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 Une visite, Sir ? [Araya - Libre]

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MessageSujet: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 11 Juin 2012 - 13:18

Shakaxhi se faisait distant, là où Ynnitach risquait d'en demandait toujours plus. Mais Bella n'avait surtout en tête que son propre projet, projet qui se concrétiserait peut-être grâce à ses "alliés" précieux. Mais là, Bella avait une envie surtout : se changer les idées. Furetant ça et là dans là dans l'Académie, la façon de penser du Seigneur Fou était présente dans l'esprit de la Sith.

Mais comment s'amuser dans un lieu devenu presque vide de sens ? Comment prendre une mouche dans sa toile alors que ne sont présent que des moustiques ? La grande Académie Sith ... était presque aussi ennuyante que les rues d'Alderaan durant la nuit ... quoi que non, Alderaan était mieux.

Déçue, Bella s'était alors rendue à Dresdhae, mais même là, rien n'était intéressant. C'est donc avec une moue triste, presque déçue, que l'Hapienne rentrait au Temple quand enfin, un compagnon de jeu lui apparut. Il était là, marchant en direction de l'Académie, d'une marche semblant presque aussi monotone que celle que venait de connaitre la Sith. Il s'agissait du Seigneur Araya.

Araya n'était que peu connu dans l'Académie et par Bella. Qui était-il vraiment ? Quels étaient ses projets ? L'Arkanien savait se faire "discret", taciturne. Une discrétion qui savait attiser les questions diverses, mais aussi de bien nombreux ragots. Bella se demandait si, en "l'approchant", elle arriverait à en savoir plus. Et peut-être même à discerner le vrai du faux ...

Devançant l'itinéraire du Lord, Bella se mit sur sa route et attendit alors. Et, le voyant approché -attendant qu'il soit assez proche-, l'Hapienne parla, disant :

-"Eh bien eh bien ... regardez ce que le vent du désert amène à l'Académie des Sith. Un Lord ? Rien que ça ... Hum ? Ce pourrait-il que votre servante puisse vous être utile en quoi que ce soit, Seigneur Sith ? En ce moment, je dois bien le reconnaître, je m'ennuie. Un peu de distraction serait la bienvenue ..."

Mais le poisson mordrait-il à l'appât ? Ou passerait-il son chemin sans prêter la moindre attention ?
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Darth Araya
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 11 Juin 2012 - 19:35

Araya avait dû laisser en plan ses recherches sur Korriban du jour au lendemain, contraint de rejoindre Arkania pour une affaire pressante. Son père était parvenu à synthétiser une enzyme stimulant l’activité nerveuse de la rétine oculaire, retardant l’inévitable pendant un certain temps. La prise de ce traitement ne serait pas une gêne quant à l’éventualité d’une greffe future. Les gélules jaune et rouges devaient s’avaler à raison d’une par jour, à heures régulières. Soit, c’était déjà pas si mal de repousser l'intervention chirurgicale, dont l'idée ne seyait guère au Sith. La semaine passée, il s’était dévoué corps et âme à la lecture et la transcription de vieilles archives poussiéreuses pendant des heures, plusieurs jours durant, à bord de son vaisseau. Il préféra ne pas à attirer l’attention sur lui en ramenant jusqu’à l’Académie ces vestiges, dont l’état de délabrement était plutôt avancé. A force de temps passé à s’abimer les yeux et se tourmenter l’esprit sur des parchemins aux significations aussi mystérieuses qu’improbables, Araya était parvenu à recomposer un puzzle de notes disparates et crût distinguer le tracé d’une ligne serpentant un chaine montagneuse de la région s’étendant loin au nord-est, et un repère étrange sur le même vecteur d’orientation. Même si le symbole restait trop flou pour arriver à le traduire, il s'avéra certain qu’il désignait quelque chose de bien particulier. C’est à ce stade d’avancement qu’il abandonna cette piste, pour mieux avoir l’occasion d’y retourner, ce qu’il espérait bien pouvoir faire, posant sa navette à l’astroport local.

Passant non loin de l’académie, le Sith aperçut une ombre immobile au loin, mouvante d’abord puis qui stoppa son élan. Sans réussir à l’identifier clairement, il avait déjà vu cette forme ondulante du coin de l’œil, parvenant, de temps à autre, à échapper à sa vigilance. Ses apparitions étaient savamment orchestrées de telle sorte qu’elles n’offraient aucune opportunité de la prendre à son propre jeu, restant toujours à bonne distance de sa cible. Peut-être que s’il avait eu un apprenti sous sa botte… C’est le genre d’exercice qui forge les nerfs, que de mener une contre-filature avec succès.

Cette femme ne se gênait pas pour mettre en exergue des lignes certes harmonieuses, rappelant à l’esprit de l’Arkanien certaines sculptures de Lar’Opah : une exposition de ses œuvres les plus récentes se tiendrait lieu sur Corellia le mois prochain. Les traits de son visage, retenu et enjoué, portaient la ruse, la malice et la duperie au naturel. Vous voilà averti… Ses manières sont celles d’une conspiratrice, avide de faire jouer sa perfidie et ses talents de comédienne, dans le vaste cirque de ce monde ! Quoi qu’elle ait à lui dire, il décida de voir venir, laissant à la pionnière le soin de l’aborder comme bon lui semblerait.

Là, sous quelques rafales de vent, Araya écouta le discours de la Belle, avant de relever la tête, la mine circonscrite. Il laissa son regard se poser de haut en bas sur la créature embellissant le panorama rocailleux, d’une teinte rougeâtre à cette heure avancée du jour. Fermant les paupières, il se fit craquer les cervicales en penchant lentement la tête vers la droite. *
Encore une qui ne manque pas d’un certain toupet ! * pensa-t-il en rouvrant les yeux sur la Hapienne en lui souriant.

«
Si vous appréciez l’exploration, nous pourrions effectivement nous amuser vous et moi... Quel est votre patronyme habituel, si je puis me permettre ? » demanda-t-il en tâchant de rester courtois.

Pourquoi ne pas faire connaissance, après tout, plutôt que de s’épier en chiens de faïence ! Quitte à se méfier en permanence les uns des autres, en potentiels rivaux à la solde d’intérêts insondables et souvent fragmentaires, autant se donner de bonnes raisons pour agir en ce sens ! L’intuition du seigneur concernant cette jeune personne fut qu’elle pourrait s’avérer précieuse par la suite…
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Mar 12 Juin 2012 - 15:34

Appât ... Joli appât ... Fonctionneras-tu ? ... Et bien oui, l'appât suffit à attirer l'attention du presque-humain. Le jeu allait donc se poursuivre en exploration ? Chouette ... rien de tel qu'une ballade pour vous ouvrir l’appétit, mais que serait le dîner ? Se relevant en prenant appui sur ses bras et au moyen d'un petit bond, la Guerrière répondit au Lord :

-"Eh bien ... pourquoi pas ma foi. Si de visite vous avez besoin, la Sith que je suis se fera un plaisir de vous ouvrir la voie. Quand à mon patronyme ..."

Devait-elle mentir ? Ou dire la vérité ? Quelle serait l'option la plus amusante ?

-"L'on me nomme communément Bella. Bella Hyuvi. Je n'ai encore reçu aucun patronyme ... et n'en souhaite pas pour l'instant. J'avoue que j'aime assez mon nom. Il est ... à mon image, vous ne trouvez pas ?"

Encore que les yeux bizarres du Seigneur le rendait peut-être aveugle ? Un point à vérifier ... un de plus. Démarrant la marche et invitant le Seigneur à la suivre, Bella approcha de l'entrée.

-"Voici l'entrée. Détail inutile me direz-vous peut-être ... mais avouez qu'il vaut mieux savoir où elle se trouve, surtout qu'une entrée est aussi une sortie. Et ici, fuir peut-être utile ... surtout pour les gens comme vous, qui attiser les convoitise. Qui sait si derrière les murs ne se cachent pas d'autres en quêtes de gloire ?"

Un rire ponctua cette dernière phrase. La Sith s'amusait déjà ... et du coin de l'oeil, gardait en visu les réactions du Lord. Comment analyser sinon ? Une simple remarque comme celle-là permettait notamment de voir la confiance qu'il avait en lui. Trop ? Trop peu ?

-"Les imposantes statues ne représentent pas des Sith connus, je pense. Ce ne sont là que des décorations bancales. Dommage à mon sens. Mais que voulez-vous ? Les goûts de l'époque laissaient visiblement à désirer mais ce qui est fait est fait. Plutôt que de m'arrêter sur elle, je propose que nous entrions enfin."

Bella préférait les monuments ornant la vallée des Seigneurs Noirs, plus imposants et plus réalistes, mais surtout représentatifs de la gloire des Seigneurs passés.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Mer 13 Juin 2012 - 9:21

Et dire qu’Araya trouvait qu’il avait été un peu trop bavard ces derniers temps… Certes, il déployait parfois des efforts d’ingéniosité pour se montrer affable, quand la situation l’exigeait. Mais en comparaison de la Sith qui la harponnait sans cesse de questions et de considérations en tout genre, on aurait facilement pu le confondre avec l’une de ces statues polies par le temps, spectateurs immuables et incorruptibles, lézardant sous le soleil comme autant de gardiens prêt à s’éveiller d’un éternel sommeil. Celle qui s’amusa à prendre les devants répondait au nom de Bella Hyuvi… Comme quoi, la nature fait parfois bien les choses ! Manifestement, elle tenait à paraitre soucieuse des apparences et de son propre reflet, bien qu’elle ne se soucia guère du profil peu engageant que l’Arkanien affichait, bon gré mal gré. Qui plus est, son comportement, sa manière de se déplacer se mariait à merveille avec la légèreté et l’insouciance de ses propos. Elle ne semblait masquer aucune ruse derrière ses airs de ne pas y toucher, mais sait-on jamais, la duplicité est un trait essentiel chez n’importe quel Sith qui se respecte. Sa première question n’amena aucune réponse de la bouche d’Araya, ses lèvres dessinant invariablement le même rictus d’indifférence. Quand l’évidence tombe sous le sens, quel intérêt y a-t-il encore à l’entendre ?

Les premières lueurs du crépuscule embrasèrent les contours épineux d’escarpements lointains et de sommets, faisant apparaitre un filin de lumière qui détourait le paysage. Ils s’approchèrent de la façade de l’académie, Araya suivant le mouvement. De but en blanc, Bella se lança à l’assaut du principe universel stipulant que, par définition, toute entrée est aussi une sortie, et qu’en cas de retraite forcée, il était utile d’avoir appréhendé ce concept en long, en large et en travers ! Un point pour elle, hourra… Elle alla même jusqu’à présupposer que ces lieux pouvaient s’avérer dangereux pour lui, avec la volonté de lui tirer les vers du nez. Suivant son regard, la Hapienne constata qu’un vague sourire rehaussait le bas de son visage, avant de s’articuler pour de bon, enfin !

«
Je suis curieux de découvrir qui ou bien quoi pourrait m’amener à fuir cet endroit… Pour ce qui est de la gloire, je la laisse aux faibles qui se soucient encore de postérité ! » dit-il, profitant d’une brise pour dépoussiérer le bas de sa cape, la claquant au vent.

La dernière remarque de Bella au sujet de ces idoles sculptées, telle une assemblée de veilleurs tenant en respect le plus insignifiant visiteur, le moindre témoin de ces temps révolus depuis des siècles, confirma la chose. Il était clair que Bella aurait fait une bien piètre guide touristique, et cela tombait à merveille, vu qu’il ne l’écoutait que d’une oreille distraite, retenant un pouffe de rire. Heureusement que, pour reprendre son expression, les « goûts de l’époque » ne se sont pas attardés de trop près sur un modèle feminin aux formes aussi plantureuses que les siennes, sinon les traditions de l’Empire Sith en aurait pris un sacré coup !
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Jeu 28 Juin 2012 - 12:19

-"Evidemment. Vous êtes un Seigneur Sith après tout. Que pourriez-vous donc craindre au sein d'une société où la loi du plus fort est l'unique règle absolu. Mais où avais-je donc la tête ? Quelle sotte je fais ..."

Ironiser la situation n'était peut-être pas le meilleur moyen de détendre l'atmosphère, ni d'instaurer un climat de confiance, ... mais elle n'avait pu résister à la tentation. Après tout, les Seigneurs Sith étaient relativement peu nombreux, et se révélait être des cibles de choix pour les plus hasardeux. Après tout, tuer un Seigneur -ou le battre et prendre en pitié sa carcasse calcinée- était un excellent moyen de se faire remarquer, de se faire un nom.

-"Vous savez, même en étant un Seigneur Sith, vous n'en êtes pas moins vincible ? Votre corps est fait de chair et de sang ... Un esprit hautain, trop sur de lui en ces murs ... c'est dangereux."

Une habitude que Bella avait pris à force de côtoyer le Seigneur Fou. Si elle avait quelque chose à dire, elle le disait, et cela qu'importe la personne en face d'elle. Une attitude suicidaire dirait certains, mais qui lui valu sa survie lors d'une "entrevue" avec LA Dame Noire des Sith.

-"Tenez par exemple. Prenons vous. Imaginez qu'un piège audacieux vous soit tendu, pensé et étudié dans les moindre détail. Pensez-vous être capable de rivaliser avec tout le monde ? S'ils sont plusieurs face à vous ? La fuite est parfois une option temporaire nettement préférable, bon prince."

Temporaire car une fuite définitive serait un échec. D'ailleurs, le terme "repli stratégique" convenait nettement mieux à l'idée. Continuant son avancée, Bella aperçut la porte de la pièce qu'elle préférait dans toute l'académie : la salle de torture.

-"Aaah. La voila. Ma pièce préférée. Avouons qu'elle ne manque de rien, sinon d'êtres aux idées plus folles les unes que les autres."

Les possibilités de la pièce étaient d'ailleurs, aux yeux de la Sith, infinies. Et ce n'était pas toujours le simple désir cruelle qu'elle visait à atteindre. Peu de choses valait la joie retirait lorsque l'on a réussi à extraire les dernières gouttes de souffrances d'un être, l'ayant brisé afin de le corrompre.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Sam 30 Juin 2012 - 8:00

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en compagnie de Bella Hyuvi, l’ennui n’est pas prêt de vous guetter ! Infatigable commentatrice des petits à-côtés ordinaires de la vie, elle a l’art et la manière de rebondir avec une dextérité verbale étonnante sur le moindre de vos dires, ce qui peut donner l’impression qu’elle monopolise la parole, mais que nenni ! Sa façon qu’elle a de ne pas mâcher ses mots, histoire de vous faire avouer ce qu’elle veut savoir, fait dire à l’Arkanien qu’elle doit prendre un malin plaisir à flirter régulièrement avec les limites de la décence, voire de l’irrespect. Mais soit, pourquoi ne pas profiter de sa distrayante compagnie encore un peu, contraint qu’il est d’attendre jusqu’au lendemain pour continuer plus avant ses fouilles dans la région. La première remarque de Bella reste empreinte de certaines variations de ton qu’auparavant, avec une pointe d’ironie dans la voix aux intonations fluettes, presque musicales. Quant à savoir si la loi du plus fort est l’unique règle de vie absolue à l’intérieur de l’enceinte de l’académie qu’ils viennent de franchir, il préfère rester muet, souhaitant seulement aux apprentis que cela soit effectivement le cas.

