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 Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]

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MessageSujet: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Dim 23 Oct 2011 - 16:48

Debout devant le corps sans vie, Tobias étudia d'un long regard inquisiteur son interlocuteur. Le Zeltron, dont la tunique turquoise disparaissait presque entièrement sous les épais replis de son manteau noir, tapota distraitement son menton d'un index ganté, avant de demander d'une voix onctueuse:

« Et pourquoi devrais-je te rendre ce service, Jakar ? »

- Parce que je te le demande ? Répondit avec un sourire tout aussi factice le zabrak revêtu de la tenue traditionnelle des maraudeurs siths.

Darth Jakar mesurait une tête de moins que son vis-à-vis, toutefois, enfoncé dans son armure aux reflets d'obsidienne, et son sabre à double lame au côté, il inspirait autant de crainte que l'ancien Seigneur Sith. Les excroissances ornant son crâne rasé ajoutaient à son allure de tortionnaire cruel, et l'éclat rougeoyant de ses prunelles pouvait pétrifier le plus intrépide des soldats. Néanmoins, il en aurait fallu bien plus pour intimider Karno, qui gloussa devant le ridicule de l'argument. Le Zabral eut une moue de regret.


- Non ? Alors... Disons, parce que je dispose d'informations très intéressantes, concernant certains bruits de couloirs ? En entendant cette insinuation, le Sith à la peau rouge ne put cacher son intérêt. Ayant noté ce détail, l'autre poussa son avantage, moulinant d'une main dans le vide tandis qu'il palabrait. Par-exemple, je sais que deux individus ont été vu rôdant à proximité d'un vaisseau peu de temps avant que tu ne t'absentes, mon cher...

Le Zeltron enjamba sans y prendre garde la dépouille décomposée de l'apprenti, réduisant à une longueur de bras la distance qui le séparait de son interlocuteur. Il recherchait toujours ceux qui avaient essayé de le faire disparaître, mais son enquête piétinait. Aussi envisagea-t-il sérieusement d'accepter d'aider son confrère, au risque de découvrir après coup que ce dernier bluffait.

* Mais il ne bluffe pas... Je le sens. Analysa le guerrier Sith en faisant appel à ses capacités raciales pour l'empathie, tout en sondant la Force. De plus, ce jeune fou ne prendrait pas le risque de me mentir. Je pourrait le tuer sur-le-champs si l'envie m'en prenait! * Se gargarisa l'adepte du Côté Obscur.

Plantant son regard ambré dans les yeux sombres de son collègue, il reprit d'un ton velouté, en désignant d'un ample geste du bras la dépouille :


« Dis-moi plutôt, mon cher Jakar... Pourquoi voudrais-tu que je retrouve celui (ou celle) qui a assassiné cet élève ? Il n'était pas ton apprenti... Quelle valeur pourrait-il donc avoir à tes yeux ? »

Le Zabrak se détourna du corps, marchant de quelques pas en direction d'un des couloirs principaux en faisant sonner ses lourdes bottes sur le sol de l'Académie. Le jeu d'ombres et de lumières ne laissait que son crâne lisse hors de la pénombre ambiante. Sa silhouette se souleva tandis qu'il prenait une longue inspiration :

- Il se trouve que ce jeune garçon faisait partie des éléments les plus prometteurs de la promotion. Je l'avais choisi pour devenir mon apprenti, une fois sa formation amorcée sur Korriban. Par malchance, la Force a voulu qu'une... Nécessité urgente m'oblige à m'absente un mois de l'Académie.

- Et à ton retour, il était mort ? Devina Karno, voyant déjà où tout cela allait le mener. Jakar voulait retrouver le coupable, pour savoir comment la rixe avait eu lieu. Si l'assassin s'en était tiré uniquement par chance, il serait éliminé pour avoir tué un précieux élève. En revanche, si sa victoire était le fruit d'une supériorité quelconque, nul doute que le Sith Zabrak en ferait son nouveau protégé. Tel était la Loi du Côté Obscur.

- Disparu, en vérité. Si tu regardes bien, les blessures qu'on lui a infligées n'étaient pas immédiatement mortelles. Mais le temps que je reviennes, puis que je le retrouve... Même une immersion totale dans le bacta n'aurait rien changé. Le coupable s'est arrangé pour dissimuler son forfait. Pas de la plus intelligente des manières, cependant, il faut reconnaître que si je n'avais pas eu autant à cœur de mettre la main sur cette dépouille, elle aurait très bien pu rester cachée des années... Conclut Darth Jakar en passant la main sur la poignée de son sabre, l'air rêveur.

* Tssss ! Il s'imagine déjà former cet assassin mystérieux au potentiel si prometteur. Pas une seconde il n'envisage que je puisse récupérer cet individu pour mon propre compte... Pour être aussi confiant, il doit croire que Gando est toujours mon élève, et que j'en suis satisfait. Erreur ! Un Sith ne se satisfait jamais de sa condition : il aspire toujours à plus ! Soliloqua Karno en lorgnant sur la nuque de son vis-à-vis à travers ses paupières plissées.

Toute la question était de savoir ce qu'il désirait le plus à l'heure actuelle : des informations pour sa quête personnelle, ou un apprenti potentiellement au-dessus du lot ? De même, pourquoi le Zabrak demandait-il à un confrère de réaliser un travail qu'il était tout à fait en état de mener à bien en personne ? Le maraudeur Sith pivota sur place, toisant le Zeltron d'un air froid et dépourvu de tout faux-semblant. Tobias lui rendit la pareille, effaçant son sourire obséquieux pour présenter un visage dur et fermé. Leur timbre se fit sec, et métallique.


« Je me serais volontiers occupé de cette tâche, Karno, mais je ne suis pas sans ignorer tes prédispositions pour détecter les auras... Mettre la main sur l'impudent qui a ruiné l'un de mes plus beaux espoirs sera une formalité, pour toi.

L’explication ne tenait pas la route. Il semblait largement plus probable que le maraudeur ait d'autres préoccupations d'importance à surveiller. Ce qui signifiait qu'aux yeux de ce dernier, l'ancien Seigneur Sith était désœuvré, dans l'expectative. Le sang de Tobias se mit à bouillonner dans ses veines, et la flamme de la fureur voila ses pupilles dorées. La posture raide, il rétorqua :

- Soit, Jakar. Je vais débusquer le meurtrier de ton favori. De ton côté, veilles à ce que les informations que tu détiens en valent la peine...

Ce qui marqua la fin de leur entrevue privée. Les deux hommes remontèrent leurs capuches sur leurs crânes rasés, puis s'en furent vers leurs occupations respectives. Sans bruit, Dart Karno laissa les ombres le happer.

***

* Un jeune humain, aux cheveux courts et sombres, avec un regard clair. Habillé d'une bure complétée par des protections. *

Telle était la description faite par une Twi'lek de l'Académie lorsque Karno avait réussi à remonter la piste du meurtrier. L'inconnu, qui était de sexe masculin, n'avait apparemment pas résisté à l'envie de récupérer le sabre de sa victime, prouvant par la même occasion que sa victoire n'avait rien à voir avec la chance. Vaincre un opposant armé d'une épée de lumière démontrait de réelles prédispositions pour le Côté Obscur... Dans le cas présent, le malandrin n'avait pas jugé utile de modifier l'apparence de son arme outre mesure. Ce qui eut pour résultat d'en faire l'unique suspect possible. Un élève de l'Académie qui, du jour au lendemain, acquérait un sabre sans qu'autre professeur n'en soit averti, éveillait immanquablement des soupçons. Et si l'on ajoutait à ce tableau une similitude étrange entre l'ustensile d'un apprenti disparu et celui, jaillit de nulle part, d'un autre résident de Korriban, les doutes n'étaient plus permis.

