corps. Manque de chance, encore une fois, elle venait de rouler sur le côté et un instant trop tard le tir venait frapper à l’endroit prévu ou se trouvait le visage de sa cible.

-Et merde !

Se redressant et se retirant du bord de la crevasse, Hadryl s’enfonçait vers la sortie de l’appartement. En arrivant dans le couloir, il courait vers l’escalier de service qui l’amènerait trois étages plus bas.

-Suspecte repérée, immeuble effondré dans le secteur 3. Je répète, suspecte repérée dans immeuble effondré au secteur 3. Etage… 3507, étage 3507, elle est blessée !

*Enfin, j’espère… Comment a-t’elle pu survivre à ça ?*

Reprenant sa course, le jeune homme dévalait les marches, le cœur battant à tout rompre se demandant sur quoi il allait tomber en bas. Pourtant malgré ce petit stress il ne pouvait s’empêcher de sourire. Tout marchait bien sauf ça. Au moins la soirée serait intéressante, bien plus que prévu, tant que sa se termine comme prévu. En arrivant en bas de l’escalier menant à l’étage 3507, il ralentissait, avançant avec précaution. La porte hermétique avait été fermée, mais un pilier avait tout détruit en tombant. En escaladant les restes du pilier, l’agent républicain passait par l’ouverture, blaster en main, avant de s’engager dans le couloir.

*J’aurai du apporter des JVN… quelle merde…*

Le pas lent, il marchait avec précaution essayant de ne pas faire trop de bruit, malgré les gravats, essayant de repérer d’autres pas ou un souffle, n’importe quoi. De ce qu’il savait à propos de l’architecture de l’immeuble, il approchait de l’appartement ou Zarielle était tombée.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Lun 12 Nov 2012 - 4:11



La sensation d'être totalement impuissante... Cette impression s'empara de la jeune femme alors qu'elle posait le regard sur le canon de l'arme de l'humain. Elle n'eut pas le temps d'articuler quoi que ce soit ou d'esquisser le moindre geste pour se défendre. Un choc violent à hauteur de son ventre la propulsa contre le mur et une douleur lancinante se déversa dans son organisme avant qu'elle ne roule sur le sol puis ne tombe de quelques mètres. La chasseuse de prime ne put retenir un cri de douleur lorsqu'elle tomba lourdement sur une pile de vieux déchets qui, fort heureusement, absorba un peu l'impact...

La jeune femme porta les mains à son ventre en grimaçant et souleva un peu son haut noir. Un mince sourire déformé par la souffrance apparut sur son visage délicat alors qu'elle constatait que l'armure légère qu'elle portait avait absorbé une partie de l'impact. L'odeur de chair calcinée indiquait cependant qu'elle ne s'en était pas sortie indemne même si fort heureusement la blessure ne semblait pas trop grave. Encore sonnée par l'impact du tir de blaster et de la chute, elle ouvrit les yeux et les posa sur la crevasse par laquelle elle était tombée. La silhouette de son employeur se dessinait dans l'obscurité et un second tir s'écrasa à côté d'elle, la manquant de peu...

Elle roula sur le côté dans un réflexe salvateur évitant ainsi un troisième rayon qui vint percuter l'endroit où sa tête se trouvait quelques instants auparavant. Se redressant avec peine, la Firrerreo se mit à l'abri contre un mur, là où la ligne de tir de son commanditaire était obstruée. Un répit bienvenue mais qui serait sans doute de courte durée. Profitant des quelques secondes qu'elle avait devant elle avant que le jeune homme ne trouve un moyen de la rejoindre pour finir son sale boulot, elle vérifia qu'elle n'avait rien de cassé. Son ventre et son genoux gauche lui faisaient un mal de chien mais elle semblait entière sinon. Heureusement qu'elle avait décidé au dernier instant d'emporter cette légère armure. Sans quoi...

- "Putain!" cracha-t-elle. "Quel enfoiré celui-là! Attends mon gaillard, tu vas voir..."

Elle se redressa et s'appuyant sur la paroi et attendit quelques instants supplémentaires pour reprendre complètement ses esprits. La jeune femme tira son blaster et en vérifia la charge tout en prêtant attentions aux bruits alentours. Plusieurs bruits de pas amplifiés par les couloirs et pièces vides de la tour en ruine lui indiquèrent que le salopard n'était pas seul. Peut-être des hommes de main ou encore les squatteurs du coin qui cherchaient à fuir l'origine des tirs de blasters. N'ayant guère le temps de s'attarder sur l'identité de ces nouveaux arrivants, Zarielle se dirigea vers les escaliers de service les plus proches. Heureusement qu'elle avait pris le temps d'étudier les plans de l'édifice, au cas où...

*Tu peux dire adieu à tes crédits, ma belle...* songea-t-elle en soupirant. *Fallait que ça tombe sur moi, forcément...*

La jeune femme se colla à l'angle d'un mur et se pencha légèrement pour vérifier que le couloir suivant était désert. Ne décelant rien d'anormal elle se prépara à s'y engager quand un bruit de pas sur des gravas la stoppa dans son élan. Elle ne réfléchit pas et pointa son blaster en direction de leur origine avant d'appuyer à cinq reprises sur la détente. Cela fait, elle regagna le couvert du mur et s'y adossa.

- "Tu pensais vraiment te débarrasser de moi comme ça, enfoiré?" lança-t-elle à son poursuivant. "La prochaine fois, vise la tête..."

Le railler n'était cependant pas la meilleure chose à faire, elle en était consciente. Mais il fallait bien qu'elle gagne un peu de temps histoire de trouver un moyen de s'échapper de ce piège géant qu'était la tour. Son speeder était garé quelques étages plus bas mais elle était pratiquement certaine que son adversaire y avait également pensé. A l'heure actuelle il était certainement piégé ou détruit, il n'y avait pas grand chose à attendre de ce côté-là. Sa seule solution était de s'enfoncer dans les profondeurs de l'édifice et tenter d'y semer son poursuivant. Dans son état elle ne pouvait risquer un affrontement ouvert avec le jeune homme d'autant plus que celui-ci semblait être un professionnel. Ou du moins quelqu'un qui ne tuait pas sa première personne comme en témoignait le regard neutre qu'il avait lorsqu'il avait appuyé sur la détente...

- "Tu t'appelles comment, en fait?" reprit-elle. "Si je dois mourir j'aime autant savoir de la main de qui..."

Tout en parlant, la jeune femme tira de sa ceinture de munition un petit détonateur de faible puissance, destiné à aveugler l'ennemi. Elle souleva d'un doigt la sécurité de la sphère et la jeta dans le couloir d'un geste furtif avant de fermer la membrane nictitante propre aux Firrerreos sur ses yeux afin de se protéger du mieux qu'elle le pouvait. Espérant que son petit tour avait réussi et lui offrirait quelques secondes supplémentaires pour agir, Zarielle se redressa et courut aussi vite que le lui permettait sa blessure vers une ouverture de la paroi externe du bâtiment, se jetant dans le vide. Elle se rattrapa tant bien que mal à des filins et se laissa glisser sur deux étages et de se poser sur un rebord. Le choc lui arracha un gémissement de douleur et il lui fallut un moment pour reprendre sa progression. Heureusement, avec un peu de chance, elle avait encore reprit une longueur d'avance sur son poursuivant. Du moins, si elle avait de la chance...
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Lun 12 Nov 2012 - 9:44

Toute cette précaution n’avait servit à rien, des tirs de blaster pleuvaient dans sa direction. Instinctivement, il se jetait au sol et roulait sur le côté pour se mettre à l’abri derrière les restes du pilier en ferrobéton. Il essayait de se rappeler mentalement d’où est-ce qu’ils provenaient ces tirs. Et surtout combien il y en avait eu. Car au loin, Hadryl entendant des bruits de pas. Etait-ce des renforts, bien qu’il en est pas demandé ou alors des intrus, qui pourraient vite devenir des hostiles à abattre en plus.

*Quelle merde…*

A la suite des cinq tirs, oui c’est ce qu’il avait compté, quatre ou cinq tirs, pas plus, il braquait la position ou se trouvait sa cible et ripostait à son tour, un coup, puis un autre, tout en se déplaçant pour se caler contre la même paroi. Ne répondant pas à la pique que lui lançait la jeune femme, Hadryl continuait d’avancer, tout en recevant quelques infos par l’oreillette. Ces infos de la part des chefs d’escouades lui donnaient leurs positions actuelles. Et ils étaient encore loin d’ici. Un véhicule antigrav était néanmoins en route pour empêcher toute fuite de la tour par la voie des airs.

