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 Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]

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MessageSujet: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Jeu 16 Aoû 2012 - 22:54

Sir rigolait encore de la bonne blague qu'il s'était faite à lui-même en se racontant sa propre histoire, plus ou moins vraie d'ailleurs, quand il arriva en vue de la prétendue entrée du temple. Ce dernier était à moitié enchâssé dans une montagne ce qui renforçait encore plus l'aspect mausolée qui se dégageait du lieu. Un lieu sacré pour les sith, le début d'une longue quête pour l'ancien mercenaire. La porte en elle-même était surveillé par quelques gardes armés, mais il y avait aussi des apprentis qui s'entraînaient hors des murs de l'académie, certainement pour ne pas être vu de leurs maîtres respectifs. Ils se battaient au sabre, avec la force, méditaient, parlait aussi certainement, mais Bhalir était trop loin pour les entendre. Il s'avança encore un peu sur la crête qui lui servait d'observatoire. L'épais nuage de poussière qui cachait en partie le soleil se dissipa sous la force des vents et un rayon de lumière vint frapper la terre aride de Korriban. L'atmosphère se réchauffa subitement, le sol devenant trouble. Peu à peu l'activité devant la porte cessa, tous les visages se tournant vers le sommet du perchoir du mercenaire.

Calobarian observa la scène avec attention, se délectant de l'effet de surprise qu'il venait de créer. Son masque respirateur bien en place, son blaster bien visible, ses vêtements de paramilitaire bien salis par les combats, tout était en place. Il en allait de même pour sa présence dans la force, qu'il cachait pour n'être qu'un misérable murmure à peine audible, tout juste suffisant pour être éventuellement qualifié d'apprenti un jour. Le sith recula de quelques pas pour disparaître de la vue des « portiers » et descendit de son point d'observation en contournant les roches et en rejoignant le petit chemin menant à un plus large point d'accès permettant de rejoindre le temple. Ne connaissant pas le niveau des sith qui s'entraînaient, Calo se prépara à dégainer son blaster. Dans sa tête, personne ne devait avoir bougé et tous devaient attendre de le voir réapparaitre. En fin guerrier, Le sith avait compté ses éventuels opposants, en dénombrant ainsi quinzaine. Quand il arriva à hauteur de la porte, ils n'étaient plus que treize. Deux sith avaient disparu, Bhalir se prépara au pire, posant lentement sa main sur son blaster et faisant appel à tous ses sens pour tenter de retrouver les deux disparus. Le premier fut rapidement repéré. Il se trouvait quelque part à la droite de l'ancien mercenaire, son ombre l'avait trahie, sa bure aillant bougé pendant un coup de vent. Une raison de plus pour le maître sith de ne jamais mettre de bure. Le deuxième disparu avait, quant à lui, réellement quitté les lieux, peut-être était-il aller chercher quelqu'un de compétent.

Sir n'eut pas besoin de provoquer l'apprenti qui tentait de tendre une embuscade pour que celui-ci surgisse de sa cachette en un saut aussi haut que grotesque. Mettant toute sa force dans son coup, il tenta de trancher le mercenaire en deux, mais il était beaucoup trop lent pour y arriver. Calo recula d'un grand pas pour être hors de portée du sabre et tira un coup de blaster presque à bout portant dans la tempe de son adversaire, qui n'eut même pas le temps de se redresser après son attaque ou de ne serait-ce que tourner la tête. Un simple apprenti à n'en point douter. La réaction des autres fut immédiate, de même pour les gardes armés de blaster, tous dégainèrent leurs armes, les sabres en première ligne, les gardes derrières en couverture. Conscient que le nombre était trop important pour lui seul, Bhalir leva les mains en signe de soumission tout en se préparant pour dégainer son sabre et se défendre contre les blasters. Il adorait et haïssait ses armes en même temps. Elles étaient rapides et mortelles, trop à son gout, surtout quand elles étaient dirigées sur lui. La respiration métallique du seigneur sith s'accéléra, sifflant dans l'air. L'ambiance était électrique et lourde, tout pouvait dégénérer d'une seconde à l'autre et ça, tout le monde le sentait, mais personne ne semblait vouloir être le premier à ouvrir le feu, le dernier aillant essayé gisait désormais mort sur le sol, abattu froidement par un inconnu sorti d'on ne sait où. Bhalir pris l'initiative et la parole :


« Ranger vos armes, je ne cherche pas le combat. Votre ami est mort uniquement parce qu’il a essayé de m’attaquer. J’ai des informations sur les jedi, je ne suis qu’un simple mercenaire en fin de carrière qu’on a envoyé ici avec un message pour l’un de vos maîtres… » Calo fut coupé par un apprenti.

« Dans ce cas dépose ton arme et livre nous ton message qu’on puisse le répéter à nos maîtres, ensuite tu rejoindras les prisonniers dans les prisons et tu nous serviras de sac d’entraînement ! »

« Votre proposition ne me convient pas jeune sith, je préfère décliner et retourner annoncer à mon employeur que vous avez refusé de me laisser parler, il se fâchera surement, me tuera sans aucun doute, mais vous torturera jusqu’à ce que mort s’en suive. Il ne faut pas contrarier le Seigneur Bhalir, car la mort attend tous ceux qui le contrarient. »

Une jeune femme prit la parole.

« De nobles menace pour un simple insensible. Nous pourrions vous éliminer dans la seconde sans que vous ayez le temps de bouger. Celui que vous avez tué n’avait pas encore gagné le droit de rentrer ici, c’était une cible facile à peine formé par les jedi, un faible destiné à mourir sur les sables de Korriban, tout comme vous si vous continuez ainsi. Rangez votre arme à votre ceinture et tout ira bien. »

« J’accepte de ranger mon arme, mais rangez les vôtres, vous savez que vous avez le dessus, alors inutile de tendre inutilement l’atmosphère avec tous ses sabres allumés. »

La jeune femme rengaina son sabre, Calo remis son blaster dans son étuis. La pression diminua d’un cran, mais le sith qui avait coupé le mercenaire pendant qu’il parlait ne se détendait pas. Tendu comme un string, Bhalir sentait que l’apprenti résistait à l’envie de lui sauter dessus, certainement par peur de finir comme son pote, mais l'envie de venger son... frère ? Car les deux hommes avaient des traits de visage semblables, pouvait se faire plus forte que la raison.

« Toi jeune apprenti, je sais que tu veux me tuer, battons-nous à mains nues et voyons qui de nous deux est le plus fort si cela t’intéresse. »

L’apprenti blêmi quelque peu. L’arrogance et la confiance du mercenaire le déstabilisait grandement. Il jaugea son adversaire avant de rengainer son sabre en signe de refus du duel. Il savait que physiquement, même aidé de la force, il ne faisait pas le poids face à un vétéran, puis, il sentait que quelque chose n’allait pas avec cet homme au masque de fer. Finalement, peut être les sith n’étaient-ils pas tous bons à jeter. Calo s’avança d’un pas, mais fut stoppé par un garde qui tira à ses pieds pour clairement lui signaler qu’il n’était pas le bienvenu dans le temple sans l’accord d’un maître. Bhalir sourit et s’arrêta de bouger, attendant la suite des évènements. Calo sentait que quelque chose allait arriver, mais il ne parvenait pas à découvrir quoi…
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Darth Araya
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Ven 17 Aoû 2012 - 15:50

Deux jours et deux nuits avaient passé depuis sa rencontre avec la dénommée Bella Hyuvi, qu’il n’oublierait certainement pas de sitôt, à plus d’un titre. Lentement mais sûrement, il avait repris le cours de ses recherches, restées au point mort depuis ses récentes fouilles dignes d’un archéologue en herbe. A l’aide de scans topographiques et thermiques réalisés à bord de son vaisseau, posé à divers endroits de la zone qu’il lui faudrait, tôt ou tard, explorer de ses propres yeux, la modélisation de ces relevés avaient permis de reproduire un tracé fidèle de la géographie des terrains, mettant en évidence un réseau de tunnels, de passages creusés à même la roche jalonnés de cavités, s’étalant en profondeur, en périphérie de l’Académie. Rien de plus, rien de moins qu’une cartographie terrestre en trois dimensions, mais pas l’ombre d’un début de piste à suivre. Voilà pourquoi il s’était résigné à consulter chaque ouvrage de la Bibliothèque, si anciens que nombreux furent ceux tombant littéralement en lambeaux, décrépis au possible, à l’image de ces lieux baignés d’une histoire si lourde et si oppressante qu’on l’aurait cru capable d’altérer la matière elle-même. Non sans compter sur le classement chaotique de ces manuscrits, notamment certaines Annales, lorsque ces derniers n’étaient pas devenus illisibles à cause de leur condition déplorable de conservation, ils l’étaient pour une autre raison, fort simple. Même si Araya avait quelques vagues notions en matière de Haut Sith, le langage des Erudits et des Dévots du Côté Obscur, il n’était pas assuré de pouvoir interpréter correctement certains passages dont les retranscriptions dataient d’un âge mémorial. Ce fut bien là l’ironie de la chose, lui qui cherchait le moyen de combler cette déficience en trouvant un artefact perdu dans la nuit des Siècles d’Obscurité, l’Anneau d’Ommin, dont il avait appris l’existence de la bouche de son maitre, effleurant à peine le sujet.

Araya fut extirpé de ses songes éveillés par une voix perçante et emplie d’excitation, amplifiée par l’écho naturel ricochant jusqu’à lui, hurlant à qui voulait l’entendre : « Eh ! Yorg vient de se faire descendre par un type, va y avoir du grabuge à l’entrée, venez ! » Le manque d’air, si irritant soit-il, le cloisonnement, le besoin de défouler ses nerfs après ses travaux infructueux… Autant de raison pour le Sith d’aller voir ce qui se tramait de plus près, si ce n’est pour simplement se distraire. Le côté intriguant de cette affaire l’anima aussi… Un type avec un blaster qui dégomme un apprenti, à deux pas du sanctuaire Sith, est soit suicidaire, soit dément, soit… Bref, il jouait un jeu dangereux, le seigneur le suspectant d’avoir volontairement attiré l’attention sur lui, avec un franc succès, retentissant encore dans chaque couloir morne et poussiéreux, sur chaque paroi ternie d’usure et de sang de la sombre institution.