* Jakar me prend décidément pour le dernier des imbéciles ! Rien de plus facile que de retrouver la trace de cet assassin. Croit-il que je suis son esclave ? Si tel est le cas, il va avoir une surprise, et pas des moindres ! * Fulmina intérieurement le Zeltron en avalant à grandes enjambées les dalles du couloir. Capuche relevé, il fendait les groupes discutant à voix basse, ignorant les commentaires de Siths interrompus en pleine discussion. Son pantalon de toile, de teinte prune, s'enfonçait dans de hautes bottes, lesquelles résonnaient en écho dans le corridor. Poings serrés, Tobias suivait l'aura qu'il avait localisée à travers la Force, mettant à profit sa connaissance de l'architecture du bâtiment pour couper la route à sa cible.

Pour obtenir un descriptif décent du tueur, Karno avait dû menacer deux ou trois apprentis, et, notamment, briser deux phalanges. Ce qui, pour n'importe quel sith, représentait un gâchis de temps innommable. Il existait des bourreaux dont la seule et unique tâche consistait à veiller à ce que chaque fautif soit puni, et qu'il redoute une nouvelle punition. En arrachant des aveux à de misérables élèves, l'ancien Seigneur Sith se fit l'effet d'être un pauvre subalterne, et, par pure malveillance, tortura une Twi'Lek (alors qu'elle avait répondu à toutes ses questions). La petite devait se tenir la main en pleurnichant, à l'heure actuelle.


* Elle devrait m'être reconnaissant, pourtant. Je lui ai donné une leçon, et ce gratuitement : la Paix est une illusion. Les Forts gouvernent, et les Faibles subissent. Pour ne plus subir les volontés d'un autre, il lui faut devenir plus forte. Et avec la Puissance, elle se libérera de ses Chaînes... * Résuma avec froideur le traqueur.

Peu à peu, la pulsation matérialisant la présence du jeune humain s'accéléra, signe qu'il se trouvait à proximité. Passant sa langue sur ses fines lèvres, Karno découvrit ses dents en un sourire carnassier. Sa proie était seule. Parfait. Ralentissant son allure pour donner à sa démarche plus de grâce, le Sith encapuchonné pénétra lentement à l'angle d'un couloir, inclinant sa tête pour que ses yeux inquisiteurs ne soient pas en vue. D'une main légère, il fit s'écarter les pans de son ample manteau, plaçant de manière éloquente deux doigts en crochet à sa ceinture, non loin de son propre sabre. Son champs de vision masqué par la toile de sa capuche, Tobias discerna un homme à trente pas de sa position. De taille haute, peu large d'épaule, il portait une longue bure à manches doublées d'une étoffe noire, tandis que la majorité du vêtement se caractérisait par une teinte carmin. Au points clé, des pièces d'armure à l'éclat métallique venaient renforcer la tenue de l'apprenti.


« Enfin, je te trouve... » Murmura le Zeltron d'une voix chaude qui se répercuta sur les pierres des murs avoisinants. Constatant que personne ne venait dans leur direction pour le moment, Darth Karno découvrit son visage, examinant pour sa part son interlocuteur.
Étonnement, on ne sentait pas l'impatience et la fougue habitant la majorité des résidents de l'Académie sur le visage de l'inconnu. Impassible, les traits lisses, on aurait pu le confondre avec un jedi sans ce zeste d'amertume accompagnant chaque fibre de son être.


* Hé bien ! Voilà un spécimen pour le moins... Atyique. * Songea le Zeltron, non sans amusement.

Ils étaient trop loin l'un de l'autre pour que ses phéromones pussent se révéler d'une efficacité suffisante, mais de toute façon, e natif de Zeltros n'avait pas prévu d'en faire l'usage. Son seule statut de guerrier Sith devrait suffire à inspirer la crainte et le respect à son vis-à-vis brun. Sans brusquerie, il fit un pas en direction de l'assassin présumé.


« Puis-je connaître ton nom, mon garçon? » Demanda le sith chauve d'une voix forte mais caressante.
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Mar 25 Oct 2011 - 12:30

Neith déambulait dans les couloirs de l’Académie sans véritable but, sans raisons mêmes. Il s’agissait surtout de combler le temps qui défilait, de manière répétitive. Alors, plutôt que de végéter dans sa chambre, il préférait parcourir les couloirs, la vallée des Seigneurs Noirs où il méditait, et, quand il en avait l’autorisation, la petite colonie de Dreshdae. Il lui arrivait également de se rendre au Centre d’entraînement, mais force était d’admettre que ce n’était pas son endroit favori. Neith n’appréciait pas particulièrement ses confrères sith, à l’exception de quelques uns. Il évitait donc tout bonnement l’endroit autant que possible. Bien évidemment, il ne se dispensait pas des leçons que quelques rares Guerriers ou Seigneurs daignaient accorder aux Apprentis, mais il préférait cependant apprendre un maximum de lui-même. C’était le mode de vie sith, basé sur la survie. Et Neith pensait s’en rapprocher en agissant de la sorte. Il apprenait sur le tas, tirant des leçons de ses expériences personnelles, souvent malheureuses, parfois heureuses. Comme le jour où il avait obtenu « son » sabre laser. Plongé dans ses pensées, Neith ne faisait pas attention où ses pas l’emportaient. Et il se remémora très clairement la scène.

***

Il se trouvait au Centre d’entraînement. C’était un fait rare, mais il n’avait pas eu l’envie de marcher jusqu’à la vallée des Seigneurs Noirs pour méditer, et il se trouvait qu’une salle d’entraînement était libre. Neith l’avait donc investie et avait commencé à utiliser la Force pour parfaire les notions qu’il avait déjà acquises. Lorsque le temps lui semblait long, ou qu’il estimait devoir prendre un peu de repos, il s’arrêtait et se concentrait sur les gestes qu’il venait de produire afin de chercher ses erreurs pour les corriger plus tard. Le temps passait, sans que Neith ne stoppe ses efforts. La puissance naissait tout d’abord de la douleur et des sacrifices que l’on fait pour l’obtenir. Aussi préférait-il continuer jusqu’à l’épuisement, jusqu’à trouver ses limites. Cependant, il n’eut pas le temps de parvenir jusque là puisqu’il fut dérangé par un autre Apprenti qui, apparemment, lui jalousait l’endroit.

Il n’y eut pas de round d’observation. Dans ses souvenirs, Neith n’a pas mémoire d’une parole quelconque prononcée par son adversaire. Toujours fut-il qu’il était désarmé, l’autre non. La balance penchait clairement en sa défaveur et il ne voyait alors pas très bien comment s’en sortir. Telle était la loi de l’Académie, la loi des Sith : le plus fort demeure, le plus faible trépasse. Neith n’avait pas encore affronté l’un de ses condisciples en combat singulier, et s’il trouvait que l’attitude de son adversaire était lâche, il n’en dit mot. Car après tout, tous les moyens étaient bons pour venir à bout d’un ennemi, l’important étant de rester en vie à la fin.