*Donc, ce n’est pas eux qui montent… ou qui descendent…*

Un cliquètement métallique au sol attirait son attention. Ses yeux se posaient sur la l’objet en forme de fruit rond avec une petite lumière bleue qui s’allumait. Instinctivement, l’agent se retournait, en fermant les yeux s’attendant à une explosion, avant de se rappeler que… Mais c’était trop tard la grenade lâchait sa décharge sonique. Malgré le fait d’avoir les yeux clos et détourné vers un coin sombre, la lumière blanche était telle que des flashs lumineux apparaissaient devant ses yeux. De plus il n’avait pas pensé à protéger ses oreilles. Il était donc momentanément sourd et à moitié aveuglé. Par réflexe, comme appris durant sa formation, il reprenait appui contre le mur braquant son arme dans la direction supposé de sa cible, pour ne pas être pris au dépourvu.

Pendant les quelques secondes suivantes, qui paraissaient aussi longues que des minutes, l’ouïe du jeune homme revenait, bien que sa vue soit quelque peu brouillée et le serait encore pour quelques minutes. N’entendant plus rien en face de lui, il fonçait droit sur la position de Zarielle, arme braqué devant soit, prêt à tirer. Il entrait dans un appartement, celui contre lequel la jeune femme se dissimulait. Les vitres avaient été brisées et les murs étaient à moitiés effondrés. Des câbles métalliques pendaient le long des parois. Pendant un court instant pas plus de deux secondes, Zarielle descendait le long d’un câble, c’est ce que le jeune homme voyait et il était difficile de l’atteindre et puis, il fallait un cadavre pour les autorités…

-Arrêtes de fuir comme ça… Dit-il plus pour lui-même que pour la Firrerreo.

Pourtant, malgré qu’elle lui en fasse baver, un sourire était sur ses lèvres. Oui la soirée s’annonçait vraiment passionnante. Pour peu il al laisserait bien courir encore un peu pour finalement l’achever comme il se doit. Ne prenant pas autant de risques inutiles, Hadryl retournait dans le couloir, courant droit vers l’escalier suivant, qui était encore dans une section de la tour intacte. Il repensait mentalement au nombre d’étages que la jeune femme avait descendu en câble, pas plus de deux. Il dévalait les marches à grands pas. Encore aveuglé, il se prenait les pieds dans les restes d’un bloc de béton, continuant sa course en tombant de quelques marches et finissant par se cogner le dos contre le mur d’en face.

Ses mains glissait contre le sol pierreux pour reprendre son arme et continuer sa course, le souffle court et douloureux mais l’adrénaline était telle que sa ne lui faisait rien, mis à part un bien être fou. En arrivant en bas du second étage, le 3505, comme c’était écrit en basic galactique et d’autres langues sur le fronton, il s’engageait dans le couloir, regardant rapidement à gauche et à droite avant de voir sa cible, s’engager à son tour dans l’escalier opposé. La distance était grande et la précision serait moindre mais qu’importe, il avait une folle envie de lui tirer dessus. Braquant son arme sur elle, il visait, tout d’abord au niveau de la tête. Il pressait la détente et le tir ne l’atteignait pas, passant près d’elle. Il pressait une seconde fois la détente, visant directement le dos de la Firrerreo et là aussi il l’a manquait de peu.

Elle s’était retournée et lui avait tiré dessus une fois avant de reprendre sa course dans l’escalier. Le tir avait été imprécis aussi, a tel point qu’il lui avait été inutile de se mettre à couvert. Il avait tiré une nouvelle fois juste avant qu’elle disparaisse de son champ de vision et ce troisième tir avait eu autant d’effet que le précédent. Un autre tir e laser se faisait entendre, suivit d’une brève explosion qui faisait tout de même trembler les restes de l’immense tour, en faisant tomber de la poussière et créant de nouvelles fissures dans les murs. Dans son oreillette, Hadryl recevait confirmation que le tir venait du véhicule antigrav et que le speeder qui était deux étages en dessous venait d’être détruit. Un sourire assassin venait de naître sur ses lèvres, elle n’avait plus qu’une seule voie de sortie…
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Mar 13 Nov 2012 - 3:48


Plus la poursuite s'éternisait et plus ses chances de survies diminuaient. Zarielle en était parfaitement consciente et faisait son possible pour semer son commanditaire avant que sa blessure ne lui permettent plus d'avancer. La jeune femme sentait ses forces l'abandonner peu à peu et le fait de courir en tout sens pour éviter les tirs de son poursuivant ne lui laissait guère le temps de se reposer. Une nouvelle fois l'homme se trouvait sur son chemin, au même niveau qu'elle. Et une fois encore quelques tirs fusèrent dans l'obscurité sans toucher leurs cibles respectives...

La chasseuse de prime s'adossa contre un mur, tenant son arme des deux mains, relevée contre elle. Mis à part son blaster il ne lui restait plus de grenade sonique et le reste de son équipement était resté quelques étages plus haut, à l'endroit où elle avait tiré sur le Bothan. Elle avait quelques explosifs et un fusil blaster soigneusement rangés dans son sac mais il était plus sage de faire une croix dessus. Et puis avec un peu de chance son speeder n'était pas piégé finalement et en état de voler. Il se trouvait au niveau 3502, soit deux étages en dessous...

*Allez, tu peux y arriver ma grande!* se motiva-t-elle. *C'est pas le moment de te décourager! Mais avant...*

Elle tendit le bras à travers l'embrasure de la porte et tira quelques salves qui manquèrent de peu son adversaire, comme souvent trop véloce à son goût lorsqu'il s'agissait d'éviter ses ripostes. Zarielle se remit à couvert et essuya d'un revers de la main la sueur qui perlait sur son front. Elle allait tirer une nouvelle salve dans le direction de son adversaire quand le bruit d'une arme à énergie de plus gros calibre se fit entendre. Une explosion lui fit rapidement écho, faisant trembler les murs de la tour en ruine sur quelques niveaux et faisant exploser les quelques rares vitres encore entières. De la poussière tomba des fissures déja présentes, certaines s'agrandissant et d'autres se créant suite à l'onde de choc. La chasseuse de prime n'eut pas besoin de jeter un regard en contrebas pour comprendre que son speeder faisait désormais partie du passé.

- "Ça, c'est un coup bas..." maugréa-t-elle avant de reprendre, plus fort: "C'était un XS-417! J'ajoute ça à ton ardoise, enfoiré!"

Elle tira à deux nouvelles reprises sur le jeune homme qui se protégea en plongeant sur le côté, profitant de ce temps-mort pour se glisser vers une ouverture dans la paroi extérieur. La carcasse de son speeder gisait en contrebas et quelques flammes dansaient encore sur sa carlingue tandis qu'une vaste zone avait été noircie par l'explosion. Un antigrav de la sécurité pointait son projecteur sur la paroi du bâtiment, fouillant rudimentairement les étages où elle pouvait se trouver. Un détail attira tout particulièrement son attention. Ce genre de véhicule était de facture militaire et son entretien signalait clairement qu'il n'appartenait pas à une bande de criminel des bas-fonds. Se pouvait-il que son commanditaire fasse partie de l'armée ou de l'un de ses organismes? Si c'était le cas, elle était vraiment mal barrée...

*L'armée qui organise l'assassinat d'un politicien? Ça n'a aucun sens...* se dit-elle en fronçant les sourcils. *Mais si c'était quand même le cas et que ça se savait, ça ferait un sacré scandale...*

Une idée de plan germa dans son esprit mais bien trop compliqué pour être mis en œuvre dans la situation actuel. D'autant plus que des bruits de bas lui parvinrent en provenance du côté opposé à son poursuivant. Ses renforts? Il n'y avait plus qu'à espérer que ce n'était pas le cas sans quoi son existence allait trouver une rapide épilogue. Un zabrak sale et vêtus de quelques pièces d'armures recouvrant des vêtements crasseux et déchirés apparut d'on ne sait. Un chien de combat Nek marchait docilement à ses côtés et dévoila une rangée de crocs impressionnants en posant le regard sur Zarielle. La surprise ne dura quelques instants et l'animal bondit sur la jeune femme qui le cueillit d'un tir de blaster en pleine gueule. Agonisant, le chien la percuta de plein fouet, la faisant tomber à genoux.

