La qualité RP dans votre univers Star Wars...
 
AccueilTableau de bordFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Jeu 12 Juil 2012 - 20:41

La commande enclenchée, la sérénité des étoiles alentours s'étira à l'envie, en longs traits de clarté, puis plus rien qu'un vide où les soleils étaient absents. Morg'han se détendit, recula son siège, vérifia une dernière fois l'écran de données du trajet et annonça à ses deux passagers :

- Nous avons dix heures devant nous.

d'un ton laconique, avant de s'asseoir sur l'un des fauteuils et de mettre en route un jeu d'échec holographique. Ce dernier émit un petit grésillement, et les pions hésitèrent un peu à se montrer. Certains se balançaient pourtant, déjà prêt à en découdre. Le pilote comptait jouer avec l'ordinateur, visiblement peu enclin à engager une quelconque discussion avec ses clients, du genre : "chacun sa place", ou "on ne parle pas au chauffeur". L'homme ne tarda pas à se verser un verre d'alcool, histoire de se détendre, tandis que la pièce choisie par le programme s'avançait et abattait celle du Corellien qui sourit. Visiblement, tout allait pour le mieux, et il avait délibérément sacrifié un pion. Morg'han fit s'avancer un guerrier armé d'une lourde masse qui frappa un monstre cornu. Le joueur songeait aux événements les plus récents : un regard coulé vers les deux passagers le fit grimacer. Transporter des personnes n'était pas sa tasse de thé, mais les temps étaient durs et la cargaison qu'il transportait ne lui rapportait pas autant que le saut de puce vers Kuat. Ce qui l'avait décidé à les prendre ? bah... l'un des deux était Corellien :

*Faut bien s'entraider...*

La perspective de parler de leur planète natale, de partager un peu de cette culture mettant en avant la nature, la protection animale, le cadre de vie paisible, pour réserver à l'espace l'aventure dont avaient besoin les Corelliens avait achevé de le convaincre. Enfin, surtout que c'était bien payé. Quant à l'autre passager, il était monté à bord avec deux gardes du corps, ce qui avait fait tiqué le pilote, mais, en se servant de la Force, il n'y vit cependant aucune mauvaise intention, pas à son encontre, en tout cas. Ce deuxième personnage, donc, n'avait embarqué que parce qu'il payait très bien, sans doute pressé par quelque affaire à Kuat. Quant à savoir si les deux se connaissaient ?... Morg'han s'en moquait... quoiqu'il apprendrait bientôt si un lien les unissait. Restait qu'il n'était pas là pour faire la conversation et conservait pour l'instant un visage fermé, apparemment concentré sur son jeu, alors qu'il observait très discrètement les faits et gestes de ses clients. Et puis, souvent, les gens n'aimaient pas qu'on se mêle de leurs affaires. A ce propos, le Corellien savait être discret, ce qui incitait à la confiance : si on voulait bosser dans ce rayon là, être une tombe était indispensable.

L'argent, donc, motivait cette prise à bord d'inconnus, d'autant que la Corvette nécessitait quelques réparations de routines, mais nécessaires, et que Morgh'an préférait faire travailler les Corelliens des chantiers navals que les escrocs qui peuplaient les mondes lointains, ne faisant appel à ces derniers qu'en cas de crise. L'ordinateur activa un autre pion pour contrer l'avance du guerrier à la masse... et le capitaine répondit immédiatement par une contrattaque fulgurante, qui échoua.

*On ne se refait pas...*

L'ordinateur de bord indiqua qu'un quart d'heure seulement était passé : le voyage serait long si le silence continuait à s'imposer ainsi. S'il avait été seul, le capitaine en aurait sans doute profité pour méditer, ou s'exercer au sabre, mais là... devant ces témoins, impossible. L'échiquier émettait une lumière douce et bleutée qui projetait sa lumière sur le visage du joueur, le rendant énigmatique, bien qu'en fait, la plupart des natifs de Corellia paraissent étranges aux autres humains de la galaxie. N'y tenant plus, Morg'han se leva et vérifia l'ordinateur de bord qui confirma que seules vingt minutes s'étaient écoulées depuis la plongée en subluminique.

*La poisse !*

Il se laissa tomber dans le fauteuil de pilote, confortable, et laissa son regard errer sur les commandes. Derrière lui, le jeu émettait toujours un léger grésillement, rappelant au Jedi qu'il devrait le changer, sans doute. Un nouveau était sorti depuis peu... c'était tentant. Mais tout çà coûtait cher, les jeux coûtaient de plus en plus cher... mais pas le prix des transports. L'époque n'était pas très bonne pour le commerce en général et la politique n'arrangeait rien. Tous ces bons à rien qui ne songeaient qu'au pouvoir ! ah ! mais une fois élu... ils oubliaient leurs électeurs. Suspicieux, Mew Khan coula un regard vers ses passagers... mais ils se tenaient toujours dans le salon, tranquilles. Il haussa les épaules, peu décidé à engager la conversation. Après tout, nul doute que cela viendrait. Machinalement, il passa un doigt sur un écran, mais depuis que le pilote avait pris possession de la Corvette, tout était propre, rangé, en ordre, ce qui laissait présager d'un entretien parfait, voire maniaque. Ainsi, le vaisseau avait de l'âge, mais en valait un neuf et il était agréable d'y voyager, car même les filtres à airs étaient régulièrement changés, évitant ainsi toutes mauvaises odeurs. Morg'han sourit en revoyant les coursives où bouteilles et détritus naviguaient au gré des à-coups de pilotage, alors qu'il venait tout juste d'hériter de l'engin et perpétuait la tradition de l'oncle à joncher le sol d'objets ne servant plus, du moins, tant que le chagrin l'avait étreint. Maintenant, Morg'han tendait à la sérénité, bien qu'il trouva un certain confort dans le remord et la colère tout en refusant d'y céder tout à fait. Il était pourtant vrai que s'y vautrer apportait un sentiment de satisfaction attirant... Il songea aux actions des Jedis :

* Comment le Conseil n'a-t-il prévu une quelconque défense des élèves les plus fragiles et les plus prometteurs ? les enfants dont l'ordre avait la charge ?*

Ce reproche, il l'avançait souvent, et d'autant plus facilement que les réactions de ses pairs l'avaient outré : un tel calme, devant tous ces cadavres ?!!! c'était tout bonnement incroyable, impensable et inacceptable. Un pli s'était formé entre les deux yeux du pilote, signe de sa réflexion... Il se força à se détendre, mais sans faire appel à la Force. Non... pour ses passagers, il n'était un trafiquant, et ce statut lui convenait tout à fait. D'ailleurs, Morg'han était un as de la dissimulation.

*Ce qui importe, c'est que je reçoive bien le solde de la course à livraison à Kuat.*

Ensuite, il repartirait immédiatement vers Tatouine... Peut-être se recueillerait-il dans le désert, à l'écart du bruit et des choses de ce monde.


Dernière édition par Morg'han Mwe Khan le Sam 14 Juil 2012 - 8:03, édité 1 fois (Raison : revu et corrigé)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 15 Juil 2012 - 22:40

Spoiler:
 


Lorsque le temps nous presse, tout doit être effectué dans une chronologie précise. Ainsi, chaque minute comptait, au cours de ce passage à la Cité-Monde. Interviewé durant la journée par trois holochaînes de Coruscant, deux locale, aux mondes du noyau, et une retransmise en direct jusque sur la bordure extérieure, j'avais pu parler au nom de mes électeurs, et transmettre les idéaux patriotes que j'incarnais. J'avais dans le même temps, passé une entrevue avec deux équipes expertes en communication, et un publicitaire auto-entrepreneur.

Tout devait se faire dans la vitesse. L'Union Patriote de Kuat, parti politique que je présidais, n'avait été institué que récemment. Le second tour de l'élection municipale approchait. Placé, selon divers instituts de sondages, entre 48% et 51% des intentions de votes, ma place de maire de Kuat-City n'était pas encore acquise, et je devais tout donner dans la bataille, pour inverser les tendances. Un vent républicain soufflait sur mon monde, les étendards de la République Kuati se hissaient, et le peuple s'assimilait à mes idéaux nationaux. Notre monde devait retrouver sa souveraineté.

Course contre la montre. Après ces multiples rendez-vous, je devais retourner sur Kuat, travailler à cette réforme en compagnie de mon équipe de campagne, et affiner certains points de notre stratégie. Mais, arrivé au spatioport... horreur. Grève des transports, couplée de manifestations ouvrières. Je pestais contre le mauvais sort, et contre ces syndicalistes, qui feraient mieux d'aller travailler, plutôt que de paralyser ainsi le carrefour de la galaxie.

Mes agents de sécurité me confirmèrent alors qu'il y avait un autre moyen de me rendre à Kuat en vitesse. Seulement... Quel moyen. Nous arrivâmes alors en land-speeder dans un repère insalubre, quelques kilomètres plus loin, dans les strates inférieures de Coruscant. Véritable nid à contrebandiers, nous étions dans un spatioport illégitime. Dans ce amas de vaisseaux douteux, modifiés, anciens, et pour beaucoup, non conformes aux réglementations conventionnelles, nous nous aventurâmes en direction de celui qui m'inspira le moins méfiance. Malgré une coque désuète et une allure vieillie, je me postai au pied du tas de ferraille.

Les smokings et lunettes noires de mes agents de sécurité, ainsi que mon costume croisé anthracite, mes boutons de manchette en or blanc, et ma cravate bleue nuit en laine précieuse, juraient avec le décor, de telle façon que de nombreux regards miroitaient notre groupe. Je ne me souciais de rien. Ma garde rapprochée était entraînée, et leur salaire suffisait à faire d'eux les meilleurs.

Après un bref échange avec un pilote aux allures débauchées, celui-ci m'indiqua qu'il partait effectivement pour Kuat, et qu'un client avait déjà commandité son vol, et attendait à l'intérieur. Je triplai alors le prix du voyage, de façon à ce qu'il démarre immédiatement.

La corvette n'était finalement pas en si mauvais état qu'elle y paraissait. À l'intérieur, le décor était épuré, et une sobriété impeccable marquait les lieux. Finalement, trouver une prestation convenable dans un lieu si infréquentable était chose possible. Sans prêter attention au passager déjà en présence, je m'installai sur l'un des fauteuils de la cabine, et les agents de sécurité se positionnèrent quelques mètres en arrière, le regard dissimulé par leurs solaires. L'un aux cheveux coupés courts, l'autre au crâne rasé, tous deux dotés d'une musculature noueuse, ils incarnaient le type même du parfait garde du corps. Les moteurs s'activèrent alors, crachant un bruit infernal. Mon sourcil se plissa. Je n'aimais pas avoir à faire à ce genre de recours, mais les circonstances me l'imposaient.

