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 Plus rien, ni personne. (libre)

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Lloyd Hope
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MessageSujet: Plus rien, ni personne. (libre)   Mer 2 Fév 2011 - 20:08



Le brouhaha de Coruscant. Lumineux, sonore, sensitif, c'était à moitié un chaos indéfinissable, et à moitié une harmonie d'une complexité rare. Trouver le repos en ces lieux n'était pas aisé, mais rester anonyme, oui. Tout comme sur Nar Shaddaa, ici la Force était confuse, et l'espace si vaste, si labyrinthique, que le jeune Lloyd était à peu près sûr de n'être retrouvé.
Une tenue simple de voyageur, une veste de toile marron à col droit dans sa nuque, sur ses cheveux blonds, ainsi qu'un petit sac à dos contenant son sabre inutilisé depuis des mois, ses dernières économies et à peine de quoi se changer, c'était tout ce qu'il possédait, et qu'il gardait sur lui. Il avait réussi à louer une petite chambre grisâtre dans les profondeurs de Coruscant. C'était plus un placard de métal doté d'une couchette qu'autre chose. Et Lloyd n'y laissait rien, car, bien qu'un code protégeât l'entrée de son nouveau minuscule chez lui, il craignait que quelqu'un entre et devine son identité, ou son passé, par un indice qu'il aurait laissé derrière lui. De toutes façons, Coruscant ne serait jamais vraiment chez lui...

Plusieurs soirs consécutifs, Lloyd prenait le chemin d'un toit surplombant une partie de la ville. Des vaisseaux y sifflaient parfois bruyamment en survolant la zone, mais il y régnait un calme relatif. Tout autour, jusqu'à en masquer les étoiles, des millions des lumières apparaissaient, disparaissaient, dansaient sans jamais signe d'affaiblissement. C'était un spectacle pour les yeux jusqu'à perte de vue. De grandes barres d'immeubles structuraient le paysage, ainsi que l'immense dôme du Sénat, à quelques kilomètres du balcon improvisé du Hapan.
Un souffle léger et continu passait dans ses cheveux clairs, et ses yeux bleus se perdaient dans la contemplation de l'horizon. Il savait que bientôt, il n'aurait plus les moyens de vivre ainsi désœuvré. Il fallait qu'il trouve du travail... Si possible sans lien avec les Sith ni les Jedi. Les uns comme les autres l'avaient dégoûté. Même s'il aurait aimé avoir sa vengeance sur certains d'entre eux... Ou des explications de la part du vieux Don qui avait fermé les yeux sur son crime.
Mais désormais, le Seigneur Noir était mort, emportant dans sa tombe la trahison qu'il avait faite aux Sith et visiblement, il avait été oublié des Jedi. De loin, il avait suivi les rebondissements de la bataille spatiale, avec un faible espoir que les Sith et les Jedi s'entretueraient, disparaissant ainsi avec le passé qui l'avait vu souffrir. Cela ne s'était pas produit. Les Jedi avaient vaincu, mais les Sith n'avaient fait que s'enfuir. Ils reviendraient bientôt...

Désormais, il n'avait plus qu'à recommencer une vie loin d'eux, si cela était possible. Il réajusta sa veste près de son cou pour se protéger du souffle qui se rafraichissait avec la venue de la nuit, et soupira en appuyant ses coudes sur le parapet.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mer 16 Fév 2011 - 12:32

Retour sur Coruscant. Après l'épisode des jedis d'Ondéron et de celui d'Iziz, Mat'Aenna appréciait de revenir enfin dans un décor familier. Ici, plus d'assemblée de tarés manipulant la force ; ici, on trouvait seulement la technologie et on devait se servir de sa propre intelligence pour s'en sortir. Genre, pas des tours de magie... On pouvait enfin oublier quelques instants la peur omniprésente qui enserrait ses estomacs en leur présence.
Franchement, il n'y avait rien de mieux pour son moral que ces quelques heures de vacances improvisés. Kaze et son mercenaire avaient eu la bonne idée de vouloir passer une petite soirée entre hommes, à discuter de leurs plans divers avec un bon verre d'alcool entre les mains - manifestement, l'esclave était de trop et il fallait bien avouer qu'elle ne s'en plaignait pas. Elle avait donc rafler une bonne poignée de crédits ni vu ni connu : et la twi'lek s'était aventurée dans les couloirs sans fin des entrailles de la ville-planète.

Assez étrangement, l'adolescente se rendit compte au bout de quelques heures que quelque chose manquait à son univers. L'odeur des niveaux inférieurs étaient toujours nauséabonde, la faune pittoresque et vulgaire... le ciel. Le ciel lui manquait. Et aussi... Sly. La simple idée qu'il puisse être quelque part, là-bas, à des centaines de kilomètres aussi bien que derrière la prochaine porte lui donnait envie de s'enfuir, de partir loin de ces souvenirs par trop virulents encore. Que faisait-il, à quoi pensait-il, en ce moment même ? Il devait lui en vouloir tellement - jamais il ne voudrait certainement la revoir.
La gamine soupira, en secouant la tête. Peut-être étais-ce l'heure avancée qui la rendait un peu sentimentale ; sans doute les retrouvailles peu heureuses avec cette ville, où elle avait connu aussi bien la joie que l'humiliation, lui donnait des idées noires. Bah... autant aller se promener à l'air libre, même si avec son éternel manteau défraichi et tout sombre et son maquillage tout sauf discret, la twi'lek risquait de ne pas passer inaperçue.
Bah, tant pis... qu'est-ce qu'elle en avait à faire, hein, de l'opinion de tous ces richards bon chic bon genre qui parsemaient les étages supérieurs de la cité, hein ? Ils n'étaient bon de toute façon qu'à une seule chose : se faire plumer. Si elle pouvait en plus se faire un peu d'argent de poche, cela serait une bonne idée. Enfin, restait à savoir comment. Elle ne désirait pas vraiment se faire chopper, non... Bien que l'aventure avec la dénommée soit désormais de l'histoire ancienne, disons qu'elle avait plus ou moins servie de leçon. Fallait plus se méfier de tout ce qui pouvait mal tourner.

La demi-heure suivante fut consacrée à grimper tout en haut, par les transports public, au milieu d'une foule si dense que la jeune fille se prit presque à regretter le vaisseau spacieux de son maitre. Mat'Aenna s'était-elle finalement habituée aux grands espaces ? Fallait pas trop prendre ses aises, pour ce que ça pouvait lui coûter... Elle descendit du turbolift, pour se retrouver finalement sur un espèce de balcon, à l'air libre. Pas assez près du ciel à son goût, non, toujours pas. Elle voulait avoir l'impression de pouvoir toucher les étoiles ! Elles étaient si belles quand la pollution ne les cachaient pas ; à fortiori, dans un vaisseau lâché dans l'espace. Si seulement elle n'avait pas fait toutes ces bêtises... peut-être que Sly et elle seraient finalement partis tous les deux, au lieu de se retrouver l'esclave d'un imbécile de jeune sith !
Un reflet de métal brillant attira l'attention de l'alien, qui cessa immédiatement de réfléchir pour se concentrer sur la silhouette d'une vieille femme penchée sur le rebord. Le souffle coupé, l'adolescente la regarda monta dessus... inspirer ....


- "ARRÊTEZ !"

La gamine à la peau verte se mit à courir sans réfléchir, pour arracher ce qui sembla être une femelle humaine relativement âgée au vide qui la menaçait, la faisant tomber par terre sans ménagement.

- "Putain, mais qu'est-ce qui vous a pris... ?! Ca va pas la tête ? S'suicider, ça sert à rien ! V'devriez rentrer chez vous !"

Ses lekkus émeraudes dressés comme des piques vers l'arrière, l'esclave entendit à peine la réponse embrouillée de son interlocutrice qui lui fourra un objet entre les mains, avant de s'enfuir à pleines jambes. Bah, merde alors. C'était bien sa veine, une tarée qui ... minute, minute, minute. Qu'est-ce qu'elle lui avait filé ? Sa bouche trop rouge s'arrondit d'étonnement en découvrant le trésor qui reposait entre ses doigts minces, aux ongles griffus. Dans un élan d'avidité, la jeune fille vit s'afficher devant ses yeux tous les milliers de crédits que le bijou valait certainement. Bon sang ! Un collier en or, avec trois pierres précieuses grosses comme le bras, pour elle, toute seule ! Cette dernière releva la tête en vérifiant que personne ne la regardait, puis, après avoir attaché le précieux objet autour du cou (qu'elle se sentait brusquement élégante !), décampa vite fait. Il ne manquerait plus que l'autre désespérée regrette sa générosité irréfléchie.
Il fallait montrer, et monter encore, toujours plus haut. La jeune racaille savait qu'elle tomberait bien sur un endroit qui lui plairait - la beauté était pour les riches, et y'en avait partout maintenant. Enfin, au moins autant que les flics, qui d'ailleurs se dirigeaient vers elle, comme par hasard, hein ? Ses lekkus se courbèrent en signe de ressentiment. Y'avait qu'à elle qu'on demandait ses papiers !
Mat' les sortit avec nervosité. Ils la regardaient d'un air bizarre, et ellle comprit brusquement pourquoi : son collier passait pas avec le reste de sa silhouette trop maigre et mal attifée.


- "Tu l'as eu comment, ça ?"


Les flics avaient la voix des mauvais jours, un mélange horripilant de morgue et d'agressivité - c'était le moment de se casser très loin. Franchement, il était peu probable que Kaze se donne seulement la peine de venir la chercher en prison. Et quand bien même, ce serait pour le payer très cher après. Trop cher pour elle, en tout cas !
La twi'lek se mit à courir, oubliant toute dignité. Peu importait de savoir dans quoi elle mettait les pieds ; il suffisait de choisir les intersections, pour mieux semer ses poursuivants., mais la fatigue commençait à la gagner, aussi rapide que pouvait l'être son organisme gonflé par l'adrénaline ; et elle dû se résigner à se jeter dans la première ouverture qui passait, sans se rendre compte qu'elle venait tout droit de se fourrer ... dans une impasse. Un type rêvassait devant le vide. Ni une, ni deux, l'adolescente lança :


- "Quatre cent crédits pour toi si tu dis aux flics que t'as vu personne !"


Puis elle se jeta derrière un petit banc, dernier bouclier contre la taule... en espérant vivement que l'appel du fric fasse son effet.
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Lloyd Hope
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mar 15 Mar 2011 - 10:30


D'un bond, le Hapan se retourna pour faire face à l'intrus. Instinctivement, sa main se porta à sa ceinture pour y attraper un sabre qui n'y trônait plus, et un court instant d'angoisse fit s'affoler le cœur de Lloyd dans sa poitrine.
Mais ce n'était qu'une Twi'lek, presque une gamine en plus. Des vêtements simples, sobres, contrastaient complètement avec le riche collier qui pendait à son cou. C'était quoi cette nana, pour être poursuivie par les flics ? Une voleuse ? Mais il n'eut pas le temps de lui poser la question, que déjà la jeune femme s'était jetée derrière le banc métallique pour se planquer. En la toisant d'un regard froid et agacé, Lloyd la maudissait silencieusement pour la frayeur qu'elle lui avait faite. Pendant un instant, il s'était vu entre les mains de Dark Arkus voulant l'étriper pour sa disparition, ou bien sous une vague de petits Jedi apprentis voulant le découper de leurs sabres blancs pour les crimes commis au Temple. Mais non, rien de tout ça. Il était devenu parano, il n'y avait que cette explication, pour avoir eu peur d'une petite voleuse poursuivie par deux flics qui se ficheraient bien de sa présence ici.

Un rafale de claquements secs provenant des escaliers arracha Lloyd à son examen de la jeune femme, et ses yeux se portèrent sur l'entrée du toit, à quelques mètres de là. Deux flics en uniforme déboulèrent, deux humains dont l'un, aux joues rouges et à la respiration sifflante, devait avoir eu du mal à suivre la course effrénée de son collègue. Ce dernier, d'une meilleure condition physique, le teint hâlé et les cheveux coupés droits comme un militaire, balaya les lieux du regard, cherchant un éclat de peau verte. Ne trouvant rien, il pointa le Hapan du doigt avant d'aboyer :

- Hé, toi, nous cherchons une Twi'lek, une voleuse, verte ! Avec un gros collier ! Tu as dû la voir, non ?

Et il fit un pas vers Lloyd, comme pour mieux entendre la réponse qui viendrait. Le Hapan ouvrit la bouche, puis la referma. 400 crédits, c'était intéressant. Mais si ces flics avaient vu la Twi'lek venir ici, il ne pouvait nier qu'il l'avait vu, sinon il serait arrêté pour complicité.
Il finit par hausser les épaules. C'était étrange comme ce genre de mec en uniforme ne lui faisait pas peur. Ils étaient mignons, à côté des Sith.

- Bah, lâcha-t-il, oui, bien sûr.

Il eut un sourire en coin, content de l'effet produit. Les deux flics étrécirent leurs yeux en attendant la suite de ce qu'il allait dire et lui-même devinait l'angoisse de la Twi'lek accroupie derrière son banc. Bah, elle avait bien mérité cette petite frayeur, avec la peur qu'elle lui avait faite en déboulant ici. Et puis c'était une voleuse, elle devait avoir l'habitude de la taule, non ? Mais bon, lui n'avait pas trouvé de travail ces derniers jours et ses économies s'amenuisaient dangereusement.
Un instant, il contempla le ciel au-dessus des policiers, faisant mine d'être face à un dilemme difficile. Puis il sourit à nouveau à demi, malicieux.

- Elle n'a même pas dit bonsoir, et elle s'est jetée là-bas,
fit-il en montrant du doigt le parapet qui courait, du côté de la terrasse opposé au banc de la véritable cachette de la jeune femme.

Le flic athlétique plissa encore un peu plus les yeux, l'air de ne pas comprendre, alors que le second lâcha ce qui ressemblait à un soupir de soulagement. Probablement s'imaginait-il pouvoir échapper à une nouvelle course-poursuite éreintante.