- "Hé les gars! J'en ai trouvé une à l'étage 3504! Ramenez vos fesses vite fait, il y a de la chair fraîche!" cracha le zabrak dans un basic affreux dans un semblant de comlink.

Il n'eut pas le temps d'ajouter un mot de plus, un tir le cueillant à la gorge. Un horrible gargouillis étouffé s'en échappa tout comme une fumée âcre alors que le ferrailleur essayait visiblement de dire quelque chose. La surprise dans son regard était des plus jouissive. Cet imbécile avait sans doute du songer que le choc avec le chien Nek l'avait sonnée ou quelque chose dans le genre. Zarielle se redressa et tira une nouvelle fois dans la tête du zabrak plus par plaisir que réelle nécessité.

- "Je t'en foutrai de la chaire fraîche..." glissa-t-elle froidement.

Pas le temps de s'attarder néanmoins, l'arrivée du ferrailleur ayant donné l'ouverture nécessaire à son poursuivant pour entrer dans l'appartement qu'elle n'avait pu tenir. Elle entendait ses bruits de pas proches et eut juste le temps de se retourner et pointer son canon sur le jeune homme qui en avait fait de même. Un duel silencieux s'engagea, chacun dardant un regard respirant la confiance sur l'autre. Ce genre de situation était tout aussi dangereuse qu'excitante. Au final, les chances de survie s'élevaient à 50%. Qui tirerait le premier? Qui manquerait sa cible? Et qui pourrait cracher sur le cadavre de l'autre?

Mais de nombreux bruits de pas résonnèrent dans la cage d'escalier proche, indiquant l'arrivée d'autres ferrailleurs. Les forces spéciales ou même les militaires progressaient avec précaution dans un environnement qu'ils ne connaissaient pas et ce n'était pas le cas de ceux qui arrivaient à en juger par leur course effrénée. Non, on aurait d'avantage dit des bêtes en chasse que des hommes disciplinés, confirmant qu'il ne s'agissait pas des renforts de son commanditaire. Zarielle se fendit d'un léger sourire en penchant faiblement la tête de côté. Le jeune homme devait être arrivé à la même conclusion qu'elle et savait également qu'ils ne disposaient que de très peu de temps avant l'arrivée des ferrailleurs.

- "On dirait bien qu'on va avoir un petit problème..." fit-elle d'une voix douce. "On se descend mutuellement ou on applique ce vieil adage: l'ennemi de mon ennemi est mon ami?"

L'idée d'une "alliance" temporaire avec l'homme qui essayait de la tuer et l'avait privée d'une somme conséquente de crédits lui donnait envie de vomir. Mais dans l'immédiat, elle ne voyait pas vraiment d'autres solutions s'ils voulaient éviter de finir captifs, brutalisés ou morts. Voir pire encore... Sans quitter le jeune homme des yeux et gardant toujours son arme fermement pointée sur lui, prête à réagir, la chasseuse de prime attendit la réponse de l'enfoiré...

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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Mer 14 Nov 2012 - 8:41

Hadryl s’approchait avec précaution de l’escalier. L’odeur d’ozone des décharges de blasters planait encore, en plus de celle répugnante de la chair brûlée. Il avisait du regard le chien Nek abattu et le Zabrak de deux tirs. D’où pouvait-il bien sortir celui là ? A en voir son allure plus que douteuse, des bas fonds probablement, un des gangs de ferrailleurs. Et s’il y en avait un, il y en avait d’autres… Combien ? Impossible à dire. Ces types viennent ici avec des chiens dans l’idée de trouver des gens qui viendraient vivre ici malgré l’état du bâtiment et généralement leurs armes sont rudimentaires. Mais il ne faut pas négliger le fait que certains ont des blasters voir des armes à fusion qui servent d’ordinaire à découper le duracier. Le genre de saloperie qui transforme un type en armure en four… Alors quelqu’un qui en est démunie… Mais pour le moment ils n’étaient pas là, Zarielle, si.

*Elle va se cacher en espérant qu’ils passent ou…*

Du coin de l’œil il voyait une silhouette qui se détachait dans la nuit coruscanti. Dans un autre lieu, à un autre moment, il l’aurait peut être admirée, mais pas maintenant, pas pendant le boulot. Instinctivement il braquait son arme sur elle, tout comme cette dernière qui l’avait entendu venir. Mais aucun tir ne fusait entre eux deux. Comme si l’un et l’autre hésitait à tirer. Profitant de cet instant d’indécision, l’agent se mettait de profil, offrant ainsi moins de chance de le toucher, même si la distance qui les sépare est ridiculement faible. S’ils tirent, ils meurent tout les deux et ce n’est une option pour personne apparemment.

Les ferrailleurs approchaient. Il fallait vraiment être sourd pour ne pas les entendre. A présent les effets de la grenade sonique s’étaient estompés. Ayant la pleine maîtrise de ses moyens, le jeune homme pouvait commencer à réfléchir. Leur situation était d’une bêtise… et visiblement la Firrerreo en était consciente faisant une proposition sensée. Hadryl inclinait la tête en guise d’acquiescement et reculait d’un pas puis d’un autre, sans cesser de la braquer, avant de se mettre hors de vue, derrière le mur d’entré de l’appartement.

-Il te reste encore de tes saloperies sonique ? J’espère, car on va en avoir besoin…

A peine eut-il terminé sa phrase que les premiers ferrailleurs approchaient. Sans prendre la peine de prévenir Zarielle, ni même de savoir combien ils étaient, le jeune homme ouvrait le feu tirant à chaque pas qu’il faisait, pour se rendre contre le mur opposé et l’appartement qui était en face. Des cris, des insultes, des ordres donnés par certains et contestés par d’autres puis des tirs épars. Rien de bien dangereux en fin de compte. En jetant un coup d’œil rapide, il voyait Zarielle qui ripostait aussi.

Une grimace venait tordre la bouche d’Hadryl, elle était sur sa position. Ce n’était pas bon ça et pas en adéquation avec son plan qui prenait forme. S’il voulait le mener à bien il fallait qu’il décampe de l’étage et retourne à l’escalier en prenant le risque de s’exposer inutilement aux ferrailleurs mais aussi à sa cible.

*Quelle merdre…*

Tant pis pour Zarielle, il devra finir le boulot comme il le prévoyait, tout seul. Il contactait à l’aide du micro fixé au revers de sa veste et relié à son oreillette le véhicule antigrav de patrouille.

-Etage 3504. Je suis du côté Est. Balayez l’étage avec votre canon laser d’Ouest en Est jusqu’à la moitié. Je confirme, étage 3504 tirer d’Ouest en Est jusqu’à la moitié seulement.

*On va voir si tu survis à ça, « chérie »*

Sans attendre l’agent se ruait à l’intérieur de l’appartement, dans la pièce la plus éloignée en essayant de se mettre à couvert le plus possible. Les tirs du canon laser du vaisseau de patrouille commençaient à frapper le mur en ferrobéton, en remontant très rapidement tout l’étage. Les explosions se succédaient à un rythme effréné, projetant en tout sens des blocs de pierres qui venaient écraser, frapper, aussi sur qu’un shrapnel, les ferrailleurs qui étaient à découverts. Mais hélas les tirs affaiblissaient aussi la structure déjà endommagée de la tour. Et les pilotes devaient faire preuve de zèle en tirant plus loin que prévu.

-Stop ! Cessez le feu, cessez le feu !!! Connards !!! Hurlait-il dans son système com.

Un tir plus tard qui était passé très près, dans l’appartement d’à côté du sien, et un silence de mort planait dans l’étage. Quelques gémissements, des râles d’agonie tout ce qu’il y avait de plus normal. Mais la poussière était dense, si dense qu’on ne pouvait voir à plus de deux mètres devant soi. Instinctivement, Hadryl pointait son arme dans l’embrasure de la porte du logement dans lequel il était entré, s’attendant à y trouver Zarielle, prête à l’achever. Mais il y eut un tir, puis deux et un troisième d’une autre arme ponctué par un cri rageur.