Quelques minutes plus tard, nous avions quitté l'atmosphère de Coruscant, et le nef parcourait les contrées sibyllines de l'univers. Les jambes croisées, j'étais concentré sur le digipad que j'avais posé sur mes genoux. Je triais des dossiers administratifs, structurais des points importants de l'UPK, et envoyais quelques messages manuscrits à mon équipe de campagne, de façon non-holographique, par décence pour le second passager.

Après une vingtaine de minutes, j'éteins mon digipad, le tendis derrière moi à l'un des agents de sécurité, qui le glissa dans mon attaché-case en cuir de Bantha. Je fermai alors un instant les yeux, et me saisis d'une grande inspiration. Calme. Je pouvais à présent profiter d'un moment de détente, entre les harassantes fluctuations de ma campagne politique. Les bras posés sur les accoudoirs du fauteuil, moins confortable que ceux que l'on utilisait en première classe des navettes interplanétaires, mais suffisamment ressourçant pour que je n'y prête pas davantage d'hostilités, les mains jointes et le dos droit, j'ouvris les yeux.

Alors que la conduite automatique était enclenchée, le pilote passait son temps sur un holo-jeu étrange, qui éveilla quelques secondes mon attention. Je rivai ensuite mon regard sur la bouteille d'alcool, visiblement ouverte tout récemment. Il était à l'évidence des personnes dans cet univers, qui n'avaient pas la notion du respect de la clientèle. La simple vision du tord-boyau bas de gamme agressait mon palais. Je détournai alors le regard sur ma droite. Un jeune homme était installé au fauteuil, et pas plus de trois mètres ne me séparaient de lui. Ses traits juvéniles marquaient notre différence d'âge. Il avait un an, peut-être deux de moins que moi. Un instant plus tard, je pris conscience de la signification de son accoutrement.

Une bure couleur crème, typique des padawan du Temple d'Ondéron. Mon œil droit cilla, dans un tic nerveux. Si j'avais préféré éloigner de mon esprit ces représentations, porteuses d'un passé dont j'avais réchappé, je reconnaissais en lui le symbole de ceux qui m'avaient abandonnés. Un regard subreptice à sa ceinture me permit de découvrir la hampe d'un sabre laser. L'instrument redouté m'apporta la conclusion définitive qu'il était bien membre de l'institution maudite. Une vague appréhension naquit en moi.

Chaque padawan avait appris, cinq mois plus tôt, les événements du nightclub du Titan, et l'assassinat de Karr'ba le Hutt. Alors en mission d'enquête en compagnie de Luke Kayan, j'avais, selon la version répandue par les médias, semé le trouble, et assassiné un soldat de Kuat. Les Jedi quant à eux, m'avaient jugés coupables de pactiser avec Vel, la belle mirialan au sabre rougeoyant. Victime des machineries insidieuses de mon propre père, il m'avait ensuite fait jeter dans un centre d'expérimentations carcéral, sur Hapès.

Il y avait fort à parier pour que le padawan ait eu vent de ces histoires. Convaincu que l'Ordre s'était mis à mes trousses, j'avais, après m'être échappé de la prison de Hapès, tout fait pour dissimuler mon identité aux Jedi. Pour autant, les mois avaient passés, et je revenais au-devant de la scène publique. j'étais proche de gagner le procès que m'avait infligé Coruscant, et j'avais tissé autour de moi une immunité, en instrumentalisant lors de mes meetings les fausses accusations de l'Ordre, alors sur le déclin.

Pourtant, s'exerçait sur moi une certaine tension. Les manœuvres des Jedi m'étaient bien connues, ayant enseigné au temple durant la plus grande partie de ma jeunesse, et je craignais que l'apprenti ne soit là pour tenter toute action nuisible à ma propre personne. La coïncidence fût trop énorme, pour que je puisse ne pas appréhender de telles motivations.

Les traits de son visage ne m'étaient pas inconnus. La mémoire me revint, et son prénom m'apparut. Comme il est préférable, en politique, comme dans la réalité plus abrupte des choses de la vie, de tenir ses ennemis au plus proche de soi, j'entrepris d'ouvrir la conversation.

-Joclad. C'est bien ça ?

Feindre l'indifférence.
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Lun 16 Juil 2012 - 12:14

Il y a des jours où tout ne se déroule pas exactement comme c'était prévu. Et je crois bien que ce jour faisait partit de ces exceptions pourtant assez fréquente en ce qui me concerne. Mon séjour sur Coruscant s'était déroulé comme prévu. Il faut dire, en n'ayant pas l'autorisation de s'éloigner de l'enceinte du Temple, il était difficile de se confronter aux problèmes de la Cité-Monde. Une planète que je n'avais pu contempler que de la grande cour du Temple, ou bien à travers les baies vitrées des plus hautes tours.

Depuis quelques temps, je ne pouvais plus partir à la découverte d'autres mondes, d'autres culture. J'étais resté cantonné au Temple d'Ondéron et à Iziz, que je connaissais déjà presque par coeur.. Alors quand l'on m'avait offert le droit d'aller sur Coruscant, j'avais bien entendu sauter sur l'occasion. Avant ce jour, j'y avais séjourné qu'une seule fois, et j'avais toujours exprimé le désir d'y retourner, afin de contempler l'architecture de la Cité-Monde.
Mais si l'on m'avait dit que je resterais cantonné au Temple à effectuer les mêmes tâches qu'au Temple d'Ondéron, je n'aurais peut-être pas accepté aussi facilement. A force, cela devenait presque routinier, ce qui me déplaisait énormément.

Heureusement, le Jedi qui me servait de tuteur, ou plutôt de pion, avait reçu pour mission de transmettre une missive sur Kuat. L'ordre étant formel, il s'était retrouvé obligé de me prendre avec lui. Ayant appris la nouvelle sur le tas, il avait dû trouver un moyen de transport assez rapidement. Du coup, il m'avait prévenu que ça ne serait certainement pas du luxe. Ou tout du moins, pas de la même qualité que le transport qui nous avait emmené sur la Coruscant depuis Iziz.

Cependant, je ne m'étais pas attendu à devoir me rendre aussi bas dans la Cité-Monde, mais cela me permettait de me replonger dans mes années passées. Du coup, je ne me sentais pas si mal que ça.. Il y avait des vaisseaux aussi vieux et douteux els uns que les autres, mais l'on me dirigea vers celui qui semblait le mieux en état. Puis, comble du comble, le Jedi avait oublié quelque chose au Temple, et m'avait donc laissé au pied de la rampe d'embarquement après m'avoir remis la missive !
Décidément, tout allait de mieux en mieux..

Du coup, je m'étais aventuré seul à l'intérieur du navire, pour enfin tomber sur son propriétaire, qui me désigna un endroit où m'asseoir. Vraiment trop aimable.. Non vraiment ! La galaxie était vraiment un endroit bien étrange, et directement opposé au style de vie de l'Ordre. Et dans tout ce beau monde aux allures toujours plus extravagantes et débauchées que les autres, je me sentais minuscule avec ma tenue tout à fait correcte et carrée.. Et ça n'aidait pas, du coup, à passer inaperçu.
Malgré tout ces détails plus ou moins inquiétant, je m'étais bien enfoncé dans le siège qui m'avait été désigné avant de fermer les yeux. Non pas pour dormir, sans pour autant chercher à méditer. C'était la première fois que je me rendais sur Kuat, et avec les récents évènements, j'étais tout de même un peu anxieux. Juste de quoi se détendre, en somme..

Du coup, lorsque j'ai entendu le pilote dire que l'on partait sur le champ, et non pas à l'horaire prévue, j'avais littéralement sursauté. Et après une très brève discussion avec ce dernier, j'avais dû entrer en contact avec le Temple, ne serait-ce que pour savoir ce que je devais faire à présent. On m'invita à poursuivre comme si tout était normal, et l'on m'assurait que quelqu'un me prendrait en charge à mon arrivée sur Kuat. Soit.. Mais je me sentais mal à l'aise, et surtout quelque peu révolté par ce changement soudain de la part du pilote.
L'argent, encore l'argent... C'était donc l'unique chose qui motivait les gens dans cette galaxie, qui rythmait leur vie ?

Du coup, je n'avais même pas prêté attention aux nouveaux venus. Enfin, j'avais furtivement identifié deux hommes comme étant les gardes du corps du troisième. Ce devait donc être une personne assez importante.. Non, mon regard était resté fixé sur le pilote, les commandes, et surtout sur le jeu auquel il jouait. Il y avait une bouteille d'alcool à proximité, posée là, à la vue de tous, comme si elle ne dérangerait en aucun cas le regard de quiconque.. Ce type était vraiment étrange..
Un mèche de mes cheveux vînt déranger mes yeux, et je vînt la rabattre à sa position initiale d'un rapide revers de la main droite. C'est qui me fit réaliser que je fixais le pilote depuis déjà vingt minutes..

Je crois bien qu'il s'agissait de la première fois que mon regard fixait autant de temps quelqu'un. Surtout que j'avais déjà croisé ce genre de personnes par le passé. Il ne s'agissait pas d'une grande découverte.
Finalement, une voix vînt rompre le silence des plus notables.

- Mh ?

Mon prénom, quelqu'un venait d'énoncer mon prénom. Ma tête s'inclina légèrement sur la gauche avant de pointer mon regard dans la direction d'où provenait cet appel. Je fronçais les sourcils à la vue de l'homme en question. Il devait avoir quoi.. un ou deux ans de plus que moi, à vue d'œil. Et sa tenue était tout simplement parfaite. Par contre, la façon dont-il me regardait, sa coiffure, me faisait penser à quelqu'un.. J'haussais alors un sourcil.
La mémoire me revint rapidement, sous forme de flash. D'abords un autre padawan, un lien en quelque sorte, puis finalement son prénom.

- Andersen... puis, l'illumination, Ulrich ?

La prononciation du prénom fit revenir une tonne d'informations, alors que je me redressais sur mon siège. Il y avait eu un incident, et il ne s'était plus présenté au Temple, depuis déjà pas mal de temps. Et depuis, on avait plus eu aucunes nouvelles. Mais ces informations à son sujet m'avait toujours parues douteuses, tout du moins en partie. J'avais l'impression que l'on ne savait pas tout à ce sujet. Mais je n'avais pas pour autant cherché à en savoir plus. Car cette affaire, après tout, ne me concernait en aucun cas.
Pour autant, je ne le quittais plus des yeux, excepté pour surveiller, du coin de l'œil, les deux colosses qui se tenait derrière lui..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Mar 17 Juil 2012 - 8:16

Pendant que mon regard survolait les informations transmises par les ordinateurs de bord -tout se déroulait parfaitement-, j'entendis que derrière moi, une conversation démarrait : apparemment, l'homme aux gardes du corps connaissait le padawan. Peut-être s'étaient-ils croisés à l'occasion d'une mission de l'Ordre... Je ne me mêlais pas de leurs affaires, prêt à les laisser deviser de choses et d'autres, et éventuellement à en tirer des informations sur ce qui se passait dans la galaxie, mais sans plus. Jusqu'à présent, l'homme d'affaire (?) avait pianoté sur sa tablette, et ses gorilles s'étaient sagement assis dans un coin, j'espérais que l'entretien ne tournerait pas au vinaigre. Pourquoi je pensais un truc pareil ? parce que chaque fois que l'Ordre intervenait, c'était pour une raison bien précise, et la situation politique actuelle laissait à désirer...