« Ne soyez pas si dure avec vous-même pour de simples peccadilles… Et puis la légèreté vous va si bien au teint, il serait dommage de vous en priver ! » susurre-t-il à son oreille, avec la volonté affichée de la piquer au vif, histoire de lui renvoyer la pareille et de corser un peu leurs relations à venir, ce qui ne tarde pas d’ailleurs. Bella enchaine aussitôt sur le côté imprudent qu’il y a de faire montre d’une attitude de défiance trop marquée à l’égard des membres de cette institution, que cela peut s’avérer fatal, même à un Sith puissant dans la Force. « Mettons que j’apprécie le danger, au moins autant que vous, j’en suis sûr… » lâche-t-il en jetant un œil distrait aux bretteurs s’entrainant à quelques mètres de là. Et Bella de renchérir d’un hypothétique scénario dans lequel je me retrouverais pris au piège, cerné d’ennemis, avec pour seule issue la fuite… Quelle imagination ! « Aucune rémission, aucun compromis, aucun échappatoire face à l’ennemi, sauf dans le cadre d’une mission précise, cela va de soi… Et puis entre nous, si la fuite est une solution envisageable, c’est que le piège tendu n’est pas si bien ficelé que ça, vous ne pensez pas ? » répond-il en voyant que Bella n’a pas écouté un traitre mot de ce qu’il vient de dire. Les yeux de la créature étincellent en venant de s’entrouvrir sur un monde de douleurs, de souffrances et de corruption. La pièce qui se dresse devant eux est un lieu de culte dédié aux disciplines encadrant la torture physique et psychologique des captifs. Des zones d’ombre parsèment certains recoins de l’espace, tandis qu’une étrange odeur de rouille et de métal emplissait vaguement les lieux : le parfum des cendres et des crémations, délicate invitation à savourer le vice des barbaries et des exécutions commises sur l’autel empoisonné de la trahison et de la vengeance.

Darth Araya a quelques carences en matière de psychopharmacologie et d’aliénation mentale d’ordre chimique, il est vrai, peu habitué aux usages des poisons et autre substance débilitante. Un défaut à effacer, comme tant d’autres. Il avait préféré se concentrer sur le maniement des pouvoirs obscurs, requérant une certaine finesse d’esprit pour apprendre les nombreuses facettes de leur utilisation. D’ailleurs, il sait très bien que son maitre ne lui ait pas tout révélé à leurs sujets. Soudainement, des gémissements se font entendre à quelques pas de là. Enchevêtré sur un amas de couvertures empilées les unes sur les autres, de larges trainées noirâtres s’étirent jusqu’à un corps partiellement brulé, jonché et gisant au sol dans une mare de sang visqueuse et en partie absorbée par sa couche de fortune.

« J’ai comme l’impression que cet endroit sollicite tout particulièrement votre attention. J’imagine que vous avez quelques spécialités dans ces pratiques distrayantes. Je me souviens avoir vu un condamné dont les ongles des pieds et des mains avaient été arrachés par simple Télékinésie. J’en avais fait des progrès ce jour-là… Et vous, Mademoiselle Hyuvi, de succulentes anecdotes à me faire part de votre passé de bourreau ? » lance-t-il d’un ton inquisiteur, tâchant de savoir toujours où situer sa précieuse guide…

Satanée méfiance, cette gardienne à fleur de peau revenant éperdument à la charge au moindre doute émergeant d’une situation ou d’une personne donnée. Et c’est bien le cas, cette Bella n’inspire pas le moindre relâchement de vigilance, surtout après avoir tenu un tel discours ! S’agissait-il d’un avertissement de sa part ?
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Mar 10 Juil 2012 - 5:45

Oh que non, Bella n'était pas du genre à aimer se placer en situation dangereuse. Et si elle le faisait, ce serait qu'elle possédait dans sa manche un atout, une carte maîtresse qu'elle sortirait une fois le moment opportun venu. Se mettre délibérément en danger était au mieux une attitude enfantine et au pire, un désir suicidaire consumant.

Puis, quand le Lord lui parla de son anecdote, l'Hapienne haussa le sourcil droit. Comment pouvait-il se vanter de cela ? Et dire qu'il avait alors progressé ? Etait-il sérieux, ou dérisoire ?

-"Pas d'arrachages d'ongles avec la télékinésie en tout cas. Je trouve cette pratique relativement puéril. Allons, Sir ... Comment pouvez-vous estimer avoir progressé de cette manière ? La torture ne sert pas qu'à faire souffrir. Ce sont les faibles qui agissent ainsi. Elle est un moyen de briser votre adversaire. Elle est comme un millésime que vous ouvrez pour une grande occasion. De là, le gâcher ou se refuser à en consommer jusqu'à la dernière goutte, c'est presque ... odieux."

Odieux ... c'était le mot adéquat. Comment pouvait-on agir de la sorte pour ensuite se targuer ? Comment pouvait-on gâcher cet art en le réduisant à ça. Briser son adversaire était pour la Guerrière le véritable but de la torture. Lui faire croire monts et merveilles pour ensuite lui montrer son infériorité, qu'il s'en rende compte et qu'il devienne alors si pathétique qu'abréger sa vie devienne une nécessité ... et non un simple désir fantasque de parfaire sa technique.

-"Ce que vous m'avez décrit, ce n'est en rien de la Torture, Seigneur. Au mieux, cela ressemble à un entrainement glauque des temps anciens. Je ne vous imaginais d'ailleurs pas si vieux. La torture, être le tortureur, c'est beaucoup plus qu'être le bourreau. Le bourreau, lui, ne fait que fermer le rideau du spectacle. Un bien piètre rôle à mon sens. C'est comme écraser un cafard sous votre sandale, un acte auquel on ne prête plus qu'une attention banale."

La torture pour Bella, c'était réduire à rien. Et quand c'était fait, alors commençait même le coté psychologique, qui pouvait parfois être la partie la plus attrayante. Au final, le bourreau remplirait son ouvre certes, mais bon.

Sortant de la pièce, l'Hapienne était un peu déçue de ce qu'il venait de se passer et se remit à arpenter les couloirs en quête de la suite de la visite. Araya lui semblait maintenant un peu moins intéressant, mais qu'importe. Après tout, la visite n'était pas encore terminée et qui sait ce qu'elle réservait. Le chemin les mena alors à ce que l'on pourrait appeler "la cantine" de l'endroit, aussi austère que tout le reste, mais pas moins intéressant.

-"Nous arrêterons-nous pour boire un rafraîchissement ici ?"

Bella espérait que oui.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Sam 14 Juil 2012 - 8:40

L’esprit occupé à écouter les remarques faites par Bella Hyuvi au sujet de la pratique de la torture, Darth Araya laissa ses yeux gambader ici et là sur les nombreux appareillages laissés à la disposition de chacun, et partageant pour la plupart la même fonctionnalité, celle d’infliger, le plus lentement possible, les souffrances les plus pénibles et les plus insupportables à encaisser. Les premières allégations de la diablesse Sith, impartiales et incisives, tombèrent comme un couperet, à l’image de l’intonation que prit sa voix lorsqu’elle les exprima avec la ferveur d’une spécialiste en ce domaine d’activités. A ses yeux, les propos de l’Arkanien lui valait d’être ni plus ni moins comparable à un vulgaire amateur en matière de torture, à la limite de l’archétype du lourdaud grossier, aussi barbare qu’immature, bref, un incapable notoire. Le costume que cette femme aux traits subitement si graves, si sérieux venait de lui tailler en quelques mots fut si inconfortable que le Sith ne trouva rien à rétorquer sur le coup, pris au dépourvu. D’autant plus quand il constata qu’elle était bien décidée à enfoncer le clou, apparemment une fois pour toutes. Une fois encore, elle lui asséna ses quatre vérités sans la moindre gêne, s’adressant à lui comme s’il eut été un vulgaire valet de chambre qu’on congédie d’un battement de cils. Peut-être cherchait-elle à tester sa patience, après tout ? A moins qu’elle ne cherche à juger de sa propension à la violence devant un manque de respect si péremptoire, frisant avec une attitude défiante et malsaine. Il est certain que si elle continuait à semer les graines de la discorde, elle le découvrirait bien assez tôt. L’emportement qu’elle témoigna à son égard tenait de la mièvrerie des plus absconse, il faut bien appeler un chat un chat ! Bref, cela lui apprendrait à partager quoi que ce soit de son passé à une inconnue s’improvisant accompagnatrice doublée d’une minaudeuse patentée dans son genre.

Histoire de focaliser ses nerfs, Araya s’employa à ressasser ses propres considérations sur la chose. A vrai dire, dans bien des cas certes, il n’est nul besoin de recourir aux sévices corporels pour délier les langues les plus raffermies. Pour faire court, on comprend trop souvent à tort la pratique de la torture comme étant synonyme d’amoindrissement physique et moral. Cette vision faussée et simpliste occulte le fait qu’à l’inverse, seule une stimulation de l’activité nerveuse et sensorielle est à même de plonger le patient dans un état de tension et de lassitude propice à la seconde étape : une diminution des capacités à juger et à raisonner. Pour ce faire, il faut parvenir à provoquer chez le sujet déviant des projections mentales purement imaginaires, mettant lui-même en scène son vécu face à ses propres turpitudes et aux maux dont il souffrira bientôt. Si l’on veut porter atteinte à la capacité de raisonnement d’un sujet, clé de voute de toute volonté de résistance, il est nécessaire de partir du terrain du rationnel pour s’en éloigner, et forcer l’esprit du captif à travailler sur lui-même, se représentant des options, des éventualités nouvelles, comme autant d’échappatoires possibles pour mieux retomber dans les filets de la culpabilité et de l’introspection. La psycho-pharmacopée n’était pas la tasse de thé d’Araya. Pourtant, même si l’emploi de certaines drogues et de substances exotiques est fortement déconseillé aux novices, les résultats s’avèrent plutôt satisfaisants. Parvenir à susciter la peur, le doute, la rancune, le remords parfois, toutes les composantes qui fracturent et fragilisent le caractère le plus trempé, voilà l’excellence de cet art. Il va de soi que l’on doit disposer d’un certain temps pour réussir à cette fin. Si l’urgence prévaut, bien sûr, la nature du préjudice causée à la victime est tout autre, et les moyens s’adaptent en conséquence. En temps de guerre, les raffinements de la recherche et des méthodes laissent tellement à désirer. Ainsi vont les choses, et personne n’y pouvait rien.

La Bella le coupa dans ses pensées, marchant à ses côtés, un air déçu voilant son regard. Elle venait de l’inviter à boire quelque chose au réfectoire dont il avait fait le tour, une fois. « Splendide ! » réagit-il d’une traite, emboitant le pas, si léger, de la demoiselle, « nous pourrons peut-être même changer de conversation en prime, qui sait ! » lâcha-t-il dans un élan sarcastique qu’il réprima d’un sourire, ce même sourire porteur de si mauvaises nouvelles, d’habitude…
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Dim 29 Juil 2012 - 16:09

Changer de sujet était toujours possible ... c'était comme les moyens d'atteindre un objectif. Tous différents et pourtant la même destination ... Bella en était convaincu, cette conversation déboîterait sur la même fin, quelque soit le chemin choisi. Et celui-ci était devenu plus net lorsque Araya avait accepté de boire un verre en compagnie de la Guerrière. Désignant une table libre, Bella invita très courtoisement le Seigneur à aller s’attabler alors qu'elle allait chercher des boissons.

Revenant avec deux verres, l'Hapienne s'installa et posa l'un d'eux devant le lord, et l'autre devant elle. Souriante, elle dévisagea un instant l'Arcanien en face d'elle avant de reprendre :

-"Vous êtes différent ... Des autres Seigneurs j'entends. Peu d'entre eux se laissent ainsi approcher. Comme si un piège les attendait à chaque tournant quand un autre s'intéresse à eux."

Une remarque sincère, sans aucune touche d'hypocrisie. Cela ne voulait pas dire que Bella n'avait pas insidieusement placé un faible somnifère dans le verre du Sith mais c'était tout de même là un compliment de sa part. Araya avait cette chose que l'hapienne pouvait respecter, à défaut d'imiter.

-"Je me demande dès lors votre avis sur la philosophie que nous partageons, que nous avons en commun vous et moi. "

S’intéresser à l'avis des différents Seigneurs, connaitre leurs approche de la Force et de ses sombres secrets étaient l'un des sujets que la Sith préférait. Et philosopher la dessus ne la dérangeait pas, surtout le temps que le petit cadeau commence à faire fébrilement son effet.

-"Que feriez-vous pour améliorer le chaos régnant ici ? Ou mieux encore : des deux s'étant partagé le pouvoir il y a peu, qui soutenez-vous le plus, Shakaxhi ou Ynnitach ? Votre point de vue ... m'intéresse je dois dire. "

Le Seigneur marcherait-il sur des oeufs ou s'affirmerait-il, comme depuis le début de cette rencontre ? Que répondrait-il ? Jusqu'où irait-il ? Se méfierait-il seulement ? Tant de questions qui n'allaient pas tarder à trouver leur réponses.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 30 Juil 2012 - 17:27

L’endroit faisant office de cantina était resté le même que dans son souvenir : crasseux, glauque et puant, comme partout en ces lieux de souffrance et de désolation, les effluves salées et rouillées, vestiges exaltés de la sueur et du sang versés aux quatre coins de cette académie. La première fois qu’Araya franchit le seuil de ce cloaque lugubre, il n’avait pu s’empêcher de remercier le sort de lui avoir épargné de telles conditions de formation. Non pas que celles qu’il connut fut particulièrement agréables, bien entendu, mais au moins, il n’avait pas eu à supporter la médiocrité et la platitude de soi-disant compagnons, partageant l’infortune forcée et réciproque de devoir se supporter les uns les autres. Si la sévérité et l’impartialité de son maitre, aussi pointues qu’extrêmes, lui paraissaient à l’époque comme la pire des tortures, passer des années dans ce capharnaüm embrigadant la pire engeance de la galaxie aurait sûrement fait de lui quelqu’un de tout autre… Allez savoir !

