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 [Mission Jedi : Sauver l'informateur]

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MessageSujet: [Mission Jedi : Sauver l'informateur]   Dim 25 Oct 2009 - 18:04

Ce n'était pas commun d'envoyer des jedis effectuer une mission sans le traditionnel passage par la chambre du conseil, où les appelés recevaient informations et encouragements de la part de leurs aînés. L'empressement n'avait jamais constitué un gage de compétence et menait rarement à autre chose qu'à commettre une erreur, à plus ou moins longue échéance. Cependant, au vue du caractère très spécifique de la demande émanant de Kuat, il avait été décidé d'agir diligemment pour prévenir au mieux les risques d'évasion du suspect Daeran Lor. Les deux jedis qui avaient répondu à l'appel s'étaient donc vu confier le même holoenregistrement que celui visionné par le conseil quelques heures plus tôt avant d'embarquer pour Nar Shadaa, plus un code d'identification à prononcer à l'arrivée de la planète.


Astroport de Nar Shadaa, Docks commerciaux, quai 459 B
65 H 12, heure locale

Pour que la nécessité d'un avis de mission puisse être validée sur Kuat, l'aval des plus riches familles de la planète constituait un apport majeur lors de la procédure. De prime abord, il ne s'agissait que d'une fioriture diplomatique visant à s'assurer une relative assise politique avec de grande puissances économiques. Seulement mieux valait ne pas perdre de vue l'appui pratique qu'impliquait ce petit effort procédurale qui laissait généralement un goût huileux persistant sur la langue...

La Lune des Contrebandiers croulait sous les édifices de duracier, recouverte par des générations d'appendices froids et métalliques destinées à accroître ses capacités d'accueil en matière de quantité de vaisseaux cargos. A présent d'une masse quatre fois supérieure à l'origine, Nar Shadaa offrait pléthore de pontons d'atterrissage, suffisamment pour disposer d'un débit permanent de marchandises lui valant le surnom de "petite Coruscant". En dépit d'une telle profusion, obtenir une aire pour y stationner le moindre véhicule pouvait se révéler un casse-tête si l'on y avait pas ses entrées. L'orbite de la lune offrait aux voyageurs téméraires plus de débris ornés d'impacts de tirs que nécessaire pour dissuader n'importe qui de tenter une intrusion et un atterrissage "sauvage".

D'où l'intérêt de connaître un organisme capable de graisser la patte des autorités du spatioport, de corrompre un ou deux responsables administratifs et de s'assurer la loyauté d'un groupe de travailleurs des docks grâce à une profusion de crédits. Le pouvoir de l'argent représentait dans certaines portions de l'univers un courant aussi puissant que la Force elle-même.

Ainsi, tandis qu'ils pénétraient dans l'atmosphère saturée en gaz divers et variés plus ou moins toxiques de la lune de Nal Hutta, les deux jedis eurent la bonne surprise, sitôt le code prononcé, d'apprendre qu'une aire était disponible pour eux immédiatement sans avoir à donner le moindre renseignement ou nom. Les coordonnées leurs furent transmises, et ils purent observer à loisir l'étalage d'une opulente richesse illustrée par la hauteur de certains bâtiments ; le contraste figeait d'ailleurs d'horreur une minorité à l'âme sensible de diplomates qui, en contemplant les taudis recouvrant les strates inférieures, percevaient la misère infligée à une majorité pour le profit d'une minorité qu'ils devaient s'efforcer de traîter avec courtoisie.

Le quai qui avait été réservé à leur attention se trouvait parmi les pontons du quartier commercial, situé entre une aire déserte (la 459 C) et un imposant cargo au fuselage usé par les voyages. Ses teintes sableuses, les canons à ions si distinctement adaptés pour perforer les blindages peu épais et surtout les pictogrammes devanoriens signifiant "L'écho de l'Agonie" laissaient à penser que son propriétaire n'effectuait pas une activité totalement licite... Alentours, tandis que la manœuvre d'atterrissage tendait à s'achever, des silhouettes anonymes arpentaient les docks en duracier fatigué, vaquant à d'importantes occupations. Et l'une d'entre elles, après avoir rassasié l'appétit gourmand d'un administrateur rodien en matière de crédits galactiques, alla s'adosser à proximité de l'embarcadère dans une posture peu digne d'un représentant de l'ordre.