*L’un d’eux à survécu… et elle aussi visiblement… très bien !*

Sans perdre un instant l’agent républicain se relevait, toussant à s’en cracher les poumons à cause de la poussière qu’il avait avalé en reprenant son souffle. Prenant son temps, il rechargeait son blaster et s’avançait avec prudence à l’embrasure de la porte et observait le combat entre ses deux ennemis du soir…
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Jeu 15 Nov 2012 - 4:37


Zarielle était plus que satisfaite de la réponse de son vis-à-vis. Au moins il avait le bon sens d'accepter l'alliance de circonstance qui, par ailleurs, était également leur meilleure chance de survie. Elle garda son arme pointée sur le jeune homme alors qu'il reculait à l'abri derrière un pan de mur. Elle alla se cacher derrière un tas de petites poutres de duracier tout en prenant au passage le blaster de l'un des deux hommes qu'elle avait abattus quelques instants plus tôt. Vérifiant la charge de sa nouvelle arme, la jeune femme prêta ensuite attention aux bruits de pas qui se rapprochaient.

- "Il te reste encore de tes saloperies sonique ? J’espère, car on va en avoir besoin… " lui demanda-t-il.

- "Parce que tu crois que je vais te le dire?" glissa-t-elle en réponse.

Ils n'eurent pas le temps de débattre davantage sur ce qu'ils avaient en stock, les premiers ferrailleurs déboulant comme des furies dans l'appartement. L'humain ouvrit le feu en premier et Zarielle en fit de même quelques secondes plus tard. Leurs tirs croisés fauchèrent les premiers arrivants qui n'eurent pas le temps d'esquisser le moindre geste pour se défendre. Les suivants, en revanche, commencèrent à se déployer, profitant parfois des cadavres de leurs camarades tombés pour se protéger et gagner un couvert plus sur. Pour le moment Zarielle et son allié de circonstance parvenaient à contenir les ferrailleurs mais cela n'allait certainement pas durer.

S'adossant aux poutres qui lui servaient de protection pour glisser de nouvelles cellules de gaz tibana dans ses blasters, la jeune femme tourna le regard vers son allié pour voir comment il s'en sortait. Elle vit les lèvres du jeune homme bouger alors qu'il parlait au revers de sa vaste. Ou, plus vraisemblablement, au micro qui s'y trouvait. Il n'y avait pas besoin d'être une génie pour comprendre à qui il s'adressait. Et elle était prête à parier que ce n'était pas bon ni pour elle, ni pour les ferrailleurs.

*Qu'est-ce qu'il fabrique encore, celui-là?* se demanda-t-elle en le scrutant d'un regard inquisiteur.

Lorsque l'humain se rua à l'intérieur de l'appartement la jeune femme se redressa et pointa un blaster sur le groupe de ferrailleur et l'autre sur son commanditaire. Mais elle n'eut pas le temps d'ouvrir le feu. De violents tirs de canon laser vinrent éventrer le mur du bâtiment et balayer l'intérieur de l'appartement. Le duracier et le ferro-béton se disloquèrent ou explosèrent, incapables de résister à une telle puissance de feu. Zarielle fit la seule chose qu'elle pouvait faire en pareille circonstance, c'est à dire se coucher face contre terre et prier pour qu'un tir ne l'atteigne pas. La jeune femme sentit une vive douleur au niveau de son pied et l'exprima par un cri qu'elle étouffa bien vite. Quelques secondes s'écoulèrent à peine avant que la voix de l'homme qui lui pourrissait sa soirée depuis quelques minutes se fasse entendre, couvrant à peine le bruit de l'arme du vaisseau de patrouille, mais cela parut durer l'éternité pour la chasseuse de prime. Quand le tonnement du canon laser cessa enfin, l'appartement ressemblait davantage à un champ de bataille qu'un lieu de résidence.

*Toi mon gars je jure sur tous les foutus dieux de cette... de toutes les galaxies que je vais t'écorcher vif.* se promit-elle en grimaçant, se redressant puis posant les yeux sur son pied droit.

Un morceau du mur s'était effondré puis tombé, l'emprisonnant. Zarielle sentait encore son pied ce qui était une bonne chose en soi et - après vérification - pouvait encore bouger les orteils. Heureusement un autre morceau de ferro-béton avait absorbé l'impact de la chute. Mais elle était prisonnière, malgré ses tentatives pour se dégager. La fumée poussiéreuse qu'avait soulevée les salves de canon était si dense que la jeune femme toussa bientôt à plein poumon et déchira un morceau de tissu qu'elle se passa sur le visage pour filtrer l'air. Mais cette poussière n'avait pas que des désavantages.

Du moins c'est ce que la chasseuse de prime se dit alors que des toussotements suivis d'un bruit caractéristique de crachat se fasse entendre derrière elle. Elle se tourna vivement, du moins autant que le lui permettait sa cheville captive, et croisa le regard d'un trandoshan. La surprise passée, ils levèrent leurs armes respectives dans la direction de l'autre.

- "Tu pouvais pas crever comme tes autres potes, saloperie? C'était trop demander?" hurla-t-elle en appuyant sur la détente.

Leurs tirs se croisèrent au même moment. Les deux traits d'énergie du lézard frôlèrent de très près la jeune femme qui se plaqua au sol par réflexe et réplique. Son rayon rouge se logea dans la cavité crânienne de son opposant, le faisant s'effondrer sur le coup puis basculer dans le vide par une ouverture dans le mur. Zarielle soupira longuement en réalisant qu'elle avait énormément de chance de ne pas avoir été touchée à cette distance et entreprit de se dégager. N'y parvenant toujours pas et chercha du regard quelque chose qui pouvait l'aider à faire levier. Un sourire éclaira son visage alors qu'elle posait le regard sur un cutter à fusion. Elle s'en saisit en tendant le bras et l'activa. Une lame orangée en sortit et elle régla la largeur et l'épaisseur du faisceau rapidement avant de découper le ferro-béton. Elle se libéra en quelques secondes et se redressa tant bien que mal.

C'est alors qu'elle remarqua son commanditaire qui observait la situation calmement depuis l'embrasure de la porte. Le regard qu'il posait sur elle donnait l'étrange sensation à la jeune femme d'être une sorte de distraction. Était-ce de l'amusement qu'elle pouvait percevoir dans son regard? Est-ce qu'il voyait tout ceci comme un jeu et sa traque comme une manière de se divertir? Si c'était le cas, elle avait soit affaire à un fou furieux, soit à un jeune homme sur de lui et conscient qu'il avait l'avantage puisqu'elle était blessée. Zarielle porta une main à sa blessure au ventre qui se faisait discrète à cause de l'adrénaline mais lui pompait néanmoins ses forces tout en se disant que la deuxième option était - malheureusement - la plus probable...

- "Tu sais, je me demande ce que tu vaux vraiment quand tu n'as pas tes petits copains pour t'aider." lâcha-t-elle en faisant référence au vaisseau patrouilleur. "J'imagine qu'en temps normal t'es le genre de type qui se planque derrière ses hommes. Bravo pour le courage!"

L'ironie est l'arme des faibles, il parait... Mais depuis son couvert - les restes de l'un des pilliers - elle n'avait pas du tout le champ libre. Son adversaire avait clairement l'avantage - comme depuis le début de leur altercation, en somme - et tenter de le charger ou quitter son abri lui permettrait de l'abattre sans aucune difficulté.

*Et voila... C'est comme ça que tu vas crever ma grande... Trahie puis assassinée par un type qui doit sortir de l'adolescence dans une tour délabrée remplie de ferrailleurs... Tu parles d'une fin glorieuse...*

Le faisceau d'un projecteur filtra à travers les trous dans le murs et signala position de l'antigrav à la jeune femme. Ce dernier semblait balayer l'angle du bâtiment et s'il poursuivait dans la direction il serait bientôt à sa hauteur. Elle serait alors prise dans un feu croisé, sans aucune chance d'en réchapper. Elle soupira une nouvelle fois, consciente que cette fois c'était bien fini. Elle leva son regard gris vers le véhicule dont l'avant apparaissait peu à peu le long d'une brèche dans la paroi. Un sourire apparut peu à peu sur ses lèvres alors qu'une idée lui traversait l'esprit. Le genre d'idée stupide qu'on envisage lorsque l'on est suicidaire...