Par chance, Bella et Araya n’eurent que l’embarras du choix pour trouver où s’asseoir, la salle vide et faiblement éclairée laissant penser que leurs venues avaient fait fuir le plus insignifiant des pensionnaires. Le même Advozse, manifestement assoupi, la tête sur le comptoir, releva péniblement la tête en grognant lorsqu’il les vit apparaitre. Prenant place, l’Arkanien observa Bella s’éloigner, puis revenir avec deux verres d’une boisson à la teneur inconnue qu’elle posa sur la table. Profitant de l’occasion, Araya fouilla l’une de ses poches, tandis qu’il écoutait la remarque de la jeune femme, avant d’en sortir une boite de comprimés portant un emblème discret, celui de la Corporation Symbiosys. Avalant l’un d’eux, il alla pour boire une gorgée de la décoction, qu’il ne prit pas la peine de renifler – bien mal lui en prit – en mimant vaguement le geste de porter un toast. L’instant d’après, se tournant de côté, il recracha le tout, la mine dégoûtée, en prenant soin de ne pas asperger son vis-à-vis.

« Et ils auraient raison de se méfier ! Qu’est-ce que c’est que ce picrate de merde !?! Bon sang ! Ne jamais laisser une femme se charger d’une affaire aussi sérieuse que l’alcool ! Autant pour moi ! » s’emporta-t-il en se levant d’un bond, prenant la coupe de Bella avant de se diriger vers l’extraterrestre à qui il lança un regard noir, ainsi que le contenu infâme qu’il avait eu l’audace de leur servir en pleine face. En guise de réplique, l’Advozse saisit une bouteille qu’il sortit de nulle part et la posa sur le comptoir avant de reculer, la mine craintive et apeurée. « J’ai l’air de vouloir boire au goulot ?!? » insista Araya en perdant manifestement patience. De retour aux côtés de celle qu’il prenait pour sa dame de compagnie, au moins pour un temps, il déboucha la bouteille dont il prit le temps de humer le parfum, puis la servit, retrouvant un semblant de calme.

« Ma philosophie ? Voyez-vous, je partage un point commun avec l’ennemi, le souci de l’ordre, une certaine rigueur, pourrait-on dire… L’ordre, voilà le plus important. Si les Sith étaient parvenus à s’en convaincre un tant soit peu, il y aurait bien longtemps que les Jedi auraient été contraints à capituler et à s’exiler, comme nos ancêtres l’ont été il y a des millénaires. A défaut de cela, les querelles intestines sabotent d’elles-mêmes tout projet de suprématie au profit de l’assouvissement d’intérêts particuliers, limités et par-là même, voués à l’échec… Nous avons sacralisé le Code Sith en doctrine quasi religieuse censée exprimer la seule vérité qui ait lieu d’être, au lieu de le prendre pour ce qu’il est réellement, une simple prose initiatique pour les novices en mal de reconnaissance et de pouvoir… Et voilà où nous en sommes aujourd’hui, à perpétuer le même conflit ouvert comme unique leitmotiv, prétextant à l’infini un renversement des valeurs à venir… Shakaxhi vous dites ? Je n’ai pas encore eu l’insigne honneur de croiser sa route, je vous l’avoue. Quant à Darth Ynnitach, en tant que Seigneur Noir des Sith, il était de mon devoir de lui prêter allégeance, même si je ne connais ni ses projets, ni ses ambitions… Quant à savoir si elle usurpe une position qui ne lui revient pas de droit, peu m’importe à vrai dire… Je suppose qu’elle n’est pas parvenue à occuper cette fonction par hasard, et si jamais c’était le cas… Vous connaissez le dicton ! Bien mal acquis ne profite jamais ! Santé ! » coupa-t-il avant de se délecter du bord des lèvres du délicieux brandy corellien, chambré à souhait.

« Et qu’en est-il pour vous au fait ? Et que pouvez-vous me dire à propos de ce Shakaxhi dont j’ignore tout ? »
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Ven 17 Aoû 2012 - 7:34

Alors ça ... c'était totalement inhabituel ! Qu'un Seigneur demande ainsi l'avis d'un Guerrier ... sans pour autant de raison apparente sinon la discussion ... Araya devait vraiment s'ennuyer pour en être arrivé à ce point. Cela dit, ce n'était pas spécialement pour déplaire à Bella que son avis lui soit demandé, la Sith ayant un penchant certain pour le narcissisme.

-"Mon avis sur l'Ordre ? ... Korriban est devenue futile. Trop de prétendants idiots et dénués de sens. Ce caillou est le tombeau des grands de l'ancien temps et tant de jeunes bafouent leur mémoire. Comment voulez-vous que cela me plaisent ? Quand à unir autant d'abrutis sous une même bannière, c'est possible ... mais difficile. Les Sith finissent toujours par s'auto-détruire plutôt que s'unir."

Un constat fort des années, des siècles écoulés. Un constat triste, qui au final, rejoignait un peu le point de vue de son interlocuteur. L'union aurait apporté la satisfaction, la victoire. Mais l'union n'était pas possible sans un leader né. Oh bien sur, maintenant, il y en avait. Ynnitach, Shakaxhi, même un twi'lek qui commençait à sortir du lot.

-"Que vous apprendre sur le Fou ? Sa réputation le précède après tout. Les légendes à son sujet sont vraies : il est vraiment dérangé. Mais il a un pouvoir certain. Ses actes en imposent. C'est ce qui fait de lui ce qu'il est, et croyez-moi il le sait, il en est conscient. Mais même là, ce n'est pas un défaut chez lui. L'orgueil le renforce plus qu'il ne l'affaiblit."

Aucun Seigneur n'était encore parvenu à lui résister dans son esprit. Ynnitach s'était pourtant montré intrigante et le "Jeu du Trône" aurait pu voir un beau duel, mais Shakaxhi avait suivi sa "propre voie". Darth Ynnitach était devenue alors la Dame Noire des Sith, pour le meilleure et pour le pire, et le Fou s'était retiré, visiblement sans honneur ... visiblement. Mais que dit-on déjà ? Méfiez-vous de l'eau qui dort ...

-"Lequel des deux grands doit régner ... diriger ... unir peut-être. Cela ne m'importe aucunement. Pas plus que le fait que vous pourriez vous-même postuler pour une place au sommet. Ce qui m'interesse, c'est bien autre chose."

Le somnifère ferait-il effet malgré qu'Araya avait tout recraché ... ? Si oui, l'effet serait surement amoindri, et donc le temps réduit. Un souci, mais non une entrave. L'hapienne sourit alors à son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 20 Aoû 2012 - 23:01

L’expression de surprise qui pulsa dans le regard de Bella Hyuvi, au moment où il lui avait demandé son opinion concernant l’organisation actuelle de l‘Ordre Sith, et ce qu’elle pouvait lui dire à propos de ce Darth Shakaxhi, laissait à penser qu’elle n’était pas particulièrement habituée qu’on lui manifeste de l’intérêt, du moins de façon si gratuite. Fallait-il croire pour autant qu’elle n’était qu’une exécutrice recevant des ordres de mission, à qui on ne posait pas de questions, et qui en retour, ne réclamait jamais d’autres informations que celles nécessaires à la bonne marche de son contrat ? Possible, elle en avait le profil, pensa l’arkanien en scrutant son regard de félin lorsqu’elle lui répondit. A ses yeux, l’institution où ils se trouvaient était devenue complètement obsolète, et plus encore, une injure blasphématoire jetée à la face des anciens pères et fondateurs de l’Empire Sith, insultant les vestiges d’un passé glorieux, mais sur le déclin depuis des âges révolus, restant incompris des jeunes écervelés se réclamant fièrement d’une puissance dont ils se croient les dépositaires, aujourd’hui encore. Et elle n’avait pas tort de penser cela. Il suffisait de regarder dans quel état de délabrement ces lieux se trouvaient pour s’en convaincre aisément, et encore, s’il ne s’agissait que de cela… D’autant que la question que lui avait posée Bella au sujet des dirigeants de l’Ordre comportait un sous-entendu flagrant : la remise en cause de la politique actuelle, au regard de la dissension qu’il y avait eu entre la dirigeante actuelle, et son plus grand rival, Darth Shakaxhi, dont l’empreinte maléfique n’avait pas cessé de délier les langues, de marquer les esprits des individus qui l’avaient côtoyés… La belle instigatrice était de celles-là, Araya en aurait mis sa main à couper.

Car les mots qu’elle employa pour le décrire trahirent l’admiration toute passionnelle qu’elle lui portait, doublée d’une certaine nostalgie, crut déceler l’Arkanien. Avaient-ils été amants ? Impossible à dire avec certitude, mais elle lui vouait encore un certain attachement, sans pouvoir déterminer quelle avait été la nature exacte de leurs relations. Selon la description qu’elle venait de lui faire, ce seigneur Sith se plaisait à entretenir un voile de mystère autour de sa personne, qui se déchirerait en temps voulu, à son bon vouloir, laissant éclater à la face de la galaxie une présence si menaçante, si puissante dans la Force, que tous devront la reconnaitre, et la craindre… Voilà comment l’esprit tortueux d’Araya traduisit les dires de Bella, au risque d’interpréter faussement ce qu’il avait lu entre les lignes de son discours, au demeurant si concis. Sûrement qu’elle ne lui avait pas tout dit, naturellement, il est bien normal de garder ses atouts dans sa manche, attendant son heure pour en user le plus judicieusement qui soit, comme lors d’une partie de Pazaak.

L’Arkanien s’était montré peu réceptif à l’hypothèse émise par Bella, quant à sa supposé ambition de prétendre au titre de Seigneur Noir. Bien sûr, il avait joué la comédie en affichant un tel dédain à l’écoute de cette hypothèse formulée dans sa bouche. Personne ne pouvait se montrer complètement insensible à la perspective alléchante de convoiter un tel statut, mais il s’était déjà convaincu, de son propre aveu, qu’il n’était pas disposé à endosser ce rôle, pas avant d’avoir mené à bien ses projets sur le long terme, à commencer par la formation d’un apprenti. Comment peut-on vouloir exiger d’exercer une telle fonction, si l’on s’avère incapable de modeler à son image un être dont le potentiel ne demande qu’à être libéré de toute entrave ? Il ne s’agit pas seulement de se faire obéir et respecter, ces choses n’étant que des incidences de second ordre. Il s’agit de savoir ce que l’on veut, d’abord pour soi et ensuite pour les autres, en mettant à l’épreuve sa capacité à être intransigeant, qu’elles que soient les circonstances.

Intrigué par son dernier propos, Araya commença à s’affaler quelque peu sur la chaise inconfortable dont le dossier couina lorsqu’il s’y appuya, s’étirant le dos et baillant de tout son sou, faisant fi de la moindre des politesses, celle de porter la main devant la bouche.

« Eh Bien ! Je pensais tenir l’alcool un peu mieux que ça ! » remarqua-t-il sur le ton de la plaisanterie. « Et puis-je vous demander quelle chose retient tant votre intérêt, si cela n’est pas trop indiscret ? » demanda-t-il avant de vider son verre d’une traite, s’éclaircissant la voix tandis qu’il se servit une autre rasade de liqueur.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 3 Sep 2012 - 8:09

♫ Affalement, doux affalement ... ♫

♪ Toi qui montre, que le poison ... ♪

♫ Fait merveille, Totalement ... ♫

♫ Et qu'on a, mordu l'hameçon ... ♪

Heureuse est-elle, la menthe religieuse lorsque l'heure sonne du repas ... Et Bella n'est pas différente. Le somnifère semblait agir et bientôt, le poisson serait attraper. Il n'y aurait plus qu'à se servir et à disparaître dans les tréfonds des ombres de la nuit. L'impatience grandissait dans son coeur alors qu'une nouvelle question apparaissait, meublant ce qui aurait pu être un vide trop révélateur de ce qui était en train de se passer.

Ce qui l'intéressait ... Question importante, autant que la réponse. Une réponse si simple à formuler et pourtant si complexe à comprendre. Le genre de réponse, somme toute, qui dévoile la vérité qu'à ceux qui sont capables d'en comprendre le sens.

-"Je m’intéresse à tout ce qui me gardera en vie, tout simplement. La connaissance, le savoir, la sagesse du passé. Un caillou comme Korriban peut être vide, mais pour qui gratte le caillou, il n'est pas dit qu'il ne reste pas des trésors à trouver. Mais ne me confondait pas avec les quelques imbéciles qui cherchent encore à dépouiller les morts de leur ancestrales possessions. Il y a bien plus à gagner à dépouiller les vivants. Pour autant que l'on sache sur qui chercher ... et quoi ..."

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Bella alors que son regard se plongeait dans celui de l'Arkanien, si l'on pouvait nommer celui-ci de regard. L'impatience était trop forte que pour ne pas jouer avec celle-ci. S'approchant de lui, s'asseyant juste à coté, la diablesse continua, murmurante et caressant le cou de ce dernier du bout des ongles :

-"Dormez donc, très cher Seigneur. Laissez votre esprit aller au repos qu'il cherche, tandis que je veille sur votre âme esseulée. Aucun mal, je vous le promets, ne lui sera fait."

Bella touchait visiblement au but. Il valait mieux même ... car battre autrement un Seigneur que par la ruse n'était pas possible pour elle ... pas encore du moins.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Ven 7 Sep 2012 - 12:08

Bella avait tout à fait raison, la connivence implicite qui existe entre savoir et pouvoir est à prendre avec le plus grand sérieux, et avec des pincettes, la plupart du temps. En effet, elle n’aurait fait que prêcher un converti sur la nécessite de ressusciter les acquis enfouis des Anciens afin de profiter au mieux de ces trésors d’enseignements. Evidemment, ces démarches comportent toujours un prix à payer, le plus récurrent étant celui de se voir soi-même englouti par ce désir si subversif d’accaparer et d'embraser une connaissance toujours plus grande, plus aboutie des Arts Obscurs de la Sith. Il ne l’a comprenait que trop bien, lui qui était revenu sur Korriban pour déceler le moindre indice susceptible de le renseigner sur l’emplacement d’un artefact lié à un personnage illustre de la Sorcellerie Sith, Ommin… Certes, l’enquête était restée au point mort, mais l’Arkanien ne se décourageait pas si facilement, loin s’en faut. Toutes aussi intrigantes que leur auteur, les paroles de Bella résonnèrent étrangement, dévoilant ouvertement une attitude hautaine, pour ne pas dire menaçante à certains égards : elle ne venait pas seulement de faire référence à ces vestiges antiques qu’il s’agissait de déterrer tels de poussiéreux trésors perdus au fond des âges et oubliés de tous ou presque, bien au contraire. Et Araya n’allait pas tarder à l’apprendre à ses dépens.

