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 Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)

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Nombre de messages : 1038
Âge du perso : 246 années standards
Race : Hutt
Binôme : Complice : Darth Velvet

Feuille de personnage
Activité actuelle: Faire chuter Borenga
HP:
80/80  (80/80)
PF:
25/25  (25/25)

MessageSujet: Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)   Ven 26 Oct 2012 - 18:50

Ragda « le Hutt » Rejliidic


Nom : Rejliidic

Prénom : Ragda

Âge : 238 années galactiques standards.



Race : Hutt

Côté de la Force : Aucun

Rôle
désiré : Prime-Sénateur de Bakura
Spoiler:
 
En résumé : Un sénat planétaire dirigé par un premier ministre. Les sénateurs et le premier ministre ne sont pas élus par le peuple, ils se nominent entre eux. A partir de cette description je suis parti du postula suivant :
Pour être intégré dans la république, Bakura a accepté de modifier légèrement son fonctionnement politique. Le "Prime Sénateur", celui qui doit sieger au sénat galactique, est élu par le peuple, parmi les sénateurs qui se présentent pour le poste. C'est là que Ragda a été élu.[/HRP]

Caractéristiques :

Force : 3
Dextérité : 2
Agilité : 1
Constitution : 5
Intelligence : 6
Sagesse : 3
Charisme : 5
+1 = 6

Persuasion (niveau 1)
Télékinésie (niveau 1)

Immunité chimique : insensible aux poisons, phéromones, gaz...


Points Forts : Comme dit le proverbe : prudence est mère de sûreté... Précepte que Ragda, le nouveau représentant de Bakura au sénat galactique applique à la lettre... Même trop diront certains.
Outre ces excès de précautions, Ragda peut compter sur un indéfectible allié : son charisme... Évidemment, lorsque vous voyez arriver sur vous une masse verdâtre d'une tonne cinq, avec une bouche assez large pour vous gober les deux bras, vous réfléchissez à deux fois avant d'ouvrir la votre. Cette prestance n'a donc rien de celles des belles gens, de ceux qui attirent tous les regards et font tourner les têtes... Au contraire, Ragda intimide, mets mal à l'aise... Et c'est parfaitement volontaire... Un moyen de prendre l'ascendant sur ses interlocuteurs les moins préparés.
Enfin, dernier point fort... Enfin si l'on peut en être suffisamment fier pour l’appeler ainsi : Ragda est un excellent menteur, capable de penser « noir » tout en vous vantant avec conviction les vertus du « blanc »... Sans cette qualité, il n'aurait jamais été capable de jouer sur plusieurs tableaux, comme il le fait si souvent...

Points Faibles :
Les plus grandes qualités cachent souvent de grands troubles... Et Ragda n'échappe pas à cette généralité. Ce soucis de la sécurité dissimule en réalité une véritable paranoïa maladive... Le Hutt ne fait confiance à personne, il est persuadé que tout le monde cherche à l'espionner. Il fait surveiller en permanence ses quartiers par des caméras... Il ne se déplace jamais sans des systèmes de brouillages radios afin d'empêcher quiconque d'enregistrer ses propos pour les retourner contre lui... C'est tout juste si les gens qui le regardent de travers n'en veulent pas à sa vie... De ce fait, il éprouve énormément de mal à trouver les bras de Morphée... Et c'est pour lutter contre ce manque de sommeil que Ragda est perpétuellement « drogué » aux stimulants intellectuels. Résultat, le Hutt se sent est très mal à l'aise dans un environnement inhabituel, dans un endroit où il ne connaît ni les gens, ni les portes dérobées.
Ragda peut se montrer extrêmement rancunier, s'il pense que vous avez cherché délibérément à lui nuire... Cette soif de vengeance devient vite un handicap lors qu'il ne trouve pas moyen d'assouvir ses vils instincts de revanche : car il devient alors impulsif, prêt à sauter sur la moindre occasion pour nuire à son Némésis, sans pour autant en mesurer les conséquences.