- Ah, elle ne s'est pas jetée dans le vide, hein,
reprit Lloyd en haussant les épaules. Il y a une échelle qui mène quelques étages plus bas. Je serais vous, d'ailleurs, je perdrais pas trop de temps. Ce qu'elle était rapide, en plus. Le feu aux fesses...

Ni une, ni deux, le policier vola jusqu'au parapet et attrapa les barreaux d'une échelle réellement présente. Lloyd ne savait pas où elle conduisait en réalité, mais il sourit quand il vit le second flic faire demi-tour d'un pas lourd en marmonnant qu'il « allait l'intercepter plus bas pour la coincer » d'un air peu convaincu. Quelques secondes plus tard, les pas du pataud s'éteignirent dans le couloir ainsi que les claquements métalliques de celui qui descendait l'échelle en bonds héroïques.
Alors, sans un regard pour la Twi'lek, Lloyd se retourna pour faire de nouveau face au paysage, les coudes appuyés sur le parapet, exactement comme il était lorsqu'on l'avait dérangé. Il eut un nouveau léger sourire en coin.

- L'échelle, elle descend à perte de vue. Peut-être même jusqu'au sol. L'idiot, il a pas fini de descendre.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mer 30 Mar 2011 - 3:10

Vert sombre sur noir. Noir sur vert sombre. Derrière son banc de métal sombre, aux formes courbes, délicates des premiers niveaux de Coruscant, une gamine attendait, paralysée, les mâchoires serrées. Dépendante d'un inconnu qui pouvait la vendre n'importe quand, elle entendait se dérouler un dialogue, qui, de prime abord, n'avait rien de rassurant. Mais elle ne pouvait faire qu'attendre, statufiée de peur à l'idée que les flics ne l'embarquent injustement. Merde, quoi, la vie n'était pas juste ! Elle n'avait rien volé du tout, elle n'avait fait qu'empêcher une inconnue de jouer à l'oiseau fou, pour qu'on retrouve ensuite sur cadavre sur le toit d'un immeuble en contrebas...
Mat'Aenna retint sa respiration. Lentement, du bout des doigts, alors qu'une voix sonore d'homme la dénonçait avec nonchalance, elle enleva son collier, pour le planquer sous un détritus qui trainait là - détritus de luxe s'il en était, un bout de soie beige, tendant vers le grisâtre. Woaw. Parfait pour le genre de bijou qu'elle avait en main, d'ailleurs. Avec précaution, elle y déposa l'objet, prête à courir à nouveau. Elle n'avait pas le choix, il faudrait fuir, encore, et encore. Dire que tout ce qu'elle voulait à la base était une simple promenade à l'air libre ! Voilà ce qu'on retirait des voyages. On commençait à avoir des goûts de luxe... que l'on n'aurait pas dû acquérir. Non, trop dangereux pour sa propre santé ! La twi'lek commença lentement à reculer, tandis qu'une nouvelle réponse de ce qui semblait être un humain la figea sur place. Sous ses doigts, le sol était un peu rugueux, très lisse ; il fallait qu'elle se tienne prête à fuir. Ses lekkus verts émeraude semblaient s'être figés en position tendue, trahissant en langage corporel sa tension intérieure.

Les claquements sur le sol lui retourna l'estomac. Elle ne voulait pas aller en taule pour un truc qu'elle n'avait pas commis ! Mais les bas-fonds étaient ce qu'ils étaient, et les pouilleux qui osaient sortir de leur merde, ça devait sacrément retourner l'estomac à ces flics pourris qui pensaient dur comme fer que valait mieux surveiller les bourgeois bien confort dans leur lit. L'homme continuait de moucharder, et elle entendit avec une clarté inhabituelle le soupir de soulagement d'un des policiers, tandis que la même voix mâle se mettait à dire des choses étranges. Aussi invraisemblable que cela pouvait paraître, l'inconnu, finalement, ne la trahissait. Lui aussi, il mentait aux flics, avec la nonchalance toute simple des gens qui n'ont rien à perdre. Des bruits métalliques, des pas lourds et une respiration sifflante qui s'éloignait à son tour. Le cœur de l'adolescente se mit à battre plus fortement dans sa poitrine, tandis qu'elle se concentrait pour éviter de sauter de joie à l'idée d'échapper au poste. C'était toujours peine perdue de répondre aux flics, quand on avait son allure, son gabarit et ses tatouages d'esclave.

L'inconnu eut la prévenance de la prévenir qu'ils étaient partis, et la jeune fille eut comme un sourire de soulagement. Ça valait souvent le coup de payer les gens - elle la première, et le résultat se voyait tout de suite, même si ce connard s'était un peu amusé à ses dépends. Bah, après tout, il en possédait le droit, et l'essentiel était qu'il n'avait pas fait l'irréparable. Sans doute avait-il calculé qu'il aurait dû lui aussi répondre à des questions et tout, et que cela le fatiguait. Bah, peu importait ! L'essentiel était maintenant le résultat, et l'alien risqua enfin un œil hors de sa cachette, sa main accrochée au morceau de tissu beige qui recouvrait ce pour quoi elle avait tant couru. A quatre pattes , prête à détaler, elle tendit un peu le cou pour détailler la balustrade... qui semblait ne pas avoir changé depuis qu'elle s'était jetée là. Un humain qui regardait la vue, comme oublieux de sa présence, et personne d'autre en vue. Sa veste de toile marron, commune, mettait en avant des cheveux d'ange, très blond, bien coupé. D'assez haute stature, son sauveur paraissait être le genre d'homme à faire des holos-films. oui, c'était ça. Peut-être un acteur ! Vu comme il mentait bien, c'était sans doute naturel à ce genre de boulot des hautes sphères. Logique.

L'esclave se redressa enfin, la main serrée sur sa bonne fortune du moment.
D'une petite voix, de peur de se faire entendre par l'autre crétin suspendu à son échelle, elle se mit à parler enfin, ses yeux bleus enfin hypnotisés par la vue incroyable offerte par le balcon. La voûte du ciel de Coruscant. Une masse noire, aux innombrables scintillements de toutes les couleurs, qui se dressait jusqu'à l'infini, si proche, et si éloignée, qu'il fallait un vaisseau pour la toucher, pour la transpercer de sa coque métallique.
Comme d'habitude, elle s'égarait - mais il était impossible de détacher son regard d'une vision aussi merveilleuse. Les toits des immeubles luisaient eux aussi de mille feux, de mille vies qui s'épanouissaient dans le luxe ; au loin, en contrebas, des bruits de circulation ne cessaient jamais leur tintamarre assourdi.
La jeune fille reporta ses yeux avec difficulté sur l'inconnu. Elle lui devait quatre cent crédits, désormais. La somme qu'elle avait ainsi jetée par hasard la fit frissonner. Une somme énorme dont elle allait devoir s'acquitter - ou peut-être pas, en se débrouillant bien. Mais tout d'abord, il fallait régler une ou deux questions. Déjà le remercier, et ensuite, lui faire comprendre qu'il n'avait aucune intérêt à la dénoncer.


- "Merci, m'sieur."

Elle se sentait un peu gênée de parler à un Coruscanti si riche. Il allait la prendre pour une débile, et l'idée ne lui était pas vraiment agréable.

- "Vous savez, moi, j'suis pas une voleuse. Les flics, c'est ce qu'ils ont pensé, mais j'suis une fille honnête. J'ai rien volé, c'est la dame qu'allait s'suicider qui m'a filé ça. Elle me l'a filé avant d'se barrer. J'ai rien volé."

Une boule enserra brusquement sa gorge. Pour quelles raisons l'humain allait-il vouloir la croire ? Aucune. Il ne devait même plus s'intéresser à sa petite personne, tandis qu'elle justifiait une conduite dont il ne devait pas avoir grand chose à faire. Enfin, tout de même. Pour une fois qu'elle se conduisait honnêtement, elle allait pas morfler pour rien. Logique, non ? Enfin, pour être franc... disons qu'elle se conduisait plutôt pas trop mal. Ben oui, même en fouillant dans ses affaires, jamais on ne trouverait la somme gigantesque de 400 crédits en une seule fois. Bon, c'était un problème qui pouvait se résoudre. Il était normal que l'étranger soit payé, et elle se débrouillerait pour.
A pas lents, la jeune fille vint se poser contre le mur, lovée en position fœtale tout à côté de son blond sauveur. Tiens, détail, il avait la même couleur que ceux d'Abriel. Aha, mignon... Puis elle secoua la tête. Ce n'était pas le moment d'en parler. De toute façon, il devait être bien différent de lui, même si elle n'avait pas encore eu l'occasion de voir sa physionomie. Peu importait. Desserrant sa main, elle révéla le merveilleux collier au cœur de sa paume. Il étincelait, il accrochait la moindre lumière, dans un ballet de couleurs rutilantes, très voyantes. L'aspect m'as-tu vu échappant complètement à la gamine qui sentait monter la surexcitation en elle, Mat'Aenna le déplia pour le mettre en évidence.


- "J'vais vous payer, vous inquiétez pas. J'dois vous avouer que j'ai hurlé l'premier montant que j'pensais. Mais si vous m'accompagnez dans les bas-fonds, j'connais un mec qui l'achètera. Ou alors, j'peux vous payer un verre, vous filer deux cent billets et payer le reste en nature. Vous en dites quoi ?"

Un petit clin d'oeil aguicheur. Tout se négocie, tout se paye... et il ne serait pas le premier à en faire l'expérience.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Sam 9 Avr 2011 - 12:15

Les yeux égarés dans le paysage, Lloyd écoutait d'une oreille distraite le babillage de la Twi'lek. Il haussa les épaules avec nonchalance : peu importait qu'elle dise ou non la vérité sur ce qui lui était arrivé. Peu importait qu'elle soit une voleuse ou une mendiante : lui était bien un paria pour les siens, il n'avait de leçon à donner à personne. Il n'était même pas sûr de voir un jour la couleur de ses 400 crédits, maintenant qu'il y réfléchissait. Le bijou était peut-être du toc ; et même s'il ne l'était pas, il faudrait trouver un spécialiste qui ne les arnaque pas, ce qui n'était pas évident dans Coruscant, où il ne connaissait personne. Mais bon, même s'il ne parvenait pas à se renflouer, il n'allait pas non plus livrer une gamine comme elle à la police, ce n'était pas son genre. Probablement pour ça qu'il ne s'était jamais senti à l'aise parmi les apprentis Sith de l'Académie. Il n'y avait pas assez de ruse en lui. Mais pas assez d'altruisme non plus pour être un Jedi. Et puis de toutes façons, il était trop tard pour se choisir un camp, maintenant, et il en avait assez de ruminer ces idées à propos de ce qu'il devait ou non être.

Le fil de ses pensées fut interrompu par la proposition de la Twi'lek de payer une partie en nature. Cela suffit à arracher son regard au paysage Coruscanti. Il la contempla avec des yeux arrondis par la surprise, ne sachant si elle faisait de l'humour. Le clin d'œil séduisant qu'elle lui fit semblait prouver qu'elle était sérieuse.
Deux secondes s'écoulèrent, suspendues, puis un sourire narquois fendit le visage du Hapan. Il éclata de rire.

- Ha ha ! Toi au moins, tu manques pas de cran ! S'exclama-t-il, les yeux railleurs.

Un petit bout de femme comme ça, lui proposer des plaisirs charnels ! Il rit à nouveau, réalisant que ça devait faire des mois qu'il n'avait pas ri. C'était peut-être à cause de la solitude qu'il s'était imposé. Bref.

- Écoute ma grande, d'abord t'es pas trop mon type, t'es un peu jeune quand même. Ensuite, je paye pas pour ces choses-là, fanfaronna-t-il, l'air de sous-entendre que les filles lui tombaient facilement dans les bras.

Ce qui n'était pas tout à fait faux. Du moins, avant, c'était facile. Les Hapiens avaient du succès, avec leur physique élégant. Mais en réalité, il n'avait plus fréquenté de filles depuis longtemps non plus, en prise avec ses déboires avec les divers utilisateurs de la Force, puis trop occupé à se faire oublier. Mais cela ne l'empêchait pas de ne pas désirer ce qui lui semblait être une ex-esclave devenue clocharde. Il ne voulait même pas imaginer quel genre de maladie elle devait porter en elle. Mais il garda pour lui cette troisième raison de refuser ses avances. Ce n'était pas sa faute, la pauvre.

Il continua de lui sourire, à moitié moqueur, à moitié reconnaissant qu'elle ait pu le faire rire un peu.

- Si t'arrives à en tirer 200 crédits sans te le faire voler ou te faire taper dessus, ça sera déjà pas mal, reprit-il. Je sais pas ce qu'il vaut, ton truc, mais même s'il a de la valeur, les gens essaieront de t'arnaquer... Tu devrais p'tet le vendre à un touriste. Moins risqué, expliqua-t-il en haussant à nouveau les épaules.

A bien la regarder, elle n'était pas si moche. C'était juste qu'elle était mal fringuée et qu'elle avait dû recevoir quelques coups sur la figure. Ouais, il n'y avait pas que pour lui que la vie était difficile, sûr... Quelque chose ressemblant à de la compassion naquit en lui, mais il la fit taire et détourna son regard de la jeune Twi'lek. Vieux réflexe acquis à l'Académie Sith.

Clonk.