Comme à son habitude, Araya rabattit sa visière d’un geste anodin, avant de fouler le sol désertique, tombant presque nez-à-nez avec l’individu en question, littéralement cerné par une myriade d’apprentis le dévisageant de haut. Il reconnut aussi le Sith, sur ses gardes et passablement stressé, en charge de veiller sur ces misérables et devant s’assurer qu’aucun intrus ne pénètre l’enceinte, sans motif adéquat. Tâche certes ingrate, mais nécessaire… L’homme, dont la taille et la musculature si massive aurait fait faire demi-tour à plus d’une tête brulée, restait passif, attentif et visiblement peu impressionné par cet accueil des plus hostiles. Son allure minimaliste évoquait celle d’un soldat sur le retour, servant des intérêts privés, probablement à la solde d’un sordide syndicat du crime. Et pourtant, au-delà des apparences, par-delà cette proéminence faisant office de masque et recouvrant une large partie de son visage, Araya sentait une présence autre, un trouble singulier, la fébrile et intime évidence susurrant à son esprit que le bonhomme ne correspondait pas à ce portait singulier. Il fallait clarifier la situation, et au plus vite. Il s’approcha du Sith responsable de la sécurité, et lui ordonna de faire s’éparpiller les curieux, qui reprirent l’entrainement, visiblement déçus d’en rester là, lançant des regards noirs vers l’étranger, impassible. Chose faite, il lui demanda un bref compte-rendu de la situation.

L’homme n’avait fait que répondre à une provocation, remportant haut-la-main un ersatz de duel. Rien qui ne sorte de l’ordinaire jusque-là… En revanche, il prétendait n’être qu’un messager au service de son maitre, un certain Bahlir, venant délivrer des informations concernant le camp ennemi sur son ordre, selon ses dires. Pouvait-on trouver motif plus habile pour justifier de sa présence en ces lieux, que de prétendre détenir des renseignements de cette nature, sans avoir à les lui extirper, de gré ou de force ? Difficilement, en tout cas. Se rapprochant du colosse musculeux, en gardant ses distances, moins par souci du danger que pour ne pas devoir se dresser sur la pointe des pieds afin de scruter son regard, Araya releva sa visière et épia son regard, longuement, avant de lui décocher un « Suivez-moi. » autoritaire, s’éloignant de l’entrée et d’oreilles trop baladeuses, tout en restant sur ses gardes, le visage de profil, scrutant à l’horizon la découpe anguleuse des crêtes, et attentif au moindre signe d’agressivité de l’arrivant.

« Pour un simple mercenaire, vous ne manquez pas de sang-froid pour vous présenter ici, sans d’autres armes que votre volonté de servir au mieux le maitre qui vous envoie. » dit-il en jetant un regard négligeant sur le blaster à sa ceinture « C’est plutôt rare, une telle détermination, un tel don de soi, à la limite de l’aveuglement je dirai même… Libre à vous de jouer cette comédie face à cette bande d’ahuris, mais vous ne me duperez pas plus longtemps. Je vous conseille de me répondre : qui êtes-vous, d’abord ? »
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Sam 18 Aoû 2012 - 0:10

Le mercenaire lâcha un énorme sourire quand un sith, apparemment plus gradé que ceux présents devant l’entré fit son apparition, Sir n’en avait pas tant demandé et pourtant voilà qu’on venait à lui. Les curieux furent vites dispersés et Calo profita de cette occasion pour détailler le nouvel arrivant. Entre un mètre soixante-quinze et un mètre quatre-vingt-cinq à vue de nez. « L’homme » semblait plutôt athlétique à en juger par la façon dont il se tenait, mais le sith ne pouvait en dire plus sur celui qui s’approchait de lui. En effet, ses vêtements cachaient une grande partie de sa physionomie et son casque empêchait quiconque de voir quoi que ce soit du visage de ce nouvel arrivant. Bhalir contracta légèrement ses muscles pour augmenter sa réactivité et lâcher toute sa fougue et sa rapidité en cas de besoin. Conscient que toucher à son blaster serait mal vu, le mercenaire se contenta de garder une main droite mollement posée sur sa ceinture, à proximité de l’arme. Il savait qu’au corps à corps il ne ferait pas long feu face à un individu entraîné, mais il décida de jouer un coup de poker et de faire confiance au sith. Etait-ce une erreur ? Calo n’allait pas tarder à le savoir.

Celui qui est connu sous le nom de Darth Araya, mais dont le mercenaire ignore tout, ordonna à ce dernier de le suivre pour s’éloigner quelque peu des oreilles indiscrète. Calo salua mentalement l’initiative et obtempéra sans broncher, portant ses deux mains aux bretelles de son gilet, permettant à sa main droite de toucher la poche contenant son sabre laser. Araya s’arrêta et se mit à scruter l’horizon, c’est en tout cas l’impression qu’il donnait et Sir doutait fortement qu’un sith prenne le moindre risque de quitter des yeux quelqu’un d’aussi imposant que lui. Se sentant plus à l’aise en face à face, le mercenaire avança encore de deux pas avant de se retourner vers l’autre seigneur sith. Il le détailla une nouvelle fois du regard en tentant de voir à travers la visière, mais ce fut peine perdue. Sans changer la position de ses mains, trahissant ainsi une certaine méfiance à l’égard de son interlocuteur, Calo écouta ce que le sith avait à dire. Il était plutôt sur de lui et le mercenaire en sourit encore d’avantage. Ce sourire disparu quand le sith eu fini de parler. Son accoutrement de mercenaire trompait facilement ceux qui ne se fiaient qu’aux apparences, Araya n’était pas un de ceux-là. Se préparant à un long discourt, Calo prit une longue et sifflante inspiration, avant que sa voix, déformée par le masque, s’élève dans les airs.


« je vous remercie pour vos louanges, qu’elles soient sincères ou non, elle me vont droit au cœur et pour ce qui est de mon sang froid, je suis habitué à fréquenter les sith qui entourent le seigneur Bhalir, je sais que nombre des sith présent dans cette académie ne sont pas le quart de ce qu’ils essayent de faire croire. » Souriant intérieurement, il reprit. « Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un viennent me voir ici, quelque chose me dit que vous y trouvez-vous aussi votre compte et que notre rencontre, dans un sens, égaille votre journée. Si c’est le cas, vous m’en voyez ravi car de mon côté, votre présence m’évite d’avoir à trouver un moyen d’entrer dans ce temple sans en éliminer la moitié des occupants pour finir par y laisser ma peau. » Plissant le coin de ses yeux, Calo imita un franc sourire à moitié caché par le masque. « Pour votre dernière question, je ne vais pas vous raconter mon histoire, cela serait trop long. Pour faire simple et concis, je suis connu sous de nombreux nom, peut être aurez-vous entendu l’un d’eux et je suis sûr que vous ne manquerez pas de faire des recherches sur moi. Pour vous, je serai Sir Calobarian, chef d’une troupe de mercenaire actuellement à la solde du seigneur Sith Bhalir et de ses acolytes. »

Calo se sentant en relative sécurité, décida de tourner le dos à son interlocuteur pour regarder l’horizon a son tour. Laissant tomber ses mains le long de son corps, il finit par décider de croiser les bas. Tournant de trois quart la tête vers le Seigneur Araya, il reprit :

« Notre compagnie de mercenaire jure de vouer la vie de chacun de ses membres à celui qui nous paye. C’est pour cette raison que je suis ici, parce que j’ai juré lors de mon arrivé dans cette compagnie, de défendre les intérêts de mes employeur jusqu’à ce que mort s’en suive, que ce soit la nôtre… ou la leur. » Savourant quelques secondes son petit effet, sa voit s’éleva de nouveau. « Maintenant, sans vouloir vous ordonner, pouvez-vous me dire qui vous êtes ? je n’ai le droit de délivrer mon messages qu’à certaines personnes que mon seigneur juge « de confiance », je ne voudrais pas commettre un impaire et risquer inutilement ma vie. »

Regardant de nouveau l’horizon, cette dernière lui sembla étrangement menaçante. Il se sentit menacer et observer. Se retournant lentement vers Araya et regardant par-dessus l’épaule de ce dernier, il se rendit compte que la sith qui lui avait tenu tête un peu plus tôt, l’observait discrètement. Cela se traduisit sur le visage de Calo par un froncement significatif de sourcils. Il regarda Araya avant de regarder de nouveau derrière le sith puis dit :

« Marchons sur la route menant au temple voulez-vous, nous n’irons pas plus loin que cette crête. » Bhalir montra du doigt la crête qui lui avait servi de perchoir. « Je n’aime pas les regards indiscrets de certains de vos confrères et je ne voudrai pas risquer une nouvelle mort involontaire, que ce soit la mienne, la vôtre où celle de l’un des sith derrières vous. Nous sommes apparemment deux personnes civilisés alors tachons d’agir comme tel et d’éviter un incident gênant. »

En signe de bonne volonté, Calo approcha doucement sa main de son blaster, activa la sécurité puis referma le cache du blaster pour montrer qu’il ne comptait pas dégainer et tirer à tout va. Sans attendre de réelle réponse, le mercenaire se mit en marche vers la dite crête pour se mettre à l’abri du soleil, qui rosissait déjà son crâne, mais aussi pour échapper aux regards inquisiteurs de la sith. Nul doute que cette dernière avait compris quelque chose de leur échange, il valait mieux qu’elle n’en sache pas d’avantage. Après tout, le secret de son identité, même fausse, devait rester entre lui et Araya, puis, Sir montrait ainsi qu’il n’était pas totalement à l’aise avec les sith, permettant d’assurer un peu plus sa couverture de simple mercenaire en mission.