L'inconnu aux cheveux châtains mi-longs, patientant jusqu'à l'arrêt complet du vaisseau jedi, s'adressa aux deux nouveaux-venus sitôt ceux-ci débarqués. De près, il ne disposait pas de la carrure-type du combattant : les doigts fins, plus agiles que puissants ; la démarche efficace et non lourde ; des mouvements rapides et fluides. En un mot, rien ne le prédisposait au combat (à part peut-être cette étincelle de sauvagerie qui enflammait par intermittence son regard sombre). On l'aurait mieux imaginé en diplomate ou en commerçant, employant un de ces sourires aguicheurs qui désarment les interlocuteurs trop sur la défensive pour vendre à des clients un peu trop crédules un amas d'objets chers et inutiles.
Seulement, de sourire sur le visage fatigué de Ross Glun il n'y avait point. Les cernes se disputaient des portions entières de sa face, dont les yeux irrités et des lèvres aux commissures sèches trahissaient les effets du décalage horaire en sus de l'atmosphère moins charitable que sur Kuat. Très professionnel cependant, l'agent coupa court à toute question ou forme de politesse. S'arrêtant à portée d'oreille, il articula clairement et dans un murmure :


" Suivez-moi immédiatement. Ici, trop d'oreilles traînent. "

Vif comme l'éclair, l'homme s'assura qu'aucun espion ne se trouvait dans les parages. Puis, n'avertissant que d'une subtile inclinaison de l'axe de ses épaules ses contacts, il se mit en marche à une allure indescriptible. Il aurait été exagéré de dire qu'il courrait, néanmoins le décor autour de lui filait trop vite pour que ce soit de la simple marche. Encore plus bizarre, jamais il ne bougeait la tête, conservant une inclinaison franche vers le sol, ne s'assurant pas une fois que les jedis parvenaient à maintenir le rythme. Son attitude trouva une explication alors que le trio se mêlait à la foule hétéroclite qui bordait les docks du commerce, masse avide de dénicher de bonnes affaires, des arrivages discrets de matériaux prisés ou seulement de dépouiller les distraits du contenu de leurs poches...

Par un surprenant phénomène de mimétisme, le première-classe Glun avait appris à reproduire l'allure et le comportement d'un individu lambda de Nar Shadaa. Tandis que les envoyés du conseil croisaient des promeneurs anonymes, ils constatèrent à quel point rien ne différenciait l'infiltré d'un natif de la lune. Remarquable travail d'adaptation qui, ajouté au court délai imposé (deux jours) pour parvenir à un tel exploit, ajoutait au mérite de l'espion. Ce dernier d'ailleurs, prenait apparemment soin de ne jamais entrer en contact avec le moindre passant. Son déplacement s'effectuait comme si la foule s'ouvrait pour le laisser passer, bien que ce ne soit qu'une illusion : simplement, l'homme connaissait suffisamment les lieux pour deviner quel voie emprunter. Laissant derrière eux les quais, ils suivirent la direction des quartiers pauvres, croisant plus d'indigents et de tas de détritus que de miliciens. Accolés les uns aux autres, d'anciens conteneurs ne répondant plus aux normes de standardisation avaient été reconvertis en abris pour les plus pauvres, dont les trois-quarts ne se préoccupaient guère d'autre chose que d'eux-même. Le monde pouvait bien cesser de fonctionner qu'ils ne s'en inquièteraient pas, anesthésiés par leur déchéance...

Enfin, leur trajet prit fin. En grommelant d'effort, l'infiltré de Kuat fit pivoter la porte massive d'un grand conteneur sans âge (autrefois destiné au transport de droides, semblait-il) et, dans une version accélérée de la politesse, invita ses alliés à entrer dans le vaste pavé dont la principale caractéristique était de dégager une surprenante odeur métallique, à mi-chemin entre le fer et le cuivre. Patientant nerveusement le temps que ses invités se donnent la peine d'entrer, Glen Ross tua le temps en détaillant tout ce qui, de près ou de loin, pourrait s'apparenter à un indic' un tantinet trop fouineur avant de refermer avec les même onomatopées la porte d'entrée de sa "maison", plongeant ainsi tout le monde dans le noir. Poussant un soupir de soulagement involontaire, l'agent appuya sur un bouton (le seul indice de cette action fut le déclic d'activation) logé sur sa ceinture et la lumière s'éveilla en douceur, comme pour ménager les yeux des arrivants. Des éclairages d'un blanc puissant illuminèrent le conteneur,révélant une table basse jonchée de papiers recouverts d'une écriture rapide (du basic, à première vue), aoutée à deux chaises plus solides que confortables d'apparence, un distributeur de rations de combat à moitié vide, un purificateur d'eau déjà trop sollicité et une couchette qui n'aura probablement jamais la chance d'être nettoyée, à en juger par les traces de salissures qui décoraient les draps.