*N'importe quoi ! maintenant, on laisse même les padawans errer seuls, loin de toute protection !!!*

Pour un peu, j'aurai soupiré, mais je me retins, une sorte de colère sourde commençait à battre mes oreilles. Mais après tout, mes deux élèves étaient morts près de moi... Je n'avais servi à rien. A rien... Je saisis le goulot de ma bouteille et en bus une large rasade dans un bruit de liquide secoué sans ménagement que vint ponctuer un profond soupir.

*Quelle décadence !*

J'étais à la fois contrarié par si peu d'attention accordé à un padawan -quel jeanfoutre que son maître !!!-, excédé par les agissements d'un Ordre Jedi qui tantôt assignait un Maître à un jeune, tantôt l'en privait, le laissant seul face à mil dangers... bon, d'accord, il est à bord, il ne va rien se passer... Mais quand même... Je fermais les yeux et bus encore au goulot avant de poser la bouteille en manquant la fracasser près de moi, sans aucune considération pour mes clients. J'avais pas été les chercher et ils avaient besoin de moi et de ma Corvette...

*Ces deux là, il est clair qu'on pourrait leur pincer le nez, il en sortirait du lait !*

Je fus attiré par un clignotement sur ma gauche, mais en tapotant légèrement la lumière d'un doigt agacé, elle s'éteignit sagement : il était temps de faire la révision totale de mon vaisseau. Une chance d'avoir ces deux là à bord... En plus, ils avaient payé sans se faire prier... Bêtement, sans doute, je me demandais si la Force avait à voir là-dedans, si indirectement, je ne les avais pas conduit à moi... haussement d'épaules... La Force recélait encore bien des facettes que je ne saisissais pas à ce jour, bien que la pratiquant régulièrement et avec beaucoup d'application et d'amour. Oui... d'amour. Ce sentiment s'échappait de moi et je le dissimulais aussitôt, espérant que personne ne l'aurait saisi au passage, surtout le padawan. L'autre avait l'air bien trop plongé dans ses affaires.

*Ulrich Andersen... c'est pas ce type qui se présente aux élections ?... *

Peu de chance d'être élu, vu qu'il n'avait même pas vingt ans, mais sa campagne avait été agressive et bien menée, sans compter que certains habitants de Kuat pouvaient avoir envie de se démarquer en votant pour lui.

*J'aurai pu lui demander plus... * *soupir*

Je ne demandais pas les noms de mes passagers, n'étant pas très regardant sur les origines et motivations de mes clients, et seulement soucieux de l'argent que ça me rapporterait. Mais maintenant, je connaissais leur nom et devinais bien mieux leur motivation dans ce voyage vers Kuat. Je tournais mon fauteuil de pilotage pour leur faire face, sans encore me mêler à eux, puisqu'ils en étaient aux présentations, préférant me tenir dans l'ombre à les observer tout en recueillant le maximum d'info sur eux. L'un avait l'air sûr de lui, convaincu de tenir le bon bout de ses élections, l'autre devait se demander ce qu'il faisait là, tout seul, et que faire face à ce nom qu'il avait pourtant donné. Y avait-il eu une affaire concernant cet Ulrich Andersen ? quel lien avec l'Ordre ?

Je ne donnais pas mon nom, car j'étais connu... avec un peu de chance, ceux là étaient trop jeunes pour se souvenir de moi, pourtant, lorsqu'une mèche blanche vint couvrir la moitié droite de mon visage, je ne fis rien pour l'en empêcher, contrairement au Padawan qui se donnait tant de mal pour bien se conduire et donner une bonne image des Jedi : brave petit... Toute cette éducation pour le livrer en pâture à de potentiels ennemis... Je me demandais ce qu'il allait faire sur Kuat, mais c'était pas le rôle d'un capitaine de contrebande que de poser des questions... Et puis, n'étaient-ils pas en train de le faire sans que je n'ai rien à entreprendre ? autant attendre...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Jeu 2 Aoû 2012 - 22:51

C'était bien lui. Je reconnaissais son insupportable voix d'intrépide gamin, l'esprit gangréné par des dogmes religieux nocifs. Visiblement, lui aussi se souvenait de moi. Le conducteur du vaisseau se tourna ensuite vers nous. Je devinai le haussement de sourcil menaçant de mes gardes du corps, le regard dissimulé derrière leurs lunettes noires, scrutant finement et analysant le moindre danger potentiel, en provenance des deux personnes en présence.

-On ne peut rien te cacher, lançai-je sur un ton cynique, un sourire naissant au coin de ma joue.

Je ne savais quelle attitude adopter. Son étonnement ne semblait pas être dissimulé. Il n'était pas là pour moi. De plus, il avait paru mettre un peu de temps à me reconnaître. Je supposai qu'il avait dû fouiller dans des souvenirs reculés. Ainsi, il n'avait sans doute pas entendu parler de moi depuis et, suivant cette logique, n'avait pas eu connaissance de mes occupations nouvelles. Il était cocasse de voir à quel point les Jedi se permettaient d'ingérer dans les affaires de la galaxie, sans pour autant être au fait de la conjoncture globale.

Son regard pesait lourdement sur moi. Je n'aimais pas ces yeux nimbés de questionnement.

-Eh bien, puisque nous sillonnons l'espace des mondes du noyau à une cadence d'outre-époque, je suppose que nous avons le temps de discuter.

Mes yeux glissèrent en direction de notre débauché pilote. En indiquant dans un mouvement de tête que je prêtais mon attention à la bouteille d'alcool, je me saisis de mon paquet de cigarettes, dans la poche intérieure de ma veste croisée.

-Vu les conditions, j'imagine que je peux me le permettre.

Je portai alors à mes lèvres l'objet de tendre prélassement, et actionnai mon antique briquet, pour mieux en consumer l'extrémité. Je soufflai nonchalamment quelques volutes de fumée, et braquai mon regard au travers du cockpit. Le ciel infini...

-Alors, toujours au douillet nid du temple, Joclad ?

Remarque aussi incisive que condescendante. Je tirai de nouveau quelques bouffées de cette cigarette.

-Ah, vous avez un cendrier, questionnai-je au débotté l'homme aux cheveux blancs.

Dix heures. Dix longues heures pour un trajet si peu distant, en compagnie d'une ivrogne et d'un enfant armé. La route serait longue. Sur Kuat, m'attendaient des affaires bien plus prenantes que la futile conversation qui naîtrait sans doute en compagnie de ces esprits chaotiques.


Spoiler:
 


Dernière édition par Ulrich Andersen le Dim 26 Aoû 2012 - 11:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Sam 18 Aoû 2012 - 18:04

Je ne me trompais pas. C'était bien Ulrich, c'était certain. Et prononcer son nom avait attirer l'attention de notre transporteur. Ce dernier était un ivrogne, et le voir boire ainsi me répugnait. Dans un même temps, j'étais désolé pour lui. Mais si c'était pour lui une façon d'oublier des moments douloureux, alors soit. Même si je désapprouvais catégoriquement ses méthodes.

Du côté d'Ulrich, je haussais les épaules, accompagné d'un léger sourire, à son allégation. Au contraire, j'étais loin de tout savoir. Et je savais certainement que très peu de choses sur Ulrich. Cependant, j'avais la certitude qu'il avait changé. Comment je le savais, je n'en avait pas la moindre idée. L'instinct, ou bien la Force. Enfin bref..

Je savais qu'il était originaire de Kuat. Kuat était justement sa destination, comme la mienne. Je savais qu'Orme et lui avaient une relation particulière, mais aussi qu'Ulrich ici présent avait "fugué" et n'était plus revenu. Mais pourquoi? Voila la question qui trottait à présent dans ma tête.

Par contre, j'étais d'accord avec lui sur le fait que nous n'allions pas assez vite. Mais à cela, je n'y pouvais rien. Aussi mon regard se posa sur le pilote. Un regard amical, peu être compassionnel.. Enfin, je vis Ulrich sortir un cigare et le porter à ses lèvres. Je haussais un sourcil lourd de sens devant cette scène alors que les deux gorilles qui lui servait de gardes du corps continuaient de nous observer.

Après, je n'appréciais guère la réplique d'Ulrich. Je savais qu'il avait toujours eu du répondant auparavant, mais pas à ce point. Il venait de me piquer en plein cœur. Le Temple.. Comment pouvait-il critiquer ce qui l'avait héberger, nourri, blanchi et formé? Car je n'étais pas dupe, le sous-entendu était bien là.
Et puis, avait-il la moindre idée de ce que j'avais endurer loin de ce "douillet nid", comme il le nomme si bien?

- Peut-être devrais-je te rappeler que c'est au Temple que tu as reçu ta formation de Jedi, Ulrich. Une formation que tu n'as PAS terminé si mes souvenirs sont bons.

Une réponse prononcée avec une indifférence forcée. Car je ne pouvais pas être indifférent à cela. Et sans doute Ulrich avait-il vu mon changement de comportement.

Mais à vrai dire, je ne savais pas comment agir. Ce n'était pas l'Ulrich que j'avais croisé au Temple. Il avait changé. Devais-je le considérer comme un "ami" ou bien était-il devenu un être pouvant se révéler hostile ? Autant poser la question. Après tout, j'allais passer dix longues heures à ses côtés. Et si c'était pour se regarder dans le blanc des yeux, à travers les lueurs de nos sabres lasers, ça allait être gai.

- Tu comptes me faire des remarques sous-entendues tout le long du trajet ?

Net clair et précis. Enfin, je l'espérais. Puis, regardant Ulrich tirer quelques bouffées de cette cigarette -ou de ce poison, selon le point de vue- avant de prendre la décision d'engager à mon tour la conversation. Hélas, pas vraiment sur le ton le plus doux que j'aurais espéré.

- Pourquoi ne pas être revenu au Temple, comme Luke l'a fait? Il a peut-être eu des soucis par la suite, ça je l'ignore. Mais il est toujours padawan. Mais toi, tu t'es éloigné et tu te caches derrière ces deux armoires à glace ? concluais-je, en pointant mon index de manière fugitive vers les deux géants.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 26 Aoû 2012 - 10:48

Je savais que les clients n'aimaient pas qu'on s'intéresse de trop près à leurs oignons et mon silence était sensé leur faire plaisir. D'ailleurs, les deux gamins finiraient bien par se parler...