En contre-bas, du côté de l'échelle, quelque chose avait dû percuter violemment le parapet métallique. Peut-être le policier qui avait lâché prise, songea le Hapan avec indifférence, ne daignant pas se déplacer pour vérifier.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mer 13 Avr 2011 - 11:25

Suspendue à la réponse de l'homme, Mat'Aenna ne put retenir un rire en réponse du sien, le trouvant si communicatif qu'il s'échappa naturellement de ses lèvres. Voilà longtemps qu'elle n'avait pas rit à son tour ; bien trop longtemps à son goût, en vérité. Il était arrivé tellement de choses ces derniers temps qu'elle n'avait jamais prit le temps de se poser un peu, pour savourer la douceur d'un rire. C'était si bon, c'était si inattendu qu'un grand sourire se dessina sur son visage enfantin, juste par pur bonheur.
Paisiblement, elle l'écouta refuser sa proposition - avec un petit brin de soulagement, à vrai dire. Elle ne sentait pas d'humeur à faire des choses comme ça, même si parfois, on n'avait pas vraiment le choix. Entre coucher et se prendre une rouste, elle préférait tout de même faire le minimum syndical en pensant à autre chose. Mais si elle pouvait ne rien faire et passer une agréable soirée, alors il fallait en profiter. A la lueur des étoiles, la vie semblait brusquement si agréable qu'elle en éprouva un brusque élan de reconnaissance envers l'étranger. Il ne voulait pas de son argent, il lui avait évité de passer une soirée au poste où elle aurait eu du mal à s'expliquer - ces sales flics qui pensaient automatiquement qu'une fille comme elle ne pouvait être qu'une voleuse, c'était vraiment injuste. L'accent de l'homme lui semblait un peu étrange, comme s'il venait d'ailleurs. Probablement un humain qui venait visiter Coruscant et qui découvrait ses merveilles depuis un endroit qu'on lui avait conseillé. Peut-être était-il riche et solitaire, et alors elle pourrait lui faire la visite de tous les coins où on pouvait s'amuser pour pas trop cher. De toute façon, il n'y avait pratiquement que ça dans les niveaux médians.

Elle n'était vraiment pas vexée qu'il refuse ainsi. En fait, elle en était presque venu à croire que le monde entier fonctionnait ainsi, qu'il n'existait pas d'alternative à la crasse des bas-fonds, que les mâles n'étaient animés que de sentiments bestiaux et idiots qui lui donnait ce soir envie de vomir. Un homme bien, voilà ce qu'était le jeune homme qui la dominait de sa haute taille. Et c'était un vrai repos que de songer qu'il existait encore dans cette galaxie des gens qui estimaient qu'il ne fallait pas forcément monnayer ses services pour obtenir quelque chose.
Sans doute exprimer ses sentiments sur le sujet était-il déplacé et maladroit, mais après tout, il fallait encourager ce genre d'attitude, et ça passait d'abord par la reconnaissance de cet état de fait. Tant pis si elle passait pour une idiote. Au fond, elle s'en fichait : ce n'était qu'un inconnu.


- Vous êtes un type bien, je trouve.

La gamine trouva tout de suite son ton un peu sentencieux, mais elle haussa les épaules. Bah... quelle importance, après tout... Elle reporta son attention sur le collier, à nouveau, avant de le serrer contre son cœur. Jamais elle ne se lasserait de tant de splendeur, de tant de luxe. Un instant, elle s'imagina habillée comme l'étaient les femmes dans les magazines, dans les soirées de mode ou de politique que les journalistes immortalisaient pour le commun des mortels. Est-ce que cela pourrait jamais devenir son avenir ? Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de rêver qu'ils semblaient revenir au galop, brusquement, comme si son âme n'avait attendu qu'un moment pour s'épanouir. Il fallait remettre ce collier dans sa poche, les remettre dans sa poche, les laisser de côté. Elle y penserait un peu plus tard, lorsque ce serait opportun. Songer au moyen de voir ses désirs devenir des réalités tangibles, étais-ce si impossible ? Sans conteste, une grande déloyauté de sa part à l'égard de son maitre, mais c'était vraiment le cadet de ses soucis...


- Je ne vendrai pas collier si j'y suis pas obligée, m'sieur. Il est à moi, maintenant. A moi toute seule.

Son trésor, à elle toute seule, oui. Personne ne viendrait lui prendre et se l'approprier, et le premier qui essaierait se ferait dézinguer. Et elle n'aurait aucun état d'âme à le faire ! Il la regarda une seconde, avant de détourner une nouvelle fois ses yeux d'acier, en direction du paysage.

"Clonk."


La Twi'lek eut une grimace en écoutant le bruit sourd. Sans doute le flic avait-il atteint le niveau inférieur ? Il allait la chercher par là-bas - ce qui voulait dire que pour le moment, elle était en sécurité ici. Pensivement, elle sortit un comlink de sa poche, joua avec un instant, en manipulant les boutons un peu au hasard, s'amusant du bruit et de la lumière qu'il produisait. Elle ne parvenait pas à lire ce qui était affiché, mais le violet pétant lui sembla une bonne couleur. Abriel... Elle revoyait clairement ce visage innocent qui l'avait tant touché, ce sourire maladroit, ses mains hésitantes, un peu nerveuses.
Non, il fallait penser à autre chose. Penser à Abriel, alors qu'il était si loin, alors qu'elle ne le reverrait probablement plus jamais, n'était vraiment pas une bonne idée. Et si lui aussi pensait à elle, du haut de son Temple ? Et si, et si.. et si... c'était pas sain, d'ouvrir la porte aux rêves. Ils s'engouffraient tous et elle ne parvenait plus à fermer la vanne...

Penser à autre chose était la seule solution.


- Dites, on s'est pas présenté. Je m'appelle Mat'Aenna. Je viens... d'ici.

De Ryloth, de Coruscant... elle préférait Coruscant, en fait.

- Et vous ? Vous avez pas l'accent des riches, ni même du coin. Vous v'nez d'où ? Si vous connaissez pas l'coin, j'peux vous emmener dans un bar très sympa. Vous verrez, vous m'en direz des nouvelles. En plus, on peut jouer au sabacc... C'est marrant comme jeu.

Un grand sourire, moins forcé que le précédent, plus innocent aussi. Elle se sentait à l'aise avec ce grand blond à ses côté, en sûreté. Elle n'avait pas peur...
C'était reposant, si reposant...
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Jeu 14 Avr 2011 - 13:51

Comme tu voudras, fit Lloyd à propos du collier, les yeux à nouveaux tournés vers le paysage.

Il n'avait pas relevé le compliment qu'elle lui avait fait. Et quoi ? Il n'allait quand même pas rougir, la vie était devenue trop grise pour ce genre de sentiments. Et peu importe que la gamine fut sincère ou non, il savait très bien ce qu'il était. Si elle avait su comment, deux ans auparavant, il avait arraché Luke Kayan -un pauvre gamin aveugle !- à son Maître pour le livrer au Seigneur Noir, pour mieux éloigner le vieux Don des Jedi et diviser ainsi l'Ordre Jedi... Si elle avait su comment il avait ensuite investi le Temple Jedi avec les autres apprentis Sith... Comment il avait vu ces derniers faucher de leurs sabres des enfants bien plus jeunes qu'elle... Et comment il avait pris la fuite... Bref, si elle avait su, elle ne dirait sûrement pas ça.
Peu importait, il ne voulait plus y penser.
Lloyd secoua la tête comme pour changer le cours de ses idées.

- Ah. Enchanté Mat'Aenna... d'ici.


Il lui sourit, en se demandant comment, avec sa vie -qui n'avait pas l'air mieux que la sienne, elle pouvait autant prendre les choses à la légère. Alors que deux minutes auparavant, elle avait failli se faire prendre pour être envoyée en prison. Lui aurait été encore tout ébranlé... Mais elle, non. Elle était déjà passé à autre chose, apparemment... Elle devait avoir l'habitude, en fait, songea-t-il.

- Moi... commença Lloyd, songeur.

Il se tourna à nouveau vers la vue, et enfonça son menton dans l'une de ses paumes, toujours accoudé au parapet. Un courant d'air vint balayer son visage et joua dans ses cheveux clairs. Lui..

- Nan, je suis pas du coin, mais je suis pas riche non plus. Je viens de Hapès,
fit-il avec un geste évasif de sa main libre. Mais j'y suis pas retourné depuis un bout de temps. Et je m'appelle Lloyd.

Elle pouvait toujours courir pour avoir son nom de famille. Elle avait beau être sympa, cela faisait longtemps qu'il ne faisait pas confiance à des étrangers. Qu'il ne faisait pas confiance tout court, en fait. D'ailleurs, il se demandait s'il ne devrait pas se débrouiller pour obtenir de faux papiers, et ainsi s'appeler Lloyd... Lloyd Il-ne-savait-quoi.
Est-ce qu'il connaissait le coin ? Bof. Il était ici depuis quelques mois, mais ne connaissait pas trop. Il s'était borné à écouter les infos, à chercher un logement puis du travail, et à guetter un éventuel commando de Sith ou de Jedi qui voudrait lui tomber dessus au coin d'une passerelle.

- Connais pas trop, nan, résuma-t-il avec un haussement d'épaules. Je sais pas jouer à ton jeu...

Il la regarda, se demandant si derrière son invitation, il n'y avait pas une entourloupe. Mais il ne décelait rien, ni dans les grands yeux innocents de la Twi'lek, ni dans sa propre intuition. La Force ne l'alertait pas. En même temps, il n'était pas très doué pour ce genre de choses... Ces derniers temps, il avait été extrêmement prudent, pour qu'on ne retrouve pas sa trace. Ses efforts avaient été payants. Ou peut-être n'était-ce que parce que le Seigneur Noir était mort. En tout cas, même si c'était reprendre un peu de risque, il avait finalement envie de se détendre.

- Ok, lâcha-t-il, nonchalamment, comme à contre-cœur -mais ça ne l'était pas. Je te suis, et en échange de pas t'avoir dénoncée, tu m'apprends ton jeu.

Il se décolla enfin du parapet pour attraper son sac à dos resté à ses pieds. Celui dont il ne se séparait jamais, avec son sabre à l'intérieur, éteint depuis des mois. Mais il n'y pensait plus ; il était reconnaissant à Mat' de lui proposer une distraction. Le fait que ce soit peut-être un peu risqué pour lui était presque agréable : il sentit un légère montée d'adrénaline et se frotta les mains.

- Bon, bouge !
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Sam 30 Avr 2011 - 7:52

Paisiblement, la jeune fille écoutait le dénommé Lloyd se présenter. Un petit vent frais s'était levé, et la gamine en profita pour en savourer chaque vague délicieuse qui venait s'échouer sur son visage avec la douceur d'une main d'enfant. Ca, c'était ce qu'on pouvait appeler le vrai privilège des riches habitants de Coruscant...

Hapès était un nom qui ne lui était pas totalement inconnu, même si elle se demandait où la planète pouvait bien se situer. A aller voir une fois, mais comment ? Toute la question était là. Ce ne serait pas la première fois qu'elle manipulait un peu son maitre pour aller où elle le désirait - elle avait commencé à employé une technique très efficace, qui le faisait courir comme un mynock égaré. Du genre "Vous savez, dans un bar, j'ai entendu des rumeurs... Cette planète a des conditions de vie difficile... ou un volcan en éruption...", et il marchait souvent. Fallait dire que le genre à s'entrainer en permanence, Kaze se posait plutôt bien là.

Comme à contrecœur, l'inconnu finit par accepter son offre, et la twi'lek se remit à sourire - ils allaient passer une bonne soirée. Un instant, son regard se posa encore sur la vue fantastique qu'offrait le balcon, avec un brin de jalousie envers tous ces êtres vivants qui ne connaissaient même pas leur chance. Saleté de richards, tous les mêmes. Ingrats jusqu'à la lie...

La dernière phrase de l'homme la fit presque sursauter, et elle se retourna. C'est vrai, il était temps de se bouger. D'un mouvement souple, la gamine fit quelques pas en direction de la sortie de la petite placette en hauteur, pour s'enfoncer dans les couloirs bien propres des gens "d'en haut". C'était drôle comme l'échelle sociale des habitants de Coruscant se vérifiait dans la structure même des habitations. Ouais, ça, c'était un truc qui la faisait plutôt triper, de penser à ce genre de choses. Mais bon, ce n'était pas vraiment le moment, non ?
D'un mouvement souple, elle se mit à la hauteur de son compagnon d'un soir.


- "Alors, raconte, c'est où, Hapès ? Une fois ou deux, j'en ai entendu parler. J'aimerai bien pouvoir y mettre les pieds. Ça doit être super-cool. Avec mon maitre, j'ai de la chance, je visite plein de planètes."

Surtout pour piéger des gens ou pour bosser, à vrai dire. Mais ce n'était que détails ! Il fallait profiter de la vie quand on le pouvait !
Maintenant, ce qui était le plus important à savoir, c'était si son compagnon d'un soir pouvait se défendre à peu près et s'il avait une arme. Il était si beau pour un humain qu'il allait sûrement se faire accoster par une douzaine de filles qui n'hésiteraient pas à le dépouiller de ses moindres crédits, sans aucune vergogne. La twi'lek connaissait plutôt bien ce genre de choses pour l'avoir essayé à de nombreuses reprises. Et aussi pour s'être fait prendre la main dans le sac...


-"Faut qu'je te prévienne quand même. T'as une arme ? Faudrait la mettre en évidence, quand on sera plus bas. Sinon on risque de s'retrouver en mauvaise compagnie, si tu vois s'que je veux dire. En-dessous, y'a pas mal de gros durs et ils n'aiment pas trop les inconnus."


Dans ces cas-là, la Tw'lek avait tendance à se faire toute petite, et à essayer de se faire discrète. De toute façon, ce n'était vraiment pour les trois crédits qu'elle avait qu'elle se ferait dézinguer. Sauf que ce soir... elle avait de la valeur sur elle, pour changer. Et cela changeait toute la donne... Jamais personne ne lui prendrait ni son fric, ni son précieux collier. Surtout pas son précieux collier !
Sans attendre la réponse du hapien, la gamine s'engouffra dans une passerelle, éclairée par une lumière réfractée par toute une ligne de cristal placée sur les deux côtés de la paroi. L'effet d'arc-en-ciel était saisissant, et la gamine ne put s'empêcher de pousser un cri d'émerveillement en voyant ses doigts noyés de couleurs.


-"Bordel... ils ont de la tune à perdre... C'est... woaou..."

Elle avait ralentit le pas pour quitter l'endroit moins vite, mais elle était presque au bout. Il faudrait revenir, oui ! Revenir très vite... A regret, la jeune fille poussa une porte qui menait sur un escalier transparent, montrant directement le vide à travers le plastacier renforcé.

- "Bon, on a une dizaine d'étages à descendre, et après on reprendra les couloirs."