Se raclant la gorge et toussant à répétition, l'hôte des jedis fondit sur son lit, et en ressortit (après quelques minutes de fouilles peu enviables dans les profondeurs graisseuses de tissus) un holodisque étincelant, contraste saisissant dans le décor environnant. Sans cérémonies, les paperasses furent amassées avant d'être déchirées sans vergogne par leur auteur.


" Fausse piste. " Expliqua-t-il en gesticulant en direction des cadavres de papier. Prenant appui sur ses phalanges, les mains à plat sur la table et le dos vouté, il considéra les aides qu'on avait envoyé et entama d'un ton sarcastique, la gorge encore irritée :

" Bienvenue sur la Lune des contrebandiers, mesdemoiselles et messieurs ! Si vous le permettez, j'irais droit au but, de sorte que mon rôle dans cette affaire se termine le plus tôt possible.

Comme vous le savez, Daeran Lor s'est posé en catastrophe ici il y a deux jours. Son moteur principal étant détruit, il a dû vraisemblablement dériver l'énergie vers les auxiliaires et s'est "amusé" à pivoter en continu pour maintenir une trajectoire viable. Selon nos pilotes les plus expérimentés, l'atterrissage n'a pas pu se faire dans la discrétion, à savoir que même le meilleur des meilleurs ne serait pas parvenu à négocier une mise à terre en douceur. Partant de cette constatation, il apparaissait évident qu'une personne au moins sur la planète avait été témoin de l'arrivée du balosar. Ce fut donc le point de départ de mon enquête. Je disposais d'une couverture d'immigrant de Coruscant autrefois technicien droïde, je m'en suis servi pour engager une multitude de conversations dans les cantinas des bas-fonds. Évidemment, les gens d'ici sont bien trop frileux pour confier à un inconnu le moindre détail susceptible de leur attirer des ennuis. J'ai donc rusé. Nar Shadaa est connue pour abriter les meilleurs réparateurs de la galaxie, aussi je me suis mis en quête d'un individu capable de réparer des dégâts importants sans poser trop de questions. Les silences éloquents d'hostilité furent nombreux, forcément. Mais finalement, la chance m'a souri. Un Duros m'a soufflé le nom de Shang'zi, un ithorien très habile qui avait la réputation de rendre toutes sortes de services. Sans perdre une seconde, je me suis rendu à son atelier et, après une discussion qui me coûta trois cent crédits au total, j'appris que le contrebandier avait bien bénéficié de son aide.
"

Ross Glun laissa sa voix s'étendre. D'abord parce que les pauses étaient nécessaires pour bien intégrer un grand nombre d'informations, et ensuite parce qu'il avait soif. Cependant, il y avait quelques minutes encore, rien ne lui indiquait combien de temps son séjour se prolongerait, et les réserves en eau potable se monnayant cher, mieux avait valu économiser ses ressources. A présent proche du départ, il s'autorisa deux grands verres de bonne eau bien fraîche avant d'aviser les deux jedis présents. Vaguement confus, il proposa à chacun un verre (à la propreté relativement bonne) et poursuivit en retrouvant le fil de son récit :