L’inconnu alluma son sabre et chargea. De son côté, Neith l’attendait de pied ferme. Il se savait mal embarqué puisqu’il n’avait pas sa propre arme, et misa donc sur la stratégie. Son ennemi semblait plus porté sur la violence que sur la subtilité, ce qui l’avait sûrement conduit à se porter tout de suite sur son adversaire désarmé, pensant sa victoire facile. Neith se servit de cette sottise pour inverser, temporairement du moins, la tendance.
Arrivé à sa portée, il chercha à lui asséner un coup horizontal fort et rapide. Profitant de ce mouvement, Neith se pencha soudainement en avant pour passer sous l’éclat vert et se jeta sur son adversaire, à présent déséquilibré par son assaut. Ce dernier eut le souffle coupé et fut projeté en arrière. Durant le court temps où il reprenait ses esprits, Neith en profita pour lui asséner un coup de poing sur la tempe et se releva avant de se positionner à une distance respectable de l’inconnu. Celui-ci ne tarda pas à se remettre sur pieds, d’autant plus énervé que Neith affichait un air conquérant et sûr de lui. Ce lui fut fatal.

Car si la colère peut être bénéfique et servir les desseins de n’importe qui, il faut savoir l’utiliser à bon escient. Ce qu’apparemment l’Apprenti étranger n’avait pas encore appris, ou compris. Il multiplia les charges et les assauts, tous plus volontaires et féroces les uns que les autres. Neith s’en tira avec quelques égratignures, alors que l’autre se vidait de ses forces petit à petit. Quand il estima le moment opportun, Neith fit appel à la Force. Il envoya valser son adversaire à l’autre bout de la salle et rassembla ses forces. Puis, tendant sa main gauche vers l’inconnu, il l’étouffa. Epuisé, ce dernier ne pouvait lutter bien longtemps, et fini par tomber au sol. Mort.
Neith s’approcha alors du corps sans vie de son adversaire et s’empara du sabre, qui fut le sien désormais. Il n’y apporta que la couleur rouge scintillante pour se distinguer de son ancien propriétaire.


***

Ses pensées l’avaient baladé le long des couloirs sombres de l’Académie. Neith n’avait pas souvenir d’avoir croisé qui que ce soit. Si son esprit était ailleurs, il l’aurait certainement perçu dans le cas contraire. C’était étrange. Et y prêtant un peu plus ample attention, il se rendit compte qu’il s’était rendu dans une partie de l’Académie qu’il ne connaissait que très peu, et où peu de gens allait. Tant mieux. Ainsi, il serait tranquille et pourrait se concentrer sur ce qu’il voulait sans être dérangé par quiconque, à moins d’une coïncidence… Ce qui se fit au détour d’un couloir. A l’autre bout, une silhouette noire, encapuchonnée, seule. L’ombre inconnue ne bougea pas, ou sinon pour porter ses mains à sa ceinture. C’est alors que, semblant venir d’ailleurs, un murmure se porta jusqu’à son oreille : « Enfin je te trouve… ».

L’effet était saisissant. Si Neith était sur ses gardes, il n’en laissa trop rien paraître. Il se savait inférieur, et de très loin, au Sith qui lui faisait face mais il ne devait pas manifester les doutes qui le parcouraient à cet instant. Au contraire, il devait afficher un visage impassible et déterminé, montrer ses forces. Il ne savait pas à quoi s’attendre et ne pouvait discerner les intentions de l’étranger. Par précaution, il s’était également stoppé net. Si l’inconnu voulait avoir affaire avec lui, il se manifesterait certainement, de quelque manière que ce soit. Neith envisageait toutes les possibilités s’offrant à eux deux. Là, le Sith fit s’avança dans sa direction, impassible.

« Puis-je connaître ton nom, mon garçon ? »

Quelle drôle de question en la circonstance. Dans un couloir désert et sombre, un Sith étranger, bien plus puissant que lui et aux motifs inconnus l’interrogeait sur son nom. Neith ne sut pas comment percevoir la chose. D’un côté, il savait que le Zeltron – il l’avait vu grâce à un infime faisceau de lumière lorsqu’il avait retiré sa capuche – était un de ses aînés et méritait donc le respect. Neith se demandait donc s’il s’agissait d’un signe d’intéressement de sa part. Mais d’un autre côté… quel intéressement ? Cela pouvait être tant en bien qu’en mal, et il ne pouvait percer cette question d’après ses impressions sur le Sith. Neith ravala la crainte qu’il avait pour sa détermination. Quoiqu’il pourrait se passer, c’était le fruit d’une volonté qui le dépassait. Arriverait ce qu’il arriverait.

« Mon nom est Neith Qadesh. Et vous, qui êtes-vous, seigneur ? »

Neith fit lui aussi un pas en direction du Zeltron.

« Que me vaut l’honneur de la visite d’un seigneur Sith ? Je ne crois pas avoir fait quoique ce soit qui me permette de mériter cela, monseigneur. »

Et c’était vrai. Neith n’avait jamais brillé plus qu’un autre. Il ne s’était jamais démarqué au cours des leçons qu’il avait suivi à l’Académie. Ce n’était donc sûrement pas pour ses exploits de cours qu’on était venu à sa rencontre. Car il ne croyait pas à un hasard. Le Zeltron s’était placé sur sa route intentionnellement. Restait à savoir ce qu’il lui voulait réellement.
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Mer 26 Oct 2011 - 21:03

* Neith Qadesh... Voici donc le nom de la Mort pour le misérable avorton qui a perdu la vie... * Résuma l'homme au manteau sombre en une pensée aussi poétique que morbide.

Curieux d'en apprendre plus sur cet ambitieux humain plein de surprise, Tobias accueillit l'interrogation polie de ce dernier par un sourire appréciateur. Entendre transparaître au travers de leurs mots le respect des apprentis ne laissait jamais l'ego du sith chauve indifférent, et c'était encore plus vrai lorsque l'on faisait preuve de suffisamment de clairvoyance pour l'appeler « Seigneur ». Laisser croire à ce mégalomane qu'il méritait toujours son titre d'autrefois le mettait dans la meilleure des dispositions. C'est donc sans aucune rudesse, avec un minimum d'amabilité, que le Zeltron déclama en retour :


« Mon nom, puisque tu me le demandes, est Darth Karno. Souviens-t'en bien, mon jeune ami ! Cependant, pour toi, je pourrais tout aussi bien me prénommer « Destinée »...  » Sous-entendit l'ancien seigneur sith en souriant pour lui-même.

Plus il en apprenait sur Neith, plus le Zeltron voyait sa décision initiale se confirmer. L'intuition que la Force lui avait envoyée de ne pas laisser Jakar mettre la main sur un élève si prometteur n'aurait pas pu se vérifier de façon plus explicite. En comprenant la piètre opinion que le Zabrak avait de lui, Tobias s'était instinctivement laissé envahir par une colère aussi noire que pouvait l'être le Côté Obscur à son apogée. Porté par l'impulsion de passion dévorante, le sith s'était sans y prendre garde rendu extrêmement sensible aux confidences silencieuses de la plus avisée des conseillères. Résolu de prime abord à contrarier les plans de son rival coûte que coûte, Karno découvrait à présent quel merveilleux cadeau la Force lui avait fait en le guidant jusqu'au jeune humain au visage impassible.