Les propos de la Sith, au demeurant si séduisante, commencèrent insidieusement à véhiculer tout leur sens, ce dernier allant de pair avec un affaiblissement progressif de l’attention et de la concentration chez Noval, ne comprenant que trop tardivement le petit manège de cette courtisane aux usages fort déroutants. Il ne pouvait pas simplement s’agir des vapeurs dues à l’alcool consommé sans le moindre souci de modération, quelques instants auparavant, ni une fatigue passagère, car la torpeur qui le frappait était bien trop foudroyante pour que ces hypothèses tiennent la route. En dépit des précautions qu’il avait prises, l’engourdissement de ses muscles arriva si subitement pour ne pas présumer du fait que la charmante compagnie dont il était affublé depuis peu était parvenue à ses fins. Bella venait de le droguer, point final, levée de rideau sur l’imprudence d’Araya, qui à l’avenir regarderait le moindre contenant avec une suspicion maladive. Serait-ce à dire qu’il lui faudra trouver un gouteur attitré ? Et pourquoi pas, l’idée avait fait son bonhomme de chemin parmi les caïds et les gens de pouvoir, preuve en est de son efficacité… En parlant d’efficacité, il était curieux de connaitre la nature de la substance utilisée par Bella, car ses effets furent si notables que l’Arkanien peinait déjà à maintenir ses yeux ouverts et ses lèvres closes, dévisageant la mine sournoise et satisfaite que Bella affichait sans vergogne en scrutant Araya perdre toute contenance, réduit à l’état de vulgaire poupée de chiffon qu’on jette pour distraire un animal de compagnie.

Sans esquisser la moindre réaction, il vit les formes sculpturales de la Sith s’animer comme au ralenti, puis se rapprocher pour les sentir s’accoler contre son flanc, certaine qu’elle devait être de l’impuissance de cet homme à lutter contre les effets pervers du délabrement de ses facultés, s’enracinant toujours plus profondément en lui. Elle ne devait pas en être à son premier coup d’essai, si sûre d’elle qu’elle se paya le luxe d’accompagner la léthargie d’Araya, telle une berceuse suscitant le sommeil d’un nourrisson, d’une voix adoucie et enjolivant le constat pourtant si amer : il était incapable de lutter plus longuement, et s’affala sur la table avant de rouler de côté, tombant à terre telle une masse inerte. Sûrement que s’il en avait eu l’opportunité, il aurait balancé quelques mots à la face de Bella pour lui dire ce qu’il pensait d’elle, mais cela n’arriva pas. Tout seigneur qu’il soit, il se sentait partir, entouré de limbes fuyants à une vitesse vertigineuse tandis qu’il s’enfonçait dont la noirceur d’une inconscience provoquée, face contre terre.

Décidément, Korriban n’a rien du lieu idéal pour s’établir et profiter à souhait d’une studieuse villégiature…
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Ven 7 Sep 2012 - 21:47

A une allure beaucoup plus preste et nerveuse qu'à l'accoutumée, le Miraluka avala la distance le séparant du réfectoire, les talons de ses bottes claquant frénétiquement sur la pierre sans âge de l'académie Sith. La bouche réduite à une discrète ligne aussi tranchante que le fil d'une épée de mort Krath, Jeneth ne s'embarrassa pas des convenances encourageants les seigneurs Siths à évoluer sur Korriban avec un mélange de prestance et de mystère dans leur démarche. Pressé, focalisé sur son objectif, il conserva dans son champs de perception un arc juste assez large pour déceler les deux pans du couloir qu'il suivait depuis la salle de torture.

* Ils m'auront fait courir, ces deux-là ! Mais peu importe le temps que ça prendra : je leur mettrai la main dessus, tôt ou tard. * Soliloqua farouchement le quadragénaire au bandeau noir, en rejetant énergiquement les pans de sa longue cape à l'amorce d'un couloir.

Depuis son retour sur le monde originel des Siths, Darth Varis regrettait une chose : ne pas s'être évadé des étroites geôles de la cité d'Iziz suffisamment vite pour assister à la nomination de la nouvelle Dame Noire. L'homme aux cheveux d'argent avait le désagréable sentiment d'évoluer à l'aveugle, sur l'échiquier politique de l'ordre, depuis qu'Ynnitach occupait le sommet de la pyramide hiérarchique. Or, rien ne lui semblait plus mortel que de continuer à déambuler au milieu de ses pairs sans savoir qui surveiller de près, et qui avantager dans la lutte pour détrôner l'Anzati. Appartenant officieusement au camp opposé à la Dame Noire actuelle, le père d'Elora Faren avait l'impératif vital de découvrir qui partageait son ressentiment à l'égard des derniers changements en vigueur, sous peine de causer sa propre perte en tentant au jugée une alliance avec un pro-Ynnitach.

Se servant de son statut de seigneur Sith, Darth Varis avait sommé un serviteur de lui trouver le nom des sommités de l'ordre ayant été témoins du sacrement de la remplaçante de Darth Orn, se faisant fort de récolter leurs témoignages pour ensuite en déduire, à la manière dont on lui relaterait les faits, la tendance des allégeances des uns et des autres, dans les hautes strates. Jeneth passa mentalement en revue les noms listés par l'esclave, grimaçant lorsqu'un nom ne se trouvait pas précédé du titre de "Dark/Darth".


* Dark Light, Darth Shakaxhi, Khajad Unathi, Darth Laduim, Bella Hyuvi et l'énigmatique Sol'... *

Les adeptes du côté Obscur rechignant à employer leur titre pour se déisgner rebutaient le Miraluka traditionaliste, qui chargea sèchement un serviteur de l'avertir de l'arrivée d'une des six personnes dans l'académie avec diligence (une consigne qui passa plusieurs fois à la trappe, pour la simple raison que plusieurs des individus susmentionnés interdirent formellement au même serviteur de communiquer leur venue au seigneur Varis). Souhaitant secrètement qu'il n'ait pas besoin d'interroger Khajad ou Bella dans sa quête de savoir, l'amant éconduit d'Analia Faren tourna son esprit sur d'autres préoccupation, afin de s'occuper les méninges. Il affina notamment ses plans complexes visant à lui ramener sa fille, restée sur le monde d'Ondéron, tout en récoltant des bribes d'informations sur deux ou trois des résidents de l'académie. Finalement, il se trouva une Sith sur la liste qui n'avait pas formellement interdit à l'intendance de taire ses allers et venues. A la faveur d'une fin de journée de plus sur Korriban, un page essoufflé vint mander le quadragénaire d'Alpheridies au grand Hall, où se dirigeait d'après quelques témoins l'Hapienne aux longs cheveux noirs comme le jais. Grommelant dans sa barbe, Jeneth s'était redressé en s'époussetant négligemment, congédiant le laquais d'un mot. Tout en rejoignant l'entrée de l'immense construction, le Miraluka s'était projeté vers l'aura de sa cible, qui ne tenait malheureusement pas la comparaison avec celle de son accompagnateur/accompagnatrice (les auras n'ayant pas de sexe à proprement parler, mais des "nuances", parfois ambivalentes dans leurs significations).

* Bella Hyuvi côtoie en ce moment un puissant membre de l'Ordre. Guerrier ou Seigneur, c'est difficile à dire. Je me hasarderai toutefois à le penser de sexe masculin... * Estima sans en être convaincu le père de famille renié, qui pesta contre les aléas de la Force l'obligeant à questionner ce qu'il aimait à appeler une "originale".

Il subit alors une véritable coalition de petites contrariétés, qui, en s'accumulant, finirent par le plonger dans un état de colère très propice à l'usage des Éclairs de Force. Censé retrouver Bella dans le Hall, il n'y déboucha que pour s'entendre dire qu'elle était déjà partie, sans que personne ne soit capable de préciser vers quelle destination. Filant les pulsations régulières des deux auras qui oscillaient entre et hors des limites de son champs de perception, Varis avait effectué à grandes enjambées un long et inutile détour par la salle de torture, croyant que sa traque s'y conclurait, avant de repartir sur un autre couloir qui débouchait sur le réfectoire de l'académie. C'est suite aux deux déconvenues consécutives que le stoïque et imperturbable Miraluka s'était mis au trot, plus froissé que jamais.


* Ah ! Voilà la salle. Et voyons...Une... Deux... Trois auras, dont les deux qui m'intéressent. Deux proches-humains, et un... Humanoïde cornu. Parfait ! * Soupira en son for intérieur le Sith d'Alphéridies en examinant l'intérieur du réfectoire.

En une volée de pas sereins, il recouvra l'allure pondérée et lente afférant à son prestigieux rang, et prépara son entrée. Lissant le devant de sa tenue égayée de rouge, Jeneth réajusta hâtivement la hauteur de son bandeau, replaça les pans de sa cape de sorte que
Transcendance ne soit pas visible, puis passa sa paume gantée devant la cellule de détection, laissant le système d'ouverture automatique dévoiler sa silhouette dans un raclement poussiéreux de pierre contre la roche. L'Advozse pivota instinctivement sur ses appuis pour détailler le nouvel arrivant, pressé qu'il était d'honorer la commande du quadragénaire suite à sa piètre prestation de service auprès de l'Arkanien.

Le seigneur Sith en question, que Varis n'identifia pas immédiatement comme tel, s'effondra alors lourdement et bruyamment au sol, comme une marionnette dont on aurait coupé les fils. La fermeture automatique de la porte s'enclencha, isolant les quatre adultes dont trois toujours conscients dans un réfectoire silencieux empestant le gruau des pires cantinas et les vapeurs de bagarres entre aspirants. Témoin du scène qu'il n'aurait évidemment pas dû voir, le tenancier cornu poussa un cri d'effroi, regrettant de disposer d'une aussi bonne vision dans l'obscurité, et paniqua derrière son comptoir, les doigts enfoncés dans sa bouche.


* Et moi qui croyais qu'il me faudrait des heures de pourparlers pour obtenir un compte-rendu oral... On dirait bien que Bella et moi allons pouvoir convenir d'un petit arrangement. * Jubila en souriant méchamment le fourbe professeur, qui ne s'attarda pas sur l'Hapienne, préférant aller vers le serviteur au bord de l'infarctus.

« Sors, et laisse-nous. » Exigea-t-il impérieusement.

- Je... J'ai rien vu. Rien du tout du tout ! Me tuez pas, pitié, maître ! Implora d'un ton rendu aigu par la terreur l'Advozse, ce qui agaça passablement son vis-à-vis.

- Je me doute bien que tu n’ébruiteras pas cette histoire, petit crétin. Tu es le seul témoin ; s'il y a des fuites, on saura forcément qu'elles viennent de toi. Je te dis de sortir, c'est tout.

Agité de spasmes musculaires, le serveur secoua négativement sa grosse tête bulbeuse en inspirant par saccades.

« Hhhhh !!! Nonnonnonnonnon... J'connais vot'combine. D'abord, vous dites de sortir, pis vous nous conduisez dans un coin sombre, et apr... Après COUIC ! Vous nous zigouillez ! J'ai vu faire, des tas de fois. Vous m'piégerez pas ! »

De l'autre côté du comptoir, le géniteur d'Elora opta pour une approche plus frontale. L'inqualifiable pleutre lui faisait perdre un temps précieux en jérémiades, et, pendant ce temps, Bella en profitait. Gardant la proche-humaine dans son champs de perception, il la vit s'agiter auprès du corps flasque de sa victime, mais ne put s'y opposer. Sollicitant le côté Obscur, Varis invoqua le pouvoir de Persuasion pour donner à ses paroles tellement de poids que son interlocuteur les goberait immédiatement. Improvisant une improbable explication sans se soucier de sa totale absence de cohérence, Jeneth affirma avec aplomb, sa voix soudainement chargée d'intonations irrésistibles :

« La Dame Noire compte me nommer à la tête de cette académie, je suis par voie de conséquence directe ton futur superviseur, esclave. Sois sans crainte, lorsque ma nomination sera officielle, aucune sanction ne sera retenue à ton égard pour ce que tu as vu aujourd'hui. Sors, à présent. »

Tel un automate, le membre du petit personnel hocha lentement du chef, puis s'en fut sans un mot, ses deux gros orbites noirs et luisants fixant stupidement le vide droit devant. De son côté, le Miraluka s'approcha de son interlocutrice, veillant à ne pas se prendre les pieds dans le corps inerte gisant près de la table. Assommée pour le compte, la victime, dont les traits n'évoquèrent rien au seigneur Sith, se fendit d'un compliment de circonstance, en guise de préambule à "l'amicale" discussion qu'il prévoyait d'avoir avec Bella.

« Piéger l'un de nos membres dans le réfectoire en se débrouillant pour qu'il n'y ait aucun témoin sérieux sur les lieux, puis le rendre aussi inoffensif qu'un Convor... Ingénieux. S'agit-il d'un ancien mentor ou d'un rival, que vous vous apprêtez à tuer ? Je n'interférerai pas dans les deux cas, sachez-le. Vos petites affaires ne me concernent aucunement. » Lâcha le visiteur au bandeau noir sur un ton de connivence, en gardant ses distances pour éviter d'éventuelles projections de fluides organiques.

Les lèvres du quadragénaire aux longs cheveux argentés s'arrondirent de stupeur lorsque l'Hapienne détrompa son aîné sur ses intentions finales. Une nouvelle qui égratigna sérieusement les plans du natif d'Alphéridie, qui s'efforça de garder un air neutre.


* Tsss... Il n'y a bien qu'une originale, pour ne pas tuer un Sith rendu inopérant ! Sauf que, sans assassinat à passer sous silence en échange de son témoignage, je n'ai rien à marchander à cette peste pour obtenir sa version du couronnement d'Ynnitach. Enfin... Rien de tangible. Mais je peux toujours l'amener à me le dire, en me débrouillant correctement. *

"Se débrouiller correctement" signifiait (sur Korriban) obliger l'interlocuteur à coopérer, soit en usant de charme (la méthode douce ; une stratégie qui évitait de collectionner les ennemis, mais nécessitait certaines prédispositions) soit via un vil et odieux marchandage quelconque, voire une menace particulièrement explicite (la méthode classique et traditionnelle, éprouvée par des siècles d'usage dans les rangs des servants du côté Obscur).

« Vos... Petites pièces de tissu... Vous siées à ravir. Flatta ironiquement le père de famille répudié en soulignant par cette amorce la légèreté de la tenue de l'Hapienne, qui eenchaîna sur un ton de conversation : Simple vérification : vous êtes bien Bella Hyuvi, l'une des Siths présentes lors de l'ascension au trône de la Dame Noire Ynnitach ? Je m'en assure juste pour pouvoir corroborer les accusations que jettera sur votre dos mon confrère ici-bas dès qu'il retrouvera ses sens. Accusations qui, une fois certifiées par mon témoignage, risquent de vous valoir une méfiance généralisée dans ce haut lieu de guets-apens et autres traquenards. Laissa-t-il entendre en étendant les bras comme pour étreindre toute l'académie, en insistant bien sur le caractère généralisé de l'antipathie. Le but était de rendre son offre plus attrayante. Cependant, vous n'êtes pas sans avoir noté mon absence de globes oculaires. Nous autres, Miralukas, "voyons" les choses si différemment des races pourvues d'yeux... Il se pourrait que je ne parvienne malheureusement pas à me souvenir de votre allure, ni de votre aura, si vous consentiez à m'aider en retour... »

En parallèle, Jeneth lorgna sur l'aura du mâle léchant pitoyablement le sol crasseux du réfectoire, s'assurant qu'il n'avait pas été empoisonné par une toxine le poussant gentiment vers les griffes de la Mort. Bella avait assuré ne pas vouloir en finir avec sa proie ; néanmoins, la parole d'une Sith valant à peu près autant que celle d'un contrebandier Hutt, Varis était en droit de redouter une escroquerie. Et le seigneur Sith n'aimait pas les escroqueries invalidant ses efforts pour rester un père de famille en vie au sein de l'Ordre Sith de Darth Ynnitach. Il ne risquait pas d'effrayer l'Hapienne, s'il s'avérait plus tard que l'humanoïde piégé par cette dernière n'avait pas survécu à sa rencontre avec la jolie diablesse.