Pour Ulrich:
 
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Dim 19 Aoû 2012 - 13:45

Araya n’avait pas quitté des yeux celui qu'il avait d'abord pris pour un écervelé à la dégaine de baroudeur, ayant trainé ses maigres guêtres aux quatre coins de la galaxie. Sa première impression avait été trompeuse, et il le suspectait maintenant de jouer un double jeu si bien huilé qu'il n’avait pas fini de lui taper sur les nerfs, loin s’en faut. L’ombre déformée de l’inconnu n’en finissait pas de s’étendre à ses pieds, étirée par les rayons d’un soleil déclinant, en fin de course. Durant l’intervalle de temps que dura la prise de parole de l'inconnu, le seigneur Sith s’était aperçu que l’intonation chuintante avec laquelle sa voix rauque s’éleva jusqu’à lui rendait celle-ci toute autant fallacieuse que difforme, se conjuguant parfaitement avec les traits de son visage, voilés derrière ce fichu masque respiratoire. Certes, le charisme inquiétant du personnage s’en trouvait renforcé, certain que son seul aspect physique aurait rebuté plus d’un complice ou adversaire en passe de l'entourlouper, ou de s'y frotter. Toutes ces dispositions, à l’instar de ce gri-gri facial, étaient bien commodes pour qui tient plus que tout à ne pas s’exposer au grand jour, pas même le timbre de sa voix, se voilant la face pour mieux l’imposer au reste du monde, pensa Araya. Le Sith se contenta d’écouter mot à mot l’orateur, faisant fi de ses suppositions à son encontre, à la recherche de la moindre faille quant aux arguments dissimulant ses réelles intentions. Si l’Arkanien aimait à cultiver le goût de l’anonymat et du secret concernant son allégeance au culte de l’Obscur, il en allait de même pour cet individu qui parvint sans peine à contenir l’intensité et l’amplitude de son aura dans la Force, signe d’une évidente maitrise des puissances sombres. La méfiance que ce type lui inspirait n’eut d’égal que l’antipathie qu’il ressentit lorsqu’il consentit à lui dévoiler son identité… Ou pas.

En guise de réponse à la question qu’Araya venait de lui poser, il avait fini par décliner l’un de ses noms d’emprunts, un parmi tant d’autres, de son propre aveu, se faisant appeler Sir Calobarian. Cette appellation ne signifiait ni ne représentait rien, hormis une suite de mots décharnés de toute véracité, mais dont l’historique le renseignerait peut-être sur son propriétaire. Encore fallait-il trouver une source de renseignements susceptible de lui fournir plus d’ample information à son sujet, une gageure à envisager avec des pincettes, très certainement, compte tenu des précautions prises par cet homme pour se terrer, au final, dans le plus strict anonymat. A contrario, il mentionna par deux fois le nom de son mentor et employeur, se réclamant de son autorité et de son influence. De toute évidence, il ne parlait pas d’un vulgaire baron du crime à l’envergure et aux desseins médiocres, mais le fait de prendre tant de précaution pour masquer sa propre identité, alors que dans la foulée, il déclamait à qui voulait l’entendre celle de son commanditaire, ne lui sembla pas anodin. En définitive, n’avait-il en face de lui qu’un vulgaire sbire, un pantin manipulé en sous-main que l’on aurait envoyé ici dans le but de faire connaitre l’existence d’une organisation parallèle à l’Ordre Sith ? Possible, en effet, qu’il se soit qu’un pion à sacrifier sur l’autel de la dévotion, marquant là, une fois encore, son intégrité sans faille vis-à-vis de ce Bhalir. Pourtant, un pressentiment étrange faisait qu’Araya n’était pas certain d'adhérer à cette thèse, rien de concret certes, mais comme disait l’autre : « Quand il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas de doute. » A la question posée par Caloborian, l’Arkanien fit la même réponse que celle qu’il avait adressée à une apprentie, Drea Vrei, lors de leur première rencontre.

« Je fais partie de ceux qui jouissent du privilège de ne pas avoir à rendre de compte envers qui que ce soit… » mentit-il en revoyant distinctement le portait de la Dame Noire, gravé à jamais dans sa mémoire, « …et ainsi de ne répondre que lorsque nécessité fait loi, ce qui est loin d’être le cas. Pour ce qui est de savoir si vous vous adressez à la bonne personne, au risque de paraitre présomptueux, vous n’avez qu’à vous dire que je me considère à l’égal de celui que vous servez si fidèlement, j’imagine que cela devrait suffire pour vous conforter dans votre décision. » affirma-t-il, un ton véhément courant le long de ses mots choisis.

L’autre ne broncha pas, ne sourcilla même pas, se contentant de porter son regard sur un point distant, dans le dos d’Araya. Cherchant manifestement à s’éloigner encore davantage, il proposa à Araya de l’accompagner jusqu’à un escarpement rocheux, offrant un coin d’ombre, le seul visible de là ils se tenaient. Se retournant lorsque Caloborian commença à s’éloigner, il vit la guerrière Sith le dévisager de loin, la mine mauvaise, n’appréciant sûrement pas leurs cachoteries, et le fait que l’homme qu’elle avait prise à parti se tienne encore sur ses deux jambes. Si seulement elle avait pu avoir son mot à dire…
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Dim 19 Aoû 2012 - 20:03

Calo se servit du chemin pour aller jusqu’au point d’ombre pour réfléchir à ce qu’il allait dire. Il ne savait pas comment percer et mettre à jour ce sith qui lui servait d’interlocuteur. Il avait l’impression de parler à un modèle réduit de lui-même. En effet, Araya portait un casque lui cachant le visage, il en allait de même pour Calo, à un détail près, ses yeux et le haut de ses joues étaient visibles. Le sith restait dans le vague vis-à-vis de lui-même, tout comme le mercenaire, qui préférait parler de l’image qu’il avait créé du seigneur Bhalir que de lui-même. Aucun des deux êtres ne se faisait confiance et aucun des deux ne se sentait réellement inférieur à l’autre. La seule vraie différence était que Bhalir voulait rentrer au sein de l’académie et qu’Araya, lui, avait déjà le droit d’y aller. Une chose néanmoins rassura le faux mercenaire : Le seigneur sith Araya ne l’avait pas découpé en deux une fois la sécurité de son blaster enclenché, ce qui signifiait qu’il n’avait pas prévu de le tuer tout de suite et ça, ça arrangeait fortement notre ami.

S’appuyant contre la roche de la crête, permettant ainsi à son visage d’être à l’ombre, le mercenaire regarda de nouveau l’entrée de l’académie, elle était son objectif et la noirceur des lieux l’appelait, sans savoir pourquoi, Sir se sentait attiré par l’édifice. Reposant une nouvelle fois ses prunelles noires sur son interlocuteur, Bhalir prit une profonde inspiration. Jugeant physiquement son adversaire, il affina encore l’image qu’il avait du « Seigneur Bhalir » en se basant sur les caractéristiques physiques du premier sith qu’il croisait. Ainsi le seigneur Bhalir ne dépasserai pas le mètre quatre-vingt, aurait un physique athlétique sans pour autant être hors norme. Sa voix se fondrait parfaitement au sein d’une foule, sans dénoter par rapport aux autres, il serait, en quelque sorte, quelqu’un de normal, sans aucun signe distinctif. Cette nouvelle image de Bhalir, Calo se la grava dans la tête pour tenter d’en faire un souvenir et ainsi être sûr de ne jamais être pris à défaut les fois où il devra parler de son « suzerain ».

Repensant à ce que lui avait dit le seigneur sith, Sir se rendit compte que son interlocuteur n’avait pas répondu clairement à sa question, il n’avait même pas un nom à coller sur ce masque et cela fit naître en lui une pointe de colère qui se traduisit par un froncement imperceptible de sourcils. Ce sith avait décidé de le prendre de haut, c’est en tout cas ce qu’il pensait. Il se dit aussi que finalement tous les sith étaient pareil, à se sentir supérieurs à ceux qui ne portent pas de sabre laser, à toujours se croire plus grand et plus fort que n’importe qui, sur le domaine des armes, le mercenaire savait qu’il ne faisait pas le poids s’il renonçait à utiliser son sabre, surtout à cette distance, mais sur le domaine des mots, il ne comptait pas se laisser dominer par le premier sith venu. Reprenant la parole, sa voix se faisait plus forte et rauque qu’avant sans même qu’il s’en rende compte.


« Je ne sais pas… Je ne sais pas si vous êtes son égale, je n’ai aucun élément de comparaison. Il y a nombre de choses qui diffèrent d’un sith à l’autre. Pour nombre d’être vivants dans cette galaxie, vous êtes tous les mêmes, ils ne font même pas la différence entre sith et jedi, mais pour moi, c’est différent. Notre clan de mercenaire est spécialisé dans la traque des manipulateurs de la force. J’ai été formé pour être à la fois tout le monde et personne, pour me fondre dans la masse quand la situation le demande, pour ne devenir qu’un ouvrier sur un chantier stellaire ou un barman dans une rue malfamée d’une quelconque ville. Nous avons tous différents talents et il en va de même pour les sith. Regardez ces apprentis devant la porte, tous essayent de montrer qu’ils sont les plus forts, se permettant même d’attaquer un individu dont ils ne connaissent rien. Ils ont vu l’un des leurs mourir devant eux et pourtant, ils ne changeront pas. Quoi que certain gagneront peut être un peu de plomb dans la tête à la fin de leur formation, mais la plus part resteront tels qu’ils sont, des bêtes de foires, tout juste capable de raisonner, ne sachant que taper devant elles sans voir les conséquences. Ce sont nos proies favorites parce qu’elles sont simple à débusquer et permettent généralement de voir un beau combat. »

Reportant son regard sur Araya, Calo reprit une inspiration puis la parole.