" Donc Daeran avait déniché quelqu'un capable de lui réparer son engin. Je me méfiais un peu de cette nouvelle : soit le lascar tenait à repartir avec son vaisseau et on pouvait être sûr qu'il soit encore sur la planète ; soit il s'agissait d'une fausse piste et il pouvait être n'importe où, parti dans un autre vaisseau acheté par-exemple... Scénario malsain, en l'occurrence, mais virtuellement invérifiable. Sauf si on possède les bons éléments dans sa tête. Le bonhomme est sans un crédit, pas naïf, il était même parano quand on a commencé à le traquer. Du genre à s'imaginer que tout le monde voulait sa peau. Ça a dû lui coûter d'aller voir l'ithorien, il a pas dû en dormir de la nuit, suspectant sa propre ombre de vouloir l'étrangler dans son sommeil. Parait que sur Kuat, il avait échangé tous ses anciens amis contre des ennemis à force de voir les traîtres... En somme, il paraissait improbable que Daeran se soit senti plus en confiance ici que sur sa précédente planète. Il pouvait que se fier à l'appareil qu'il connaissait. J'ai donc écarté la possibilité d'un départ, et je me suis retrouvé devant une nouvelle question. C'était hier, tard le soir. J'parvenais pas à dormir, les journées trop longues m'empêchaient de m'adapter. Dans mon crâne, une énigme m'obnubilait : comment le fugitif allait occuper son temps ? Shang'zi m'avait dit qu'il faudrait au moins deux jours complets de travaux sans interruption pour remettre en état l'appareil, alors qu'est-ce qu'il ferait en attendant ? Trouillard comme il était, le p'tit gars chercherait sans doute à se cacher, mais où ? C'était la partie difficile. Selon nos hypothèses les plus probables, Daeran avait forcément un contact ici qui pourrait le dissimuler, lui permettre de disparaître. Mais qui ? Il existait des milliers de suspects potentiels, et aucun moyen d'aborder le sujet dans une cantina sans se faire repérer. En plus, méfiant au possible, le balosar laisserait pas la moindre trace, c'était à prévoir. Dans un moment de désespoir, j'ai carrément eu l'idée saugrenue d'attirer l'attention, de faire savoir que je le cherchais, dans la pègre, justement. Seulement je n'aurais jamais survécu. Il était bien rare que des contacts de contrebandiers se révèlent être de charmantes personnes bien élevées. Si des types pouvaient encourager un individu aux nerfs à fleur de peau à leur faire confiance, ça risquait pas d'être des pacifistes compréhensifs... Et puis, ç'aurait été mettre en périls les... "

Nouvelle pose. Moins volontaire, celle-ci. La bouche entrouverte, Ross Glun constituait la statue parfaitement incarnation de l'individu qui s'apprêtait à dire quelque-chose d'important et qui s'en rendait compte au dernier instant. Sentant que si le malaise se prolongeait, aucun doute ne serait plus possible sur la teneur du détail, l'homme rectifia in extremis :

"...Enjeux politiques majeurs de cette mission. Il m'a donc fallu puiser dans les fonds alloués à cette opération (bien pratiques d'ailleurs, n'est-ce pas ?) pour motiver un certain ithorien à se montrer plus loquace, puisqu'il représentait ma seule piste. Daeran avait été le trouver, il lui avait forcément dit un truc intéressant. Devant l'insistance de ma générosité, il s'est montré méfiant, drôlement même, mais a fini par lâcher un mot. Un nom, plus exactement. Sultrn'nan, et ne me demandez pas de répéter ! Les ithoriens ont peut-être deux bouches pratiques pour articuler certins sons, mais ce n'est pas mon cas ! Enfin bref... La personne en question est une ortoléenne, patronne d'une petite cantina du quartier rouge... Je m'y suis rendu ce matin dans l'espoir de voir les lieux déserts à une heure aussi peu... Stimulante. Peine perdue ! J'avais déjà refusé sept propositions de ventes d'épice lorsque j'ai trouvé la cantina en question, Trhouillda Kvredt'o ou un truc approchant. Aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire, mais impossible de se tromper : un écran vous passe en boucle des séquences montrant la patronne en train de servir des clients. Si vous vous retrouvez devant ce panneau, ne vous attardez pas : au bout d'un moment, il y a une scène où elle mange... Dégoûtant ! Qu'ils se nourrissent par les ventouses de leurs doigts m'a toujours écœuré, personnellement. Toujours est-il que je n'ai pas pu en savoir plus. Deux gamorréens qui filtraient les clients à l'entrée m'ont envoyés paître sans raison. A croire que l'établissement était fermé le matin. Je n'ai pas insisté et je suis rentré, planifiant de m'y rendre ce soir en espérant que mon client n'aurait pas décidé de changer d'air. Puis j'ai appris que le code d'identification de votre vaisseau avait été utilisé, et... Vous connaissez la suite.