Mat'Aenna s'immobilisa brusquement, faisant signe à son compagnon de se taire. Lentement, l'esclave sortit son blaster. Quelques voix masculines, fortes et vulgaires, s'esclaffèrent ; elles semblaient venir à la fois d'en haut... et d'en bas... La gamine croisa la regard bleu ciel de son nouvel ami, les lekkus figés, tendus de nervosité. Allo, planète Coruscant ? Nous avons un petit problème...
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Lun 2 Mai 2011 - 17:31

Lloyd resta silencieux à l'évocation du mot « Maître », mais il songea qu'effectivement, elle avait vraiment une sale vie, pire que la sienne, puisque c'était une esclave. Lui-même avait des ennuis, mais au moins il était libre. Et seul, mais libre. Il eut bien envie de poser des questions, mais il se retint. Il ne voyait pas comment le mot « chance » et le mot « maître » pouvaient tenir dans la même phrase. Jusqu'ici, il connaissait la situation des femelles Twi'lek et le problème de leur marchandage, mais en bon adolescent insouciant puis en bon Sith, il s'en était totalement fichu. Mais c'était un peu différent maintenant qu'il n'en rencontrait une. Il n'avait pas la prétention propre aux Jedi d'affirmer qu'il fallut ni qu'il put changer quelque chose à leur situation, mais le cas particulier de Mat' lui semblait injuste.
Et elle semblait ne s'apercevoir de rien, s'émerveillant joyeusement de simples lumières projetées sur sa peau. Son amusement lui semblait dérisoire, incongru. Pourtant, il admettait qu'elle avait une façon bien meilleure de réagir à la vie que la sienne.

- Je ne suis pas armé, non,
mentit-il sans une once de culpabilité.

Hors de question de sortir son sabre laser. Mais il était vrai qu'il lui faudrait se procurer un blaster, dans les jours à venir.

- D'ailleurs, si tu connais du monde dans ce business, ça m'intéresse. Et Hapès, c'est pas dur, c'est dans le système Hapien, dans l'amas d'Hapès, expliqua-t-il en songeant que les lumières qui avaient baptisé l'endroit ne s'étaient pas foulé. C'est dans la bordure intérieure... Et ouais, ça te plairait, là-bas c'est les femmes qui dirigent, hé hé.

Il riait mais ça n'avait pas été très drôle pour tous les hommes qu'il avait connu là-bas. Mais lui, en enfant gâté, n'avait pas connu la dévalorisation exercée sur les hommes de Hapès. Pour lui, les hommes qui y étaient soumis n'avaient qu'à l'ouvrir s'ils voulaient que ça change. Lui était parti, ça n'était plus son problème.
Lloyd manqua de percuter la jeune fille devant lui lorsqu'elle s'arrêta brusquement, figé. Il tendit l'oreille à son tour, et perçut les éclats de voix autour d'eux. Cet endroit était certes joli, mais il résonnait. Si les flics les croisaient tous les deux... Lui aussi serait embarqué pour complicité. Mauvais plan...

- Je passe devant, chuchota-t-il à la Twi'lek.

Et sans lui laisser le temps de protester ou d'acquiescer, il se glissa devant elle sans bruit. Passant la tête dans l'encadrement de la porte métallique, il jeta un coup d'œil au travers des marches transparents en bas, puis en haut. Personne ne sembla les remarquer, mais il lui sembla reconnaître le gros policier essoufflé de tout à l'heure qui s'esclaffait avec un individu inconnu. Il referma doucement la porte pour ne pas faire de bruit.

- C'est ton gros pote de tout à l'heure, murmura-t-il.

Il s'apprêtait à traverser la passerelle en sens inverse, mais c'était elle qui connaissait les lieux, pas lui. Il resta donc planté là devant elle, le regard interrogateur.

- Ils vont peut-être pas ouvrir en passant, mais je compterais pas sur la chance si j'étais toi.

Lloyd haussa les épaules et passa une main dans ses cheveux en réfléchissant. Dans l'obscurité de l'endroit, il ne distinguait plus de la Twi'lek que son collier réfléchissant une lointaine lumière et ses deux grandes pupilles rondes et innocentes... Allons, il ne pouvait tout de même pas la laisser se faire prendre, maintenant qu'il avait sympathisé avec elle.
Un court instant, il maudit sa faiblesse émotionnelle en songeant qu'il se faisait encore avoir par sa naïve sensibilité, mais il se pencha tout de même au-dessus de la rambarde de la passerelle pour chercher un passage que le gros policier ne risquerait pas de suivre. Rebrousser chemin lui semblait risqué, et si l'autre policier avait fait demi-tour et était retombé sur le balcon ? Au-dessus d'un vide tapissé de brouillard, il aperçut une corniche qui courait le long d'une paroi. Le chemin disparaissait avec la courbe du bâtiment : impossible de savoir où cela les mènerait. Peut-être nulle part.

- T'as le vertige ? Demanda-t-il en plantant ses yeux dans les siens, à peu près inconscient de la dangerosité de son idée. L'apprentissage sur Korriban avait rendu le risque anodin.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Ven 2 Sep 2011 - 12:17

La peur et le sentiment de danger. Deux sentiments qu'elle connaissait bien, qu'elle s'efforçait souvent d'éloigner, loin, très loin dans sa petite tête. Deux sentiments familiers qui la poursuivaient malgré toute la joie qu'elle s'efforçait de mettre autour d'elle, mais qui constituait cependant un quotidien dont la gamine avait pleinement conscience, malgré ses efforts pour faire semblant de les oublier. Surtout qu'elle avait la fâcheuse tendance à se mettre dans des situations impossibles - mais ceci bien malgré elle. Fallait dire aussi que son maitre ne l'avait pas prise sous son aile pour rien, et que plonger dans des situations délicates semblait le contenter au plus haut point.

Ceci dit, ce coup-ci, elle s'était plongée dans la merde toute seule. Sa place, c'était dans les Bas-Fonds, pas vraiment chez la haute ; ce qui du coup lui valait les pires ennuis de la galaxie. Logique.
Au moins, son compagnon du moment paraissait plutôt débrouillard, bien qu'inconscient. Il passa devant elle, pour aller voir ce qui se passait de l'autre côté de la porte. Un instant, la jeune fille ferma les yeux en priant intérieurement qu'il ne fasse pas chopper par une bande de racaille, mais il referma la porte sans encombre, pour lui annoncer la pire des nouvelles possibles. Les flics. Et si y'en avait un de l'autre côté de la porte... les voix derrière eux...
Elle posa un regard bleu sur le hapien qui semblait lui demander ce qu'il fallait faire, quand il reprit la parole, dans un souffle.
La chance... c'était beaucoup trop risqué. Risqué aussi de faire demi-tour, à cause des gens qui allaient venir et les dénoncer si on leur posait des questions. Ou la police qui les avait coincé et qui les avait pris en tenaille ?! Soudainement, le spectre de la prison passa devant ses yeux. Le fantôme de son maitre venant la chercher, la corrigeant pour sa supposée bêtise, lui enlevant son collier si beau. Pas question.

Puis, enfin, son regard glissa vers le bas, là où le dénommé Lloyd avait regardé tout à l'heure. Puis il la fixa dans les yeux, et elle su tout de suite ce qu'il voulait dire. Est-ce qu'elle avait vraiment le choix, hein ? Tout ça... tout ça pour un collier... Mais elle détestait les flics au moins autant que les jedis. Pas question de faiblir. Elle aurait pas le vertige, et de toute façon, le temps pressait.
Sans un mot, la twi'lek enjamba la rambarde, consciente qu'au moindre faux pas, elle serait précipitée dans le vide et que nul ne pourrait même retrouver ses reste. Elle frissonna, mais aussitôt, essaya de se calmer. Concentration. Terreur. Concentration. Terreur. Ne pas penser.... Ne pas penser... Se collant contre la paroi, la jeune fille commença à avancer à très petits pas, ignorant les rafales de vent qui secouaient ses vêtements, tâchant de ne penser qu'à ses pieds, qu'à ses mains, qu'à son corps qui ne devait pas quitter ce mur... ce mur... Elle avait presque atteint l'angle. La présence de l'homme à ses côtés la rassurait vaguement, bien qu'elle ne puisse pas bouger sa tête pour le voir ; quand un éclat de voix faillit la faire sursauter.


- "Revenez tout de suite ! Vous allez vous tuer ! Petite, tu dois te rendre, il n'y a pas d'autres solutions !"

Avec détermination, la jeune fille continua son chemin, après avoir manqué de trébucher. Les policiers se taisaient désormais, et des pas claquèrent dans le sens inverse de la plate-forme. Il fallait continuer. Continuer.
Un coup d'oeil rapide à son compagnon, qui semblait se débrouiller étrangement bien, puis elle attaqua l'angle qui se révélait être un véritable défi. Aucune fenêtre ouverte... Mais là-bas, au loin, une issue. La corniche semblait se jeter dans le vide, mais la gamine se souvint d'une arcade pas trop loin. Un espèce de dôme au-dessus d'un cirque. Non... Une arène. Elle y avait déjà été. Son maitre lui avait fait remarqué l'ouvrier au-dehors, qui travaillait à côté d'une ouverture. Pourvu qu'elle ne se trompe pas...

Un bruit sourd se fit entendre, et elle hurla :

- "ATTENTION !!!"

Un train passa à la verticale à quelques mètres. Elle n'allait pas résister au vent....
La twi'lek se mit à hurler de toutes ses forces.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Ven 23 Sep 2011 - 12:16

Sans un mot, le Hapan imita la jeune Twi'lek et enjamba lui aussi la rambarde métallique. Ses pieds tâtonnèrent et rencontrèrent la corniche qu'il avait repérée. Solide, elle les soutenait tous les deux sans problème, mais il fallait se tenir le corps aussi près que possible de la paroi de l'édifice pour ne pas être déséquilibré. Lloyd sentait le sang battre dans ses tempes, et ses mains cherchaient doucement des prises invisibles autour de lui. Il n'y avait pas grand chose à quoi s'accrocher, ce qui ajoutait encore à la poussée d'adrénaline.
Il y avait longtemps que le danger ne l'avait pas boosté ainsi. La sensation de devoir aller jusqu'aux limites de son corps, et de sa concentration pour réussir ce que le commun des mortels n'aurait jamais tenté...

Enfin, sauf Mat, bien sûr. Devant lui, elle se déplaçait lentement mais sûrement, mue par une volonté inconnue de Lloyd. Elle n'avait pas la Force à ses côtés, et il voyait le bout de ses doigts frémir ostensiblement, signe de la terreur qui l'habitait... Et pourtant, elle avançait. C'était donc ça, le courage ?

Lloyd faillit faire un faux pas lorsqu'il fut surpris par la voix du policier qui, penché sur la rambarde, tendait une main vers eux en beuglant. Mais il était trop tard, ils étaient trop loin... Et lui n'était pas fou, il ne suivrait pas ! Lloyd tourna difficilement la tête de son côté et, tâchant de ne pas se déconcentrer pour autant, cria au type en uniforme :

- Bougez pas ! Elle m'a volé des trucs, je vous la ramène !


Bon, pas très convaincant, vu le visage interloqué du policier. Il n'avait jamais été très doué pour mentir. Le truc de manipuler les esprits par la Force, ça n'était pas de son niveau, de toutes manières. Lloyd repartit donc de plus belle, l'air de rien. Encore quelques mètres et ils disparaîtraient à la vue de leur poursuivant... Oui, mais où cette corniche menait-elle ? Il fallait espérer qu'ils ne restent pas bloqués au bout, sinon c'en était fini d'eux... Si seulement ils pouvaient rencontrer une échelle de maintenance, une terrasse, une fenêtre... Ah oui, ou même des rails, tiens.

Des RAILS ?!

Au moment où Mat hurlait de faire attention, Lloyd comprit que le train, les frôlant, pouvait les déloger de leur corniche aussi aisément qu'un Rancor balayerait un grain de sable. Son sang ne fit qu'un tour, et sa main gauche tâtonna autour de lui pour trouver une prise. Que faire d'autre, à part compter sur la Force ? Oui, mais Mat...

Le train approchant, l'édifice se mit à vibrer désagréablement, un vacarme métallique assourdissant débarquant dans leurs oreilles et leur brouillant les sens. D'un bras, Lloyd attrapa la jeune Twi'lek et la ramena contre lui. De son autre main, il s'accrocha à la seule prise qu'il put trouver et...

Et maintenant, compter sur Elle. Il était temps que la Force, pour une fois, ne lui serve pas à prendre un vie mais à en sauver une ou deux... Au moins la sienne, quoi, si possible.
Les quelques secondes qui s'écoulèrent lui semblèrent une éternité, tant le souffle créé par le train les frôlant tirait sur leurs deux corps pour les décrocher de la paroi. Lloyd forçait sur ses jambes et sur le bout de ses doigts du plus fort qu'il pouvait, mais cela faisait un mal de chien kath ! Peu à peu, il se sentait s'éloigner du mur. Ses pieds glissaient. Il avait déjà les talons dans le vide. Dans un instant, il n'aurait plus que les orteils sur la corniche. Encore quelques secondes et il ne pourrait plus rien faire...

Mais le vacarme sonore cessa aussi soudainement qu'il leur était parvenu, et Lloyd se retrouva les doigts douloureux de sa main gauche toujours accrochés à la corniche supérieure et les deux pieds pas tout à fait dans le vide, heureusement. Les vibrations se firent moins intenses et bientôt, il comprit que le train s'était suffisamment éloigné.

Ils l'avaient échappés belle, tiens ! Il se sentait même trembler ! Ah, non, c'était Mat qui tremblait contre lui. Il avait coincé la pauvre fille entre lui et la paroi...

- Heu,
déglutit-il en serrant les dents. Faut qu't'avances, sinon je vais bientôt lâcher.