« Puis il y a un autre type de sith, ceux qui cherchent la puissance dans la force, qui cherchent la vérité dans les livres et dans les holocrons. Ceux-là ont pu être éventuellement des têtes brulées par le passé, mais aujourd’hui, ils représentent l’élite intellectuelle de l’ordre, ils sont en quelque sorte les sages. Souvent ils meurent en emmenant avec eux nombre de secret, forçant ceux qui prendront leur place à perdre le temps à lire des livres anciens qui ne sont plus compréhensibles, à chercher sans arrêt des réponses à des questions que leurs prédécesseurs avaient déjà résolu. Ce système est bancale, il fait perdre du temps ce qui empêche l’ordre d’avancer de ce côté-là. La peur d’être dépassé par les jeunes générations et de perdre leur pouvoir pousse ces sith à en divulguer le moins possible, renforçant encore plus la stagnation. Dans un sens je comprends leur choix, dans un autre, cela les empêchent de prendre le dessus sur les jedi qui eux, partagent tout ou presque, permettant à l’ordre entier d’évoluer et de se renforcer. »

Faisant une pose, il regarda ses propres mains. Ses larges mains avaient pris nombre de vies, dirigé nombre de personnes, avaient permis de bâtir un empire, mais avaient aussi permis de le détruire. Aujourd’hui, Calo n’était plus qu’un homme comme les autres, cherchant sa voix dans une vie qu’il n’avait pas forcément souhaité. Il reprit la parole en fixant le soleil jusqu’à voir des points blancs apparaître dans son champ de vision.

« Puis il y a le seigneur Bhalir. Je n’ai pas encore trouvé d’équivalent dans les cibles que j’ai traqué. Lui est la philosophie même de notre ordre de mercenaire. Il est tout le monde et personne à la fois. Un coup il se présente sous les traits d’un soldat républicain, le coup d’après, il porte la bure sith, des fois il ressemble à un mineur puis ensuite à un homme d’affaire. Il infiltre toutes les couches de la république, pour ensuite influencer chacune d’elle, cherchant à chaque fois à gagner en contrôle, cherchant à chaque fois à augmenter son réseau. A mes yeux, il est bien plus dangereux que les deux autres types de sith car jamais il ne viendra vous attaquer, il manipulera son monde pour vous tuer sans avoir à se dévoiler, il préfèrera garder sa couverture plutôt que de faire lui-même le travail. Il est en quelque sorte un marionnettiste et, je ne le cache pas, je ne suis qu’une de ses nombreuses marionnette. Mais une marionnette riche. »

Calo sourit à sa propre blague. Il s’était détendu et se permis d’hasarder quelques hypothèses.

« Je sais que vous n’êtes pas le premier type de sith que j’ai décrit, sinon ma vie se serait terminée dès votre apparition. Vous n’êtes pas non plus comme le seigneur Bhalir, sinon vous ne seriez pas là, préférant laisser une marionnette vous rapporter ce qu’elle a vu et entendu. Vous êtes donc plutôt un intellectuel de l’ordre, c’est en tout cas l’idée que je me fais de vous, même si je sais aussi que vous pourriez me découper sans même forcer. Dans tous les cas, si je veux avoir une chance de rentrer dans l’académie et d’y survivre, je vais devoir vous dire les raisons de ma présence. »

Calo Regarda rapidement autour de lui pour s’assurer qu’il n’y avait aucune oreille indiscrète à portée de voix.

« Je suis ici pour recruter deux ou trois apprentis dans le but de partir en traque. Nous allons chasser un maître jedi qui enquête sur mon clan de mercenaire et donc, sur le seigneur Bhalir lui-même. Ce dernier veut voir si les sith ont changés depuis sa dernière visite et si la nouvelle génération est toujours aussi peut disciplinée et aveugle qu’à son époque. Un double test en quelque sorte. Croyez moi, j’aurais préféré ne pas avoir à venir ici, cette planète me rend malade. »

L’appel du temple se faisait de plus en plus fort, cacher sa puissance dans la force de plus en plus difficile. Calo rêvait de pouvoir se lâcher complètement pour ensuite pénétrer dans cette académie et chercher les maudits apprentis dont il allait avoir besoin pour éliminer son ancien maître. Ce dernier n’avait jamais cessé de le poursuivre pour le ramener devant le conseil et aujourd’hui, les agissements de ce jedi devaient prendre fin, Sir en avait marre d’avoir l’impression d’être une proie et voulait devenir le prédateur.
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Lun 20 Aoû 2012 - 13:38

Et dire qu’il allait devoir explorer ces contrées de long en large, dans un futur proche, sans même être certain de savoir si la relique tant convoitée était bel et bien là, sur cette planète, enfouie depuis des lustres, tapie dans des profondeurs insoupçonnées, n’attendant qu’à être retrouvé pour regagner la surface. Cette idée exaspérait l’Arkanien au plus haut point, incapable avait-il été de collecter le moindre indice susceptible de le mettre sur la bonne voie, malgré des heures, des jours entiers passés à s’abimer les yeux sur des rouleaux de parchemins ! Certes, la chose était entendue : s’il avait suffi de se baisser pour le ramasser, n’importe quel cancre en aurait été capable avant lui. Si la tâche s’avérait si ardue, c’est bien parce que cet artefact avait littéralement disparu de la circulation. Voilà pourquoi Araya ressentait le besoin de reprendre ses recherches au plus vite, en se terrant une fois de plus dans cette satanée bibliothèque.

Sur ces considérations, le Sith rejoignit d’un pas mesuré celui qui venait de s’abriter à l’ombre d’un affleurement rocheux, à l’abri des vents chargés de chaleur et de sable balayant sauvagement le relief escarpé et aride de Korriban. Çà et là, les seuls spectateurs conviés à leurs pourparlers, vestiges des Temps Anciens, visages silencieux comme la pierre, statufiés pour l’éternité, semblaient contempler de haut cette scène réunissant Araya et le dénommé Sir Caloborian. Il ne fallait pas être un observateur chevronné pour constater que ce dernier éprouvait manifestement quelques difficultés à supporter la rudesse du climat, et celui qui marchait dans ses traces, habitué aux froids extrêmes, comprit instinctivement la gêne qu’il pouvait ressentir. L’un comme l’autre, leurs organismes n’étaient pas habitués à supporter de telles températures écrasantes, leur endurance physique se fatiguant assez rapidement… Un point commun comme un autre, par ailleurs. Croisant les bras, il n’eut pas à attendre bien longtemps que le colosse reprenne le fil de ses explications, avec une pointe d’agacement dans la voix.

« Je dois le reconnaitre, vous avez une vision assez éclairée de ce qu’on nomme pompeusement l’Ordre Sith, et je partage votre opinion concernant les carences d’autorité et de discipline qui l’empêche de rayonner à sa pleine mesure. » soupira Araya, regardant de biais l’homme, avant de poser les mains sur ses hanches. « J’irai même jusqu’à dire que vous feriez sûrement un bon instructeur, en inculquant aux recrues certaines valeurs qui leur font cruellement défaut. Ils s’imaginent que rechercher le chaos en toute chose est une prérogative à prendre au pied de la lettre, que cette seule règle de vie suffit amplement à faire d’eux des Sith méritants, à part entière… Jusqu’à ce qu’ils trouvent plus fort qu’eux, implorant alors sa clémence, ou se ruant à une mort certaine. Mais tout cela ne vous concerne nullement, votre organisation tire avantage de ces faiblesses, et je ne vois pas là matière à s’offusquer, au contraire, tout ceci m’indiffère au plus haut point. » dit-il en se rapprochant d’un pas, tête baissée, préoccupé par tout autre chose. « Peut-être faut-il voir en votre venue l’annonce de temps nouveaux, capable d’unifier les forces de l’ombre autour d’un projet de grande envergure. Quant à moi, je préfèrerai l’appellation de libre-penseur, même si je ne la mérite sûrement pas. » lâcha-t-il, un sourire aux lèvres, l’air méditatif.

« Mais trêve de tergiversations, vous venez de me dire la raison de votre présence, et je conviens volontiers qu’il s’agit là d’une noble cause. Je n’ai aucune objection à formuler pour ce qui est de la mission qu'il vous faut mener à bien. Vous pouvez bien piocher à votre guise dans ce vivier riche en apprentis, sans vous garantir pour autant qu’ils soient à la hauteur de vos exigences. Après tout, c’est bien la rareté qui fait le talent… Prenez garde cependant, une fois que vous aurez franchi l’enceinte de ces murs, vous serez livré à vous-même, et je vous conseille de ne pas faire trop de grabuges, sous peine de me voir intervenir de manière fort peu plaisante, vous vous en doutez bien. » finit-il de dire, guettant un point à l’horizon qui venait d’apparaitre. « Et pour vous rendre la pareille… » articula-t-il en prenant son temps, « je me contenterai de vous révéler que je suis un Seigneur Noir des Sith » mentit-il effrontément, aussi stoïquement que s'il venait de spéculer au sujet de la hausse prévisionnelle de l'action Symbiosys sur le cour intergalactique, avant d'enchainer sur un ton plus léger : « Cela sera suffisant… Pour le moment. » et d'ajouter « Je vous demanderai bien de transmettre mes salutations à votre maitre, mais les circonstances étant ce qu'elles sont, cela me parait inutile... ». Focalisant son attention en plissant le regard, Araya crut reconnaitre son apprenti, Ulrich Andersen… Ou bien s’agissait-il d’un mirage, une vision que lui projetait le Force pour lui signaler un événement à venir… Il n’aurait su le dire.