Dernière édition par Darth Varis le Mer 12 Sep 2012 - 19:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 10 Sep 2012 - 18:27

Le tour était joué, et finement joué ... encore qu'il fallait bien reconnaître que la non-ingestion du somnifère créait une variable temps imprévue. Et qui dit imprévu dit "ça sent pas bon du tout". Mais bon, faut faire avec ce que l'on a ... et prendre ce que l'on peut non. Ne faisant que peu de cas du nouvel arrivant, Bella s'approcha de son cher cobaye du jour, prenant le contenu de ses poches.

Des crédits ... Totalement inutile, quoi qu'il restait encore les consommations à payer ... enfin, qui sait ? Peut-être qu'Araya se montrerait gentleman et finirait, bon joueur, par les payer. Deux sabres lasers ... Rooo vraiment ... Toute cette fougue à la violence, c'était déconcertant. Pourquoi se balader avec deux sabres ? Bella préféra néanmoins les y laisser, bien au chaud qu'ils étaient. Les prendre, les modifier -agir en imbécile quoi- aurait été bien ennuyeux pour la suite ... Beaucoup trop révélateur.

-"Tiens tiens qu'avons-nous là ?"

Prenant un jeu de cartes magnétiques, de couleurs différentes, Bella regarda l'inscription s'y trouvant. Symbiosis Corp. Haussant les sourcils, Bella se redressa et sortant son Datapad, y inséra les cartes. Les copier, pour ensuite les dédoubler, ou pour en resortir des infos, voila qui plaisait à l'Hapienne. Le temps ne lui manquerait pas plus tard.

-"La Dame Noire compte me nommer à la tête de cette académie, je suis par voie de conséquence directe ton futur superviseur, esclave. Sois sans crainte, lorsque ma nomination sera officielle, aucune sanction ne sera retenue à ton égard pour ce que tu as vu aujourd'hui. Sors, à présent. "

Bella releva la tête. Alors ça ... Et l'Advorze y avait cru. Vraiment des abrutis cette espèce. Encore que, avec la Force, tout était possible ... mais bon, à ce point ... Fallait quand même pas exagérer. Le mensonge ne passerait pas avec tout le monde. Cependant, voila qui réglait le problème des consommations. L'Hapienne se jura du coup de retenir la technique pour plus tard. Reprenant dès lors la fouille macabre, il fallut que l'inconnu vienne la déranger alors qu'elle tombait sur une boite de médoc vierge. Mr Araya se soigne donc, intéressant. Les cachets étant pareil, un de moins ne lui manquerait surement pas ... Prenant le dernier objet, un carnet de note, Bella pesta intérieurement.

-*Des notes ! Foutu vieux crétin ! Le Datapad est tellement plus pratique ...*

-"Piéger l'un de nos membres dans le réfectoire en se débrouillant pour qu'il n'y ait aucun témoin sérieux sur les lieux, puis le rendre aussi inoffensif qu'un Convor... Ingénieux. S'agit-il d'un ancien mentor ou d'un rival, que vous vous apprêtez à tuer ? Je n'interférerai pas dans les deux cas, sachez-le. Vos petites affaires ne me concernent aucunement. "

Bella quitta un instant le calepin, regardant l'innattendu.

-"Vous êtes dingue ... Mon ancien Maitre et mort ... quand à mes rivaux, je me débrouille pour ne pas en avoir de son niveau. Il y a être maligne et être folle. A choisir, j'ai pris la deuxième solution, en oubliant jamais la première. De plus, le tuer n'est pas du tout à l'ordre du jour. Ce serait ... dommage. Mes intentions ... sont autres. Que voulez-vous ? Je suis ainsi ..." termina la Sith, ponctuant cette dernière phrase d'un sourire.

Remettant alors le calepin à sa place, comme tout le reste, Bella s'efforça de ramener le Lord Araya sur sa chaise, amenant sa tête sur la table.

-"Bin voyons ... Vous n'avez rien trouvé de mieux que le chantage pour me convaincre. C'est bien mal avisé de votre part. La vanité des Seigneurs est des vôtres. Vous pensez vraiment que je n'avais pas un plan, même si, peu réfléchi que vous puissiez être, vous l'avez fait partir avec un mensonge plus gros qu'un rancor. Cela dit, le temps que mon ami se réveille, je n'ai rien contre le fait de vous écouter ... Bella Huyvi vous dites ... C'est possible ? Et si c'était le cas, que lui voudriez-vous ?"

Confirmer son identité, rien que ça. C'était pas tout de suite que ça allait arriver ... Surtout face à un inconnu.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Mer 12 Sep 2012 - 9:33

Les contraintes de temps et d’espace n’existaient plus. Par-delà toute perception commune, l’esprit d’Araya s’enfonçait profondément dans les limbes sillonnant sa mémoire, louvoyant parmi une myriade d’images furtives et distordues, entrecoupées par un flot drapé de brèves et ténébreuses apparitions, tantôt distinctes, tantôt troublées. L’impression de chute vertigineuse s’amenuisait par intermittence, lorsque l’écho diffus de voix lointaines perturbait cette sensation d’abandon affectant la conscience du seigneur Sith. Sans crier gare, une scène apparut subitement dans un brouillard à couper au couteau. Les lieux surgis de nulle part étaient familiers aux yeux de l'observateur, il s’agissait de l'endroit où Araya avait commencé son apprentissage des Arts Obscurs, sur Bunduki. Pendant bien des années, il avait arpenté en long, en large et en travers ces constructions troglodytiques aménagées sobrement et s’étirant sur des kilomètres à la ronde, plongeant si loin en profondeur qu’il n’avait jamais pu les explorer en totalité. Progressant lentement, il pénétra dans ce qu’il savait être les quartiers d’habitation de son maitre, Darth Ryst, qu’il aperçut de dos, débout et immobile. Hésitant à en franchir le seuil, un sentiment soudain de déjà-vu étreignit le témoin de l'interaction à venir, certain d’avoir incarné en chair et en os cette situation par le passé.

« Seigneur Ryst ? » s’éleva une voix gênée, celle d’Araya jeune.

« Lui-même. Et non, tu ne me déranges pas. » répondit d’une traite la voix inimitable de son maitre, au ton si parfaitement complaisant qu’elle en était intimidante.

« Je me demandais… Est-ce que vous croyez qu’un jour, je devrai… faire ce que vous faites… » balbutia le jeune arkanien, cherchant ses mots pour ne pas heurter la sensibilité, souvent à fleur de peau, de ce individu si charismatique, seul personne envers laquelle il était autorisé à s’adresser ouvertement au sein du sanctuaire.

« Que veux-tu dire ? » répondit-il du tac au tac, trahissant une certaine impatience.

« Eh bien… Passé le plus clair de mon temps à instruire quelqu’un, un élève je veux dire… » rectifia le garçon en ne pouvant s’empêcher de se mordiller le bord des lèvres, craignant qu’il outrepasse des limites encore floues.

« En voilà une question pertinente. Pourtant, celle-ci n’est qu’un habile subterfuge masquant l’interrogation qui te taraude plus en amont. » lâcha de manière péremptoire Darth Ryst qui n’avait pas bougé d’un poil, semblant absorbé par quelque chose de bien plus captivant.

« Maitre, je ne comprends pas… » répliqua le disciple, regardant le bout de ses chaussures comme si elles allaient lui souffler un élément de réponse.

« Au contraire, tu comprends très bien. Crois-tu que je parlais par image quand je t’ai affirmé que je pouvais lire en toi comme dans un livre ouvert. Si oui, et bien tu te trompes lourdement. Le problème n’est pas de savoir si tu seras amené à transmettre un quelconque savoir, la chose est plus simple que cela. J’attends de toi que tu la formules clairement. » articula avec tant d’insistance le Sith qu’on eut dit qu’il retranscrivait oralement un texte dicté par une présence étrangère.

« Je… Je n’osais pas vous le demander… » bredouilla l’apprenti du bord des lèvres, comme honteux de devoir admettre la vérité crue.

« Je sais. » déclama son maitre d’une voix puissante, écrasant celle de Noval.

« Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Qu’est-ce que ça vous apporte au juste ? » lança-t-il de but en blanc, s’apprêtant à subir les foudres de Darth Ryst, expression à considérer au sens propre comme au figuré. En lieu et place, le maitre rompit sa posture pour se retourner vers le novice, qu’il nargua d’un air impérial et hautain.

« Présentement, absolument rien. Je ne fais qu’obéir à une nécessité dépassant de loin ton entendement. Viendra le temps où tes efforts et tes souffrances t’ouvriront de nouvelles perspectives que tu es incapable de concevoir dans l’immédiat. Dès lors, tu seras à même de solutionner cette question, et cette réponse t’appartiendra en propre. Va maintenant, retournes à tes exercices. » affirma-t-il dans d’autre explication, reprenant la même pause qu’il venait de quitter quelques secondes plus tôt.

« Bien, maitre. » lâcha lascivement Noval, marquant ainsi une espèce d’admiration malsaine pour ce personnage dont l’aura mystérieuse demeurerait encore longtemps une source intarissable de fascination aux yeux du jeune novice.

L’illusion fantasmée de ce décor s’effaça aussitôt qu’il eut franchi le perron de la pièce. Seul le vide d’un néant figé de noirceur et d’une densité sans faille succéda lentement à cette réminiscence d’un âge révolu. Aucun mot ne pouvait rendre compte de cet indescriptible béance plongée dans un état de stase absolue, même pas l’effroi ressenti, si réconfortant eut-il été, quant à l’idée de ne plus se savoir être que par le biais de cet emmurement existentiel, si palpable qu’il interdisait toute échappatoire, y compris celle des méandres d’une folie sourde et aveugle. Pris au piège de cette mise en scène avant-gardiste, laissant sereinement présager de la suprême indétermination inhérente à la mort elle-même, l’apparente absence de tout acteur comme de tout spectateur ne faisait que renforcer la contradiction absurde de cette situation. C’est alors qu’une voix macabre résonna, puis une autre, venant rompre le silence et la monotonie de cette dichotomie insoluble par un singulier échange.

« Toujours la même question qui te ronge. »

« En effet. »

« Tu ne réalises donc pas ? »

« Quoi donc ? »

« Que la réponse que tu cherches est juste là, devant toi, seulement tu t’obstines à ne rien voir. »

« Je ne comprends pas. »

« N’as-tu donc pas avancé depuis tout ce temps ?! »

« Pas assez, manifestement. »

« Qu’est-ce que tu veux ? »

« Sortir de cette impasse. Savoir si le temps est venu… »

« Pourquoi en doutes-tu ? »

« Je l’ignore. Je ne me l’explique pas. »

« C’est justement là que le bas blesse. Où crois-tu être, si ce n’est fourvoyé dans ton propre égarement. Il ne s’agit pas tant de savoir, que de vouloir s’imposer une épreuve. La crainte et le doute sont deux choses différentes, antinomiques par nature. Je te connais, je t’ai fait. A craindre l’échec, tu t’y condamnes toi-même. Irrémédiablement. Va, et médites là-dessus. »

Le dialogue s’interrompit net, tandis que le paysage stérile et sordide fut peu à peu chassé au loin, faisant place à une luminosité ambiante survenant par un dégradé de gris virant de teinte et d’intensité jusqu’à un blanc si éclatant qu’il devint rapidement insoutenable. Malgré un état de torpeur aigu, Noval était sur le point de reprendre connaissance…
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Ven 14 Sep 2012 - 22:11

La réaction immédiate de Bella moucha les espoirs secrets de Jeneth de mener les négociations d'une main de fer. La jeune Hapienne échappait par trop aux standards en vigueur sur Korriban, ne voyant pas quel intérêt pouvait lui apporter le meurtre d'un Sith puissant, et sereine dans ses capacités à éviter la vendetta de sa victime. Pour amener son interlocutrice à lui délivrer les informations qu'il recherchait, le Miraluka allait devoir composer avec les spécificités et l'originalité de la mante-religieuse peu vêtue.

* Je me serais bien passé de cette contrariété. Elle, elle a déjà eu ce qu'elle voulait de sa proie ; peu importe le moment où cet homme proche-humain se réveillera. Pour ma part, en revanche, ce paramètre conditionne tout, et chaque seconde gaspillée pourrait bien être celle de trop. Vicieuse intrigante ! Je hais les originaux ! * Vitupéra intérieurement le seigneur Sith aux longs cheveux argentés, masquant son impatience et sa frustration derrière un masque de neutralité froide et calculatrice.

Sa bouche s'étira de quelques millimètres lorsque l'empoisonneuse fit en sorte de conserver un point d'interrogation sur son identité. Une sage précaution, mais l'artifice verbeux ne trompa pas Darth Varis, qui suivait à la trace les deux auras depuis le Hall, où on lui avait signalé Bella Hyuvi. La guerrière ignorait bien entendu ce dernier fait. Elle commit néanmoins une seconde maladresse, en n'agissant comme une Sith traditionnelle. S'il s'était véritablement adressé à un ou une imposteur, le quadragénaire au bandeau noir aurait plutôt été encouragé à penser qu'il discutait avec la vraie Bella Hyuvi, afin de le pousser à la confession. Tout moyen était bon, à l'académie, pour récupérer des renseignements confidentiels. Ces derniers s'échangeaient, ou se marchandaient au prix fort, dans les couloirs désertés du bâtiment. Paradoxalement, c'est donc en ne confirmant pas son identité que Bella s'était définitivement trahie.


* Prudente... Plus joueuse que la moyenne, et frivole. Un mélange dangereux. * Raisonna à part lui-même l'évadé d'Iziz, avant d'amorcer son approche.