*Foutue pour foutue... Qu'est-ce que tu as à perdre hein?* pensa-t-elle en lâchant un rire furtif.

Sa décision prise, la jeune femme glissa le cutter à fusion dans sa ceinture et tendit le bras brièvement pour tirer en direction de son commanditaire afin de le forcer à rester à l'abri. Puis elle se redressa et courut en direction de la brèche avant de sauter dans le vide. Elle se rattrapa de justesse à l'un des patins du véhicule antigrav et cria alors que sa blessure au ventre faisait valoir ses droits, lui envoyant une décharge de souffrance qui lui vrilla le corps. Se forçant à tenir bon et ne pas lâcher, la jeune femme tira le cutter à fusion et l'activa avant de le plonger dans le ventre de l'appareil. Des étincelles s'échappèrent du sillon qu'elle creusa dans le métal.

Elle du toucher un dérivateur d'énergie ou quelque chose du genre puisque l'appareil eu des ratées et qu'il perdait peu à peu de l'altitude. Les répulseurs lâchèrent sur l'un des flancs du véhicule et il commença à partir en vrille. Zarielle usa de ses dernières forces pour ne pas lâcher prise alors que la force centrifuge devenait de plus en plus violente. Le cutter lui glissa des mains et ses blasters subirent le même sort, tombant dans le vide abyssale. La jeune femme cru entrevoir une porte de sortie et se lâcha au moment qu'elle estimait adéquat. Le patrouilleur tourna sur lui-même encore quelques instants puis rebondit sur la paroi de la tour avant de s'y encastrer définitivement quelques dizaines de mètres plus bas. L'explosion qui en suivit fit trembler une nouvelle fois le bâtiment et des dizaines de vitres explosèrent sous l'effet de l'onde de choc.

Zarielle, quant à elle, ne vit rien de tout ça. S'étant lâchée à un moment propice elle avait atterrit sur une petite plate-forme d'accès destinée aux speeders lorsque l'édifice était encore fonctionnel. Sa chute l'avait fait durement rebondir sur le sol puis frapper de la tête des pièces métalliques qui le jonchaient. La jeune femme lutta un instant pour garder les yeux ouverts mais son corps reprit ses droits. Elle tomba dans l'inconscience...
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Ven 16 Nov 2012 - 15:19

En étant dans l’embrasure de la porte, Hadryl avait observé calmement la scène entre le Trandoshan et sa cible. Lui tirait à tout vas sur la jeune femme alors que celle-ci faisait montre d’un professionnalisme et d’un sang froid à toute épreuve. Elle avait agit aussi rapidement qu’un serpent tout en étant implacable, le tir avait atteint le non humain en pleine tête. Malgré la tâche qu’il avait à remplir, il ne pouvait qu’admirer le coup et la manière. Oui, cette Zarielle sait manier les armes, sur ça, elle ne lui avait pas mentit. Il était dommage, finalement de devoir en arriver là. Pointant son arme sur sa position, le jeune homme attendait qu’elle daigne se montrer en sortant de sa cachette. Il ne répondait pas à sa provocation, gardant son clame, n’allant pas lui donner ce plaisir et attendant avec patience qu’elle sorte. Mais elle ne lui donnait pas ce plaisir, elle restait à l’abri, presqu’entièrement dissimulée derrière son pilier de ferrobéton. Pour ainsi dire, il n’avait aucune chance de l’abattre. La blesser peut être mais rien de plus que de vider une nouvelle cellule d’énergie pour rien.

*Allez ma grande sort de là et qu’on en finisse*

Dans l’escalier qui menait à l’étage où ils se trouvaient, Hadryl entendait des pas qui s’éloignaient de plus en plus. Surement d’autres ferrailleurs, pensait-il. Pour le moment ils reculent, mais cela n’allait pas durer. Dès que le véhicule antigrav allait se retirer, les autres reviendraient. D’ailleurs le véhicule était toujours là, scrutant l’étage avec son projecteur. Au moment ou la Firrerreo était sur le point de bouger, le projecteur venait l’illuminer et par la même occasion toute cette partie de l’étage. Un tir, puis un deuxième et troisième étaient échangés entre les deux adversaires. L’agent se mettait à couvert tandis que l’autre tentait une manœuvre désespérée.

Aveuglé qu’il était à cause du projecteur et sonné par l’explosion du véhicule, Hadryl n’avait nullement assisté à la cascade de Zarielle. En s’approchant, les yeux encore illuminés, du rebord d’un appartement à moitié en ruines, qu’il la voyait en bas inconsciente, voire morte, avec un peu de chance sur les restes d’une plate forme pour speeder. Trébuchant sur les débris et les poumons en feu à cause du carburant brûlé et de la fumée, Hadryl se ruait aux étages inférieurs par l’escalier encore intact, comptant mentalement les étages en espérant être arrivé au bon.

Un bruit le tirait de son décompte mental, un bruit suspect qui n’augurait rien de bon. Avec précaution, Hadryl approchait et voyait trois types, à l’allure patibulaire. L’un d’eux était armé d’un fusil blaster lourd, les deux autres tenaient un blaster léger dans les mains. Pas le temps de réfléchir, pas le temps de mettre au point un plan. S’il avait vu juste, il était au même niveau du point de chute de Zarielle. Ce qui expliquerait bien la présence de ceux-ci à cet endroit.

*Ils l’ont vu tomber et ils veulent surement la dépouiller. Ou bien espèrent-ils la trouver vivante…*

En ayant à peine visé, Hadryl pressait la détente deux fois. Deux rayons carmin fusaient de son arme, droit sur le ferrailleur le plus proche. Le premier tir l’avait atteint dans le bas du dos et le second un peu plus haut, toujours dans le dos. N’attendant pas la réplique et n’essayant pas d’en tuer un second, l’agent se jetait à couvert contre un pilier qui soutenait le mur qui délimitait le couloir. Forçant les deux derniers à se mettre à couvert à leur tour en tirant à plusieurs reprises à l’aveugle.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Sam 17 Nov 2012 - 7:38


Zarielle ouvrit un oeil, puis l'autre, battant ensuite quelques fois des paupières comme pour mieux affiner sa vision encore trouble. Ses pensées reprirent un semblant de cohésion et elle se rappela ce qu'elle s'était passé. Lorsque le danger qu'elle courait lui revint en mémoire elle se redressa sur ses deux bras et jeta un regard alerte aux alentours en redoutant de voir surgir la silhouette de son commanditaire, blaster levé pour l'achever. Heureusement, elle semblait seule pour le moment. Du moins en apparence...

Elle glissa une main vers son holster de cuisse avant de se rappeler qu'elle avait perdu ses armes pendant la chute du véhicule de patrouille. La lueur rougeoyante qui se reflétait dans les vitres de la tour adjacente suffirent à lui apprendre que l'antigrav s'était écrasé contre le bâtiment quelques étages plus bas. Réfléchissant sur la suite des événements, la chasseuse de prime sentit un liquide chaud lui couler le long de la joue. Elle passa sa main sur son origine et observa d'un air las le sang qui imbibait sa paume. La chute avait été suffisamment violente pour l'assommer et un regard à son chrono lui indiqua qu'elle avait été inconsciente pendant plus de dix minutes. Dix longues minutes que son poursuivant avaient mises à profit pour la retrouver, sans doute. Logiquement, il devait être tout proche et il ne fallait pas espérer l'avoir fait renoncé suite à son geste délibéré. Elle songea avec un petit sourire qu'il devait sans doute la prendre pour une folle. Ou, qu'au contraire, cet acte osé avait décuplé son envie de jouer avec elle...

*Les prochaines fois je ne ferai affaire qu'avec des espèces plus petites que moi. Genre les chadra-fans, tiens... Ça sera déja plus gérable...* se promit-elle en soupirant.

La jeune femme se releva tant bien que mal en s'aidant de la rambarde de la plate-forme avec l'aide de laquelle elle rejoignit rapidement ce qui avait été le sas d'accès du bâtiment. Une plaque rongée par la rouille indiquait l'étage 3493. Elle ramassa ensuite une barre en métal sur le sol en se disant que ce serait toujours mieux que rien pour se défendre et s'engagea le long du couloir, une main sur son ventre qui continuait de la faire souffrir. Des bruits de blasters se firent entendre et elle se colla contre le mur tout en continuant de progresser avec précaution.