[HRP: super à la bourre mais ça y est je suis là!! Désolé pour l'attente !!]
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Sam 24 Sep 2011 - 12:45

Le bruit était assourdissant. Terrifiant. Avec une certitude effrayante, la gamine comprit qu'elle allait être balayée comme un simple brin de paille dans l'immense cheminée de Kala'Uun. Précipitée dans le grand vide, faire grand saut, le dernier. Ça devrait aller si vite - rien que quelques secondes de chute, peut-être une minute ou deux, et après, plus rien. Elle ne sentirait peut-être même pas la douleur dernière, quand elle s'écraserait par terre en une bouillie verte et rouge. Et pourtant, rien qu'à cette idée, tout son corps se rebellait contre la mort. Contre la perspective de la mort, elle qui aimait tant vivre, et qui s'était déjà tant battue pour avoir sa place, sa petite place dans ce monde !
Négligeant la morsure qui montait de ses mains malmenées, Mat'Aenna agrippa avec fébrilité le rebord de la corniche. Une prise. Rien que ça qui la séparait de la chute et d'une mort assurée, mais si petite que soit sa chance, elle voulait la saisir, à tout prix.

Un instant brusque de confusion, où elle se sentit happée, tandis que les hurlements retentissants du train se faisant cauchemardesques, couvrant ses hurlements d'une terreur qu'elle ne maitrisait plus. Un corps chaud qui recouvrait le sien, la protégeait du vide, qui tenait ses mains fermement collées à la paroi. Des fragments de sensation, par-dessus l'enfer et le déni de sa conscience qui semblait se noyer dans la masse aqueuse qui l'écrasait, qui la tirait vers le côté, avec une force si terrible qu'elle se se croyait pantin, simple jouet manipulé par des fils de plastacier.

Et tout à coup, le calme, à nouveau. Aussi soudainement que la bête de métal avait fondu sur eux, elle repartait désormais au loin, indifférente aux carnages et aux drames qu'elle engendrait sur son passage pour les inconscients qui risquaient leur vie sur les parois ; et les vibrations même qui parcouraient le bâtiment s'éteignaient comme une bougie, les laissant stupéfiés, tremblants et remplis d'angoisse. En tout cas, c'était son cas. Ce n'était pas possible d'être aussi conne, et de suivre un inconnu sur ce terrain aussi démesurément dément !
Doucement, la gamine reprenait son souffle, essayant de reprendre contact avec la réalité et les nécessités immédiate, quand une voix d'homme la secoua un peu. Il allait lâcher, et elle DEVAIT bouger. C'était impératif. Malgré son angoisse croissante, la twi'lek fit quelques mouvements pour s'extraire de la nasse dans lequel son compagnon l'avait logé, en faisant attention à ne pas le déstabiliser. Ses propres tremblements avaient redoublé ; mais elle était forte. Elle voulait vivre. Vivre. C'était tout ce qui comptait. Avec le collier, ou sans. Collée à la paroi, elle avança de quelques mètres, s'immobilisant à nouveau une fois les rails. Fallait pas trainer ici...


-"J'espère... j'espère que tout va bien d'ton côté."

Il l'avait aidé, après tout, même si l'idée venait à la base de lui. Elle lui devait au moins de prendre de ses nouvelles, et jouer à la dure n'était pas dans l'ordre des priorités pour le moment. De toute façon, avec la voix qui tremblotte comme une vieille mamie, c'est pas trop la peine d'essayer...

- "On va bientôt devoir sauter. Y'a un toit à côté, en forme de ballon. Tout rond. On va devoir sauter au milieu. Sinon on glisse. Y'a une espèce d'ouverture pour les ouvriers au milieu. Si on glisse, y'a un espèce de balcon, mais il a quelques mètres j'crois. Alors on risque de s'péter un truc ou j'sais pas. En tout cas ce sera la galère. Et des gros ennuis en perspective."

Un petit silence, pendant lequel l'adolescente en profita pour continuer à avancer tout au bord du parapet.

- "Je t'ai pas dit merci pour les flics. Pas assez. Chuis encore jamais allée vraiment en taule. J'veux pas y aller, c'est tout. J'ai vraiment RIEN volé. Pas là maintenant en tout cas... D't'façon, on doit toujours croire qu'y'a une lumière au bout des épreuves. Tout s'que j'veux, c'est vivre. Si j'crève en sautant, tu penseras à moi de temps en temps ? On est tous des êtres vivants, même si y'en a qui valent plus que d'autres. Et s'qui m'fout les boules c'est qu'on m'oublie. Qu'on m'oublie à jamais. Bonne chance à toi. On s'revoit de l'aut'côté."

Lentement, très lentement, la twi'lek décrocha ses doigts de leur appui fragile. Puis, se ramassant un tout petit peu sur elle-même, elle sauta.

[Jet d'agilité pour atterrir au milieu du toit]
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Sam 24 Sep 2011 - 12:45

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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Jeu 6 Oct 2011 - 16:21

Lloyd put respirer un peu plus profondément lorsque Mat lui laissa la place de reprendre une position plus équilibrée. Ses doigts étaient tout engourdis, par l'effort et par le froid, mais cela lui semblait une souffrance bien dérisoire à côté de ce qu'ils avaient failli vivre... Y'avait pas à dire, il avait un peu abusé, sur ce coup. C'était déjà dangereux pour un gaillard comme lui, alors emmener une Twi'lek légère et innocente comme elle !
Le jeune Hapan ressentit la frustration qu'il avait toujours lorsque ses actions le faisaient culpabiliser, lui rappelant l'attaque du Temple Jedi et cette jeune padawan qu'il avait quasi-éventrée avant de la cacher dans une salle, ruisselante de son propre sang. Mais il refoula le souvenir et les émotions qui allaient avec loin dans son esprit. Il avait toujours fait des trucs insensés, de toutes façons, ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer.

- Parle pas comme si t'étais morte, ironisa-t-il avec un sourire, tout en regardant la Twi'lek poursuivre son avancée comme si un train n'avait pas failli les précipiter dans le vide une minute plus tôt. Les vivantes qui escaladent les rails aériens de Coruscant avec des colliers de bourge, on les oublie pas, t'inquiète !

Bon, certes, c'était de sa faute à lui si elle était dans cette situation, mais c'était juste pour détendre un peu l'atmosphère. Peine perdue, car Lloyd lui-même sentait sa voix un peu aiguë, étrangère.
Il passa bientôt par les rails, lisses et encore brûlants du passage du monstre métallique. Lloyd ne perdit pas de temps pour rejoindre Mat, et laissa son regard courir au-dessous de lui, écoutant la description intelligente de la Twi'lek. Les formes, un peu perdues dans le brouillard, ne lui disaient rien qui vaille, mais ils n'avaient pas le choix. Et puis, il n'y avait plus grand chose qui l'effrayait vraiment, depuis son séjour sur Korriban...

Avant qu'il ait fait « ouf », la petite Twi'lek s'élança dans le vide, provoquant une contraction de l'estomac du Hapan. Si elle se manquait, cette fois, il ne pourrait plus rien faire pour elle.
Son regard accompagna la chute de Mat, plus longue qu'il ne l'aurait voulu. Plusieurs mètres les séparaient donc de ce dôme... Dans le brouillard qui voilait un peu la scène, Lloyd aperçut son acolyte percuter le dôme dans un schklonk dur et indélicat, puis la Twi'lek glissa et disparut plus bas dans le brouillard.

- Merde ! Lâcha le Hapan en se contorsionnant pour essayer de mieux y voir. Fichu brouillard ! … Hé, Mat ?

Pas de réponse. En même temps, il était peut-être juste trop loin. Il lui semblait voir un reflet vert sur le balcon que la Twi'lek avait décrit, mais impossible de voir si elle bougeait. Le silence ne le rassurait pas plus que ça. Il aurait préféré qu'elle crie de douleur, à la limite, ça l'aurait mieux informé !

Se concentrant sur son point d'atterrissage -il essaierait de viser ce fichu dôme, lui aussi- il essaya d'imaginer sa trajectoire, et de repérer une ou deux prises qui lui permettrait de ne pas glisser comme Mat l'avait fait...
L'adrénaline l'aidant soudain, il sentit le courage et l'excitation qui l'avaient envahi avant l'arrivée du train l'emplir de nouveau, comme la haine le remplissait parfois de puissance, autrefois.

- Un.. Deux..

Et le Hapan s'élança dans le vide, priant pour ne pas se casser quelque chose ni atterrir sur la pauvre Twi'lek. Et si sa vie se terminait là ? Au moins, il ne crèverait pas seul comme il l'aurait cru...



[Jet d'agilité pour se réceptionner comme il faut...]

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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Jeu 6 Oct 2011 - 16:21

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(ah ben vous êtes beaux tous les deux <3)
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Dim 9 Oct 2011 - 10:25

Elle sauta. Le sifflement du ventre oreilles, les sensations vertigineuses de laisser tout son corps voler dans les airs, lâché dans l'immensité du ciel qui semblait infini ; les longues secondes qui s'étiraient sans fin, dans la musique sourde et sifflante de ses lekku qui s'agitaient à l'arrière de son crâne au rythme de son trajet aérien. Elle allait si vite que la jeune fille s'imagina brusquement oiseau, simple objet poursuivant son voyage au cœur de ses rêves, ivre de liberté et d'aventures diverses, mais la réalité de sa chute la rattrapa presque aussitôt. Ouvrant très grand ses yeux, elle ne perçut tout d'abord qu'une grande confusion, pour se rendre compte qu'elle allait percuter le dôme au mauvais endroit, sur la ronde surface du toit. Merde. Elle avait mal calculé son coup et essaya de se préparer au choc, toutes griffes en avant.

Peine perdue. Le choc ébranla la twi'lek, qui laissa échapper un cri bref en essayant désespérément de trouver une aspérité à laquelle se raccrocher. Ses doigts crissèrent contre la surface désespérément plane du métal, tout son corps glissait, inéluctablement. Le balcon. La gamine se raccrocha à cette idée, avec l'ardeur de ceux qui se savent condamnés ; son corps heurta le parapet, qui s'échappa sous ses doigts moites d'une terreur irraisonnée à l'idée de s'écraser des kilomètres plus bas, et après une brève et dernière chute dans laquelle elle ne contrôlait plus rien, Mat'Aenna s'abattit enfin sur une surface étroite mais pourtant ... miraculeusement droite.
Les quelques secondes les plus merveilleuses de sa vie. Encore tremblante de toutes ces aventures, la créature émeraude s'appuya au mur de tout son poids. Une douleur fusa de son pied gauche, et elle ferma les yeux en une grimace ridicule de plaisir. Dieux ! Que c'était bon, de se sentir en vie, de se sentir aussi déraisonnablement en sécurité après ce terrible épisode, le calvaire de ces dernières minutes d'escalade sur la façade du toit, le train, la chute, son atterrissage manqué ! Tremblante malgré elle, la jeune fille se força à se jeter vivement sur le côté tandis qu'un bruit sourd résonnait un peu au-dessus d'elle, et qu'un corps tomba à son tour à l'endroit où elle s'était tenue quelques secondes plus tôt.
La silhouette un peu hirsute de l'humain, affalée sur le béton, resta immobile une seconde, durant laquelle elle se demanda avec un effroi soudain s'il n'était pas mort ; mais il redressa sa tête. Les cheveux décoiffés, les yeux agrandis par l'adrénaline, il ressemblait plus à un véritable enfant qu'à un jeune homme. Les yeux ronds qu'il lui jeta fit naitre un grand sourire sur le visage de la twi'lek, dont l'envie de rire naquit bientôt, comme en réponse à la détente que son corps réclamait après tant de tensions et de nervosité. Envie qui s'épanouit tant et si bien que ses yeux d'azur se plissèrent, une secousse violente secoua tout son corps, pour s'épanouir en une grande fleur de rire, très perlé, encore enfantin, joyeux, franc, un brin moqueur. Qu'il était bon de rire, c'était si doux, si merveilleux, d'être encore en vie, de bien se porter, bien à l'abri sur ce balcon qui les séparait du monde entier, comme un rempart infranchissable entre la vie et la mort, entre la ruine et l'espoir qui fleurissait et poussait toujours, même là où on aurait pu penser que tout était fini ! Et la gamine se pliait en deux, s'étouffait presque de cette envie qui la bloquait toute entière, les larmes aux yeux, le ventre douloureux - et la douleur encourageait encore sa réaction qu'elle jugeait elle-même insensée et stupide, mais qui lui donnait envie de taper du poing sur le sol, à jamais.

A grand-peine, l'esclave se calma, les yeux brillants de larmes qui avaient coulées dans son hilarité. Toujours tremblante, son pragmatisme habituel refluait à mesure que les secondes s'égrenait, et la jeune fille entreprit de mesurer la présente situation. Un regard à son compagnon, qui semblait tenir son bras droite de manière un peu étrange - il s'était blessé comme elle, visiblement, légèrement ou pas - puis à ce qui les entourait. Une baie vitrée renforcée par une grille de plastacier positionnée à l'intérieur empêchait toute fuite immédiate, mais aussi toute visite désagréable des policiers par exemple. Au moins, ils n'étaient plus désormais menacés par ces idiots. Ça coûtait trop cher de sortir les archives architecturales et de réveiller tout l'établissement pour une simple voleuse. Un avis de recherche serait certainement lancé, mais y'en avait pour tant de gens dans tout Coruscant qu'ils auraient bien du mal à l'attraper. Si ça se trouvait même, on estimerait qu'elle constituait un trop menu fretin. Oui. C'était clair... et tant mieux, dans un sens. Si ça pouvait lui éviter la taule, c'était toujours bon à prendre.

Son attention se reporta sur son compagnon. Il devait être furieux contre elle, vu qu'elle l'avait entrainé dans toute cette histoire. D'un geste rapide saisit les crédits qu'elle avait gardé sur elle, puis les disposa devant son interlocuteur.
Avec une partie du fric dans les poches, il pourrait se concentrer sur autre chose ; et d'ailleurs, elle allait orienter la conversation comme il le fallait. Du genre... sur leurs états physiques, par exemple. Pas une trop mauvaise idée.

- "Ca va, ton bras ? J'vois que tu t'es raté comme moi. Ca m'rassure d'savoir que chuis pas la seule à merder tout le temps !"

Elle repartit d'un nouvel éclat de rire, plus léger et moins nerveux que le premier.