« Vous "pourriez" être celle que je recherche ? Que de prudence... Ce doit être ce qui vous vaut d'être encore en vie à ce jour... A moins, évidemment, que vous ne soyez qu'une anonyme comédienne en quête d'informations. Comprenons-nous bien, Entama d'un timbre clair et déterminé le père d'Elora en posant ostensiblement la main sur son sabre Si vous n'êtes pas Bella Hyuvi, les raisons qui me retiennent actuellement de vous tuer s'envoleront comme poussière au vent. Vous me dites vaniteux ? Je ne voie pas de vanité à décrire comme plus faible que moi une Sith qui est obligée de droguer sa victime pour l'approcher, et qui s'efforce de "ne pas se faire d'ennemis" de l'acabit d'un seigneur Sith. Vos méthodes sont sans conteste celles des assassins : indirectes, sournoises et silencieuses ; contre un maître du côté Obscur tel que moi, l'issue d'un combat frontal et imprévu ne ferait aucun doute. Les assassins acquièrent leurs victoires en préparant minutieusement leurs pièges, et non en surpassant l'adversaire en duel. Vous péririez sous ma lame, ou étouffée par ma poigne, me laissant seul avec cet individu que vous avez eu la bonté de mettre à ma merci ; il ferait une excellente seconde victime, puisque je n'ai pas pour habitude de bouder l'occasion de décapiter un éventuel rival lorsqu'on me l'offre sur un plateau. »

Le natif d'Alpheridies ménagea une pause éphémère dans son discours ; pas trop longue, puisque le temps jouait contre lui, mais suffisamment pour qu'il paraisse hésiter sur ce qu'il convenait de faire. D'un point de vue extérieur, tout devait se dérouler comme si Jeneth prenait effectivement le risque de faire confiance à la belle manipulatrice en l'estimant être Bella ; l'Hapienne apprécierait probablement cette prise de risque très hasardeuse. Quel seigneur Sith irait se compromettre avec une semi inconnue en ne se fiant qu'à son intuition pour trancher si elle est ou non digne de confiance ?
Ne manquait à ce petit jeu de dupe qu'un élément pour rendre la situation crédible.


* Que dirais un Sith vaniteux trop imbu de lui-même pour reconnaître son ignorance ? Quel artifice utiliserait-il pour masquer son manque d'assurance ? Ah ! Oui... Il se reposerait sur les légendaires dons attribués aux plus vieux maîtres Siths... A ces arcanes oubliées des temps jadis rendant les Seigneurs Noirs immortels, omniscients, et invincibles. *

Subtilement, Varis laissa retomber sa cape sur sa ceinture, joignant au geste le fait de repousser l'idée d'éliminer la maîtresse des poisons. D'une passe de la main aussi grandiloquente qu'inutile, Jeneth imita un bonimenteur prétendument télépathe de Coruscant :

« Hmmmm... Mais nous n'en viendrons pas à de telles extrémités. Le côté Obscur de la Force est avec moi, et il m'indique clairement que vous êtes bien Bella Hyuvi. Tant mieux... Parlons, donc. » Murmura presque le Miraluka tout en s'approchant lentement, s'asseyant face à la séduisante Hapienne.

En guerrière accomplie, l'intéressée risquait de s'avérer très difficile, si ce n'était impossible, à manipuler. Très capable de se débrouiller seule, elle avait tout de la survivante, celle qui restait jusqu'au dernier tour de Sabbacc et empochait la mise en dépit des probabilité. Le natif d'Alpheridies redoutait ces individus, jamais plus à leur aises que lorsqu'ils marchaient sur un fil suspendu au-dessus de la lave ou pilotaient à pleine vitesse au sein d'un champs de mine. Les originaux se révélaient dans les cas de figure les plus extrêmes, et résistaient à toute tentative d’extorsion d'aveux. Autant ne pas travestir trop la réalité, si l'on désirait marchander avec ces minorités. Mains jointes, index appuyés sur ses fines lèvres pâles, le porteur de
Transcendance résuma :

« Je n'ai pas eu la chance d'être présent au moment de l'intronisation de notre actuelle Dame Noire... Et je ne serais pas contre un petit récapitulatif des faits qui en ont marqué le déroulement. Esclandres, serments trop vite prêtés pour être pensés, ou au contraire alliances trop rapidement dévoilées pour ne pas avoir été préparées de longue date... Ce genre de détails m'intéresse. Il paraît que vous savez retranscrire avec justesse l'intensité d'une histoire ; on m'a immédiatement dirigé vers vous pour me narrer l'ascension au trône de Dame Ynnitach. » Assura le quadragénaire, qui put sentir dans l'atmosphère l'attente de sa vis-à-vis.

Il venait de formuler sa requête. Restait à poser sur la table des négociations de quoi monnayer les confidences de l'empoisonneuse. Et, bien qu'il lui en coûtât, l'évadé des geôles d'Ondéron proposa, traçant sur la surface poussiéreuse de la table des boucles fermées :


« La mort de feu votre maître est très regrettable... On a toujours quelque-chose à apprendre de son aîné. Mais évidemment, une fois troqué votre rang d'apprentie contre la liberté de former à votre guise un élève, vous vous êtes sans doute retrouvée, comme beaucoup... Délaissée... Par les professeurs. On vous a jugée capable de combler vos lacunes par vous-même, sans trop vous consulter, d'ailleurs. Quel savoir vaudrait, selon vous, le conte de la montée en grade d'une Anzati aux mœurs cruels ? » S'enquit à mots couverts le professeur à temps partiel de l'académie en pianotant de la main droite, la gauche calée contre sa tempe.

L'empaffé troubla le silence du réfectoire en grognant dans son sommeil, bougeant certes faiblement, mais assez pour amorcer son réveil. Le délai de l'intimité venait de s'écouler. Moins d'une minute restait aux deux adultes en tractation pour convenir d'un accord, et, intérieurement, le père d'Elora n'était pas convaincu d'avoir conquis son interlocutrice. N'ayant plus le temps de débattre à nouveau, il claqua de la langue impatiemment, puis murmura dans un souffle :


« Celui que vous ne comptez pas tuer va bientôt se rétablir. J'ai besoin d'une réponse nette : sommes-nous ou non parvenus à un arrangement ? »

Encaissant la réplique de Bella tout en recomposant son masque de neutralité, Jeneth bondit hors de son siège, réintégrant une position dans l'espace plus approprié au rôle qu'il comptait assurer : celui du témoin gênant débarquant trop tard pour avoir empêché un forfait de s'accomplir. S'éloignant de cinq pas du tandem, Varis se positionna comme s'il venait tout juste d'entrer dans la pièce, lâchant à l'adresse du proche-humain d'un ton cassant :

« Si l'envie de vous reposer vous prend soudainement, je vous suggère de réintégrer vos quartiers avant de fermer les paupières. S'adonner à une sieste dans un lieu ouvert au passage n'est jamais très avisé, sur Korriban. A moins d'avoir le sommeil plus léger qu'une plume... Ou de ne rien transporter de précieux. »

Le conseil arrivait un peu tard... Et pouvait passer pour de la moquerie, au regard des évènements. Bella n'avait qu'à assumer les conséquences de ses actes. Ce ne serait pas faute de lui avoir conseillé de tuer l'homme dans son sommeil.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Sam 15 Sep 2012 - 4:44

Le Coté Obscur le lui disait ? Parbleu, c'était bien possible après tout. Il était Miraluka et leur lien avec l'énergie mystique n'était en soi plus à prouver. Pourtant, Bella se rit intérieurement de son argumentation précédente. Car s'il existe une chance pour qu'une personne soit celle que l'on cherche, et que cette recherche soit pour autre chose que pour prendre sa tête ... alors même si cette chance restait infime, la nature voulait que l'on s'y accroche ... que l'on s'y agrippe ... que l'on ose croire à cette lueur d'espoir.

Et l'espoir, la menthe religieuse des Sith aimait jouer avec. C'est ce qui lui avait réellement permis de survivre, tant avec son mentor, qu'avec les actuels nouveaux leaders Sith qu'elle rencontrait à ce jour. Et si, jouant trop avec l'espoir, d'aventures il lui arrivait malheur ... et bien la Force viendrait la libérer. Elle lui permettrait, comme jadis, de remonter la pente ... et la Guerrière en serait renforcé. Vivre ou mourir ... non ... Risquer de mourir pour vivre, voila qui était palpitant, qui donnait un sens à la vie de l'Hapienne.

La requête enfin ... Et quelle requête ? Bella ne s'y attendait simplement pas, cachant néanmoins sa stupéfaction. Quel homme, ou proche-humain, demandait pareil récit en offrant un savoir en échange ? ... Un fou était la seule réponse plausible, mais le Miraluka n'était pas Shakaxhi. Et Shakaxhi était le fou, alors qui était celui en face d'elle. Un cavalier sur l'échéquier, ou la tour qui envisage de prendre la Reine. Complexe, comme énigme ... mais l'aveugle commençait à plaire.

Pourquoi cette scène intriguait-elle donc tant ? Bella n'y comprenait rien ... Peut-être parce qu'elle y avait assisté. Quand à la narrer, ce ne serait pas demain la veille. Tant d'apprentis étaient là pour ça. Mais qui dit ne pas narrer ne veut pas dire ne pas répondre aux questions ... pour autant que l'avantage proposé en vaille la peine. Encore fallait-il qu'il en vaille la peine. Et même si l'offre était alléchante, ce n'était qu'une offre sans sens ... Le Miraluka promettait tout, mais ne donnait rien ... strictement rien.

-"Arrangement ... non ... proposition ... oui ..."

Il était trop facile de promettre monts et merveilles, mais la chipie n'en était pas à son premier jeu. Et bien mal avisé avait-il été de lui révéler la source de son envie ... Bella avait maintenant des cartes dans sa manche, ne restait plus qu'à assurer sa survie. Survie menacée par le réveil de son ami près d'elle ? Improbable.

Alors que l'Arkanien émergeait de son sommeil vaseux, le Miraluka prit de la distance quand Bella resta proche du comateux. Pourquoi fuir la situation ? Certes, l'idiot avait été manipulé et s'en était allé, abandonnant sa cantine ... mais il y avait bien d'autres moyens de désamorcer une situation de crise comme celle-ci.

-"Eh bien ... en voila un somnifère qui fait effet. Me restera à changer le goût pour que ça passe mieux ..."

Avouer ... Après tout, faute avouée à moitié pardonnée non ? Restait à trouver les arguments pour la seconde moitié, arguments déjà à l'esprit de la guerrière. Qu'il était bon d'avoir des cartes tel un Seigneur Sith qui ne souhaite pas vous voir mourir, afin d'obtenir des réponses à ses questions, ou tel celle qui rappelle que, sous couvert d'une fausse identité, vous avez réhydrater un papy sur une planète qui souffrait de la présence dans ses entrailles de vers plus affreux encore que des Ténias.

Redressant de ses mains le Lord Araya, ce bon vieux Noval, Bella l'adossa à sa chaise et s'assis face à lui sur ses genoux, à califourchon. Quelques petites tapes sur ses joues et l'état vaseux s'en serait définitivement parti.

-"Mon bon Sir, nous avons de la visite. Visite courtoise je dois dire, d'un de vos pairs. Dormir n'était en soi pas une excellente façon de recevoir, comme il vient de le stipuler, mais Dame Hyuvi a veillé sur votre corps ..."

Jolie phrase ... confirmant au passage son identité au Miraluka. Un acte bien trop banal que pour ne pas avoir été programmé par la diablesse.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Dim 16 Sep 2012 - 4:49

Les yeux mi-clos, la bouche entrebâillée de telle sorte que ses lèvres paraissaient former un rond d’ébahissement, Araya avait l’impression d’émerger par-delà le voile diffus d’un épais bouillard s’éclaircissant par intermittence, à mesure qu’il percevait de plus en plus distinctement des formes étranges aux contours fluctuants, puis des voix lointaines dont la sonorité s'intensifia lentement, toquant à la porte d’une conscience larvaire, embrumée. Privé du gouvernail de sa volonté, le seigneur Sith était aux prises avec le sentiment déconcertant de ne plus occuper sa propre enveloppe charnelle que par intermittence, tel un acteur démotivé quittant précipitamment la scène suite à un trou de mémoire magistral. Ce locataire désabusé sentait le fardeau pesant qu’était devenu sa boite crânienne, décrivant des mouvements de contorsion chaotiques d’une lenteur affligeante. Conjointement, ses paupières peinaient à rester ouvertes plus de quelques secondes d’affilée, créant un effet d’oscillation kaléidoscopique des plus déroutant. Que se passait-il au juste ? Si seulement la loque comateuse prostrée sur cette chaise, telle une épave minable en train de dessouler, parvenait à recouvrer un semblant de lucidité eu égard à son triste état, il aurait certainement réagi au quart de tour. Animé d’une rage sourde, il laisserait volontiers libre cours à une colère vengeresse, se déchainant à l'envie sur le ou les responsables de ce coup bas insidieux, préfigurant à merveille les viles manœuvres florissant aux quatre coins de ce sanctuaire portant aux nues les sacrosaints préceptes de traitrise et de complot. Certes, Araya avait sa part de responsabilité dans cette affaire, puisqu’il n’aurait jamais dû perdre de vue cette réalité, baissant sa garde et laissant sa vigilance s’émousser. Quoi qu’il en soit, il en retirerait une amère leçon, et infligerait la sentence adéquate à l’auteur de cet affront, dû-t-il retrouver sa trace à l’autre bout de la galaxie...

En parlant du loup… Alors qu’il luttait péniblement pour garder son regard sous contrôle, histoire de stabiliser enfin la netteté des images perçues, ses membres se ragaillardirent peu à peu, chassant cette torpeur lancinante qui s’était insinuée en chacun d’eux. C’est à ce moment-là qu’il sentit une main de velours s’employer à tapoter vigoureusement ses joues, interaction suffisamment stimulante pour franchir le cap du retour à la réalité. En comparaison de cette délicate attention, le choc qui attendait Araya fut assez violent. Le tête lourde, encore loin de pouvoir rivaliser avec un Gundark, - un Scurrier peut-être, et encore ! – l’Arkanien prit plaisir à faire lentement craquer ses cervicales une à une, avant de laisser courir ses doigts sur sa nuque pour la masser vigoureusement, tandis que leurs jumeaux droitiers effleurèrent une surface insolite, tiède et douce au toucher. Le regard papillonnant sur cette étrange découverte, il réalisa soudainement à quel point sa situation était devenue embarrassante à souhait. Bella Hyuvi l’avait chevauché de façon à s’asseoir à califourchon sur ses genoux, arborant un regard mielleux trahissant la couardise, et la réussite, de son stratagème ourdi avec une expertise manifeste. Les paroles invectives qu’elle lui adressa sur un ton amusé n’eurent pour effet que de souffler un vent de révolte sur la tempête qui enflammait déjà l’esprit d’Araya. Se relevant d’une traite avec une fougue retrouvée, envoyant valdinguer chaises et tables à l’autre bout de la salle d'un mouvement de bras, Bella réagit de concert, écartant sa silhouette féline du sillage de sa victime avec l’adresse virtuose d’une équilibriste aguerrie.