Dernière édition par Darth Araya le Jeu 23 Aoû 2012 - 0:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Mer 22 Aoû 2012 - 23:34

« Peut-être suis-je effectivement le départ pour quelque chose de nouveau, mais je ne suis pas sûr que cela plaise à mon maître. Seul l’avenir nous le dira, mais je ne suis pas pressé que les sith et les jedi changent, ça vous rendrait plus difficile à cerner et donc à tuer, ce qui n’arrangerait en rien mes affaires. Pour le côté instructeur, vous savez tout comme moi qu’aucun sith n’accepte qu’un non sensitif lui donne des ordres et encore moins cherche à lui apprendre quelque chose. » Calo regarda de nouveau le temple puis commença à faire un pas. « Sur ce, des affaires m’appellent, notre rencontre m’a beaucoup appris sur le potentiel des têtes pensantes des sith et je vous en remercie. J’espère que nous nous recroiserons, je suis sûr que nous pourrions apprendre beaucoup l’un de l’autre. »

Sir fit un salut militaire en guise d’au-revoir avant de se diriger vers le temple. Le soleil avait commencé à descendre, se cachant petit à petit derrière les montagnes de Korriban. L’un des phrases d’Araya tournait en boucle dans la tête du mercenaire : « je suis un seigneur noir des sith ». Cette phrase impliquait énormément de chose pour Calo, notamment sur le fait qu’il pouvait y avoir plusieurs seigneurs noirs et qu’ils n’étaient pas, comme son maître le lui avait expliqué, uniques et seuls à diriger l’ordre sith et cela allait grandement compliquer sa tâche. Cette révélation pouvait aussi faciliter sa mission grâce aux luttes entre les différents seigneurs. Bhalir réfléchit et réfléchit encore jusqu’à ce que quelque chose attire son regard. Un sabre laser allumé dans son champ de vision, s’était la sith de toute à l’heure. Il s’arrêta alors à une trentaine de mètres de la femme et la regarda intensément, oubliant immédiatement ce à quoi il pensait. Elle voulait en découdre, le fait que le seigneur Araya laisse passer Calo ne semblait pas signifier que tout le monde se pliait à son avis. Le sourire du mercenaire aurait pu révéler la confiance qu’il avait en lui et faire douter la sith, si seulement le masque n’obstruait pas les trois quarts de son visage.

Bhalir observait son futur adversaire, la détaillant des pieds à la tête. Elle portait les cheveux courts, de couleur noirs. Sa peau était blanche et son visage transpirait une froide assurance. Elle portait une large bure noire équipé d’une cape trainant jusqu’aux pieds. Son sabre laser semblait simple, sans artifice. Tout semblait simple dans sa tenue, calculé au millimètre près pour ne pas la gêner dans ses mouvement, tout en cachant un maximum ses formes pour qu’on ne devine pas son sexe avant qu’elle se mette à parler. Sa posture était agressive, elle comptait attaquer la première sans pour autant se précipiter. Elle fixait des yeux la main droite de Calo et le blaster qui trônait juste à côté, elle comptait surement utiliser la force pour attirer le blaster jusqu’à elle et empêcher son adversaire d’attaquer, aucune parade à cette technique n’était envisageable pour un non utilisateur de la force et Bhalir ne comptait pas montrer qui il était aussi vite, il lui fallait une astuce. Il réfléchit et trouva la parade. Il se retourna, du côté droit, comme pour retourner sur ses pas et en profita pour libérer son blaster et le prendre en main. La jeune sith s’en rendit compte quand l’arme, croisé sur le torse du mercenaire, tira dans sa direction. Elle para sans difficulté, mais il était maintenant trop tard pour faire marche arrière, elle devait attaquer avant de se prendre un laser dans les dents. Elle se mit à courir, parant chaque attaque de calo, qui lui, reculait lentement pas par pas, contrôlant quelque peu la distance mais la sith arriva bien vite sur lui.

Calo avait un désavantage physique évidant comparé à son adversaire. Lui était grand et massif, offrant donc une plus grande cible tandis que la jeune femme était plus fluette et agile. Pourtant, une fois arrivé à portée de sabre, le mercenaire montra qu’il n’était pas dénué de souplesse ni de réactivité, se baissant, puis reculant d’un pas, puis avançant le coup d’après pour se retrouver sur le côté de son adversaire avant de lui flanquer un gros coup de coude lui coupant la respiration. La sith ne se laissa pas faire pour autant, portant un coup de sabre en arrière, sachant pertinemment que son adversaire l’éviterait et s’éloignerai par la même occasion. Calo aurait dû profiter de la nouvelle distance qu’il y avait entre les deux combattants, mais il n’en eu pas le temps. Un deuxième sith intervint, le frère de celui qu’il avait tué. Ce dernier s’interposa, sabre en main, entre Bhalir et la sith, permettant à cette dernière de totalement se rétablir. Pour éviter le coup que le jeune sith avait lancé pendant son intervention, le mercenaire avait du lever la main pour éviter qu’elle se retrouve séparée de son corps, mettant ainsi en évidence son arme, qu’il avait réussi à plus ou moins cacher pour éviter qu’elle soit la cible d’une utilisation de la force. L’apprenti sith ne réagit pas de suite, mais la femme saisit directement l’occasion pour envoyer au loin l’arme de son adversaire. Sir tachait de garder son calme mais la perte de son arme rendait les choses un peu plus difficile. Forcé d’aller au corps à corps, le mercenaire fit un bon vers l’apprenti. Celui-ci leva son arme pour attaquer mais il était lent, comme son frère. Un violent coup de genoux dans les côtes envoya le jeune homme au sol, mais pas de répit pour Bhalir, la jeune femme lui sautait déjà dessus, elle était beaucoup plus expérimentée que son « ami » et ne se laissait pas avoir aussi facilement. De plus, elle apprenait vite et fermait toutes les portes que Calo avait déjà utilisées pour la mettre en difficulté. Obligé de reculé, le seigneur sith se débrouilla pour se rapprocher de son arme. Il la cachait à l’aide de son large corps pour ne pas que la sith se rende compte de la manœuvre.

Le mercenaire remerciait son ancien maître, qui l’avait forcé à s’entrainer jour après jour pour devenir toujours plus rapide, toujours plus souple, toujours plus fort, mais ses capacités avaient elles aussi des limites et face à un sabre laser, lui état désarmé, ses limite arrivaient plus vite que d’habitude. Il s’essoufflait et son adversaire s’en rendait compte. Le soleil était bas, mais la chaleur étouffante, ce qui n’arrangeait rien. De la sueur perlait sur son front, coulant de temps à autres sur le sol. Le temps semblait s’étirer encore et encore, pour les trois combattants, le combat semblait durer des heures alors que cela ne faisait que quelques minutes qu’il avait commencé. Calo mesurait sa chance, les deux sith n’utilisaient pas la force, ils semblaient préférer le combat direct, mais la chance ne dura pas. Le jeune sith s’était plus ou moins relevé, mais il gardait ses distances, certainement de peur de se faire découper par la guerrière et cette dernière commençait aussi à fatiguer. Elle prenait lentement ses distances sans pour autant laisser trop de libertés à son ennemie. D’une vague de force, elle l’envoyer voler à quelques mètre. Surpris, le mercenaire la remercia car il n’eut qu’à tendre le bras pour saisir son blaster. Il le fit à une vitesse fulgurante et ne laissa d’autre choix aux deux sith que de battre en retraite. Chacun restait de son côté, Calo caché derrière un simple roché, la sith et l’apprenti aplatis dans un trou. Leur position n’était pas la meilleure, mais ils ne perdaient pas leur confiance en eux. La sith semblait même être de plus en plus confiante. Sir sortit de sa cachette en même temps qu’elle et ouvrit le feu. Cette dernière para les lasers puis utilisa la force pour renvoyer valdingué le mercenaire. Ce dernier se prit de nouveau l’attaque dans les dents, n’aillant rien pour l’éviter. Le combat commençait à franchement tourner en défaveur de Bhalir et il s’en rendait bien compte. Un non utilisateur ne faisait pas le poids en combat singulier face à un guerrier aguerrit. Il lui fallait ruser pour vaincre la sith et il avait déjà une idée quant à la méthode pour y parvenir. Se relevant en feignant une certaine difficulté. La sith réutilisa la même technique pour le faire voler une nouvelle fois. Ce coup si, Calo laissa voler son blaster un peu plus loin. La guerrière le croyant désarmé, s’approcha de lui pour lui donner le coup de grâce avec son sabre. Elle prit son arme à deux mains et la leva au-dessus de ca tête…

Soudain, une lame bleue lui traversa le corps de part en part en niveau du cœur. La sith avait les yeux écarquillés, comme si elle réalisait à peine de ce qui lui était arrivé. Son sabre glissa de ses mains, se désactivant par la même occasion. Calo poussa le corps qui lui était tombé dessus et se redressa. Son sabre laser était dans sa main, mais il l’avait désactivé et le rangeait lentement dans la poche situé sur la bretelle de son gilet. Il recula sans lâcher des yeux l’apprenti qui reculait lui aussi pour s’éloigner un maximum du mercenaire. Ce dernier ramassa son blaster et mis en joue le sith. Ce dernier se retourna complètement pour prendre ses jambes à son coup. Il courrait vers la petite crête sous laquelle Araya se tenait.
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Ven 24 Aoû 2012 - 18:52

* Probablement * répliqua en pensée Araya à la dernière remarque glissée subrepticement par Sir Caloborian, avant d'entendre ses pas s’éloigner en prenant la direction de l’Académie, partant assouvir ce pour quoi son maitre l’avait envoyé jusqu’ici. Le regard pointé vers l’horizon, le Sith resta un moment à scruter la vaste étendue désertique qui s’étirait à perte de vue, à la recherche d’une trace à même de lui faire comprendre le sens de la vision si fugace qu’il venait d’avoir de son apprenti, du moins avait-il crû le reconnaitre par-delà la colonne tournoyante de sable qui accompagna cet étrange reflet, rendant incertaine toute identification. D’autant que l’Arkanien l’avait convié à venir le rejoindre sur son monde natal, alors que serait-il venu faire ici ? Perplexe, il sentit une légère appréhension l’envahir à l’idée qu’il allait bientôt devoir consacrer tout son temps à la formation d’Ulrich Andersen, jeune kuatien brillant et promis à un avenir prometteur, sur bien des plans. Maintes fois déjà, Araya s’était posé la question de savoir comment se montrer le plus efficace face à la tâche qui l’attendait. Certes, il avait déjà repéré une planète qui conviendrait on ne peut mieux à un apprentissage poussée des Voies du Côté Obscur, encore fallait-il qu’il dispose des qualités requises pour encadrer judicieusement cette recrue au caractère bien trempé, à ce qu’il avait pu en juger lors de leur première rencontre. De toute évidence, les épreuves que le seigneur Sith allait lui faire traverser l’éprouverait au plus haut point, tant physiquement que moralement, et en tant qu’instructeur, il devrait veiller à ce que chaque échec, chaque impair, chaque approximation commise devienne une source de progrès, plutôt qu’une occasion de réprimander sa faiblesse. Car Ulrich avait largement dépassé le stade d’être simplement chaperonné en rabâchant sans cesse les mêmes platitudes concernant la nature des forces qui seraient en jeu, en lui… Il les avait déjà senti, Araya le savait, mais serait-il en mesure de les dépasser pour s’avérer capable de piocher à sa guise dans ce réservoir sans fond d’énergie négative afin de la ployer à sa guise… C’est une autre histoire, et elle ne se jouerait pas ici, pas dans ce cloaque qu’était devenu l’Académie depuis des lustres…