Donc je vous passe le relai, comme convenu. Je vous ai tout dit. J'attire en particulier votre attention sur le fait qu'à aucun moment, on ne vous a demandé de noms. Libre à vous de revendiquer vos titres de jedis ou pas. Si je peux me permettre, disons que jusqu'à présent, je n'ai rencontré personne qui porte l'Ordre Jedi dans son cœur... Ce serait plus facile si la petite, là, se faisait passer pour une danseuse. j'ai un ou deux costumes qui devraient lui aller..
"

Au fur et à mesure que la fin de son récit approchait, l'agent de Kuat s'était mit à déambuler, comme si l'énergie revenait dans son corps fatigué. En un sens, c'était le cas : il allait bientôt repartir, et puisqu'aucun accident majeur n'était venu ternir le bon déroulement de sa mission, il serait probablement félicité. L'homme se sentait presque déjà de retour à la maison, à contempler les horizons encore verts de sa planète natale, un verre de jus de fruits multivitaminé à la main et à imaginer les déboires (forcément) désagréables que subissaient pendant ce temps les jedis. Ces gens-là n'avaient assurément pas tirés le bon numéro... Et, à la fin de sa tirade, son allégresse s'était manifestée par une remarque déplacée à l'encontre d'Aïna. Mais c'était déjà de l'histoire ancienne pour le goujat.

Embrassant du regard le taudis qui avait été son lieu d'habitation pour deux journées entières, le représentant de l'ordre commençait à faire ses préparatifs de départ en cherchant des yeux l'endroit où il avait posé son sac de voyage auto-propulsé lorsqu'il se rappela qu'il était d'usage de formuler une proposition classique. Se retournant pour faire face à ses interlocuteurs, il demanda, sans entrain vraisemblablement :


" Ah oui ! Au fait... Vous avez des questions ? Un besoin de précisions ? "


**

Pôle est des quartiers aisés de Nar Shadaa, appartement 75 513, salle dissimulée réservée à la détention
67 H 49, heure locale

Sale goût dans la bouche. Mélange de bile et d'un truc amer. Du...

* Ma tête ! Bon sang, j'ai l'impression qu'elle va exploser ! SSSTTTOOOPPPPP ! *

Il fait noir. Ou alors, il est incapable d'ouvrir les yeux. Son cerveau est comme du coton gorgé d'éther, la moindre tentative de réflexion se solde par un échec, avec une violente céphalée en prime. Au bout d'un temps, Daeran abandonne. Il relâche ses muscles et constate qu'on l'a attaché à une sorte de planche. Le matériau est... Froid. C'est le seul examen que le balosar est en mesure de réaliser. Ses pieds et ses mains sont écartés, et aux extrémités, une chose dure les enferme. Son corps refuse de bouger, c'est à peine si il a conscience de la présence de ses membres. Un engourdissement...

* Engourdissement, goût amer, difficultés à réfléchir... Je connais ce genre de AAAIIIEEE ! *

La punition est immédiate. Ses neurones ne sont pas disposés à fonctionner, quel que soit la situation. Ne reste au contrebandier qu'à attendre que la chose se dissipe. Mollement, il incline la tête vers le haut. Sa peau engourdie lui transmet une sensation de glissement. Une substance chaude et poisseuse rampe le long de ses tempes et passe à proximité de sa bouche. L'envie impulsive de goûter est forte, mais avec la langue pâteuse qu'il a, Daeran n'apprendrait probablement pas grand-chose. Un soubresaut l'agite, et il se contracte pour vomir un long jet de bile, qui éclabousse le sol avec un bruit mouillé. Puis des sueurs froides surviennent, et il ne faut pas longtemps pour que le prisonnier ne perde connaissance une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: [Mission Jedi : Sauver l'informateur]   Dim 1 Nov 2009 - 14:52

Une fois dans le vaisseau qui allait les conduire sur Nar Shaddaa, planète où Aïna se rendait en mission, celle-ci réfléchis à comment elle avait pu avoir à l'effectuer. N'ayant plus de maître, elle se trouvait normalement sur la touche, tout du moins le croyait-elle jusqu'à ce qu'une mission lui sois confiée, avec un Jedi du nom de Mike Koin dont elle ignorait jusqu'au nom avant aujourd'hui. La personne qui lui avait signalée sa mission lui avait remis un holoenregistrement en lui disant qu'il contenait toutes les informations nécessaires à la réussite de cette mission. Surprise par cet ordre donné de façon un peu cavalière, la jeune fille avait accepté sans trop rechigner, en ayant assez de traîner au temple jedi sans avoir rien d'autre à faire. Elle avait donc rapidement préparé ses affaires, prenant ses deux sabres d'apprentie, se demandant quand elle aurait l'occasion d'aller faire ses propres sabres, sachant que chercher les cristaux seraient d'autant plus difficile qu'elle en avait besoin de deux, à cause de son style de combat particulier à deux sabres. Si ça pouvait parfois représenter un avantage, elle savait également que c'était une de ses faiblesses, car si jamais elle se trouvait dépossédée d'un des deux au cours d'un combat, elle se retrouverait en net désavantage, n'ayant pas l'habitude de se battre avec un seul.