* Il s'est présenté à moi avec son nom civil... Ce qui implique qu'il n'ait pas encore été choisi par un mentor. Dans le cas contraire, c'est son identité Sith qu'il m'aurait présentée... * Considéra le solitaire traquer à peau rouge envoyé pour identifier l'assassin inexpérimenté.

Téméraire, l'apprenti s'était approché de son aîné d'un pas. Jouant avec l'une de ses boucles d'oreille, le guerrier sith commença à réfléchir à la suite des événements. Le garçon serait son adepte, la chose était admise. Mais que faire de Jakar, qui attendait avec impatience le retour de son émissaire ? L'éliminer restait envisageable, mais uniquement comme solution de repli. L'Ordre Sith proliférait par chacun de ses membres, tant qu'ils obéissaient à ses préceptes. Or le maraudeur Zabrak ne manquait pas de qualités, même si en cas d'affrontement, Karno se savait vainqueur. Trop spécialisé, le bretteur manquait d'habileté avec la Force. L'ancien Seigneur sith le balayerait comme de la poussière soumise aux rafales tumultueuses de Korriban.


* A tout point de vue, la méthode la plus efficace consistera à présenter notre tueur inexpérimenté comme un gaillard chanceux. Je pourrai ramener le sabre de la victime à Jakar en temps que preuve, et prétendre avoir fait montre d'une rare clémence en laissant vivre Neith. Avec ce qu'il faut « d'argumentation », ce balourd cornu avalera l'histoire sans trop poser de questions... * Décida leZeltron en songeant qu'il pourrait facilement influencer le maraudeur stih grâce à de légers soupçons de phéromones.

Silencieux et plongé dans ses pensées tandis qu'il continuait d'examiner sa récente « acquisition », Tobias entendit son vis-à-vis s'étonner à voix haute de l'intérêt qu'on lui portait soudainement (sans jamais se départir de la judicieuse flatterie habillant ses prises de parole). Heureux de voir le résident de l'Académie saisir la perche tendue un peu plus tôt par ses soins, Karno agita un index ganté réprobateur à hauteur de torse.


« Tss tss tss... Rien fait pour mériter la visite d'un seigneur sith ? Je ne me montrerais pas aussi catégorique. Pour le simple plaisir de s'écouter parler, l'adepte du Côté Obscur s'amusa à faire durer le suspense, flirtant avec les non-dits pour multiplier les possibilités de quiproquo. Il y en a un qui ne t'oubliera pas de si tôt, tu peux me croire... Tu lui as tapé dans l’œil, et sérieusement. Considères-toi très chanceux de ne pas avoir eu directement affaire à lui, parce que lui t'aurait démembré sans préavis. » Gloussa le cabotin en mimant l'arrachage d'un bras, ses dents trop pointues découvertes et une étincelle malsaine au fond de ses prunelles ambrées.

Recouvrant peu à peu son calme et ses esprit, Darth Karno se passa rapidement une main sur le visage, comme pour en effacer les derniers restes d'hilarité. Puis, les traits fermés et la voix grondante, le Zeltron siffla d'un timbre acide:


« Ce sabre que tu portes... On a récemment retrouvé le cadavre de son premier propriétaire. Ce qui fait de toi soit un assassin, soit un pilleur de cadavre. Dans les deux cas, saches que le maître de cet apprenti a réclamé la tête du coupable. Ce qui te place dans une situation précaire, stupide vermisseau. » Postillonna le supérieur de Neith en réduisant de moitié la distance le séparant de son interlocuteur.

* Le côté Obscur est tapissé de mensonges, et baigne dans les eaux saumâtres du complot. En le laissant croire que je suis sa seule planche de salut, j'ôte à ce jeune homme toute idée de me délaisser pour un autre mentor. J'incarnerai son oxygène, et tant qu'il s'estimera mon débiteur, son respect et son obéissance ne connaîtront pas de limites ! *

Bien qu'ayant feint de le croire, Karno n'imaginait pas une seconde l'élève en bure noire et rouge être un simple récupérateur. On avait tué la victime sans faire usage d'un sabre, et quiconque ne possédant pas l'arme traditionnelle sith se serait empressé d'en récupérer une à la première occasion. Trop de détails laissaient penser que le pilleur et le meurtrier ne faisaient qu'une seule et même personne. Restait à voir si l'intéressé saurait assumer ses actes, ou si il préférerait opter pour du bluff.

Plantant son regard acéré dans les yeux du seul autre utilisateur de la Force présent, Tobias lâcha son ultimatum à voix lente, appuyant bien sur chaque mot:


« Dis-moi donc, Neith : es-tu un simple voleur ? Si oui, prépares-toi à être interrogé sur l'heure par un professeur de l'Académie. Nous extrairons de ta tête toutes les informations que l'on jugea nécessaires pour retrouver le véritable coupable, avant de te laisser filer. Peut-être qu'alors, il se pourrait qu'un « incident » survienne, étant donné que tu seras probablement considéré par tous comme un délateur. Or je te rappelle qu'au moins un de tes camarades est très porté sur l'assassinat. Le guerrier sith s'autorisa une pause, le temps que sa menace fasse effet. Je ne te conseille néanmoins pas d'essayer de te montrer solidaire, car cela ne ferait que prolonger les souffrances innommables que des bourreaux s'amuseront à te faire subir. Plus tu résisteras, plus ils seront ravis, et plus ils mettront du cœur à l'ouvrage... Et pourtant, aussi horrible que paraisse ce sort, il serait infiniment préférable à celui du tueur. Parce que l'apprenti en question se verra traîné de force jusqu'aux appartements personnels d'un sith, sans espoir d'y survivre. Et pas question de bénéficier d'une mort douce ! Korriban toute entière aura résonné des lamentations sans fins de la pauvre âme bien avant que cette dernière ne s'éteigne. »

Allant crescendo dans la dureté de ses insinuations, le Zeltron n'hésita pas à saisir d'une main son sabre, puis à en tapoter l’extrémité ornementé d'ivoire sculpté. D'un ton entendu, le proche-humain déclara froidement:

« Quoi que tu sois, Neith, voleur ou meurtrier, ce serait t'accorder une immense faveur que de te couper proprement la tête dès à présent. A la rigueur, je n'aurais même pas à produire ton cadavre comme preuve de ton décès... Brandir le sabre du moribond suffirait largement. Penses-y : tu éviterais bien des peines, et je te parle en connaissance de cause. »

Karno voulait voir de quel bois était fait son potentiel apprenti, l'évaluer face à une situation où sa résolution et sa force de volonté seraient sollicitées. D'un geste sans équivoque, il enclencha l'allumage de son sabre. Un bref sifflement accompagna la sortie de la lame d'un rouge vermillon, qui se mit à bourdonner une lugubre mélopée.