« Sale vermine de vipère ! Voilà qui suffit ! Je m’en vais te faire payer ton audace au centuple, très chère, et prendre un malin plaisir à te voir souffrir, toi la prétendue experte en torture ! » se délecta-t-il de cette idée fort réjouissante, un sourire carnassier en coin, posant une main assurée sur la garde de son sabre. Puis, dévisageant du coin de l’œil le grand escogriffe qui trônait non loin d’eux, il reprit d’une voix plus perfide encore : « Et lui, qui est-ce ? Ton commanditaire, je suppose ? Je l’espère en tout cas ! Car si je découvre que tu as opéré de ton fait, et bien te voilà vraiment dans de beaux draps, milady ! » s’exclama-t-il en décrochant l’arme de son ceinturon, s’apprêtant à camper la seule issue possible à ce sordide cloaque.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Dim 16 Sep 2012 - 20:43

[HRP]C'est court x_x Je me rattraperai plus tard Embarassed [/HRP]

Le quadragénaire aurait souhaité que son mensonge (car l'offre d'un enseignement gratuit en était bien un) prenne. Il aurait aimé que la guerrière, croyant son interlocuteur aux abois et prêt à tout pour obtenir des informations, accepte rapidement l'échange de bons procédés en s'imaginant avoir profité d'un manque de clairvoyance du Miraluka. Ainsi, Jeneth aurait pu s'effacer tranquillement du réfectoire, et retrouver ultérieurement l'Hapienne dans un lieu déserté de l'académie. Les négociations auraient pu reprendre sans risque d'interruption intempestive. Hélas, la méfiance ne s'endormait apparemment que très rarement, chez Bella, à la différence de son attrait pour les situations impossibles. Une faiblesse qu'un certain disciple du côté Obscur comptait exploiter incessamment.

Ne trouvant rien à y redire, le natif d'Alpheridies laissa placidement l'empoisonneuse se dénoncer spontanément, s'attirant comme il l'avait laissé entendre les foudres immédiates de sa puissante victime décidément revêche au réveil. L'homme malingre, hors de lui et pressé de se venger en écorchant les traits ciselés de la diablesse, promettait déjà d'une voix sadique à la fourbe beauté un supplice d’anthologie, imitant Varis sans le savoir en posant ostensiblement, comme le père d'Elora un peu plus tôt, sa main sur son sabre.


* Mais voici que l'on s'intéresse finalement à moi, et aux motifs de ma présence... * Songea a parte le proche-humain aux cheveux décolorés lors de son séjour sur Alpheridies avec un soupçon d'aigreur, sa tête pivotant lentement pour se positionner face à celui qui lui adressait si sèchement la parole.

A la place du drogué, le jedi corrompu aurait sans doute également pensé à une machination, en voyant une assassin et un inconnu le toiser de concert à son émergence laborieuse des limbes anesthésiques. Le scénario plut d'ailleurs au penseur dépourvu d'yeux, sans qu'il ne comprenne trop pourquoi. Le goût des subtilités longuement ourdies, probablement.
Intérieurement, le Miraluka savoura sa position, caressant la perspective si tentante et si simple de faire payer son outrecuidance à Bella.


* Il me suffirait d'une seule phrase. De confirmer que cette téméraire vipère a agi seule, sur sa propre initiative... Et Huyvi l'Originale mourrait, tristement. Mais uniquement après une longue, très longue séance de torture, naturellement. Aucune échappatoire, pour la demoiselle trop joueuse pour survivre sur Korriban. Seule, dans une salle déserte et vide de témoins, face à un premier seigneur Sith rêvant de la faire hurler à l'agonie, et un second maître tout à fait disposé à l'y aider. Abréger l'existence de cette peste ne me demanderait pas plus d'effort que d'écraser une blatte. * Ronronna-t-il presque, avant que le fantasme ne s'estompe.

Non, le quadragénaire au bandeau ne céderait pas à l'attrait insipide de la facilité, festin des paresseux et des faibles. Varis couvrirait les exactions de l'Hapienne, usant de son influence pour lui éviter toute représailles ; en conséquence de quoi l'experte en toxines serait très inspirée de renvoyer le turbolift à son protecteur sans plus de formalités. Jeneth savait la sulfureuse provocatrice intelligente, et vive d'esprit. Assez sagace pour deviner qu'en cas de refus de coopérer, un seigneur Sith vindicatif apprendrait l'entière vérité sur son empoisonnement dans la cantina de l'académie. En somme, le géniteur renié d'Elora deviendrait l'unique garantie que Bella posséderait de ne jamais subir les foudres de sa victime dépouillée.


« Le commanditaire a un nom, ainsi que le titre de seigneur Sith. J'apprécierai autant que vous ne referiez à moi que comme "lord" ou "Darth" Varis, milord. » Souffla d'un timbre plus frais que glacé l’interpellé en livré noire et rouge tout en s'introduisant, avant d'esquisser une moue ouvertement moqueuse à l'adresse de son vis-à-vis.

« J'ajouterai que, bien qu'à l'origine de cette tentative d'empoisonnement, j'espérai bien davantage démontrer à la délicieuse Bella l'impossibilité formelle de droguer un seigneur Sith que de la voir réussir son entreprise... On dirait bien que cette idée reçue n'était qu'une légende, au final. D'un mouvement circulaire de l'index, il enchaîna poliment : J'attire modestement votre attention sur le fait que vous venez de vous réveiller en vie dans une pièce n'abritant que deux complices, et aucun témoin. Si nous l'avions réellement voulu, rien ne nous aurait empêché de vous tuer dix fois dans votre sommeil, et en toute discrétion ; de vous traîner dans le d'y abandonner votre cadavre sans sépulture, ou de vous enfermer dans une cellule pour vous torturer à loisir. Ce que n'importe quel membre de notre Ordre aurait fait, en pareilles circonstances. La clémence extraordinaire que nous avons eu à votre égard vaut donc bien que vous oubliez ce léger... Désagrément, non ? D'autant qu'il existe pire expérience que d'être bercé par la suave voix d'une Hapienne adepte des drogues douces... » Argumenta l'orateur en articulant chacun des points de son plaidoyer, finissant même sur le ton de la complicité en indiquant d'un hochement de tête la sculpturale guerrière se tenant non loin.

Pour abréger d'éventuels objections, le père de famille s'empara de
Transcendance, allumant lentement l'arme à la lame couleur de sang.

« Maintenant, si vous considérez malgré tout qu'un affrontement est inévitable et doit éclater... Bella et moi serons contraints de riposter, j'en ai peur. N'hésitez pas à tenter votre chance malgré tout, monseigneur Sith solitaire aux membres encore gourds de torpeur. Un seigneur esseulé et mal réveillé face à un confrère secondé par une guerrière Sith, tous deux en pleine possession de leurs moyens... Difficile de deviner qui l'emporterait, n'est-ce-pas ? » Grinça le Miraluka en inclinant ironiquement le crâne, son sabre tenant une garde haute, en déambulant à faible amplitude face à son homologue, attendant sa décision pour rengainer ou, au contraire, contre-attaquer.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 17 Sep 2012 - 8:26

Eh bien ... que de non-surprises. Un Seigneur Sith à l'esprit brumeux et en colère, et un autre qui visiblement y voit son avantage, l'option de profiter de la situation. L'intrigue, pour Bella, était de savoir ce que cherchait réellement celui qui se présenta enfin comme étant le Seigneur Varis. C'est probablement ce qui fit qu'elle le laissa parler ... et pourtant, ses traits se durcirent. L'on ne prend pas l'Hapienne pour associé, pour disciples, pour esclave ou pour larbin sans l'art et la méthode. La raison en est simple : la menthe religieuse des Sith exècre les hommes, les mâles en tout genre. Et si lui est arrivé d'en suivre, comme dernièrement Shakaxhi, il était à craindre le jour où son naturel reprendrait le dessus. Si ce n'était pas déjà fait ...

-"Si ... combat il y a ... Je soutiens l'esprit brumeux."

La phrase, sortit d'un ton monotone et ennuyé de la bouche de l'Hapienne, était pourtant claire. Elle n'avait en rien parler dans ses dents, ou murmurer. Elle s'était juste montrée directe, et lassée de devoir ainsi affirmer une évidence. Car en effet, Araya était en vie. Et si elle avait décidé de ne pas lui ôter cette vie alors que par deux fois, son corps étendu devant elle, c'est qu'elle reconnaissait qu'il avait son utilité, chose qu'elle n'avait pas encore reconnu chez le Miraluka. De ce fait, combattre l'Arkanien n'avait aucun sens.

Le regardant alors, Bella ajouta :

-"Fou est l'homme qui se prendrait pour mon Maitre non ? Traitresse, diablesse, menthe religieuse, ce sont là les pseudonymes dont on m'affuble ici. Bella Hyuvi insuffle autant de crainte qu'un titre obscur que je pourrais porté, mais est aussi révélateur. Agir de mon propre chef ... si ... je le reconnais. Mais si le Seigneur ici présent veut s'en attribuer le mérite, libre à lui."

Bella fit une pause, respirant profondément.

-"Mais je ne vous ai pas laissé deux fois en vie alors que cela aurait été si facile de vous tuer pour lever maintenant mon arme face à vous, ou pour resserrer une poigne invisible sur votre gorge. Vous souhaitez vous venger ? Je n'ai personnellement rien contre ... mais vous vengez de quoi ? D'être en vie ... ce serait idiot ... d'avoir été dupé l'espace d'un instant ... personne n'ira jamais croire que vous étiez à terre et que je ne vous ai pas tuer."

Personne ... sauf le véritable commanditaire de Bella. Mais ça, il n'avait pas besoin de le savoir.

-"Alors ... que faisons-nous ?"
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Mar 18 Sep 2012 - 19:07

Les tempes de l’Arkanien battaient la mesure sur un rythme effrénée, en parfait raccord avec les puissantes saccades pulsant jusqu’à l’encéphale le courant ascendant des effluves sanguinaires, tiraillant cette matière grise d’obsessions pernicieuses, entièrement dévolue à un sadisme jubilatoire alimenté en continu, sans la moindre défaillance notoire. Contraint à se poster dans de sombres retranchements, Araya pouvait faire preuve d’une imagination débordante lorsqu’il s’agissait d’étoffer la gamme complète des sévices corporels qu’un esprit torturé comme le sien jouissait lascivement de se remémorer un à un. Comme Bella le lui avait suggéré si désagréablement, le seigneur Sith n’excluait pas le recours à diverses substances chimiques, tels certains amplificateurs nerveux, substances à inoculer avec d’infimes précautions, au risque d’émousser sensiblement, chez la victime, la pleine conscience de la perversité relative aux pratiques dégradantes à venir, et dans le même temps, le sentiment d’accomplissement chez son bourreau, ponctuant sa besogne. D’autant que cette méduse perfide, prise au fait de ses manigances puériles, semblait prendre un plaisir presque aussi malsain à rester de marbre, ne perdant pas un seul instant la contenance et la suffisante qui caractérisaient sa conduite versatile depuis leur rencontre inopinée. Avec un brio exemplaire, cette manipulatrice à l’accoutrement déluré, qu’elle portait comme de cire d’ailleurs, avait réussi là où beaucoup s’essayèrent avant elle, sans obtenir le moindre résultat : faire sortir de ses gonds l’humanoïde au teint cadavérique, le retrancher volontairement dans les combles sordides d’une psyché grouillante et exécrable, qu’il ne faisait pas bon d’exhumer sans permission. Non, il ne faisait pas bon de trainer dans les parages lorsque cette machine aveugle était lancée sur ces rails-là, réclamant davantage qu’une simple réparation à l’outrage commis. La rétribution serait tout autre, et Bella ne savait que trop bien l’issue qui la guettait au tournant.

Écoutant d’une oreille distraite les arguments habilement distillés par la plaidoirie du Proche-Humain, Mirakula de son état, celui-ci avait eu l’obligeance de se présenter en bonne et due forme, déclinant son identité comme on abat un atout majeur aux cartes : Lord Varis. Puissant parmi les puissants, La Force était avec lui, incontestablement, dans une affinité subtile qui n’était pas sans troubler quelque peu l’élan vengeur d’Araya. Assurément aussi, son aisance à manier le verbe aurait pu suffire à désamorcer le conflit patent qui opposait l’homologue Sith à cette espiègle comploteuse. Sûr de lui et de ses capacités, la troublante confidence plongea l’auditoire, surtout masculin, dans une confusion dérangeante. S’il avait effectivement fomenté ce coup bas de concert avec sa complice, quelle raison avait-il de s’en réclamer si impunément ? Quelle zone d’ombre souhaitait-il préserver sur cette affaire en agitant le spectre menaçant d’une alliance unissant les deux contestataires ?

Quoi qu’il en soit, ce gai luron bâillonné et empreint d’une suffisance certaine laissait de côté une chose capitale : personne n’était disposé à admettre, ni à reconnaitre la moindre juridiction régnant au sein de ces murs glauques et décrépis, si ce n’est la violence inhérente aux actes barbares commis en toute impunité, seule monnaie d’échange viable ici-bas, dont le cours fluctuait sans cesse, souvent au gré des humeurs, parfois par nécessité. Et c’était le cas, présentement. Malheureusement pour cet avocat commis d’office qui semblait trouver un intérêt tout particulier à prendre la défense de l’accusée, laquelle n’avait à aucun moment renié ses agissements, une sanction exemplaire et punitive, d’une sévérité largement disproportionnée, devait être rendue séance tenante. Nul jury, nul réquisitoire ne pourraient changer cela, à moins de trancher le bras armé de cette justice sans appel.

Tout cela ne valait rien qui vaille, d’autant qu’Araya venait d’aviser en aveugle, réagissant plus au son qu’à l’image, la lame du Darth se fondre dans une surimpression rougeoyante, transperçant le décor lugubre et cloisonné de ce lieu si insignifiant. Insensibles à cette nouvelle donne, il resta de marbre en l’écoutant préjuger de futiles et présomptueux pronostics quant aux conséquences d’un entêtement forcené de sa part. Les yeux de platine du seigneur Sith, exorbités d’un ressentiment intense et vivace dévalant en trombe le long de ses membres encore endoloris par le traitement que Bella lui avait fait subir, demeuraient comme statufiés dans une posture de fureur sourde, rivés sur le regard de la coupable, bercé d’une candeur provocante. C’est là qu’il saisit la tentative de bluff intenté par son rival, en voyant poindre une moue de désapprobation à peine voilée sur la face de Bella, qui ne se priva pas de démentir les propos de l’arroseur arrosé, affabulant selon ses dires.

Curieuse impasse dialectique que voilà… Par-delà l’évidente contradiction de ces langues si déliées et aussi mensongères l’une que l’autre, le seul point qui fit consensus était le peu de cas suscité par le préjudice à l’encontre d’Araya, qui n’était vraiment pas à plaindre, étant donné que ce dernier aurait très bien pu connaitre un sort des plus funeste, tellement ces deux-là disposèrent de maintes occasions d’écourter sa vie, en l’écrasant aussi facilement qu’on écrabouille un insecte. A les écouter, il aurait même dû les remercier de cette délicate attention, réjoui à l’idée de ne pas avoir quitté le monde des vivants, privilège qu’il serait de bon ton d’apprécier en relativisant l’offense encourue.