C'est seulement une fois embarquée, attendant l'arrivée du chevalier Jedi qu'elle pu visionner l'enregistrement. Il allait falloir débusquer un trafiquant, ce qui allait sans doute se révéler une mission difficile d'après les informations qu'ils avaient, c'est à dire une planète et un signalement. Merveilleux... Mike Koin arriva et Aïna le salua. Le voyage se passa sans trop de difficulté, jusqu'à ce qu'ils arrivent en vue de la planète, enfin, plutôt de la lune. De l'espace on ne pouvait pas voir un bout de terre qui ne fut pas occupé par du métal, et la jeune fille se souvint alors que pour se poser là, ils risquaient d'y avoir des problème, car tout le monde ne le pouvait pas. Mais apparemment la question avait déjà été réglée et ils purent descendre sans problème. L'homme qui les attendait semblait un peu étrange aux yeux de la jeune fille, qui ne pu s'empêcher de voir ce que la Force avait à lui dire. Rien de bien intéressant d'après elle, si ce n'est qu'il ne lui plaisait pas dans sa façon d'être. Il leur ordonna de les suivre, ce qu'ils firent tant bien que mal, car le bougre se glissait dans la foule comme une anguille remonte le courant d'une rivière.

Ils arrivèrent finalement devant une sorte de hangar où ils entrèrent et Aïna ferma les yeux lorsqu'elle senti que l'homme allait allumer la lumière, pour éviter ainsi d'être aveuglé. Mais finalement elle n'en avait pas vraiment besoin car la lumière apparut progressivement. Finalement ils s'installèrent et la jeune fille refusa poliment l'eau que lui proposa l'homme pour écouter finalement son récit. Il leur exposa dans un premier temps la situation qu'ils connaissaient déjà, puis leur expliqua ce qu'il avait eu le temps de découvrir pendant son court séjour ici. Il leur laissa de temps en temps digérer les informations, puis plus tard il fit une autre pose et la jeune fille sentie que quelque chose clochait. Déjà que cette mission allait être compliqué, si en plus on ne leur disait pas tout... Tant pis, ils feraient avec. Il poursuivit son récit qui arriva enfin à son terme sur une blague que n'apprécia guère la jeune fille concernée et décocha simplement un regard glaciale à l'homme. Elle n'était pas d'humeur à l'envoyer bouler, après tout c'était leur employeur. Doutant que l'homme puisse leur apporter d'autres renseignements utiles, le regard de la Padawan se porta sur Mike pour voir s'il voulait savoir d'autres choses.
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MessageSujet: Re: [Mission Jedi : Sauver l'informateur]   Mar 9 Fév 2010 - 17:10

Mike venait tout juste de se voir attribuer une mission à effectuer sur la planète Nar Shadaa, jusqu’à aujourd’hui il ne s’y était jamais rendu et cela allait donc être une première dans sa vie de Jedi. D’ailleurs, point culminant et étant aussi tout nouveau pour le Chevalier Jedi qu’était Mike Koin, il allait être accompagné d’une Padawan comme second, là aussi cela allait être une première. Tout ce qu’il savait sur cette mission lui avait été transmis par l’intermédiaire d’un holoenrengistrement ainsi qu’un code d’identification pour son arrivée sur la planète. La discrétion allait être au programme ! D’après ce que Mike avait compris, cette mission consisterait à capturer un balosar répondant au nom de Daeran Lor, membre d’une organisation de Contrebandiers, cette affaire avait été étudiée par de nombreuses familles riches, il n’avait donc pas le droit à l’erreur, car il devait garder la confiance de Kuat tout en faisant ses preuves au Conseil Jedi, toute cette histoire était compliquée et le jeune Chevalier ne savait plus trop comment s’y prendre pour pouvoir mener à bien cette mission avant même d’avoir mit les pieds sur la planète en question.