Enfin, comme tout Hutt qui se respecte, Ragda est une grosse limace incapable de se battre, autre qu'avec des mots. Bien que sa masse corporelle lui offre une force physique tout à fait correcte, il est incapable de se mouvoir avec rapidité par ses propres moyens... Autant dire qu'il pourrait faire une cible facile à atteindre...
Caractère : Prenez une grande quantité d'intelligence, mélangez là avec plusieurs cuillères à soupe de charisme... Puis saupoudrez le tout d'une fabuleuse quantité d'ambition... Enfin laissez infuser le tout... A quelques détails prêts, vous obtiendrez la personnalité de Ragda. Le Hutt est intelligent – et il le sait, ce qui souvent le rend trop sûre de lui, à la limite de l'orgueil. Manipulateur à souhait, il arrive généralement à bien cerner les gens, à bien juger les situations... pour mieux les plier à ses envies... Mais toujours en n'usant que des mots.
Plus que l'argent, c'est l'attrait du pouvoir qui le fait vibrer... Il ne vit que pour en amasser toujours plus, pour obtenir toujours plus d’influence. Il aime avoir la sensation de tenir la vie – ou tout du moins l'avenir – des gens dans la paume de sa main. Mais cette ambition dévorante, Ragda cherche à la dissimuler. Ainsi pour la très large majorité des gens qui l'ont côtoyé, le Hutt semble un personnage jovial, concerné par le sort des autres, volontaire en toutes choses et surtout convaincu du bien fondé de la démocratie en ces temps de troubles. Il est tenace, pugnace, et aussi increvable que la plus mauvaise des mauvaises herbes. S'il est votre allié, vous pourrez compter sur lui – tant que vos objectifs ne divergeront pas des siens... S'il est votre ennemi, vous avez du soucis à vous faire... Car, lorsqu'il est remonté, Radga ne lâche rien, jamais rien. Bref, il passe pour un Hutt « honnête », mais à qui il ne vaut mieux pas chercher des noises.
Description Physique : Ragda est un Hutt... Tout ce qu'il y a de plus Hutt. Une grosse limace à la peau épaisse, huileuse et verdâtre. L’œil courageux – celui qui osera s'attarder un peu sur cette montagne de bourrelets graisseux – remarquera son teint subtilement dégradé, du vert « jaunâtre » sur son ventre, au vert « moisi foncé » de son dos. De-ci, de là, quelques pustules égaillent la monotonie de cette peau lisse dépourvue de la moindre pilosité... Mais le nouveau Prime-Sénateur de Bakura n'étant pas stupide, il a eu vite fait de remarquer l'effet que pouvait produire la vision de son corps sur les esprits les plus prudes – émotion qui n'est, hélas, pas toujours désirée selon les circonstances. Aussi, la plupart du temps, il porte des larges « ponchos » aux motifs multicolores.
Le reste de son corps – c'est à dire sa tête et ses mains – sont tout aussi typiques des spécimens de son espèce : Un large crane, vaguement triangulaire, souligné d'une immense bouche dépourvue de lèvres. Ses yeux, énormes et globuleux, sont d'un jaune orangé, tirant sur le rouge autour de la pupille. Ses membres supérieurs, sont quand à eux ridiculement petits comparé au reste. Des bras chétifs qui serait bien incapables de porter le centième du poids total de la limace.
Pourtant, bien que cela puisse échapper au commun des mortels, Ragda est considéré comme un « petit gros » parmi les siens. En effet, du haut de ses 1m55, pour 2m60 de long, et de ses 1500kg, le Hutt est plutôt petit et dodu comparé à la moyenne de ses congénères.
Grièvement blessé lors de sa jeunesse, le Hutt porte une prothèse de main à l'extrémité du bras droit. Ce membre artificiel imite à la perfection la pigmentation et l'aspect de sa peau. De même, le tiers droit de son visage a subi de multiples interventions chirurgicales et reconstructives. A part peut-être son œil légèrement plus clair que l'autre, rien n'indique qu'il fut un jour passé à deux doigts de la mort à cause d'un tir de blaster en pleine tête. Comme quoi, la médecine et la chirurgie plastique font aujourd'hui des miracles.
Histoire :