*Vont pas passer dix heures à se regarder dans l'blanc des yeux tout d'même...*

Quoique... les jeunes d'aujourd'hui ! J'appréciais le confort de mon fauteuil de pilotage et j'aimais le babillage des ordinateurs derrière moi, devinant les lumières de contrôle s'allumer, s'éteindre, l'ordinateur de bord se chargeant lui-même des corrections nécessaires. Les molosses ne lâchaient pas leur maître des yeux. Comme si le padawan aurait pu avoir la moindre véléïté de l'agresser !. Enfin... ils étaient payés pour ça. Je renversais ma tête, regardais au dessus de moi en écoutant les gamins discuter... si cette histoire se poursuivait, ils allaient en découdre physiquement ou pas ? Anderson n'était pas du genre à se salir les mains et puis, il avait deux gardes du corps. Pourtant, Joclad avait le droit, lui aussi, de voyager en toute sécurité, même s'il n'avait pas de gorilles avec lui. Et encore moins de Maître ! c'était fou, ça. je n'en revenais toujours pas et l'idée ne cessait de tourner en rond dans ma cervelle.

*J'ai perdu deux padawans, sincèrement persuadé que j'avais tout fait pour leur sécurité. Si l'Ordre décide de faire voyager seul un élève, c'est peut-être pour l'éprouver... ce Joclad est peut-être un débrouillard de première...*. Un regard furieux en direction de cet avorton qui estimait que nous allions trop lentement : évidement, un merdeux de son importance. Je pinçais le nez et lâchais :

-
J'peux t'déposer en route, toi et ton chenil... c'est pas un problème.

Je la jouais Corélien à fond, ce qui éloignerait définitivement la moindre suspicion que je sois autre chose, si jamais il y en avait une...

-
Et ma "charrette" peut battre n'importe quel transport moderne, sans attirer l'attention. Etre discret est bien votre intention pour le moment, n'est-ce-pas ?

Je me moquais gentiment de lui, histoire de le remettre à sa place, sans plus, puisque pour le moment, ça n'allait pas bien loin. Et puis, appuyer où çà faisait mal... quel plaisir ! tout en lui désignant un bouton près de lui qui, une fois pressé, ferait apparaître un cendar. La fumée serait immédiatement évacuée par mon super système de ventilation. En attendant, le spectacle était fourni par deux morveux dont l'un n'avait même pas été fichu de terminer ses classes.

*Tiens, tiens... j'ignorais que tu avais la Force avec toi...*

Sans rien en montrer, je le regardais d'un autre oeil à présent. A quoi allait lui servir son lien s'il n'était pas Jedi ? Avait-il basculé de l'autre côté -mais je ne sentais rien de mauvais...- ou s'en servirait-il uniquement pour se faire élire ? On voyait tout de suite que Draayi n'avait guère quitté l'école : il était très frais, un brin naif... Un vrai Candide lâché dans la faune intersidérale. A ce rythme là, soit il s'adaptait très vite, soit il se faisait manger tout crut. Je décidais de simplement observer comment tout cela évoluerait. ah ah ! il parlait de sous entendu, mais balançais un épieu en plein dans les dents de son insolite compagnon de voyage. Je me levais, résigné, empoignait ma bouteille, saisis deux autres verres dans un rangement, et me dirigeais vers mes "hôtes", sourire goguenard affiché sur un visage impénétrable, posais les verres sans façon sur la table basse devant eux et les remplis, levant ensuite ma bouteille à la santé des chiens de garde, pour y boire au goulot, lâcher un grand "aaahhhhh" de plaisir, et :

-
Une p'tit' goutte pour apaiser les tensions ou faire monter dans les tours, pour les gamins qu'vous êtes, ça peu pas êt'mauvais ! eh eh eh !

Je les dominais de toute ma taille, amusé de les voir comme ça, jouer aux grandes personnes alors qu'ils ne savaient visiblement rien de la vie, de la Force, et encore moins de la mort. Cette insolente certitude me fascinait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 26 Aoû 2012 - 12:00

Mon sourire arrogant avait disparu. J'actionnai alors le bouton sur ma droite, et un cendrier muni d'une légère ventilation apparut au côté de mon accoudoir. Je tapotai alors ma cigarette, et les cendres fugitives voletèrent en direction du siphon aérien.

-Merci.

Mon sourire arrogant avait disparu, et je toisais le ciel infini, au travers du cockpit. J'étais de ceux qui ne laissaient jamais indifférent. Très vivement, mes interlocuteurs se forgeaient une opinion de moi, toujours à l'extrême. Il faut dire que je n'agissais que rarement dans la modération. Je tirai encore quelques bouffées de cette cigarette, et laissai glisser un regard polaire sur le conducteur.

-Le respect du client est une notion qui semble vous avoir échappé. Pour ce qui est de ma discrétion, ce n'est absolument pas ma volonté. Si je fais usage de vos services, c'est pour l'unique raison que le spatioport de Coruscant était bloqué par des manifestations ouvrières, et je ne pouvais me permettre d'attendre plus longtemps. Vous n'êtes pas seul à travailler, voyez-vous.

Ceci étant dit, je tournai de nouveau mon visage en direction du padawan, aussi insolent que moi. Amusant.

-Oui Joclad, j'ai reçu une formation au Temple. Que veux-tu, nous faisons tous des erreurs.

Un brin amusé par ma propre dialectique, j'imaginais très bien la tension monter sur les sièges arrières. Mes gardes du corps toisaient probablement le dépravé pilote et le jeune homme d'un ton menaçant.


-Il n'y a pas lieu que je démente. J'étais jeune, et je me suis fait endoctriner. Que veux-tu.

Je laissai vaquer mon regard sur le verre que me tendait notre hôte, portant un regard suspicieux à son contenant. Outre le fait que mes papilles élitistes répugnaient à déguster une liqueur d'entrée de gamme, je n'aurais pu me résoudre à boire le liquide d'une bouteille dans lequel le crasseux qui nous servait de guide avait trempé ses lèvres.

-J'apprécie le geste, mais je limite ma consommation en journée.

Je me souvenais de ce temps où je noyais mes chagrins dans l'alcool. Après tout, n'avais-je pas rencontré Orme au bord de l'étang du Temple Jedi, un fût grand cru d'Alderaan à la main ? Ces années de faiblesse étaient derrière moi. Les réminiscences de notre découverte me rattrapèrent. Sa candeur mesurée, notre jeu enfantin, ces ricochets sur les ondes, puis cette pluie diluvienne.

Spoiler:
 

Retour au Temple. Découverte. Nuit à Iziz. L'Opéra. Un carcan brisé. La liberté. Notre histoire me revenait en mémoire. Le regard dur, je serrai le poing, en tirant nonchalamment sur ma cigarette, dans la vaine tentative de dissiper les remords et les doutes.

-Pourquoi je ne suis pas revenu au Temple, c'est ça que tu me demandes, Joclad ? À l'évidence, ça fait vraiment longtemps que tu n'as pas entendu parler de moi.

Mes meetings mettaient l'accent sur le retour à la nation, la mise en avant du protectionnisme économique, la relance de l'industrie kuati, restreindre drastiquement l'émigration, la purge de la délinquance, celle du bas, mais aussi celle du haut. Nous devions briser les chaînes de l'omnipotence Jedi, et relever la République, à genoux face à Ondéron.

-Ça ne m'étonne pas, que Luke soit revenu au Temple. Nous avons croupis au fond d'une geôle, personne n'a enquêté sur notre disparition, mais il est revenu parmi vous. Pourquoi ? Il n'a nul part où aller. Tu veux que je te dise quelque chose, Joclad ? Luke est un enfant. Aveuglé par son utopisme, il a foi en l'humain. Il serait capable de pardonner toute personne, aussi nocive soit-elle. Il ne vit pas dans la réalité, et il est l'aboutissement le plus ultime de la nouvelle génération de l'Ordre Jedi. Des êtres totalement déconnectés, incapables de faire les choix justes, aveuglés par leurs sentiments, et dénués de toute réflexion pragmatique. Mais à la tête du Temple, la réalité est toute autre...

Je laissais en suspens mes insinuations. Il n'y avait plus nulle place au doute. Le voyage allait être long. Terrible long.
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 26 Aoû 2012 - 18:48

Je regardais Ulrich actionner le cendrier avec un peu de mépris. Il semblait être tombé si bas.. Au moins, côté positif, il n'enfumera pas toute la pièce. Il y avait déjà un pilote ivrogne et cela me suffisait amplement. Finalement, je portais à présent mon regard sur le pilote. Cet homme avait quelque chose de spécial. Quoi, ça je n'en savais rien. Par contre, ce genre de pique, je commençais à connaitre.

- Vous êtes Corellisi (signifie Corellien) j'imagine ? Cela explique tout. En tout cas, de mon côté, si ce voyage pouvait se faire dans le calme, je ne serais pas contre. lançais-je finalement, désormais certain des origines de notre pilote.

Une nouvelle fois, mon regard retourna sur Ulrich. Secouant légèrement la tête, j'avais du mal à comprendre ce qui ne tournait pas rond chez lui. C'était bien la première fois que j'entendais quelqu'un dire avoir commis une erreur en suivant une formation de Jedi. Au contraire, c'était plutôt l'inverse dans la majeure partie du temps.
Je me retournais, afin de regarder les deux gardes du corps. Ils possédaient toujours leur air sérieux. J'esquissais un sourire à leur égard, car ils tenaient à avoir l'air inquiétant, et c'était tout le contraire que je ressentais. La situation était assez amusante, en fait.

- Ah oui, tu t'es fait endoctriné ? Je voudrais biens avoir comment, tiens.

Puis, je regardais le pilote poser un verre devant moi, sur la table basse. Je voulu répondre instantanément, mais Ulrich avait déjà pris les devants, de son côté. J'attendis donc, avant d'énoncer à mon tour mon refus. Au moins, nous étions d'accord sur une chose, c'était déjà ça.

- Je crois bien que ce soit non pour moi aussi. Mais merci de votre sollicitude.

Alors que notre hôte buvait tout simplement au goulot, donnant une raison de plus au fait que je refusais son verre, je me rappelais les rumeurs qui avaient circulé dans les couloirs et dans la cantine du Temple au sujet d'Ulrich et sur les raisons de son non-retour. Certaines étaient plausibles, et d'autres étaient tout simplement bonnes à dormir debout.

- Oui, c'est bien cela que je te demande Ulrich, le pourquoi. En fait, c'est surtout pour savoir si les rumeurs qui ont circulées au Temple sont fondées ou non. Je préfère le concret, si tu vois ce que je veux dire.