Rebroussant chemin, il réajusta machinalement son casque, et repensa, en s’en amusant, au mensonge éhonté le concernant qu’il avait dit à ce Caloborian, en guise d’identité. Après tout, il n’avait fait que lui rendre la monnaie de sa pièce, puisque le nom d’emprunt par lequel il s’était fait connaitre en était un, d’une certaine manière. Relevant la tête, Araya s’arrêta net, surpris qu’il fut de constater qu’il allait être aux premières loges pour assister à une situation qui ne tarderait pas à tourner au vinaigre. Se faisant face, le mercenaire était aux prises avec la guerrière Sith, suspicieuse et déterminée à en découdre depuis qu’elle avait toisé du regard les deux hommes avant qu’ils ne s’éloignent du sanctuaire. S’appuyant contre une masse rocheuse, il croisa les bras, intéressé au plus haut point par l’affrontement qui allait suivre, apte à lui fournir de plus amples renseignements quant aux talents cachés de cet homme, armé d’un vulgaire blaster, à première vue. On a raison de dire qu’on ne connait vraiment une personne qu’en lui livrant un combat acharné. Sans s’en douter, peut-être vivrait-il ses derniers instants sur Korriban, sa carcasse cuisant sur le sol brulant, se décomposant à une vitesse prodigieuse au fil du temps… A moins qu’elle ne serve de festin aux prédateurs locaux, durant la nuit ? La curiosité du spectateur, trépignant d'impatience, serait vite fixée…

Si le profil de ce Calolorian inspirait avant toute chose une puissance physique considérable, l’intelligence, le sang-froid et la ruse qu’il démontra, lorsque les hostilités débutèrent, furent suffisantes pour jauger de ses aptitudes affûtées au combat. Même si d’apparence, il n’avait rien de félin dans sa manière de se déplacer, l’agilité dont il fit preuve était tout bonnement étonnante, esquivant des attaques au sabre avec une facilité assez déconcertante. Détournant les yeux des deux duellistes, Araya vit l’arrivée en trombe d’un autre prétendant happé par le feu du combat, rêvant déjà de hisser haut la tête fraichement coupée de cet intrus, qui était parvenu à se lier d’inimitié avec bon nombre d’apprentis… Décidément, sa présence ne sera vraiment pas passée inaperçue ! Endurant les impacts répétés des vagues de Force qui le firent décoller à trois reprises, il donnait l’impression d’encaisser, vaille que vaille, les assauts des deux opposants, défendant chèrement et admirablement sa peau, même privé de son arme. S’immisçant dans la partie, la fatigue se lisait leurs visages, et leurs respirations se faisant toujours plus haletantes, à l’image de cette joute trépidante qui tourna nettement en faveur de la guerrière. Araya avait-il vu juste concernant le sort réservé à ce Caloborian, qui finalement n’aura même pas eu l'occasion de poser le pied à l’intérieur de l’enceinte ? C’était sans compter sur la stratégie qu’il avait savamment concocté, se montrant opportuniste à souhait en profitant d’une baisse de vigilance notable de son ennemie, et en recourant à une arme dissimulée aux yeux de tous, même à un observateur aussi attentif que l'Arkanien, savourant la moindre miette de cette joute. Obnubilée par la vue de son adversaire à terre, et le désir si jouissif de lui porter le coup de grâce, c’est elle qui se retrouva, contre toute attente, transpercée de part en part par une lame à l’éclat bleuté. Incontestablement, le mercenaire venait d’infliger une cuisante leçon à ses assaillants, prouvant que le plus grand des dangers est souvent celui qu’on ne peut percevoir. Et Araya, se redressant, avait hâte de satisfaire sa curiosité en demandant à Caloborian où s’était-il procuré une telle arme...

L’apprenti qui avait pris part au combat inopinément, se sentant soudainement démuni lorsqu’il vit s’effondrer le corps de sa partenaire, prit la fuite, sans penser un seul instant qu’il courrait vers une mort certaine. Lorsque l’écart fut suffisamment raccourci entre lui et sa cible, la concentration de l’Arkanien s’exerça autour de sa trachée, faisant tituber l’individu avant de s’affaisser sur lui-même, tombant à genou, le corps tremblant de spasmes qui se tarirent peu à peu, puis s’immobilisa définitivement, gardant la même pause, celle d’un pénitent avide de repentance, adressant une dernière prière à on ne sait quelle entité divine. Le délestant de son sabre, devenu inutile à son ancien propriétaire, il décida de collecter celui de la guerrière Sith ayant partageant le même sort funeste. S’approchant du mercenaire, il ne put réprimer un franc sourire et releva sa visière afin de le féliciter le plus ouvertement possible :

« Eh bien, on peut dire que vous êtes à l’honneur aujourd’hui ! Franchement, je n’aurai pas misé un seul crédit sur vous, et pourtant, vous vous en êtes sorti à merveille ! Chapeau bas, Messire Calobarian ! Mais dites-moi… Il n’est pas courant de voir un simple mercenaire maniée avec une telle dextérité une arme dont l’usage, tombée entre de mauvaises mains, se révèle généralement désastreux… J’ai dans l’idée que vous ne m’avez pas tout dit, si tant est que vous m’ayez dit la moindre chose véridique vous concernant, bien sûr… » dit-il, cherchant du regard le sabre tombé à quelques pas de la malheureuse, ne démordant de ce sourire si désagréable au demeurant, surtout quand l’ironie du propos tenu est si flagrante.
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Sam 25 Aoû 2012 - 16:50

Un Empire, fût-il intellectuel, ne peut être érigé si son architecte ne fait vœu de connaissance et de savoir. Ainsi vont les choses, et je savais ma carence du fonctionnement politique de nombre de planètes du système. Cela dit, j'étais parti pour Korriban plutôt qu'un autre monde, car il y avait là double enjeu. Si j'avais éminemment pour ambition de me constituer un réseau dans les sphères influentes, aussi sous-jacentes soient-elles, je savais ce qui se disait sur ce vaste désert. La rumeur voulait qu'un Ordre Sith y pérennisait. J'avais fait part à mon maître de mon objection, quant au fait d'appartenir à ce carcan. Bien que conscient du danger, je devais faire en sorte de savoir ce qui s'y déroulait. Après tout, le Seigneur Ortyss appartenait bel et bien à l'obscure confrérie, ce qui constituait une raison de me méfier de lui. En savoir davantage sur le groupuscule n'allégerait sans doute en rien ma défiance bien dosée à son égard, mais cela me permettrait d'être plus lucide sur la question. Pour ne pas subir les feux d'une menace, il faut en connaître les moindres détails.

Habituellement accompagné par mes gardes du corps lors de mes déplacements, j'avais pris la décision de quitter Kuat seul, et avais prétexté auprès de mes plus fidèles soutiens parmi l'Union Patriote de Kuat quelques jours de congé, à la suite de cette harassante campagne municipale. La transparence n'est jamais une chose qui paye, dans une position de leader.


Engouffré dans le nébuleux océan céleste, l'engin furtif que je pilotais fendait l'éther depuis maintenant plusieurs heures. Mes doigts valsaient sur les commandes, les pads et les manivelles dans une conduite nerveuse, mais parfaitement maîtrisée. Je faisais corps avec la machine, là-même où près d'un an plus tôt, je n'avais encore jamais été aux manettes d'un quelconque appareil. Et cela, je le devais à Orme. Le temps d'un clignement de paupières, bref instant durant lequel un voile noir s'était abattu sur ma vision, mon esprit pernicieux me projeta sa silhouette. Toujours aux commandes du chasseur, je l'imaginais, face à moi. Lui, et son foutu regard d'enfant dans un corps d'adulte, son expression candide mêlée à son âme de guerrier. Mes muscles se crispèrent, tandis que mes dents pinçaient ma lèvre inférieur, pour canaliser les flux et les reflux du remord. Soudain, la voix sourde et artificielle de mon nef fusa dans l'opacité sonore.

-Vous arrivez dans le système Horuset. Estimation de l'arrivée dans l'atmosphère de Korriban : 14 minutes. Désactivation de la navigation en hyperespace.

La sphère rougeâtre se dessinait sur le cockpit artificiel, alimenté par les capteurs visuels du vaisseau.


Dans les airs brûlants du monde Sith, là où les machines avaient détecté des formes de vie humanoïdes, j'enclenchai les fonctions furtives de mon appareil. Les réacteurs éteints, il gravitait à une douzaine de kilomètres de la surface planétaire. Dépourvu d'ailes et, par conséquent, incapable de planer, mon chasseur relâchait ponctuellement d'importants jets d'air pressurisé pour le maintenir dans une descente quasi-horizontale. Un digipad glissa alors de la paroi, depuis lequel je pu observer les visuels en temps réel des scrutateurs dernière génération. Je laissai alors glisser mon doigt sur le digipad, et effectuait quelques zoom à divers endroit, jusqu'à déceler des mouvements qui m'interpellèrent. Une fois de plus, j'élargissais l'image.

-Altitude : 9 kilomètres, cingla la voix artificielle. Renforcement des brouilleurs magnétiques.