Arrêt sur image
Lorsque le droïde assassin leva le canon de son fusil blaster, le rythme cardiaque de Ragda explosa... Cet afflux massif de sang et d'oxygène surexcita son cerveau, perturbant sa perception du monde. Le Hutt eut l'impression que le flot du temps s'étiolait... Les secondes s'étiraient, s'étiraient... Tandis que l'esprit de Radga, lui s'emballait... Était-ce la sensation que l'on ressentait juste avant de mourir ? Était-ce de ce moment que parlaient les miraculés, ceux qui affirmaient avoir eu le temps de revivre tous les moments de leur existence avant cet instant fatidique ?
Le flash qui s'échappa de l'extrémité du canon se fit l’écho d'un autre, intérieur celui-ci. En un éclair, le monde se brisa, et bascula dans une hallucination euphorique, causé par ce mélange détonant de stress et d'adrénaline.
Il était jeune, très jeune... Cinquante ans à peine... Il était encore assez petit pour se réfugier dans la poche nourricière de son géniteur. Il s'y cachait souvent, car le monde extérieur lui faisait peur, il sentait bien que tout le monde lui en voulait... Ses « frères » se moquaient de lui sans cesse, le traitant de noms d'oiseaux dont il ne comprenait pas la moitié des significations. Il était le cadet... Cela justifiait-il ces comportements agressifs ? Son géniteur se contenait de rire, lui ordonnant de grandir un peu, et de retourner les gestes et mots contre sa fratrie plutôt que de fuir et de pleurnicher comme une larve. Les couloirs du palais du clan Rejliidic, sur Nal Hutta, étaient son enfer.
Le monde s'évapora dans un nuage de fumée, pour laisser apparaître un nouveau décors.
Cette fois, il devait bien avoir quatre-vingt dix ou cent ans. Il gouttait à peine à la fouge de la jeunesse, celle qui vous fait croire invincible, immortel. A force de passer du temps dans la poche nourricière de son géniteur, sa croissance s'était stoppée un peu plus tôt que prévu... Cette taille quelque peu inférieure à celle de ses congénères fut rapidement un nouveau sujet de raillerie. Mais cette fois, tout lui passait au dessus. Peut-être un peu tard, il avait finalement compris que les mots n'avaient pas d'impacts sur lui. Il s'était blindé l'esprit. Il se contentait simplement de les ignorer, tous autant qu'ils étaient. Ce caractère effacé lui avait valu l'accomplissement des tâches jugées les plus ingrates : la gestion administrative du clan. Une prime par ici, une dette à exiger par là... Un mercenaire disparu... Une nouvelle recrue à envoyer en mission... Un cargaison arrivée à bon port, un vaisseau capturé par les pirates... Plus valus, pertes, bénéfices, manque à gagner... Autant cette immobilisme n’arrangea pas son embonpoint naissant, autant son esprit s’affûta rapidement au contact de tous ces chiffres, de toutes ces situations complexes à gérer. Les autres, quant à eux, profitaient des crédits, abusaient des esclaves, déclenchaient de futiles guéguerres d’influences. Grand bien leur fasse...
Aussi fugitivement qu'elle était apparue, cette réminiscence s'éclipsa... Et comme dans un kaléidoscope, la lumière tourbillonna, pour prendre une nouvelle forme :
Encore un autre passage de sa vie. Cette fois il avait prêt de cent cinquante ans... Toujours emprunt de cette force intérieur que vous confère la prime jeunesse. Mais tout avait changé. Le chaos régnait dans la citadelle du clan. Les guéguerres intestines s'étaient mutées en échauffourées ouvertes : les mercenaires en venaient régulièrement aux armes, défendant les positions des membres du clan pour lesquels ils travaillaient. Une véritable cacophonie inondait jour et nuit les couloirs sombres de la forteresse. Plus personne ne vivait dans l'opulence depuis que l'anarchie avait eu raison des recettes habituelles. Plus personne ne vivait dans la joie, dans la débauche... Il ne restait plus qu'un sentiment amer, haineux... Plus personne... Excepté lui, le petit Ragda, le « limaçon », la raclure des latrines... Il était trop insignifiant aux yeux des autres, il ne représentait aucune menace, si bien que personne ne lui cherchait plus d'ennuis... Mais pourtant... Pourtant, depuis des dizaines d'années, il avait tout manigancé dans le dos de tout le monde. Un faux document qui traîne par là, un enregistrement « perdu », quelques mots dans l'oreille de l'un, puis de l'autre... Telle une gangrène, il s'était attaché à chacun des membres du clan, pour les monter les uns contre les autres, pour les pourrir jusqu'à l'os. Maintenant ils se battaient, ils s’entre tuaient... Que c'était bon de détenir le pouvoir... Le vrai pouvoir ! La vie, la mort... Il suffisait de quelques mots pour déchaîner les plus grands maux... Cela avait pris du temps... Mais il avait à présent sa vengeance !
Puis le présent refit à nouveau surface. Un monde, son monde, dévasté, détruit, par des forces et des éléments qu'il n'avait su prédire. Fort de son arrogance et de sa suffisance, Ragda avait oublié un détail qui n'en était finalement pas un... Une constante de la vie sur Nal Hutta : les plus faibles devaient être mangés pour que les plus forts survivent. A force de jouer avec le feu, il avait fini par déclencher l'incendie. Le clan Rejliidic n'était plus... Par ses manipulations, il avait réduit sa famille en miette, laissant une opportunité inespérée à leur rivaux de toujours, le clan Cerdjanii... Ragda n'avait rien vu venir. Un soir, ce soir, ils avaient enfoncé les portes de la citadelles, pour y faire pénétrer une légion de droïdes de combat, ces assassins tout de fer et d'acier, dépourvu de peur et de pitié. Méticuleusement, ils avaient nettoyés chaque salle, couloir et alcôve, déchiquetant à coup de laser tout ce qui répondait positivement aux détecteurs de signes vitaux. Ragda avait fuit, et il avait été piégé.