« Fais ton choix! »


Dernière édition par Darth Karno le Ven 4 Nov 2011 - 14:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Mer 2 Nov 2011 - 23:22

[désolé pour ce retard, également pour ce manque d'inspiration :/]


___

Analyser la situation. Première chose à faire pour Neith. Après les paroles du Sith, auxquelles il n’avait trouvé quoi répondre, il se savait en mauvaise posture. Ou, tout du moins, il en savait encore moins sur les intentions de ce mystérieux Darth Karno. Ce dernier avait d’abord paru s’intéresser à lui avant de le menacer, de manière de plus en plus forte, sans cacher ce qui l’attendait. Mais au moins, il savait à présent que c’était son sabre et, principalement, son ancien propriétaire qui avaient attiré le Sith jusqu’à lui. Il était vrai qu’il n’avait pas réellement cherché à déguiser son meurtre, surtout qu’il s’estimait être dans son bon droit étant donné qu’il avait cherché à se défendre… mais également à profiter de la belle opportunité qui s’était alors offerte à lui. Mais là n’était pas la question pour le moment. Neith devait se sortir de ce mauvais pas. Analyser.

D’un côté, lui. Simple Apprenti, à peine rôdé aux techniques sith, et très peu Sith lui-même. De l’autre, le mystérieux Karno. Qu’avait-il entendu dire de lui ? Pas grand-chose. Mais c’était un Zeltron, il fallait donc se méfier des phéromones qu’il pouvait utiliser pour manipuler ses cibles. A cette pensée, Neith eut un bref geste de recul avant de se raviser. Les Sith sauvaient leur peau autant que possible, mais il avait horreur de se sentir lâche. Pendant ce temps, Darth Karno ne se privait pas de lui faire miroiter les supplices qui l’attendaient s’il était reconnu coupable de meurtre et de vol, ou simplement s’il ne coopérait pas pour démasquer le tueur. Son esprit allait à cent à l’heure. Que faire dans une telle situation ? La fuite était inenvisageable, et de toutes manières, c’était une option qu’il avait écarté depuis bien longtemps. Dire la vérité pourrait s’avérer risqué, mentir sûrement plus. Au final, ce fut Darth Karno qui ne lui laissa que très peu de choix, malgré son incitation à le faire. Ce dernier alluma son sabre rouge, donnant au long couloir une allure sanguinolente. Rien de bien rassurant. Neith pouvait donc mourir comme un lâche, ou se battre pour tenter de vivre bien qu’il ne croyait guère en ses propres chances de faire face bien longtemps.


« Je crois, monseigneur, que vous ne me laissez pas vraiment le choix. »

Suivant ses paroles par l’acte, Neith saisit son sabre laser grâce à la force. Celui-ci atterrit doucement au creux de sa main gauche et Neith referma sa poigne sur son arme. Une nouvelle lame rouge, plus brillante que les lames traditionnelles, en surgit dans un léger vrombissement. Affermissant sa position en ancrant bien ses pieds au sol, Neith se préparait à un assaut du Sith si ses paroles ne suffisaient pas.

« Puisque vous désirez tant le savoir, je ne suis pas un simple voleur. J’ai effectivement tué un Apprenti et je lui ai pris ce sabre qu’apparemment vous désirez tant. Vous vous répandez en menaces à mon encontre, mais qu’est-ce qu’un combat au sabre alors que j’ai combattu et tué mon adversaire simplement à l’aide de la Force ? Alors, seigneur, si vous désirez vraiment me faire subir le sort que vous m’avez prévu, sachez que je ne serai pas lâche comme tant d’autres ici. Si je dois mourir, je le ferai en combattant, sachez-le ! »

Neith improvisait. Il n’avait pas vraiment l’intention de mourir, mais s’il le devait vraiment, autant accueillir la mort avec honneur. Il n’était pas comme les autres Sith, ce point ci le différenciait très largement de la majorité de ses condisciples. Cependant, il partageait bien souvent leur entêtement et leur lutte pour le pouvoir, c’était également le cas ici.

« Faites votre choix. »

Neith sourit, presque serein finalement.
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Ven 4 Nov 2011 - 17:50

[HRP] No soucis Wink [/HRP]

« Faites votre choix. » Conclut Neith en se réappropriant les mots utilisés par Karno un peu plus tôt.

Deux duellistes s'apprêtant à livre un combat au sabre dans un couloir de l'académie. Voilà ce à quoi Neith et Tobias ressemblaient. Lames enclenchées, les adeptes du Côté Obscur se défièrent du regard. L'un, Zeltron, arborait un visage aussi fermé que son esprit. La ligne d'épaule située entre ses deux appuis au sol, un pied en avant et l'autre en arrière, il maintenait une garde offensive en positionnant son arme en biais, orientée vers son opposant. Ce dernier, loin de montrer la moindre appréhension, s'autorisa un sourire en assurant son équilibre, jambes écartées.

L'écho de pas tranquilles ne put être entendu que parce qu'un silence de mort flottait autour des deux siths. Sans quitter des yeux son vis-à-vis, le guerrier sith au crâne rasé explora brièvement la Force, dans le but d'en apprendre plus sur ce spectateur imprévu. Sa Détection l'informa qu'il s'agissait d'un ou d'une élève à l'aura faible. Une nouvelle recrue, ou un aspirant manquant de talents. Ces détails n'avaient pas d'importance. Karno commençait déjà à sentir sa colère grimper en flèche, stimulée par la perspective d'un combat imminent. Le corps parcourut de picotements d'excitation, l'ancien seigneur Sith fendit l'air par de rapides mouvements en faisant souplement rouler son poignet.


* Un témoin ! Tout ce dont j'avais besoin pour tromper Jakar. * Se réjouit le Zeltron en se préparant à attaquer au moment où le promeneur solitaire déboulerait dans la zone de combat.

Il s'agissait d'un Rodien à la peau vert outremer. Ses yeux semblables au ciel nocturne étoilé s'arrondirent en comprenant au milieu de quoi il venait de se fourrer, et son premier réflexe fut un mouvement de repli expéditif. Cependant, dans l'intérêt de Neith et de son « agresseur », l'apprenti devait assister à l'échange qui allait suive avant de déguerpir. Karno comptait pour cela sur l'appétit morbide qu'avaient la majorité des élèves lorsque l'odeur du sang commençait à imprégner l'atmosphère. Se redressant en éteignant son sabre, Tobias pouffa en hochant négativement la tête.


« Ha ha ha ! Absolument ridicule ! Et tu oses dire que tu sais te battre ? On croirait rêver ! Pour donner plus de crédit à sa comédie, l'acteur à la peau rouge lâcha un soupir résigné, avant de conclure d'un ton désabusé : Il ne m'aura pas fallu trente secondes pour comprendre que tu n'es qu'un beau parleur. Un conseil : arrête de fanfaronner. On ne devient pas sith en se reposant uniquement sur la Hasard et la Chance! »

Les traits plissés par une moue dédaigneuse, le guerrier Sith fit mine d'enfin remarquer le Rodien en retrait. Menaçant, il s'avança dans sa direction, le sabre encore en main, et ordonna d'une voix tranchante:

« Quest-ce que tu fabriques ici, toi ? Hors de ma vue ! Et ne raconte à personne ce que tu viens de voir, ou bien tu serviras de nourriture aux Banthas! »

L'effet ne se fit pas attendre : fonçant tel un speeder, le résident de Korriban disparut en lâchant un nuage de phéromones malodorantes indiquant la peur bleue qu'on venait de lui causer. Satisfait, Tobias contempla un instant le couloir par lequel s'était enfui son témoin.

* On peut être certain qu'il parlera... Et cette histoire finira tôt ou tard par remonter aux oreilles d'un certain Zabrak. * Songea le guerrier Sith qui savait à présent comment retourner la situation à son avantage personnel.