Le voyage s’était plutôt bien passé en la compagnie de la jeune Aïna, Mike n’avait pas eu à se plaindre bien au contraire, la présence de la Padawan était agréable, ni trop renfermée ni trop extravertie, il avait eu de la chance sur le choix du Conseil, cela lui convenait tout à fait. Pourtant il n’était pas sûr à 100% de la réussite de cette mission, ni de son déroulement. A l’arrivée du duo Jedi, un inconnu les attendaient, il était ‘spécial’ , son look et sa manière d’être le faisait ressembler à un mort vivant avec de la fatigue accumulée et visible au premier coup d’œil, pourtant on pouvait très bien discerner son professionnalisme, ne laissant aucuns répits aux deux nouveaux venus il leur ordonna de les suivre, ce qu’ils firent sans se plaindre. Le trajet jusqu’au lieu discret qu’était leur destination, les Jedi s’aperçurent rapidement de la marche rapide de l’espion, il ressemblait étrangement aux habitants de cette Lune, mal à l’aise, Mike essayait de suivre son homme sans perdre sa Padawan, c’était d’un compliqué hallucinant !

Lorsque le trio pénétra dans l’antre de l’espion Mike ne put s’empêcher de tout analyser et de tout observer au premier coup d’œil, sa conclusion fut brève et rapide, pas seulement grâce à sa vue mais aussi par son odorat car l’odeur se dégageant de cet endroit n’était pas des plus agréables … loin de là ! Leur allié débuta un discours long et peu amusant mais emplit d’informations non négligeables qui allait les aider sur cette planète.


« Non aucunes questions pour ma part. Par contre pour les costumes si vous pouviez les laisser ici, ça nous arrangerait. »

Mike souria à l’idée de déguiser Aïna en danseuse, il n’avait pas réellement l’intention de le faire mais juste pour rire il préférait faire en sorte de répondre amicalement et comiquement pour le moment, il reprendrait son sérieux plus tard.

« Je pense que vous pouvez partir, on s’occupe de prendre le relais. Merci pour toutes ces informations et rentrez bien chez vous. »
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MessageSujet: Re: [Mission Jedi : Sauver l'informateur]   Jeu 11 Fév 2010 - 22:26

La réaction corrosive de la brune padawan, peu réceptive à l'humour si subtil et délicat des autorités de Kuat, incita l'agent infiltré à reprendre ses préparatifs afin de quitter les lieux sans plus attendre. L'homme retrouva son sac de voyage accolé au distributeur de rations, entrouvert et contenant une petite sacoche noire pleine. Précautionneusement, il la sortit et passa un moment à l'examiner, les sourcils froncés et un éclat perplexe tapissant ses prunelles sombres. La majorité de ses affaires étaient rassemblées sur le lit (du moins, celles qui valaient encore la peine d'être ramenées au vue de leur relative propreté), la sacoche ne pouvait donc pas lui appartenir... Ross Glun gratta le sommet de son crâne comme pour réellement se creuser la tête tandis qu'il s'efforçait de retrouver l'emploi prévu pour le contenu de la sacoche (qu'il n'osait pas ouvrir de peur d'afficher son ignorance devant deux jedis en découvrant, comme eux-même, l'objet mis de côté par lui semblait-il). L'homme du groupe lui offrit un répit en réagissant positivement à sa plaisanterie.

" Bien, en ce cas... " Entama le première-classe Glun tout sourire en retournant fourrageant dans ses affaires.

La perspective de relancer la jeune padawan aux yeux clairs parut bonne à l'agent qui finit par ressortir les mains du tas informe en tenant deux étoffes d'apparence coûteuse.
La première, un fourreau azur en soie de Coruscant, paraissait pouvoir recouvrir une surface allant de la poitrine jusqu'à la moitié des cuisses en étant étirée au maximum. Décorée de motifs spiralés orangés, la pièce avait été confectionnée pour coller au plus près de l'anatomie de sa porteuse. A vue d'œil, l'artiste qui avait commandée la tenue devait penser qu'une danseuse n'avait pas de poumons, tant le fourreau était étroit.
La seconde pièce se composait de deux parties, puisqu'on avait apparemment réduit au strict minimum la quantité de tissu destinée à dissimuler l'intimité de l'utilisatrice. Deux feuilles carmin de Galla Concave reliées à une extrémité faisaient office de cache-sein (plus que de soutien-gorge) et deux pagnes veloutés, de la même teinte, habillaient la partie inférieure des reliefs féminins de l'artiste, assemblés par une fine ceinture dorée. De courts rubans rouges pouvaient agrémenter l'ensemble déjà si "couvert", en s'attachant par-exemple aux poignets ou aux chevilles, d'ordinaires laissés nues.