Face à face avec le droïde assassin, il se rappela ce que signifiait le mot « impuissance » que dans son orgueil il avait oublié. Le robot leva son fusil blaster et sans autre forme de procès, fit feu. Un tir qui aurait dû le tuer sur le coup.
Mais par chance, il fut dévier par un rebondissement inattendu du destin.
Sorti de nulle part, Dash Patris, l'homme de main de son géniteur, frappa de sa vibrohache, volée quelques secondes plus tôt sur le corps d'un gamoréen, le droïde à la tête. La puissance du coup fendit la carapace d'acier en deux, sectionnant au passage modules électroniques, servomoteurs et faisceaux électriques. In extremis, le tir fut dévié... Et au lieu de réduire en bouillie verdâtre le visage de Ragda, le rayon lumineux arracha le tiers droit de son faciès disgracieux, emportant avec lui la stupide petit main qui, par réflexe, s'était interposée pour le protéger.
La douleur lui vrilla l'esprit, et comme un gros sac, Radga s'effondra de tout son long sur le carrelage glacé.
Sans perdre une seule seconde, Dash traîna le dernier membre du clan Rejliidic jusqu'à un passage secret. Après une trentaine de minutes à lutter dans les escaliers abruptes des soubassements de la forteresse, ils réussirent à gagner une salle secrète, dans laquelle se trouvait un vaisseau de secours, à peine plus gros qu'une capsule de sauvetage. Dash programma l'ordinateur de bord vers la seule destination qu'il jugea digne de confiance... Sa planète natale... Bakura.
Pendant la dizaine d'heures de trajet, à la frontière entre la vie et la mort, Ragda eut une révélation presque spirituelle. Le pouvoir n'était rien sans la connaissance. Il fallait SAVOIR pour anticiper, et prendre les bonnes décisions. Cette erreur allait peut-être lui coûter la vie... Mais, juste au cas où il survivrait, il se fit une promesse silencieuse : plus jamais il ne se laisserait prendre ainsi au dépourvu... Il devait être prudent, tout prévoir... Et pour cela, il lui faudrait espionner, enregistrer, compiler... Car le savoir, c'était la clé du véritable pouvoir.
C'était il y douze ans...
Un prime-sénateur
Extrait de l'interview de Carmen Djabila, rédactrice en chef du journal politique et économique « Bakura Business »
Carmen Djabila : Prime-Sénateur Radga Rejliidic, tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour votre succès. Après seulement cinq années à siéger au sénat planétaire, vous êtes depuis hier soir, le prime-sénateur de Bakura... Vous allez donc très prochainement représenter toute notre planète au sénat galactique sur coruscant... Que ressentez-vous au lendemain de votre victoire ?
Radga Rejliidic :Je suis extrêmement reconnaissant envers le peuple de Bakura, qui a su entendre et comprendre mes idées, mes souhaits d'avenirs... Et qui a fait parler les urnes ! Je suis remonté à bloc, et prêt à relever tous les défis ! Croyez moi, mon équipe et moi même n'avons pas perdu de temps, nous sommes déjà à pied d’œuvre.
C.D. : Vous dites être déjà à pied d’œuvre : parlez-vous des deux axes majeurs d'évolution de la société Bakurienne que vous avez évoqué tout au long de votre campagne ?
R.R. : Mais parfaitement, de quoi pourrait-il s'agir d'autre ? Les citoyens de Bakura m'ont élu sur mon programme, ils ont compris que mes idées novatrices allaient leur ouvrir de nouvelles perspectives... Et je ne compte par les décevoir : Industrie et Tourisme : voila les deux piliers qui feront la réputation de Bakura au travers des ages ! Et c'est ce que je défendrai au sénat galactique !
C. D. : Il est vrai que vos propos sont pleins de bon sens. Mais êtes-vous réellement honnête avec nos concitoyens ? Noyé parmi les sénateurs de centaines de mondes, arriverez-vous à défendre les intérêts de notre planète ? N’êtes vous pas en train de leur promettre une chimère ?
R.R : Évidemment que je suis honnête ! Et le peuple a été suffisamment intelligent pour le comprendre. Il est clair qu'il ne sera pas aisé de se faire entendre au sénat galactique, mais j'userai de toute mon énergie pour y parvenir.
C.D. : Beaucoup de spécialistes politiques se posent cette question : Pourquoi vous êtes-vous présenté au poste de Prime-sénateur, alors que dans moins d'un an, vous auriez pu briguer la tête du sénat planétaire en tant que Premier Ministre.
R.R. : Question très pertinente. Il est vrai que je dispose de plus en plus de soutient au sénat, ce qui aurait pu rendre possible cette nomination. Mais cette élection est d'une tout autre importance : elle est le seul moyen d'expression offert au peuple de Bakura... C'était pour moi un moyen de légitimer ma vision de l'avenir, de m'assurer que j'étais sur la même longueur d'onde que le reste de la population. Plus que jamais mes idées en sortent grandit. Si Bakura ne veut pas devenir une énième insignifiante planète de la bordure extérieure, elle a besoin d'un fidèle serviteur pour la défendre. C'est un rôle bien plus important et bien plus global que la simple gouvernance de la planète... Et je mettrais tous les moyens nécessaire pour arriver à mes fins.
C.D. : En parlant d'ambitions, vos adversaires ont tous les trois été frappés, ces derniers mois, de scandales financiers et sexuels... Alors que vous étiez donné bon perdant, leur perte de popularité vous a propulsé aux sommets... Les plus méfiants trouveraient cette coïncidence troublante ?
R.R. : Je laisse parler les mauvaises langues. Le fait est que je ne suis pas responsable des actes passés de mes adversaires. Je concède que ces affaires m'ont fait profiter de quelques voix supplémentaires. Il faut le rappeler : la vérité fini toujours par éclater.