*C'est sûrement mon homme aux prises avec une autre bande de ferrailleurs. Avec un peu de chance ils vont s'entretuer!* songea-t-elle avec un sourire carnassier.

Pour autant, elle n'était pas optimiste au point de croire que son commanditaire allait succomber face à une bande de brute sans entraînement. Tout au plus, cela le retarderait. Mais il allait reprendre tôt ou tard sa traque. Zarielle s'arrêta et hésita. Elle avait le choix entre fuir et espérer survivre sans arme dans cette tour remplie d'ennemis le temps de trouver une issue pour échapper à ce piège ou alors elle faisait front et tentait de prendre l'avantage. La première option était tout simplement suicidaire. La seconde aussi, en fait...

*Je dois profiter de la confusion de leur affrontement pour trouver une arme plus utile que cette barre de métal...*

C'est l'option qui lui semblait la plus viable même si cela signifiait se rapprocher des tirs sans savoir ce qu'elle trouverait une fois sur place. Mais c'était ça ou continuer à fuir dans les profondeurs de l'édifice avec une arme aussi dérisoire qu'inutile face à un blaster. Sa décision prise, la jeune femme continua sa progression. En arrivant à une intersection, elle se colla au mur et jeta un regard furtif au couloir suivant. Deux ferrailleurs - identifiables facilement à la crasse qui les recouvrait - s'était mis à l'abri et échangeaient des tirs nourris avec quelqu'un qu'elle ne pouvait voir même si elle n'en avait pas besoin pour savoir qu'il s'agissait de l'enfoiré qui s'acharnait à lui pourrir sa soirée...

Ce dernier abattit l'un de ses deux adversaire et l'autre battit en retraite, ne désirant pas subir le même sort. Sa fuite le mena juste vers Zarielle qui calcula le bon moment pour le frapper au visage alors qu'il surgissait vers sa cachette. La surprise et le choc furent suffisant pour le faire tomber à terre, sonné. Un second coup de barre en métal le fit définitivement tomber dans l'inconscience. La jeune femme ne prit pas la peine de vérifier s'il était mort ou non et se contenta de lui arracher son blaster des mains et lui détacher sa ceinture d'équipement. Un large sourire apparut sur son visage elle qu'elle découvrait une petite sphère rouillée sur l'une des attaches, reconnaissant un vieux modèle de détonateur thermique. Sa puissance était faible par rapport aux modèles actuels néanmoins suffisante pour tuer ce qui se trouvait dans un rayon de deux ou trois mètres.

Un instant la curiosité envahie la Firrerreo qui se demanda où le ferrailleur se l'était procuré. Il devait sans doute utiliser ce genre d'engin pour déblayer des gravats qui recouvraient les métaux qu'ils voulaient récupérer. Quoiqu'il en soit elle n'avait pas le temps de pousser plus avant sa réflexion. Sa curiosité attendrait pour être rassasiée. Zarielle prêta l'oreille et entendit des bruits de pas presque inaudibles se rapprocher. Son commanditaire progressait afin de vérifier ce qu'il était advenu de son troisième adversaire, sans doute. La jeune femme ôta rapidement la sécurité du détonateur thermique et le programma sur un compte à rebours de trente secondes avant de le glisser sous le corps du ferrailleurs avant de se hâter de s'éloigner de la zone. Si elle avait calculé correctement et que tout se passait comme elle l'espérait, son poursuivant devrait être à la hauteur du ferrailleur lorsque la sphère exploserait.

*J'espère que tu vas aimer ma surprise, chéri!* pensa-t-elle avec un léger sourire.

La chasseuse de prime se glissa dans une petite pièce qui devait avoir servi de lieu de stockage quand l'immeuble était encore fonctionnel. Elle s'adossa à un mur et vérifia la charge du blaster qu'elle avait récupéré, s'attendant à tout moment à entendre une explosion...

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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Lun 19 Nov 2012 - 17:56

Les tirs cessaient. Hadryl attendait un moment par précaution, maîtrisant sa respiration et son envie de jeter un œil pour voir. Voir quoi d’ailleurs ? Il y avait tant de fumée d’ozone à cause des tirs que personne n’y verrait rien. Le jeune homme essayait d’entendre une respiration, un juron un souffle, n’importe quoi d’autre. Rien. Il n’y avait rien, pas un bruit pas un mot un silence de mort. Vérifiant sa jauge d’énergie, l’agent républicain inspirait un bon coup avant de montrer le bout de sa tête. La fumée n’était pas encore totalement dissipée. Néanmoins il voyait les corps de deux des ferrailleurs. Il cherchait le troisième mais il ne le voyait pas.

*Où qu’il est ce salaud ?*

Faisant un pas de côté, à moitié accroupi, près à bondir contre le mur opposé, Hadryl braquait son arme devant lui. Il avait une impression désagréable lui démanger l’estomac. Tout ça sentait le piège. Comme rien ne se manifestait pendant un moment, il se relevait et faisait un pas, puis un autre. C’était à peine si on entendait le bruit de ses semelles écraser de petits morceaux de ferrobéton. Le corps du troisième homme était enfin visible. Il était allongé sur le sol, face contre terre et il ne bougeait plus. Du moins Hadryl n’arrivait pas à distinguer les mouvements de respiration fait par le ventre.

L’agent républicain faisait encore un pas vers lui, avant d’entendre un râle puis le bruit d’un crachat. Le ferrailleur se relevait, apparemment complètement désorienté. Hadryl ne comprenait pas trop ce qu’il lui était arrivé, et à vrai dire il s’en moquait. Pointant son arme sur lui, il attendait juste de voir sa tête ou sa poitrine et presser la détente. Mais un bruit caractéristique s’était fait entendre, un bip. Portant ses yeux au sol, le jeune homme voyait le détonateur qui roulait de quelques centimètres en formant un cercle. Il était activé.

-Merde !

Ce fut tout ce qui sortait de sa bouche quand l’explosion eut lieu. La détonation avait eu lieu dans un couloir d’immeuble, autant dire dans un lieu confiné avec déjà des gravats en tout genre. Le bruit l’avait assourdit et le souffle de l’explosion, projeté contre le mur dans son dos. Des éclats de ferrobéton venaient le frapper de partout et retomber sur lui après, une fois qu’il était au sol. Une douleur atroce le prenait à la tête, elle bourdonnait et du sang venait de recouvrir son œil droit. D’autres douleurs se faisaient sentir dans ses bras, son corps et ses jambes.

De la poussière retombait sur les lieux, elle lui provoquait d’horribles quintes de toux, ayant l’impression de cracher ses poumons tant que c’était douloureux. Un bruit désagréable se créait dans son oreille ou était placée l’oreillette, des appels en tout genre devait lui parvenir. En ayant assez, il trouvait la force de la retirer et de la jeter au hasard. Sa main droite enserrait toujours le blaster. Au travers du rideau de poussière qui s’estompait une silhouette reconnaissable était visible et s’approchait de lui.

Instinctivement, Hadryl braquait son arme sur elle, il arrivait à peine à la distinguer mais il était sur que c’était elle, Zarielle. Un sourire apparaissait sur ses lèvres ensanglantées. Il se mettait à rire, un rire rauque et douloureux, une folie, mais il ne pouvait s’en empêcher. Considérant que le tour avec la grenade était une belle farce. Il l’avait en ligne de mire, mais rien à faire, ses doigts le trahissait, tout comme son bras. Il n’avait plus la force, il le laissait retomber, poussant un râle de douleur qui s’éteignait déjà.

-Bien joué… Dit-il simplement pour saluer la ténacité de sa cible.

De toute façon, cela n’avait plus d’importance. Elle allait surement l’abattre. Mais ça aussi sa ne changeait rien. Elle était foutue, elle aussi. Au vu des dégâts qu’elle avait infligé, des hommes allaient arriver sous peu. Alors, dans tout les cas, elle se ferait avoir.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Mar 20 Nov 2012 - 13:16


Un sourire carnassier se dessina sur le visage fatigué de la chasseuse de prime quand le bruit de l'explosion lui parvint. Elle se hâta de rejoindre l'endroit où elle avait posé son piège improvisé pour voir si son commanditaire avait survécu. Une partie d'elle-même voulait que cela se termine, que l'homme ait été déchiqueté par le souffle de l'explosion et que cette folle course poursuite s'achève enfin. Mais d'un autre côté la Firrerreo espérait également qu'il ait survécu ne serait-ce que pour qu'elle ait le temps de lui faire regretter l'idée de la tuer.