Il replaça son arme éteinte à sa ceinture, avant de sourire à son interlocuteur. Tandis qu'il entamait son laïus, sa main droite caressa négligemment le mur rugueux tout proche.


« En choisissant de devenir un sith, on accepte implicitement de vivre dans un univers où tromperie et manipulation sont des maîtres-mots. Comme tu as pu le constater à l'instant, jouer la comédie pour dissimuler la vérité est aussi courant entre ces murs que de respirer. Parce que l'honnêteté et l'honneur sont l'apanage des stupides Jedis, nous autres, adeptes du Côté Obscur, avons appris à multiplier les illusions dans le but de piéger nos ennemis, ou de protéger nos intérêts... »

Ne craignant plus d'avoir à employer la brutalité pour parvenir à ses fins, Darth Karno ramena les plis de sa cape devant son torse, faisant disparaître sous le tissus sombre sa tenue aux couleurs vives. D'une voix claire, le supérieur de Neith développa son propos.

« L'élimination des Faibles par les Forts, tel est notre credo. Alors, pourquoi punir de mort l'apprenti qui se contente de suivre ce dogme à la lettre, te demandes-tu sûrement ? Tout bonnement parce qu'ainsi, notre Ordre s’autodétruirait. Les tentatives d'assassinat entre élèves n'en finiraient pas, réduisant à une poignée le nombre d'aspirant parvenant à devenir de véritables Siths. Et pendant ce temps, la vermine jedie, si « tolérante » et « compréhensive » avec ses padawans n'en finirait pas de se multiplier, réussissant à terme à nous submerger sous le nombre. Songes qu'en ces temps de guerre ouverte, nous ne pouvons nous permettre de perdre des recrues prometteuses au simple motif qu'à peine arrivées, elles se fassent éliminées par des résidents plus âgés et plus expérimentés. »

Karno fit pivoter son regard vers son interlocuteur. Un jeune homme rempli de force et de détermination, à ce qui lui semblait. Capable de faire montrer d'une certaine habileté au combat, et assez solide pour défier la Mort en face. En dépit du fait que Tobias n'appréciait pas trop le calme apparent de ce meurtrier précoce, le guerrier Sith avait acquis une conviction tangible : Neith était au-dessus du lot. Ce qui présageait d'excellentes choses, et arrangeait les affaires du Zeltron très à l'aise avec les conspirations.

« Néanmoins, ne rêvons pas ! Concéda l'ex-Seigneur Sith en claquant des doigts pour marquer l'intonation. Korriban connaît son lot de meurtres et d'assassinats. De temps à autres, entre professeurs, mais pour une très large majorité, entre apprentis. Seulement il s'agit en fait d'une mise à l'épreuve, d'un test caché. Tuer n'est pas réprimé, c'est même un acte encouragé... Pour peu que ce soit fait avec discrétion. Le Seigneur Noir des Siths finit toujours par l'apprendre lorsqu'un décès survient dans son Académie. La seule différence qu'il voit d'un meurtre à l'autre, c'est la difficulté rencontrée pour en avoir connaissance. Tu dois comprendre, jeune Qadesh, qu'un apprenti incapable de dissimuler convenablement son forfait aura très peu de chances de devenir un assassin valable. Or, notre Ordre ne souffre pas de compter dans ses rangs le moindre incapable.
Ceux qui sont jugés suffisamment méticuleux se voient bénéficier de cours privés octroyés par un professeur particulier. Quand aux autres... Ils servent d'exemple, afin que ce « test » ne soit pas pris à la légère.
 »

Tobias joignit ses mains, paumes à plat, et vint coller l'ensemble juste devant ses fines lèvres. Impassible, il toisa le jeune homme brun qui se tenait devant lui. Jouer les enseignants avait énormément plus à Karno, jamais avare d'occasion de s'écouter parler. Cependant, l'exposé du jour venait de toucher à son terme. S'il savait à peu près lire entre les lignes, Neith devait avoir compris qu'il avait échoué, ce qui signifiait que pour lui, l'aventure se terminerait ici et maintenant.

« Oui, nos lois sont dures. Mais comme tu n'auras pas manqué de le noter, je viens de planter la graine d'une rumeur qui, en germant, fera en sorte que l'on te croit beaucoup moins responsable que tu ne l'es en réalité de ton crime. Un individu assez doué pour tuer à mains nues un adversaire armé d'un sabre laser, mais pas assez discret pour en effacer toute trace, ne pourrait être laissé en vie. On le jugerait trop dangereux, susceptible de recommencer. Mais qu'en est-il de l'insolent chanceux ? Cet apprenti sans réel potentiel, qui aura, suite à une succession de coïncidences rarissimes, réussit à vaincre un autre résident ? On estimera à quasiment nul le risque qu'un tel événement se reproduise, et le bougre sera laissé libre de mener sa barque tranquillement. La sélection naturelle finira bien par avoir raison de lui un jour ou l'autre, pourquoi se fatiguer à l'éliminer ? »

Avec un clin d’œil complice, le Zeltron à la langue décidément bien pendue fit pivoter ses mains jointes pour qu'elles pointent en direction de son vis-à-vis et unique auditeur.

« En dissimulant ta véritable nature, en mentant tel un Sith véritable au reste de l'Académie, tu assures ta survie, mon garçon. De plus, sous-estimé par tes camarades, tu disposeras sur ces derniers d'un avantage indéniable : personne ne te verra comme une menace et ne cherchera à te mettre hors-course ; et ceux qui voudront s'en prendre à un faible pour se faire la main auront une surprise des plus désagréables en t'affrontant !  »

* Tu as compris, Neith ? C'est à moi et à mon intelligence que tu dois la vie. Ne l'oublies pas, ou tu t'en mordras les doigts. * Soliloqua le guerrier Sith en vérifiant une fois de plus qu'on ne risquait plus de les surprendre. Le regard gourmand, Tobias fit lentement passer sa langue sur ses lèvres, comme si il prévoyait de faire de l'apprenti en toge rouge et noire son prochain repas.

« Telle est la solution que j'ai à t'offrir, une alternative possible pour le futur que l'on réserve traditionnellement aux Faibles, sur Korriban. Hélas! Précisa comme à regret l'adepte du Côté Obscur natif de Zeltros Mon aide n'est pas gratuite, je l'admets. En échange de l'assurance de voir le Soleil se lever pour de longues années encore, j'exige de toi que tu m'accompagnes sur Ilum, le temps que je prenne contact avec un indicateur possédant des renseignements m'intéressant. Ta présence pourrait se révéler utile... » Lâcha Karno sur un ton ambigu, ne précisant pas de quelle sorte « d'utilité » il parlait.