C.D. : Vous avez également, pendant quelques semaines, été accusé de blanchiment de crédits, par l'intermédiaire du casino dont vous êtes le propriétaire. Ou en est cette affaire ?
R.R. : Cette affaire est close. Les soi-disantes irrégularités qui avaient été trouvées dans mes comptes n'étaient que misérables mensonges destinés à manipuler mon électorat. Les experts comptables et les autorités compétentes ont prouvé qu'il n'y avait rien de suspect dans les comptes de mon casino. J'ai surtout été victime d'une fourbe campagne d'intimidation. Certains préféraient me voir perdre, car je remet en cause des dizaines d'années de politique extérieure.
C.D. : Comprenez-vous ce que peuvent dire vos détracteurs : comme quoi posséder et habiter dans un casino ne donne pas une image saine de la politique ? Êtes vous un homme d'affaire ou un homme politique ?
R.R. : Au risque de choquer, les deux... Même si ce mandat va mettre en pause une grande partie de mes projets personnels. Oui je possède l'un des plus grands et lucratifs casinos de Bakura, et non je ne trouve pas cela déplacé. Il s'agit d'une activité parfaitement légale, comme tant d'autres. Et pour information : je n'habite pas dans mon casino, mais au dessus. Les dix derniers étages du gratte-ciel sont totalement privés... Je fais parfaitement la séparation entre ma vie privée et ma vie professionnelle.
C.D. : Vous dites séparer vie professionnelle et vie privée... Mais vous avez dit vous même, dans le précédent numéro de « Bakura Business » que vous ne désiriez pas habiter dans le palais sénatorial, que vous préfériez conserver votre appartement actuel AU DESSUS de votre casino... Tout comme vous avez dit vouloir user de votre Yacht privé pour vos déplacements diplomatiques... N'y a t'il pas là contradictions ?
R.R. : Il n'y a pas d'interviews sans quelques questions pièges n'est-ce pas ? Je n'ai rien à cacher. Effectivement, j'ai tenu ces propos... Mais je vais les préciser : je ne mélange pas affaires privées et affaires publiques. Tout ce qui attrait à Bakura est de l'ordre du public, le reste est privé. Préféreriez-vous que je dépense des centaines de milliers de crédits du contribuable pour vivre dans ce palais démesuré alors que je passerai prêt de la moitié de mon temps à siéger sur coruscant ? Non, je souhaite continuer à vivre dans mes propres quartiers, pour que cet argent public puisse être investi dans des projets bien plus important pour l'avenir de notre planète... Et j'use de la même logique en ce qui concerne l'utilisation mon vaisseau. J'ai fais le choix de revenir sur Bakura le plus souvent possible, afin de rester à l'écoute des volontés du peuple. Oserais-je dilapider des sommes colossales alors qu'il s'agit là d'un choix personnels ? Bien sur que non...
C.D. : Ce Yacht, pratiquement de la taille d'une canonnière corellienne tout de même, aurait coûté, selon les experts, plusieurs millions de crédits républicains : ou avez-vous trouvé cette somme ? Votre casino vous permet-il réellement d'entretenir ce bâtiment à vous tout seul ? Sans parler des dizaines de personnes servant à son bord toute l'année ?
R.R. : Vous voyez, vous touchez là à une affaire privée... Et je suis ici pour parler uniquement de mes affaires publiques. Mais pour ne pas créer la polémique, je répondrais seulement ceci : j'ai eu la chance d'hériter d'une belle somme de crédit, que j'ai su l'investir là où il le fallait... Ce que je compte faire avec l'argent du contribuable.
C.D. : Vous avez nommé ce Yacht « L'agonie d'Ardos » en référence à un événement mythologique de la culture Hutt... Un choix troublant ?
R.R. : Est-ce le mot « agonie » qui vous effraie autant ? Si vous me posez cette question, sans vouloir vous offensez, c'est que vous ne connaissez guère la culture Hutt. L'agonie d'Ardos est un moment clé dans l'histoire de mon peuple. Alors que notre monde d'origine était condamné, après la destructions d'un de nos soleils par un trou noir, alors que le second soleil, Ardos, s’effondrait sur lui même... Qu’on fait les Hutt ? Il ont puissé dans l’énergie du désespoir pour survivre, pour migrer vers autre monde et renaître sur ces nouvelles terres. Voilà ce qu'incarne ce passage de l'histoire : une volonté de fer permet de surmonter tous les obstacles... Que chaque personne voyant mon vaisseau se dessiner à l'horizon sache que j'ai fais de cette philosophie ma doctrine de vie.
C.D. : Un sujet plus léger, pour faire sourire nos lecteurs. Est-ce vrai que votre casino « Les Crédits en folie » s’appelait initialement « Au Pigeon Plumé » ?
R.R. : (NDLR : rire tonitruant) Effectivement ! Vos informations sont exactes. A mon arrivée sur Bakura, il y a douze ans, j'étais un peu perdu, seul Hutt des environs. Disons que ce nom a permis de faire parler de moi, de me faire connaître... Voyez où il m'a propulsé aujourd'hui !
C.D. : Autre sujet léger. Vous avez récemment prêté votre image pour une gigantesque campagne de publicité pour l'une des plus prospères entreprises du fleuron de notre industrie « Repulsiv Corp. ». Ces affiches ont faire sourire beaucoup de nos concitoyens... Doit-on en conclure que vous avez de l’auto-dérision ?
R.R. : Il faut savoir rire de soit même ! Et puis, cette publicité n'est pas dégradante, au contraire, elle fait était d'une réalité, celle de mes traits physiques !
(NDLR : Pour rappel, cette publicité montre notre nouveau prime-sénateur affalé sur un chariot antigrav, souligné du slogan « Si nos répulseurs peuvent supporter un Hutt, alors vous pourrez leur faire confiance en toute circonstance ! »)
C.D. : Dernière question. Est-ce vrai, qu'après les retombées économiques de cette publicité, Repulsiv Corp. vous a aidé à financer votre campagne, à coup de millions de crédits ?