*Je dois faire vite, l'explosion aura sans doute attiré l'attention de quelques ferrailleurs et celle des soldats qui accompagnent mon compagnon de jeu...* pensa-t-elle en se glissant de couvert en couvert pour éviter toute mauvaise surprise.

En arrivant sur place, le rideau de poussière soulevé par le souffle commençait déjà à s'estomper et elle distingua une silhouette sur le sol. La jeune femme avança prudemment vers lui, blaster levé, prête à tirer en cas de nécessité. Son commanditaire était encore conscient et la chasseuse de prime s'arrêta alors qu'elle remarquait qu'il pointait également son arme dans sa direction. Pendant quelques secondes elle eut l'impression que leur face à face de tout à l'heure se répétait mais fort heureusement le jeune homme baissa son arme, terrassé par la douleur et sans doute encore sonné. Un mince sourire se dessina sur les lèvres de la Firrerreo alors qu'il se fendait d'un "Bien joué!".

- "Je sais, je sais... Quand je te disais que tu t'attaquais au mauvais poisson..." répliqua-t-elle en s'approchant de lui et shootant dans son arme pour éviter toute mauvaise surprise. "Maintenant, toi et moi, il est temps qu'on ait une petite discussion!"

L'humaine était encore conscient et il semblait encore capable de marcher malgré le choc de l'explosion. Zarielle lui indiqua donc une direction à suivre du canon de son arme et se plaça derrière lui, à un mètre environ, gardant son canon pointé dans le dos de l'homme. Au passage elle récupéra un couteau sur le cadavre de l'un des ferrailleurs et le glissa à sa ceinture avant de guider son prisonnier jusqu'à la petite pièce de stockage où elle s'était abritée pendant l'explosion. Lorsque son commanditaire passa le pas de la porte, elle le frappa violemment en haut du dos avec la crosse de son blaster, le faisant tourner à genoux. Un coup de pied dans le dos le fit tomber face contre terre.

- "Assieds-toi!" lui indiqua-t-elle sèchement en désignant un semblant de chaise. "Et évite de faire quelque chose que tu regretterais!"

Tout en continuant de garder un œil sur l'humain, la chasseuse de prime vérifia rapidement que le couloir était dégagé avant de fermer la porte coulissante, s'assurant ainsi une relative discrétion, du moins pour le moment. Ceci ait, la jeune femme darda ses yeux gris sur le militaire tout en s'adossant avec un semblant de décontraction contre le mur en face de lui, croisant les bras mais gardant son blaster bien en évidence pour lui rappeler qui avait l'avantage pour le moment. Zarielle continuait de souffrir à cause de sa blessure au ventre, sans parler des étourdissement dû à la chute ou encore de sa cheville malmenée par l'éboulement de gravas. Mais il était hors de question que son commanditaire puisse savourer une grimace de douleur, ça lui aurait sans doute fait trop plaisir.

- "J'ai deux trois petites questions, tu t'en doutes non?" glissa-t-elle doucement. "Mais avant de commencer à jouer il me reste un détail à régler!"

Elle s'approcha de lui prudemment et passa le main autours du cou de l'homme, fouillant ensuite dans le colle de sa veste. Elle l'avait vu communiquer avec l'antigrav lorsqu'ils s'étaient associés pour affronter les ferrailleurs et il n'y avait pas besoin d'être une génie pour comprendre qu'il portait une oreillette. Trouvant ce qu'elle cherchait, la jeune femme retira le micro puis l'oreillette qui était astucieusement dissimulée dans le lob de l'humain. Elle écrasa du talon de sa botte le micro et glissa le petit écouteur dans son oreille. Elle entendait divers groupes faire leur rapport, signalant qu'ils ne trouvaient rien. La chasseuse de prime estima qu'ils n'étaient pas encore assez près d'eux pour s'inquiéter et elle se détendit légèrement avant de reporter son attention sur son commanditaire, se fendant d'un sourire:

- "Bien, maintenant que j'ai toute ton attention et que tu ne te laisseras plus distraire par ce que peuvent te dire tes petits copains dans ton oreillette, j'aurais quelques petites questions à te poser..."

Elle tira le couteau qu'elle avait ramassé quelques instants plus tard et le fit jouer dans sa main lentement, un air malsain sur le visage.

- "On va commencer par des questions simples, histoire de ne pas te brusquer. Tu t'appelles comment? Et tu bosses pour qui?"

Elle soupira lorsque son vis-à-vis darda sur elle un regard empli de fierté et de défi. Non, bien sur.. Il n'allait pas parler aussi aisément d'autant plus qu'il était sans doute entraîné à ne rien divulguer, même sous la torture. En d'autre circonstance, ayant du temps et les moyens adaptés, elle aurait sans doute pu le faire craquer. Sauf qu'elle ne disposait ni de l'un, ni de l'autre...

Zarielle se leva, toujours prudente, et frappa d'un grand coup en diagonale avec son manteau. La lame pénétra la chair de la joue de son commanditaire, envoyant une trainée de sang nette sur le mur à côté de lui. L'homme restait malgré tout stoïque et la jeune femme n'eut pas le plaisir de l'entendre exprimer sa douleur. Elle fit jouer le couteau le long de l'autre joue de l'homme avec un semblant de tendresse jusqu'à poser le bout de la lame sous l'oeil droit de l'homme.

- "Je t'avoue que je n'ai jamais arraché l'oeil de quelqu'un auparavant... Mais, tu peux me croire, je n'hésiterai pas une seule seconde si cela s'avère nécessaire. Tu m'as fait perdre une grosse somme de crédits ce soir et ça, ça à tendance à me mettre de mauvaise humeur. Ne me pousse pas à bout!"

Elle donna une petite tape du plat de la lame sur le nez de l'homme et lui décocha un sourire éclatant ainsi qu'un regard entendu. Cela fait, elle s'écarta de lui et reprit sa place contre le mur d'en face, le couteau dans une main et son blaster dans l'autre.

- "Alors? Tu réponds à mes questions ou je te montre mes talents cachés?" glissa-t-elle sur un ton décontracté.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Dim 25 Nov 2012 - 19:54

Hadryl était désarmé et ne pouvait pas y faire grand-chose que d’obéir pour le moment. De toute manière, le temps que Zarielle perdra avec lui, sera du temps gagné pour les types qui viendront finir le boulot. Quelque part c’était triste que les choses se terminent ainsi. Pour sa première sortie en solo, il aurait aimé que les choses se passent bien. Mais il était inutile de s’appesantir sur le passé et il valait mieux se concentrer sur le présent. Et le présent c’était cette douleur qui s’étendait dans tout son corps, plus une nouvelle infligée sur sa joue, dont le sang coulait sur son menton et ses vêtements déjà tachés et recouvert de poussières.

-Tes talents… ne te sauveront pas…

C’était une évidence et la Firrerreo devait en être consciente, du moins le jeune homme l’espérait.

-Tu es seule et tu as eu… une chance insolente… Mais elle ne durera pas.

Les voix à peine audible qu’émettait l’oreillette que la jeune femme écoutait, cessaient d’être entendues, mis à part un grésillement désagréable.

-Et voilà… Ils ont compris que je ne pouvais plus les aider… Ils ont changés de fréquence et le temps que tu trouves la nouvelle, ils t’auront trouvés et te tueront.

Il se redressait comme il le pouvait, ses jambes le faisaient souffrir et l’adrénaline qui s’était estompée revenait au grand galop. Un semblant de plan se mettait à mûrir dans sa tête, deux même. Mais lequel suivrait-il ? Hadryl laissait glisser doucement une main dans sa veste en piteuse état, ressortant tout doucement une tablette holographique.

-Ecoutes… tu ne sais pas où tu es et tu ne sais pas ou il faut aller pour sortir. Moi si.

Il se levait de la chaise, toujours braqué par le blaster que Zarielle pointait sur lui. Ce geste ne semblait pas l’émouvoir, bien que l’idée de mourir ne lui fasse pas envie l’inverse en revanche… Il serrait les dents, cherchant à ne pas montrer sa douleur et ne pas donner ce plaisir à la jeune femme.