L'ex-Seigneur Sith avait mit son interlocuteur au pied du mur. Le jeune Qadesh n'avait pas le choix, sauf s'il était stupide au point de préférer mourir sans avoir de dette envers quiconque. Le Zeltron inclina la tête sur la droite, plissant les yeux en examinant l'apprenti qu'il venait de ravir à Jakar. Dans une dernière figure de style, il proposa poliment, pour la forme:


« Cette offre est à prendre, ou à laisser. Je te laisse cinq minute pour y réfléchir, et ensuite, je prendrai ton silence pour un refus. »


Dernière édition par Darth Karno le Ven 11 Nov 2011 - 15:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Jeu 10 Nov 2011 - 23:24

Neith vécut l’arrivée d’un nouvel inconnu de la façon la plus incompréhensible à ses yeux. Il pouvait tout à fait comprendre les réprimandes faites par Darth Karno puisqu’il était son aîné et son supérieur au sein de l’Ordre Sith, mais il eut du mal à saisir pourquoi il déclarait tout ceci si fort. Il comprit lorsqu’il aperçut, quelques mètres derrières le Sith, un Rodien, probablement un Apprenti d’après son allure. Au premier abord, il semblait bien que Karno faisait cela pour le dévaloriser aux yeux des autres, faisant passer Neith pour un incapable. S’il n’avait pas été lui, s’il avait été comme la majorité des Apprentis, Neith se serait aussitôt emporté et n’aurait pas hésité à faire ravaler ses paroles au Zeltron qui l’insultait en proférant de telles paroles. Cependant, il était Neith Qadesh. Un Apprenti… atypique. Il réfléchissait souvent, analysait chaque chose. Du moins, il l’essayait, et pas toujours avec succès. Il avait encore beaucoup à apprendre, mais dans la situation qui l’occupait là, il savait que Karno ne le blâmait pas simplement pour le rabaisser. Mais il ignorait pourquoi ce dernier jouait une telle comédie devant lui. Bien des choses lui étaient dissimulées par le Sith, notamment dans l’histoire concernant le meurtre qu’il avait commis et pourquoi il le recherchait pour un simple sabre laser volé. Mais qu’importe ! Quoi qu’ait pu comprendre le Rodien, la soufflante infligée par Karno, et surtout les réprimandes entendues, suffirent à faire déguerpir le nouveau venu aussi vite qu’il était arrivé quelques instants auparavant.

Karno remit ensuite son sabre à sa ceinture –Neith fit de même– puis rabattit son capuchon sur sa tête. Il se lança ensuite dans un long discours sur la stupidité des principes jedi, sur le credo sith, et beaucoup d’autres choses auxquelles Neith adhérait, ou non. Sans en être totalement conscient, simplement parce qu’il se savait différent de beaucoup d’autres, Neith avait lui aussi des principes, un code bien particulier qui l’écartait du chemin obscur que les adeptes de l’Ordre Sith suivaient d’habitude. Il n’était pas comme tous les autres. Alors, que Karno parle de l’inutilité de l’honneur ou de l’honnêteté le faisait sourire… Car il se savait être autrement que ce que le Sith pensait. Mais comme ce dernier le soulignait si bien, il fallait également savoir tromper son monde. En l’occurrence, pour Neith, il s’agissait principalement de s’adapter aux situations. Car malgré tout, il était un Sith, ou au moins sur le chemin pour en devenir un.

Car s’il se différenciait des autres par bien des aspects, Neith recherchait par-dessus tout le pouvoir et la puissance, dans l’espoir d’un grand avenir. Mais le chemin était encore long, et Darth Karno ne se priva pas pour le lui rappeler. Impassible, le Sith le regardait de haut. Neith comprit quelques aspects de sa personnalité par le biais de son petit discours, mais une grande partie de Karno lui était encore inconnue. Dans tous les cas, d’après ce qu’il venait d’entendre et de comprendre, il se savait en plus mauvaise posture qu’auparavant, bien que les sabres soient à présent éteints. Car s’il avait bien compris, il faisait partie de ceux qui avaient justement échoué au test dont parlait Karno. L’élimination d’un Faible avait été faite par un Fort, mais ce Fort n’avait pas réussit à déguiser son méfait pour que sa trace se perde et qu’on ne le retrouve pas. Son sort était donc la mort. Anticipant une prochaine action du Sith qui aurait pu lui être funeste, Neith avait déjà mis la main à sa ceinture pour se saisir de son arme.

Mais la suite du discours de Karno l’interrompit dans son mouvement. Au final, toutes les actions, toutes les paroles du Sith s’étaient mises au service d’un seul but : amener à faire croire que Neith n’était qu’un Apprenti sans avenir, faible, mais qu’on ne chercherait pas à poursuivre car il ne présenterait aucun réel intérêt. Ce qui expliquait beaucoup mieux la comédie jouée auparavant avec le Rodien et le discours qui s’ensuivit. Neith devait donc dissimuler qui il était vraiment au sein de l’Académie pour espérer survivre. La leçon était retenue, et les avantages dont il en tirerait seraient une très bonne récompense si les paroles de Darth Karno s’avéraient vraies, ce dont il ne doutait pas vue l’expérience de ce dernier. Mais cette aide avait un prix : accompagner le Sith sur Ilum, dans un but totalement inconnu. De plus, Neith ne disposait que de très peu de temps pour se décider. Cependant, le choix n’était pas difficile. D’un côté, s’il refusait, la mort lui était promise. De l’autre, s’il acceptait, il ne savait pas à quoi il pourrait bien servir sur Ilum, mais il vivrait. Entre la mort et la vie, quelques puissent être les conditions, Neith choisissait la vie. En cela, il ne se différenciait pas de ses condisciples.


« Je n’ai pas vraiment le choix, de toutes manières, monseigneur. Mais, plutôt que de penser que c’est parce que je suis dos au mur que je me joins à vous dans votre voyage pour Ilum, je préfère vous avertir que c’est surtout parce que je pense que nous pouvons très bien… nous entendre tous les deux, seigneur. Vous m’avez aidé, je l’avoue, et voilà que je vous aide en retour. »

Neith s’avança alors vers Darth Karno, montrant de ce fait qu’il se joignait bel et bien à lui. Cependant, il refusait de se laisser marcher sur les pieds, même par un de ses aînés. Sa fierté l’en empêchait. Mais il savait que tous deux avaient besoin de l’autre, au moins pour un temps.

« Et je me plais à penser que nous sommes à l’aube d’une belle collaboration entre nous, monseigneur. Vous ne serez pas déçu… Maître. »
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MessageSujet: Re: Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]   Ven 11 Nov 2011 - 17:47

* A l'aube d'une belle collaboration ? Tu ne manques pas de cran, mon garçon... * Songea le Zeltron encapuchonné avec amusement.

Son interlocuteur, présomptueux ou simplement direct, venait de se camper devant Karno, tout en déclarant vertement à ce dernier accepter sa proposition. Le jeune humain, loin de se débiner à l'écoute du réquisitoire pourtant sinistre de son aîné, affirma par-ailleurs ne pas agir par crainte du sort funeste qui le menacerait au cas où la vérité éclatait ; mais plutôt orienter son choix au regard des opportunités qu'offriraient, à n'en pas douter, un « partenariat » entre les deux hommes. Tobias ne put retenir un large sourire en observant l'apprenti lui tenir résolument tête, allant jusqu'à vouloir se mettre à un pied d'égalité avec l'ex-seigneur Sith.