R.R. : Je ne suis pas sur de comprendre le but de cette question. Le financement privé des campagnes est parfaitement légal. Il faut croire que mon image à suscité un bénéfice supérieur au prévisionnel, aussi Repuslsiv Corp a souhaité me remercier en me donnant un coup de pouce... Les crédit ne font pas tout dans une campagne, loin de là... Regardez où en sont mes adversaires : le plus important, est et restera l'intégrité morale ! Un candidat qui n'a rien à se reprocher triomphera toujours de ses adversaires corrompus !
C.D. : Sur ces bonnes parles, je souhaites à tous nos lecteurs une agréable semaine. La semaine prochaine nous recevrons l'ex-prime-sénateur et ex-candidat à sa succession : Mitchel Ross, récemment mis en examen pour détournement de fonds publics lors de son précédent mandat. Les preuves sont accablantes, et il a promis de nous en dire plus... Un mea culpa peut-être ? Merci à vous monsieur le sénateur.
R.R. : Merci à vous Carmen, et merci au peuple de Bakura !
Le visage caché derrière le masque
L'interview l'avait agacé... Fortement agacé. Sur le chemin du retour, dans son speeder blindé, Ragda ne tenait pu en place. Ses 1500kg de chair et de graisse s'étaient mutés en une boules de nerfs surexcitées. La petite salope, elle avait cherché à le piéger avec ses stupides questions !
Machinalement, nerveusement, il tripotait sa prothèse de main, celle qu'il avait perdu plus jeune. Sur Bakura, seule une personne était au courant pour cette main mécanique, qui imitait à la perfection ses l'originale. Toutes les autres avaient été « éliminées ». Puis, ne pouvant plus tenir, il activa d'une pression du doigt, un bouton dissimulé dans la paume de sa main artificielle. L'appareil de brouillage radio se déclencha instantanément, entourant le gros prime-sénateur d'une bulle imperméable même aux plus sophistiqués des appareils d'écoutes... Il hurla :
« La petite salope ! Elle va me le payer ! Je ne lui laisse pas six mois ! »
La vitre teintée derrière laquelle se dissimulait le chauffeur se baissa, laissant apparaître le visage de l'homme qui était aux commandes du véhicule : Dash Patris, l'homme de main de Ragda, le seul homme en qui il avait une once de confiance. De sa voix rauque, il demanda :
« Un problème ? »
« Oui, cette salope de journaliste ! Je vais lui ruiner sa réputation... Je vais faire courir sur elle tous les ragots possibles et inimaginables... Dans six mois elle sera ruinée, elle ira bouffer les déjections dans les caniveaux pour survivre ! »
« Dois-je en conclure que l'interview s'est mal passée ? »
« Non... Dans l'ensemble j'ai pu dire ce que je voulais... Mais elle a tenté de me piéger avec ses questions foireuses... Laisse moi seul !»
Sans un mot, Dash obtempéra, remontant la vitre teintée.
D'une autre pression, cette fois sur le dos de sa main artificielle, Ragda activa le dictaphone qu'elle dissimulait. Puis, pendant les trente minutes de trajet restant, il repassa en boucle le contenu de l'interview...
« Vous dites séparer vie professionnelle et vie privée... Mais vous avez dit vous même, dans le précédent numéro de « Bakura Business » que... »
La garce...
Sur ces pensées noires, le duo regagna l'entrée du garage privé de Ragda, au premier sous-sol de son casino, « Les Crédits en folie ».
Là, un employé – euphémisme du mot esclave ou serviteur – l'attendait avec un chariot antigrav, un modèle unique, en or massif, aux répulseurs survitaminés, et garnis de cousins de soie rouge, aussi doux que confortables. Sans un regard sur le twi'lek qui lui tenait l'engin, la grosse limasse s'y installa. Ainsi véhiculé, il gagna rapidement l'ascenseur : destination le dernier étage de l'immeuble, son bureau panoramique, qui donnait sur D'aar, la capitale de Bakura. Une immense pièce, au volume splendide, où se mélangeait essences de bois précieuses et pierres coûteuses.
Là-haut, commença le rituel quotidien de Ragda. Alors qu'un œil extérieur jugerait le hutt de pure paranoïaque, lui se considérait seulement comme très prudent. Il activa son dispositif de brouillage portatif, et gagna rapidement l'espace devant l'écran géant qui trônait sur le mur du fond. Là d'une voix directive, il demanda :
« Ordinateur, activation du programme de détection des mouchards ! »
Quelques terriblement longues secondes plus tard, une voix féminine dépourvu d’émotion lui répondit :
« Aucune signature détectée. »
Parfait...
« Ordinateur, passe sur l'écran le contenu enregistré par la caméra de surveillance, vitesse x10 »
L'écran s'illumina... Pour montrer une image fixe : celle filmée par la caméra dissimulée au dessus de son bureau et qui épiait l'unique entrée de la pièce. Pendant une quinzaine de minutes, malgré la vitesse accélérée de la bande, rien ne se passa... Puis soudain, une tête passa par l’entrebâillement, lançant un seul regard fugitif, avant de disparaître...
« STOP ! Retour arrière ! 120.12 ! Qui c'est celle-là?! Ordinateur ! Reconnaissance faciale ! »
« Correspondance détectée, employée N°1122014 »
« Putain... »
Hors de lui, Ragda se dirigea vers le comlink intégré au bois précieux de son bureau. Il écrasa de sa patte graisseuse l'interrupteur, puis ordonna à l'appareil :
« Bureau des ressources humaines ! »
Cinq secondes de silence.
« Oui ? Monsieur ? »
« Virez moi N°1122014, tout de suite ! »
« Pour quel motif, je vous prie, monsieur ? »
Un motif ? Pourquoi les lois de cette planète étaient aussi ridicules !!
« Une caméra l'a surprise en train de voler de l'argent du casino »
« Vos accusations sont grave monsieur, j'appelle immédiatement la sécurité, terminé. »