Les yeux passants de l'une à l'autre, l'homme tendit finalement le bras gauche, afin de superposer la silhouette d'Aïna dans l'axe de la première tenue. Hochant la tête avec un sourire entendu à l'attention de son interlocuteur, il déposa l'étoffe sur un coin moins sale du matelas avant de commenter sur un ton de connaisseur :


" Si vous voulez mon avis, celle-ci lui irait mieux. Ca mettrait ses beaux yeux cristallins en valeur. Un regard aussi doux, on se doit de le souligner, c'est moi qui vous le dit... "

Fier de son trait d'esprit, aussi subtil qu'un rugissement de Rancor, l'infiltré reporta son attention sur la sacoche sombre. Le volume disponible semblait équivalent à...

Soudain, le visage du plaisantin s'illumina. La mémoire venait de lui revenir, d'une manière aussi brusque qu'un jet d'eau glacée et aussi distincte qu'un claquement de fouet.

Pendant cet éclair de lucidité, Mike congédia élégamment son hôte, offrant à l'agent le premier remerciement sincère depuis de début de son infiltration. Reconnaissant, Ross sourit, un sourire franc, en empoignant son bagage et en s'assurant d'un dernier regard panoramique que rien n'avait été oublié.


" Je vous souhaite bonne chance, jedis. Vous en aurez bien besoin.

Si vous avez besoin d'un point de chute, il reste ici un distributeur d'eau et des rations, plus une couche que je suis prié de laisser pour le prochain locataire. Le local a été loué jusqu'à après-demain, ce qui vous laisse 108 heures environ à employer comme bon vous semblera donc.
" Offrit l'officier' en permission depuis quelques instants. Ross Glun ne se montrait jamais avare lorsqu'il s'agissait de faire partager les bienfaits de la générosité d'autrui (le local avait été loué par les autorités de Kuat pour une somme relativement importante).

Le départ de l'espion était imminent. Restait cependant deux points à aborder. Il décida de commencer par le code, le point le plus administratif. Déposant l'holodisque sur la table, il exposa :


" Bien, lorsque vous reviendrez à Kuat pour nous livrer le contrebandier, donnez l'identifiant enregistré sur ce disque. Il s'agit d'un sésame pour accéder au spatioport réservé aux transport de prisonniers. Très haut niveau de sécurité. Même si vous veniez à le perdre, on se débrouillerait toujours pour envoyer un comité de réception armé à votre rencontre. Simplement, vous faire débarquer directement dans les quartiers protégés limite les risques d'une évasion impromptue. Ce gars possède à Kuat une liste très longue de gens qui n'ont aucuns intérêt à ce qu'il parle. Après tant d'efforts, il serait dommage de laisser filer ce balosar par négligence, et de le retrouver mort... "

Reprenant son souffle, l'agent ouvrit ensuite la sacoche, laissant voir un blaster à fléchette argenté et d'une remarquable qualité qu'il prit en main pour illustrer ses explications. Équipé d'un compenseur pour amortir le recul et améliorer le tir en mouvement, le blaster possédait également un viseur à macrojumelles intégrées. En un mot, un bijou de technologie.

" Et ça, c'est dans le cas où vous ne voudriez pas avoir à surveiller votre objectif durant tout le voyage, s'il vous fatigue ou si il se montre trop vif pour être capturé facilement. Les fléchettes contiennent une dose concentrée de jus de champignon des roches de Tatooine. Sur les humains, le produit est mortel, et déclenche une paralysie générale en moins d'une minute. Donc évitez de vous piquer avec ! Les Balosars sont partiellement immunisés contre la toxine, qui ne fait que les paralyser pour un bon moment en maintenant les fonctions vitales. D'après nos calculs, une dose suffira sûrement, mais dans le doute... Deux autres doses sont rangées dans la sacoche.

Pour la partie pratique, l'arme s'utilise comme un blaster conventionnel : vous visez, vous appuyez sur la gachette et le tour est joué. La portée maximale pour laquelle la précision de votre tir reste excellente est de 90 mètres, à vous d'assumer les conséquences si vous décidez de tirer de plus loin...
" Conclut l'humain en déposant le blaster à côté de l'holodisque. Puis, gratifiant chacun d'un dernier sourire d'encouragement, Ross Glun quitta les lieux pour de bon, claquant la porte derrière lui et laissant seuls ses deux successeurs.
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