Pleine à ras bord, la coupe déborda :

« Je m’en vais vous le dire, ce que nous allons faire… » releva-t-il songeusement, un sourire sardonique aux lèvres accompagnant l’étroit pylône de lumière écarlate venant de jaillir de la garde du sabre empoigné, tandis que sa main gauche vint discrètement caresser le second. « Vous allez gentiment me dire ce que vous vouliez tant savoir à mon sujet, et pour le compte de qui vous agissez. Si je juge vos réponses convaincantes, il se peut que je me montre un tantinet magnanime. Sinon… Inutile de vous faire un dessin… » dit-il en badinant la fin de sa phrase d’une voix éraillée, avant de se courber de côté vers Bella. Se redressant lentement, il adressa quelques mots au Lord Varis : « Quant à vous, je vous prierai de vous mêler de vos affaires dorénavant, je n’ai pas pour habitude de m’acoquiner avec le premier trublion venu, j’espère que je me fais bien comprendre… » lâcha-t-il sur un ton mi-menaçant, mi-procédurier.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Ven 21 Sep 2012 - 8:13

La grande erreur de Jeneth avait été de baser tout son raisonnement et sa réflexion sur l'hypothèse que Bella se comporterait comme n'importe quel membre de l'ordre menacé de torture (voire de mort) par un seigneur Sith ; de croire qu'elle s'empresserait de saisir l'unique planche de salut lui évitant les foudres de sa victime. L'Hapienne n'en fit rien, cependant, et, exploitant au mieux sa nature outrancièrement versatile, parvint en quelques phrases effrontées à renverser la tendance, ce qui laissa sans voix Darth Varis. Le Miraluka, qui considérait avoir déjà récupéré l'avantage sur tous les tableaux, hérita sans trop comprendre comment du rôle de minorité prise en tenaille entre ses deux homologues.

* Improbable... Et incroyablement risqué. Mais saisissant d'efficacité. * Jaugea en son for intérieur le quadragénaire trahi, qui dut silencieusement méditer sur l'enchaînement d'événements pour y repérer le point-clef où Bella avait tordu le cou à ses machinations bien amorcées.

L'empoisonneuse s'était obligeamment dénoncée et avait dédaigné la protection d'un puissant pour s'exposer nue à la vindicte de sa proie enragée. Plus fort, l'Hapienne s'était proposée de se liguer avec l'homme désirant sa mort pour éliminer son seul soutien positif. Un comportement suicidaire, pour un regard extérieur. En plus d'avouer sa responsabilité, la guerrière s'amputait d'un allié, se jetant à bras ouverts dans la gueule du Rancor. Une fois Varis sobrement exécuté par le duo, le seigneur Sith restant aurait pu à loisir se venger de l'humiliation infligée par la jeune femme. La magie avait opéré à cet instant. Normalement, l'autre seigneur Sith se serait fait une joie de tuer un rival puis l'impudente, qui semblait s'échiner à mordre toutes les mains qui se tendaient dans sa direction. Au lieu de cela, sa déclaration, proprement suicidaire, chamboula tant les stéréotypes ancrés dans la logique du côté Obscur, profondément égocentrique, qu'elle sauva Bella d'une situation extrêmement épineuse. Un élève de Korriban dépensait chaque parcelle d'énergie à sa disposition pour survivre, et n'appelait pas la mort à lui. Toutes les mentalités de l'ordre Sith s'étaient construites sur cette idée ; aussi les manipulateurs se retrouvaient-ils désarmés face à une personne ne déployant aucun effort pour rester en vie.

Comble suprême : si elle s'était efforcée de survivre, l'Hapienne aurait péri ; et c'est en ne cherchant pas à s'opposer à son exécution qu'elle l'avait empêchée. La Folie de ses actes l'imperméabilisait aux manipulations des instigateurs de l'académie, à l'instar d'une adaptation naturelle au milieu de vie


* Un degré de raisonnement la protégeant des pièges tendus par un seigneur Sith... Mais qui ne fonctionnerait pas sur les simples d'esprits. Un brutal Gamorréen n'aurait pas tergiversé plus, et l'aurait tranchée en deux d'un solide coup de butoir... Mais je me doute que cette vipère s'adapte toujours à son auditoire. *

Ils en étaient donc là, trois Siths, dont deux lames rougeoyantes déployées, à se demander qui était du côté de qui, le plus énervé centralisant une très dense et très ramifiée toile de conspirations électrisant l'atmosphère du réfectoire. Le proche-humain, qui irradiait d'envies de meurtres, temporisa sa rage dans une tentative évidente d'y voir plus clair dans l’entrelacs serré de versions qu'on lui soumettait. A la diablesse, il fut expressément exigé de dévoiler ses véritables motivations. Une chose qu'elle ne risquait, selon Jeneth, pas de faire (et qu'elle pouvait donc très bien faire, puisque sa logique fonctionnait parfois aux opposés des prévisions du Miraluka). Le natif d'Alpheridies, loin d'essuyer une estocade, fut de son côté convié à ne pas tourner son champs de perception aussi étroitement sur les "négociations d'autrui", une recommandation que le père d'Elora approuva intérieurement.

* Obtenir de cette sorcière ce que je souhaite risque de me coûter plus d'efforts et de temps que nécessaire ; un sacrifice bien inutile, au regard des cinq autres potentielles sources d'information que j'ai en liste. La rencontre n'aura pas été vaine, néanmoins ; cette Bella Hyuvi... Est une ennemie à évincer dès que possible. Gourmande, perfide, trop douée dans l'art de l'évasion, et assez ambitieuse pour devenir tôt ou tard un obstacle. * Estima le prétendu "futur maître de l'académie".

Au fond de son être, Varis respectait grandement l'Hapienne. Par son caractère indépendant et ses atouts, elle correspondait point par point à l'idéal Sith de Jeneth : une utilisatrice du Côté Obscur qui ne fonctionnait bien et efficacement qu'en solitaire, contre le reste du monde. Unis, les disciples de l'obscurité handicapaient les uns les autres ; répartis en tandems au sein de toute la galaxie, chacun construisant ses propres plans maléfiques, ils devenaient une entité à la fois disparate et universelle de félonie, un nuage toxique trop diffus pour être appréhendé dans son ensemble, et qui partout en même temps œuvrait à établir l’hégémonie de la noirceur. Un ordre Sith ainsi éparpillé, composé uniquement d'esprits aussi brillamment illuminés que Bella (mis peut-être un peu plus respectueux des convenances), pouvait anéantir le bel organisme de la République en une dizaine d'années standards.

Le talent rare de la mante-religieuse encouragea le Miraluka à lui conférer un titre. Un titre dont elle ne saurait jamais rien, et qui ne serait pas prononcé, mais qui identifierait la séductrice adepte des poisons dans l'esprit du quadragénaire. Pour Varis, Bella serait Darth Aera, guerrière Sith aussi changeante et imprévisible que les courants aériens.


« Soit. » Consentit le dernier interlocuteur de l'ex-comateux en éteignant son sabre, rangeant ce dernier à sa ceinture.

Il aurait pu s'attarder sur les termes employés, tiquer sur cette référence au "premier troublion venu" le désignant indirectement, ou nier avoir jamais prévu de "s'acoquiner" avec la victime d'empoisonnement. Seulement, l'intérêt d'un tel verbiage frôlant le néant absolu, tant il y avait question plus importante à débattre sur l'instant. Reprenant les propres termes de la belle maîtresse des poisons, l'amant déçu de la Matriarche du conseil des 23 nuança doucement :


« "Personne n'ira jamais croire que vous étiez à terre et que je ne vous ai pas tué..." Personne... Sauf moi. Voire plus que moi si, comme je vous l'ai précédemment suggéré, je venais à appuyer cette version par mon témoignage. Qu'un seul seigneur Sith présente une histoire invraisemblable le décrivant comme incapable de détecter une tentative d'empoisonnement par une Sith sort effectivement de l'ordinaire ; mais si un second maître corrobore cette description, l'histoire devient tout de suite beaucoup plus crédible. Vous êtes libre de penser que deux seigneurs Siths ne suffiront pas à convaincre l'opinion générale, cela étant... »

Le quadragénaire pivota pour faire face à l'inconnu (qui ne s'était naturellement pas identifié à son vis-à-vis, ne sachant pas ce que Jeneth saurait faire de son nom), toujours armé de son épée de lumière. Il soumit poliment une requête, inclinant brièvement le buste.

« Enfin, je ne tiens pas à m'éterniser dans ce bouge répugnant. Permettez néanmoins, milord, que je vous impose ma présence quelques minutes supplémentaires. Je désirerais vérifier l'authenticité de la version "convaincante" des faits que cette jeune demoiselle compte vous relater. D'un geste de la main, il désigna l'Hapienne aux effets personnels laissant peu de place à l'imagination. J'admets ne pas croire une seule seconde que cette chimiste chevronnée puisse vous avouer ses réelles motivations. Qu'elle vous induise en erreur et mente me semble hautement plus probable, surtout qu'elle s'est déjà débrouillée pour vous droguer... Elle n'en est plus à son coup d'essai pour flouer. Alors si cette "Traîtresse" comme elle le revendique si justement, profitait de mon absence pour m'inclure exagérément dans son récit... J'aimerais autant l'en dissuader en assistant à ce procès-verbal. » Sourit froidement le locuteur aux cheveux argentés, le ton de sa voix laissant parfaitement entendre qu'il ne laisserait pas l'Hapienne se servir de lui comme responsable sans réagir.

Personne ne parut s'intéresser aux raisons poussant Jeneth à vouloir couvrir Bella, ce qui évita au Miraluka une question embarrassante. Un bras à proximité de son sabre (les vieux réflexes de Korriban : toujours s'attendre à une attaque-surprise, si on ne voulait pas mourir bêtement), l'homme à la cape ondoyante respecta au sens propre la mise en garde du seigneur Sith anonyme en ne posant pas un pied dans l'espace personnel des deux autres membres de l'ordre, illustrant physiquement ainsi le fait de ne pas se mêler des discussions privées.
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MessageSujet: Re: Une visite, Sir ? [Araya - Libre]   Lun 24 Sep 2012 - 15:47

C'était l'escalade pour l'un des deux ... le plus offensé diraient certains. Quant à l'autre ... il devenait de plus en plus intriguant. Que faire ? Que dire ? Que choisir ? Une seule fausse note et la partie risquait de s'envenimer. Et bien que cela ne déplaisait pas forcément à la Sith, elle ne le souhaitait pas non plus. Mais dès lors que faire ? La seule réponse était de leur donner satisfaction, encore que ... le demander avec aussi peu de ménagement rendait la requête proprement infecte, pas meilleure que la nourriture servie dans ce bouge répugnant, comme le nomma le Miraluka.

Un rire commença alors à sortir de l'Hapienne. Elle ne pouvait en soi pas du tout s'en empêcher tellement elle trouvait la situation si ironique. Combien de fois l'avait-on menacé pour obtenir des informations ? Et combien de fois avait-elle gagné ce jeu ? La vérité, c'est que lorsque l'on devient le demandeur, on est rarement en position de supériorité. Imposer sa décision ... pour cela, il faut des arguments. Et que feraient-ils, tous deux, si Bella ne se mettait pas à table -ce qui est en soit un euphémisme quand on considère le fait que celle-ci fut balancée par le Sith préalablement- ? Tous deux avaient besoin d'elle pour obtenir des réponses, et donc la tuer ne rimait à rien. La torturer ... grand bien leur en fasse, l'hapienne y été rompu. Son enfance n'avait été que sévices en tout genre. Elle l'avait surmonté, et le surmonterait encore probablement.

Aucun point de pression donc, et c'est ce qui faisait rire l'Hapienne presque aux larmes. Sur un ton aussi amusé que son apparence, elle répondit alors :

-"Excusez-moi mais ..."*rires*"... je ne peux franchement pas m'en empêcher."*rires*"Vous voir ainsi ... espérer et croire que me menacer vous donnera ce que les réponses que vous rêvez d'avoir ... je ne peux que ..."*rires*"... pouffer de rires."

Et prenant une profonde inspiration, Bella se calma. Elle fut alors comme avant, comme si elle n'avait pas ri, comme si ce n'était pas arrivé, retrouvant son "sérieux".

-"Eh bien soit. Bien que je serais curieuse de voir votre dessin, croyez le bien, je m'en vais vous répondre. Ce qui a attiré mon attention vers vous, vous dites ? Mais voyons, nous en parlions avant votre sommeil : le déclin de cet Ordre si ... pathétique. Qui mérite quoi ? Qui est un leader et qui est un perdant ? N'est-ce pas là une raison suffisante à votre esprit que pour obtenir des informations ?"

Flatter les égos en laissant le doute sur la véracité des faits, voila qui devrait être utile. Le pire, c'est que Bella pensait ses paroles. Mais il y avait un autre point, une autre question à la demande de l'Arkanien, à savoir le commanditaire.

-"Quand à ce qui dictent mes actes, vous avez peut-être tord de ne pas m'en croire l'instigatrice ... Après tout, la réalisation de cet acte dénote que mon esprit est capable. Oh bien sur, je pourrais aussi suivre les ordres de celui dont on me dit la suivante dans certains couloirs de cette académie ... comment s'appelle-t-il déjà ? Ah oui, Shakaxhi. Mais bien sur là, il faudrait envisager la possibilité qu'il s'intéresse à vous ... et dans ce cas, si cette hypothèse vous convient, alors libre à vous d'imaginer ses raisons. Parce que c'est un fait établi que le Fou ne donne jamais ses raisons. Ou plutôt si ... elles tiennent tous en un mot d'ailleurs : AMUSEMENT ... Et avouez qu'on s'amuse ..."

A nouveau, un rictus apparut sur le coin de ses lèvres. Résister à l'envie de rire, c'était franchement dur pour le coup. Mais rester le planté-là, comme Bella avait envie de l'appeler, Darth Varis. Lui et sa question ... Quitte à jouer, pourquoi ne pas jouer jusqu'au bout.

-"Ma bonne foi a été remise en question cependant. Et de mon âme d'enfant, je ne puis l'accepter. Alors je vous propose un jeu. Le Seigneur Varis, ici présent est venue avec une question, ma foi, qui s'approche de la conversation que nous partagions juste avant ce malheureux -pour vous- incident. Je propose que, devant une bouteille de whisky corellien -que vous irez choisir- nous en discutions avec ... charme. Vous aurez dès lors tout le loisir de profiter de mon incroyable honnêteté. En échange de quoi ... nous oublions ce ... enfin, cette magnifique après-midi."

S'approchant d'une nouvelle table, Bella s'installa calmement sur une banquette avant d'ajouter :

-"Ou si vous préférez ... on peut se la faire au Pazaak ... Celui qui marque le point a droit à une question de la part des perdants ... c'est à vous de voir. En tout cas, dans un cas comme dans l'autre, le whisky sera le bienvenue ... C'est que vous me donnez soif tous les deux ..."

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Une visite, Sir ? [Araya - Libre]

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