Décidément, il était entouré d'incompétents, incapables de se mouiller pour prendre les bonnes décisions... Il activa un second comlink, celui-ci dissimulé dans un tiroir... Une fréquence directe et sécurisée :
« Dash ! Va à mon coffre, et prend 100.000 crédits... Et dépose-les dans le casier de l'employée N°1122014... Et magne ton cul ! »
« Tout de suite boss »
Enfin, Ragda pu souffler... On n'était jamais trop prudent... Peut-être que cette idiote avait seulement voulu jeter un coup d’œil au bureau de son employeur... Ou bien était-elle une espionne engagée pour s'essayer sur ses systèmes de sécurité ! Dans ce genre de situation, il ne fallait pas hésiter... Il fallait tailler dans le vif.
A présent rassuré : aucun système espion détecté, personne n'était entré dans son bureau, Ragda claqua des mains pour fermer les stores de son immense baie vitrée. La pièce à présent plongée dans la pénombre, il se dirigea vers une statue en grès de coruscant - une pierre assez rare, qui valait largement son prix – sculpté à son effigie. Il posa sa main artificielle sur sa jumelle minérale. Aussitôt, dans un cliquetis métallique, la sculpture s'écarta du mur, pour laisser apparaître un ascenseur dissimulé. Toujours sur son chariot antigrav, le hutt pris place dans celui-ci. Il n'y avait qu'une seule destination possible : les fondations du casino.
Car seules deux personnes, Dash et Ragda, connaissaient l’existence de cette salle secrète dissimulée sous la titanesque tour Rejliidic. Elle était le véritable QG de Ragda...
Dans un halo bleuté, presque surnaturel, s'élevaient des tours circulaires d'une quinzaine de mètres de hauteur... Autant d'unités de stockages, blindés de millions de téraoctet d'informations, achetées, vendues, volées, glanées au quatre coins de la galaxie. Car telle était l'activité secrète de Ragda, celle dont il tirait sa véritable fortune... Et son incroyable succès politique : la vente et l'achat d'informations sensibles... Il était passé maître en tromperie, en mensonge, en dissimulation... Et surtout, en révélations d'informations « gênantes »... Après tout, cette journaliste avait parfaitement raison... Il n'y avait aucun hasard dans la vie... Si ses trois adversaires étaient tombés, c'était parce qu'il avait méticuleusement épluché leurs vies, et déterré tous les cadavres qu'ils avaient tentés d'enterrés.
Au centre de tout ce savoir si malhonnêtement rassemblé, trônait un immense écran holographique, de trente mètres sur douze. Celui-ci affichait en permanence, et en temps réel, le contenu des informations qui étaient échangées avec le monde extérieur. Tout cette installation high-tech étaient gérée par une petite armée d'astrodroides plus ou moins modifiés, reliés aux serveurs de stockages par un nombre incalculables de câbles entremêles au sol. Même s'ils n'étaient pas vraiment adaptés pour cette tache, il n'avait pas eu le choix : c'était les seuls droïdes que l'on pouvait trouver sur la planète, sur les vaisseaux des voyageurs gardés en quarantaine dans les spatioports. Les voler n'avait pas été facile... Mais sans eux, il aurait été incapable de traiter autant d'informations en même temps.
En ces lieux, il se faisait appeler « Fantôme ». C'était sous ce nom que des centaines d'intermédiaires, éparpillés dans toute la galaxie communiquaient avec lui... Il s'agissait le plus souvent de personnes remboursant une dette après avoir accepté une information qu'ils ne pouvaient se payer... Mais ils comptait également dans son réseau des espions professionnels désireux d'arrondir leur fin de mois, des holohacker de génie, ou même de simples opportunistes souhaitent gagner quelques crédits avec des informations plus ou moins croustillantes... En réalité, une seule constante unissant tout ce beau monde : aucun d'eux ne connaissait la véritable identité de leur employeur. Ils travaillent seulement pour « Fantôme » à des années lumières de l'image politique que s'était créé Ragda. Il en allait évidemment de même avec ses acheteurs : personne n'était à ce jour capable de faire le lien.
Ses droïdes surveillaient en permanence les paquets de données transitant par holonet. Autrement dit, il suffisait de cacher le mot « Fantôme » dans un code de cryptage, pour que votre message soit repéré par les esclaves mécaniques de Ragda... Car telle était la seule manière de le contacter : lancer un appel sur l'holonet... A vos risque et péril... Il y avait toujours une contrepartie financière à payer... et beaucoup avaient tendance à l'oublier.
Malgré l'excitation que lui offrait son repère secret, Ragda laissa échapper un soupir. Bientôt il allait passer prêt de la moitié de son temps sur coruscant, bien loin de cet espace vital... Mais c'était pour la bonne cause. Avec un « pied » au sénat galactique, il pourrait prendre part de prêt aux intrigues... A n'en pas douter, il allait dans les mois à venir découvrir de bien terribles secrets... Des secrets monnayables contre des millions de crédits... Des secrets capables de faire tomber des gouvernements entiers ! Qu'importe les camps... Il agissait uniquement pour son plaisir, pour les crédit... Et surtout pour le pouvoir...
Et en parlant d'agir...
« 6T1 ! »
Un astrodroîde modifié, équipé d'un module de langage en basic, lui répondit aussitôt :
« Oui maître ?»
« Lance des recherches sur la journaliste Carmen Djabila. Je veux tout savoir... Avec qui elle couche, où elle dépense ses crédits, les MST qu'il a attrapées, ce que sont devenu ses fréquentations de jeunesse... Je veux savoir ce qu'elle aime, ce qu'elle déteste, ce qui compte pour elle... Je vais la briser ! »
« Recherche lancée... Temps estimé... Trois heures et douze minutes... »