La suite me piqua à vif. Je ne savais guère de choses sur ce qui s'était passé de son côté, pendant son absence. Mais je ne pouvais pas accepter qu'il parle de Luke de cette façon. C'était peut-être vrai, et je n'avais jamais vraiment cherché à le vérifier, mais je trouvais cela déplacé.
Mais ce n'était rien par rapport à ce qui suivait. La suite était encore pire à mes yeux, et je me sentais également visé. Les Jedi, aveuglés par leurs sentiments.. Qu'il aille dire ça aux habitants de la galaxie, qui sont les premiers à affirmer le contraire. Que justement, nous n'avons point de sentiments. Personnellement, je n'acceptais aucune des deux façons de voir les choses..
Il m'avait lancé une pique, à moi de lui en lancer une. Et à force, cela commençait plus à ressembler à un jeu qu'autre chose.

- Cela veut dire que tu mets Orme dans le même panier. Je pense que lui-même espérait que tu l'estimais plus. Je crains que ça ne lui fasse un choc lorsqu'il l'apprendra.

J'annonçais cela comme s'il s'agissait d'une évidence, écartant mes mains pour appuyer mes propos.

Il était parti sur mon terrain, peut-être même essayé de semer le doute dans mon esprit -je pouvais pas vraiment savoir, car si c'était le cas, ça n'avait pas prit-. A présent, j'essayais de renverser la situation, comme dans un jeu. On revenait encore et toujours à un jeu. Les deux adversaires se renvoient la balle jusqu'à ce que l'un des deux s'effondrent..

Mais j'étais interloqué par ses insinuations envers l'Ordre. Et même si j'étais totalement opposé à sa version, je devais avoué que connaitre ses pensées m'intéressais. Je lui poserais la question, après..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Mar 28 Aoû 2012 - 6:04

Mon air dépassé ne laissait rien transparaître de mon véritable état, car aucun détail ne m'échappait. Cependant il me permettait d'endormir mes passagers qui, se croyant supérieurs, pouvaient se lâcher. Et je ne fus pas déçu du voyage. Ces deux là se haïssaient ?!!! visiblement, ils se connaissaient du Temple où un événement avait décidé de leur évolution diamétralement opposée.Evidemment, je fus touché à l'évocation d'avoir été entrainé dans une foi qui n'était pas la mienne, embrigadé contre ma volonté, en quelque sorte, ce qui me fit revivre instantanément ma propre enfance. Certes, le développement de la Force nécessitait un enseignement précoce, mais mes parents, mon environnement, ma liberté de Corellien en avait souffert. J'avais vécu dans le passé, peut-être, n'avais pas pardonné ce déchirement. Pourtant, le nombre de mes récriminations n'avaient pas manquées !!! mais au lieu d'obtenir le retour chez moi, je n'eus droit qu'à un changement d'attitude envers moi. J'eus plus rapidement un maître, un peu étonné d'avoir un padawan si jeune. Avec le recul, je soupçonnais une surveillance plus étroite, pour éviter, justement, la dérive de cet Ulrich Andersen, devenu électron libre et donc facilement captable par les ennemis héréditaires des Jedi. En le regardant se pavaner entre cigare de prix et gardes du corps, l'idée qu'il puisse être au service d'un Sith s'éloigna, mais sans que je la perde de vue pour autant...

Il était visible que ce blanc-bec avait gobé l'hameçon et il suffisait de le voir me ravaler au rang de vaurien pour en être convaincu : tant mieux.

*Tu t'es barré du Temple non parce qu'il t'avait pris ta liberté, mais plutôt parce que tu n'avais pas la main sur ton avenir : tu es trop fier pour prendre avis d'autrui. Lourde faute.... l'arrogance est l'un des privilèges Sith...*

Pour autant, je ne le regardais pas plus que cela, haussant simplement les épaules en signe d'abandon, comme s'il avait raison dans ses allégations, dans la mesure où donc, cela me convenait. Les chiens de gardes semblaient plus menaçants.... pauvres petites choses... mais je n'avais nulle envie de montrer ma puissance. non. Je vivais fort bien comme ça. Voyant que je cédais, il s'en prit de nouveau à son ancien camarade, ce qui me permit de l'observer davantage. Il semblait plus sage, ce Joclad, avec ses traits enfantins, un Candide lâché au milieu d'un monde hostile. Les critiques à l'encontre du Temple plurent averse en le voyant erré seul et sans aide, même pour un test, je trouvais cela un peu osé, et je désapprouvais. Andersen avait l'air d'un fat, certain de gagner les élections et de gagner ce qu'il cherchait depuis si longtemps : la reconnaissance de sa supériorité innée. L'envie de le suivre de plus près me tenta, histoire de voir s'il n'avait pas trouvé un autre maître... De toute façon, je n'avais rien d'autre à faire.

*Si ! réparer ma navette.*

Mon front s'assombrit. Les réparations révélaient souvent d'autres problèmes jusque là insoupçonnés et donc de nouvelles dépenses. Mais, la liberté a un prix, celui de pouvoir se barrer où on veut, quand on veut. La suite m'intéressa beaucoup et j'intervins une fois que les deux protagonistes eurent fini leur échange à fleuret à peine moucheté :

-
Ah bon ? on peut enlever un padawan ? impunément ? ah ah ah !!! et qu'est-ce qu'on peut attirer d'un apprenti sorcier faignant et incapable de servir à quoi que ce soit ? sur un vaisseau, une usine ?!!! vous êtes même invendable à une mine perdu aux confins de cette galaxie ! tout le monde sait quels vauriens vous faites et ...

Je piquais un cigare à mon passager, l'allumais en surveillant les chiens de garde du coin de l'oeil, visiblement amusé de mon geste, tirait une longue bouffée, regardait ce truc d'un air admiratif : *sifflement*

- Pas mal.... dis-je pour moi-même, avant de reprendre ma tirade :

-
Et pas de maître pour vous chercher et vous tirer de là ? ah ah ah !!! tu parles d'une "famille" !!! et puis, vous avez été enlevé où ? dans votre colonie de vacances ou quoi ? ah ah ah !!!

je tirais à nouveau sur le cigare, goûtant à la fumée plus que de raison, avant de la rejeter et qu'elle ne fut aussitôt avalée par la clim. Je ressaisis ma bouteille, en but deux longues gorgées... c'était magnifique, magnifique ! je me mis à tourner sur moi-même, visiblement pris dans le tourbillon de la bonne vie....
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Mer 5 Sep 2012 - 20:53

Spoiler:
 


Las des questions du padawan, je le regardais, la mine maussade et les yeux éteints. Il m'ennuyait. Ce voyage était une telle perte de temps. Sans possibilité de faire avancer mes projets, ratant réunions et actions de terrain, je me retrouvais coincé avec une ivrogne et un jeune combattant au paradigme limité par son excessive naïveté.

Toutefois, à l'instant où il prononça le nom de... Orme. Mes muscles se crispèrent et, sans ciller, je lui assénai un regard meurtrier. Il n'avait aucun droit de parler de lui. Personne n'avait le droit de parler de lui. Surtout pas pour me faire dire du mal de lui. Avant même que je ne puisse répondre, une nauséabonde odeur émana du gosier du pilote aux cheveux blancs. L'ivresse paraissait le gagner. Ce blocus au spatioport ne tombait décident vraiment pas à point nommé.

Un instant... Il s'était vraiment saisi de l'une de mes cigarettes ? Je levai un regard interloqué en sa direction.

-C'est une question d'éducation, déclarai-je de façon hachée, comme énonçant une sentence. Il le comprendrait aisément, je faisais mention de son larcin, et ne formulais aucunement une réponse à ses interrogations noyées dans un taux d'alcoolémie se hissant visiblement toujours plus haut, à mesure que la navette fendait l'éther.

Ces deux énergumènes avaient réussis à me tendre. Le mieux à faire était de ne plus prêter attention à ce conducteur (du moins, jusqu'à ce que le pilotage automatique soit désenclenché, auquel moment, il serait nécessaire de veiller à ce que le tord-boyaux n'ait pas affecté ses sens au point qu'il nous tue). Mais ce qu'avait dit Joclad, ça, je ne pouvais pas le laisser passer. Et puis... Comment pouvait-il être au courant de quoi que ce soit ?

-S'il y a une chose que je déteste de façon viscérale, c'est bien que l'on s'immisce dans ma vie. Que tu te poses des questions sur ce pourquoi j'ai quitté l'Ordre, je peux le concevoir. Nous avons tous eu à un moment de notre existence, sous l'impulsion, posés des questions dignitaires d'une curiosité enfantine. Mais tu n'as pas à toucher au jugement que je porte à Orme.

De l'indifférence et la condescendance, j'étais passé à une profonde aversion à l'égard du padawan. Il était doué. Sans même me connaître, il avait décelé mon talon d'Achille. Il avait tapé là où je ne permettais à personne de s'immiscer. Dans le système patriarcal qui régit l'univers, pour réussir, il faut mettre effacer toute trace de ses émotions. Et là, ce petit abruti me ramenait au plus grandes faiblesses de mon âme. Sous mon armure de glace, et au fond de ma poitrine d'airain, mon coeur palpitait. Je n'aimais pas du tout cela. Cela faisait des mois que j'avais tout fait pour mettre de côté l'effervescence des sentiments. En moi, bouillonait le tumulte de ce qui était contenu depuis que je m'étais relevé de cet état abominable... fugitif, recherché par les autorités de Coruscant, et cloîtré dans un appartement luxueux, muni d'une fausse identité. Je m'étais reconstruit, et j'avais façonné ma vie, porté par mes ambitions démesurées, et mon dévouement pour mes idéaux. Et à cet instant, Joclad avait ébranlé le monument pantagruélique, édifié sur des fragiles fondations. S'il m'était venu à l'esprit que ce petit être inintéressant était en mesure de me mettre en pareille état...

Il fallait que je passe à autre chose. Et rapidement. Je me levai hâtivement, me saisis de la vinasse du contrebandier, et bus une demi-douzaine de gorgées au goulot. Sans ciller, malgré les brûlures au fond de ma gorge, et la fournaise qui emplit ma trachée, je m'assis de nouveau, la bouteille à la main.

-Ce sont des Alderanides, explicitais-je à notre hôte, le regard fixé sur la cigarette haut-de-gamme intégralement blanche, dont la séparation entre le papier et le filtre était marquée par deux fins anneaux dorés qui s'enchevêtraient.