- "Faudrait p't'être poser une attelle ou un truc du genre. Chuis pas une experte, mais faut voir à pas qu'ça s'aggrave en attendant mieux. Chuis la reine du rafistolage d'urgence ! D't'façon, maint'nant on a du temps. J'crois qu'on est coincé ici pour un bout d'temps... mais t'inquiète pas. Ils vont bien finir par relever cette foutue grille. Ici, t'es dans la partie VIP d'une arène privée. Profite de la vue !"

Résolument, l'adolescente se leva, ignorant la douleur qui fusait de sa cheville gauche qui semblait être manifestement contre le fait de marcher correctement. S'appuyant à l'élégante balustrade sculptée, la twi'lek laissa son regard se perdre devant le panorama somptueux qui s'offrait aux privilégiés qui hantaient cette partie de la planète, soupirant intérieurement devant un jardin suspendu, véritable paradis de fleurs chatoyantes et de fontaines délicates en forme d'animaux. Il était si proche, tellement hors d'atteinte ! Ce n'était ... pas juste. Sauf que cette nuit, c'étaient EUX qui en profitaient !

- "Putain, on a vach'ment d'chance en fait...!"
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Sam 12 Nov 2011 - 23:27

[HRP : Je suis vraiment désolé pour ce long retard... !]


Le saut fut tel un envol vers une liberté infinie. Lloyd se sentait léger, invulnérable. Inaccessible aussi, enfin hors de portée de l'emprise des Sith et des Jedi, monde qu'il avait pourtant déjà quitté depuis plusieurs années. Pourtant, c'était comme si tous ces corbeaux étaient restés perchés sur la corniche, à le regarder prendre son envol, puis à le perdre des yeux dans la nuit.

Il était libre, désormais. Libre...

Ses pieds percutèrent brutalement le dôme glissant ; chutant en avant, Lloyd fit de son mieux pour essayer de se rattraper. Peine perdue. Ne parvenant pas à retenir tout le poids de son corps, son poignet se tordit. Le Hapan dévala l'édifice en roulés-boulés peu élégants durant lesquels il entraperçut un éclat verte. Puis un choc soudain stoppa net sa chute et lui coupa le souffle. Le balconnet que Mat lui avait décrit ?
Allons bon, il était vivant ! Et dire que c'était un joli bout de béton armé qui le séparait de la mort. A plat ventre, il leva rapidement les yeux pour vérifier que sa camarade couleur émeraude s'en était sortie aussi. Oui.
Leurs regards se croisèrent et, contre toute attente, Lloyd lut une espèce de bonheur dans les yeux brillants de la petite voleuse. Et elle se mit à rire. A rire bruyamment, à rire alors qu'elle était blessée, à rire alors que son idée avait failli les tuer tous les deux.
Lloyd pouffa lui aussi et reposa sa tête contre le béton mouillé. Il ne s'était pas senti aussi soulagé depuis longtemps. L'humidité qui se collait à son visage au contact de la pierre, l'odeur polluée qui s'en dégageait, le tintement du rire de la Twi'lek à ses oreilles... Tout lui aurait semblé détestable en un autre instant. Mais ce soir, tout cela lui semblait incarner le bonheur de la liberté qu'il avait tant cherché.
Et il se mit à rire lui aussi. Nerveusement, les yeux clos, il rit d'avoir ainsi échappé à la mort, et de s'en trouver heureux.

Les secondes s'égrenèrent, laissant le temps aux deux jeunes gens de se calmer. La douleur dans le poignet du Hapan commença à se réveiller, en même temps que la Twi'lek semblait redevenir elle-même. Lloyd se redressa un peu difficilement en lorgnant les crédits, mais ne les prit pas.

- Ouais... Si tu peux y faire quelque chose, j'veux bien,
fit-il en grimaçant, tandis qu'il pliait et dépliait les doigts de sa main douloureuse.

Hé oui, combien cela faisait-il d'années qu'il ne s'était plus entraîné comme à l'Académie ? Son corps n'était plus aussi souple, ses réflexes plus aussi précis que lorsqu'il avait remporté le tournoi des Apprentis... Il attribua la mauvaise chute à ce manque de discipline, mais cela ne le dérangeait pas trop. La douleur partirait avec le temps. Et avec l'attelle de Mat, si elle y parvenait.
Poussant sur ses jambes pour se faire glisser contre le mur le plus proche, il s'adossa en tenant son poignet abimé.

- Garde tes crédits,
fit-il en regardant le paysage à travers les barreaux de la balustrade pour ne pas croiser son regard.

C'était qu'il n'aimait pas qu'on puisse penser qu'il pût être gentil. D'une, parce qu'il ne l'était pas, de deux, parce que les gentils n'étaient que des faibles, non ?

- On n'a qu'à dire que ce sera ton salaire si t'arrives à m'arranger un peu ma main,
éluda-t-il en haussant les épaules. Moi j'en ai pas besoin... J'suis pas mauvais mécano, alors j'me débrouille pas mal pour me faire embaucher.

Et voilà qu'il se mettait à raconter sa vie, maintenant. Comme s'il était ivre ! Mais il l'était, dans un sens. La fraîcheur de l'endroit, le paysage qui s'installait sous leurs regards le rendaient soûl. L'air joyeux de cette gamine aussi, qui aurait dû chialer de douleur et lui hurler dessus pour avoir failli mourir deux fois sur le chemin qu'il lui avait indiqué. D'abord, le train, puis ce saut...

Quelle idée stupide j'ai eu, songea-t-il en haussant les épaules. Puis il laissa ses yeux se délecter de la vue de l'arène. C'était un petit trésor de bourgeois -la balustrade ornementée témoignait la richesse de ceux qui devaient passer ici leur journée- que deux voleurs leur empruntaient pour un soir. Lloyd sourit à cette pensée.

- … Ouais,
murmura-t-il en seule réponse à la Twi'lek.

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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Jeu 8 Déc 2011 - 8:29

Mat'Aenna se retourna vers son interlocuteur qui avait arrêté de parler et qui abîmait aussi son regard vers le sublime panorama qui s'offrait à eux. Les crédits restaient toujours par terre, devant lui ; aussi les reprit-elle, en boitillant pour se déplacer. L'argent. C'était si important, on en avait jamais assez. Dix crédits, cent crédits, c'était pareil : on devait traiter ça avec respect et attention. Avec une grande satisfaction qui se devinait autant dans les mouvements harmonieux de ses lekkus que sur sa figure mince, la gamine fit disparaitre le tout rapidement dans ses bottes, puis s'assit en offrant un sourire ravi à Lloyd.

- "Sympa."

Elle ne l'aurait pas deviné mécano, pourtant. Propre, bien mis, mince mais athlétique, il n'avait pas l'air d'un ouvrier. Bah, peu importait, de toute façon. Qu'il mente ou non, il était plutôt - et plus important encore, ils étaient coincés là pour un bout de temps. D'un geste rempli de précaution, elle s'empara de son poignet blessé, faisant glisser un doigt à l'ongle acéré sur la peau pâle pour essayer de voir si le tout était cassé ou bien foulé. Attentive aux nuances de douleur qui s'inscrivait sur son visage, elle le reposa bientôt sur sa jambe.

- "En tout cas, y'a rien d'cassé. Pas d'soucis de ce côté-là, mais j'vais te faire un genre de bandage. S'pas le grand luxe mais tu t'feras un truc mieux quand tu pourras aller à l'hosto."

La twi'lek regarda autour d'elle. Rien sur le balcon ne pouvait convenir - faudrait faire avec les moyens du bord... Avec vivacité, elle arracha un bout de la toile de son pantalon, en fit de la charpie rapidement, pour enrouler les bouts obtenus très serré autour du membre blessé du jeune homme. Elle fit un nœud, puis poussa un petit cri de victoire, les yeux pétillants d'une certaine fierté. Elle était fière... pour une fois qu'elle faisait quelque chose de bien ! Le membre entortillé dans des bandages noirâtres lui donnait certes quelque peu l’air d’un mendiant, mais il devait souffrir moins ; c’était l’essentiel après tout.

S’affalant contre le mur, la gamine se détendit un peu. Maintenant, sa jambe la lançait douloureusement, et elle devait lutter pour garder son calme et ne pas y réagir. Elle était bien contente d’être coincée avec quelqu’un qui n’avait rien à voir avec la force. Pour une fois, c’était avec un individu normal qu’elle échangeait. Une personne comme elle, qui connaissait la vie et non pas imbriqué dans toutes ces espèces de conflits auxquels elle ne comprenait rien. C’était si reposant…

Avec douceur, les yeux mi-clos, les lekkus reposant mollement sur ses épaules, Mat’Aenna reprit la parole.

- « C’est pas si facile de trouver un travail à Coruscant, mais si t’en as trouvé un… bah, tant mieux, quoi. Mécano, ça doit être cool. Tu dois voir passer du monde. Je suppose que tu bosses en haut ? Si j’avais trouvé, moi aussi j’me serai incrustée en haut. Mais quand je suis arrivée ici, j’savais pas lire. Ni écrire d’ailleurs. Chuis arrivée à l’arrache, et libre. Et puis… au bout d’deux ans, bah… enfin, j’vivais en bas. Presque tout en bas, mais juste au-dessus des trucs qui font vraiment flipper, hein. Et maintenant… je vois souvent les étoiles. J’suppose qu’on doit toujours payer les choses qui valent le coup dans la vie. T’en pense quoi ? T’aurais pas envie d’passer ta vie à voyager, dans ton vaisseau à toi ? »
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Ven 16 Déc 2011 - 20:56

L'hosto. Le meilleur endroit pour tomber sur des Jedi, c'était bien l'hôpital. Avec cette folie qu'ils avaient à répandre leur « bonté » sectaire, ils y passaient souvent pour prêter main forte aux médecins. Tout le monde trouvait cela génial... Pas Lloyd. Quand ils repartaient, le jeune homme savait que c'était des dizaines de gens qui pleuraient parce que les Jedi n'avaient pas eu le temps de les examiner. Partout où ils passaient, les Jedi tâchaient de laisser une trace pour l'on pense du bien d'eux. Mais en général, leur aide n'apportait que malheur à ceux qui en bénéficiaient : celui qui recevait quelques crédits sur Nar Shaddaa ou des médicaments sur Telos IV se faisait tabasser pour qu'il ne garde pas ce trésor, celui qui bénéficiait de l'aide d'un Jedi dans une affaire de justice se faisait tuer juste après le départ du chevalier dans un mystérieux règlement de comptes... Bref, en apparence, les Jedi étaient bons. Dans les faits, Lloyd ne savait pas vraiment s'ils étaient plutôt une plaie ou une bénédiction.
Quoiqu'il en soit, mieux valait ne pas les croiser. Pas d'hosto, c'était une bonne nouvelle.

- Cool, lâcha-t-il sans y réfléchir. Merci.

Il ne lui aurait pas fait confiance en tant que banquière, mais en infirmière de fortune, elle ne se débrouillait pas trop mal. Le bandage de toile provenant de son pantalon tenait bien et le tissu, réchauffant sa main endolori, lui donnait l'illusion d'endormir un peu la blessure. Il ramena son bras contre lui lorsque ce fut terminé.
Lloyd lâcha un rire devant le cri de victoire de la Twi'lek. Elle était rigolote, à être heureuse comme cela alors qu'ils étaient blessés et coincés sur un balcon de bourgeois. C'était comme flamme émeraude dans son quotidien gris et froid. Le jeune homme aurait bien aimé, quelque part, maîtriser la Force comme les Jedi pour pouvoir rendre la pareille à Mat, mais il ne savait pas utiliser ses pouvoirs pour autre chose que de faire du mal. Mieux valait paraître incompétent que d'essayer, du coup.
Lloyd hocha la tête.

- Oui, c'est cool. Y'a tellement de droïdes et de machines partout... Y'a toujours quelqu'un qui a un problème quelque part. En haut, en bas... Ici ou ailleurs, quoi, résuma-t-il en haussant les épaules.

Mais surtout ici, sur Coruscant, où la foule et la Force étaient si vastes qu'il était ardu de l'y retrouver, pour les Jedi comme pour les Sith.

- Libre... Répéta-t-il pensivement. Mon vaisseau à moi ?

Il rit brusquement.
D'abord, était-on jamais vraiment libre, dans cette galaxie ? Qui était libre, à part les Indigènes des planètes que l'on avait pas encore découvert ? Mais oui, voyager dans son vaisseau à lui, ce serait un peu comme quelque chose qui ressemblerait à la liberté. Une espèce d'imitation bon marché, mais déjà trop luxueuse.

- Ouais, avoir son vaisseau à soi, tu rêves, toi ! Je gagne ma vie, mais pas à ce point-là, fit-il sur un ton léger, un sourire toujours amusé aux lèvres. Rien qu'me payer une chambre dans un hôtel miteux et pas trop bas dans les quartiers, ça m'laisse rien mettre de côté. Alors t'imagines ! Un VAISSEAU !

Mais penser à une de ces petites navettes, ne serait-ce que de la décennie dernière, le faisait frissonner. Une petite corvette avec de quoi rentrer quelques barils de marchandises, ce serait quand même le pied. Un pépin, et hop ! Il filerait à la corellienne. Et fini ces conneries de croire que Saï Don ou Darth Ritter allaient un jour venir sonner à sa piaule pour lui demander des comptes.
Lloyd soupira, à moitié rêveur, à moitié dépité. Puis, de sa main valide, il chercha dans la poche intérieur de sa veste. Une petite flasque en ressortit, métallique et réchauffée par le contact de sa poitrine.

- Mais t'as raison, tout s'paye, fit-il après avoir fait sauté le bouchon et avalé une petite gorgée. T'en veux ?