« Tout va bien Ragda?! »
« Dash ! Tu es arrivé à temps avec mes crédits ? »
« Pile poil. La sécurité ont trouvé les 100.000 crédits... L'employée a été virée et remise aux autorités, et elle risque à présent six ans de prison... »
« Parfait, parfait... Les média ne vont pas manquer l’événement... Lorsque je serai interrogé, je ferai preuve de clémence... C'est bon pour la popularité ! Tiens... Tant que j'y pense, informe mes contacts habituels sur Bakura, que Fantôme cherche tout ce qui concerne Carmen Djabila... »
« A vos ordres. »
Ces quelques questions pièges méritaient-elles tant de débauche d'énergie et de crédits ? Certainement pas... Mais dans quelques jours, il partirait pour Coruscant... Ce serait peut-être sa dernière « chasse à l'homme » avant plusieurs mois. Il allait mettre les pieds dans un véritable nid de vipères, dont il connaissait à peine les règles. Les semaines à venir allaient être éprouvantes : juger les gens, chercher des alliés, tramer des alliances, gagner en influence...
Alors autant prendre un peu de bon temps tant qu'il le pouvait encore !
Possessions
En bon Hutt d'affaires, Radga achète et vend quantité de biens. Sa fortune personnelle est estimée à quarante-sept millions de crédits républicains, dont prêt de la moitié représente la valeur immobilière du gratte-ciel dans lequel il a installé ses quartiers privés et son casino.
La tour Rejliidic :
Haute de trente-cinq étages, ce gratte-ciel se découpe de l'horizon de D'aar par sa forme pyramidale. Les dix derniers niveaux sont les quartiers privés de Ragda, dans lesquels il a récemment aménagé de grandes salles de réceptions pour, le cas échéant, y organiser des réunions diplomatiques. Le tout dernier étage est un bureau possédant une grande baie panoramique, surplombant une bonne partie de la capitale Bakurienne.
Le rez-de-chaussée est occupé par un centre commercial pour produits de luxe, tandis que tous les autres étages sont dédiés aux tables de jeux, roulettes et machines à sous du casino « Les Crédit en folie ». Chaque année s'y déroule le tournoi planétaire de Pazaak, très populaire sur Bakura bien qu'inconnu ou ignoré d'une grande partie de la galaxie.
Enfin, sous les fondations se cache l'antre secrète de « Fantôme », la cyber identité de Ragda.
Yacht Spatial : « L'agonie d'Ardos » :
L'agonie d'Argos, petit bijou de technologie acheté avec l'intégralité de l'héritage laissé par le clan Rejliidic, est un vaisseau de luxe, aux reflets dorés, d'une longueur de 100 mètres. Il est effilé, de forme conique. De la poupe à la proue s’étirent de longues et fines ailes, au nombre de quatre, positionnées régulièrement sur le pourtour de la coque. De ce fait, le vaisseau ressemble à une « croix » lorsqu'il est vu de face.
La proue, pointue, est entièrement dédié au pilotage, tandis que dans la poupe se trouve les quartiers du Hutt.
Pour répondre aux délires paranoïaque de Ragda, l'armateur originaire de Naboo a été contraint d'installer des boucliers déflecteurs de classe militaire, capable de résister à une salve de torpilles à proton. Les moteurs ont également été sur dimensionnés, d’où son surnom dans les spatioports où il passe : « gros cul ».
Mais là n'est pas le plus atypique. En réalité les quartiers de Ragda, dans le cœur de l'appareil, forment un vaisseau dans le vaisseau, une sorte de capsule de sauvetage intégrée. Protégé par un triple blindage de duracier d'une épaisseur totale de 75 centimètres, ce module disposait de ses propres systèmes de survie... En cas d'attaque, qui mettrait en péril l'intégrité du vaisseau, Ragda est capable d'isoler ses quartiers du reste du bâtiment... Et s'il le fallait, d'une simple pression du doigt sur son panneau de commande, il serait capable de déclencher l'explosion de l'Agonie d'Ardos... C'est ainsi que la capsule seraient libérée, profitant de cette diversion pyrotechnique pour s’éclipser dans l'hyperespace grâce à un petit moteur hyperdrive courte portée. Ce module de survie est également équipé de tout une batterie de transpondeurs pouvant lancer des signaux de détresses sur des centaines de fréquences dans toutes les directions.
Enfin, le vaisseau est équipé de deux batteries de tourelles lasers, qui sont dissimulées sous de factices écoutilles de maintenance. Disons que pour la plupart de ses missions diplomatiques, Ragda préfère garder profil bas et ne pas donner l'impression d'être armé... Mais dans le cas où une rencontre tournerait mal, il serait tout de même capable de se défendre !
Prothèse de main : Cette main artificielle dispose de plusieurs gadgets intégrés. Un brouilleur de fréquences large bande, qui permet de rendre inopérant les systèmes d'écoutes à proximité du Hutt. Un dictaphone, que Ragda utilise pour systématiquement enregistrer toutes ses conversations. Un détonateur thermique intégré... Solution de dernier recours si sa vie était réellement en danger... Une méthode rapide et simple pour mettre fin à ses souffrances... Tout en emportant avec lui ses agresseurs.
Détonateur cardiaque : Il s'agit là de l'ultime méthode qu'a trouvé Ragda pour protéger ses terribles secrets... Encore un gadget que seul un esprit paranoïaque peut concevoir... Chirurgicalement implanté sous son crâne après sa terrible blessure à la tête, ce détonateur se déclenchera si son cœur arrête de battre plus d'une minute... Ou s'il est extrait de ses chairs, d'une façon ou d'une autre. Et puisque les fondations de son gratte-ciel sont minées, puisque les soutes de « L'agonie d'Ardos » sont piégées,et puisque Dash Patris a été pourvu d'une bombe miniature sous sa cage thoracique... Tout ce beau monde ferait « BOOM » si cela devait arriver... Il faut prendre cela comme l'expression des dernières volontés d'un fieffé salaud paranoïaque et mégalomane.
Question HRP : Comment avez-vous connu le forum ? : Par google, un peu par hasard. Les quelques lignes que j'ai pu lire sur les événements politiques récents m'ont motivées à m'y essayer... Comme par exemple les échanges de messages holographiques entre le chancelier suprême et la princesse du Kuat que je trouve excellentissime;)
PS : Il reste à me trouver un avatar, ce que je vais faire dans les heures à venir.
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Halussius Arnor
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MessageSujet: Re: Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)   Ven 26 Oct 2012 - 19:43

Une bien belle bête que voilà !! Cool

Bienvenu parmi nous et surtout un grand bravo pour ta fiche !! J'aime beaucoup Very Happy

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Luke Kayan
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MessageSujet: Re: Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)   Sam 27 Oct 2012 - 13:44

Wouf, on a du lourd ici. J'aime, j'adore, j'adule! Et comme tout est en ordre, je valide monsieur...

Encore bienvenue! N'oublie pas de mettre le lien de ta fiche de biographie dans ta signature et amuse-toi bien parmi nous! Very Happy

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MessageSujet: Re: Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)   

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Ragda Rejliidic, Sénateur de Bakura (terminé)

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