Si j'avais l'allure de celui qui ne touchait pas à ce qui pouvait avoir trait à la débauche, je ne reniais pas cet aspect de ma personne, autrefois porté à la destruction. Dieu sait ce que j'aurais commis, en subissant ce carcan de l'Ordre Jedi, contraire à tous mes préceptes. La fuite avait été la seule voie. Je tirai de nouveau sur ma cigarette, bu quelques goulées de l'alcool, auquel je commençais à prendre goût. Finalement, ce fût bas de gamme n'était pas si indégustable que cela. Surtout en de pareilles circonstances, où il ne s'agissait pas de déguster, mais bien de mener son esprit vers des strates indubitablement plus violentes.
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Ven 7 Sep 2012 - 20:15

A peine avais-je finis ma réplique au sujet d'Orme que je sentais déjà son regard assassin. C'était si prévisible. Mais au moins, il savait à présent ce que j'avais ressenti lorsqu'il avait critiqué l'Ordre devant moi. Et je pense qu'il avait compris que ce n'était pas parce que j'étais un Jedi que je n'avais pas de répondant, que je pouvais me montrer tout aussi incisif que lui.
Je ne suis pas comme les autres padawans, ceux qui n'ont jamais quitté le Temple. Je me suis heurté au reste de la galaxie. J'ai réalisé que tout était si différent de la vie tranquille du Temple. Et je m'étais adapté.

Et puis, je ne l'avais pas forcé à prendre ce vaisseau, ni à faire le voyage jusqu'à Kuat en ma compagnie. Déjà que j'avais l'impression d'avoir été laissé en plan par le "tuteur" que l'on m'avait assigné..
Enfin bref, j'avais finis par me lever de mon siège pour faire quelques pas et ainsi me retrouver à quelques centimètres du hublot donnant sur l'immensité de l'espace. C'était toujours aussi beau. Laissant échapper un très léger sourire de satisfaction, ne regardant plus ni le pilote, ni Ulrich, je croisais les mains dans mon dos.

En fait, je voulais en partie détourner mon regard de notre hôte et de son odeur nauséabonde. Et contempler l'espace de plus près était une de ces échappatoires. Mais rien y faisait. Tout convergeait vers un même et unique centre d'intérêt : Ulrich..

- Tu sais, je pourrais dire la même chose au sujet de l'Ordre. Or, je n'en fais rien. Tu sais pourquoi ? Tout simplement parce que l'on peut également apprendre des critiques qui nous sont adressées. Quand à Orme, j'ai récemment eu à coopérer avec lui. Sur une mission pas très officielle en fait. Mais il y a là guère d'intérêt. Enfin bref, tout ça pour dire qu'il est fort probable qu'il ne vienne me parler à mon retour sur Ondéron, après que j'aurais transmis mon rapport..

Je me tournais à présent vers lui, gardant ma droiture apparente. Je le trouvais assis sur son fauteuil buvant au goulot de la bouteille de notre hôte. A croire qu'il lui avait tout simplement dérobé. Et cela me faisait de la peine à voir.

-... car je devrais faire un rapport. Sur le fait que je t'ai rencontré. Parce que non, le Temple ne t'as pas laissé tomber, comme tu sembles le penser. En fait, c'est toi qui l'a laissé tomber. Mais c'est un choix que je respecte, Ulrich. Nous avons tous des convictions qui nous sont propres.

J'avais l'impression de m'être arrêté alors que je n'avais pas terminé, d'avoir laissé mes paroles en suspend. Et pourtant, je n'avais rien de plus à dire à Ulrich. Pour l'instant en tout cas. Monr egard se riva alors sur le pilote, qui semblait sombrer de plus en plus dans l'ivresse. Ses questions... ses questions me gênaient plus particulièrement. Surtout les dernières, concernant le sujet de la "famille"..

- Quand à vous; oui, on peut enlever un padawan. Et cela impunément, selon le lieu où l'on se trouve. Vous savez, ce n'est pas parce que l'on vit avec la Force que l'on est invincible. Cela nous donne un plus, oui. Mais c'est tout, rien de plus. De plus, vous affirmez que je suis faignant et incapable. Cependant, cela décrit parfaitement votre comportement. Vous êtes incapable et irresponsable, pour tout vous dire. Pensez-vous que dans l'état dans lequel vous êtes, vous pourriez poser le vaisseau . Je ne pense pas... Pour finir, Ulrich ici présent n'a visiblement pas envie de parler de cet enlèvement. Alors peut-être devriez-vous garder vos questions stupides pour vous.

Je me surprenais moi-même. Je n'avais pas l'habitude de m'exprimer de cette manière, préférant me montrer sympathique. Là, ce n'était pas le cas. Cet homme m'agaçait. Cela venant s'ajouter au fait que la journée avait mal commencer, je perdais en concentration. Mais rien d'alarmant, pour l'instant.
Fixant le pilote quelques secondes de plus, je finis par porter à nouveau mon regard sur Ulrich.

- Tu sais, pour Orme..Je ne lui dirais rien, si tu préfères... Sinon, sans vouloir être indiscrêt... tu deviens quoi ? Je veux dire, depuis que tu as décidé de quitter le Temple.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Lun 15 Oct 2012 - 19:38

Je déposai la bouteille à mes côtés, fermai un instant les yeux, et pris une profonde inspiration. La tête relevée, j'écoutais le flot de paroles de Joclad. Il parlait beaucoup, pour un padawan fraîchement formé à la discipline militaire. La raison avait finalement vaincu, et j'avais délaissé l'idée de me noyer dans le contenant de la bouteille, que je jugeais de nouveau abject. La lucidité me revenait.

-Apprendre des critiques...

Un sourire se dessina sur mon visage. Mes paupières s'ouvrirent, je tirai une dernière fois sur ma cigarette, avant de l'écraser dans le cendrier, qui s'ouvrit immédiatement et aspira mon mégot, les cendres et les étincelles qui en jaillissaient.

-L'Ordre Jedi est le plus grand donneur de leçons de cette galaxie, Joclad. Et malgré cela, le plus fermé, et le moins à même de se remettre en question. Tes chefs ne sont que des illuminés, endormis dans leur tour d'ivoire par des préceptes vieux comme la création de l'univers, et inconscients de la réalité des choses.

J'avais chassé Orme de mon esprit, avant que Joclad ne répète une nouvelle fois son nom. Je pris sur moi pour ne laisser mon visage serein s'altérer de nouveau. Je décidai de passer sur le sujet.

-Ce que je fais... Eh bien je me bats pour ma nation, Joclad. Une notion qui échappe sans doute à un membre de l'Ordre supra-républicain auquel tu appartiens. Je suis candidat à la mairie de Kuat City, la capitale de mon monde d'origine. Je suis retourné y vivre, et je défends les idéaux de mon peuple, qui n'a à coeur que de s'unir sous le drapeau, écoeuré par les exactions antidémocratiques du Temple. Tu sais de quoi je parle.

Tels ceux d'un phacochère, les ronflements de notre hôte m'agressèrent les tympans. Il était étalé à terre, dégageant une aigre odeur d'alcool vieilli.

-Une aubaine qu'il ait enclenché le pilotage automatique. On le réveillera dans... quelques heures. Ce rafiot n'avance pas...

Je me tirai de mon siège, et marchai en direction du cockpit. Aux côtés de Joclad, je nous regardais filer dans l'immensité de l'univers. Il est un verbe pour le lumineux, les étoiles brillent. Mais il n'est aucun verbe pour l'obscurité. Alors, mon esprit s'inventa un néologisme. Le néant néantait. Après tout, pourquoi ne pas allouer au chaos ce qui lui était dû ? La destruction n'était qu'un commencement... Et cela devait passer par le fait de juguler tout pouvoir de l'Ordre Jedi. Après quoi, il y aurait encore des choses à faire. Tant de choses à faire... Mais je gardai les pieds sur terre. La première de ces choses était de retourner faire campagne.

-Une transmission pour vous, monsieur Andersen.

Un de mes agents se leva, et déposa un petit monticule holographique à côté de la petite tablette du pilote. Les signaux, quoique diffus, me dévoilèrent une retransmission directe de la place publique de Kuat. Le peuple était réuni devant l'écran géant, pour écouter une allocution officielle de la princesse Lana Anthana. Elle annonçait publiquement son soutien pour ma candidature. Un large sourire se dessina sur mon visage...


-Eh bien, ça n'aura pas tardé.

Spoiler:
 


Dernière édition par Ulrich Andersen le Jeu 18 Oct 2012 - 21:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Mer 17 Oct 2012 - 20:11

Ayant croisé les mains devant moi, un léger sourire sur mes lèvres, j'hochais négativement de la tête en écoutant le flot de paroles provenant de mon interlocuteur. Bon, je n'étais pas entièrement en désaccord avec lui, il avait raison sur le fait que l'Ordre était un grand donneur de leçon, et cela à travers toute la galaxie. Mais après tout, cela n'était-il pas légitime ? L'Ordre existait depuis plus de vingt-mille ans, fondé à peu près au même moment que la République Galactique. Et dans la foulée, il était devenu un des organisme protecteur de la République, un de ses garants de la paix. Aussi après vingt millénaires d'aide et de conseils mutuels, que ce soit en temps de paix comme en temps de guerre, pour restaurer la paix, l'Ordre Jedi n'aurait pas le droit de donner des leçons de morale sans avoir à se soucier -à ne pas prendre au sens strict- des leçons qu'on veut lui faire apprendre ? Il y a déjà eu des désaccords entre l'Organisme démocratique qu'est la République Galactique et l'Ordre Jedi, et ce dernier a toujours finit par accepter les décisions prises par la première.
Bien sûr qu'il y avait des choses à changer. Il en a toujours eu et il y en aura toujours. Mais ce n'est pas encore à moi de m'en préoccuper. Plus tard, peut-être.

- Ah parce que toi tu crois plus conscient de la "réalité" des choses, comme tu dis ? Tu penses vraiment être plus sage qu'eux, plus à même de propager la paix et la justice dans la Galaxie qu'ils ne le sont eux ? Très bien, je veux bien te croire, mais j'aimerais bien savoir comment tu compte t-y prendre.

La suite de son discours était en quelque sorte une partie de la réponse à la kyrielle de questions que j'avais posé précédemment. Et celles-ci furent surprenantes à mes yeux. De la politique... Il avait délaissé les idéaux du Temple pour faire de la politique ?! Je me retint d'éclater de rire devant quelque chose d'aussi... d'aussi incompréhensible. Enfin si, c'était compréhensible. Je me voilais involontairement la face, refusant sans le vouloir une réalité qui semblait s'offrir à moi. Son comportement avait changé, il était encore plus arrogant qu'avant, bien plus exigeant. Et ces piques incessantes, la nécessité d'accéder au pouvoir, etc..
Il me fut assez facile de rebondir sur le sujet, passant cette fois-ci les mains dans mon dos alors que je voyais notre hôte s'enfoncer lentement dans un sommeil qui allait se révéler comme assez bruyant.