C'était du Cœur de Réacteur, une boisson fortement alcoolisée mais très bon marché, que l'on trouvait dans tous les mondes du Noyau. Sa couleur était jaunâtre, et elle picotait la gorge lorsque l'on n'y était pas habitué. Lloyd lui tendit la flasque, comme pour montrer qu'elle pouvait, il n'y avait pas de problème. Après tout, l'alcool faisait passer la douleur. Et faisait oublier certains détails de la vie aussi.
D'ailleurs, une bouffée de chaleur lui semblait déjà remonter le long de son œsophage et apaiser son cerveau encore ébranlé par leur aventure et la douleur. Le sourire de Lloyd se dissipa, et il eut l'impression de se retrouver seul avec lui-même au lieu d'être pour une fois accompagné. Étrange.

- Les bas quartiers... Ça doit pas être rose tous les jours, concéda-t-il. Bah, si t'as un souci et qu'tu sais pas où crécher exceptionnellement, t'as qu'à venir biper, hein. J'suis dans le secteur 82A. Tu sais, le grand machin collé à l'astroport ? Bah c'est ça. Niveau intermédiaire bas. Là où s'entassent tous les crétins qui ont pas l'fric pour se mettre plus haut mais qui s'entêtent à se ruiner plutôt que d'aller dans l'bas. Comme moi, quoi...

Drôle de limite, mais les gens qui vivaient l'ascenseur social dans le mauvais sens redoutaient de vivre dans les bas quartiers, comme si soudain alors ils seraient devenus des truands ou des mendiants. Et Lloyd voulait juste gagner honnêtement sa vie. C'est-à-dire, en se tenant loin des malfrats, des Sith, des Jedi, et des politiciens. Même si ça voulait dire une vie morne, monotone et sans lumière, avec un salaire qui sautait de son employeur au propriétaire de l'hôtel sans qu'il en voit la couleur.

Mais un jour, il s'achèterait peut-être un vaisseau. Un petit machin dépassé mais qui volerait encore.

En attendant, il venait de proposer à une voleuse des bas quartiers de venir dormir chez lui. Une fois l'effet de l'alcool passé, il s'en mordrait les doigts, il le savait. Ce fichu Cœur le rendait toujours bête et gentil.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Dim 19 Fév 2012 - 9:47

La twi'lek porta la flasque d'alcool à ses lèvres. Avec délectation, elle sentit le liquide fortement alcoolisé couler le long de son palais, brûler délicieusement son œsophage, piquer ses deux estomacs, s'évaporer en une chaleur réconfortante, familière. Une sensation qui lui fit fermer les yeux, qui lui détendait les nerfs qu'elle avait presque constamment à fleur de peau, près de Kaze et du contrebandier barabel.
Adossée près de l'ouvrier, la gamine pencha la tête. Une deuxième, puis une troisième gorgée achevèrent de la détendre. Son cerveau, bien que travaillant au ralenti, lui semblait d'une clarté extraordinaire, et elle laissa échapper un rire clair, joyeux, lorsque l'inconnu lui proposa de venir pioncer chez lui si le besoin s'en faisait sentir. Après tout, pourquoi pas ? Et même si elle avait un petit coin de son cerveau qui lui soufflait que la proposition était lancée à cause des derniers ennuis qu'ils avaient eu, Mat'Aenna, à cet instant, ne demandait qu'à y croire.

Quand on avait seize ans et qu'on était dans la merde jusqu'au cou, il était bon de penser que quelque part, un type normal vous tendait la main, et qu'il y aurait une échappatoire à l'avenir qui se profilait avec le sith dont le destin semblait inextricablement lié à elle. Même si c'était illusoire et imbécile.

- "T'es vach'ment mignon, pour un type qui s'fait passer pour un dur."

Une main verte se posa sur l'épaule de son compagnon, la tapota avec entrain. Oui, elle était bien, et heureuse, et joyeuse, même coincée sur une terrasse, même avec une entorse. C'est rien qu'une entorse. Et le ciel étoilé était à eux, et cette vue réservée aux très riches, c'était pour eux qu'elle étincelait de mille couleurs, ce soir !

- "Tu sais, Lloyd, j'ai une hyper bonne idée. Quand j'ferai fortune, qu'je trouverai le bon filon, je viendrai te chercher dans ton niveau intermédiaire. Alors, là, on achètera un vaisseau, moitié, moitié. Et on fera affaire ensemble. On sera des contrebandiers, ou des mercenaires, ou j'sais pas quoi . Des marchands. Et on fera s'qu'on veut !"

L'adolescente dédia un sourire plein d'optimiste à l'individu à côté d'elle. Le pire, c'était qu'elle croyait réellement en son projet...

- "On ferait le tour de la galaxie. Dis, t'as des suggestions ? T'as des idées, sur ce qu'on pourrait faire en haut ? Très bientôt ?"

D'un regard ardent, elle l'encourageait à la suivre dans son délire. Oh, l'alien avait bien conscience qu'avec des "si", on pouvait rebâtir le monde, mais merde, quoi ! Ca avait jamais fait de mal à personne, de rêvasser un peu !
D'une voix pressée, avant qu'il ne la stoppe, il fallait opposer d'autres arguments, d'autres pistes de rêverie, d'autres visions de l'avenir. Vite, avant que son songe ne s'arrête et qu'on ne réaterrisse les deux pieds dans les déchets !

- "Et puis t'aurais plus ton p'tit truc dans un hôtel miteux. Partout où on irait... on serait des rois... moi... j'la vois déjà, nos chambres dans les hôtels ! Tu la vois, toi ? Elle est comment ? T'es d'accord, pour ça, alors ? T'es d'accord pour not'deal ? C'est tout bénef' pour l'roi d'la voltige. Toi."

Pour être enthousiaste, elle savait l'être ! De toute façon, elle en avait marre, de sa vie. Sa vie toujours grise, toujours au second plan. Elle en avait marre d'obéir à un imbécile prétentieux, qui, s'il ne l'avait jamais maltraité, était quand même celui qui contrôlait la bombe qu'il lui avait placé dans le cœur. Mais il serait surpris, quand elle se réveillerait... quand elle aurait fait main basse sur un trésor... elle s'en irait de cette vie. Elle ferait autre chose... de plus grand.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Dim 26 Fév 2012 - 22:15

Le Cœur de Réacteur faisait s'enflammer l'œsophage et l'estomac, mais il réchauffait, et atténuait la douleur que Lloyd sentait dans son poignet immobilisé. C'était une espèce de coup de fouet qui vous détendait, vous rendait plus sûr et plus maladroit à la fois. Et plus vous en buviez, moins les soucis avaient de l'importance. Seul l'instant présent se mettait à compter vraiment, ce vent qui séchait la sueur qui avait perlé pendant leur escalade improbable... Et le fait d'être encore là, en vie.

Les épaules du Hapan furent secouées tandis qu'il se mettait à rire, les yeux se baladant sur le paysage magnifiquement illuminé.

- J'me fais pas passer pour un dur, je surveille mes arrières, c'pas pareil ! rigola-t-il, ne sachant plus s'il se moquait de lui-même ou des paroles de la Twi'lek.

Et sourire aux lèvres, il écouta la jeune fille raconter ses projets de fortune, de vaisseau, de contrebande. Tout cela avait l'air si magique... Et si irréaliste. Une part de lui-même avait envie de croire que la Twi'lek ne racontait pas des cracks, qu'un jour il traverserait l'espace avec des marchandises fleurtant avec la légalité. Bien sûr, il en serait le pilote -il n'avait jamais été un as dans ce domaine, mais il se débrouillait, surtout sur les vieux appareils- et il ferait filer son appareil en moins de deux au moindre pépin ! Et des gens raconteraient même qu'y'a pas plus sûr comme transporteur de seconde classe !
Lloyd rêvassait le sourire aux lèvres, laissant parfois s'échapper un éclat de rire tandis que Mat' l'abreuvait de ses idées farfelues. A défaut de crédits, elle ne manquait pas d'entrain, ça c'était clair. Il songeait toujours que c'était une voleuse -mais le jugement qu'il avait eu sur elle lorsqu'il l'avait rencontrée pendant l'heure précédente lui semblait maintenant un peu dur. Certes, elle n'était pas innocente... Mais mieux valait une voleuse qu'un traître comme lui, qui s'en était pris à une enfant dans un Temple, à suivre les stupides ordres des Sith... Bref. Finalement, il ne valait mieux pas la juger trop vite. Surtout quand on voyait l'optimisme et la sympathie qu'elle démontrait, il était injuste. Mais on n'était jamais trop prudent, se rappela-t-il vaguement dans son esprit embrumé par l'alcool.

- Ah ! Moi je veux que des mecs viennent nous servir le petit dej' dans la chambre, et qu'ils nous servent du « bien, monsieur » et du « oui, madame » ! fit-il avec une imitation ampoulée des serviteurs tirés à quatre épingles des grands hôtels. Hanf ! Et puis en partant on enfumera les terrasses des autres riches avec les gaz de poussée du vaisseau, ha ha !

Oui, pour se venger de tout ce qu'eux pouvaient vivre et consommer, avec pour seuls soucis leur apparence et la façon dont ils allaient dépenser leur argent. Pour se venger aussi de prendre tout le reste de la galaxie comme des inférieurs, et parce que leur présomption valait bien qu'on leur en mette plein la gueule au moins une fois !
Le rire de Lloyd se calma. Une petite voix quelque part lui disait que c'était n'importe quoi, mais il la renvoya au fin fond de son esprit pour la faire taire. Pour une fois, c'était bon de rêver, de faire des projets marrants rien que pour lui.
Le Hapan approcha de nouveau ses lèvres de la flasque et dut fermer fort les yeux en avalant pour supporter l'âpreté d'une trop grosse gorgée de liquide. Ça picotait les yeux, et inutile de dire qu'il ne fallait surtout pas que quiconque croit qu'il put être capable d'avoir une larme au coin de l'œil un jour dans sa vie.

- Ça me va pour notre deal ! Mais tu ferais quoi, toi ? Moi je pilote, et toi tu trouves les clients ? Parce que je te vois mal aux tourelles à nous défendre, dit-il sur un ton railleur. Ou sinon, tu fais le ménage !

Lloyd se remit à rire. Bien sûr c'était une blague, et son coup d'œil taquin à la Twi'lek lui permettrait probablement de comprendre. Mais il regarda sa main. Oh, elle pourrait faire infirmière aussi, peut-être. Ce serait bien d'avoir quelqu'un qui vous soignerait après une négociation épineuse.
Et de nouveau, le Hapan contempla le paysage lumineux en rêvassant. Si seulement ses autres nuits ressemblaient plus à celle-ci, au lieu des soirées de l'endroit glauque où il s'endormissait difficilement d'habitude... Ce serait pas aussi bien qu'un vaisseau dont il serait le pilote, mais la vie serait plus supportable.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mar 28 Fév 2012 - 13:10

La jeune twi'lek poussa une exclamation indignée aux dernières paroles de son interlocuteur, le regard brillant d'humour et de bonne humeur.
La main tendue, elle s'empara avec douceur de la flasque de son nouvel et provisoire ami, avant d'en absorber une bonne gorgée qui faillit la faire tousser. Une autre gorgée, et elle dédia un sourire éblouissant et détendu à Lloyd. Elle n'était pas très pressée de lui répondre - à vrai dire, elle était simplement contente d'avoir pu l'entrainer dans les limbes de son imagination, au-delà des limites du possible, dans l'univers qui peuplait sa tête à elle, sans avoir à jouer un rôle. En se laissant aller... Comme c'était bon, merveilleusement bon ! Sa cheville, un peu engourdie, ne l'élançait plus du tout et une délicieuse chaleur réchauffait tous ses muscles, déjà alanguis par l'ivresse qui s'était emparée de l'adolescente.

Elle appuya ses lekkus contre le mur, pour laisser son regard d'azur vagabonder vers ceux du hapan. Et fut frappée par une chose : Lloyd était un sacrément beau garçon. Prise d'une d'une impulsion subite, elle saisit sa main - étonnament douce au passage, pour répondre d'une voix remplie de gaieté :


- "T'vois, moi, j'sais tout faire sauf le ménage ! En plus, on aura des droides pour ça. Nan, mon maitre, y va m'entrainer, genre que j'devienne un soldat, un truc comme ça. C'est vrai que j'sais pas trop mal m'débrouiller avec une arme ! Mais sur un vaisseau... ben, c'est la mouise, quoi. Mais t'auras qu'à m'apprendre. Tu s'ras le capitaine. Mais... mais le vaisseau... on l'appellera.."


Un instant de réflexion, les yeux brillants. Elle le voyait déjà, ce futur appareil ! Massif, avec de la peinture multicolore sur la coque, et aussi un peu poussif, qui ferait de sales bruits quand il décollerait ! Mais il serait pratique et robuste. Et en y songeant très fort, la twi'lek pouvait presque sentir l'odeur de la peinture.. qui se confondait peut-être un peu avec celle de l'alcool qu'elle avait encore dans les mains.

- "Y s'appellerait Grand Soleil. Faut toujours donner des noms aux vaisseaux."

Aucune originalité, mais il faisait un peu grandiloquent, ce qui n'était pas sans lui déplaire !


- "T'en penses quoi ? En plus, comme j'vais m'battre, ben, je ramènerai rapidement beaucoup d'argent. Et mon maitre dit toujours qu'le côté Obscur, c'est fait pour briser les chaines. Un truc comme ça. Ah. Le pouvoir aussi, et la puissance. Et moi, j'l'aurai, la puissance !"

Elle se lâchait, la gamine. L'alcool lui était complètement monté à la tête et sa voix en devenait un peu pâteuse... et ses confidences un peu plus intimes, aussi.

- "J'avais mon premier copain ici ! Sly. C'était trop cool, on f'sait des virées en speeder. Il avait dix-huit ans ! J'le trouvais trop adulte, quoi... J'trouve qu'tu lui r'semble un peu. Sauf qu'il avait des cheveux violets. Et pas toi... Y m'manque sacrément."

Sans le vouloir et sans même y penser, elle resserra un peu ses doigts fins sur la main de l'Hapan en fuite. Pour lui offrir un sourire confiant, malgré elle, hors d'elle. Mat'Aenna se sentait si bien ce soir... La twi'lek avait même oublié où elle se trouvait.