Trois individus combattaient. Deux d'entre eux étaient équipés d'un sabre laser, et la bataille était trop diffuse pour que je ne puisse comprendre avec quel ustensile se défendait le troisième belligérant. Dans des mouvements circulaires, mon aéronef s'approchait de la surface du sol, dans toute la complexité de sa haute technologie, aussi gracieusement qu'une feuille d'équinoxe choierait de son arbre. Intrigué, je suivais la lutte. Était-ce cela, Korriban ? Une planète désertique, où les rares âmes qui se rencontrent sont vouées à se massacrer ? L'harmonie d'une civilisation semblait ne jamais y avoir germé, malgré la présence de pantagruéliques statues, qui s'apparentaient à des dieux ou des héros.

Au terme de cette mise à mort, l'un des sabreurs était tombé, tandis que l'autre fuyait en direction de... Mes yeux s'écarquillèrent.

-Altitude : 7 kilomètres. Visibilité du vaisseau à l’œil nu dans 800 mètres.

Ces cheveux blancs flanqués en arrière, cette stature digne, ce visage allongé... Un instant plus tard, il acheva le guerrier au sabre rouge qui s'était présenté à genoux devant lui. Je devais en avoir le cœur net. Quitte à prendre des risques.

-Altitude : 6 ki...

À bout de bras, je saisis abruptement une manivelle que je tirai à moi. La cabine trembla, et une explosion jaillit des réacteurs. Je me dirigeai droit sur lui. Il n'y avait plus place au doute. C'était bien Noval Ortyss. Dans une trajectoire alambiquée et dangereuse, je fusai en sa direction, pour terminer sur un virage en rase-motte, puis, une stabilisation immédiate. Un vaste nuage de poussière s'était soulevé dans mon sillage. L'air filtra alors quelques instants de la cabine, et l'écoutille coulissa furtivement. Je me glissai alors en dehors du vaisseau, en bras de chemise, et les yeux plissés en la direction de mon mentor, un sourire en coin suspendu à mes lèvres, et le regard cynique. Ma voix s'éleva alors dans l'air brûlant.

-Quelle coïncidence qu'une seconde coïncidence.

Je levai un regard exégète sur celui qui avait tué le premier sith. Mon paradigme arrogant ne put contenir un...

-Qui est-ce ?

Abusé par mon égo et la présence de mon maître, je préférais à ne pas immédiatement prendre conscience du danger.


Dernière édition par Ulrich Andersen le Mer 29 Aoû 2012 - 7:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Dim 26 Aoû 2012 - 15:19

Le Seigneur Bhalir faisait un immense effort de concentration pour contrôler ses émotions. Voilà longtemps qu’il n’avait pas combattu comme ça et même si le duel avait été facile, l’intensité de ce dernier avait été éprouvante pour le sith. Le sang gonflait ses veines, les laissant bien apparentes au niveau de ses épaules de son front et de ses tempes. Le fluide vital déversait la puissante adrénaline qui avait permis au mercenaire de vaincre sans utiliser la force, mais ce sacrifice avait grandement diminué ses capacités physiques. Son cœur battait à tout rompre et il avait encore le souffle court, il ne lui faudrait que quelques minutes pour calmer son corps, mais la fatigue resterai présente et le seul remède qu’il connaissait était l’énergie mystique qu’il bloquait en lui pour que personne ne réussisse à l’identifier. Cet effort aussi avait été dur à maintenir pendant le combat, mais il y était arrivé. Il avait commis des impaires face à la jeune guerrière, impaires qu’il n’aurait pas dû faire en temps normal. Sa concentration, monopolisée par l’enfermement de ses pouvoirs, n’avait pas été optimal pour vaincre proprement la sith.

Laissant son corps se reposer, il reporta son attention sur l’apprenti qui fuyait toujours. Calobarian n’eut pas à bouger le petit doit, le Seigneur Araya s’occupant du sort de ce jeune opportun. Le Sith se rendait compte que d’avoir sorti son sabre laser avait été une erreur et que son ancien interlocuteur lui poserai forcément des questions. Le seigneur sentit aussi que ses capacité à cacher sa présence avait atteint sa limite, le combat aillant grandement épuisé ses réserves d’énergie, il ne pouvait maintenir plus longtemps l’illusion. Araya serait donc le témoin de l’arrivé de Dark Bhalir au sein de l’académie sith. Calo continuait de regarder Araya. Ce dernier avait ramassé le sabre de son apprenti ce qui rappela au mercenaire que sa propre lame était bleue et qu’elle ne passera pas inaperçue au sein du temple sith. La futilité d’essayer de se cacher au sein de son propre ordre devint alors flagrante. Tôt ou tard quelqu’un aurait fini par percer sa couverture et tous n’aurait pas forcément réagit avec la même patience et méfiance que le seigneur Araya. Ce dernier arrivait à proximité du cadavre de la sith et pris la parole. Son ton était purement ironique et Calo comprit avant même que l’autre sith ait fini son discourt que dans tous les cas, sa démonstration avait été un peu trop explicite pour qu’il puisse mentir.


« Le mensonge est nécessaire de nos jours, surtout au sein de notre ordre, vous en conviendrez et protéger mon identité dans un premier temps me semblait important. Ce combat à quelque peu chambouler mes ambitions alors, si vous le permettez, reprenons depuis le début. Je me nomme Darth Bhalir. Sir Calobarian est le nom que les rumeurs m’ont données au cours de mon existence et c’est aussi celui que j’adopte le plus souvent. Ce dernier nom est beaucoup plus chargé d’histoire que le premier, vous l’auriez remarqué après quelques recherches. »

Le Sith se tu et ferma les yeux pour se concentrer sur le fourmillement qu’il ressentait au creux de son ventre. Il relâchait lentement la pression qu’il s’imposait et la force commençait de nouveau à couler en lui, lentement. D’abord une simple goutte de puissance, qui en entraîna une autre, puis une autre, transformant l’énergie en ruisseau. Bhalir fit appel au côté obscure qui avait envahi les entrailles de Korriban pour augmenter encore l’afflux de puissance. Ses pieds devinrent moins douleurs, sa masse sembla s’alléger, ses muscles se réparer. Son corps récupérait du combat à une vitesse fulgurante grâce à l’énergie noire qui courrait maintenant en lui tel un torrent. Son aura se développait lentement mais surement. Le sith rouvrit les yeux pour de nouveau regarder son interlocuteur. Ce n’est que maintenant qu’il remarqua qu’Araya avait enlevé son masque. Sa peau était laiteuse, à l’instar d’un grand nombre d’utilisateur du côté obscure. Ses prunelles étaient entièrement recouvertes d’un voile argenté et sa chevelure blanche semblait suffisamment longue pour tomber sur ses épaules. Comme Bhalir, Araya avait un masque sur le visage, mais au vu de ses yeux, le sith doutait que son interlocuteur n’en avait pas réellement besoin, contrairement à lui. Le Seigneur sith porta une main distraite à son propre masque, effleurant le métal recouvrant sa bouche, puis le cuir servant de lanières pour tenir l’appareil en place. Sa respiration métallique, qui s’était arrêtée, reprit de plus belle alors qu’il revenait à lui. La sensation familière du côté obscure revenait en lui.

« Tout comme vous, je suis un seigneur sith, même si vous sembler être plus élevé dans la hiérarchie que moi du fait de votre statut de seigneur noir, même si j’ai moi aussi quelques doute quant à la véracité de vos propos, surtout sur ce dernier point. » Une lueur maligne brillait dans les yeux noirs du sith, qui ne cessaient de fixer son interlocuteur. « Le fait que nous nous soyons menti mutuellement prouve une chose : Nous avons tous deux de la méfiance l’un envers l’autre. Ceci est tout à fait normal, mais soyez rassuré, je ne compte pas prendre votre pouvoir et vous n’aurez aucun intérêt à essayer de prendre le mien. »

Au même moment, un vaisseau fusa à proximité, soulevant un large mur de poussière. Après un rapide sondage du vaisseau grâce à la force, Bhalir su qu’il n’avait rien à craindre de l’unique occupant du vaisseau. Ce dernier se montra bien vite et rejoignit les deux sith déjà présent. Le nouvel arrivant donnait l’impression d’être grand de loin, mais à proximité, il se révéla bien petit contrairement à la première impression qu’il laissait voir. Il mesurait dans le mètre quatre-vingt, avait les membres fins et certaine vigueur se détachait de ses gestes, pourtant, ce n’était pas la vigueur d’un athlète que voyait Bhalir chez le jeune apprenti mais celle d’un tempérament très actif aillant besoin de mouvement. Ne représentant absolument aucune menace, Cale se permit un peu d’ironie en répétant mot pour mot ce qu’il venait de dire à Araya.

« Je me nomme Darth Bhalir. Sir Calobarian est le nom que les rumeurs m’ont données au cours de mon existence et c’est aussi celui que j’adopte le plus souvent. »

A ses yeux, les présentations étaient faites et le seigneur sith se permis de se reconcentrer de nouveau sur le côté obscure pour retrouver toutes ses capacités. Le ruisseau s’était transformé en torrent puis en rivière, le pouvoir coulant librement dans son corps. Le sith apaisa ses émotions, l’adrénaline se dissipait, son cœur se calmait, sa respiration reprenait son rythme lent habituel. Cette sensation de puissance apaisa totalement le guerrier qui se permit de sonder son environnement immédiat grâce à la force. Il trouva le sabre laser de la guerrière, recouvert par la poussière et se mit à le faire léviter à hauteur de hanche face à Darth Araya.