* Je pourrais te tuer sur-le-champs, sans le moindre effort. Et tu le sais, pauvre insolent. Néanmoins, ton désir de grandeur et ta volonté farouche de me supplanter exigent de toi que tu ne trahisses aucune crainte, aucune appréhension. *

Inspirant silencieusement l'air, Darth Karno s’imprégna des effluves de Neith, laissant rouler les arômes sous son palais. Bien que possédant un odorat des plus communs, les habitants de Zeltros n'en demeuraient pas moins sensibles aux plaisirs olfactifs. Tout en appréciant le musc exhalé par les pores du jeune homme, l'adepte du Côté Obscur répondit d'un ton acerbe :

« C'est à moi, et à moi seul, qu'il revient de juger de ton intérêt, Neith. Ne t'avise pas de croire que, parce que je t'ai sauvé la mise aujourd'hui, tu revêts à mes yeux une importance quelconque ! »

Le Sith était parvenu à ses fins. En l'appelant spontanément « maître », le résident de l'Académie reconnaissait et affichait son envie de bénéficier de l'enseignement du Zeltron aux yeux ambrés. Toutefois, faire en sorte que son disciple veuille apprendre ne suffisait pas au mentor à la peau rouge. Lui attendait de son pupille un respect et une reconnaissance encore maigres pour le moment. Mieux valait remettre à sa place le jeune acolyte immédiatement. Un apprenti trop sûr de lui finissait souvent pas s'imaginer plus doué qu'il ne l'était en réalité. Or, les aspirants de la trempe de Neith restaient minoritaires, sur Korriban. En perdre un revenait à se condamner à des mois d'attente.

Inclinant la tête, le Zeltron toisa son vis-à-vis d'un œil mauvais.


« Encore une chose : c'est au Mentor de choisir son disciple, et non l'inverse. Tu peux continuer à m'appeler « Maître » si tel est ton souhait ; cependant, ce n'est pas avec de simples mots que tu t'assureras mes faveurs. » Déclara-t-il d'un ton râpeux et sec.

* Ilum sera le théâtre de ta dernière épreuve... Et ton tombeau, si tu avais le malheur de me décevoir... * Poursuivit le guerrier Sith à part lui-même.

Sans plus attendre ni conclure, Tobias fit volte-face, quittant l'humain en toge noire et rouge d'un pas volontairement lent. Distraitement, il songea à l'itinéraire qu'il emprunterait, et résolut d'aller retrouver Jakar dans les appartements de ce dernier. Il restait une scène à jouer avant le tomber de rideau de la comédie fomentée par Darth Karno.
Faisant une halte, la silhouette au manteau sombre pivota juste assez pour pouvoir apercevoir l'aspirant de Korriban, au loin. D'un timbre clair affaibli par la distance, il indiqua finalement :


« Nous partirons ce soir ! Retrouve-moi au hangar, avec ton sabre. Je me charge de l'équipement de survie. Et tâche de ne pas te faire repérer en chemin ! »

***

Le Zabrak disposait de quartiers proches d'un couloir menant à la salle d'entraînement. En parfait Maraudeur qu'il était, Jakar ne comptait pas les heures passées à répéter les mouvements au sabre, imprimant au fil des séances chaque manœuvre au plus profond de son être, gagnant graduellement en vitesse et en fluidité dans l'enchaînement des esquives, des parades et des feintes. Une fois n'était pas coutume, c'est dans sa chambre, en train de méditer, que Karno le dénicha (ce après avoir fouillé les cercles de combat de fond en comble). Lui, Zeltron aux atours colorés et légers, protégé d'une simple pièce de tissu sombre, pénétra à une allure feutrée dans le royaume d'un combattant d'exception. La pièce, peu étendue, fourmillait de tréteaux arborant vibro-lames, piques de Force et autres instruments destinés à découper les chairs. Spartiate, la cellule de Jakar empestait la sueur, preuve que ce dernier passait également du temps à cultiver sa musculature entre ces quatre murs.

« J'ai découvert l'identité du meurtrier. » Annonça sans préambule le visiteur après que la porte automatique se soit refermée. Son interlocuteur garda ses paupières closes, mais il ne faisait aucun doute qu'il avait senti arriver son confrère.

« Son nom est Neith Qadesh, c'est un humain. Indiqua Tobias, avant d'enchaîner sur un ton impressionné Et il est doué, on peut le dire ! Je comprends qu'il ait attiré ton attention : figure-toi qu'il s'est débarrassé d'un aut... »

- Épargne donc ta salive, Karno !

Le maraudeur se releva brusquement pour venir se planter nez-à-nez avec son vis-à-vis qui joua la surprise. Torse nu, il avait conservé le bas de sa tenue de protection, et demeurait très impressionnant. Tandis qu'il se mettait à vitupérer, ses muscles pectoraux se contractèrent et les veines jugulaires saillirent à son cou.

« Je sais tout, m'entends-tu ? Tout ! L'apprenti dont tu me parles n'est qu'un maigrichon aux jambes arquées et aux bras flasques, qui a survécu à un duel par le seul mérite de son insolente chance ! D'apprenti, il n'a que le nom, et ne survivrait pas au moindre combat. Ce qui ne t'as pas empêché, en découvrant la vérité, de vouloir me doubler ! En échange de mes renseignements, je récupérais en lieu et place d'un disciple valable un vermisseau dont pas un jedi ne ferait son padawan. J'imagine que l'idée devait te plaire, n'est-ce-pas ? En plus de m'extorquer des informations de première main, tu t'arrangeais pour me faire perdre mon temps. Hé bien je ne suis pas dupe ! Et ce n'est pas en m'étouffant avec tes pitoyables phéromones que tu obtiendras de moi ce que tu convoites. » Tempêta le Sith en appuyant plusieurs fois un index accusateur sur le sternum de l'ex-Seigneur sith.

Ce dernier, trop heureux de voir le Zabrak tomber dans son piège, ne fit rien pour le détromper. Faisant mine de masquer son désarroi, il tenta faiblement de réfuter les accusations lancées à son encontre :


- Voyons, Jakar... J'ignore d'où tu tiens de telles affirmations, mais je peux te l'assurer...

- Tu perds ton temps! Le coupa une nouvelle fois le Maraudeur. Dommage... Je comptais réellement tenir parole et te faire part de certains... Éléments. Il renifla avec mépris.

Karno lui jeta un regard peu amène, avant de lâcher entre ses dents :


« Pfff... Ne te moque pas de moi ! Toi aussi, tu espérais me manipuler. Depuis le début, tu me promets des informations, mais en fait, tu ne sais rien. J'aurais effectué ton travail contre du vent et un rire moqueur en guise de salaire! »

Le résident de la chambre ne répondit pas à cette provocation, ce qui désarçonna temporairement Tobias. Lui aurait cru entendre Jakar avouer, un rictus rageur aux lèvres, qu'en effet, il ne disposait d'aucune donnée concrète. Le sourire énigmatique du Zabrak contraria son interlocuteur qui, l'espace de plusieurs secondes, tenta vainement de déterminer si le proche-humain bluffait. Nouvel échec. Le Maraudeur avait visiblement œuvré pour pallier ses faiblesses d'antan.

* Qu'est-ce que... Il saurait quelque-chose ? *

Plissant les yeux, Darth Karno feula de dépit, avant d'abandonner son confrère à sa méditation guerrière. Imprimant à son manteau un mouvement tournant de large amplitude, l'ex-seigneur Sith s'en fut à grands pas, nourrissant déjà de sombres rêveries de vengeance. Pour l'heure, il lui fallait cependant d'abord préparer un vol.

[HRP]Je te laisse le choix : tu peux répondre ici, ou bien préciser ce que tu fais dans ta première réponse de notre topic du voyage vers Ilum. Ma boîte à MP t'est ouverte, mon jeune apprenti Wink[/HRP]
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Tuer n'est pas jouer [PV : Neith Qadesh]

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