- La politique. C'est un mot qui rime avec mensonge, corruption, amalgame, et j'en passe. Défendre les idéaux de ton peuple, c'est ça ? Parce que c'est déjà TON peuple ? Les choses se font visiblement bien vite sur Kuat... Mais soit, passons. S'unir sous les drapeaux ? Tu comptes faire quoi là, lever une armée pour "purger la galaxie des hordes nuisibles" ? Ce n'est pas très démocratique et républicain comme méthode tu trouves pas ? A présent, les "exactions"..

Je masquais une grimace. Ce sujet, je l'aurais évité volontiers. Il faut dire que j'avais déjà forgé ma propre opinion sur le sujet. Et oui, je voyais très bien à quoi il faisait référence. Laissant échapper un long soupir, je m'avançais faire le tableau de bord, regardant les différents interrupteurs et boutons. Et sans même regarder Ulrich, je débitais platement la fin de mon discours.

- Je les trouvent en effet déplacées. Cela ne respectait pas les idéologies du Temple. Il n'y avait pas d'autorisation de la part des hautes sphères de la République par exemple. Je comprends tout à fait le mécontentement de certains, j'ai moi-même été déçu par cette attitude. Cependant, lorsque la République effectuait des opérations qui se révélaient parfois être des fiascos totals, on en parlait un moment puis on passait l'éponge. Le passé est le passé, Ulrich. Et l'on apprend toujours de ses erreurs passées pour justement ne pas les réitérer dans le futur.

Je soupirais alors, acquiesçant d'un signe de tête lorsque mon interlocuteur s'exprima à propos de l'état de notre hôte. Je me demandais à nouveau pourquoi je me trouvais sur ce rafiot, avec ce type comme pilote. Instantanément, une de mes mains se glissa dans une de mes poches. La missive était toujours là. Dans quelques heures, je prendrais le premier liner à destination d'Isis. Enfin, normalement..

- Au pire, les commandes semblent assez simplistes. Je pourrais, ou tu pourrais le poser sans que l'on est à le réveiller. J'aurais déjà plus confiance..

Je regardais alors Ulrich s'approcher pour contempler, tout comme moi, l'espace à travers le hublot. Ou plutôt ce halo bleuté dans lequel le vaisseau filait à toute vitesse. Une vitesse bien trop faible à mes yeux mais totalement ahurissante dans le domaine de la physique. C'est alors que mon champ de vision fut troubler par une autre présence. Un des gardes du corps. Et ce dernier venait de déposer un émetteur holographique sur lequel je rivais mon attention. A dire vrai, on avait tout les deux, Ulrich et moi, les yeux plantés dans le signal qui en émanait.
Je plissais mes sourcils, reconnaissant sans hésitation la personne qui prononçait un discours. Un discours de soutien envers Ulrich, justement, envers sa candidature. J'attendis la réaction d'Ulrich, avant de faire un pas en arrière, focalisant toute mon attention sur lui et ses gardes du corps.

- Quoi.. attends, tu as le soutien de.. d'une Sith..

Je terminais, hésitant, sur ce qui était une rumeur qui ressemblait de plus en plus à une certitude au sein du Temple..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Jeu 18 Oct 2012 - 22:02

À l'apparition même de la princesse, le garde du corps assis se leva, et tous deux se tinrent droit, en signe de respectueuse allégeance. Ce n'était pas seulement Lana Anthana, qui avait parlé. Kuat, avait parlé. J'en tirais incontestablement une forme de jouissance. Non pas par le fait que cet évènement m'assurait sans aucun doute 15 points de plus au résultat du deuxième tour des élections (alors même que les sondages m'annonçaient entre 48 et 53% des opinions de vote, selon les instituts). Il était de l'ordre de l'évidence que cette chose là alimente mon égo. C'était humain. Mais ce dont je tirais une parfaite jouissance, une parfaite satisfaction, c'était bien la chose suivante. Sourire en coin, je toisais la réaction de Joclad, et jubilais de voir son visage se transfigurer dans une expression d'horreur.

Joclad n'était finalement pas si fermé d'esprit que cela. Il avait dans son discours tenu quelques concessions sur le Temple. Il n'était tout simplement, ni plus ni moins qu'endoctriné par ses préceptes si éloignés de la réalité du terrain. Faire le parallèle entre fierté d'une nation et politique militariste en était l'exemple le plus probant.

Le padawan était aux premières loges. Mais je savais que cette allocution allait être, dans l'heure qui allait suivre, retransmise dans les quatre coins de la galaxie. Je voyais déjà la caste médiatique répandre les grands titres. "Patriotisme, la nouvelle vague" "Première victoire Étatiste sur Kuat depuis 130 ans" "Doit-on craindre le retour du Nationalisme ?" "Un cas isolé, ou le début d'une nouvelle ère politique ?" "Ulrich Andersen, populiste assumé"

Avec ce soutien, ma victoire était assurée. La masse populaire suivrait l'avis de la représentante de la monarchie. Cet apprenti, visiblement traumatisé par la victoire d'un candidat opposé aux Jedi, voilà d'où je tirais ma jouissance. Mon combat était enfin reconnu. Bientôt, les grands noms d'Ondéron vont se souvenir de moi. Et plus tard, même si cela devait arriver dans des décennies, ils allaient regretter de m'avoir oublié sur cette geôle crasseuse de Hapès. Je brusquerai le système. Lana m'avait, lors de notre entretien, promis son soutien. Elle avait tenu parole. À présent, car tel était le jeu de la politique, et Joclad avait cette saine vision, j'allais devoir faire ma part du travail, aux côtés de la princesse. Mais comme j'avais su lui en laisser un avant-goût, je ne me révélerai pas être un simple exécutant. Tout d'abord, nos ambitions convergeaient. Seulement, je lui amenais une valeur ajoutée incontestable. Elle était sans aucun doute consciente de la menace éventuelle de m'avoir à ses côtés. Tout comme elle était consciente qu'elle devait m'utiliser. Cet obscur échange de bons procédés était un jeu dangereux, mais nous avions pleinement saisi l'un et l'autre qu'à la finalité, tout cela nous tirerait vers les mêmes objectifs.

"Le soutien d'une Sith." Bien entendu, c'était une Sith. Bien entendu, mon apprentissage n'allait plus s'orienter vers le si mal nommé "lumineux." Mais en aucun cas, je n'avais ce soutien en raison de ma proximité avec cet usage de la Force. J'avais séduit la princesse par la force des mots et des ambitions, non pas par l'appui d'un quelconque lobby, ou d'une entraide sous-jacente liée à notre ressemblance.

-La justice a tranché depuis près d'un an, Joclad. Aux yeux de la République, la princesse Anthana n'est pas une Sith. Les procès qui ont été attentés contre elle n'ont pas abouti. Mais je ne vais pas tenter de te convaincre sur ce point. Il est étrange de constater que tous les ennemis du Temple sont automatiquement des Sith. Il est bien facile de pointer du doigt une figure que l'on souhaite voire tomber, muni de l'éternel argumentaire "C'est un Sith, il est dangereux." Mais ça ne fonctionne plus. Et à la finalité, quand bien même le serait-elle vraiment, que cela ne serait qu'accessoire. Elle est avant tout le symbole de notre nation. Et je n'ai aucune gène à parler de mon peuple, en effet. Je suis kuati, il est donc logique que j'appartienne à ce peuple. C'est donc le mien, tout comme je suis des leurs. C'est un usage de langage qui existe depuis la nuit des temps, quel que soit le statut social de la personne qui l'emploie. Mais je sais bien que le patriotisme terrifie l'Ordre. Au fond, vos objectifs convergent avec les plus obscurs sénateurs. Amener une République toujours plus fédérale, afin de briser le socle des nations. Sans repère, sans limite naturelle, les peuples se tourneront naturellement vers vous. Garde maintenant tes attaques pour toi. Conquérir la galaxie... Tu en es donc à ce niveau, Joclad ? La fierté nationale n'est pas ce qui engendre les guerres, à contrario de ce que tu évoques. C'est une chose qui conserve l'identité des peuples, et les ramène à leur valeur commune. Je l'ai toujours dit, et je le maintiens. Kuat n'est pas une race, Kuat n'est pas une religion. Kuat est un esprit.

Le patriotisme et ses vertus, leçon n°1.
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 21 Oct 2012 - 20:31

Non, c'était tout simplement impensable. Je devais rêver ou.. ou alors était-ce moi qui me trompait. Mes premières impressions sur le comportement d'Ulrich étaient peut-être erronées. Après tout, je ne le connaissais pas si bien que ça au Temple. on comportement était peut-être toujours le même, en fin de compte. Cependant, toutes ces pensées étaient éventées par ce sourire en coin. Ulrich s'auto-satisfaisait d'obtenir le soutien de la Princesse Anthana, mais encore plus de ma réaction. Cela se voyait, il ne fallait pas être Sénateur pour le deviner. Pire encore, il avait adoré ça !
Ulrich m'avait déstabilisé, oui, me prenant involontairement -ou peut-être volontairement, mais c'était peu probable- au dépourvu. Peut-être même pensait-il avoir l'avantage de la situation. Je n'affirmerait pas clairement le contraire, mais j'étais loin d'être aussi décomposé que j'en avais l'air.

En fait, lorsque l'on reprend en considération l'enchainement prit par les évènements à bord de ce vaisseau, ainsi que l'intervention publique de la Princesse Anthana ne faisait que confirmer des soupçons que j'aurais préféré ne jamais remarquer. Il avait donc bel et bien changé. Et pas en bien, en prime. Décidément, j'avais le talent de me fourrer dans des situations compliquées, intenables voir même dangereuses. Car mes intuitions étaient exactes, Ulrich était désormais une menace, un danger. Je devais le garder à l'oeil, lui et ses gardes du corps.

Les gardes du corps, je les avait oublié quelques instants ces deux là. Même là, Ulrich avait l'avantage. Décidément, je me demandais si je n'étais pas totalement coincé. Et pour ne rien changer, ce vaisseau se dirigeait justement vers... Kuat ! En plus de ça, je découvrais que le Kuati était parfaitement calé sur le sujet du pseudo-débat qui s'était lancé entre nous. Il savait manier les mots, les phrases avec aisance. Sa force était tout simplement ma faiblesse. Il avait démonté chaque morceau de ma piètre et ridicule pseudo-argumentation par un discours parfaitement structuré capable de convaincre à coup sûr les plus naïfs.