Vive le Cœur de Réacteur !
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Lun 5 Mar 2012 - 16:24

Le Hapan riait devant les expressions et les gestes de la Twi'lek, un peu exagérés. Elle était saoul, il le voyait bien à ses yeux qui brillaient, à sa façon plus détendue de bouger et de parler. D'ailleurs lui aussi devait l'être, car il sentait un vertige léger chaque fois qu'il tournait la tête à gauche ou à droite. En même temps, ce n'était pas grave : que craignaient-ils, ici, loin de tout et en pleine nuit ? Ils étaient seuls au monde sur un balcon qui leur appartenait, avec un spectacle de lumières magnifiques, rien que pour eux. C'était presque magique.. L'alcool effacerait-il ces instants de ses souvenirs ? Pour sûr, le lendemain matin, il aurait perdu cet enchantement, son sourire et celui de la Twi'lek. Il ne lui resterait plus qu'un mal de crâne désagréable et une bouche pâteuse... Bah, il y penserait demain. En attendant, il fallait profiter de l'instant présent.

- Ok, tu peux m'appeler Capitaine alors ! Ça a d'la gueule ! Fit-il en riant joyeusement. Grand Soleil, ça me va.

Ça sentait l'espoir, la lumière. Le futur merveilleux. Il avait du mal à croire qu'un truc comme ça lui arriverait ni qu'il reverrait Mat' un jour. Mais l'idée alléchante faisait son chemin. Il s'imaginait réussir à se payer un tout petit vaisseau, en attendant d'avoir mieux. Il l'appellerait « Petit Soleil » pour se souvenir de Mat et de ses rires. Parce que quand même, il y avait tellement longtemps qu'il ne s'était pas juste détendu, comme ça, avec une amie. Et puis comme ça, peut-être que si un jour elle voyait ou entendait parler de son vaisseau, elle devinerait que c'est lui.

Adossé pensivement, Lloyd laissa son amie d'infortune lui prendre la main -ah c'était clair, elle était bourrée !- tout en l'écoutant continuer à distiller sur lui ses mots plein d'optimisme.
Encore ce « maître » qu'elle avait évoqué plus tôt. De nouveau, dans les brumes de son cerveau, Lloyd s'interrogea : elle était quoi, en fait ? Une esclave ? Comme beaucoup de femmes Twi'lek... Logique, en fait : c'était quand même vrai qu'elle était pas mal foutue. Un peu vulgaire la tenue... Mais quand même ! Pas de bol, songea Lloyd, déjà à cet âge... C'était qu'une 'tiote, ils les prenaient vraiment au berceau, les salauds. Ce monde était juste fou, et il le paraissait plus encore avec le cœur de réacteur. Parce que sans alcool, on était tellement habitué aux faits divers que le cerveau passait à côté de ces informations insolites. C'est qu'il fallait s'occuper de ses problèmes à soi, qui monopolisaient déjà pas mal l'attention, généralement.

Ce fut précisément au moment où Lloyd renonçait à l'interroger sur sa vie, par délicatesse -une fois n'était pas coutume- qu'elle évoqua le « côté obscur ». Il resta un bref instant interloqué. Quelque part au fond de son esprit embrumé, une petite voix l'alertait : c'était carrément le discours de Korriban, ça : la puissance, le pouvoir, briser les chaînes par le côté obscur. Il écouta sans les entendre les propos de Mat sur son copain Sly, les yeux soudain anxieux.

- Ne me dis pas qu'tu viens de là-bas... souffla-t-il, ayant perdu brusquement tous ses sourires. Puis, voyant qu'elle ne comprenait pas où il voulait en venir, Korriban. Tu as un Maître là-bas ?

Il retira sa main de celle de la Twi'lek, inquiet. Il tenta de se redresser, mais il avait oublié son poignet endolori et surtout, où est-ce qu'il irait, coincés qu'ils étaient sur ce balcon ? Sans compter l'alcool qui lui faisait tourner la tête. Soudain, c'était bien moins agréable.
Mais il pensait aussi qu'il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir : lui aussi, avait eu un Maître là-bas. Il avait juste eu du bol d'arriver à s'en sortir avec le remue-ménage qu'il y avait eu avec les Jedi. Il le voyait d'ailleurs bien, qu'elle était pas si méchante : elle avait peut-être juste eu pas de bol, comme lui. Voire encore moins. Peut-être aussi qu'il se faisait des idées, qu'elle était l'esclave sexuelle d'un Sith, et que c'était pour ça qu'elle entendait ce genre de discours.
En fait, il ne savait plus très bien ce qu'il fallait penser. L'alcool lui donnait une impression d'irréalité qui l'empêchait de réfléchir. Alors il essuya son front avec son poignet valide en fuyant le regard de Mat. Il se sentait honteux. Et parano.

- Excuse-moi. Les Sith, tout ça, leurs discours du côté obscur... Enfin, on va dire que j'les aime pas trop. Et que c'est réciproque.

La vérité, c'était que les Sith le faisaient carrément flipper. Mais pour une fois qu'il avait quelqu'un de sympathique avec qui rigoler, il avait pas envie de passer pour une poule mouillée. Il était un homme maintenant, merde ! Pourquoi est-ce qu'il était si certain que des Seigneurs Sith voulaient lui tomber dessus pour lui régler ses comptes !
Il poussa un soupir en songeant que leur tranche de rigolade s'était arrêtée bien avant qu'il ne l'aurait voulu. Par sa faute, qui plus est.
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Mar 6 Mar 2012 - 15:25

La magie continuait. Les confidences se succédaient dans sa bouche, les rires aussi. Tout sourire, elle dévoilait ses dents blanches, elle ouvrait grands ses yeux bleus, sans restriction, pour une fois. Sans arrières-pensées. L'état de grâce ne durerait pas, une petite voix en elle le lui murmurait à chaque minute qui s'égrenait ; mais la twi'lek ne l'écoutait pas. Mieux : ne pouvait pas l'entendre. Et le Capitaine Soleil, comme elle venait de le baptiser à la seconde, ne faisait rien pour arranger les choses.
Capitaine Soleil, vraiment, c'était de la trouvaille ! Bien décidée à le sortir à la première occasion, elle s'apprêtait à rire de la prochaine phrase de son nouvel ami quand il décida de se lever, retirant sa main chaude et amicale de la sienne, instaurant immédiatement une distance qu'elle ne comprit pas bien. Pour lui poser une question étrange, bien loin de tout ce à quoi elle se serait attendue. Qu'est-ce qu'elle avait attendue, d'ailleurs ?

Korriban. La jeune fille n'avait qu'une idée floue de cet endroit - mais si Kaze avait de la répugnance pour cet endroit, c'était presque une terreur qu'elle éprouvait. Plutôt mourir que d'aller dans cet endroit... enfin, bon, peut-être pas jusque là.
Se redressant à demi à son tour, elle se saisit brusquement des poignets de son interlocuteur. Peau verte sur peau blanche, ils semblaient doucement luire dans la lumière de la ville, tandis que ses yeux cherchaient les siens, avec conviction. Aussi soûle qu'elle était, personne ne la prendrait pour une de ces folles qui se battaient là-bas !

- "Korriban, j'ai jamais mis les pieds, cap'tain soleil ! Mon maitre m'a promis. Il a promis que jamais j'y foutrais les pieds. Ni là-bas, ni au Temple. Jamais. J'suis pas une sith. Ni une jedi. Jamais !"

Un sourire luisant d'espoir qu'il revienne se poser à côté d'elle, qu'il oublie cette phrase malheureuse qu'elle avait prononcé et qui apparemment changeait tout.

- "Moi non plus j'les aime pas trop. C'est que des connards. On va s'enfuir. Très loin. J'aime tellement, tellement, l'espace. On vivra la grande vie. Loin de toutes ces histoires. Même si t'es un esclave comme moi. Le monde, il est à nous quand même. Et tu verras, l'premier qui t'cherche, j'lui démonterait sa face. T'es en sécurité avec moi !"

Bon, ok, Mat'Aenna se vantait un peu. Mais l'alcool aidant, son désir fou de détendre l'atmosphère, de ranger à son avis son coloc' improvisé, elle se laissait un peu emporter. Et presque se convaincre elle-même que c'était vraiment possible... Elle se mit à bailler, puis éclata de nouveau de rire en constatant que la flasque était déjà vide. Avec aplomb, elle retourna le contenant pour en extirper encore une dernière goutte, puis, un peu fatiguée, la tête pleine de vertiges légers et comme très doux, posa une main sur l'épaule de son compagnon.

- "La vie est trop belle, Lloyd. On à qu'à tirer s'qu'on peut de tout s'qui passe, et puis on verra bien s'qui en ressort. J'aurai d'l'argent. J'en suis sûre."

Elle ferma les yeux. La twi'lek n'avait plus envie que de s'étendre, de se reposer contre l'humain. De tout jeter à la poubelle et de dormir... simplement.

Mais avant de se laisser aller, il fallait pas oublier une dernière chose. Une dernière chose très importante.

- "Cap'tain Soleil, je suis contente de t'avoir rencontré."

La vie était-elle vraiment plus compliquée que ça ?
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MessageSujet: Re: Plus rien, ni personne. (libre)   Ven 9 Mar 2012 - 14:03

L'air de rien, Lloyd avait attendu la réponse de la Twi'lek en retenant son souffle. Mais une pression se relâcha soudain quelque part dans ses entrailles quand elle lui certifia que non, elle ne venait pas de Korriban. L'expression qu'elle avait employée pour le surnommer, « Cap'taine Soleil », lui arracha même un petit sourire.
Et voilà, il avait été complètement parano, comme d'hab. Cette fille n'avait sûrement rien à voir avec la Force, c'était juste des pourris qui s'étaient servi d'elle. Il regrettait d'avoir douté de la Twi'lek et maintenant, il la croyait presque les yeux bandés. Cela ne lui ressemblait pas d'être aussi peu méfiant... Mais bon, quand il regardait ses mains sur ses poignets, qu'il constatait qu'elle avait les doigts un peu noircis à cause de leur ascension, comme lui, et qu'elle avait quelques égratignures sur les bras qui devaient être un peu moins récentes, il ne pouvait que considérer qu'ils étaient embarqués dans le même vaisseau, qu'elle n'avait aucune raison de mentir maintenant. Cette fille était un peu déglinguée, mais elle avait bon cœur. La preuve, elle l'avait soigné alors qu'elle était elle-même blessée à la cheville.

- Ouais, ben t'as raison, finit-il par lui concéder. Et si tu veux un conseil, tiens-toi aussi éloignée que tu peux des uns comme des autres.

C'est qu'il en connaissait un rayon là-dessus, et il se serait senti responsable s'il n'avait pas prévenu Mat', qui lui semblait si jeune, des dangers publics qu'étaient les Jedi comme les Sith.
Lloyd soupira. Il ne souhaitait plus penser à tous ces cinglés, alors qu'il avait enfin réussi à les oublier le temps d'une soirée de détente avec cette nouvelle et étrange amie. Elle était aussi paumée que lui, ce devait être ça qui faisait qu'ils se comprenaient si bien, songeait-il.
Et il se mit à rire en imaginant une Mat' rebelle essayant de se bagarrer avec des Jedi pour les empêcher de venir lui poser des questions. Ah, elle était drôle, cette fille !

- Ah ben, qu'est-ce que j'suis rassuré ! déclara-t-il en riant, un peu moqueur, mais en ayant retrouvé en partie la bonne humeur qui l'avait animé au début de leur conversation. De toutes façons, not'vaisseau, il ira trop vite pour qu'on puisse nous suivre ! Personne pourra jamais nous attraper !

C'était bon, de rêver, comme ça, l'alcool aidant à repousser la petite voix intérieure qui avait envie de hurler que ce n'était pas raisonnable, pas réaliste, pas comme-il-faut. Mais Lloyd n'avait pas envie de l'entendre, encore moins quand il voyait cette jeune fille avec les yeux brillants d'optimisme et d'espoir ; il ne pouvait la décevoir, il ne pouvait l'empêcher de rêvasser comme lui à un avenir meilleur.
Il eut un nouvel éclat de rire en la regardant essayer d'obtenir une toute dernière goutte de la flasque qu'ils avaient vidée.

- Y'a intérêt à c'que t'en trouves, de l'argent, ouais... avec c'que tu consommes comme Cœur de Réac' ! la taquina-t-il joyeusement.

Mais son rire se calma un peu lorsqu'elle lui annonça qu'elle était contente de l'avoir rencontré, laissant sur le visage du jeune homme un sourire paisible et gêné à la fois. La situation lui semblait bizarre. Contrairement à elle, apparemment, lui n'avait jamais eu de mots pour mettre des noms sur des émotions, des sentiments. Il se sentait désarmé, impuissant. Alors, en titubant un peu, il se contenta d'aller se rasseoir où il était quelques minutes plus tôt, en faisant attention à sa main endolorie. Puis il tendit vers Mat' sa main valide, accompagné d'un signe de tête, pour l'inviter à venir s'asseoir près de lui, les épaules entourées de son bras comme pour la protéger de la nuit qui devenait peu à peu plus fraîche et plus dense. Ainsi, ils pourraient à loisir contempler le paysage magnifique pour le graver dans leurs esprits, tout en se tenant chaud. Il n'y avait rien de sexuel dans cette invitation -il était trop ivre pour ça, de toutes manières- mais avoir quelqu'un près de lui, pour une fois, rendait le monde un peu moins glauque. La peau de Mat était si vive, et ses éclats de voix si enjoués, qu'elle chassait sans même s'en rendre compte la tristesse de l'univers dans lequel ils vivaient, l'échine courbée. Il trouvait ça beau.

- Ouais, finit-il par souffler sans la regarder. Moi aussi, j'suis content.

Et l'ivresse lui donnait envie de fermer les yeux, de s'endormir, bercé par cet air frais qui passait sur leur peau. Il avait trop bu... Et si quelqu'un venait leur voler ce qu'ils avaient sur eux ? Bah, il n'avait rien d'autre qu'une poignée de crédits, et puis...

Et puis ces lumières étaient si belles que personne ne pourrait décemment venir les déranger ici, même s'ils s'endormaient.
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