-Je peux t’aider à sortir… Ceux qui suivent te feront pas de cadeaux… et tu es grillée sur Coruscant. Mais il y a des moyens de quitter ce caillou et je peux le faire…

C’est ainsi qu’il ponctuait sa proposition. Bien entendu il s’attendait à un refus et à vrai dire, lui aussi en ferait autant. Se serait un choix stupide mais tellement logique. Iriez-vous faire confiance à un homme, même blessé, qui a cherché quelques minutes auparavant à vous tuer ? N'attendant pas la réponse de Zarielle, Hadryl faisait un pas, puis un autre, claudiquant doucement. Il exagérait le geste, pour que sa cible se laisse aller à une certaine confiance et se montre moins méfiante. Et si cela se produisait, il aurait alors le choix de la faire tomber dans un piège ou bien... de faire ce qu'il a dit, la sauver.
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MessageSujet: Re: (An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)   Mer 28 Nov 2012 - 3:00


Il y avait pas mal de choses qui avaient le don d'énerver Zarielle. Ne pas répondre aux questions qu'elle posait en faisait partie. Alors qu'elle venait de demander son identité à l'homme devant elle, ce dernier se contentait de lui exposer la situation avec décontraction, comme si de rien n'était.

- "Tu es seule et tu as eu… une chance insolente… Mais elle ne durera pas."

La chasseuse de prime ne put s'empêcher de sourire en entendant cette remarque. Elle lâcha un petit rire moqueur tout en dévisageant son commanditaire d'un air amusé.

- "Venant de quelqu'un en si mauvaise posture, je vais prendre ça pour de l'optimisme démesuré. Tu ne devrais pas oublier qui tient les armes avant de balancer de tels inepties..."

Il disait vrai, elle le savait. Chaque seconde passée avec le jeune homme était autant de temps perdu pour s'évader. Mais en admettant qu'elle y arrive, son commanditaire et ses supérieurs ne prendraient pas le risque de la laisser en vie. Elle serait pourchassée, traquée, jusqu'à ce qu'enfin elle se fasse tuer. Car Zarielle, dans cette histoire, n'était rien de plus qu'une preuve gênante dont il fallait se débarrasser. Et la jeune femme n'était pas assez stupide pour croire que s'échapper de cette tour suffirait à la mettre hors de portée de ceux qui voulaient dorénavant la voir morte. Non, elle devait réagir en conséquence, savoir qui était derrière tout ça et prendre les devants avant que ce ne soit les autres qui le fassent. Tuer ou être tué, cela ne se résumait à rien de plus que cela finalement...

Les voix qui s'élevaient du communicateur confisqué au jeune homme s'estompèrent, remplacées immédiatement par des grésillements désagréables. Zarielle retira l'oreillette et la jeta au sol sans ménagement avant de l'écraser de sa jambe encore valide. L'appareil rendit l'âme dans un nuage de crépitements tandis que le jeune homme se fendait d'un commentaire sur la mort prochaine de la jeune femme.

- "Qu'importe... Le temps qu'ils me trouvent, comme tu dis, j'en aurai déja fini avec toi et je serai loin!" répondit-elle sur un ton neutre.

Une nouvelle fois il avait raison. Le piège se refermait peu à peu sur elle et elle ne disposait plus de beaucoup de temps avant qu'on ne la trouve. Le bruit causé par l'explosion du détonateur thermique avait du alerter toutes les unités alentours et ce n'était qu'une question de minutes avant qu'elles ne lui mettent la main dessus. Mais avant de disparaître, il lui fallait ces informations sans quoi elle ne ferait que retarder l'échéance. Et il était hors de question qu'elle passe le reste de sa vie à courir et se cacher, ho ça non...

Elle haussa un sourcil réprobateur lorsque l'homme se redressa sans son autorisation. La peine qu'il eut pour y parvenir arracha un sourire carnassier à la jeune femme qui espérait qu'il souffre autant qu'elle. La blessure de son ventre se ravivait également maintenant que la situation s'était un peu calmée et qu'ils ne courraient plus d'étages en étages dans une course poursuite effrénée.

Zarielle suivit du regard la main de l'homme qui s'enfuit dans ses vêtements, lui rappelant par un regard d'avertissement qu'il n'avait pas intérêt à sortir une quelconque arme qu'elle n'avait pu déceler durant sa fouille sommaire. Son commanditaire sortit une tablette holographique et commença par lui rappeler qu'elle ne savait pas où elle était ni comment sortir de ce bâtiment. Ce qui était à moitié exact en fait puisqu'elle avait pris soin d'étudier les plans du bâtiments, du moins en partie. Elle s'était surtout concentrée sur les étages jouxtant le lieu du tir mais à ce niveau elle nageait en pleine inconnue. La solution lui semblait évidente; descendre jusqu'à trouver une issue potentielle. Néanmoins, avec d'éventuels plans et un coup de pouce, elle gagnerait beaucoup de temps et éviterait ainsi des risques. Oui, l'idée était tentante. Mais il s'agissait de ne pas oublier qu'elle provenait d'un homme qui avait comme unique but sa mort!

- "Ton aide, vraiment?" commença-t-elle, doucereuse. "Tu m'as tiré dessus à bout portant, je te rappelle! Donne-moi une seule bonne raison de te faire confiance! La seule raison qui te pousse à te montrer si conciliant, tout d'un coup, c'est le fait que je tienne l'arme et pas toi! Si nos rôles avaient été échangés cela ferait déja longtemps que je serais morte! La seule raison pour laquelle tu es encore en vie est que j'ai besoin de réponses. Et, crois-moi, je les obtiendrai!"

Zarielle fronça les sourcils en voyant l'homme se rapprocher d'avantage. Sa démarche laissait suggérer qu'il était blessé et ne représentait qu'un léger danger. Mais la jeune femme avait déja pu se rendre compte à quel point il était sournois. Cette tentative était destinée à la désarmer et reprendre l'avantage. Elle chassa un soupire de lassitude.

- "Mais visiblement tu ne me prends pas au sérieux... Tu te dis que je vais te laisser m'approcher suffisamment pour m'attaquer, ma méfiance endormie par tes belles paroles!" reprit-elle froidement. "Franchement, je le prends comme une insulte!"

La firrerreo abaissa brusquement le canon de son arme en direction du sol et appuya sur la détente. Un trait rougeoyant vint s'écraser à quelques centimètres des pieds de l'homme, noircissant le ferrobéton. Une manière de lui rappeler qu'il valait mieux éviter de s'approcher davantage et qu'elle perdait patience.

- "Ton nom!" insista-t-elle. "Pour qui tu trava..."

Elle ne termina pas sa phrase, un bruit ayant attiré son attention. Des bruits légers mais réguliers, comme si on posait à intervalles régulières des objets sur la porte. Zarielle écarquilla les yeux en se rendant compte ce qu'il se passait et eut juste le temps de se jeter sur le côté avant que la porte ne se fasse expulser violemment contre le mur d'en face avec violence. Des lampes torchent apparurent dans l'embrasure de la porte, leurs faisceaux bien visible dans la fumée soulevée par l'explosion ciblée.

La chasseuse de prime réagit aussi vite qu'elle le put et se jeta sur le projecteur holographique que son commanditaire avait lâché avant de se faufiler dans un conduit d'évacuation des déchets évitant quelques tirs mais se faisant malgré tout atteindre par un tir de blaster à la cuisse qui lui arracha un cri de douleur. Ralentissant sa chute comme elle le pouvait dans le conduit, elle tomba quelques mètres plus bas sur un tas d'ordure, rebondissant durement plusieurs fois sur le monticule de déchets avant de s'immobiliser. Une onde de douleur se répercuta en elle lorsqu'un morceau de métal lui lacéra le bras, l'entaillant profondément.

- "Bordel!" cracha-t-elle avec quelques instants en tentant de chasser le goût du sang dans sa bouche.

Elle se redressa avec énormément de peine puis tituba comme elle le pouvait le long du premier couloir qu'elle trouvait. Quelques mètres plus loin, elle activa la tablette et holo et profita des quelques secondes d'avance qu'elle avait sur ses poursuivants pour consulter les plans, espérant que l'agent avait dit vrai et qu'elle trouverait un moyen de s'échapper dans les dossiers contenus dans l'appareil...

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(An -3496 BY) Vivre et laisser mourir (PV : Zarielle Velora)

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