Mais naïf je n'étais pas. Lana Anthana ne serait pas une Sith ? Et ce sourire de tout à l'heure, après que j'ai énoncé ce qui était en fait une évidence ? Il en était pleinement conscient lui-même. Ce qui voulait dire qu'il était de son côté, à présent. Ou tout du moins, en accord avec les préceptes de l'autre côté. Même si pour ma part, j'ai toujours eu du mal à croire à l'existence de deux côtés de la Force distinct l'un de l'autre. Mais de là me frotter à l'autre, je me l'étais totalement interdit et je me cantonnais au reste. Et puis, comment ça "Et à la finalité, quand bien même le serait-elle vraiment, que cela ne serait qu'accessoire." ?

- Ce ne serait qu'accessoire ?! Les Siths ont toujours eu pour optique de détruire la République, d'instaurer leur Empire. Et puis, au fond, tu le sais aussi bien que moi qu'elle est de ce bord. Cela s'est vu sur ton visage lorsque j'ai énoncé l'évidence. Tu t'es même réjouis de ma réaction. Pourquoi ?

Une question dont je connaissais déjà la réponse. Mais le but n'était pas celui-là. En fait, je voulais savoir s'il l'avouerait publiquement. Et puis, de toute manière, qu'avait-il à craindre de le dire ? Que j'aille le répéter au Sénat peut-être ? En dehors du Temple, trop peu de gens me croirait. Car en ce moment, les Jedis n'ont pas la côte.
Ensuite, il avait visiblement mal comprit mon allusion à propos de "son peuple". Ou alors, et c'était le plus probable, il avait volontairement tourné mes mots à son avantage. N'était-ce pas là une manœuvre classique en politique. Car c'était ce qu'il était devenu, non ?
Tout comme il avait détourné le reste de mes propos...

- Ulrich.. Ne détournes pas mes propos. Il n'y a pas de public, si ce n'est tes deux gardes du corps et notre pilote ivrogne assoupi. Le Nationalisme conserve peut-être l'identité des peuples, oui. Mais c'est aussi le phénomène le plus enclin à apporter la autocratie sur un monde. On l'a vu à maintes et maintes reprises dans la galaxie, à travers les siècles. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Et je n'ai jamais sous-entendu que tu voulais t'accaparer toute la galaxie. Je disais juste que tu tiens un comportement haineux envers l'Ordre. Un Ordre qui t'as logé, nourri et blanchi; qui t'as apporté une formation. Tu pourrais au moins être reconnaissant de ce que l'on t'as donné.

Quand à ces propos sur Kuat, ma réponse était assez claire, et sonnait platement à travers le pont.

- Je ne t'es jamais entendu dire cela auparavant, Ulrich.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 18 Nov 2012 - 21:42

Alors, voilà la jeunesse que nous léguerait le Temple. Des apatrides, dépourvus de fierté nationale, tout juste bons à détruire le peu de cohésion qui restait au sein des peuples.

-Ah, l'éternel argument. On y vient.

Une nouvelle courbe arqua le galbe de mes lèvres.

-Le nationalisme est un terme galvaudé. Je ne nie pas que certains mondes ont dérivé à l'autocratie. Ce sont des faits historiques. Mais ne crois-tu pas qu'il y a un juste milieu entre la dictature sanguinaire, racialiste et génocidaire, et le système sans frontières, sans repères, sans limite, sans structure ni garde-fous comme celle dans laquelle nous risquons de basculer ? Ouvre les yeux, Joclad. Nous sommes dans une ère moribonde, un âge de crise incroyable. Mais cela, les élites le dissimulent. Les élus du Sénat ne défendent plus les intérêts de leurs nations, et encore moins ceux de leurs peuples respectifs. Chaque semaine qui passe, la galaxie s'ancre dans une République qui n'a plus rien de démocratique. Ce sont les intérêts monétaires et financiers qui nous gouvernent. Nous dérivons de nos valeurs fondamentales.

Je passais ma main sur mes tempes, et percevais quantité de sang pulser dans mes veines. Les jours à venir allaient être rudes. Je relevai mon regard vers le visage de Joclad, sûr de lui malgré son inexpérience.

-Un Jedi est actuellement en train de faire campagne pour accéder au poste de Chancelier Suprême. Es-tu seulement conscient de cela ? La République s'est toujours juré de rester laïque. Et moi, au même titre que des quantités innombrables de citoyens, je ne veux pas être gouverné par le représentant d'une religion militarisée. Parce que c'est ce que vous êtes. Les jeunesses des régimes les plus dictatoriaux ont elles aussi été "logées, nourries et blanchies." Alors ne me fais pas le coup de la repentance et de l'ingratitude. La vérité, Joclad, c'est que tu es endoctriné. Tu ne sais pas toi-même pour quelle raison tu combats. "Lutter contre le côté Obscur." Elle est bien bonne.

Rictus.

-On peut difficilement faire plus vague et plus manichéen. La vie, Joclad, ce n'est pas les gentils qui se battent contre les méchants. Il serait temps que toi, et que les padawans de l'Ordre l'assimilent. Vous n'êtes que l'armée de réserve du système fédéral dans lequel la République déchoit. Le peuple s'éveille. Tu prônes que les Sith veulent établir leur Empire. Avec le chevalier Arnor à la tête du Sénat, s'il bat le sénateur Ion Keyïen, vous pourrez vous considérer comme leurs égaux. Laissons la religion aux religieux, et la politique aux politiciens. Pas l'inverse. En vérité, je t'avoue ne pas savoir si ceux qui sont à la tête du Temple ont vraiment des intentions profondément néfaste. Mais dans leur course éternelle à cette lutte sans fin contre un mal qu'ils définissent selon leurs propres critères, et non ceux basés sur le code pénal, ils se sont laissés, au fil des générations, perdre par leurs croyances métaphysiques. Ils ne sont que les chiens de guerre de choses qui les dépassent. Les idiots utiles du système.

Ma main se posa sur l'épaule de l'apprenti.

-Il y a deux voies, Joclad. Pas celle que l'on vous enseigne, non. Pas le côté obscur, et le côté lumineux. Pas le combat du bien contre le mal. Il n'y a que ceux qui se battent pour s'excaver du déclin dans lequel nous nous enlisons et qui oeuvrent pour reconstruire une République saine et harmonieuse, et de l'autre côté, ceux qui, souvent à leur insu, renforcent la République chaotique des élites, dans laquelle nous nous engageons.
Revenir en haut Aller en bas
Joclad Draayi
~~ Chevalier Jedi ~~
~~ Chevalier Jedi ~~
avatar


Nombre de messages : 1225
Âge du perso : 25 ans
Race : Humain
Binôme : Léonard Tianesli (Ex-mentor)

Feuille de personnage
Activité actuelle: Promenade chez les Hutts
HP:
46/70  (46/70)
PF:
44/94  (44/94)

MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   Dim 25 Nov 2012 - 0:26

Fallait-il vraiment que ce voyage se déroule ainsi ? Au départ, cela aurai dû être un aller simple et paisible pour Kuat, puis un retour direct tout aussi calme sur Ondéron. Au lieu de ça, je me retrouvais comme un accusé à la barre, écoutant le flot incessant d'accusations à l'encontre de l'Ordre Jedi d'une part, mais aussi contre moi, d'autre part. Le fait était que je ne pouvais qu'encaisser les accusations et formuler un soupçon d'argumentation qui serait très aisément balayé par Ulrich. Tout simplement parce que ce dernier était bien meilleur rhéteur que moi. La preuve, il s'engageait dans la politique, moi pas. Car je sais pertinemment qu'elles sont les domaines dans lesquels j'excellent et lesquels je bloque.

Mais pour revenir aux différents sujets de discussion, je n'étais tout simplement pas d'accord avec ce qu'il avançait. Et malgré mes difficultés dans l'expression, je décidais de répondre après avoir secoué légèrement la tête.

- Bien sûr qu'il existe un juste milieu Ulrich, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Cependant, je n'irais pas dire que nous nous dirigeons vers un système tel que tu le définis là. Tu dis que nous basculons dans l'anarchie, c'est ça ? Mais ouvres les yeux Ulrich. Ce sont tes idées qui nous mèneraient droit à l'anarchie. Depuis des milliers d'années, depuis sa fondation, la République a évolué et s'est adaptée aux situations. Mais au final, les valeurs fondamentales que tu prônes sont toujours présentes. Et c'est exactement ce qui se passe en ce moment, l'adaptation.

Bon ce n'était génial comme argumentation, et je ne faisais qu'effleurer la surface d'un sujet bien plus profond. De cela, j'en étais bien conscient. Quand à la suite, je me sentais bien plus concerné. Mais le sujet était aussi plus épineux..

- Un Jedi a parfaitement le droit de porter sa candidature au poste de Chancelier, Ulrich. Car après tout, les Jedis sont des citoyens de la République, comme toi. Et je ne vois pas en quoi le fait qu'un Jedi se présente soit une atteinte à la laïcité. On pense que l'Ordre Jedi est un Ordre Religieux, soit. C'est une question de point de vue. Mais supposons que l'on va en ce sens, dans ce cas, tout les citoyens pratiquant une religion devraient se vo priver de cette liberté ? C'est profondément stupide et totalement hors de propos. C'est de la discrimination pure et simple.

Je fis une courte pause. Moi, endoctriné ? Elle était bien bonne celle là.

- Ulrich, c'est que tu es tombé bien plus bas que je ne le pensais. Les gentils contre les méchants, "lutter contre le Côté Obscur".. Je ne lutte pas contre ça, Ulrich. Je vois le Côté Obscur comme un danger, oui. Et les adeptes de ce dernier ont tendances à être instables. Aussi, je ne lutte ni contre le Côté Obscur, ni contre ces gens. Mais tout simplement contre les maux qu'ils répandent à travers la galaxie. Car après tout, ce n'est pas l'utilisateur qui est mauvais, mais l'usage qu'il en fait. Quand à dire que nous sommes "l'armée de réserve" de la République, c'est un fait qui reste tout de même en partie discutable. Car l'Ordre a toujours le dernier mot en ce qui concerne son intervention ou non dans un conflit opposant la République à une autre entité, par exemple. De ce fait, nous restons tout de même détaché, et nous ne sommes pas une institution à part entière de la République. Certains diront que c'est un partenariat profond, renforcé par des milliers d'années de collaboration.

A présent, j'écartais délicatement la main qu'il venait de poser sur mon épaule, comme pour lui faire appuyer le fait que je n'adhérais pas à sa morale.

- Tu vois, tu dis toi même que tu restes ignorant des intentions du Conseil. Lorsque l'on rst ignorant, on commet des erreurs. Alors lorsque l'on ne sait pas, la meilleur chose à faire est de s'abstenir, de se taire.

J'haussais alors les épaules, pour conclure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)   

Revenir en haut Aller en bas
 

En route pour Kuat (pv Ulrich Andersen et Joclad Draayi)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Enfants de la Force - Le RPG Star Wars ! :: Zone RP - Espace :: Espace Intersidéral-