« Il me semble que vous cherchez ceci, je vous le confie. Qui est ce jeune homme qui vient de nous rejoindre ? »

Sa question se faisait quelque peu menaçante. Calo n’aimait pas les invités surprise et encore moins les sangsues.
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Darth Araya
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Mar 28 Aoû 2012 - 23:45

Campé sur ses jambes, Darth Araya patienta quelques instants, observant le soi-disant mercenaire reprendre son souffle et rassembler ses forces, lesquelles venaient d’être soumises à rude épreuve, malgré la rapidité avec laquelle il avait mis fin à l’escarmouche de la Sith, sans lui laisser la moindre chance, cela va sans dire. Trop sûre, trop fière d’elle et de ses capacités, peut-être aurait-elle eu plus de réussite à tenter une embuscade en règle, en profitant judicieusement de la lumière, quasi aveuglante, rasant l’horizon à cette heure avancée de la journée. A moins de se fourvoyer en de futiles suppositions, l’Arkanien jugea que l’allure titanesque de ce Caloborian constituait à elle seule un moyen efficace pour tromper l’adversaire, qui plus est face aux bretteurs que sont les Jedi et les Sith. Parées de leurs assurances sans faille, et croyant avoir affaire à une brute épaisse dénuées de jugeote et dotées de réflexes à peine plus élevés que ceux d’un Ronto, tout ce petit monde ne s’apercevaient que trop tardivement qu’ils venaient de s’élancer vers une mort, si ce n’est certaine, probable pour le moins. Preuve en est, la dépouille privée d’essence vitale jonchant la roche, et qui reposerait là à jamais, retournant à l’état de vulgaire poussière, au fur et à mesure de sa décomposition conjuguée à l’effet corrosif des tempêtes de sable balayant si fréquemment la surface de Korriban. C’était sans nul doute le sort le plus noble que ce corps ramassé sur lui-même pourrait désormais connaitre. Aux yeux de Noval, la perspective de voir son enveloppe charnelle, vidée de la moindre étincelle de vie, servir de pitance à un quelconque prédateur le révulsait viscéralement, même si un esprit pratique lui aurait rétorqué qu’il est préférable de ne pas connaitre, de son vivant, les affres d’une telle mort, quitte à ce que sa dépouille finisse par être lentement digérée dans l’estomac d’une créature, quelle qu’elle soit. Certes, cela va sans dire, mais l’idée que son corps soit ainsi profané le révulsait au plus haut point, sans identifier clairement la raison de cette répulsion maladive.

Ainsi, si bien rôdée soit-elle, la duperie de Sir Caloborian, du moins le personnage qui avait revêtu cette identité, venait de tomber en lambeaux, confrontée à ses propres limites au terme de cet affrontement, somme toute imprévu et des plus engagés. Face à lui se dressait donc l’homme qui déclama son identité, celle du Darth qu’il avait su masquer jusque-là, contenant à merveille ses instincts et sa filiation au Côté Obscur : Bahlir… Darth Bahlir. Araya se douta bien qu’il devrait à l’avenir tenir au secret cette révélation, et il n’était pas dans ses intentions de l’ébruiter, ne voyant là aucun intérêt à agir de la sorte… Dans l’immédiat. Le seigneur Sith semblait apporter un soin tout particulier à ne pas révéler sa vraie nature au grand jour, et son homologue ne comprenait que trop bien cette exigence, qui avait été la sienne des années durant. A vrai dire, le mensonge était devenu une seconde nature chez lui aussi, sachant si bien orné la vérité de faux rajouts susceptibles d’éveiller chez son auditoire un panel d’affects tels que la cupidité, la curiosité ou encore la méfiance, que bien malin qui pouvait prétendre démêler le vrai du faux dans ses dires. Depuis sa récente implication dans les affaires de son père, il avait dû faire peau neuve, en s’en forgeant une nouvelle, pleinement légale, à coup d’accréditations et de laisser-passer en tout genre, lui laissant une marge de manœuvre conséquente pour évoluer à son aise au sein de nombreuses sphères d’influence dont l’éclectisme ouvrait bien des raccourcis, demeurant aussi insoupçonnables qu’infranchissables autrement.

Allant crescendo, Araya sentait l’air s’emplir d’une gravité bien particulière, et si commune qu’il ne chercha même pas à en trouver la cause : elle se tenait à ses côtés. Renonçant à endiguer plus longtemps l’influence des puissances ténébreuses retenues par le seul barrage de sa volonté, le Darth sembla renaître au rythme des pulsations de Force qui émanait de lui, recouvrant peu à peu une nouvelle vigueur. L’air concerné, Araya n’eut pas l’occasion de répondre quoi que ce soit à ses dernières allégations, sur lesquelles il était tombé d’accord, spontanément.

La brusque apparition d’une navette filant à toute allure dans leur direction monopolisa leur attention. Semblant sorti de nulle part, l’engin décrivit une courbe des plus osée en rase-motte, ralentissant à peine avant de se stabiliser à quelques mètres d’eux, les vrombissements des moteurs obscurcissant partiellement la vue de l’Arkanien, qui rabattit précipitamment sa visière, avant de scruter l’engin se poser en douceur. Fronçant machinalement le regard dans l’attente de voir ce qui allait sortir de la carlingue, il hocha la tête vers Caloborian en guise de réponse à la requête déguisée qu’il venait de lui faire, celle de préserver son anonymat à ce visiteur, au talent de pilotage certain. * J’ai l’air d’être si vieux pour souffrir d’une mémoire défaillante ?! * plaisanta-t-il avant de saluer d’un geste de la main la marque de cordialité que l’autre Darth venait de témoigner à son égard, prenant au vol le sabre laser de feu la combattante, déjà à moitié recouverte de sable. A la question posée par le seigneu… le mercenaire, il reporta derechef son attention vers l’appareil dont la rampe d’accès finissait juste de s’abaisser. Un rictus de satisfaction balaya le visage d’Araya, reconnaissant celui d’Ulrich, dont l’accent machiavélique lui fit songer à la vision qu’il avait perçu un peu plus tôt. « Mon futur apprenti... » souffla Araya à Caloborian, sans plus de précisions. L’intime conviction que sa venue ne devait rien au hasard trouva écho dans la répartie ironique qu’il lui lança lorsque ses pieds foulèrent le sol de Korriban, avant d’enchainer par la seule question que Bahlir ne souhaitait sûrement ni entendre, ni évoquer, notamment sur un ton aussi intrusif que celui employé par le Kuatien.

« Laisses-moi donc te présenter Sir Caloborian, dont je viens juste de faire la connaissance. Sir, Ulrich, Ulrich, Sir… » badina le Sith en mimant un protocole empreint de convivialité, qui aurait sûrement appelé un contact physique de leurs parts… Ce genre de frivolité leur passant largement au-dessus de la tête, inutile d’insister. « J’ajouterai qu’au-delà des apparences, vous partagez un point commun, puisqu’il s’agit là de votre première venue sur cette planète. Et oui, je vous ferai grâce de vous demander vos premières impressions ! » souria-t-il à l’un et à l’autre, histoire d’égayer un peu la conversation s’annonçant restreinte entre les deux hommes.


Dernière édition par Darth Araya le Jeu 6 Sep 2012 - 1:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   Mer 5 Sep 2012 - 19:58

Spoiler:
 

Une bourrasque de vent se leva, sans doute liée au puissant brassage d'air dû au vol nerveux de mon appareil. Mes cheveux se levèrent comme un voile brun, découvrant plus avant mon front et mon visage. La chaleur sur cette planète était décidément étouffante. La climatisation de mon nef me manquait déjà.

Mon mentor m'avait présenté sous le nom d'Ulrich, sans y accoler mon nom de famille, ni même ma fonction. Cela m'allait très bien. Cette visite devait se faire dans l'anonymat, et j'étais certain que Noval était sensible à cette implicite réclamation. Nonchalamment, je rivai mon regard en direction de mon pantalon, et tirai de ma poche une boîte à cigarettes. J'entrepris d'en allumer une, la flamme de mon antique briquet léchant ses contours blancs. Je crapotai quelques volutes de fumée, avalai une première bouffée, levai mon visage face à l'inconnu, et soufflai la fumée à sa gauche. Les yeux ancrés dans son regard, j'analysais secrètement le type de personne qui accompagnait mon maître.

-S'il existe un point commun entre lui et moi, il existe aussi une différence fondamentale. J'ai pour habitude de ne pas tuer, lorsque mes pas me mènent à la surface d'une planète jusqu'alors inconnue.

Je marquai un silence hautain, et portai mon regard au-dessus du visage du colosse, dans le lointain.

-Alors, c'est ça maître, ce monde qui attire tant d'attentions ? Un immense désert aride... Le genre d'endroit tout à fait propice pour recueillir ce que les rumeurs disent.

Et les rumeurs étaient fondées. Ces bretteurs à la lame rougeoyante, à quelques pas de l'entrée de ce qui s'apparentait à un temple ou à un fortin, ne me trompait guère sur les informations que j'avais su glaner à propos de Korriban. Mes yeux fixèrent de nouveau l'homme masqué, à l'apparence menaçante. L'odeur âcre de sa transpiration embaumait l'atmosphère, aussi vaste soit-il.

-Vous avez mené un beau combat. Mais dans quel but ?

J'étais clairement amené à me poser un certain nombre de questions. Noval, que j'avais deviné membre à part entière de ce réseau Sith -qui se révélait finalement être, je le comprenais, bien plus qu'un réseau, mais une organisation structurée- avait laissé le titan abattre les Jedi noirs. Une silhouette attira mon attention, à la frontière de mon champ de vision. Je tournai alors le regard en sa direction. Mes muscles se crispèrent, et je me contentai de froncer les sourcils et de durcir mon visage, pour ne rien laisser paraître de la morbide surprise. Il y avait là l'un des combattants, sa mine figée éternellement dans une expression de douleur, le sable commençant à s'incruster dans ses orbites et dans sa bouche entrouverte. J'avais vu Noval l'achever, quelques minutes auparavant. Après tout, peut-être que c'était cela qui m'attendait. La victoire, ou la mort. Je commençais à comprendre que mon mentor allait, dès lors que mon apprentissage débuterait, veiller à me donner quelques leçons d'humilité. Subrepticement, je mordillai ma lèvre inférieure.
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MessageSujet: Re: Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]   

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Le Vent Chante [Darth Araya, Ulrich Andersen, Sir Calobarian]

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